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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 10:50
LA SAINTE COMMUNION
DANS L'ORTHODOXIE
Source : Pages Orthodoxes La Transfiguration (www.pagesorthodoxes.net).

 

par Mgr Séraphim (Storheim)
évêque d'Ottawa et du Canada

 

L'hospitalité d'Abraham ou la Sainte Trinité de Roublev

INTRODUCTION

...Car il s’agit de notre relation avec le Christ, être amoureux du Christ, être uni au Christ, se trouver dans le Christ, vivre dans le Christ, c’est de tout cela qu’il s’agit...

... Nous ne pouvons pas participer à la Sainte Communion de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, et ensuite poursuivre notre vie comme si rien ne s’était passé.

La publication qui suit, portant sur la Sainte Communion dans l’Église orthodoxe, est basée sur deux conférences données par Monseigneur Séraphim (Storheim), évêque d’Ottawa et du Canada, Église orthodoxe en Amérique, dans le cadre d’une série de conférences érudites, " Fenêtres sur l’Est " tenues en février 1995 au Collège Saint Thomas More de l’Université de la Saskatchewan. Commanditées par les paroisses chrétiennes orientales de Saskatoon et le Collège Saint Thomas More, deux soirées ont porté sur le thème " La place centrale de la Table du Seigneur : Perspectives eucharistiques ". Les conférenciers invités pour la série de 1995 étaient Monseigneur Nicolas (Samra), évêque de l’Église catholique Melchite de Newton et de la région du Midwest (États-Unis), et Monseigneur Séraphim.

Les communications de Monseigneur Séraphim étaient intitulées " Participants à la nature divine : Considérations théologiques orthodoxes de la Sainte Communion ", et " La Sainte Communion à travers les siècles dans l’Église d’Orient ".

Ces textes sont reproduits ici avec la permission expresse du Collège Saint Thomas More et avec la bénédiction de Monseigneur Séraphim.


LA SAINTE COMMUNION :

SES FONDEMENTS THÉOLOGIQUES

J’entreprends cette " considération orthodoxe de la Sainte Communion " par des considérations théologiques. Cela peut sembler étrange, mais il ne saurait en être autrement, puisqu’un fondement théologique est nécessaire pour comprendre la manière dont les Orthodoxes s’approchent comme il le faut de la Sainte Communion, ou même leur comportement, que d’aucuns considèrent comme un mystère en soi.

Au cours de mes réflexions, je ferai mention de paroles des Pères de l’Église. Ces Pères sont les personnes dont les paroles, les sermons, les réponses et les traités aident à façonner notre compréhension de la Sainte Communion et de tous les autres aspects de notre vie d’Orthodoxes.

Certains des Pères ont vécu il y a longtemps, surtout ceux auxquels nous reconnaissons la plus grande autorité, tels saint Basile le Grand, saint Jean Chrysostome et saint Jean Damascène. D’autres Pères de l’Église primitive vivaient au désert. Il y a aussi des Pères plus récents. J’ajouterai ici que, même si l’on associe presque automatiquement ce terme de " Pères " à la période des Cappadociens, par exemple, en le limitant aux personnages de cette époque, en fait le terme s’applique à des personnes significatives de tous les temps, et même d’aujourd’hui. De même que le temps des miracles n’est pas révolu, le temps des Pères n’est pas passé. Et pour vous garder en alerte, certains des Pères sont des Mères !

Autre facteur important à noter, si l’on cherche dans les index des écrits patristiques des références à la Sainte Communion ou à l’Eucharistie, elles sont étonnamment limitées. Il y a de bonnes raisons à cela : jamais dans l’histoire de l’Église orthodoxe n’a-t-on envisagé cette question séparément de la totalité de la vie et de l’expérience du chrétien orthodoxe. Elle fait partie d’un tout complètement interdépendant et interrelié ; elle ne peut en être extraite aux fins d’une étude indépendante et d’une analyse isolée.

Un exemple concret de ce que je veux dire se trouve dans l’introduction d’un livre que je viens de lire,Holy Women of Russia. L’auteur, Brenda Meehan, écrit :

J’ai eu beaucoup de difficultés à écrire ce livre et je suis maintenant convaincue que c’est parce que les femmes dont je parle - des femmes dynamiques, spirituellement intenses - n’aimaient pas ma première manière de raconter leur histoire, que j’intégrais à une analyse sèche et érudite du développement des communautés religieuses féminines dans la Russie du dix-neuvième siècle. J’avais l’intention d’analyser en chapitres méthodiques divers aspects de ces communautés, dont leurs origines, le profil statistique de leurs fondateurs, leurs ressources économiques et leurs structures institutionnelles, les caractéristiques socio-économiques de leurs membres et leur signification culturelle dans la Russie pré-révolutionnaire, mais ces femmes ont crevé les pages, refusant d’être enfermées dans mes chapitres bien définis et dans un cadre qui mettait l’accent sur le socio-historique au détriment du spirituel.

Dans ce contexte, je m’empresse d’ajouter " et aux dépens du personnel ". De nos jours, le mot " spirituel " est parfois associé à une attitude distante, isolée, détachée. Mais le mot " personnel " exige une relation. Une relation au niveau de l’être même - précisément ce dont il est question dans notre perception de la signification de la communion.

Je terminerai mon introduction en puisant un peu dans mes souvenirs, comme il convient à un homme de mon âge. Il y a environ trente ans que je suis venu à Saskatoon pour la première fois, au milieu de l’hiver, avec la chorale mixte de l’Université de l’Alberta ; de cette visite je retiens l’expérience du froid glacial de février que compensait l’hospitalité des gens de Saskatoon. À cette époque, suivant le cours ordinaire de la vie étudiante, entre de longues réflexions sur le sens de la vie dans divers cafés, je suivais des cours de philosophie et j’étudiais notamment la métaphysique.

Parcourant la Somme Théologique de saint Thomas d’Aquin, nous avons passé en revue les preuves de l’existence de Dieu. Malgré la difficulté de l’expérience, je suis très heureux de l’avoir faite, parce que ces arguments se sont révélés très utiles dans beaucoup de discussions que j’ai eues depuis avec des coeurs qui s’interrogent.

Cependant, notre professeur insistait patiemment sur une attrape que saint Thomas lui-même avait comprise : le bond de la foi. Avec son humour irlandais, il nous apprenait que même si on peut en arriver par la raison à une acceptation logique de l’existence de Dieu, cela en soi ne suffit pas. Le bond de la foi doit se produire avant que ce qu’on appelle la " croyance " puisse être atteinte.

La croyance est une forme de confiance - comme celle que l’on place dans une chaise ou une table lorsqu’on s’assoit ou s’appuie dessus. (En passant, veillez à ne pas être vus assis sur une table dans les cercles orthodoxes ! Les Orthodoxes ont un respect particulier pour les tables, pour une raison sur laquelle je reviendrai.) En tous cas, c’est le bond de la foi qui permet d’avoir cette confiance en l’existence de Dieu. Et au-delà de cette confiance, il y a la relation.

La philosophie est un instrument utile, mais ce n’est pas la théologie et le sujet qui nous occupe est la compréhension théologique orthodoxe de la Sainte Communion. Si nous utilisons le mot " théologie " comme s’il s’agissait d’une certaine forme de philosophie, nous aurons du mal à comprendre la perspective orthodoxe.

Nous devons prendre quelques instants pour rappeler ce qu’est la théologie. Le mot théologie signifie parler de Dieu, mais cela ne veut pas dire qu’on puisse prendre un ensemble, n’importe quel ensemble de propositions au sujet de Dieu et ensuite commencer à en débattre, ou même les ajuster à notre guise.

La théologie découle d’une expérience de Dieu. Elle n’est pas seulement le résultat demonexpérience de Dieu. Elle est le résultat denotreexpérience de Dieu - et pas seulement le résultat de notre expérience immédiate ou de celle des gens actuellement réunis à Saskatoon - mais l’expérience commune de tous ceux qui L’ont rencontré. Plus précisément, la théologie orthodoxe chrétienne est le reflet d’une expérience de Dieu partagée dans la communion au cours des deux mille dernières années et même avant.

Un théologien n’est pas nécessairement quelqu’un qui sait beaucoup de choses au sujet de Dieu - au sujet de l’histoire, des conciles, des débats, des arguments, de l’ecclésiologie, de la sotériologie, de la tradition biblique, des traductions, de l’herméneutique et ainsi de suite. Par-dessus tout, un théologien n’est pas quelqu’un d’original ! Un théologien est quelqu’un qui a eu une expérience de Dieu et qui, suivant l’exhortation de la première épître de Pierre (3, 15), est " prêt à justifier son espérance devant quiconque lui en demande compte ". L’authentification de cette expérience et cette justification se trouve dans sa conformité à l’expérience partagée par les chrétiens orthodoxes en tous temps et en tous lieux.

En d’autres mots, et citant le passage biblique préféré d’un saint homme luthérien, qui me l’a répété bien des fois dans ma jeunesse : " Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et il le sera à jamais " (Hébreux, 13, 8). Et même cette compréhension de la stabilité de la divinité n’est en rien neuve, puisque nous la retrouvons lorsque Dieu s’est révélé Lui-même à Moïse pour la première fois sur le Mont Sinaï dans Exode 3, 6 : " Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ".

Ce fondement théologique étant acquis, nous pouvons commencer à discuter de la perception orthodoxe de la Sainte Communion et de ses résultats. Et je voudrais commencer en signalant l’une des différences les plus frappantes entre l’Orient et l’Occident dans leur expérience chrétienne.

Les Orthodoxes, dans ce qu’on appelle l’Orient, ont toujours donné la Sainte Communion aux bébés, en fait dès le baptême. En Occident, depuis des siècles, la communion a été reportée jusqu’à un " âge de raison " diversement fixé, selon l’exigence longtemps soutenue qu’une personne doit connaître et comprendre ce qui est reçu.

Pour les Orthodoxes, il n’y a pas et il n’y a jamais eu une telle exigence. Aucune distinction n’est faite dans la capacité de raisonner, de percevoir ce qui se passe, car nous avons donné, nous donnons et nous donnerons la Sainte Communion non seulement aux bébés, mais à tous ceux qui sont incapables pour diverses raisons de comprendre quoi que ce soit, aux personnes dans le coma, et ainsi de suite. Par ailleurs, chez ces mêmes Orthodoxes, il y en a beaucoup qui ne reçoivent pas et qui n’ont pas reçu fréquemment la Sainte Communion, et cela sur la base d’une conscience aiguë des effets empoisonnants du péché.

Chaque matin, vers le début de Matines, nous chantons le refrain : " Le Seigneur Dieu nous est apparu ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". Dans cette phrase on trouve le fondement de la perspective théologique orthodoxe et les éléments fondamentaux de notre compréhension de la Sainte Communion. Et puisque nous y sommes, j’ajouterai que nous trouvons là nos véritables racines : dans nos antécédents sémitiques, judaïques, moyen-orientaux, interprétés à travers l’hellénisme.

Dès l’origine, à l’initiative de Celui qui est la Source de toute existence, le Créateur Se révèle au créé. Nous le voyons au début de la Genèse. Quelle que soit la façon dont nous choisissons de prendre les détails, le fondement de la Genèse se trouve dans la révélation que Dieu fait de Lui-même à l’humanité, Sa création. Il marche et il parle avec l’humanité avant la Chute et, oui, même par la suite.

Mais il y a un détail intéressant que nous pouvons remarquer dans le récit de la création, un détail qui n’est pas là pour rien. Dans Genèse 1, 26 nous lisons : " Dieu dit : " Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance... " La même formulation revient au chapitre 11, verset 7, de la Genèse, où Dieu interrompt l’oeuvre de notre orgueil : " Allons, descendons, et là confondons leur langage... " Et un peu plus loin, au chapitre 18, nous avons l’apparition bien connue de Dieu au chêne de Mambré. Ici, le Seigneur parle au singulier, mais il est représenté visiblement sous la forme de trois hommes ou de trois anges durant la rencontre avec Abraham, et ensuite sous la forme de deux anges pour la rencontre avec Lot dans Genèse 19.

Dieu Se révèle comme Communauté d’Existence, non seulement par l’utilisation du pluriel mais aussi sous forme visible à la fois dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament. Dans ce dernier, c’est plus particulièrement le cas au moment du baptême de Notre Seigneur, quand, comme nous l’entendons dans l’Évangile selon saint Marc (1, 10-11) : " Et aussitôt, remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit comme une colombe descendre vers lui, et une voix vint des cieux : ‘Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur.’ " De plus, Dieu se révèle non pas comme une simple communauté d’existence abstraite, mais comme uneCommunauté de Personnesavec laquelle il y a interaction et interrelation.

Mais cette interaction et cette interrelation dont saint Augustin et tous les Pères attestent qu’elles sont fondées sur l’amour, ne sont pas enfermées en elles-mêmes. Elles s’étendent, elles créent la vie et invitent les créatures à une relation avec le Créateur.

La vie de la Sainte Trinité engendre la vie dans l’amour, puis entretient une relation semblablement aimante et personnelle avec la créature. Ainsi Dieu Se révèle à nous, et comme Seigneur, il entend que cette révélation conduise à la " relation ". Cette " relation " est, en fait, communion. Et cette communion est la communion de l’amour : la communion de l’amour vivifiant qui invite à l’imitation. Les êtres humains imiteront l’amour désintéressé, vivifiant de Dieu, dans une obéissance motivée par cet amour même.

C’est pour cette raison que nous répétons les grands moments de cette révélation aux moments liturgiques plus importants. Dans l’anaphore de saint Basile le Grand, par exemple, nous participons à cette répétition de la révélation historique, de même que lors du baptême et de la grande bénédiction des eaux à la Théophanie. Dieu se révèle à nous dans la création, à Mambré, à la Mer Rouge, au Sinaï, dans les Juges et les Prophètes, dans les saintes personnes de tous les âges, et ensuite dans le point culminant de l’Incarnation de notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus Christ, le Verbe de Dieu qui prend chair, et la Descente de l’Esprit Saint.

Tout cela revient à dire qu’en célébrant la Divine Liturgie, nous amenons dans le moment présent toutes les actions salvatrices passées de la Sainte Trinité. Et cela ne s’arrête pas là. Nous y amenons non seulement les actions salvatrices passées du Seigneur mais aussi les actions futures, y compris une commémoration du Second Avènement.

La raison pour laquelle nous célébrons tous ces événements passés, présents et futurs c’est que nous y participons et que nous avons une relation personnelle avec eux. Et cette relation personnelle avec la Sainte Trinité et avec toutes les actions salvatrices de l’histoire n’est pas, comme on pourrait le penser, un simple aspect de notre existence, quelque chose que nous faisons comme partie de tout le reste de ce que nous sommes. Cette relation personnelle se joue au niveau même de notre être. C’est la substance, le fondement de ce que nous sommes ; car ce que nous sommes vraiment comme personnes ne peut être découvert que dans la relation avec Celui Qui nous a créé.

Plus notre identification à Dieu est profonde - plus nous vivons de Son amour, plus nous L’imitons - plus nous sommes vraiment nous-mêmes, parce que nous nous approchons approximativement de ce pourquoi Dieu nous a créés. Plus nous insistons pour vivre comme nous l’entendons et négligeons notre communion avec Dieu en vivant notre vie, plus nous défigurons ce que nous devrions être et devenons des parodies de ce que nous sommes vraiment.

Quand nous parlons de ces sujets, il faut dire que si l’on tente de comprendre la théologie orthodoxe de la Sainte Communion, on doit constamment prendre en considération le Mystère du Corps du Christ comme le décrit l’Apôtre Paul dans 1 Corinthiens 12 et suivants. En même temps, il faut rappeler le véritable but de l’assemblée eucharistique, comme le Père Alexandre Schmemann le souligne au début de son livre,L’Eucharistie : Sacrement du Royaume,citant l’Apôtre Paul dans ses commentaires disciplinaires dans 1 Corinthiens 11, 18-33 :

" Lorsque vous vous réunissez en Église ", écrit l’apôtre Paul aux Corinthiens : pour lui, comme pour tout le christianisme primitif, ces termes ont trait non pas au temple, mais à la nature et au but de la réunion. L’on sait que le motéglise, ecclésia,veut direassemblée. Dans l’esprit des premiers chrétiens, " se réunir en Église ", c’est constituer une telle assemblée, dont le but est de manifester, de réaliser l’Église.

Cette assemblée esteucharistique : la célébration de la " cène du Seigneur ", de la " fraction du pain " en est la culmination et l’achèvement... Dès l’origine, cette unité trine apparaît donc avec évidence : l’Assemblée, l’Eucharistie, l’Église, ainsi qu’en témoigne unanimement, à la suite de saint Paul, la tradition ancienne.

Nous croyons que, par amour, pour nous rendre capables de rétablir la communion personnelle avec Dieu que nous avions nous-mêmes rejetée et brisée, le Verbe de Dieu s’est fait chair, a vécu, est mort de nos mains, est ressuscité en détruisant le pouvoir de Hadès, et est monté aux cieux. Il nous a laissé la Divine Liturgie de Son Corps et de Son Sang pour nous nourrir, et pour maintenir et accroître l’unité et l’identité entre nous et Lui.

À la lumière de ces faits et de tout ce qui a été présenté jusqu’ici, voici ce qu’ont écrit au sujet de la Sainte Communion certains de nos Pères :

I. Saint Jean Chrysostome dit dans sonHomélie 24sur 1 Corinthiens 10 :

...Ô bienheureux Paul... donnez-vous le titre de ‘coupe de bénédiction’ à cette coupe qui inspire la crainte, à cette coupe foudroyante ? Il répond oui, et l’expression n’est pas un mince titre. Car lorsque je dis qu’elle est une ‘bénédiction’, je veux dire action de grâces, et quand je dis qu’elle est action de grâces, je déploie tous les trésors de la bonté de Dieu et me rappelle à l’esprit ses puissants bienfaits... Je Lui rends grâces d’avoir libéré toute la race humaine de l’erreur. Étant loin, Il les a faits se rapprocher, de sorte que lorsqu’ils avaient perdu espoir, et se trouvaient sans Dieu dans le monde, Il les a constitués Ses propres frères et co-héritiers. Donc, quand nous nous approchons, et rendons grâces pour ces choses et toutes choses pareilles... nous communions non seulement en participant, mais aussi en étant unis...

Car qu’est-ce que le pain ? Le Corps du Christ. Et que deviennent ceux qui y participent ? Le Corps du Christ : pas un grand nombre de corps, mais un seul corps... de sorte que nous sommes unis entre nous et avec le Christ... " La multitude des croyants’ dit le texte ‘n’avait qu’un coeur et qu’une âme (Actes 4, 32) "... Il a apporté, comme on pourrait dire, une autre sorte de pâte et de levain, Sa propre chair - en fait la même par nature, mais libre du péché et pleine de vie - et il l’a donnée à tous pour qu’ils y participent de sorte que nous soyons mêlés de vie et d’éternité au moyen de cette table.

J’ajouterai ici en parenthèse que saint Jean, quand il utilise le mot " mêlés ", ne suggère pas que nous soyons unis comme dans une ouate ni que nous soyons mêlés dans une quelconque vie indistincte. Il dit que tout en étant unis à la vie, la Source de la Vie, c’est-à-dire Dieu, nous demeurons les personnes spécifiques, les créations uniques que nous sommes.

