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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:50

 


Saint Basile le Grand,qui êtes-vous?
[Docteur de l'Église]

 

B

asile naquit à Césarée, l'an 329, d'une famille où la sainteté était héréditaire ; son père et sa mère, deux de ses frères, une de ses sœurs, sont placés au rang des saints. Un seul défaut paraissait dans cet enfant de prédilection, sa faible santé ; elle se rétablit pourtant, grâce aux prières de ses parents.

 

Doué d'un heureux génie, Basile s'éleva vite au niveau des grands hommes : « Il était, dit son ami Grégoire de Nazianze, au-dessus de son âge par son instruction, au-dessus de son instruction par sa vertu ; il était rhéteur avant d'avoir étudié l'art des rhéteurs, philosophe avant d'avoir étudié la philosophie, prêtre avant d'avoir reçu le sacerdoce. » Ses aptitudes universelles, sa rare modestie, ses vertus éminentes, lui conciliaient l'estime et l'admiration de tous.

 

À vingt-trois ans, il parut à Athènes et se lia avec Grégoire de Nazianze, au point que tous les deux ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme. De retour en son pays, les applaudissements qu'il reçut l'exposèrent à une tentation de vaine gloire dont il fut si effrayé, qu'il embrassa l'état monastique pour y vivre dans l'oubli du monde et la pénitence ; il fonda plusieurs monastères, écrivit des ouvrages ascétiques très estimés et traça des règles de vie religieuse demeurées célèbres.

 

Un très léger repas par jour, un sommeil très court, de longues veilles, un vêtement léger par les temps les plus froids, tel était l'ordinaire de ce saint austère, « dont la pâleur, dit saint Grégoire, annonçait un mort plutôt qu'un vivant. » Basile eut à souffrir d'infirmités continuelles ; dans le temps de sa meilleure santé, dit-il lui-même, il était plus faible que ne sont les malades abandonnés des médecins.

 

Le zèle contre l'hérésie d'Arius le fit un jour sortir de sa retraite, et bientôt il courbait la tête sous le fardeau de l'épiscopat. Ni les intrigues, ni les menaces n'eurent jamais prise sur cette grande âme. Un préfet le mande un jour et lui enjoint d'obéir à un prince arien, sous peine de confiscation de ses biens, de l'exil, des tourments, et de mort : « Faites-moi d'autres menaces, dit Basile, car il n'y a rien là que je puisse craindre ; le premier coup suffira pour achever mes peines ; la mort m'unira à mon Dieu. » L'empereur dut s'avouer vaincu.

 

Le saint pontife mourut en 379 à cinquante ans, ne laissant pas de quoi se faire élever un tombeau de pierre.

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:48

 


Saint Grégoire de Nazianze, qui êtes-vous ? 
[Évêque, Docteur de l'Église
(312-389)]

 

G

régoire doit sa naissance aux prières et aux larmes de sa mère. Elle se chargea elle-même de sa première éducation et lui apprit à lire, à comprendre et à aimer les Saintes Écritures. L'enfant devint digne de sa sainte mère, et demeura pur au milieu des séductions.

 

« Un jour, raconte-t-il lui-même, j'aperçus près de moi deux vierges d'une majesté surhumaine. On aurait dit deux sœurs. La simplicité et la modestie de leurs vêtements, plus blancs que la neige, faisaient toute leur parure. À leur vue, je tressaillis d'un transport céleste. "Nous sommes la Tempérance et la Chasteté, me dirent-elles ; nous siégeons auprès du Christ-Roi. Donne-toi tout à nous, cher fils, accepte notre joug, nous t'introduirons un jour dans les splendeurs de l'immortelle Trinité." »

La voie de Grégoire était tracée : il la suivit sans faiblir toute sa vie.

