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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:41

 

Par Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque . Homélie 6, sur He 4,12 ; PL 204, 451 ; (trad. cf Orval et bréviaire 30e vendr) 

 

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« Jésus l'interpella vivement :
Silence ! Sors de cet homme »


« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus incisive qu'un glaive à deux tranchants » (He 4,12).


Toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu, voilà ce que l'apôtre montre par ces mots à ceux qui cherchent le Christ, lui qui est la parole, la puissance et la sagesse de Dieu (1Co 1,24)…


Quand on proclame cette Parole, la voix qui la prononce donne à une parole extérieurement audible la puissance de sa Parole intérieurement perçue.


Dès lors, les morts ressuscitent (Lc 7,22) et ce témoignage fait surgir de nouveaux enfants d'Abraham (Mt 3,9).


Elle est donc vivante, cette Parole. Vivante dans le cœur du Père, vivante sur les lèvres du prédicateur, et vivante dans les cœurs remplis de foi et d'amour.

Et puisque c'est une Parole vivante, nul doute qu'elle ne soit aussi efficace. 


Elle agit avec efficacité dans la création du monde, dans son gouvernement et dans sa rédemption.


Qu'est-ce qui pourrait être plus efficace ou plus fort ?


-« Qui dira les prouesses du Seigneur ? Qui fera entendre toute sa gloire ? » (Ps 105,2)


L'efficacité de cette Parole se manifeste dans ses œuvres ; elle se manifeste aussi dans la prédication. Car elle ne revient jamais sans effet, mais elle profite à tous ceux à qui elle est envoyée (Is 55,11). 


La Parole est donc efficace, et plus pénétrante qu'une épée à deux tranchants, quand elle est reçue avec foi et amour.

En effet, qu'est-ce ce qui serait impossible pour celui qui croit ? (Mc 9,23)

Et qu'est-ce ce qui serait difficile pour celui qui aime ? 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:17

 

NE DESESPERONS-PAS.

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Gardons-nous de perdre tout espoir, mais évitons également de céder trop facilement à la nonchalance...

 

Le désespoir empêche celui qui est tombé de se relever, et la nonchalance fait chuter celui qui est debout...

 

Si la présomption nous précipite du haut des cieux, le désespoir nous précipite dans l'abîme infini du mal, alors qu'il suffit d'un peu d'espoir pour nous en arracher...

Car le diable considère cette faiblesse comme son arme la plus efficace, et, même en péchant, nous ne saurions lui faire de plus grand plaisir qu'en perdant espoir.

(Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur la conversion prononcées à son retour de la campagne, n°1 (trad. DDB 1978, p. 27))

 

 


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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:09

 

Par Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), pape et docteur de l'Église . Homélies sur l'Évangile, n°5 

 
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« Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent »


      Quelqu'un se dira peut-être... :

-« Qu'est-ce qu'ils ont abandonné de si précieux à l'appel du Seigneur, ces deux pêcheurs qui n'avaient presque rien ? »...

Ils ont beaucoup quitté, puisqu'ils ont renoncé à tout, si peu que soit ce tout.

Nous, au contraire, nous nous attachons à ce que nous avons, et nous recherchons avidement ce que nous n'avons pas.

Pierre et André ont donc beaucoup abandonné lorsqu'ils ont tous deux renoncé au simple désir de posséder ; ils ont beaucoup abandonné, puisqu'en renonçant à leurs biens, ils ont aussi renoncé à leurs convoitises... 


      Que personne donc, même lorsqu'il voit que certains ont renoncé à de grandes richesses, ne dise en lui-même :

-« Je voudrais bien les imiter dans leur mépris de ce monde, mais je n'ai rien à abandonner, je ne possède rien. »

Vous abandonnez beaucoup, mes frères, si vous renoncez aux désirs de ce monde.

En effet, le Seigneur se contente de nos biens extérieurs, si minimes soient-ils : c'est le cœur qu'il considère et non la valeur marchande, il ne regarde pas combien nous lui sacrifions, mais combien d'amour accompagne notre offrande. 


      Car à ne considérer que les biens extérieurs, voilà que nos saints marchands ont payé de leurs filets et de leur barque la vie éternelle, celle des anges.

Le Royaume de Dieu n'a pas de prix, et pourtant il te coûte ni plus ni moins que ce que tu possèdes.


 


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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 19:06

 

Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même.

Il faut arriver à se désarmer.

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J’ai mené cette guerre pendant des années, elle a été terrible.

Mais je suis désarmé.

 

Je n’ai plus peur de rien, car l’amour chasse la peur.

 

Je suis désarmé de la volonté d’avoir raison, de me justifier en disqualifiant les autres.

Je ne suis plus sur mes gardes, jalousement crispé sur mes richesses.

J’accueille et je partage.

Je ne tiens pas particulièrement à mes idéees, à mes projets.

Si l’on m’en présente de meilleurs,

ou plutôt non, pas meilleurs, mais bons, j’accepte sans regrets.

 

J’ai renoncé au comparatif.

Ce qui est bon, vrai, réel, est toujours pour moi le meilleur.

 

C’est pourquoi je n’ai plus peur.

Quand on n’a plus rien, on n’a plus peur.

 

Si l’on se désarme, si l’on se dépossède,

si l’on s’ouvre au Dieu-Homme qui fait toutes choses nouvelles,

alors, Lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible.

(Patriarche Athénagoras de Constantinople, texte publié dans Courrier de l’ACAT, janvier-février 2015)

 

 


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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 18:30

TU ES NE POUR LE BONHEUR (14/16)

[Extrait de l'oeuvre  de Paul Scortesco  (1960)]

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CHAPITRE II LES BÉATITUDES (Première partie)

Comme l'oiseau pour l'air, l'homme est fait pour le bonheur éternel.

Mais sa volonté peut mettre l'accent sur tel mode de vie plutôt que sur tel autre. Elle appuie parfois — comme sur une sonnette — sur ceux qui ne peuvent lui donner que l'alarme de la voie « dévoyée ».

 

Et alors l'oiseau, aux ailes brisées, chancelle, pique une tête et se rompt le cou...

 

L'homme, vraiment homme, dépasse son désir de vivre, dans ses œuvres, dans son élan vers l'inconnu, son désir de conquêtes en sacrifiant même souvent sa vie pour elles.

L'homme se distingue donc sur la terre en ceci, que son désir dépasse de toutes manières le simple désir de vivre : l'esprit contient la vie. 

Ainsi, en la dépas­sant et en laissant s'épanouir en lui l'esprit — ce qu'il apporte de nouveau sur la terre — il se déploie dans le sens de la Hiérarchie natu­relle :

et ce déploiement lui sera signalé par la joie.

 

Or, nous l'avons vu, cet ordre peut être ren­versé.

C'est alors le corps qui domine l'esprit : la partie devient le tout.

La vie n'est plus un moyen mais un but, bien suprême

La bête en nous, le « vieil homme » attiré par le bien propre de sa chair trouve que l'assouvissement de ses désirs est non seulement naturel mais légitime.

S'ils ne sont pas satisfaits, il lui semble que les lois de la nature et celles de la justice sont blessées dans ce qui lui arrive ! 

D'où la révolte, la sourde protestation qu'il oppose aux misères, aux souffrances. Misères et souffrances que sa propre inversion a engendrées !

 

Seule la volonté soumise à la chair crée et fausse le problème du mal.

