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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 05:10
La génétique rejette la théorie du Gender IN BIOÉTHIQUE ET SANTÉ / BY JEAN-PIERRE DICKÈS / ON 28 MARS 2015  / In M.P.I

En Islande, le "de Code Genetics" qui est un institut de recherche en matière de génomique, a séquencé les gènes de 100.000 personnes de ce pays. Cette recherche est à ce jour unique au monde. L’intérêt de ce travail est considérable pour l’Humanité. Quatre études ont été publiées sur ce sujet dans la revue Nature la dernière datant du 25 mars. Ce sont des textes d’une complexité considérable que nous allons essayer d’expliquer.

Nos lecteurs savent que dans le noyau des cellules des vivants se trouvent les chromosomes qui portent les gènes formés eux-mêmes des chaînes d’ADN ; celles-ci elles-mêmes se présentent comme une suite de quatre acides aminés allant par paires et appelées le code de la vie. Pour une seule cellule les chaînes d’ADN font trois mètres de longs. L’informatique permet de les séquencer. Mais une seule inversion de deux acides aminés en modifiant le gène peut entraîner une maladie ou un changement de la couleur des cheveux ou autres. Ce sont des mutations ; par exemple brutalement dans une famille va apparaître une maladie génétique comme la myopathie.

Or il a été déterminé un taux de mutation ponctuel pour un seul génome. Pour ce faire il suffit (si on peut dire) de comparer le nombre de mutations entre le grand-père, le père et l’enfant. Autrement dit la vitesse de mutation. Prenons une comparaison avec une voiture. Si on sait qu’elle roule régulièrement à 60 km heure il est facile de savoir où elle était à un moment précis au départ de Paris vers Lyon. On établira un itinéraire. Or le taux de mutation entre un père est son enfant est en moyenne de l’ordre de 1-8 (un 1 avec huit zéros derrière). C’est colossal. Ainsi il est possible comme pour notre voiture de remonter dans le temps comme on le ferait d’une horloge. Les mutations ponctuelles sont en quelque sorte le témoin de l’évolution génomique.

Il a été étudié spécialement le chromosome Y qui caractérise l’homme par rapport à la femme qui porte le X. Pourquoi le Y : parce qu’il a des mutations génétiques ponctuelles quatre fois plus rapides que celles du génome de la femme ! On s’est aperçu que les mutations portées par le garçon étaient déterminées par le père au moment de la conception. Il a ainsi été remonté jusqu’à la première organisation chromosomique du Y appelé… Adam Y. C’est un homme qui vivait il y a 290.000 années.

Et la filiation des filles ? Cela a été plus compliqué parce qu’il y avait des interruptions dans les séquences génétiques. On a donc été chercher l’ADN porté par les mitochondries qui sont des petits organites disséminés dans les cellules vivantes ; elles sont les batteries, mais portent aussi une petite partie de l’hérédité. Elles sont indestructibles : on en a retrouvé dans la tombe des pharaons. Il a été remonté dans le séquençage génétique à 150.000 années. C’est l’Ève mitochondriale, l’équivalent de l’Adam-chromosomique Y. Cela veut-il dire pour autant qu’avant cette période il n’y avait pas de femmes ? Bien sûr que non ! Mais cela prouve qu’il y a 150.000 années les hommes et les femmes étaient déjà complètement différents sur le plan génétique.

Les tenants de la théorie du gender et LGBT ont ainsi la prétention de changer un ordre de la nature qui remonte au moins à 150.000 ans. De quel droit ? Pour qui se prennent-ils ? (à suivre)

Dr Jean-Pierre Dickès

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Défense de la Vie
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 21:58

Une histoire trépidante, celle d’Édouard, fils aîné du roi des simiens.

Il est considéré à sa naissance comme trop malingre, et, dès lors, est rejeté par son clan.

Il grandit loin de sa tribu.

Il vit près de son ami Ian.

Très ingénieux, voici qu'il découvre le feu, la chasse, l’habitat moderne, l’amour et même… l’espoir.

Généreux, il veut tout partager, veut changer les règles l’ordre établi, et mène son peuple avec éclat et humour vers la véritable humanité… celle où on ne mange pas son père.

Agréable film qui ne saurait cautionner pour autant , bien sûr, le pseudo dogme scientifique évolutionniste...

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 18:48
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 15:54
•	Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui. •	02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. •	03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau, •	04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.( 1ère de St Jean 5:3à4)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 11:21
« Nous voulons voir Jésus » (Proclus de Constantinople)

Par Proclus de Constantinople (v. 390-446),

évêque .Sermon pour le jour des Rameaux ; PG 65, 772 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 108 rev.)

« Nous voulons voir Jésus »


A Jérusalem la foule criait :

« Hosanna dans les hauteurs. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël » (cf Mc 11,10).

Il est bien de dire « celui qui vient », car il vient sans cesse, jamais il ne nous manque :

« Le Seigneur est proche de tous ceux qui l'invoquent en vérité. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Ps 144,18; 117,26).

Le Roi doux et pacifique se tient à notre porte.

Les soldats ici-bas, les anges dans les cieux, les mortels et les immortels criaient :

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le Roi d'Israël ».

Mais les pharisiens se tenaient à l'écart (Jn 12,19), et les prêtres en étaient outrés.

Ces voix qui chantaient la louange de Dieu retentissaient sans arrêt : la création en était toute joyeuse.


C'est pourquoi, ce jour-là, quelques Grecs, poussés par cette acclamation magnifique à honorer Dieu avec ferveur, se sont approchés d'un apôtre nommé Philippe et lui ont dit :

« Nous voulons voir Jésus ».

Regarde : c'est toute la foule qui remplit la charge de héraut et incite ces Grecs à se convertir.

Aussitôt, ceux-ci s'adressent aux disciples du Christ :

« Nous voulons voir Jésus ».

Ces païens imitent Zachée ; ils ne montent pas dans un sycomore [pour voir Jésus], mais ils se hâtent de s'élever dans la connaissance de Dieu (Lc 19,3).

« Nous voulons voir Jésus » : non pas tant contempler son visage, mais porter sa croix.

Car Jésus, qui voyait leur désir, a annoncé sans ambages à ceux qui se trouvaient là :

« L'heure vient où le Fils de l'homme sera glorifié », appelant gloire la conversion des païens.

« Nous voulons voir Jésus » (Proclus de Constantinople)
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 11:06
« Faire son deuil » après le crash de l’avion Düsseldorf-Barcelone… (Bertrand Vergely.Philosophe et théologien)

Le crash de l'avion Düsseldorf-Barcelone qui vient d'avoir lieu dans les Alpes du Sud est bien évidemment tragique et il ne saurait être question de ne pas être bouleversé face au drame qu'il représente. Néanmoins, sa «gestion» par notre postmodernité ne peut pas ne pas nous interroger quand on a quelque bon sens.

