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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:53

"Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres."

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Nous voudrions expliquer comment sont également vrais deux textes : celui de la Genèse où il est écrit que Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres et celui de l'Évangile où le Seigneur, par qui toutes choses ont été faites, dit :

-« Mon Père est à l'œuvre jusqu'à maintenant, et moi aussi je suis à l'œuvre »...

 

L'observation du sabbat a été prescrite aux juifs pour préfigurer le repos spirituel que Dieu promettait aux fidèles qui feraient de bonnes œuvres.

Repos dont le Seigneur Jésus Christ...a confirmé le mystère par sa sépulture. Car c'est le jour du sabbat qu'il a reposé dans le tombeau...lorsqu'il avait consommé toutes ses œuvres...

On peut penser que Dieu s'est reposé d'avoir créé les divers genres de créatures, parce qu'il n'a plus créé ensuite de nouveaux genres, mais...que, même en ce septième jour, il n'a pas cessé de gouverner le ciel, la terre et tous les autres êtres qu'il avait créés ; sinon, ils auraient aussitôt sombré dans le néant. Car la puissance du Créateur, la force du Tout-Puissant, est la cause par laquelle subsiste toute créature...

 

Il n'en est pas en effet de Dieu comme d'un architecte :

la maison est achevée, celui-ci s'en va et...l'œuvre subsiste ; au contraire, le monde ne pourrait subsister, ne serait-ce l'instant d'un clin d'œil, si Dieu lui retirait son appui...


C'est ce que dit l'apôtre Paul quand il est venu annoncer Dieu aux Athéniens :

« En lui nous avons la vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28)...

 

En effet, nous ne sommes pas en Dieu comme sa propre substance, au sens où il est dit qu'« il a la vie en lui-même » ; mais, puisque nous sommes autre chose que lui, nous ne pouvons être en lui que parce qu'il agit ainsi :

-« Sa Sagesse s'étend avec force d'un bout du monde à l'autre et elle gouverne l'univers » (Sg 8,1)...

Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres.

 

[Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
La Genèse au sens littéral, 4, 11-13 [21-24] (trad. Bibliothèque Augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 307s rev.)]

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:49

Le 9 mai 2004, jour de la fête des Mères aux U.S.A….

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Voici le récit de l'abbesse du couvent du Mont des Oliviers à Jérusalem où a été peinte une icône de sainte Anne, Mère de la Sainte Vierge, qui suinte le myrrhon (saint Chrême) depuis trois ans :

« En 1998, le père Afanassy Mastalski nous a commandé cette icône. Lui-même avait passé les années 1980-1981 à Jérusalem et officiait dans nos monastères. En cette année 1998, sœur Mastridia a peint l'icône commandée, l'a posée sur le Saint Sépulcre et nous l'avons envoyée à Philadelphie (U.S.A.) au père Afanassy. 

Le père Afanassy avait commandé cette icône car à l'âge de 7 ans, il s’était fracturé le bras et les médecins, ne trouvant pas son pouls, envisageaient l'amputation. Sa mère, catholique polonaise très pieuse, se mit alors à prier sainte Anne et se procura de l'huile de l'église avoisinante dédiée à Sainte Anne. Elle en appliqua sur le bras de son fils. Peu après, les médecins détectèrent le pouls : le bras fut guéri.

Le 9 mai 2004, jour de la fête des Mères aux U.S.A., du myrrhon commença à couler de l'icône de sainte Anne.  L'icône continue à produire du myrrhon à ce jour. Il sèche pendant la semaine Sainte et recommence à couler à Pâques. »

St Germain de Constantinople (†733) et les icônes
 

www.moinillon.net

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

 

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:48

Le Temple de notre coeur est-il encombré ? Faisons place à Dieu !

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Notre Seigneur nous apprend lui-même ce que nous devons faire pour que notre intérieur devienne une maison de prière, car l'homme est vraiment un temple consacré à Dieu.