Car dans la satis­faction même, elle trouvera la nature mouvante des choses, ingrate et décevante : point de bonheur dans les éphémères, mais une âpre et épuisante peine. 

La superbe de vivre tombe sur des récifs et recommence, toutes voiles de pas­sions dehors, son éternel naufrage

La satis­faction arrive donc aux mêmes résultats que l'insatisfaction ; mais qu'elle diffère, la souf­france, le feu rouge de la voie fermée, est au bout des deux voies

La vie ne reste pas impu­nément le bien suprême !

 

Or, dès qu'elle cesse de dominer, les souf­frances disparaissent. L'«homme nouveau » com­prend alors que la souffrance n'est que le signal de la route qui descend.

On ne peut donc l'éviter qu'en changeant de direction : en montant.

 

L'homme ne retrouve son équilibre et ne devient pleinement naturel que disponible et ouvert au surnaturel.

 

Ainsi le chrétien transforme la souffrance en joie : signal de la bonne route et rachat immé­diat de l'aberration. 

La réalité est faite pour lui d'une hiérarchie objective, « divine ».

Il n'est donc pas seul sur la route. (Voilà encore une aberration douloureuse de ce temps : l'homme moderne se croit seul. Or, sur le chemin de la vie, il est accompagné par un monde invisible qui l'entoure et le protège à chaque instant : il n'a qu'à l'évoquer.) 

Il est guidé : les signaux qui s'allument dans sa chair et dans son âme, ce n'est pas lui qui les a inventés ! Quel­qu'un lui parle un langage qu'il peut interpréter clairement. (L'univers lui-même, n'est-il pas un foisonnement de signaux à déchiffrer ? Le laïcisme qui le désacralise, en lui étant sa valeur de signe, n'est-il pas une énorme régression ?)

 

La souffrance : l'aiguillage qui dirige l'être vers la joie.

 

L'univers s'arrange donc en une série nette­ment orientée et montante.

Son orientation est donnée à chaque étage par un double signal aver­tisseur qui bloque les lignes qui s'en éloignent.

En vérité, la douleur physique nous avertit d'une dégradation du corps (On peut alléguer que le plaisir et la douleur nous trompent.

Eh bien non : ils ne nous trompent point sur le bien et le mal passagers du corps.

Si l'on boit beau­coup on éprouve une certaine euphorie due à une vasodi­latation artificielle — mais qui va être chèrement payée.

L'animal sait bien s'arrêter sur la pente des plaisirs : il boit et il mange ce qu'il faut et quand il faut.

L'homme, étant libre, peut saccager ses instincts ; et alors le plaisir et la douleur le trompent seulement sur le vouloir vivre du corps, et, encore plus, sur le vouloir être de l'âme !

S'il suit la pente du plaisir immédiat, l'homme arrive à ruiner sa propre vitalité et son âme, comme on le voit chez les amateurs de stupéfiants.), de même que la souffrance morale nous avertit d'une dégradation de l'âme.

Signaux du même mouvement rétrograde qui traverse des plans différents. Avenue de tocsins. Fanions du Malheur !

 

Le plaisir est le signal de la santé du corps. La joie, le signal de la santé de l'âme

On peut rétorquer que l'effort moral s'accompagne de souffrance.

Eh bien sûr !

C'est le signal de ce qui meurt en nous et ne veut point mourir ; la chair ne se laisse pas facilement dominer... 

Mais rien de plus exaltant que la hiérarchie rétablie !

La lumineuse paix, la joie véritable envahissent l'âme toute entière !

Voilà la musique intérieure et son Exécutant invisible auxquels je faisais allusion dans les premières lignes de ce livre...

 

                                                              ***

Joie de la Vérité « Gaudium de veritate », s'exclame saint Au­gustin.

Soumettez à ce critérium les doctrines et les attitudes humaines et vous découvrirez où se trouve la vérité.

Exemples : le désespoir cathare, la mélancolie romantique, la triste sévé­rité calviniste, l'amer matérialisme, l'angoisse existentialiste, les cafardeux bigots catholiques qui s'arrêtent à la lettre et ne vont jamais jus­qu'à l'esprit... tout ce monde est, sans conteste, dans l'erreur. 

La joie étant le signal objectif de la vérité, plus la vérité est parfaite et plus la joie est intense et durable.

Dieu est cette force même de notre âme grâce à laquelle les souffrances les plus redoutables — y compris la mort — se changent en joie : signal de la Vérité absolue.

Or, comment obtenir cette joie qui fait s'évanouir toute souffrance et fait de l'amertume une dou­ceur, si nous n'adhérons pas à la vérité par amour ?

Saint Augustin : « Seigneur faites que l'amour de la vérité ne me cache pas la vérité de l'amour !»

 

La lumière du soleil s'accompagne de cha­leur.

Ainsi la Vérité lumineuse s'accompagne de la chaleur de l'Amour ; cette chaleur sans la­quelle la Vérité se glace, sans pouvoir s'apaiser ni cesser de témoigner son hivernale tristesse.

 

En effet, l'Ennemi de l'homme, la plus haute Intelligence sans amour, se signale par la tris­tesse. Début de la Messe :

-« Quare tristis incedo dum affligit me inimicus ! »

 

Le beau, le vrai et le bien nous révèlent la direction du Bonheur.

On n'a qu'à réfléchir sur les expériences de l'artiste, du sage et du saint. (Il est évident que nous ne parlons pas de l'artiste qui traîne l'art au ras des choses sensibles et qui renverse la hiérarchie, d'où son culte du morbide et de la laideur : signal de son égarement ; ni de l'homme de science qui place au sommet ce qui est secondaire : la science de 1» matière ; d'où son effet destructif : signal de l'erreur.)

 

On trouvera chez eux une connaissance directe de l'essence du monde sous ses trois aspects — signalée par la joie — donc une libération de l'inversion provoquée par l'égoïsme vital — signalé par les peines, les soucis et l'affliction.

 

 

Pour le saint, la contemplation du beau, du vrai et du bien, les trois faces du divin, l'élève jusqu'au ravissement. Soleil de jubilation !

Dans la vallée des larmes, les Alpes de la joie !

«Dieu est la joie même », écrit le R.P. Sertillange.

Écou­tez saint Jean de la Croix écrivant en sa pri­son :

-« Un état de bien-être ineffable, inexpri­mable » (Nuit 11,17).

Écoutez saint Paul:

-« Étant regardés... comme attristés et nous sommes toujours joyeux ! » (Cor. VI, 10).

Et le Maître :

-« Je vous ai dit ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit par­faite ».

 

Ainsi comprise l'âme assimile la souffrance :

-« Elle ne souffre plus de souffrir » (Sœur Eli­sabeth de la Trinité).

Partant, on ne l'évite pas en la fuyant mais en l'abordant et en lui donnant une signification.

Si c'est la bonne, elle se mue en joie, comme une fée Carabosse en fée de Lumière.

Alors le pire des sacrifices devient joie, c'est-à-dire qu'il est aboli : le « Sa­crifice » n'est plus qu'une chose vue du dehors.

Les privations voulues impliquent une affir­mation, celle du moi éternel : par elles il proclame son autonomie à l'égard du corps.

La chair qui souffre est dominée par l'esprit qui se réjouit.

Cette joie qui jaillit du plus profond de la douleur, d'une âme détachée de son corps et attachée à son Moi éternel, c'est le flot même de l'ÊTRE qui coule en elle à pleins bords.

