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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:34
Le bébé dont les photos changent le débat sur l'avortement

Né à 19 semaines après une fausse couche, Walter n'a vécu que peu de temps hors du ventre de sa mère. Mais suffisamment pour susciter l'émoi et marquer des vies.

(Source : Aleteia)

« Un amas de cellules », « un simple tissu », « juste un fœtus » : autant d'expressions couramment utilisées par les personnes en faveur de l'avortement pour décrire l'enfant à naître dans le but de diminuer l'humanité de ces nouvelles vies. Cependant, cette façon d'étiqueter le fœtus n'est pas ce qui le définit. En témoigne la vie de ce petit bébé.


Né à seulement 19 semaines

À l'été 2013, Walter Joshua Fretz naît après seulement 19 semaines de grossesse. Il ne va vivre que quelques minutes, mais sa si brève vie aura pourtant un impact durable. Les parents de Walter, Lexi et Joshua Fretz, déjà parents de deux filles, attendent avec impatience l'arrivée de leur nouveau bébé quand, peut-on lire sur le blog de Lexi, la future mère commence à souffrir de saignements, ce qui n'est pas nouveau pour elle durant une grossesse. Tout de même inquiète, elle finit par appeler une sage-femme qui lui conseille de se rendre aux urgences. La mère de famille est alors directement conduite à l'infirmerie.

Lexi n'ayant pas atteint les 20 semaines de grossesse – seulement 19 semaines et 6 jours – délai requis selon les règles de l'hôpital, elle doit rester aux urgences. Une heure plus tard, elle entend, soulagée, les battements du cœur de son bébé. Mais pendant qu'elle patiente pour l'échographie, elle commence à ressentir les douleurs familières de l'accouchement. À peine cinq heures plus tard, Lexi donne naissance à son fils, Walter Joshua Fretz. Elle se souvient : « Je pleurais à chaudes larmes à ce moment-là, mais il était parfait. Complètement formé, tout était à sa place ; je pouvais voir son cœur battre dans sa petite poitrine. Joshua et moi, nous regardions notre fils parfait, et si petit ».

Joshua prend alors une décision, apparemment naturelle et insignifiante, mais qui va marquer un tournant, et même devenir une bouée de sauvetage pour de nombreuses personnes. Avec l'appareil de Lexi, il prend des photos de son fils. Au début, Lexi s'y oppose, mais les photos de Walter se répandent bientôt partout sur Internet, jusqu'à des mères qui ont perdu leur bébé. Ces photos les aideront à faire leur deuil et soutiendront des femmes qui choisissent alors la vie pour leur enfant à naître.


Une pluie de messages

Lexi a reçu de nombreux messages positifs et en a partagé quelques-uns comme ceux-ci : « Je tombe sur les images de Walter... Je suis enceinte et dans une situation difficile cette semaine. J'ai fait ma première échographie la semaine dernière et c'est un garçon aussi. Mais, cette semaine, je me suis mise à prier pour faire une fausse couche ou pour enfin me décider à mettre un terme à la grossesse, son père fuyant toute responsabilité. Aujourd'hui, j'ai demandé à Dieu de me donner un signe que tout irait bien pour nous ou alors je me faisais avorter demain. Quelques heures plus tard, j'ai vu le lien sur Facebook. J'ai pleuré. Mais, le plus important, est que cela m'a fait comprendre que, sans aucun doute, je ne pouvais pas lui faire cela ».

« Je pensais généralement qu'il existait des raisons pour justifier certains avortements. (...) Mais, maintenant, regarder Walter, couché sur votre poitrine, me remplit de honte pour mes opinions passées. »

« J’ai toujours pensé que c'était le choix d'une femme d'interrompre une grossesse ! Encore une fois, je me trompais, Comment penser ou même imaginer qu'une femme, à ce stade, puisse avorter et que ce ne soit qu'un agglomérat de cellules !. Comme je me trompais !!! Je suis contente que vous ayez choisi de partager votre histoire et les belles photos de ce moment si triste de votre vie. Cela est édifiant ! »

Le bébé dont les photos changent le débat sur l'avortement

« J'étais enceinte de huit semaines et, pendant trois semaines, j'ai vécu une véritable agonie, ne sachant pas si je gardais le bébé ou si j'avortais (je n'étais pas en état d'avoir des enfants à ce moment-là) ; mais vous m'avez permis de remettre ma vie en perspective. Je peux aimer ce bébé et "me débrouiller", et ceci me suffit pour le moment. Je vais garder l'enfant que je porte et m'en occuper pour l'éternité. »

Ces photos de Walter montrent que l'enfant à naître est un être humain. Elles prouvent, sans l'ombre d'un doute, qu'il s'agit d'une personne, pas d'un amas de cellules. Ce qui soulève la question suivante : pourquoi la loi autorise-t-elle à mettre fin à la vie d'un être humain à naître ? « Le simple fait que l'enfant in utero ne puisse être vu ne signifie pas qu'il n'est qu'un agglomérat de cellules, écrit Lexi. Walter était parfaitement formé et se montrait très actif dans mon ventre. S'il avait eu quelques semaines de plus, il aurait même eu une chance de survivre. (...) Malgré notre douleur, je me réjouis que quelque chose de bon puisse en sortir. Je prie le Seigneur qu'Il continue à utiliser les photos de Walter pour toucher d'autres personnes. » Pour voir toutes les photos mises en ligne par Joshua et Lexi, cliquez-ici

Le bébé dont les photos changent le débat sur l'avortement

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 10:53
Puissance de la Croix (Théodore de Mopsueste)

Par Théodore de Mopsueste (?-428),

évêque syro-oriental et théologien . Commentaire de Jean ; CSCO 115,116 (trad. Jean expliqué, DDB 1985, p. 64)
 

« Dieu a tant aimé le monde »

 

« Que la croix ne vous effraie pas, dit le Seigneur Jésus, et ne vous fasse pas douter des paroles que je vous dis. »

Le serpent élevé par Moïse dans le désert était efficace par la puissance de celui qui ordonnait de l'élever...

C'est ainsi que le Seigneur se charge du sort des hommes et souffre les douleurs de la croix, mais grâce à la puissance qui l'habite, il a rendu ceux qui croient en lui dignes de la vie éternelle.

Au temps de Moïse, le serpent d'airain, sans posséder la vie, grâce à la puissance d'un autre, délivrait de la mort ceux qui allaient périr sous la morsure venimeuse, pourvu qu'ils tournent leurs regards vers lui.

Jésus, de la même manière, malgré son apparence mortelle et ses souffrances, donne pourtant la vie à ceux qui croient en lui, grâce à la puissance qui l'habite.



Jésus continue :

-« Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique, afin que tous ceux qui croient en lui ne périssent pas, mais qu'ils aient la vie éternelle. »

« C'est là encore, dit-il, un signe de l'amour de Dieu... »

Comment a-t-il pu dire :

« Dieu a donné son Fils unique » ?

Il est évident que la divinité ne peut pas souffrir.

