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2 décembre 2019 1 02 /12 /décembre /2019 11:41

Sommaire:

 

*Programme.

*Lectionnaire pour le Dimanche de la Nativité de St Jean le Baptiste.

*L'école en crise, encore? Toujours?

*Redressez-vous, relevez la tête (St grégoire le Grand)

*La richesse est-elle bénite ?

*Beaucoup de prophètes ont voulu voir ce que vous voyez (St Irénée)et  prières pour les vocations.

*Que fais-tu pour ton Eglise ?...

*A Bethléem, retour d'une relique.

*Avant Marie, bien des éléments préparaient la virginité chrétienne..

*Louange au Seigneur. 

*L'autre ne m'appartient pas.

*Rencontre des Patriarches avec Poutine et Orban.   

*Le symbolisme du paon dans le christianisme.

*Petite histoire de la France Orthodoxe.

*Tous ensemble contre la PMA,GPA

*6 conseils pour élever ses enfants dans la Foi (Billy Graham)

*Cieux, faîtes pleuvoir  Le Juste comme une rosée.

*L'icône de Noël

*Coin du Catéchisme et de la transmission familiale.

* Génétique vous informe.   

 

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190913/ob_1ed58f_324352-p.jpg

 

et en dehors pour Décembre et début Janvier:

¤Au Monastère:

 ¤ Dimanche 8 DECEMBRE,

Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde

et aux Saints du Kerala.

Programme habituel*

SOYEZ TOUS PRÉSENTS POUR NOTRE DAME,

BIEN SÛR ! 

MAIS AUSSI POUR REMERCIER ET DIRE

"AU REVOIR AU PÈRE GEORGES 

(Qui doit rejoindre son Argentine natale où il célébrera Noël et retrouvera sa Maman malade et son Archidiocèse ) !

 

"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

Le Dimanche 22 Décembre à JAULDES (Angoulême), après la Messe dominicale:

Ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère

Ne restez pas seul pour les Fêtes

 

de la Nativité ! 

Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en

 

famille, grâce au partage c'est possible !

 

Venez fêter la Nativité au Monastère en famille !

Si vous êtes pas en famille et au loin, retrouvez-vous, du moins, ,en communion avec

les Chrétiens d'Orient, avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma) en France pour fêter Noël!

 

 



(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

Programme:

 

 

*Mardi  24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur

 18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël, Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

 

*Mercredi 25, Nativité de Notre-Seigneur

Messe du jour à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

*Jeudi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »

Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

VEILLÉE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

*Jeudi 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »

Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30


Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Pèlerinage du 5 JANVIER,

Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde

 

SOLENNITE DE L'EPIPHANIE-THEOPHANIE

(En France le weekend de l’Épiphanie- Théophanie n'étant pas chômé, la solennité est reportée au dimanche le plus proche, cette année le Dimanche 5 )

10H30 , Quadisha Qurbana (Sainte Messe), Grande bénédiction des Eaux, repas fraternel, réception des fidèles.

Début de la neuvaine de notre Métropolie (Archidiocèse) Syro-Orthodoxe à Notre-Dame de Pontmain et à Saint Michel pour le renouveau de la France

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):

- Samedi 21 DÉCEMBRE*

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-Dimanche 22 DÉCEMBRE*

(Après la Messe dominicale:

Ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère )

 

et Vendredi 27 Décembre *

¤LOURDES (65):

- Samedi 29 DÉCEMBRE *

Du 27 Décembre au 29, seriez-vous intéressé par un Pèlerinage à Lourdes dans la quiétude hivernale ?

Si oui, inscriptions sur asstradsyrfr@laposte.net

* Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .

 

 

 ¤ , Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève:RÉGION PARISIENNE

 

Permanence pastorale début JANVIER (Au Monastère habituel ):

*Vendredi 3 JANVIER toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 4 en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 4 à 15h , départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 5 JANVIER, SOLENNITE DE L'EPIPHANIE-THEOPHANIE(Inscriptions:06 48 89 94 89)

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera le 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

Dimanche de la Nativité de St Jean le Baptiste (jour des enfants)

Saint Qurbana

    • 1e de St Jean 3:1-3 :
  • 01 Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le somme. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
    •  
    • Ephésiens 6: 1-4 :
  • 01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
  • 02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
  • 03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
  • 04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.
    • ou
    • Colossiens 3: 20-21 :
  • 20 Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur.
  • 21 Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager.
    •  

