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26 octobre 2019 6 26 /10 /octobre /2019 20:18

Sommaire:

 

*Annonces liturgiques

*Faites vous des trésors dans le Ciel (St Augustin) et prière pour les vocations.

*Qudosh Idto, Sanctification de l'Eglise et Lectionnaire pour le Dimanche de la Sanctification de l'Eglise (Début de l'Année Liturgique Syro-Orthodoxe), Prière de Saint Ephrem pour l'Orient Chrétien.

*Des pensées mues par les passions et de l'illusion sprirituelle (Vidéo), St Silouane 

*Les justes de l'Ancien Testament  sont-ils Saints ?

*Le repentir, source de joie.(Vidéo Saint Silouane : Le repentir)

*Vous avez dit: Silence?...

*Les mots blesses du Christianisme, vous avez dit "Eglise" ? (Vidéo du Père  M A Costa de Beauregard)

*Questionnaire sur la route de l'Eglise

*Comment le Christ sera t-il manifesté dans l'Eglise ? ( Père Matta El Maskyne)

*Un fresquiste et iconographe Russe contemporain, l'Archimandrite Zenon.*

* Risquer (Sr Emmanuelle)       

*Lectionnaire du Dimanche de la Dédicace de l'Eglise.                                                                                                           

*Les Etats Unis d'Amérique reconnaissent le génocide des Arméniens.

*Eduquer la Foi chez l'enfant.

*La destinée de l'âme après la mort.

* Et si la mort n'existait pas ? (Vidéo)

* Pourquoi faire célébrer des Messes pour les défunts?

*Cantique: Je n'ai d'autre désir (Texte et vidéo)

*Coin du Catéchisme et de la transmission familiale

* Génétique vous informe.                             

               

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190913/ob_1ed58f_324352-p.jpg

 

et en dehors pour Octobre,Novembre et début Décembre:

  

 

¤ RÉGION PARISIENNE, Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève:

 

 

Permanence pastorale début DECEMBRE (Au Monastère habituel ):

*Vendredi 6 DECEMBRE toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 7 en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 7 à 15h , départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 8 Décembre.(Inscriptions:06 48 89 94 89)

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera le 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

¤ RÉGION ALSACE, EST de FRANCE:  Relais paroissial Sainte Clotilde : visites aux familles et aux malades,les 6 et 7 Novembre pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... Heure et lieu de la Messe non encore précisée (Inscriptions:06 48 89 94 89 ou sur asstradsyrfr@laposte.net) 

Ô Sainte Clotilde qui conduisîtes votre époux le Roi Clovis à se convertir au Christ et à entraîner son Peuple à demeurer dans l'Unité Catholique par l'Orthodoxie de la Foi, priez pour nos gouvernants, priez pour notre France et son Père Légitime, que par l'intercession de Marie Reine qui se manifesta à Neubois, il la réunisse sous l'étendard du Christ son Roi ! Amîn

¤Au Monastère:

 ¤ Dimanche 8 DECEMBRE,

Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde

et aux Saints du Kerala.

Programme habituel*

 

 

"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

Le Dimanche 22 Décembre à JAULDES (Angoulême), après la Messe dominicale:

Ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère

 

Ne restez pas seul pour les Fêtes

 

de la Nativité ! 

Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en

 

famille, grâce au partage c'est possible !

 

Venez fêter la Nativité au Monastère en famille !

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,
through shared it's possible! Come celebrate the Nativity
Monastery family!

 

Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous, du moins, ,en communion avec

les Chrétiens d'Orient, avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma) en France pour fêter Noël!

If you are not a family, you find yourself in communion with
Eastern Christians,
with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St
Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!

 



(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)


 

Programme:

 

 

*Mardi  24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur

 18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël, Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

 

*Mercredi 25, Nativité de Notre-Seigneur

Messe du jour à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

*Jeudi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »

Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

VEILLÉE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

 

*Jeudi 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »

Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30


Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-Dimanches 10 NOVEMBRE et 22 DÉCEMBRE

(Après la Messe dominicale:

Ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère )

et Vendredi 27 Décembre(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)*

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190904/ob_a7e436_19373366.jpg

 

 

 

Du 27 Décembre au 29, seriez-vous intéressé par un Pèlerinage à Lourdes dans la quiétude hivernale ?

Si oui, inscriptions sur asstradsyrfr@laposte.net

¤LOURDES (65):

- Samedi 29 DÉCEMBRE *

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):

(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)

- Samedi 21 DÉCEMBRE* 

* Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .

« Faites-vous des trésors dans le ciel »

Toi, qu'es-tu ? riche ou pauvre ?

Beaucoup me disent : je suis pauvre, et ils disent vrai.

Je vois des pauvres qui possèdent quelque chose ; j'en vois qui sont complètement indigents.

Mais en voici un chez qui abondent l'or et l'argent
-- oh ! s'il savait combien il est pauvre !
Il le reconnaîtra s'il regarde le pauvre qui est près de lui.

D'ailleurs quelle que soit ton opulence, toi qui es riche, tu n'es qu'un mendiant à la porte de Dieu.

Voici l'heure de la prière...
Tu fais des demandes ; la demande n'est-elle pas un aveu de ta pauvreté ?

En effet, tu dis :
« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ».
Toi donc qui demandes ton pain quotidien, es-tu riche ou pauvre ?

Et pourtant le Christ ne craint pas de te dire :
« Donne-moi ce que je t'ai donné.

De fait, qu'as-tu apporté en venant en ce monde ?
Tout ce que tu as trouvé dans la création, c'est moi qui l'ai créé.

Tu n'as rien apporté, tu n'emporteras rien. Pourquoi ne me donnes-tu pas de ce qui est mien ?

Tu es dans l'abondance et le pauvre dans le besoin, mais remontez au commencement de votre existence : tous deux vous êtes nés complètement nus.

Même toi, tu es né nu.

Ensuite tu as trouvé ici-bas de grands biens ; mais aurais-tu par hasard apporté quelque chose avec toi ?

Je demande donc ce que j'ai donné ; donne et je te rendrai.

« Tu m'as eu pour bienfaiteur ; rends-moi ton débiteur, à un taux élevé... Tu me donnes peu, je te rendrai beaucoup.

Tu me donnes les biens de ce monde, je te rendrai les trésors du ciel. Tu me donnes des richesses temporelles, je t'établirai sur des possessions éternelles.
Je te rendrai à toi, quand j'aurai pris possession de toi ».

 

(Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) / Sermon 123)
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"Você tesouro no céu"

O que você é rico ou pobre?

Muitos me dizem: sou pobre e dizem a verdade.

Eu vejo pessoas pobres que têm algo; Eu vejo alguns que são completamente indigentes.

Mas aqui está um em que abundam ouro e prata
Ah! se ele soubesse como é pobre!
Ele o reconhecerá se olhar para o pobre homem que está perto dele.

Além disso, seja qual for a sua opulência, você que é rico, você é apenas um mendigo à porta de Deus.

Esta é a hora da oração ...
Você faz pedidos; A demanda não é uma admissão de sua pobreza?

De fato, você diz:
"Dê-nos hoje o nosso pão hoje."
Você que pede seu pão diário, é rico ou pobre?

E, no entanto, Cristo não teme lhe dizer:
"Me dê o que eu te dei.

De fato, o que você trouxe quando veio a este mundo?
Tudo o que você encontrou na criação, sou eu quem a criou.

Você não trouxe nada, não levará nada. Por que você não me dá o que é meu?

Você está em abundância e carente de necessidades, mas volte ao início de sua existência: vocês dois nasceram completamente nus.

Até você, você nasceu nu.

Então você encontrou grande riqueza aqui; mas você teria trazido algo com você?

Peço, portanto, o que dei; dê e eu te darei de volta.

"Você me teve como benfeitor; dê-me seu devedor a uma taxa alta, você me dá pouco, eu darei muito.

Você me dá os bens deste mundo, eu te darei os tesouros do céu. Você me dá riquezas temporais, estabelecerei você em posses eternas.
Eu te devolverei quando eu tomar posse de você. "

 

(Santo Agostinho (354-430), Bispo de Hipona (norte da África) / Sermão 123)
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"Do you treasure in the sky"

What are you? rich or poor?

Many say to me: I am poor, and they say true.

I see poor people who have something; I see some who are completely indigent.

But here is one in which abound gold and silver
-- Oh ! if he knew how poor he is!
He will recognize him if he looks at the poor man who is near him.

Besides, whatever your opulence, you who are rich, you are only a beggar at the door of God.

This is the hour of prayer ...
You make requests; Is not the demand an admission of your poverty?

Indeed, you say:
"Give us today our bread today."
You who ask your daily bread, are you rich or poor?

And yet Christ does not fear to tell you:
"Give me what I gave you.

In fact, what did you bring when you came to this world?
Everything you found in creation, it's me who created it.

You have not brought anything, you will not take anything. Why do not you give me what is mine?

You are in abundance and poor in need, but go back to the beginning of your existence: both of you were born completely naked.

Even you, you were born naked.

Then you have found great wealth here; but would you have brought something with you?

I therefore ask what I have given; give and I will give you back.

"You had me for benefactor; give me your debtor at a high rate. You give me little, I will give you a lot.

You give me the goods of this world, I will give you the treasures of heaven. You give me temporal riches, I will establish you on eternal possessions.
I will give you back to you when I have taken possession of you. "

 

(Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) / Sermon 123)
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"¿Atesoro en el cielo"

Que eres rico o pobre?

Muchos me dicen: soy pobre, y dicen verdad.

Veo gente pobre que tiene algo; Veo algunos que son completamente indigentes.

Pero aquí hay uno en el que abundan el oro y la plata.
- oh! si supiera lo pobre que es!
Lo reconocerá si mira al pobre hombre que está cerca de él.

Además, cualquiera que sea tu opulencia, tú que eres rico, solo eres un mendigo a las puertas de Dios.

Esta es la hora de la oración ...
Haces solicitudes; ¿No es la demanda una admisión de tu pobreza?

De hecho, usted dice:
"Danos hoy nuestro pan hoy".
Tú que pides tu pan de cada día, ¿eres rico o pobre?

Y sin embargo, Cristo no teme decirte:
"Dame lo que te di.

De hecho, ¿qué trajiste cuando viniste a este mundo?
Todo lo que encontraste en la creación, fui yo quien lo creó.

No has traído nada, no llevarás nada. ¿Por qué no me das lo que es mío?

Usted está en abundancia y pobre en necesidad, pero regrese al comienzo de su existencia: ambos nacieron completamente desnudos.

Incluso tú, naciste desnudo.

Entonces has encontrado una gran riqueza aquí; ¿pero habrías traído algo contigo?

Por lo tanto, pregunto qué he dado; dar y te devolveré.

"Me tenías como benefactor; dame tu deudor a una tasa alta. Tú me das poco, yo te daré mucho.

Si me das los bienes de este mundo, te daré los tesoros del cielo. Me das riquezas temporales, te estableceré en posesiones eternas.
Te devolveré cuando haya tomado posesión de ti ".

 

(San Agustín (354-430), obispo de Hippo (Norte de África) / Sermón 123)

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Portes, levez vos frontons, + élevez-vous, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! Qui est ce roi de gloire ? + C'est le Seigneur, le fort, le vaillant, le Seigneur, le vaillant des combats. Portes, levez vos frontons, + levez-les, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! Qui donc est ce roi de gloire ? + C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ; c'est lui, le roi de gloire. Psaume 23 (24), 7-10.

Ce Dimanche 3 Novembre, c'est le début de l'année liturgique Syro-Orthodoxe (Qudosh Idto), Sanctification de l'Eglise.

Nous clôturerons au Monastère les Festivités de Mar Gregorios et la "Retraite Spirituelle de Toussaint"

 

Je vous laisse cette belle prière de Saint Ephrem le Syrien pour l'Orient :

 

« Seigneur notre Dieu, Vous avez choisi l’Orient pour envoyer Votre Fils unique ....

« Seigneur notre Dieu, Vous avez choisi l’Orient pour envoyer ton Fils unique et accomplir l’économie du salut.

C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Vous avez choisie pour qu’elle porte et enfante Votre Fils unique ;
c’est en Orient qu’il a grandi, qu’il a travaillé, qu’il a choisi ses apôtres et ses disciples ;
c’est en Orient où Il a transmis Votre volonté et Vos enseignements, où Il a fait des miracles et des prodiges ;
c’est en Orient où Il s’est livré ; c’est en Orient où Il a choisi de souffrir, de mourir et de ressusciter ; c’est de l’Orient où Il est monté au ciel et a siégé à Votre droite.

Nous Vous prions d’accorder les forces nécessaires à Vos enfants en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans l’espérance de Vos saints Apôtres.
Amin. »

 

Koodosh Eetho à Kothne

Koodhosh Eetho  FÊTE DE LA SANCTIFICATION DE l'EGLISE

Fêté le 1er dimanche après le 30 Octobre. Ce Dimanche est appelé "Koodhosh Eetho" (De la sanctification de l'Église). Ce dimanche marque le début de l'Année Liturgique de l'Eglise.

 

Saint Qurbana(Ste Messe)

    • 1 de St Pierre 2 :1-12 :

01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;

02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,

03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.

04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.

05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.

06 En effet, il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.

07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,

08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.

09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple , pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.

11 Bien-aimés, puisque vous êtes comme des étrangers résidents ou de passage, je vous exhorte à vous abstenir des convoitises nées de la chair, qui combattent contre l’âme.

12 Ayez une belle conduite parmi les gens des nations ; ainsi, sur le point même où ils disent du mal de vous en vous traitant de malfaiteurs, ils ouvriront les yeux devant vos belles actions et rendront gloire à Dieu, le jour de sa visite.

    •  
    • I Corinthiens 3: 16-17 :

16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?

17 Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.

    • 6: 15 -20 :

15 Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Absolument pas !

16 Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.

17 Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit.

18 Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.

19 Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,

20 car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

    •  
    • Saint Matthieu 16:13-23 :

13 Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

15 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

21 À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.

22 Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 

Des pensées mues par les passions et de l'illusion spirituelle:

Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph, Métropolite de l'Eglise Roumaine Orthodoxe 

 

LES JUSTES DE L’ANCIEN TESTAMENT SONT-ILS SAINTS?/OS DIREITOS DO ANTIGO TESTAMENTO SÃO SANTOS?/ARE THE RIGHTS OF THE OLD TESTAMENT HOLY?/¿SON LOS DERECHOS DEL ANTIGUO TESTAMENTO SANTO?

Unité de l’Alliance – 

L’apôtre Paul a répondu à cette question dans sa lettre aux Hébreux, au chapitre 11.

Il fait l’éloge de la foi dont les justes de tous les temps – Abel, Hénoch, Noé, Abraham, Sarah, Moïse – ont témoigné.

Mais la foi était, chez ces justes, une vision anticipée de la plénitude qui devait se réaliser dans la personne du Seigneur Jésus Christ et de ses disciples.