Cependant, grâce à leur union, l'humanité et la divinité de Jésus ne forment qu'un.

C'est pourquoi, bien que seul l'homme souffre, tout ce qui touche son humanité est attribué aussi à sa divinité...

 

Saint Paul, pour montrer cette grandeur de la Passion, dit :

-« S'ils l'avaient connu, ils n'auraient jamais crucifié le Seigneur de gloire » (1Co 2,8).

Il veut révéler, en donnant ce titre-là à Jésus, la grandeur de la Passion ; de la même manière, notre Seigneur, pour montrer la richesse de son amour par les souffrances qu'il a supportées, déclare très justement :

« Dieu a donné son Fils unique. »

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 09:56
Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

Méditation matinale :

Livre de Daniel 3,25.34-45.

En ces jours-là, Azarias pria le Seigneur en ces termes :
Ne nous livrez pas pour toujours, à cause de votre nom, et ne détruisez pas votre alliance.
Ne retirez pas de nous votre miséricorde, à cause d'Abraham votre ami, d'Isaac votre serviteur, et d'Israël votre saint,
auxquels vous avez promis de multiplier leur postérité comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le rivage de la mer.
Car, Seigneur, nous sommes réduits devant toutes les nations, et nous sommes aujourd'hui humiliés par toute ta terre, à cause de nos péchés.
Il n'y a plus en ce temps pour nous ni prince, ni chef, ni prophète, ni holocauste, ni sacrifice, ni oblation, ni encens, ni endroit pour apporter devant vous les prémices et trouver grâce.
Mais, Seigneur, puissions-nous être reçus, le cœur contrit et l'esprit humilié,
comme vous recevez tout holocauste de béliers et de taureaux, ou de mille agneaux gras ; qu'il en soit ainsi de notre sacrifice devant vous aujourd'hui, et de notre soumission envers vous, car il n'y a pas de confusion pour ceux qui se fient en vous.
Maintenant, nous vous suivons de tout notre cœur, nous vous craignons et nous cherchons votre visage.
Ne nous confondez pas, mais traitez-nous selon votre douceur, et selon l'abondance de votre miséricorde.
Délivrez-nous par vos prodiges, et donnez, Seigneur, gloire à votre nom.
Qu'ils soient confondus tous ceux qui maltraitent vos serviteurs, couverts de honte par la perte de toute leur puissance, et que leur force soit brisée,
qu'ils sachent que vous êtes le Seigneur, le seul Dieu, et le glorieux souverain de toute la terre ! "


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 7,36-50.

En ce temps-là, un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Il entra dans la maison du pharisien et se mit à table.
Et voici qu'une femme qui, dans la ville, était pécheresse, ayant appris qu'il était à table dans la maison du Pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum ;
et se tenant par derrière, près de ses pieds, tout en pleurs, elle se mit à arroser ses pieds de ses larmes, et elle essuyait avec les cheveux de sa tête et embrassait ses pieds, et elle les oignait de parfum.
A cette vue, le Pharisien qui l'avait invité se dit en lui-même : " S'il était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, que c'est une pécheresse. "
Et prenant la parole, Jésus lui dit : " Simon, j'ai quelque chose à te dire. " Et lui : " Maître, parlez, " dit-il.
" Un créancier avait deux débiteurs : l'un devait cinq cents deniers et l'autre cinquante.
Comme ils n'avaient pas de quoi rendre, il fit remise à tous les deux. Lequel donc d'entre eux l'aimera davantage ? "
Simon répondit : " Celui, je pense, auquel il a remis le plus. " Il lui dit : " Tu as bien jugé. "
Et, se tournant vers la femme, il dit à Simon : " Vois-tu cette femme, ? Je suis entré dans ta maison, et tu n'as pas versé d'eau sur mes pieds ; mais elle, elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, elle ne cessait pas d'embrasser mes pieds.
Tu n'as pas oint ma tête d'huile ; mais elle, elle a oint mes pieds de parfum.
C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui l'on pardonne peu, aime peu. "
Et à elle, il dit : " Tes péchés sont pardonnés. "
Et les convives se mirent à se dire en eux-mêmes : " Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ? "
Et il dit à la femme : " Ta foi t'a sauvée, va en paix. "


Homélie attribuée à saint Macaire d'Égypte (?-390), moine .Homélies spirituelles, 30, 9 (trad. Deseille, coll. Spi. Or. n°40, Bellefontaine 1984, p. 284) :

L'accueil du pharisien et l'accueil de la pécheresse


Accueillons notre Dieu et Seigneur, le véritable médecin qui seul est capable de guérir notre âme en venant à nous, lui qui a tant peiné pour nous.

Il frappe sans cesse à la porte de notre cœur pour que nous lui ouvrions, afin qu'il entre, qu'il repose dans notre âme, que nous lui lavions les pieds et les couvrions de parfum, et qu'il fasse chez nous sa demeure.

En effet, Jésus blâme celui qui ne lui a pas lavé les pieds, et ailleurs il dit :

« Voici que je me tiens à la porte ; si quelqu'un m'ouvre, j'entrerai chez lui » (Ap 3,20).

C'est pour cela en effet qu'il a supporté tant de souffrances, livré son corps à la mort, et nous a rachetés de la servitude : c'est pour venir dans notre âme et y faire sa demeure.

C'est pour cela que le Seigneur dit à ceux qui lors du jugement seront à sa gauche et seront envoyés dans la géhenne :

« J'étais étranger et vous ne m'avez pas accueilli ; j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire » (Mt 25,42s).

Car sa nourriture, sa boisson, son vêtement, son toit, son repos, sont dans notre cœur.

C'est pour cela qu'il frappe sans cesse, voulant entrer chez nous.

Accueillons-le donc et introduisons-le au-dedans de nous, puisqu'il est aussi notre nourriture, notre boisson, notre vie éternelle.

Et toute âme qui ne l'accueille pas maintenant dans son intérieur, pour qu'il y trouve du repos, ou plutôt pour qu'elle se repose en lui, n'héritera pas du Royaume des cieux avec les saints et ne pourra pas entrer dans la cité céleste.

Mais toi, Seigneur Jésus Christ, donne-nous d'y entrer, nous qui glorifions ton nom avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles. Amen.

Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

 


 

Saint Liudger (Ludger) von Münster, qui êtes-vous ?


Évêque (v. 745-809)

L'udger de Munster, contemporain de Charlemagne, naît à Utrecht (Pays Bas) vers le 745, issu d'une noble famille de la Frise.

Élevé par ses parents, Thiadgrim et Liafburg, dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d'une vocation extraordinaire; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de St Grégoire d'Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à Dieu. 
Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d'aller rétablir l'Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles; ce qu'il exécuta avec un tel succès qu'il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l'apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l'arrêter : à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l'Église. 
Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l'y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d'un monastère d'Augustins, qu'il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d'éclat pour être à l'abri de la jalousie et de la calomnie. 
La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l'accusèrent en même temps de dissiper les biens de l'Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier : appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l'achever et se fit attendre. 
« Pourquoi, lui dit Charles, n'être pas venu tout d'abord? » 
Prince, répond l'évêque, je priais Dieu; quand vous m'avez choisi pour évêque, vous m'avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l'empereur.” 
L'empereur, charmé de cette réponse n'en voulut pas entendre davantage: il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l'exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de Son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de Son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler : 
« Mon frère, que me voulez-vous », lui dit Ludger? 
“ Faites, dit-il, que je voie, pour l'amour de Dieu! ” 
« Que vous voyiez, pour l'amour de Dieu ? » reprit Ludger, s'étonnant de sa demande. Et à l'instant l'aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. A Munster on vénère deux de ses os.

