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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 11:30

TU ES NE POUR LE BONHEUR (6/16)

220px-Hermann Anton Stilke oan of Arc

 

DÉRÈGLEMENTS CATASTROPHIQUES DE LA NATURE HUMAINE

CHAPITRE I   RÈGNE DE LA CHAIR     (Deuxième Partie)

 

L'homme qui se recueille paraîtra bientôt si fabuleux qu'on doutera qu'il ait jamais existé !...

 

Le but secret de notre civilisation luciférienne est de détruire les âmes en les lançant et en les éparpillant sur leur périphérie. Et pourquoi donc ? Parce que le Christ vit en chacune, au centre de l'âme de chacun ! Il faut à tout prix les empêcher de l'atteindre et de connaître la sérénité et le bonheur.

 

Nous avons affaire  avec  un  monde  angoissé d'avoir bu le philtre de la Bête.

 

Il paraît que « le mal dont nous souffrons con­siste dans les difficultés d'un monde matériel­lement injuste ». Pour le rendre juste et faire disparaître le mal dont nous souffrons, on peut faire confiance à nos « guides rayonnants », aux Malraux et aux Sartre, et, bien sûr, pour rien au monde, à l'école où l'on parle de Dieu...

 

Qui nous débarrassera des dangereuses niaise­ries des athées, de leurs préjugés puérils, de leur orgueilleuse ignorance ? Quand compren­dront-ils que l'esprit qu'ils nient est, non seule­ment une réalité, mais la réalité par excellence dont dépendent l'équilibre et le bonheur des humains !

 

Un monde qui rejette Dieu se condamne au malheur. Il ne peut résister à Dieu et avoir la paix de l'âme. Il peut s'étourdir, mais pas longtemps ; la « belle époque » ne s'est-elle pas noyée dans des flots de sang ? Et depuis, cela continue.

 

Il est plus que temps d'affirmer l'erreur de notre civilisation : séparer l'éternel et le tempo­rel, le moi et l'âme, la plus perfide des entrepri­ses à laquelle les chrétiens se soient prêtés depuis l'Incarnation qui, précisément, unit l'éternel au temporel, le moi à l'âme. (Elle s'est exprimée par la séparation de l'Église et de l'État.)

 

Cette séparation, qui est à peu près univer­selle, fut provoquée, et l'est encore, par l'igno­rance de la nature humaine et de son origine sur­naturelle ; elle devait faire naître un monde très dur, très âpre et très amer.

 

                                                           ***

Concevoir aujourd'hui une action désintéres­sée pour une cause qui dépasse la vie humaine... quel scandale ! Des hommes qui ne se pourvoi­raient pas d'un « job » dans le but unique de gagner de l'argent... inouï ! Écrire un livre qui prône la joie que donnent l'abnégation et le ser­vice... mais vous mènerez votre éditeur à la fail­lite ! Exalter encore la mission du soldat et du prêtre, leur rôle civilisateur, les affinités de dévouement et de sacrifice de ces deux épouvantails : « le sabre et le goupillon », convenir qu'ils sont les derniers survivants d'une époque où des hommes vivaient dans la joie en contact avec ce qui les dépasse, la patrie et la foi... mais vous serez considéré comme un « pauvre arriéré », un « intégriste », un « ultra » !

 

Nous sommes dans une époque de régression et de sauvagerie singulières, où la force et la ruse cruelle s'émancipent de plus en plus des mœurs adoucies par le christianisme. La violence joue à plein, joue à cru, sur l'homme « libéré des vieilles entraves »... Pauvre homme qui se croit libre et qui est enchaîné par les fers des pires instincts viscéraux... Fatum inexorable qui fait de l'homme un jouet !... Voilà une belle émanci­pation de l'esprit humain !... Et les milieux « catholiques » démangés par un snobisme effer­vescent d'« être dans le mouvement » tombent dans tous ces panneaux !

 

L'amour de Dieu et l'amour de la chair sont comme deux poids dans les plateaux d'une balance : l'un ne peut monter sans que l'autre descende.

 

Et où mène-t-il l'amour de la chair ? Regardez l'homme contemporain : écrasé par l'idole qu'il adore, il est devenu serf en Orient, il s'est enlisé dans le « standard » et a perdu toute joie de vivre en Occident.

 

Faut-il s'étonner que dans une telle vie sans horizon, l'alcool, les drogues et toutes les fausses évasions attirent les foules ?

 

Il est aisé de comprendre que l'Anxiété court les rues, car l'homme, aussi avili qu'il soit, sent que sa destinée n'est pas toute entière de pro­duire, de consommer et de s'étourdir.

                                                          ***

 

La tâche d'un véritable médecin des âmes est de ramener le centre de gravité vers l'intérieur,de montrer aux anxieux ce qu'il y a de vain et d'infantile dans l'agitation et cet espoir de trou­ver un appui dans le monde de la périphérie, et de les guérir de la tarentule de la Chair.

 

Hélas, nous en sommes loin ! Abêtis par le matérialisme de la Faculté, nos psychiatres igno­rent Psyché ! Ils sourient même au seul mot « âme ». Ils pensent qu'elle n'existe pas ou, si elle existe, elle n'est qu'un « épiphénomène »... Le corps : seule réalité qui existe...

 

Cette fidélité aux préjugés puérils du XIXe siècle est curieuse et ne peut s'expliquer que par un tenace délire collectif, organisé et sys­tématisé de main de maître...

 

La psychologie actuelle nous déçoit rarement sous le rapport de sa parfaite ignorance de l'âme humaine ; et nos contemporains, marchant plus que jamais sur la tête, avalent sans broncher ses renversantes contre vérités.

 

M. le médecin-chef du Centre psychiatrique de Sainte-Anne (Pauvre sainte ! Que cherche-t-elle dans cette galère ?), n'écrivait-il pas récemment : « La psychologie, simple portion de la biolo­gie» (Dr Paul Guiraud : «Psychiatrie générale». Ed. Le François, p. 305. Remarquez que ce livre fut écrit en 1950 ; donc, après les livres de Bergson et les admi­rables- travaux d'Alexis Carrel !). Ne s'élève-t-il pas avec vigueur contre M. Baruk qui prétend que « la conscience morale est l'élément le plus profond de la nature humai­ne ». « Cette attitude, écrivait-il aussi,  a la page 539, est anthropologique et moraliste, mais non biologique ».

 

Point de morale pour soigner le moral ! Du bio­logique ! Du Charnel ! Tout nu ! Tout pur ! Sans mélange ! Montrer et démontrer son importance capitale ! Et, grands dieux, pas de théologiens ni de moralistes en psychiatrie ! « Il s'agit là d'un mode de pensée assez archaïque mais solide­ment inscrit dans le système nerveux et qui peut ressurgir dans certaines circonstances pathologiques » (Op. cit. p. 540.).