Ils ont vécu dans la promesse sans en connaître la réalisation: “ils ne devaient pas arriver à l’accomplissement sans nous”, c’est-à-dire les baptisés (11, 40).

Mais le Christ dit bien qu’Abraham a eu la vision anticipée de sa gloire et qu’il “’s’est réjoui” (Jean 8, 56).

L’Alliance peut être considérée dans son unité et son unicité, depuis le Paradis jusqu’à la Pentecôte, selon un rythme qui est celui de la préfiguration et de l’accomplissement. C’est pourquoi le Christ dit encore que les écrits des prophètes témoignent de lui (Luc 24, 27).

Unidade da Aliança -
O apóstolo Paulo respondeu a essa pergunta em sua carta aos hebreus no capítulo 11.

Ele louva a fé da qual os justos de todos os tempos - Abel, Enoque, Noé, Abraão, Sara, Moisés - testemunharam.

Mas a fé era, entre os justos, uma visão antecipada da plenitude a ser realizada na pessoa do Senhor Jesus Cristo e seus discípulos.

Eles viveram na promessa sem conhecer o cumprimento dela: "eles não deveriam alcançar a realização sem nós", isto é, os batizados (11, 40).

Mas Cristo diz que Abraão teve a visão antecipada de sua glória e que "se alegrou" (João 8:56).

A Aliança pode ser considerada em sua unidade e singularidade, do Paraíso ao Pentecostes, de acordo com um ritmo que é o da prefiguração e realização. É por isso que Cristo ainda diz que os escritos dos profetas testificam sobre ele (Lucas 24:27).

Unity of the Alliance -
The apostle Paul answered this question in his letter to the Hebrews in chapter 11.

He praises the faith of which the righteous of all times - Abel, Enoch, Noah, Abraham, Sarah, Moses - testified.

But faith was, among the righteous, an anticipated vision of the fullness that was to be realized in the person of the Lord Jesus Christ and his disciples.

They lived in the promise without knowing the fulfillment of it: "they were not to achieve fulfillment without us", that is to say the baptized (11, 40).

But Christ says that Abraham had the anticipated vision of his glory and that he "rejoiced" (John 8:56).

The Covenant can be considered in its unity and uniqueness, from Paradise to Pentecost, according to a rhythm that is that of prefiguration and fulfillment. This is why Christ still says that the writings of the prophets testify about him (Luke 24:27).

Unidad de la Alianza -
El apóstol Pablo respondió a esta pregunta en su carta a los hebreos en el capítulo 11.

Él alaba la fe de la cual los justos de todos los tiempos - Abel, Enoc, Noé, Abraham, Sara, Moisés - testificaron.

Pero la fe era, entre los justos, una visión anticipada de la plenitud que debía realizarse en la persona del Señor Jesucristo y sus discípulos.

Vivieron en la promesa sin saber el cumplimiento de la misma: "no debían cumplir sin nosotros", es decir, los bautizados (11, 40).

Pero Cristo dice que Abraham tuvo la visión anticipada de su gloria y que se "regocijó" (Juan 8:56).

El Pacto puede considerarse en su unidad y singularidad, desde el Paraíso hasta Pentecostés, de acuerdo con un ritmo que es el de la prefiguración y la realización. Es por eso que Cristo todavía dice que los escritos de los profetas dan testimonio de él (Lucas 24:27).

Le témoignage iconographique

Aussi, les grands Abraham et Moïse, et d’autres prophètes, apparaissent-ils dans la tradition iconographique portant l’auréole sphérique des saints.

Ils ont tellement pénétré le mystère du Christ, à l’avance, par le saint Esprit, qu’ils sont honorés tout près des témoins oculaires du Verbe incarné.

Le programme iconographique des églises montre, soit dans le narthex, soit à l’ouverture de la nef, précédant, selon la chronologie peut-être plus que par la qualité, les saints qui ont été greffés directement sur le Verbe et sur lesquels les dons du saint Esprit ont été déversés en plénitude.

La conscience ecclésiale n’a jamais voulu faire de coupure trop nette entre les prophètes, les disciples, les apôtres et nous, tout en soulignant le mystère de la plénitude des temps.

O testemunho iconográfico
Além disso, o grande Abraão e Moisés, e outros profetas, aparecem na tradição iconográfica com a auréola esférica dos santos.

Eles penetraram tanto no mistério de Cristo, antecipadamente, pelo Espírito Santo, que são homenageados perto das testemunhas oculares do Verbo Encarnado.

O programa iconográfico das igrejas mostra, no narthex ou na abertura da nave, precedendo, segundo a cronologia talvez mais do que pela qualidade, os santos que foram enxertados diretamente na Palavra e nos quais os presentes do Espírito Santo foram derramados em plenitude.

A Consciência Eclesial nunca quis cortar muito acentuadamente entre os profetas, os discípulos, os apóstolos e nós, enfatizando o mistério da plenitude dos tempos.

The iconographic testimony
Also, the great Abraham and Moses, and other prophets, appear in the iconographic tradition bearing the spherical halo of the saints.

They have so penetrated the mystery of Christ, in advance, by the Holy Spirit, that they are honored near the eye witnesses of the Incarnate Word.

The iconographic program of the churches shows, either in the narthex, or at the opening of the nave, preceding, according to the chronology perhaps more than by the quality, the saints which were grafted directly on the Word and on which the gifts of the Holy Spirit have been poured out in fullness.

Ecclesial Consciousness never wanted to cut too sharply between the prophets, the disciples, the apostles and us, while emphasizing the mystery of the fullness of time.

El testimonio iconográfico.
Además, el gran Abraham y Moisés, y otros profetas, aparecen en la tradición iconográfica con el halo esférico de los santos.

Han penetrado tanto en el misterio de Cristo, de antemano, por el Espíritu Santo, que son honrados cerca de los testigos oculares del Verbo Encarnado.

El programa iconográfico de las iglesias muestra, ya sea en el nártex o en la apertura de la nave, precediendo, según la cronología quizás más que por la calidad, a los santos que fueron injertados directamente en la Palabra y en los cuales los dones del Espíritu Santo han sido derramados en plenitud.

La Conciencia eclesial nunca quiso cortar demasiado entre los profetas, los discípulos, los apóstoles y nosotros, mientras enfatizaba el misterio de la plenitud de los tiempos.

Pas de pré détermination

Pour un théologien comme saint Maxime le Confesseur, le temps qui relie le péché d’Adam et l’Incarnation du Verbe est une préparation; et le temps qui suit l’Incarnation et la Pentecôte est celui de la divinisation et de la sanctification (Réponses à Thalassios 22).

Mais les Patriarches et les Prophètes, par lesquels, tout de même, a parlé le saint Esprit (Symbole de la Foi) ont pu s’affranchir des passions mauvaises, “pratiquer toutes les vertus” et accéder à un sublime degré de contemplation.

Ils n’ont pas été absolument déterminés par les effets du péché ancestral (Abraham, Melchisédech).

Abraham, Moïse, Isaïe ou Ézéchiel témoignent avoir vu, directement ou indirectement, le Verbe avant son incarnation.

Ils purent acquérir la ressemblance avec Dieu par la pureté de leur vie et par l’amour qu’ils montrèrent pour le Seigneur, car en cela ils tendaient vers l'Incarnation du Verbe, l'Oeuvre de Sa Rédemption et ont, de ce fait été embrassés par le Salut dans le Christ.

Sem pré-determinação
Para um teólogo como São Máximo, o Confessor, o tempo que liga o pecado de Adão à Encarnação da Palavra é uma preparação; e o tempo que se segue à Encarnação e ao Pentecostes é o de deificação e santificação (Respostas a Thalassios 22).

Mas os Patriarcas e os Profetas, por quem, mesmo assim, falaram o Espírito Santo (Símbolo da Fé) foram capazes de libertar-se das paixões más, "praticar todas as virtudes" e alcançar um grau sublime de contemplação.

Eles não foram absolutamente determinados pelos efeitos do pecado ancestral (Abraão, Melquisedeque).

Abraão, Moisés, Isaías ou Ezequiel testificam ter visto, direta ou indiretamente, a Palavra antes de sua encarnação.

Eles foram capazes de adquirir a semelhança com Deus pela pureza de suas vidas e pelo amor que demonstravam pelo Senhor, porque nisto tendiam à Encarnação da Palavra, à Obra de Sua Redenção e, portanto, foi abraçado pela salvação em Cristo.

No pre-determination
For a theologian like St. Maximus the Confessor, the time that connects the sin of Adam with the Incarnation of the Word is a preparation; and the time that follows the Incarnation and Pentecost is that of deification and sanctification (Answers to Thalassios 22).

But the Patriarchs and the Prophets, by whom, all the same, spoke the Holy Spirit (Symbol of the Faith) were able to free themselves from the evil passions, "to practice all the virtues" and to reach a sublime degree of contemplation.

They were not absolutely determined by the effects of ancestral sin (Abraham, Melchizedek).

Abraham, Moses, Isaiah or Ezekiel testify to have seen, directly or indirectly, the Word before its incarnation.

They were able to acquire the likeness to God by the purity of their lives and by the love they showed for the Lord, because in this they tended towards the Incarnation of the Word, the Work of His Redemption and therefore been embraced by salvation in Christ.

Sin determinación previa
Para un teólogo como San Máximo el Confesor, el tiempo que conecta el pecado de Adán con la Encarnación de la Palabra es una preparación; y el tiempo que sigue a la Encarnación y Pentecostés es el de la deificación y la santificación (Respuestas a Thalassios 22).

Pero los Patriarcas y los Profetas, por quienes, de todos modos, hablaron el Espíritu Santo (Símbolo de la Fe) pudieron liberarse de las malas pasiones, "practicar todas las virtudes" y alcanzar un grado sublime de contemplación.

No estaban absolutamente determinados por los efectos del pecado ancestral (Abraham, Melquisedec).

Abraham, Moisés, Isaías o Ezequiel testifican haber visto, directa o indirectamente, la Palabra antes de su encarnación.

Pudieron adquirir la semejanza con Dios por la pureza de sus vidas y por el amor que mostraron por el Señor, porque en esto tendieron hacia la Encarnación de la Palabra, la Obra de Su Redención y, por lo tanto, sido abrazado por la salvación en Cristo.

La déification des Justes

Les justes des temps anciens ont pu être déifiés en s’unissant à Dieu par leur volonté, leur liberté et leur amour.

Certains – Melchisédech, Elie, Énoch – furent exemptés de la mort.

Pensons au juste Job, à son humilité, sa confiance en Dieu et, finalement, à sa vision de Dieu!

Que dire du saint Précurseur, le plus grand (Mat 11, 11) et le dernier des prophètes, le baptiste Jean, et de la Vierge Marie elle-même, en qui s’accomplit corporellement toute l’Alliance?

Tous ces justes, qu’ils aient préfiguré, prévu ou accompli la Promesse, prouvent que les conséquences du péché adamique n’avaient pas absolument éteint la grâce dans l’humanité et n’ont pas empêché les personnes humaines de reconnaître le Verbe au jour de sa venue.

Quoiqu'il en soit des conséquences du péché adamique, leur était conservé la liberté d’obéir à Dieu et de mettre leur foi en lui.

A deificação dos justos
Os justos dos tempos antigos foram deificados unindo-se a Deus através de sua vontade, liberdade e amor.

Alguns - Melquisedeque, Elias, Enoque - foram isentos da morte.

Pense no justo Jó, sua humildade, sua confiança em Deus e, finalmente, sua visão de Deus!

E o santo precursor, o maior (Mateus 11:11) e o último dos profetas, o João Batista e a própria Virgem Maria, em quem toda a Aliança é cumprida?

Todos esses justos, prefigurando, prevendo ou cumprindo a Promessa, provam que as conseqüências do pecado adâmico não extinguiram absolutamente a graça na humanidade e não impediram as pessoas humanas de reconhecerem a Palavra naquele dia. da sua vinda.

Quaisquer que sejam as consequências do pecado adâmico, sua liberdade foi preservada de obedecer a Deus e colocar sua fé nele.

The deification of the righteous
The righteous of ancient times have been deified by uniting with God through their will, their freedom and their love.

Some - Melchizedek, Elijah, Enoch - were exempted from death.

Think of the righteous Job, his humility, his trust in God, and ultimately his vision of God!

What about the holy forerunner, the greatest (Matt 11:11) and the last of the prophets, the Baptist John, and the Virgin Mary herself, in whom the whole Covenant is fulfilled?

All these righteous, whether prefiguring, foreseeing or fulfilling the Promise, prove that the consequences of Adamic sin had not absolutely extinguished grace in humanity and did not prevent human persons from recognizing the Word in the day. of his coming.

Whatever may be the consequences of Adamic sin, their freedom was preserved from obeying God and putting their faith in him.

La deificación de los justos.
Los justos de la antigüedad se han deificado uniéndose a Dios a través de su voluntad, su libertad y su amor.

Algunos, Melquisedec, Elijah, Enoc, estaban exentos de la muerte.

¡Piense en el justo Job, su humildad, su confianza en Dios y, en última instancia, su visión de Dios!

¿Qué pasa con el santo precursor, el más grande (Mateo 11:11) y el último de los profetas, el Bautista Juan y la propia Virgen María, en quienes se cumple todo el Pacto?

Todos estos justos, ya sea prefigurando, previendo o cumpliendo la promesa, prueban que las consecuencias del pecado adámico no habían extinguido absolutamente la gracia en la humanidad y no impedían que las personas humanas reconocieran la Palabra en el día. de su venida.

Cualesquiera que sean las consecuencias del pecado adámico, su libertad fue preservada de obedecer a Dios y poner su fe en él.

Pas de relativisme

Quelle différence, alors, avec la sainteté des baptisés?

Qu’est-ce que l’Incarnation et la Pentecôte apportent de nouveau?

Répétons-le: ces événements historiques constituent la réalisation de ce que les justes et les prophètes avaient vu et vécu par anticipation.

C’est l’enseignement, non seulement d'un théologien comme saint Maxime, mais, avant lui, des saints: Irénée, Athanase, Jean Chrysostome et Cyrille d’Alexandrie.

Selon  Maxime, la différence n’est pas tellement dans la nature ou le degré de la grâce accordée aux justes en raison de leur foi: elle est dans le fait que, avant l’Incarnation et la Pentecôte, la grâce était accessible aux anciens en fonction de leur mission prophétique, alors que, dans le Verbe incarné, la grâce devient accessible à tous

(cf. Jean-Claude Larchet, La divinisation de l’homme selon saint Maxime le Confesseur, Cerf, Paris, 1996, p. 208-219).

Sem relativismo
Que diferença, então, com a santidade dos batizados?

O que a Encarnação e o Pentecostes trazem de volta?

Vamos repetir: esses eventos históricos constituem a realização do que os justos e os profetas viram e viveram pela antecipação.

Este é o ensinamento não apenas de um teólogo como São Máximo, mas diante dele dos santos: Irineu, Atanásio, João Crisóstomo e Cirilo de Alexandria.