Écoutons la radio relatant ce qui se passe maintenant. Nous apprenons que des avions ont été affrétés pour que les familles puissent se rendre sur les lieux du drame afin de faire leur deuil, le tout accompagnées par des cellules de soutien psychologique. Constatons-le.

Désormais, lorsqu'une catastrophe se produit, le scénario est bien orchestré. Immédiatement nous apprenons que «tout est mis en œuvre» pour qu'il y ait «prise en charge» des familles par des «antennes de soutien psychologique» afin de «mettre des mots» et ainsi de permettre de «faire le deuil».

Dans ce scénario bien rôdé il y quelque chose qui dérange. Le fait qu'il soit bien rôdé. Et derrière ce rodage, une certaine mécanicité. On n'est pas humain. On est mécaniquement humain.

Comme si on avait peur. Peur que les familles endeuillées se révoltent. Peur qu'elles crient au scandale. Peur qu'elles disent haut et fort qu'elles ont été mal traitées. Qu'elles ont été abandonnées. Qu'elles ont été laissées à elles-mêmes, seules avec leur chagrin. Alors, non seulement, on «fait» mais on montre que l'on «fait». On communique. On sur-communique. Pas question qu'il y ait un moment de solitude ni de silence.

Une expression frappe dans ce tourbillon communicationnel: faire son deuil. Se rend-t-on compte de ce que l'on dit quand on prononce ce terme?

Quand Freud a prononcé cette formule, il songeait à certains de ses patients maladivement attachés à des proches décédés. On ne peut pas vivre éternellement dans le regret de nos chers disparus. Il y a un moment où il faut les laisser partir. D'où l'expression «faire son deuil», cette expression désignant le fait de faire son deuil d'un attachement névrotique, hystérique à des proches disparus.

Prise en dehors de son contexte pathologique, constatons le, cette expression est proprement ridicule. Que l'on sache, toute personne qui perd un de ses proches n'est pas dans un état pathologique, névrotique ou hystérique au point de devoir «faire son deuil» avec un psychiatre.

Qu'à cela ne tienne. Notre postmodernité a décidé de psychiatriser le deuil et oblige désormais de «faire son deuil» en dépêchant pour cela des «psys» afin de veiller à ce qu'on le fasse.

Faute d'un discours religieux sur la mort nous avons aujourd'hui affaire à un discours médical et psychiatrique sur celle-ci, une personne endeuillée étant un malade potentiel qu'il faut soigner et le prêtre étant remplacé par le psychiatre.

En fait, ne sachant pas quoi faire en l'absence d'un ordre religieux du monde, la postmodernité qui a tué Dieu médicalise la mort et la psychiatrise faute de la spiritualiser en dépêchant sur les lieux des catastrophes et des tragédies des équipes médico-psychiatriques veillant à ce que l'ordre d'un monde sans Dieu soit bien assuré.

On a psychiatrisé la mort? On a fait en sorte que tout le monde fasse gentiment son deuil comme certains font la Turquie quand ils sont en vacances ou que le petit fait son rôt à la fin du repas? On a bien fait. On a fait ce qu'il fallait faire.

Le monde peut continuer de dormir en paix. On a veillé à ce que la mort ne soit plus un événement spirituel et métaphysique. On a empêché de la penser. On a évité qu'elle bouleverse et que, derrière elle, la vie, bouleverse.

Bertrand Vergely
Philosophe et théologien, il est l'auteur de Deviens qui tu es: La philosophie grecque à l'épreuve du quotidien (Albin Michel, 2014).

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Société
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:55
Liberté de Conscience: Dans l'Etat de l'Indiana,les croyants peuvent refuser de servir l’immoralité

Etats-Unis – Le 26 mars, Mike Pence, gouverneur de l’État de l’Indiana promulguait une loi destinée à protéger la liberté religieuse en permettant notamment de refuser d’accomplir un service ou une prestation qui irait à l’encontre de ses principes religieux.

Etrangement, le lobby LGBT s’est particulièrement senti visé.

«Aujourd’hui, j’ai signé le Religious Freedom Restoration Act, car je soutiens la liberté de religion pour chaque Hoosier quelle que soit sa croyance. La constitution des États-Unis et la Constitution de l’Indiana fournissent toutes deux une forte reconnaissance de la liberté de culte mais aujourd’hui, beaucoup de croyants ont l’impression que leur liberté religieuse va être attaquée par les actions du gouvernement.»

Cette reconnaissance de la liberté de conscience pour les croyants vaut au gouverneur de cet Etat une belle campagne de dénigrement et des menaces de boycotter son Etat.

Liberté de Conscience: Dans l'Etat de l'Indiana,les croyants peuvent refuser de servir l’immoralité
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 10:31
Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Nous cheminons vers Pâques ; mais cela nous mettra face à une scène bien étrange. Nous pourrions nous attendre à ce que la Résurrection de Jésus soit manifestée avec la plus grande gloire ! Que sa victoire soit éclatante aux yeux du monde… dans l’Évangile de Jean, il n’en sera rien, et pour cause. L’Évangile de Jean est, au fond, un évangile assez sobre, contrairement à l’image que nous en avons souvent. Chez Matthieu, par exemple, la mort de Jésus s’accompagne d’un tremblement de terre ; tout comme la Résurrection s’accompagne de signes apocalyptiques, de l’apparition d’un ange, d’une grande lumière. La mort et la Résurrection font beaucoup de « bruit » chez saint Matthieu.

Au dimanche de Pâques, dans l’Évangile de Jean, rien. Faisons bien attention au Vendredi Saint, où nous lirons aussi la Passion selon saint Jean : un simple « J’ai soif », « Tout est achevé », « Il rendit l’esprit ». Tout est dit, tout est montré, tout est signifié. Jésus a donné sa vie pour nous. Et pour cause, nous le savons, l’amour vrai, l’amour sincère est celui qui se donne discrètement, sans bruit et sans éclat. Souvenons-nous, là aussi, du premier Évangile que nous avons entendu pour ouvrir notre Carême : « Quand tu fais l’aumône, que ta main droite ignore ce que donne ta main gauche » (Mt 6, 3). Jésus, Lui qui nous fait la véritable aumône, celle de la vie éternelle, le fera dans l’ignorance mondaine la plus totale : seul son Père voit ce qu’Il a fait dans le secret de la Croix. Pour sa Résurrection, idem : sans bruit, sans éclat, dans l’Évangile de Jean : nous n’aurons aucun détail en ce jour. Une simple pierre roulée, et un linceul posé là ; Jean « vit et il crut ». Dieu « repart », si vous me permettez cette expression, comme Il est venu : Noël et Pâques, au fond, sont faits du même bois, celui de la Croix. Dieu, en son humilité, a la victoire modeste.


