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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 09:34
Aujourd'hui l'Église célèbre la Vierge notre mère sous le vocable « Notre Dame des semences ». L'Eglise lui demande d'intercéder auprès de son Fils pour les moissons prochaines. Nous mettons sous sa protection toute notre vie et les récoltes de la terre.

Aujourd'hui l'Église célèbre la Vierge notre mère sous le vocable « Notre Dame des semences ». L'Eglise lui demande d'intercéder auprès de son Fils pour les moissons prochaines. Nous mettons sous sa protection toute notre vie et les récoltes de la terre.

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :

Qurbana (Ste Messe) :

1ère Epître de St Jean (III 2-17):

02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.

05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.

06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.

07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;

08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.

09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.

10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.

11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.

12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.

13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.

14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.

17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?

Hébreux (II.14-18) :

14 Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,

15 et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.

16 Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.

17 Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.

18 Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

Saint Luc (I.26-38) :

26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »

29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.

30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.

31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.

32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;

33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »

35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.

36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.

37 Car rien n’est impossible à Dieu. »

38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

Prière du début.

O Christ, Verbe du Père, Vous qui êtes comme la pluie sur le champ de la Vierge et, tel un grain de blé parfait, Vous êtes apparu alors qu'aucun semeur n'avait jamais semé et Vous êtes devenu nourriture pour le monde.

Rendez-nous dignes de Vous louer en rappelant la mémoire de Votre Mère qui savait ce qui avait été semé et se réjouit au moment de la moisson.

À Vous honneur et gloire, Père, Fils et Esprit Saint, maintenant et dans les siècles des siècles. Amin.

Prière de l'encens.

Recevez, ô Seigneur, cet encens d’agréable odeur qui réjouit le ciel et donne la vie à toute la création ; accueillez nos prières purifiées par le feu et adoucies par l'encens. Purifiez-nous, renouvelez la magnificence de la terre, visitez la création de Vos bénédictions vivifiantes. Insufflez en nous la vie et rendez nos cœurs fertiles en œuvres d'amour.

Multipliez les récoltes de nos âmes de façon à multiplier la moisson de la foi et de l'espérance. Alors l'humanité sera bénie et Votre nom sera exalté, Père, Fils et Esprit Saint, maintenant et dans les siècles des siècles. Amin.

Bénédiction des Semences :

Dieu, qui dans Votre providence,
dès le commencement du monde,
avez prescrit à la terre
de produire l'herbe et des fruits de toute sorte,
Vous qui donneez au semeur la semence
et le pain pour la nourriture,
nous Vous en prions:
permettez que cette terre, enrichie par Votre largesse
et cultivée par le travail des hommes,
produise du fruit en abondance
pour que Votre peuple se réjouisse
des biens que Vous lui accordez,
et qu'il Vous rende grâce en ce temps et dans l'éternité :
Père, Fils et Saint Esprit, Dieu unique pour les siècles des siècles. Amîn.

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :

De notre Liturgie syriaque
(trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 232 rev.)

« Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue » (Lc 15,6)


Au jour de ton Ascension, ô Roi Christ,

les anges et les hommes te crient :

« Tu es saint, Seigneur, car tu es descendu et tu as sauvé Adam,

l'homme fait de poussière (Gn 2,7),

de l'abîme de la mort et du péché,

et par ton Ascension sainte, ô Fils de Dieu,

les cieux et la terre entrent dans la paix.

Gloire à celui qui t'a envoyé ! »

L'Église a vu son Époux dans la gloire,

et elle a oublié les souffrances endurées au Golgotha.

Au lieu du fardeau de la croix qu'il portait

c'est une nuée de lumière qui le porte.

Voici qu'il s'élève, vêtu de splendeur et de gloire.


Un grand prodige s'accomplit aujourd'hui au mont des Oliviers :

Qui est capable de le dire ? ...

Notre maître était descendu à la recherche d'Adam

et après avoir retrouvé celui qui était perdu,

il l'a porté sur ses épaules

et avec gloire il l'a introduit au ciel avec lui (cf Lc 15,4s).

Il est venu et il nous a montré qu'il était Dieu ;

il a revêtu un corps et il a montré qu'il était homme ;

il est descendu aux enfers et il a montré qu'il était mort ;

il est monté et a été exalté et il a montré qu'il était grand.

Bénie soit son exaltation !


Au jour de sa naissance, Marie se réjouit,

au jour de sa mort, la terre tremble,

au jour de sa résurrection, l'enfer s'afflige,

au jour de son ascension, le ciel exulte.

Bénie soit son Ascension !

Bx Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara
Méditations sur les passages des saints Évangiles relatifs à quinze vertus, n°69, Nazareth 1897-98 (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 183)

Tout donner pour tout recevoir


Dieu n'a pas attaché le salut à la science, à l'intelligence, à la richesse, à une longue expérience, à des dons rares et que tous n'ont pas reçus, non.

Il l'a attaché à ce qui est entre dans les mains de tous, d'absolument tous, des jeunes et des vieux, des humains de tout âge et de toute classe, de toute intelligence et de toute fortune.

Il l'a attaché à ce que tous, tous absolument, peuvent lui donner, ce que chaque humain quel qu'il soit peut lui donner, moyennant un peu de bonne volonté : un peu de bonne volonté, c'est tout ce qu'il faut pour gagner ce ciel que Jésus attache à l'humilité, au fait de se faire petit, de prendre la dernière place, d'obéir, qu'il attache ailleurs encore à la pauvreté d'esprit, à la pureté de cœur, à l'amour de la justice, à l'esprit de paix, etc. (Mt 5,3s)

Espérons, puisque par la miséricorde de Dieu le salut est si près de nous, entre nos mains, et qu'il nous suffit d'un peu de bonne volonté pour l'obtenir.

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »

« Ô Marie, Mère de Miséricorde, c'est en Vous que le genre humain met toute sa joie. Il attend Votre protection. En Vous seule il trouve refuge et voici que, moi aussi, je viens avec toute ma ferveur, car je n'ai pas le courage d'approcher votre Fils : aussi j'implore Votre intercession pour obtenir mon salut. Ô Vous qui êtes compatissante, ô Vous qui êtes la Mère du Dieu de miséricorde, ayez pitié de moi. Ainsi soit-il. »

(Saint Éphrem le Syrien (306-373))

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :

Sainte Denise, qui êtes-vous ?

Martyre
(† v. 25
0)

Vierge, martyre avec ses compagnons les saints Pierre, André et Paul à Lampsaque dans l’Hellespont. Au proconsul qui l'invitait à sacrifier à la déesse Vénus, Pierre répliqua :

"Il est plus nécessaire et plus glorieux pour moi d'offrir le sacrifice de l'adoration au Dieu vivant et véritable."