Segundo Maxime, a diferença não é tanto a natureza ou o grau de graça dado aos justos por causa de sua fé: é no fato de que, antes da Encarnação e Pentecostes, a graça era acessível aos antigos em de acordo com sua missão profética, enquanto na Palavra encarnada, a graça se torna acessível a todos

(veja Jean-Claude Larchet, A deificação do homem segundo São Máximo, o Confessor, Cerf, Paris, 1996, pp. 208-219).

No relativism
What difference, then, with the sanctity of the baptized?

What does the Incarnation and Pentecost bring back?

Let's repeat it: these historical events constitute the realization of what the righteous and the prophets had seen and lived by anticipation.

This is the teaching not only of a theologian like St. Maximus, but before him of the saints: Irenæus, Athanasius, John Chrysostom, and Cyril of Alexandria.

According to Maxime, the difference is not so much in nature or the degree of grace given to the righteous because of their faith: it is in the fact that, before the Incarnation and Pentecost, grace was accessible to the ancients in according to their prophetic mission, whereas in the Word incarnate, grace becomes accessible to all

(see Jean-Claude Larchet, The deification of man according to St. Maximus the Confessor, Cerf, Paris, 1996, pp. 208-219).

Sin relativismo
¿Qué diferencia, entonces, con la santidad de los bautizados?

¿Qué traen de vuelta la Encarnación y el Pentecostés?

Repitámoslo: estos eventos históricos constituyen la realización de lo que los justos y los profetas habían visto y vivido por anticipación.

Esta es la enseñanza no solo de un teólogo como San Máximo, sino ante él de los santos: Ireneo, Atanasio, Juan Crisóstomo y Cirilo de Alejandría.

Según Maxime, la diferencia no está tanto en la naturaleza ni en el grado de gracia dada a los justos debido a su fe: es el hecho de que, antes de la Encarnación y Pentecostés, la gracia era accesible para los antiguos en de acuerdo con su misión profética, mientras que en la Palabra encarnada, la gracia se vuelve accesible para todos

(véase Jean-Claude Larchet, La deificación del hombre según San Máximo el Confesor, Cerf, París, 1996, pp. 208-219).

Le repentir est source de Joie

- Prendre des décisions de conversion -

Psaume 51

À méditer et à mettre en pratique

  • Indépendamment de qui je suis, où j’habite ou de mes opinions, je fais partie de la grande famille humaine – tous les hommes sont mes frères et sœurs en humanité.
  • Je viens de Dieu et je suis son enfant.
  • Je ressemble à Dieu à travers mon âme qui ne mourra jamais.
  • Mon corps mourra bientôt, à l’issue de quoi mon âme entrera dans un état d’éternel bonheur ou d’éternel malheur.
  • Cela dépendra de mon style de vie sur terre. Si j’étais bon envers les autres, je recevrai une récompense éternelle, dans le cas contraire un châtiment éternel.**Au moment de ma mort je me tiendrai devant Dieu qui sera mon Juge. Mon sort sera alors décidé : soit je serai toujours heureux avec Dieu, soit je serai toujours malheureux avec les esprits mauvais.
  • Dieu m’aime, c’est pourquoi Il désire avancer son jugement sur moi tant que je vis encore sur terre. Ce jugement est très proche et il concernera tous les hommes en même temps.

 

  • Pendant ce jugement, Dieu voudra me montrer tous les détails de ma vie et me donner l’occasion de corriger mon comportement, ce qui serait impossible après ma mort.
  • Dieu veut que je me prépare à Son retour, que je commence immédiatement la transformation de ma vie – dès cet instant.
  • Quand le Juge arrivera soudain, il sera très content de voir mes progrès. Son jugement sera alors bien plus clément.
  • Avant que Dieu mon montre ma vie telle qu’Il la voit, je ferai moi-même un examen de conscience le plus tôt possible, dès que je trouverai un moment calme et un endroit propice.
  • Je me rappellerai toutes les situations où j’ai fait du tort à quelqu’un sans l’avoir réparé.
  • Dieu attend de moi que je le regrette sincèrement dès maintenant. À l’aide de mon imagination, je visualiserai la souffrance et la tristesse de ceux que j’ai blessés. Je me prosternerai devant Dieu en regrettant ces fautes et je dirai en pensée : « Seigneur, je regrette beaucoup, je Te demande pardon, pardonne-moi tout cela! » Je peux me prosterner humblement devant Lui jusqu’à terre.
  • Si je suis encore capable de réparer, je m’efforcerai de le faire : je restituerai ce que j’ai accaparé, je réparerai les torts que j’ai causés, je demanderai pardon à ceux qui ont souffert par ma faute. Je le ferai le plus rapidement possible, c’est ce que Dieu attend de moi en tant que Juge, c’est pour cela qu’il me donne encore le temps de le faire.
  • Si je ne peux pas réparer les torts faits aux victimes, je ferai preuve de bonté envers les autres personnes de mon entourage. Je chercherai dans mon entourage des situations, des personnes et des endroits où je peux faire le bien. Je m’en souviendrai.
  • Si je suis riche, je remercierai Dieu pour les richesses reçues de Lui en les partageant avec ceux qui sont plus pauvres que moi et qui ont besoin de mon aide.
  • Si j’omets de le faire, de toute manière je perdrai tout bientôt puisque les banques et l’argent vont disparaître. Même l’or et les bijoux ne seront que des déchets. Il ne me restera plus que le regret de cette perte et la conscience d’avoir perdu à jamais l’occasion de faire le bien. Je serai puni par Dieu pour mon égoïsme.

 

  • Si je fais partie de ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur âme, si j’accusais Dieu de ne pas m’aimer ou de ne pas me donner le bonheur – je Lui demanderai pardon dès maintenant avant de découvrir bientôt Son amour e-t Sa providence dans ma vie. Je Lui dirai : « Seigneur, pardonne-moi mes mauvaises pensées sur Toi, mes mauvaises paroles et mes accusations! Je ne comprenais pas Ta providence contre laquelle je me plaignais tant. Je T’aime indépendamment de ce que Tu me donnes ou m’enlèves!»
  • Puisqu’après le jugement Dieu ne laisserai sur terre que les gens bons pour leur donner un grand bonheur, je Lui demanderai dès maintenant : « Seigneur, si Tu m’estimes digne d’entrer dans ce nouveau monde merveilleux, je T’en serai très reconnaissant! Je joindrai alors ma voix au cantique de louange et de gratitude que les gens heureux te chanteront. À mon départ de cette terre, Tu m’accueilleras dans Ta maison éternelle pour m’avoir à ton côté dans un bonheur sans fin.» Amen

VIDEO:

DU REPENTIR :
Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph, Métropolite de l'Eglise Orthodoxe Roumaine

VOUS AVEZ DIT : SILENCE ? !...

 

Il n’y a pas que certaines espèces animales qui sont en voie d’extinction. L’accès au silence aussi. De nombreuses études le prouvent et l’OMS place la pollution sonore au deuxième rang des menaces sur la santé publique, après la pollution de l’air.

 

Aujourd’hui, les espaces de silence se sont réduits comme peau de chagrin.

Mais ne nous y trompons pas, l’ennemi du silence, ce n’est pas tant le bruit que la peur du silence.

 

La connexion permanente, l’incessant flux de paroles imposé par les nouvelles technologies, la dépendance au téléphone portable conduisent à le redouter.

 

À observer la nature, il apparaît d’ailleurs que l’homme est la créature la plus bruyante sur cette terre. Triste palmarès…

 

Pourtant, le silence nous est indispensable. C’est de lui que surgissent les paroles.

 

Et, sur un autre plan, il est cet état dans lequel nous faisons retour sur nous-mêmes, nous approfondissons notre être ; un état dans lequel nous méditons, rêvons, créons, réfléchissons, pleurons, prions.

 

Des publications scientifiques rapportent d’ailleurs qu’une exposition silencieuse régulière a des effets sur la régénération du cerveau.

 

Étouffés par le bruit, nous sommes de plus en plus nombreux à rechercher le silence, dans la pratique des retraites, de randonnées solitaires en pleine nature ou encore de la méditation.

 

Il se joue là quelque chose non seulement d’important mais d’essentiel à notre vie intérieure.

 

Le silence était pour les Pères du désert une ressource majeure.

En témoigne cet apophtegme : 

« L’archevêque d’Alexandrie vint un jour à Scété.

Les frères, qui étaient réunis, demandèrent à l’abbé Pambo de dire quelques mots à l’évêque pour l’édifier.

Mais il répondit :

“S’il n’est pas édifié par mon silence, il ne le sera pas par mes paroles.” »

 

Ou encore :

« On disait d’Abba Agathon que pendant trois ans il se mit un caillou dans la bouche jusqu’à ce qu’il fût capable d’observer le silence. »

 

Ce qui me parle là, c’est qu’il observe le silence.

En effet, ce silence n’est pas tant une absence de parole qu’une écoute.

 

Et, malgré nos croyances, le silence n’est pas empêché par le bruit. Il est la matrice de la parole, comme son utérus.

 

Le silence est. Et de lui surgit la Vie.

 

Des conditions extérieures peuvent en favoriser ma perception mais l’enjeu est de me mettre à l’écoute de ce silence qui m’habite, qui est là au plus profond de moi, indépendamment du nombre de décibels autour de moi.

 

Pratiquer le silence semble parfois impossible, or il est là, juste là, à portée de mon attention.

 

Se mettre à l’écoute du silence, ça n’est pas couper le son.

 

C’est de l’ordre d’une expérience où, au travers du bruit et de mes distractions, je perçois sa présence.

 

C’est me rendre attentif à ce qui est au-delà des mots.

 

C’est m’entretenir avec la Vie qui s’y donne et me renouvelle.

 

C’est peut-être pourquoi la liturgie consacre le Samedi saint, veille de la Résurrection, comme le jour du grand silence.

 

On raconte que dans l’ascenseur du pape François est accrochée une icône qui représente la Vierge Marie portant l’index à sa bouche, la Vierge du silence !

 

Nous voilà rappelée la nécessité d’écouter quotidiennement quelques minutes ce silence qui nous habite.

Jean-Guilhem Xerri Psychanalyste et essayiste

VOCÊ DISSE: SILÊNCIO? ! ...


Não são apenas algumas espécies animais que estão em perigo de extinção. Acesso ao silêncio também. Muitos estudos comprovam isso e a OMS coloca a poluição sonora como a segunda ameaça à saúde pública mais importante depois da poluição atmosférica.

Hoje, os espaços de silêncio diminuíram.

Mas não se engane, o inimigo do silêncio não é tanto barulho quanto medo do silêncio.

A conexão permanente, o fluxo incessante de palavras imposto pelas novas tecnologias, a dependência do telefone celular levam ao pavor.

Para observar a natureza, parece que o homem é a criatura mais barulhenta do mundo. Tristes vencedores ...

No entanto, o silêncio é indispensável para nós. É dele que as palavras surgem.

E, em outro plano, é esse estado em que retornamos sobre nós mesmos, aprofundamos nosso ser; um estado em que meditamos, sonhamos, criamos, refletimos, choramos, oramos.

Publicações científicas relatam que uma exposição silenciosa regular afeta a regeneração do cérebro.

Sufocados pelo barulho, somos cada vez mais numerosos em buscar silêncio, na prática de retiros, caminhadas solitárias na natureza ou meditação.

Isso é algo que não é apenas importante, mas essencial para a nossa vida interior.

O silêncio era para os Pais do Deserto um recurso importante.

Testemunhe este apophtegma:

"O arcebispo de Alexandria veio um dia a Scete.

Os irmãos, que estavam juntos, pediram ao padre Pambo que dissesse algumas palavras ao bispo para construí-lo.

Mas ele respondeu:

"Se ele não for edificado pelo meu silêncio, ele não será pelas minhas palavras."

Ou ainda:

"Foi dito de Abba Agathon que por três anos ele colocou uma pedrinha na boca até poder observar o silêncio. "

O que me fala é que ele está observando o silêncio.

De fato, esse silêncio não é tanto uma ausência de fala quanto ouvir.

E, apesar de nossas crenças, o silêncio não é impedido pelo barulho. Ele é o ventre da palavra, como o seu ventre.

O silêncio é. E dele vem a vida.

Condições externas podem favorecer minha percepção, mas o desafio é ouvir o silêncio que vive em mim, que está lá dentro de mim, independentemente do número de decibéis ao meu redor.

Praticar o silêncio às vezes parece impossível, mas está lá, bem ali, ao alcance da minha atenção.

Ouvir o silêncio não é cortar o som.

É sobre a ordem de uma experiência em que, através do barulho e das minhas distrações, percebo sua presença.

Está me conscientizando do que está além das palavras.

É falar com a Vida que se entrega a ela e me renova.

Talvez por isso a liturgia consagra o sábado santo, véspera da ressurreição, como o dia do grande silêncio.

Dizem que no elevador do Papa Francisco pendura um ícone que representa a Virgem Maria levando o dedo indicador à boca, a Virgem do silêncio!

Somos lembrados da necessidade de ouvir diariamente por alguns minutos esse silêncio que vive em nós.

Jean-Guilhem Xerri Psicanalista e ensaísta

YOU SAID: SILENCE? ! ...


It is not just some animal species that are in danger of extinction. Access to silence too. Many studies prove this and WHO places noise pollution as the second most important public health threat after air pollution.

Today, spaces of silence have shrunk.

But make no mistake, the enemy of silence is not so much noise as fear of silence.

The permanent connection, the incessant flow of words imposed by the new technologies, the dependence on the mobile phone lead to the dread.

To observe nature, it appears that man is the most noisy creature on this earth. Sad winners ...

Yet silence is indispensable to us. It is from him that the words arise.

And, on another plane, it is this state in which we return on ourselves, we deepen our being; a state in which we meditate, dream, create, reflect, cry, pray.

Scientific publications report that a regular silent exposure has effects on the regeneration of the brain.

Smothered by the noise, we are more and more numerous to seek silence, in the practice of retreats, solitary hikes in nature or meditation.

This is something that is not only important but essential to our inner life.

Silence was for the Desert Fathers a major resource.

Witness this apophtegma:

"The Archbishop of Alexandria came one day to Scete.

The brothers, who were together, asked Father Pambo to say a few words to the bishop to build it.

But he replied:

"If he is not edified by my silence, he will not be by my words."

Or :

"It was said of Abba Agathon that for three years he put a pebble in his mouth until he was able to observe the silence. "

What speaks to me there is that he is observing the silence.

Indeed, this silence is not so much an absence of speech as listening.

And, despite our beliefs, silence is not hindered by noise. He is the womb of the word, like his womb.

The silence is. And from him comes Life.

External conditions may favor my perception but the challenge is to listen to the silence that lives in me, which is there deep within me, regardless of the number of decibels around me.

To practice silence sometimes seems impossible, but it is there, right there, within reach of my attention.

To listen to silence is not to cut the sound.