Mais au fond, n’y aura-t-il vraiment rien dans cet Évangile de Pâques ?

Nous sommes au premier jour de la semaine. Pour Jean, le premier jour est toujours celui d’une création nouvelle. À la manière du livre de la Genèse, au premier jour, Dieu séparera le jour de la nuit (« Que la lumière soit », nous dit la Genèse) ; de même, Jean ajoutera ce petit détail à son Évangile : « Il fait encore sombre ». Dans son prologue, il nous disait déjà que « la lumière a brillé et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée ». À Pâques, ce sera fait : certes, il fera encore sombre, sans doute encore comme dans chacune de nos vies, de nos histoires, mais grâce à cette toute petite indication, nous comprendrons que cette aurore, cette aurore nouvelle, se lève bien.Lire la suite sur Libres Propos

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

L'Eglise demande aux chrétiens de se confesser et de communier au moins une fois par an, au temps de Pâques.

Trop nombreux, hélas, sont ceux qui négligent cette démarche. Mais même ceux qui font leurs Pâques ne doivent pas se contenter de ce devoir minimum.

C'est chaque dimanche, en effet, qu'un chrétien digne de se nom doit participer au St Qurbana (A la Ste Messe) en y communiant au Pain de Vie qui est la nourriture indispensable de l'âme pour être présence du Christ au monde contemporain...

"Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous" nous dit Jésus.

Quant au sacrement de Réconciliation (Pénitence, Confession), il ne faut pas oublier qu'il est un moyen irremplaçable de conversion, "un passage obligé sur le chemin du salut" par lequel non seulement le pardon que le Christ nous a acquis sur la Croix est appliqué à notre âme, mais, plongé dans la mort et la résurrection du Christ Tête de l'Eglise, l'Esprit Saint restaure en nous la grâce du Baptême-Chrismation que nous avions "opacifiée" par nos péchés personnels...

Malheureusement on constate qu'elles sont nombreuses à l'heure actuelle les personnes qui négligent de confesser régulièrement leurs péchés à un prêtre ; c'est une attitude qui inquiète beaucoup les prêtres, car ces personnes, pour la plupart, communient très facilement au Corps du Christ sans se demander si elles en sont dignes.

Il ne faut pas oublier en effet, qu'une communion reçue dans "une âme en état de grâce" mais insuffisamment purifiée et fortifiée par les grâces propres au sacrement de pénitence, risque d'être bien peu enrichissante sur le plan spirituel ; mais qu'une communion reçue dans une âme "en état de péché mortel" c'est-à-dire de séparation avec Dieu, non seulement est totalement infructueuse mais elle constitue un péché trés grave, puisqu'il s'agit en fait d'un sacrilège.

Manger ainsi le Corps du Christ, "c'est manger sa propre condamnation" comme disait saint Paul.

A méditer.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

Bien des chrétiens sont convaincus de la beauté et de la grandeur du sacrement de Réconciliation. Mais de là à aller se confesser, il y a loin. Voici 2 examens de conscience, l'un pour adultes et l'autre pour jeunes.

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_pour_adultes.pdf

Voir le Fichier : Examen_de_conscience_de_Lourdes_pour_ados.pdf

Examen de conscience simple :

Bénissez-moi mon Père, parce que j’ai péché :

ENVERS DIEU :

J’ai fait mes prières sans aucune attention.

J’ai passé des journées entières sans prier DIEU.

J’ai prononcé le nom de DIEU sans respect (…. fois)

J’ai manqué la Messe du dimanche par ma faute (… fois).

J’ai ri et bavardé à l’Eglise au lieu de prier.

J’ai eu honte de me montrer chrétien(ne), devant les autres.

ENVERS LES AUTRES :

J’ai désobéi à mes parents, aux prêtres, aux maîtres d’écoles.

J’ai répondu grossièrement, avec insolence.

J’ai eu de la haine, de la jalousie, de la vengeance.

Je me suis moqué des autres.

J’ai rapporté ce que je savais de mal.

J’ai dit du mal des autres.

J’ai été méchante(e), j’ai donné des coups.

J’ai été envieux(se), jaloux(se).

Je n’ai pas voulu pardonner.

J’ai fait exprès de la peine aux autres.

Je n’ai pas voulu aider, faire plaisir.

Je ne me préoccupe que de moi, j’ai refusé de partager.

J’ai donné le mauvais exemple, j’ai entraîné au mal.

J’ai volé de l’argent (…euros), d’autres choses (dire quoi).

J’ai menti pour m’excuser, pour me vanter, pour faire punir les autres.

J’ai triché en classe, au jeu, dans les examens.

J’ai été hypocrite ( dissimuler sa véritable personnalité).

ENVERS MOI-MÊME :

J’ai été orgueilleux(se), j’ai boudé, j’ai été coléreux(se).

J’ai pensé avec plaisir à de vilaines choses.

J’ai eu de mauvaises conversations.

J’ai été gourmand(e).

J’ai été paresseux(se) dans le travail.

Il existe aux Editions Téqui : le Guide pratique du pénitent par le Père Guillaume de Menthière.

Ce petit manuel se voudrait un outil pratique, à consulter juste avant d'aller se confesser. Il n'a pas d'autre but que de "décontracter le pénitent".

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...

 +

Le  Sacrement  de  Pénitence Dans la Tradition Syriaque :

 

La pénitence ou  "Rémission des péchés" est l’un des sept sacrements de la Loi Nouvelle ordonnée par Notre Seigneur. Ce Sacrement fût institué lorsque, soufflant sur ses Apôtres et disciples Il leur dit : "Recevez le Saint Esprit. Tous ceux auxquels vous pardonnerez leurs péchés, ils leur seront pardonnés ; tous ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus"
(St Jean XX: 22–23).

Ce sacrement a été ordonné par Notre Seigneur sous la forme d’une loi, donnant pouvoir et autorité à Ses ministres (aujourd’hui, les Evêques, Successeurs des Apôtres et leurs collaborateurs dans l’Ordre Sacerdotal: les Prêtres) de déclarer  et de prononcer en Son Nom l’absolution (le pardon) des péchés au bénéfice des fidèles qui se confessent et se repentent vraiment des transgressions commises volontairement après le baptême.

Le pécheur repentant doit considérer, lors d’un examen de conscience, les nombreux péchés qu’il ou elle a commis et s’en repentir vraiment et sérieusement. Il se fait alors un devoir de les confesser au prêtre sans rien vouloir dissimuler ou  cacher et, par voie de conséquence, il accepte la pénitence canonique que le Ministre de la Miséricorde lui imposera.