Denise apprenant que l'un des accusés, Nicomaque, venait d'apostasier, s'écria :

"Il s'est perdu à jamais dans l'autre monde."

Les gardes s'aperçurent ainsi que cette jeune fille de 16 ans était chrétienne.

Elle fut arrêtée, torturée puis décapitée.

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 16,20-23a.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de sa souffrance, tout heureuse qu’un être humain soit venu au monde.
Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l’enlèvera.
En ce jour-là, vous ne me poserez plus de questions.

Par Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Premier discours sur la Résurrection : PG 46, 603 (trad. Orval rev.)

L'enfantement de la nouvelle création (Rm 8,22)


Voici venu le règne de la vie et le pouvoir de la mort renversé. Une autre naissance est apparue ainsi qu'une autre vie, une autre manière d'être, une transformation de notre nature elle-même.

Cette naissance-là n'est le fait « ni du désir de l'homme ni du désir de la chair, mais de Dieu » (Jn 1,13)...


« Voici le jour que le Seigneur a fait » (Ps 117,24).

Jour bien différent de ceux du commencement, car en ce jour Dieu fait un ciel nouveau et une terre nouvelle, comme dit le prophète (Is 65,17).

Quel ciel ?

Le firmament de la foi au Christ. Quelle terre ?

Le cœur bon, comme dit le Seigneur, cette terre qui s'imprègne de la pluie qui descend sur elle et qui produit une moisson abondante (Lc 8,15).

Dans cette création, le soleil, c'est la vie pure ; les étoiles, ce sont les vertus ; l'air, c'est une conduite limpide ; la mer, c'est la riche profondeur de la sagesse et de la connaissance ; l'herbe et le feuillage, c'est la bonne doctrine et les enseignements de Dieu dont se nourrit le troupeau des pâturages, c'est-à-dire le peuple de Dieu ; les arbres portant du fruit, c'est la pratique des commandements.

En ce jour est créé l'homme véritable, celui qui est fait à l'image et à la ressemblance de Dieu (Gn 1,27).


N'est-ce pas tout un monde qui est inauguré pour toi en « ce jour que le Seigneur a fait » ?...

Le plus grand privilège de ce jour de grâce, c'est qu'il a détruit les souffrances de la mort et donné naissance au premier-né d'entre les morts (Col 1,18)..., lui qui dit :

-« Je vais vers mon Père et votre Père, mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20,17).

Quelle belle et bonne nouvelle !

Celui qui pour nous est devenu comme nous, pour faire de nous ses frères, amène sa propre humanité vers le Père afin d'y entraîner avec lui tout le genre humain

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :
Sainte Dympna de Geel et saint Gerebern, martyrs (15 mai)

Sainte Dympna de Geel, Vierge & Martyr
(Dymphna, Dympne)
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Morte vers 650. Dympna était la fille d'un roi païen, Irlandais (de Monaghan?), Anglais, ou Amoricain, et d'une princesse Chrétienne. Sa mère mourut quand Dymphne était encore très jeune, mais les femmes à qui elle avait confiée l'enfant étaient Chrétiennes : elles l'instruisirent des vérités de la Foi et la firent baptiser secrètement. Lorsque Dymphne eu grandit et devenue une jeune femme, sa ressemblance frappante avec sa défunte mère fit naître une passion incestueuse dans le coeur de son père.

Sur l'avis de son confesseur, Saint Gereberne (fêté ce jour), Dympna s'enfuit de chez elle. Accompagnée de Gereberne, du bouffon du roi et de sa femme, elle s'embarqua vers Antwerpen [Anvers]. De là, elle traversa la forêt sauvage jusqu'à atteindre un petit oratoire dédié à Saint Martin, sur le site de l'actuelle ville de Geel (45km d'Antwerpen). Le groupe s'y installa un petit ermitage. Et durant les quelques mois qu'ils vécurent là avant d'être découverts, Dymphne acquit une réputation de sainteté, de par sa dévotion pour les pauvres et les souffrants.

Le père de Dympna la poursuivit jusqu'à Antwerpen, et il envoya des espions pour retrouver sa trace en recherchant de l'argent étranger. Le roi tenta de la persuader de revenir, mais face à son refus, il ordonna qu'elle et le prêtre Gerberne soient mis à mort. Les hommes du roi tuèrent le prêtre et ses compagnons, mais hésitèrent à tuer Dympna. Le roi lui-même lui coupa la tête avec son épée. Les cadavres furent laissés à même le sol. Mais des mains, soit angéliques, soit humaines, finirent par les ensevelir à l'endroit même où ils avaient périt.

Le corps de la victime fut inhumé à Geel (6ième siècle), et une église fut, bâtie sur le tombeau de la victime honorée comme une sainte.

Le récit frappa l'imagination de tout le pays, en particulier parce que selon la tradition, les lunatiques furent guéris à sa tombe. Il y eut un grand renouvellement d'intérêt pour son culte lors de la translation des reliques de Dympna, parce que nombre de guérisons d'épileptiques, de lunatiques et de personnes possédées par le démon eurent lieu pour les concernés visitant son tombeau.

Sous son patronage, les habitants de Geel furent connus pour le soin qu'ils donnaient aux malades mentaux. Vers le 13ième siècle, on bâtit une infirmerie. De nos jours, la ville possède un sanatorium de premier ordre, un des meilleurs centres de traitement des maladies au monde. Ce fut l'un des premiers à développer un programme où les patients ont une vie normale chez des fermiers ou des résidents locaux, qu'ils assistent dans leurs travaux, et dont ils partagent la vie de famille. La puissance du culte de sainte Dympna est rendue évidente par les oeuvres de miséricorde du peuple de Geel envers les malades mentaux, depuis une époque où ils étaient universellement rejetés voire traités avec hostilité.

Les saintes reliques de Dympna sont préservées dans un reliquaire en argent dans l'église portant son nom. Seul le chef de Gerberne se trouve là, le restant ayant été transféré à Sonsbeck dans le diocèse de Muenster (D). (Attwater, Bénédictins, D'Arcy, Delaney, Farmer, Kenney, Montague, O'Hanlon, White).

La fête de sainte Dympne est au 15 mai; au 27 octobre est la translation des reliques.

Dans l'art, Sainte Dympna est une vierge couronnée, avec une épée, et un diable enchaîné. Nombre d'enfant en Belgique portèrent le nom de Dymphne, mais en Irlande on la rappelle sous la forme de Damhnat, et en Angleterre Daphnée.

Dympna est invoquée contre la folie, la maladie mentale de tout genre, en faveur des asiles pour malades mentaux, des soigant de malades mentaux, des somnambules, des épileptiques, et des possédés et démoniaques. (Roeder). Sa fête est conservée en Irlande et à Geel.