Flèche d'or de l'archer de Lumière, foudre de la grâce qui pénètre à certains moments dans l'âme du pauvre être amphibie que nous sommes... 

(La grande Privation et la Victoire sur la souf­france : Dieu souffrant — mourant — ressuscité. Erreur que de faire du Christ un souffre-douleur ! Il a affronté volontairement 1a souffrance pour la vaincre. Le « pourquoi m'as-tu abandonné ? » Eclipse totale de la divinité. Son anéantissement complet. Dieu est allé au maximum de distance de lui-même. Le Malheur absolu, dont aucun être n'approche. Souffrance de l'Innocent qui a payé pour tous les innocents de la création !)

 

Ceux qui voient ces choses du dehors disent : « culte de la souffrance »...

Ils se heurtent aux appa­rences, ils ne voient que le spectacle, car à des faits apparemment pénibles, (soigner des lépreux, etc.)  correspond un fait invisible : la plénitude du cœur. 

Ce n'est donc pas l'amour de la souf­france, MAIS L'AMOUR ENCORE PLUS GRAND DE LA JOIE. 

Toute souffrance s'évanouit.

Un cri de sainte Thérèse de Lisieux :

-« Je suis heureuse, oui, heureuse de n'avoir aucune consolation ! » — Sœur Elisabeth de la Trinité : « Quand on sait mettre sa joie dans la souffrance, quelle paix délicieuse ! ».

 

On  croit qu'en prenant part à la Croix on enlève toute joie  en  ce monde.

Bien  au contraire, l'horreur de la souffrance en est bannie. Joie de souffrir en union avec le Christ, joie d'apporter sa part au salut du monde.

 

Le joug de la souffrance acceptée n'est plus un joug ; il est allégé de toutes manières : « Car Mon joug est léger »...

 

L'esprit transforme la couronne d'épines en­foncées dans la chair en couronne de gloire...

 

La chair nous offre ses signes, mais l'esprit les renverse et lui oppose les siens : notre liberté, notre pouvoir de jongler avec les signes de la chair, de tout changer en joie, voilà ce que le Credo du « vieil homme » a détruit aujourd'hui.

Par conséquent la somme des souffrances a aug­menté depuis la déchristianisation du monde, depuis la disparition du Credo de « l'Homme Nouveau ».

 

La plus énorme subversion de l'ordre naturel, le recul de l'humanité, pouvaient-ils ne pas se signaler par l'incertitude et l'inquiétude dont nous souffrons ?

 

Les signaux s'accumulent, puis ils éclatent brusquement : latents durant des siècles, ils peu­vent atteindre à la longue l'humanité entière qui sombre dans l'angoisse et s'effondre enfin dans la catastrophe. Aujourd'hui celle qui nous menace provient des coups jetés contre nos murs par le bélier du Malheur.

 

Le corps et le sang de l'HOMME NOUVEAU dont les peuples n'ont pas voulu, retombent sur eux et ils subissent la Passion. C'est l'une ou l'autre : ou la conformité au Christ consentie dans la joie ; ou la Passion imposée dans la souffrance.

 

Dieu ne veut pas pour l'homme, chef de la création, d'un destin médiocre : pour lui, c'est la grâce ou le sang.

 

A SUIVRE

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 22:00
Cher amis. Aloho m'barekh
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POUR défendre
*LA LIBERTÉ DE CONSCIENCE: Croire ou ne pas croire,
*LA LIBERTÉ DE CULTE:Organiser le Culte que nous croyons devoir à Dieu DANS LE RESPECT DE L'AUTRE;
POUR servir
*LE BIEN COMMUN EN AIMANT notre pays LA FRANCE et tous ceux qui la composent;
EN LUTTANT PACIFIQUEMENT
CONTRE
TOUS LES OBSCURANTISMES ET LES FANATISMES.

JUIFS,CHRÉTIENS,MUSULMANS, JOURNALISTES, POLICIERS,
NOUS SOMMES TOUS FRANÇAIS !

Ne nous laissons pas terroriser !

Unissons-nous en hommage aux victimes de la barbarie que ce soit en France, en Irak, en Syrie et  partout dans le monde!

EN HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA BARBARIE,
que  les membres et amis de notre Eglise Syro-Orthodoxe Francophone qui le pourront rejoignent
*Paris (la Place de la République/Angle Bd Voltaire) 
​ce dimanche 11 janvier à 13 heures ou
*le lieu de la manifestation la plus proche de leur domicile.

Que tous ceux qui ne pourront rejoindre ce mouvement qui se réclame "d'unité nationale", n'omettent pas en tout cas
de prier pour les nombreuses victimes qui, en France et de par le monde, sont brisés, anéantis ou tués par les obscurantismes, les irrespects des convictions et droits d'autrui par esprit de domination, les fanatismes...

Qu'ils n'omettent pas de prier pour que ces manifestations, par respect des victimes, ne soient l'objet d'aucune récupération, se déroulent sans incident et fassent grandir ce respect que nous nous devons les uns les autres si nous voulons construire ensemble une société plus juste et plus fraternelle.

Que ceux d'entre vous qui manifesteront comme ceux qui, de leurs paroisses prieront, chassent loin de leurs cœurs toutes ces idées de haine, de ressentiment et de peur que suscite le Diviseur pour s'ouvrir à l'action de l'Esprit de Foi, d'Espérance et de Charité que le Christ, Prince de la Paix, nous communique!

Que la Mère de Miséricorde, Siège de la Sagesse vous accompagne !

Votre fidèlement en Notre-Seigneur.

+Mor Philipose-Mariam
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 09:09

 

 



 

Homélie de saint Jean Chrysostome sur l'Epipanie/Théophanie:

chrysostome

Sur Saint Matthieu XII, extraite des "Oeuvres complètes de saint Jean Chrysostome" (Père de l'Eglise, né à Antioche entre 344 et 349), traduites par l'abbé Bareille (1865 - 1873)



L'aspect d'humilité de l'épiphanie

St Jean baptiste
St Jean Baptiste
Collection Ourmedia

1. Le Seigneur, mes frères, vient se faire baptiser avec des esclaves, et le juge avec des criminels. Mais que cette humilité d'un Dieu ne vous trouble point, car c'est dans ses plus grands abaissements, qu'il fait paraître sa plus grande gloire. Vous étonnez-vous que Celui qui a bien voulu être durant plusieurs mois dans le sein d'une vierge, et en sortir revêtu de notre nature, qui a bien voulu depuis souffrir les soufflets, le tourment de la croix, et tant d'autres maux auxquels il s'est soumis pour l'amour de nous, ait voulu aussi recevoir le baptême, et s'humilier devant son serviteur, en se mêlant avec la foule des pécheurs? Ce qui doit nous surprendre, c'est qu'un Dieu n'ait pas dédaigné de se faire homme. Mais après ce premier abaissement, tout le reste n'en est qu'une suite naturelle.