It is about the order of an experience where, through the noise and my distractions, I perceive its presence.

It is making me aware of what is beyond words.

It is to talk to the Life that gives itself to it and renews me.

Perhaps this is why the liturgy consecrates Holy Saturday, the eve of the Resurrection, as the day of great silence.

It is said that in the elevator of Pope Francis hangs an icon that represents the Virgin Mary carrying the index finger to her mouth, the Virgin of silence!

We are reminded of the need to listen daily for a few minutes to this silence that lives in us.

Jean-Guilhem Xerri Psychoanalyst and essayist

USTED DIJO: SILENCIO? ! ...


No son solo algunas especies animales las que están en peligro de extinción. Acceso al silencio también. Muchos estudios prueban esto y la OMS coloca la contaminación acústica como la segunda amenaza de salud pública más importante después de la contaminación del aire.

Hoy, los espacios de silencio se han reducido.

Pero no se equivoque, el enemigo del silencio no es tanto ruido como miedo al silencio.

La conexión permanente, el flujo incesante de palabras impuestas por las nuevas tecnologías, la dependencia del teléfono móvil conducen al temor.

Para observar la naturaleza, parece que el hombre es la criatura más ruidosa de la tierra. Tristes ganadores ...

Sin embargo, el silencio es indispensable para nosotros. De él surgen las palabras.

Y, en otro plano, es este estado en el que volvemos sobre nosotros mismos, profundizamos nuestro ser; Un estado en el que meditamos, soñamos, creamos, reflexionamos, lloramos, rezamos.

Las publicaciones científicas informan que una exposición silenciosa regular tiene efectos sobre la regeneración del cerebro.

Asfixiados por el ruido, somos cada vez más numerosos para buscar el silencio, en la práctica de retiros, caminatas solitarias en la naturaleza o meditación.

Esto es algo que no solo es importante sino esencial para nuestra vida interior.

El silencio fue para los Padres del Desierto un recurso importante.

Testigo de este apophtegma:

"El arzobispo de Alejandría vino un día a Scete.

Los hermanos, que estaban juntos, le pidieron al padre Pambo que dijera algunas palabras al obispo para construirlo.

Pero él respondió:

"Si él no está edificado por mi silencio, no lo estará por mis palabras".

O de nuevo:

"Se dijo de Abba Agathon que durante tres años se puso una piedra en la boca hasta que pudo observar el silencio. "

Lo que me habla allí es que él está observando el silencio.

De hecho, este silencio no es tanto una ausencia de discurso como escuchar.

Y, a pesar de nuestras creencias, el silencio no obstaculiza el silencio. Él es el útero de la palabra, como su útero.

El silencio es Y de él viene la vida.

Las condiciones externas pueden favorecer mi percepción, pero el desafío es escuchar el silencio que vive en mí, que está allí dentro de mí, independientemente de la cantidad de decibelios que me rodean.

Practicar el silencio a veces parece imposible, pero está allí, justo allí, al alcance de mi atención.

Escuchar el silencio no es cortar el sonido.

Se trata del orden de una experiencia donde, a través del ruido y mis distracciones, percibo su presencia.

Me está dando cuenta de lo que está más allá de las palabras.

Es hablar con la Vida que se entrega y me renueva.

Quizás es por eso que la liturgia consagra el Sábado Santo, la víspera de la Resurrección, como el día del gran silencio.

Se dice que en el elevador del Papa Francisco cuelga un icono que representa a la Virgen María llevando el dedo índice a su boca, ¡la Virgen del silencio!

Se nos recuerda la necesidad de escuchar diariamente durante unos minutos este silencio que vive en nosotros.

Jean-Guilhem Xerri Psicoanalista y ensayista

 

QUESTIONNAIRE SUR LA ROUTE DE L’ÉGLISE/QUESTIONÁRIO NA ESTRADA DA IGREJA/QUESTIONNAIRE ON THE ROAD OF THE CHURCH/CUESTIONARIO SOBRE EL CAMINO DE LA IGLESIA

1. Quelle est la question la plus importante pour votre vie?
2. Avez-vous une communauté orthodoxe à proximité de chez vous qui favorise la langue vernaculaire tout en manifestant son lien à la catholicité par le maintien de certaines partie de la Liturgie dans la langue de son Eglise-mère ?
3. Quand avez-vous lu le saint Évangile la dernière fois?
4. Quel est votre sainte ou votre saint préféré?
5. Aimez-vous passer du temps à la prière?
6. Êtes-vous émerveillée par la sagesse du Créateur quand vous regardez la Création?
7. Sentez-vous dans votre cœur  la capacité à aimer tous les hommes?
8. Vous arrive-t-il d’éprouver de la compassion pour tous ceux qui souffrent?
9. Avez-vous déjà éprouvé de la compassion pour les méchants qui sont sur terre?
10. Vous arrive-t-il de verser des larmes en pensant à vos propres péchés?
11. Désirez-vous être pardonnée de Dieu et des hommes?
12. Pensez-vous à votre propre mort?
13. Croyez-vous que Jésus Christ est Dieu avec le Père et l’Esprit?
14. Croyez-vous que Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts?
15. Aimez-vous donner à la Vierge Marie le nom de Mère de Dieu?*
16. Est-ce que la beauté est importante dans votre vie?
17. Vous sentez-vous capable de donner votre vie pour la personne que vous aimez le plus au monde?
18. Vous sentez-vous capable de prier pour vos ennemis?
19. Quelle image vous faites-vous de Dieu?
20. Êtes-vous impatiente de connaître la vie éternelle?
21. Est-ce que la pensée que Dieu est infiniment bon vous console dans l’épreuve?
22. Avez-vous déjà fait l’expérience de rendre grâce à Dieu pour tout et pour tous?

 

* Mère de Dieu en tant que le Verbe incarné est Vrai Dieu et Vrai Homme.

1. Qual é a pergunta mais importante para sua vida?
2. Você tem uma comunidade ortodoxa perto de você que promove a linguagem vernacular enquanto mostra sua conexão com a catolicidade, mantendo parte da liturgia na língua de sua igreja mãe?
3. Quando você leu o Santo Evangelho da última vez?
4. Qual é o seu santo ou santo favorito?
5. Você gosta de gastar tempo orando?
6. Você fica impressionado com a sabedoria do Criador quando olha para a Criação?
7. Você sente em seu coração a capacidade de amar todos os homens?
8. Você já sentiu compaixão por todos aqueles que sofrem?
9. Você já sentiu compaixão pelos iníquos na terra?
10. Você já derramou lágrimas ao pensar em seus próprios pecados?
11. Você quer ser perdoado de Deus e dos homens?
12. Você pensa em sua própria morte?
13. Você acredita que Jesus Cristo é Deus com o Pai e o Espírito?
14. Você acredita que Jesus Cristo ressuscitou dos mortos?
15. Você gosta de dar à Virgem Maria o nome de Mãe de Deus?
16. A beleza é importante em sua vida?
17. Você se sente capaz de dar a vida pela pessoa que mais ama no mundo?
18. Você se sente capaz de orar por seus inimigos?
19. Que imagem você faz de Deus?
20. Você está impaciente para experimentar a vida eterna?
21. O pensamento de que Deus é infinitamente bom consola você no teste?
22. Você já experimentou dar graças a Deus por todos e por todos?

* Mãe de Deus, como o Verbo Encarnado, é Deus verdadeiro e homem verdadeiro.

1. What is the most important question for your life?
2. Do you have an Orthodox community near you that promotes the vernacular language while showing its connection to catholicity by maintaining some of the liturgy in the language of its mother church?
3. When did you read the Holy Gospel last time?
4. What is your favorite saint or saint?
5. Do you like to spend time praying?
6. Are you amazed by the wisdom of the Creator when you look at Creation?
7. Do you feel in your heart the ability to love all men?
8. Do you ever feel compassion for all those who suffer?
9. Have you ever felt compassion for the wicked on earth?
10. Do you ever shed tears while thinking about your own sins?
11. Do you want to be forgiven of God and men?
12. Do you think about your own death?
13. Do you believe that Jesus Christ is God with the Father and the Spirit?
14. Do you believe that Jesus Christ rose from the dead?
15. Do you like to give the Virgin Mary the name of Mother of God?
16. Is beauty important in your life?
17. Do you feel able to give your life for the person you love most in the world?
18. Do you feel able to pray for your enemies?
19. What image do you make of God?
20. Are you impatient to experience eternal life?
21. Is the thought that God is infinitely good consoles you in the test?
22. Have you ever experienced giving thanks to God for all and for all?

* Mother of God as the Incarnate Word is True God and True Man.

1. ¿Cuál es la pregunta más importante para tu vida?
2. ¿Tiene una comunidad ortodoxa cerca de usted que promueve el lenguaje vernáculo mientras muestra su conexión con la catolicidad al mantener parte de la liturgia en el idioma de su iglesia madre?
3. ¿Cuándo leíste el Santo Evangelio la última vez?
4. ¿Cuál es tu santo o santo favorito?
5. ¿Te gusta pasar tiempo orando?
6. ¿Te sorprende la sabiduría del Creador cuando miras a la Creación?
7. ¿Sientes en tu corazón la capacidad de amar a todos los hombres?
8. ¿Alguna vez has sentido compasión por todos los que sufren?
9. ¿Alguna vez has sentido compasión por los impíos en la tierra?
10. ¿Alguna vez has derramado lágrimas mientras piensas en tus propios pecados?
11. ¿Quieres ser perdonado de Dios y de los hombres?
12. ¿Piensas en tu propia muerte?
13. ¿Crees que Jesucristo es Dios con el Padre y el Espíritu?
14. ¿Crees que Jesucristo resucitó de los muertos?
15. ¿Te gusta darle a la Virgen María el nombre de Madre de Dios?
16. ¿Es importante la belleza en tu vida?
17. ¿Te sientes capaz de dar tu vida por la persona que más amas en el mundo?
18. ¿Te sientes capaz de rezar por tus enemigos?
19. ¿Qué imagen haces de Dios?
20. ¿Estás impaciente por experimentar la vida eterna?
21. ¿El pensamiento de que Dios es infinitamente bueno te consuela en la prueba?
22. ¿Alguna vez has experimentado dar gracias a Dios por todos y para todos?

* La Madre de Dios como Verbo Encarnado es Dios verdadero y Hombre verdadero.

Comment le Christ sera-t-il manifesté dans l'Eglise?

Comment le Christ sera-t-il manifesté dans l'Eglise, sinon par l'unité des pensées, des désirs et des volontés, par un même sentiment de l'unité profonde, humaine et spirituelle, qui existe entre les enfants du Dieu unique, ceux qui ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu (Jn 1,13) ?

 

Comment témoigner devant le monde que Dieu est un, sinon par l'unité de ceux qui sont nés de Lui ? Comment le monde pourra-t-il croire que Jésus Christ est le Fils unique de Dieu, sinon dans la mesure où seront fils ensemble ceux qui croient en lui, dans la mesure où seront « un » ceux qui sont nés de Dieu par sa mort pour eux sur la croix et sa résurrection où il les entraîne, qui se sont maintenant unis à son corps, à son sang et à son Esprit, et qui, par conséquent, sont tous devenus membres d'un même Corps?

 

Il ne faudrait pour autant pas perdre de vue que ce qui nous pousse à rechercher cette catholicité et cette unité de l'Eglise, ce n'est pas simplement un zèle théologique, ou l'idéalisme, ni même un remords de conscience. Ce doit être notre foi, notre amour, c'est-à-dire la nouveauté de notre nouvelle naissance, qui vient du ciel et que nous ne pouvons réellement vivre en dehors de la catholicité et de l'unité de l'Eglise.

 

L'homme nouveau ne peut aucunement vivre comme «une partie» séparée des autres parties, encore moins dans l'hostilité ou la haine à leur égard. L'homme nouveau ne peut être qu'un «Tout», il ne peut être que «Un», car il est d'une nature catholique et d'un Père qui est Un. La nouvelle nature une reçue à la naissance par chacun dans l'Eglise est celle qui fait que tous sont Un (Ga 3,28 et Jn 17,21) par la grâce et l'Esprit. L'amour impose son autorité divine et universelle. L'unique paternité du Père imprègne ceux qui sont nés de lui, à l'image du Christ, le Fils unique.

 

L'Eglise est donc catholique parce qu'elle est le corps du Christ immolé par amour pour le monde entier, qui rassemble en lui toutes choses (Ep 1,10). L'Eglise est une parce qu'elle est la demeure qu'on ne peut briser, celle du Père. Et maintenant, nous attendons avec une grande impatience, dans la prière et les larmes, avec la sensibilité de l'homme nouveau, que se réalisent la catholicité et l'unité de l'Eglise dans le monde entier.

 

Père Matta El Meskyne, père spirituel du monastère Saint Macaire en Egypte

 

(Extrait de "La Communion d'Amour, Abbaye de Bellefontaine, SO 55 - 1992)

UN FRESQUISTE ET ICONOGRAPHE RUSSE

 

CONTEMPORAIN: L'ARCHIMANDRITE ZENON

 

 

Archimandrite Zenon en 2008 à la Cathédrale St-Nicolas, Vienne.
 
Par Aidan Hart, publié sur Orthodox arts journal.
 
Je ne suis pas donné à l'adulation: il place un fardeau trop lourd d'attente sur le malheureux destinataire, et entrave souvent l'adorateur. Mais je dois avouer que je suis à la limite de l'adulation pour les œuvres du peintre iconographe et fresquiste russe contemporain, l'archimandrite Zenon (Teodor).
 
De temps en temps un iconographe apparaît, qui est libre et traditionnel, un vent de fraîcheur, une nouvelle plante dans une forêt de conformité. Tel est le père Zenon. Ses œuvres résonnent d'authenticité. Il apprend constamment des différentes traditions iconographique, de l'Occident comme de l'Orient, s’exposant a de nouvelles influences - d'abord de l'école de Moscou d’André Roublev, puis d’ancienne oeuvre Byzantine, Romane, Arménienne, et plus récemment, des œuvres de Ravenne et de la Rome des premiers siècles. Il déterre les secrets des chefs-d’œuvre, les fait siennes, puis il peint sans travail apparent.
 
Un esprit de timidité, si ce n’est de peur, domine toujours la renaissance de l’icône du siècle dernier. C’est une réaction compréhensible à plusieurs siècles de non-respect de la tradition, mais c’est une réaction et non pas un état sain dans lequel rester. Alors que la plupart des iconographes contemporains rejettent le sentimentalisme et le naturalisme des œuvres du XIXe siècle, et copie les icônes byzantines et russe médiévales comme un antidote, la plupart d'entre nous sont encore essentiellement des copistes, et trop souvent de mauvais copistes. Et, naturellement, ce sont les mêmes chefs-d’œuvre qui sont sans cesse reproduit, ce qui a pour effet malheureux de rabaisser les œuvres mêmes que nous aimons tant.
 