SAINT GEREBERN, PRETRE ET MARTYR (6ième SIÈCLE)
Gerebern, appelé aussi Génébrard, est un prêtre Irlandais du 6ième siècle, qui donna le Baptême à Dympna et accompagna cette sainte fille dans sa fuite en Brabant. Il partagea son sort et fut martyrisé à Geel (6ième siècle). Ses reliques furent transférées à Sonsheck, près Xanten, sur le Rhin. On y implore son intercession pour être guéri de la goutte et des fièvres. Sa fête est au 15 mai.
Bibl. - O'Hanlon, Irish saints, t. 5, p. 366.




Tropaire de sainte Dympna, ton 4
Pour échapper à la folie des pécheurs,
Tu t'en allas sur les flots de la mer
Avec le prêtre Géréberne
Pour trouver un asile où louer le Christ.
Et tu couronnas par le martyre
Une vie toute tournée vers le Seigneur.
Aujourd'hui nous te prions, vierge Dymphne,
D'intercéder auprès de Dieu pour le Salu
t de nos âmes.


Troparion of Saint Dympna tone 4
To escape to the madness of sinners, /
You went on the rough seas /
Together with the priest Gerebern /
To find a shelter where to praise Christ. /
And you didst crown by the martyr /
A life completely devoted to Our Lord. /
Today we pray to thee, O maiden Dympna, /
That you intercede to Christ our God for the salvatio
n of our souls

Publié par Jean-Michel pour « Saint Materne »

Vendredi 14 Mai 2015 « Notre Dame des semences ».  Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation :

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 06:07
Jeudi 14 Mai 2015 Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation : Ascension de notre Seigneur  (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

· Saint Qurbana

o Actes des Apôtres 1 : 4-11 :

  • 04 Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
  • 05 alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
  • 06 Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
  • 07 Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
  • 08 Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
  • 09 Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
  • 10 Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
  • 11 qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »

o

o Ephésiens 4: 1-16 :

  • 01 Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
  • 02 ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
  • 03 ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
  • 04 Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
  • 05 Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
  • 06 un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.
  • 07 À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
  • 08 C’est pourquoi l’Écriture dit : Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs, il a fait des dons aux hommes.
  • 09 Que veut dire : Il est monté ? – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu dans les régions inférieures de la terre.
  • 10 Et celui qui était descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir l’univers.
  • 11 Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.
  • 12 De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ,
  • 13 jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.
  • 14 Alors, nous ne serons plus comme des petits enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d’idées, au gré des hommes qui emploient la ruse pour nous entraîner dans l’erreur.
  • 15 Au contraire, en vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ.
  • 16 Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l’amour.

o

o St Luc 24: 35 à 53 :

  • 35 Ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
  • 36 Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 37 Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
  • 38 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
  • 39 Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
  • 40 Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
  • 41 Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
  • 42 Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
  • 43 qu’il prit et mangea devant eux.
  • 44 Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
  • 45 Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
  • 46 Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
  • 47 et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
  • 48 À vous d’en être les témoins.
  • 49 Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. »
  • 50 Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit.
  • 51 Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel.
  • 52 Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.
  • 53 Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.

o

Jeudi 14 Mai 2015 Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation : Ascension de notre Seigneur  (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

De notre Liturgie syriaque
(trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 232 rev.)

« Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue » (Lc 15,6)


Au jour de ton Ascension, ô Roi Christ,

les anges et les hommes te crient :

« Tu es saint, Seigneur, car tu es descendu et tu as sauvé Adam,

l'homme fait de poussière (Gn 2,7),

de l'abîme de la mort et du péché,

et par ton Ascension sainte, ô Fils de Dieu,

les cieux et la terre entrent dans la paix.

Gloire à celui qui t'a envoyé ! »

L'Église a vu son Époux dans la gloire,

et elle a oublié les souffrances endurées au Golgotha.

Au lieu du fardeau de la croix qu'il portait

c'est une nuée de lumière qui le porte.

Voici qu'il s'élève, vêtu de splendeur et de gloire.


Un grand prodige s'accomplit aujourd'hui au mont des Oliviers :

Qui est capable de le dire ? ...

Notre maître était descendu à la recherche d'Adam

et après avoir retrouvé celui qui était perdu,

il l'a porté sur ses épaules

et avec gloire il l'a introduit au ciel avec lui (cf Lc 15,4s).

Il est venu et il nous a montré qu'il était Dieu ;

il a revêtu un corps et il a montré qu'il était homme ;

il est descendu aux enfers et il a montré qu'il était mort ;

il est monté et a été exalté et il a montré qu'il était grand.

Bénie soit son exaltation !


Au jour de sa naissance, Marie se réjouit,

au jour de sa mort, la terre tremble,

au jour de sa résurrection, l'enfer s'afflige,

au jour de son ascension, le ciel exulte.

Bénie soit son Ascension !

Jeudi 14 Mai 2015 Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation : Ascension de notre Seigneur  (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

Par St Grégoire le Grand (v. 540-590-604), pape et docteur de l'Église
Homélies sur les Évangiles, n° 29 (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 352)

Que l'amour nous attire à sa suite


« Le Seigneur Jésus après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu » (Mc 16,19).

Il repartait ainsi vers le lieu d'où il était, il revenait d'un lieu où il continuait de séjourner ; en effet, au moment où il montait au ciel avec son humanité, il unissait par sa divinité le ciel et la terre.

Ce que nous avons à remarquer dans la solennité d'aujourd'hui, frères très aimés, c'est la suppression du décret qui nous condamnait et du jugement qui nous vouait à la corruption.

En effet, la nature humaine à qui s'adressaient ces mots : « Tu es terre, et tu retourneras à la terre » (Gn 3,19), cette nature est aujourd'hui montée au ciel avec le Christ.

Voilà pourquoi, frères très aimés, il nous faut le suivre de tout notre cœur, là où nous savons par la foi qu'il est monté avec son corps.

Fuyons les désirs de la terre : qu'aucun des liens d'ici-bas ne nous entrave, à nous qui avons un Père dans les cieux.

Pensons aussi au fait que celui qui est monté au ciel plein de douceur reviendra avec exigence.

Voilà, mes frères, ce qui doit guider votre action ; pensez-y continuellement.

Même si vous êtes ballottés dans le remous des affaires de ce monde, jetez pourtant dès aujourd'hui l'ancre de l'espérance dans la patrie éternelle (He 6,19).

Que votre âme ne recherche que la vraie lumière. Nous venons d'entendre que le Seigneur est monté au ciel ; pensons sérieusement à ce que nous croyons.

Malgré la faiblesse de la nature humaine qui nous retient encore ici-bas, que l'amour nous attire à sa suite, car nous sommes sûrs que celui qui nous a inspiré ce désir, Jésus Christ, ne nous décevra pas dans notre espérance.