 

 


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Saint Liudger (Ludger) von Münster, qui êtes-vous ?


Évêque (v. 745-809)

L

udger de Munster, contemporain de Charlemagne, naît à Utrecht (Pays Bas) vers le 745, issu d'une noble famille de la Frise.

Élevé par ses parents, Thiadgrim et Liafburg, dans la vertu et la piété, il ne tarda pas à donner des marques évidentes d'une vocation extraordinaire; son enfance et sa jeunesse se passèrent dans un monastère où il reçut de St Grégoire d'Utrecht les leçons de la science et de la sainteté. Sa vive intelligence pénétrait les questions les plus difficiles; les livres saints surtout faisaient ses plus chers délices; il y puisait cette onction suave qui devait plus tard caractériser sa parole apostolique et ramener tant d'âmes à Dieu. 
Saint Grégoire envoya son jeune disciple en Angleterre auprès du célèbre Alcuin, pour y compléter ses études. Simple diacre, il reçut la mission d'aller rétablir l'Église de Deventer, ruinée par les Saxons infidèles; ce qu'il exécuta avec un tel succès qu'il y abolit les restes du paganisme.

Ordonné prêtre, il devint l'apôtre de la Frise et le digne émule de saint Wulfran. Ni les fatigues ni les persécutions ne purent l'arrêter : à la place des idoles renversées, il plantait la Croix et faisait entrer en masse ces populations barbares dans le sein de l'Église. 
Obligé de fuir la persécution du redoutable Witikind, le saint pasteur se réfugia au monastère du Mont-Cassin, en Italie. Il y étudia la règle de saint Benoît en compagnie de son frère saint Hildegrin, qui l'y avait suivi, et y continua sa mission par ses prières et par ses austérités.

Charlemagne, vainqueur des Saxons, ayant demandé à l'infatigable apôtre le secours de sa parole, afin de conquérir à la foi ce peuple déjà conquis au royaume de France, Ludger accourut. Un nouveau diocèse est érigé, qui embrasse toute la Westphalie, et Ludger en est sacré évêque; sa ville épiscopale prend, dans la suite, le nom de Munster, d'un monastère d'Augustins, qu'il avait fondé. Mais sa vertu avait trop d'éclat pour être à l'abri de la jalousie et de la calomnie. 
La frugalité de sa table, sa tendresse pour les pauvres, sa modestie, son humilité, ses austérités excessives déplurent aux hommes mondains, qui le décrièrent auprès du grand empereur des Francs, et l'accusèrent en même temps de dissiper les biens de l'Église par ses grandes charités.

Ludger fut mandé à la cour pour avoir à se justifier : appelé près du prince dans un moment où il récitait son bréviaire, le Saint voulut l'achever et se fit attendre. 
« Pourquoi, lui dit Charles, n'être pas venu tout d'abord? » 
Prince, répond l'évêque, je priais Dieu; quand vous m'avez choisi pour évêque, vous m'avez recommandé de préférer toujours le service de ce Roi des rois à celui des hommes, même de l'empereur.” 
L'empereur, charmé de cette réponse n'en voulut pas entendre davantage: il renvoya avec honneur le pasteur vers ses ouailles, l'exhortant à montrer toujours la même ardeur dans le service du Seigneur et celui de Son Église.

Dieu honora les travaux apostoliques de Son humble serviteur par le don des miracles. Il rendit la vue à un aveugle en faisant le signe de la Croix sur ses yeux. Un autre aveugle ayant un jour demandé à lui parler : 
« Mon frère, que me voulez-vous », lui dit Ludger? 
“ Faites, dit-il, que je voie, pour l'amour de Dieu! ” 
« Que vous voyiez, pour l'amour de Dieu ? » reprit Ludger, s'étonnant de sa demande. Et à l'instant l'aveugle vit.

Il était sur le point de partir pour le Danemark et la Norvège, quand le Ciel mit un terme à sa course ici bas, le 26 mars 809. Les reliques de saint Ludger sont conservées au monastère de Werden. A Munster on vénère deux de ses os.

 

 

• Un cœur confiant •

La parole de Dieu

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      Notre Dieu est capable de nous délivrer 
de la fournaise de feu ardent.      

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Livre de Daniel, chapitre 3, verset 17

 

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La méditation

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Daniel, Ananias, Misaël, Asarias, quatre jeunes gens d’Israël fidèles observants et pratiquants de la Loi de leurs pères font partie des jeunes protégés du roi de Babylone Nabuchodonosor. Un nouveau nom leur est imposé. Ils s'appelleront Balthassar, Shadrak, Meshak et Abed Nego. Ils resteront fidèles à leur foi, à leur pratique religieuse. Ayant trouvé grâce aux yeux de l’homme qui a charge d’eux, ils continueront à se nourrir en respectant la loi de Moïse et s’en porteront bien. 
Mais Ananias, Misaël et Asarias ont transgressé une directive royale en refusant de se prosterner et d’adorer la statue d’or érigée par le roi en hommage à ses dieux. Malgré la haute estime que le roi leur voue, en raison de la grande sagesse de Daniel, ils sont condamnés à périr « dans la fournaise chauffée sept fois plus qu’à l’ordinaire. »* Ligotés et jetés dans les flammes, ils s’en remettent à Dieu en qui ils ont déposé toute leur confiance. À la surprise du roi, un ange vient leur tenir compagnie, les délivre de leurs liens et les entraîne dans des chants d’allégresse et d’action de grâce : « Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! »**
Malgré les épreuves, les trois jeunes gens sont restés fidèles à la loi de leurs pères. Dans la fournaise, leur cœur est resté confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant : et nous, frères et sœurs, notre cœur est-il cœur confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant, même au milieu des épreuves de la fournaise ?

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*Livre de Daniel, chapitre 3, verset 19.
**Livre de Daniel, chapitre 3, verset 57


 

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Réagir

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Pour aller plus loin avec la Parole

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« Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur , ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. »

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Livre de Ben Sirac le Sage, chapitre 2, versets 1 à 9.

Source : »Carême dans la Ville »

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Saint Gabriel

La raison pour laquelle Gabriel est célébré est, avant toute autre chose, son rôle dans l’Annonciation et dans d’autres évènements du Nouveau Testament que la Tradition lui attribue (…).

