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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:42

Par Saint Cyprien (v. 200-258), évêque de Carthage et martyr 

Croix Syrienne des Chrétiens de Mar Thomas

« Le Serviteur n'est pas plus grand que son maître »


La volonté de Dieu, c'est ce que le Christ a fait et enseigné :

l'humilité dans la conduite, la fermeté dans la foi, la retenue dans les paroles, la justice dans les actions, la miséricorde dans les œuvres, la rectitude dans les mœurs ; être incapable de faire du mal, mais pouvoir le tolérer quand on en est victime ; garder la paix avec les frères ; chérir le Seigneur de tout son cœur ; aimer en lui le Père et craindre Dieu ; ne préférer absolument rien au Christ, car lui-même ne nous a rien préféré ; s'attacher inébranlablement à son amour ; se tenir à sa croix avec force et confiance ; quand il faut lutter pour son nom et son honneur, montrer de la constance dans notre confession de foi ; montrer, sous la torture, cette confiance qui soutient notre combat et, dans la mort, cette persévérance qui nous obtient la couronne.

C'est cela, vouloir être héritier avec le Christ.

C'est cela, obéir au précepte de Dieu. 
C'est cela, accomplir la volonté du Père.

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:40

 


Saints Simon et Jude, Apôtres

 


SAINT SIMON et SAINT JUDE.Apôtres .(Ier siècle)

        Ces deux Apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils. - Saint Simon, qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres. Saint Jude était frère de saint Jacques le Mineur et de saint Siméon, évêque de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur. Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur.

        Saint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye ; saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie. Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble. 

        Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle. Un fait vint ajouter à leur prestige : deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays. Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent chrétiens. Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles ; le triomphe du Christ était complet.

        Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer Jésus-Christ en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre à sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu : 
"Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois le Seigneur qui nous appelle. 
- Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi Jésus-Christ entouré de ses Anges, et un des Anges m'a dit : « Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice. 
- Qu'il n'en soit pas ainsi ! ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertiront-ils ! »

        Et voici qu'en ce moment un Ange leur dit à tous les deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie ?  
- Miséricorde pour ce peuple ! crièrent les deux Apôtres. Que le martyre soit notre partage ! »

        Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier : « Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de Dieu ; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir. »Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées. Alors le peuple se jeta sur les deux Apôtres et les massacra, pendant qu'ils bénissaient Dieu et priaient pour leurs bourreaux.

 

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:38

 

Sts Vincent, Sabine et Christète, martyrs
(† v. 305)




Saints VincentSabine et Christète
Martyrs († v. 305)

Dacien, ce cruel exécuteur de la rage des empereurs Dioclétien et Maximien, étant venu en Espagne, plutôt pour persécuter les Chrétiens que pour en gouverner les provinces, fit arrêter Vincent, qu'en lui déféra comme un des plus zélés défenseurs du culte de Jésus-Christ.

Pour tâcher de corrompre sa Foi, il lui démontra que c'était une folie de s'exposer à perdre la vie à la fleur de son âge par de cruels supplices, pour défendre l'honneur d'un homme que l'on avait crucifié, et qu'il ferait beaucoup mieux d'obéir aux ordres des empereurs qui commandaient de sacrifier aux divinités païennes.

Puis, voyant que le saint martyr, bien loin de se rendre à ses désirs, confessait généreusement la divinité de Jésus-Christ, et déclamait contre Jupiter, se moquant de cette idole incestueuse et adultère, il commanda qu'on le menât devant la statue de l'idole, et que s'il ne lui offrait de l'encens, il fût à l'heure même torturé, déchiré, rompu de coups, et enfin mis à mort par le dernier supplice.

Les bourreaux se saisirent aussitôt de lui et l'entraînèrent au lieu désigné par le président; mais, par un grand miracle, ayant mis le pied sur une pierre dure, Vincent y imprima son vestige, de même que si c'eût été de la cire molle; les bourreaux en furent tellement touchés, que, pour avoir le temps de se faire instruire des mystères de la Foi Chrétienne, ils retournèrent à Dacien; et feignant que Vincent demandait 3 jours pour délibérer, ils obtinrent de lui cette surséance.