Aussi saint Jean, pour nous préparer à cette humiliation du Fils de Dieu, dit de lui auparavant, qu'il n'est pas digne de délier le cordon de ses souliers; qu'il était le juge universel qu'il rendrait à chacun selon ses oeuvres, et qu'il répandrait les grâces du Saint-Esprit sur tous les hommes, afin qu'en le voyant venir au baptême, vous ne soupçonniez rien de bas sous cette humilité. C'est dans ce même dessein que lorsqu'il le voit présent devant lui, saint Jean lui dit pour l'empêcher: " C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par  vous, et vous venez à moi (14)? " Comme le baptême de Jean était un baptême de pénitence, et qui portait ceux qui le recevaient à s'accuser de leurs péchés, saint Jean pour prévenir les Juifs note1, et les empêcher de croire que Jésus-Christ venait dans cette disposition à son baptême, l'appelle d'auparavant devant le peuple l'Agneau de Dieu, et le Sauveur qui devait effacer les péchés de tout le monde. Car Celui qui avait le pouvoir d'effacer tous les péchés du genre humain, devait à plus forte raison être lui-même exempt de péché. C'est pourquoi saint Jean ne dit pas: " Voilà celui qui est exempt de péché, " mais ce qui est beaucoup plus: " Voilà celui qui porte sur soi, et qui ôte le péché du monde (Jean, t, 29.); " afin que cette dernière vérité admise fît, à plus forte raison, admettre la première, et qu'on reconnût ainsi que c'était pour d'autres raisons que Jésus-Christ venait à ce baptême.
C'est pour cela que saint Jean dit à Jésus lorsqu'il vient à lui: " C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par vous, et vous venez à moi? " Il ne dit pas : Et vous voulez que je vous baptise? Car il n'osait parler de la sorte; mais seulement : " Vous venez à moi? " Que fait donc Jésus-Christ en cette rencontre? " Et Jésus répondant lui dit: Laissez-moi faire pour cette heure: car c'est ainsi qu'il convient que nous accomplissions toute justice (15).  " Il agit avec saint Jean comme il agit depuis avec saint Pierre. Cet apôtre refusait de se laisser laver les pieds par son maître. Mais quand il eut entendu cette parole: " Vous ne comprenez pas maintenant ce que je fais, mais vous le comprendrez après. " (Jean, XIII, 7.) Et cette autre : " Vous n'aurez point de part avec moi (Ibid 8); " il cessa aussitôt de résister et il s'offrit même à faire plus qu'on ne lui avait demandé. De même lorsque saint Jean eut entendu ces paroles: " Laissez-moi faire maintenant : car c'est ainsi qu'il convient que nous accomplissions toute justice, "il se résolut aussitôt de faire ce que Jésus lui commandait. Ces saints hommes n'étaient point opiniâtres; mais ils montraient autant d'obéissance que d'amour, et ils n'avaient rien plus à coeur que de faire tout ce que leur commandait le maître.

Mais remarquez comment Jésus oblige Jean à le baptiser par les raisons mêmes pour lesquelles celui-ci ne croyait pas devoir le faire. Car il ne dit pas: " Il est juste, " mais, " il convient. " Comme saint Jean croyait qu'il y avait de " l'inconvenance " à un serviteur de baptiser son maître, Jésus-Christ fait voir au contraire qu'il n'y en avait aucune. Vous hésitez, lui dit-il, à me baptiser, parce que vous le croyez contre la bienséance : c'est au contraire, parce que cela est dans la bienséance, que je viens recevoir votre baptême. Et il ne dit pas simplement " Laissez-moi faire, " mais il ajoute : " maintenant. " Comme s'il disait Cela ne durera pas toujours : vous me verrez bientôt dans l'état où vous souhaitez de me voir; mais maintenant, laissez-moi recevoir votre baptême.

Et pour marquer en quoi consistait cette bienséance, il ajoute: " Car c'est ainsi qu'il " faut que nous accomplissions toute justice. "La justice n'est autre chose qu'un parfait accomplissement de tous les commandements de Dieu. Comme nous avons, dit-il, accompli jusqu'ici tous ses ordres, et qu'il ne reste plus que ce dernier à exécuter, il faut nous en acquitter aujourd'hui. Je suis venu pour lever la malédiction où l'homme était tombé par la violation de la loi. Ainsi il faut que je commence par accomplir la loi parfaitement, afin que vous ayant délivrés de la condamnation, j'abolisse ensuite la loi même. C'est aussi pour cette raison que je me suis revêtu de votre chair, et que je suis venu en ce monde.

L'aspect de gloire de l'épiphanie: les théophanies

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Théophanie, détail- Icône de l'Atellier le Roseau ©

2. " Alors Jean ne lui résista plus (15). " " Et Jésus, après avoir été baptisé, ne fut pas plus tôt monté hors de l'eau, que les cieux lui furent ouverts; et il vit l'Esprit de Dieu descendant en forme de colombe venant sur lui (16). " Les Juifs croyaient que saint Jean était beaucoup plus que Jésus-Christ, parce qu'il avait passé sa vie dans le désert; qu'il était le fils d'un grand-prêtre; qu'il portait un vêtement si austère ; qu'il appelait tout le monde à son baptême; et enfin qu'il était né d'une mère stérile. Ils voyaient au contraire Jésus-Christ né d'une pauvre femme, dont le divin enfantement leur était entièrement inconnu. Ils savaient qu'il avait été élevé non dans le désert, mais dans une maison, comme les autres enfants, qu'il avait vécu au milieu des hommes, vêtu comme les autres, sans qu'il parût rien d'extraordinaire en sa personne. Ils le croyaient donc inférieur à saint Jean, parce qu'ils ne savaient rien des divines merveilles de sa naissance. D'ailleurs le baptême que Jésus reçut de Jean, était de nature à faire naître cette opinion, lui seul, et à la corroborer. On se disait que Jésus devait être un homme comme les autres, puisqu'il venait au baptême confondu dans la foule des autres, ce qu'il n'eût pas fait, pensait-on, s'il était supérieur au commun des hommes. Donc Jean passait pour plus grand que Jésus et était beaucoup plus admiré. Ce fut pour empêcher que, cette opinion ne se fortifiât de plus en plus dans les esprits, qu'après le baptême de Jésus, les cieux s'ouvrirent sur lui et qu'on entendit la voix du Père qui publiait la gloire de son Fils unique.

" Et en même temps une voix du ciel se fit entendre: C'est là mon Fils bien-aimé, dans lequel j'ai mis toute mon affection (17). " Mais comme cette voix eût pu être appliquée par la plupart de ceux qui étaient là, plutôt à saint Jean qu'à Jésus-Christ, parce qu'elle n'avait pas dit: Celui qui vient d'être baptisé est mon Fils, mais simplement: " C'est là mon Fils " bien-aimé," parole que tout le monde eût bien plutôt crue de celui qui baptisait, que de celui qui était baptisé, à cause de la dignité de saint Jean Baptiste, et des autres raisons que j'ai dites; le Saint-Esprit descendit en forme de colombe, afin d'indiquer Jésus comme celui que désignait la voix, et de montrer que cette parole: " C'est là mon Fils, " devait s'entendre de celui qui venait d'être baptisé, et non de celui qui le baptisait.