    • Saint Luc 1: 57-80 :
  • 57 Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
  • 58 Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
  • 59 Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
  • 60 Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
  • 61 On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
  • 62 On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
  • 63 Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
  • 64 À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
  • 65 La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
  • 66 Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
  • 67 Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques :
  • 68 « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.
  • 69 Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,
  • 70 comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :
  • 71 salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,
  • 72 amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,
  • 73 serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,
  • 74 afin que, délivrés de la main des ennemis,
  • 75 nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
  • 76 Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
  • 77 pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,
  • 78 grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut,
  • 79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »
  • 80 L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.
    •  

 

 

« Redressez-vous et relevez la tête,

 

car votre rédemption approche »

 

Par Saint Grégoire le Grand

(v. 540-590-604),

pape et docteur de l'Église 
Homélie 1, n°3, in Textes ascétiques, Rouet de J., p. 152 


 

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche »

 

Ceux qui aiment Dieu doivent se réjouir de voir approcher la fin du monde, parce qu'ils trouveront bientôt ce monde qu'ils aiment, lorsqu'aura passé celui auquel ils ne sont pas attachés.

Plaise au ciel qu'aucun fidèle désirant voir Dieu ne se plaigne des épreuves de ce monde, puisqu'il n'ignore pas que c'est ainsi que ce monde doit finir.

Il est écrit en effet :

« Celui qui veut être ami du monde, celui-là se rend ennemi de Dieu. »

Celui qui ne se réjouit donc pas de voir approcher la fin de ce monde, celui-là montre qu'il est son ami, et par là il est convaincu d'être l'ennemi de Dieu. 

Mais qu'il n'en soit pas ainsi du cœur des fidèles, de ceux qui croient qu'il existe une autre vie et qui, par leurs actes, prouvent qu'ils l'aiment...

Qu'est-ce en effet que cette vie mortelle sinon un chemin ?

Voyez, mes frères, quelle folie c'est de s'épuiser sur cette route, tout en ne voulant pas en atteindre la fin !

Mais l'Evangile nous crie :

« Le Royaume de Dieu est proche. »

Et quand même l'Evangile ne nous le dirait pas, c'est ce monde lui-même qui nous le crie.

Ses ruines sont sa voix : atteint par tant de ravages, il est déchu de sa gloire, et il semble nous montrer qu'un autre Royaume doit bientôt le suivre.

A ceux qui l'aiment, il est amer ; ses ruines proclament qu'il n'a pas à être aimé pour lui-même...

Si donc le monde s'écroule et si nous le tenons embrassé parce que nous l'aimons, c'est donc que nous acceptons d'être écrasés avec lui... Frères, voici donc le feu des tribulations qui vient l'embraser ; ... soustrayez-lui tout ce que vous pouvez !

"Endireite-se e levante a cabeça

à medida que sua redenção

se aproxima"

(Por São Gregório Magno (v. 540-590-604), Papa Ortodoxo e Doutor da Igreja, Homilia 1, Nº 3, em textos ascéticos)

"Endireite-se e levante a cabeça à medida que sua redenção se aproxima"


Aqueles que amam a Deus devem se alegrar ao ver o fim do mundo se aproximando, porque em breve encontrarão o mundo que amam quando aquele a quem não estão apegados passa.

Que Deus agrade a Deus que nenhum crente que deseja ver Deus se queixe das provações deste mundo, uma vez que não desconhece que é assim que este mundo deve terminar.

Está escrito de fato:

"Quem quer ser amigo do mundo, este se torna inimigo de Deus. "

Aquele que não se alegra em ver o fim deste mundo se aproximando, este mostra que ele é seu amigo, e com isso ele está convencido de ser o inimigo de Deus.

Mas não seja assim com os corações dos fiéis, daqueles que acreditam que há outra vida e que, por suas ações, provam que o amam ...

O que, de fato, é essa vida mortal senão um caminho?

Veja, meus irmãos, que loucura é se cansar nesta estrada, sem querer chegar ao fim!

Mas o Evangelho clama por nós:

"O Reino de Deus está próximo. "

E mesmo que o Evangelho não nos diga, é este mundo que o grita para nós.