Pendant ce temps, ils le retirèrent chez eux : Sabine et Christète, sœurs de notre invincible martyr, le vinrent voir; et, se jetant à ses pieds, elles le prièrent et le conjurèrent avec larmes, de prendre la fuite avec elles pour leur servir de père et de mère et être leur soutien dans la rigueur de cette persécution.

Vincent eut bien de la peine à le faire; mais, enfin, considérant la jeunesse de ces Vierges, et s'imaginant qu'elles pourraient succomber à la cruauté des supplices si elles n'étaient soutenues par ses exhortations et par son exemple, il usa de la liberté que lui donnèrent ceux qui le retenaient, et se retira avec ses sœurs à Avila.

Le président en fut bientôt averti, et il envoya en même temps des cavaliers pour les suivre.

Ils les atteignirent en cette ville; et, comme ils avaient ordre de les tourmenter et de les faire mourir, ils exercèrent contre ces innocentes victimes toutes les cruautés dont l'impiété est capable.

Enfin, après avoir disloqué tous leurs membres sur le chevalet et leur avoir déchiré le corps à coups de fouet, ils leur mirent la tête sur des pierres et la leur écrasèrent avec des cailloux et des leviers.

Leurs dépouilles sacrées demeurèrent ensuite exposées à la voirie pour être dévorées par les animaux; mais, ô conduite admirable de la Divine Providence! un serpent d'une grosseur prodigieuse, qui causait de grands maux dans le pays, sortit des rochers voisins de la ville pour les venir garder.

Un Juif s'étant donc approché pour les insulter, il fut saisi par ce monstre et n'échappa à sa cruauté que par la promesse qu'il fit de se convertir au Christ et de donner honorable sépulture aux saints martyrs, et de faire bâtir une église en leur honneur.

Il accomplit depuis lors ce qu'il avait promis.

On trouve l'Office de saint Vincent et de ses sœurs dans les anciens Bréviaires et Missels Mozarabes.

 

 

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 11:36

 

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« Voici que je chante », diras-tu.

 

Tu chantes, oui tu chantes, je l'entends. Mais prends garde que ta vie ne porte témoignage contre ta langue.

 

Chantez de la voix, chantez par le cœur, chantez par votre bouche, chantez par votre conduite, « chantez au Seigneur un chant nouveau ».

 

Vous vous demandez ce que vous chanterez pour celui que vous aimez, et vous cherchez quelles louanges lui chanter. « Sa louange est dans l'assemblée des saints. » (Ps 149,1)

 

La louange à chanter, c'est le chantre lui-même. Vous voulez chanter des louanges à Dieu ?

Soyez vous-mêmes ce que vous chantezVous êtes sa louange si vous vivez bien.


(Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 34 ; CCL 41, 423-426.)

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 08:40


Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .
Sermon inédit sur la lettre de saint Jacques 

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Trois amours, deux commandements


      Dieu ne te demande pas beaucoup de choses, car à elle seule la charité accomplit toute la Loi (Rm 13,10).


Mais cet amour est double : amour envers Dieu et envers le prochain...

 

Quand Dieu te dit d'aimer ton prochain, il ne te dit pas : aime-le de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit ; mais il te dit :


-aime ton prochain comme toi-même.

 

Aime donc Dieu de tout toi-même, parce qu'il est plus grand que toi ; aime ton prochain comme toi-même, parce qu'il est ce que tu es... 


      Il y a donc trois objets de notre amour ; pourquoi n'y a-t-il que deux commandements ?


Je vais te le dire :

-Dieu n'a pas jugé nécessaire de t'engager à t'aimer toi-même puisqu'il n'y a personne qui ne s'aime pas soi-même.


Mais beaucoup de gens se perdent parce qu'ils s'aiment mal.

 

En te disant d'aimer Dieu de tout toi-même, Dieu t'a donné la règle selon laquelle tu dois t'aimer.

 

Sans doute, tu veux t'aimer ?

Alors, aime Dieu de tout toi-même.

C'est en lui, en effet, que tu te trouveras, en évitant de te perdre en toi...

 

Ainsi donc, la règle selon laquelle tu as à t'aimer t'est donnée :


-aime celui qui est plus grand que toi, et tu t'aimeras toi-même.



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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 08:33

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Homélies sur Saint Jean, 115 

st augustin

« Mon royaume ne vient pas de ce monde »



Écoutez tous, juifs et gentils ; écoutez, tous les royaumes de la terre !