II. Et de nouveau saint Jean Chrysostome dit dans l’Homélie 3sur Éphésiens 1 :

Voilà, je vous prie instamment, une table royale est mise devant vous, des anges servent à la table, le Roi Lui-même est là et vous tenez-vous debout, bouche ouverte ? Vos vêtements sont-ils salis et pourtant vous n’en tenez aucun compte ? Ou êtes-vous propre ? Alors prosternez-vous et participez... Vous avez chanté des hymnes avec les autres ; vous vous êtes déclaré être du nombre de ceux qui sont dignes en ne partant pas avec ceux qui sont indignes.

Pourquoi rester et pourtant ne pas participer à la table ? Vous direz, je suis indigne. Alors êtes-vous également indigne de la communion que vous avez eue dans la prière ? Car ce n’est pas seulement au moyen des offrandes, mais aussi au moyen de ces cantiques, que l’Esprit descend de partout. Pour éviter que je sois le moyen d’accroître votre condamnation, je vous prie instamment de ne pas hésiter à venir, mais de vous rendre digne à la fois d’être présent, et d’approcher... Et quel est donc notre espoir de salut ? Nous ne pouvons blâmer notre faiblesse ; nous ne pouvons accuser notre nature. C’est l’indolence et rien d’autre qui nous rend indignes.

III. Et encore saint Jean Chrysostome dit dansHomélies 29et30sur 2 Corinthiens 13 :

Nous sommes le temple du Christ ; nous embrassons le porche et l’entrée du temple quand nous nous embrassons les uns les autres... Et par ces entrées et ces portes le Christ est à la fois entré en nous et entre effectivement, chaque fois que nous communions. Vous qui participez aux mystères, comprenez ce que je dis : car ce n’est pas d’une manière commune que vos lèvres sont honorées lorsqu’elles reçoivent le Corps du Seigneur. C’est principalement pour cette raison que nous nous embrassons.

IV. Saint Cyprien de Carthage dit dans sonCommentaire sur le Notre Père:

" Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ". Ces paroles peuvent être prises spirituellement ou littéralement, parce que dans le plan divin, les deux lectures sont utiles à votre salut.

Le pain de vie est le Christ ; maintenant il ne s’agit pas du pain de tout le monde, mais c’est le nôtre... Nous l’appelons " notre pain " parce que le Christ est le pain de ceux qui participent à Son Corps. Et nous demandons que ce pain nous soit donné tous les jours, à moins que nous, qui vivons dans le Christ et recevons l’Eucharistie tous les jours comme nourriture de salut, soyons séparés de Son Corps par quelque péché grave qui nous interdit la Communion et ainsi nous prive de notre pain céleste.

V. Dans sesConférences sur les sacrements, saint Cyrille de Jérusalem dit :

... En pleine assurance, participons au Corps et au Sang du Christ, car sous forme de pain vous est donné Son Corps, et sous forme de vin Son Sang, afin que vous, en participant au Corps et au Sang du Christ, puissiez être fait du même corps et du même sang que Lui. Car c’est ainsi que nous en venons à porter le Christ en nous... c’est ainsi que, selon le bienheureux Pierre, nous en venons à participer à la nature divine (2 Pierre 1, 4).

Le Christ à une certaine occasion où il parlait avec les Juifs a dit : ‘Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous (Saint Jean 6,53)’... En conséquence, contemplez le pain et le vin non pas comme de simples éléments, car ils sont, selon la déclaration du Seigneur, le Corps et le Sang du Christ... Que votre fondement soit la foi.

VI. Saint Hésychius de Jérusalem dit dans ses textes surla Sobriété et la Prière :

Chaque fois que nous les indignes sommes considérés dignes d’être admis, avec crainte et tremblement, aux Mystères divins et sans taches du Christ, notre Dieu et notre Roi, montrons d’autant plus de sobriété, de vigilance d’esprit et d’attention stricte, pour que nos péchés et nos souillures petits et grands puissent être détruits par le Divin Feu, c’est-à-dire le Corps de Notre Seigneur Jésus Christ.

Car quand il pénètre en nous, il chasse tout de suite de nos coeurs les esprits malins et détruit nos péchés passés et l’esprit reste vidé de l’agitation importune des pensées mauvaises. Si, après cela, nous gardons strictement notre esprit et nous tenons à la porte du coeur, chaque fois que nous sommes de nouveau considérés dignes, le Saint Divin Corps éclairera de plus en plus l’esprit et le fera briller comme une étoile...

VII. Dans sesChapitres éthiques, saint Siméon le Nouveau Théologien dit :

Tout comme Ève a été prise à même la chair et les os d’Adam pour que les deux forment une seule chair, de même le Christ, en Se donnant à nous dans la communion, nous donne Sa propre chair et Ses propres os. Voilà en effet ce qu’Il nous donne à manger. Par la communion Il nous unit à Lui.

Tous ceux qui croient au Christ tiennent de Lui dans l’Esprit de Dieu, et forment un seul corps... Uni à Lui de cette manière spirituelle, chacun d’entre nous formera un seul esprit avec Lui, et de même un seul corps, puisque corporellement nous mangeons Son corps et nous buvons Son sang... Je dis un, pas selon la personne mais selon la nature de la divinité et de l’humanité ; selon la divine nature, puisque nous aussi nous devenons dieu par adoption...

De toute éternité, [Dieu] a prédéterminé que ceux qui croient en Lui et sont baptisés en Son nom (le nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit), et mangent la chair sans tache de Son Fils, et boivent Son précieux Sang, seraient ainsi justifiés c’est-à-dire glorifiés, et deviendraient participants à la vie éternelle...

Si vous voulez savoir si je dis la vérité, devenez saints en pratiquant les commandements de Dieu, et ensuite participez aux Saints Mystères. Alors vous comprendrez toute la portée de cet énoncé.

VIII. DansLa Vie en Christ, saint Nicolas Cabasilas écrit :

Mais quand le Christ habite en nous, que faut-il de plus, ou quel bienfait nous échappe ? Quand nous habitons dans le Christ, que désirerons-nous de plus ?... Quelle bonne chose manque à ceux qui sont dans un tel état ? Qu’ont à faire avec le malin ceux qui sont entrés dans une telle clarté ? Quel mal peut soutenir une telle abondance de bien ? Quoi du malin peut continuer à être présent ou à entrer de l’extérieur quand le Christ est si évidemment avec nous, nous pénètre et nous entoure complètement ?

Seule parmi les rites sacrés, l’Eucharistie fournit la perfection aux autres Mystères... Ce Mystère est si parfait, il surpasse de si loin chaque autre rite sacré, qu’il conduit au sommet même des bonnes choses. Voici également le but final de chaque entreprise humaine. Car en lui nous obtenons Dieu Lui-même et nous sommes unis à Dieu dans la plus parfaite union ; car quel attachement peut être plus complet que de devenir un seul esprit avec Dieu ?

Mais à cause de notre égoïsme nous reculons devant notre appel à la parfaite communion. Nous nous contentons de substituts et d’alternatives limités, au rabais et même sombres. Saint Nicolas (Vélimirovitch), dans sesPrières sur le lac, dit :

[Mon âme], repens-toi de tes désirs ardents de ce monde et de tout ce qui est dans ce monde. Car le monde est le cimetière de tes ancêtres qui t’attend la bouche ouverte. Un peu de temps encore et tu seras ancêtre ; tu auras un vif désir d’entendre le mot " repentir " mais tu ne l’entendras pas.

Ponce Pilate a demandé au Seigneur, " Qu’est-ce que la vérité ? " (Jean 18, 35) Il a posé la mauvaise question, parce que la vérité n’est pas unquoimais unQui. Très souvent, en essayant de comprendre les Mystères de Dieu, nous tombons dans le même piège en posant les mauvaises questions. Et si nous osons penser que nous pourrons un jour comprendre complètement les Mystères de Dieu, et plus particulièrement le Mystère de l’Eucharistie, nous ne ferons rien d’autre que poser les mauvaises questions.

J’espère que nous commençons à voir que dans la compréhension orthodoxe du Mystère de la Communion, tout est inter-relié. Tout et tout le monde sont liés et s’influencent réciproquement.

Cela est si vrai que, si on nous demandait " Combien y a-t-il de sacrements ? " notre réponse sera " Dieu seul le sait ". Il y en a un seul ou une multitude. Tous les sacrements que nous distinguons communément sont, en fait, étroitement liés les uns aux autres, tous tricotés ensemble de manière à être inséparables, même si ce sont des actes distincts. Et puisque chaque fois Dieu nous confère la grâce, nous percevons cet événement comme un sacrement (y compris les saints baisers que décrit saint Jean Chrysostome). Tous les sacrements reflètent la vie de la Sainte Trinité, et nous voilà revenus là où nous avions commencé.

C’est l’évêque, comme principal célébrant de chaque Liturgie eucharistique de son diocèse, qui réunit en sa personne la perpétuation de la Tradition du Christ, la véritable foi en la Sainte Trinité. Au moment de sa consécration, il se fait poser les questions suivantes par l’évêque consécrateur :

Métropolite : Quelle est ta foi ?

Et le futur évêque récite le symbole de foi :

Le futur évêque :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.

Et en un Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles. Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. Qui, pour nous autres hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, et s’est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Qui a été crucifié pour nous sous ponce Pilate, a souffert et a été enseveli. Qui est ressuscité le troisième jour selon les Écritures. Qui est monté aux cieux et est assis a la droite du Père. Et qui reviendra avec gloire juger les vivants et les morts et dont le royaume n’aura pas de fin.

Et au Saint Esprit, Seigneur, le Vivificateur, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.

En l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.

Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés, j’attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir.

Voilà le Symbole de Nicée que nous réaffirmons tous les jours, et que nous confessons depuis notre baptême. L’évêque consécrateur le bénit avec la grâce de la Sainte Trinité. Ensuite, pour plus de lumière, le futur évêque est appelé à parler avec plus de détails de sa foi trinitaire et christologique et il répond :

Et le futur évêque lit tout haut la seconde confession de foi comme suit :

Futur évêque :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, des choses visibles et des invisibles, sans commencement, inengendré et sans cause, principe naturel et origine du Fils et de l’Esprit.

Je crois aussi en son Fils unique engendré de lui sans changement et hors du temps, à lui consubstantiel, par qui tout a été fait.

Je crois aussi en l’Esprit Saint qui procède du Père lui-même et qui est glorifié avec lui comme coéternel, assis sur le même trône, consubstantiel, égal en gloire et artisan de la création.

Je crois que l’un de cette même supersubstantielle et vivifiante Trinité, le Verbe Fils unique, est descendu des cieux pour nous autres hommes et pour notre salut ; qu’il s’est incarné du Saint Esprit et qu’il s’est fait homme, c’est-à-dire qu’il est devenu homme parfait tout en restant Dieu, sans rien changer de la substance divine par sa communion avec la chair et sans rien en aliéner ; mais que, sans aucune modification, il a assumé l’homme ; que c’est en lui qu’il a supporté la souffrance et la croix, bien que libre de toute souffrance selon sa nature divine ; qu’il est ressuscité d’entre les morts le troisième jour et que, monté aux cieux, il est assis à la droite de Dieu son Père.

Je confesse aussi l’unique hypostase du Verbe incarné ; je crois et je proclame un seul et même Christ, qui depuis son incarnation a deux volontés et deux natures et qui garde les propriétés dans lesquelles et par lesquelles il existe. Et j’invoque encore deux volontés, chacune des deux natures conservant sa propre volonté et sa propre énergie.

Je crois aussi, sur Dieu et sur les choses divines, aux traditions et aux explications de la seule Église catholique et apostolique qui ont été reçus de Dieu et d’hommes de Dieu. Je rends encore un culte relatif, non de latrie, aux icônes du Christ lui-même, de la très sainte Mère de Dieu et de tous les saints et je rapporte aux prototypes la vénération qui leur est accordée. Tous ceux qui ne pensent pas ainsi et ont d’autres opinions je les rejette. Quant à Notre Dame la Mère de Dieu, je confesse et je proclame qu’elle a formellement et véritablement engendré dans la chair l’un de la sainte Trinité, le Christ notre Dieu. Puisse-t-elle être mon secours, ma protection, mon refuge, tous les jours de ma vie. Amen.

Voilà le fondement de ce que croient les chrétiens orthodoxes en tous temps et en tous lieux. Au surplus, c’est là le fondement de la foi qui imprègne toute notre vie. Il participe à notre assemblée comme Église, il sous-tend notre manifestation comme Corps du Christ. Il pénètre notre action de grâces et notre offrande de nous-mêmes et tout notre être. Il se confond avec notre commémoration des vivants, des morts, des saints, avec les actions salvatrices de Dieu, avec notre participation à la Sainte Communion. Il affecte profondément chaque aspect de notre vie quand nous sortons rencontrer des gens et faire face à des événements qui mettront à l’épreuve notre relation avec le Christ.

Car dans tout cela il s’agit de notre relation avec le Christ, d’être amoureux du Christ, d’être un avec le Christ, de se trouver dans le Christ, d’être vivant dans le Christ. C’est, comme l’indiquent ces grandes phrases tirées de la Divine Liturgie : " Nous t’offrons ce qui est à toi, le tenant de toi, en tout et pour tout ". Ce " tout " ne désigne pas seulement les gens qui assistent à l’office, mais chaque personne et chaque chose.

Et encore, quand nous arrivons à la fin de notre commémoration des morts et des vivants, nous prions pour notre évêque, demandant au Seigneur de le protéger en toutes choses, et de le rendre capable de " dispenser correctement la parole de Votre vérité ". Et les fidèles répondent : " Et de tous et de tout ", révélant l’unité interdépendante des fidèles et de l’évêque, de l’assemblée et de toute la création.


 La Communion des Apôtres - Léonide OuspenskyLa Communion des Apôtres - Léonide Ouspensky

La Communion des Apôtres
(icônes de Léonide Ouspensky)


 

ORTHODOXIE ET ORTHOPRAXIE

Pour approfondir notre compréhension du sacrement de la Sainte Communion, nous devons aussi considérer les aspects pratiques et historiques de la participation eucharistique dans l’Église. Premièrement, regardons la Sainte Communion à la lumière des documents de l’Église primitive. LesCanons des Saints Apôtres, bien qu’il ne soient pas exactement d’origine apostolique, dérivent de l’expérience de l’Église primitive ; les témoignages des temps sub-apostoliques peuvent aussi être acceptés. Et il faut souligner que l’influence des Canons sur la vie intérieure de l’Église reste présente jusqu’à ce jour.

Les Canons 8 et 9 relatifs à la Sainte Communion affirment :

Canon 8 :

Si un évêque, un presbytre ou un diacre, ou quiconque est sur la liste sacerdotale, quand l’offrande est faite, n’y participe pas, qu’il en déclare la cause ; et si elle est raisonnable, qu’il soit excusé ; mais s’il ne la déclare pas, qu’il soit excommunié comme cause d’offense au peuple, et occasionnant un doute contre celui qui offre, comme s’il n’avait pas fait l’offrande de manière appropriée.

Canon 9 :

Tous les fidèles qui entrent et écoutent les Écritures, mais ne restent pas pour les prières et la Sainte Communion, doivent être excommuniés, parce qu’ils créent du désordre dans l’Église.

Les sentiments évoqués ci-dessus ont été réitérés dans le Canon 2 du Synode d’Antioche en Syrie en l’an 341.

Ces canons ne signifient pas que l’Église primitive aimait à excommunier les gens, mais plutôt qu’on accordait beaucoup d’importance à la participation totale à l’Offrande Eucharistique, particulièrement le Jour du Seigneur. Il faut dire ici que l’excommunication mentionnée n’est pas du tout de nature permanente. Dans l’Église primitive, et dans l’Église Orthodoxe jusqu’à ce jour, si quelqu’un est excommunié pour quelque raison que ce soit, il s’agit d’un traitement médical temporaire d’une maladie spirituelle.

Dans les temps apostoliques, nous avons la preuve que certaines personnes pouvaient recevoir la Sainte Communion tous les jours. Au surplus, il y avait un sentiment très fort du besoin de recevoir la Sainte Communion du Corps et du Sang de notre Seigneur Dieu et Sauveur, Jésus Christ, tous les dimanches. Il est bien connu qu’en ces temps-là, quiconque s’absentait de la Liturgie sans bonne excuse trois dimanches de suite était excommunié pour avoir traité le Sacrement à la légère et le demeurait jusqu’à ce qu’il y ait repentir.

La participation à l’Eucharistie ne consistait pas et ne consiste toujours pas à recevoir la Sainte Communion. La réception comme telle fait partie du tout et ne peut être comprise sans le tout. Aux temps de l’Église primitive, même la Sainte Communion d’une personne malade incapable d’assister à la Liturgie était prise sérieusement comme partie du tout. Il était de coutume qu’un presbytre, ou plus souvent un diacre, porte la Sainte Communion aux malades immédiatement après la Liturgie du dimanche. En fait, ceci demeure la pratique régulière chez les Égyptiens qui, pour des raisons de sécurité, ne gardent pas la Communion en réserve.

Vous vous apprêtez peut-être à demander : partie de quel tout ? La première réponse est : partie de toute la Divine Liturgie. Mais cela ne peut être la réponse complète, parce que la Divine Liturgie n’est pas une fin en soi, et elle n’est d’aucune façon isolée.

La Divine Liturgie nous offre le plus grand exemple d’inclusion. Elle rend présentes toutes les actions salvatrices de Dieu. Elle nous fait participer à la Nature Divine. Elle inclut et touche tous les fidèles, passés, présents et futurs. Elle réalise le Corps du Christ au sens le plus plein du terme. Elle contient et rend possible le renouvellement de toute la création. Elle nous place dans le Royaume du Ciel, dans le paradis de Dieu. Elle concrétise le texte déjà cité de l’Apôtre Paul (1 Corinthiens 11, 18-33) : " Lorsque vous vous réunissez en Église... " - la réunion des croyants dans l’unité, dans l’ordre et dans l’amour pour recevoir dignement le Corps et le Sang du Christ.

On pourrait dire que tout cela semble bien en théorie, mais pour le Chrétien orthodoxe, il n’y a dans tout cela aucun sentiment d’abstraction ni de discontinuité avec ce qu’on appellerait la réalité pratique. Il faut comprendre qu’il n’y a pas de division entre ce que nous croyons et ce que nous faisons : pour utiliser une expression à la mode ces temps-ci, l’Orthodoxie est inséparable de l’Orthopraxie.

Donc toute la vie d’un Chrétien orthodoxe doit être centrée sur l’Eucharistie, à la fois pour la préparer et pour s’en nourrir. Comme le dit saint Jean de Cronstadt, un saint du début du vingtième siècle, dans son ouvrageMa vie en Christ :

Il faut la prière tant publique que privée pour mener une vie vraiment à l’image du Christ, et pour que la vie de l’Esprit ne s’éteigne pas en nous. Il est indispensable que nous assistions au service divin à l’Église avec foi, zèle et compréhension tout comme il est indispensable de fournir de l’huile ou du pouvoir à une lampe pour qu’elle éclaire et ne s’éteigne pas.

et,

Que nous inspire la Sainte Église en nous mettant dans la bouche pendant la prière, tant à la maison qu’à l’Église, des prières formulées non pas par une personne seule, mais par tous ensemble ? Elle nous inspire un amour mutuel constant, afin que nous nous aimions toujours les uns les autres comme nous-mêmes - afin que, imitant Dieu en trois Personnes, qui constitue la plus haute unité, nous soyons nous-mêmes une unité formée de la pluralité. " Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous " (Jean 17, 21).