 

Il s'embarqua pour Athènes, afin de compléter ses études. Dieu mit sur le chemin de Grégoire, dans la ville des arts antiques, une âme grande comme la sienne : St Basile. Qui dira la beauté et la force de cette amitié, dont le but unique était la vertu ! « Nous ne connaissions que deux chemins, raconte Grégoire, celui de l'église et celui des écoles. » La vertu s'accorde bien avec la science ; partout où l'on voulait parler de deux jeunes gens accomplis, on nommait Basile et Grégoire.

 

Revenus dans leur patrie, ils se conservèrent toujours cette affection pure et dévouée qui avait sauvegardé leur jeunesse, et qui désormais fortifiera leur âge mûr et consolera leur vieillesse. Rien de plus édifiant que la correspondance de ces deux grands hommes, frères d'abord dans l'étude, puis dans la solitude de la vie monastique et enfin dans les luttes de l'épiscopat.

 

À la mort de son père, qui était devenu évêque de Nazianze, Grégoire lui succède ; mais, au bout de deux ans, son amour de la solitude l'emporte, et il va se réfugier dans un monastère. Bientôt on le réclame pour le siège patriarcal de Constantinople. Il résiste : « Jusqu'à quand, lui dit-on, préférerez-vous votre repos au bien de l'Église ? » Grégoire est ému ; il craint de résister à la volonté divine et se dirige vers la capitale de l'empire, dont il devient le patriarche légitime. Là, sa mansuétude triomphe des plus endurcis, il fait l'admiration de ses ennemis, et il mérite, avec le nom de Père de son peuple, le nom glorieux de théologien, que l'Église a consacré.

Avant de mourir, Grégoire se retira à Nazianze, où sa vie s'acheva dans la pratique de l'oraison, du jeûne et du travail.

 

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 09:44

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Homélie attribuée à saint Hippolyte de Rome (?-v. 235), prêtre et martyr .Homélie du 4e siècle pour l'Épiphanie, la Sainte Théophanie ; PG 10, 852 (trad. coll. Icthus, v. 8, p. 253 rev.)

« Je ne suis pas le Messie »

 

Honorons avec révérence la compassion d'un Dieu venu sauver et non juger le monde.

Jean, le précurseur du Maître, qui jusque-là avait ignoré ce mystère, lorsqu'il a appris que Jésus était vraiment le Seigneur, a crié à ceux qui venaient se faire baptiser :

- « ' Engeance de vipères ' (Mt 3,6), pourquoi me regardez-vous avec tant d'insistance ? Ce n'est pas moi le Christ.

Je suis un serviteur et non le Maître.

Je suis un simple sujet, non le roi.

Je suis une brebis, non le pasteur.

Je suis un homme, non un Dieu.

J'ai guéri la stérilité de ma mère en venant au monde, je n'ai pas rendu féconde sa virginité ; j'ai été tiré d'en bas, je ne suis pas descendu des hauteurs.

J'ai lié la langue de mon père (Lc 1,20), je n'ai pas déployé la grâce divine... Je suis vil et tout petit, mais après moi vient celui qui est avant moi (Jn 1,30).


« Il vient après, dans le temps ; mais avant, il était en la lumière inaccessible et inexprimable de la divinité.

' Il vient, celui qui est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui, vous baptisera dans l'Esprit et le feu ' (Mt 3,11).

Moi, je suis subordonné ; il est libre.

Je suis assujetti au péché, lui détruit le péché.

J'enseigne la Loi, lui porte la lumière de la grâce.

Je prêche en esclave, il légifère en maître.

J'ai pour couche le sol, lui les cieux.

Je baptise du baptême de repentir, lui donne la grâce de l'adoption. ' Il vous baptisera dans l'Esprit et le feu.

' Pourquoi m'honorer ? Je ne suis pas le Christ. »

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 12:11

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Bonne et sainte nouvelle année à tous et chacun ! Aloho m'barekh !

 

L'année passée fut marquée par de multiples situations éprouvantes, elle fut marquée par le sceau de la Croix.