Je n'empêche pas votre domination sur ce monde, « mon Royaume n'est pas de ce monde » (Jn 18,36).

Ne craignez donc pas de cette crainte insensée qui a saisi Hérode quand on lui a annoncé ma naissance.

Non, dit le Sauveur, « mon Royaume n'est pas de ce monde ».

Venez tous à un Royaume qui n'est pas de ce monde ; venez-y par la foi ; que la crainte ne vous rende pas cruels.

Il est vrai que, dans une prophétie, le Fils de Dieu dit en parlant du Père :-« Par lui, j'ai été établi roi sur Sion, sur sa montagne sainte » (Ps 2,6).

Mais cette Sion et cette montagne ne sont pas de ce monde. 

Qu'est-ce en effet que son Royaume ?

Ce sont ceux qui croient en lui, ceux à qui il dit :

« Vous n'êtes pas du monde, comme moi, je ne suis pas du monde » (cf Jn 17,16). Et pourtant, il veut qu'ils soient dans le monde ; il prie son Père :

-« Je ne te demande pas de les retirer du monde mais de les garder du mal » (Jn 17,15).

Car il n'a pas dit : « Mon Royaume n'est pas dans ce monde » mais bien :

-« Il n'est pas de ce monde ; s'il était de ce monde, mes serviteurs viendraient combattre pour que je ne sois pas livré ». 

En effet, son Royaume est vraiment ici sur terre jusqu'à la fin du monde ; jusqu'à la moisson l'ivraie est mêlée au bon grain (Mt 13,24s).

Son Royaume n'est pas d'ici car il est comme un voyageur dans ce monde. A ceux sur qui il règne, il dit :

-« Vous n'êtes pas du monde, car je vous ai choisis du milieu du monde » (Jn 15,19).

Ils étaient donc de ce monde, quand ils n'étaient pas encore son Royaume et qu'ils appartenaient au prince de ce monde (Jn 12,3).

Tous ceux qui sont engendrés de la race d'Adam pécheur appartiennent à ce monde ; tous ceux qui ont été régénérés en Jésus Christ appartiennent à son Royaume et ne sont plus de ce monde.

« Dieu nous a en effet arrachés à la puissance des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé. » (Col 1,13) 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 08:25

Pour être délivrés de l'ésotérisme:

Saints Lucien et Marcien
Magiciens, puis martyrs chrétiens 
(† 250)

25253410 p

Lucien et Marcien, nés dans les ténèbres de l'idolâtrie, étaient passionnés pour l'étude de la magie.

Mais ils se convertirent en voyant l'inutilité de leurs charmes sur une vierge chrétienne, et la défaite des malins esprits par la vertu du signe de la croix.

Ils n'eurent pas plus tôt ouvert les yeux à la lumière de l’Évangile, qu'ils brûlèrent leurs livres de magie, au milieu de la ville de Nicomédie.

S'étant purifiés de leurs crimes par le baptême, ils distribuèrent leurs biens aux pauvres , et se retirèrent dans la solitude, afin que par l'exercice de la prière et par la pratique de la mortification, ils pussent soumettre leurs passions, se fortifier dans les résolutions qu'ils avaient prises pour se mettre plus sûrement à l'abri du danger, et fuir plus facilement les tentations auxquelles on est exposé dans le inonde, jusqu'à ce que leur vertu fût solidement établie.

Lorsqu'ils eurent passé de la sorte un temps considérable, ils se mirent à prêcher Jésus-Christ aux gentils, pour les rendre participants de la grâce qu'ils avaient reçue.

L'édit de Dèce contre les chrétiens ayant été publié en Bithynie, l'an 250, ils furent arrêtés et conduits devant le proconsul Sabin.

Comme celui-ci demandait à Lucien de quelle autorité il prêchait Jésus-Christ, il lui répondit que tout homme devait faire ses efforts pour retirer ses frères de l'erreur.

Marcien ne fit pas une profession moins généreuse de sa foi.

Le juge ordonna qu'ils fussent étendus sur le chevalet.