Suas ruínas são a sua voz: ele foi devastado por tantos estragos, ele é despojado de sua glória, e ele parece nos mostrar que outro Reino deve logo segui-lo.

Para quem o ama, ele é amargo; suas ruínas proclamam que ele não precisa ser amado por si mesmo ...

Se, então, o mundo entra em colapso e o abraçamos porque o amamos, é porque concordamos em ser esmagados por ele ... Irmãos, aqui está o fogo da tribulação que vem incendiá-lo; ... subtraia tudo o que puder!

"Straighten up and lift up your head

as your redemption approaches"

(By Saint Gregory the Great (v. 540-590-604), Orthodox Pope and Doctor of the Church, Homily 1, No. 3, in Ascetic Texts)

"Straighten up and lift up your head as your redemption approaches"


Those who love God must rejoice to see the end of the world approaching, because they will soon find the world they love when the one to whom they are not attached passes.

May it please God that no believer desiring to see God complains of the trials of this world, since he is not unaware that this is the way this world must end.

It is written indeed:

"He who wants to be a friend of the world, this one makes himself an enemy of God. "

He who does not rejoice at seeing the end of this world approaching, this one shows that he is his friend, and by that he is convinced of being the enemy of God.

But let it not be so with the hearts of the faithful, of those who believe that there is another life and who, by their actions, prove that they love him ...

What, indeed, is this mortal life if not a path?

See, my brothers, what folly it is to exhaust yourself on this road, while not wanting to reach the end!

But the Gospel cries to us:

"The Kingdom of God is near. "

And even if the Gospel does not tell us, it is this world itself that shouts it to us.

His ruins are his voice: he has been ravaged by so much havoc, he is stripped of his glory, and he seems to show us that another Kingdom must soon follow him.

To those who love him, he is bitter; his ruins proclaim that he does not have to be loved for himself ...

If, then, the world collapses and we embrace it because we love it, it is because we agree to be crushed with it ... Brothers, here is the fire of tribulation that comes to set it on fire; ... subtract all you can!

"Endereza y levanta la cabeza

a medida que se acerca tu redención"

(Por San Gregorio Magno (v. 540-590-604), Papa ortodoxo y Doctor de la Iglesia, Homilía 1, N ° 3, en Textos ascéticos)

"Endereza y levanta la cabeza a medida que se acerca tu redención"


Los que aman a Dios deben regocijarse al ver que se acerca el fin del mundo, porque pronto encontrarán el mundo que aman cuando pase aquel a quien no están apegados.

Que le agrade a Dios que ningún creyente que desee ver a Dios se queje de las pruebas de este mundo, ya que no ignora que esta es la forma en que este mundo debe terminar.

Está escrito de hecho:

"El que quiere ser amigo del mundo, este se hace enemigo de Dios. "

El que no se regocija al ver acercarse el fin de este mundo, este demuestra que es su amigo, y por eso está convencido de ser el enemigo de Dios.

Pero que no sea así con los corazones de los fieles, de aquellos que creen que hay otra vida y que, por sus acciones, prueban que lo aman ...

¿Qué es, de hecho, esta vida mortal si no es un camino?

¡Miren, hermanos míos, qué locura es agotarse en este camino, sin querer llegar al final!

Pero el Evangelio nos llora:

"El Reino de Dios está cerca. "

E incluso si el Evangelio no nos dice, es este mundo el que nos lo grita.

Sus ruinas son su voz: ha sido devastado por tantos estragos, ha sido despojado de su gloria y parece mostrarnos que otro Reino pronto debe seguirlo.

Para aquellos que lo aman, él es amargado; sus ruinas proclaman que no tiene que ser amado por sí mismo ...

Si, entonces, el mundo se derrumba y lo abrazamos porque lo amamos, es porque aceptamos ser aplastados con él ... Hermanos, aquí está el fuego de la tribulación que viene a prenderle fuego; ... restar todo lo que puedas!

L’école est en crise. Encore ? Toujours ?

Cette affirmation semble accompagner en permanence l’évolution du système éducatif, et il ne fait aucun doute que, dans la société française d’aujourd’hui, son image est fortement dégradée : l’école reproduirait les inégalités, transmettrait des savoirs obsolètes, préparerait mal à l’insertion professionnelle, etc.