Tout d’abord, dans Luc 1, Gabriel apparaît à Zaccharie, le père de St. Jean Baptiste. Dans un premier instant, Zacharie refuse de croire que sa femme stérile, Elisabeth et lui-même allaient avoir un enfant, vu leur âge avancé. A ce moment-ci, Gabriel dit : « Je suis Gabriel qui me tiens devant Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle » (Luc 1, 19). Par la suite, il rend Zaccharie muet jusqu’à la naissance de son fils à cause de son refus de croire à son annonce.

Souvent, Gabriel est reconnu aussi comme l’ange qui a annoncé la naissance de la Vierge Theotokos à ses parents, Joachim et Anne et qui est apparu à Joseph dans son rêve pour lui dire que Marie avait enfanté de manière miraculeuse et qu’il devait la protéger et en prendre soin.

Il apparaît ensuite aux bergers pour leur annoncer la Nativité. Il est donc la figure principale qui révèle à l’humanité l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

fr.orthodoxwiki.org

 

 

Pour moi, la prière,
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C’est un élan du cœur,

C’est un simple regard jeté vers le Ciel,

C’est un cri de reconnaissance et d’amour

au sein de l’épreuve comme au sein de la joie.

 

(Thérèse de Lisieux)

 

 

Méditation du soir :

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. » 
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.” 
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? » 
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”, 
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde. 
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. » 
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! » 
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » 
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple. 



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris 





Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr 
Contre les hérésies, IV, 5, 3-5 ; SC 100 (trad. SC, p. 432 rev.) 

 

« Abraham a vu mon jour et il a été dans la joie »


 

« Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui. »

Qu'est-ce à dire ?

« Abraham crut en Dieu, qui le lui compta comme justice » (Gn 15,6; Rm 4,3).

En premier lieu, il a cru que c'était lui le créateur du ciel et de la terre, le seul Dieu ; ensuite, qu'il rendrait sa postérité pareille aux étoiles du ciel (Gn 15,5).

Paul le dit aussi :

-« comme des astres dans l'univers » (Ph 2,15). C'est donc à juste titre que, quittant toute sa parenté en ce monde, il a suivi la Parole de Dieu, devenant un étranger avec le Verbe, afin de devenir citoyen avec le Verbe, le Fils de Dieu (cf Ep 2,19).

C'est à juste titre aussi que les apôtres, ces descendants d'Abraham, ont quitté leur barque et leur père et ont suivi le Verbe (Mt 4,22).

Et c'est à juste titre que nous, qui avons la même foi qu'Abraham, prenant notre croix comme Isaac a pris le bois, nous suivons ce même Verbe (Gn 22,6; Mt 16,24). 


      Car en Abraham, l'homme avait déjà appris et s'était accoutumé à suivre le Verbe de Dieu.

Dans sa foi en effet, Abraham a suivi le commandement de la Parole de Dieu et n'a pas hésité à donner « son fils unique et bien-aimé » en sacrifice à Dieu (Gn 22,2), afin que Dieu aussi accepte, en faveur de toute sa postérité, de livrer son Fils bien-aimé et unique en sacrifice pour notre rédemption (Rm 8,32). 


      Et comme Abraham était prophète et qu'il voyait par l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, c'est-à-dire le salut pour lui-même et pour tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu, il a tressailli d'une grande joie.

Le Seigneur Christ n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisqu'il désirait voir son jour. Et c'est en tant qu'instruit par le Verbe qu'Abraham a connu le Père du Seigneur aussi et a cru en lui... C'est pourquoi il disait :

« J'étendrai ma main vers le Dieu très-haut, qui a créé le ciel et la terre » (Gn 14,22).

 

 

Le coin des Anglophones :

La Méditation du Père Lazard

"AN INFINITY OF LITTLE MOMENTS"

The infinite space and freedom of the soul ,

Space that knows know limits ,

As vast as silence ,

The silence that is God.

 

Interior freedom and liberty of the present moment ,

We belong to no one ;

No one except God Alone -

Our only question "What is the will of God ?"

 

We can not be held by anyone ,

And neither can we hold or grasp on to anyone -

What we poses in our cells is for a time and season , but it like everything else is passing ,

And what we have or give we never use as a claim on anyone ,as we would not have possessed

it in the first place unless God had given it to us.

 

Each little unfolding transcends worldly structures and divisions ,

There is no division or separation , just wholeness, and unity in "I am "

The illusion is not at this level ,

We laugh at those who are fooled in to seeing it any other way than how

God simply sees it .

 

This is all just so natural to us it is not second nature ;

It becomes our nature ,

The very essence and being of the soul that comes home to rest in God ,

The path of silent love is embracing and living the infinity that unfolds in a single moment

that is but a single movement of the life of God.

 

The soul that becomes lost in God has no feeling of itself ,

But it is forever moved by Gods love  communicated silently without words ,

It has no plan but to respond to what is given in that present of the infinity ,

So predictions , conversations to plan for this or that eventuality are pointless.

 

The unfolding of the infinity of little moments gives us the liberty of the Sons and

Daughters of God ,

It gives us the freedom to explore every question and movement to its very depth and fullness ,

And then to embrace what is God in that  question , or movement ,

Or to have the inner freedom to just let it go and say , "I do not need to consider this any more ."

 

Even if we have an enemy , or one  who does not understand ,

And they set a trap , question , or test on our path ,

We turn it round and see what is God in it , or what we have to eventually say we will consider no more ,

And in this little moment we sat no test for our enemy either.

 

It is so true what the Mystic once wrote ;

"I shoot an Arrow to the right and it goes to the left , and I shoot an arrow to the left but it goes to the right ,

I dig a trap in which to catch my enemy , but I am the one who falls in to it myself ;

Through all these changes I have learnt one thing ; to be be careful of what I wish for other people."

 

 

Father Lazarus-Mariam

 

 

Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

• Un cœur confiant •

La parole de Dieu

Notre Dieu est capable de nous délivrer
de la fournaise de feu ardent.

Livre de Daniel, chapitre 3, verset 17

La méditation

Daniel, Ananias, Misaël, Asarias, quatre jeunes gens d’Israël fidèles observants et pratiquants de la Loi de leurs pères font partie des jeunes protégés du roi de Babylone Nabuchodonosor. Un nouveau nom leur est imposé. Ils s'appelleront Balthassar, Shadrak, Meshak et Abed Nego. Ils resteront fidèles à leur foi, à leur pratique religieuse. Ayant trouvé grâce aux yeux de l’homme qui a charge d’eux, ils continueront à se nourrir en respectant la loi de Moïse et s’en porteront bien.
Mais Ananias, Misaël et Asarias ont transgressé une directive royale en refusant de se prosterner et d’adorer la statue d’or érigée par le roi en hommage à ses dieux. Malgré la haute estime que le roi leur voue, en raison de la grande sagesse de Daniel, ils sont condamnés à périr « dans la fournaise chauffée sept fois plus qu’à l’ordinaire. »* Ligotés et jetés dans les flammes, ils s’en remettent à Dieu en qui ils ont déposé toute leur confiance. À la surprise du roi, un ange vient leur tenir compagnie, les délivre de leurs liens et les entraîne dans des chants d’allégresse et d’action de grâce : « Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur ! »**
Malgré les épreuves, les trois jeunes gens sont restés fidèles à la loi de leurs pères. Dans la fournaise, leur cœur est resté confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant : et nous, frères et sœurs, notre cœur est-il cœur confiant, habité par l’esprit et la joie du Dieu vivant, même au milieu des épreuves de la fournaise ?

