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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 06:05
Ô sagesse, que tu es merveilleuse, et comme tu prévois de loin toute chose. Bienheureux celui qui t’a découverte. Il est délivré de la négligence de la jeunesse. Celui qui fait venir en lui petit à petit la guérison des grandes passions fait bien. (St Isaac le Syrien)

Ô sagesse, que tu es merveilleuse, et comme tu prévois de loin toute chose. Bienheureux celui qui t’a découverte. Il est délivré de la négligence de la jeunesse. Celui qui fait venir en lui petit à petit la guérison des grandes passions fait bien. (St Isaac le Syrien)

Lectures pour la Liturgie du Dimanche 28 JUIN 2015:

Cinquième dimanche après la Pentecôte

(Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar)

suivies d éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Quadisha Qurbana (Ste Messe) :

o Actes 9:10-18 :

  • 10 Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
  • 11 Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
  • 12 et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
  • 13 Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
  • 14 Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
  • 15 Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
  • 16 Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
  • 17 Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
  • 18 Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.

o II Corinthiens 5: 14-20 :

  • 14 En effet, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
  • 15 Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
  • 16 Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
  • 17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
  • 18 Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
  • 19 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
  • 20 Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

o

o Saint-Luc 9 :10-17 :

  • 10 Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart, vers une ville appelée Bethsaïde.
  • 11 Les foules s’en aperçurent et le suivirent. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
  • 12 Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
  • 13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
  • 14 Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
  • 15 Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
  • 16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
  • 17 Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.
Tel est l’amour de la sagesse : toujours être sobre et attentif aux moindres choses qui arrivent. Ainsi le sage porte en lui comme un trésor un grand repos. Mais il ne dort pas, pour que rien ne vienne le renverser. Il émonde les causes avant le temps. Il s’afflige pour la moindre chose. Mais cette petite affliction lui épargne la grande.(St Isaac le Syrien)

Tel est l’amour de la sagesse : toujours être sobre et attentif aux moindres choses qui arrivent. Ainsi le sage porte en lui comme un trésor un grand repos. Mais il ne dort pas, pour que rien ne vienne le renverser. Il émonde les causes avant le temps. Il s’afflige pour la moindre chose. Mais cette petite affliction lui épargne la grande.(St Isaac le Syrien)

Par Saint Césaire d'Arles (470-543), moine et évêque . Sermons au peuple, n°25 ; SC 243 (trad. SC p. 77 rev.)

L'AUMÔNE DE LA MISERICORDE:

Il y a une miséricorde dans le ciel à laquelle on parvient par la miséricorde sur cette terre.

Et il y a deux sortes d'aumône :

*l'une bonne,

*l'autre meilleure.

L'une qui consiste à offrir un morceau de pain aux pauvres ;

l'autre à pardonner aussitôt à ton frère qui a péché contre toi.

Avec l'aide du Seigneur, empressons-nous de pratiquer ces deux sortes d'aumône pour pouvoir recevoir le pardon éternel et la vraie miséricorde du Christ.

Car lui-même, il a dit :

-« Si vous pardonnez, votre Père vous pardonnera aussi vos péchés ; si vous ne pardonnez pas, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos péchés » (Mt 6,14s).

Et l'Esprit Saint s'écrie ailleurs :

-« L'homme garde sa colère envers l'homme et il cherche auprès de Dieu un remède ?

Il n'a pas de miséricorde pour un homme, son semblable, et il demande à Dieu miséricorde ? » (cf Si 28,3s)

Hâtons-nous, autant que nous le pouvons et tant que nous vivons, d'avoir ces deux sortes d'aumône et de les distribuer aux autres.

Ainsi au jour du jugement nous pourrons dire en toute assurance :

« Donnez, Seigneur, parce que nous avons donné. »

Sainte Potamiène, vous et nos Saints martyrs contemporains, obtenez-nous force et lumière pour refuser l'apostasie ambiante et témoigner, à votre exemple, du Christ Prince de la Paix et de Son Évangile de Vie. Amîn.

Sainte Potamiène, vous et nos Saints martyrs contemporains, obtenez-nous force et lumière pour refuser l'apostasie ambiante et témoigner, à votre exemple, du Christ Prince de la Paix et de Son Évangile de Vie. Amîn.

Sainte Potamiène , qui êtes-vous ?
Vierge et martyre
(† v
. 202)

Sainte Potamiène fut martyrisée à Alexandrie sous Septime Sévère.

Elle eut d'abord à soutenir de nombreux combats pour sa virginité, puis endura des tourments inouïs pour la foi, et fut enfin brûlée en même temps que sa mère.

Voici le récit qu'en fait Eusèbe de Césarée dans son Histoire ecclésiastique :

« [Le soldat] Basilide conduisait au martyre la célèbre Potamiène, que des chants nombreux célèbrent encore aujourd'hui chez ses compatriotes. Après avoir soutenu mille combats contre ceux qui en voulaient à la pureté de son corps et à la virginité qui était sa gloire (car en vérité, sans parler de l'âme, l'épanouissement de la beauté physique était en elle comme une fleur dans son éclat), après avoir supporté mille tourments, à la fin, après avoir enduré des tortures terribles dont le récit donne des frissons, elle subit avec sa mère Marcella le supplice du feu.

On raconte que le juge (il s'appelait Aquila), après avoir accumulé sur tous ses membres de terribles blessures, la menaça enfin de la livrer aux gladiateurs pour flétrir son corps.

Elle réfléchit un court instant en elle-même : on lui demanda à quoi elle pensait, elle fit une réponse telle qu'elle parut avoir dit une chose tenue par eux pour impie.

Elle parlait encore qu'elle reçut le texte de la sentence, et Basilide, un des soldats qui avait la fonction de conduire, la prit et l'emmena à la mort.

La foule s'efforçait de l'ennuyer et de l'insulter avec des paroles inconvenantes ; Basilide écartait et tenait en respect les insulteurs et témoignait à la condamnée une très grande pitié et humanité.

Celle-ci accueillit les témoignages de sympathie dont elle était l'objet et exhorta le soldat à être résolu ; elle priera pour lui après son départ auprès de son Seigneur et, sous peu, elle lui payera le retour de tout ce qu'il a fait pour elle.

Après avoir dit cela, elle souffrit généreusement le trépas ; on lui versa de la poix bouillante sur toutes les parties du corps, depuis la pointe des pieds jusqu'à la tête, tout doucement et peu à peu.

C'est ainsi que fut combattu le combat de cette jeune fille digne d'être chantée.

Basilide n'attendit pas longtemps ; pour un motif quelconque, il lui fut demandé un serment par ses compagnons d'armes ; il déclara nettement qu'il lui était absolument impossible de le prêter, parce qu'il était chrétien et qu'il le confessait ouvertement.

On pensa tout d'abord qu'il plaisantait, mais comme il persistait avec obstination, on le conduisit vers le juge ; il lui avoua sa résistance et celui-ci le fit mettre en prison. Ses frères en Dieu vinrent près de lui et lui demandèrent la cause de cette ardeur subite et extraordinaire.

On raconte qu'il dit que Potamiène, trois jours après son martyre, lui aurait apparu la nuit, lui aurait mis une couronne sur la tête et lui aurait dit qu'elle avait imploré sa grâce auprès du Seigneur et qu'elle avait obtenu sa requête, et qu'il la recevrait sous peu.

Sur ce, les frères lui donnèrent le sceau du Seigneur, et le jour suivant, après s'être distingué dans le glorieux martyre du Seigneur, il eut la tête tranchée.

On raconte que beaucoup d'autres habitants d'Alexandrie vinrent en masse à la doctrine du Christ, à la même époque, parce que, pendant leur sommeil, Potamiène leur était apparue et les avait appelés. »



(St Eusèbe de Césarée Histoire ecclésiastique (VI, 5))

Ô Marie, modèle des rachetés, couvrez nous du manteau de votre miséricordieuse et maternelle protection ! Accompagnez-nous sur le chemin du salut pour que, par notre cohérence avec les promesses de notre Baptême, nous témoignions du règne d'Amour, de Vérité et de Paix que le Christ, votre Divin Fils, vint inaugurer par Son Eglise Sainte...

Ô Marie, modèle des rachetés, couvrez nous du manteau de votre miséricordieuse et maternelle protection ! Accompagnez-nous sur le chemin du salut pour que, par notre cohérence avec les promesses de notre Baptême, nous témoignions du règne d'Amour, de Vérité et de Paix que le Christ, votre Divin Fils, vint inaugurer par Son Eglise Sainte...

MARIE PROTOTYPE DE L'EGLISE EN SON ACHÈVEMENT.

Marie nous apparaît comme la forme, c’est-à-dire comme le modèle, le type de l’Eglise.

Saint Pierre demandait aux presbytres qui régissaient l’Eglise d’être les modèles, les types du troupeau qui leur était confié (cf. 1 P 5. 3). En un sens incomparablement plus haut, Marie est modèle et type de l’Eglise.

Elle est, à l’intérieur de l’Eglise, la forme en laquelle l’Eglise s’achève comme Epouse, pour se donner à l’Epoux.

Plus l’Eglise ressemble à la Vierge, plus elle devient l’Epouse ; et plus elle devient l’Epouse, plus elle ressemble à l’Epoux ; et plus elle ressemble à l’Epoux, plus elle ressemble à Dieu : car ces instances superposées, entre l’Eglise et Dieu, ne sont que des transparences, dans lesquelles se réfléchit l’unique splendeur de Dieu.

(Cl Charles Journet)

De l'Orient,ô St Irénée,vous êtes venu ensemencer nos contrées. Intercédez pour nous ! Que nous nous souvenions d'où nous venons et où nous allons en apportant nous aussi en Occident le témoignage de la Foi Apostolique...

De l'Orient,ô St Irénée,vous êtes venu ensemencer nos contrées. Intercédez pour nous ! Que nous nous souvenions d'où nous venons et où nous allons en apportant nous aussi en Occident le témoignage de la Foi Apostolique...

Saint Irénée de Lyon, qui êtes-vous?
Évêque et martyr
(135-140 - † 202-203)

I

Nous ne savons pas quand il se rendit d'Asie mineure en Gaule, mais son transfert dut coïncider avec les premiers développements de la communauté chrétienne de Lyon : c'est là que, en 177, nous trouvons Irénée au nombre du collège des prêtres.