Fondamentalement, ce qui est remis en cause, c’est la légitimité sociale de l’institution – mais ce n’est pas vrai seulement de l’école : on trouve des situations parallèles pour la médecine, l’institution judiciaire ou le système de représentation politique. Comment en est-on arrivé là ?

Il y a une inadaptation croissante entre ce que semble offrir l’école et ce que ses usagers lui demandent. En prenant conscience de la persistance d’inégalités de réussite scolaire, on en est venu à une condamnation sans nuances d’un système qui ne sait pas faire réussir tous les enfants… En cause, selon une interprétation un peu simpliste des recherches en sociologie de l’éducation, le poids écrasant des « déterminismes sociaux », l’effet des « handicaps socio-culturels » que l’école s’avère incapable de combler.




À lire aussi :
Débat : Ce que dit la sociologie sur les origines des inégalités scolaires

 


Certes, l’école ne peut pas tout, mais rappelons quelques faits : aujourd’hui en France, il y a 12,6 millions d’élèves et 2,7 millions d’étudiants. Si on y ajoute les personnels (1,14 million d’emplois), près d’un Français sur quatre est à l’école. En moins de cinquante ans, le taux d’accès au baccalauréat d’une génération est passé de 20 % à 80 %, et l’université a délivré plus de 14 000 doctorats en 2017…
Donc oui, l’école scolarise et fait réussir de plus en plus d’élèves, la démocratisation de l’enseignement est, sous sa forme quantitative, une réalité, et sous cet aspect là, le système éducatif remplit indiscutablement sa mission. Mais la réussite scolaire ne dépend pas que de l’école, elle est aussi fortement liée à des effets de contexte. Et, de fait, de fortes inégalités de réussite demeurent, entre élèves issus de milieux modestes et ceux de milieux favorisés, entre filles et garçons, entre ruraux et urbains…




À lire aussi :
Le « faux-semblant » de la meilleure réussite scolaire des filles

 


Écoles et territoires

L’exemple de l’école rurale l’illustre parfaitement. Au début du XXᵉ siècle, elle a été considérée comme la réalisation d’un idéal : l’école laïque et républicaine, présente dans toutes les communes et offrant à tous les petits Français la même éducation de base. Puis, dans les années 1960-70, la situation s’est totalement renversée, et on l’a accusée d’être une école au rabais – surtout en ce qui concerne la petite école à classes multi-niveaux.

Le discours social, largement relayé par l’institution scolaire, stigmatisait à la fois l’école rurale – trop petite, manquant de moyens, isolée – et le milieu rural, qui serait éloigné des ressources culturelles, habité par des familles modestes manquant d’ambition scolaire et rétives à la mobilité. Ainsi s’est constituée la théorie du « handicap socioculturel », fortement lié à l’isolement, qui expliquait la moins bonne réussite scolaire des élèves ruraux.

Or, les recherches menées depuis la fin des années 1990 dans le cadre de l’Observatoire Éducation et Territoires montrent que les performances scolaires des élèves ruraux sont, à origine sociale identique, meilleures que ceux des urbains. Mais le niveau d’ambition scolaire, en termes de durée des études, ou de type de filières souhaitée, est resté longtemps chez les ruraux plus faible à performances égales que chez les élèves urbains.

 

P. Champollion, « L’école rurale et montagnarde n’est pas une école de seconde zone ».

Cela se vérifie d’ailleurs dans de nombreux pays, montrant à quel point les relations entre école et territoire sont complexes. Mais ce phénomène a progressivement disparu, et, aujourd’hui, les métiers souhaités par les élèves ruraux sont très proches de ceux choisis par les élèves urbains.

En effet, la demande sociale d’éducation évolue fortement dans toutes les couches sociales, même si elle repose pour une part sur un malentendu : certes, le diplôme favorise l’accès à des emplois mieux rémunérés, mais la compétition s’exacerbe avec la multiplication du nombre des diplômés.

Socialisation citoyenne

L’école ne peut se préoccuper de toutes les fluctuations du marché du travail, car cela conduirait à programmer les élèves pour une affectation à des emplois… qui peut-être n’existeront plus lors de leur arrivée sur le marché ! Elle doit conserver sa capacité à former des femmes et des hommes susceptibles de développer une certaine distance critique, et d’évoluer en fonction de leurs aspirations – ce qui peut aussi, hélas, entraîner des déconvenues et des frustrations.