Mais comment se fait-il, me direz-vous, que les Juifs n'ont pas cru en Jésus-Christ, après avoir vu un si grand miracle ? Mais comment, vous demanderai-je à mon tour, se fait-il que sous Moïse, lorsque s'opéraient tant de miracles, qui, sans égaler celui-ci, étaient néanmoins si extraordinaires, comment se fait-il qu'après ces voix tonnantes, ces trompettes, ces éclairs, ces- tonnerres, et tant d'autres choses effrayantes, les Juifs ne laissèrent pas de se faire un veau d'or pour l'adorer, et de se consacrer aux sacrifices de Belphégor? Est-ce que ces mêmes Juifs, qui entendirent la voix céleste au baptême de Jésus-Christ, ne virent pas un peu plus tard, de leurs yeux, la résurrection de Lazare ? et néanmoins ils furent si éloignés de croire à l'auteur d'une si prodigieuse résurrection, qu'ils tentèrent plus d'une fois de tuer celui qui avait été ressuscité. Si donc la malignité de leur coeur ne se rendait pas en voyant de leurs yeux les morts ressuscités; vous étonnez-vous s'ils ne se rendent pas à une voix qui vient du ciel, et qui ne frappe que leurs oreilles.

Lorsqu'une âme est ingrate et corrompue, et possédée de la passion de l'envie, il n'y a point de miracle qui puisse la guérir: comme au contraire, lorsqu'elle est simple et bien disposée, elle a peu besoin de miracles pour se rendre à Dieu. Ne demandez donc pas pourquoi les Juifs n'ont pas cru; mais considérez si Dieu n'a pas fait tout ce qui était nécessaire afin qu'ils crussent. Au reste Dieu lui-même a pris soin de se justifier à cet égard, et comme il voyait les Juifs endurcis et opiniâtrés à se perdre, sans que rien les pût sauver de la dernière punition , il a voulu au moins empêcher que l'on ne fît retomber sur sa bonté, ce qui ne doit être imputé qu'à leur malice, en disant: "Qu'ai-je dû faire à ma vigne, que je ne lui aie pas fait? (Isaïe, V,4.)" C'est donc là ce que nous devons considérer ici, savoir si Dieu, pour rendre ce peuple fidèle, devait faire quelque chose qu'il n'ait pas fait. Que si, mes frères, vous voyez quelqu'un qui accuse ainsi la providence de Dieu, et qui veuille la rendre responsable de la malice des hommes; vous lui ferez la réponse que vous venez d'entendre.

Mais réservons à parler ailleurs contre l'infidélité des Juifs, et arrêtons-nous maintenant à considérer le grand miracle qui arriva tout après le baptême du Sauveur, et qui était le prélude de ceux qui allaient bientôt s'opérer. Car c'est le ciel seulement, et non pas le paradis qui s'ouvre alors: " Jésus ne fut pas plus tôt baptisé, que les cieux lui furent ouverts. " Pourquoi le ciel s'ouvrit-il lorsque Jésus-Christ fut baptisé? Pour vous apprendre que la même chose arrive invisiblement à votre baptême où Dieu vous appelle à votre patrie qui est dans le ciel, et vous excite à ne plus avoir rien de commun avec la terre. Quoique ce miracle ne s'opère pas visiblement pour vous, ne laissez cependant pas que d'y croire.

Dieu, dans la première institution de ses mystères, a coutume de faire voir quelque signe et quelque prodige extérieur pour les âmes les plus grossières, qui ne peuvent comprendre rien de spirituel, et qui ne sont touchées que de ce qui frappe les sens; afin que lorsqu'on nous propose ces mêmes mystères, sans être accompagnés de ces miracles, nous les embrassions aussitôt avec une foi ferme et docile. Ainsi lorsque le Saint-Esprit descendit sur les apôtres, on entendit le bruit d'un souffle violent, et il parut des langues de feu. Et ce miracle ne se fit point pour les apôtres, mais pour les Juifs qui étaient présents. Si nous ne voyons plus maintenant les mêmes signes, nous recevons néanmoins les mêmes grâces, dont ces signes étaient la figure.

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3. Il parut alors une colombe sur Jésus-Christ, afin qu'elle fût comme un doigt du ciel, qui indiquât et aux Juifs et à saint Jean, que Jésus-Christ était Fils de Dieu. De plus, elle devait apprendre à chacun de nous, que lorsqu'il est baptisé, le Saint-Esprit descend dans son âme, quoique ce ne soit plus dans une forme visible parce que nous n'en avons plus besoin, et que la foi maintenant suffit seule sans aucun miracle. Car les miracles, comme dit saint Paul, ne sont pas pour les fidèles, mais pour les infidèles.

Mais pourquoi, me direz-vous, le Saint-Esprit paraît-il sous la forme d'une colombe? C'est parce que la colombe est douce et pure, et le Saint-Esprit, qui est un esprit de douceur et de paix, a voulu paraître sous cette figure. Cette colombe nous fait aussi souvenir d'un fait que nous lisons dans l'Ancien Testament. Lorsque toute la terre fut inondée par le déluge, et toute la race des hommes en danger de périr, la colombe parut pour annoncer la fin du cataclysme, elle parut avec un rameau d'olivier, apportant la bonne nouvelle du rétablissement de la paix dans le monde, Or tout cela était une figure de l'avenir. Les affaires des hommes étaient alors dans une bien pire condition qu'aujourd'hui, et le châtiment qu'ils avaient mérité, plus terrible. Il y a donc pour nous, dans la réminiscence de cette antique histoire, un motif de ne pas désespérer, puisque l'issue d'un état de choses si désespéré fut une délivrance et un amendement. Mais ce qui se fit alors par le déluge des eaux, s'opère aujourd'hui comme par un déluge de grâce et de miséricorde. La colombe ne porte plus maintenant un rameau d'olivier, mais elle montre aux hommes Celui qui va les délivrer de tous leurs maux, et elle nous marque les grandes espérances que nous devons concevoir; Elle ne fait point sortir de l'arche un seul homme pour repeupler la terre, mais elle attire toute la terre au-ciel, et au lieu- d'un rameau d'olivier elle apporte aux hommes l'adoption des enfants de Dieu.

Reconnaissez, mes frères, la grandeur de ce don, et ne croyez pas que, parce que le Saint-Esprit parait ici sous cette forme, il soit en quelque chose inférieur à Jésus-Christ. Car je sais que quelques personnes disent qu'il se trouve autant de différence entre Jésus-Christ et le Saint-Esprit, qu'il y en a entre un homme et une colombe, puisque l'un a paru revêtu de notre nature, et l'autre seulement sous la forme d'une colombe. Que répondre à cela, sinon que le Fils de Dieu a pris la nature de l'homme, mais que le Saint-Esprit n'a pas pris la nature d'une colombe? C'est pourquoi l'évangéliste ne dit pas que le Saint-Esprit ait paru dans la nature, mais sous " la forme "d'une colombe. Et, depuis ce temps, il n'a plus paru sous cette figure. Si de là vous concluez que le Saint-Esprit est moindre que Jésus-Christ, vous pourriez dire de même que les chérubins sont autant au-dessus du Saint-Esprit, que l'aigle est au-dessus de la colombe, puisqu'ils ont souvent paru sous la figure d'un aigle. Les anges aussi seraient plus grands que le Saint-Esprit, puisque souvent ils se sont revêtus de la figure d'un homme. Mais à Dieu ne plaise, que nous ayons cette pensée ! Il y a bien de la différence entre la vérité de l'Incarnation de Jésus-Christ, et la condescendance dont Dieu se sert, pour s'accommoder à la faiblesse des hommes.