Rendons grâce à Dieu pour les joies et les peines de l'année écoulée, rendons grâce d'avoir été jugé digne de suivre le Christ trahi, vilipendé, déshonoré, honni et continuons d'avancer résolument en plaçant en Lui seul et dans la force de l'Esprit qu'Il nous communique notre Espérance...Après la croix vient la résurrection.

Confiance ! Confions l'avenir au Seigneur et à l'intercession maternelle de la Mère de Miséricorde!...

Prions pour ne jamais être nous-mêmes de ceux qui blessent volontairement leurs frères, les détruisent, les abaissent...

Prions pour être de ceux qui portent un regard aimant sur ceux que la Providence nous donne de rencontrer...,pour être de ceux qui tendent une main secourable à celui qui tombe afin de le remettre debout...Prions pour refléter pour ceux que nous croiseront quelque chose du regard du Christ.  

Depuis la France et de la part de l'Eglise qui vit en France et au Cameroun:

-Bonne et Sainte année illuminée par la lumière du Christ Vérité et Prince de la Paix ! Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam

 

 

===

Une bonne résolution ?

"Recette" POUR ENTRER DANS LA RONDE DE LA JOIE CHRETIENNE:

 

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Un jour, pas si lointain, un paysan se présenta à la porte d'un Monastère et frappa énergiquement.

 

Quand le frère portier ouvrit la lourde porte de chêne, le paysan lui montra, souriant, une magnifique grappe de raisin.

 

"Cher frère portier, dit le paysan, sais-tu à qui je veux offrir cette grappe de raisin, la plus belle de ma vigne ?"

 

"Sans doute au Père Abbé ou à quelque moine du couvent !"

-"Non, à toi!" répliqua l'homme.  

-"A moi ?" (Le frère portier en devint tout rouge de joie et peut-être un peu de confusion).

-"C'est vraiment à moi que tu veux la donner ?"

-"Bien sûr, parce que je te connais toi et que tu m'as toujours reçu avec amitié et que tu m'as toujours aidé quand je te le demandais.

Je voudrais que cette grappe de raisin t'apporte un peu de joie."

Et la joie simple et franche qu'il voyait sur le visage du frère portier l'illuminait lui aussi en retour.

Le frère portier posa la grappe bien en vue et pris le temps de l'admirer une matinée entière.

C'était vraiment une grappe étonnante!

Et puis, à un moment donné, il se souvint de l'obligation que lui faisait la Règle de n'accepter aucun présent en dehors de la Sainte Obéissance. Il lui vint une idée :

-"Pourquoi ne pas porter cette grappe au Père Abbé, pour lui donner un peu de joie à lui aussi ?"

Il prit la grappe et l'apporta au Père Abbé.

Celui-ci en fut sincèrement heureux.

A son tour, le Père-abbé se souvint qu'il y avait au Monastère un vieux frère malade et il pensa :

-"Je vais lui apporter la grappe. Ça lui donnera un peu de réconfort."

Ainsi la grappe émigra de nouveau.

Mais elle ne resta pas longtemps dans la cellule du frère malade.

Celui-ci, en effet, pensa que la grappe ferait aussi la joie du frère cuisinier, qui passait ses journées à suer derrière ses marmites, et il la lui fit parvenir.

Mais le frère cuisinier la remit au frère sacristain, afin qu'il ait, lui aussi, un peu de joie.

Ce dernier la porta au plus jeune frère du couvent, qui l'apporta à un autre qui à son tour pensa la donner à un autre.

Et ainsi de suite, jusqu'à ce que la grappe revint au frère portier, "pour lui donner un peu de joie."

Ainsi se referma le cercle. Un cercle de joie.

+++

N'attends pas qu'un autre commence.

C'est à toi de commencer aujourd'hui un cercle de joie. Il suffit souvent d'une toute petite étincelle pour faire exploser une énorme charge.