De ce point de vue, le contrat entre l’école et la société mériterait une mise au point en profondeur, car il ne repose plus sur une évidence comme cela a été assez largement le cas avant les années 1960. Il s’agit là clairement de politique éducative, au sens le plus élevé du terme.

L’école détient de moins en moins aujourd’hui le monopole de la diffusion du savoir, car elle est confrontée à la puissance des réseaux sociaux et à la concurrence de nombreux producteurs de contenus qui contribuent à une importante marchandisation de l’éducation : médias, entreprises spécialisées dans l’édition parascolaire et dans les diverses modes d’éducation privée) mais elle reste un puissant outil de socialisation citoyenne, sans lequel notre société serait en péril.

Pour qu’elle puisse remplir ce rôle, il faut bien évidemment des moyens, comme le réclament en permanence les enseignants, mais pas seulement. Il faut aussi – et c’est une tâche qui n’est jamais terminée – reconstruire le lien de confiance entre école et familles, ce qui relève de la sphère politique en général. Il s’agit de repenser la transmission des savoirs, non de façon quantitative, ce qui serait une fuite en avant perdue d’avance, mais dans ses modalités, en donnant la priorité à tout ce qui conduit à apprendre à apprendre.




À lire aussi :
« Apprendre à apprendre » : mot d’ordre sulfureux ou banal ?

 


Faisons évoluer la formation des enseignants : il ne s’agit pas de décréter à grand fracas une grande réforme tous les dix ans (IUFM, puis ESPE, puis INSPE…) mais de considérer enfin que le métier d’enseignant est un métier difficile, insuffisamment rémunéré au regard des compétences qu’il suppose, et qu’il est confronté à des évolutions très rapides et complexes, qui rendent indispensable de concevoir la formation des enseignants comme un continuum sur toute la carrière.

Sur ce point comme sur le précédent, la recherche en éducation et le progrès des neurosciences pourraient et devraient y contribuer beaucoup plus que ce n’est le cas aujourd’hui…


 

Yves Alpe a participé à l’ouvrage collectif « L’origine sociale des élèves », dirigé par Patrick Ryou et publié en 2019 aux éditions Retz. L’ouvrage passe en revue un certain nombre d’idées reçues sur l’école : « Exposer aux mêmes savoirs garantit l’égalité », « L’école fréquentée fait toute la différence », « Les héritages décident de tout » – et les confronte aux résultats de la recherche.The Conversation

Yves Alpe, Professeur des universités émérite, Aix-Marseille Université (AMU)

Source: InfosChrétiennes / Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

LA RICHESSE EST-ELLE BÉNIE ? USAGE EUCHARISTIQUE DES RICHESSES./A riqueza é beneficiada? UTILIZAÇÃO EUCARÍSTICA DE RICASIS WEALTH BENEFIED? EUCHARISTIC USE OF RICHESSES./¿SE BENEFICIA LA RIQUEZA? USO EUCARÍSTICO DE LAS RIQUEZAS.
La générosité –

L'épisode évangélique du bon Samaritain, en saint Luc 10, 25-37 – est une méditation sur le sens des richesses.

Il peut inspirer l'orientation de notre Carême de l'Avent puisque son thème spirituel  est celui de la générosité ; il introduit au mystère de la générosité de Dieu qui se donne lui-même en offrande à l’humanité en se faisant homme et en naissant à Bethléem.

Lui-même reçoit des offrandes, de la part des bergers, des anges et des mages.

Il en reçoit de nous-mêmes, ses disciples et les membres de son Corps. Cela permet de dire que les richesses matérielles – ou culturelles, ou spirituelles – dont nous jouissons peuvent être interprétées comme des dons de Dieu.

À ce titre, nous n’en sommes pas totalement les propriétaires.

Generosidade -
O episódio evangélico do Bom Samaritano, em Lucas 10, 25-37 - é uma meditação sobre o significado da riqueza.

Pode inspirar a orientação de nossa Quaresma do Advento, pois seu tema espiritual é o da generosidade; Ele nos apresenta o mistério da generosidade de Deus que se oferece como oferenda à humanidade, tornando-se homem e nascendo em Belém.

Ele próprio recebe ofertas de pastores, anjos e magos.