C'est précisément cette année qu'il fut envoyé à Rome, porteur d'une lettre de la communauté de Lyon au Pape Éleuthère.

La mission romaine qui permit à Irénée d'échapper à la persécution de Marc-Aurèle, dans laquelle au moins 48 martyrs trouvèrent la mort, parmi lesquels l'Évêque de Lyon lui-même, Pothin, âgé de 90 ans, mort des suites de mauvais traitements en prison.

Ainsi, à son retour, Irénée fut élu Évêque de la ville.

Le nouveau Pasteur se consacra entièrement au ministère épiscopal, qui se conclut vers 202-203, peut-être par le martyre.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape de Rome Benoît XVI :
>>> Saint Irénée de Lyon

« Si quelqu’un met ses délices dans l’abondante nourriture du corps, il expose au combat son âme. Mais si jamais il revient à lui-même et cherche de toute sa force à se retenir, il ne peut pas, à cause du feu débordant qui enflamme les mouvements du corps, et à cause de la violence et de la nécessité des provocations et des excitations qui captivent l’âme sous leurs volontés. »

« Si quelqu’un met ses délices dans l’abondante nourriture du corps, il expose au combat son âme. Mais si jamais il revient à lui-même et cherche de toute sa force à se retenir, il ne peut pas, à cause du feu débordant qui enflamme les mouvements du corps, et à cause de la violence et de la nécessité des provocations et des excitations qui captivent l’âme sous leurs volontés. »

Saint Isaac le Syrien:
Sur le jeûne continuel et le
recueillement en un seul lieu

Ce qui en résulte. Et qu’il apprit à vivre ces choses
avec rigueur dans la connaissance du discernement

Longtemps tourmenté à droite et à gauche, souvent éprouvé sur ces deux voies, couvert de plaies innombrables par l’adversaire, mais secrètement comblé de grands secours, j’ai recueilli en moi l’expérience de tant d’années, et dans l’épreuve et par la grâce de Dieu j’ai appris ceci : deux modes constituent le fondement de tous les biens, le rappel de l’âme hors de la captivité que lui impose l’ennemi, et la voie qui mène vers la lumière et la vie : se recueillir en un seul lieu et toujours jeûner. C’est-à-dire : se plier soi-même avec sagesse et prudence à la règle de la tempérance et de l’immobilité, dans la recherche et la méditation continuelles de Dieu. C’est par là qu’on atteint la soumission des sens. Par là qu’on acquiert la vigilante sobriété de l’intelligence. Par là que s’apaisent les passions sauvages qui se lèvent dans le corps. Par là que nous viennent la douceur des pensées. Par là que la réflexion se fait lumineuse. Par là qu’on s’applique aux œuvres de la vertu. Par là qu’on peut concevoir ce qu’il y a de plus haut et de plus fin. Par là qu’en tout temps coulent les larmes sans mesure, et que nous est donnée la mémoire de la mort. Par là qu’on porte la pure chasteté, parfaitement dégagée de toute imagination qui tourmente l’intelligence. Par là qu’on voit avec acuité et pénétration les choses qui sont au loin. Par là qu’on découvre la profondeur des significations secrètes que l’intelligence comprend au cœur des paroles divines ; qu’on découvre également les mouvements intérieurs à l’âme, et le discernement de ce qui distingue les esprits du mal et les saintes puissances, les vraies visions et les imaginations vaines. Par là qu’on acquiert la crainte que donnent les voies et les chemins de Dieu, cette crainte en pleine mer des pensées, qui rompt avec la négligence et la nonchalance ; qu’on acquiert aussi la flamme de la ferveur qui passe sur tout péril et qui surmonte toute peur ; enfin qu’on porte en soi la chaleur dégagée de tout désir, cette chaleur qui efface de la réflexion la convoitise et plonge dans l’oubli tout souvenir des choses passées. Pour tout dire d’un mot, c’est par là qu’on parvient à la liberté de l’homme vrai, à la joie de l’âme et à la résurrection avec le Christ dans le Royaume.

Que celui qui néglige ces deux choses sache que non seulement il se fait du mal à lui-même en se privant de tout ce que nous venons de dire, mais qu’il ébranle ainsi le fondement de toutes les vertus. Car de même qu’elles sont le commencement, la tête de l’œuvre divine dans l’âme, la porte et le chemin qui mènent au Christ, si on les garde et si on demeure en elle, de même si on les quitte et si on s’éloigne d’elles on tombe dans ces deux maux : la divagation du corps et la gourmandise impudente, qui sont à l’opposé de ce que nous avons dit et créent dans l’âme un lieu pour les passions.

Le premier mal affranchit des liens de la réserve les sens qui s’étaient soumis. Et qu’arrive-t-il ? Ce sont les rencontres extravagantes, improvisées, qui côtoient la chute. C’est le trouble des vagues profondes, que la vue éveille en nous. C’est la fièvre des yeux, qui domine le corps et fait aisément défaillir le cœur. Ce sont les pensées intempérantes, qui nous poussent jusqu’à ce que nous tombions. C’est la tiédeur du désir des œuvres de Dieu, le relâchement progressif de la tension de l’hésychia, et le total abandon des lois de la vie monastique. C’est le retour des vices qu’on avait oubliés, et l’initiation à d’autres qu’on ne savait pas, et qui ne cessent de nous investir par toutes les choses que nous voyons et qui nous assaillent dès lors que nous allons de pays en pays et de lieu en lieu. Ce sont les passions, que la grâce de Dieu avait fait périr et avait chassées de l’âme, perdues sous l’oubli de leur souvenir dans l’intelligence, qui de nouveau se soulèvent et obligent l’âme à les servir. Je n’en finirais pas de tout dire. Ces choses et bien d’autres, viennent ainsi de la première cause, c’est-à-dire de la divagation du corps et du refus de supporter la souffrance de l’hésychia.

Mais qu’en est-il de l’autre mal, ce mal qui nous porte à faire ce que font les porcs ? Or que font les porcs, sinon débrider le ventre, l’emplir sans relâche, et ne pas avoir un temps déterminé pour satisfaire le besoin du corps, comme font les êtres de raison ? Et qu’arrive-t-il ? C’est le vertige, la lourdeur, les épaules tombantes, qui nous obligent à délaisser la liturgie de Dieu et engendrent la paresse qui délaisse les prosternations. C’est la négligence des prières continuelles. C’est la froideur de la réflexion enténébrée. C’est l’intelligence épaisse, que les troubles et l’obscurcissement des pensées empêchent de discerner. C’est le lourd nuage de ténèbres étendu sur toute l’âme. C’est l’acédie, l’indifférence à toute l’œuvre de Dieu et à la lecture, car on a cessé de goûter la douceur des paroles divines. C’est l’inertie où plonge la satisfaction des besoins. C’est l’intelligence déréglée, qui divague par toute la terre. C’est l’humeur qui surabonde et se répand dans tous les membres. Ce sont les imaginations impures la nuit dans la souillure des fantasmes et l’extravagance des images pleines de la convoitise qui traverse l’âme et y fait ce qu’elle veut en toute impureté.

Un grand sage l’a dit aussi : « Si quelqu’un met ses délices dans l’abondante nourriture du corps, il expose au combat son âme. Mais si jamais il revient à lui-même et cherche de toute sa force à se retenir, il ne peut pas, à cause du feu débordant qui enflamme les mouvements du corps, et à cause de la violence et de la nécessité des provocations et des excitations qui captivent l’âme sous leurs volontés. » Vois-tu ici la finesse de ces sages athées ? Le même dit encore : « Les délices du corps dans la mollesse et la moiteur portent l’âme aux passions de la jeunesse et l’entourent de mort. » L’homme qui s’abandonne ainsi tombe sous le jugement de Dieu.

Mais quand l’âme ne cesse de se vouer au souvenir de ce qu’elle doit faire, elle se repose dans sa liberté. Ses soucis sont minces. Elle ne regrette rien. Pourvoyant à la vertu, ne gardant que celle-ci et réfrénant les passions, elle est tendue vers la croissance, la joie sans inquiétude, la vie bonne et le port dégagé de tout péril. Car non seulement les jouissances du corps confortent les passions et leur donnent de s’attaquer à l’âme, mais elles la déracinent. Elles enflamment le ventre dans l’intempérance et le désordre de l’extrême débauche. Elles le forcent à satisfaire à contretemps les besoins du corps. L’homme qui est ainsi battu en brèche par les jouissances est incapable de supporter la moindre faim et de se dominer. Car il est prisonnier des passions.

Tels sont les fruits de honte que porte la gourmandise. Mais avant eux viennent les fruits de la patience, les fruits de la vie menée dans un seul lieu et dans l’hésychia. C’est pourquoi l’ennemi, qui connaît les temps des besoins naturels que notre nature est appelée à satisfaire, et qui sait combien notre intelligence est égarée par la distraction des yeux et le confort du ventre, s’efforce de nous exciter pour que nous ajoutions au besoin naturel, et de semer ainsi en nous à ce moment là des ombres de pensées mauvaises, afin que les passions autant que possible l’emportent sur la nature en s’unissant davantage à nous, et engloutissent l’homme dans la chute. Dès lors que l’ennemi connaît les temps, il nous fallait donc nous aussi connaître notre faiblesse et savoir que notre nature est incapable de résister aux impulsions et aux mouvements qui nous emportent dans ces moments-là, non plus qu’à la subtilité des pensées qui ont la légèreté de l’écume à nos yeux. II nous fallait discerner que nous sommes incapables de nous voir nous-mêmes et d’affronter ce qui nous arrive. Mais l’ennemi nous a trop éprouvés, il nous a trop souvent tourmentés, pour que nous n’ayons pas désormais la sagesse de ne pas nous laisser aller à vouloir notre confort et de ne pas succomber à la faim. Bien plutôt, même si la faim nous tenaille et nous presse, ne quittons pas le lieu de notre hésychia, ne nous portons pas là où de telles choses nous arrivent si facilement, ne cherchons pas des prétextes et des moyens de sortir du désert. Car c’est là ce que veut l’ennemi. Si tu demeures dans le désert tu ne seras pas tenté. Tu n’y vois ni femme ni rien qui nuise à ta vie, et tu n’y entends rien de malséant.

