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2 décembre 2021 4 02 /12 /décembre /2021 10:53

Neuvaine à Notre-Dame 


du 30 novembre au 8 décembre pour les membres de la Métropolie

 

(Archidiocèse) de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone:

(Cette prière doit être dite dans toutes nos paroisses de France et du Cameroun, dans nos foyers chrétiens et en tous lieux qui reçoivent nos "Icônes Pèlerines" de la Mère de Miséricorde)

Il est recommandé de:

*dire une dizaine de chapelet chaque jour,

*se confesser 


*communier le jour du Pèlerinage à N-D de Miséricorde le dimanche 7 ou (et) le lundi 8 décembre .

 

AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT,

DIEU UNIQUE ET VRAI. AMÎN.

IC017C

 

      V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

     R.  Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

TRISAGION 

    Ô Dieu Saint.

    Les fidèles : ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié  (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

    Ô Dieu Saint. 

    Les fidèles : ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié  (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

 

    Ô Dieu Saint.

    Les fidèles : ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié  (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

 Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourdhui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn.Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 



PRIÈRE A MARIE:


Ô Marie, "Toute pure et Immaculée" (Liturgie Bysantine), Mère de Miséricorde, avec de nombreux frères Chrétiens occidentaux, nous voulons vous contempler cette année  avec Joseph et votre divin fils qui composez la Sainte Famille, prototype de tous les foyers d'amour.

Nous vous prions d'apporter :

*l'Espérance aux couples menacés par la désunion, aux parents isolés ou en détresse, aux enfants privés d'éducation et de tendresse.

*Secourez les familles éprouvées par la guerre, la misère ou la maladie. 


Mère très aimante de Jésus, entourez chaque famille de votre affection maternelle pour qu'elle soit 
un lieu de prière, de partage, de service et de joie, une voie privilégiée d'évangélisation et un signe visible de la Miséricorde divine. 


Ô Marie, Fille du Très-Haut aidez-nous à vivre sous la conduite de l'Esprit-Saint, dans la communion des cœurs, le respect mutuel, la générosité, la fidélité aux engagements et la confiance au Christ le Verbe de Vie. 


Avec Saint Joseph votre époux, donnez à chaque membre de nos familles de témoigner de la beauté du mariage, d'exprimer sa Foi de façon concrète et d'accomplir la volonté du Père. 


Amîn.

Pentecôte
La vie après la mort

Notre tristesse pour les proches qui meurent, aurait été sans limite et sans consolation, si le Seigneur ne nous avait donné la Vie Eternelle. 

Notre vie serait inutile si elle se terminait par la mort. Quel serait alors le bénéfice de la vertu et de la bonne action ? Alors ils auraient raison de dire : "Mangeons et buvons, car demain nous mourrons !" Mais l'homme a été créé pour l'immortalité, et par Sa résurrection, Le Christ a ouvert les portes du Royaume céleste, de la béatitude éternelle pour ceux qui ont cru en Lui et ont vécu dans la justice. 

Notre vie terrestre est une préparation à la vie future, et cette préparation se termine par notre mort. "Il est réservé à l'homme de mourir une seule fois, mais après cela le Jugement" (Hébreux 9:27).

Alors un homme quitte tous ses soucis terrestres ; le corps se désintègre, afin de ressusciter à la résurrection générale. Souvent, cette vision spirituelle commence chez les mourants avant même la mort, et tout en voyant ceux qui les entourent et même en leur parlant, ils voient ce que les autres ne voient pas.

Mais quand elle quitte le corps, l'âme se retrouve parmi d'autres esprits, bons et mauvais. Habituellement, elle est encline à aller  vers ceux qui lui sont plus semblables en esprit, et si, dans le corps, elle était sous l'influence de certains, elle restera dépendant d'eux lorsqu'elle quittera le corps, aussi désagréables qu'ils puissent s'avérer être lorsque elle les rencontrera.

Pendant deux jours, l'âme jouit d'une liberté relative et peut visiter des endroits sur terre qui lui étaient chers, mais le troisième jour, elle se déplace dans d'autres sphères. A ce moment (le troisième jour), elle passe par des légions d'esprits maléfiques qui entravent son chemin et l'accusent de divers péchés, pour lesquels ils l'avaient eux-mêmes tentée. 

Selon diverses révélations, il y a vingt de ces obstacles, les soi-disant "péages aériens", dans chacun desquels l'une ou l'autre forme de péché est mise à l'épreuve ; après avoir traversé l'un, l'âme tombe sur le suivant, et ce n'est qu'après avoir traversé avec succès toutes ces choses que l'âme peut continuer Que ces démons et leurs péages soient terribles peut être vu dans le fait que Mère de Dieu elle-même, informée par l'archange Gabriel de sa mort imminente, le Seigneur Jésus-Christ lui-même, répondant à sa prière, est apparu du ciel pour recevoir l'âme de Sa Mère Très Pure et la conduire au Ciel.

Terrible en effet est le troisième jour pour l'âme des défunts, et pour cette raison, elle a surtout besoin de prières pour elle-même.

Puis, après avoir traversé avec succès les péages et s'être prosternée devant Dieu, l'âme visite pendant 37 jours de plus les habitations célestes et les abîmes de l'enfer, ne sachant pas encore où elle restera, et ce n'est que le quarantième jour que sa place est désignée jusqu'à la résurrection des morts. 

Certaines âmes se trouvent (après les quarante jours) dans un état où elles ont un avant-goût de la joie et de la béatitude éternelles, et d'autres de la peur des tourments éternels qui viendront pleinement après le Jugement dernier. Jusque-là, des changements sont possibles dans la condition des âmes, en particulier en leur offrant le sacrifice non-sanglant (commémoration à la Divine Liturgie), et également par d'autres prières.

L'importance de la commémoration à la Liturgie peut être vue dans l'événement suivant : Avant la découverte des reliques de saint Théodose de Tchernigov (1896), le hiéromoine (le célèbre Starets Alexis de l'ermitage Goloseyevsky, de la Laure des Cavernes de Kiev, décédé en 1916) qui effectuait l'habillement des reliques, étant fatigué assis près des reliques, s'assoupit et vit devant lui le saint, qui lui dit : "Je te remercie de travailler avec moi. Je te prie aussi, lorsque tu serviras la Liturgie, de commémorer mes parents" - et il donna leurs noms (Prêtre Nikita et Maria).

"Comment peux-tu, ô saint, demander mes prières, alors que tu te tiens toi-même au trône céleste et que tu accordes aux gens la miséricorde de Dieu ?"  demanda le hiéromoine. « Oui, c'est vrai », répondit saint Théodose, "mais l'offrande à la Liturgie est plus puissante que ma prière".

Par conséquent, les pannikhides (c'est-à-dire les prières du Trisagion pour les morts) et la prière à la maison pour les morts leur sont bénéfiques, tout comme les bonnes actions faites en mémoire d'eux, telles que l'aumône ou les contributions à l'Eglise.

Mais la commémoration à la Divine Liturgie est particulièrement bénéfique pour eux. 

Il y a eu de nombreuses apparitions de défunts et d'autres événements qui confirment à quel point la commémoration des défunts est bénéfique.

Beaucoup de ceux qui sont morts dans la repentance, mais qui n'ont pas pu le manifester de leur vivant, ont été libérés de tortures et ont obtenu le repos.

Dans l'Église, des prières sont toujours offertes pour le repos des défunts, et le jour de la descente de l'Esprit Saint, dans les prières agenouillées aux vêpres, il y a même une pétition spéciale "pour ceux qui sont en enfer".

Chacun d'entre nous qui désire manifester son amour pour les défunts et leur apporter une aide réelle peut le faire de son mieux par la prière pour eux, et en particulier en les commémorant à la Liturgie, lorsque les particules qui sont taillées pour les vivants et les morts tombent dans le Sang du Seigneur avec les paroles : "Lave, Seigneur, les péchés de ceux qui sont ici Nous ne pouvons rien faire de mieux ou de plus pour les défunts que de prier pour eux, en leur offrant une commémoration à la Liturgie.

Ils en ont toujours besoin, et surtout pendant ces quarante jours où l'âme du défunt se dirige sur son chemin vers les habitations éternelles.

Le corps ne ressent alors rien : il ne voit pas ses proches qui se sont assemblés, ne sent pas le parfum des fleurs, n'entend pas les oraisons funéraires. Mais l'âme sent les prières offertes pour elle et est reconnaissante à ceux qui les font et qui leur sont spirituellement proches.

Ô parents et proches des défunts ! Faites pour eux ce qui leur est nécessaire et en votre pouvoir. Utilisez votre argent non pas pour la parure extérieure du cercueil et de la tombe, mais pour aider ceux qui sont dans le besoin, en mémoire de vos proches défunts, pour les églises, où des prières pour eux sont offertes. 

Montrez de la miséricorde aux défunts, prenez soin de leurs âmes. 

Devant nous, il y a pour tous le même chemin, et comment nous souhaiterons alors qu'on se souvienne de nous dans la prière ! Soyons donc miséricordieux envers les morts. 

Dès que quelqu'un a reposé, appelez ou informez immédiatement un prêtre, afin qu'il puisse lire les prières désignées pour être lues sur tous chrétien orthodoxe après sa mort. Essayez, s'il est possible, d'avoir des funérailles à l'église et de faire lire le psautier pour le défunt jusqu'aux funérailles. 

Organisez à la fois le service du mémorial de quarante jours, c'est-à-dire la commémoration quotidienne à la Liturgie pendant quarante jours. (REMARQUE : Si les funérailles ont lieu dans une église où il n'y a pas de services quotidiens, les parents devraient prendre soin d'ordonner le mémorial de quarante jours partout où il y a des services quotidiens.)

Il est également bon d'envoyer des contributions pour la commémoration aux monastères, ainsi qu'à Jérusalem, où il y a une prière constante dans les lieux saints. 

Prenons soin de ceux qui sont partis dans l'autre monde avant nous, afin de faire pour eux tout ce que nous pouvons, en nous souvenant de la Parole" Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde".

Version française Claude Lopez-Ginisty

De la LETTRE aux "ARTISANS DE PAIX":

Chers associés et amis Artisans de Paix,

 
Bonne fête de Hanoucca à nos amis juifs ! La fête de Hanoucca est une fête des Lumières. Elle célèbre la victoire du peuple hébreu contre les Séleucides et dure 8 jours en mémoire de la Lumière de la Ménorah du Temple de Jérusalem qui brûla miraculeusement 8 jours, le temps que se réalise cette victoire.
Il se trouve que le 1er jour de cette fête juive des Lumières coïncide cette année avec le 1er jour de l'Avent du calendrier chrétien pour les catholiques et les protestants. du latin adventus signifiant venue, arrivée, l'Avent est une période de quatre semaines pour se préparer à la venue du Fils de l'Homme, Jésus-Christ, parmi nous. Bonne fête de l'Avent à nos  amis catholiques et protestants !

Que ces fêtes des uns et des autres soient une occasion de plus de laisser monter nos prières pour la Paix, à partir du désir de Lumière enfoui dans tous les coeurs d'Artisans de Paix. ! Et pour ceux qui le souhaitent, rendez-vous mùercredi 1er décembre pour la prochaine Assemblée Générale des Artisans de Paix (doc joint).

Vous souhaitant un heureux accueil de la Lumière parmi nous, et bonne lecture de ce qui suit pour ceux qui le souhauitent, je vous transmets  mes sentiments les plus fraternels. Fidèlement vôtre,
Paula Kasparian, Présidente d'Artisans de Paix

Marie et Joseph en route vers Bethléem, mosaïque byzantine, église Saint Sauveur in Chora, Istanbul

 

AVENT:

Voici que s'ouvrent à grands vantaux,

les portes de l'Avent.

Voici l'inattendu qui vient par effraction,

briser les verrous de nos peurs.

Voici l'Eternité qui s'en vient prendre corps

et coeur dans l'épaisseur de nos vies.

Voici l'Avent qui vient s'emparer du grand sablier du temps,

en retenir les grains et arrêter,

pour un instant, toutes nos fuites en avant.

 

Il est temps, grand temps de laisser du temps au temps !

Il est temps, grand temps

d’interrompre la course effrénée de notre vie,

pour mieux nous mettre

au rythme lent de la marche.

Voici qu’il nous faut devenir

pèlerins des terres intérieures

compagnons de l’aube, arpenteurs d’Espérance,

frères et sœurs, de ce couple amoureux,

qui s’en va, nous précédant, vers Bethléem,

modeste village dont le nom signifie en hébreu,

« Maison du pain »

 

Suivons cet homme, cette femme, qui s’en viennent

mettre au monde l’enfance de notre propre avenir !  

Oui, Dieu va venir si nous prenons le temps                       

de venir à nous-mêmes, de laisser advenir en nous

l’enfant de divine et douce promesse.                   

Oui, Dieu va venir si nous laissons en nous           

sa part au grand silence et à la divine paix.           

Oui, Dieu va venir si nous faisons de la fraternité 

ce volet vert de l’espérance qu’on ouvre chaque jour

à grande volée sur les matins du monde.              

Oui, l’Avent va venir, non pas à côté de notre vie.  

Mais en plein cœur de nos existences bouleversées.

Dieu ne naît pas ailleurs qu’au mitan                    

de nos joies et de nos peines,                                

de nos rires et de nos larmes,                                

de nos confiances et de nos doutes…        

Oui, l’enfant de la divine promesse                         

Va venir naître parmi nous.            

Alors n’attendons pas d’avoir enfin                        

Le temps de l’attendre.                                          

N’attendons pas de ne plus courir     

Dans les escaliers, inquiets de nos vies

Pour marcher pas à pas                                          

Vers le Pain qu’Il nous promet.                               

Ce Pain de Noël qui rassasie autant                       

Qu’il creuse nos faims d’éternité.                           

Dieu ne s’attend pas ailleurs                                          

Que dans la trame des vies qui sont les nôtres.    

C’est « en toute chose » disait St Ignace               

Qu’il nous faut le trouver !                                       

 

Bertrand REVILLON

Ecrivain, Journaliste, Editeur

Diacre permanent

 

Lien à la Source

PETIT CATECHISME SYRO-ORTHODOXE:

Chapitre VII(7): Du mystère de l’Incarnation. Jésus vrai Dieu et vrai homme

Publié le 25 Mars 2009 par Servus in Catéchisme - Catéchèse.

Chapitre  Sept

10414384_m-1-.jpg

Du mystère de l’Incarnation

Tu te souviens sans doute que Dieu avait promit à Adam et Eve de leur envoyer un Sauveur.
Longtemps après la faute originelle, Il se choisit donc un petit Peuple qui, parmi les Nations, serait le témoin de
 l'unicité de Dieu. Il donna à ce Peuple une terre à habiter que nous appelons maintenant "PALESTINE". L'histoire
de ce Peuple messianique nous est contée dans cette partie de la Bible qu'on appelle: "L'ANCIEN TESTAMENT".
On y constate que Dieu éduque sans cesse ce  Peuple. Qu'il lui réitère à travers divers personnages comme: Abraham,
aux Patriarches Isaac et Jacob et, enfin, aux Prophètes, la promesse de la venue d'un Messie Sauveur.
Celui-ci arriva donc au temps fixé. C'est Jésus, le Fils de Dieu fait homme. Jésus est en tous points semblable à nous.


1  -  Qu’est le mystère de l’Incarnation ?

C’est celui du Fils unique de Dieu, la Seconde Personne de la Sainte Trinité, Il a pris un corps et S’est fait homme.

2  -  Comment s’est accompli ce mystère ?

Quand vint le temps pour le Sauveur d’apparaître, Dieu  envoya Gabriel à la Très Sainte Vierge Marie pour lui annoncerAnnonciation.jpg
qu’elle enfanterait par la puissance du Saint Esprit.

C'est alors que l’Esprit descendit sur elle et la "prit sous Son Ombre" , opérant par Sa Grâce le miracle de l'Incarnation du Verbe ( la Parole créatrice) Eternel de Dieu .

C’est par ce miracle que le Fils unique de Dieu descendit et demeura en son sein immaculé, pour recevoir d'elle notre nature humaine , devenant ainsi un homme parfait avec une âme parfaite. Après neuf mois, Il naquit d’elle. La  virginité de Marie, Mère du Verbe- Dieu,  fut maintenue contrairement aux lois de la nature.

Qu'est- ce qu'un miracle?
- C'est un fait inhabituel, extraordinaire, contraire aux lois ordinaires de la nature. Par exemple l'Incarnation du Verbe-Dieu d'une mère sans le concours d'un père humain, les guérisons miraculeuses comme à Lourdes, Banneux, Fatima, Garabandal, San Damiano, Notre-Dame de Miséricorde , etc...