 

Voilà nos guides ! Monu­mental ! Le sens moral n'apparaît plus que « dans certaines circonstances pathologiques » ! Voulez-vous qu'il n'y ait plus d'anxieux ? Détrui­sons le sens moral ! Retournons à l'état animal.

 

Ce sens pénible, qui trouble tant les humains, apparaît encore Intolérable ! Certaines âmes peuvent encore découvrir la cause de leur anxiété : le sens moral insatisfait, — et tout compromettre ! Pensez un peu : si l'anxieux aboutissait au repentir ? S'il guérissait ? Voilà le danger à éviter ! Si les âmes éprouvaient la nécessité de la confession et — chose affreuse ! — de la communion ! Redoutable déci­sion ! Il faut en prendre des précautions...

 

C'est Freud, en premier, qui a tiré le signal d'alarme : remplaçons la confession !

 

Toute la tambouille de la mystique du Charnel vient à la rescousse pour défendre les anxieux contre ceux qui peuvent les guérir...

 

Il faut, avant tout, engourdir les âmes et veiller à ne pas réveiller le sens moral, ce rayon divin qui est en nous et qui remue au plus intime de l'âme pour la rappeler à l'ordre ; qui surgit et murmure sa désapprobation : reproche vivant qui s'adresse à l'existence aberrante, à l'âme qui a rompu avec son moi profond et qui, sans raci­nes, est à la merci de toutes les tempêtes, de tous les déchirements ; une âme malheureuse...

 

Et c'est, sans doute, pourquoi les médecins modernes de l'âme nous conseillent de ne jamais parler de Dieu ou de religion... Car si ces âmes guérissaient, à quoi s'emploieraient nos psychanalystes ? Si les milliers de maisons de santé se vidaient ! Diantre ! Rien qu'à l'idée on est pétrifié !

 

Il vaut mieux en rire que d'en pleurer, les larmes n'arrangent pas grande chose. Mais com­ment ose-t-on parler, en ce monde, de bonheur ?

 

Faisons-le quand même :

Le sens moral se signale par le sentiment péni­ble de sa violation et par le sentiment de paix radieuse de son affirmation.

 

Le sens moral peut, certes, disparaître de la pensée consciente, mais sa permanence est cause des anxiétés. D'ailleurs, le nombre croissant d'anxieux prouve qu'il est toujours là, dans les profondeurs de l'âme. Il prouve que le moi humain, Dieu en nous, bien que refoulé, conti­nue à nous envoyer des signaux.

 

Avant de finir ce chapitre où il s'agit du règne de la chair, c'est-à-dire, d'un renversement et de la violation de la nature humaine (il y en a d'autres) je donnerai, en première ébauche, une définition du bonheur.

 

Le bonheur consiste à conformer son existence à l'essence. L’essence est au sommet de l'âme de chacun et ne l'abandonne jamais : si on ne abandonnais pas, elle ne laisserais jamais l'âme en paix.

 

Le bonheur ne consiste pas à jouir à tout prix, mais à s'élever jusqu'à la pointe de son âme, là où l'on connaît la joie qui ne dépend plus du monde mais de soi.

 

Quand il y a accord entre ce que l'homme est et ce qu'il doit être pour l'éternité, il y a bonheur.Et il y a malheur quand les deux réalités ne s'ac­cordent pas.

 

Il ne s'agit nullement, comme le pensait Freud, de se mettre en accord avec la bête qui est en nous et non plus avec l'ange, comme le pensait Bouddha, et repousser le monde comme une pure illusion ; il s'agit de les hiérarchiser et d'en faire un tout harmonieux.

 

L'Europe, jusqu'à la Révolution, a tendu à réa­liser le canon humain : aimer connaître sentir. A partir de la Révolution, la ruine du canon humain, son inversion radicale (sentir connaître aimer !) se poursuivit dans tous les domaines.

 

Cela a donné la primauté de l'économique, puis la recherche scientifique appliquée à la vie pratique   et, au plus bas, les questions religieuses et morales.

 

Il y a deux sortes de révoltes : une mauvaise, celle du libertaire, négateur de l'ordre de l'uni­vers ; en fait, une révolte de l'homme contre lui-même, contre l'ordre immanent de sa propre nature ; elle a conduit au déséquilibre contempo­rain. Il y a aussi une bonne révolte, celle de l'homme qui se voit contraint d'affronter un milieu qui renverse l'ordre humain : il doit tout faire pour restaurer la hiérarchie naturelle — esprit, âme, corps — et qui doit correspondre à la hiérarchie des institutions : la vie religieuse en premier lieu, la vie morale et intellectuelle en second, et enfin, la vie économique : seul et unique moyen pour rendre possible le bonheur des humains.

 

Ce qui marque notre époque, ce n'est pas tant le dérèglement des mœurs que le désordre provo­qué par les institutions et les lois de la cité.

 

La bonne révolte : désobéir aux hommes en obéissant à Dieu ! ! !

 

Qui veut la fin veut les moyens : qui connaît la fin surnaturelle de l'homme ne peut accepter une société qui s'y oppose.

 

(Note) « L'Antéchrist, pour nous, c'est tons ceux — quels qu'ils soient — qui en tiennent pour une société contre Dieu ou même simplement sans Dieu. Et celui qui s'allie à eux ou leur tend la main, obéit à l'Antéchrist et sans le savoir lui prépare la voie » (Card. Ottaviani, Fête de 1« conversion de saint Paul, 1959. — Cf. Pensée Catholique, n? 59, p. 23-p. 26).

 

Homme : avoir la tête au ciel et les pieds sur terre : si l'un des appuis manque, il bascule. Mais la fuite par en haut est plus grave que la chute. C'est pourquoi on peut plus facilement sauver une brute qu'un ratiocineur. Les peaux épaisses sont moins dangereuses que les cer­velles enfumées. Nous verrons ça dans le prochain chapitre.

 

A SUIVRE

 

[Extrait de : TU ES NÉ POUR LE BONHEUR   Œuvre de Paul Scortesco  (1960)]

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:55

 

 

SAINT FÉLIX de VALOIS, qui êtes-vous ?


[Confesseur
(1127-1212)]


        Saint Félix de Valois était petit-fils du roi de France Henri Ier. Sa mère, avant sa naissance, vit en songe un bel enfant armé d'une Croix et entendit une voix lui dire :

« Cet enfant est le fils que vous allez mettre au monde, il aura la gloire de changer le lis de France pour la Croix de Jésus-Christ. »

        Pendant une famine, la nourrice du petit Félix eut l'inspiration de faire tracer à l'enfant, avec sa main, le signe de la Croix sur le pain que l'on distribuait aux pauvres, et ce pain se multiplia tellement, qu'on put en distribuer pendant plusieurs jours à tous les malheureux qui se présentaient.