Jeudi 14 Mai 2015 Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation : Ascension de notre Seigneur  (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

La Prière au Christ d’un Saint Russe-Orthodoxe : Philarète de Moscou

Mon Seigneur, je ne sais pas ce que je devrais Te demander.

Toi, et Toi seul sait ce dont j'ai besoin.

Tu m'aimes plus que je ne suis capable de t'aimer.

O Père accorde-moi, à-moi Ton serviteur,

Tout ce que je ne peux pas demander.

Car je n'ose demander une croix, ni la consolation,

Je n'ose pas me tenir en Ta présence.

Mon cœur T'est ouvert.

Tu vois mes besoins, ceux dont je ne suis pas conscient moi-même.

Vois et relève-moi!

Je me tiens en Ta présence,

Rempli de crainte et silencieux devant Ta volonté et Tes jugements

Que mon esprit ne peut comprendre.

Je m'offre à Toi en sacrifice.

Je n'ai nul autre désir

si ce n'est d'accomplir Ta volonté.

Apprends-moi à prier.

Viens prier en moi !

Amen!

[SOURCE : Version française Claude Lopez-Ginisty,d'après le texte anglais de
St. Nicholas Orthodox Church, Dallas,
( Texas)]

Jeudi 14 Mai 2015 Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation : Ascension de notre Seigneur  (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

Saint Matthias, qui êtes-vous ?


Apôtre à la place de Judas

On ne peut guère douter que saint Matthias n'ait été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ; du moins est-il certain qu'il s'attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu'il ne S'en sépara point depuis Son Baptême jusqu'à Son Ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas.

« Dans l'Eglise de Jérusalem deux personnes furent proposées par la communauté et ensuite tirées au sort: “Joseph Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias” (Ac 1, 23). Ce dernier fut précisément élu et ainsi “associé aux onze Apôtres” (Ac 1, 26).

Nous ne savons rien de lui, si ce n'est qu'il avait été lui aussi témoin de toute la vie terrestre de Jésus (cf. Ac 1, 21-22), lui demeurant fidèle jusqu'au bout. A la grandeur de sa fidélité s'ajouta ensuite l'appel divin à prendre la place de Judas, comme pour compenser sa trahison.

Nous pouvons en tirer une dernière leçon: même si dans l'Église ne manquent pas les chrétiens indignes et traîtres, il revient à chacun de nous de contrebalancer le mal qu'ils ont accompli par notre témoignage limpide à Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur. » (cf. catéchèse de Benoît XVI du 18/10/2006)

De saint Matthias on sait qu'après avoir reçu le Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat.

Clément d'Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 24 février.

On garde une partie de ses reliques à l'abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l'Apôtre, mais d'un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l'an 120.

Jeudi 14 Mai 2015 Lectionnaire Liturgique et éléments de méditation : Ascension de notre Seigneur  (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:14
PRIÈRE  AU CHRIST ROI (St Ephrem)

Seigneur Jésus-Christ, Roi des rois, tu connais ce qui est secret et caché par saint Ephrem

« Seigneur Jésus-Christ, roi des rois, qui as puissance sur la vie et sur la mort ; tu connais ce qui est secret et caché, ni nos pensées ni nos sentiments ne sont voilés pour toi. Guéris mes menées, j'ai fait le mal en ta présence.

Voici que ma vie décline de jour en jour, et mes péchés ne font que croître. Ô Seigneur, Dieu des esprits et des corps, tu connais l'extrême fragilité de mon âme et de ma chair. Accorde-moi, Seigneur, la force dans ma faiblesse, et soutiens-moi dans ma misère.

Tu sais que j'ai été pour beaucoup un sujet d'étonnement, tu es mon puissant soutien. Donne-moi une âme reconnaissante ; que sans cesse je me souvienne de tes bienfaits, Seigneur plein de bonté. Ne garde pas la mémoire de mes nombreux péchés, mais pardonne toutes mes forfaitures.

Seigneur, ne dédaigne pas ma prière - une prière de misérable - conserve-moi ta grâce jusqu'à la fin ; qu'elle me garde comme par le passé. C'est elle qui m'a enseigné la sagesse : bienheureux ceux qui empruntent ses chemins, car ils recevront la couronne de gloire.

Seigneur, je te loue et te glorifie, malgré mon indignité, parce que ta miséricorde à mon égard n'a pas eu de borne. Tu as été pour moi aide et protection. Que le nom de ta majesté soit loué à jamais !

A toi, ô notre Dieu, la gloire ! »

Saint Ephrem, in Prières des premiers chrétiens par A. Hamman O.F.M., Librairie Arthème Fayard, Paris, 1951.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:12
« L'Esprit de vérité recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître » (Bx John Henry Newman)

Par le Bx John Henry Newman (1801-1890), Cardinal, théologien anglican convertit au christianisme Catholique-romain, fondateur de l'Oratoire en Angleterre. Sermon « Christ Manifested in Remembrance », PPS t. 4, n°17




« L'Esprit de vérité recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître »




Au moment de quitter ses apôtres, comme ils étaient peinés, notre Seigneur les a consolés par la promesse d'un autre guide et enseignant, en qui ils pourraient mettre leur confiance et qui serait encore plus pour eux que ce qu'il avait été lui-même...
Mais ce nouveau Consolateur miséricordieux, tout en apportant une plus grande grâce, ne pouvait pas cacher ou obscurcir ce qui avait précédé...
Et en se manifestant, comment pourrait-il faire autre chose que manifester le Fils, lui qui ne fait qu'un avec le Fils, lui l'Esprit qui procède du Fils ?
Comment aurait-il pu ne pas jeter une lumière nouvelle sur la compassion et les perfections de celui dont la mort en croix ouvrait à l'Esprit Saint un accès miséricordieux au cœur de l'homme ?...




Le Christ a dit explicitement à ses apôtres :
« Il me glorifiera »...
Comment l'Esprit rend-il gloire au Fils de Dieu ?
Il révèle que celui qui se donnait pour le Fils de l'homme était le Fils unique du Père (Jn 1,18)...
Notre Sauveur avait bien déclaré qu'il était le Fils de Dieu..., il avait dit tout ce qu'il faut nous dire, mais ses apôtres ne l'avaient pas compris.
Même en confessant leur foi avec conviction sous l'action secrète de la grâce de Dieu, ils ne comprenaient pas encore tout ce qu'ils affirmaient...