Mais alors des personnes comme le père Zenon arrivent, qui ouvrent toutes grandes les portes et les fenêtres de cette salle périmée et nous montre ce qu’est une tradition authentique. Ils se nourrissent directement aux sources, recherchant l'esprit plutôt que la forme des icônes médiévales. Ils respirent la sainte lumière et l'air de la liturgie, de la prière intérieure, le Saint-Esprit de Dieu Lui-même, et unissent cette vie au grand don artistique. Être un grand iconographe nécessite non pas seulement la piété, ni seulement des compétences, mais les deux mariés.
 
Ces personnes s’immergent dans le corpus existant des icônes médiévales comme un étudiant devant leur maître. Mais dans la plénitude des temps, ils quittent la maison et développe leur propre voix. Ils n’ont pas la timidité de rester à jamais sous le toit de leur maître, en sécurité mais triste. Les graines sont destinés à être emportés de l'arbre mère, et à croître dans le sol frais.
 
Alors que le métissage produit une déformation, l’isolationnisme guinde l’iconographie. L'isolationnisme peut prendre la forme d’une croyance qu’à une époque une culture est plus spirituelle et donc la seule vraiment digne d'être imité, ou qu’être iconographe en soi c’est toujours de copier le travail des grandes époques passées. Mais des iconographes comme le père Zenon ouvrent des perspectives, et nous montrent par leur travail que la tradition est vivante. Leurs icônes sont des enfants d'une créativité nourrie non par l’isolement, mais par la Sainte Liturgie.
 
Depuis peu il y a des écrits en anglais à propos de l'Archimandrite Zenon, je tiens à vous présenter sa vie, ses pensées et icônes. Si un lecteur peut corriger ou ajouter à mes recherches, je lui serais très reconnaissant.
 
Une courte biographie
 
Père Zenon - dans le monde Vladimir Theodore - est né dans le sud de l'Ukraine en 1953, de sorte que les trente-huit premières années de sa vie se sont passées sous le communisme athée. Lui et sa famille vivait dans la région de Mykolaïv près d'Odessa, dans la petite ville de Pervomaïsk. Dans les interviews, il a souvent souligné que cette région était autrefois une très grande colonie Grecque. Ce fait pourrait bien avoir influencé sa convictions que l'iconographie russe doit retourner à ses racines byzantines si elle souhaite atteindre à nouveau les sommets qu'elle a obtenu au XVe siècle.
 
Son père était éleveur et sa mère comptable. Comme c’était souvent le cas à l'époque communiste, il a été emmené par sa grand-mère à l'église étant enfant. Les parents pouvaient perdre leur emploi pour une telle chose, mais le KGB pensait que les baboushkas retraités étaient assez inoffensives!
 
Père Zenon rappelle dans une interview avec Mikhail Serdyukova qu’ étant à l'église à l'âge de trois ans, il a été frappé par la beauté et le mystère des offices : «Je me souviens très bien recevoir la communion, et l'atmosphère inhabituelle - je n’avais jamais vu une telle chose nulle part ailleurs: calme, beau et inexplicablement mystérieux. Même la discipline liturgique que j’ai connu me semblait spéciale: elle forme le caractère, mais sans faire peur. Je me souviens encore la merveilleuse odeur de l'encens, et le prêtre nommé Père Jean ... " Cette église a été détruite plus tard dans les années 1960 par le gouvernement soviétique locale.
 
Vladimir avait toujours dessiné, c’était donc sans surprise qu’en 1969, il s’inscrit pour des études d'art à l'École d'Art d'Odessa dans le département de la peinture. La formation de l'art russe, bien que quelque peu académique, est généralement très approfondie, et cela à muni le futur père Zenon d’une grande facilité comme dessinateur.
 
C’est dans sa seconde année à l'école d'art qui, à travers l'art, il a rencontré les Évangiles et a trouvé la foi orthodoxe pour lui-même. "Chaque artiste est confronté à des œuvres de maîtres anciens dont les sujets sont basés sur la Bible, les récits évangéliques. Ces peintures, soulèvent des questions dont les réponses peuvent seulement être données par les Évangiles. L'Évangile est la pierre angulaire, l'ABC de la compréhension de la vie humaine en général et de la peinture en particulier. Sans les Évangiles, les anciens maîtres sont incompréhensibles ". (1)
 
Après sa conversion, il a commencé à peindre des icônes. C’était une occupation dangereuse puisque les icônes pouvaient être interprétées par les autorités comme une forme de propagande anti-soviétique, une infraction punissable. Il n'y avait aucun enseignant d’iconographie disponibles à Odessa, ainsi Vladimir était obligé d'apprendre en copiant à partir de reproductions et des originaux médiévaux, bien que très peu de bons exemples existaient où il vivait.
 
Après ses études à l'école d'art d'Odessa, Vladimir remplies ses deux années obligatoires dans l'armée soviétique, mais en tant que peintre. Puis en 1976, il devint moine au monastère de la Dormition des grottes de Pskov (aussi connu comme Pskov-Pechory ou Pskov-Pechersky). Plutôt non traditionnel pour sa précipitation, trois semaines seulement après son arrivée l'abbé nommé Vladimir pris ses vœux et l’ordonna au diaconat. Quarante jours plus tard, le diacre Zenon était ordonné prêtre. On a l'impression à partir d’interview données plus tard qu'il aurait préféré ne pas être ordonnés, mais rester concentré sur son ministère d’iconographe. Mais il se sentait obligé d'obéir à son abbé, ou de risquer d'être appeler à quitter le monastère pour désobéissance.
 
La peinture d’icône de l'archimandrite Zenon a continué de se renforcer. Après deux ans et demi au monastère, en 1979, le Patriarche Pimen, lui-même un expert et connaisseur de l'iconographie, a appelé ce nouvel iconographe prometteur à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Ce monastère est le coeur spirituel de l'église russe, et à ce moment était aussi le siège du Patriarcat. Père Zenon y a vécu pendant les sept prochaines années, où il a créé, entre autres choses, l'iconostase pour la chapelle de la crypte de la cathédrale de la Dormition.
 
En 1983, le Patriarche demandait au père Zenon de participer à la restauration et à l’ornementation du monastère saint-Daniel à Moscou, qui cette année est devenu la résidence officielle du Patriarche de Moscou et le siège de l'église orthodoxe russe. Il a vécu et travaillé à Danilov pendant un an tout en peignant les icônes pour l’église de la crypte.
 

 

Iconostase de l'église de la crypte du Monastère Saint-Daniel, Moscou, 1984, peint par le père Zenon.
C’est en travaillant à Danilov qu'il a commencé à être considéré comme l'un des principaux iconographes en Russie, et aussi à recevoir des invitations de l'étranger. Toutefois, il a trouvé la vie trépidante de ces deux grands monastères difficiles, et après un an a demandé une bénédiction pour retourner au monastère de Pskov-Pechersky, où il est allé en 1985.
 
Durant les huit prochaines années tout en vivant à Pskov il travaillait principalement sur les commandes de divers iconostases. De 1985 à 1986, par exemple, il peint l'église de Sainte-Parascève dans la région de Vladimir, puis les icônes de l'iconostase de la chapelle du martyr Cornelius à l’intérieur de l'église Saint-Nicolas dans son monastère.
 

 

Eglise basse St-Cornelius dans l'église St-Nicolas du Monastère de Pskov-Pechery, 1985-1986.

 

Ascension, iconostase de l'église saint-Cornelius.

En 1988, il peint l'iconostase de l'église basse de saint Séraphim dans l'ancienne cathédrale de la Trinité à Pskov, en 1990 pour celle de la Protection de la Mère de Dieu au monastère de Pskov-Pechery. Et de 1989 à 1991 pour l'église des Saints de Petchersk sur la Colline.
 

 

Eglise basse St-Séraphim, dans la Cathédrale de la Sainte-Trinité, Pskov.

 

Eglise de la Protection, Pskov-Pechory.

Depuis environ 1988 l’archimandrite Zenon a commencé à s’éloigner de la période Moscovite du 15ème siècle pour son inspiration et a dessiner des modèles plus anciens, mais encore à ce moment principalement de Russie, comme des icônes du 12ème siècle de Kiev et de Yaroslavl.
 

 

1988, Notre Dame du Signe, Crypte église St-Séraphim, Cathédrale de Trinité, Pskov.
Stylistiquement issu des œuvres de Yaroslavl du XIIe siècle.

 

Détail de Notre Dame du Signe, 12e siècle, Yaroslavl,
montrant la base de l'oeuvre du Père Zenon pour l'église St-Séraphim, 1988.

En effet, comme nous l'avons déjà indiqué et comme nous le verrons plus en détail ci-dessous, son inclination au fil des ans a été de s’appuyer sur des modèles de plus en plus anciens, et plus récemment sur les mosaïques du sixième siècle de Ravenne, en Italie, et les portraits à l'encaustique romano-égyptiens des premier et deuxième siècles. En fait, au cours des dernières années, il a commencé à peindre des icônes sur planches en utilisant cet ancien medium qu’est l’encaustique, c’est de la cire mélangée avec un pigment, utilisé soit chaude ou comme une émulsion avec de l’huile et des résines.
 
En 1991, le communisme soviétique s’est effondrée, apportant avec lui une plus grande liberté pour l'Église en Russie. Au cours des années suivantes de nombreux temples étaient rétablis à la propriété de l'Église, ce qui a créé une énorme demande pour de nouveaux iconostases et peintures murales. Ceci, combiné avec sa renommée croissante, conduit le Père Zenon a recevoir de plus en plus de commande, et pas seulement en Russie, mais aussi de l'étranger, tels que le Monastère du Nouveau-Valaam en Finlande, et plus tard, d’Italie, de Belgique, de Vienne et de Grèce.
 

 

1992, Réfectoire du Monastère du Nouveau-Valaam, Finlande.

Mais puisque le communisme athée avait écrasé toute l’iconographie, il était très difficile pour les peintres en herbe d'apprendre l'art. Ainsi, après la chute du communisme de nouveaux peintres d'icônes ont dû être formés pour répondre à la demande croissante. Dans cet esprit, en 1994 l'État Russe a rendu à l'Église orthodoxe russe l'ancien Monastère de la Sainte Transfiguration (Spaso-Preobrazhensky) de Mirozhsky, Pskov, à la condition que l'Église y établisse une école de peinture d'icônes. Père Zenon conduit cette école, la transformant en une véritable fraternité de peintres - un phénomène unique, alors pour la Russie.
 
Dans le cadre du renouveau du monastère le père Zenon et son équipe restaurent l'église de St. Etienne le Protomartyr, notamment la création et l’ornementation d’une iconostase en pierre brute avec des icônes fresquées.
 

 

1995, fresque de l'iconostase de l'église St-Etienne, Monastère de Mirozhsky, Pskov.

Étant son propre monastère, le père Zenon avait la liberté de faire une cloison [d’icône] qui exprimait sa conviction que la cloison elle-même doit être assez simple pour ne pas distraire le spectateur des icônes. En fait, au cours des années à venir ses conceptions d’iconostase devaient se rapprocher de plus en plus des faibles barrières de l'Église primitive.
 
Son travail et les étudiants le visitant l’on de plus en plus mis en contact étroit avec les chrétiens non-orthodoxes et avec l'ancien art chrétien occidental. Par exemple, en 1994, le monastère bénédictin de Chevetogne, en Belgique, lui a commandé deux peintures murales, pour lequel il a dessiné un style roman.
 

 

Christ en Gloire, Chevetogne, Belgique.

En 1995, il a commencé une relation d'enseignement avec l’école d’iconographie de Seriate «Russia Cristiana » à Bergame, en Italie, où les enseignants et les élèves de l'école étudie sous le Père Zenon à Mirozhsky.
 
Il est venu à croire - ce qui est controversée du point de vue officiel orthodoxe - qu'il n'y avait aucun obstacle pour l'intercommunion entre catholiques et orthodoxes. En Novembre 1996, le Père Zenon a été suspendu de la prêtrise par l'Archevêque Eusèbe de Pskov et Velikiye pour avoir reçu la communion d'un prêtre catholique romain, l’archiprêtre Romano Scalfi Directeur de la l’école d’icône de Seriate, lors d’une messe catholique tenue au monastère de Mirozhsky. Ce n’est qu'en 2002 qu'il a été restauré au ministère sacerdotal, par ordre du patriarche Alexis II.
 
Au cours de ces six années de suspension de la prêtrise le père Zenon se retire quelque peu de la scène publique et s’installe dans le village de Gverzdon, à la frontière de la région de Pskov et de l'Estonie. Une petite communauté se rassemble autour de lui, et un atelier d'icône et de menuiserie se développe. Finalement, sur une période de cinq ans le père Zenon et ses assistants ont construit une petite église en pierre dans le style roman.
 

 

Chapelle à Gverzdon.

Des photos publiées de son travail, il semble que pendant cette période, de 1996 à 2002, il a travaillé principalement sur des icônes (planches) commandées par des particuliers. Ces travaux révèlent une recherche créative dans laquelle le père Zenon a continué à gagner en inspiration pour une grande variété de types d'icônes, y compris romane, enluminures arméniennes, et en particulier le Ménologe byzantin de Basile II, un volume d'enluminures peint autour de l’an 1000.
 

 

Croix d'inspiration romane, 2000.
Entrée à Jérusalem.
Comparer avec son prototype (prochaine image).

 

Entrée à Jérusalem, Arménien, 1286, Cilicie.

 

La Présentation du XC au Temple, par le père Zenon, 2000.
Comparer avec son prototype (prochaine image).

 

Menologe de Basil II, Byzantin, 1000.
Depuis sa restauration à la prêtrise ses commandes d'icônes l'ont amené à vivre dans différents endroits, même si je crois que sa base est toujours sa petite communauté monastique dans le village de Gverzdon, qui comprend deux moines. Entre 2003 et 2005 Père Zenon peint l'église de saint Serge de Radonège à la gare de Moscou "Semkhoz" dans le quartier Pouchkine, érigé sur le site de la mort du prêtre Alexandre Men.
 

 

Chapelle St-Serge de Radonège, Moscou, gare "Semkhoz", 2003-2005.

 

Saint Jean Damascène, fresque de l'iconostase, chapelle "Semkhoz".

Puis à partir de Novembre 2006 et Septembre 2008, lui et une équipe considérable d’assistant fresque la grande cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas à Vienne. Son équipe comprenait les peintres russes Eugene Malyagin, Anton Kouchans, Ilya Ivankin, Alexander Mysyk, Vassili Sokolov, et Anna Kashirina, ainsi que Yaroslav et Ioanna Yakimchuk de Pologne et Tatiana Shilovskaya d’Autriche.
 

 

2006-2008, Cathédrale St-Nicolas, Vienne.
 
La Nativité du XC, Cathédrale St-Nicolas, Vienne, 2006-2008.