La nourrice lui fit aussitôt bénir les champs d'alentour, et les nuées du ciel, obéissant à la main de Félix, versèrent une pluie féconde qui ramena l'abondance.


Le jeune prince croissait en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes, et ne montrant aucun des défauts de l'enfance.


Il aimait tant à faire la charité aux pauvres, qu'un de ses oncles l'appelait son grand aumônier.

        Après ses études, qu'il fit à Clairvaux, sous la direction de saint Bernard, Félix dut aller à la cour du roi de France, prit part à la Croisade prêchée par le saint moine de Clairvaux, son maître ; puis, revenu à la cour, il la quitta bientôt pour se réfugier au désert.


Dans la solitude, il sentit son esprit s'illuminer de clartés nouvelles et son âme redoubler de vaillance dans la pratique des vertus évangéliques.


Le démon lui déclara une guerre acharnée ; mais le Saint triompha de lui par la prière et les plus effrayantes mortifications.

        Félix, ayant désormais pour palais une misérable grotte, pour vêtement un cilice, pour mets des herbes amères, renouvela dans sa retraite les merveilles des Antoine et des Hilarion.


Par la permission de Dieu, tous les dimanches, un corbeau lui apportait un pain du Ciel. Il habitait le désert depuis bientôt quarante ans, quand saint Jean de Matha, de la part de Dieu, vint le trouver dans sa solitude, pour s'édifier par ses exemples.


C'est alors que les deux Saints eurent la vision d'un cerf blanc, portant au front une croix bleue et rouge, et qui venait se désaltérer à la fontaine voisine.


Dieu leur révéla l'explication de ce prodige ; ils se disposèrent aussitôt à partir pour Rome, afin d'obtenir la fondation d'un institut dont les religieux, vêtus de blanc, porteraient sur la poitrine une Croix bleue et rouge, et travailleraient au rachat des captifs, que les Turcs d'Afrique retenaient par milliers dans les fers.


Le Pape Innocent III approuva le projet, l'Ordre fut fondé et produisit un bien immense.



Source : ©Evangelizo.org

 

 

 


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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:53

 

LE MEILLEUR DES JEÛNES

 

2012-06-St-Aphrahat.jpg

Quand on jeûne, c'est toujours l'abstinence de méchanceté qui est la meilleure.


Elle est meilleure que l'abstinence de pain et d'eau, meilleure que...« courber le cou comme un crochet et se couvrir de sacs et de cendres » comme le dit Isaïe (58,5).


En effet, quand l'homme s'abstient de pain, d'eau ou de quelque nourriture que ce soit, qu'il se couvre d'un sac et de cendres et qu'il s'afflige, il est aimé, beau et agréé.


Mais ce qui agrée le plus c'est qu'il s'humilie lui-même, qu'il « délie les chaînes » de l'impiété et qu'il « coupe les liens » de la tromperie.


Alors « sa lumière brille comme le soleil et sa justice marche devant lui.


Il est comme un verger surabondant, comme une source dont l'eau ne cesse pas » (Is 58,6s). 


(St Aphraate (?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul )

 

 


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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:50

 

Saint Edmond, qui êtes-vous ?

 
[Roi d'Est-Anglie et martyr
(841-870)]

 

E

dmond était le roi d'Est-Anglie, un petit royaume de l'est de l'Angleterre.

 

Il fut capturé lors d'une bataille dans le Suffolk qu'il livra contre les Danois qui ne cessaient d'envahir son pays. Ceux-ci lui proposèrent la liberté et la vie contre un pacte dont les conditions étaient contraires au bien-être et à la religion chrétienne de son pays. Il refusa.


Les Danois l'attachèrent alors à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de la jeter dans un fossé.

 

Elle fut retrouvée intacte, entre les pattes d'un loup qui l'avait défendue contre les rapaces. De nombreuses églises anglaises sont dédiées à ce jeune martyr.

 

 


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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:49

 

MARIE SOURCE DE VIE:

source vivifiante

Les interventions de Marie à Constantinople ont été très fréquentes, notamment au sanctuaire de la Source Vivifiante, toujours très célèbre, à l'ouest de la ville, un peu à l'extérieur des remparts, près de la porte de Silivri. C'est le lieu d'une multitude de miracles qui se sont réalisés et continuent de l'être depuis plus de 15 siècles par l'intercession de la Vierge, « Source de Vie ».

L'historien byzantin Nicéphore Calliste Xanthopoulos (13e-14e siècle) rapporte que c'est l'Empereur Léon 1er le Thrace (5e siècle), qui retrouva l'emplacement de la Source.

Alors qu'il était encore simple soldat, une voix céleste le conduisit en lui parlant comme au souverain : « Empereur Léon, entre au plus profond de ce bois, prends avec tes mains de l'eau bourbeuse et guéris la soif de l'aveugle ; enduis les yeux de cet aveugle, et tu sauras immédiatement qui je suis, moi qui depuis longtemps suis l'habitante de ce lieu. » L'aveugle recouvra la vue et Léon, devenu Empereur, bâtit une église en ce lieu vers 474.

Longtemps après, alors que le grand temple menaçait de s'écrouler, la Mère de Dieu apparut et le souleva jusqu'à ce que fût sortie la foule qui le remplissait. Après la prise de Constantinople par les Turcs (1453), l'église et le monastère ne sont plus que ruines, mais les malades continuent à accourir à la Source où se multiplient miracles et guérisons : « quelle langue pourra décrire tout ce que cette eau a produit et tout ce qu'elle opère jusqu'à ce jour, car ils surpassent en nombre les gouttes de pluie, les astres du ciel ou les plantes de la terre, les miracles que nous observons tous les jours ! » (Triode de Carême, Diaconie Apostolique 1993).

Au 19e siècle, l'église est reconstruite telle qu'elle existe encore aujourd'hui, ainsi qu'une autre plus petite abritant la Source. Cet endroit est appelée actuellement "Balikli" ou "Baloukli", du turc "balik" qui signifierait "poisson" ; l'eau y est en effet très poissonneuse. Depuis 1824, tous les patriarches de Constantinople sont enterrés au monastère.

Cette eau de salut coule toujours... pour la guérison des maladies du corps et de l'âme : « O Vierge, tu es en vérité la Source de l'eau vive ; seule tu effaces à ton contact les cruelles maladies des âmes et des corps, en nous versant le Christ comme l'eau du salut » (matines orientales de la fête de Marie Source de Vie).