 

LA VOIX DES PERES ET DES SAINTS:

 

De St Ephrem (vers 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église Homélies sur la Mère de Dieu, 2, 93-145 ; CSCO 363 et 364, 52-53 (traduction  du Monastère Syriaque N-D de Miséricorde.)

« Le Puissant fit pour moi des merveilles » (St Lc 1,49)



      Contemplez Marie, mes bien-aimés, voyez comment Gabriel est entré chez elle et son objection : « Comment cela va-t-il se faire ? »

      Le serviteur de l'Esprit Saint lui a fait cette réponse : « Cela est facile à Dieu ; pour lui tout est simple. »

     Considérez comment elle a cru à la parole entendue et a dit : « Voici la servante du Seigneur. »

      Dès lors le Seigneur est descendu d'une manière que lui seul connaît ; il s'est mis en mouvement et est venu comme il lui plaisait ; il est entré en elle sans qu'elle le sente, et elle, l'a accueilli sans éprouver aucune souffrance. Elle portait en elle, comme son enfant, celui qui soutient le monde .

 

      Il est descendu pour être le modèle qui renouvellerait l'antique image d'Adam.


      C'est pourquoi, lorsqu'on t'annonce la naissance de Dieu, fais silence !

    

      Que la parole de Gabriel te soit présente à l'esprit, car il n'y a rien d'impossible à cette glorieuse Majesté qui s'est abaissée pour nous et qui est née de notre humanité.

 

     En ce jour, Marie est devenue pour nous le « ciel qui porte Dieu », car la Divinité sublime est descendue et a établi en elle sa demeure. En elle, Dieu s'est fait petit -- mais sans amoindrir sa nature -- pour nous faire grandir.

 

     En elle, il nous a tissé un habit avec lequel il nous sauverait. En elle se sont accomplies toutes les paroles des prophètes et des justes. D'elle s'est levée la lumière qui a chassé les ténèbres du paganisme.


     Nombreux sont les titres de Marie...: elle est le palais dans lequel a habité le puissant Roi des rois, mais il ne l'a pas quittée comme il était venu, car c'est d'elle qu'il a pris chair et qu'il est né. Elle est le ciel nouveau dans lequel a habité le Roi des rois ; en elle s'est levé le Christ et d'elle il est monté pour éclairer la création, formé et façonné à son image.

    Elle est le cep de vigne qui a porté la grappe ; elle a donné un fruit supérieur à la nature ; et lui, bien que différent d'elle par sa nature, a revêtu sa couleur quand il est né d'elle. Elle est la source de laquelle ont jailli les eaux vives pour les assoiffés, et ceux qui s'y désaltèrent portent des fruits au centuple.

  

Par St Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église Sur la sainte virginité, 5

Marie, mère du Christ, mère de l'Eglise



      Celui qui est le fruit d'une seule Vierge sainte est la gloire et l'honneur de toutes les "âmes  vierges" ; car elles sont elles-mêmes, comme Marie, les mères du Christ, si elles font la volonté de son Père. La gloire et le bonheur de Marie d'être la mère de Jésus Christ éclatent surtout dans les paroles du Seigneur : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est mon frère, ma soeur et ma mère. » (St Mt 12,50)

      Il indique ainsi les parentés spirituelles qui le rattachent au peuple qu'il a racheté. Ses frères et ses soeurs sont les saints hommes et les saintes femmes qui ont part avec lui à l'héritage célesteSa mère est l'Église tout entière, parce que c'est elle qui, par la grâce de Dieu, enfante les membres de Jésus Christ, c'est-à-dire ceux qui lui sont fidèles.

     Sa mère est encore toute âme sainte qui fait la volonté de son Père et dont la charité féconde se manifeste dans ceux qu'elle enfante pour lui, jusqu'à ce que lui-même soit formé en eux (ga 4,19)...

      Marie est certainement la mère des membres du Corps du Christ, c'est à dire de nous-mêmes, parce que par sa charité elle a coopéré à enfanter dans l'Église les fidèles, qui sont les membres de ce divin chef, dont elle est véritablement la mère selon la chair.

3  -  De quel nom appelons nous le Verbe de Dieu incarné ?

Nous l'appelons: Notre Seigneur Jésus Christ .

4  -  Que croyons nous à propos de Notre Seigneur Jésus Christ ?

Nativity-Syriac.jpg Nous croyons que sa Divinité  véritable  et son Humanité véritable étaient essentiellement unies en Lui , en un Seul Christ.

Seigneur et  Fils Unique après que l’union des deux natures
humaine et divine ait eu lieu en Lui Il n’avait qu’une seule
Personne, une seule volonté et une seule action.

5  -  Qu’est ce qui distingue cette union ?

Elle est spécialement marquée en ce qu’elle est une
 union naturelle et personnelle, libre de toute séparation,
mélange, confusion, changement et transformation .

6  -  Combien de naissances le Christ a t-Il eues ?

Il en a eu deux :  Il est en effet éternellement engendré par le Père éternel et naquit dans le temps en prenant chair de la Vierge- Marie et la Vertu de l'Esprit-Saint.
de la Vierge.

7 -Bref ! Qu'elle est , en résumé la Foi de nos Eglises Syriaques en l'Incarnatin du Verbe de Dieu ?

Nous confessons dans le mys­tère du Verbe de Dieu fait chair et

devenu réellement homme,qu’il s’est incarné pour nous, en

prenant pour lui-même un corps réel avec une âme

raisonnable. 

Il a partagé en toutes choses notre humanité à l’exclusion du

péché. Nous confessons que notre Seigneur et notre Dieu,

notre Sauveur et Roi de l’univers, Jésus-Christ, est Dieu

parfait pour ce qui est de sa divinité et homme parfait pour

ce qui est de son humanité.

En lui sa divinité est unie à son

humanité.

Cette union est réelle, parfaite, sans mélange, sans

commixtion, sans confusion, sans altération, sans division,

sans la moindre séparation.

Lui qui est le Dieu éternel et indivisible est devenu visible

dans la chair et a pris la forme du Serviteur.

En lui sont unies de façon réelle, parfaite, indivisible et

inséparable l’humanité et la divinité et toutes leurs

propriétés sont en lui présentes et agissantes.

 

LA VOIX DES PERES

ET DES SAINTS:

 

Par Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque . Sermon Morin 26, §2-5; PLS IV*, 297-299 (trad. En Calcat)

« Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié »



      La vraie miséricorde qui est dans les cieux (cf Ps 35,6), c'est le Christ notre Seigneur. Qu'elle est douce et qu'elle est bonne, elle qui, sans que personne la cherche, est descendue spontanément des cieux et s'est abaissée pour nous relever...

      Et le Christ nous a promis d'être avec nous jusqu'à l'accomplissement du temps, comme il le dit lui-même dans l'Evangile : « Voici que je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde » (Mt 28,20). Voyez sa bonté, mes frères ; il est déjà au ciel à la droite de Père, et il veut bien peiner encore avec nous sur la terre. Avec nous, il veut avoir faim et soif, avec nous il veut souffrir, avec nous être un étranger, il ne refuse même pas de mourir et d'être emprisonné avec nous (Mt 25,35s)... Voyez quel est pour nous son amour : dans son indicible tendresse, il veut souffrir en nous tous ces maux.

      Oui, la vraie miséricorde venue du ciel, c'est-à-dire notre Christ Seigneur, t'a créé alors que tu n'existais pas, il t'a cherché alors que tu étais perdu, il t'a racheté alors que tu étais vendu... Et maintenant encore, c'est tous les jours que le Christ daigne s'incorporer à l'humanité ; mais hélas, tous les hommes n'acceptent pas d'ouvrir la porte de leur coeur.

 

7  -  Où le Christ est-Il né corporellement ?

Il est né dans la ville de Bethléem ,en Palestine.

8  -  Pourquoi la Vierge est-elle appelée la "Mère de Dieu" ?

Elle est appelée la Mère de Dieu parce qu’elle a donné naissance au Christ- Dieu, le Verbe- incarné .: Vrai Dieu et Vrai Home. Les Pères de l'Eglise ont vu en Elle la "Noiuvelle Eve" et en Lui, le "Nouvel Adam"

  9  -  La Vierge a t-elle maintenu sa virginité après l’enfantement ?19372304_m-1-.jpg

Oui , Marie est restée vierge après l'enfantement.

 

Parole des Pères:


De St Athanase (295-373), évêque d'Alexandrie, docteur de l'Église .Sur l'incarnation du Verbe, 8-9 (trad. du Monastère Syriaque N-D de Miséricorde)


      Le Verbe, la Parole de Dieu, incorporel, incorruptible et immatériel, est arrivé dans notre monde, quoiqu' il n'en fut pas éloigné auparavant.
     En effet,  aucune partie de la création n'était privée  de sa présence puisqu' il remplissait tout, lui qui demeure auprès de son Père.       
    Mais il s'est rendu présent en s'abaissant par amour pour nous, ainsi  s'est-il  manifesté à nous... Il a eu pitié de notre race,  compassion de notre faiblesse,  condescendu à notre condition périssable.
   Il n'a pas accepté que la mort domine sur nous ; il n'a pas voulu voir périr ce qui avait commencé, ni échouer ce que son Père avait accompli en créant les hommes.
   Il a donc pris un corps, et un corps qui n'est pas différent du nôtre. Car il ne voulait pas seulement être dans un corps ou seulement se manifester. S'il avait voulu seulement se manifester, il aurait pu réaliser cette théophanie avec plus de puissance. Mais non : c'est bien notre corps qu'il a pris...

      Le Verbe a pris un corps capable de mourir afin que ce corps, en participant au Verbe qui est au-dessus de tout..., reste impérissable grâce au Verbe qui y demeure, et afin de délivrer de la dégradation définitive tous les hommes par la grâce de la résurrection. Le Verbe a offert donc à la mort le corps qu'il avait pris, comme un sacrifice et une victime sans aucune tache ; et aussitôt il a anéanti la mort en délivrant de la mort tous les hommes ses semblables par l'offrande de ce corps qui leur ressemble.

      Il est juste que le Verbe de Dieu, supérieur à tous, qui offrait son propre temple, son corps, en rançon pour tous, ait payé notre dette par sa mort.
   Uni à tous les hommes par un corps semblable, il est juste que le Fils incorruptible de Dieu revête tous les hommes d'incorruptibilité, selon la promesse apportée par sa résurrection. La corruption elle-même, impliquée dans la mort, n'a plus aucun pouvoir sur les hommes à cause du Verbe qui demeure parmi eux dans un corps unique.

 

 

Pr-sentation-de-J-au-T.jpg

Par le Bx Guerric d'Igny (v.1080-1157), abbé cistercien 1er Sermon pour la fête de la Purification de la Vierge Marie, 2.3.5 ; PL 185, 64-65 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 470 ; cf SC 166, p. 315s)

« Mes yeux ont vu ton salut »



      Voici, mes frères, entre les mains de Siméon, un cierge allumé. Vous aussi, allumez à ce luminaire vos cierges, je veux dire ces lampes que le Seigneur vous ordonne de tenir dans vos mains (Lc 12,35). « Approchez-vous de lui et soyez illuminés » (Ps 33,6), de manière à être vous-mêmes plus que des porteurs de lampe : des lumières qui brillent au-dedans et au-dehors pour vous et pour votre prochain.

      Qu'il y ait donc une lampe dans votre cœur, dans votre main, dans votre bouche ! Que la lampe dans votre cœur brille pour vous-même, que la lampe dans votre main et dans votre bouche brille pour votre prochain. La lampe dans votre cœur est la dévotion inspirée par la foi ; la lampe dans votre main, l'exemple des bonnes œuvres ; la lampe dans votre bouche, la parole qui édifie. Car nous ne devons pas nous contenter d'être des lumières aux yeux des hommes grâce à nos actes et nos paroles, mais il nous faut encore briller devant les anges par notre prière et devant Dieu par notre intention. Notre lampe devant les anges, c'est la pureté de notre dévotion qui nous fait chanter avec recueillement ou prier avec ferveur en leur présence. Notre lampe devant Dieu, c'est la résolution sincère de plaire uniquement à celui devant qui nous avons trouvé grâce...

      Afin donc d'allumer toutes ces lampes, laissez-vous illuminer, mes frères, en vous approchant de la source de la lumière, je veux dire Jésus qui brille entre les mains de Siméon. Il veut, assurément, éclairer votre foi, faire resplendir vos œuvres, vous inspirer les mots à dire aux hommes, remplir de ferveur votre prière et purifier votre intention... Et quand la lampe de cette vie s'éteindra..., vous verrez la lumière de la vie qui ne s'éteindra pas se lever et monter le soir comme la splendeur de midi.

 

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr .Contre les Hérésies V,15,2-4 (trad. SC 153, p. 205-211) 
 

« Il est l'image du Dieu invisible...; c'est en lui que tout a été créé...; tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,15-16)

Lorsqu'il a eu affaire à l'aveugle-né, ce n'était plus seulement par une parole, mais par une action que le Seigneur lui a rendu la vue. Il n'agit pas ainsi sans raison ni au hasard, mais afin de faire connaître la Main de Dieu qui, au commencement, avait modelé l'homme. Et c'est pourquoi, lorsque ses disciples lui ont demandé par la faute de qui, de lui-même ou de ses parents, cet homme était né aveugle, le Seigneur a déclaré : « Ni lui n'a péché, ni ses parents, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui ». Ces « œuvres de Dieu », c'est d'abord la création de l'homme, car l'Écriture nous le décrit bien comme une action : « Et Dieu prit du limon de la terre, et il modela l'homme » (Gn 2,7). C'est pour cela que le Seigneur a craché à terre, a fait de la boue et en a enduit les yeux de l'aveugle. Il montrait par là de quelle façon avait eu lieu le modelage originel, et, pour ceux qui étaient capables de comprendre, il manifestait la Main de Dieu qui avait pétri l'homme à partir du limon. 

Et parce que, dans cette chair modelée selon Adam, l'homme était tombé dans la transgression et avait besoin du bain de la nouvelle naissance (Tt 3,5), le Seigneur a dit à l'aveugle-né, après lui avoir enduit les yeux de boue : « Va te laver à la piscine de Siloé ». Il lui accordait ainsi à la fois le remodelage et la régénération opérée par le bain. Aussi, après s'être lavé, « il s'en revint, voyant clair », afin de reconnaître celui qui l'avait remodelé et d'apprendre en même temps quel était le Seigneur qui lui avait rendu la vie. 

Ainsi celui qui, au commencement, avait modelé Adam et à qui le Père avait dit : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1,26), celui-là même s'est manifesté aux hommes à la fin des temps et a remodelé les yeux de ce descendant d'Adam.

CATÉCHISME POUR LES ADULTES

DIXIÈME LEÇON

 

LE MYSTÈRE DE L'INCARNATION

DEMANDE : Dieu abandonna-t-il l’homme après sa chute ?
RÉPONSE : Non ,Dieu n’abandonna pas l’homme après sa chute ; mais dans sa miséricorde, il lui promit un Sauveur.

On peut imaginer que cate21a-1-.jpgDieu aurait put, sans injustice,  abandonner nos premiers parents à eux-mêmes et les laisser éternellement dans leur péché. Mais il ne voulut pas laisser notre race sans espérance, et en même temps qu’ils subissent les conséquences de leur transgression et, ce faisant, la justice divine, Dieu fait luire à leurs yeux la lumière de sa miséricorde ; il dit au serpent : « Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : elle te brisera la tête » (Genèse III,15) .Autrement dit: tu as attaqué la première mère de l'humanité et tu l’as vaincue ; mais Je susciterai une nouvelle Eve contre laquelle tu ne pourras rien. Cette Femme mettra au monde un Fils qui remportera sur toi la victoire et détruira ta puissance. Tel est le sens des paroles que le Seigneur adressa au serpent ; elles renferment, comme nous le voyons, la promesse d’un Sauveur.

D : Quand Dieu a-t-il donné ce Sauveur au monde ?
R : Dieu a donné ce Sauveur au monde environ, estimons-nous, quatre mille ans après le péché d’Adam.

Pendant ces quatre mille ans, Dieu ne cessa de renouveler aux hommes, par le ministère des prophètes, la promesse d’un Sauveur qu’il avait faite au premier homme, aussitôt après sa chute. Les prophètes étaient des hommes inspirés, qui avaient le don de l’avenir. Les plus célèbres furent Isaïe, Jérémie, Daniel et Ézéchiel.

D : Pourquoi a-t-Il tant différé ?
R : Parce que Dieu qui est hors du temps; "Un jour sont comme mille an et mille en comme un jour"(Proclame le Psaume), voulait , de toute évidence, et dans Son Infini Sagesse ,au milieu des Nations Païennes et polythéistes, former et  éduquer un Peuple qui serait le Témoin du Culte dû au Seul Vrai Dieu.