« Tandis que nous adorions les idoles, lui dirent Lucien et Marcien, nous avons commis plusieurs crimes, nous avons donné publiquement dans les abominations de la magie, sans qu'on nous fît subir aucun châtiment :

mais nous devenons chrétiens, nous remplissons les devoirs de bons citoyens, et l'on nous applique à des tortures barbares. »

Le proconsul les menaçant de les faire souffrir encore davantage, Marcien reprit : « Nous sommes prêts à souffrir tout ce qu'il vous plaira :

mais nous ne renoncerons point au vrai Dieu, de peur qu'il ne nous précipite dans un feu qui ne s'éteindra jamais. »

Il eut à peine fini de parler, que Sabin les condamna tous deux à être brûlés vifs. Ils allèrent avec joie au lieu de l'exécution. Ils expirèrent au milieu des flammes, en louant et bénissant le Seigneur.


 

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Délivré du démon par l’intervention de la Sainte Vierge

Bartolo Longo vécut de 1841 à 1926 en Italie. Etudiant, il a la grave imprudence de s'initier aux expériences de spiritisme et d'entrer ainsi sous domination progressive des puissances du mal. (…)

Lors d'une séance, il interrogea "l'esprit": «Jésus-Christ est-il Dieu?» - «Oui», répondit le médium. «Les préceptes du Décalogue sont-ils vrais? - Oui, sauf le sixième (Tu ne commettras pas d'adultère). - «Laquelle des deux religions est la vraie: la catholique ou la protestante? - Toutes deux sont fausses».

Devenu adepte du spiritisme, il écrira: «L'esprit mauvais qui m'assistait, voulait s'emparer de mon âme(…). Il se faisait passer pour l'archange Michel, m'imposant la récitation des psaumes et des jeûnes rigoureux. Il réclamait que son nom fût écrit en tête de tous mes papiers et que je le portasse sur mon cœur (…)».

Bartolo Longo avait l'esprit de plus en plus égaré lorsqu’il rencontra un ami fort pieux qu'il respectait et qui lui conseilla de se repentir et de se confesser. Ce qu’il fit. Délivré par l'intervention de la Sainte Vierge, il devient tertiaire Dominicain et se voue à l’apostolat du Rosaire. (…) Il fût béatifié en 1980 par le Pape Jean Paul II.


Bx Bartolo Longo (1841-1926)
 
Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 08:22

COMPATIBILITE OU INCOMPATIBILITE ENTRE LA SPIRITUALTE ORIENTALE ET OCCIDENTALE ?

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Si nous devions mettre en évidence, l'autorité de certains Pères (comme  Dom C. Butler qui, dans son Mysticisme Occidental, avait choisi saint Augustin, saint Grégoire le Grand et saint Bernard , la tradition de l'Église d'Orient choisirait les trois Évêques que nos textes liturgiques appellent « les saints pontifes et docteurs oecuméniques » : saint Jean Chrysostome qui n'avait pas de théologie personnelle, mais simplement une théologie des fidèles, ou, en d'autres termes la théologie de l'Église elle-même ; saint Basile le Grand, dont les règles monastiques ont servi de guide sur à la vie spirituelle de millions d'hommes ; et saint Grégoire de Nazianze, appelé à juste titre le « théologien » et dont Rufin d"Aquilée a écrit : « Être en désaccord avec la foi de Grégoire est signe manifeste d'erreur dans la foi»

C'est grâce à de tels Maîtres et Pères dans le Christ, et non grâce à des philosophes et romanciers modernes, même du génie religieux de Khomiakov, Dostoïevski et Berdiaev, ni grâce aux pères spirituels de l'Athos ou d'Optina, dont les vues restent des opinions particulières, que nous découvrirons ex autoritate la voie orthodoxe vers la sainteté.

Ces Maîtres sont communs à l'Orient et à l'Occident, néanmoins leur influence se fit davantage sentir en Orient.

On ne saurait assez le répéter : il n'y a pas de « béance » entre le Christianisme d'Orient et celui d'Occident. Les principes fondamentaux de la spiritualité chrétienne restent les mêmes à l'Est et à l'Ouest. Les méthodes aussi.  

Les différences ne portent pas sur les points essentiels.

En gros, disons qu'il y a une spiritualité chrétienne avec ici ou là des accentuations différentes.

On retrouve à l'Est tout l'enseignement des Pères Latins, comme on retrouve à l'Ouest tout l'enseignement des Pères Grecs. Rome a donné saint Jérôme à la Palestine. L'Est a donné Cassien à l'Occident et a une vénération toute particulière pour ce Romain par excellence que fut le pape Saint Grégoire le Grand (notre Grégoire Diálogos).