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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 09:47
Rabbin Sacks :
icono enc familias
« La famille est l’institution la plus
humanisante de l’Histoire »

L’ancien Grand Rabbin de Grande-Bretagne a retracé pour le colloque Humanum

l’évolution de l’idée d’amour dans la transmission de la vie au fil de l’Histoire.

À l’occasion du colloque international Humanum, sur la « Complémentarité entre

l’homme et la femme », le rabbin Lord Jonathan Sacks a offert aux participants

réunis au Vatican une perspective juive des notions de mariage et de famille.

À l’instar du christianisme, le judaïsme enseigne que nous ne sommes que

moitié (contrairement à d’autres civilisations qui considèrent que nous ne

sommes rien ou que nous sommes tout), une moitié qui doit s’ouvrir à un

autre afin de devenir entière.


À l’époque biblique, chaque juif devait remettre une moitié de shekel au Temple

afin de ne jamais perdre de vue cette condition. C’est l’aboutissement de tout ce

qui constitue l’institution de la famille, et par ce biais l’idée d’amour comme vecteur

de la création de la vie. Le rabbin Sacks identifie sept étapes clés vers cet

aboutissement, qu’il livre sous forme d’excursus.
 
La naissance de la reproduction sexuelle, il y a de cela 385 millions d’années,

est le point de départ de ce qui constitue notre actuelle civilisation judéo-chrétienne.

Avant cela, toute forme de vie ne se propageait que de manière asexuelle, par

division cellulaire ou bourgeonnement par exemple.
Toujours d’un point de vue biologique, Sacks évoque l’évolution physique de l’Homo

sapiens, qui doit composer avec un cerveau et une tête de plus grande taille, impliquant

des naissances plus prématurées que chez les autres espèces, et de ce fait un besoin

prolongé de protection parentale pour le nourrisson. « Cela a rendu le rôle de

l’éducation parentale plus contraignant que pour les autres espèces, requérant le

travail de deux personnes plutôt que d’une »,remarque-t-il.
 
Plus tard, l’avènement de la monogamie marquera une étape fondamentale de l’histoire

de nos civilisations, en cela qu’elle établit une égalité nouvelle entre les individus.

En effet, le fait pour des hommes - généralement les plus puissants - de posséder

plusieurs épouses prive d’autres hommes d’une même société de la possibilité d’avoir

un jour une épouse et un enfant. Or comme le souligne le rabbin, la Genèse accorde

le droit à tout individu, indifféremment de sa classe, de sa couleur de peau et de sa

culture, de se marier et de transmettre la vie. « C’est pour cette raison que, peu

importe la façon dont on lit l’histoire d’Adam et Eve […] la norme présupposée par

cette histoire se trouve être : une femme, un homme. Ou comme la Bible le dit

elle-même : ‘C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa

femme, et les deux deviendront une seule chair’ »,rappelle-t-il.

De cela découle le quatrième grand changement historique, celui de la transformation

de la vie morale, avec l’idée biblique que « l’amour, et non pas l’équité, est le principe

conducteur de la vie morale ». La moralité devient dès lors « l’amour entre un mari et

sa femme, entre un parent et son enfant, étendu à l’extérieur du monde ».
 
C’est dans le cinquième développement que réside la partie essentielle de la pratique

juive, le concept d’alliance, qui unit Dieu à l’humanité, et plus spécifiquement aux

descendants de prophètes comme Noé ou Abraham. Elle repose sur le respect, la

fidélité, la loyauté et la constance. L’ancien Grand Rabbin de Grande-Bretagne et du

Commonwealth explique en outre que l’alliance a permis de comprendre une chose

que l’on retrouve chez presque tous les prophètes : « la relation entre nous et Dieu,

en terme de relation entre deux fiancés, entre une femme et son mari. L’amour

devient ainsi non plus seulement la base de la moralité, mais également de la

théologie. Dans le judaïsme, la foi est un mariage ».
 
Au sujet de la complémentarité, Sacks rapporte que le prophète Malachie considérait

les hommes prêtres comme les gardiens de la loi de la vérité, de même que le Livre

des Proverbes évoque

« la loi de la gentillesse aimante » sur la langue de la femme de valeur.

C’est cette complémentarité qui trace les contours de la vie spirituelle, par la

combinaison masculine et féminine « de la vérité et de l’amour, de la justice

et de la miséricorde, de la loi et du pardon ».


Enfin, c’est sur la place cruciale qu’occupent le foyer et la famille dans la foi juive- ses

principaux remparts face à l’adversité depuis des siècles- que celui-ci a conclu son

discours, citant la figure d’Abraham, qui n’a pas été choisi pour accomplir des miracles

ou diriger un empire, mais bien pour être un parent.


Néanmoins, à la lumière de ces évolutions, le rabbin Sacks s’inquiète de l’actuel virage

civilisationnel qui semble s’être amorcé : « Pour tout un tas de raisons, dont certaines

ont à voir avec les progrès de la médecine comme le contrôle des naissances, la

fécondation in vitro et autres interventions génétiques, tandis que d’autres concernent

des changements d’ordre moral, tels que l’idée que nous sommes libres de faire tout

ce que nous désirons tant que cela ne nuit pas à autrui, d’autres encore ont à voir

avec le transfert de responsabilités de l’individu à l’Etat, ainsi qu’avec des

changements plus profonds opérés dans la culture occidentale, presque tout ce que

le mariage avait apporté a désormais été laissé de côté. Le sexe a divorcé du mariage, l’amour de l’engament, le mariage de l’enfantement, et l’enfantement de la responsabilité de leur éducation ».

A cet égard, Shacks préconise à chacun de continuer à prôner« l’institution la plus

humanisante de l’histoire » : « La famille, l’homme, la femme et l’enfant, n’est pas un

style de vie parmi d’autres. C’est l’unique moyen que nous ayons découvert pour

éduquer les générations futures et permettre aux enfants de grandir dans une matrice

de stabilité et d’amour […] Pour toute société, la famille est le creuset du futur [de la

civilisation], et dans l’intérêt du futur de nos enfants, nous devons être ses

défenseurs ».

sources: Aleteia

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:51

TU ES NE POUR LE BONHEUR... (5/16)

2017480813 1[1]

 

DÉRÈGLEMENTS CATASTROPHIQUES DE LA NATURE HUMAINE

CHAPITRE I   RÈGNE DE LA CHAIR     (Première Partie)

Dans le chapitre précédent, j'ai signalé que l'âme qui a refoulé son centre, mettra l'accent sur le « sentir » ou sur le « connaître ». Je m'in­téresserai ici au premier cas.