*Livre de Daniel, chapitre 3, verset 19.
**Livre de Daniel, chapitre 3, verset
57

Pour aller plus loin avec la Parole

« Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne t’agite pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours. Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta pauvre vie, sois patient ; car l’or est vérifié par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de l’humiliation. Dans les maladies comme dans le dénuement, aie foi en lui. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; rends tes chemins droits, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le Seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le Seigneur , ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde : ce qu’il donne en retour est un don éternel, pour la joie. »

Livre de Ben Sirac le Sage, chapitre 2, versets 1 à 9.

Source : "Carême dans la Ville"


Saint Gabriel

La raison pour laquelle Gabriel est célébré est, avant toute autre chose, son rôle dans l’Annonciation et dans d’autres événements du Nouveau Testament que la Tradition lui attribue (…).

Tout d’abord, dans Luc 1, Gabriel apparaît à Zaccharie, le père de St. Jean Baptiste. Dans un premier instant, Zacharie refuse de croire que sa femme stérile, Elisabeth et lui-même allaient avoir un enfant, vu leur âge avancé. A ce moment-ci, Gabriel dit : « Je suis Gabriel qui me tiens devant Dieu. J’ai été envoyé pour te parler et pour t’annoncer cette bonne nouvelle » (Luc 1, 19). Par la suite, il rend Zaccharie muet jusqu’à la naissance de son fils à cause de son refus de croire à son annonce.

Souvent, Gabriel est reconnu aussi comme l’ange qui a annoncé la naissance de la Vierge Theotokos à ses parents, Joachim et Anne et qui est apparu à Joseph dans son rêve pour lui dire que Marie avait enfanté de manière miraculeuse et qu’il devait la protéger et en prendre soin.

Il apparaît ensuite aux bergers pour leur annoncer la Nativité. Il est donc la figure principale qui révèle à l’humanité l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ.

Pour moi, la prière,

C’est un élan du cœur,

C’est un simple regard jeté vers le Ciel,

C’est un cri de reconnaissance et d’amour

au sein de l’épreuve comme au sein de la joie.

(Thérèse de Lisieux)

Jeudi 26 III 2015 : Eléments de méditations

Méditation du soir :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs : Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »
Les Juifs lui dirent : « Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis : “Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”
Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ? Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »
Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : “Il est notre Dieu”,
alors que vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur. Mais je le connais, et sa parole, je la garde.
Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »
Les Juifs lui dirent alors : « Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »
Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter. Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris





Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 5, 3-5 ; SC 100 (trad. SC, p. 432 rev.)

« Abraham a vu mon jour et il a été dans la joie »


« Abraham, votre père, a exulté à la pensée de voir mon jour ; il l'a vu, et il s'est réjoui. »

Qu'est-ce à dire ?

« Abraham crut en Dieu, qui le lui compta comme justice » (Gn 15,6; Rm 4,3).

En premier lieu, il a cru que c'était lui le créateur du ciel et de la terre, le seul Dieu ; ensuite, qu'il rendrait sa postérité pareille aux étoiles du ciel (Gn 15,5).

Paul le dit aussi :

-« comme des astres dans l'univers » (Ph 2,15). C'est donc à juste titre que, quittant toute sa parenté en ce monde, il a suivi la Parole de Dieu, devenant un étranger avec le Verbe, afin de devenir citoyen avec le Verbe, le Fils de Dieu (cf Ep 2,19).

C'est à juste titre aussi que les apôtres, ces descendants d'Abraham, ont quitté leur barque et leur père et ont suivi le Verbe (Mt 4,22).

Et c'est à juste titre que nous, qui avons la même foi qu'Abraham, prenant notre croix comme Isaac a pris le bois, nous suivons ce même Verbe (Gn 22,6; Mt 16,24).


Car en Abraham, l'homme avait déjà appris et s'était accoutumé à suivre le Verbe de Dieu.

Dans sa foi en effet, Abraham a suivi le commandement de la Parole de Dieu et n'a pas hésité à donner « son fils unique et bien-aimé » en sacrifice à Dieu (Gn 22,2), afin que Dieu aussi accepte, en faveur de toute sa postérité, de livrer son Fils bien-aimé et unique en sacrifice pour notre rédemption (Rm 8,32).


Et comme Abraham était prophète et qu'il voyait par l'Esprit le jour de la venue du Seigneur et le dessein de sa Passion, c'est-à-dire le salut pour lui-même et pour tous ceux qui comme lui croiraient en Dieu, il a tressailli d'une grande joie.

Le Seigneur Christ n'était donc pas inconnu d'Abraham, puisqu'il désirait voir son jour. Et c'est en tant qu'instruit par le Verbe qu'Abraham a connu le Père du Seigneur aussi et a cru en lui... C'est pourquoi il disait :

« J'étendrai ma main vers le Dieu très-haut, qui a créé le ciel et la terre » (Gn 14,22).

Le coin des Anglophones :

La Méditation du Père Lazard

"AN INFINITY OF LITTLE MOMENTS"

The infinite space and freedom of the soul ,

Space that knows know limits ,

As vast as silence ,

The silence that is God.

Interior freedom and liberty of the present moment ,

We belong to no one ;

No one except God Alone -

Our only question "What is the will of God ?"

We can not be held by anyone ,

And neither can we hold or grasp on to anyone -

What we poses in our cells is for a time and season , but it like everything else is passing ,

And what we have or give we never use as a claim on anyone ,as we would not have possessed

it in the first place unless God had given it to us.

Each little unfolding transcends worldly structures and divisions ,

There is no division or separation , just wholeness, and unity in "I am "

The illusion is not at this level ,

We laugh at those who are fooled in to seeing it any other way than how

God simply sees it .

This is all just so natural to us it is not second nature ;

It becomes our nature ,

The very essence and being of the soul that comes home to rest in God ,

The path of silent love is embracing and living the infinity that unfolds in a single moment

that is but a single movement of the life of God.

The soul that becomes lost in God has no feeling of itself ,

But it is forever moved by Gods love communicated silently without words ,

It has no plan but to respond to what is given in that present of the infinity ,

So predictions , conversations to plan for this or that eventuality are pointless.

The unfolding of the infinity of little moments gives us the liberty of the Sons and

Daughters of God ,

It gives us the freedom to explore every question and movement to its very depth and fullness ,

And then to embrace what is God in that question , or movement ,

Or to have the inner freedom to just let it go and say , "I do not need to consider this any more ."

Even if we have an enemy , or one who does not understand ,

And they set a trap , question , or test on our path ,

We turn it round and see what is God in it , or what we have to eventually say we will consider no more ,

And in this little moment we sat no test for our enemy either.