La prière commune de tous nous apprend aussi à partager les choses de la terre avec les autres, à partager nos besoins, de sorte que dans cette vie aussi nous puissions avoir toutes choses en commun comme étant un - c’est-à-dire que cet amour mutuel devrait être évident en tout, et que chacun d’entre nous devrait utiliser ses aptitudes pour le bien des autres, ne cachant pas son talent dans la terre, de manière à ne pas être égoïste et paresseux....

et,

Par sa Divine Liturgie, l’Église orthodoxe nous prépare à être citoyens du ciel... en nous donnant " tout ce qui concourt à la vie et à la piété " (1 Pierre 1, 13). C’est pourquoi il nous est absolument nécessaire de participer aux Offices divins avec intelligence et respect, sans contrainte, surtout les jours de fête, et de nous approcher des sacrements de pénitence et de la Sainte Communion. Mais ceux qui s’éloignent de l’Église et de sa Liturgie deviennent les victimes de toutes les passions et vont à leur perte.

et,

Si le Seigneur se donne à nous dans ses divins mystères, chaque jour, ne devrions nous pas sans défaut donner librement, gratuitement, les biens périssables, tels l’argent, la nourriture, les vêtements, à ceux qui nous les demandent ? Et comment pouvons-nous être en colère contre ceux qui mangent notre pain gratuitement, quand nous participons nous-mêmes gratuitement de la nourriture sans prix et immortelle du Corps et du Sang du Christ ?

Le caractère absolument central de la Divine Liturgie etipso factode la Sainte Communion et sa nécessité pour la vie du Chrétien orthodoxe sont soulignés en profondeur dans ces textes de saint Jean. Non seulement la liturgie nous unit-elle au Christ et les uns aux autres, mais elle rend possible la vie altruiste, aimante, à l’image du Christ, qui est l’expression de cette union, que l’Apôtre Paul décrit dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre deux.

Elle révèle aussi et rend présent le fait, comme le dit le même Apôtre dans sa lettre aux Philippiens, chapitre trois, que notre citoyenneté est au Ciel. Bien sûr, cela ne veut pas dire que chaque Chrétien orthodoxe est toujours conscient de tout cela. Loin de là. Mais le Chrétien orthodoxe, conscient de ses péchés, ressentira néanmoins tout cela en grande partie, presque d’instinct.

Comme le dit saint Augustin d’Hippone dans sonCommentaire sur les Psaumes :

Il est vrai que beaucoup de gens s’approchent de l’autel que vous voyez ici de manière indigne et Dieu permet que ses sacrements soient profanés pendant un temps. Néanmoins, mes Frères, la Jérusalem céleste ressemblera-t-elle à ces murs visibles ? Pas du tout ; vous pouvez entrer avec les impies dans les murs de cette église, vous n’entrerez pas avec les impies dans le sein d’Abraham. Ne craignez donc rien : lavez vos mains pour qu’elles soient propres.

Non seulement la Sainte Communion est-elle l’objet de notre vie en Christ et la fin de notre vie, elle est aussi un moyen vers cette fin. Elle est cette nourriture spirituelle par laquelle il nous est possible d’espérer entrer dans le Royaume des Cieux.

De nouveau, saint Basile le Grand met devant nos yeux la norme adéquate, et en même temps révèle la pratique de l’Église du quatrième siècle (citation de saLettre No 93) :

La Communion et la participation au Saint Corps et au Sang du Christ quotidiennement est une pratique bonne et salutaire. Il [le Seigneur] dit clairement : " Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang a la vie éternelle " (Jean 6, 54). Qui doute que de participer à la vie constamment donne vraiment une vie d’abondance ? Quant à moi, je communie quatre fois par semaine, le Jour du Seigneur, le mercredi, le vendredi et le samedi, et les autres jours s’il y a commémoration d’un martyr. Si, à des époques de persécution, des individus, sous cette contrainte, se donnent eux-mêmes la communion avec leurs propres mains, sans la présence d’un prêtre ou d’un ministre, cela ne présente pas de difficultés. En fait, il est inutile de le souligner, puisque la coutume établie depuis longtemps sanctionne cette pratique sous la pression des circonstances.

Tous les ermites du désert, où il n’y a pas de prêtre, gardent la communion chez eux et se la donnent eux-mêmes. Et à Alexandrie et en Égypte, c’est la règle générale que chaque laïque garde la communion dans sa propre maison.

Car une fois que le prêtre a complété le sacrifice, et qu’il a donné le sacrement, celui qui l’a reçu comme une portion entière est obligé de croire, en participant jour après jour, qu’il participe à juste titre et la reçoit de Celui qui l’a donnée. Même à l’Église, le prêtre donne une portion et le communiant la retient, avec plein pouvoir de faire ce qu’il veut, et la porte à sa bouche avec ses propres mains.

Et voici une citation de laLettre No 53de saint Cyprien de Carthage, que j’ai citée précédemment :

...Puisque l’Eucharistie a été instituée pour ce but précis, qu’elle puisse servir de sauvegarde aux communiants, il est nécessaire que nous armions ceux que nous voulons sauvegarder contre l’adversaire par la protection de l’abondance du Seigneur. Car comment leur apprenons-nous ou les provoquons-nous à verser leur sang pour confesser Son nom si nous refusons à ceux qui s’apprêtent à la guerre le Sang du Christ ? Ou comment les rendons-nous fermes pour la coupe du martyre si nous ne les admettons pas d’abord à boire, à l’Église, la coupe du Seigneur par le rite de la communion ?

Nous voyons ici, d’abord dans saint Basile, le sentiment puissant de l’importance extrême et du caractère central de la réception fréquente, voire quotidienne de la Sainte Communion. Et nous voyons aussi qu’à certains endroits les laïques pouvaient garder la Sainte Communion chez eux pour la recevoir tous les jours. En même temps, nous voyons que saint Cyprien a exactement la même attitude à l’égard de sa valeur, de sa nécessité extrême pour la vie des chrétiens, qu’on soit ou non en période de persécutions.

Mais dans ses paroles il donne un indice, tout comme saint Jean Chrysostome dans une citation antérieure, que ce ne sont pas tous les fidèles qui sont préparés de cette manière. Il y a toujours eu ceux qui sont la proie du péché et qui sont tentés de prendre à la légère la réception de la Sainte Communion et, par extension, leur participation à la communauté des fidèles.

Nous voyons l’Apôtre Paul réprimander ceux qui, à Corinthe, abusaient de la fête du sacrement en la transformant en pique-nique. Nous voyons saint Jean Chrysostome se plaignant que certains participent au Sacrement sans la révérence ou le respect requis. Et nous avons encore une autre citation de saint Martyrius, Père syriaque du début du septième siècle, dans leLivre de la Perfection :

Je frémis de mentionner une autre chose qui est la pire de toutes celles que font des personnes armées par le mépris : au moment redoutable qui fait trembler même les démons rebelles, je veux dire à l’instant solennel où les Divins Mystères sont consommés, quand les anges et les archanges planent autour de l’autel avec crainte et tremblement, tandis que le Christ est sacrifié et que l’Esprit plane, beaucoup de ces personnes se promènent dehors, ou... entrent selon leur caprice et se tiennent là à montrer leur mépris par des bâillements comme s’ils portaient un fardeau excessif, étant fatigués de se tenir debout.

À ce moment où le prêtre fait la grande supplication pour eux, un sommeil profond les gagne ; ils sont si lâches ; à ce moment qui réveille jusqu’aux morts, voici ces gens, bien en vie et censés être à la poursuite de la perfection, néanmoins enfoncés dans le sommeil, ou se promenant dans l’espoir du moment où ils pourront laisser rapidement leur lieu de détention ; car la Jérusalem de la lumière et de la vie est comme une prison pour ces gens - l’endroit où le Père, le Fils et l’Esprit demeurent, quand des êtres spirituels et des groupes de saints rendent ensemble grâce et gloire devant eux de sainte manière (Hébreux 12, 28).

De nouveau nous voyons dans quelle crainte révérencielle était et est tenue la Sainte Communion, et nous constatons la réaction pécheresse de certains. On a eu tendance à imputer cette attitude au fait que les païens avaient été admis dans l’Église en grand nombre au quatrième siècle. On leur fait aussi porter le blâme du déclin de la communion fréquente, surtout vers le septième et le huitième siècles.

Certains laissent entendre, comme je l’ai parfois fait moi-même, que l’interprétation allégorique de la Divine Liturgie, comme reconstitution par les gestes du prêtre de la vie du Christ, traduit une influence de la mystagogie des religions païennes ; que le mouvement vers l’allégorie a aussi servi à créer une distance entre la célébration de l’Eucharistie et le peuple.

D’autres aiment dire qu’à cause de la pénétration païenne et pour protéger les Mystères de la profanation, la réception fréquente de la Sainte Communion a été découragée. Maintenant, j’attribuerais plutôt ce phénomène au fil sombre du péché traversant toutes les époques. Je crois voir, à la lumière de ce que dit le Seigneur, " Beaucoup sont appelés mais peu sont élus " (Matthieu 22, 14), qu’à travers toute l’histoire chrétienne, certains aiment profondément le Seigneur et veulent Lui plaire, être comme Lui et Lui obéir et donc se nourrir de Lui. Mais il y en a d’autres qui, confrontés à la gloire de l’amour de Dieu en Christ, se retirent, blessés et rebelles. Ainsi ils évitent de recevoir la Nourriture Divine nécessaire à la Vie en Christ.

Examinons la dernière citation de saint Martyrius. Il condamne tout manque de respect sous forme de promenades oisives et les arrivées en retard. Et par quoi se caractérisent les chrétiens orthodoxes modernes ? Comment s’attirent-ils l’admiration de certains ? Précisément pour ces promenades inattentives, ces arrivées tardives et ces départs prématurés irrespectueux du saint lieu du culte. C’est si vrai que nous-mêmes pensons que nous pouvons être irrespectueusement désinvoltes. Dans notre sans-gêne barbare, nous croyons qu’il est acceptable d’arriver en retard au Banquet du Seigneur, de nous promener, de sortir et d’entrer, de ne rien manger et de partir tôt. J’imagine la réaction que nous provoquerions si nous agissions ainsi à un banquet de la Reine ou du Lieutenant-Gouverneur ! Le Seigneur leur serait-il inférieur ?

Quand les Orthodoxes entendent les lectures des Saintes Écritures - des Évangiles ou des Épîtres - et quand les Orthodoxes célèbrent les fêtes du Seigneur, tout cela est fait et est entendu auprésent. Ce qui est dit par n’importe lequel des Apôtres, ou qui est relaté dans les Actes, est pris comme nous étant dit, ici et maintenant, au présent. La réaction correcte n’est pas de dire : " Oh ! ces vilains Corinthiens ", ou " Oh ! ces Thessaloniciens ", ou qui encore ! Elle est plutôt d’entendre l’Apôtre s’adresser à notre péché ou nous exhorter à une fidélité active et zélée. Les lettres sont écrites pour nous, qui nous tenons debout à en écouter les paroles. C’est pour cela que nous appelons les Épîtres " l’Apôtre ".

Il en est de même des lectures des Évangiles. Nous qui entendons les paroles participons aux événements, aux oeuvres du Seigneur. Nous entendons le Seigneur Lui-même nous parler ici et maintenant. Et dans la Semaine Sainte, quand nous relisons tous les événements de la Passion, nous n’en entendons pas seulement parler et ce n’est pas une sorte de souvenir, nous participons aux événements mêmes. Nous sommes avec le Seigneur dans tout, à la fois L’acclamant et Le trahissant (oui Le trahissant, puisque nous sommes tous pécheurs, et tout péché est une trahison, et nous pourrions tous être Judas), et nous sommes à la Dernière Cène avec Lui, et nous Le condamnons, et nous sommes près de la Croix, et au Tombeau et à la Résurrection. Et ensuite nous sommes avec les Apôtres au cours des quarante jours glorieux de Pâques, et à l’Ascension et avec la Mère de Dieu et les Apôtres à la Descente du Saint Esprit.

Et nous sommes présents aussi à toutes sortes d’autres événements. Nous sommes à la Nativité, nous sommes au Baptême. Nous sommes à la Présentation, à l’Annonciation, à la Transfiguration et à la Dormition.

Regardons comment nous prions. Le dimanche du Fils Prodigue, pendant l’avant-Carême, nous nous identifions au Prodigue : " M’étant sevré de Ta gloire paternelle, je faismonter vers Toila confession du Fils Prodigue : J’ai péché contre Toi, ô Père de miséricorde... "

Le jour de l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, nous Lui disons : " Comme les adolescents, portant les symboles de la victoire,nous t’acclamons, Ô Vainqueur de la mort : Hosanna dans les lieux très hauts... "

Le Jeudi Saint, nous prions le Seigneur : " À ta Cène mystique, ô Fils de Dieu,reçois-moicomme un convive... " et nous nous identifions au bon larron. Et le Jour de la Résurrection, nous ne disons pas ce jour-là que le Christ ressuscita, mais plutôt qu’il " est ressuscité " au temps présent. Ainsi le Tropaire de la Résurrection déclare-t-il : " Christest ressuscitédes morts, par la mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie ".

Notre identification aux événements continue après le cycle pascal. Elle se manifeste les jours de fête comme celle de l’Entrée au Temple de la Vierge : " Ce jourest le prélude de la bienveillance de Dieu... Dans le Temple de Dieu la Viergese montre...Etnous, nous lui crions à pleine voix : Salut !... "

Le jour de la Nativité du Seigneur, nous chantons : " La Vierge,aujourd’hui, met au monde l’Éternel... " Et au Baptême nous chantons : " En ce jour, Tu es apparu au monde Seigneur ! Ta lumière s’est manifestée à nous... " Et à l’Annonciation, nous chantons : " Aujourd’hui, c’est la révélation de notre salut... "

Tout cela montre concrètement comment nous comprenons le télescopage, la compression du temps, largement à la manière dont l’Exode est célébré à la Pâque. Cela révèle aussi qu’en célébrant l’Eucharistie, nous incluons non seulement les actions salvatrices de Dieu dans toute l’histoire, mais aussi chaque action et chaque événement de notre vie quotidienne. Et que nous sépare de cette perfection ? Le péché et l’orgueil rebelle.

Dans tout ce qui précède j’aurais pu traiter longuement des détails extérieurs de nos ajustements à notre manière de servir la Divine Liturgie, et de la façon dont la réception de la Sainte Communion a elle aussi été adaptée aux cultures, aux circonstances et le reste. Mais si nous voulons vraiment comprendre l’une ou l’autre des adaptations, qui sont faciles à trouver dans toutes sortes de livres en anglais et encore plus en français, il faut tout voir dans la perspective suivante : plus il y a de changements, plus les choses restent les mêmes. Lors du Concile de Carthage (en l’an 256), Lobosus, Évêque de Vaga, dit : " Dans l’Évangile le Seigneur dit : Je suis la vérité. Il n’a pas dit : Je suis la Coutume. Conséquemment, la vérité étant manifeste, que la coutume cède le pas à la vérité. "

Indépendamment de nos progrès technologiques, nous ne sommes pas différents de nos ancêtres, dans le meilleur et dans le pire. De nos jours, il y a des fidèles zélés, qui appliquent diligemment la volonté de Dieu. Il y a également ceux qui sont ligotés par le péché, et ceux qui trahissent. En effet, cela peut être très laid, mais aussi mauvais que ce soit, nous devons nous rappeler les paroles de Dieu à Élie à l’Horeb : " Mais j’épargnerai en Israël sept milliers, tous les genoux qui n’ont pas plié devant Baal et toutes les bouches qui ne l’ont pas baisé. " (1 Rois 19, 18). Et au milieu de tout, il reste que c’est par la Divine Liturgie, par la réception de la Sainte Communion, que Notre Seigneur Jésus Christ, Qui est vraiment " le même, hier, aujourd’hui et à jamais ", S’unit à nous, nous nourrit, nous rend capables de vivre en Lui et nous rend capables de nous servir les uns les autres en Lui. C’est Lui Qui donne de l’unité à toute notre vie et même à tout le cosmos !

Quoi que fassent les Orthodoxes, il est entendu qu’ils doivent y inviter la bénédiction et la participation de Dieu. Ainsi nous bénissons le pain par le signe de la Croix avant de le couper. Ce n’est après tout pas seulement du pain de supermarché que nous mangeons ici. Le pain est lié au Pain de Vie.

Nous ne nous assoyons certainement pas sur les tables. Pourquoi ? Parce que le foyer est la " petite église " et la table qui s’y trouve est comme la sainte table du Temple. Nous accordons le même respect à la table et au fait d’y manger. Et saint Martyrius, dans la source déjà citée, nous parle de nouveau :

En effet, quiconque a joui des bonnes choses d’un repas ordinaire devrait rendre grâce de cette jouissance, autrement il pourrait être considéré comme semblable à un animal et dépourvu de discernement. Comme l’a dit un des saints : ‘Une table dont les louanges de Dieu ne montent pas n’est pas différente d’une porcherie’, non pas que la table soit comme une porcherie, mais la personne qui y mange ressemble à un animal, par manque d’action de grâces.

L’une des caractéristiques des chrétiens orthodoxes, qui nous fait parfois paraître idiots ou naïfs, est notre disposition à prendre l’Évangile, plus particulièrement, de façon très personnelle et même littérale. Par exemple, quand quelqu’un est frappé par l’exhortation de saint Paul aux Philippiens de " prier sans cesse ", c’est pris comme une admonition de Dieu - un appel personnel via l’Apôtre et la personne cherche à agir en conséquence. Une autre personne peut être frappée par l’admonition du Seigneur à " vendre ce que tu as, le donner aux pauvres et Me suivre " et s’empressera de le faire.

Les messages de repentir dans les rencontres personnelles sont abondants. Ils sont le fruit de l’expérience et de l’attente de la communion. Peu importe que la personne soit simple et sans éducation ou érudite et vraiment bien instruite. Par exemple, une personne comme saint Jean Chrysostome connaît bien la critique littéraire des textes de l’Écriture, mais cela n’est nullement en conflit avec, et n’inhibe pas, la capacité de la même Écriture de transmettre la communication personnelle de Dieu et Son appel adressé à chacun de nous et à nous tous.

Notre comportement pourrait s’appeler l’obéissance radicale. Nous avons tendance, comme l’enseigne l’Évangile. à mettre concrètement en pratique notre relation avec le Christ. À partir d’un fondement d’amour, nous essayons de servir les personnes. L’hospitalité, pour laquelle les Orthodoxes sont connus, vient de notre désir aimant de servir le Christ, Qui nous vient dans tous les visiteurs.