Dieu voulait constituer une "Peuple Sacrement, un "Peuple Témoin" de l'Unicité de Dieu...

Après leur chute,Il voulait faire faire connaître aux hommes la profondeur de leur faiblesse, et pour leur faire comprendre et aspirer vers ce don d'une intimité extraordinaire qu’il voulait leur faire, ne falait-il pas que les hommes "fassent leurs classes".

Oui, je crois que les hommes devaient aspirer, désirer, soupirer vers ce secours, cette délivrance, cette guérison.

 Dieu se fait donc Pédagogue !

 
Ne peut-on pas légitimement penser que, si la restauration de notre nature blessée par le pêché eut suivi immédiatement la chute originelle, ils n’auraient pas assez profondément compris à quel point cette transgression avait dégradée leur nature.

Mais n’ayant eu, pendant un grand nombre de siècles, d’autre guide que leur raison aveuglée, et ayant été constamment plongés dans les plus épaisses ténèbres et les superstitions les plus grossières et les plus honteuses, ils ont pu se convaincre, par une longue et triste expérience, qu’ils n’étaient , par eux-même, que faiblesse, que misère, et que, livrés aux seules forcces de cette nature blessée, ils étaient dans l’impuissance à faire le bien et de connaître leur destinée éternelle et d'accèder par grâce à cette dignité de la cette "Déidification" que le Christ, Nouvel Adam, possédait par Nature...
D : Les hommes ont-ils pu se sauver pendant ces quatre mille ans (qui ont précédé la venue du Sauveur) ?
R : Oui, certes, les hommes ont pu se sauver pendant ces quatre mille ans, mais ce fut en vertu des mérites futurs du Sauveur.

Pendant les quatre mille ans qui ont précédé la venue du Sauveur, Dieu, dans sa miséricorde, appliquait aux hommes, par anticipation, les mérites futurs de son Fils [cette vérité est symbolisée par cet article du "Credo" ": le troisième jour après Sa mort, "Il  descendit aux Enfers (Schéol) " pour signifier que le Christ embrasse tous les hommes de bonne volonté dans l'oeuvre de Sa rédemption] ; Oui, Jésus leur accordait des grâces, et ils pouvaient, en faisant un bon usage de celles-ci, vivre dans la sainteté et la justice. Mais pour être sauvé, avant la venue du Sauveur, il fallait :
1°) connaître, aimer et servir le vrai Dieu ;
2°) suivre les lumières de la droite raison ;
3°) croire au Messie promis, et espérer en ses mérites futurs ; de même que, depuis qu’il a plu à Dieu d’exécuter sa magnifique promesse, les hommes doivent croire que le Messie est venu,mettre toute leur confiance dans les mérites surabondants de la rédemption qu’il a opérée et vivre en cohérence avec leur Foi.

D : Quel est ce Sauveur ?
R : Ce Sauveur est le Fils de Dieu, seconde Personne de la saint Trinité, qui s’et fait homme pour nous.

Le Sauveur que Dieu nous a donné, c’est son propre Fils, son Fils unique, son Verbe, qui afin de pouvoir souffrir et mourir pour nous, s’est fait homme et est devenu en tout semblable à nous l’exception du péché. Ce n’est ni le Père, ni le Saint-Esprit, qui s’est fait homme, mais le Fils seul ; ce n’est ni la première, ni la troisième Personne de la Sainte Trinité qui s’est revêtue de notre nature, mais la seconde personne seule.

D : Comment le Fils de Dieu s’est-il fait homme ?
R : Le Fils de Dieu s’est fait homme en prenant un corps et une âme semblables aux nôtres.

D : Où le Fils de Dieu a-t-il pris ce corps et cette âme ?
R : Dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, par la Puissance du Saint Esprit.

morningglory-1-.jpgD : Comment a-t-il été conçu dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie ?
R : Par l’opération du Saint-Esprit.

Lorsque le temps où le Sauveur devait paraître sur la terre fut arrivé, l’Ange Gabriel fut envoyé à une Vierge nommée Marie, et lui annonça que Dieu l’avait choisie pour être la Mère du Sauveur des hommes. Marie fut troublée en entendant les paroles de l’Ange. Dès l’âge le plus tendre elle avait consacré à Dieu son Cœur et son corps ; Ce ne fut donc que lorsqu'elle obtint l'assurance de conserver sa virginité qu'Elle se soumit à la Volonté Divine et que  le Saint-Esprit, par un miracle, par un prodige au-dessus des lois de la nature, forma, dans le sein de Marie, et de la propre substance de cette Vierge sainte, un corps semblable au nôtre ; puis Dieu le Père tira du néant et unit à ce corps une âme comme la nôtre, mais toute sainte ; et au même instant le Fils de Dieu, la seconde Personne de la saint Trinité, s’unit à ce corps et à cette âme par un lien indissoluble que la mort même ne devait pas rompre, et qui devait subsister pendant toute l’éternité.

D : Le Fils de Dieu a-t-il cessé d’être Dieu en se faisant homme ?
R : Non, le Fils de Dieu s’est fait homme sans cesser d’être Dieu.

Le Fils de Dieu s’est fait homme, sans rien perdre pour cela de sa divinité. Et de même qu’un prince qui pour aller consoler un malheureux dans sa prison, descendrait de son trône et prendrait les habits du dernier de ses sujets, ne laisserait pas de conserver, sous ces haillons, toute sa dignité, toute sa puissance royale ; de même le Fils de Dieu, en se faisant homme, en se revêtant de notre nature, a-t-il toujours continué d’être ce qu’il était, sans que sa nature divine en ait souffert la moindre altération.

D : Il est donc tout à la fois Dieu et homme ?
R : Oui, le Fils de Dieu, depuis l'incarnation, est tout à la fois Dieu et homme, Dieu parfait et homme parfait.

 

Nous confessons dans le mys­tère du Verbe de Dieu fait chair

et devenu réellement homme,qu’il s’est incarné pour nous,

en prenant pour lui-même un corps réel avec une âme

raisonnable. Il a partagé en toutes choses notre humanité à l’exclusion du péché.

Nous confessons que notre Seigneur et notre Dieu, notre Sauveur et Roi de l’univers, 

Jésus-Christ, est Dieu parfait pour ce qui est de sa divinité et homme parfait pour ce 

qui est de son humanité. En lui sa divinité est unie à son humanité. Cette union est 

réelle, parfaite, sans mélange, sans commixtion, sans confusion, sans altération, sans 

division, sans la moindre séparation. Lui qui est le Dieu éternel et indivisible est 

devenu visible dans la chair et a pris la forme du Serviteur. En lui sont unies de

façon réelle, parfaite, indivisible et inséparable l’humanité et la divinité et toutes 

leurs propriétés sont en lui présentes et agissantes. 

Le Fils de Dieu, depuis son incarnation, est tout à la fois Dieu et homme. Il est Dieu : « Au commencement, dit saint Jean, était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu [...] Et le verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous ». La même vérité se trouve clairement exprimée dans plusieurs autres passages de l’Évangile où le Sauveur se dit positivement le Fils de Dieu, égal en tout à son Père. Il est homme puisqu’il y a en lui tout ce qui constitue l’homme : une âme et un corps semblables aux nôtres.
Puisque le Fils de Dieu, depuis son incarnation, est tout à la fois Dieu et homme, il y a par conséquent en lui deux natures : la nature divine, par laquelle il est Dieu comme son Père et le Saint-Esprit et une même chose avec eux ; et la nature humaine, par laquelle il est homme comme nous. Par la même raison, il y a dans le Fils de Dieu fait homme deux volontés : une volonté divine et une volonté humaine ; comme Dieu il peut vouloir une chose, comme il peut en désirer une autre ; mais la volonté humaine a toujours été complètement unie à la volonté divine. Lorsqu’il dit dans le Jardin des Oliviers : « Mon Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi », il parle selon la volonté humaine ; mais il la soumet aussitôt à la volonté divine : « Néanmoins, ajoute-t-il, que ce ne soit pas ma volonté qui s’accomplisse, mais la vôtre. »
Mais quoiqu’il y ait dans le Fils de Dieu, depuis son incarnation, deux natures et deux volontés, il n’y a cependant en Lui qu’une seule personne, qui est la Personne divine, la seconde Personne de la saint Trinité. Comment cela peut-il se faire ? Comment, dans l’Homme-Dieu, n’y a-t-il point de personne humaine, quoiqu’il y ait une nature humaine ? Parce que la personnalité humaine est assumée dans la personnalité divine. Du reste, c’est un mystère qui surpasse infiniment, notre intelligence, mais que nous devons croire fermement, puisque Dieu, qui est la vérité même, l’a révélé. C’est la nature humaine et non la nature divine qui a souffert en Jésus-Christ, qui a jeûné, qui a prié pour nous, etc., et cependant on peut et on doit dire que c’est Dieu qui a souffert, qui a jeûné, qui a prié pour nous... parce que c’est toujours à la Personne qu’on attribue et qu’appartiennent les œuvres ; or, la Personne de Jésus-Christ est une personne divine, la Personne de Jésus-Christ est Dieu.

D : La très sainte Vierge est-elle véritablement Mère de Dieu ?
R : Oui, la sainte Vierge est véritablement Mère de Dieu le Verbe-Incarné, puis qu’elle a conçu et mis au monde un fils qui est Dieu véritable.

L’Esprit-Saint ayant formé, de la propre substance de Marie, le corps que le Verbe éternel a uni à sa personne, le Fils unique de Dieu est devenu le Fils de Marie, et Marie est devenue Mère du Fils unique de Dieu ; elle a pour fils le Créateur et le souverain Seigneur de l’univers. Celui que le Père céleste appelle son Fils parce qu’il l’a engendré de toute éternité, Marie l’appelle son Fils, parce qu’elle l’a conçu et mis au monde dans le temps. Il n’y a point deux fils, l’un sortant de toute éternité du sein du Père, l’autre conçu dans le temps du sein de Marie ; comme il n’y a en Jésus-Christ qu’une seule personne, il n’y a qu’un seul fils ; un seul Jésus-Christ, Dieu et homme, et tout à la fois Fils du Père éternel et fils de la vierge Marie.

D : Pourquoi la Mère de Dieu est-elle appelée la sainte Vierge ?
R : Parce qu’elle a conçu et enfanté le Fils de Dieu sans cesser d’être Vierge.

La Mère de l’Homme-Dieu a toujours été vierge, et avant l’enfantement, et pendant l’enfantement, et après l’enfantement ; elle a mis au monde son divin fils, par miracle, comme elle l’avait conçu ; et depuis elle a toujours été inviolablement fidèle à son vœu de virginité.Vous vous souvenez que ce ne fut que lorsqu'elle obtint de l'Angélique Messager l'assurance de conserver sa virginité qu'Elle se soumit à la Volonté Divine et que  le Saint-Esprit, par un miracle, Consacra son sa disponibilité à coopérer à l'Oeuvre de Dieu en opérant le miracle de l'ncarnation du Verbe (Parole Créatrice du Père qui maintient tout les univers en l'existance et s'abaissait pour restituer à  Son Humaine Créature sa dignité première d'être, En Lui, créée à l'Image et à la Ressemblance de Dieu) 
Puisque la Tradition Aostolique et la foi nous enseigne que la Mère de l’Homme-Dieu est toujours demeurée vierge, il s’ensuit que saint cate21c-1-.jpgJoseph, époux de Marie, ne fut pas pas le père naturel de Jésus-Christ, mais son Père Putatif,ce qui ne l'empécha pas d'exercer , entre autres rôles, celui très important  de l'Autorité Légale sur son Fils très aimé.
Jésus-Christ ayant été conçu par l’opération de saint-Esprit, n’a point de Père parmi les hommes ; saint Joseph eut le privilège d'être Son  père nourricier et le gardien de la virginité de Marie.

D : Comment appelle t-on le Fils de Dieu fait homme ?
R :  Jésus-Christ (Christ veut dire : l'Oin de Dieu").

Le Fils de Dieu fait homme est appelé Jésus-Christ ; ainsi, Jésus-Christ est le Fils de Dieu fait homme.

Toutes les fois donc que nous entendrons prononcer ce Nom, nous devons penser à l’excessive tendresse du Verbe divin (De la Parole créatrice de Dieu) qui s’est revêtu de notre nature et est devenu semblable aux pécheurs, afin de les arracher à l'esclavage du démon et du péché en les restituant à leur dignité première de Créatures faites à l'Image et à la ressemblance de Deu.
Jésus-Christ, en tant que Dieu, existe de toute éternité ; mais en tant qu’homme il a commencé d’être au moment où il s’est incarné dans le sein de la bienheureuse vierge Marie ; en tant que Dieu, il est partout est partout et soutien les univers; mais en tant qu’homme, il n’est qu’au "cie" et au Très St Sacrement e l'Autel où, le conservant pour le distribuer comme viatique au malade, nous l'adorons . Cependant, alors que nous distinguons ces diférents modes de Présences réelles du Verbe-Dieu pour éviter de sombrer dans toutes sortes de confusions,restons bien humble, n'oublions jamais que nous parlons de vérités indicibles qui dépassent de très loin nos intelligences limitées...Comme le faisais remarquer St Jacques de Saroug, ne nous laissons pas séduire par de vains discours qui n'apportent que divisions, unissons nous plutôt dans la contemplation et l'Adoration qui s'en suit...

D : Que veut dire le mot « Jésus » ?
R : Il veut tout simplement dire "Dieu Sauveur".

Le nom de Jésus veut dire Sauveur, et le Fils de Dieu le mérite à juste titre, puisui’il nous a sauvé de l’esclavage du démon et de la réprobation que méritaient nos péchés. On donne aussi au Fils de Dieu fait homme le nom de « Rédempteur », pour exprimer qu’il a répandu son Sang et donné sa vie pour délivrer les hommes de la servitude dans laquelle ils gémissaient. Rédempteur veut dire qui rachète, qui paie une somme afin de rendre à la liberté un prisonnier, un captif. Nous étions tous les captifs du démon ; le Fils de Dieu nous a rendus à la liberté, et la somme qu’il a donnée pour cela, c’est son propre Sang qu’il a versé jusqu’à la dernière goutte sur la croix.

D : Que veut dire le mot « Christ » ?
R : Le mot Christ veut dire "l'Oint", celui qui est "sacré", qui a reçu une onction sainte ; c’est aussi ce que signifie le mot « Messie ».

On sacrait, dans l’ancienne loi, les rois, les prêtres et les prophètes ; on leur faisait des onctions avec de l’huile. Dans la loi nouvelle, on fait aussi des onctions aux prêtres et aux rois pour les consacrer au Seigneur. Le nom de Christ ou de Messie, qui signifie la même chose que sacré ou qui a reçu une onction sainte, est donné au Fils de Dieu fait homme, parce qu’il a réuni dans sa Personne la dignité de roi, de prêtre et prophète. Il est le Roi des rois et le Seigneur des Seigneurs : son Père lui a donné tout pouvoir sur les hommes ; il règne sur toutes les nations, et son règne n’aura point de fin. Il est prêtre éternel : et qui jamais mérita mieux ce titre que Celui qui a offert et qui offre encore tous les jours le plus auguste et le plus saint de tous les sacrifices ? Tous les prêtres ne sont prêtres qu’en Lui et par Lui. Il est prophète : l’avenir n’ayant rien de caché pour lui, il a prédit toutes les circonstances de sa Passion, de sa mort, de sa résurrection et de l’établissement de son Église, et c’est Lui-même qui a parlé par les prophètes. L’Homme-Dieu, Roi-prêtre et prophète tout à la fois, n’a point été sacré d’une onction corporelle et sensible ; Dieu le Père n’a point employé des cérémonies extérieures pour sacrer son Fils ; l’onction qu’il a reçue, c’est la divinité ; c’est à dire que la divinité, en s’unissant à son âme et à son corps, les a pleinement consacrés, puisque par là ils sont devenus l’âme et le corps d’un Dieu.

D : Qu’est-ce donc que le mystère de l’Incarnation ?
R : Le mystère de I’lncarnation est le mystère du Fils de Dieu fait homme pour nous.

Le mystère de l’lncarnation, c’est l’union de la nature divine avec la nature humaine ; union si étroite, si intime, que ces deux natures ne font qu’une seule personne : en sorte que l’homme est vraiment Dieu, et que Dieu est vraiment homme.