It is so true what the Mystic once wrote ;

"I shoot an Arrow to the right and it goes to the left , and I shoot an arrow to the left but it goes to the right ,

I dig a trap in which to catch my enemy , but I am the one who falls in to it myself ;

Through all these changes I have learnt one thing ; to be be careful of what I wish for other people."

Father Lazarus-Mariam

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 23:02
L'académicien a cosigné une pétition, relayée par l’hebdomadaire Marianne, dénonçant notamment les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Irak.

L'académicien a cosigné une pétition, relayée par l’hebdomadaire Marianne, dénonçant notamment les persécutions dont sont victimes les chrétiens d’Irak.

 

(Source: Radio Vatican /Aleteia)

L’écrivain Jean d’Ormesson, membre de l’Académie française et ancien directeur général du Figaro, a marqué les esprits il y a quelques semaines en lançant un appel vibrant pour la défense des chrétiens d’Orient et contre le silence des élites politiques et médiatiques en France. Son appel semble avoir porté ses fruits.

Il n’est plus le seul à s’exprimer sur le sujet. Avec d’autres personnalités du monde politique, comme Alain Juppé, Michel Rocard ou Robert Badinter, ou du monde intellectuel comme Jacques Julliard et Michel Onfray, Jean d’Ormesson a cosigné une pétition relayée par l’hebdomadaire Marianne dénonçant notamment le fait que la communauté chrétienne d’Irak, une des plus anciennes du monde et qui se sert encore de l'araméen, la langue de Jésus, soit la proie de persécutions violentes.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé qu’il présiderait personnellement le 27 mars, une réunion de Conseil de sécurité de l’Onu consacrée à la défense des chrétiens d’Orient et des autres minorités mises en danger par les groupes djihadistes en Irak et en Syrie.

Sur Radio Vatican, Cyprien Viet a interrogé Jean d’Ormesson, qui salue ce début de mobilisation, tout en s’inquiétant de la montée en puissance de l’État islamique, dont la barbarie n’est plus cachée mais au contraire mise en scène en jouant sur des ressorts de communication très modernes.

Jean d'Ormesson : Ce massacre des chrétiens avait commencé en Irak il y a déjà quelques années, et il me semble que les réactions avaient été très faibles. Il m’a semblé que ces malheureux chrétiens étaient abandonnés, et la situation a évidemment énormément empiré depuis lors. Le mal s’est étendu de l’Irak à la Syrie, à tout le Moyen-Orient, à la Libye et à l’Égypte, à l’Afrique. Je vois maintenant qu’il y a même eu des problèmes avec des chrétiens en Inde ou en Indonésie. Il y a un mouvement très fort contre les chrétiens et il me semble qu’il fallait défendre les chrétiens, non pas plus que les autres mais au moins autant que les autres minorités. Ce que j’ai dit à propos des chrétiens, je le dirai aussi à propos des yézidis qui sont également poursuivis. Mais il me semble qu’il y a quand même maintenant une sorte de mouvement de prise de conscience qui se fait. Nous avons tous été des juifs allemands. Nous avons tous été derrière les résistants contre Staline. Nous avons tous été Charlie. Je crois qu’il est bien temps que nous soyons tous des chrétiens d’Orient.

Cette année, un décalage s'est fait sentir entre la très forte mobilisation suite aux attentats de Charlie Hebdo et du supermarché casher et une certaine ignorance sur la situation du Nigeria, de l’Irak, de la Syrie. Peut-être que l'on ne peut pas voir ce qui se passe ou peut-être qu’on n’est pas bien informé. N'est-ce pas aussi ce regard des Français sur le reste du monde qui pose problème, ou qui posait problème jusqu’à récemment ?
Jean d'Ormesson :
 Bien sûr, vous savez que le fait que les chrétiens soient maintenant victimes de beaucoup de persécutions a été souligné par plusieurs livres et les réactions ont été plus faibles qu’à l’occasion de Charlie. Avec Charlie Hebdo, les médias se sont sentis touchés. Ils ont donc réagi beaucoup plus fortement. Mais j’espère tout de même qu’il va y avoir une prise de conscience et que le sort des chrétiens va émouvoir les gouvernements, non seulement en Europe mais sur le plan international.

En tant que membre de l’Académie française et ancien dirigeant de presse, sentez-vous actuellement parmi les élites culturelles de France une prise de conscience ?
Jean d'Ormesson : 
Oui, il me semble tout de même que, à droite comme à gauche, il y a une sorte d’indignation.

« Il faut défendre les chrétiens » (Jean d'Ormesson)
 
L’article de Jacques Julliard dans Marianne, récemment, était un très bel article qui montrait tout de même la nécessité d’une prise de conscience plus affirmée.

Dans cet article, il était aussi question des ambiguïtés de certains États arabes. Est-ce aussi la politique arabe de la France qui peut être remise en cause ? Les ambiguités de certains pays comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar doivent-elles interroger les stratégies de la diplomatie française aussi ?
Jean d'Ormesson :
 Oui, bien sûr. Je me suis souvent posé la question de la provenance de l’armement de l’État islamique. Malheureusement, je crois que celui-ci vient en grande partie du soutien américain qui était destiné à d’autres pays et qui a été détourné. Ils ont été saisis en Irak. Peut-être qu’il y a des aides, évidemment, de pays arabes riches et on voit bien qu’il y a une constante ascension, une surenchère dans la violence et dans l’horreur, et il faut évidemment prendre des mesures pour assécher l’aide accordée à l’État islamique par des puissances étrangères.

Vous venez d’y faire allusion, depuis quelques mois, on voit apparaître sur nos écrans des images incroyables de l’État islamique, très bien mises en scène. Est-ce là aussi une perversion de la société du spectacle ?
Jean d'Ormesson :
 Évidemment, beaucoup ont souligné la qualité esthétique de ces horreurs. Nous avons connu des horreurs : les camps de concentration allemands, le goulag russe, la révolution culturelle en Chine, les Khmers rouges. Tout ça, c’était des horreurs abominables. Mais au moins les assassins essayaient de cacher leurs méfaits. Ici, la propagande saisit cette violence et montre cette violence. On a l’impression que c’est une opération à la fois politique, esthétique et évidemment, c’est un degré de barbarie qui a été rarement atteint dans l’histoire de l’humanité. 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:59
TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

TEXTES POLÉMIQUES PENDANT LA SEMAINE SAINTE – UN POINT DE VUE

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

Les événements de la Passion du Christ, que l’on commémore du Jeudi au Samedi saint, sont évoqués et commentés à travers une hymnographie riche et poétique contenue dans le Triode. Si cette hymnographie nous porte à participer spirituellement au moment essentiel, dans l’œuvre de salut de Dieu pour l’homme, qu’est la mort librement consentie du Christ, certains textes entendus à l’église durant les nombreuses célébrations qui ponctuent les jours saints peuvent susciter notre étonnement, voire choquer.