Nous devons d'abord en chasser les marchands, c'est-à-dire les images et représentations des biens créés, et tout ce qui est satisfaction dans les choses de ce monde et jouissance de volonté propre. Puis il faut laver le temple avec des larmes pour le purifier. Tous les temples ne sont pas saints par le seul fait qu'ils sont des demeures habitables...; c'est Dieu qui les rend saints.

Le temple dont il est question ici c'est l'aimable temple de Dieu, où Dieu se dit en vérité quand...on y a fait place nette. Comment Dieu pourrait-il élire domicile en l'âme avant qu'elle n'ait eu la moindre pensée de Dieu ? N'est-elle pas souvent encombrée de tant d'autres choses ?

[Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg 

Sermon 69 (trad. Cerf 1991, p. 556) ]

 

 


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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 09:44

SAVOIR RENDRE GRÂCE

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Par Sainte Faustine Kowalska (1905-1938), religieuse 
Petit Journal, § 1286 (trad. Parole et dialogue 2002, p. 433) 

« Il se jeta aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »


Je te remercie, mon Dieu, pour toutes les grâces, 
Dont tu me combles sans cesse, 
Et qui m'éclairent, comme la lumière du soleil, 
Par elles tu me montres le chemin sûr. 

Merci, mon Dieu, de m'avoir créée, 
De m'avoir appelée du néant à l'existence, 
D'y avoir marqué ta divine empreinte, 
Et de ne l'avoir fait que par amour. 

Merci, mon Dieu, pour le saint baptême, 
Qui m'a incorporée à la famille divine ; 
C'est un don inconcevable et grand, 
Qui transforme nos âmes. 

Merci, Seigneur, pour la sainte confession 
Pour cette source de grande miséricorde, 
Qui est intarissable, 
Pour cette source inconcevable de grâces, 
Qui rend la blancheur aux âmes souillées par le péché. 

Je te remercie, Jésus, pour la sainte Communion, 
Par laquelle toi-même tu te donnes à nous ; 
Je sens comme ton cœur bat en ma poitrine, 
Comme toi-même tu épanouis la vie divine en moi. 

Je te remercie, Saint Esprit, pour le sacrement de la confirmation, 
Qui m'a armée chevalier à ton service, 
Et donne force à l'âme à chaque instant, 
Et me protège du mal… 

Je te remercie, Seigneur, pour le sacrement de l'extrême-onction 
Qui me fortifiera pour la lutte dans mes derniers moments, 
Et m'aidera à parvenir au salut, 
Et donnera force à mon âme, 
Afin que nous nous réjouissions éternellement. 

Merci, mon Dieu, pour toutes les inspirations, 
Dont ta bonté me comble, 
Pour ces illuminations intérieures de l'âme, 
Qu'on ne peut pas exprimer, mais que le cœur ressent. 

Merci, Sainte Trinité, pour cette foule de grâces, 
Dont tu me combles à chaque instant, ma vie durant. 
Ma gratitude croîtra à mon entrée dans l'aube éternelle, 
Lorsque j'entonnerai pour la première fois un chant à ta gloire.



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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 10:09

Saint Martin, qui êtes-vous ? 

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Évêque de Tours
Apôtre des Gaules 
(v. 316-397)

 

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artin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille.

 

Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole ; mais il se rappelle la parole de l'Évangile : J'étais nu, et vous m'avez couvert. « Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements. » Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à ses anges : « C'est Martin, encore simple catéchumène, qui m'a ainsi couvert. » Peu de temps après il recevait le Baptême.

 

Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance.

 

Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises : ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent ; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 10:04

TU ES NE POUR LE BONHEUR (2/16)

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LA STRUCTURE DE LA NATURE HUMAINE      CHAPITRE I

L'EXPÉRIENCE TOTALE DE L'HUMAIN       (Deuxième partie)

 

C'est « l'Homicide dès le commencement » qui se déchaîne en particulier depuis la Révolution ! C'est lui qui assassine l'homme, avec le concours de l'homme ! — et engendre le malheur sur la terre... Car il faut le dire : sans le « je », sans ce « capax infiniti », l'homme n'est rien. Sans « le Verbe de Dieu qui éclaire tout homme venant au monde». (Prologue de saint Jean), quel anéantisse­ment de l'homme ! Et comme il prend vite, en effet, le goût du néant !