Les paroles de notre Sauveur demeurent mais attendent quelque temps leur éclaircissement ; c'est bien ce qu'il réservait pour l'heure de la venue de celui qu'il devait envoyer.
C'est l'Esprit qui mettrait en pleine lumière sa personne et ses paroles...
Apparemment, ce n'est qu'après sa résurrection et surtout après son ascension, lorsque l'Esprit Saint est descendu, que les apôtres ont compris qui avait été avec eux.
+++

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:06
« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »/Prière à Marie de Saint Ephrem/MARIE, AIDE-NOUS À DEVENIR SIMPLES/Notre-Dame de Fatima

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »

Prière à Marie de Saint Ephrem

Remplis ma bouche, ô Marie,

de la grâce de ta douceur.

Éclaire mon intelligence,

toi qui as été comblée de la faveur de Dieu.

Alors ma langue et mes lèvres

chanteront allègrement tes louanges

et plus particulièrement

la salutation angélique,

annonciatrice du salut du monde,

remède et protection de tous les hommes.

Daigne donc accepter que moi,

ton petit serviteur,

je te loue et te dise

et redise doucement :

"Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces."

Amîn

MARIE, AIDE-NOUS À DEVENIR SIMPLES

Marie, quand je te regarde,
et que je contemple ta vie pleine de merveilles,
je suis bien obligé de voir ta simplicité :
tu as aimé ce que tu étais !
Ce que tu avais : une foi ouverte à tous les vents.
Ce que tu étais : une femme prête à servir.
Autrement dit, presque rien aux yeux des hommes,
et carrément tout aux yeux du cœur de Dieu !
Et tu as su aimer ce Dieu ce que Dieu aimait,
et tu as donné chair à cet Amour de Dieu !

Alors, Marie, aide-nous à devenir simples :
en aimant ce que nous avons
et en aimant ce que nous sommes.
Ce que nous avons : la vie avec toutes ses couleurs
et notre corps avec ses beautés et ses laideurs.
Ce que nous sommes : des hommes et des femmes
parfois sans saveur et parfois pleins de flammes,
mais toujours “bien-aimés” de Dieu, notre Père !

Fais que nous sachions aimer ce que Dieu aime en nous
pour donner chair à cet amour autour de nous !

(P. Pierre Pythoud, msc)

Depuis que Dieu lui-même a un cœur d'homme…

Je voudrais reprendre une parole-clé du « secret » (de Fatima) devenue célèbre à juste titre: « Mon Cœur immaculé triomphera ». Qu'est-ce que cela signifie?

Le Cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte. Le fiat de Marie, la parole de son cœur, a changé l'histoire du monde, parce qu'elle a introduit le Sauveur dans le monde – car, grâce à son « oui », Dieu pouvait devenir homme dans notre monde et désormais demeurer ainsi pour toujours.

Le Malin a du pouvoir sur ce monde, nous le voyons et nous en faisons continuellement l'expérience; il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais, depuis que Dieu lui-même a un cœur d'homme et a de ce fait tourné la liberté de l'homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n'a plus le dernier mot.

Depuis lors, s'imposent les paroles: « Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance; moi je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse.

Notre-Dame de Fatima

Fatima est un village du Portugal au nord de Lisbonne. Jacinthe, François et Lucie sont trois enfants chargés de garder un troupeau de moutons par leurs parents. Ils ont respectivement 7, 9 et 10 ans. Jacinthe et François sont frères et sœurs, et Lucie est leur cousine.

Nous sommes au printemps de l'année 1917. La guerre fait rage dans toute l'Europe. Les trois bergers se trouvent sur une colline appelée « Cabeço » proche de la ville d'Aljustrel. Un ange qui s'identifiera comme étant l'Ange de la Paix leur apparaît. S'agenouillant, il leur demande de prier avec lui puis répète trois fois: « Mon Dieu, je crois, j'espère en vous, je vous adore et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, n'espèrent pas, n'adorent pas et ne vous aime pas ! »

Quelques semaines plus tard, au cours de l'été, l'Ange leur apparaît une nouvelle fois. Après leur avoir fait dire une prière trois fois de suite, il leur donne la communion, puis disparaît.

Le 13 Mai 1917, à la sortie de la messe, les trois enfants se retrouvent avec leurs brebis sur la Cova da Iria, où ils rencontrent, près d'un gros chêne, « une dame habillée de blanc » qui leur demande de revenir à cet endroit le 13 de chaque mois durant 6 mois et de réciter le rosaire chaque jour. Le mois suivant, l'apparition confie aux trois enfants qu'elle viendra bientôt chercher Jacinthe et François mais que Lucie devra vivre plus longtemps. Elle fait apparaître également un cœur entouré d'épines. Il s'agit du Cœur immaculé de Marie affligé par les nombreux péchés du monde.

Une dizaine de personnes sont présentes sur place, ils témoigneront avoir entendu les paroles de Lucie à la Vierge mais pas les réponses. Ils constateront également que les feuilles du chêne étaient repliées puis tendues dans la même direction alors que Lucie annonçait le départ de l’apparition. Ils seront aussi frappés par la transfiguration des trois pastoureaux pendant la vision.

Le 13 Juillet 1917, c'est 2000 personnes qui se pressent sur la Cova da Iria. La Dame va délivrer trois secrets à Lucie et ses cousins. Elle leur fera notamment voir l'Enfer puis leur demandera de réciter entre chaque dizaine de chapelet la prière suivante: « Ô mon doux Jésus, pardonnez-nous nos péchés ! Préservez nous du feu de l'Enfer ! Conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

Très touchés par la vision de l'Enfer, les pastoureaux feront de nombreux sacrifices pour les pécheurs.

Le 13 août 1917, le senhor Arturo d'Oliveira Santos, maire de Villa Nova, décide de mettre en prison les trois bergers afin qu'ils lui disent les trois secrets. Devant l'abnégation des enfants, il les relâche le 19 août 1917. Peu de temps après leur libération, la Vierge leur apparaît et leur délivre ce message: « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Sachez que beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'il n'y a personne qui se sacrifie et prie pour elles ! »

Pour la cinquième apparition le 13 Septembre 1917, la Vierge dira qu'elle reviendra le mois suivant avec saint Joseph et l'enfant Jésus.

La dernière apparition a eu lieu le 13 Octobre 1917. Voici les paroles de la Dame : « Je suis la Madone du Rosaire et je veux ici une chapelle en mon honneur. Continuez à réciter le rosaire tous les jours. La guerre est sur le point de finir et les soldats ne tarderont pas à retourner dans leurs maisons. » Le miracle promis aura lieu devant une foule d'environ 70.000 personnes qui pourront témoigner. Elles virent la pluie cesser brusquement, le ciel se déchirer pour laisser voir le soleil que toutes pouvaient regarder. Il ressemblait à une lune d'argent et se mit à tourner sur lui-même. Il se projeta également sur la foule comme s'il allait s'écraser. À la fin du miracle dit « danse du soleil », Lucie verra Jésus bénir la foule et la Vierge sous l'aspect de Notre Dame des Douleurs puis Notre Dame du Mont-Carmel.