Prenons l’une des hymnes du lucernaire des vêpres du Jeudi saint :

« Judas est vraiment de cette engeance de vipères, de ceux qui mangèrent la manne dans le désert et murmurèrent contre Celui qui les nourrissait. La nourriture était encore dans leur bouche, et les ingrats parlaient contre Dieu. Et lui l’impie portait à sa bouche le pain céleste et se préparait à trahir le Sauveur. Ô la pensée insatiable et l’audace inhumaine ! Il vendait Celui qui le nourrissait. Il livrait à la mort le Maître qu’il embrassait. L’inique était bien leur fils. Il hérita avec eux de la perdition. Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur incomparable en ta patience. »

Deux thèmes, particulièrement récurrents dans l’hymnographie du Jeudi au Samedi saint, sont ici entremêlés : celui de la trahison de Judas, celui de l’ingratitude des Juifs envers le Christ. Si ces deux aspects comportent une origine évangélique incontestable, la manière dont ils sont déclinés dans nos chants n’est pas sans être problématique pour un auditeur d’aujourd’hui.

Tout d’abord Judas est constamment désigné comme « l’inique », « le félon », « l’impie », « l’homme avide »…, la charge à son encontre culminant dans cette hymne citée où il est clairement décidé qu’il « hérita de la perdition ». À l’heure où le Christ montre le chemin de l’amour véritable en se faisant Serviteur de tous, lavant les pieds de ses disciples, et en pardonnant au moment de mourir à ceux qui L’ont mis en croix, les chants entendus à l’église nous portent davantage vers un esprit de jugement, de condamnation, de haine envers les responsables historiques de sa mort. Le trait a certes une dimension pédagogique, que l’on peut également observer dans l’hymne ci-dessus : « Délivre nos âmes d’une telle inhumanité, Seigneur ». La plupart des allusions à l’avarice de Judas comportent une mise en garde qui concerne chacun :

« Détourne-toi, ô mon âme, de l’avarice »… Cependant, cette visée pédagogique peut-elle justifier la violence de la charge, qui va jusqu’à promettre l’enfer au traître là où le Christ propose le salut à tous et où l’Église affirme que le Jugement final ne peut être ni anticipé ni commenté pour personne car il relève de la décision de Dieu seul ? N’est-ce pas là un contresens pur et simple du message évangélique ?

La question est plus brûlante encore concernant le traitement réservé aux Juifs. L’hymnographie dans son ensemble a tendance à assimiler les personnes responsables de la crucifixion historique de Jésus avec le peuple hébreu tout entier. (« Ceux qu’Il a nourris dans le désert en leur donnant la manne à satiété Lui ont offert le vinaigre et le fiel » entend-t-on par exemple dans l’une des stances des matines du samedi saint.) Ceci rejoint un problème plus vaste, celui de l’antijudaïsme de certains textes théologiques et liturgiques qui peut s’expliquer par leur contexte de rédaction, à une époque où l’Église avait besoin de s’affirmer de façon claire face à la synagogue. À notre époque, cet antijudaïsme résonnant sous les voûtes de nos églises est difficilement recevable et ne peut laisser indifférent.

Toute l’interprétation hymnographique des événements de la Passion du Christ est pourtant fondée sur cette condamnation du peuple juif dans son ensemble, tandis que Jésus face à ses bourreaux – prêtres juifs comme soldats romains – ne profère pas une parole – sinon celles de pardon – et se laisse bafouer, insulter, torturer, par amour pour tous les hommes.

C’est là une question plus large que celle de la traduction, qui est l’affaire de spécialistes compétents, mais qui ne peuvent prendre seuls la décision de refondre en profondeur une tradition hymnographique si établie. En Église, par le dialogue entre les fidèles, il s’agit de trouver une manière de faire évoluer ces textes qui portent la prière de tous pour les rendre plus conformes à l’essence même du message évangélique1. Tâche laborieuse, cependant portée par l’inspiration de l’Esprit Saint si elle est menée de façon authentique et conciliaire, en vue de rendre le trésor liturgique dont nous avons hérité parlant pour notre temps, sans l’appauvrir, mais au contraire en y apportant la richesse d’un dialogue ecclésial sur la question.

  1. Certains conciles ont bien interdit des représentations iconographiques – telle celle de Dieu le Père – contraires à la Tradition, mais que l’usage avait cependant répandu. Il pourrait en être de même concernant l’hymnographie.

Olga Laham/Lossky : Quelques remarques sur l’hymnographie de la Semaine sainte ; POINT DE VUE. « Bulletin de la Crypte », Paris, avril 2012, p.12-13.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:51
Notre-Seigneur ouvre les yeux des aveugles (St Ephrem)

Par Saint Ephrem (v. 306-373),

diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 16, 28-31 ; SC 121 (trad. SC, p. 299s)

 

« Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir »

 

« Il fit de la boue avec sa salive, et l'appliqua sur les yeux de l'aveugle. »

Et la lumière a jailli de la terre, comme au commencement, quand la ténèbre était répandue sur tout, et qu'il a commandé à la lumière et qu'elle est née des ténèbres (Gn 1,2-3).

Ainsi il a guéri un défaut qui existait depuis la naissance, pour montrer que lui, dont la main achevait ce qui manquait à la nature, il était bien celui dont la main avait façonné la création au commencement.

Et comme on refusait de croire qu'il était avant Abraham (Jn 8,57), il a prouvé par cette œuvre qu'il était le Fils de celui qui, de sa main,

« forma le premier Adam avec la terre » (Gn 2,7).

Il a fait cela pour ceux qui cherchaient des miracles afin de croire :

« Les juifs cherchent des miracles » (1Co 1,22).

Ce n'est pas la piscine de Siloé qui a ouvert les yeux de l'aveugle, comme ce n'étaient pas les eaux du Jourdain qui ont purifié Naaman (2R 5,14) : c'est le commandement du Seigneur qui accomplit tout. 

Bien plus, ce n'est pas l'eau de notre baptême, mais les noms de la Trinité qu'on prononce sur elle qui nous purifient.

« Il enduisit ses yeux de boue », afin que les pharisiens nettoient l'aveuglement de leur cœur.

Ceux qui voyaient la lumière matérielle étaient conduits par un aveugle qui voyait la lumière de l'esprit ; et, dans sa nuit, l'aveugle était conduit par ceux qui voyaient extérieurement, mais étaient spirituellement aveugles.

L'aveugle a lavé la boue de ses yeux, et il s'est vu lui-même ; les autres ont lavé l'aveuglement de leur cœur, et ils se sont examinés eux-mêmes.

Ainsi, en ouvrant extérieurement les yeux d'un aveugle, notre Seigneur ouvrait secrètement les yeux de beaucoup d'autres aveugles.

Dans ces quelques mots du Seigneur étaient cachés des trésors admirables, et dans cette guérison, était esquissé un symbole : Jésus, fils du Créateur.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:11
« Moi, je suis la résurrection et la vie »(St Ephrem)


Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

 

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

 

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera » (Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:04
« Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie »(St Augustin)

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermons sur l'Évangile de Jean, n°35, 4-5.9 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 223 rev.)