 

Or, à l'heure où nous vivons, tous les philoso­phes, tous les psychologues ignorent ce « rayon divin de liberté », ce « sceau de Dieu » en nous, ce pouvoir de devenir « filii in Filio » !

 

Si l'homme n'avait rien en lui du divin il ne l'aurait jamais conçu.

 

Pour autant que nous appartenons à la nature, nous ne sommes pas des hommes : c'est Dieu dans l'homme qui le fait homme.

 

                                                            ***

Cependant, pour celui qui échappe à l'hypnose collective actuelle, la réalité du moi humain est certaine puisqu'elle se révèle en s'unissant avec tout ce qui lui est étranger. Ce don d'amour inouï ! Ce pouvoir de prendre intérêt à autre chose que soi au point d'oublier l'existence de soi ! Ce phare lumineux de l'attention qui adhère librement à la chose éclairée ! Qui l'épouse et devient cette chose ! (Attention au miracle et à la grandeur de l'esprit ! Il devient l'autre sans devenir autre. Il est le même et autre !). Eh bien oui ! C'est l'esprit libre qui est le pouvoir essentiel de l'homme, qui donne pour lui le caractère de réa­lité à l'objet aimé, qui lui confère librement une valeur, cette valeur qui a pour lui le maximum d'importance.

 

Mais que va-t-il « valoriser » ? Car l'homme peut s'identifier à tout. Il peut s'attacher à sa maison ou à son magot au point qu'il pourrait avoir l'envie de se supprimer en les perdant. Il peut s'attacher à sa peau, se confondre avec son corps et ne vivre que par son corps, au point de croire que sa disparition entraîne la sienne ! Il peut lier son sort à l'une de ses pensées ou à l'un de ses sentiments au point de donner sa vie pour eux. Si tout ceci — qu'il peut être — n'est que son avoir, par quelle mystérieuse appartenance, à certains moments de détachement, l'homme a la certitude de quelque chose qui est lui, qui cesse d'être son avoir ? Certes, à l'époque actuelle on a rendu impossible ce détachement. Car il faudrait savoir encore plonger dans le silence ses sens, ses sentiments et ses pensées, c'est-à-dire, tourner l'amour, non vers le monde, mais vers sa source, vers soi-même, au plus profond de soi-même ! Et là, on ne serait pas devant le néant, au contraire ! On se trouverait au point même où la nature adhère à la surnature, au centre qui ne bouge pas, pendant que tout tourne autour de lui, au moi humain qui est hors du temps, on saisirait le rayon qui jaillit du Centre de tous les centres...On verrait Dieu en soi ! La Cause de son pouvoir d'aimer ! Sa ressemblance divine...

 

Et voici la preuve vivante de l'existence du Dieu vivant. On trouve en soi-même, au plus pro­fond de soi-même une réalité qui transcende la nature ! Et de laquelle on peut s'élancer toujours plus loin, toujours plus haut ! Vers Dieu même !

 

                                                              ***

 

Eh oui, je sais, pour la majorité des hommes qui n'ont pas fait cette expérience, tout ce que je dis là est extravagant... Cela s'explique claire­ment : comment tout cela ne semblerait-il  pas aujourd'hui  extravagant,  puisque  l'homme   ne fait plus attention à lui-même depuis trois siè­cles ! Comment  ce  centre  sacré  que   possède « tout homme venant en ce monde » ne serait-il pas obturé ? L'homme n'est-il pas atteint à la racine même de son être ? Car voici trois siècles qu'il projette le faisceau lumineux de son amour vers   le   monde.