Il suffït d'une étincelle de bonté pour que le monde commence à changer, l'amour est l'unique trésor qui se multiplie quand on le divise ; c'est l'unique cadeau qui augmente au fur et à mesure qu'on en soustrait une part.

C'est l'unique entreprise où l'on gagne d'autant plus que l'on dépense davantage.

Cet amour, partage-le, offre-le, répands-le aux quatre vents ; vide tes poches, secoue bien la corbeille, verse le verre... et demain tu en auras plus qu'aujourd'hui.

 

===

 

 

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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:46

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église.Sermon 293, pour la nativité de saint Jean Baptiste ; PL 38, 1327 (trad. bréviaire 24/06) 

Le silence de Zacharie


           La naissance de Jean rencontre l'incrédulité et son père devient muet ; Marie croit à celle du Christ et elle le conçoit par la foi...

Si nous ne sommes pas capables de scruter les profondeurs d'un si grand mystère, faute de capacité ou de temps, vous serez mieux instruits par celui qui parle en vous, même en mon absence, celui à qui vous pensez avec affection, celui que vous avez accueilli dans votre cœur, celui dont vous êtes devenus les temples (cf 1Co 3,16). 


           Zacharie se tait et perd la parole jusqu'à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole.

La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix.

Car on demandait à Jean qui annonçait déjà le Seigneur :

« Qui es-tu ? »

Et il a répondu :

« Je suis la voix qui crie dans le désert » (Jn 1,23).

1453335 871676502844248 5990216968894016728 n:

« Au commencement était le Verbe » (Jn 1,1).

Jean, c'est la voix pour un temps ; le Christ c'est le Verbe au commencement, c'est le Verbe éternel.



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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:41

Par Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église . (in Ephata I, Le Sarment/Fayard 1988) 

25253410 p

« Le Puissant fit pour moi des merveilles »


C'est le propre de l'Esprit Saint, lorsqu'il touche un cœur, d'en chasser toute tiédeur.

Il aime la promptitude, il est ennemi des délais, des retards dans l'exécution de la volonté de Dieu.

« Marie partit en hâte ». 

Quelles grâces tombèrent sur la maison de Zacharie lorsque Marie y entra !

Si Abraham reçut tant de grâces pour avoir hébergé trois anges en sa maison, quelles bénédictions tombèrent sur la maison de Zacharie où entra l'ange du grand conseil (Is 9,6), la vraie Arche d'Alliance, le divin prophète, notre Seigneur enclos dans le sein de Marie !

Toute la maison en fut comblée de joie : l'enfant tressaillit, le père recouvra la vue, la mère fut remplie du Saint Esprit et reçut le don de prophétie.

Voyant Notre Dame entrer dans sa maison, elle s'écria :

« D'où me vient ceci que la Mère de mon Dieu vienne me visiter ? ». Et Marie, entendant ce que sa cousine disait à sa louange, s'humilia et rendit gloire à Dieu de tout.

Confessant que tout son bonheur procédait de ce que Dieu « avait regardé l'humilité de sa servante », elle entonna ce beau et admirable cantique de son Magnificat. 

Combien devons-nous être comblés de joie, nous aussi, lorsque nous visite ce divin Sauveur dans le Saint Sacrement et par les grâces intérieures, les paroles qu'il dit journellement dans notre cœur !


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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 14:57

Saint Gatien, qui êtes-vous ?


 
[Premier évêque de Tours 
(IIIe siècle)]

 

G

atien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le Pape saint Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.

 

Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères : une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu ; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile. Huit églises furent élevées sur la terre de Tournai.

 

Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.

 

Il fit bâtir un hôpital pour les malheureux. C'est dans cet asile que le Sauveur réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête et les saints attendent ton arrivée au Ciel. » Et le Sauveur administra lui-même à son disciple la Sainte Communion en viatique.

 

L'Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.