 

L'âme, coupée de ses racines célestes, devait fatalement s'attacher à ses racines terrestres. Attachement qui engendrera des glissades, des éboulements, des retournements...

 

L'irréligion a altéré profondément la structure de la Psyché humaine : la « chair » (dans le sens paulinien) a tout envahi, elle fait vivre la pau­vre Psyché «cul par-dessus tête», — et ce n'est pas une position bien commode... (Ah mon Dieu ! Comme c'est vulgaire ! Comme j'écris mal ! Je sais, je ne suis pas un styliste, j'aime mieux dire la vérité à 1'emporte-pièce ! Et tant pis pour le style !)

 

Marx, n'a-t-il pas défini l'homme par le ventre et Freud, par le bas-ventre ?

( Ce n'est pas en vain que Dieu a laissé dans le monde, comme témoin de l'infidélité, le peuple juif ; et qu'il lui permet, dans la mesure de nos crimes, de nous entraî­ner dans le sillon de ses mirages catastrophiques, mirages d'ordre scientifique, politique ou psychologique : Darwin, Marx, Freud...)

 

Et font-ils autre chose, nos fameux psychia­tres, quand ils confondent psychologique et bio­logique ?

 

Pour ces gens-là, le moral n'est-il pas devenu de l'humoral ?

 

Certes, ils constatent un état actuel, mais con­fondre l'anormal avec le normal, l'ériger en loi universelle, faire de l'âme une simple émanation du corps... il me semble qu'ils exagèrent un petit peu... Où si l'on veut, pour parler en argot philo­sophique, ils « extrapolent ».

 

Le malaise contemporain provient d'une chute de l'énergie spécifiquement religieuse qui fut portée sur le dernier palier de la nature humai­ne : le «sentir». Si elle était maintenue à sa place, en hauteur, elle rayonnerait sur l'âme entière et la rassemblerait dans l'unité et l'har­monie. Mais quand cette énergie est arrachée à son foyer et projetée au plus bas des paliers de l'âme, elle fait naître des incubes et des succubes, des « dadas », des utopies, des engouements vio­lents. Tous ces faux dieux — le Sexe, l'Argent, l'Économique, etc. — détournent, pillent, spo­lient l'énergie religieuse... Et, ce faisant, ils engendrent les dérèglements catastrophiques des temps présents.

 

Les faux absolus attirent l'âme d'où l'on a chassé Dieu, comme le vide attire l'air. Et ce n'est pas l'air des montagnes, c'est l'air croupis­sant des souterrains qui s'y engouffre...

 

Je fais observer, dès maintenant, que la primauté du « sentir » est une inversion aux réso­nances incalculables, en faisant naître une vision du monde, des hommes et des choses à l'envers. Les bas-fonds deviennent des sommets et les sommets s'enfoncent dans la boue. Les âmes, vivant dans les pénombres de la « chair », sont annihilées : elles tourbillonnent en un immense manège fouetté par le Prince de toutes les âmes déboussolées....

Et voici l'homme occidental : succession de pensées sans liens ; adhésions superficielles et momentanées ; une âme qui croit et ne croit pas, se caresse et se bat, accueillant les impulsions, ne s'attachant à rien, demandant toujours du nouveau...

 

Qu'en sortira-t-il de cette âme privée de son centre stable et sans Dieu ? Un fait divers — entre mille — va nous répondre : un « blouson noir » tue un de ses camarades. Sans émotion ni regret, il reconnaît avoir tué son ami : « Marcel était un chic copain, il ne m'avait jamais rien fait de mal, je ne sais pas ce qui m'a pris »... Beau fruit de l'école laïque : âme sans centre, âme prête à accueillir les impulsions les plus mor­bides sans pouvoir les contrôler... Et, je le répète, ce n'est pas une exception : ces jeunes hommes, vous les rencontrerez partout aujourd'hui, en Angleterre, en France, en Suède, en Norvège, en Allemagne, en Amérique... Vous les rencontrerez dans la rue, dans le métro, chez vous-même, dans votre maison : votre enfant sorti de l'école sans Dieu est atteint : il subit le même déséquilibre et connaîtra donc le même malheur...

 

Et cette école sans Dieu qui désarçonne les âmes ne suffit pas : le rut, le vice, l'assassinat, ne sont-ils pas joliment caressés dans les livres, les revues, la radio, les cinémas ?

 

Le problème des « tricheurs », ce n'est pas tant leur amoralisme, lequel n'est qu'un effet ; la cause, c'est le vide de leur cœur que n'arrive à combler aucune foi ; c'est bien ce vide qu'ils vou­draient combler et qui les pousse aux pires excès.

 

La société surveille les dents, les yeux, les pou­mons de l'enfant, enfin tout son corps ; on l'oblige à l'aérer, à faire du sport, mais elle ne cherche pas à savoir si son milieu moral et spiri­tuel est ce qu'il doit être ; il faudra pour cela une totale contre-révolution.

 

Car il ne s'agit même plus de meurtres pas­sionnels, c'est pire : il s'agit d'un vertige d'in­conscience. On n'est plus « le père de ses actes » comme disait Aristote. A notre époque où l'on ne parle que de « prise de conscience », on voit s'épaissir de plus en plus l'obscurcissement des consciences ! Il s'agit du règne aveugle des instincts déréglés, de la primauté de la périphé­rie de l'âme où il n'y a pas — ne peut pas y avoir ! — de bien et de mal :sans le centre de l'âme, le seul qui embrasse la succession, on ne peut ni juger ni comparer : le crime est nor­mal. (Voilà le conseil qui mène au crime : « Soyez bon ou mauvais, c'est égal, mais avec franchise ! » Non, soyez bon, même si cela vous coûte ! Aujourd'hui la SINCE­RITE justifie tout ! Or, il faut dire le juste et le vrai, même si l'on se ment à soi-même ! Voyez saint Paul : « Fais ce que je dis et non ce que je fais ! ! ! ».

Ah je sais ! J'ai le tort de m'exprimer rudement, mais la charité ne consiste pas à faire plaisir, mais à faire le bien ; et faire le bien c'est d'abord dénoncer le mal : n'est-il pas charitable de cautériser au fer rouge un membre pour sauver le corps ? Mais on ose à peine aujourd'hui réclamer pour la vérité les mêmes droits que l'on accorde à l'erreur !)

 

Il s'agit de l'indulgence envers le meurtre ; du bon marché de la vie humaine et, en effet, que vaut-elle si Dieu n'est pas en elle ? Aboutisse­ment logique des « droits de l'homme » sans les « Droits de Dieu »... L'anthropophagie laïque, gratuite et obligatoire !