 

Le   développement   inouï   des sciences physiques ne fut possible que grâce à une   attention  vigoureuse   dirigée   uniquement vers ce monde que nous appelons extérieur, — le plus extérieur à l'homme... Le crime perpétré depuis trois siècles, c'est d'avoir mis en haut de l'échelle des valeurs, ce qui est le plus étranger à nous-mêmes : la MATIERE ! Tout le reste est passé dans l'ombre, sauf la zone superficielle de l'intelligence en contact avec les sens : la rai­son (« Il n'y a rien dans cette zone qui n'ait été d'abord dans le sens. » (Cf. saint Thomas). De sorte que l'homme s'est amputé de tout ce qui n'est pas sens et raison. Sensua­lisme et rationalisme mènent le monde contem­porain. Tout le reste est refoulé. L'homme, le véritable, est refoulé ! Et dire que les freudistes nous conseillent de ne pas refouler la bête en nous ! Il y a longtemps qu'elle règne sur nous ! Peut-on s'étonner du « mal de vivre » de notre temps ?Toutes nos amertumes, ne provien­nent-elles pas de l'attachement exagéré à ce qui passe, à ce qui meurt : la bête en nous ?

 

La société actuelle est prise en flagrant délit d'homicide. Ce mélange de sensualisme et de rationalisme qui s'appelle le laïcisme a pénétré partout, dans le sang et la chair de nos contem­porains : il corrompt aujourd'hui les intelli­gences et les mœurs.

 

On a fait souvent la critique de notre civilisa­tion ; elle a semblé singulièrement fragile et me­nacée et elle l'est, en vérité, parce qu'elle n'est plus qu'une coquille vide : pas la moindre intério­rité. Or, on sait que tout ce qui s'est fait de valable en ce monde a été le fruit de l'épa­nouissement de la vie intérieure, cette vie qui n'est possible que dans le calme, le silence et la lenteur. Peut-on encore dans ce siècle d'agitation, de vacarme et de vitesse, retrouver cet épanouis­sement ? Tel est le drame de notre temps : les conditions dans lesquelles l'homme fait sa vie sont telles que rien ne lui permet d'atteindre sa vraie taille, de déployer sa propre nature, — cette nature qui va le rappeler à l'ordre doulou­reusement, — et vainement ! Parce qu'il a perdu le modèle éternel de sa nature : le Christ !

 

Ainsi la vie humaine s'étiole. Elle agonise depuis trois siècles et enfin, rend dans nos bras son dernier soupir...

 

Il ne reste que l'écorce de l'humain. Une coquille vide qui s'effrite et retourne en poussière. Et c'est à cette coquille qui s'effrite que l'homme mo­derne s'accroche comme à son unique réalité ! Homme dont la raison momifiée — parce que coupée de l'Intelligence vive — a cessé de vivre... Comment cet homme ne serait-il pas mort puisqu'il adhère totalement à ce qu'il ap­pelle, précisément, matière morte ? Puisqu'il fait vraiment corps avec elle, puisque son amour la divinise, puisqu'il l'épouse et s'identifie à elle...

 

Comment croirait-il à son immortalité, puis­qu'il s'est enchaîné à ce qui change, se fane et meurt ! Il y a belle lurette qu'il n'a plus rien d'humain, ayant tué ce qui le rendait humain, ce qui le distinguait des bêtes des plantes, des cailloux : son moi immortel, Dieu en lui... Et puisqu'il l'a tué, comment ne le nierait-il pas ? Et se niant lui-même, il ne peut aimer que ce qui est contre lui-même. Frénésie de suicide ! Sa vie ? Une mort perpétuelle.

 

Comment vous voulez que cet homme sache encore ce que c'est que le bonheur ?

 

                                                        ***

 

Le zèle déicide qui a mis à mort le Christ en nous est toujours à l'œuvre en son Corps Mys­tique. Il faut être bien myope pour ne pas le voir agir partout dans le monde qu'il arrose d'une tor­nade de malheurs !...

 

Les régimes que l'homme moderne se donne sont constitutivement hostiles à l'homme dont ils proclament la primauté pour le duper ; et, ensuite, le dissoudre et l'annihiler !

 

Les nations qui n'ont pas Dieu à leur Sommet décapitent en même temps leurs sujets : déicide homicide...