Saint Basile aurait reconnu un frère et un héritier en saint Benoît de Nursie. Sainte Macrine aurait trouvé une soeur en sainte Scolastique. Saint Alexis, «   l'homme de Dieu », le « pauvre sous l'escalier », a eu pour successeur ce mendiant errant que fut saint Benoit Labre. Saint  Nicolas se serait senti très proche de la charité ardente d'un saint François d'Assise ou d'un saint Vincent de Paul. Saint Séraphim de Sarov aurait vu le désert fleurir sous les pieds du Père Charles de Foucault, et n'aurait-il pas appelé sainte Thérèse de Lisieux « Ma Joie » ? 

L'Église d'Orient prend aussi en considération les accomplissements de Chrétiens « évangéliques ». Elle reconnaît et honore tout le côté profondément chrétien — et par là même orthodoxe — d'hommes comme George Fox, Nicholas Zinzendorf, John Wesley, William Booth, le Sadhu Sundar Singh, pour n'en citer que quelques-uns.

Mentionnons également saint Tikhon de Zadonsk, l'un des plus grands « ascète »et mystiques de l'Église Orthodoxe, tout à fait familier avec la Scolastique latine, qui citait saint Augustin et semblait avoir lu l'Anglican Joseph Hall, évêque de Norwich, aussi bien queJohann Arndt, le pietiste allemand.

Une vie spirituelle authentique et intense est la voie la plus directe et la plus sûre vers une réunion. 

(Père Lev Gillet

Spiritualité orthodoxe)

 

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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 08:19

QUI ÊTES-VOUS,St Évariste († 108)?...
   


SAINT ÉVARISTE
Pape et martyr 
(† 108)

        Grec de naissance, saint Évariste était cependant d'origine juive. On ignore à quelle époque il embrassa la foi et comment il vint à Rome, mais on sait qu'étant devenu prêtre, il édifia grandement les fidèles par ses exemples, sa charité et ses instructions.

Après le martyre du saint pape Anaclet, alors que la seconde persécution générale sévissait avec la plus grande fureur, saint Évariste fut élu pape d'une voix unanime.

         Ce véritable Père de la chrétienté mit tous ses soins à pourvoir aux besoins de l'Église dans un temps où elle était persécutée par les païens et déchirée par les hérétiques des diverses sectes de Gnostiques qui infestaient alors le christianisme.

Le souverain pontife veilla si bien à la garde de son troupeau que les fidèles de Rome conservèrent toujours la pureté de la foi et que le poison de l'hérésie ne put jamais gagner ni le cœur ni l'esprit des chrétiens romains.

Évariste ne se reposait pas uniquement sur les prêtres de Rome pour distribuer la parole de Dieu, mais il prêchait souvent lui-même et visitait les différentes paroisses de la ville avec un zèle infatigable.

         La persécution de Trajan, regardée comme la troisième dans l'histoire de l'Église, commença sous le pontificat du saint pape Évariste.

Cet empereur impie éprouvait une aversion mortelle pour les chrétiens qu'il persécuta pendant les neuf dernières années de son règne.

Pour venir plus facilement à bout du troupeau, ce tyran s'attaqua au pasteur suprême.

Saisi et jeté en prison, saint Évariste fit éclater si fortement sa joie de souffrir pour Jésus-Christ que les magistrats en étaient interdits et stupéfaits.

Cet admirable souverain pontife endura le martyre en même temps que l'illustre évêque d'Antioche, saint Ignace.

        L'héroïque et glorieuse confession de ces deux grands Saints, unit les Églises d'Orient et d'Occident dans une même profession de foi. Le corps de saint Évariste est enterré au Vatican, près du tombeau de saint Pierre.

(Source Per Ipsum)

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 09:35

VERS LA PRIERE PURE...

 

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Lorsque tu veux te recueillir en solitude pour la prière, laisse de côté tous ce que tu faisais ou que tu avais l’intention de faire.

Ne cherche pas à prier avec des mots, à moins de t’y sentir porté ; ou si tu pries avec des mots, ne leur prête pas d’attention, ni s’ils sont peu nombreux ou beaucoup, ni leur sens.

Ne te mets pas en peine de la nature des prières, car il n’importe qu’elles soient des prières liturgiques ou non, des psaumes, des hymnes ou des antiennes ; qu’elles soient des prières d’intention générale ou particulière ; des prières intérieures, exprimées en pensée, ou des prières vocales exprimées par les paroles.