 

Exhortation  générale

 

1 - Le prêtre doit bien connaître les lois divines et  ecclésiastiques, pour être capable de déterminer si oui ou non celui qui se repent est digne de recevoir l’absolution (la formation du "ministre de la miséricorde" est donc essentielle en théologie morale). En conséquence, tel un médecin des âmes, le prêtre doit suivre le pénitent fidèle et prendre grand soin de sa santé spirituelle, que ce soit un homme ou une femme.

2 - Le prêtre doit absolument ne jamais révéler quoi que ce soit de la confession du pénitent, mais plutôt la garder secrète même jusqu’à la mort.

3 -Toutes les fois que le prêtre est appelé à entendre en confession quelques  fidèles pénitents, il doit toujours se montrer prêt à répondre à cet appel et  supplier profondément le Seigneur (qui est à l’origine de cet appel et dont il sera "le canal" pour appliquer à l’âme Son Pardon Miséricordieux) de l’assister pour remplir comme il convient, et avec piété, son service.

4 - La confession devrait, habituellement, être faite uniquement à l’église.

Le prêtre porte une étole autour du cou et est assis sur une chaise (ou un "confessionnal") qui doit être placée dans un endroit spécial de façon à être vu par l’assemblée.

Cependant, dans les cas de  maladie ou pour toutes autres raisons contraignantes, le prêtre peut aller au domicile du malade qui désire se confesser, mais se trouve dans l’incapacité de se rendre à l’église.

Pendant que le pénitent se confesse le prêtre doit pourtant, pour des raisons de prudence, être assis en un endroit spécial où il puisse être vu par ceux qui sont présents tout en respectant la stricte confidentialité de l’acte.

5 - Si le prêtre découvre que le pénitent ignore les vérités fondamentales de la Foi, notamment dans le domaine de la morale Chrétienne, alors il doit, à l’occasion de cette confession, essayer de l’éclairer et de l’instruire sur ces  vérités doctrinales et morales, mais si -faute de temps- c’était impossible, alors il devrait le faire à une autre occasion plus convenable.

6 - S’il arrivait qu’ en raison d’extrême  maladie ou pour tout autre empêchement, un des fidèles soit privé  de la parole, et  soit, de ce fait, incapable d’une confession auriculaire, le prêtre acceptera la confession gestuelle pour lui accorder l’absolution individuelle.

 

 Prière  de  Pénitence

 

Ayez pitié de moi, Ô Père Tout Puissant. Nous Vous louons, nous Vous bénissons ! Nous Vous adorons, humblement agenouillés. Veuillez nous montrer Votre grande miséricorde…

Ô Christ, qui êtes la  Source de la miséricorde, montrez-moi Votre compassion au jour du jugement comme il en fut pour le larron sur la Croix, pour le publicain et à la femme adultère. Amîn.

 

Prière  avant  la  confession

 

Ô Dieu, Qui ne voulez pas la mort du pécheur, mais plutôt qu’il se repente et qu’il vive, je confesse en Votre Présence que j’ai péché malgré Votre grande bonté.

Par mon ingratitude, j’ai dérogé à la dignité filiale et ne suis plus digne d’être appelé  fils de Votre grâce.

Acceptez-moi, Ô Père, comme l’un de Vos zélés serviteurs.

Dans Votre Miséricorde, veuillez effacer mes transgressions et me laver de mon péché.

Ô Père de Miséricorde, veuillez détourner Votre face de mes péchés et ne plus Vous souvenir de mes iniquités.

Ne me rejetez pas de devant Votre face, Seigneur débordant  de grâce. Ne me rejetez  pas dans Votre colère, mais soyez attentif au cri de ma détresse. Seigneur, veuillez regarder mes larmes. Qu’elles me lavent en Votre présence, Seigneur mon Dieu, car c’est avec une sincère humilité que je me repends que et je regrette du fond du cœur tout ce que j’ai pu faire de mal.

De plus, je prends la ferme résolution de  ne pas retourner sur les chemins haïssables du péché.

Veuillez agréer ma confession et m’aider dans Votre miséricorde et Votre grâce à vivre d’une  vie qui glorifie Votre Saint Nom, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

 

Prière lors de la Confession devant le Prêtre

 

Je confesse à Dieu, le Père Tout Puissant, à Son Fils bien aimé, Jésus Christ, Notre-Seigneur, et au Saint Esprit,

en présence de Notre-Dame, la Bienheureuse Vierge Marie,

et de tous les saints anges : de St Michel et de St Gabriel Archanges, chefs des milices célestes;

de Saint Jean Baptiste,

des Saints Apôtres Pierre et Paul,

des vingt-quatre prophètes,

des douze apôtres,

des quatre évangélistes et des soixante-douze disciples,

 

Je professe la Sainte Foi des trois Conciles Œcuméniques de Nicée, Constantinople et Ephèse

et crois au très noble sacerdoce dont vous êtes revêtu, Prêtre et Père, par lequel vous liez et déliez.

 

J’ai péché à travers tous mes sens, intérieurement et extérieurement, en parole, en acte et en pensée.

C’est ma faute, c’est ma faute, c’est ma très grande faute,

je me repends très sincèrement de mes péchés, me proposant de n’y jamais retourner.

Plutôt la mort que d’embrasser le péché !

 

Je demande à Dieu, par l’autorité du Saint Sacerdoce dont vous êtes revêtu de  m’absoudre et de me pardonner, par Sa grâce. Amîn.

 

Prière d'Absolution pour le Laïcat

 

Le prêtre pose sa main droite sur la tête du pénitent et prononce les paroles suivantes :

Que Dieu ait pitié de vous et vous guide à la Vie Eternelle !

En vertu de l’Autorité du  Sacerdoce conféré par Notre-Seigneur-Jésus-Christ à Ses Apôtres qui, à leur tour, le transmirent  à leurs successeurs jusqu’à ce qu’il me fût donné à moi, faible et pécheur,

je vous absous, frère (sœur) de tous ces péchés que vous avez confessés et dont vous vous repentez, aussi bien que de toutes les transgressions qui ont échappé à votre mémoire au Nom du Père +, amen ! et du Fils +,amen ! et  du Saint Esprit + pour la vie éternelle. Amîn !

 

 

 

Prière d’Absolution pour le Clergé

 

Puisse le Seigneur qui a béni ses saints disciples, vous bénir!

Puisse-t’ Il vous préserver de toutes actions mauvaises et vous perfectionner dans la vertu, de sorte que vous soyez l’authentique gardien de Ses commandements en accomplissant Ses lois.

Puisse-t-Il faire de vous ce vase d’élection adapté au service de Sa gloire !