Ne soyez donc pas si peu reconnaissants envers celui qui vous comble de tant de bienfaits, et n'opposez pas une extrême ingratitude à cette source de grâces qu'il verse sur vous, pour vous rendre heureux. Car cette seule dignité d'enfants adoptifs de Dieu entraîne nécessairement la destruction de tous les maux, et l'effusion de tous les biens. C'est pour cette raison-que le baptême des Juifs finit aussitôt après, et que le nôtre commence, et qu'il arrive la même chose dans le renouvellement du baptême, que dans le changement de la Pâque. Car de même que Jésus-Christ célébra d'abord l'ancienne Pâque avant que de l'abolir et d'établir la nouvelle; de même ici ce n'est qu'après avoir reçu le baptême judaïque qu'il le fait cesser, et qu'il commence d'ouvrir le mystère du baptême et de la grâce de son Eglise. Ce qu'il fera plus-tard sur la même table il le fait maintenant dans le même fleuve, il retrace l'ombre, puis immédiatement après il offre la vérité. Car la grâce du Saint-Esprit ne se trouve que dans le baptême de Jésus-Christ, et elle n'était point dans celui de Jean. C'est pour ce sujet que le Saint-Esprit, n'est descendu sur aucun de ceux que saint Jean a baptisés, mais seulement sur Celui qui nous devait donner la grâce de ce second baptême, afin que nous reconnussions, avec les choses déjà dites, que ce n'était point la pureté ni le mérite de celui qui baptisait, mais la puissance de Celui qui était baptisé qui a fait cette merveille. Ce fut donc alors qu'on vit les cieux s'ouvrir, et le Saint-Esprit descendre sur la terre. Jésus-Christ voulait nous transférer de l'ancienne alliance à la nouvelle. C'est pourquoi il ouvre ces portes célestes, et il fait descendre son Saint-Esprit pour rappeler les hommes à cette patrie divine. Et il ne les y appelle pas seulement, mais il le fait en les honorant d'une souveraine dignité, Car il nous attire en ce séjour bienheureux après nous avoir faits non anges, non archanges, mais les enfants de Dieu, et ses enfants bien-aimés.

Mener une vie digne de notre baptême

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4. Considérons, mes frères, l'amour de Celui qui nous a appelés, l'état heureux auquel il nous appelle, et la gloire qu'il nous a donnée; et menons une vie qui soit digne de ces grands dons. Crucifions-nous pour le monde, et crucifions le monde pour nous; et employons tous nos soins à vivre ici-bas comme l'on vit dans les cieux. Ne croyons pas avoir quelque chose de commun avec la terre, parce que notre corps n'est pas encore élevé dans le ciel, car notre chef y règne déjà. Le Fils de Dieu est venu dans le monde avec les anges, et ayant pris la nature humaine, il l'a élevée dans les cieux lorsqu'il y est retourné, afin qu'avant que nous y montions aussi nous sussions qu'il ne nous est pas impossible de vivre dans la terre comme dans un ciel.

Tâchons de conserver la naissance illustre que nous avons reçue par notre baptême. Cherchons tous les jours. ce royaume éternel, et considérons toutes les choses présentes comme des ombres et comme des songes. Si un roi de la terre vous avait trouvé pauvre et mendiant, et vous avait tout d'un coup adopté pour son fils, vous ne penseriez plus à votre misère passée, ni à la bassesse de votre cabane, quoique d'ailleurs il n'y ait pas une fort grande différence entre ces deux choses. Ne pensez donc plus à votre première condition, puisque l'état, auquel vous avez été appelé, est sans comparaison, plus illustre que la dignité royale. Car Celui qui nous a appelés est le Seigneur des anges; et les biens qu'il vous donnera ne sont pas seulement au-dessus de toutes paroles, mais même au delà de toutes pensées. Il ne vous fait point passer de la terre à la terre comme ce roi pourrait faire; mais il vous élève de la terre au ciel, et d'une nature mortelle à une gloire immortelle et ineffable, qui ne sera bien connue de nous, que lorsque nous la posséderons.

Comment donc, vous qui devez être admis au partage de ces grands biens, vous souvenez-vous encore des richesses de la terre? et comment vous amusez-vous encore a des fantômes et à des images vaines? Ne croyez-vous pas que toutes les choses que nous voyons sont plus viles et plus basses que les haillons des pauvres et des mendiants? Et comment donc serez-vous dignes de l'honneur auquel vous êtes appétés? Quelle excuse vous restera- t-il, ou plutôt quelle punition ne souffrirez-vous point, si après avoir reçu une si grande grâce, " vous retournez à votre premier vomissement? " (Pierre, II, 22.) Vous ne serez pas punis simplement comme un homme qui pèche, mais comme un enfant de Dieu qui lui est rebelle, et l'éminence de la dignité à laquelle vous étiez élevés, ne servira qu'à rendre plus grand votre supplice. Ce qui certes est bien raisonnable, puisque nous-mêmes nous châtions nos enfants plus sévèrement que nos serviteurs, lorsqu'ils n'ont commis que la même faute, principalement quand nous les avons comblés de bienfaits.

Que si Adam, que Dieu avait mis dans le paradis terrestre, a souffert tant de maux après l'honneur qu'il avait reçu, à cause seulement d'un péché qu'il commit, comment, nous qui avons reçu le ciel et qui avons été faits cohéritiers du Fils unique de Dieu, pourrons-nous espérer quelque pardon, si nous quittons la colombe pour suivre le serpent? On ne nous dira pas comme à Adam: "Vous êtes terre, vous retournerez en terre, et vous cultiverez la terre (Gen. III, 19); " mais on nous prononcera une sentence bien plus effroyable; puisqu'on. nous condamnera aux ténèbres extérieures, aux chaînes éternelles, au ver qui ronge et envenime tout ensemble, et au grincement de dents. Et il est bien juste qu'après que tant de grâces et de faveurs n'ont pu vous rendre meilleurs, vous enduriez ces derniers et ces horribles supplices..

Élie autrefois a ouvert et fermé le ciel, mais ce n'était que pour faire descendre ou pour arrêter la pluie. Dieu vous ouvre maintenant les cieux, mais c'est pour vous y faire monter; et non seulement afin que vous y montiez, mais, ce qui est encore plus, afin que, si vous le voulez, vous y fassiez aussi monter les autres, tant est grande la bonté avec laquelle il vous traite et la puissance qu'il vous donne sur tout ce qui est à lui. Puis donc que c'est là qu'est notre maison et notre patrie, mettons-y en dépôt tout ce que nous possédons, et ne laissons rien ici-bas, de peur de le perdre.

Quand vous tiendriez ici vos trésors enfermés sous cent clés et sous cent verrous, et gardés par des milliers de serviteurs; quand vous auriez évité tous les piégea de vos ennemis et tous les artifices de vos envieux, quand la rouille épargnerait vôtre argent, quand la longueur du temps ne porterait aucune atteinte à tout ce que vous possédez; quand, dis-je, tout cela arriverait, ce qui est impossible, vous n'éviterez jamais la mort, vous n'empêcherez jamais qu'elle ne vous ravisse tout votre bien en un moment, et peut-être même qu'elle ne le fasse passer entre les mains de vos plus grands ennemis. Mais si vous mettez en dépôt de bonne heure toutes vos richesses dans le ciel, vous vous mettrez au-dessus de tous ces maux. Il n'est point besoin en ce lieu ni de portes, ni de serrures, ni de verrous. La ville où l'on vous appelle est si assurée, elle est un asile si inviolable et si inaccessible à toute la malignité de l'envie, que votre dépôt n'y pourra périr.