« Qu’as-tu à faire d’aller en Égypte pour y boire l’eau du Nil ? » (Jr 2,18). Comprends ce que je te dis. Montre à l’ennemi ta patience et ton expérience dans les petites choses, pour qu’il ne te demande rien dans les grandes. Que ces petites choses te soient une frontière où tu pourras par elles renverser l’adversaire. Ne cesse pas de veiller, et il ne te tendra pas de plus grands pièges. Celui que l’ennemi ne peut persuader de faire cinq pas hors de son ermitage, comment peut-il le forcer à sortir du désert, ou à s’approcher d’un bourg ? Celui qui n’accepte pas de se pencher par la fenêtre de son ermitage, comment peut-il le persuader d’en sortir ? Celui qui ne prend qu’un peu de nourriture chaque soir, comment se laissera-t-il séduire par ses pensées au point de manger avant le temps ? Celui qui a honte de se rassasier des aliments les plus communs, comment désirera-t-il les riches nourritures ? Et celui qui ne prête nulle attention à son propre corps, comment se laissera-t-il séduire jusqu’à rechercher la beauté des autres ?

II est donc bien clair que celui qui au départ méprise les petites choses se laisse vaincre et donne ainsi à l’ennemi l’occasion de le combattre dans les grandes choses. Mais celui qui ne s’attache pas à la vie temporelle et ne cherche en rien à s’y établir, comment pourrait-il avoir peur des tourments et des afflictions qui le mènent à la mort qu’il aime ? Un tel combat est tout entier dans le discernement. Ainsi les sages ne font rien pour livrer de grandes batailles. C’est la patience dont ils font preuve dans les petites choses qui les garde de tomber dans les grandes peines.

Le diable s’efforce donc tout d’abord d’effacer du cœur l’attention continuelle. Puis il persuade le moine de négliger les temps dévolus à la prière et les règles destinées au corps. Ainsi la pensée du moine commence à se glorifier elle-même. Il se met à prendre de la nourriture, très peu, presque rien, mais avant le temps. Et quand il est tombé, quand il a cessé de se retenir, il glisse dans l’intempérance et la débauche. Dès lors il est vaincu, surtout s’il pose ses yeux, si peu soit-il, sur sa nudité ou sur la beauté de ses membres quand il enlève ses vêtements ou quand il sort dehors pour les besoins du corps, ou s’il passe la main sous ses habits et se touche lui-même. Alors lui arrivent d’autres choses, et d’autres encore. Et celui qui au début gardait son intelligence et s’affligeait pour la moindre chose, ouvre grandes contre lui-même les portes de la perdition. Car les pensées sont pour ainsi dire comme l’eau. Quand elles se rassemblent de partout, elles suivent leur chemin. Mais si elles sortent un tant soit peu de leur lit, elles rompent les berges et dévastent tout. Car l’ennemi est là, qui regarde, observe, attend nuit et jour en face de nous et guette par quelle porte ouverte de nos sens il va pouvoir entrer. À la moindre négligence dans l’une des choses que nous venons de dire, ce chien trompeur et impudent nous lance ses flèches. Tantôt c’est notre nature elle-même qui aime le confort, la familiarité, le rire, la distraction, la nonchalance, et devient source de passions et océan de troubles. Tantôt c’est l’adversaire qui introduit ces choses dans l’âme. Laissons donc les grandes peines et attachons nous aux petites que nous tenons pour rien. Car si comme nous l’avons vu, ces petites peines que nous dédaignons débouchent sur de tels combats, sur les souffrances insupportables, les luttes confuses et les plaies les plus graves, qui n’irait au plus vite trouver la douceur du repos en assumant d’emblée les petites peines ?

Ô sagesse, que tu es merveilleuse, et comme tu prévois de loin toute chose. Bienheureux celui qui t’a découverte. Il est délivré de la négligence de la jeunesse. Celui qui fait venir en lui petit à petit la guérison des grandes passions fait bien. Un jour un philosophe qui s’était conduit avec présomption et qui l’avait senti, se corrigea sur-le-champ. Un autre, le voyant, rit de ce qu’il faisait. Il répondit : « Ce n’est pas la chose elle-même que je crains. Mais j’ai peur de la dédaigner. Car souvent le petit dédain engendre de grands dangers. En me corrigeant tout de suite d’avoir manqué à l’ordre, j’essaie de demeurer sobre et vigilant et de ne pas dédaigner même ce qui ne mérite pas qu’on le craigne. » Tel est l’amour de la sagesse : toujours être sobre et attentif aux moindres choses qui arrivent. Ainsi le sage porte en lui comme un trésor un grand repos. Mais il ne dort pas, pour que rien ne vienne le renverser. Il émonde les causes avant le temps. Il s’afflige pour la moindre chose. Mais cette petite affliction lui épargne la grande.

Les fous préfèrent le petit confort immédiat au Royaume lointain, ignorant qu’il est meilleur de souffrir en combattant que de se prélasser sur la couche du royaume terrestre et d’être condamné pour négligence. Les sages préfèrent la mort à l’accusation d’avoir accompli sans être vigilants ce qu’ils avaient à faire. Le sage dit : « Sois sobre, sois éveillé, veille sur ta vie. Car le sommeil de la réflexion est proche de la vraie mort, il en est l’image même. » Basile-qui-portait-Dieu dit : « Celui qui est paresseux dans les petites choses, ne crois pas qu’il va se distinguer dans les grandes. »

Ne sois pas abattu quand tu es devant les choses pour lesquelles tu dois vivre. Ne crains pas de mourir pour elles. Le signe de l’acédie est la bassesse d’âme. Et la mère des deux est le dédain. Un homme vil est un homme qui souffre de deux maladies : l’amour du corps et le peu de foi. Car l’amour du corps est un signe d’incroyance. Mais celui qui s’est guéri de ces deux maux a trouvé la certitude : il croit en Dieu de toute son âme et il attend le siècle à venir.

Si quelqu’un a pu approcher Dieu en dehors de tout danger. de tout combat, de toute tentation, imite-le. L’audace du cœur et le mépris des périls viennent de l’une de ces deux causes la dureté intérieure, ou la force de la foi en Dieu. Mais l’orgueil suit la dureté, et l’humilité suit la foi. Nul homme ne peut acquérir l’espérance en Dieu, s’il n’a pas d’abord mis fin par­tiellement à sa volonté. Car l’espérance en Dieu et le courage du cœur viennent du martyre de la conscience. C’est par le vrai témoignage de notre intelligence que nous avons confiance en Dieu. Et tel est le témoignage de l’intelligence : que nul ne soit condamné par sa conscience pour avoir négligé ce qu’il devait faire à la mesure de sa force. Si notre cœur ne nous condamne pas, nous sommes libres et confiants devant Dieu. La liberté confiante vient donc de la juste action des vertus et de la bonne conscience. Certes il est dur d’asservir le corps. Mais celui qui a tant soit peu senti l’espérance en Dieu n’a pas besoin d’être persuadé davantage qu’il lui faut asservir ce maî­tre cruel qu’est le corps.

Sur le silence et l’hésychia.

Le silence continuel et la garde de hésychia peuvent avoir trois causes : ou bien la gloire des hommes, ou bien la chaleur du zèle des vertus, ou bien la recherche en soi de l’union avec Dieu, l’intelligence étant attirée vers cette union. Si l’on n’est pas relié à l’une des deux dernières causes, on est donc néces­sairement malade : on est tributaire de la première cause. La vertu n’est pas l’ostentation du nombre et de la diversité des actions que mène le corps. Elle est le cœur très sage en son espérance. Le juste but unit en effet le cœur aux œuvres divi­nes. L’intelligence peut faire le bien sans nulle action du corps. Mais le corps, en dehors de la sagesse du cœur, quoi qu’il fasse, n’a rien à gagner. Cependant l’homme de Dieu, quand il a une occasion de faire le bien, ne supporte pas de ne pas exprimer son amour pour Dieu dans la peine de son œuvre. Le premier ordre - celui de l’intelligence - mène toujours au but. Le second - celui du corps - y mène souvent, mais parfois non. Ne pense pas que ce soit une petite chose de toujours s’éloi­gner des causes des passions. À notre Dieu soit la gloire dans les siècles. Amen.

(Extrait de saint Isaac le Syrien,
Œuvres spirituelles (26e Discours)
Desclée de Brouwer.)

.

 

"Il n'y a qu'un péché irrémissible: l'insensibilité à la Résurrection du Christ" (St Isaac le Syrien)

"Il n'y a qu'un péché irrémissible: l'insensibilité à la Résurrection du Christ" (St Isaac le Syrien)

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 19:42
Lectures  pour la Liturgie du Dimanche 28 JUIN 2015:  Cinquième dimanche après la Pentecôte  (Calendrier Syro-Orthodoxe Malankar)

Quadisha Qurbana (Ste Messe) :

o Actes 9:10-18 :

  • 10 Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur lui dit : « Ananie ! » Il répondit : « Me voici, Seigneur. »
  • 11 Le Seigneur reprit : « Lève-toi, va dans la rue appelée rue Droite, chez Jude : tu demanderas un homme de Tarse nommé Saul. Il est en prière,
  • 12 et il a eu cette vision : un homme, du nom d’Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. »
  • 13 Ananie répondit : « Seigneur, j’ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu’il a fait subir à tes fidèles à Jérusalem.
  • 14 Il est ici, après avoir reçu de la part des grands prêtres le pouvoir d’enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. »
  • 15 Mais le Seigneur lui dit : « Va ! car cet homme est l’instrument que j’ai choisi pour faire parvenir mon nom auprès des nations, des rois et des fils d’Israël.
  • 16 Et moi, je lui montrerai tout ce qu’il lui faudra souffrir pour mon nom. »
  • 17 Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saul, en disant : « Saul, mon frère, celui qui m’a envoyé, c’est le Seigneur, c’est Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli d’Esprit Saint. »
  • 18 Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva, puis il fut baptisé.

o II Corinthiens 5: 14-20 :

  • 14 En effet, l’amour du Christ nous saisit quand nous pensons qu’un seul est mort pour tous, et qu’ainsi tous ont passé par la mort.
  • 15 Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
  • 16 Désormais nous ne regardons plus personne d’une manière simplement humaine : si nous avons connu le Christ de cette manière, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.
  • 17 Si donc quelqu’un est dans le Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né.
  • 18 Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné le ministère de la réconciliation.
  • 19 Car c’est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui : il n’a pas tenu compte des fautes, et il a déposé en nous la parole de la réconciliation.
  • 20 Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c’est Dieu lui-même qui lance un appel : nous le demandons au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

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o Saint-Luc 9 :10-17 :

  • 10 Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart, vers une ville appelée Bethsaïde.
  • 11 Les foules s’en aperçurent et le suivirent. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
  • 12 Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
  • 13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
  • 14 Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
  • 15 Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
  • 16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
  • 17 Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.

o

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 13:51
Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12.