 

Ce n'est plus Jésus, c'est Satan qui dit : « Lais­sez venir à moi les petits enfants... Venez dans mes bras, laissez-vous attirer par mon abîme. Vous tous, enfants du monde, soyez élevés dans mon culte ! Amen ! »

 

Et surtout que Dieu vous garde de rappeler les paroles de Pie XI : « Faute d'être un temple, l'école laïque devient une tanière ». Eh oui, une pondeuse de gens de sac et de corde !

 

Et pourquoi punirait-on les crimes ? Ne fau­drait-il pas fonder « La société de protection des criminels » ? Un film célèbre ne proclame-t-il pas que « Nous sommes tous des assassins » ! Et alors, pourquoi se gêner de tuer ? Et pourquoi interner les assassins, je vous le demande ?

 

Un monde qui a oublié de « s'interner » lui-même, de creuser son âme et d'atteindre Dieu, ne faudrait-il pas qu'il aboutisse à l'inter­nement forcé du marxisme, qu'il vive en une société devenue une immense prison et qu'il soit enfin écrasé par le règne total de la «. CHAIR » !

 

***

 

J'ai indiqué, dans la première partie de ce livre, que l'essence humaine se développe au cours de l'existence en sens inverse, en commen­çant par le plus bas de ses paliers. En ce cha­pitre où il s'agit du règne de la chair, je dois approfondir cette question.

 

En vérité, l'âme qui naît s'adapte aux lois de la chair : elle se morcelle et s'abîme en naissant... L'enfant pleure et rit, craint et désire, aime et hait, sans la moindre continuité. État de flotte­ment et de ruptures. L'âme vit dans l'instanta­néité ; elle ne se rappelle pas l'état précédent : le moi n'est pas encore incorporé, aucune force n'est là pour embrasser la succession. Ce qui explique qu'il ne faut pas chercher des phéno­mènes de continuité et de liberté dans les âmes de nos contemporains, mais de perpétuelles amnésies, (Cela explique aussi le mépris actuel pour tout ce qui est passé et tradition. Or, plus une nation plonge ses racines dans le passé et plus elle s'élance avec force vers l'avenir. Et le peuple français est un peuple privé de son histoire ! Son vrai patrimoine moral, l'histoire de ses saints, de ses rois, de ses héros, l'expansion spirituelle de la France du moyen âge est ignorée par les manuels scolaires. Ce peuple, maintenu à l'écart de son passé, subit en outre, des passes magnétiques destinées à l'en­dormir ; de temps en temps, il se réveille (dernièrement hors de la métropole) mais les passes redoublent et le voilà rendormi... Mais je ne le suis pas et je ne peux donc mettre en balance dix-huit siècles de sagesse qui firent la France avec deux siècles de folies qui l'ont démolie.), âmes qui virent et qui chavirent...

 

On verra le politicien oublier ce qu'il a dit la veille, des hommes d'État proclamant, par exem­ple, que « l'Algérie est française à jamais »... et la mettre au vote peu après... On verra des savants oubliant l'expérience d'Hiroshima, des religieux oubliant le Dogme et «témoigner chré­tiennement» pour le marxisme ; on verra des Prix Nobel dédicacer leurs livres aux ennemis de leur patrie et ensuite affirmer qu'ils ont toujours « résisté » aux mêmes ennemis ; on verra des écrivains chanter la gloire d'un chef d'État et, peu après, en faire autant, pour celui qui l'a laissé mourir en prison... Ce sont là des baga­telles, de petits exemples — nous en verrons d'autres dans cet ouvrage — il s'agit de com­prendre pourquoi il n'y a plus de caractères en ce monde dominé par ce qu'il y a de plus super­ficiel dans l'âme humaine : le sensible ; pourquoi il n'y a plus d'êtres capables de se déterminer eux-mêmes et non par les « conjonctures » ; pourquoi il n'y a plus d'hommes qui connaissent la joie profonde d'être en paix avec eux-mêmes, d'être fidèles à eux-mêmes !

 

Les volte-face de l'élite actuelle sont la marque d'une déliquescence de l'humain envahi par la «Chair » (Je rappelle encore que je comprends par ce terme le plan sensible, tout ce qui vient du monde extérieur.). Plus de force qui puisse résister au milieu ambiant. Quand le Divin rayon s'éteint dans les âmes, elles suivent « le sens de l'histoire » comme de légères bar­ques sans gouvernail, au gré des vents de leurs petits intérêts momentanés... Âmes sur le qui-vive qui sont loin de connaître la sérénité qui pré­lude au bonheur.

 

La stabilité est une notion qui dépasse l'enten­dement actuel.

 

Un autre aspect du monde contemporain est la soif de sensations ; la soif du « cirque », si bien connue des romains de la décadence, et qui a accaparé presque toute la vie moderne : spec­tacles, cinémas, courses de chevaux, d'automo­biles, de motos; fêtes, salons, expositions, journaux, revues où les photos dévorent les textes... Tout cela, c'est du sensoriel, du charnel !

 

L'homme qui se recueille paraîtra bientôt si fabuleux qu'on doutera qu'il ait jamais existé!

 

Le but secret de notre civilisation luciférienne est de détruire les âmes en les lançant et en les éparpillant sur leur périphérie. Et pourquoi donc ? Parce que le Christ vit en chacune, au centre de l'âme de chacun ! Il faut à tout prix les empêcher de l'atteindre et de connaître la sérénité et le bonheur.

 

A SUIVRE

 

Extrait de : TU ES NÉ POUR LE BONHEUR   Œuvre de Paul Scortesco  (1960)

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 20:44

TU ES NE POUR LE BONHEUR ... (4/16)

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CHAPITRE II AIMER - CONNAITRE – SENTIR  (Deuxième partie)

« Respecter la liberté »... Eh oui, ce sommet de l'âme qui n'est pas de ce monde, par l'union de notre nature à la nature divine, c'est de lui que procède notre liberté. Et ce pouvoir de déranger l'ordre naturel, c'est bien lui qui nous fait des hommes ! Or, il engendre la souffrance ! Certes, mais un Dieu d'amour n'aurait pas voulu imposer son amour. Un Dieu d'Amour n'aurait pas créé des pantins dont il tirerait les ficelles, il aurait été, en somme, en face de lui-même : un monde absolument dépendant serait encore Lui-même ! Abîmes de solitude pour un Dieu qui aurait créé un monde sans trace de liberté. Il nous donne le pouvoir de nous opposer à sa Volonté pour nous donner le mérite de l'accepter, pour être glorifiés par notre volonté plus que nous ne le serions par une soumission aveugle et instinc­tive. Homme : l'être créé le moins possible afin qu'il se crée lui-même.