 

Et quelle est donc la nation dont le crime est expié par le monde actuel ?

 

Depuis que la France, tête du corps des nations, se trancha la tête, le monde pourrit de la mort de la France. Et il n'a pas fini de pour­rir...

 

L'Occident sans tête devait ressentir aussitôt les conséquences de ce crime effroyable — et ce n'est pas fini avec les malheurs qu'il attire sur le monde...

 

Autrefois le vent du ciel poussait doucement le beau navire de France qui ouvrait, dans son sillage, la voie des autres navires aux multiples pavillons ; depuis la Révolution, la bourrasque des passions humaines fait se briser le convoi contre les rochers... ET CE N'EN EST PAS FINI DES NAUFRAGES !

 

On paie l'orgueil d'une civilisation qui refuse de porter la croix de Jésus au sommet des nations : elle la porte en saignant sur ses épaules !

 

L'immense désordre de notre temps et les car­nages, toujours plus amples, sont les consé­quences de la condition aberrante que l'huma­nité s'est faite, par vanitésottise et ignorance de sa vraie nature, de ses vraies valeurs !

 

Alors, je vous le demande encore : quelle sorte de bonheur pourrait-il connaître, l'homme

con­temporain ?

 

En fait de bonheur il connaîtra, le malheur d'un monde quisubstituant une partie au tout de l'homme, la partie la moins humaine, déclen­cha un rétrécissement croissant et monstrueux des valeurs humaines.

 

Il y a en Occident beaucoup plus de prison­niers (Sartre le sent mais ne voit pas le remède : Il ne s'agit dans ses pièces que d'âmes emprisonnées : «Huis Clos >, «Les séquestre! d'Altona », « Les mains sales », etc...) Que dans les camps de concentration de l'Orient. Ils sont libres en apparence, mais prisonniers d'eux-mêmes, ayant fermé les portes et les fenêtres qui donnent sur le grand large, sur le divin qu'ils portent en eux-mêmes. Et c'est bien cette prison invisible qui s'est incarnée dans les prisons — douloureusement visibles — d'Orient.

 

Nous vivons à l'époque où les erreurs se chan­gent en faits, où elles reviennent à l'assaut, de plus en plus menaçantes... Réjouissez-vous, ô athées, ô matérialistes, ce monde où l'homme est sans Dieu, et ne vaut pas plus qu'un caillou, ce sont vos erreurs parachevées, entrées dans la chair du monde !

 

La foi catholique nous enseigne que l'homme est à l'image de Dieu, et que le péché a brouillé cette image mais qu'elle n'est pas perdue à jamais : elle est restituée au tréfonds de notre âme par la figure du Verbe incarné. Figure ca­pable de rendre à l'image humaine son origi­nelle pureté.Et c'est ici que nous pouvons saisir le crime effroyable du laïcisme : il arrache l'image intérieure de l'être humain, la marque de son origine, l'appel incessant vers son terme et à sa place il le marquera au fer rouge de la Bête : estampille de tous les malheurs contemporains !

 

Les démocrates athées parlent toujours de « la dignité de la personne humaine sacrée »... Pour­quoi cette dignité ? Pourquoi est-il sacré ce « singe évolué » ? On ne le sait plus ! De toute manière, c'est un singe déconfit et consterné...

 

A SUIVRE

 

[Extrait de : TU ES NÉ POUR LE BONHEUR   Œuvre de Paul Scortesco  (1960)]

+++++++

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 10:01

 


Pourquoi est-ce que l'homme souffre sur terre ?

10ème Station

Pourquoi est-ce qu'il endure des peines et subit des maux ?

 

Nous souffrons parce que nous n'avons pas d'humilité. Dans une âme humble vit le Saint Esprit, et il lui donne la liberté, la paix, l'amour et le bonheur. Nous souffrons parce que nous n'aimons pas notre frère.

 

Le Seigneur dit : « Aimez-vous les uns les autres, et vous serez mes disciples» Jn 13,35). Quand nous aimons notre frère, l'amour de Dieu vient à nous.