Dès le commencement et avant tous les siècles il m'a créée, et je ne cesserai pas d'être jusqu'à l'éternité.
J'ai exercé le ministère devant lui dans le saint tabernacle, et ainsi j'ai eu une demeure fixe en Sion.
De même, il m'a fait reposer dans la cité bien-aimée, et dans Jérusalem est le siège de mon empire.
J'ai poussé mes racines dans le peuple glorifié, dans la portion du Seigneur, dans son héritage.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Bernard (1091-1153), moine .5e Sermon pour l’Avent (trad. cf bréviaire 1er jeu. Avent)

« Si quelqu’un m’aime, il gardera mes paroles, et mon Père l’aimera et nous viendrons à lui » (Jn 14,23). Ailleurs, j’ai lu :

-« Celui qui craint Dieu fera le bien » (Si 15,1).

Mais je perçois qu’ici Jésus exprime quelque chose de plus en disant de celui qui l’aime :

-« Il gardera mes paroles ».

Où les gardera-t-il ?

Dans son cœur, sans aucun doute. Comme dit le prophète :

-« Dans mon cœur je conserve tes ordres pour ne point faillir envers toi » (Ps 118,11).

Comment conserver la parole dans son cœur ?

Est-ce qu’il suffit de l’apprendre par cœur, de la garder en mémoire ?

L’apôtre Paul dit de ceux qui la gardent ainsi :

-« La connaissance nous gonfle d’orgueil » (1Co 8,1), et l’oubli efface vite ce que nous avons confié à la mémoire.


Conservez donc la parole de Dieu comme vous savez conserver la nourriture, car cette parole est « pain de vie » (Jn 6,35), la vraie nourriture de l’âme.

Voilà comment il faut garder la parole de Dieu ; en effet, « Heureux ceux qui la gardent » (Lc 11,28).

Qu’on la fasse donc entrer dans ce qu’on peut appeler les entrailles de l’âme ; qu’elle passe dans les mouvements de ton cœur et dans ta conduite.

Nourris-toi de ce qui est bien, et ton âme y trouvera avec joie de quoi s’y nourrir largement. N’oublie pas de manger ton pain pour ne pas laisser ton cœur se dessécher :

-rassasie ton âme d’une nourriture bonne et riche.

Si de la sorte tu t’es mis à garder en toi la parole de Dieu, sans nul doute elle te gardera aussi.

Le Fils viendra à toi, avec le Père ; il viendra, le grand prophète qui rétablira Jérusalem et « qui fera toutes choses nouvelles » (Ac 3,22; Jl 4,1; Ap 21,5).

Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Notre Dame du Perpétuel Secours, présente dans le monde entier

Les célébrations, qui, dans l'Eglise de Rome ont pour thème « Mère du Perpétuel Secours, Icône d’Amour », se concluront le 27 juin 2016.

L’icône de Notre-Dame du Perpétuel Secours arriva à Rome de Crète vers 1500. Pendant près de 300 ans, elle fut exposée en l’église Saint Matthieu de Rome et considérée comme miraculeuse par la population.

Avec l’arrivée des troupes de la Fracé révolutionnaire, en 1798, l’église Saint Matthieu fut détruite et l’icône portée dans une chapelle privée des Pères Augustins, et oubliée.

En 1855, les Rédemptoristes achetèrent le terrain sur lequel se trouvait l’église saint Matthieu pour y construire leur Maison générale.

Se souvenant qu’en ce lieu avait été exposée l’image miraculeuse de Notre-Dame, ils la retrouvèrent et demandèrent au Pape de la remettre où elle se trouvait précédemment. Ce fut fait en 1866.

Depuis, la dévotion à Notre-Dame du Perpétuel Secours s’est répandue dans le monde entier.

Notre paroisse Syro-Orthodoxe-Francophone d'Elig N'kouma (Au centre Cameroun) lui est dédiée. Prions aujourd'hui Notre-Dame pour Abouna Sébastien-Marie, le très méritant curé de cette paroisse et nos chers fidèles, frères et sœurs vivant en cet attachant Village!

Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Macaire le Grand (IVe siècle).Homélies spirituelles, n° 33

PAR LA PRIÈRE, VEILLER DANS L'ATTENTE DE DIEU

Point tant ne sont nécessaires les gestes, les cris, le silence, et les agenouillements.

Notre prière, à la fois sage et fervente, doit être attente de Dieu, jusqu’à ce que Dieu vienne et visite notre âme par toutes ses voies d’accès, tous ses sentiers, tous ses sens.

Trêve de nos silences, de nos gémissements et de nos sanglots : ne cherchons dans la prière que l’étreinte de Dieu.

Dans le travail, n’employons-nous pas tout notre corps à l’effort ?

Tous nos membres n’y collaborent-ils pas ?

Que notre âme elle aussi se consacre tout entière à sa prière et à l’amour du Seigneur ; qu’elle ne se laisse pas distraire ni tirailler par ses pensées ; qu’elle soit entièrement à l'attente du Christ.

Alors le Christ l’illuminera, il lui enseignera la prière véritable, il lui donnera la supplique pure et spirituelle qui est selon Dieu, l’adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4,24).

Celui qui exerce un commerce ne cherche pas simplement à réaliser un gain.

Il s’efforce aussi par tous les moyens de le grossir et de l’accroître.

Il entreprend de nouveaux voyages et renonce à ceux qui lui semblent sans profit ; il ne part qu’avec l’espérance d’une affaire.

Comme lui, sachons conduire notre âme sur les voies les plus diverses et les plus opportunes, et nous acquerrons -Ô gain suprême et véritable !- ce Dieu qui nous apprend à prier dans la vérité.

Le Seigneur se pose dans une âme fervente, il en fait son trône de gloire, il s’y installe, il y demeure.

Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,5-17.

En ce temps-là, comme Jésus était entré à Capharnaüm, un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé, et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit : « Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité, j’ai des soldats sous mes ordres ; à l’un, je dis : “Va”, et il va ; à un autre : “Viens”, et il vient, et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du royaume des Cieux,
mais les fils du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et, à l’heure même, le serviteur fut guéri.
Comme Jésus entrait chez Pierre, dans sa maison, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre.
Il lui toucha la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait.
Le soir venu, on présenta à Jésus beaucoup de possédés. D’une parole, il expulsa les esprits et, tous ceux qui étaient atteints d’un mal, il les guérit,
pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.

Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Basile de Séleucie (?-v. 468), évêque . Homélie 19 sur le centurion, PG 85, 235s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 354 rev.)

Dans l'Évangile j'ai vu le Seigneur accomplir des miracles et, rassuré par eux, j'affermis ma parole craintive. J'ai vu le centurion se jeter aux pieds du Seigneur ; j'ai vu les nations envoyer au Christ leurs premiers fruits.

La croix n'est pas encore dressée et déjà les païens se hâtent vers le maître. On n'a pas encore entendu :

-« Allez, enseignez toutes les nations » (Mt 28,19) et les nations accourent déjà. Leur course précède leur appel, elles brûlent du désir du Seigneur.

La prédication n'a pas encore retenti et elles s'empressent vers celui qui prêche.

Pierre...est encore enseigné et elles se rassemblent autour de celui qui l'enseigne ; la lumière de Paul n'a pas encore resplendi sous l'étendard du Christ et les nations viennent adorer le roi avec de l'encens (Mt 2,11).

Et maintenant voici qu'un centurion le prie et lui dit :

-« Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, paralysé, et il souffre beaucoup ». Voilà bien un nouveau miracle : le serviteur dont les membres sont paralysés conduit son maître au Seigneur ; la maladie de l'esclave rend la santé à son propriétaire.

Cherchant la santé de son serviteur, il trouve le Seigneur, et tandis qu'il est en quête de la santé de son esclave, il devient la conquête du Christ.

Samedi 27 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 14:53
Une initiative:Le patriarche Sako propose de réunifier l’antique « Église d’Orient » (Assyro-Chaldéenne)

Le patriarche Sako propose de réunifier l’antique « Église d’Orient » | La-Croix.com - Monde


http://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Actualite/Monde/Le-patriarche-Sako-propose-de-reunifier-l-antique-Eglise-d-Orient-2015-06-25-1327851

25/6/2015-Le patriarche Sako propose de réunifier l'antique « Église d'Orient »

Face aux « importants défis qui menacent leur existence – celui de l'assimilation dans la diaspora, celui de l'extinction dans leur patrie d'origine » – le patriarche Louis Raphaël Ier Sako des chaldéens a choisi de faire un geste fort.

Dans un communiqué rendu public jeudi 25 juin 2015 et intitulé « L'unité de l'Église d'Orient », il tend la main à ses deux Églises « sœurs » : l'Église assyrienne, et l'ancienne Église d'Orient qui s'en est séparée en 1968.

Une seule dénomination

« L'unité est le commandement du Seigneur Jésus, 'afin que tous soient un' (Jean 17-11) », rappelle-t-il en préambule, soulignant aussi la « demande des chrétiens » en ce sens, qu'ils soient dans leurs pays d'origine (l'Irak principalement, mais aussi l'Iran, la Syrie) ou dans leurs pays d'émigration (Europe, Amérique du Nord, Australie).

« Je propose que nous adoptions une seule dénomination l'Église de l'Orient, celle qui a prévalu pendant des siècles. Une seule dénomination lui donnera force et élan et pourra en faire un modèle pour d'autres Églises », écrit le patriarche Sako.