Source:©Evangelizo.org

 

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 14:53

Pierre, un des "Santons" de la Crêche, écrit au Tribunal Administratif de Nantes

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Objet : Lettre au Tribunal administratif de Nantes sur la crèche 


Cher Monsieur le Tribunal,


J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil General de la Vendée.

Quelle mouche vous a donc piqué ?


Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance.

Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous.

La naissance dont-il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans.


Je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. 


Voyez-vous, Noël n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noel ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jesus.


Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.


La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition.

Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?


Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens.


La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche.

La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. 

C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement.


La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient.


La crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise?

La crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme.


Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre.

Je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

Jean Pierre, Santon.

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 14:41

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église .Homélies sur ces paroles de l'Évangile : « L'ange fut envoyé », n°2, 13-15 (trad. Œuvres mystiques, Seuil 1953, p. 924 rev.) 

Annonciation-a-St-Joseph.jpg

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »


      « Joseph, l'époux de Marie, était juste et ne voulait pas la dénoncer ; il décida donc de la renvoyer secrètement. » (Mt 1,19)

Parce qu'il était juste, il ne voulait pas la déshonorer.

Il n'aurait pas été juste, ni s'il s'était fait son complice après l'avoir jugée coupable, ni si, reconnaissant son innocence, il l'avait condamnée.

C'est pourquoi il prit le parti de la renvoyer secrètement.

Mais pourquoi la renvoyer ?...

Pour la même raison, disent les Pères, qui incitait Pierre à repousser le Seigneur en disant :

-« Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur  » (Lc 5,8).

De même le centurion lui fermait sa porte en disant :

-«  Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit » (Mt 8,8) . 


      Joseph, qui se considérait comme pécheur, se disait qu'il était indigne de garder plus longtemps dans sa maison une femme dont l'excellence et la supériorité lui inspiraient la vénération et la crainte.

Il la voyait porter en elle le signe indubitable de la présence divine ; incapable de comprendre le mystère, il voulait la renvoyer.

Saint Pierre a craint la toute-puissance divine ; le centurion a été effrayé par la présence de la majesté du Christ.

Joseph, en homme qu'il était, a été saisi d'épouvante devant un miracle si neuf et un mystère si impénétrable ; c'est pour cela qu'en secret il méditait de renvoyer Marie.

Ne vous étonnez pas de voir Joseph se juger indigne de vivre aux côtés de la Vierge enceinte ; sainte Elisabeth non plus n'a pas pu supporter sa présence sans être saisie de crainte et de respect :

-« Comment se fait-il que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1,43)... 


      Pourquoi la renvoyer en secret ?

Pour qu'on ne cherche pas la cause de leur séparation et qu'on ne vienne pas exiger des explications.

Qu'aurait pu répondre ce juste à...des gens toujours prêts à contester ?

S'il avait dévoilé ses pensées, s'il s'était dit convaincu de la pureté de sa fiancée, ces gens sceptiques l'auraient tourné en dérision, et ils auraient lapidé Marie...

Joseph a eu donc raison, lui qui ne voulait ni mentir ni diffamer...

Mais l'ange lui dit :

-« Ne crains pas ! Ce qui est né en elle vient de l'Esprit Saint ».

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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 13:51

Notre-Dame de Guadalupe,

la grande alliée des exorcistes

La Vierge de Guadalupe est une arme d'une exceptionnelle

puissance contre le démon, explique le père Babolin, prêtre

exorciste du diocèse de Padoue en Italie.