Parfois ce sont des anges, comme les invités d’Abraham et Sarah. L’attention aux voisins, aux amis, aux pauvres et à ceux qui sont dans le besoin, jaillit aussi de l’amour du Christ. Le soin délicat de notre environnement et notre communication avec lui sont les " expressions écologiques " de cette même relation aimante. Comme Dieu dans Son amour salvateur pour nous prend chair pour notre salut, ainsi pour le salut du monde, nous révélons, nous portons le Christ dans notre chair. Concrètement et matériellement, nous apportons notre amour du Christ à chaque aspect de la vie.

En terminant, je vous apporte deux dernières citations sur la Sainte Communion et la relation d’amour qu’elle entraîne. La première citation vient du livreThe Lives of the Desert Fathers(" Les vies des Pères du désert ")  :

Quand le père nous a vus, il a été rempli de joie, et nous a embrassés, et a offert une prière pour nous. Ensuite, après avoir lavé nos pieds avec ses propres mains, il s’est tourné vers l’enseignement spirituel, car il était bien versé dans les Écritures, ayant reçu ce charisme de Dieu. Il nous a expliqué plusieurs des passages clés de l’Écriture, et ayant enseigné la foi orthodoxe, il nous a invités à participer à l’Eucharistie. Car c’est la coutume chez les grands ascètes de ne pas nourrir la chair avant de donner une nourriture spirituelle à l’âme, c’est-à-dire la Communion du Christ. Après que nous ayons communié et rendu grâces à Dieu, il nous a invités à un repas.

La deuxième citation est extraite des " Centuries d’amour " de saint Maxime le Confesseur, tirées deDrinking from the Hidden Fountain : A Patristic Breviary (" S’abreuver à la fontaine secrète : Un bréviaire patristique ") :

Faites tout ce que vous pouvez pour aimer tout le monde. Si vous n’en êtes pas capable, à tout le moins ne haïssez personne. Mais vous n’arriverez même pas à cela si vous n’avez pas atteint le détachement des choses de ce monde. Vous devez aimer tout le monde de toute votre âme, espérant toutefois seulement en Dieu et l’honorant de tout votre coeur. Les amis de ce monde ne sont pas aimés de tous, mais ils n’aiment pas tout le monde non plus.

Les amis du Christ persévèrent dans leur amour jusqu’à la fin. Les amis de ce monde persévèrent seulement aussi longtemps qu’ils ne sont pas en désaccord sur des questions de ce monde. Un ami fidèle est un protecteur efficace. Quand tout va bien, il vous donne de bons conseils et vous manifeste sa sympathie de manière pratique. Quand les choses vont mal, il vous défend avec altruisme et il est un allié profondément engagé.

Beaucoup de gens ont dit beaucoup de choses de l’amour. Mais si vous le cherchez, vous le trouverez seulement chez les disciples du Christ. Eux seuls ont le véritable Amour puisque leur maître est Amour. C’est de cet Amour qu’il est écrit : ‘Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien’(I Corinthiens 13,2). ‘Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui’(I Jean 4,16).

Pour poursuivre cette étude, j’aimerais vous recommander le livre de l’Évêque Kallistos,L’Orthodoxie : L’Église des sept conciles, dans lequel il trace les grandes lignes de cette " théologie de la communion " comme étant issue de la compréhension et de l’enseignement de l’évêque et martyr sub-apostolique Ignace d’Antioche. Comme il nous l’affirme, ce qu’il dit n’est pas neuf, ni n’est pas une invention, mais est seulement une transmission de ce qu’il a déjà reçu, tout comme l’a fait l’Apôtre Paul.

Comment conclure sur un sujet aussi profond, aussi pertinent, aussi vivant que la Sainte Communion ? Peut-être seulement par quelques pensées de notre point de vue -- les effets que ce Mystère vivifiant devrait avoir sur nos vies, car nous ne pouvons participer à la Sainte Communion de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ et ensuite continuer notre vie comme si rien n’était arrivé.

Par le sacrement de la Sainte Communion nous sommes changés. Nous sommes citoyens du Royaume des Cieux. Nous sommes dans le monde mais nous n’en sommes pas. Nous devons - que nous vivions comme chrétiens orthodoxes au premier, au quatrième, au quinzième, au vingtième ou au trentième siècle - vivre, de la manière très pratique décrite par saint Maxime, la réalité de l’amour de Dieu pour nous, des actions rédemptrices et salvatrices du salut qui est l’oeuvre du Verbe de Dieu, Qui a pris chair pour nous, pour l’humanité et pour notre salut.


BIBLIOGRAPHIE

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Zizioulas, John D.,Eucharistie, Série Églises en dialogue (Paris, Mame, 1970).

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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 07:04

La mort n’a pas le dernier mot sur nos vies

Une prière litanique pour le monde de ce temps:

Dans l'orthodoxie de la très Sainte Foi, sûrs que la mort n’a pas le dernier mot sur nos vies, nous laissons monter les prières de notre cœur vers le Dieu de la Vie
R/ Seigneur, en Votre  victoire, Vous avez  détruit la mort. Kourie eleïson  

  • Pour  Votre Eglise Sainte, unie dans l'Orthodoxie de la Foi et des Rites Sacramentels; qu’elle communique  sa joie d’être habitée par le Christ  Ressuscité vie et jeunesse  de ceux qui croient en Dieu. Seigneur,  nous Vous en prions. R/ Seigneur, en Votre  victoire, Vous avez  détruit la mort. Kourie eleïson  
  • Pour ceux qui oppriment  les petits et les pauvres en s’appuyant sur leurs pouvoirs. Que les Rois et les chefs d’état deviennent les serviteurs de leurs peuples. nous Vous en prions. . R/ Seigneur, en Votre  victoire, Vous avez  détruit la mort. Kourie eleïson  
  • Pour les  malades chroniques et ceux qui souffrent d'un "handicap" et qui perdent tout espoir d’être guéris, qu’ils découvrent la présence de Dieu avec eux grâce à une vie d'union à Dieu et leur entourage, nous Vous en prions. R/ Seigneur, en Votre  victoire, Vous avez  détruit la mort. Kourie eleïson  
  • Pour les  baptisés qui cherchent à faire du bien au nom de leur foi et par la grâce reçue lors de leur baptême, nous Vous en prions.  R/ Seigneur, en Votre  victoire, Vous avez  détruit la mort. Kourie eleïson  

Ô Dieu, Père des vivants, par la vie offerte de vos fils Chrétiens à la suite du Christ et consacrée dans Votre Esprit, recevez les peines de notre monde. Que le Saint Esprit transforme les larmes  en joie pour tous ceux qui croient et espèrent   en Vous. Que le Saint Esprit illumine chacun et le dirige vers la Vérité toute entière pour unir toute l'humanité dans le Divin Amour. Nous Vous en supplions par le Christ, Votre Fils, notre Seigneur Qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint: Dieu unique aux siècles des siècles. Amîn.

 

 

CONSEIL SPIRITUEL DE SAINT
 
JEAN CHRYSOSTOME
Saint Jean Chrysostome

Saint Jean Chrysostome

 

Autrefois,je me suis moqué des princes qui ne regardaient qu’à la fortune,

qu’à l’influence.

Mais depuis que j’ai vu les mêmes abus chez nous, je n’en suis davantage encore scandalisé…

Les gens du monde sont dominés par leur misérable passion pour l’or et pour la gloire, mais ceux qui font profession d’y renoncer agissent-ils mieux ?

(De Sac., 15)

--------------------------

في الماضي ، سخرت من الأمراء الذين نظروا فقط إلى الحظ ،

فقط للتأثير.

ولكن بما أنني رأيت نفس الإساءات في المنزل ، ما زلت أعتبر ...

يهيمن على شعوب العالم شغفهم البائس بالذهب وللمجد ، لكن هل هؤلاء الذين يدعون أن يتخلى عنهم يتصرفون بشكل أفضل؟

(من الكيس ، 15)


------------------------------------------

CONSELHO ESPIRITUAL DE SÃO JEAN CRISOSTÉM

Antigamente, eu zombava de príncipes que só olhavam para a fortuna,

apenas para influenciar.

Mas desde que eu vi os mesmos abusos em casa, eu ainda estou escandalizado ...

As pessoas do mundo são dominadas por sua miserável paixão pelo ouro e pela glória, mas aqueles que professam desistir agem melhor?

(De Sac., 15)
---------------------------------------
SPIRITUAL COUNCIL OF SAINT JEAN CHRYSOSTOME

Formerly, I made fun of princes who only looked at fortune,

only to influence.

But since I saw the same abuses at home, I'm still scandalized ...

The people of the world are dominated by their miserable passion for gold and for glory, but do those who profess to give it up act better?

(From Sac., 15)

 

 

Si vous ne voulez pas souffrir le mal

Si vous ne voulez pas souffrir le mal, ne l'infligez pas, car on en souffrira inévitablement quand l'a infligé à autrui.

"Car tout ce qu'un homme sème, il le moissonnera aussi" (Gal. 6,7).

(Saint Marc l'Ascète)
----------------
Se você não quer sofrer o mal

Se você não quiser sofrer o mal, não o inflija, porque inevitavelmente sofrerá quando o infligir aos outros.

"Por tudo o que o homem semear, ele também ceifará" (Gal 6: 7).

(São Marcos, o Asceta)
----------------
If you do not want to suffer the harm

If you do not want to suffer evil, do not inflict it, because you will inevitably suffer when you inflict it on others.

"For all that a man sows, he will also reap" (Gal 6: 7).

(Saint Mark the Ascetic)
---------------
إذا كنت لا تريد أن تعاني من الأذى

إذا كنت لا تريد أن تعاني من الشر ، لا تلحق بها ، لأنك ستعاني حتما عند إلحاقها بالآخرين.

"لان كل ما يزرعه الانسان يحصد ايضا" (غل 6: 7).

(القديس مرقس الزاهد)

 

Jeûne des apôtres/Jejum dos apóstolos/Fasting of the apostles
 
 
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Le Jeûne des apôtres, appelé aussi Jeûne des saints apôtres, Jeûne de Pierre et Paul ou, parfois, Jeûne de Pierre1 est une période de jeûne observée dans les Églises d'Orient

Ce jeûne commence aujourd'hui, chez nous Chrétiens Syro-Orthodoxes de Tradition Malankare, ce 16 Juin 2018  et s'achève avec la fête des Coryphées des Apôtres apôtres Pierre et Paul, le 29 juin .

O Jejum dos Apóstolos, também chamado de Jejum dos Santos Apóstolos, Jejum de Pedro e Paulo ou, às vezes, o Jejum de Pedro 1 é um período de jejum observado nas Igrejas Orientais.

Este jejum começa hoje, com os cristãos sírio-ortodoxos da Tradição Malankare, em 16 de junho de 2018 e termina com a Festa das Corypheas dos Apóstolos Apóstolos Pedro e Paulo, em 29 de junho.

The Fasting of the Apostles, also called Fasting of the Holy Apostles, Fasting of Peter and Paul or, sometimes, Fasting of Peter1 is a period of fasting observed in the Eastern Churches

This fast begins today, with us Syro-Orthodox Christians of Malankare Tradition, on June 16, 2018 and ends with the Feast of the Corypheas of the Apostle Apostles Peter and Paul, on June 29th.

Histoire/História/History

Après avoir fêté la Résurrection du Christ durant les cinquante jours qui suivirent Pâques, les apôtres préparèrent leur départ de Jérusalem pour répandre la Bonne nouvelle. Selon la tradition sacrée, il se préparèrent à cette mission en jeûnant et en priant le Seigneur d'affermir leur résolution et de les accompagner dans leur œuvre missionnaire.

La source de ce jeûne se trouve dans les Évangiles. Lorsque les Pharisiens reprochent aux apôtres de ne pas jeûner, Jésus leur répond : « Les amis de l'époux peuvent-ils s'affliger pendant que l'époux est avec eux ? Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé et alors ils jeûneront. »1,2,3. Selon les exégètes, Jésus faisait référence à son sacrifice sur la Croix ; mais dans un sens plus large, on entend ces paroles par rapport à la Résurrection et à la mission de prêcher l'Évangile, qui ne peut être accomplie qu'à travers le jeûne et la prière.

La tradition du jeûne existe au moins depuis le pape Léon Ier qui en témoigne dans ses homélies 4. Elle s'est perdue en Occident. Avec ce jeûne, les fidèles expriment aux apôtres leur reconnaissance pour les persécutions qu'ils ont éprouvées durant leur mission

Depois de celebrar a ressurreição de Cristo durante os cinquenta dias que se seguiram à Páscoa, os apóstolos se prepararam para sair de Jerusalém para difundir as boas novas. Segundo a tradição sagrada, eles se prepararam para esta missão jejuando e orando ao Senhor para fortalecer sua determinação e acompanhá-los em seu trabalho missionário.

A fonte desse jejum está nos Evangelhos. Quando os fariseus culpam os apóstolos por não jejuarem, Jesus lhes responde: "Podem os amigos do noivo afligirem-se enquanto o noivo estiver com eles? Chegará o dia em que o noivo será tirado deles e depois jejuarão. "1,2,3. De acordo com os exegetas, Jesus estava se referindo ao seu sacrifício na cruz; mas num sentido mais amplo, ouvimos estas palavras em relação à Ressurreição e à missão de pregar o Evangelho, que só pode ser realizado através do jejum e da oração.

A tradição do jejum existe pelo menos desde o Papa Leão I, que testemunha isso em suas homilias.4 Está perdido no Ocidente. Com esse jejum, os fiéis expressam aos apóstolos sua gratidão pelas perseguições que sofreram durante sua missão.

After celebrating the Resurrection of Christ during the fifty days following Easter, the Apostles prepared to leave Jerusalem to spread the Good News. According to sacred tradition, they prepared themselves for this mission by fasting and praying to the Lord to strengthen their resolve and to accompany them in their missionary work.

The source of this fast is in the Gospels. When the Pharisees blame the apostles for not fasting, Jesus answers them: "Can the friends of the bridegroom grieve while the bridegroom is with them? The days will come when the bridegroom will be taken away from them, and then they will fast. "1,2,3. According to the exegetes, Jesus was referring to his sacrifice on the Cross; but in a broader sense, one hears these words in relation to the Resurrection and the mission of preaching the Gospel, which can only be accomplished through fasting and prayer.

The tradition of fasting exists at least since Pope Leo I, who bears witness to this in his homilies.4 It is lost in the West. With this fast, the faithful express to the apostles their gratitude for the persecutions they experienced during their mission

Pratique/Prática/Convenient

Le Jeûne des apôtres n'est pas aussi sévère que celui du Grand Carême ou celui de la Dormition de Theotokos (Mère de Dieu le Verbe-Incarné).

Il est enjoint, néanmoins, de s'abstenir de toute alimentation carnée. Le poisson, l'huile et le vin sont permis tous les jours sauf les mercredis et vendredis8. Les règles du jeûne sont pratiquement identiques à celles du Jeûne de la Nativité.

Comme pour les trois autres jeûnes du cycle annuel, une grande fête est célébrée au cours du Jeûne des apôtres ; il s'agit ici de la fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste (24 juin)9.

Dans certaines Églises, les offices de semaine, lors du Jeûne des apôtres, sont identiques aux offices du Grand Carême (avec quelques variantes). De nombreux monastères et églises de tradition russe servent l'office du Grand Carême au moins le premier jour du Jeûne des apôtres.

O jejum dos apóstolos não é tão severo como o da Grande Quaresma ou da Dormição de Theotokos (Mãe de Deus, o Verbo Encarnado).

É proibido, no entanto, abster-se de qualquer dieta de carne. Peixe, azeite e vinho são permitidos todos os dias, exceto às quartas e sextas-feiras8. As regras do jejum são quase idênticas às do Jejum da Natividade.

Quanto aos outros três jejuns do ciclo anual, uma grande festa é celebrada durante o Jejum dos Apóstolos; esta é a festa da Natividade de São João Batista (24 de junho) 9.

Em algumas igrejas, os serviços semanais durante o jejum dos apóstolos são idênticos aos ofícios da Grande Quaresma (com algumas variações). Muitos mosteiros e igrejas da tradição russa servem ao serviço da Grande Quaresma pelo menos no primeiro dia do Jejum dos Apóstolos.

The fasting of the apostles is not as severe as that of the Great Lenten or the Dormition of Theotokos (Mother of God the Incarnate Word).

It is enjoined, however, to abstain from any meat diet. Fish, oil and wine are allowed every day except Wednesdays and Fridays8. The rules of fasting are almost identical to those of the Fast of the Nativity.

As for the other three fasts of the annual cycle, a great feast is celebrated during the Fast of the Apostles; this is the feast of the Nativity of Saint John the Baptist (June 24) 9.

In some churches, the weekly services during the fasting of the apostles are identical to the offices of the Great Lenten (with some variations). Many monasteries and churches of Russian tradition serve the service of Grand Lent on at least the first day of the Apostles' Fast.

Notes et références/Notas e referências/Notes and references

  •  
  1.  Matthieu, 9:15
  2.  Marc, 2:19-20
  3.  Luc, 5:34-35
  4.  Pape Léon Ier, Sermon 78 : Du jeûne de Pentecôte [archive]

Article adapté de Wikipedia

VACANCES FAMILIALES DE

 

JUILLET :

Du 1 Juillet au 5 Août , première partie des "Vacances Familiales" (Parents enfants) et des activités de vacances du "Patronage" en Normandie.

Cette première période se fera en "Ordre dispersé", c'est à dire que chacun, parents et enfants pourront arriver quand ils veulent pour se ressourcer au Monastère dans la simplicité au contact d'une communauté fraternelle,

dans la sérénité et profiter de découvrir la belle nature Normande

et les sites historiques, cultuels et culturels

sans oublier, sur place, le contacte vivifiant de la Liturgie Syro-Orthodoxe et la beauté des fresques, des Icônes...

VACANCES FAMILIALES D'AOUT:

Une deuxième période de "Vacances Familiales" (Parents enfants) et d'activités du "Patronage" se fera en Août du 4 au 15 Août avec un programme d'activités qui nous conduira en Vendée (Plages), en Charente (Plages, activités sportives (canoë) et découverte de sa belle nature et les sites historiques cultuels et culturels.), en Quercy, et si nous avons assez de moyens, dans les Pyrénées (Lourdes, Gavarnie,Saint Savin, etc...)

Un programme exacte de cette seconde période des "Vacances Familiales" sera envoyé aux intéressés.

Vous pouvez vous inscrire à l'adresse ci-dessous:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Les offrandes pour participer à ces "VACANCES FAMILIALES" et (ou) aider les familles démunies à y participer sont libres et non obligatoires.

Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " CARITAS E S O F, vacances familiales "

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FERIADOS DE FAMÍLIA DE JULHO:

De 1 de Julho a 5 de Agosto, primeira parte das actividades de férias em família (Parents Enfants) e "Patronage" na Normandia.

Este primeiro período será na "ordem dispersa", ou seja, que todos, pais e filhos pode vir quando quiser relaxar no Mosteiro na simplicidade com o toque de uma comunidade fraterna, na serenidade

e desfrutar de descobrir a bela natureza Norman e histórico,

adoração e locais culturais bem, lá, o contato revigorante a liturgia sírio-ortodoxo e beleza dos afrescos, ícones ...