Comme quelqu'un l'a observé, ces peintures murales utilisent comme style d’inspiration "des exemples classiques d’icônes russe pré-mongole et des Balkans - calme, harmonieuse et noble. Ce style est très en phase avec notre époque, ce qui nécessite une profondeur et une clarté évidente." Récemment l'église inférieure de St-Nicolas a également une nouvelle iconostase de marbre conçu par le père Zenon, avec des icônes peintes par lui.
 
De 2009-2010, il fresques une chapelle du monastère Simonopetra au Mont Athos. Les scènes dans ces peintures murales sont stylistiquement inspirés par la Ménologe de Basile II de l'an 1000.
 

 

SimonosPetra, Mont Athos, 2009-2010

 

Les Mages, SimonosPetra, Mt Athos, 2009-2010.

De 2012 à 2013 le Père Zenon a travaillé sur l'église basse de la cathédrale Feodorovsky à St-Pétersbourg.
 

 

Eglise inférieure de la Cathédrale Feodorovsky, St-Péterbourg, 2012-2013.

 

Les Apôtres, détail, Cathédrale Feodorovsky.

En raison de la révolution communiste cette église inférieure n’avait jamais été décorée comme prévu par les fondateurs, mais les documents existants mettent en évidence que leur intention était de fonder sa conception sur l'architecture de l'église des premiers siècles et son iconographie. Fidèle à cette vision, le père Zenon a puisé son inspiration pour les peintures murales des mosaïques du 6e et 7e siècle de Ravenne et des manuscrits enluminés des premiers siècles. Les icônes sur planche peinte à l'encaustique sont influencées en partie par les œuvres célèbres du Sinaï et des œuvres romaines des premiers siècles. Il a également conçu une barrière simple et basse au lieu de l‘habituel cloison d‘icône, et un ciborium au dessus de la Sainte Table, une ancienne tradition que l’on trouve par exemple du temps de l'empereur Constantin sur le tombeau du Christ à Jérusalem.
 

 

Sant Apollinare nuovo, Ravenne, 6e s.

 

Scènes de l'Ancien Testament, Cathédrale Feodorovsky, (comparer avec la prochaine image).
photo par Jim forest.

 

La vision d'Ezechiel, enluminure, 879-883.

 

Sts Pierre et Paul, Cathédrale Feodorvsky, St-Pétersbourg.
(Comparer avec la prochaine image)

 

St Pierre, Sinaï, 7e siècle.

 

Crucifix, Cathédrale Feodorovsky.
(comparer avec la prochaine image)

 

Crucifixion, fresque, église Santa Maria Antiqua, Rome, 741-752.
 
Pourquoi ses œuvres sont-elles hautement considérées ?
 
Les icônes de l'archimandrite Zenon et ses peintures murales affiche une maîtrise artistique et véhiculent la sainteté et la gravité des saints et des événements qu'ils décrivent. Comme un catalogue d’exposition récent l‘exprime : « Père Zenon se distingue par sa brillante habilité au dessin, sa recherche créative courageuse, et l'ouverture de sa position théologique". (2). On sent que ses œuvres sont anciennes mais originales. Cela vient, je crois, d'une union d’un don artistique très développé, le courage d'explorer de nouvelles voies, de la vie au sein de la Sainte Liturgie et de la prière. Il veut toujours se rendre à la source, à l'essence des choses.
 
Ci-dessous quelques-uns des éléments qui, je pense font de lui un peintre d’icône grand et influent.
 
 

 

La forme
 
Père Zenon a une compréhension consommé de la forme. Sa draperie est claire et logique, et ses figures affiche une bonne compréhension de l'anatomie. Bien que les icônes ne soient pas naturaliste, elles sont basées sur les formes du corps humain créé par Dieu. Les icônes ne faussent pas ces formes, mais les transfigurent, et cela nécessite une connaissance de ce qu'elles sont avant que nous les résumions. Comme le sculpteur Constantin Brancusi a déclaré, "La simplicité est la complexité résolue".
 
Père Zenon a aidé à restaurer pour la peinture russe une compréhension plus profonde de la forme. Dans une recherche d'une spiritualité accrue, l'iconographie russe du XIIIe au XVIe siècle avait tendance à aplatir et, certains diraient, dématérialiser le sujet, une tendance qui atteint son apogée dans les figures allongées de l'école de Moscou incarnés par André Roublev et Denys. Père Zenon considère hautement ces œuvres de cette école de Moscou, mais pense que nous ne pouvons pas recréer de telles œuvres de maître sur un vide. Il croit qu'un iconographe contemporain doit passer par le stade premier du byzantin, pour obtenir leur compréhension profonde de la forme comme héritée des périodes hellénistique et romaine. Il écrit:
 
Depuis que la tradition spirituelle vivante a été complètement coupée, le niveau de notre développement spirituel est très faible. Il est donc irréaliste de commencer par les plus hautes réalisations du 15ème siècle [Russe] de la peinture d'icônes. Ils sont sans aucun doute au-delà de la compréhension de l'homme moderne. Nous devons aller plus loin à nos origines spirituelles par la maîtrise de la tradition byzantine.
 
Chaque peintre d'icône devra marcher sur le chemin parcouru par les premiers peintres d'icônes russes suite à l'adoption du christianisme en Russie. Et ils imitaient les modèles Grecs. " (3)
 
Peut-être est-ce parce qu'il a vu la nécessité de renouveler un sens de la structure dans l'iconographie russe que le père Zenon a relancé la technique de peinture de la « membrane » , dans laquelle l'artiste établit une première forme en utilisant une ébauche monochrome.
.
 

 

L'étape de la première ébauche dans la technique de la membrane

Cela est suivi par un glacis semi translucide de teinte moyenne (la couche de la membrane), qui est ensuite suivie d'une nouvelle modélisation et coloration en utilisant deux teintes plus claires et plus sombres.
 
La technique de la sous-couche contraste avec la méthode du proplasme, qui a été la technique dominante utilisée par les iconographes du monde entier pendant les six derniers siècles et plus. Pour cela, la première étape consiste à appliquer une couche unie de tonalité plus sombre, et par la suite développer avec des tons de plus en plus légers.
 
Merci en grande partie au père Zenon, la technique de la membrane est maintenant de plus en plus utilisés dans le monde entier.
 
Fait intéressant, la première description détaillée de la méthode de la membrane se trouve dans un travail écrit, ou peut-être compilé, par un artiste Allemand. "Sur Divers Arts" qui a été écrit entre 1100 et 1120 par une personne utilisant le pseudonyme Théophile le Presbytère, que de nombreux chercheurs croient être le moine allemand bénédictin et orfèvre Roger de Helmarshausen. C’était ce livre que l’archimandrite Zenon a étudié afin d'apprendre et de faire revivre la technique de la membrane, car Théophile affirmait qu'il décrivait les méthodes utilisées par les peintres byzantins de son temps. C’est typique de l'esprit ouvert et curieux du père Zenon qui a utilisé une source occidentale pour faire revivre une tradition byzantine orientale!
 
Retour à l'essentiel
 
Le Père Zenon sait comment adapter le détail au milieu - une fresque peut être plus audacieuse qu’une peinture sur planche, par exemple. Il adapte aussi le style de ses icônes au contexte culturel, en utilisant par exemple le Roman pour les églises en Europe occidentale. Bien qu’il soit habile avec un pinceau et peut ajouter des détails si l'icône l'exige, il sait quand aller à l'essentiel et quand ajouter des ornements qui améliorent le sujet. Cela nécessite à la fois, sensibilité artistique et connaissance théologique.
 
Une bonne mémoire visuelle permet aussi de garder l'essentiel, car cela permet d'épargner au peintre de constamment se référer à une image et donc être tenté d'inclure tous les détails qui y sont contenues. La mémoire a tendance a stocker l'essentiel et a laisser de côté les détails.
 
À cet égard, cela rappelle le grand iconographe Théophane le Grec (1340-1410). Son ami, le chroniqueur russe Épiphane le Sage, a écrit de Théophane qu '«il ne peint pas comme les peintres russes font, regardant leurs cahiers quand ils peignent », mais peint directement sur le mur sans avoir recours à ces livres, tandis qu’il discourait sagement avec les spectateurs qui s’étaient réunis pour le regarder. Lorsque le travail l'exigeait, Théophane peignait avec beaucoup de vigueur et de rapidité, fresquait de vastes espaces dans un court laps de temps (Epiphane lui attribue d’avoir fresqué quarante églises dans sa vie). Père Zenon dans cet esprit peint en une semaine, les six icônes fresquées de l’iconostase de pierre de l'église de Saint-Serge de Radonège à la gare Semkhoz.
 
Le peintre comme théologien et penseur
 
L’archimandrite Zenon est un penseur ainsi qu’un peintre. La technologie moderne rend disponible en ligne et dans les livres un vaste éventail d'icônes. L’intelligence et un sens raffiné de la justesse esthétique et liturgique est nécessaire à l'iconographe moderne afin de discerner ce qu’il faut ignorer et ce qu’il faut utiliser dans cette multitude. Lorsqu'une icône est demandée pour une église particulière et un sujet particulier, l'intelligence est nécessaire pour adapter l'icône à ce lieu et thème. Le savoir-faire sans pensée est le travail des machines, mais le savoir-faire reliée à une pensée et la prière reflète la gloire, apporte la liberté, inspire.
 
Courageuse humilité
 
Père Zenon est intrépide. Il a dit dans une interview qu'il ne se soucie pas de ce que les gens pensent de lui:
 
Il faut être honnête avec soi-même et avec les membres de l'Église. Les autorités de l'Église essaient de plaire à tous: à la fois à droite et à gauche, le monde séculier et le monde de l'Église. Mais il est impossible de plaire à tout le monde. Le Christ était sans péché, mais même Lui n'a pas plu à tout le monde. (4)
 
Bien sûr, cela peut être pris de deux façons diamétralement opposées. Soit cela signifie qu’on est égocentrique, ou cela signifie qu’on est centré sur Dieu. Si c’est la première, nous pouvons recevoir la nouveauté de l'artiste, mais cette nouveauté ne nourrit pas notre esprit, qui a soif de l'Esprit Saint. Mais si c’est la seconde, nous recevons les fruits du paradis de l'artiste. Mais ce que les gens aiment peut être ce qu'ils ont l’habitude plutôt que ce qui les inspireraient au mieux. Un iconographe s’attache à des choses plus élevées et pas à la mode actuelle, qui nous apportera des fruits frais plutôt que des fruits secs.
 
Père Zenon a acquis une réputation dans les cercles orthodoxes russes, de penseur assez radical. À un moment donné, selon le Wikipedia Russe, il a promu le remplacement de l'ancienne langue slave utilisé dans les offices russe, par le russe moderne, signant à cette fin un appel lancé le 10 Avril 1994 par l'Institut chrétien orthodoxe Saint Philarète. Il a plus tard changé son point de vue à ce sujet. Nous avons déjà noté ses vues sur l'intercommunion avec les catholiques romains, et dans le domaine iconographique nous avons déjà noté sa référence croissante aux barrières basses [chancel] au lieu des iconostases médiévales à plusieurs niveaux.
 
Éclectisme
 
Père Zenon est éclectique. Comme nous l'avons déjà vu, il a au fil des ans puisé à un large éventail d'influences en dehors de la période classique de St André Roublev : des mosaïques de Sicile; aux enluminures arméniennes; et aux enluminures byzantines; des fresques et icônes romane; aux mosaïques de Ravenne du sixième-septième siècles; et aux icônes romaine des premiers siècles.
 
À l'époque médiévale les iconographes, à moins qu’ils aient beaucoup voyagé, sont normalement exposés à une gamme très limitée de styles d'icône. Mais aujourd'hui, grâce aux voyages pas cher, aux livres, à Internet, et aux expositions nous sommes exposés à une grande variété de travaux. On ne peut pas l'ignorer. D'autre part, il y a un danger que nous prenions au hasard, et nous perdions dans ce pléthore d'influences, d’en faire un patchwork dissonant, et de ne pas trouver notre propre voix. Mais le père Zenon parvient à absorber ces écoles, de prendre l'essence et la force de chaque tradition et de les faire sienne, de les adopter avec raison comme approprié pour l'endroit où ils sont peints. Donc, il utilise un style romain dans une église italienne, ou une fresque romane pour le rite occidental de l'église de l'abbaye de Chevetogne, en Belgique.
 
Proportion et harmonie
 
Dans une discussion tenue au centre éducatif de la cathédrale Feodorovsky, St-Pétersbourg en 2012, le père Zenon a souligné la nécessité d'utiliser de bonne proportion dans la structuration de tout l'art de l'église. Il a parlé notamment du nombre d'or, en disant que, puisque cette proportion se retrouve tout au long de la création de Dieu, alors l'artiste liturgique doit également l'utiliser. En regardant ses œuvres, on est immédiatement frappé par leurs proportions agréables. Il peut être difficile de trouver un équilibre entre le mouvement et l'immobilité, mais une bonne proportion permettra de préserver le calme au milieu du dynamisme.
 
Les couleurs des icônes du père Zenon sont aussi harmonieuse. Parfois, il va peindre avec seulement quatre pigments, comme l'ont fait les anciens Romains et les Grecs qui ont souvent juste utilisé le 'tetrachromata" de noir, blanc, rouge et jaune.
 
Quelques citations, tiré d’interviews
 
D'après une entrevue avec Aleksandr Shchipkov sur Keston News Service: https://groups.google.com/forum/ - sujet / alt.religion.christian.east-orthodoxe / FDMXnDWYXcw
 
"Un peintre d'icônes n’est pas un artiste dans le sens mondain du terme. Il ne doit pas s’exprimer dans l'icône. Il doit peindre l'icône de sorte qu'elle sera une aide à la prière. La peinture d'icônes est une partie intégrante du service divin. Une icône mal peinte crisse de la même manière qu’un mauvais chant d'église, ou une lecture pauvre ou illettrées des textes de la liturgie. Le Seigneur m'a donné la possibilité de peindre des icônes. Mes talents Lui appartienne et je n’ai pas à être fier de ça".
 
"Les Latins ont toujours été différent des Byzantins, même avant le schisme [de 1054]. Les formes et les traditions ont différés. La vérité de l'Évangile a été absorbé par les cultures nationales de leur propre manière. "
 
“Il faut être honnête avec soi-même et avec les membres de l'Église. Les autorités de l'Église essaient de plaire à tous: à la fois à droite et à gauche, le monde séculier et le monde de l'Église. Mais il est impossible de plaire à tout le monde. Le Christ était sans péché, mais même Lui n'a pas plu à tout le monde. "
 
 
"L’icône est incarnée de la prière. Elle est créée dans la prière et pour la prière, qui est la force motrice de l'amour de Dieu, le désir de Lui comme beauté parfaite. Par conséquent, l'icône dans le sens authentique ne peut exister sans l'Église. Comme une façon de prêcher l'Évangile, comme un témoignage de l'Église sur l'Incarnation, l'icône est une partie intégrante de l‘office, avec le chant de l'église, l'architecture, le rituel ....
 