 

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La Vierge de Guadalupe contrarie tout particulièrement

le démon. Le père Sante Babolin, prêtre exorciste du

diocèse de Padoue (Italie), peut en témoigner. Il participait

en juillet à un séminaire pour prêtres exorcistes organisé

par l'université pontificale de Mexico. Interviewé par

l'hebdomadaire catholique Desde la Fe, le père Babolin

a raconté comment Notre-Dame de Guadalupe « est

une arme contre le démon »
 

​Une Mère qui intervient pour libérer

Comme le relate l'hebdomadaire mexicain, l'exorciste

italien traitait dans son diocèse le cas d'un jeune possédé

par le démon. Comme d'habitude, le père Babolin  a entamé

le rituel des exorcismes quand, tout à coup, il a su qu'il devait

l'invoquer, Elle, la Vierge de Guadalupe, pour laquelle il

ressent une grande dévotion :« Notre-Dame de Guadalupe,

Reine du Tepeyac, libère-le »se rappelle-t-il avoir dit. À cet

instant, le démon a répondu avec violence :

 -« Avant Elle, tout cela était à moi, là-bas ». « Il se référait au

Mexique », précise l'exorciste.

Le père Babolin  s'est alors souvenu de Tonanzin,

la déesse Terre de l'ancienne mythologie indigène du Mexique,

et il raconte avoir fait cette autre invocation : 

« Notre Dame de Guadalupe, toi qui as détruit l’empire de

Tonanzin (…) ». 

Et immédiatement, le démon l'interrompit avec force : 

« Coatlicue », qui signifie « serpent » et, en tant que 

« concept sacré du mal » fait partie de cette mythologie. 

« Coatlicue terrorise », précise l'exorciste, alors que la

Vierge de Guadalupe attire et console.


L'exorcisme terminé, le père Babolin demanda au jeune

homme, maintenant libéré, s'il connaissait le Mexique et son

histoire, et lui dit de prononcer le mot « Coatlicue ». Mais, à

l'évidence, le jeune homme n'avait aucune idée des cultures

préhispaniques, et encore moins du Mexique.

Le prêtre exorciste a raconté cet épisode pour souligner que,

durant un exorcisme, l'invocation à « Sainte Marie, Mère de

Dieu » est d'une exceptionnelle puissance et qu'elle contrarie

tout particulièrement le démon ; et que, parmi tous les vocables

de Marie, c'est celui de Notre-Dame de Guadalupe qui est le plus

puissant. Selon le père Babolin, cette invocation mariale est très

puissante face au démon, parce que la Sainte Vierge exprime

une tendresse maternelle et construit tout par amour, et non par

la terreur ; et aussi que « son image de Mère exalte la famille,

unie par son esprit maternel, qui offre l'amour aux parents et

aux enfants ; et ce même esprit maternel – en référence

spécifiquement à la Vierge de Guadalupe  travaille afin que

tout le peuple mexicain soit dans une fraternité humaine.

Tout cela contrarie fort le démon ». 

Et, poursuivit le prêtre exorciste, « c'est pourquoi, dès le début

de mon ministère d'exorcisme, j'ai invoqué Notre-Dame de

Guadalupe, parfois l'appelant Sainte Marie, Mère de Dieu,

Notre Dame de Guadalupe, Mère de Miséricorde ».
 

Le triomphe de la Mère du Fils de Dieu sur Satan

Le pape Jean-Paul II, à propos de l'Immaculée Conception,

fait référence précisément au triomphe de la Vierge Marie,

Mère du Fils de Dieu, sur Satan : « Le Fils de Marie a remporté

la victoire définitive sur Satan et Il en a fait bénéficier sa mère

de façon anticipée, la préservant du péché. En conséquence,

le Fils lui a accordé le pouvoir de résister au démon, réalisant

ainsi dans le mystère de l'Immaculée Conception l'effet le plus

notable de son œuvre rédemptrice ». « L'appellation "pleine de

grâce" et le Protoévangile, en attirant notre attention sur la

sainteté particulière de Marie et sur sa complète exemption de

l'influence de Satan, nous font comprendre, dans le privilège

unique que le Seigneur a accordé à Marie, le début d'un nouvel

ordre, qui est le fruit de l'amitié avec Dieu et qui comporte, en

conséquence, une hostilité profonde entre le serpent et les hommes. »

Article initialement publié par Gaudium Press
Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne
Sources : Desde la Fe et Aciprensa pour ALETEIA

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