François mourut en 1919 et Jacinthe en 1920. Ils furent béatifiés par le pape saint Jean-Paul II le 13 Mai 2000.

Lucie Dos Santos prononça ses vœux en 1928 et eut de nouvelles apparitions de la Vierge Marie en 1925 et 1929. Elle rédigea elle-même son histoire, version officielle des apparitions de la Vierge de Fatima. À partir de 1945, elle entre au carmel de Coïmbra, où elle meurt le 14 février 2005, à l’âge de 97 ans, sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.

Fatima est aujourd'hui un centre mondial de pèlerinages très connu, il est avec celui de Lourdes un des principaux sanctuaires consacrés au culte de la Vierge Marie.

« C’EST LE MOIS DE MARIE, C’EST LE MOIS LE PLUS BEAU »/Prière à Marie de Saint Ephrem/MARIE, AIDE-NOUS À DEVENIR SIMPLES/Notre-Dame de Fatima

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 16:04
L'autorité du Christ sur tous êtres vivants / COMMENT L’HOMME DEVIENT UN SEUL CORPS AVEC LE CHRIST (Saint Cyrille d'Alexandrie)

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l’Évangile de Jean, 4,2 (trad. bréviaire 3e sam. Pâques rev.)

« Comme vous lui avez donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que vous lui avez donnés »


« Je meurs pour tous, dit le Seigneur, afin de communiquer ma vie à tous, et j'ai fait de ma chair une rançon pour la chair de tous.

Car la mort sera mise à mort dans ma mort, et la nature humaine qui était tombée ressuscitera avec moi.

Pour cela je suis devenu l'un d'entre vous, c'est-à-dire un homme de la descendance d'Abraham, pour "me rendre semblable en tout à mes frères" » (He 2,17). En effet, ni le démon qui possédait le pouvoir de la mort, ni la mort elle-même, ne pouvaient être vaincus autrement ; il fallait que le Christ se donne pour nous, un seul en rançon pour tous ; car il était au-dessus de tous.

C'est pourquoi il est dit dans les psaumes qu'il s'est offert pour nous à Dieu son Père comme une victime sans tache :

« Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, mais tu m'as formé un corps.

Tu ne demandais pas d'holocauste pour le péché. Alors j'ai dit :

Voici, je viens »

(Ps 39,7s; He 10,5).

Apprenons par ses propres paroles que le Christ a offert sa chair pour la vie du monde :

« Père saint, dit-il, garde-les. » Et encore : « Pour eux je me consacre moi-même » (Jn 17,11.19).

Autrement dit : « Je m'offre comme un sacrifice très pur et d'agréable odeur » (cf Gn 8,21; Ep 5,2).

En effet, selon la Loi, ce qui était consacré, ce qu'on appelait sacré ou saint, c'est ce qui était apporté sur l'autel.

Le Christ a donc donné son propre corps pour la vie de tous, et en retour il a implanté sa vie en nous.

Lorsque ce Verbe de Dieu, sa Parole qui donne la vie, a habité dans notre chair, il l'a rétablie dans le bien qu'il avait en propre, c'est-à-dire dans la vie.

+++

COMMENT L’HOMME DEVIENT UN SEUL CORPS AVEC LE CHRIST

"C'est donc en toute certitude que, sous l'apparence du corps et du sang, nous participons au Christ.

Car sous la figure du pain, c'est son corps qui t'est donné ; et sous la figure du vin, son sang qui t'est donné, afin qu'ayant participé au corps et au sang du Christ, tu sois avec lui un même corps et un même sang.

Ainsi devenons-nous des 'porte-christ' (christophores), son corps et son sang se répandant dans nos membres.

Voilà comment, selon le bienheureux Pierre, nous devenons participants de la nature divine (2 Pierre 1, 4).

[...]

"Instruit de ces vérités, et bien assuré que ce qui te paraît du pain n'est pas du pain quoiqu'il en semble au goût, mais le corps du Christ, et que ce qui paraît du vin n'est pas du vin, malgré la protestation du goût, mais le sang du Christ, sachant aussi ce que David chantait jadis à ce sujet :

...Et le pain qui fortifie le cœur de l'homme l'engage à oindre joyeusement son visage (Psaume 103, 15), fortifie ton cœur quand tu reçois ce pain comme pain spirituel, et réjouis le visage de ton âme.

Puisses-tu, ce visage, le garder dans la nudité d'une conscience pure et, contemplant ainsi comme dans un miroir la gloire du Seigneur, progresser de gloire en gloire dans le Christ Jésus notre Seigneur ( 2 Corinthiens 3, 18) à qui soient honneur, puissance et gloire aux siècles des siècles. Amîn."

(Saint Cyrille de Jérusalem, vingt-deuxième catéchèse ou quatrième catéchèse mystagogique (ca. 350))

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:36
ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR/ "SAYFO"

ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR/ "SAYFO"


*Jeudi 14 Mai, Ascension de Notre-Seigneur, Prière des Rogations, Messe à 10h30 suivie d'une prière aux Saints Martyrs Syriaques et Assyro-Chaldéens pour le Centenaire du génocide "Sayfo" , d'un repas fraternel et de la réception des fidèles de 13h30 à 17h30.


Monastère Syriaque N-D de Miséricorde . Brévilly. 61300 CHANDAI . Tel: 0233247958 Courriel: asstradsyrfr@laposte.net Blog:http://paris.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr/

ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR/ "SAYFO"

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:34
MESSE SUR LE MONDE :

Cette prière a été rédigée en 1923 par Pierre Teilhard de Chardin (jésuite, chercheur, théologien et philosophe. 1881-1955) alors que le père jésuite se trouve au milieu du désert, seul chrétien en compagnie de moines boudhistes et, par conséquent, dans l'impossibilité de dire la messe. La situation lui inspira cette magnifique "Messe sur le Monde" qui résonne, aujourd'hui encore, autant comme un texte philosophique que comme une prière.

"Puisque, une fois encore, Seigneur, non plus dans les forêts de l'Aisne, mais dans les steppes d'Asie, je n'ai ni pain, ni vin, ni autel, je m'élèverai par-dessus les symboles jusqu'à la pure majesté du Réel, et je vous offrirai, moi votre prêtre, sur l'autel de la Terre entière, le travail et la peine du Monde.

Le soleil vient d'illuminer, là-bas, la frange extrême du premier Orient. Une fois de plus, sous la nappe mouvante de ses feux, la surface vivante de la Terre s'éveille, frémit, et recommence son effrayant labeur. Je placerai sur ma patène, ô mon Dieu, la moisson attendue de ce nouvel effort. Je verserai dans mon calice la sève de tous les fruits qui seront aujourd'hui broyés.