 

L'amour de Dieu est d'une grande douceur ; c'est un don du Saint Esprit, et on ne le connaît en plénitude que par le Saint Esprit.

 

Mais il existe un amour modéré, celui que l'homme obtient quand il s'efforce d'accomplir les commandements du Christ et craint d'offenser Dieu ; et cela aussi est bien.

 

Il faut chaque jour s'efforcer au bien et, de toutes ses forces, apprendre l'humilité du Christ.

 

(Saint Siiouane (1866-1938))

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 09:45


Par St Isaac le Syrien (7ème siècle), moine près de Mossoul . Discours, 1ère série, n°5 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 87 rev.) 

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« Dites-vous : ‘ Nous sommes des serviteurs quelconques ’ »


      Les yeux du Seigneur regardent les humbles, pour qu'ils se réjouissent.

Mais la face du Seigneur se détourne des orgueilleux, pour les humilier. L'humble reçoit toujours de Dieu la compassion…

Fais-toi petit en tout devant tous les hommes, et tu seras élevé plus haut que les princes de ce monde.

Devance tous les êtres, embrasse-les, abaisse-toi devant eux, et tu seras honoré plus que ceux qui offrent de l'or.

Descends plus bas que toi-même, et tu verras la gloire de Dieu en toi. Car là où germe l'humilité, là se répand la gloire de Dieu…

Si tu as l'humilité dans ton cœur, Dieu t'y révélera sa gloire… 


      N'aime pas l'honneur, et tu ne seras pas déshonoré. L'honneur fuit devant celui qui court après lui.

Mais l'honneur poursuit celui qui le fuit, et il proclame à tous les hommes son humilité.

Si tu te méprises toi-même, afin de ne pas être honoré, c'est Dieu qui te manifestera.

Si tu te blâmes toi-même par amour de la vérité, Dieu permettra que tu sois loué devant toutes ses créatures.

Elles ouvriront devant toi la porte de la gloire de ton Créateur, et elles te loueront.

Car tu es en vérité à son image et à sa ressemblance (Gn 1,26).

 

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 08:48

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Neuf mois, c’est le temps d’une gestation. Il faut au moins cela pour permettre à la France, confrontée à de sérieuses difficultés sur le plan éthique, social, économique ou politique, pour inverser la courbe : celle du chômage et de l’inflation, mais aussi celle des cœurs, en grand besoin de conversion. C’est l’avis d’un groupe de laïcs (Catholiques-romains) d’horizons divers (salariés, chefs d’entreprise, mères au foyer, étudiants, enseignants…), qui lancent une grande neuvaine pour la France  http://www.laneuvaine.fr, à partir du 15 novembre prochain.

 

Nous approuvons et nous unirons personnellement à cette neuvaine pour notre pays.

Croyant nous aussi à la force d'une prière qui ne manquera pas de faire "appel d'air" et de susciter l'éffusion de ces innombrables grâces du Saint Esprit que le Seigneur voudrait répandre pourvu que nous les lui demandions, nous demandons à tous nos fils et filles de la Métropolie (Archidiocèse) de notre Eglise Syro-Orthodoxe en France de s'unir à cette belle initiative de frères et soeurs Catholiques-romains.
 

Le logo de Marie, Mère et Reine

Faites le compte : cette prière de neuf mois  prendra fin le 15 août, jour de la fête de Notre Dame de l’Assomption, patronne principale de la fille ainée de l’Eglise et sa Reine, comme le montre le joli logo de la neuvaine, qui la représente avec une couronne. Logo qui dit aussi, alors qu’on s’achemine vers Noël, que Marie est - d’abord - Mère de Dieu et Mère de l’Eglise, comme le rappelle si souvent le Pape François. Pour les organisateurs, elle a « fait preuve de nombreuses fois de sollicitude pour la France » ; comme en 1947, où celle-ci était « en grand danger » et où elle l’a sauvée par la prière des petits enfants de l’Ile Bouchard (cf. site du sanctuaire).
 