5. N'est-ce donc pas un étrange aveuglement, d'amasser et de garder tant de trésors dans un lieu où ils se corrompent, et de n'en pas confier la moindre partie à un autre lieu où ils ne se peuvent perdre et où ils s'augmentent même beaucoup, alors surtout que nous savons que c'est en ce lieu que nous devons vivre pour jamais? De là vient que les païens ne croient rien de tout ce que nous leur disons, parce qu'ils veulent reconnaître la vérité de notre religion, non par nos paroles, mais par nos actions et par la conduite de notre vie. Lorsqu'ils nous voient occupés à bâtir des maisons magnifiques, à embellir nos jardins, à faire faire des bains délicieux et à acheter de grandes terres, ils ne peuvent croire que nous nous regardions ici comme des étrangers qui se préparent à quitter la terre pour aller vivre en un autre lieu. Si cela était ainsi, disent-ils, ils vendraient tout ce qu'ils ont ici et l'enverraient par avance au lieu où ils désirent d'aller. Voilà la manière dont ils raisonnent, en considérant ce qui se passe tous les jours dans le monde. Car nous voyons que les personnes riches achètent des maisons principalement dans les villes et dans les lieux où ils croient qu'ils doivent passer leur vie.

Nous faisons nous autres tout le contraire. Nous nous tuons, et nous consumons tout notre temps et tout notre bien pour avoir quelques champs et quelques maisons sur cette terre où nous nous croyons étrangers et que nous devons bientôt quitter, et nous ne donnons pas même de notre superflu pour acheter le ciel, quoique nous puissions le faire avec si peu d'argent, et que l'ayant acheté une fois, nous devions le posséder éternellement.

C'est pour cela que, sortant de cette vie tout pauvres et tout nus, nous serons punis du plus grand supplice, et nous tomberons dans cet extrême malheur, non-seulement pour avoir vécu dans cette indifférence, mais encore pour avoir rendu les autres semblables à nous. Car, lorsque les païens voient que ceux qui ont part à de si grands mystères sont si passionnés pour les choses présentes, ils s'y attachent eux-mêmes bien plus fortement; et ainsi : " Ils amassent, " comme dit saint Paul, "des charbons de feu sur notre tête. " (Rom. XII, 10.) Que si nous leur apprenons ainsi à désirer avec plus d'ardeur les choses de la terre, nous qui devrions leur apprendre à les mépriser, comment pourrons-nous être sauvés, puisque nous mériterons d'être perdus, pour cela même que nous aurons contribué à perdre les autres?

Ne savez-vous pas que Jésus-Christ dit que nous devons être "le sel et la lumière du  monde "; le sel pour conserver ceux qui se corrompent par les délices, et la lumière pour éclairer ceux qui s'aveuglent par l'amour des biens d'ici-bas? Lors donc qu'au lieu de les éclairer, nous augmentons leurs ténèbres, et qu'au lieu de les préserver de la corruption, nous les corrompons, quelle espérance nous reste-t-il de notre salut? Certes, mes frères, il ne nous en reste aucune, et nous ne devons nous attendre qu'à nous voir lier les pieds et les mains, pour être jetés dans l'enfer, où le feu nous dévorera, après que l'amour de l'argent nous aura déchirés et consumés sur la terre.

Considérons ces choses, mes frères, et rompons les liens de cette erreur qui nous trompe, pour ne pas tomber dans des fautes qui nous conduiront au feu éternel; car celui qui est esclave de l'argent, est chargé de chaînes dès cette vie et s'en prépare d'éternelles pour l'autre. Mais celui qui se dégage de cette passion sera libre et durant sa vie et après sa mort. C'est dans cette liberté que je prie Dieu de nous établir, afin que, brisant le joug si pesant de l'avarice, nous puissions trouver dans la charité des ailes qui nous élèvent jusqu'au ciel, par la grâce et la miséricorde de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est la gloire et l'empire, avec le Père et le Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amîn.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 11:00

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Sa Sainteté Baselios Geevarghese II - (3ème Catholicos de l'Est en malankare)



Sa Sainteté naquit à  à Ulah- Anan et Naithi de Kallaserri famille du Kurichi à Kottayam le 16 Juin 1874.

Le 24 Avril 1892, Kadavil Paulose Mar Athanasios l’ordonna comme diacre et les 24 et 27 Novembre 1898, il fut successivement ordonné prêtre et Ramban (Monk) par St.Gregorios.

Sur l’ordre de Saint-Grégoire de Parumala, il résida à l'église Kadambanad et  prit en charge les diocèses du sud.

Il servit également comme directeur et Malpan du Vieux-Séminaire.

Il a publia des livres comme "Sahodaran- marude Charithram". "Rehasya Prarthanakal". "Parudaisa" et "Mar Yuhanon Mamdana".

Le 8 Septembre 1912, Sa Sainteté le Patriarche Abdhedh Meshiah le consacra comme Metropolite Geevarghese Mar Gregorios au Séminaire de Parumala.

Il fut nommé comme  métropolite des Diocèses de  Thumpamon, Kollam et Niranam.


Le 15 Février 1929. Avec le Métropolite malankare Vattaserril Geevarghese Mar Dionysios, il fut  installé comme  Catholicos de l'Est suite à la réunion de l'association  réunti le 24 Décembre 1934 (Au Séminaire MD, Kottayam) et qu’il fut choisi comme Métropolite du Malankare.

C’était une période très complexe.

Par la prière et le jeûne, il a reçu la force de Dieu pour conduire son peuple pendant de longues années, avec courage, inspirant ses gens à travailler pour leur église et pour la gloire de Dieu.

Suite à l'accord de paix de 1958, il a eu la chance de guider le destin de l'Église malankare unifiée.

En dehors du fait qu’il  consacra douze Meropolites et ordonna plus de mille prêtres et de nombreux  diacres, il a fonda et consacra de nombreuses églises.

Le 22 Avril 1932 et le 20 Avril 1951, il a conduisit  l''Mooron Koodasha' (chrismale consécration) au Vieux Séminaire.

Le 2 Novembre 1947, il présida la canonisation de Geevarghese Mar Gregorios et Yeldo Mar Baselios comme Saints.

C’est à son époque que les rôles de Catholicos et Métropolite de malankare se réunirent en une seule et même personne.

La profonde spiritualité et la sagesse de ce Catholicos lui ont valu le titre de «Valiya Bava," ou "Le grand Catholicos."

Il conféra un lustre particulier en éclairant l'histoire de l'église qu’il conduisit de gloire en gloire.

Il entra dans le royaume éternel le 3 Janvier 1964, à Develokam Aramana

Il fut  inhumé à côté de la chapelle Aramana Devalokam.

Son anniversaire est le 3 Janvier ...

(Source Catholicate News. Traduction Mar Philipose-Mariam

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:55

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Par Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église .Homélies pour la Vigile de Noël, 5 ; CCL 122, 32-36 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 19 rev.)

« Vous lui donnerez le nom de Jésus, c'est-à-dire : ' le Seigneur sauve ' »

 

      « Voici, dit le prophète Isaïe, la Vierge portera et enfantera un fils, et on l'appellera Emmanuel, nom qui se traduit : Dieu avec nous » (7,14).

Le nom de Sauveur « Dieu-avec-nous », donné par le prophète, signifie les deux natures de son unique personne.