Mon calice et ma patène, ce sont les profondeurs d'une âme largement ouverte à toutes les forces qui, dans un instant, vont s'élever de tous les points du Globe et converger vers l'Esprit. Qu'ils viennent donc à moi, le souvenir et la mystique présence de ceux que la lumière éveille pour une nouvelle journée!

Un à un, Seigneur, je les vois et les aime, ceux que vous m'avez donnés comme soutien et comme charme naturel de mon existence. Un à un, aussi, je les compte, les membres de cette autre et si chère famille qu'on rassemblée peu à peu, autour de moi, à partir des éléments les plus disparates, les affinités du coeur, de la recherche scientifique et de la pensée.

Plus confusément, mais tous sans exception, je les évoque, ceux dont la troupe anonyme forme la masse innombrable des vivants : ceux qui viennent et ceux qui s'en vont ; ceux-là surtout qui, dans la vérité ou à travers l'erreur, à leur bureau, à leur laboratoire ou à l'usine, croient au progrès des Choses, et poursuivront passionnément aujourd'hui la lumière.

Cette multitude agitée, trouble ou distincte, dont l'immensité nous épouvante, cet Océan humain, dont les lentes et monotones oscillations jettent le trouble dans les coeurs les plus croyants, je veux qu'en ce moment mon être résonne à son murmure profont. Tout ce qui va augmenter dans le Monde au cours de cette journée, tout ce qui va diminuer, tout ce qui va mourir aussi, voilà, Seigneur, ce que je m'efforce de ramasser en moi pour vous le tendre ; voilà la matière de mon sacrifice, le seul dont vous ayez envie.

Jadis, on traînait dans votre temple les prémices des récoltes et la fleur des troupeaux. L'offrande que vous attendez vraiment, celle dont vous avez mystérieusement besoin chaque jour pour apaiser votre faim, pour étancher votre soif, ce n'est rien moins que l'accroissement du Monde emporté par l'universel devenir.

Recevez, Seigneur, cette Hostie totale que la Création, mue par votre attrait, vous présente à l'aube nouvelle. Ce pain, notre effort, il n'est de lui-même, je le sais, qu'une désagrégation immense. Ce vin, notre douleur, il n'est encore, hélas! qu'un dissolvant breuvage. Mais, au fond de cette masse informe, vous avez mis j'en suis sûr, parce que je le sens un irrésistible et sanctifiant désir qui nous fait tous crier, depuis l'impie jusqu'au fidèle : "Seigneur, faites-nous un!".

Parce que, à défaut du zèle spirituel et de la sublime pureté de vos Saints, vous m'avez donné, mon Dieu, une sympathie irrésistible pour tout ce qui se meut dans la matière obscure, parce que, irrémédiablement, je reconnais en moi, bien plus qu'un enfant du Ciel, un fils de la Terre je monterai, ce matin, en pensée, sur les hauts lieux, chargé des espérances et des misères de ma mère ; et là, fort d'un sacerdoce que vous seul, je le crois, m'avez donné- sur tout ce qui, dans la Chair humaine, s'apprête à naître ou à périr sous le soleil qui monte, j'appellerai le Feu."

Pierre Teilhard de Chardin (1923)

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:33
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »  PRIÈRES

« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau »

PRIÈRE

O Vierge, il se fait tard,
Tout s’endort sur la terre :
C’est l’heure du repos.
Ne m’abandonne pas !
Mets ta main sur mes yeux,
Comme une bonne Mère,
Ferme-les doucement
Aux choses d’ici-bas.

De soucis, de chagrin
Mon âme est fatiguée ;
Le travail qui m’attend
Est là tout près de moi ;
Mets ta main sur mon front,
Arrête ma pensée :
Doux sera mon repos,
S’il est béni de toi.

Pour que demain, plus fort,
Ton humble enfant s’éveille,
Et reprenne gaiement
Le poids du jour,
Mets ta main sur mon coeur :
Que lui seul toujours veille,
Et redise à son Dieu
Un éternel amour.

Prière de Saint Éphrem le Syrien à la Très Sainte Mère de Dieu

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Saint Ephrem, né vers 306 à Nisibe près de Mossoul, en Mésopotamie(aujourd'hui Irak), se retire à Edesse, en 306, devant l'invasion de sa patrie par les Perses. Alors, durant dix ans, jusqu'à sa mort, survenue en 373, vivant solitaire ou avec les disciples sur une montagne proche d'Edesse, dans une pénitence et une contemplation héroïque, ils écrit en syriaque des milliers de vers. (Sozomène lui en attribue trois millions!) Il est le premier chantre de Marie, et demeure un des plus grands.
Le plus remarquable chez lui semble être le sens très intime qu'il a de l'action de la Sainte Vierge en nos vies. Par là il est populaire, et il est moderne, et c'est l'expérience qui en lui prie et chante. Les grands docteurs n'auront pas avant longtemps ce recours humble, douloureux, tendre et confiant à Mari
e.

PRIERE A MARIE par Saint Grégoire de NAREK :