Ele recebe de nós seus discípulos e os membros de seu corpo. Isso nos permite dizer que a riqueza material - ou cultural ou espiritual - de que desfrutamos pode ser interpretada como um presente de Deus.

Como tal, não somos totalmente os proprietários.

Generosity -
The evangelical episode of the Good Samaritan, in Luke 10, 25-37 - is a meditation on the meaning of wealth.

It can inspire the orientation of our Advent Lent, since its spiritual theme is that of generosity; He introduces us to the mystery of the generosity of God who gives himself as an offering to humanity by making himself man and being born in Bethlehem.

He himself receives offerings from shepherds, angels and magi.

He receives from us his disciples and the members of his Body. This allows us to say that the material wealth - or cultural, or spiritual - that we enjoy can be interpreted as gifts from God.

As such, we are not totally the owners.

La generosidad -
El episodio evangélico del Buen Samaritano, en Lucas 10, 25-37, es una meditación sobre el significado de la riqueza.

Puede inspirar la orientación de nuestra Cuaresma de Adviento, ya que su tema espiritual es el de la generosidad; Nos presenta el misterio de la generosidad de Dios que se entrega a sí mismo como una ofrenda a la humanidad al hacerse hombre y nacer en Belén.

Él mismo recibe ofrendas de pastores, ángeles y magos.

Recibe de nosotros sus discípulos y los miembros de su Cuerpo. Esto nos permite decir que la riqueza material (cultural o espiritual) que disfrutamos puede interpretarse como un regalo de Dios.

Como tal, no somos totalmente dueños.

Gestionnaires

De "nos" richesses, nous en sommes peut-être plutôt les gestionnaires.

Et, même si l’on dit que, après tout, ce qui est donné est donné et que le donateur n’a pas de droits sur ses dons, l’offrande étant totalement généreuse et gratuite, il n’empêche qu’un cadeau qui s’arrête chez son bénéficiaire est amputé d’une dimension.

Une offrande a comme but la réjouissance de celui auprès de qui elle arrive.

On fait des cadeaux pour le bien, pour le bonheur et la jouissance d’une personne.

Mais, si cette jouissance ne prend pas d’autres personnes que nous à témoins ; si elle ne réjouit qu’un individu solitaire ; si celui-ci ne sait pas appeler son entourage, ses voisins et ses proches à se réjouir avec lui et à goûter du bienfait qu’il a reçu, sa joie sera incomplète.

Tout don, toute offrande, comporte donc une dimension eucharistique.

Le don se développe d’un côté,  par l’action de grâce, quand nous reconnaissons la générosité du donateur, que nous lui rendons, en quelque sorte, ce qui vient de lui.

Et, d’un autre côté, lorsque nous multiplions le don au bénéfice d’autrui.

Gestores
Da "nossa" riqueza, somos talvez os gerentes.

E, mesmo que se diga que, afinal, o que é dado é dado e o doador não tem direitos sobre seus presentes, sendo a oferta totalmente generosa e gratuita, um presente quem para em seu beneficiário é amputado uma dimensão.

Uma oferta visa a alegria daquele com quem ela vem.

Fazemos presentes para o bem, para a felicidade e o gozo de uma pessoa.

Mas se esse prazer não leva outras pessoas além de nós para testemunhar; se ela apenas se alegra com um indivíduo solitário; se ele não souber chamar sua comitiva, seus vizinhos e parentes para se alegrar com ele e provar o benefício que recebeu, sua alegria será incompleta.

Todo presente, toda oferta tem, portanto, uma dimensão eucarística.

O presente se desenvolve, por um lado, por ação de graças, quando reconhecemos a generosidade do doador, que lhe damos, de certa forma, o que vem dele.

E, por outro lado, quando multiplicamos o presente para o benefício de outros.

Managers
Of "our" wealth, we are perhaps rather the managers.

And, even if it is said that, after all, what is given is given and the donor has no rights over his gifts, the offering being totally generous and free, a gift who stops at his beneficiary is amputated a dimension.

An offering aims at the rejoicing of the one with whom it comes.

We make gifts for the good, for the happiness and the enjoyment of a person.

But if this enjoyment does not take other persons than us to witness; if she only rejoices a solitary individual; if he does not know how to call his entourage, his neighbors and his relatives to rejoice with him and to taste the benefit he has received, his joy will be incomplete.