Chaque jour, le chapelet et la prière de la neuvaine

Lucides mais plein d’espérance, ces laïcs, qui croient en la force de la prière, proposent à tous les catholiques de France de mettre les bouchées doubles, en neuf clefs : *chapelet chaque jour,

*suivi de la prière de la neuvaine,

*jeûne et méditation  chaque premier vendredi pendant neuf mois…(Pour nous fils et filles de la Tradition Syriaque, rien ne change sur ce point puisque nous jeûnons tous les mercredis et vendredis. Il suffira d'ajouter à notre pratique habituelle celle d'une méditation)


A ceux qu’un tel programme pourrait effrayer ou aux ouvriers de la deuxième ou de la troisième heure, ils assurent qu’ « un oubli, une prise en cours, une pratique allégée ne sont pas graves » (clef n° 9). 


Ah oui : Diffuser la neuvaine et la faire connaître en fait aussi partie,  comme « Honorer la Sainte Vierge en affichant le logo de la neuvaine sur vos réseaux sociaux » et « Imprimer et diffuser dans votre paroisse les  méditations hebdomadaires » (clef n° 7 et 8).
 

Parrainée par le Cardinal Barbarin

L’initiative a reçu le soutien du Cardinal Barbarin, qui la parraine, et celui de nombreux prêtres et évêques (cf. Liberté politique), qui publieront chaque semaine et à tour de rôle des méditations. Elle est portée par un site : www.laneuvaine.fr, une page Facebook (France La Neuvaine) et un compte twitter (@laneuvaine), déjà actifs. Petit clin d’œil du Ciel ? A quelques jours de son lancement, Marthe Robin, qui, entre autre, avait donné  ses yeux pour la France,  vient d’être déclarée vénérable.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:00

 

Par le Bx Guerric d'Igny (v. 1080-1157), abbé cistercien . 1er Sermon pour l’Avent, 2-3 ; SC 166 (trad. SC p. 95 rev.) 
icone copte de Marie

« Tenez-vous prêts »


« Je déborde d’espérance en ta parole » (Ps 118,81 Vulg).

Espérant en Dieu et même débordant d’espérance, j’ajouterai espoir à espoir, même si l’épreuve s’ajoute à l’épreuve, le délai au délai. Car je suis certain « qu’il apparaîtra à la fin et ne nous trompera pas ».

C’est pourquoi, « même s’il se fait attendre, je l’attendrai car il viendra sans aucun doute et ne tardera pas » (Ha 2,3 Vulg) au-delà du temps déterminé et favorable. 

Quel est ce temps favorable ?

-Celui où sera complet le nombre de nos frères (Ap 6,11), où sera achevé le délai de miséricorde accordé pour le repentir.

Écoute Isaïe expliquer pourquoi le Seigneur remet le jugement :

-« Si le Seigneur attend, c’est pour vous faire miséricorde, car en vous épargnant il sera glorifié.

Le Seigneur est un Dieu de justice ; bienheureux tous ceux qui l’attendent » (30,18).

Vois donc, si tu es sage, comment employer la trêve due à ce délai :

-si tu es pécheur, elle t’est donnée pour faire pénitence et non pour vivre dans la négligence ; si tu es saint, c’est pour avancer en sainteté et non pour défaillir dans la foi.

Car « si le mauvais serviteur se dit en son cœur : mon maître tarde à venir, et qu’il se met alors à frapper les autres serviteurs, à manger et à boire en compagnie des ivrognes, son maître viendra au jour qu’il n’attend pas et qu’il ignore ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles ». 

Oui, attendre vraiment le Seigneur, c’est garder notre foi en lui et, même si nous sommes privés de la consolation de sa présence, ne pas suivre le séducteur, mais demeurer suspendu à son retour.

C’est bien ce que dit encore le Seigneur par le prophète : « Mon peuple sera suspendu à mon retour » (Os 11,7 Vulg).

« Suspendu », expression belle et exacte, qui signifie qu’étant comme entre ciel et terre, on ne peut pas encore atteindre les biens célestes, sans pour autant vouloir toucher les choses de la terre. 

 

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