« A présent (...) c'est toi que je supplie, Sainte Mère de Dieu.
Ange issu des hommes, Chérubin revêtu d'une chair visible, Reine du ciel,
limpide comme l'air, pure comme la lumière, immaculée telle une fidèle image de l'Etoile du matin au plus haut point de son essor.
Ô plus sacrée que la Demeure impénétrable du Saint des Saints, Lieu de l'heureuse Promesse, vivant Eden, Arbre de la Vie immortelle, gardé de tous côtés par l'épée flamboyante.
Toi qui a été fortifiée et protégée par le Père Très-haut, préparée et consacrée par l'Esprit qui s'est reposé sur toi, embellie par le Fils qui a habité en toi et qui t'a rendue son Tabernacle:
le Fils unique du Père est devenu ton Premier-né, ton fils par la naissance et ton Seigneur par la création. En ta pureté sans souillure et sans tache, tu es bonne; en ta sainteté immaculée, tu es une avocate tutélaire.
Reçois de moi cette prière de supplication, présente-la, offre-la à Dieu (...), entrelace et unis en elle mes soupirs amers de pécheur avec tes demandes bienheureuses au parfum d'encens, ô plante de vie du Fruit de bénédiction,
afin que par toi toujours secouru et comblé de tes bienfaits, ayant trouvé refuge et lumière auprès de ta sainte Maternité, je vive pour le Christ ton Fils et Seigneur.
II- Assiste-moi par les ailes de tes prières, ô toi que l'on proclame Mère des vivants,
afin que à ma sortie de cette vallée terrestre, je puisse sans tourment marcher vers ta demeure de vie qui nous a été préparée, afin que soit rendue légère la fin de cette vie alourdie par mon iniquité.
Change pour moi en fête d'allégresse mon jour d'angoisse, guérisseuse des blessures d'Ève!
Sois mon avocate, demande, supplie: car comme je crois à ta pureté indicible, voici que je crois aussi au bon accueil qui est fait à ta parole.
De tes larmes, aide-moi, moi qui suis dans le péril, ô Toi, bénie entre les femmes,
Fléchis le genoux pour obtenir ma réconciliation, ô Toi, Mère de Dieu,
Aie souci de moi qui suis malheureux, ô Tabernacle du Très-haut, Tends-moi la main dans ma chute, ô Temple céleste.
Glorifie ton Fils en toi: qu'il daigne opérer divinement en moi le miracle du pardon et de la miséricorde, Servante et Mère de Dieu: que ton honneur soit exalté par moi, et que mon salut soit manifesté par toi!
III- (Il en sera ainsi) si tu réussis à me retrouver, ô Mère du Seigneur; si tu as pitié de moi, ô Sainte;
si dans ma perdition tu me recouvres, ô Immaculée; si dans ma frayeur tu m'accueilles, ô Bienheureuse;
si, dans la honte où je suis, tu me fais approcher, ô Toute-Gracieuse; si, coupé que je suis de tout espoir, pour moi tu intercèdes, Vierge toujours sainte;
si de l'exil tu me fais entrer dans la Famille, ô toi que Dieu a exaltée; si à mon égard tu montres ta compassion, Toi qui romps les liens de la malédiction;
si dans mon agitation tu me tranquillises, ô Repos; si le trouble de mes émotions, tu le changes en paix, ô Pacificatrice;
si de mon égarement tu me donnes le moyen de revenir, ô Louée; si pour ma défense, tu entres en lice, toi qui fais reculer la mort;
si mes amertumes, tu les adoucis, ô Suavité; si tu abolis la distance qui me sépare de Dieu, ô Réconciliation;
si mes impuretés, tu les enlèves, ô toi qui foules aux pieds la corruption; si, livré que je suis à la mort, tu me délivres, ô Vivante Lumière;
si la voix de mes sanglots, d'un seul coup tu l'arrêtes, ô Allégresse; si, alors que je suis terrassé, tu me redonnes de la vigueur, ô Remède de vie;
si dans ma ruine tu jettes un regard sur moi, ô Pleine de l'Esprit; si avec miséricorde tu viens à ma rencontre, toi qui en legs nous fut donnée.
Ô toi, qui n'es bénie que par les lèvres immaculées des bouches bienheureuses, voici qu'une seule goutte de ton lait virginal, tombée en pluie sur mon âme, me redonne force et vie, ô toi, Mère du Très-haut Seigneur Jésus, Créateur du ciel et de la terre entière, que d'une manière indicible tu as enfanté avec toute son humanité et toute sa divinité,
Lui qui est glorifié avec le Père et l'Esprit-Saint en son Essence et en notre nature qu'il s'est unie d'une manière inscrutable, Lui qui est tout et en toutes choses, Un de la Trinité.
A lui gloire dans les siècles des siècles!
Amen.»
Sources chrétiennes n.78, 428---432.

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:29
Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?

Évêque de Nisibe en Mésopotamie (✝ 350)

Ascète célèbre, il fut le maître spirituel de saint Ephrem. Devenu Évêque, il fonda l'Église de Nisibe (Nusaybin, au sud-est de la Turquie).


Saint Athanase d'Alexandrie loua son zèle ardent à combattre l'arianisme.

D'abord Ermite, il connut une telle réputation qu'il fut choisi comme premier Évêque de Nisibe.
Il siégea au premier Concile œcuménique de Nicée. A son retour dans sa ville, il fonda une école exégétique qui fut bientôt célèbre par l'enseignement de Saint Ephrem.

À Nisibe en Mésopotamie, l’an 338, Saint Jacques, premier Évêque de cette ville. Présent au Concile de Nicée, il dirigea son peuple dans la Paix, l’enseigna et le défendit contre l’assaut des ennemis de la Foi.
Martyrologe romain.

Jacques naît en Mésopotamie, à Nisibe. Après quelques années d'études, il se retira dans un désert, où il passait le beau temps en plein air, dans les bois, et l'hiver dans une caverne qui lui servait d'oratoire.
Il n'avait là, pour nourriture, que des herbes et des fruits sauvages ; ses habits de poils de chèvre lui servaient de cilice ; il élevait sans cesse son âme vers Dieu par la Prière.

L'évêché de Nisibe étant devenu vacant, le clergé et le peuple, frappés de ses grandes vertus et de ses miracles, l'élurent d'une commune voix pour leur Évêque.
Le nouveau pontife ne changea rien à sa vie de Moine ; sa table fut toujours pauvre, ses habits furent humbles et grossiers, son lit était la terre nue.
Consoler les affligés, secourir les veuves et les orphelins, mettre la paix dans les familles, soulager les misérables, telles étaient ses plus chères occupations.

Jacques endura divers supplices, dans la persécution de Maximien Galère. Au Concile de Nicée, où fut condamné l'hérétique Arius, il se fit admirer par sa doctrine, par sa piété et par son courage, et contribua de toutes ses forces à confondre l'impiété d'un si dangereux ennemi de la Foi.

Le grand Évêque fut le sauveur de sa ville épiscopale, assiégée par Sapor II, roi de Perse, en l'an 350, et ce fait l'a surtout rendu célèbre dans la postérité.
Après des efforts inutiles pour pénétrer dans la place, le prince fit arrêter le fleuve qui traversait la ville ; puis, rompant les digues, lâcha les eaux contre les murailles, qui s'écroulèrent en plusieurs endroits.
Le lendemain devait avoir lieu un assaut général ; mais l'ennemi ne se doutait pas que l'Évêque, à lui seul, valait plus qu'une armée.
Jacques passa toute la nuit en Oraison, et le lendemain, à l'étonnement des assiégeants et des assiégés, les brèches des murailles se trouvèrent parfaitement réparées.

Sapor, à cette vue, lança une flèche contre le Ciel pour se venger. Saint Éphrem, qui était alors à Nisibe, pria l'Évêque de monter sur les murailles et de maudire l'armée ennemie.

Étant monté sur le haut d'une tour, Jacques prononça ces paroles :
« Seigneur, qui pouvez par les plus faibles moyens humilier l'orgueil de vos ennemis, défaites cette multitude par une armée de moucherons. »
La Prière de ce nouveau Moïse fut aussitôt exaucée, car un essaim innombrable de moucherons s'attacha aux oreilles et aux narines des chevaux et des éléphants, et bientôt l'armée persane fut dans une déroute complète.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


En savoir plus sur http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/saint-jacques-de-nisibe-eveque-de-nisibe-350-fete-le-15-juillet.html#4zja7zO95rbV4P6D.99

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