En effet, celui qui est Dieu, né du Père avant tous les siècles, c'est lui-même qui est Emmanuel à la fin des temps, c'est-à-dire Dieu avec nous.

Il l'est devenu dans le sein de sa mère, parce qu'il a daigné accepter la fragilité de notre nature dans l'unité de sa personne, quand « le Verbe s'est fait chair et a habité parmi nous » (Jn 1,14).

C'est-à-dire qu'il a commencé d'une manière admirable à être ce que nous sommes, sans cesser d'être ce qu'il était, en assumant notre nature, de façon à ne pas perdre ce qu'il était en lui-même.


      « Marie mit donc au monde son fils premier-né et elle lui donna le nom de Jésus » (Lc 2,7.21).

Donc, le nom de Jésus est celui du fils né de la Vierge, et signifie selon l'explication de l'ange qu'il sauvera son peuple de ses péchés.

C'est évidemment lui aussi qui sauvera de la destruction de l'âme et du corps, les suites du péchés.


      Quant au nom de Christ, c'est le titre d'une dignité sacerdotale et royale.

Car les prêtres et les rois, sous la Loi ancienne, étaient appelés christs à cause de la chrismation.

Cette onction d'huile sainte préfigurait celui qui, en venant dans le monde comme vrai roi et prêtre, « a été consacré d'une onction de joie, comme aucun de ses semblables » (Ps 44,8).

A cause de cette onction ou chrismation, le Christ en personne et ceux qui participent à la même onction, c'est-à-dire à la grâce spirituelle, sont

appelés ' chrétiens '.

Du fait qu'il est Sauveur, le Christ peut nous sauver de nos péchés ;

*du fait qu'il est prêtre, il peut nous réconcilier avec Dieu le Père ;

*du fait qu'il est roi, qu'il daigne nous donner le Royaume éternel de son Père.

MERVEILLES DU SAINT NOM DE JÉSUS

« Aussi Dieu l’a-t-il exalté et lui a-t-il donné le nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout, au nom de Jésus, s’agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers. »  (Philippiens 2.9-10)

Sainte Christiana, une jeune chrétienne, était esclave dans le Kurdistan, une région presque entièrement païenne. C’était la coutume dans ce pays, lorsqu’un enfant était gravement malade, que la mère le porte dans ses bras dans la maison de ses amis pour leur demander s’ils connaissaient un remède capable de le guérir. Un jour, une mère apporta son enfant dans la maison où vivait Christiana.

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Lorsqu’on lui demanda si elle connaissait un remède pour cette maladie, elle regarda l’enfant et dit:

Jésus, Jésus ».

 
À l’instant,l' enfant qui était mourant se mit a sourire et à sauter de joie.

Il était complètement guéri.

Ce fait extraordinaire fut rapidement connu de tous et arriva aux oreilles de la reine, elle-même invalide. Elle ordonna qu’on fît venir Christiana en sa présence.

 

 

Arrivée au palais, la reine demanda à Christiana si elle pouvait, par le même remède, la guérir de son mal qui défiait la science des médecins.

Christiania prononça à nouveau avec grande confiance:

Jésus, Jésus », et à nouveau le divin nom fur glorifié.

La reine recouvrit instantanément la santé.

 

Une troisième merveille devait encore se produire.

Quelques jours après la guérison de la reine, le roi se vit soudain faire face à une mort certaine.

Toute fuite semblait impossible.

Se rappelant le pouvoir divin du saint nom dont il avait été témoin dans la guérison de son épouse, il s’écria:

-« Jésus, Jésus », sur quoi il fut arraché à ce terrible péril.

Appelant à son tour la petite esclave, il apprit d’elle les vérités du christianisme qu’il embrassa avec une multitude de ses sujets.

Christiana est devenue une sainte qui a sa fête le 15 décembre.

 

Saint Grégoire de Tours rapporte que lorsqu’il était enfant, son père était tombé gravement malade et se trouvait à l’article de la mort.

Au cours de la nuit, l’ange gardien de Grégoire lui apparut durant son sommeil et lui dit d’ écrire le nom de Jésus sur une carte et de la placer sous l’oreiller du malade.

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Le lendemain matin, Grégoire fit part à sa mère du message de l’ange, et elle lui conseilla de lui obéir.

Il le fit et plaça la carte sous la tête de son père, et, pour la joie de toute la famille, le patient se rétablit rapidement.

 

Nous pourrions remplir des pages et des pages avec les miracles et les merveilles opérés par le saint nom en tous temps et en tous lieux, non seulement par les saints mais par tous ceux qui invoquent le divin nom avec révérence et avec foi.

DIRE LE SAINT NOM DE JÉSUS

Nous entendons répéter depuis notre enfance le saint nom de Jésus, mais hélas, nombreux, trop nombreux sont ceux qui n’ont pas une juste idée des grandes merveilles de ce saint nom!

Que connaissez-vous, du nom de Jésus?

Vous savez que ce nom est saint et que vous devez vous incliner avec révérence en le disant.

C’est très peu.

C’est comme si vous regardiez un livre fermé en jetant un rapide coup d’œil sur le titre de la couverture.

Vous ne savez rien des merveilleuses pensées qu’il contient.
Même lorsque vous prononcez le nom de Jésus vous connaissez très peu les trésors qu’il renferme.

 

Ce nom divin est en vérité une mine de richesses; il est la source de la sainteté la plus élevée et le secret du plus grand bonheur que l’homme puisse espérer connaître sur cette terre.

Il est si puissant, si assuré, qu’il ne manque jamais de produire dans notre âme les plus merveilleux effets.

Il console le cœur le plus affligé et rend fort le pécheur le plus faible.

Il nous obtient toutes sortes de faveurs et de grâces, spirituelles et temporelles.

 

Il y a deux choses que nous devons faire.

Premièrement, nous devons clairement comprendre le sens et la valeur du nom de Jésus.

Deuxièmement, nous devons prendre l’habitude de le dire avec dévotion, fréquemment, des centaines et des centaines de fois chaque jour.


Voici la forme dont usent les moines d'Orient pour la Prière perpétielle dîte "Du Nom de Jésus":


"Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu Vivant (Sur l'inspiration de notre respiration), ayez pitié de moi, pécheur (Sur l'expiration de notre respiration)

Loin de devenir un fardeau, cela nous procurera une joie et une consolation immenses.

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:52

 

SAINT MACAIRE d'Alexandrie, qui êtes-vous ?
[Anachorète
 
(† v.394)]  

 

     Saint Macaire d’Alexandrie, (« le Jeune ») natif de cette ville où il pratiquait le négoce, avait dépassé la quarantaine quand il reçut le baptême.

S’étant retiré dans la solitude, il atteignit bientôt une si haute excellence que saint Antoine dit à son sujet que

-« le Saint-Esprit s’était reposé sur lui ».

 

     Il vécut, à ce qu’on croit, dans le désert de Nitria, qui, d’après le nombre des ascètes, fut appelé les Cellules, et visita probablement d’autres parties de la Libye.

Ami de saint Macaire l’Ancien dit l’Égyptien; éxilé pour la cause de l’orthodoxie de la Foi; bien qu’il eût un talent extraordinaire pour la conduite des religieux, il se déroba à cet honneur et, sur la fin de sa vie, alla s’offrir comme novice au monastère de Tabenne, que venait de fonder saint Pacôme.

Il mourut, dit-on, centenaire, vers 394.

 

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