L'antique Église de l'Orient - ou Église de Perse - est une des premières Églises chrétiennes. Selon la tradition, elle aurait été fondée par l'apôtre Thomas. Séparée après le concile d'Éphèse (431) qui condamna les thèses de Nestorius, elle a connu un temps un grand développement en Chine et en Inde où elle est toujours très implantée.

Trois Églises pour des racines communes

Trois Églises sont aujourd'hui ses héritières.

L'Église assyrienne, qualifiée d'apostolique » en raison de sa fondation par Thomas, attend actuellement l'élection d'un nouveau patriarche, depuis le décès en mars de Mar Dinkha IV. Son siège patriarcal est actuellement près de Chicago (États-Unis) mais son synode a annoncé récemment son intention de le rapatrier à Bagdad, où il était installé depuis 780.

À lire : mort de Mar Dinkha IV, patriarche de l'Église assyrienne d'Orient

L'ancienne Église d'Orient, s'est séparée en 1968 de cette Église assyrienne, en raison justement du déménagement du siège patriarcal hors d'Irak et de l'adoption du calendrier grégorien. Son siège patriarcal est à Bagdad et son patriarche actuel est MarAddai II.

Enfin, l'Église chaldéenne est née au XVIe siècle lors de son union à Rome. Son patriarche est donc Raphaël Louis Ier Sako, installé à Bagdad également.

Proposition audacieuse

La proposition de ce dernier est audacieuse dans la mesure où il propose aux deux premières non seulement « la communion de foi et de l'unité » entre elles mais aussi « avec le Saint-Siège romain ». « Il y aurait une augmentation de la puissance et non une diminution, surtout parce qu'il n'existe pas de différence de doctrine [ndlr : entre nous] mais seulement dans son expression formelle », assure-t-il. « Par conséquent, démonter le lien de l'Église de l'Orient' avec le Siège de Rome serait une grande perte et une cause de faiblesse. »

En 1994, un pas important a déjà été fait grâce à une déclaration commune signée par le patriarche Mar Dinkha IV et Jean-Paul II, reconnaissant qu'assyriens et catholiques « peuvent désormais proclamer ensemble devant le monde leur foi commune dans le mystère de l'Incarnation ». L'Église catholique accepte, depuis 2001, l'intercommunion entre les deux Églises.

Le drame de l'Irak

Mais unité ne signifie pas uniformité, ni fusion, prend soin de préciser Louis Raphaël Sako dans son texte. Désireux de réaliser « l'unité dans la diversité », il affirme souhaiter le maintien de l'indépendance de cette Église d'Orient pour son « administration, ses lois et ses liturgies, ses traditions ».

« Une église liée à Rome, mais plus libre de gérer ses propres affaires », ainsi Louis Sako résume-t-il son projet dans une interview accordée en italien au site Internet Baghdadhope.

Conscient des difficultés d'un tel projet, le P. Muhannad Tawil, dominicain, curé de la paroisse chaldéenne de Lyon, salue néanmoins l'initiative. « L'idée du patriarche est de revenir à nos racines communes », fait-il valoir. « Dans une période trouble de notre existence, l'unité fait la force. Le drame de l'Irak, c'est la division ethnique et religieuse : par cette proposition, le patriarche Sako veut donner le témoignage exactement inverse. »

Concrètement, « après délibération et dialogue entre les trois branches et l'acceptation de cette communion avec Rome », les patriarches actuels démissionneraient « sans conditions », les évêques des trois Églises se réuniraient en synode pour choisir un nouveau patriarche. Le patriarche élu serait aidé par « des assistants de chaque branche ». À charge pour le patriarche et le synode de préparer « une nouvelle feuille de route pour l'unique Église de l'Orient ».

Pour l'heure, aucune réaction n'est encore venue des deux Églises visées.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 14:49
La Fondation Jérôme Lejeune annonce le succès de plusieurs recours déposés contre l’Agence de la biomédecine pour avoir autorisé des travaux sans tenir compte des obligations légales du Code de santé.

La Fondation Jérôme Lejeune annonce le succès de plusieurs recours déposés contre l’Agence de la biomédecine pour avoir autorisé des travaux sans tenir compte des obligations légales du Code de santé.

La Fondation Jérôme Lejeune annonce le succès en 1ère instance de plusieurs recours initiés en 2012 pour contester la légalité de cinq autorisations de recherche sur l’embryon par l’Agence de la biomédecine (ABM). Cette dernière est accusée d’avoir autorisé des travaux conduisant à leur destruction sans s’être assurée du respect des obligations légales contenues dans le Code de santé publique. Parmi ces obligations : le consentement pur et simple ou "libre et éclairé" des parents des embryons concernés, c'est-à-dire donné après avoir été informé sur les possibilités d’accueil des embryons par un autre couple, la nature des recherches projetées, et l’obligation de confirmer le consentement trois mois après.

Ce succès vient conforter celui du 1er recours que la Fondation Lejeune avait initié en 2008. Le 23 décembre 2014, le Conseil d’État a en effet annulé une 1ère autorisation de l’ABM au motif qu’elle n’avait pas suffisamment motivé sa décision au regard des obligations légales. Le jugement du tribunal administratif aujourd’hui, comme celui du Conseil d’État en décembre dernier, devraient inviter l’ABM, qui vient de célébrer ses dix ans, à s’interroger sur son bilan en matière de contrôle de la recherche sur l’embryon.


Un amendement voté en catimini

Dans son communiqué, la Fondation Lejeune juge "d’autant plus inacceptables" ces légèretés à l’égard de la loi, que l’encadrement des recherches destructrices d’embryons relevait, entre 2004 et 2013, d’un régime d’interdiction. Et celles-ci sont d’autant plus inquiétantes que depuis 2013 la loi française a mis en place un régime d’autorisation, "par nature encore plus destructeur des vies humaines au stade embryonnaire", commente-t-elle.

La Fondation déplore pour finir l’amendement au projet de loi Santé "voté en catimini", le 14 avril dernier, pour instaurer un régime spécial de recherche sur l’embryon destiné à satisfaire les besoins de la procréation médicalement assistée (PMA), et déjà en cours d’élaboration au parlement.

sources: FONDATION JÉRÔME LEJEUNE

Recherches sur l’embryon : cinq autorisations reconnues illégales
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 07:52
Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 44,10-15.

C'étaient des hommes pieux dont les vertus n'ont pas été oubliées.
Le bonheur reste attaché à leur race, et un héritage est assuré à leurs enfants.
Leur race se maintient fidèle aux alliances, et leurs enfants à cause d'eux.
Leur race demeure éternellement, et leur gloire ne sera jamais effacée.
Leur corps a été enseveli en paix, et leur nom vit d'âge en âge.
Les peuples célèbrent leur sagesse, et l'assemblée publie leurs louanges.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,1-8.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : gardez-vous du ferment des pharisiens, qui est l'hypocrisie.
Il n'y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu.
C'est pourquoi, tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les celliers sera publié sur les toits.
Je le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne peuvent rien faire de plus.
Mais je vais vous apprendre qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, craignez celui-là.
Cinq moineaux ne se vendent-ils pas deux as ? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu.
Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas : vous valez plus que beaucoup de moineaux.
Je vous le dis : celui qui me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013 dans l' Encyclique « Spes Salvi », 27 (trad © copyright Libreria Editrice Vaticana)
 

Celui qui ne connaît pas Dieu,

tout en pouvant avoir de multiples espérances, est dans le fond sans espérance, sans la grande espérance qui soutient toute l'existence (cf Ep 2,12).

La vraie, la grande espérance de l'homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement Dieu - le Dieu qui nous a aimés et qui nous aime toujours « jusqu'au bout », « jusqu'à ce que tout soit accompli » (Jn 13,1;19,30).


Celui qui est touché par l'amour commence à comprendre ce qui serait précisément « la vie ».

Il commence à comprendre ce que veut dire la parole d'espérance dans le rite du baptême :

-« De la foi j'attends la vie éternelle », la vie véritable qui, totalement et sans menaces, est simplement la vie dans toute sa plénitude.

Jésus, qui a dit qu'il est « venu pour que nous ayons la vie et que nous l'ayons en plénitude, en abondance » (Jn 10,10), nous a aussi expliqué ce que signifie « la vie » : « La vie éternelle, c'est de vous connaître, vous le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que vous avez envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3).

La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi : elle est une relation.

Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie.

Si nous sommes en relation avec celui qui ne meurt pas, qui est lui-même la Vie et l'Amour, alors nous sommes dans la vie. Alors nous vivons.

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Silence, ça pousse

Évangile selon saint Matthieu 6, 28-34

Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous ?

Silence, ça pousse
« Pourquoi se faire tant de soucis ?… Demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Tout est dit. Dieu pourvoit au bien de ceux qui ont la foi. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux et contempler les merveilles de sa création. Les lys par exemple, ils ne font que pousser là où le vent les a semés. Ils n’ont rien d’autre à faire qu’embaumer et embellir le paysage. Même le Roi Salomon n’était pas si beau, si bien vêtu, tout roi qu’il était !
Le lys pousse sans se faire de soucis. Il obéit tout simplement au rythme de la nature. D’année en année, il refleurit sur nos terrasses ou nos balcons… quel spectacle que ce miracle de la nature et quel parfum !

Dans leurs maximes, les Pères du désert racontent l’histoire d’un moine à qui on avait demandé de planter un bâton de bois sec dans le sable et de l’arroser chaque jour. La source était si éloignée de sa cellule qu’il devait partir le soir pour aller chercher l’eau et ne rentrait que le lendemain matin. Pendant trois ans, il accomplit fidèlement le commandement de son maître. À la fin de cette période, le bâton se mit soudain à bourgeonner et à fructifier. L’ancien cueillit un fruit, l’emporta dans l’église et invita les moines à en manger, en disant : " Venez, et goûtez le fruit de l’obéissance ".
En bref, ce que le lys nous partage ici, comme le moine des Pères du désert, c’est son obéissance totale et inconditionnelle. Dans le langage des fleurs, le lys signifie la douceur et la pureté des sentiments. Le Seigneur n’en attend pas moins de nous : douceur et pureté…

(Source: "Signe dans la Bible")

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LORSQUE NOS ÂMES PERDENT LEUR FERVEUR

 

Avant tout, observe-toi soigneusement lorsque l'âme devient froide...

C'est alors un état amer et dangereux.