Puissiez-vous, en Lui, jouir de la paix  et  puisse-t-Il se complaire en vous ! Et, selon Sa volonté bienveillante,

soyez béni, absous et consacré, au Nom du Père +, amen ! et du Fils +, amen ! et du Saint Esprit + pour la vie éternelle. Amîn!

 

 

Prière  après  la Confession

 

Seigneur Jésus Christ, Vous qui êtes notre grand Médecin et la Fontaine des miséricordes, veuillez me regarder alors que je me tiens en Votre présence comme :

- l‘aveugle qui attend de Vous la vue intérieure

- le malade qui attend de Vous sa parfaite guérison, et

- le pauvre qui attend d’être enrichi de Votre grâce.

Je crois fermement que Vous avez agréé ma confession et que vous vous êtes penché vers mes supplications,

Je crois que Vous  m’avez pardonné et m’avez purifié de mon péché.

Je Vous rends grâce, Seigneur, et Votre Louange sera  toujours sur mes lèvres pour magnifier Votre amour bienveillant.

Je Vous en supplie, puisse Votre grâce me confirmer dans mon ferme propos et ma résolution de ne point retourner au péché, et m’accorder le triomphe sur toutes les tentations afin que je puisse Vous aimer,Vous seul sur la terre, mon esprit exhalant Votre louange jusqu’au jour où je Vous verrai, au Ciel, pour toujours. Amîn.

Faire ses Pâques pour monter vers Pâque...
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 12:25
SÉDATION PROFONDE!
SÉDATION PROFONDE!

Et Zou, c’est passé, avec une écrasante majorité à l’Assemblée nationale. On peut maintenant piquer Mémé par amour, lui chourer sa mort, la coller dans le coma et la laisser mourir. On ne dira plus : « Elle s’est endormie dans la paix » mais : « On l’a endormie dans la dignité ». La dignité… foutu marqueur franc-mac : blouses blanches, tronches de circonstance et fadaises altruisto-humanistes – « C’est mieux pour elle ».

Si nous étions singes, nous interdirions à l’homme de prétendre descendre de nous, tant ce bipède décadent bousille la Création ! Pas un mammifère, même inférieur, ne se comporte comme ça avec ses congénères. Pas même les cafards des poubelles de HLM ! On en arriverait presque à se réjouir en se disant que les quadragénaires qui ont voté l’avortement atteignent les 80 ans. C’est eux qui verront, dans un indicible effroi qu’un cri silencieux n’apaisera pas, le sédateur fatal s’approcher, suivi des enfants survivants. Ils entendront alors, dans une conscience vacillante : « Un vieux si je veux et quand je veux ! Papa en 74, le Professeur Israël disait : “C’est le projet qui fait l’enfant”. Nous pensons que c’est aussi le projet qui fait le parent et tu n’es plus dans notre projet de vie, au revoir papa. »

Un sondage montre que 96 % des Français sont pour la sédation profonde. On sait la nature manipulatrice des questions de type : « Préférez-vous qu’on laisse lâchement mourir les gens dans des souffrances atroces ou préférez-vous qu’on les aide afin qu’elles puissent mourir dignement ? » Pour autant, on sait aussi que ce pays ne pouvait rien répondre d’autre. La France entière est en sédation profonde. Jamais nous n’avons attendu Pâques avec autant d’impatience : pourvu que la Résurrection soit contagieuse !

Lu sur L’homme nouveau

SÉDATION PROFONDE!

Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église
Commentaire de l'Évangile concordant, 17, 7-10 ; SC 121 (trad. cf SC p. 307)

« Moi, je suis la résurrection et la vie »

Quand il a demandé :

« Où l'avez-vous déposé ? », les larmes venaient aux yeux de notre Seigneur.

Ses larmes ont été comme la pluie, Lazare comme le grain, et le sépulcre comme la terre.

Il a crié d'une voix de tonnerre, la mort a tremblé à sa voix, Lazare a jailli comme le grain, est sorti et a adoré le Seigneur qui l'avait ressuscité.

Jésus a rendu la vie à Lazare et est mort à sa place, car, lorsqu'il l'eut tiré du sépulcre et pris place à sa table, lui-même a été enseveli symboliquement par l'huile que Marie a versée sur sa tête (Mt 26,7).

La force de la mort qui avait triomphé depuis quatre jours est écrasée pour que la mort sache qu'il était facile au Seigneur de la vaincre le troisième jour ; sa promesse est véridique : il avait promis qu'il ressusciterait lui-même le troisième jour (Mt 16,21).

Le Seigneur a donc rendu leur joie à Marie et à Marthe en terrassant l'enfer pour montrer que lui-même ne serait pas retenu par la mort pour toujours.

Maintenant, chaque fois qu'on dira que ressusciter le troisième jour est impossible, qu'on regarde celui qui a été ressuscité le quatrième jour.

« Approchez-vous et enlevez la pierre. »

Quoi donc, celui qui a ressuscité un mort et lui a rendu la vie n'aurait-il pas pu ouvrir le sépulcre et renverser la pierre ?

Lui qui disait à ses disciples :

-« Si vous avez la foi gros comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : Déplace-toi, et elle se déplacera »(Mt 17,20), n'aurait-il pas pu par un mot déplacer la pierre qui fermait l'entrée du sépulcre ?

Certes, il aurait pu aussi enlever la pierre par sa parole, lui dont la voix, alors qu'il était suspendu à la croix, a fendu les pierres et les sépulcres (Mt 27,51-52).

Mais, parce qu'il était l'ami de Lazare, il dit :

-« Ouvrez, pour que l'odeur de la pourriture vous frappe, et déliez-le, vous qui l'avez enveloppé dans son suaire, pour que vous reconnaissiez bien celui que vous aviez enseveli. »

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:41
Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.


Livre de Jérémie 17,13-18.

En ces jours-là, Jérémie parla ainsi : Seigneur, que tous ceux qui vous abandonnent, soient confondus. Ceux qui se détourneront de vous seront inscrits sur la terre, car ils ont abandonné la source d'eau vive.
Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri ; sauve-moi, et je serai sauvé, car tu es ma louange.
Voici qu'ils me disent : "Où est la parole du Seigneur ? Qu'elle s'accomplisse donc !"
Et moi je n'ai pas refusé d'être pasteur à ta suite ; je n'ai pas désiré le jour du malheur, tu le sais ; ce qui est sorti de mes lèvres était présent devant ta face.
Ne sois pas pour moi une cause d'effroi ; tu es mon refuge au jour du malheur.
Que mes persécuteurs soient consternés et que je ne sois pas confondu moi-même ; qu'ils tremblent, eux, et que moi je ne tremble pas ; amène sur eux le jour du malheur, et brise les d'une double brèche.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,47-54.