TRAITS HISTORIQUES

Le comte Armogaste, fils de Genséric lui-même, ce cruel propagateur de l’hérésie arienne, confessa dans les supplices la divinité de Jésus-Christ. On lui lia tous les membres avec des cordes, et on le jeta en prison. Armogaste prononça le nom de Jésus, et ses liens tombèrent aussitôt. On le pendit à un pieu la tête en bas. Mais, ô prodige ! à peine eut-il prononcé ces paroles : « Jésus-Christ est Dieu ! » qu’il s’endormit sans douleur, comme sur un lit de repos.

On trouva gravées sur le cœur de sainte Madeleine de Pazzi ces paroles qu’elle avait répétées si souvent : « Le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous ».

 

JESUS, FILS UNIQUE DE DIEU

Jésus marche sur les eaux à la rencontre des disciples."A la quatrième veille de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer." (Mat. 14, 25 ) " Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, disant : vous êtes vraiment le FILS DE DIEU. " (Mat. 14, 33 )

" Le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, voyant le tremblement de terre et ce qui se passait, furent saisis d'une grande frayeur et dirent : vraiment, c'était le Fils de Dieu." ( Mat. 27, 57 )

" Marie dit à l'ange : 'Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? ' L'ange lui répondit : ' l'Esprit-Saint viendra sur vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. " ( Luc. 1, 35 )

" Jésus dit à Zachée : ' Le salut est arrivé aujourd'hui pour cette maison, parce que lui aussi est fils d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher ce qui était perdu." ( Luc. 19, 9-10 )

" Jésus ayant été baptisé, sortit aussitôt de l'eau, et voilà que les cieux s'ouvrirent pour lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voilà que des cieux, une voix disait : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances." ( Mat. 3, 16-17 )

" Jésus, étant venu de la région de Césarée de Philippe, interrogeait ainsi ses disciples : " Qui dit-on qu'est le Fils de l'homme ? " Simon-Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. " ( Mat. 16, 13-17 )

" Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. …Il (Pierre) parlait encore lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée, une voix dit : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances ; écoutez-le." ( Mat. 17, 1-6 )

Chez Caïphe. " Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : " Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu ? "

Jésus lui dit : " Tu l'as dit. Du reste, je vous le dis, à partir de maintenant, vous verrez le Fils de l'Homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel." ( Mat. 26, 62-64 )

Nathanaël répondit à Jésus : " Rabbi, vous êtes le Fils de Dieu, vous êtes roi d'Israël." Jésus lui répartit : " Parce que je t'ai dit : Je t'ai vu sous le figuier, tu crois ! Tu verras plus fort que cela." Et il lui dit : " En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu montant et descendant au-dessus du Fils de l'homme." ( Jean. 1, 49-51 )

" En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et c'est maintenant, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l'auront entendue vivront. " ( Jean. 5, 25-26 )

La résurrection de Lazare. " Jésus dit : " Cette maladie n'est pas mortelle, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié." ( Jo. 11, 5 )

" Jésus dit à Marthe : " Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il mourrait, vivra ; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Le croyez-vous ? Oui, Seigneur, lui dit-elle. Je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir en ce monde. " (Jean. 11, 27)

" Jésus certes a fait en présence des disciples beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. Ceux-ci sont écrits pour que vous croyiez queJésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu'en croyant, vous ayez la vie par son nom." ( Jean. 20, 30-31 )

" Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père nous a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. " 
( 1° Jean 4, 15 )

" En effet, Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui, ne périsse point, mais ait la vie éternelle…Celui qui croit en lui n'est pas condamné, mais celui qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils de Dieu." (Jean. 3; 16-17)

" Dieu a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique dans le monde afin que nous vivions en lui. Et cet amour consiste en ce que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme victime et propitiation pour nos péchés. (1 Jean 4, 10-11)

" C'est pourquoi les Juifs cherchaient davantage à le faire mourir, parce que, non seulement il violait le sabbat, mais encore appelait Dieu son propre Père, s'égalant lui-même à Dieu. (Jean. 5, 18 )

" Les Juifs répondirent à Pilate : Nous avons une loi, et d'après la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu." ( Jo. 19, 7 ) - cf. Jo. 10, 33 :

" Ce n'est pas pour une œuvre bonne que nous voulons vous lapider, mais pour un blasphème, à savoir qu'étant homme, vous vous faites Dieu."

 JESUS, FILS UNIQUE DE DIEU

VRAI DIEU et VRAI HOMME

Sous l'Ancienne Loi, Dieu-Yahweh s'était surtout révélé aux Israélites dans la foudre et les éclairs du Sinaï ; il était un Maître qu'il fallait craindre, un Seigneur adoré le front dans la poussière, un Juge redoutable. Les Hébreux avaient reçu, comme le dit Saint Paul : « Un esprit de servitude dans la crainte. » Romains, 8, 15

Mais Dieu est AMOUR.

« En effet, Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle. Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par Lui. Celui qui croit en Lui n'est pas condamné, mais celui qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. »
Jean, 3, 16-18

« Dieu a manifesté son amour pour nous en envoyant son Fils unique dans le monde afin que nous vivions en lui. Et cet amour consiste en ce que ce n'est pas nous qui avons aimé Dieu, mais lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme victime et propitiation pour nos péchés. »
(1 Jean 4, 10-11)

« Le Seigneur m'a dit : Tu es mon Fils ; c'est Moi qui t'engendre aujourd'hui. » Ps. de David, 2, 7 – Ep. Hébreux 1, 5-14 [voir Coran 5:117 Adorez Dieu, mon Seigneur (Jésus) et votre Seigneur. (Adonaï)]

" Et nous, nous avons contemplé et nous attestons que le Père nous a envoyé le Fils comme Sauveur du monde. Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. " 
(1 Jean 4, 15)

" Marie dit à l'ange : 'Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme ? ' L'ange (Gabriel) lui répondit : l'Esprit Saint viendra sur vous et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. C'est pourquoil'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. " (Luc. 1, 35) 
(Jésus, Fils de Marie, a été conçu en tant qu'homme et Dieu. Marie est bien Mère de Dieu.)

" Jésus ayant été baptisé, sortit aussitôt de l'eau, et voilà que les cieux s'ouvrirent pour lui, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voilà que des cieux, une voix disait :
" Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances." 
(Mat. 3, 16-17)

" Jésus, étant venu de la région de Césarée de Philippe, interrogeait ainsi ses disciples : " Qui dit-on qu'est le Fils de l'homme ? " Simon-Pierre, prenant la parole, dit :
" Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. " (Mat. 16, 13-17)

" Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne. Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. …Il (Pierre) parlait encore lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée, une voix dit :

" Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances ; écoutez-le." (Mat. 17, 1-6)

http://www.youtube.com/watch?v=aZOUSQ2vI8g

Chez Caïphe. " Qu'est-ce que ces hommes déposent contre toi ? Mais Jésus gardait le silence. Et le grand prêtre lui dit : " Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu ? "
Jésus lui dit : " Tu l'as dit. Du reste, je vous le dis, à partir de maintenant, vous verrez le Fils de l'Homme assis à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel." Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant : ‘Il a blasphémé ! Qu'avons-nous encore besoin de témoin ? Voici que vous venez d'entendre son blasphème : que vous en semble ? Ils répondirent : ils méritent la mort. » Matthieu 27, 63-66.

La résurrection de Lazare. " Jésus dit : " Cette maladie n'est pas mortelle, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu en soit glorifié." (Jo. 11, 5)

" Jésus dit à Marthe : " Je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, quand même il mourrait, vivra ; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais. Le croyez-vous ? Oui, Seigneur, lui dit-elle. 
Je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir en ce monde. " (Jean. 11, 27)

" Les Juifs répondirent à Pilate : Nous avons une loi, et d'après la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu." (Jean. 19, 7) - cf. Jean. 10, 33 : 
" Ce n'est pas pour une œuvre bonne que nous voulons vous lapider, mais pour un blasphème, à savoir qu'étant homme, vous vous faites Dieu."(…)
 

Comment dites-vous à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde :'Vous blasphémez !' parce que j'ai dit que je suis FILS DE DIEU. » 
Jean 10, 36-37

PROPHETIE DE Saint Augustin SUR LA FRANCE:

 

Au début des années 400 :

« Quelques-uns de nos docteurs disent qu'un roi des Francs possédera l'empire romain dans toute son étendue.

Ce roi viendra dans les derniers temps du monde.

Il sera le plus grand et le dernier de tous les rois.

Après avoir heureusement gouverné son royaume, ce monarque viendra à Jérusalem, et déposera sur le mont des Oliviers et son sceptre et sa couronne.

Ce sera là la fin et la consommation de l'empire des romains et des chrétiens.

Et ces mêmes docteurs, s'étayant de la parole de l'Apôtre (Apocalypse Il), prétendent que, immédiatement après, l'Antéchrist viendra. »

ANTECHRIST, QU'EST-CE A DIRE ?

 

Mgr Fulton Sheen a dit en 1950 : « Nous vivons dans les jours de l’Apocalypse — les derniers jours de notre époque ….

 

Les deux grandes forces du Corps Mystique du Christ et du Corps Mystique de l’Antéchrist commencent à établir leurs lignes de bataille pour la lutte catastrophique »

 

« Le Faux Prophète aura une religion sans Croix. Une religion sans un monde à venir. Une religion pour détruire les religions. Il y aura une église de contrefaçon.

 

L’Église du Christ  sera Une. Et le Faux Prophète va créer l’autre.

 

La fausse église sera mondaine, œcuménique et mondiale. Ce sera une fédération d’Eglises. Et les religions formeront un certain type d’association mondiale. Un parlement mondial des Eglises.

 

Elle sera vidée de tout contenu divin et sera le corps mystique de l’Antéchrist. Le Corps Mystique d’aujourd’hui sur la terre aura son Judas Iscariote et il sera le faux prophète. Satan le recrutera parmi nos évêques ».

 

« L’Antéchrist ne sera pas appelé ainsi, sinon, il n’aurait pas d’adeptes.

 

Son occupation sera de nous dire (ou de nous faire croire en se taisant) qu’il n’y pas d’autre monde.

 

Sa logique est simple: s’il n’y a pas de ciel, il n’y a pas d’enfer, s’il n’y a pas d’enfer, il n’y a pas de péché, s’il n’y a pas de péché, il n’y a pas de jugement, s’il n’y a pas de jugement, le mal est un bien et le bien un mal.

 

Comment va t-il venir dans cette nouvelle ère pour gagner des disciples à sa religion?

 

Il viendra déguisé en Grand Humanitaire. Il va parler de paix, de prospérité et d’abondance, Son discours spécieux sur la liberté, la fraternité et l’égalité, s’accompagnera de la mise en place d’une contre-Eglise, vidée de son contenu divin, comme le sera sa liturgie sans monde à venir. » 

 

« Au milieu de tout son amour apparent pour l'humanité et de son discours spécieux sur la liberté et l'égalité, il va avoir un grand secret qu’il ne dira à personne : il ne croira pas en Dieu.

 

Parce que sa religion sera la fraternité sans la paternité de Dieu, il va tromper même les élus. Il va mettre en place une Contre Église qui singera l'Église parce que lui, le diable, est le singe de Dieu.

 

Cette Contre Église aura toutes les expressions et les caractéristiques de l'Église, mais de façon inversée et vidée de son contenu divin.

 

Ce sera un corps mystique de l'Antéchrist qui ressemblera dans tous ses aspects extérieurs au Corps Mystique du Christ. . .» 

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Prières Chrétiennes
19 novembre 2021 5 19 /11 /novembre /2021 10:26
Dès lors, il nous incombe de lutter, ou plutôt de corriger nos fautes et d'améliorer notre comportement. Sans aucun doute, une fois que ceux-ci auront été redressés, nous nous entendrons très bien même avec des bêtes sauvages et des fauves, sans parler des êtres humains. Ceci est conformément à ce qui est dit dans le livre du bienheureux Job : "les bêtes sauvages seront en paix avec toi." [Job 5:23] Nous ne craindrons pas des offenses, pas plus que des pierres d'achoppement externes ne pourront non plus avoir un effet sur nous, si leurs racines n'ont pas été laissées en nous et plantées en nous. Car "grande est la paix de ceux qui aiment Ta Loi : pour eux, plus d’obstacle !" (pax multa diligentibus legem tuam et non est illis scandalum - Ps 119,165) (Saint Jean Cassien)

Dès lors, il nous incombe de lutter, ou plutôt de corriger nos fautes et d'améliorer notre comportement. Sans aucun doute, une fois que ceux-ci auront été redressés, nous nous entendrons très bien même avec des bêtes sauvages et des fauves, sans parler des êtres humains.

Ceci est conformément à ce qui est dit dans le livre du bienheureux Job : "les bêtes sauvages seront en paix avec toi." [Job 5:23]

Nous ne craindrons pas des offenses, pas plus que des pierres d'achoppement externes ne pourront non plus avoir un effet sur nous, si leurs racines n'ont pas été laissées en nous et plantées en nous.

 

Car "grande est la paix de ceux qui aiment Ta Loi : pour eux, plus d’obstacle !"

(pax multa diligentibus legem tuam et non est illis scandalum - Ps 119,165) (Saint Jean Cassien)

 

Therefore, it behooves us to fight, or rather to correct our mistakes and improve our behavior. Without a doubt, once these have been straightened, we will get along very well even with wild beasts and wild animals, not to mention human beings.
This is according to what is said in the book of Blessed Job: "The wild beasts will be at peace with you." [Job 5:23]
We will not fear offenses, nor will external stumbling stones have any effect on us, if their roots have not been left in us and planted in us.
Because "great is the peace of those who love Your Law: for them, no more obstacle!"
(pax multa diligentibus legem tuam and no is illis scandalum - Ps 119,165) (Saint John Cassian)

 

Portanto, cabe-nos lutar, ou melhor, corrigir nossos erros e melhorar nosso comportamento. Sem dúvida, uma vez que estes tenham sido endireitados, nos daremos muito bem mesmo com animais selvagens e animais selvagens, para não mencionar os seres humanos.
Isto é de acordo com o que é dito no livro do Bem-aventurado: "As bestas selvagens estarão em paz com você". [Jó 5:23]
Não teremos medo de ofensas, nem pedras tropeçadas externas terão algum efeito sobre nós, se suas raízes não foram deixadas em nós e plantadas em nós.
Porque "grande é a paz daqueles que amam sua lei: para eles, não há mais obstáculo!"
(pax multi diligentibus legem tuam e no is illis scandalum - Ps 119,165) São João Cassiano)

 

 

Chers amis. Šlomo lkoulkhoun (La Paix à vous tous) !

 

   Selon la Tradition Liturgique des Eglises Syro-Orthodoxes, nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an. 

Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars. 

 

   Cette année, le Monastère est un peu en désordre alors que s'achève un stage d'iconographie et la finition du programme des travaux iconographiques complétant les fresques du plafond de notre église du Monastère Métropolitain, lequel programme avait été interrompu par la crise sanitaire.

 

 Ouf, cette tranche de travaux sera enfin achevée ! Un grand merci à notre grand et talentueux ami, Armia qui, d'Egypte, rappelons-le, vient assumer ces travaux importants pour notre communauté chrétienne Orthodoxe Orientale. C'est dans ce chantier en cours que nous célébrerons, ce prochain dimanche 21 Novembre, le Dimanche de l'Annonciation à la Bienheureuse Vierge Marie,Mère de Dieu (had'bshabo d'Suboro da'bthulto Mariam Yoldath Aloho). 

 

   Je vous remercie pour vos prières suite à mon appel au secours pour ma santé.

 

   En effet, pour ma desserte du mois dernier pour les fidèles de "Région Parisienne" puis du Centre, Creuse Limousin, "Nouvelle Aquitaine" et Nantes, j'avais présumé de mes forces et péché par imprudence: La boucle était trop large, j'ai voulu trop en faire; suite à quoi, ma santé déclina d'une manière plus qu'impressionnante et inquiétante.

 

   De ce fait, je vous appelais au secours par un message sur notre groupe WhatsApp. Le résultat ne se fit pas attendre ! Alors que je vivais depuis une quinzaine une véritable descente aux enfer, dès le lendemain je commençais à "remonter la pente". Merci, merci pour vos prières fraternelles, votre soutien était tangible.

Ceci me conduit à relancer un autre appel, celui que je faisais pour le prêtre coordinateur de notre Mission au Pérou:
-Pour l'amour de Dieu, le bien de Son Peuple au Pérou ainsi que de votre frère le Moine et Prêtre, Dayroyo Gabriel Jeicer Suarez , merci de continuer de prier intensément pour celui qui, à la suite du Christ Bon Pasteur, s'est donné pour le Service de votre édification.
Je recevais hier ce matin un message alarmant d'une amie :
-" Priez pour mon frère, seul un miracle peut le sauver de cette hydrocéphalie"
Prions, je vous en supplie, pour obtenir ce miracle pour notre prêtre coordinateur de la Mission de notre Église Métropolitaine Syro-Orthodoxe de Mar Thoma au Pérou !