 

Le Seigneur l'utilise comme un de ses moyens pour guider, instruire et corriger, mais cela peut aussi être une sorte de punition.

 

La cause en est ouvertement un péché, mais puisque dans [certains] cas, aucun péché n'est véritablement évident, la cause devrait en être cherchée dans les sentiments et les dispositions intérieurs.

 

Peut-être qu'une haute opinion de toi-même s'est emparée de toi et que tu ne penses pas être comme les autres?

 

Peut-être que tu prévois de cheminer seul sur le chemin du salut et d'accéder en haut par tes propres efforts?

 

Nous devenons froids en nous-mêmes, lorsque:

*notre cœur est distrait,

*quand il s'attache à quelque chose d'autre et non à Dieu,

*qu'il se soucie de différentes choses,

*se met en colère et blâme quelqu'un, 

*quand nous sommes mécontents et que nous sommes complaisants envers la chair, nous vautrant dans le luxe et les pensées vagabondes.

Garde-toi de ces choses et la froideur diminuera.

 

 

Conseils deSaint Théophane le Reclus (U1894) L'Art de la Prière

 

Version française Claude Lopez-Ginisty

 

pour la vie de ce grand maître spirituel, voir le blog http://www.blog-prions.org/

à la date du 23 janvier

La souffrance (...)découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.

La souffrance (...)découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.

La déchéance du monde contemporain,: Une une honte pour les chrétiens (G Bernanos / Mgr Athanasios)


"Je le dis, je le répète, je ne me lasserai jamais de proclamer que l’état du monde est une honte pour les chrétiens. Le sacrement de baptême leur a-t-il été conféré simplement pour leur permettre de juger de haut, avec mépris, les malheureux incrédules qui, faute de mieux, poursuivent une entreprise absurde, s’efforçant inutilement d’instaurer, par leur propre moyen, un royaume de justice sans justice, une chrétienté sans Christ ? Nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ, c’est nous qui l’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables !"
(Georges Bernanos – "Français si vous saviez")


Sur le même sujet, cette méditation de mgr Athanasios à lire sans délai!!!

"NOUS SOMMES COUPABLES DU FAIT QU’IL Y AIT DES GENS QUI NE CONNAISSENT

PAS LE CHRIST"


(Par l'Evêque Athanasios de Limassol)

- Monseigneur, n’avez-vous pas le sentiment que nous vivons dans des temps anormaux ? Ma question donne l’impression que je « bougonne » : on dit de tout temps qu’avant le soleil était plus brillant, l’herbe plus verte et les gens meilleurs. Néanmoins, le sentiment d’anxiété et d’inquiétude est actuellement le propre de beaucoup de gens, et non pas seulement des chrétiens.

- Je pense que nous avons pris de l’âge, nous avons vieilli, raison pour laquelle nous voyons le passé sous un jour meilleur, comme quelque chose de plus agréable que le présent. Mais toutefois, le monde se dirige indubitablement vers les derniers temps. Cependant, pour le chrétien, il n’y a pas « d’hier » ou de « demain », il n’y a que « l’aujourd’hui » qui demeure dans le mystère de l’Église, dans la Divine Liturgie, la présence de Dieu. Lorsque nous célébrons les fêtes ecclésiales, nous disons : « Aujourd’hui, le Christ est né », « aujourd’hui le Christ est baptisé », « aujourd’hui, le Christ est crucifié ». De même, nous vivons aujourd’hui le Royaume des Cieux, qui viendra à la fin. Je pense, mon cher ami, que nous devons rendre grâces à Dieu pour le Royaume des Cieux. Comme le disait l’Ancien Païssios, plus nous avons de difficultés, plus Dieu nous bénit."

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

SAINT JEAN et SAINT PAUL
Martyrs, qui êtes-vous ?
(
+ 362)

Jean et Paul étaient deux frères de haute famille ; ils demeuraient à Rome et remplissaient des emplois fort honorables dans la maison princière de Constance, fille de Constantin ; ils se faisaient remarquer par leurs œuvres de piété et par une grande charité envers les pauvres.

Quand Julien l'Apostat fut monté sur le trône, ils renoncèrent à toutes leurs charges et se retirèrent dans leur maison du mont Cœlius, dont on a retrouvé récemment des parties fort intéressantes et bien conservées, sous l'antique église construite en leur honneur et administrée aujourd'hui par les Passionistes.

Julien n'était pas moins altéré de l'or que du sang des chrétiens : il résolut de s'emparer des biens des deux frères, qui avaient méprisé de le servir. Il leur fit demander de venir à sa cour, comme du temps de Constantin et de ses fils ; mais ils refusèrent de communiquer avec un apostat. Dix jours de réflexion leur sont accordés ; ils en profitent pour se préparer au martyre par les œuvres de charité.

Ils vendent tout ce qu'ils peuvent de leurs propriétés, et distribuent aux pauvres argent, vêtements, meubles précieux, plutôt que de voir tous ces biens tomber entre les mains d'un homme aussi cupide qu'impie ; ils passent ensuite le reste de leur temps à prier et à fortifier les fidèles dans la résolution de mourir pour Jésus-Christ plutôt que d'abandonner la religion.

Le dixième jour, l'envoyé de l'empereur les trouve en prière et disposés à tout souffrir pour leur foi : « Adorez Jupiter », leur dit-il en leur présentant une petite idole de cette divinité.

« À Dieu ne plaise, répondent-ils, que nous adorions un démon ! Que Julien nous commande des choses utiles au bien de l'État et de sa personne : c'est son droit ; mais qu'il nous commande d'adorer les simulacres d'hommes vicieux et impurs, cela dépasse son pouvoir.

Nous le reconnaissons pour notre empereur, mais nous n'avons point d'autre Dieu que le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui sont un seul Dieu en trois personnes. »

Le messager, voyant qu'il ne pourrait ébranler leur courage invincible, ordonna de creuser une fosse dans leur jardin ; il les fit décapiter pendant la nuit dans leur propre maison, et ensuite enterrer secrètement.

L'empereur, craignant que cette exécution ne soulevât la réprobation de Rome, répandit le bruit qu'il les avait envoyés en exil ; mais les démons publièrent leur mort et leur triomphe, et l'exécuteur des ordres de Julien, après avoir vu son fils délivré du démon par l'intercession des martyrs, se convertit avec sa famille.



Lives of the Saints, by Alban Butler, Benziger Bros. ed. [1894]

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,1-4.

Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013 dans l'Encyclique « Spe Salvi », 36 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

 

Comme l'agir, la souffrance [sous toutes ses formes] fait aussi partie de l'existence humaine.

Elle découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.

Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la souffrance :

*empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance des innocents ;

*calmer les douleurs ;

*aider à surmonter les souffrances psychiques.

Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l'amour qui rentrent dans les exigences fondamentales de l'existence chrétienne et de toute vie vraiment humaine.

Dans la lutte contre la douleur physique, on a réussi à faire de grands progrès, mais la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières décennies.

Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités humaines — simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui — nous le voyons — est continuellement source de souffrance.

Dieu seul pourrait le réaliser : seul un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire en se faisant homme et qui y souffre.

Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pouvoir qui « enlève le péché du monde » (Jn 1,29) est présent dans le monde.

Par la foi dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est apparue dans l'histoire.

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
La vies des saints?
C'est la continuation des Actes des Apôtres.
(saint Justin Popovic)

 

"La vie des saints, ce sont les dogmes traduits dans la vie. Que sont les dogmes?

La vie des saints réalisée."

"Les actes des Apôtres sont la continuation du Saint Évangile du Christ, et les vies

des saints sont la continuation des Actes des Apôtres!"

Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:29
Quel prêtres pour demain ?

Un prêtre doit être :


À la fois grand et petit,
Noble d’esprit, comme de sang royal,
Simple et naturel, comme de souche paysanne,
Un héros dans la conquête de soi,
Un homme qui s’est battu avec Dieu,
Une source de sanctification,
Un pécheur pardonné,
De ses désirs le maître,
Un serviteur pour les timides et les faibles,
Qui ne s’abaisse pas devant les puissants,
Mais se courbe devant les pauvres,
Disciple de son Seigneur,
Chef de son troupeau,
Un mendiant aux mains largement ouvertes,
Un porteur de dons innombrables,
Un homme sur le champ de bataille,
Une mère pour réconforter les malades,
Avec la sagesse de l’âge,
Et la confiance de l’enfant,
Tendu vers le haut,
Les pieds sur la terre,
Fait pour la joie,
Connaissant la souffrance,
Loin de toute envie,
Clairvoyant,
Parlant avec franchise,
Un ami de la paix,
Un ennemi de l’inertie,
Constant à jamais…
Si différent de moi !

(Manuscrit du Moyenageux trouvé à Salzbourg.)

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:24
 Ne jugez pas, pour ne pas être jugés (Dorothée de Gaza)

Par Dorothée de Gaza (v. 500-?), moine en Palestine
Lettre 1 (trad. cf SC 92, p. 495)

 

« Ne jugez pas, pour ne pas être jugés...Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. »

 

Certaines personnes convertissent en humeur mauvaise tout aliment qu'ils absorbent, même si cet aliment est sain.

La faute n'en est pas à l'aliment, mais à leur tempérament qui altère les aliments.

De même, si notre âme a une mauvaise disposition, tout lui fait du mal ; elle transforme même les choses utiles en choses nuisibles pour elle.

Si on jette un peu d'herbes amères dans un pot de miel, ne vont-elles pas altérer le pot entier, en rendant tout le miel amer ?

C'est ce que nous faisons : nous répandons un peu de notre amertume et détruisons le bien du prochain, en le regardant d'après notre mauvaise disposition.


D'autres gens ont un tempérament qui transforme tout en bonnes humeurs, même des aliments mauvais...

Les porcs ont une très bonne constitution.

Ils mangent des gousses, des noyaux de dattes et des ordures.

Pourtant, ils transforment cette nourriture en viande succulente. Nous de même, si nous avons de bonnes habitudes et un bon état d'âme, nous pouvons tirer profit de tout, même de ce qui n'est pas profitable.

Le livre des Proverbes dit fort bien :

-« Celui qui regarde avec douceur, obtiendra miséricorde » (12,13).

Mais ailleurs :

-« A l'homme insensé toutes choses sont contraires » (14,7).