En ce temps-là, les pontifes et les pharisiens assemblèrent le sanhédrin contre Jésus, et dirent : "Que ferons-nous ? Car cet homme fait beaucoup de miracles.
Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire notre ville et notre nation."
L'un d'eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit :
"Vous n'y entendez rien ; vous ne réfléchissez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas."
Il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation,
et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés.
Depuis ce jour, ils délibérèrent sur les moyens de le faire mourir.
C'est pourquoi Jésus ne se montrait plus en public parmi les Juifs ; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville nommée Ephrem, et il y séjourna avec ses disciples.







Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église
Sermon 28 sur le Cantique des cantiques (trad. Solms, Christs romans, Zodiaque 1963, p. 147 rev.)

« Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple »


Afin de blanchir la multitude, un seul s'est laissé noircir, car « il est bon, dit l’Écriture, qu'un seul homme meure pour le peuple ». Il est bon qu'un seul prenne « la ressemblance de la chair de péché » (Rm 8,3), et que toute la race ne soit pas condamnée pour le péché. La splendeur de l'essence divine se voile donc en la forme d'esclave, pour sauver la vie de l'esclave. L'éclat de la vie éternelle s'assombrit dans la chair pour purifier la chair. Pour éclairer les fils des hommes, le plus beau des enfants des hommes (Ps 44,3) doit s'obscurcir dans sa Passion, accepter la honte de la croix. Exsangue dans la mort, qu'il perde toute beauté, tout honneur, pour s'acquérir, belle et glorieuse, son Épouse sans tache ni ride, l'Église (Ep 5,27).

Mais sous cette tente noire (Ct 1,5), je reconnais le roi. Je le reconnais et je l'embrasse. Je vois sa gloire qui est à l'intérieur ; je devine l'éclat de sa divinité, la beauté de sa force, la splendeur de sa grâce, la pureté de son innocence. La couleur misérable de l'infirmité humaine le couvre ; son visage est comme caché, défait, à l'heure où pour nous ressembler il est éprouvé comme nous, mais n'a pas péché.

Je reconnais aussi la forme de notre nature souillée, je reconnais cette tunique de peau, le vêtement de nos premiers parents (Gn 3,21). Mon Dieu s'en est revêtu, prenant la forme de l'esclave, devenu semblable aux hommes (Ph 2,7) et habillé comme eux. Sous cette peau de chevreau, signe du péché, dont se couvrit Jacob (Gn 27,16), je reconnais la main qui n'a pas péché, la nuque jamais courbée sous l'emprise du mal. Je sais, Seigneur, que par nature vous êtes doux, humble de cœur, abordable, paisible, souriant, vous qui avez été « oint de l'huile de joie plus que tes compagnons » (Mt 11,29;Ps 44,8). D'où vous viennent donc cette rude ressemblance d'Esaü, cette affreuse apparence du péché ? Ah, c'est la mienne ! Je reconnais mon bien, et sous mon visage je vois mon Dieu, mon Sauveur.

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

Porter la Croix

L’enjeu du Carême est de progresser dans la ressemblance de Dieu en augmentant notre capacité à aimer comme Il aime. Nous avons l’honneur de porter la croix sur notre corps ; elle nous fut remise au baptême ; portons-la toujours ; ne pas la porter serait une négation de notre identité de disciples de Jésus Christ. « Que chacun prenne sa croix et me suive », dit le Maître. Mais portons-la également à l’intérieur ! Comment ? – en crucifiant tout ce qui nous empêche d’aimer – définition du péché… Toutes les formes que prennent l’égoïsme, l’égocentrisme, l’amour de soi, constituent une contradiction avec l’image de Dieu en nous, faite pour aimer autrui plus que nous-mêmes. Les diverses pratiques du temps de Carême, tels des bistouris, opèrent la chirurgie de notre amour propre, de notre amour du plaisir et du confort, de notre amour d’avoir raison – notre incapacité à aimer comme Dieu aime. Nous connaîtrons la paix de notre âme et la joie du Christ, en ce monde et dans l’autre, en nous sacrifiant librement et par amour (non par devoir…) pour une ou plusieurs personnes. Comment ? – en offrant de notre temps, du meilleur de nous-mêmes, de notre affection, de ce que nous possédons : en nous donnant nous-mêmes, comme le font toutes les personnes qui s’aiment.

L’offrande

La Croix est le signe de l’oblation. Par elle, une personne offre à une autre personne, par amour pour elle, ce qui lui est le plus cher. Par amour pour la volonté divine, Abraham se montra prêt à offrir celui qui lui était le plus cher, son propre fils. Dieu Lui-même a tellement aimé les hommes qu’Il a sacrifié pour eux son propre fils (Jn. 3, 16). Quelquefois, ce à quoi nous tenons est simplement une passion, une habitude, même bonne, un attachement. Mais, quand un être cher entre dans son repos, l’Église nous apprend à nous désapproprier de celui qui nous est si cher pour l’offrir à Dieu, simplement en glorifiant sa volonté : « Béni est le chemin que tu parcours aujourd’hui ! » (office des funérailles).

L’exorcisme

La Croix illumine le Carême parce que, par elle, les démons, et Satan en personne, sont vaincus. Le seul signe de la Croix sur nous-mêmes, sur autrui, sur le monde, exorcise. Les démons tremblent devant la Croix : elle est pour eux la porte de l’enfer ; elle est, pour les justes, la porte du Paradis – victoire sur l’archange de l’orgueil, et gloire des humbles et des doux.

Source : « Sagesse Orthodoxe »

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

• De « Big Brother » à notre Père •

La parole de Dieu

Le Seigneur Dieu scrute le juste
et voit les reins et le cœur.

Livre de Jérémie, chapitre 20, verset 12a

La méditation

Jonas reçoit de Dieu une mission qu’il n’a aucune envie de réaliser : il lui est demandé d’aller vers l’est, à Ninive pour inviter ses habitants à la conversion. Il fuit alors vers l’ouest, là où il peut, pour mettre de la distance entre lui et la voix de Dieu. Mais partout où il va, Dieu l’a devancé. Cette histoire de Jonas ne vous rappelle-t-elle pas celle contée par George Orwell dans son roman « 1984 » paru en 1948 ? Dieu serait-il comme le « Big Brother » ? Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, quelle que soit l’activité que vous exercez, le Grand Frère vous regarde et vous surveille.
Mais le Seigneur Dieu n’est pas comme « Big Brother ». S’il s’intéresse à Jonas, c’est pour qu’il comprenne que « le Seigneur Dieu scrute le juste et voit les reins et le cœur »* non pour condamner le juste mais pour l’accompagner sur les chemins de la justice et de l’amour véritable. Après avoir passé trois jours et trois nuits dans les entrailles d’un poisson géant, Jonas va enfin obéir à la demande divine et appeler les Ninivites à la conversion. À Jonas, Dieu se révéla comme un père qui respecte infiniment son fils et veut pour lui le meilleur. Et si nous laissions l’Esprit Saint convertir notre cœur pour passer de l’image de « Big Brother », souvent ancrée dans notre imaginaire, au visage du Père de tout amour ?