FÉRIAS DE FAMÍLIA DE AGOSTO:

Um segundo período de "Férias em Família" (Pais enfants) e atividades do "Patronato" será realizado em agosto de 4 a 15 de agosto com um programa de atividades que nos levará a Vendée (Praias), Charente (Praias, atividades esportes (canoa) e descoberta de sua bela natureza e locais históricos e culturais.), em Quercy, e se temos recursos suficientes, nos Pirinéus (Lourdes, Gavarnie, Saint Savin, etc ...)

Um programa exato deste segundo período de "Férias em Família" será enviado aos interessados.

Você pode se cadastrar no endereço abaixo:

Mosteiro siríaco da Bem-Aventurada Virgem Maria, Mãe da Misericórdia,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Email: asstradsyrfr@laposte.net

As ofertas para participar destas "FAMÍLIAS" e / ou ajudar famílias pobres a participar são gratuitas e não obrigatórias.

No entanto, qualquer oferta é deduzida do seu rendimento tributável em 66% do seu rendimento.
Para declarar todos C B na seguinte ordem "CARITAS E S O F, férias em família"

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JULY FAMILY HOLIDAYS:

From the 1st of July to the 5th of August, first part of "Family Holidays" (Parents Enfants) and "Patronage" holidays activities in Normandy.

This first period will be in "Order dispersed", that is to say that each, parents and children will be able to arrive when they want to relax at the Monastery in the simplicity in contact with a fraternal community, in the serenity

and to benefit from discovering the beautiful Norman nature and the historical,

cultual and cultural sites without forgetting,

on the spot, the invigorating contact of the Syro-Orthodox Liturgy and the beauty of the frescoes, Icons ...

FAMILY HOLIDAYS OF AUGUST:

A second period of "Family Vacations" (Parents enfants) and activities of the "Patronage" will be done in August from 4 to 15 August with a program of activities that will take us to Vendée (Beaches), Charente (Beaches, activities sports (canoe) and discovery of its beautiful nature and cultural and historical sites.), in Quercy, and if we have enough resources, in the Pyrenees (Lourdes, Gavarnie, Saint Savin, etc ...)

An exact program of this second period of "Family Vacations" will be sent to the interested parties.

You can register at the address below:

Syriac Monastery of Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Email: asstradsyrfr@laposte.net

Offerings to participate in these "FAMILY HOLIDAYS" and / or help poor families to participate are free and not mandatory.

However, any offering is deducted from your taxable income at 66% of your income.
To declare all C B to the following order "CARITAS E S O F, family holidays"

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عطلات عائلة جولي:

من 1 يوليو إلى 5 أغسطس ، الجزء الأول من "العائلات للعطلات" (الآباء Enfants) وأنشطة "رعاية" الأعياد في نورماندي.

وهذه الفترة الأولى ستكون في "النظام المشتتين"، أي أن الجميع، والآباء والأطفال يمكن أن تأتي عندما يريدون الاسترخاء في دير في البساطة في لمسة المجتمع الأخوي، في هدوء والتمتع اكتشاف الطبيعة الجميلة نورمان والتاريخية والعبادة والمواقع الثقافية أيضا، هناك، والاتصال تنشيط القداس السريانية الأرثوذكسية وجمال اللوحات الجدارية، والرموز ...

عطلات عائلية من أغسطس:

وهناك فترة الثانية من "عطلة عائلية" (الأطفال الآباء) وأنشطة "رعاية" سيكون في أغسطس من 4 أغسطس إلى 15 مع برنامج الأنشطة التي من شأنها أن تقودنا في فيندي (الشواطئ)، شارانت (الشواطئ، والأنشطة الرياضية (زورق) واكتشاف الطبيعة الجميلة والعبادة والتراث الثقافي المواقع.) في Quercy، وإذا كان لدينا ما يكفي من الموارد في جبال البرانس (لورديس، Gavarnie، سانت المقتصد، الخ ...)

سيتم إرسال برنامج دقيق لهذه الفترة الثانية من "العطلات العائلية" إلى الأطراف المعنية.

يمكنك التسجيل على العنوان التالي:

دير السريانية مريم العذراء مريم ، والدة الرحمة ،
Brévilly
61300 شانداي.
الهاتف: 02.33.24.79.58
البريد الإلكتروني: asstradsyrfr@laposte.net

العروض للمشاركة في "عطلات العائلة" و / أو مساعدة العائلات الفقيرة على المشاركة مجانية وغير إلزامية.

ومع ذلك ، يتم خصم أي عرض من الدخل الخاضع للضريبة بنسبة 66 ٪ من دخلك.
لإعلان كل C B بالترتيب التالي "CARITAS E S O F، family holidays"

 

 

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux »

Quel est le premier acte de la charité ? 
Quelle production fait un cœur qui en est animé ? 
Qu'est-ce qui sort de lui, à la différence d'un homme qui en est dépourvu ? 
C'est de bien faire à chacun comme nous voudrions raisonnablement qu'il nous soit fait ; c'est en cela que consiste le précis de la charité.

 Est-il vrai que je fais à mon prochain ce que je souhaite de lui ?
 Ah ! c'est un grand examen à faire... 

Regardons le Fils de Dieu : quel cœur de charité, quelle flamme d'amour ! 
Mon Jésus, dites-nous un peu, s'il vous plaît, qu'est-ce qui vous a tiré du ciel pour venir souffrir la malédiction de la terre, tant de persécutions et de tourments que vous y avez reçus ?

 Ô Sauveur, ô source de l'amour, humilié jusqu'à nous, jusqu'à un supplice infâme, qui a plus aimé le prochain que vous-même ? 
Vous êtes venu vous exposer à toutes nos misères, prendre la forme de pécheur, mener une vie souffrante, et souffrir une mort honteuse pour nous. Y a-t-il un amour pareil ?... 

Il n'y a que Notre Seigneur qui soit si épris de l'amour des créatures, que de quitter le trône de son Père pour venir prendre un corps sujet aux infirmités. 

Et pourquoi ? 
Pour établir entre nous par son exemple et sa parole, la charité du prochain... Ô mes amis, si nous avions un peu de cet amour, demeurerions-nous les bras croisés ?...

 Oh non ! la charité ne peut pas demeurer oisive ; elle nous applique au salut et à la consolation des autres.

(Vincent de Paul (1581-1660), saint prêtre français, fondateur de communautés religieuses et grand "apôtre de la charité" .Entretien du 30/5/1659 (trad. Seuil 1960 p. 682 rev.) )

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"O que você quiser que os outros façam por você, faça por eles"

Qual é o primeiro ato de caridade? Que produção faz um coração que é animado? O que sai dele, ao contrário de um homem que não tem? É fazer bem a cada um, como gostaríamos que fosse feito para nós; esta é a essência da caridade. É verdade que eu faço ao meu vizinho o que eu quero dele? Ah! é um grande teste para fazer ...

Vamos olhar para o Filho de Deus: que coração de caridade, que chama de amor! Meu Jesus, conte-nos um pouco, por favor, o que te trouxe do céu para vir a sofrer a maldição da terra, tantas perseguições e tormentos que você recebeu? Ó Salvador, ó fonte de amor, humildes para nós, para uma execução infame, que amou o seu próximo mais do que você? Você veio se expor a todas as nossas misérias, tomar a forma de um pecador, levar uma vida sofredora e sofrer uma morte vergonhosa por nós. Existe tal amor? ... Somente nosso Senhor está tão enamorado do amor das criaturas, de deixar o trono de seu Pai vir e tomar um corpo sujeito a enfermidades.

E por quê? Para estabelecer entre nós pelo seu exemplo e pela sua palavra, a caridade do próximo ... Ó meus amigos, se tivéssemos um pouco desse amor, permaneceríamos ociosos? ... Oh não! a caridade não pode permanecer inativa; nos aplica à salvação e consolação dos outros.

Vicente de Paulo (1581-1660), santo padre francês, fundador das comunidades religiosas e grande "apóstolo da caridade" Entrevista de 30/5/1659 (traduzido por Seuil 1960, p.668 rev.)

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"Whatever you want others to do for you, do it for them"

What is the first act of charity?
What production makes a heart that is animated?
What comes out of him, unlike a man who does not have it?
It is to do well to each as we would reasonably like it to be done to us; this is the essence of charity.

 Is it true that I do to my neighbor what I want from him?
 Ah! it's a big test to do ...

Let's look at the Son of God: what a heart of charity, what a flame of love!
My Jesus, tell us a little, please, what has brought you from heaven to come to suffer the curse of the earth, so many persecutions and torments that you have received?

 O Savior, O source of love, humbled to us, to an infamous execution, who loved your neighbor more than you?
You have come to expose yourself to all our miseries, to take the form of a sinner, to lead a suffering life, and to suffer a shameful death for us. Is there such a love? ...

Only Our Lord is so enamored of the love of creatures, to leave the throne of his Father to come and take a body subject to infirmities.

And why ?
To establish between us by his example and his word, the charity of the neighbor ... O my friends, if we had a little of this love, would we remain idle? ...

 Oh no ! charity can not remain idle; it applies us to the salvation and consolation of others.

(Vincent de Paul (1581-1660), holy French priest, founder of religious communities and great "apostle of charity" .Maintenance of 30/5/1659 (translation Seuil 1960 p.682 rev.))

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

 

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Il faut prier pour l'unité de l'humanité
(st Porphyrios)
 
 

Seule la religion du Christ unit et nous devons tous prier pour qu'ils en viennent à ça. 

Ainsi, l'union se produira, non pas en croyant que nous sommes tous la même chose, et que toutes les religions sont les mêmes [ou "se valent"; ndt]. 

Elles ne sont pas les mêmes... notre Orthodoxie n'est pas liée à d'autres religions.

Saint Porphyrios de Kavsokalivia

Somente a religião de Cristo se une e todos nós devemos orar para que eles cheguem a isso.

Assim, a união ocorrerá, não acreditando que somos todos a mesma coisa, e que todas as religiões são iguais [ou "são iguais"; ndt].

Eles não são os mesmos ... nossa Ortodoxia não está relacionada a outras religiões.
 

São Porphyrios de Kavsokalivia

 

L'ANGE DE LA REPENTANCE
 
L' ange (*) lui a donné douze commandements:
 
1. Crois en Dieu;
 
2. Vis dans la simplicité et l'innocence, ne dis pas de mal et donne l'aumône à tous ceux qui le demandent;
 
3. Aime la vérité et évite le mensonge;
 
4. Préserve la chasteté dans tes pensées;
 
5. Apprends la patience et la générosité;
 
6. Sache qu'en chaque homme, il y a un bon et un mauvais esprit;
 
7. Crains Dieu et de n'aie pas peur du Diable;
 
8. Fais tout le bien et abstiens-toi de toute mauvaise action;
 
9. Prie Dieu du fond de l'âme avec foi que notre prière soit accomplie;
 
10. Prémunis-toi contre la mélancolie qui est sœur du doute et de la colère;
 
11. Questionne les prophéties vraies et fausses;
 
12. Prémunis-toi contre tout mauvais désir.
 
Hermas, commémoré le 31 mai, a été l'un des septante apôtres. Il est mentionné dans l'épître de saint Paul aux Romains. "Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermas, Patrobas, Hermès et les frères qui sont avec eux" (Romains 16:14).
Hermas était grec de naissance, mais il vécut à Rome pendant une longue période. Il fut évêque à Philippoupolis et termina sa vie en martyr. Il a compilé un livre très instructif intitulé "Le Pasteur", selon les révélations d'un ange de Dieu.
Hermas était un homme riche, mais à cause de ses péchés et des péchés de ses fils, il tomba dans une extrême pauvreté.
 
(*) Un jour dans la prière, un homme lui apparut en vêtements blancs avec un bâton à la main et lui dit qu'il était un ange de la repentance qui lui était envoyé pour être avec lui jusques à la fin de sa vie.

 

 
Version française Claude Lopez-Ginistyhttp://orthodoxologie.blogspot.com/

Seigneur, fais de moi un instrument

de Ta paix.


Là où est la haine que je mette l'amour.
Là où est l'offense que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, je ne cherche pas tant à 
être consolé qu'à consoler,
à être compris, qu'à comprendre, 
à être aimé, qu'à aimer.

Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,

c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie.
 

 

La prière "instrument de votre paix" est de décembre 1912 par l'abbé Bouquerel dans son bulletin paroissial parisien. Aucun texte antérieur n'a jamais été trouvé - a plus forte raison pour St François (XIIIme siècle). 

 

Contemplation_pics_809.jpg 

 

Si l'on veut être parfait, il importe de laisser là toute spéculation intellectuelle.

 

Toute la pointe du désir doit être transportée et transformée en Dieu. Voilà le secret des secrets, que « personne ne connaît sauf celui qui le reçoit » (Ap 2,17)...

 

Si tu cherches comment cela se produit, interroge la grâce et non le savoir, ton aspiration profonde et non pas ton intellect, le gémissement de ta prière et non ta passion pour la lecture.

 

Interroge l'Époux et non le professeur, Dieu et non l'homme.



 Bonaventure (1221-1274), saint franciscain, docteur de l'Église Latine
Itinéraire de l'âme vers Dieu, VII, 1-2,4,6  (trad. Orval ; cf bréviaire)

 

CONSEIL SPIRITUEL DE SAINT
 
JEAN CHRYSOSTOME
Saint Jean Chrysostome

Saint Jean Chrysostome

 

Si quelqu’un entre dans la boutique d’un parfumeur et s’y arrête un peu, il sentira bon,il répandra autour de lui une douce odeur, à plus forte raison la répandra-t-il,
cette bonne odeur,s’il fréquente l’église.

(Homélie 53, 3 in Jn)

Se alguém entrar em uma loja de perfumes e parar um pouco ali, ele vai cheirar bem, ele vai espalhar um cheiro doce em volta dele, muito mais ele vai espalhar,
esse cheiro bom, se ele for à igreja.

(Homilia 53, 3 em Jn)

If someone enters a perfumer's shop and stops there a little, he will smell good, he will spread a sweet scent around him, much more will he spread it,
this good smell, if he goes to church.

(Homily 53, 3 in Jn)

إذا دخل أحدهم محل العطار وتوقف هناك قليلاً ، سيشتم رائحة طيبة ، سينشر رائحة حلوة من حوله ، وأكثر من ذلك بكثير سوف ينشرها ،
هذه الرائحة الجيدة ، إذا ذهب إلى الكنيسة.

(عزاء 53 ، 3 في يان)

 

 

Voulez-vous aller au Paradis?
(p. Zacharie)
 

Pour entrer au Paradis, il faut avoir un cœur aussi large que le Ciel, un cœur qui étreint tous les hommes.
Si un cœur exclut une seule personne, il ne sera pas accepté par le Seigneur parce qu'Il ne pourra pas y demeurer.


(P. Zacharie)

Você quer ir para o céu?
(Pai Zacharie)

Para entrar no Paraíso, é preciso ter um coração tão largo quanto o Céu, um coração que abraça todos os homens.
Se um coração exclui uma única pessoa, ela não será aceita pelo Senhor porque Ele não poderá permanecer ali.


(P. Zacharie)

 

 

In order to enter Paradise, one must have a heart as wide as the heavens, a heart that embraces all men.
If a heart excludes just one person, it will not be accepted by the Lord because He will not be able to dwell in it.

+Fr. Zechariah

 

AU FIL DU NET POUR ALIMENTER

VOTRE RÉFLEXION, VOS

PRIÈRES, VOTRE ACTION POUR

LE "BIEN COMMUN"...

 

Nantes: le nombre de mineurs étrangers isolés a été multiplié par douze en cinq ans

Personne n’a vu venir ce phénomène. Le nombre d’ados étrangers qui échouent, seuls, chaque année à Nantes a été multiplié par 12 en cinq ans. Le Département court après le train. L’État réagit. État des lieux, délinquance, solidarités. Premier épisode d’un dossier en trois volets.

Il y a cinq ans encore, ils étaient rares à échouer en Loire-Atlantique.(…)

Cinq ans plus tard, le monde a changé. Pas un peu. Aujourd’hui, les services départementaux peinent à faire face. Le nombre d’enfants migrants qui doivent être protégés a littéralement explosé. Ce ne sont plus 40 enfants sur qui il faut veiller, comme en 2012, mais plus de 600. Le plus souvent âgés de 16 à 18 ans.

Rien ne laissait entrevoir un tel phénomène. Les politiques publiques peinent à suivre la cadence. Pour honorer son devoir, le Département met la main à la poche : le budget consacré aux mineurs étrangers isolés a été multiplié par vingt, passant de 600 000 € annuels à 11 millions. Et ça ne suffit évidemment pas.

Le problème numéro 1 est celui de l’hébergement. La loi impose qu’un toit soit offert à chaque enfant sans famille. Mais que faire face à une telle vague ? En foyer, avec des éducateurs, ce serait mieux, mais les lits manquent. Alors, les jeunes sont souvent dirigés vers des hôtels low-cost.(…)

Dans un premier temps, des hôteliers ont vu là une aubaine pour assurer le remplissage de leurs établissements. Mais à la longue, parfois, les situations se crispent. Des tensions éclatent, par exemple, quand des mineurs deviennent majeurs. À ce moment-là, leur hébergement n’est plus pris en charge par la collectivité. Mais expulser le mineur devenu majeur d’une chambre peut s’avérer bien difficile ou pénible pour un hôtelier…
(…)

Rien n’indique que le phénomène va décroître. Et c’est bien ce qui inquiète les Départements. Où s’arrêtera cet afflux de misère et de douleurs individuelles, de trajectoires brisées, d’espoirs bâtis sur du sable ?(…)

En 2016, toujours selon les chiffres du Département, 900 jeunes gens se sont dits mineurs aux services sociaux. Plus de 350 d’entre eux ont été renvoyés à la rue, considérés comme majeurs après une évaluation. La plupart ont alors saisi les juges des enfants, pour tenter de faire reconnaître par un autre biais leur minorité. Au palais de justice, ces audiences n’existaient pas il y a quelques années. Maintenant, une trentaine de cas se présentent chaque mois aux magistrats…

(…)

L’assemblée des départements de France vient de signer une motion où elle interpelle vivement l’État. « L’afflux de mineurs non accompagnés asphyxie les infrastructures d’accueil des Départements dans leurs missions d’Aide sociale à l’Enfance et ne permet plus d’accueillir ces jeunes dans des conditions suffisantes de dignité et de sécurité. La prise en charge de ces jeunes atteint aujourd’hui le milliard d’euros et n’est plus soutenable […]. L’État doit donc en assumer le coût. »

(…)

Quand un migrant se présente en France, sans soutiens ni famille, deux options. S’il est mineur, le Département lui doit une protection sans conditions (nourriture, logis, éducation). S’il est majeur, il doit entrer dans un parcours pour régulariser sa situation, en demandant, par exemple, l’asile politique.

(…)

Guinée

C’est le pays d’où arrivent le plus les mineurs étrangers isolés. Viennent ensuite le Mali, le Cameroun et la Côte d’Ivoire. Une trentaine de Bangladais sont aussi pris en charge.
(…)

Ouest-France

 
 
SYNTHÈSES DE PRESSEDU JOUR
 
 
Au Cambodge, la police démantèle un réseau de 33 mères porteuses
Samedi 23 juin, la police a annoncé avoir démantelé un trafic de mères porteuses à Phnom Penh au Cambodge et arrêté cinq personnes, dont une de nationalité chinoise. «33 femmes, certaines ayant déjà accouché, d’autres encore enceintes», ...
 