 

« Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie »

 

Les pharisiens lui dirent :

« Vous rendez témoignage de vous-même ; votre témoignage n'est pas digne de foi ».

Jésus leur répondit :

-« Oui, je me rends témoignage à moi-même et mon témoignage est valable, car je sais d'où je suis venu et où je vais ».

La lumière montre les objets qu'elle éclaire, et en même temps elle se montre elle-même.

« Je sais d'où je suis venu et où je vais. »

Celui qui est là devant vous et qui parle possède ce qu'il n'a pas quitté : en venant ici-bas, il n'a pas quitté le ciel, et en y retournant, il ne nous a pas abandonnés.

Cela est impossible à l'homme, cela est impossible au soleil lui-même : lorsqu'il se dirige vers l'occident, il abandonne l'orient et, jusqu'à son retour à l'orient, il n'y est plus.

Mais notre Seigneur Jésus Christ vient sur terre et il est dans le ciel ; il retourne au ciel, et il est sur terre.

Saint Pierre écrit :

« Nous avons la parole des prophètes, qui se confirme. Vous avez raison de fixer votre attention sur elle comme une lampe brillant dans l'obscurité, jusqu'à ce que paraisse le jour » (2P 1,19).

Quand donc notre Seigneur viendra, selon les paroles de l'apôtre Paul,

« il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres » (1Co 4,5).

Devant une telle lumière, les flambeaux ne seront plus nécessaires : on ne lira plus les prophètes, on n'ouvrira plus les épitres des apôtres, nous ne demanderons plus le témoignage de Jean Baptiste, nous n'aurons même plus besoin de l'Évangile.

Toutes les Écritures, qui étaient allumées pour nous comme des flambeaux au milieu de la nuit de notre monde, disparaîtront.

Que verrons-nous ?

-« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1).

Tu viendras puiser à la source d'où la rosée s'est répandue sur toi, d'où sont partis ces rayons brisés qui arrivaient par mille détours jusqu'à ton cœur enveloppé de ténèbres.

Tu verras à découvert la lumière elle-même.

« Ce que nous serons un jour ne paraît pas encore. Nous savons que quand il viendra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est » (1Jn 3,2).

Moi, je vais déposer ce livre ; il nous a été bon de jouir de sa lumière ensemble, mais en nous quittant, nous ne quittons pas cette lumière.

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:28
« Abraham a vu mon jour » Imitons la Foi d'Abraham (St Ambroise)

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église
Abraham, livre I, 19-20 (trad. coll. Pères dans la foi 74, Migne 1999, p. 49)

« Abraham a vu mon jour »

Considérons la récompense qu'Abraham réclame au Seigneur.

Il ne demande pas des richesses comme un avare, ni une longue vie comme celui qui craint la mort, ni la puissance, mais il demande un digne héritier de son travail :

-« Que me donnerez-vous, dit-il ? Je m'en vais sans enfants » (Gn 15,2).

Agar a mis au monde un fils, Ismaël, mais Dieu lui dit :

-« Ce ne sera pas lui ton héritier, mais un autre issu de toi » (Gn 15,4).

De quel autre parle-t-il ?

Il ne s'agit pas d'Ismaël mais de saint Isaac.

Mais dans le fils légitime Isaac, nous pouvons voir le véritable fils légitime, le Seigneur Jésus Christ qui, au début de l'Évangile de saint Matthieu, est appelé fils d'Abraham (Mt 1,1).

Il s'est montré vrai fils d'Abraham en faisant resplendir la descendance de son ancêtre ; c'est grâce à lui qu'Abraham a regardé vers le ciel et a pu voir sa postérité briller comme les étoiles (Gn 15,5).

L'apôtre Paul dit :

-« Une étoile diffère en éclat d'une autre étoile ; il en est ainsi pour la résurrection des morts » (1Co 15,41).

En associant à sa résurrection les hommes que la mort gardait en terre, le Christ leur a donné part au royaume du ciel.

La filiation d'Abraham s'est propagée uniquement par l'héritage de la foi, qui nous prépare au ciel, nous rapproche des anges, nous élève jusqu'aux étoiles.

« Dieu dit : ' Telle sera ta descendance ' et Abraham crut en Dieu » (Gn 15,6).

Il a cru que le Christ par son incarnation serait son héritier. Pour te le faire savoir, le Seigneur a dit :

-« Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ».

Dieu l'a considéré comme juste parce qu'il n'a pas demandé d'explication mais a cru sans la moindre hésitation.

Il est bon que la foi devance les explications, sinon nous aurions l'air d'en demander au Seigneur notre Dieu, comme à un homme.

Quelle inconvenance de croire des hommes quand ils témoignent au sujet d'un autre, et de ne pas croire Dieu quand il parle de lui !

Imitons donc Abraham pour hériter le monde par la justification de la foi, qui l'a fait hériter de la terre.

 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 20:16
 La Miséricorde favorise t-elle le péché ? (St Augustin)

 

« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus »

 

« Ils se retirèrent tous, l'un après l'autre. »

Ils ne restèrent plus que deux, la misérable et la Miséricorde.

Mais le Seigneur, après les avoir frappés avec le trait de la justice, ne daigna pas non plus regarder leur chute ; détournant d'eux son regard, « il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol ».


Cette femme étant restée seule, tous les autres étant partis, il leva les yeux vers elle.

Nous avons entendu la voix de la justice, écoutons aussi celle de la bonté...

Cette femme s'attendait à être punie par celui en qui on ne pouvait trouver de péché.

Mais lui, qui avait repoussé ses ennemis par la voix de la justice, levant sur elle les yeux de la miséricorde, l'interrogea :

« Personne ne t'a condamnée ? »

Elle répondit :

« Personne, Seigneur ».

Il lui dit :

« Moi non plus, je ne te condamnerai pas. Tu as pu craindre d'être condamnée par moi parce que tu n'as pas trouvé de péché en moi ; moi non plus je ne te condamnerai pas ».


Qu'est-ce à dire, Seigneur ?

Tu favorises donc les péchés ?

Non, pas du tout.

Remarque ce qui suit :

« Va, et désormais ne pèche plus ».

Le Seigneur a donc condamné, mais il a condamné le péché, non le pécheur...

Qu'ils fassent donc attention, ceux qui dans le Seigneur aiment sa bonté, et qu'ils craignent sa vérité...

Le Seigneur est bon, le Seigneur est lent à la colère, le Seigneur est miséricordieux, mais le Seigneur aussi est juste et le Seigneur est plein de vérité (Ps 85,15).

Il t'accorde le temps de te corriger, mais tu aimes mieux jouir de ce délai que te réformer.

Tu as été méchant hier, sois bonaujourd'hui ; tu as passé cette journée dans le mal, demain au moins change ta conduite.


C'est donc le sens des paroles qu'il adresse à cette femme :

« Moi non plus, je ne te condamnerai pas, mais, assurée pour le passé, sois en garde pour l'avenir.

Moi non plus, je ne te condamnerai pas, j'ai effacé ce que tu as commis ; observe ce que j'ai prescrit pour obtenir ce que j'ai promis ».

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