*Livre de Jérémie, chapitre 20, verset 12a

Pour aller plus loin avec la Parole

« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées. Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers. Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais. Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, tu as mis la main sur moi. Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre ! Où donc aller, loin de ton souffle ? Où m’enfuir, loin de ta face ? Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici. Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers : même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit. J’avais dit : “Les ténèbres m’écrasent !”, mais la nuit devient lumière autour de moi. Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : * étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait. »

Psaume 138, versets 1 à 14

Source : « Carême dans la Ville »

LE PERE MARIE-EUGENE ET MARIE :

Parmi les contemplatifs, il en est qui, comme saint Jean, ont reçu la Vierge Marie en partage. Le Père Marie-Eugène est de ceux-là.

Son amour pour la Vierge s’épanouit dans son milieu familial. Au contact de sa mère, il fait l’expérience de l’amour maternel, un amour fort, exigeant et très doux. Il apprend ainsi à se laisser aimer par Marie, à se laisser façonner par elle et devenir l’apôtre qu’elle s’est choisi pour contribuer à prolonger son action maternelle dans le monde d’aujourd’hui.

Au soir de son sacerdoce, dans l’allocution qu’il prononce au nom des nouveaux ordonnés, il se tourne vers Elle : « Et vous, ô Marie, je vous dois tout puisque c’est vous qui m’avez conduit et fait ce que je suis. Je vous donnerai donc tout, spécialement mon cœur avec la joie dont il est rempli. Vous êtes ma Mère et, prêtre, je veux plus que jamais rester votre enfant ».

Au Carmel, il fait sien l’idéal de son Ordre : contempler Dieu, le Christ Jésus et sa Mère. Il médite souvent sur le mystère de Marie, et en reçoit, dans l’accomplissement de sa vocation carmélitaine, une profonde connaissance expérimentale.

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.


Les Sept Douleurs de la Sainte Vierge

Notre-Dame des Douleurs nous rappelle le martyre inouï qu'endura la Vierge Marie par son adhésion entière à l'œuvre rédemptrice de son Fils pour le salut du genre humain. L'Église honore en ce jour ses incomparables douleurs, spécialement celles qu'elle ressentit au pied de la croix au moment de la consommation du mystère de notre Rédemption.

Après s'être concentrée sur le déchirement de l'âme de Marie au jour de la Passion de son Fils, jour où ses souffrances atteignirent leur maximum d'intensité, la piété des fidèles s'est étendue à d'autres douleurs que la divine Mère éprouva à différentes occasions de sa très sainte vie. Pour illustrer les douleurs de la Vierge-Mère, les peintres représentent son cœur percé de sept glaives, symbole des sept principales douleurs de la Mère de Dieu, qui la couronnèrent Reine des martyrs. Voici la liste de ces sept douleurs dont le souvenir est cher aux enfants de Marie:

  1. La prophétie du saint vieillard Siméon.
  2. La fuite en Egypte.
  3. La disparition de Jésus au Temple pendant trois jours.
  4. La rencontre de Jésus portant sa croix et montant au Calvaire.
  5. Marie debout au pied de la croix.
  6. La descente de Jésus de la croix et la remise à sa Mère.
  7. L'ensevelissement de Jésus dans le sépulcre.

La très Sainte Vierge s'est plu à manifester au monde combien la dévotion à ses douleurs infinies lui était agréable et nous était salutaire. À plusieurs reprises, elle est venue stimuler la foi et la piété des fidèles en apparaissant tout inondée de larmes, dans différents pays. Citons par exemple l'apparition de Notre-Dame de La Salette, en France, en 1846, la manifestation des larmes de la Vierge de Quito, en Équateur, celle de Notre-Dame des Sept-Douleurs de Campocavallo, à Osimo, en Italie, et en 1956, la touchante intervention de la Vierge de Syracuse, dans le port de Sicile, sur la côte est de l'Italie.

Contemplons dans les bras de Marie, l'Homme-Dieu crucifié pour nos iniquités et compatissons aux douleurs excessives de notre Mère du ciel. Joignons nos larmes aux siennes et détestons nos péchés qui, ayant provoqué la mort de son divin Fils, ont également été la cause de son intime martyre. Prions-la de nous obtenir du Sauveur les grâces nécessaires pour profiter de ses exemples et imiter ses vertus lorsqu'il lui plaira de nous faire part de ses humiliations, de ses douleurs et de sa croix.

Stabat Mater (Séquence Occidentale)

Stabat Mater dolorosa

iuxta crucem lacrimósa,

dum pendébat Fílius.

Cuius ánimam geméntem,

contristátam et doléntem

pertransívit gládius.

O quam tristis et afflícta

fuit illa benedícta,

mater Unigéniti!

Quæ mærébat et dolébat,

pia Mater, dum vidébat

Nati poenas íncliti.

Quis est homo qui non fleret,

Matrem Christi si vidéret

tanto supplício?

Quis non posset contristári,

piam Matrem contemplári

doléntem cum Fílio?

Pro peccátis suæ gentis

vidit lesum in torméntis,

et flagéllis súbditum.

Vidit suum dulcem Natum

moriéndo desolátum,

dum emísit spíritum.

Eia, Mater, fons amóris

me sentíre vim dolóris

fac, ut tecum lúgeam.

Fac ut árdeat cor meum

in amándo Christum Deum,

ut sibi compláceam.

Sancta Mater, istud agas,

Crucifíxi fige plagas

cordi meo válide.

Tui Nati vulneráti,

tam dignáti pro me pati,

poenas mecum divide.

Fac me tecum pie flere,

Crucifíxo condolére,

donec ego víxero.

Iuxta crucem tecum stare,

ac me tibi sociáre

in planctu desídero.

Virgo vírginum præclára,

mihi iam non sis amára,

fac me tecum plángere.

Fac ut portem Christi mortem,

passiónis fac me sortem,

et plagas recólere.

Fac me plagis vulnerári,

cruce hac inebriári,

et cruóre Filii.

Flammis urar succénsus,

per te, Virgo, sim defénsus

in die iudícii.

Fac me cruce custodíri,

morte Christi præmuníri,

confovéri grátia.

Quando corpus moriétur,

fac ut ánimæ donétur

Paradísi glória.

Debout, la mère des douleurs

Près de la croix était en pleurs

Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante

Toute triste et toute dolente

Un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,

La femme entre toutes bénie,

La Mère du Fils unique!