 

Que Dayroyo Benito ne soit pas laissé seul pour assumer toute la Mission !

Merci beaucoup de vous joindre à moi et prier très fort pour Dayroyo Gabriel ( Père Gabriel ) , le prêtre coordinateur de la Mission de notre Église Métropolitaine Syro-Orthodoxe de Mar Thoma au Pérou.

Comme je vous le disais, il a subi une délicates opération cérébrale pour que d'évacue le liquide céphalo rachidien.
 
C'est un vrai calvaire pour l'évêque d'être à des milliers de kilomètres de ses prêtres souffrants sans pouvoir ne rien faire d'autre que de prier.

 

    "Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, De ce qu'il a visité et racheté son peuple" (Lc 1, 68). 

 

   Dimanche de l'Annonciation à la vierge Marie; Dieu qui vient visiter et racheter son peuple, la chère création de sa main, c'est pourquoi il choisit la sainte vierge Marie pour être né d'elle afin d'achever son économie du salut. 

 

  D'une par l'amour inconditionnel du Sauveur et de l'autre part la disponibilité personnelle de Marie exprimée par sa réponse à Gabriel "γένοιτό μοι κατὰ τὸ ῥῆμά σου" (qu'il me soit fait selon ta parole). 

 

  Mais, comment pourrons-nous espérer porter le Christ dans nos cœurs et surtout l'apporter aux autres sans cette disponibilité ?

 

  Que le Seigneur nous rende dignes de cette œuvre éminente à laquelle nous tous, chrétiens, sommes appelés. Amen" (Par Dayroyo Juhanon, qui fut prêtre de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe [Patriarcale] en Région Parisienne et est maintenant en charge du Séminaire Saint Ephrem. PRIONS POUR CET AMI TRÈS CHER ET LE SUCCÈS DE SA MISSION)

 

  Il y a quelques années, à pareille époque, c'était le grand bonheur d'accueillir Votre Éminence Mor Yuhanon Meletiushius en visite confraternelle à notre Chrétienté, espérons bientôt sa visite pour, et pourquoi pas accompagné de tel ou tel confrère de notre Eglise-mère Malankare Orthodoxe…La consécration des fresques pourrait être une belle occasion 

 

   Nous célébrions ces derniers temps le triste anniversaire des attentats terroristes du "Baaclan" à Paris.

 

   Partout dans le monde des Chrétiens sont persécutés et, hélas, parfois se persécutent-ils entre eux...

 

   Ceux qui au nom de Dieu, Source de la Vie et "Ami des hommes" tuent en Son Nom manifestent d'une manière évidente qu'ils ne Le servent nullement mais rendent un culte au Diviseur, à "l'Ennemi du genre humain", celui qui est "homicide depuis les origines", autrement dit: Satan.

 

   Ne nous laissons pas diviser ! Soyons unanimes pour rendre un Hommage Universel aux victimes de tous les attentats terroristes.

 

 Nous-mêmes n'en sommes pas à l'abri qui, en notre Monastère Syro-Orthodoxe, avions reçu jadis une lettre de menace que les Services de Police avait pris "très au sérieux" avant que l'affaire ne fût, finalement, lassée sans suite…

 

  Prenez pitié, Seigneur ami des hommes, de toutes les victimes du terrorisme, des blessés, des mourants, des estropiés, de ceux qui, morts, sont en chemin vers Vous l'Auteur de la Vie!

 

  Seigneur, pitié pour votre Peuple, Seigneur le "Peuple de la Croix"! Seigneur pitié pour les djihadistes et tous extrémistes dont les cerveaux sont conditionnés pour le crime ! "L'Esprit souffle où Il veut" ! Envoyez sur chacun d'eux la lumière de Votre Esprit Saint et vivifiant pour les libérer de cet asservissement criminel de la pensée, les libérer de l’emprise de l’obscurantisme et du fanatisme!

 

   Assez ! Assez de violence et de morts partout ! Que nous choisissions la Vie !


  Vierge Sainte, Reine de tous les Peuples, ô Marie Reine de France; Saintes et Saints de Syrie, d'Egypte, du Moyen Orient de France et du monde, frères aînés Martyrs contemporains de la Foi et Témoin du Christ Prince de la Paix et de Son vivifiant Évangile, priez pour nous !

 

  Mère de Miséricorde, écrasez le serpent sous votre talon, nous vous en supplions !


  Saint Thomas Apôtre des Indes et de ses missions, Saint Irénée, Saint Hilaire et tous les Témoins de l’Évangile d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix, intercédez pour nous !

 

   Nous sommes en communion de pâtir et de prière avec les familles des victimes des attentats anti chrétiens qui affligent le monde  .

 

 

   N'ayons pas peur ! Ne nous laissons pas gagner par la peur, que ce soit celle du terrorisme ou celle qui, sciemment ou inconsciemment entretenue, maintient "en laisse" la population de nos Pays...

   Le Christ a vaincu la mort et les forces de mort ! Ne nous laissons pas diviser ! Rangeons nous résolument dans la phalange des Saints, de ceux qui tournent le dos à la mort et à une civilisation mortifère pour se tourner vers la Vie !...
 
   Votre respectueusement et fraternellement dans le Christ, notre Seigneur. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse)!

 

+Mor Philipose, Brévilly ce 19.XI.2021

 

 

Eglise Syro-Orthodoxe Francophone de Mar Thoma.

Chers amis, Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !

Heureuses préparations, pendant de Carême de l'Avent, à recevoir, à Noël le Verbe de Vie, le Christ, Soleil de Justice et Prince de la Paix !

Que le Prochain Jeûne de la Nativité nous purifie pour que nous soyons brûlants d’Amour de Dieu et du prochain !

Votre serviteur et frère, fidèlement en Christ.

+Mor Philipose.

________________________

"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

Ne restez pas seul pour les Fêtes

"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

Ne restez pas seul pour les Fêtes

Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en 

famille, grâce au partage c'est possible ! 

Venez fêter la Nativité au Monastère en famille !

Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous, du moins, en communion avec

les Chrétiens d'Orient, avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St Thomas. 

INSCRIPTIONS :

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

Nos prochains Rendez-Vous

 

Liturgiques au Monastère

 

et en dehors:

 

 

 
SOYEZ TOUS PRÉSENTS :
 
¤ Pour le Dimanche 5 Décembre
 
lors du Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde et aux Saints du Kerala
 
*Programme habituel
♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧
NOTA BENE:
Un prêtre est toujours disponible pour:
- Les Sacrements,
la catéchèse,
un ministère d'écoute,
des prières de délivrance ou d'exorcisme,
des prières de guérison
/ Vous pouvez demander des visites aux malades, pour la bénédiction des lieux où des cheptels, etc...)
♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧♧

 

  

¤ANGOULÊME (Jauldes):

 

-Dimanche  28 Novembre , 12 et 26 Décembre *

 

 

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):

- Je suis obligé de SUSPENDRE la Mess prévue le 27 NOVEMBRE en raison de ma trop grande fatigue . MERCI POUR VOTRE COMPREHENSION . Tous à Jauldes le 28 !

En décembre, le 4ème" Samedi du mois tombant le 25 le 25 je ne pourrai pas être là, pas plus qu'en Janvier puisque je visiterai nos missions d'Amérique Latine.

 

  

*Programme habituel: 10h30 Quadisha Qurbana (Divine Liturgie) suivie d'un repas fraternel e de la réception des fidèles.

Le "Carême" ou jeûne de Noël:
 
Quand, pourquoi et comment?
 
 
 
La deuxième longue période de jeûne après le Grand Carême est le jeûne de Noël. Il dure aussi quarante jours, mais n’a pas le même caractère d’austérité que le jeûne d'avant Pâques. Il commence le 15 Novembre et se termine le 24 Décembre.
 
La célébration de la naissance dans la chair de notre Seigneur Jésus-Christ est la deuxième fête majeure des chrétiens.
 
C’est vers le milieu du quatrième siècle qu’elle a été instituée dans les Églises d'Orient... On y célébrait jusque là le même jour  –   le 6 janvier –   la naissance et le baptême du Christ. Ce n’est que vers la fin du IV° s. qu’on a introduit, en provenance d’Occident, la fête de Noël le 25 décembre.
 
Originellement donc les fêtes de la nativité, de la circoncision et du baptême du Christ étaient célébrées ensemble. Désormais la Nativité se fête séparément le 25 décembre tandis que l’on a conservé la simultanéité de la circoncision et du baptême le 6 janvier.
La grande importance qu’ a prise cette nouvelle célébration de la Nativité, mise à part, chez les fidèles comme chez les moines, a eu pour conséquence que l’on a institué également pour cette fête un jeûne important selon le modèle du Grand Carême précédant Pâques.
 
Ce  jeûne préparant à la célébration de l’anniversaire du Christ s’est d’abord appelé "jeûne de St Martin" en Occident, vu sa proximité avec la fête du Saint Apôtre des Gaules tandis qu’en Orient on l’a souvent appelé "jeûne de St Philippe" puisqu’il commençait après la célébration de la fête du Saint Apôtre également.
 
C’est au V°s que nous trouvons des traces de ce jeûne avant Noël en Occident et au VI°s. en Orient. Des auteurs comme Anastase du Sinaï, le patriarche de Constantinople Nikiforos le Confesseur, saint Théodore le Studite, ainsi que le patriarche d'Antioche Théodore Balsamon le mentionnent dans leurs écrits.
 
Le jeûne au début, semble-t-il, était de courte durée. Théodore Balsamon, auteur du XIIe siècle nous apprend qu’il ne durait que sept jours à son époque – puisqu’il l’appelle le « jeûne des sept jours ». Mais sous l'influence du jeûne du Grand Carême de Pâques, il a été étendu à quarante jours, sans toutefois avoir la rigueur de celui-là.
 
En quoi consiste le jeûne ?
Pendant quarante jours, on s’abstient de toute viande, produits laitiers et œufs. En revanche on peut manger du poisson tous les jours – sauf bien sûr le mercredi et le vendredi et ceci jusqu’au 17 décembre. On peut aussi manger du poisson le jour de la fête de la Sainte Mère de Dieu quel que soit le jour. Du 18 au 24 décembre, la veille de la fête, vin et huile sont permis sauf le mercredi et le vendredi. L’abstinence de viande ne concerne pas le 15 novembre et la veille de la fête à moins que cela ne tombe un samedi un dimanche où il faut s’abstenir de tout péché.
 
« Nous devons non seulement respecter les consignes du jeûne concernant l’alimentation mais également nous abstenir de tout péché, de sorte qu’au jeûne du ventre nous devons ajouter celui de la parole en évitant le mensonge, les polémiques, les moqueries, la colère et tout péché que nous pourrions commettre avec la parole.
 
Nous devons également pratiquer le jeûne du regard et nous abstenir de regarder des choses vaines.
En fait c’est de tout notre être, quels qu’en soient les mouvements et expressions, que nous devrions jeûner et nous abstenir de tout mal, par tous nos sens, par un saint jeûne agréable à Dieu pour devenir dignes de communier aux saints mystères. » (De Le jeûne de l'Eglise par l'Archimandrite Siméon Koutchma Ed. Ministères apostoliques, pp 88-92) article de Dorothée Gazis (version française de Maxime le minime
 
source:Maxime le minime)
 

Dimanche de l’Annonciation à Sainte-Marie, Mère de Dieu 

(had'bshabo d'Suboro da'bthulto Mariam Yoldath Aloho).

Saint Qurbana

    • 1ère de St Jean 3: 2-17 :
  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
  • 04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.
  • 05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
  • 06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
  • 07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
  • 08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
  • 09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
  • 10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
  • 11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.
  • 12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?
    •  
    • Galates: 4: 1-7 :
  • 01  Tant que l’héritier est un petit enfant, il ne diffère en rien d’un esclave, alors qu’il est le maître de toute la maison ;
  • 02 mais il est soumis aux gérants et aux intendants jusqu’à la date fixée par le père.
  • 03 De même nous aussi, quand nous étions des petits enfants, nous étions en situation d’esclaves, soumis aux forces qui régissent le monde.
  • 04 Mais lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse,
  • 05 afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils.
  • 06 Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
  • 07 Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.
    •  
    • Hébreux 2 :14-18 :
  • 14 Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,
  • 15 et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
  • 16 Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.
  • 17 Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.
  • 18 Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.
    •  
    • Saint Luc 1:26-38 :
  • 26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
  • 27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
  • 28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
  • 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
  • 30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
  • 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
  • 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
  • 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
  • 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
  • 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
  • 36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
  • 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
  • 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.
    •  

 

 

Des avertissements du Ciel...

Par saint Augustin évêque d'Hippone, né à Thagaste, de la province d'Afrique, le 13 novembre 354, et mort le 28 août 430 à Hippone, extrait d une homélie.

Que chacun ait donc la prudence d'accepter les avertissements de notre Maître, pour ne pas laisser échapper le temps de sa miséricorde, ce temps qui se déroule maintenant, pendant lequel il épargne encore le genre humain.

Car, si l'homme est épargné, c'est pour qu'il se convertisse, et que personne ne soit condamné.

C'est à Dieu de savoir quand viendra la fin du monde: quoi qu'il en soit, c'est maintenant le temps de la foi.

La fin du monde trouvera-t-elle ici-bas l'un d'entre nous?

Je l'ignore, et il est probable que non.

Pour chacun de nous le temps est proche, parce que nous sommes mortels.

Nous marchons au milieu des dangers. Si nous étions de verre, nous les redouterions moins.

Quoi de plus fragile qu'un récipient de verre?

Pourtant on le conserve et il dure des siècles. Car on redoute pour lui une chute, mais non pas la vieillesse ni la fièvre.

Nous sommes donc plus fragiles et plus faibles, et cette fragilité nous fait craindre chaque jour tous les accidents qui sont constants dans la vie des hommes.

Et s'il n'y a pas d'accidents, il y a le temps qui marche.

L'homme évite les heurts, évite-t-il la dernière heure? 
Il évite ce qui vient de l'extérieur, peut-il chasser ce qui naît au-dedans de lui?

Parfois n'importe quelle maladie le domine subitement.

Enfin, l'homme aurait-il été épargné toute sa vie, lorsqu'à la fin la vieillesse est venue, il n'y a plus de délai.

PRIERE POUR PARIS ET POUR LA FRANCE
A L'OCCASION DE L'ANNIVERSAIRE DES
ATTENTATS TERRORISTES
A PARIS,
Nous pouvons avec foi prier avec la prière du  lue par le prêtre pendant "Catholicon" de notre Liturgie Syriaque:

 

  1. « J’étais une brebis perdue », l’Église entonna et dit : « J’étais déchirée et égarée, mon berger sortit à ma recherche et me trouva.

   Neqyo with wabido with, 'Idath qoudsho ‛noth wémrath.Wazriqo with wambadro,
Nfaq ro'ï bab'oth wésh-kĥan.

  1. Il me porta et me prit sur Ses épaules et me fit entrer dans Son bercail vivifiant. Il dressa devant moi la table de vie : Son Corps et Son Sang propitiatoire ;

   'Al katfé ta'nan soman,
Ou-latyoréh d-ĥayé a'lan.
Sdar qdomaï fothour ĥayé,
Faghréh wadméh mĥasyono.

  1. Pour que mes enfants et moi, nous en nourrissions ensemble en tout temps.
    Et que d’une seule voix nous criions et lui disions :

   Déstawsé béh bkoul 'édon,
Eno ou-yaldaï shawyoïth. Wéno ou-yaldaï mén ĥad foum, Qo'énan léh womrinan.

  1. Saint, Saint, vous êtes Saint, vous le Fils qui nous donna Son Corps et Son Sang. Vous êtes Saint, vous, Fils de Dieu, bénie soit votre gloire en tous lieux.

   Qadish qadish qadishat, Bro dyab lan faghréh wadméh. Qadishat Bro d-Aloho,
Brikh iqorokh mén athrokh.

 

Prière du père Stéphane Mayor, vicaire de la paroisse Sainte-Marie des Batignolles à Paris  (17e) :

 

Seigneur mon Dieu,

Toi qui m’as tant de fois manifesté ta Miséricorde,
Toi qui m’as tant soutenu dans l’adversité,
Viens à mon aide en ces jours de peine et de ténèbres.

Éclaire mon intelligence par le don de la foi, que je comprenne le monde comme tu le comprends ;
Affermis ma volonté par le don de la charité, que je reçoive ton courage dans l’adversité ;
Fortifie mon cœur par le don de l’espérance, que le mal et le désespoir n’aient pas prise sur moi.