 
Les soins palliatifs réduisent le risque de suicide chez les patients souffrant de cancer du poumon avancé
Lors de la réunion annuelle de l'Association américaine de chirurgie thoracique en mai dernier, une récente étude a été présentée qui montre que le taux de suicide des patients en phase terminale de cancer des poumons pouvait être réduit par une...
 
 
L'épiscopat américain édite ses directives éthiques à l’attention des personnels de santé
Aux Etat-Unis, la Conférence des évêques vient de publier la sixième édition des directives éthiques et religieuses pour les services de santé catholiques :...
 
 
Aux Pays-Bas, le « code de pratiques de l’euthanasie » ouvre le suicide assisté légal aux personnes âgées qui ne sont pas en stade terminal de maladie
Plus besoin d’être en phase terminale, ni même d’être malade aux Pays-Bas, les personnes âgées qui considèrent que leurs souffrances sont insupportables et dont la situation est sans perspective d’amélioration peuvent désormais recourir à l’...
 
 
La mortalité infantile ne baisse plus en France depuis 2005
Selon l’étude publiée par l’INSEE cette semaine[1], le taux de mortalité infantile en France est de 3,7 décès...
 
 
   AGENDA
 A Noter
  
Procréation Médicalement Assistée - Manuel pour les jeunes
Le manuel de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune consacré à la Procréation Médicalement Assistée veut apporter des réponses scientifique, juridique et éthique claires et précises.
 
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"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Où nous trouver ? 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous

 

Liturgique en fin JUIN,

 

début Juillet 2018:

Messes tous les dimanches au Monastère. En Semaine Services Liturgiques réguliers.

Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.

 

¤Vendredi 29, en la Solennité des Saints Apôtres Pierre et Paul,

petit pèlerinage mensuel à St Michel Archange

*10h30,Messe de la Saint Pierre et Paul , suivie d'un repas fraternel,  14h30 -15h Prière publique de délivrance et de guérison suivie de la réception des fidèles (Pour accompagnement spirituel, prières de délivrance (Voir d'exorcisme), prières de guérison...)programme habituel

 

Du 29 Juin au 3 Juillet, RETRAITE SPIRITUELLE

 

"En Marche à la Suite des Saints Apôtres et

 

Évangélisateurs"...

Chaque jour à 10h30, Quadisha Qurbana (Ste Messe), suivie d'un repas fraternel et, à 14h30, d'une prière publique de délivrance et de guérison suivie de la réception des fidèles (Pour accompagnement spirituel, prières de délivrance (Voir d'exorcisme), prières de guérison...).

(Le Vendredi 29 au soir, dans le cadre de l'Aumônerie des Africains, Messe à 18h à Chartres pour les défunts de notre "Fraternité de prière pour les défunts")

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

¤DIMANCHE 1er JUILLET, 6ème Dimanche après la Pentecôte, Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde 

 

et début des Festivités de Saint Thomas (Mar Thoma),

Apôtre des Indes: 

10h30, Messe du 6ème Dimanche après la Pentecôte suivie du programme habituel

NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):

¤ PLUS DE PERMANENCES PASTORALES JUSQU’À LA RENTRÉE SCOLAIRE, cependant, JEUDI 5 et Vendredi 6 JUILLET, VISITES DES FAMILLES ET DES MALADES, BENEDICTIONS DES LIEUX,
*18h, Messe

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest

ANGOULÊME (Jauldes):

¤ DIMANCHES  8 et 22 JUILLET, 12 et 26 AOÛT . Programme habituel.

ANGOULÊME (Jauldes):

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

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PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS 21 JUILLET et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

 

++++++++++++++++++++++++++

Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

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Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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16 juin 2018 6 16 /06 /juin /2018 14:49
Jeûne des apôtres/Jejum dos apóstolos/Fasting of the apostles
 
 
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Le Jeûne des apôtres, appelé aussi Jeûne des saints apôtres, Jeûne de Pierre et Paul ou, parfois, Jeûne de Pierre1 est une période de jeûne observée dans les Églises d'Orient

Ce jeûne commence aujourd'hui, chez nous Chrétiens Syro-Orthodoxes de Tradition Malankare, ce 16 Juin 2018  et s'achève avec la fête des Coryphées des Apôtres apôtres Pierre et Paul, le 29 juin .

O Jejum dos Apóstolos, também chamado de Jejum dos Santos Apóstolos, Jejum de Pedro e Paulo ou, às vezes, o Jejum de Pedro 1 é um período de jejum observado nas Igrejas Orientais.

Este jejum começa hoje, com os cristãos sírio-ortodoxos da Tradição Malankare, em 16 de junho de 2018 e termina com a Festa das Corypheas dos Apóstolos Apóstolos Pedro e Paulo, em 29 de junho.

The Fasting of the Apostles, also called Fasting of the Holy Apostles, Fasting of Peter and Paul or, sometimes, Fasting of Peter1 is a period of fasting observed in the Eastern Churches

This fast begins today, with us Syro-Orthodox Christians of Malankare Tradition, on June 16, 2018 and ends with the Feast of the Corypheas of the Apostle Apostles Peter and Paul, on June 29th.

Histoire/História/History

Après avoir fêté la Résurrection du Christ durant les cinquante jours qui suivirent Pâques, les apôtres préparèrent leur départ de Jérusalem pour répandre la Bonne nouvelle. Selon la tradition sacrée, il se préparèrent à cette mission en jeûnant et en priant le Seigneur d'affermir leur résolution et de les accompagner dans leur œuvre missionnaire.

La source de ce jeûne se trouve dans les Évangiles. Lorsque les Pharisiens reprochent aux apôtres de ne pas jeûner, Jésus leur répond : « Les amis de l'époux peuvent-ils s'affliger pendant que l'époux est avec eux ? Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé et alors ils jeûneront. »1,2,3. Selon les exégètes, Jésus faisait référence à son sacrifice sur la Croix ; mais dans un sens plus large, on entend ces paroles par rapport à la Résurrection et à la mission de prêcher l'Évangile, qui ne peut être accomplie qu'à travers le jeûne et la prière.

La tradition du jeûne existe au moins depuis le pape Léon Ier qui en témoigne dans ses homélies 4. Elle s'est perdue en Occident. Avec ce jeûne, les fidèles expriment aux apôtres leur reconnaissance pour les persécutions qu'ils ont éprouvées durant leur mission

Depois de celebrar a ressurreição de Cristo durante os cinquenta dias que se seguiram à Páscoa, os apóstolos se prepararam para sair de Jerusalém para difundir as boas novas. Segundo a tradição sagrada, eles se prepararam para esta missão jejuando e orando ao Senhor para fortalecer sua determinação e acompanhá-los em seu trabalho missionário.

A fonte desse jejum está nos Evangelhos. Quando os fariseus culpam os apóstolos por não jejuarem, Jesus lhes responde: "Podem os amigos do noivo afligirem-se enquanto o noivo estiver com eles? Chegará o dia em que o noivo será tirado deles e depois jejuarão. "1,2,3. De acordo com os exegetas, Jesus estava se referindo ao seu sacrifício na cruz; mas num sentido mais amplo, ouvimos estas palavras em relação à Ressurreição e à missão de pregar o Evangelho, que só pode ser realizado através do jejum e da oração.

A tradição do jejum existe pelo menos desde o Papa Leão I, que testemunha isso em suas homilias.4 Está perdido no Ocidente. Com esse jejum, os fiéis expressam aos apóstolos sua gratidão pelas perseguições que sofreram durante sua missão.

After celebrating the Resurrection of Christ during the fifty days following Easter, the Apostles prepared to leave Jerusalem to spread the Good News. According to sacred tradition, they prepared themselves for this mission by fasting and praying to the Lord to strengthen their resolve and to accompany them in their missionary work.

The source of this fast is in the Gospels. When the Pharisees blame the apostles for not fasting, Jesus answers them: "Can the friends of the bridegroom grieve while the bridegroom is with them? The days will come when the bridegroom will be taken away from them, and then they will fast. "1,2,3. According to the exegetes, Jesus was referring to his sacrifice on the Cross; but in a broader sense, one hears these words in relation to the Resurrection and the mission of preaching the Gospel, which can only be accomplished through fasting and prayer.

The tradition of fasting exists at least since Pope Leo I, who bears witness to this in his homilies.4 It is lost in the West. With this fast, the faithful express to the apostles their gratitude for the persecutions they experienced during their mission

Pratique/Prática/Convenient

Le Jeûne des apôtres n'est pas aussi sévère que celui du Grand Carême ou celui de la Dormition de Theotokos (Mère de Dieu le Verbe-Incarné).

Il est enjoint, néanmoins, de s'abstenir de toute alimentation carnée. Le poisson, l'huile et le vin sont permis tous les jours sauf les mercredis et vendredis8. Les règles du jeûne sont pratiquement identiques à celles du Jeûne de la Nativité.

Comme pour les trois autres jeûnes du cycle annuel, une grande fête est célébrée au cours du Jeûne des apôtres ; il s'agit ici de la fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste (24 juin)9.

Dans certaines Églises, les offices de semaine, lors du Jeûne des apôtres, sont identiques aux offices du Grand Carême (avec quelques variantes). De nombreux monastères et églises de tradition russe servent l'office du Grand Carême au moins le premier jour du Jeûne des apôtres.

O jejum dos apóstolos não é tão severo como o da Grande Quaresma ou da Dormição de Theotokos (Mãe de Deus, o Verbo Encarnado).

É proibido, no entanto, abster-se de qualquer dieta de carne. Peixe, azeite e vinho são permitidos todos os dias, exceto às quartas e sextas-feiras8. As regras do jejum são quase idênticas às do Jejum da Natividade.

Quanto aos outros três jejuns do ciclo anual, uma grande festa é celebrada durante o Jejum dos Apóstolos; esta é a festa da Natividade de São João Batista (24 de junho) 9.

Em algumas igrejas, os serviços semanais durante o jejum dos apóstolos são idênticos aos ofícios da Grande Quaresma (com algumas variações). Muitos mosteiros e igrejas da tradição russa servem ao serviço da Grande Quaresma pelo menos no primeiro dia do Jejum dos Apóstolos.

The fasting of the apostles is not as severe as that of the Great Lenten or the Dormition of Theotokos (Mother of God the Incarnate Word).

It is enjoined, however, to abstain from any meat diet. Fish, oil and wine are allowed every day except Wednesdays and Fridays8. The rules of fasting are almost identical to those of the Fast of the Nativity.

As for the other three fasts of the annual cycle, a great feast is celebrated during the Fast of the Apostles; this is the feast of the Nativity of Saint John the Baptist (June 24) 9.

In some churches, the weekly services during the fasting of the apostles are identical to the offices of the Great Lenten (with some variations). Many monasteries and churches of Russian tradition serve the service of Grand Lent on at least the first day of the Apostles' Fast.

Notes et références/Notas e referências/Notes and references

  •  
  1.  Matthieu, 9:15
  2.  Marc, 2:19-20
  3.  Luc, 5:34-35
  4.  Pape Léon Ier, Sermon 78 : Du jeûne de Pentecôte [archive]

Article adapté de Wikipedia

 

Conseil spirituel de Saint Jean Chrysostome:
 
Conseil spirituel

Rien n’est plus vain

qu’un chrétien

non appliqué à sauver les autres.

Spiritual Council of Saint John Chrysostom:


Nothing is more vain

that a Christian

not applied to save others.

Conselho Espiritual de São João Crisóstomo:


Nada é mais vaidoso

que um cristão

não aplicado para salvar outros.

 

Homélie 62, 4 in Mt

 

« Si, dans la vie de la Sainte Vierge,

il n’était parlé que de faits éclatants et sublimes, d’actes merveilleux, combien peu d’âmes oseraient la prendre pour modèle.

D’ailleurs, c’est sur sa vie intérieure, toute faite de parfaite union à Dieu, qu’il faut baser la nôtre. »

"If, in the life of the Blessed Virgin, there were only brilliant and sublime facts, marvelous acts, how few souls would dare to take her as a model.

Moreover, it is on his inner life, made of perfect union with God, that we must base ours. "

"Se, na vida da Santíssima Virgem, houvesse apenas fatos brilhantes e sublimes, atos maravilhosos, como poucas almas se atreveriam a tomá-la como modelo.

Além disso, é na sua vida interior, feita de perfeita união com Deus, que devemos basear-nos. "

 

(Marthe Robin (« Journal », 26 octobre 1930))

Quand Dieu nous en accorde la grâce,

elle nous aide singulièrement à le chercher en nous-mêmes.

 

En effet, on le trouve mieux et de manière plus profitable en soi que dans les choses créées ; c'est là que saint Augustin l'a trouvé, comme il nous le raconte, après l'avoir cherché en beaucoup d'endroits.

N'allez pas croire cependant que vous l'obtiendrez par la simple réflexion, en considérant que Dieu est au-dedans de vous, ou à l'aide de l'imagination, en vous le représentant en vous.

 

Cette méthode est bonne, c'est là une excellente méthode de méditer, elle est fondée sur la vérité, puisque de fait Dieu est au-dedans de nous ; mais il ne s'agit pas de cette façon de faire qui est au pouvoir de chacun, avec le secours de Dieu, bien entendu !

 

Ce dont je parle est différent : quelquefois on n'a même pas encore commencé à penser à Dieu que déjà on se trouve à l'intérieur de notre « château intérieur » sans savoir comment on y est entré...


Ce recueillement surnaturel n'a pas lieu quand nous le voulons, mais seulement quand il plaît à Dieu de le donner.

 

Je suis persuadée que si le Seigneur l'accorde, c'est à des personnes qui ont renoncé aux choses de ce monde..., du moins dans leurs désirs.

 

Ces gens-là, Dieu les appelle d'une manière toute particulière à la vie intérieure ; s'ils savent correspondre à ses avances, il ne se bornera pas à leur accorder cette grâce, dès lors qu'il commence à les faire monter.

Qu'ils louent le Seigneur grandement, car il n'est que trop juste de reconnaître cette grâce, et leur reconnaissance les dispose à recevoir encore mieux.

 

Car ce recueillement est une disposition à écouter Dieu : 

-l'âme doit donc éviter de discourir pour être attentive à ce que le Seigneur opère en elle... A ce qu'il me semble, dans cette œuvre spirituelle, celui-là fait plus qui est moins porté à penser et à vouloir agir.

 

Ce que nous avons à faire, c'est de nous tenir comme des pauvres très nécessiteux en présence d'un Roi qui est riche et puissant :

-ils élèvent la voix pour demander, puis ils baissent les yeux et attendent humblement. 

 

Quand il nous semble que Dieu, secrètement, nous fait comprendre qu'il nous écoute, il est bon alors de nous taire, dès lors qu'il nous a permis de nous approcher de lui.

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église Latine dans "Le Château intérieur", 4èmes demeures, ch. 3

Le jeûne des saints Apôtres
(Père  Stephen Freeman, évêque copte Youssef)
 
L'année Orthodoxe a un rythme, un peu comme la marée qui monte et redescend - sauf que ce rythme-ci est une ondulation entre les périodes de jeûne et de fêtes (enfin, quelques jours). Chaque semaine, à quelques exceptions près, les mercredi et vendredi sont marqués par le jeûne, et chaque célébration de la Divine Liturgie se prépare en s'abstenant de manger après minuit, jusqu'à communion aux saints Dons.

Voilà, c'est un rythme. Notre monde moderne a perdu la plupart de ses rythmes naturels. Le soleil se lève et éclaire, mais il ne provoque que peu d'effet en un monde qui est mû et dirigé par d'autres sources d'énergies. En Amérique du nord, à peu près tout est toujours ou presque en fête, quand bien même toute la pharmacopée que nous utilisons pour préserver cette merveilleuse corne d'abondance est probablement occupée à lentement empoisonner nos corps.

Les saintes Écritures parlent des rythmes du monde - "le soleil règnera sur le jour.. la lune et les étoiles règneront sur la nuit.."

Le rythme de l'Église ne cherche pas à nous rendre esclaves du calendrier, ni ne traite certains aliments comme éléments de péché. Il nous appelle simplement à une manière plus humaine de vivre. Ce n'est tout simplement pas humain de manger tout ce dont vous avez envie, n'importe quand. Même Adam et Even, aux origines, dans le Jardin, savaient qu'ils avaient à s'abstenir du fruit d'un arbre bien précis.

Les Chrétiens Orthodoxes ne se meurent pas lorsqu'ils jeûnent - simplement, nous nous abstenons de certains aliments, et en général nous mangeons moins.

En même temps, on nous enseigne de prier plus souvent, de participer plus fréquemment aux offices liturgiques, et d'accroître notre générosité envers autrui (aumône).

Mais c'est un rythme - les jeûnes sont suivis de fêtes. Le jeûne des Apôtres commence le 2ème lundi après la Pentecôte, et se termine par la Fête des saints Pierre et Paul le 29 juin. Dans ce qui s'appelle la chrétienté, la plupart l'ignorent. Les Chrétiens Orthodoxes sont entrés en période de Carême alors que le monde entier pense à ses vacances.

Le Dieu vu par nos contemporains ressemble à leur vision du régime - nous voulons autant que Lui que nous le souhaitons - n'importe où, n'importe quand. Il n'y a plus de rythme à nos désirs, uniquement la montée et la descente des passions.

Il n'y a pas de légalisme dans le jeûne orthodoxe. Je ne crois pas que Dieu punisse ceux qui manquent le jeûne. Je crois qu'en ce qui les concerne, c'est eux qui simplement deviennent de moins en moins humains. Nous n'acceptons pas les limites et confinements de notre existence, et nous nous retrouvons alors avec des désirs qui sont incessants et déréglés. Ca nous rend bestiaux.

Pour ceux qui ont commencé à jeûner - que Dieu vous donne la grâce! Pour ceux qui ne connaissent rien de ce jeûne - que Dieu vous donne la grâce et vous préserve d'un monde qui vous dévorera. Que Dieu nous donne à tous les miséricordes de Sa bonté, et nous aide à nous souvenir des oeuvres de Ses bienheureux Apôtres!

P. Stephen
Comment aimer beaucoup de monde?
(st Jean)
 


Plus le cœur est pur, plus il est vaste. Et plus il est capable de trouver de la place à l'intérieur pour un plus grand nombre d'êtres chers. Alors que plus il est rempli de péché, plus il se contracte, et moins il y a de place pour les bien-aimés. Parce qu'il est limité par l'amour-propre, et que cet amour-là est un faux amour.
Saint Jean de Cronstadt

Quanto mais puro o coração, mais vasto é. E quanto mais ele é capaz de encontrar espaço dentro de um número maior de entes queridos. Enquanto o mais pecaminoso ele é, mais ele encolhe, e menos há espaço para o amado. Porque é limitado pela auto-estima, e esse amor é um amor falso.
São João de Kronstadt

« Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde »

Le Seigneur a dit à ses apôtres : 
-« Vous êtes la lumière du monde ». 

Comme elles sont justes les comparaisons que le Seigneur emploie pour désigner nos pères dans la foi ! 

Il les appelle « sel », eux qui nous enseignent la sagesse de Dieu, et « lumière », eux qui chassent de nos cœurs l'aveuglement et les ténèbres de notre incrédulité. 