Dans le chagrin qui la poignait,

Cette tendre Mère pleurait

Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs

Verrait la Mère du Christ

Endurer si grand supplice?

Qui pourrait, sans être affligé

Contempler en cette souffrance

La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,

Elle vit Jésus dans la peine

Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé

Mourir tout seul, abandonné,

Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,

Fais-moi sentir grande tristesse

Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu

Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :

Que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer

Les plaies du Crucifié

En mon cœur très fortement.

Ton enfant n'était que blessures,

Lui qui daigna souffrir pour moi ;

Donne-moi d'avoir part à ses tourments.

Pleurer en toute vérité

Comme toi près du crucifié

Au long de mon existence.

Je désire auprès de la croix

Me tenir, debout avec toi,

Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,

Ne sois pas envers moi trop dure,

Fais que je souffre avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,

Revivre le douloureux sort

Et les plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent,

Que la croix me donne l'ivresse

Du sang versé par ton Fils.

Pour que j'échappe aux vives flammes,

prends ma défense, Vierge Marie,

À l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,

Puisse ta Mère me conduire

À la palme de la victoire.

À l'heure où mon corps va mourir,

À mon âme fais obtenir

La gloire du paradis.

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

LA PAROLE DE DIEU

Savez-vous ce que c'est qu'une personne qui n'est pas nourrie de cette parole sainte ou en abuse ?

Elle est semblable à un malade sans médecin, à un voyageur égaré et sans guide, à un pauvre sans ressource ; disons mieux, mes frères, qu'il est tout à fait impossible d'aimer Dieu et de lui plaire sans être nourri de cette parole divine.

Qu'est ce qui peut nous porter à nous attacher à lui, sinon parce que nous le connaissons ?

Et qui nous le fait connaître avec toutes ses perfections, ses beautés et son amour pour nous, sinon la parole de Dieu, qui nous apprend tout ce qu'il a fait pour nous et les biens qu'il nous prépare dans l'autre vie, si nous cherchons à lui plaire ?

Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Sermons (Éds Ste Jeanne d'Arc 1982, t. 1, p. 265)

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.

LA JOIE VENUE D’EN HAUT

« Màrtisori »

En Roumanie, on se souhaite, le 1er mars, un joyeux printemps, avec de petits objets en fil rouge et en fil blanc, porte-bonheur ou talismans, appelés « màrtisori » : joyeux mars ! Hier, 21 mars, premier jour de printemps : les jours sont moins courts, les couleurs font, avec le vert, leur première apparition dans les bois et dans les champs. On vend dans le métro et dans les rues des jonquilles ou des narcisses …

La mort du monde

Pourtant, la joie printanière a une amertume : la terre est souillée tous les jours par le meurtre et la violence – bonheur impossible, impensable joie. De fratricides conflits signalent l’instrumentalisation de la religion au profit du pouvoir et des projets nationaux. Sinistre 4ème printemps de la guerre en Syrie – 15 mars 2011… Or, derrière les génocides d’un hémisphère ou de l’autre, il y a le grand meurtre : « Nous savons que, dans ce monde où le Christ mourut, ‘la vie naturelle’ a atteint son terme […] De ce monde, le Christ fut rejeté. Il était l’expression parfaite de la vie telle que Dieu l’avait voulue. […] Son cœur battait la pulsation du monde et le monde l’a tué. Mais, par ce meurtre, le monde est mort. Il a perdu sa dernière chance de devenir le Paradis pour lequel Dieu l’avait créé » (Père Alexandre Schmemann, Pour la vie du monde, Paris, 1969, p. 24). Quelle que soit la beauté du monde et de ces premières journées où chantent les merles, c’est une beauté désenchantée. Si, vus à l’écran, les enfants décapités et le suppliant tiré à bout portant nous coupent l’appétit, nous découvrons, en ce temps de Carême, la profondeur du jeûne.

La mort de Dieu

À plus forte raison, le rejet du Christ, l’auto condamnation du monde sur le Calvaire, l’expulsion de Dieu, de son Incarnation, la mort de Dieu, dont parle Nietzsche, et que, comme il l’écrit, « nous avons tué », nous font oublier de boire, de manger et de jouir. Le Carême, au sein d’une nature en fête, et d’un monde qui propose le bonheur, n’est pas le ramadan des chrétiens – il est le grand deuil : derrière les hommes que l’on tue et les femmes humiliées, c’est Dieu que l’on assassine et que l’on viole, le Christ toujours supplicié en ceux qu’on supplicie. « Il était dans le monde, et le monde fut par lui, et le monde ne l’a pas connu », dit saint Jean (1, 10). Le rejet continue, médiatisé par nos écrans. « Le Christ est en agonie jusqu’à la fin du monde », écrit Pascal. Derrière l’homicide, le déicide. Supprimez Dieu, vous supprimez l’Homme. Le rejet du Dieu Homme fut définitif ; « Il a été crucifié pour de bon » (ibid.) et la Croix est dressée pour toujours sur le monde amer. Nous la vénérons en sachant que l’Histoire est un immense Vendredi saint.

La joie pascale

« Pourtant, dès sa naissance, le christianisme a été la proclamation […] de la seule joie possible sur terre » (ibid.). Dans la création désenchantée où les pierres se fendent de douleur, le chrétien triomphe par une joie nouvelle, celle d’en haut, qui ne doit rien à ce monde. « Voici : je vous annonce une grande joie », dit l’ange (Luc 2, 10). L’Église de Dieu invite à la joie pascale : « Entre dans la joie de ton Maitre » (Matthieu 25, 21). Cette joie n’est pas scandaleuse ; elle ne maquille pas l’horreur de ce monde ; elle ne nie pas la torture et le meurtre, ni l’éradication de certains peuples : la résurrection ne nie pas la mort !

Le triomphe de l’amour

Le printemps charismatique du matin de Pâques, la beauté des myrrhophores en femmes transfigurées, la lumière incorporelle et radieuse jaillie du tombeau vide, l’arbre printanier de la Croix de vie, ne mentent pas, ne rassurent pas, n’assurent aucune compromission avec le déicide. Mais, la liturgie est « eucharistique », louange pour un si grand amour, montré par le Christ exécuté, et pour le banquet pascal de son pardon et de sa sagesse. Car, enfin : supplicié, outragé, rejeté et saigné sur la Croix, Il triomphe comme amour ; rien n’empêchera Dieu d’être ce qu’Il est : amour, vérité, vie, bienveillance pour tous y compris pour ceux qui le rejettent. (Radio Notre-Dame, 22 mars 2015)

Source : « Sagesse Orthodoxe »

Vendredi 28 Mars 2015. Eléments de méditation.
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