"Les racines de l'icône sont dans l'expérience eucharistique de l'Église. L'icône est inextricablement liée avec elle, et avec tous les niveaux de la vie ecclésiale. Lorsque le niveau spirituel de l'Église est élevé, l’art religieux est à son optimal. Quand la vie de l’Église est affaibli et en déclin, alors bien sûr l'art de l'Église s’inscrit également dans la décrépitude. L'icône devient alors souvent une image à thème religieux, et elle cesse d'être un objet de vénération et donc orthodoxe dans le vrai sens. "
 
Cité par Dimitri Kuntsevich, le chef de l'atelier de mosaïque du couvent Ste Elisabeth :
 
"Parfois, ce que vous peignez ne fonctionne pas, mais essayez encore et encore jusqu'à ce que vous réussissiez."
 
 
"La parole a perdu sa force et son pouvoir est sérieusement compromis par les médias de la culture de masse, ce qui a gravement affecté la conscience des gens et pénétré leurs âmes ... La seule façon par laquelle nous sommes en mesure de convaincre les gens est par l’unité spirituelle. "
 
«La beauté est l'un des noms de Dieu. Souvenez-vous du Psaume: «Tu es le plus beau des enfants des hommes; la grâce est répandue sur tes lèvres ». C’est une prophétie sur le Messie. La grâce représente principalement la beauté, l'élégance et l'attractivité, et en second lieu, la gentillesse et la bonté intérieure."
 
"Lorsque le temps de la persécution a pris fin, les chrétiens ont pu construire et décorer leurs temples. L'enthousiasme pour la beauté que le Christ a apporté au monde s’est 'répandu' sur les murs de l'église et les autres objets liturgiques. Lorsque le sens de la beauté était élevé, alors l’était aussi la qualité de l'art de l'église. Prenez, par exemple, les églises de Ravenne du VIe siècle. La fraîcheur de l'Évangile brille encore à travers. Si il n'y a pas de plaisir et d'émerveillement à la beauté, rien de bon ne viendra ".
 
Images et vidéos de l'œuvre du père Zenon en ligne
 
Notez, pour la recherche en ligne, son nom en russe: "Архимандрит Зинон (Теодор)". Vous pouvez obtenir une traduction approximative du texte russe en copiant et collant le texte dans https://translate.google.com/
_________________________________________________________________________________
 
1. Entrevue avec Zenon par Mikhaïl Serdyukova sur le père Zenon peignant la cathédrale de Saint-Nicolas à Vienne.
 
2. 2012 exposition de son travail dans le musée 'Yalkala', Ilichevo, près de St-Petersburg.
 
3. Russian Church Art Today, by S.V. Timchenko, 1993, Moscow, Publ. New Book Klyuch. Aucun numéro de page donné.
 
4. D'après une entrevue Aleksandr Shchipkov dans Keston News Service:  https://groups.google.com/forum/ – !topic/alt.religion.christian.east-orthodox/FDMXnDWYXcw
 
 
 
Traduction Nicolas Petit, pour Iconophile.

RISQUER

Rire, c’est risquer de paraître idiot.

Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental.

Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager.

Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son moi profond.

Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c’est risquer de les perdre.

Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c’est risquer de mourir.

Espérer, c’est risquer de désespérer.

Essayer, c’est risquer d’échouer.

Mais il faut prendre des risques car le plus grand danger de la vie, c’est de ne rien risquer du tout.

Celui qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien, n’est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer ni se développer, ne peut ni aimer ni vivre.

Enchaîné par sa certitude, il abandonne sa liberté.

Soeur Emmanuelle :

Le dimanche de la « Dédicace de l’Eglise » (Hoodhosh Eetho)

Est célèbré après "Koodhosh Eetho" (De la sanctification de l'Église) .

Saint Qurbana

    • Apocalypse 3:14-22 :
  • 14 À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris : Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu :
  • 15 Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant.
  • 16 Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.
  • 17 Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu !
  • 18 Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies.
  • 19 Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi.
  • 20 Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.
  • 21 Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.
  • 22 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
    •  
    • Hébreux 9: 1-14 :
  • 01 La première Alliance avait donc ses préceptes pour le culte ainsi que son Lieu saint dans ce monde.
  • 02 Une tente y était disposée, la première, où se trouvaient le chandelier à sept branches et la table avec les pains de l’offrande ; c’est ce qu’on nomme le Saint.
  • 03 Derrière le second rideau, il y avait la tente appelée le Saint des saints,
  • 04 contenant un brûle-parfum en or et l’arche d’Alliance entièrement recouverte d’or, dans laquelle se trouvaient un vase d’or contenant la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’Alliance ;
  • 05 au-dessus de l’arche, les kéroubim de gloire couvraient de leur ombre la plaque d’or appelée propitiatoire. Mais il n’y a pas lieu maintenant d’entrer dans les détails.
  • 06 Les choses étant ainsi disposées, les prêtres entrent continuellement dans la première tente quand ils célèbrent le culte.
  • 07 Mais dans la deuxième tente, une fois par an, le grand prêtre entre seul, et il ne le fait pas sans offrir du sang pour lui-même et pour les fautes que le peuple a commises par ignorance.
  • 08 L’Esprit Saint montre ainsi que le chemin du sanctuaire n’a pas encore été manifesté tant que la première tente reste debout.
  • 09 C’est là une préfiguration pour le temps présent : les dons et les sacrifices qui sont offerts ne sont pas capables de mener à la perfection dans sa conscience celui qui célèbre le culte ;
  • 10 ces préceptes, liés à des observances pour les aliments, boissons et ablutions diverses, concernent seulement la chair et ne sont valables que jusqu’au temps du relèvement !
  • 11 Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,
  • 12 il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
  • 13 S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair,
  • 14 le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.
    •  
    • Saint-Jean 10: 22 à 38 :
  • 22 Arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
  • 23 Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
  • 24 Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
  • 25 Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
  • 26 Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
  • 27 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
  • 28 Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
  • 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
  • 30 Le Père et moi, nous sommes UN. »
  • 31 De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
  • 32 Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
  • 33 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
  • 34 Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
  • 35 Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
  • 36 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
  • 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
  • 38 Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
  •  

De l'amour

 

Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph

LES ETATS UNIS D'AMERIQUE

RECONNAISSENT LE GÉNOCIDE DES

ARMÉNIENS

La résolution a été votée par 405 voix contre 11.

Mardi, le jour de la fête nationale turque, la Chambre des Représentants du Congrès Américain, a reconnu le génocide arménien. Un « vote historique » pour le Premier Ministre arménien. Une « insulte » pour le président turque Erdogan.

 

 

BREAKING: US House of Representatives passes H.Res. 296 officially recognizing the by an overwhelming bipartisan 405-11 vote.

Voir l'image sur Twitter

 

La résolution H.Res 296 concerne « l’assassinat de 1,5 million d’Arméniens par l’empire ottoman de 1915 à 1923 », et reprend les termes de Henry Morgenthau, ambassadeur des États-Unis auprès de l’Empire ottoman de 1913 à 1916, qui parlait d’une « campagne d’extermination raciale ».

Elle précise trois actions, la commémoration du « génocide arménien par la reconnaissance officielle et le souvenir », le rejet « des efforts visant à enrôler, engager ou autrement associer le gouvernement des États-Unis à la négation du génocide arménien ou de tout autre génocide » et l’encouragement à « l’éducation et la compréhension du public sur les faits du génocide arménien, y compris le rôle joué par les États-Unis dans les opérations de secours humanitaires, et la pertinence du génocide arménien au regard des crimes modernes contre l’humanité ».

Le Premier ministre arménien a salué ce « vote historique » dans des propos repris par l’AFP, ajoutant que cette résolution était « un pas audacieux vers la vérité et la justice historique qui offre également un réconfort à des millions de descendants des survivants du génocide arménien ». Il a également rappelé son « admiration pour des générations d’Arméniens et d’Américains d’origine arménienne dont le militantisme désintéressé et la persévérance ont été le moteur ».

De son côté, le président turque Erdogan voit en ce texte une « insulte » et une mesure sans « valeur » :

« Je m’adresse au public américain et au reste du monde: cette mesure n’a aucune valeur, nous ne la reconnaissons pas. Nous voyons cette accusation comme la plus grande insulte qui soit à notre nation. »

Au cours de la Première Guerre Mondiale, les Arméniens qui vivaient sur l’actuel territoire de la Turquie ont subi « déportations meurtrières » et « massacres de masse ».

M.C.

ÉDUQUER LA FOI CHEZ L’ENFANT

Dans nos paroisses, nous nous préoccupons beaucoup de transmettre le flambeau de la Foi aux nouvelles générations. La catéchèse paroissiale s’y emploie. Des réunions sont organisées avec les parents un dimanche par mois dans certaines paroisse. Notre archevêque, le métropolite Joseph, consacre beaucoup d’énergie à soutenir les prêtres dans leur mission auprès des familles. Du 1er au 3 novembre, il a organisé une session de formation des catéchètes. Ce souci naturel a toujours été celui des communautés chrétiennes. Des textes nourris d’une solide expérience de père de famille et de prêtre de paroisse sont proposés par le prêtre russe Gleb Kaleda.

Rôle de l’éducation  –

« La tâche de l’éducation est de mettre dans le cœur les prémisses de la foi en Christ, de la dévoiler comme la plénitude joyeuse de la vie, et de préparer les enfants pour qu’ils se sentent, arrivés à l’âge adulte, avant tout membres de l’Église dans n’importe quelle situation. Cela ne suffit pas d’être croyant, il faut être ancré dans l’Église : ce n’est que dans l’Église, ce n’est qu’en participant à ses offices et à ses sacrements, que l’on peut s’élever sur les marches de l’échelle spirituelle, se rapprocher de la pleine joie spirituelle, acquérir d’une certaine façon dans son cœur, ici même, sur terre,  le Royaume de Dieu. Le Christ a dit « le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous » (Luc 17, 21). Il ne se donne pas par l’éducation, c’est un don de Dieu à celui qui aspire à la vérité dans la pureté de son cœur, mais l’éducation est le moyen de déblayer le chemin pour le recevoir.

La mission de la femme

« Les premiers stades de l’éducation reposent principalement sur les épaules de la mère. La prière et la veille spirituelle doivent accompagner la grossesse. Toute une pléiade de femmes pleines de foi – en commençant par Anne, la mère du prophète Samuel, en passant par Anne, la mère de la sainte Vierge et en arrivant à la Mère de Dieu elle-même – peut défiler devant les yeux d’une chrétienne portant un fruit. En allaitant, la mère fait le signe de la croix sur l’enfant, puis l’habitue à faire lui-même le signe de croix avant de manger. C’est elle qui habituellement apprend les premières prières à l’enfant, etc.

Le père

Avec le temps,  le rôle du père devient plus important dans l’éducation religieuse des enfants, surtout quand il s’agit des garçons.  Sur les jeunes, sa conception du monde peut avoir une grande influence, plus que celle de la mère. Tout dépend de la préparation préalable, prénuptiale, du père et de la mère, de leur niveau spirituel et de leurs caractères.

Conscience de l’existence de Dieu

Dès les premiers jours de leur vie, il convient de marquer les enfants du signe de la croix, et quand ils vont un peu grandir, de les habituer à se signer eux-mêmes, à baiser les icônes, à se tenir tranquilles au moment de la prière avant les repas et à ne pas gêner les adultes dans leurs prières à d’autres moments. Un chrétien doit avoir l’habitude de commencer sa journée par un signe de croix et par la prière ; certains prêtres conseillent de commencer et de terminer sa journée en embrassant la croix qu’on porte autour du cou. Chez l’enfant doit se développer la conscience de l’existence de Dieu, de sa toute-puissance et de son amour ; et il faut lui faire comprendre que la prière est non seulement une obligation, comme une sorte de devoir, mais un besoin vivant. Pour cela les parents doivent obligatoirement faire des efforts d’éducation, montrer l’exemple, et prier pour l’enfant »

(L’Église au foyer, cerf, Paris, 2000, p. 52-53)

LA DESTINÉE DE L'ÂME APRES LA MORT

 

Autonomie de l'âme

On m'a prié de parler de la « destinée » de l'âme après la mort.

Je dirai qu'elle commence aujourd'hui, maintenant. Il est, en vérité, absurde de parler de la destinée de l'âme après, si on ne parle pas de l'âme maintenant, dans les conditions où nous sommes. Je dis : aujourd'hui, parce que nous sommes aujourd'hui. C'est ici que nous devons poser la question.

Examinons auparavant ce qu'est l'autonomie de l'âme. Encore une fois, le mot « âme » est bien vague. Je ne veux pas définir le caractère de l'esprit, ni celui de l'âme, ni établir leur distinction. Je parlerai simplement de ce qui, n'étant pas le corps, peut continuer à vivre après la mort, après la séparation d'avec le corps.

L'homme peut développer sa vie autonome, aller très loin, parvenir jusqu'à considérer son corps, son psychisme, comme quelque chose d'extérieur, les regarder en spectateur. Dévelop­pée en accord avec la vie spirituelle, l'âme progresse, mais elle peut aussi n'être pas cultivée, exister faiblement, être peu réveillée, vivant selon le corps. C'est le non-développement de l'âme, et alors, d'une manière ou d'une autre, la question du monde spirituel en nous s'impose.

L'éveil de l'âme, c'est la vie autonome, non conditionnée par la réaction corporelle ; il en découle un autre élément : son attachement ou son détachement de la matière, positif ou négatif. Si la vitalité de l'âme augmente en nous dès maintenant, si l'indépen­dance de l'âme par la purification se fortifie en nous, son sort après la mort sera différent de celui de l'âme vivant selon le corps, c'est-à-dire qu'elle sera plus ou moins consciente, plus ou moins indépendante de ce qui nous at­tire sur la terre ou nous attache à nos soucis.

Cela est net et clair. L'âme n'aura à subir ni la justice abstraite de Dieu, ni les lois mais des préoccupations uniquement maté­rielles. Après la mort, la matière n'est plus mais les préoccupations subsistent. Si l'âme a déjà pris conscience de l'autonomie de sa vie personnelle, ici-bas, en-dehors de tout conditionnement matériel, « après la mort », ce ne sera qu'un passage. C'est une évidence.

Destinée de l'âme après la mort

La destinée de l'âme après la mort correspondra à sa vitalité, à son indépendance de la terre, à la grandeur de son existence propre. Plus ou moins somnolente, vigilante, vivante, elle sera souffrante ou non souffrante. D'où viendra et que sera cette souffrance ?

L'âme ne subira plus de souffrances physiques, mais des souffrances morales : soucis, désirs. Et comme elle ne pourra satisfaire ses désirs, sa souffrance sera d'autant plus aiguë qu'elle n'en sera pas libérée. En effet, nous avons des sensations et des sentiments ; ici les sensations ne seront plus mais le sentiment demeure. Lorsque nous parlons de l'âme après la mort, nous devons préciser que nous ne désignons pas un esprit ; l'âme est un complexe possédant ce que l'on nomme le corps subtil.