C'est donc à juste titre que les apôtres reçoivent le nom de lumière : ils annoncent dans l'obscurité du monde la clarté du ciel et la splendeur de l'éternité. 

Pierre n'est-il pas devenu pour le monde entier et pour tous les fidèles une lumière, quand il a dit au Seigneur : 
-« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ? (Mt 16,16) 

Quelle plus grande clarté le genre humain aurait-il pu recevoir, que d'apprendre par Pierre que le Fils du Dieu vivant était le créateur de sa lumière ? 

Et saint Paul n'est pas une moins grande lumière pour le monde : alors que toute la terre était aveuglée par les ténèbres de la malfaisance, il est monté jusqu'au ciel (2Co 12,2) et, à son retour, il a révélé les mystères de la splendeur éternelle. 

C'est pourquoi il n'a pu ni se cacher, telle la ville fondée sur une montagne, ni se laisser mettre sous le boisseau, car le Christ, par la lumière de sa majesté, l'avait enflammé comme une lampe de choix, remplie de l'huile du Saint-Esprit. 

C'est pourquoi, mes bien-aimés, si, renonçant aux illusions de ce monde, nous avons à cœur de rechercher la saveur de la sagesse de Dieu, goûtons au sel des apôtres.

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque .(trad. in Kephas, vol. 1, p. 554 rev.) 

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"Você é o sal da terra. Você é a luz do mundo »

O Senhor disse aos seus apóstolos:
- "Você é a luz do mundo".

Quão corretas são as comparações que o Senhor usa para designar nossos pais na fé!

Ele os chama de "sal", aqueles que nos ensinam a sabedoria de Deus e "luz", que expulsam de nossos corações a cegueira e as trevas de nossa incredulidade.

É, portanto, justamente, que os apóstolos recebem o nome de luz: eles anunciam nas trevas do mundo a clareza do céu e o esplendor da eternidade.

Pedro não se tornou para todo o mundo e para todos os fiéis uma luz quando disse ao Senhor:
"Você é o Cristo, o Filho do Deus vivo"? (Mt 16,16)

Que maior clareza poderia receber a raça humana do que aprender com Pedro que o Filho do Deus vivo era o criador de sua luz?

E São Paulo não é uma luz menor para o mundo: enquanto toda a terra estava cega pelas trevas do mal, ele subiu ao céu (2Co 12,2) e em seu retorno ele revelou os mistérios do eterno esplendor.

É por isso que ele não podia esconder-se, como a cidade fundada em uma montanha, nem deixar-se colocar debaixo do alqueire, porque Cristo, pela luz de sua majestade, o inflamou como uma lâmpada de escolha, preenchido com o óleo do Espírito Santo.

Portanto, meu amado, se, abandonando as ilusões deste mundo, tivermos a intenção de buscar o sabor da sabedoria de Deus, provemos o sal dos apóstolos.

São Máximo de Turim (? -v., 420), bispo (em Kephas, vol. 1, p. 554 rev.)

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" You are the salt of the earth. You are the light of the world "

The Lord said to his apostles:
-" You are the light of the world ".

How right are the comparisons that the Lord uses to designate our fathers in the faith!

He calls them "salt," they who teach us the wisdom of God, and "light," who drive out of our hearts the blindness and darkness of our unbelief.

It is therefore rightly that the apostles receive the name of light: they announce in the darkness of the world the clarity of the sky and the splendor of eternity.

Did not Peter become for the whole world and for all the faithful a light, when he said to the Lord:
- "You are the Christ, the Son of the living God"? (Mt 16,16)

What greater clarity could the human race have received than to learn from Peter that the Son of the living God was the creator of his light?

And Saint Paul is not a lesser light for the world: while all the earth was blinded by the darkness of evil, he ascended to heaven (2Co 12,2) and on his return he revealed the mysteries of eternal splendor.

That is why he could neither hide himself, such as the city founded on a mountain, nor let himself be put under the bushel, because Christ, by the light of his majesty, had inflamed him like a lamp of choice, filled with the oil of the Holy Spirit.

Wherefore, my beloved, if, giving up the illusions of this world, we have at heart to seek the taste of the wisdom of God, let us taste the salt of the apostles.

St. Maximus of Turin (? -v., 420), bishop (in Kephas, vol 1, p 554 rev.)

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

 

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Saint Augustin :

« Le Seigneur nous prescrit d’opposer des jeûnes pieux à toutes les inclinations vicieuses ».

Voici un court sermon de notre glorieux Père Saint Augustin que l’on méditera avec profit au début de ce saint temps de Carême, pour mieux nous encourager et nous stimuler à la pratique salutaire du jeûne.


2013-21. Saint Augustin : « Le Seigneur nous prescrit d'opposer des jeûnes pieux à toutes les inclinations vicieuses ». dans De liturgia le-tintoret-la-tentation-du-christ-au-desert

La tentation du Christ au désert (Tintoretto, 1579-81)

Sermon 66 : Nécessité et effets du jeûne.

Résumé : § 1 – Le jeûne est un moyen de guérison : guérison du vice et guérison du corps lui-même puisque les médecins le recommandent. § 2 – Les philosophes païens eux-mêmes le recommandaient, mais nous avons en outre les exhortations de saint Paul. § 3 – Exemples tirés des Saintes Ecritures. § 4 – Conclusion.

1 – Toutes les fois, mes frères, que nous fixons des jours de jeûne à votre dévotion, nous nous faisons un devoir de vous exhorter à les observer fidèlement.


En effet, beaucoup parmi vous sont plutôt paresseux que sensuels ; sans être vicieux dans leur corps, ils manquent de dévotion dans le cœur et cherchent à s’excuser en alléguant certaines indispositions corporelles, la faiblesse de leurs membres ; le plus souvent, ce sont des illusions qu’ils se forment ; mais, fussent-ils atteints de quelque vice réel, ils devraient en chercher le remède dans le jeûne lui-même.

Les délices engendrent les maladies, le remède à ces maladies, c’est le jeûne.

Voilà pourquoi le Seigneur nous prescrit d’opposer des jeûnes pieux à toutes les inclinations vicieuses.


D’ailleurs, ces jeûnes nous sont présentés sous une telle dénomination, que les faibles eux-mêmes ne sauraient les repousser.

Écoutons le prophète Joël s’adressant aux prêtres : « Sanctifiez le jeûne, prêchez la guérison » (Joël I, 14 & 15). La guérison est-elle donc autre chose que la médecine des corps ?


Si les médecins imposent le jeûne aux malades afin de guérir leur corps, si la langueur trouve dans le jeûne son remède le plus efficace, enfin si les vices tendent à affaiblir toujours davantage la constitution de l’homme, pourquoi ne pas chercher dans des jeûnes légitimes un contre-poids à la faiblesse des corps, puisque ces jeûnes sont institués pour servir de remède à tous les vices de l’âme et du corps ?

Redisons donc ces paroles du Prophète :

« Sanctifiez le jeûne, prêchez la guérison ; rassemblez les vieillards, réunissez les habitants de la terre dans la maison du Seigneur votre Dieu, criez sans cesse vers le Seigneur, et il vous exaucera ».


A cela, que peuvent répondre les esclaves de leur ventre ?

Vous qui ne voulez pas jeûner, vous ne voulez donc pas être exaucés ?

Pourquoi charger de viandes vos estomacs ?

Pourquoi les remplir de nourriture et de vin ?

Pourquoi, devant des peuples à jeun, exhaler les vapeurs de votre intempérance ?

C’est le signe d’une maladie, et non pas de la digestion.


Jeûnez donc pour Dieu quand il vous l’ordonne, de crainte que les médecins n’aient eux-mêmes à vous l’imposer. Car, pour eux comme pour nous, le jeûne a pour effet de tempérer les humeurs et les impétuosités du sang.

2 – De leur côté, les philosophes condamnent les esprits supérieurs à se purifier, dans le jeûne, de toutes les souillures qu’ils ont reçues des corps terrestres, et ils punissent la chair afin d’affaiblir l’esprit.


Pour nous, le jeûne des corps est comme la lime des âmes. Il expie les fautes de la conscience, réprime le péché, et fait resplendir les âmes que souillait la tache du péché.

Si donc la médecine elle-même trouve dans le jeûne un principe de sagesse et de santé, que dois-je penser de vous qui vous livrez à la bonne chère pendant que le peuple jeûne ?


C’est à vous que s’appliquent ces paroles de l’Apôtre :

« La nourriture est pour le ventre, et le ventre pour la nourriture » (1 Cor. VI, 13) ; et encore :

« L’un jeûne et l’autre est ivre ; je vous loue, mais en cela je ne vous loue pas, puisque vos assemblées se tournent, non pas en bien, mais en mal (1 Cor. XI, 17) ».

C’est à vous aussi que David adresse ce violent reproche : « Seigneur, leur ventre a été rempli de choses cachées ; ils se sont rassasiés de viandes impures, et ils ont laissé les restes à leurs enfants.

Pour moi, je me rassasierai du jeûne, afin que votre gloire me soit manifestée » (Ps. XVI, 14-15).

3 – Des faits nombreux feront mieux ressortir ces précieux effets du jeûne.


Pour recevoir la loi du Seigneur, Moïse jeûna et mérita de pouvoir s’entretenir avec Dieu. Dans un temps de sécheresse, Elie jeûna pour désarmer le courroux de Dieu et obtenir la pluie.

Le jeûne de Daniel lui mérita d’échapper à la rage des lions affamés. Les trois enfants dans la fournaise prouvèrent par le jeûne l’impuissance des faux dieux. Autant de jeûnes David offrait à Dieu, autant il remportait de victoires.

Les Ninivites calmèrent par le jeûne le courroux de Dieu et méritèrent leur pardon ; la crainte des maux dont ils étaient menacés leur inspira même la pensée de condamner au jeûne leurs troupeaux, et le Seigneur, touché de ces manifestations de pénitence et de repentir, pardonna à cette ville coupable.

Qui ne s’étonnerait, mes frères, d’un tel prodige dans lequel des animaux ont fait pour les hommes ce que les hommes ont coutume de faire pour les animaux !


Jésus-Christ, notre souverain Maître, a jeûné afin de vaincre le démon. C’est par le jeûne que les Apôtres se sont préparés à recevoir le Saint-Esprit.


Mais pourquoi faire ressortir l’efficacité du jeûne pour les hommes, quand nous le voyons hautement pratiqué par les femmes ? Judith, armée du jeûne, a coupé la tête du tyran Holopherne. Suzanne a trouvé dans le jeûne le moyen de confondre les faux témoins.

La reine Esther s’est livrée au jeûne pour déjouer l’habileté d’un persécuteur et sauver la vie à son peuple.


La sainte Ecriture nous offre ainsi de nombreux exemples des puissants effets opérés par le jeûne, comme, au contraire, elle déroule sous nos yeux les maux de toute sorte produits par la violation du jeûne.

Le fils de Saül, Jonathan, ne sachant pas que son père avait prescrit un jeûne absolu, recueillit un peu de miel avec une baguette et le goûta ; or, cette violation compromit l’armée tout entière, et vengeance dut être tirée de cette faute quoique involontaire. Si donc Jonathan ne laissa pas que d’être condamné pour avoir violé, sans le savoir, le jeûne prescrit par son père, combien doivent être plus coupables ceux qui méprisent sciemment les jeûnes qui leur sont commandés ?

4 – Jeûnez donc, mes frères, dans la crainte que votre désobéissance ne soit regardée comme sacrilège par Notre-Seigneur Jésus-Christ qui règne dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

images1 carême dans Lectures & relectures

Conseil de Saint Jean Chrysostome:
Conseil spirituel

Le Christ nous a laissés ici-bas

pour que nous répandions la lumière…

pour que nous soyons le levain…

pour que nous soyons

des adultes parmi les enfants,

des spirituels parmi les charnels,

des semences qui porteront de nombreux fruits.

 

Les actes remplacent avantageusement les paroles.

 

Il n’y aurait plus de païens

si nous nous comportions en vrais chrétiens.

 

Homélie 10, 3 in 1 Tim

 

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« En écrivant sur le père Hamel, j’ai découvert un ami »
HO / http://ser-ta-paroisse.over-blog.org/ / AFP
Le père Jacques Hamel, assassiné en juillet 2016 dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Auteur et réalisateur de films pour la télévision, Armand Isnard se confie à Aleteia sur son nouveau livre : la première biographie du père Jacques Hamel.

Assassiné le 26 juillet 2016 alors qu’il célébrait la messe en l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, le père Jacques Hamel est progressivement devenu un symbole, un modèle. Alors qu’un procès en vue de sa béatification a été ouvert (la première audience s’est tenue le 20 mai 2017 et a été organisée par le postulateur de la cause, le père Paul Vigouroux), Armand Isnard publie la première biographie de ce prêtre. Entretien.

Aleteia : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre ?
Armand Isnard : Après l’assassinat du père Hamel en juillet 2016, dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray, beaucoup de choses ont été dites et écrites dans les médias sur cet attentat, les conséquences d’un tel acte etc. Mais j’ai réalisé que personne n’avait évoqué l’homme, personne ne connaissait le père Jacques Hamel. Avec ce livre j’ai — modestement — voulu donner à découvrir qui était ce prêtre, ce curé de campagne. Son enfance, sa vocation précoce, sa générosité, son humilité, son service militaire en Algérie mais aussi son sacré caractère sont autant d’éléments qui permettent de comprendre le sens de son martyr (que seul son procès en béatification peut établir ndlr). Roselyne Hamel, la sœur de Jacques Hamel, m’a récemment confié : « Tous les jours, en lisant votre livre, j’avais l’impression d’être avec lui ». C’est la plus belle chose qu’on puisse me dire.

Alors… qui était le père Hamel ?
Finalement ça a été l’une des difficultés de mon livre. Le père Hamel a eu une vie toute simple, claire, comme celle de nombreux curés de campagne il y a quelques années. Si sa sœur m’a expliqué qu’il s’était particulièrement ouvert ces dix dernières années, Jacques Hamel n’était pas un homme timide ; il témoignait surtout d’une grande humilité. En mettant de côté le drame de son assassinat, le père Hamel est un exemple pour nous tous de simplicité, de profondeur. Plus il avançait dans la vie, plus son dialogue avec Dieu était intense. Mais il n’en était pas moins un homme de ce monde à l’écoute des autres. En écrivant ce livre j’ai aussi découvert le caractère du père Hamel : il prenait facilement la mouche mais tout le monde lui pardonnait car il était capable de revenir sur ses positions.

Que laisse-t-il derrière lui ?
Jacques Hamel est un exemple d’autant plus fort à l’époque dans laquelle nous vivons. Curé de paroisse, il a été au contact de nombreux paroissiens, croyants, non-croyants… Mais il est resté tel qu’il était. Jusqu’à ses 86 ans, il est resté authentique. Nous jouons tous la comédie à un moment donné de notre vie mais pas lui, il a été d’une sincérité totale. Il me fait penser à saint François d’Assise : la sainteté c’est notre vocation, il se s’agit pas d’accomplir des prodigues mais d’aimer, dans le concret de nos vies. Jacques Hamel a aimé, jusqu’à son dernier souffle. A titre personnel je pense souvent au père Hamel car mon quotidien m’en donne l’opportunité. En écrivant sur le père Hamel, j’ai découvert un ami.

Assassiné il y a bientôt deux ans, le père Hamel est actuellement en cours de béatification. Le pape François a même confié qu’il priait pour qu’il devienne saint. Qu’en pensez-vous ?
Il a suivi une voie spirituelle faite d’humilité et de simplicité. Le père Hamel était riche de pauvreté. Dans son homélie de la fête de la Toussaint, le 1er novembre 2015, le père Hamel a déclaré : « Ils sont nombreux les saints que nous fêtons en ce 1er novembre. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom. Ils sont fêtés dans le calendrier liturgique. Dans cette foule innombrable, beaucoup sont anonymes. On les croyait perdus, mais ils sont vivants, près de Dieu, participant à la plénitude de son amour. Ils ont cru et aimé au cœur de leur vie. C’est pourquoi ils sont proches de Dieu. La sainteté, c’est aussi notre vocation. » Le père Hamel a été vivant d’amour et est mort en martyr. Sa béatification est pour moi une évidence.

Artège

Père Jacques Hamel, Armand Isnard, Artège, juin 2018, 172 pages, 15,90 euros. 

Fréquentez les saints! (st Ignace)
 

"Les personnes avec qui vous parlez et vous associez ont une grande influence sur vous. Conversation et connaissance : avec des scientifiques, cela mène à de nouvelles connaissances ; avec des poètes, de nombreuses pensées et sentiments exaltés ; avec des voyageurs, beaucoup d'informations sur d'autres pays - leurs coutumes et traditions. Par conséquent, il est évident que la conversation et la connaissance d'un saint transmettra la sainteté."
Saint Ignace Bryanchaninov

 

Freqüente os santos! (Santo Inácio)
"As pessoas com quem você conversa e se associa têm grande influência sobre você.
Conversação e conhecimento: com os cientistas, isso leva a novos conhecimentos; com poetas, muitos pensamentos e sentimentos exaltados; com os viajantes, muita informação sobre outros países - seus costumes e tradições.
Portanto, é óbvio que a conversa e o conhecimento de um santo transmitirão a santidade ".

Santo Inácio Bryanchaninov

 



“The people with whom you talk and associate have a great influence on you. Conversation and acquaintance: with scientists, result in new knowledge; with poets, in many exalted thoughts and feelings; with travelers, in much information about other countries — their manners and traditions. Therefore, it is obvious that conversation and acquaintance with a saint will impart sanctity.”
St. Ignatius Bryanchaninov

Icône de saint Élie

Icône du Prophète Élie au désert
(cf. 1 Rois 17, 6)
(Russe, École du Nord, XVe siècle)

 


LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL
QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE
DEUX FAÇONS DE JEÛNER
LA JOIE DE L'ÂME 
COMMENT JEÛNE-T-ON ?
QUAND JEÛNE-T-ON DANS L'ÉGLISE ORTHODOXE ?

GUIDE DU JEÛNE DANS L’ÉGLISE ORTHODOXE
LES CONSÉQUENCES DU JEÛNE
POUR ALLER PLUS LOIN


LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL

Qu'est-ce que le jeûne pour nous, chrétiens ? C'est notre incorporation à cette expérience du Christ lui-même, par laquelle il nous libère de notre entière dépendance envers la nourriture, la matière et le monde.

Jeûner ne signifie qu’une chose : avoir faim, jusqu’à la limite de la condition humaine qui dépend entièrement de la nourriture, et là, ayant faim, découvrir que cette dépendance n’est pas toute la vérité au sujet de l’homme, que la faim elle-même est avant tout un état spirituel et que, finalement, elle est en réalité la FAIM DE DIEU....

Nous avons besoin avant tout d'une préparation spirituelle à cet effort du jeûne. Elle consiste à demander aide à Dieu et à centrer notre jeûne sur Dieu. C'est par amour de Dieu que nous devrons jeûner. I1 nous faut redécouvrir notre corps comme temple de la divine présence, retrouver un respect religieux du corps, de la nourriture, du rythme même de la vie.