 

Le silence de l'amour est la réponse la plus digne au mystère du mal. C'est pourquoi je crains de pénétrer, ne serait-ce qu'un petit peu, à l'in­térieur de ce mystère avec les gros sabots de la pensée discursive. Mais la raison menée par la foi, comme l'aveugle de la fable, dirigé par le paralytique qui voit, peut éviter les embûches...

 

En vérité, si Dieu ne crée pas des créateurs, il n'est pas Dieu, mais fabricateur d'automates ! Il donne l'être ; et l'être répond librement à ce don. Il refuse ou accepte le don. La liberté, c'est l'épreuve de l'être qui se fait. L'étincelle créa­trice est, ici-bas, dans l'homme seul : il est libre de l'éteindre ou de l'allumerS'il l'éteint, comme aujourd'hui, qu'il n'accuse pas Dieu des ténèbres qui l'entourent !

 

« Si Dieu existait, il ne permettrait pas cela ! »... Dieu existe, mais pour que «cela» n'existât pas, il aurait fallu que l'homme n'exis­tât point ! Car il ne peut exister sans liberté ; il doit choisir et il a choisi : qu'il ne se plaigne pas de vivre, en faisant un monde sans Dieu, au milieu de toutes les calamités que j'ai men­tionnées au début de ce livre. Le malheur ? C'est son choix. Dieu n'abandonne que ceux qui l'abandonnent. Il ne retire ses dons qu'à ceux qui les repoussent.

 

J'ai, bien entendu, toute liberté de refuser l'union au Christ, mais, pour autant, je serai infi­dèle à mon être même : source de mon malheur...

 

La grâce divine est comme l'eau d'une source intarissable : elle ne demande qu'à se déverser et fertiliser les plaines ; ce qui l'en empêche, c'est le barrage de notre libre volonté... Tragique barrage !

 

Ainsi Dieu attire par les touches ineffables de la grâce : il ne violente pas notre liberté, mais il l'éveille ; et c'est à nous d'y consentir, en évi­tant les barrages...

 

O Amour infini et incompréhensible ! Tu as consenti au pouvoir de te nier !

 

Dieu est pour l'homme l'être le plus effacé, le plus impuissant, en lui donnant sa puissance afin qu'il s'achève lui-même. L'effacement de Dieu en nous est le témoignage du parfait amour.Mais cet effacement n'est pas total : Dieu nous envoie, au sommet de notre âme, des signaux : la souffrance et la joie. La première, pour nous indiquer la voie qui mène aux abîmes ; la seconde, pour celle qui monte vers le bonheur qui ne meurt pas.

 

Le feu de l'amour divin demeure toujours au sommet de l'âme ; même s'il est couvert par la cendre il n'est jamais éteint, — et il « brûle » quand l'ordre de la nature est menacé !

 

Le minéral, le végétal et l'animal ne peuvent intervenir dans l'ordre de la nature. Leur exis­tence réalise leur essence. Et c'est pourquoi, en ce qui les concerne, on peut à peine parler de souffrance et de joie. (On peut parler de plaisir et de douleur, signale­ments du corps ; et ceux-là mêmes sont moins intenses que chez l'homme dont le système nerveux est plus déve­loppé. Je reprendrai plus loin cette question pour réfuter certaines objections.)

 

Seul l'être humain, je le répète, en disposant librement de son essence, éprouve dans son âme et sa chair, ces signaux puissantsIl refait sa nature à ses risques et périls ; et ce sera la joie ou la souf­france, son salut ou son dam, selon l'agence­ment fidèle ou infidèle à son essence. Mais aban­donnons cette question pour le moment.

 

***

 

Regardons d'un peu plus près le palier suprême de l'humain, celui qui, précisément, a le pouvoir de parfaire ou de défaire l'ordre naturel : le seul où nous nous sentons vraiment actifs, —libre­ment actifs...

 

C'est un pouvoir qui se présente, à son tour, sous trois aspects : l'amour, la lumière intuitive de l'intelligence et la volonté. (C'est ce que Pascal appelait « l'esprit de finesse » en le distinguant de « l'esprit de géométrie » : le premier engendre le second qui ne fait que figer dans la durée et l'étendue ce que l'autre a découvert. C'est la connais­sance transmissible.)

 

Le premier nous donne le pouvoir d'adhérer au réel ; la seconde de le saisir en un instant en reliant les choses les plus lointaines entre elles ; la troi­sième, d'agir et transformer le réel : tous les réels ! Ceux qui sont en nous et hors de nous : trois pouvoirs unificateurs.

 

Et d'abord, cette puissance trinaire est fragile dans l'homme (Il ne faut pas la confondre avec l'ensemble de l'âme humaine : aimer, connaître, sentir, dont elle n'est que le premier terme et où elle est désignée par ce qui la caractérise le plus : « aimer ».)  (Il ne faut pas oublier qu'elle est blessée par la chute originelle ; cette chute qui a, précisément, culbuté la hiérarchie de la nature humaine.)

 

Elle est à éclipses : veille sommeil. En outre, même à l'état de veille, son pouvoir unificateur varie : il va en dimi­nuant de l'attention active et amoureuse à la distraction, de la distraction aux fariboles et impulsions de la rêvasserie, au sommeil aux yeux ouverts. Et ce dernier état (où nous nous sentons passifs) peut même empiéter complè­tement sur l'état de veille ; et alors, plus d'unité ! Et le manque d'unité, c'est le chaos, le tirail­lement intérieur, c'est l'inquiétude, c'est la tour­mente, c'est le malheur ! Le pire malheur, celui qui vient du dedans.

 

Ce qu'on appelle l'aliénation — qui court les rues aujourd'hui — n'est donc autre chose que l'affaiblissement, puis la disparition du triple pouvoir unificateur.

 

Quelle en est la cause ? Pour y répondre, il faut se rappeler que l'âme possède, en plus de son centre unificateur, une périphérie agissante composée d'idées, de sentiments, de sensations et souvenirs, tout un monde tur­bulent ; car si le premier unit amoureusementle second disperse anarchiquement. Voici la cause première de nos malheurs : le refoulement du moi et de son pouvoir de dominer la périphérie de l'âme. La rupture entre l'âme et son moi !

 

Si l'homme normal était réduit, uniquement, à une foule anarchique d'éléments, il ne pourrait pas se diriger, vraiment, du dedans, il serait incapable d'agir véritablement : d'où viendrait-il, son pouvoir de brider son âme, de corriger ses défauts, de remédier à ses déficiences ? Ce pouvoir qui réduit au silence « la folle du logis », qui impose de nouvelles disciplines, qui nous rend « maîtres à bord » et nous donne, en un mot, la paix de l'âme...