Prenons l'exemple imparfait, certes - de l'ampu­tation d'un membre ; on ressent la souffrance dans ce membre qui n'existe plus. Nous n'aurons plus de corps physique, nous aurons le corps subtil. Et nous emportons avec nous le psychisme.

L'Evangile nous présente la curieuse parabole du pauvre Lazare et du riche. Le riche, durant sa vie, dédaigne de s'occu­per du pauvre Lazare, assis sur le pas de sa porte. Il passe sans le voir. Après leur mort, le riche se trouve en enfer et voit le pauvre Lazare, en haut, dans le sein d'Abraham. Le riche dit à Abraham : «Père Abraham, envoie lazare, qu'il trempe son doigt dans l'eau et m'apporte ainsi un peu d'eau rafraîchissante pour sou­lager ma soif », et aussi « Abraham, préviens mes frères à la maison ». Mais Abraham lui répond : « C'est impos­sible. llj a un abîme infranchissable entre nous ! » Les Pères de l'Église expliquent quel est cet abîme. Est-ce un abime spatial ? C'est l'abîme psychologique que le riche pose entre lui et le ciel, car il n'a pas changé après la mort, immédiatement, sinon il se serait adressé directement à Lazare. Mais il pense avec la mentalité du « monsieur bien ». Il en appelle directement à l'autorité et demande d'envoyer Lazare, comme son serviteur, comme un clochard... Analysez cette parabole et vous verrez que la psychologie du riche n’a pas changé après sa mort.

Vous pouvez vous retrouver sans corps, mais vous emportez votre psychologie avec vous. Si elle n’est pas satisfaite ou si elle n’a pas espoir de l’être, alors, inévitablement, votre vitalité, votre puissance de vie seront diminuées ; votre souffrance sera plus ou moins grande à raison de l’attachement à votre psychologie que vous n’avez pas surmontée et que, seul, vous pouvez surmonter.

Nous pouvons ainsi considérer plusieurs possibilités dans leurs grandes lignes.

L’âme après la mort est plus vitale qu’ici-bas parce qu’elle n’a pas les entraves que nous avons sur terre, les soucis, les fatigues, etc. La vitalité et la vigueur de celui qui a vécu spirituellement sont si fortes qu’il peut aider les autres, évoluer dans cette vitalité. Par contre, celui qui est étranger à la culture de son âme se trouve dans un genre d’état somnolent, ayant contracté l’habitude de vi­vre de choses matérielles. Nombre d’âmes, après la mort, se deman­dent où elles sont ! Elles cherchent les anciennes conditions de la vie avec le corps : on raconte même que des guides spirituels doivent leur expliquer leur vie nouvelle : savez-vous que vous n’êtes pas un vivant ? Plongées dans la somno­lence, elles ne peuvent encore s’adapter aux conditions nouvel­les ni se détacher des éléments passionnels : argent, affection possessive... Leur souffrance est salutaire mais il y a souffrance parce qu’elles n’arrivent pas à se dégager de leur état.

 

Le ciel, la terre, l’enfer

Avec le christianisme, toutes les religions donnent et citent trois expériences, trois étapes : ciel, terre, enfer.

Ces trois termes doivent être expliqués car l’expérience du ciel, de la terre et de l’enfer commen­cent maintenant,

L’experience du ciel est le détachement, lorsque la vie spiri­tuelle nous gagne de plus en plus. Celle de la terre est neutre, humaine, ni bonne, ni mauvaise.

L’expérience de l’enfer, nous l’avons aussi dans notre vie : ce sont les angoisses terribles, les doutes, les ténèbres, les choses insatisfaites. L’âme, après la mort, peut traverser ces trois étapes. Dans l’étape céleste, elle s’élève hors des entraves. Dans l’ctapc terrestre, étant « terre à terre », l’âme ne peut précisément quitter cette terre, elle est troublée, elle revient sous forme de fantôme ou de désir, elle cherche d’une manière ou d’une autre à continuer la vie sans y parvenir. Dans l’étape enférique, enfin, elle s’intériorise sur son « ego » : pleine d’angoisse, intérieure, elle n’est plus attachée à la terre mais tout axée en son refus de l’extérieur, du monde, centrée sur son propre état égocentrique, et révoltée.

« L’âme-unie-au-corps », en notre état présent, c’est le principe de lutte. Nous luttons. Quand on parle, par exemple, de progrès technique, il ne s’agit pas d’un pro­grès mais d’une lutte, lutte de l’intelligence humaine pour mater les lois de la nature, fabriquer des avions, des ordinateurs... Toute notre vie est une lutte intérieure : lutte avec les passions, la société, entre le spirituel et le matériel, lutte ! Cette lutte peut être victo­rieuse, magnifique ; nous vivons néanmoins sous son signe. Pour cette raison l’Eglise sur terre porte le nom d’Eglise militante, Eglise de lutte intérieure.

« L’âme-séparée-du-corps », par contre, ne possède pas cette dualité en elle-même, elle est débarrassée des luttes, des dialo­gues inquiétants et souvent douloureux ; elle pénètre sur un autre plan, celui du progrès lent, de la conquête lente. Je crois que les notions d’évolution et de pro­grès placées dans le monde matériel y ont été transportées à partir du monde spirituel, car ce dernier, hors du corps surtout, est vraiment soumis à la loi de progrès. On progresse lentement, moins lentement parfois, mais c’est réellement la loi de progrès. Sur terre deux entités différentes se rencontrent : la possibilité de grandes victoires et la possibilité de grandes chutes et difficultés. II est nécessaire de mettre l’accent sur cet aspect.

Puis, l'âme-hors-du-corps, progresse mais point seule, car survient alors l’autre élément dont j’ai parlé précédemment. Avec la libération des entraves, des enga­gements ou des liens qui nous emprisonnent matériellement, il est impossible à une personnalité de progresser si elle n’a pas le soutien des autres.

Je reviens à la solidarité.

Les supérieurs aident les inférieurs, les vivants aident les morts, les morts aident les vivants. J’insiste sur cette loi de la solidarité. Pourquoi les Eglises prient-elles pour les morts, pourquoi ces problèmes si pro­fonds ? À cause de la solidarité entre les êtres, particulièrement manifestée dans l’angélologie.

Résumons. Trois éléments définissent le destin de notre âme après la mort : sa vitalité dans la vie spirituelle, sa libération des divers soucis l’enchaînant, et la solidarité entre les êtres humains.

Libération

Quand je prononce : « être libre », je n’ai pas seulement en vue la libération des plaisirs du monde, mais celle du complexe du monde. Je connais des âmes qui ne jouis­sent pas de cette vie d’une soixantaine d’années et qui se pré­parent un destin fort désagréable pour l’au-delà, parce que rongées de scrupules et d’autres senti­ments lugubres qui ne leur permettent d’être ni vraiment pécheresses, ni vraiment saintes ! Saisissez-vous combien la libéra­tion sur tous les plans est indispensable, c’est-à-dire de n’être point ligoté afin de ne pas nourrir de regrets, « après » ?

Trois étapes du cheminement de l’Ame après la mort

Quel est l’enseignement de l’Église ?

J’en tracerai uniquement les grandes lignes. Symboliquement trois étapes sont essentielles.

Première étape : l’homme meurt biologiquement, le cœur s’arrête. On compte trois jours durant lesquels l’âme n’est pas véritable­ment séparée du corps. Je dis trois jours mais il ne faut pas s’attacher aux heures ou à l’heure près ; le nombre est exact mais symbolique. Quel est son état pendant ces trois jours ? Comme je l’ai déjà indiqué, elle ne ressent plus de souffrances physiques. Le cœur est arrêté, pour­tant l’âme reste sensible formellement vis-à-vis de son corps. Nous en connaissons des cas « anecdotiques », tels celui d’une vieille femme qui, après sa mort, prétend qu’on a mis dans son cercueil un coussin trop dur. Une certaine sensibilité formelle - si l’on peut dire -, non physique, demeure donc. Nous connaissons d’autres cas d’âmes qui, après trois jours, ne sont pas séparées du corps ; l’on peut exceptionnel­lement et médicalement réveiller artificiellement l’homme à la vie après trois jours de mort. La résurrection de I^azare n’entre pas dans ce cadre ; elle est hors de cause car le corps se décomposait, le troisième jour était franchi et le contact âme - corps définitivement coupé ; l’âme et le corps faisaient deux. En disant « âme séparée du corps », nous devons faire atten­tion car nous savons qu’elle peut parfois se séparer du corps durant la vie et qu’il ne lui est pas toujours facile de réintégrer l’enveloppe corporelle.

Je parle des trois jours symbo­liques indiqués par l’Église.

L’on devra être attentif quant aux rites, formes, paroles autour du corps. À quels fréquents manques de tact s’abandonnent ceux qui désertent complètement le corps d’un mort ou qui, étant à ses côtés, discutent le prix de l’enterrement... et autres problè­mes pénibles !

La charité exige que nous demeurions auprès du corps avec des prières, des pensées bonnes. Puis, outre les trois jours et toujours symboliquement, l’on compte quarante jours - une quarantaine - (je n’ai pas le temps d’examiner le sens des nombres) ;

une période d’épreuve : l’âme, bien qu’elle soit séparée de son corps, conserve les souvenirs, les atta­chements, les luttes, elle n’est pas encore habituée à ses nouvelles conditions d’existence. Certaines âmes, par exemple, ne réalisent pas la lutte en elles du bien et du mal, ou une mère ne se résigne pas à quitter ses enfants...

Je ne puis résister à vous conter une histoire charmante. J’aime les petites histoires, elles allègent le discours. On ne peut être toujours sérieux, surtout si l’on veut bien passer dans l’éternité, il faut s’accoutumer d’être gai ! Il y avait donc dans une maison des bruits inattendus de vaisselle cassée, de casseroles heurtées. Quelque chose allait mal. On tapait. Tout craquait. L’on invite le curé, il asperge la maison d’eau bénite et dit des prières mais le chahut continue. Arrive alors l’enchanteur Merlin. Il regarde la pièce, brise le pot-au-feu et tout est terminé. La vieille grand mère qui était morte ne pouvait se détacher de son pot-au-feu. Elle revenait sans cesse faire son pot-au-feu. Le pot-au-feu sup­primé et remplacé par un autre, elle perdit son habitude. Voilà une légende certes, mais beaucoup plus véridique qu’on ne pense.

Vous trouverez dans le Missel romain cette admirable prière des premiers chrétiens : « Libère, Seigneur, l’âme de ton ser­viteur (ou servante) comme Tu as délivré Job de ses souffrances... Isaac des mains de son père Abraham prêt à I’immoler... comme Tu as délivré Daniel de la fosse aux lions... libère, libère ».

Couper le mince cordon, tran­cher la petite chaînette : nous en avons tous l’expérience, les petites manies sont souvent plus fortes que les grandes choses.

Si l'âme est détachée, après quarante jours, elle atteint un monde où, comme dit le Christ, « mus serez  comme des anges ». Il ne dit pas : « vous serez des anges ».

Il y a toute possibilité de monter plus haut, ou de s’arrêter à mi-chemin, de pénétrer en des sphères supérieures. Selon la tradition, Pâme qui n’est pas en­core parvenue à acquérir quelque chose de plus profond, est guidée par des révélations personnelles.

Puis, vient la deuxième étape. L’âme, emportée plus haut, entre dans le plan des messages (ange signifie : messager), des révélations universelles sur le monde.

Troisième étape. Elle est intro­duite dans l’écoute de la musique des sphères ou lois du monde, dans la pensée de Dieu sur le monde en tant que « lois statiques », qui sont les lois, les harmonies, les principes.

Je vous l’assure, ces trois étapes forment déjà un bien long chemin ! Il est des personnes qui les ayant vécues sur terre, pensè­rent que rien ne leur était supérieur, que rien ne viendrait au delà. J’ai connu des gens qui avaient reçu un écho des musiques célestes...

Cependant, une âme ardente peut encore s’élever, vivre par des inspirations, des dons directs de Dieu. Saisie, elle est ivre de ces dons, de ces lumières, elle s’y perd comme dans un nirvana et monte encore. Il lui arrive de recevoir la virilité afin que tel don la pénètre, la forme et qu’elle ne soit plus seulement victime de la grandeur divine mais prenne aussi « conscience ». Dès qu’elle est imprimée de virilité, elle s’élève, s’élève, entraînée par l’élévation la plus sublime. Dans cet envol permanent vers Dieu, elle touche la stabilité et devient siège de Dieu. Et, plus loin que la stabilité, la sagesse divine l’enva­hit. La dernière étape précédant la déification totale, quand Dieu sera « tout en tous », c’est l’entrée dans le brûlant de l’amour.

La descente

Mais il existe aussi une descente. Une zone neutre appa­raît d’abord ; l’âme monte un peu, descend un peu, ou stagne en une certaine attente. Elle n’a rien commis de mal, elle n’a rien commis de bien ; quasi en sommeil, et voilà, dans cette fausse attitude qu’elle a adoptée, elle peut descendre !

Première descente, première marche, elle est prise d’effroi, elle ne se retrouve plus.

Deuxième marche : dans son effroi, elle se replie et se sépare de ses frères.

Troisième marche : elle descend encore et alors se révolte contre l’harmonie du monde, recroque­villée sur elle-même.

Quatrième étape : elle refuse d’accepter quoi que ce soit venant du dehors ; elle veut posséder, être elle-même seule, pour elle seule.

Cet état lui ouvre la cinquième étape : la mélancolie froide, la tristesse infinie. Plus bas, elle s’enferme en « soi », refuse toute évolution, toute sortie ; elle se durcit enfin dans cette position et glisse vers la destruction - non des autres -, elle touche le feu de l’enfer.

Isaac le Syrien - grand mystique, Père de l’Église du Ve siècle interrogé ainsi par ses disciples : « Qu 'est-ce que le feu de l'enfer ? » - répondit : « Le  feu de l’enfer est le refus de l'amour de Dieu », car le symbolisme du feu est double : il réchauffe et il détruit.

Conclusion

En résumé, la descente, voyez- vous, est un genre de monde qui se rétrécit dans mon « moi » (ego), tandis que la montée est toujours vers toi, ou vers nous, ou avec.

Je terminerai en disant que les qualités les plus essentielles de l’âme sont, dès maintenant, le détachement, la vitalité spirituelle et la charité de sortir d’elle-même pour un autre.

Eugraph Kovalevsky (évèque Jean de Saint-Dénis).
Extrait d’une conférence parue initialement 
dans le n°27 de Présence orthodoxe, 4ème trimestre 1974.

 

FAIRE CELEBRER DES MESSES POUR LES DEFUNTS ,

POURQUOI ?

La Messe est le renouvellement non sanglant, satisfactoire et propitiatoire de l'Unique Sacrifice que le Christ offre à Son Père,

comme Pontife de la Nouvelle Alliance, sur le bois de la Croix (St Qurbana).

C'est un bien spirituel inestimable.

ELLE N'A PAS DE PRIX!