J'ai entendu dire d'un frère que si, allant voir un autre, il trouvait sa cellule négligée et en désordre, il se disait en lui-même :

-« Comme ce frère est heureux d'être complètement détaché des choses terrestres et de porter si bien tout son esprit en haut, qu'il n'a même plus le loisir de ranger sa cellule ! »

S'il allait ensuite chez un autre frère, et trouvait sa cellule rangée, propre et bien en ordre, il se disait :

-« La cellule de ce frère est aussi nette que son âme.

Tel l'état de son âme, tel l'état de sa cellule ! »

Jamais il ne disait de quelqu'un :

-« Celui-ci est désordonné » ou : « Celui-là est frivole ».

Grâce à son état excellent, il tirait profit de tout.

Que Dieu dans sa bonté nous donne, à nous aussi, un bon état pour que nous puissions profiter de tout et ne jamais mal penser du prochain.

Si notre malice nous inspire des jugements ou des soupçons, transformons vite cela en bonne pensée.

Car ne pas voir le mal du prochain engendre, Dieu aidant, la bonté.

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:16
Qui est Sainte Hélène ? Présence de ces reliques à Paris.

Qui est Sainte Hélène ? Présence de ces reliques à Paris.


Mes frères et sœurs,

Ste Hélène est plus que connue dans l'histoire de l'Eglise. Saint Grégoire le Grand la représentait comme l'instrument dont Dieu se servit, pour faire briller dans le cœur des Romains les lumières de la foi.

Elle était la mère du 1er empereur chrétien, st. Constantin qui fut " le premier qui a soumis sa pourpre au Christ librement, le reconnaissant comme Dieu et Roi de tous " (Vêpres, stichère du Lucernaire).

Saint Ambroise estime " Constantin bienheureux d'avoir été formé par telle mère " ; saint Paulin de Nole affirme que " Constantin doit autant à la foi de sa mère, qu'à la sienne propre, d'avoir été le prince des princes chrétiens ".

Son autre titre de gloire fut la découverte de la Vraie Croix.

La " Vraie ", parce que sur cette croix précisément notre Sauveur fut crucifié.

L'Eglise a consacré par l'institution de deux fêtes le souvenir de cet acte de la vie de ste Hélène :

*le 6 mars selon le calendrier grégorien ou le 19 mars selon le calendrier julien – Anniversaire de l'Invention de la Vraie Croix et d'autres reliques de la Passion de Notre Sauveur ;

*le 14 septembre / le 27 septembre – Fête de l'Exaltation de la Vraie Croix.


C'est ste Hélène qui se distingua également par la restauration des Lieux Saints en Israël.

Jusqu'à Hélène, cette terre était presque déserte et profanée par les Romains qui ont soit détruit soit caché sous des amas de décombres tous les vestiges de l'histoire évangélique.

Ste Hélène, animée par une foi ardente, arriva en Palestine.

Elle fit une véritable campagne de recherches pour identifier et authentifier les lieux liés avec la vie terrestre du Sauveur : de son lieu de naissance à Bethléem au lieu de sa crucifixion au Golgotha.

Par ces découvertes, elle donna un argument puissant de la vérité historique des récits de l’Évangile.

Grâce à Ste Hélène, la Terre Sainte a été intégrée dans la vie spirituelle de l'Eglise.

Elle a frayé la route des Saints Lieux, les générations de chrétiens ne cesseront d'y marcher sur ses traces pour puiser aux sources de notre foi.

Bref, Ste Hélène est une des figures féminines les plus grandioses que l'antiquité chrétienne nous ait léguées.

(...)

Ste Hélène est tellement grande que si l'on pose la question, en Russie ou en Grèce : où devrait être son corps, si Dieu l'a conservé pour nous ?

La réponse naturelle serait d'associer ce lieu présumé avec l'un des centres de l'histoire chrétienne comme Jérusalem, Rome ou Constantinople.

En aucune façon Paris ne serait parmi les candidats pour un lieu qui abriterait le corps de Ste Hélène.

Et nous, nous sommes ici devant elle pour implorer son aide.

Est-ce que c'est vrai ou faux?

On éprouve d'abord un cruel embarras. Ste Hélène ? Au centre de Paris ? Dans cette ville qu'on associe davantage aux loisirs qu'aux événements de l'histoire de l'Eglise ancienne.

De plus, si l'on regarde du côté des scientifiques, des historiens, on ne trouve que le silence !

Comment est-il possible qu'ils aient oublié dans cette ville qui n'est pas du tout gâtée par les monuments antiques, la mère d'un des plus grands empereurs romains ?

La réponse aux premiers doutes est simple !

Notre science actuelle aime-t-elle le Christ, n'a-t-elle pas rejeté la foi en Lui, d'abord préférant la voix de la raison, ensuite celle de ses passions ?

La science d'aujourd'hui occulte tout ce qui touche la vraie lumière. C'est pourquoi il faut être très prudent avant d'accepter les conclusions des historiens concernant le domaine spirituel, là où la nature de l'Eglise se manifeste avec ses propres lois.

Et les Parisiens ?

Où sont les héritiers de la vénération que st Ambroise de Milan, st Fortunat de Poitiers, st Grégoire de Tours manifestaient envers ste Hélène ?

Nous, les étrangers, nous ne nous rendons pas compte, au vu de la prospérité matérielle de l'Occident vis à vis des malheurs de nos propres pays d'origine, de la tragédie spirituelle qu'éprouve encore la France, et Paris en particulier.

Paris a connu quatre révolutions dévastatrices pour l'Eglise : en 1789, 1830,1848 et 1871. Encore en 1871, les Communards ont tiré du canon à l'entrée de l'église St.Leu-St.Gilles. L'église fut pillée, transformée en club.

C'est par un miracle que les reliques de Ste Hélène furent sauvées.

Et après ?

Les lois antichrétiennes de la séparation de l'église et de l'état, la confiscation des biens de l'Eglise et des monastères, l'expulsion des ordres monastiques de France.

Et actuellement c'est la période du rationalisme triomphant qui nie les saints, ridiculise par tous les moyens les mystères de la foi, sans avoir trouvé d'opposition spirituelle adéquate.

La société française du 20-ème siècle n'est pas encore passée par une perestroïka comme en Russie, où l'on voit ressurgir des cendres des églises, des monastères, des nouveaux séminaires.

En bref, l'absence de vénération actuelle de ste Hélène est une conséquence des problèmes sociaux et moraux d'aujourd'hui, mais en aucune façon n'est liée avec le problème d'authenticité de ses reliques.

Jamais de doutes

Si l'on s'adresse à la voix de l'Eglise, la réponse est plus que simple.

Il n'y eut jamais de doutes ni d'objection jusqu'au 20-ème siècle.

Tout le monde en Occident acceptait ce fait.

D'abord à Rome : on croyait que Ste Hélène y a été enterrée en 328 par son fils Constantin dans un mausolée dont les vestiges existent à nos jours, d'où elle a été ramenée au 9-ème siècle par le moine Teutgis au monastère d'Hautvillers dans le diocèse de Reims.

A Hautvillers : on a d'abord douté qu'un moine si simple, si chétif, puisse s'emparer d'un pareil trésor, du corps d'une véritable impératrice (imaginez en nos jours l'éventualité du vol du corps d'un président de France).

Les moines ont effectué plusieurs expertises, ils ont notamment fait une analyse historique pour s'assurer que Ste Hélène fut bien à Rome. Ensuite on a envoyé une commission compétente à Rome pour constater la disparition des reliques.

Enfin, on a fait subir à Teutgis une épreuve, qu'on utilisait dans les circonstances exceptionnelles pour tester si le témoin dit la vérité.

En présence de l'évêque de Reims, le célèbre Hincmar, du roi Charles le Chauve et de sa cour, Teutgis est passé par l'eau bouillante, croyant fermement que Ste Hélène le délivrerait : il resta sain et sauf.

Depuis, la foi en l'authenticité du corps de Ste Hélène resta à Hautvillers inébranlable jusqu'à la Révolution.

De plus beaucoup de miracles grâce aux prières à Ste Hélène, ne pouvaient qu'affermir davantage cette foi.

A Paris : on accepta l'authenticité des reliques car depuis leur arrivée à Hautvillers, elles avaient été examinées plusieurs fois à l'occasion des changements de châsse et des divers malheurs dus aux guerres de religion du 16-ème siècle.

Les conclusions des commissions qui ont procédé à l'ouverture de la châsse et à la translation des reliques de Ste Hélène se corroborent.

Elles témoignent que ce sont les mêmes reliques qui furent reçues au 9-ème siècle et qui ont été transmises en 1820 par le moine Grossard à la Confrérie des Chevaliers du Saint-Sépulcre qui avaient leur siège à l'église St.Leu-St.Gilles.

En 1875, après les désastres de la Commune de Paris, on a ouvert la châsse une dernière fois.

On établit un certificat médical décrivant du point de vue anatomique les reliques de Ste Hélène.

Se basant sur ce certificat, Mgr Richard, archevêque de Paris, constata que " la châsse renferme le tronc presque entier du corps de Ste Hélène ; dépourvu de tête et des membres fortement comprimé et aplati dans le sens bilatéral et que l'état du corps conservé dans la châsse de l'église St.Leu-St.Gilles correspond aux descriptions connues enregistrées par les Bollandistes au 18-ème siècle ".

La châsse fut alors placée plus en vue, au-dessus et en arrière du maître-autel, au pied du grand crucifix, suspendu entre les deux piliers de l'abside.

Depuis personne n'a ouvert le reliquaire.

La Croix est une folie...

Au 20-ème siècle, les historiens ont qualifié la translation de ste Hélène de Rome à Hautvillers par le terme de " vol ".

Ils ont insisté sur ce terme, sous-entendu que tout devient suspect : les circonstances décrites, l'objet-même du vol.

Est-ce vraiment Ste Hélène qui est arrivée en France ?

Teutgis ne fut-il pas victime ou même personne consentant à la duperie ?

Or c'est ici que nous touchons le domaine propre de la foi.

Les reliques sont-elles seulement des " objets " de ce monde, sous-entendu passifs, et dans ce cas elles ne sont que les témoins du passé ou bien sont-elles des " sujets " et, alors, elles sont et peuvent être actives.