 

Eh bien, c'est sa ruine actuelle, du haut en bas de la société, qui engen­dre nos malheurs et le monde chaotique où nous vivonsQuand on pense à la faiblesse de nos hommes d'État, aux lamentables « Guides » des nations modernes, on ne peut plus en douter : impossibilité d'agir véritablement, de se diriger du dedans ; impossibilité de résister aux événements, de ne pas être porté, comme feuille au vent, dans « le sens de l'histoire »... ( Un Roosevelt « défenseur de l'Occident », qui offre à l'ennemi de l'Occident la moitié de l'Europe ; un Eisenhower qui reçoit triomphalement le représentant d'un pouvoir qui veut la mort de l'Amérique ; un Libérateur qui « libère » en particulier l'Empire français et s'apprête à céder enfin ses derniers bastions. Et l'on trouve tout cela parfaitement normal... Et si l'on proteste, on est considéré comme un pauvre écervelé, un extrémiste, un toqué !)

 

***

 

Mais revenons aux vérités éternellesLe moi est à l'âme ce que l'âme est au corps. Pour l'âme autant que pour le corps, l'unité ne consiste pas dans l'activité de leurs éléments qui, au con­traire, tendent à échapper à cette unité, à la dis­perser et à la ramener à leur niveau. Pour l'âme comme pour le corps, il existe une force qui orga­nise les éléments. Quant elle disparaît pour le corps, c'est la mort ; et pour l'âme, c'est la ruine. Cette ruine est à l'âme ce que la mort est au corps. Sur les deux plans, la force qui unit s'éva­nouit : double malheur.

 

L'âme a une forme mobile, analogue à la forme corporelle, mais la dépassant infiniment ; le corps a une forme donnée d'avance, son existence développant fidèlement son essence ; tan­dis que l'âme est susceptible de prodigieuses et imprévisibles modifications. Elle est informée par un apport venu du dehors (sensations) et du dedans (intuitions) ; l'âme les «digère» et forme les « cellules » du corps spirituel. Ces « cellules » sont vivantes si elles sont soumises à une activité unificatrice et directrice. L'âme entre en décomposition si cette activité est refoulée. Les « cellules » se séparent, s'anarchisent, se « cancérisent »... et ce sera la débâcle intérieure : le malheur !

 

Voici une définition qui paraîtra étrange au­jourd'hui : Le malheur est une rupture avec la trinité en nous :    amour - intelligence - volonté.   Le   moi humain a ses racines en une réalité divine :Une-Trine. En chaque âme elle est en germe : « Le royaume   des   cieux   est   au-dedans   de vous ». L'âme qui  a rompu  avec elle  renverse,  d'une façon ou d'une autre, l'ensemble de la hiérarchie humaine : aimer-connaître-sentir ; ce sera ou le « sentir » ou le « connaître » qui prendront le dessus. (Par « connaître », j'entends bien la raison discur­sive et non sa source, la perception intuitive de l'intel­ligence.)

 

L'âme qui a rompu avec elle s'affole et tourne sur sa périphérie. Ame instantanée qui ne pourra plus aimer, l'amour étant continuité ; âme mouvante et changeante... qui finira par se fixer   sur  un   point   de   sa   périphérie,   et   ce sera une âme possédée par des idoles. De toute manière, elle se rétrécit. Inversement, une âme enracinée en son centre stable peut s'identifier à toutes choses, et sans se perdre, reculer ses fron­tières indéfiniment. Et cet épanouissement de l'âme, cette harmonie intérieure qui s'amplifie, c'est cela le bonheur !

 

Figurez-vous une sphère qui s'amenuise jus­qu'à devenir un point ou s'élargit jusqu'à devenir aussi grande que l'univers : tel est le corps spirituel de l'âme humaine. (Comme   un    atome  fermé ;    c'est   cela l'enfer : l'âme enfermée.)

 

Le malheur est sur le chemin de la réduction qui tend vers le néant;  (Sartre l'a encore bien compris, mais ne peut pas voir l'autre chemin : celui de l'expansion de l'âme.) le bonheur est sur le chemin de l'épanouissement. Il tend vers sa source d'ori­gine : l'Un-Trine.

 

Or on ne peut pas se tromper. C'est trop clair, c'est trop net : le monde moderne suit, carré­ment, aveuglément, le premier chemin, — et non point le second !

 

Il talonne le Malheur. Et non point le Bonheur...

 

 

 

A SUIVRE

 

[Extrait de : TU ES NÉ POUR LE BONHEUR   Œuvre de Paul Scortesco  (1960)]

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:04

Par Saint Théophile d'Antioche (?-v. 186), évêque . Premier discours à Autolycus, 2, 7 ; PG 6, 1026s (trad. Orval) 
19.Transfiguration

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8)


Tel un miroir brillant, l'homme doit avoir une âme pure.

Une fois la rouille au miroir, l'homme ne peut plus y voir le reflet de son visage. De même, tant qu'il y a le péché dans l'homme, il n'est pas possible à cet homme de voir Dieu. 

Mais si tu veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin, il ouvrira les yeux de ton âme et de ton cœur.

Qui est le médecin ?

C'est Dieu qui guérit et vivifie par le Verbe et la Sagesse.

C'est par sa Parole, son Verbe, et sa Sagesse que Dieu a fait l'univers :

-« Par sa Parole les cieux ont été faits, et par son souffle, son Esprit, toute leur puissance » (Ps 32,6).

Sa Sagesse est toute-puissante :

-« Dieu par la Sagesse a fondé la terre, il a établi les cieux avec intelligence » (Pr 3,19). 

Si tu sais cela, homme, et si tu mènes une vie pure, sainte et juste, tu peux voir Dieu.

Qu'avant tout prennent place en ton cœur la foi et la crainte de Dieu, et tu comprendras cela.

Quand tu auras déposé la condition mortelle et revêtu l'incorruptibilité, alors tu seras digne de voir Dieu.

Car Dieu aura ressuscité ta chair devenue immortelle avec ton âme.

Et alors, devenu immortel, tu verras l'Immortel, si maintenant tu lui donnes ta foi. 

 

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:01

 

Saint Brice, qui êtes-vous ?
Évêque de Tours 
(† 444)

        On dit qu'il fut recueilli et protégé par saint Martin, mais que Brice quitta le monastère « pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison. »

À la mort de saint Martin, il changea sa manière d'agir.

Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Église durant quarante ans.

        Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses religieuses, il dut même aller se défendre devant le pape.

Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur évêque.

Ils le canonisèrent dès sa mort.



(Source: Nominis)

 

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