Restaure en moi un esprit ferme, que je sois un soutien pour mes frères dans la détresse
Et que j’accomplisse, avec eux, ce que tu attends de moi tous les jours de ma vie.

Seigneur, Dieu des puissances, protège mon Église,
Aide mon pays, accueille nos morts
Et donne à tous de vivre de ta Sainte Miséricorde,
Maintenant et jusque dans les siècles des siècles,

Amen.

Chant Syriaque à Notre-Dame:

 

Le Mystère qui était caché depuis les générations vous a été révélé, O fontaine de chasteté*, quand l’Archange Gabriel est venu vous saluer+, disant : « Salut, pleine de grâce=, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes. (Luc I : 28.)
Refrain :    Réjouis-Toi, Mère de Miséricorde, Alléluia, Alléluia, Alléluia !
    Salut, ô terre jamais ensemencée. Salut, ô buisson qui s’est enflammé sans se consumer.* Salut, ô profondeur qu’il est difficile de percevoir par la vue. + Salut, ô pont qui conduit jusqu’au ciel = Toi qui es l’échelle qui élève dans les hauteurs, que vit Jacob, le père des tribus.
Refrain :    Réjouis-Toi, Mère de Miséricorde, Alléluia, Alléluia, Alléluia !
    Salut, ô toi qui as aboli la malédiction des temps anciens*. Salut, ô vase dans lequel la manne divine a été préservée. + Salut, ô toi qui as relevé Adam de sa chute et qui l’a fait retrouver son ancien état.= Le Seigneur est avec toi.
Refrain :    Réjouis-Toi, Mère de Miséricorde, Alléluia, Alléluia, Alléluia !

 

Notre Dame de Paris, priez pour nous.
Sainte Geneviève, priez pour nous.
Nos saints anges gardiens, veillez sur nous.

 

Prière à Sainte Geneviève, patronne de Paris :

Sainte Geneviève, patronne de Paris, sauve de tout danger cette cité, comme tu l’as jadis sauvée de l’invasion des hordes barbares.
Toi qui fus victorieuse d’Attila et de ses huns, éloigne de ta ville chérie toute menace d’attentat et de terreur !

Ô sainte Geneviève, céleste protectrice de Paris, prie pour tous ceux qui aujourd’hui souffrent dans cette ville. Prie pour les morts, leurs familles et leurs amis. Prie pour les blessés de corps, de cœur et d’âme.

Prie aussi pour tous les gardiens de la paix, qui risquent leur vie pour défendre et protéger Paris : policiers, gendarmes, militaires… Prie encore pour tous les bons samaritains qui se consacrent sans compter pour secourir, soigner, assister…

Soutiens tous ceux qui sont accablés, choqués, terrorisés. Eclaire ceux qui sont tentés par le désespoir, ou par la vengeance.

Ô sainte Geneviève, appelle sur nous tous la bénédiction de Dieu, afin qu’Il protège nos familles, nos enfants, nos amis… Que le seigneur Tout-Puissant accorde à tous les parisiens de vivre en paix, et de témoigner de son amour par une vie sainte et donnée aux autres !
Amîn!

 

SOYEZ LES SAINTS DU SEIGNEUR, TEMOINS POUR UNE

 

NOUVELLE GENERATION CHRETIENNE

Soyez donc bons les uns pour les autres (cf. Ep 4,32), indulgents, pleins d’amour fraternel ; supportez-vous mutuellement avec charité (cf. Ep 4,2) ; portez les fardeaux les uns des autres (cf. Ga 6,2), cédez, pardonnez ; tenez-vous les uns les autres en honneur (cf. Rm 12,10), avec révérence, avec piété et crainte de Dieu.

Si telle est votre conduite, si vous vivez ainsi, vous êtes mes saints, ou plutôt ceux de Dieu, ses anges sur la terre, les adorateurs (cf. Jn 4,23) de sa puissance, les ministres de sa gloire, les héritiers du royaume des cieux, les compagnons des saints, les habitants du paradis, vous jouissez des biens inconcevables qui nous ont été réservés.

C’est pourquoi, je vous prie (…) de marcher toujours droit dans les chemins de Dieu, de vous affermir par la vigueur de sa force (cf. Ep 6,10). (…)

Que la lumière de la connaissance de Dieu vous précède en tout mouvement et en toute action, qu’une disposition pacifique vous gouverne et que le calme d’un amour fraternel règne en vous ! (…)

Puisse le Seigneur Dieu vous ouvrir une porte de justice (Ps 117,19), un chemin de vérité (cf. 2 P 2,2), qu’il vous attire à lui, qu’il vous embrase tout entiers ; qu’il fasse de vous un instrument qui résonne de sons harmonieux pour sa joie , qu’il vous transforme en de parfaits temples vivants, et il habitera en vous, qu’il vous accorde dès ici-bas les arrhes (cf. 2 Co 1,22) de la béatitude de là-haut. (…)

Que le Seigneur notre Dieu garde, restaure (cf. 1 P 5,10), rende droites votre route et vos œuvres, qu’il emplisse vos saints cœurs de grâce, de joie et de douceur, et puisse-t-il ainsi vous rendre dignes aussi du royaume des cieux dans le Christ lui-même, notre Seigneur, à qui sont la gloire et la puissance avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Théodore le Studite (759-826)
moine à Constantinople
Catéchèse (Les Grandes Catéchèses, coll. Spiritualité orientale n° 79, trad. F. de Montleau, éd. Bellefontaine, 2002, p. 332-334)

Une Prière de Saint Macaire d'Égypte:

 

« Ange saint qui veilles sur ma

 

pauvre âme ne me quitte pas »!

 

On invoque Saint Macaire pour la sauvegarde du corps et de l'âme, contre les influences

malveillantes

 

« Ange saint, qui veilles sur ma pauvre âme et sur ma misérable vie, ne me quitte

pas je suis pécheur, et ne m'abandonne pas à cause de mes souillures. 


Ne laisse pas approcher les esprits mauvais, dirige-moi en exerçant ton pouvoir

sur mon corps périssable. 


Prends ma main blessée et impuissante, conduis-moi sur le chemin du salut. 


Oui, saint ange de Dieu, qui veilles sur mon âme et sur mon corps, pardonne-moi

tout ce qui a pu t'offenser (Ce corps) au cours de ma vie et toutes mes fautes

d'aujourd'hui. 


Protège-moi dans la nuit qui s'approche et garde-moi des embûches et des ataques

de l'Ennemi, pour que je n'offense point Dieu par un péché.


Intercède pour moi, auprès du Seigneur, afin qu'il m'affermisse dans sa crainte,

et qu'il fasse de moi un serviteur digne de sa sainteté. 


Amîn. »

 

Samedi 21 Novembre:Lectionnaire du DIMANCHE DE L’ANNONCIATION A SAINTE MARIE, MERE DE DIEU (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare )
"Briser les crânes" ,
 
 ce qui perturbe dans l'Ancien Testament
 
Père-Abbé Tryphon, EORHF
 

Lorsqu'on lit l'Ancien Testament, il est important de se rappeler qu'il a été écrit comme le récit de peuples en cheminement vers Dieu. Au cours de ce cheminement, les Israélites en sont venus à découvrir progressivement Dieu, par le biais de la révélation de Dieu auprès de leurs prophètes, et leur compréhension de Dieu a commencé à grandir. Le Christ, Logos ou Verbe de Dieu, était dès les origines, et S'identifie comme l'Alpha et l'Omega. Dès lors, l'Ancien Testament ne saurait être convenablement compris qu'à la lumière de la Résurrection du Christ.

Le Dieu de l'Ancien Testament ne peut être compris qu'à la lumière du Nouveau Testament, dès lors nous ne devrions pas prendre trop au sérieux les troublants récits où Dieu dirait à Son peuple de tuer leurs voisins, d'éclater la tête des enfants de leurs ennemis contre des rochers. Les récits historiques où on nous présente la colère du Dieu vétérotestamentaire ne devraient pas nous poser problème, car ce n'est qu'à la lumière de la révélation du Christ que nous pouvons vraiment comprendre la Vérité.

Divers Pères de l'Église ont vu ce massacres d'enfants des récits de l'Ancien Testament comme la représentation des passions, et le rocher où on les brisait comme représentant le Christ. Comme fidèles, nous écrasons nos mauvaises pensées sur le Roc, pour être sûrs que nos passions ne reviennent pas nous vaincre. Nombre de Psaumes ont les mêmes allégories, come une invitation à garder les murs de la cité de nos coeurs, et préserver les trésors spirituels que nous avons reçus de notre Roi et notre Dieu.

Le littéralisme historique n'est pas important lorsqu'on confronte tout cela avec la véritable nature de Dieu telle que révélée, et nous détourner du littéralisme dans notre interprétation de l'Écriture sainte, ce n'est pas une capitulation face au modernisme. L'Église a toujours su comment nous devrions lire les Écritures, car la Vérité du récit biblique ne peut être connue qu'à la lumière du Christ, tel que c'est révélé par Son Église.

Les Pères de l'Église ont reconnu la partie humaine des Écritures, car le Saint Esprit a illuminé les hagiographes (auteurs humains) sans jamais leur faire perdre leur personnalité, comme s'ils étaient des transmetteurs. Ces rédacteurs des Écritures n'étaient pas comme une sorte de tuyauterie par où s'écoulerait le Saint Esprit, car ils ont écrit dans le contexte de leur expérience humaine de Dieu, dans le contexte de leurs expériences culturelle et tribale.

Une certaine synergie existait, pendant qu'ils s'efforçaient de coopérer avec Dieu. Les rédacteurs de l'Ancien Testament parlaient au peuple de leurs époques, dans le contexte culturel de leurs tribus, avec leur propre identité culturelle de leur époque. Les récits d'un Dieu brutal et colérique, tels que perçus par ces écrivains, doivent être considérés comme ne réflétant que la mentalité de l'époque dans laquelle ils ont vécu.

"Ne recherchez pas la mort par les égarements de votre vie et n'attirez pas sur vous la ruine par les œuvres de vos mains. Car Dieu n'a pas fait la mort, Il ne prend pas plaisir à la perte des vivants. Il a tout créé pour l'être; les créatures du monde sont salutaires, en elles il n'est aucun poison de mort, et l'Hadès ne règne pas sur la terre" (Sagesse de Salomon 1,12-14). Ce Dieu de l'Ancien Testament n'a jamais ordonné aux gouvernements et aux armées de tuer, sinon Il serait en contradiction avec les 10 Commandements dans lesquels Il disait à Son peuple qu'ils ne devraient pas tuer.

Les références à la peine capitale ne disent pas à Son peuple de tuer qui que ce soit, mais seulement que les conséquences du péché, c'est la mort. Les récits de lapidation de pécheurs, de têtes d'enfants éclatées contre les rochers, et de massacres de voisins, sont nés dans le péché et les ténèbres d'un peuple qui ne commençait qu'à recevoir la révélation de l'amour de Dieu. Cet amour a été crescendo jusqu'à la Résurrection du Christ d'entre les morts, et le bannissement de la puissance de la mort, une fois pour toutes.

Dans l'amour du Christ, Père-Abbé (
Higoumène) Tryphon
"Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, De ce qu'il a visité et racheté son peuple" (Lc 1, 68). Dimanche de l'Annonciation à la vierge Marie; Dieu qui vient visiter et racheter son peuple, la chère création de sa main, c'est pourquoi il choisit la sainte vierge Marie pour être né d'elle afin d'achever son économie du salut. D'une par l'amour inconditionnel du Sauveur et de l'autre part la disponibilité personnelle de Marie exprimée par sa réponse à Gabriel "γένοιτό μοι κατὰ τὸ ῥῆμά σου" (qu'il me soit fait selon ta parole). Mais, comment pourrons-nous espérer porter le Christ dans nos cœurs et surtout l'apporter aux autres sans cette disponibilité ? Que le Seigneur nous rende dignes de cette oeuvre éminente à laquelle nous tous, chrétiens, sommes appelés. Amen (Dayroyo Juhanon, prêtre de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe[Patriarcale] en Région Parisienne)

"Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, De ce qu'il a visité et racheté son peuple" (Lc 1, 68). Dimanche de l'Annonciation à la vierge Marie; Dieu qui vient visiter et racheter son peuple, la chère création de sa main, c'est pourquoi il choisit la sainte vierge Marie pour être né d'elle afin d'achever son économie du salut. D'une par l'amour inconditionnel du Sauveur et de l'autre part la disponibilité personnelle de Marie exprimée par sa réponse à Gabriel "γένοιτό μοι κατὰ τὸ ῥῆμά σου" (qu'il me soit fait selon ta parole). Mais, comment pourrons-nous espérer porter le Christ dans nos cœurs et surtout l'apporter aux autres sans cette disponibilité ? Que le Seigneur nous rende dignes de cette

éminente à laquelle nous tous, chrétiens, sommes appelés. Amen (Dayroyo Juhanon, prêtre de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe[Patriarcale] en Région Parisienne)

QU'EST-CE QUE LA "PRIERE DE DEMANDE"  ?

 

Le Seigneur a donné une prière commune pour tout le monde, combinant en elle tous nos besoins, spirituels et corporels, intérieurs et extérieurs, éternels et temporels.

Mais puisqu'il est impossible d'inclure tout ce que l'on doit demander à Dieu dans une seule prière, une règle est donnée après la prière commune pour les demandes privées que nous pourrions avoir: Demandez, et il vous sera donné, cherchez et vous trouverez, frappez, et l'on vous ouvrira.

Il en est donc ainsi dans l'Église de Dieu: les chrétiens prient en commun pour les besoins communs, mais chacun détermine ses propres besoins et exigences devant le Seigneur.

Nous prions en commun dans les églises selon les rites établis, qui ne sont rien d'autre que la Prière du Seigneur qui a été expliquée et présentée de diverses manières, tandis qu'en privé, à la maison, tout le monde prie le Seigneur pour ses propres intérêts à sa manière.

Même dans l'église on peut prier pour ses propres préoccupations, et à la maison nous pouvons prier la prière commune.

Nous devons nous préoccuper d'une seule chose: lorsque nous nous nous nous tenons en prière, à la maison ou à l'église, nous devons avoir une vraie prière dans notre âme, une véritable orientation et élévation de notre esprit et de notre cœur vers Dieu.

Laissez faire chacun selon ses capacités. Ne vous tenez pas comme une statue, et ne murmurez pas les prières mécaniquement comme un orgue de Barbarie joue des chansons.

Tant que vous vous tenez comme ça, et aussi longtemps que vous marmottez les prières, vous êtes sans la prière, l'esprit vagabond, le cœur plein de sentiments vains.

Si vous êtes déjà dans la prière et ajustés à elle, est-il difficile pour vous de tirer votre esprit et votre coeur à elle?

Attirez-les, même s'ils sont devenus inflexibles.

Ensuite, la vraie prière se formera et attirera la miséricorde de Dieu, et la promesse de Dieu concernant la prière (Demandez et il vous sera donné), sera respectée.

Souvent, il n'est pas donné, car il n'y a pas de prière de demande, mais seulement une posture de prière.

Commentaires de l'Ecriture par Saint Théophane le reclus. I Thessaloniciens 1:6-10 et Luc 11:1-10
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +

Dimanche 22 NOVEMBRE 2015, "De l'Annonciation à Marie". ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Mon royaume n'est pas de ce monde

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 18,33b-37.

En ce temps-là, Pilate appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »
Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien d’autres te l’ont dit à mon sujet ? »
Pilate répondit : « Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les grands prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? »
Jésus déclara : « Ma royauté n’est pas de ce monde ; si ma royauté était de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. En fait, ma royauté n’est pas d’ici. »
Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui dis que je suis roi. Moi, je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Quiconque appartient à la vérité écoute ma voix. »

Dimanche 22 NOVEMBRE 2015, "De l'Annonciation à Marie". ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermons sur l'évangile de Jean, n°115 

 

« Mon royaume ne vient pas de ce monde »

 

 

      Écoutez tous, juifs et gentils... ; écoutez, tous les royaumes de la terre ! Je n'empêche pas votre domination sur ce monde, « mon Royaume n'est pas de ce monde »

(Jn 18,36).

Ne craignez donc pas de cette crainte insensée qui a saisi Hérode quand on lui a annoncé ma naissance...

Non, dit le Sauveur, « mon Royaume n'est pas de ce monde ».

Venez tous à un Royaume qui n'est pas de ce monde ; venez-y par la foi ; que la crainte ne vous rende pas cruels.

Il est vrai que, dans une prophétie, le Fils de Dieu dit en parlant du Père :

« Par lui, j'ai été établi roi sur Sion, sur sa montagne sainte »

(Ps 2,6).

Mais cette Sion et cette montagne ne sont pas de ce monde. 