Père Alexandre Schmemann


QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains." Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4, 1-4)

Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : "Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus." Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : "Il a trépassé !" Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout. Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : "Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ?" Il leur dit : "Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne." (Marc 9, 25-29)

"Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre, comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le dit : ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."(Matthieu 6, 16-18)

Les Pharisiens et leurs scribes dirent à Jésus : "Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent !" Jésus leur dit : "Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là." (Luc 5, 33-35)


LES ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

L’enseignement de Jésus concernant le jeûne est très important pour nous assurer que nos efforts de jeûne porteront fruit. Car le jeûne n’est pas sans danger ; il peut devenir lui-même occasion de chute et, plutôt que d’être un moyen de s’approcher de Dieu, le jeûne peut même nous en éloigner.

Les juifs pratiquaient le jeûne comme ascèse personnelle et collective, comme nous l’apprennent l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, nous voyons que les disciples de Jean le Baptiste, ainsi que ceux des Pharisiens, jeûnaient et que Jésus lui-même, avant d’entreprendre sa vie publique a jeûné pendant quarante jours. À la suite de ce jeûne il a été tenté par Satan (Mt 4, 1-11; Lc 4, 1-13). Voilà donc la première leçon à retenir des récits évangéliques concernant le jeûne : Jésus nous enseigne l’importance du jeûne par l’exemple de son propre jeûne avant de commencer sa vie publique. Ce n’est pas par hasard que la première tentation de Jésus concerne justement la nourriture, car le Malin cherche à éprouver Jésus là où il perçoit un point faible, là où Jésus a volontairement affaibli son corps humain ; l'Évangile nous dit qu'après avoir jeûné pendant quarante jours, Jésus « eut faim ». Et le Tentateur suggère à Jésus de combler sa faim en exerçant son pouvoir divin de changer des pierres en pain. La réplique de Jésus pour écarter la tentation est tirée du Deutéronome : Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8, 3).

Ici, le « pain » ne signifie pas seulement la nourriture dont l'homme a besoin pour la vie de son corps, mais plutôt tout ce qui « nourrit » les sens, tout ce qui convient au corps. Dans son sens plus large le « pain » est également tout ce qui est créé, toute créature, tout ce qui nourrit l'affectivité et l'intellect de l'homme. Bref, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Ainsi que le corps de l’homme se nourrit d’aliments physiques pour survivre, l’esprit de l’homme, créé à l'image de Dieu, se nourrit de la parole de Dieu, donc de Dieu lui-même. Pour accéder à toute la noblesse de sa nature humaine créée à l'image et faite à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), l'homme a besoin de la nourriture spirituelle que constitue la parole de Dieu.

La réponse de Jésus à Satan dénonce le mensonge du Malin, que l’homme peut se nourrir des créatures, qu’il peut trouver la vie éternelle pour laquelle il a été créé ailleurs qu’en Dieu lui-même. C’est le même mensonge que le Tentateur proféra à Adam : Vous ne mourrez pas ! Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais (Gn 3, 5). Alors qu’Adam, le premier homme, a mangé du fruit interdit à l’invitation du Malin, espérant ainsi trouver la vie éternelle sans Dieu, et qu’il a entraîné la chute de l’humanité, le Christ, le nouvel Adam, refoule le mensonge du Malin et expie la faute d’Adam, rétablissant l’humanité sur la bonne voie, celle voulue par Dieu depuis toute éternité : que l’homme trouve sa nourriture en Dieu lui-même, devenant véritablement « enfant de Dieu », partageant la vie divine.

Les circonstances du jeûne de Jésus nous aident également à comprendre le sens spirituel du jeûne. Le jeûne de Jésus eut lieu « au désert », c’est-à-dire dans un lieu aride, solitaire, éloigné des villes et des hommes, là où il n’y a que peu de végétation et d’eau. Aujourd’hui, on dirait qu’il y a peu de « distractions » - ce qui nous « distrait » de Dieu. C’est ainsi que doit être le « lieu » de notre jeûne, loin des « distractions », nous permettant d’entrer dans le « désert », à la fois le désert physique, ne serait-ce que notre chambre, et le désert spirituel, celui de notre cœur, afin de nous préparer à la rencontre avec Dieu : le désert est le lieu où je suis seul avec Dieu.

Le désert est aussi le lieu de la tentation : le moment le plus propice à la rencontre avec Dieu est aussi le moment où le Malin cherche à nous faire chuter, car il sait que c’est au désert que nous avons la possibilité de rejoindre la grâce divine. Si Jésus a été tenté suite à son jeûne, comment pensons-nous nous échapper de la tentation ? Le jeûne, la privation des plaisirs des sens, est accompagné de tentations, non seulement celle d’abandonner le jeûne, mais d’autres encore - il ne faut pas oublier que Jésus subit deux autres tentations après celle du pain.

Si donc le jeûne entraîne de tels risques, comment pouvons-nous nous préparer pour la lutte inévitable ? Jésus nous donne une réponse dans le texte de l’Évangile de Marc : Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne (Mc 9, 25-29). Jésus nous enseigne ici à associer la prière au jeûne, si nous voulons expulser les « esprits impurs » qui cherchent à s’installer en nous. Nous acquérons les bénéfices du jeûne seulement si le jeûne est complété par la prière, un effort de prière supplémentaire pendant la période du jeûne - se nourrir en Dieu, s’unir à lui par la prière. L’effort ascétique, la maîtrise de soi, de ses « passions » comme diraient les Pères du désert, doit être associé à la prière ; les deux sont essentiels pour le progrès spirituel.

Le deuxième texte de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 16-18), qui fait partie du Sermon sur la Montagne, est une mise en garde concernant une des tentations accompagnant le jeûne. Le jeûne n’est pas un but en soi et de nos jours on pratique le jeûne pour toute sorte de raisons qui ne relèvent pas du domaine spirituel. Le jeûne peut devenir lui-même une occasion de chute. Jésus souligne en particulier le risque de vaine gloire en faisant allusion à ceux qui s'assurent que leur jeûne soit remarqué par les hommes. Notre jeûne doit être un acte devant Dieu et non devant les hommes, pas même nos confrères dans la foi. Celui qui jeûne se place devant Dieu, son jeûne est une offrande à Dieu, et non aux hommes.

Dans le texte de l’Évangile de Luc (Lc 5, 33-35), les Pharisiens essaient d’embarrasser Jésus en lui reprochant que ses disciples ne jeûnent pas, alors que ceux de Jean le Baptiste et des Pharisiens jeûnent souvent. Sans répondre directement, Jésus demande s’il est approprié que les compagnons de l’époux jeûnent pendant que l’époux est avec eux - c’est-à-dire à l’occasion du mariage proche. La réponse qui s’impose est « non », le jeûne n’est pas approprié à ce moment-là, mais, comme l’indique Jésus en disant qu’ils jeûneront lorsque l’époux ne sera plus avec eux. L’époux c’est Jésus lui-même, et pendant qu’il est avec ses disciples, ils sont nourris et rassasiés par sa présence ; ils les comble du pain de vie de sa parole. Quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. Le jeûne n'a de sens que pour celui qui sait ce qui est la nourriture ou y aspire de tout son être, et qui, dans la privation, souffre de l'absence de ce qui le rassasie.

Donc il y a des moments pour jeûner, et des moments pour ne pas jeûner - quand l’époux est avec nous. L'année liturgique étant un rappel de la vie de Jésus, de la Mère de Dieu et des saints, l’Église orthodoxe indique certains jours et certaines périodes pour le jeûne, quand nous sommes dans l'attente de l'Époux, et certaines périodes où le jeûne n’est pas indiqué - quand « l’Époux est avec nous », surtout les jours des grandes fêtes liturgiques, même chaque dimanche, le jour de la Résurrection du Christ. Même pendant le Grand Carême, le jeûne n’est pas total tous les jours, car il y un allégement du jeûne les samedis et dimanches.

L’enseignement le plus important à retenir est peut-être la nécessité d’associer la prière au jeûne, la prière afin de pouvoir accomplir l’effort nécessaire, mais encore plus important, la prière en tant que rapprochement de Dieu - le jeûne nous présente la possibilité de nous unir d’avantage à Dieu par la prière : « La prière est une conversation de l’intelligence avec Dieu » (Évagre le Pontique, Chapitres sur la prière, 3).


DEUX FAÇONS DE JEÛNER

Il y a deux façons de jeûner, enracinées toutes deux dans l'Écriture et la Tradition, et qui correspondent à deux besoins distincts, à deux états de l'homme. Le premier peut être appelé jeûne total, car il consiste en une totale abstinence de nourriture et de boisson. On peut définir le second comme un jeûne ascétique, car il consiste surtout en l'abstinence de certaines nourritures et en une réduction substantielle du régime alimentaire.

Le jeûne total, de par sa nature même, est de courte durée et généralement limité à un jour ou même à une partie de la journée. Dès le début du Christianisme, il fut compris comme un état de préparation et d'attente, de concentration spirituelle sur ce qui va arriver. La faim physique correspond ici à l'attente spirituelle de l'accomplissement, à l'ouverture de tout l'être à la joie qui approche.

C'est pourquoi, dans la tradition liturgique de l'Église, nous trouvons ce jeûne total comme dernière et ultime préparation a une grande fête, à un événement spirituel décisif, par exemple aux veilles de Noël et de l'Épiphanie ; et surtout, c'est ce jeûne qui constitue le jeûne eucharistique, mode essentiel de notre préparation au banquet messianique, à la table du Christ dans son Royaume. L'Eucharistie est toujours précédée de ce jeûne total, qui peut varier dans sa durée, mais qui, pour l'Église, constitue une condition nécessaire à la sainte Communion.

Le jeûne total n'est pas seulement un jeûne des membres de l'Église, c'est l'Église elle-même qui jeûne, en attente du Christ qui vient à elle dans l'Eucharistie, dans les grandes fêtes célébrant l'oeuvre du salut, et qui viendra en gloire à la consommation des siècles.

Tout a fait différent est le sens spirituel du second type de jeûne que nous avons défini comme « ascétique ». Ici, le but du jeûne est de libérer l’homme de la tyrannie déréglée de la chair, qui s'établit lorsque l'esprit cède devant le corps et ses appétits, résultat tragique du péché et de la chute originelle de l'homme.

C'est seulement par un lent et patient effort que l'homme découvre qu'il ne vit pas seulement de pain, et restaure en lui-même la primauté de l'esprit. C'est nécessairement et par sa nature même un long effort soutenu. Le facteur « temps » est essentiel, car il faut du temps pour déraciner et guérir la maladie commune et universelle que les hommes ont fini par considérer comme leur état normal. Le succès de ce jeûne ascétique dépend précisément de l'application de certaines règles fondamentales dont la principale se trouve être l'ininterruption du jeûne, sa continuité dans le temps.

Père Alexandre Schmemann


LA JOIE DE L'ÂME :

PAROLES DES PÈRES DU DÉSERT SUR LE JEÛNE

Abba Joseph interrogea abba Poemen : " Comment faut-il jeûner ? " Abba Poemen lui dit : " Pour ma part, je préfère que celui qui mange chaque jour mange peu afin de ne pas se goinfrer. " Abba Joseph lui dit : " Lorsque tu étais plus jeune, ne jeûnais-tu pas deux jours de suite, abba ? " Et le vieillard lui dit : " En vérité, même trois jours, et quatre, et toute la semaine. Et tout cela, les Pères l’éprouvèrent comme ils en étaient capables ; et ils trouvèrent préférable de manger chaque jour, mais en petite quantité ; et ils nous livrèrent la voie royale, qui est légère. " (Paroles 127, 27)

Un samedi de fête, il arriva que les frères mangent à l’église des Kellia. Et comme on présentait le plat de bouillie, abba Helladios l’Alexandrin se mit à pleurer. Abba Jacques lui dit : " Pourquoi pleures-tu, abba ? " Il répondit : " Parce que c’en est fini de la joie de l’âme, c'est-à-dire le jeûne, et que voilà maintenant le contentement du corps. " (Abba 81)

Un jour à Scété fut donné ce commandement : Jeûnez cette semaine. Or il se trouva que des frères vinrent d’Égypte chez abba Moïse et il fit pour eux un peu de cuisine. Voyant la fumée, les voisins dirent aux clerc : " Voici que Moïse a violé le commandement en faisant cuire quelque chose chez lui. " Ceux-ci dirent : " Quand il viendra, nous-mêmes lui parlerons. " Le samedi venu, les clercs, sachant la pratique excellente de Moïse, lui dirent devant tout le monde : " Ô abba Moïse, tu as laissé tomber le commandement des hommes et gardé celui de Dieu ! " (Abba 109)

Abba Euloge disait à son disciple : Enfant, exerce-toi à rétrécir peu à peu ton ventre par le jeûne. Car de même qu’une outre étirée devient plus mince, ainsi également le ventre quand il reçoit beaucoup d’aliments. Mais s’il en reçoit peu, il se rétrécit et exige toujours peu. (Abba 74)

Abba Isidore le prêtre dit : Si vous pratiquer régulièrement le jeûne, ne vous gonflez pas d’orgueil, mais si vous vous glorifiez de cela, mangez plutôt de la viande. Il vaut mieux pour l’homme de manger de la viande que se gonfler d’orgueil et se glorifier. (Paroles 81, 4)


L'ascèse personnelle, familiale et paroissiale, en particulier dans la prière et dans le jeûne, est caractéristique de l'Orthodoxie.

Père Justin Popovitch


COMMENT JEÛNE-T-ON ?

Pour le Grand Carême, l'Église orthodoxe propose une préparation progressive et pédagogique au jeûne. Ainsi, une semaine avant l'entrée dans le Grand Carême, elle indique de faire abstinence d'abord de viande, puis au début du Grand Carême, les laitages, les œufs, les graisses et le vin seront à leur tour supprimés de l'alimentation et le « régime de croisière » sera ainsi en place pour toute la Sainte Quarantaine.

Pendant le Grand Carême, tous les jours, on s'abstient en principe de tout produit animal (viande, poisson, œufs, laitage...), de graisses et de vin (sauf le samedi et le dimanche étant le sabbat et le jour de la Résurrection).

Les mercredi et vendredi hors temps de Carême on s'abstient de tout produit animal et dérivés ainsi que de d'huile et de vin. Les mercredi et vendredi de Carême on s'abstient de toute nourriture jusqu'au coucher du soleil, mercredi étant le jour où Judas trahit le Seigneur et vendredi le jour où le Seigneur fut crucifié.

À chacun aussi de trouver le « lieu » de son jeûne et de retrancher parmi les plaisirs et les dépendances qui le tyrannisent et l'éloignent de Dieu : aliments, sommeil, télévision, bavardage, médisance...

À chacun aussi de trouver de quelle façon son jeûne sera nourri dans la prière ainsi que dans la charité. Pendant le Grand Carême, l'Église propose des offices, en particulier le Canon de Saint André de Crête et la Liturgie des Présanctifiés, qui aident les fidèles à vivre le Carême comme expérience spirituelle d'ascèse personnelle en préparation de la Semaine Sainte. La prière personnelle est ainsi renforcée par la participation en communauté chrétienne à la prière de l'Église.


QUAND JEÛNE-T-ON 
DANS L'ÉGLISE ORTHODOXE ?

L'Église propose de jeûner :

 le mercredi et le vendredi de chaque semaine (sauf aux semaines de Pâques, de Pentecôte, de Noël, du Pharisien et du Publicain, et de Carnaval)

 durant le Grand Carême et la Semaine Sainte

 durant le Carême des Saints apôtres (du lundi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte au 28 juin)

 durant le Carême de la Dormition (du ler au 14 août)

 durant le Carême de Noël (l'Avent) (du 15 novembre au 24 décembre)

 la veille de la Théophanie (5 janvier), le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août), et le jour de l'Exaltation de la Croix (14 septembre).

Les jours recommandés pour le jeûne total sont la veille de la Théophanie (5 janvier), le Vendredi Saint, le Samedi Saint, le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août),· et le jour de l'Exaltation de la Très Sainte Croix (14 septembre).

Le vin et l’huile sont permis :

 les samedis et les dimanches du Grand Carême

 les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

 les samedis et les dimanches pendant le jeûne de la Dormition.

Le poisson, le vin et l’huile sont permis :

 les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

 le jour de l’Annonciation et le dimanche des Rameaux.


L'Église orthodoxe, en général, donne des directives plutôt que des prescriptions littérales. Elle indique des buts, elle montre des modèles, elle dit ce à quoi l'on doit tendre; mais elle laisse chaque conscience juge de ce que, en présence d'une tradition devenue règle, l'adaptation aux circonstances personnelles commande ou permet.

Père Lev Gillet

LES MIRACLES DE SAINT CHARBEL:

"Si j'ai un garçon je lui donnerai le nom de Charbel "....

Joséphine Nakad, originaire du village de Hadchit, est mariée à Romanos Francis depuis plus de 7 ans. Ils habitent Mejlaya au Liban-Nord et peuvent être joints au 03709969.

Le couple n'arrive pas à avoir un enfant. Malgré toutes les tentatives, les résultats sont à chaque fois négatifs. Romanos subit alors des examens qui révèlent chez lui une infertilité. Le traitement qu'il subit reste sans succès. Joséphine de son côté découvre que son utérus présente, sur ses deux parois intérieure et extérieure, des fibromes et doit se faire opérer à cinq reprises. 

Le Dr T. Nakad leur recommande alors le recours à l'insémination artificielle. Une fois de plus leur tentative est vaine et Joséphine perd espoir. Elle ne croit plus en une solution médicale.

Elle prend la décision de se rendre à Annaya et de se recueillir auprès de St Charbel auquel elle voue une grande ferveur. Elle implore St Charbel de lui venir en aide et d'intercéder auprès de Jésus pour que ses prières soient exaucées. Elle fait le voeu de porter sa tunique durant toute la période de grossesse et si elle accouche d'un garçon de l'appeler Charbel. Elle arrête toute prise de médicaments : " Je ne consulte plus de médecins et ne prends plus de traitement. J'ai une totale confiance en toi St Charbel et tu es mon seul recours à présent.".

Sa visite terminée, elle se munit d'encens, d'huile bénite, d'un peu de terre du tombeau de St Charbel et de quelques feuilles de chêne qu'elle mélange à de l'eau bénite et verse le tout dans une bouteille en disant à St Charbel : " Désormais ce sera notre seul et unique traitement.". Avec Romanos son mari ils boivent de cette eau pendant quatre mois. Joséphine fait un rêve au cours duquel elle se voit en salle d'opération. Le chirurgien n'a pas de visage mais la nurse à côté en a un de très beau. Inquiète, elle est réconfortée par ces paroles : " Par la volonté de Dieu tu auras des enfants."

Trois semaines plus tard, Joséphine tombe enfin enceinte. Elle porte la tunique de St Charbel durant sa grossesse conformément au voeu qu'elle a fait. Le petit Charbel naît le 11 janvier 2018. Le 18 mars 2018 Joséphine et Romanos enregistrent cette belle grâce et remercient à Annaya le Seigneur et le très grand médecin du ciel St Charbel.

¤Vendredi 22, autour des Reliques de Ste Rita

et Saint Charbel

*10h30,Messe , suivie d'un repas fraternel, réception des fidèles(Pour accompagnement spirituel, prières de délivrance (Voir d'exorcisme), prières de guérison...)programme habituel

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.