Veille seulement à ce qu’il n’y ait rien qui occupe ton esprit sauf une seule intention, un simple regard fixé sur Dieu, sans que vienne s’y mêler aucune pensée particulière sur lui, ce qu’il est en lui-même, ou ses œuvres.

Retiens seulement la conscience nue qu’il est ce qu’il est. Oui, qu’il soit tel qu’il est : ne le conçois pas autrement, je t’en prie. Ne cherche rien de plus à son sujet, mais fixe-toi en cette foi comme sur le roc.

Ce regard fixé vers Dieu, dépourvu d’idées et ancré consciemment dans la foi, laissera ton esprit et tes sentiments dans un vide, sauf une pensée dépouillée et un sentiment obscur de ton propre être. Ce sera comme si tout ton désir criais vers Dieu et tu lui disais :

Ce que je suis, ô Seigneur, je te l’offre, 

sans m’arrêter à aucune des qualités de ton être, 

mais en affirmant seulement 

que tu es ce que tu es, et rien de plus ! 

Que pour toi cette paisible obscurité soit tout ton esprit et comme un miroir. Car je veux que ton idée de toi-même soit aussi nue et simple que ton idée de Dieu, afin de devenir un avec lui en esprit, sans dispersion ni distraction.

Il est ton être et c’est en lui que tu es ce que tu es, non seulement parce qu’il est la cause et l’être de tout ce qui existe, mais parce qu’il est ta cause et ton être.

Donc dans cette œuvre contemplative, pense à Dieu comme tu penses à toi-même : qu’il est comme il est, que tu es comme tu es. Ainsi, ta pensée ne sera pas dispersée ni divisée, mais unifiée en celui qui est tout. 

En même temps, garde en esprit la distinction entre lui et toi : il est ton être mais tu n’es pas le sien.

Tout existe en lui comme source et être et il est en tout comme cause et être. Cependant demeure une distinction fondamentale : lui seul est sa propre cause et son être. […]

Puisque cela est la vérité, que la grâce unit ton esprit et tes sentiments à lui, alors que tu t’efforces de rejeter toutes recherches subtiles sur les qualités de ton être aveugle et du sien.

Que ta pensée soit tout-à-fait nue et tes impressions intègres et toi-même tout simplement comme tu es, alors, le toucher de la grâce te nourrira de la connaissance expérientielle de Dieu tel qu’il est.

Mais en cette vie ce sera toujours dans l’obscurité et d’une manière partielle, si bien que ton désir languissant ne cessera jamais de s’aviver.

Alors lève les yeux dans la joie et dis à ton Seigneur, en mots ou en désir :

Ce que je suis, Seigneur, je te l’offre ;

car tu es éminemment ce que je suis.

Et n’avance plus, mais repose-toi en cette conscience,

pure et simple, que tu es tel que tu es.

Épître de la direction intime. Traduit de l’anglais.

Texte complet dans Alain Sainte-Marie, 

La quête de la sagesse, Seuil (Sa 199), 2004.

L’Épître de la direction intime est attribuée au même auteur anglais anonyme du XIVe siècle que Le nuage de l’inconnaissance. Ces écrits mystiques, fortement influencés par le mystérieux Denys l’Aréopagite, le « Pseudo-Denys », se situent dans la tradition de la théologie apophatique, qui affirme que de l’essence divine il n’est possible d’avancer que des propos négatifs : « Dieu n’est pas ceci ou cela ».

Des traductions latines de La théologie mystique du Pseudo-Denys – très court texte qui exprime dans un langage dense et sublime l’essence de l’apophatisme chrétien –, circulaient largement en Occident au Moyen-Âge.

La théologie apophatique doit être complétée par la théologie cataphatique (positive) : par ses énergies divines, qui sont Dieu lui-même, Dieu se révèle dans sa création et il est possible de parler de Dieu en termes positifs : « Dieu est Lumière » ; « Dieu est Amour » (1 Jn 1, 5 ; 4, 8).

Le court extrait de l’Épître de la direction intime ci-dessus tire les conclusions pour la vie de prière de la théologie apophatique, dont on trouve déjà des échos chez Évagre le Pontique au IVe siècle. Nous sommes à la porte de la prière contemplative pure – mais ce n’est pas la seule porte. 

 

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