      Qu'est-ce en effet que son Royaume ?

Ce sont ceux qui croient en lui, ceux à qui il dit : « Vous n'êtes pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde »

(cf Jn 17,16).

Et pourtant, il veut qu'ils soient dans le monde ; il prie son Père : « Je ne te demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal »

(Jn 17,15).

Car il n'a pas dit :

« Mon Royaume n'est pas dans ce monde » mais bien :

« Il n'est pas de ce monde ; s'il était de ce monde, mes serviteurs viendraient combattre pour que je ne sois pas livré ». 


      En effet, son Royaume est vraiment ici sur terre jusqu'à la fin du monde ; jusqu'à la moisson l'ivraie est mêlée au bon grain (Mt 13,24s)...

Son Royaume n'est pas d'ici car il est comme un voyageur dans ce monde.

A ceux sur qui il règne, il dit :

« Vous n'êtes pas du monde, car je vous ai choisis du milieu du monde »

(Jn 15,19).

Ils étaient donc de ce monde, quand ils n'étaient pas encore son Royaume et qu'ils appartenaient au prince de ce monde (Jn 12,3)...

Tous ceux qui sont engendrés de la race d'Adam pécheur appartiennent à ce monde ; tous ceux qui ont été régénérés en Jésus Christ appartiennent à son Royaume et ne sont plus de ce monde.

« Dieu nous a en effet arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé »

(Col 1,13).

 

Dimanche 22 NOVEMBRE 2015, "De l'Annonciation à Marie". ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

"Meu reino não vem deste mundo"
 

  
      Ouça tudo, judeus e gentios ...; Ouça, todos os reinos da terra! Eu não evito seu domínio sobre este mundo, "meu Reino não é deste mundo"
(Jn 18,36).
Então, não tenha medo desse medo insano que apreendeu Herodes quando ele foi informado sobre meu nascimento ...
Não, diz o Salvador, "Meu Reino não é deste mundo".
Venha para um Reino que não é deste mundo; vem pela fé; Esse medo não o torna cruel.
É verdade que, em uma profecia, o Filho de Deus diz ao falar do Pai:
"Por ele, fui feito rei sobre Sião na sua montanha sagrada"
(Pd 2,6).
Mas este Zion e esta montanha não são deste mundo.


      Qual é, de fato, o reino dele?
Eles são aqueles que acreditam nele, a quem ele diz: "Você não é do mundo, como eu, eu não sou do mundo"
(ver Jn 17,16).
E, no entanto, ele quer que eles estejam no mundo; ele reza para o Pai: "Não te peço para removê-los do mundo, mas para evitar que sejam prejudiciais"
(Jn 17,15).
Porque ele não disse:
"Meu Reino não está neste mundo", mas:
"Ele não é deste mundo; Se ele fosse deste mundo, meus servos viriam a lutar para que eu não fosse entregue ".


      De fato, seu Reino está verdadeiramente aqui na terra até o fim do mundo; até a colheita, os joios são misturados com o grão (Mt 13,24s) ...
Seu Reino não está aqui porque ele é como um viajante neste mundo.
Para aqueles sobre os quais ele reina, ele diz:
"Você não é do mundo, porque eu escolhi você do meio do mundo"
(Jn 15,19).
Eles eram, portanto, deste mundo, quando ainda não eram seu Reino e pertenciam ao príncipe deste mundo (Jo 12,3) ...
Todos os que são gerados pela raça pecadora de Adão pertencem a este mundo; Todos aqueles que foram regenerados em Jesus Cristo pertencem ao Seu Reino e não são mais deste mundo.
"Deus nos destruiu do poder das trevas e nos transferiu para o Reino do seu Filho amado"
(Col 1.13).

 
(Por Santo Agostinho
(354-430), Bispo de Hipona (Norte de África) e Doutor da Igreja
Sermões sobre o Evangelho de João, No. 115

"My kingdom does not come from this world"
 

 
 
      Listen to all, Jews and Gentiles ...; Listen, all the kingdoms of the earth! I do not prevent your dominion over this world, "my Kingdom is not of this world"
(Jn 18,36).
So do not be afraid of this insane fear that seized Herod when he was told about my birth ...
No, says the Savior, "My Kingdom is not of this world".
Come to a Kingdom that is not of this world; come by faith; that fear does not make you cruel.
It is true that in a prophecy the Son of God says in speaking of the Father:
"By him I was made king over Zion on her holy mountain"
(Ps 2,6).
But this Zion and this mountain are not of this world.


      What, indeed, is his kingdom?
They are those who believe in him, to whom he says, "You are not of the world, like me, I am not of the world"
(cf Jn 17,16).
And yet, he wants them to be in the world; he prays to his Father: "I do not ask you to remove them from the world but to keep them from harm"
(Jn 17,15).
Because he did not say:
"My Kingdom is not in this world" but:
"He is not of this world; if he were of this world, my servants would come to fight so that I would not be delivered. "


      Indeed, his Kingdom is truly here on earth until the end of the world; until the harvest the tares are mixed with the grain (Mt 13,24s) ...
His Kingdom is not here because he is like a traveler in this world.
To those over whom he reigns, he says:
"You are not of the world, because I chose you from the middle of the world"
(Jn 15,19).
They were therefore of this world, when they were not yet his Kingdom and they belonged to the prince of this world (Jn 12,3) ...
All who are begotten of the sinful race of Adam belong to this world; all those who have been regenerated in Jesus Christ belong to His Kingdom and are no longer of this world.
"God has indeed torn us away from the power of darkness and transferred us to the Kingdom of his beloved Son"
(Col 1.13).

 
(By Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) .Sermons on the Gospel of John, No. 115)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

 
A-t-on vraiment découvert la maison
 
d'enfance de Jésus ?
 
Découverte de la maison natale de Jésus ?
Selon les archéologues, Jésus aurait vécu là.
Peut-être même a-t-il même grandi dans cette maison.

Source : "Aleteia"

 

Découverte de la maison natale de Jésus ?

Depuis près de 2 000 ans, tout ce qui concerne Jésus fascine les hommes... et surtout les chercheurs ! Voici que, dans un article du numéro de mars-avril 2015 de la Biblical Archeology Review, l’archéologue Ken Dark de l’université de Reading révèle que la maison où Jésus a passé son enfance pourrait avoir été découverte.« Il est impossible d’affirmer qu’il s’agit bien de la maison de Jésus,reconnaît le chercheur, mais d’autres éléments penchent en faveur de cette hypothèse ».

Pour la toute première fois, un bâtiment d'habitation du temps de Jésus (1er siècle de notre ère), situé sous le couvent des sœurs de Nazareth, a été étudié par des archéologues professionnels. Et même s'ils ne peuvent affirmer à 100% qu'il s'agit bien de la maison de la Sainte Famille, ce qu'ils ont trouvé met en lumière le style de vie d'un village juif de l'époque de Jésus en Galilée.


« Jésus a dormi ici »

« Comme avec  la plupart de ces choses, il n'y a pas de fumée sans feu comme on dit, et une inscription en araméen dit : "Jésus a dormi ici" », a écrit le spécialiste du Nouveau Testament Ben Witherington à Aleteia. « Nous avons là une ou deux petites maisons de la bonne période qui nous disent ce à quoi pouvaient ressembler les habitations du temps du Christ. Le fait que l'une d'elles se trouve sous une église peut être important, mais est-il donc possible qu'elle ait appartenu à la famille de Jésus ? Oui, je suppose. Y a-t-il un degré de certitude absolue ? Non, du moins pas encore. »

En réalité, le site a été mis au jour pour la première fois en 1880, mais pas de façon professionnelle. Les sœurs de Nazareth ont construit un couvent, découvert une ancienne fontaine-citerne et creusé un peu, avec l'aide d'ouvrières et d'écoliers. Le couvent fonctionne encore, en face de la rue de l'imposante basilique de l'Annonciation à Nazareth.

« Les sœurs ont découvert un ensemble d'objets archéologiques exceptionnellement bien préservés, notamment des murs et des voûtes qui remontent aux Croisés, une église-grotte byzantine, des tombes de la période de l'ancien Empire romain et autres structures taillées et construites dans le roc », écrit l'archéologue Ken Dark dans la revueBiblical Archaeology Review

À part ces quelques objets présentées par les religieuses dans leur musée, peu d'attention a été porté au site en lui-même, à l'exception de quelques études faites en 1936 par un jésuite français, Henri Senès, de l’Institut biblique pontifical de Jérusalem. Les sœurs n'ont pris connaissance de ses notes qu'en 2006, lorsqu'elles ont ouvert l’accès au site et aux archives à l’équipe de Ken Dark et son projet archéologique à Nazareth. Après quelques tracas, les preuves commencent à émerger lorsque l'équipe commence à réexaminer l'ensemble du site.

C'est ainsi qu'ont été retrouvés des fragments, sans doute de la vaisselle, en calcaire. Ce qui laisse penser qu'une famille juive a probablement vécu dans cette maison, le calcaire étant considéré, selon les croyances religieuses de l’époque, comme un matériau ne pouvant être impur... « Nulle part ailleurs, n'existe une frontière aussi nette entre les gens acceptant la culture romaine et ceux la rejetant, même le long des frontières de la Rome impériale. Ce qui suggère que la région de Nazareth était inhabituelle en ce qui concerne la force de son sentiment anti-romain et/ou la force de son identité juive. » 


Une autre maison...

Contacté par la rédaction d'Aleteia, le père Manns, bibliste, ancien directeur de la faculté des sciences bibliques à Jérusalem, analyse les conséquences de cette nouvelle découverte : « En 2009, une archéologue juive, Yardena Alexandre, avait découvert une autre maison sous le site du Centre international de Marie, avec une cour centrale et la présence de plusieurs citernes taillées dans le roc. Un texte du7e siècle, écrit en 670 après J.-C. par l'abbé irlandais saint Adamnan, leDe Locis Sanctis raconte les voyages en Terre Sainte du moine gaulois Arculf. Il y décrit la maison de Jésus comme étant située entre deux tombes et sous une église. La conclusion qui s’impose est que les résultats des fouilles de Nazareth faites par le père Bagatti doivent être revus et corrigés. Mais si l’archéologie est en mesure de démontrer la présence d’une église byzantine sous le couvent des Dames de Nazareth, la partie sera gagnée ».

Constatant la masse d'informations qui découlent des recherches archéologiques, le père Manns conclut : « Heureusement que la foi des chrétiens n’est pas basée sur des pierres, mais sur une personne ».

Adapté de l'anglais par Arthur Herlin, avec Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

Les calvaires de nos campagnes sont des points de

repères

spirituels,

historiques,

géographiques

L’association S.O.S Calvaires œuvre depuis des années pour la sauvegarde des calvaires, oratoires et chapelles qui composent notre patrimoine, pour les restaurer et les entretenir. Elle prend en charge l’intégralité des coûts liés à la restauration de chaque lieu. Elle est composée majoritairement de jeunes membres catholiques, parmi lesquels Eloi Verly, que nous avons interrogé au sujet de l’association et de sa mission.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a amené à fonder SOS CALVAIRES ?

Eloi Verly (SOS Calvaires) : L’association date de 1987 et c’est M. Chetaneau qui l’a créée. Elle s’appelait à l’origine « L’association des amis des chapelles et calvaires du Lion d’Angers ». Elle était rattachée à la paroisse du Lion d’Angers. Mais le temps passant, l’association vieillissait, et en 2015 son fondateur cherchait quelqu’un pour lui succéder. Paul Ramé se proposa et en prit la direction. Il rajeunit l’équipe dirigeante et dynamisa les actions. Julien Le Page devint président en 2019 et donna un nouveau souffle à l’association. Il fixa l’objectif d’une pose de calvaire par mois, objectif qui fut tenu à partir de 2020. C’est à cette époque que le nom a changé pour devenir SOS Calvaires, nom plus générique qui permettait de s’étendre sur toute la France.

En effet, notre ambition grandissait au fur et à mesure que la demande se faisait plus pressante et que le soutien des bienfaiteurs nous permettait d’y répondre. Oui, nous faisions bien face à une nécessité : donner une nouvelle vie à notre petit patrimoine pour empêcher que de trop nombreuses croix disparaissent chaque année, faute d’entretien. Les particuliers qui en possèdent n’ont pas toujours les moyens ou l’envie de les restaurer. Certaines communes quant à elles, préfèrent oublier leur devoir de les rénover, et attendent que ces croix tombent. La nécessité étant nationale, notre devoir de nous établir partout en France fut pour nous une évidence.

Breizh-info.com : Concrètement, quelles actions menez-vous ? Parlez-nous plus particulièrement de celles menées en Bretagne et dans l’Ouest notamment ?

Eloi Verly (SOS Calvaires) : C’est très simple : nous menons toutes actions qui permettent de mettre en valeur les croix de nos sentiers. Nous possédons pour le moment 25 antennes en France. Notre activité va du simple signalement d’un calvaire (grâce à notre web app qui donne la géolocalisation, l’état de la croix, et une photo), au remplacement des croix en bois, en passant par les débroussaillages et les nettoyages de la pierre. Mais nous allons plus loin. Notre volonté est de redonner aux français la fierté de leur racine chrétienne. Aussi, nous œuvrons beaucoup sur les réseaux sociaux pour nous faire connaître et donner à chacun l’envie de redresser sa croix.

L’association possède trois antennes en Bretagne : à Rennes, à Nantes et à Vannes. Celle de Nantes a dernièrement eu la grâce de planter une croix en bois au lieu-dit La Boulaye-en-Port Saint-Père. Cette pose s’est révélée particulièrement solennelle du fait de la présence d’une troupe de béhourd et d’un Bagad. Ces trois équipes tiennent un rythme d’un débroussaillage/nettoyage par mois.

Breizh-info.com : Comment est-ce que l’on s’y prend pour financer une telle action ? Et pour la mettre en place ?

Eloi Verly (SOS Calvaires) : Le coût de restauration d’un calvaire est assez élevé. Il faut compter environ 800 euros pour les croix classiques, et le prix peut vite doubler si l’on doit mettre un Christ neuf (nous les fabriquons en résine époxy grâce à un moule), ou si des travaux de maçonneries sont à prévoir. D’autre part, l’association emploie désormais un salarié à plein temps, et possède un local. Elle fait donc face à de grosses dépenses chaque mois.

Pour disposer d’une telle somme, l’association s’appuie principalement sur les dons. Elle en a cruellement besoin pour pouvoir continuer son œuvre. Reconnue d’intérêt général, elle peut délivrer des crédits d’impôt. Sa volonté est aussi de signer des contrats d’entretien avec les communes, leur assurant la mise en valeur de chacun de leurs calvaires. Le développement de la boutique contribuera à l’avenir, à financer de nouveaux chantiers. On y trouvera entre autres notre cuvée spécial SOS CALVAIRES (du Bordeaux principalement).

Notre politique est d’impliquer au maximum les propriétaires et les habitants des alentours dans la restauration de leur patrimoine. Souvent ce sont eux qui nous sollicitent, mais il arrive aussi que nous devions aller frapper aux portes pour savoir à qui appartient la croix à l’abandon. Ensuite, nous réfléchissons avec eux à un moyen de financement. La création d’une cagnotte, un financement participatif, une quête. L’argent ne doit pas être un obstacle aux travaux, mais nous devons tout de même nous assurer de la bonne volonté des propriétaires, gage que le calvaire sera entretenu par la suite. Nous complétons si nécessaire.

Si la croix est en bois, elle est fabriquée directement dans notre atelier au Lion d’Angers, par notre salarié. Sinon, nous faisons appel aux artisans qualifiés dans le domaine. Vient enfin le jour de la pose. Nous laissons au chef d’antenne et au propriétaire le soin d’organiser l’événement. En général, la bénédiction a lieu dans la foulée.