Pour nous les chrétiens, la vénération des reliques repose sur la foi que les saints sont plus facilement accessibles par leurs restes terrestres que Dieu a voulu nous confier.

Et ce saint continue à participer dans la vie de l'Eglise entière, dans notre vie personnelle par l'intermédiaire de ses reliques, à sa façon, selon la volonté de Dieu.

Plusieurs circonstances enregistrées dans le récit de la translation de Ste Hélène de Rome à Hautvillers : événements extraordinaires, guérisons, – témoignaient à ceux qui les ont accompagnées lors du trajet, du consentement réelle de Ste Hélène à poursuivre le chemin.

C'est pourquoi, nous ne devons pas être étonnés, sachant que le pape Léon IX, après avoir reçu la commission des moines de Hautvillers venus vérifier le récit de Teutgis, n'avait pas réclamé les reliques.

Après s'être renseigné sur l'histoire de la translation, il a compris que telle était la volonté de Ste Hélène, elle-même, de reposer dans un autre endroit que Rome.

L'Eglise orthodoxe a déjà tranché dans un cas similaire, notamment en ce qui concerne la translation des reliques de st Nicolas de Myre en Asie Mineure à Bari en Italie, en 1087.

On chante dans l'office du 22 mai commémorant l'événement, qu'il ne fut pas digne que ces reliques restent sans la vénération qui leur est due dans un lieu désert.

C'est pourquoi elles ont été transférées de l'Asie Mineure, dévastée par les Turcs en Italie, pour servir aux fidèles dans un pays qui était à cette époque en voie de développement.

Rappelons que le 9-ème siècle, l'époque de la translation des reliques de Ste Hélène, était l'époque de l'épanouissement culturel et politique, dit de la Renaissance carolingienne, période où se sont constitués en germe les états du monde moderne issus des royaumes barbares.

La conclusion s'impose : c'est vraiment le corps de Ste Hélène qui est devant nous.

Dans ce cas des questions se lèvent :


1. Pourquoi est-ce à Paris que repose Ste Hélène, pourquoi cette rue fut-elle choisie dans cette ville ;


2. Pourquoi cet abandon actuel ?

Peut-on comprendre ce signe que Dieu nous envoie ? Nous ne pouvons que sonder les desseins de Dieu.

Pourquoi Paris ?

Même si ce n'est pas une ville dite sainte, Paris est l'un des centres de la civilisation, de la culture incontournables des temps modernes.

Comment voulez-vous que Dieu, qui veut que tout le monde soit sauvé et que chacun arrive à la connaissance de la vérité, sauve son peuple et son héritage.

Il nous offre des signes de salut : les reliques des héros de notre foi, pour qu'elles soient à notre portée et là où l'histoire moderne se creuse réellement.

Pourquoi cette rue ?

On ne peut voir ici que le vice.

Mais soyons prudents : les derniers peuvent devenir les premiers, et on se souvient de la mise en garde : les prostituées vous précédent dans le Royaume des cieux.

D'autre part, cette rue porte le nom de st Denis.

C'est elle qui menait de l'Ile de la Cité, siège du pouvoir terrestre, à la Basilique de st Denis, lieu d'enterrement du 1er évêque de Paris, du patron spécial de la monarchie, de l'état français.

C'est par cette rue que passaient les cortèges funèbres accompagnant les Rois sur leur dernier chemin vers le lieu du repos à la Basilique, et c'est par elle que le cortège emmenait le Roi de Reims après le couronnement.

Ce n'est pas une rue, c'est la rue qui relie Paris à ses origines chrétiennes, la France terrestre avec son protecteur céleste.

Est-ce un hasard que celle qui a ranimé la foi de l'église déchirée par les querelles ariennes, se trouve ici sur cette rue qui mène vers celui qui a engendré la foi à Paris ?

Pourquoi cet abandon, cet oubli ?

C'est un signe, que l'évolution éthique et politique est défaillante et qu'il faut changer quelque chose.

Nous ne pouvons agir que pour nous-mêmes.

Croyons, comme st Séraphin de Sarov : sauve-toi toi-même et mille autres seront sauvés.

Quel est le vrai sens de ce signe, de cette invention ?

Les Pères ont dit que Dieu souvent nous révèle les saints : leurs reliques, leurs tombeaux oubliés, la veille d'événements pénibles, de grands bouleversements pour nous affermir.

Et tout incite à penser ainsi, en regardant le monde autour de nous.

C'est comme si l'on déterrait les anciennes armes de guerre.

Parfois Dieu révèle ces trésors pour manifester Sa gloire, Sa puissance.

C'est pourquoi on pourrait trembler face à cette nouvelle invention des reliques de Ste Hélène, mais nous devons croire que tout est pour notre bien, pour le mieux.

Qui oserait pénétrer les desseins de Dieu ?

Il y a un parallélisme frappant entre l'époque où vivait Ste Hélène et la nôtre :

-l'indifférence spirituelle, la décadence morale, la foi chrétienne ridiculisée.

C'est Hélène qui fut choisie comme l'un des instruments pour ranimer la foi chrétienne fléchissante.

C'est elle qui a cru à la grâce des Lieux Saints et, par un effort extraordinaire, vu son âge avancé, elle a ouvert la voie vers la grâce aux innombrables foules de pèlerins.

Les parcelles de la Vraie Croix retrouvée ont été distribuées à toutes les églises comme témoins de la vérité de l'Incarnation et les miracles qui ont été produits manifestaient la réalité de l'Amour divin envers nous.

Aujourd'hui, quand notre foi est devenue plutôt tiède, quand notre salut est menacé, c'est pour rallumer la flamme de notre foi, qu'elle est là.

Elle-même, à la fin de sa vie terrestre, a trouvé les lieux saints en Palestine. Actuellement c'est une terre déchirée par les conflits nationaux et religieux.

Maintenant, dans sa vie céleste, elle nous indique un autre lieu saint presque ignoré : Paris. Ne donnons que quelques exemples :

*c'est ici dans la Sainte Chapelle que fut gardée la Couronne d'épines actuellement conservée à Notre-Dame de Paris ;

*c'est à Argenteuil, à 15 mn de Paris, que l'on garde la Tunique du Christ, celle qui fut tirée au sort par les soldats au pied de la Croix (Qui va prier devant cette Robe " sans couture ", symbole par excellence de l'unité de l'Eglise ?) ;

*c'est dans la Basilique St-Denis, aujourd'hui vide, que repose encore maintenant le corps de st Denis, de celui qui a fondé l'Eglise de Paris.

D'après la Tradition unanimement confessée jusqu'aux Temps Nouveaux, temps de la Raison, peut-être, mais au profit de la foi, ce fut un disciple de st Paul Denys l'Aréopagite, devenu 1er évêque d'Athènes, qui est venu évangéliser la Gaule et finit ses jours par un martyr glorieux.

Les œuvres qu'on lui attribue ont fait de lui l'un des piliers de la théologie orthodoxe et occidentale.

Prions pour que le zèle ardent de Sté Hélène fasse naître dans nos cœurs un élan pour nous débarrasser de nos préjugés rationalistes, pour que nous puissions nourrir notre foi auprès de ces sources pures que Dieu, dans son Amour a mis à notre disposition, à côté de nous.

Une chose est sûre : le fait que Ste Hélène, la sainte universelle, ait choisi la France pour y reposer signifie l'incorporation de la France dans l'orthodoxie. Cette invention ouvre une nouvelle page dans les relations Est-Ouest, dans les relations entre les deux églises.

Là où les discussions théologiques sont dans l'impasse, où les pourparlers entre les institutions représentatives des Eglises piétinent, Dieu fait intégrer l'Eglise de France dans l'économie du salut universel par le fait qu'une des plus grandes saintes orthodoxes repose ici.

Cette terre ne peut plus être étrangère pour nous, car Ste Hélène l'a choisi pour y habiter après son départ aux cieux.

Rappelons que dans l'Eglise orthodoxe sa mémoire est unie à celle de st Constantin, son fils. Leur fête est célébrée le 21 mai / 3 juin. On les vénère comme des " empereurs saints, glorieux, couronnés de Dieu et égaux aux apôtres ".

En Occident sainte Hélène a son propre jour de fête. C'est le 18 août. Dans la notice au Martyrologe Romain elle est aussi associée à l'empereur Constantin : " Fête de sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, lequel donna l'exemple aux autres princes, par son zèle pour la défense et l'extension de l'Eglise ".

Texte du Père Nicolas Nikichine (alors diacre), directeur du Centre de pèlerinage du diocèse de Chersonèse

Source : La France orthodoxe ...vue de la Russie

http://la-france-orthodoxe.net/fr/saint/?p=helene

Qui est Sainte Hélène ? Présence de ces reliques à Paris.
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints Spiritualité Chrétienne
26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:11
THEOTOKOS "Celle qui a engendré Dieu"…

THEOTOKOS "Celle qui a engendré Dieu"…

L'expression Theotokos, qui signifie littéralement "celle qui a engendré Dieu", peut surprendre à première vue ; en effet, on peut se poser la question de savoir comment une créature humaine engendre Dieu.

La réponse de la foi de l'Église est claire :

*la maternité divine de Marie se réfère uniquement à la génération humaine du Fils de Dieu et non, à l'inverse, à sa génération divine.

Le Fils de Dieu a été, depuis toujours, engendré par Dieu le Père et il lui est consubstantiel.

Dans cette génération éternelle, Marie n'a évidemment aucun rôle.

Cependant, le Fils de Dieu, il y a 2000 ans, a pris notre nature humaine et il a été alors conçu et enfanté par Marie.

En proclamant Marie "Mère de Dieu", l'Église veut, ainsi, affirmer qu'elle est la "Mère du Verbe incarné, qui est Dieu".

Sa maternité, pourtant, ne concerne pas toute la Trinité, mais uniquement la seconde Personne, le Fils qui, en s'incarnant, a pris d'elle la nature humaine.

(…) Une mère n'est pas seulement mère de la créature physique sortie de son sein, mais de la personne qu'elle enfante.

Marie, ayant donc engendré selon la nature humaine la personne de Jésus, qui est une personne divine, est Mère de Dieu.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Spiritualité Chrétienne CATECHISME et CATECHESE

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