Dimanche de la Visitation à  Elisabeth (Journée de la femme )

Saint Qurbana

    • I de St Pierre 3: 1 -7 :
  • 03 Que votre parure ne soit pas extérieure – coiffure élaborée, bijoux d’or, vêtements recherchés –
  • 04 mais qu’elle soit une qualité d’humanité au plus intime de votre cœur, parure impérissable d’un esprit doux et paisible : voilà ce qui a grande valeur devant Dieu.
  • 05 C’est cela qui faisait la parure des saintes femmes de jadis, elles qui espéraient en Dieu, soumises chacune à leur mari,
  • 06 comme Sara qui obéissait à Abraham, en l’appelant seigneur. Vous êtes devenues les filles de Sara en faisant le bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.
  • 07 De même, vous les maris, sachez comprendre, dans la vie commune, que la femme est un être plus délicat ; accordez-lui l’honneur qui lui revient, puisqu’elle hérite, au même titre que vous, de la grâce de la vie. Ainsi, rien ne fera obstacle à vos prières.
    •  
    • I Timothée 2: 9 à 15 :
  • 09 De même les femmes : qu’elles portent une tenue décente, avec pudeur et modestie, plutôt que de se parer de tresses, d’or ou de perles, ou de vêtements précieux ;
  • 10 ce qui convient à des femmes qui veulent exprimer leur piété envers Dieu, c’est de faire le bien.
  • 11 Que la femme reçoive l’instruction dans le calme, en toute soumission.
  • 12 Je ne permets pas à une femme d’enseigner, ni de dominer son mari ; mais qu’elle reste dans le calme.
  • 13 En effet, Adam a été modelé le premier, et Ève ensuite.
  • 14 Et ce n’est pas Adam qui a été trompé par le serpent, c’est la femme qui s’est laissé séduire, et qui est tombée dans la transgression.
  • 15 Pourtant la femme sera sauvée en devenant mère, en restant dans la modestie, dans la foi, la charité et la recherche de la sainteté.
    •  
    •  3:11 -13 :
  • 11 Les femmes, elles aussi, doivent être dignes de respect, ne pas être médisantes, mais sobres et fidèles en tout.
  • 12 Que le diacre soit l’époux d’une seule femme, qu’il mène bien ses enfants et sa propre famille.
  • 13 Les diacres qui remplissent bien leur ministère obtiennent ainsi une position estimable et beaucoup d’assurance grâce à leur foi au Christ Jésus.
    •  
    • Saint Luc 1: 39-56 :
  • 39 En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée.
  • 40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
  • 41 Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint,
  • 42 et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni.
  • 43 D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?
  • 44 Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi.
  • 45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »
  • 46 Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur,
  • 47 exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
  • 48 Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
  • 49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !
  • 50 Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
  • 51 Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
  • 52 Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
  • 53 Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
  • 54 Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
  • 55 de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »
  • 56 Marie resta avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s’en retourna chez elle.
    •  

HYMNE POUR LE TEMPS DE L'AVENT :

Rorate Cæli desuper

L'hymne du « Rorate Cæli desuper » est par excellence le chant grégorien du Temps de l'Avent. Son refrain est tiré du Livre d'Isaïe : « Cieux, épanchez-vous là-haut, et que les nuages déversent la justice, que la terre s’ouvre et produise le salut ». Cette rosée qui tombe du ciel pour féconder la terre et faire descendre le Juste, c'est-à-dire Dieu Lui-même, c'est le Saint-Esprit, et la terre qui s'ouvre sous cette influence céleste et fait germer le Sauveur, c'est bien évidemment le sein très pur de la Vierge Marie.

R. Roráte caeli désuper, et nubes pluant iustum.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le Juste.

1. Ne irascáris, Dómine, ne ultra memíneris iniquitátis:

1. Ne te mets pas en colère, Seigneur, ne garde plus souvenir de l’injustice.

ecce cívitas Sancti tui facta est desérta:

Voici, la cité sainte est devenue déserte,

Sion desérta facta est : Ierúsalem desoláta est:

Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation,

domus sanctificatiónis tuae et glóriae tuae, ubi laudáverunt te patres nostri

la maison de ta sanctification et de ta gloire, où nos pères avaient dit tes louanges.

2. Peccávimus, et facti sumus tamquam immúndus omnes nos,

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs.

et cecídimus quasi fólium univérsi

Nous sommes tombés comme des feuilles mortes

et iniquitátes nostrae quasi ventus abstúlerunt nos :

et nos iniquités nous ont balayés comme le vent.

abscondísti fáciem tuam a nobis, et allilísti nos in manu iniquitátis nostrae.

Tu as détourné de nous ta face, et nous as brisés sous le poids de nos fautes.

3. Vide Dómine, afflictiónem pópuli tui

3. Vois, Seigneur, l’affliction de ton peuple,

et mitte quem missúrus es :

et envoie celui que tu dois envoyer :

emítte agnum dominatórem terrae, de petra desérti, ad montem fíliae Sion :

envoie l’Agneau, le maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de ta fille Sion,

ut áuferat ipse jugum captivitátis nostrae

afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

4. Consolámini, consolámini, pópulevmeus, cito véniet salus tua.

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple : vite viendra ton salut,

Quare mærore consúmeris, quare innovávit te dolor ?

Pourquoi es-tu consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en toi ?

Salvábo te, noli timore; Ego enim sum Dóminus Deus tuus,

Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu,

Sanctus Israël Redémptor tuus.

Le Saint d’Israël, ton Rédempteur.

UN BEAU CHANT FRANÇAIS DE L'AVENT,

 

DE TRADITION CELTE:

Avant l'aurore de la Création, engendré par le Verbe Éternel
Tu viens de loin dans la nuit des temps, Seigneur
Pour nous communiquer l'éclat de Ta Divinité
Gloire à ton abnégation, Ô Verbe, gloire à ton retour glorieux
Gloire à tes deux avènements
Alléluia, alléluia, alléluia

 

 

De la voie taoïste à la voie christique,

 

il n’y eut aucun renoncement

Pour François Cheng, dans l’affrontement contre le mal, personne ne peut aller plus loin que le Christ.
L'académicien François Cheng, trait d’union entre la Chine où il est né et la France, a reçu « Prier », (article publié en mars 2020) pour un entretien où il revient sur sa foi, sa conception de la beauté et l’échéance de la mort.
Vous avez reçu le baptême en 1969, mais vous ne vous déclarez ni catholique ni chrétien. Vous affirmez avoir choisi « la voie christique », qu’est-ce à dire ?
Je n’ai jamais refusé qu’on me considère comme un chrétien ou un catholique. Simplement, il y a le fait que cette appellation offre, dans l’esprit des gens, une image souvent trop conventionnelle, trop figée.
 
Je viens de très loin. J’éprouve le besoin, vraiment vital, de cerner de plus près une compréhension et un vécu particuliers. Il n’y entre aucune recherche prétentieuse d’une singularité.
 
Au contraire, en toute humilité, par l’affirmation plus exacte de ma vérité, je m’oblige à une manière de vivre au ras de l’humus, sans affichage, sans étiquette.
Comment conciliez-vous la voie du tao et le Christ ?
Je viens de loin, ai-je dit. Je portais en moi la vision du tao, « la voie », vision d’un univers vivant en devenir, animé par le qi, le « souffle-esprit ».
 
Plus tard, bien plus tard, après avoir connu les extrêmes conditions humaines, lorsque j’ai entendu l’affirmation du Christ : « Je suis la voie, la vérité, la vie », j’ai reconnu là une « voie incarnée » qui donne vérité et vie à la voie taoïste qui m’habitait.
 
De la voie taoïste à la voie christique, il n’y eut aucun renoncement ; une authentique ouverture est offerte, qui permet avancement et accomplissement.
 
« J’ai embrassé la voie christique », voilà la formule la plus juste, en ce qui me concerne.
Vous avez dit que le Christ était « le bien absolu répondant au mal radical »…
Un jour, au sein de l’humanité écrasée par les conditions tragiques de son existence terrestre, Quelqu’un est venu accomplir l’acte absolu : affronter le mal radical au nom de l’amour absolu.
 
Cet acte qui restituait à l’homme sa part divine était accompli une fois pour toutes ; personne ne peut aller plus loin.
 
En effet, il ne manque pas de chefs spirituels qui exhortent au bien. Leur exhortation, faute d’être incarnée jusqu’à ces extrêmes limites, reste relative.
 
Par ailleurs, les rationalistes comptent sur la seule raison pour vaincre le mal. C’est ignorer la complexité de l’âme humaine.
 
Notre cerveau régit, en plus de la raison, les deux autres entités que sont la mémoire, qui contient tous les affects, et l’imagination, qui contient toutes les pulsions.
 
Seul l’authentique amour parvient à transcender et à transfigurer ce que l’humain porte en lui comme drame.
 
« L’âme est le lieu de l’unicité de la personne », dites-vous. Toute votre œuvre n’est-elle pas une écoute du battement du cœur, de la vibration de l’âme ?
Est-ce que cela ne vous a pas conduit à écrire dans une langue de plus en plus sobre ?
La base et le sommet de ma création, s’il m’est permis de le dire, est la poésie.
 
À force d’affronter l’écriture et le temps, à force d’élagage et de dépouillement, l’âme irréductible du poète parvient à ce langage essentiel que tente de définir le quatrain suivant : « Mais il reste la nuit / Où la braise en souffrance / Épure mille charbons / En unique diamant. »
La beauté est-elle une réalité de nature spirituelle ? Un antidote au mal ? Où la trouvez-vous par prédilection ?
La beauté est un signe fondamental par lequel la Création nous signifie que la vie a du sens.
 
L’univers créé aurait pu n’être que fonctionnel ; ce n’est pas le cas. Au sein de la nature, nous allons d’instinct vers ce qu’il y a de beau.
 
Ce faisant, au lieu de tourner aveuglément en rond, nous prenons une direction. Cette direction nous signifie que nous sommes sur un chemin où réalisation et dépassement sont possibles.
 
Sensation, direction, signification… ces trois qualités sont réunies par la langue française en un seul mot : sens. La beauté nous montre aussi que tout n’est pas indifférencié, que tout ne se vaut pas ; elle nous procure le sens de la valeur.
 
À la beauté de la nature s’ajoute une beauté spécifiquement humaine : la beauté de l’âme.
 
Apprenons à apprécier, partout et toujours, les regards et les gestes où l’âme humaine, en sa meilleure part, se révèle.
La mort qui nous attend tous est le dénuement par excellence. Comment la percevez-vous ?
Au niveau de l’existence terrestre, c’est la conscience de la mort qui suscite en nous l’élan vers la vie, qui nous pousse à vouloir créer afin de nous dépasser.
 
C’est aussi la mort qui permet à l’ordre de la vie de se renouveler, qui donne à toute vie une chance d’accéder à la transformation, voire à la transfiguration.
 
En réalité, la mort physique est une loi imposée par la vie même. La vie a primauté sur la mort, et non l’inverse. La vie est-elle un fruit du hasard, un épiphénomène ?
 
Beaucoup d’astrophysiciens s’extasient en exaltant la splendeur de l’Univers, tout en qualifiant nos existences de « poussière d’étoiles ».
 
L’un d’entre eux, Stephen Hawking, a eu le mérite de dire : « Cet Univers, au fond, ne serait pas intéressant s’il n’y avait pas des êtres qu’on peut aimer. »
 
L’aboutissement de la Création n’est pas l’univers physique, mais la vie, qui est l’unique aventure en devenir – la voie – dont nous faisons partie.
 
Sans notre regard éveillé et notre cœur battant, toute la splendeur d’aurore et tout le ciel étoilé seraient vains.
Que ressentez-vous devant cette ultime échéance ?
Je porte en moi tant de deuils d’êtres chers et tant de mes propres expériences de mort…
 
Cependant, d’avoir été bouleversé tant de fois devant la gloire de la Création suffit à m’emplir de gratitude. Le mot qui me vient aux lèvres est : merci !
 
Source et auteur : Par François Huguenin - publié le 20 octobre 2021 sur le site de LA VIE à 14:25
 

 

 

Science et foi

 

L’un des bienfaits incontestables de l’époque moderne est le prodigieux développement de la science, qui constitue manifestement un bienfait pour l’humanité.
 
Toutefois, une grave erreur consiste à considérer la science comme la norme, une sorte de « cause exemplaris » pour tous les autres domaines de la vie, ce qui revient à du scientisme. La tendance à remplacer de plus en plus la conception métaphysique, morale et spirituelle de l’être humain par une conception biologique, psychologique et sociologique suffit à prouver qu’on ne le considère plus réellement comme une personne, puisque qu’on nie sa dignité, sa transcendance et sa liberté.
 
L’instrumentalisation de l’être humain a commencé à partir de cette substitution. La conclusion de ceci est simplement que l’humain est par sa nature même un être métaphysique et ce caractère métaphysique et transcendant est indissolublement lié à sa liberté de conscience et à sa faculté de choisir.
 
La véritable science est progrès, progrès fondé sur le bien-être de la personne humaine et sur l’amélioration des conditions de vie de l’humanité.
 
Effectivement, le progrès de la science nous a permis de mieux découvrir le monde et ses « parties » constituantes.
 
La science nous a aussi apporté de nombreuses réponses aux questions que nous nous posons, mais elle ne peut pas tout nous dire. Toutefois, le progrès et le bonheur peuvent-ils se réduire à la connaissance scientifique ?
 
Evidemment, c’est une absurdité de croire que la science est le bien suprême pour l’humain, pour ne pas dire le bien suprême en soi.
 
En effet, la connaissance dans son sens le plus large n’appartient pas à la seule science. Il y a d’autres domaines de l’activité humaine qui sont aussi importantes que la science et la techno-science : l’art, la philosophie, la religion, la spiritualité, la poésie, la musique, l’économie, l’éthique, la politique.
 
A vrai dire, l’explication scientifique n’apaise pas la soif de la nature humaine qui aspire à connaître, à savoir, à comprendre. Le désir du vrai, la recherche et l’exigence de vérité sont des désirs qui font partie de la nature même de l’intelligence humaine.
 
La techno-science laisse comme suspendu dans le vide la question du sens des choses ou de la vérité de l’être et de l’étant.
 
La science ne pourra jamais répondre à tous les pourquoi de l’existence et de la foi. Elle ne peut éviter d’inclure, à savoir d’exclure, les oublis, les mystères de l’être et de l’existence même. Le chemin de la pensée n’est pas simple, mais complexe.
 
La pensée philosophique elle-même laisse souvent dans l’ombre à la fois l’unité du réel et la totalité de l’être. La pensée continue cependant à cheminer : elle ne se réduit ni à la science, ni à la philosophie, ni à la religion, ni à la politique, ni même à la parole poétique, elle a du chemin devant elle.
 
L’expérience du monde et la connaissance ne sont jamais achevées. La pensée, elle, questionne et essaie de comprendre et de dire.
 
La nature, le monde, l’homme et Dieu, se situent toujours dans l’horizon de l’ouverture et du questionnement.
 
La science pose axiomatiquement ses principes, mais elle ne sait pas toujours d’où elle part exactement, ce qu’elle fait réellement et où elle va précisément. Parfois, elle chemine sur une route bordée de précipices, elle doit alors parvenir à jeter un pont au-dessus de l’abîme. Remarquons alors combien la science moderne doit éviter les dérapages et le risque de déshumanisation.
 
Cependant, pour beaucoup de gens, un véritable scientifique ne devrait pas être un croyant, mais plutôt un athée ou du moins un agnostique.
 
Cela colle mieux à l’esprit scientifique ou au scientisme positiviste !
 
Pourtant et tout en ne tombant pas dans la stupidité de confondre science et foi, séparer ces deux domaines distincts par une barrière confortable et conformiste me semble une sottise et une aberration.
 
C’est dire que science et foi, ne sont pas du tout incompatibles, elles ne sont pas non plus l’une contre l’autre. Bien au contraire, elles apparaissent comme très complémentaires.
 
Et sans aucun doute, liberté de foi et liberté de raison peuvent généreusement se déplacer ensemble dans le champ de la connaissance intellectuelle et scientifique.
 
La foi n’est certes pas un sacrifice de la raison, mais un bienfait enrichissant de toute la raison, dans ce qu’elle a de plus profond, de plus lucide et de plus fidèle.
 
Par la foi, la pensée s’élargit aux dimensions de la totalité. On dira également que la foi atteint des réalités qui dépassent la raison, sans pour autant la contredire.
 
Assurément, la science dévoile le monde.
 
Mais à l’intérieur de tout cela demeurent toujours les questions majeures du : « Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? »
 
S’y ajoute alors la question ultime du sens de la vie. Questions fondamentales qui se sont posées à l’humain dès l’origine, car il réfléchit.
 
En clair, l’explication scientifique n’apaise pas la soif de la nature humaine qui aspire à comprendre. Le désir d’aspiration morale et spirituelle doit alors être assouvi à une autre source et cette source est Dieu, un tabou pour la science.
 
Le véritable savant poursuit l’unité. Il sait que la science véritable rend humble. Le croyant lucide insiste également sur l’humilité.
 
Il va sans dire que le monde moderne manque sérieusement d’esprit d’humilité. Faut-il dire aussi que la science peut déboucher sur la foi et que la foi peut descendre vers la science, et tout cela dans une unité harmonieuse.
 
Enfin et ce sera ma conclusion personnelle, je suis persuadé que plus la science avancera dans ses investigations, plus elle pointera l’existence d’une intelligence supérieure à l’origine du « tout ».
 
Auteur et Source : Paul-Emmanuel Stradda