Every gift, every offering, therefore has a Eucharistic dimension.

The gift develops on the one hand, by thanksgiving, when we recognize the generosity of the giver, that we give him, in a way, what comes from him.

And, on the other hand, when we multiply the gift for the benefit of others.

Administradores
De "nuestra" riqueza, quizás somos más bien los gerentes.

E, incluso si se dice que, después de todo, lo que se da se da y el donante no tiene derechos sobre sus regalos, la oferta es totalmente generosa y gratuita, un regalo quien se detiene en su beneficiario se amputa una dimensión.

Una oferta tiene como objetivo el regocijo de la persona con quien viene.

Hacemos regalos para el bien, para la felicidad y el disfrute de una persona.

Pero si este disfrute no lleva a otras personas que no sean nosotros testigos; si ella solo se alegra de un individuo solitario; Si no sabe cómo llamar a su séquito, a sus vecinos y parientes para que se regocijen con él y prueben el beneficio que ha recibido, su alegría será incompleta.

Cada regalo, cada ofrenda, por lo tanto, tiene una dimensión eucarística.

El regalo se desarrolla, por un lado, por acción de gracias, cuando reconocemos la generosidad del donante, que le damos, de alguna manera, lo que proviene de él.

Y, por otro lado, cuando multiplicamos el regalo para beneficio de los demás.

La valeur

Ceci permet de connaître la valeur des richesses qui nous viennent de Dieu.

Toutes nous viennent de lui, et c’est leur valeur essentielle : le don renvoie à la personne du donateur ; il n’est pas un objet impersonnel.

Il porte en quelque sorte la signature de quelqu’un ; il n’est pas anonyme.

Comment rendre à Dieu ce qui vient de lui ?

Comment rendre grâces autrement que par la prière ?

Mais, en donnant le don, pour témoigner de ce que Dieu a fait pour nous ; en multipliant ainsi la joie qui nous vient de lui et la lumière qui est dans son don.

Les richesses, quelles qu’elles soient, sont, dans la sainte Écriture, des bénédictions divines, comme le montre l’exemple d’Abraham et de bien d’autres.

Elles ont d’autant plus cette nature quand elles nous servent à bénir autrui.

Le riche se réjouit de ses richesses et remercie Dieu.

S’il est égoïste, il les garde pour lui-même, pour une moindre joie.

S’il est généreux, il « s’enrichit pour Dieu », c’est-à-dire pour magnifier le don au profit d’autrui.

L’aumône, l’action caritative, ne sont pas des actes moraux purement sociaux.

Ce sont des actes spirituels et sacerdotaux, suivant la prière liturgique : ce qui vient de toi, nous te l’offrons, nous qui sommes à toi, pour ceux qui sont à toi !

O valor
Isso torna possível conhecer o valor das riquezas que Deus nos chega.

Todos nós viemos dele, e este é o seu valor essencial: o presente refere-se à pessoa do doador; ele não é um objeto impessoal.

De alguma forma, tem a assinatura de alguém; ele não é anônimo.

Como render a Deus o que vem dele?

Como dar graças a não ser pela oração?

Mas, dando o presente, testemunhar o que Deus fez por nós; multiplicando a alegria que vem dele e a luz que está em seu dom.

A riqueza, seja ela qual for, é uma bênção sagrada nas Sagradas Escrituras, como mostra o exemplo de Abraão e muitos outros.

Eles têm tanto mais essa natureza quando nos servem para abençoar os outros.

O homem rico se alegra com suas riquezas e agradece a Deus.

Se ele é egoísta, ele os guarda para si, para uma alegria menor.

Se ele é generoso, ele "se enriquece para Deus", isto é, para ampliar o presente para o benefício de outros.

Esmola, ação de caridade, não são atos morais puramente sociais.

São atos espirituais e sacerdotais, seguindo a oração litúrgica: o que vem de você, oferecemos a você, que é seu, para quem é seu!

The value
This makes it possible to know the value of the riches which come to us from God.

All of us come from him, and this is their essential value: the gift refers to the person of the donor; he is not an impersonal object.

It bears somehow someone's signature; he is not anonymous.

How to render to God what comes from him?

How to give thanks other than by prayer?

But by giving the gift, to testify of what God has done for us; by multiplying the joy that comes from him and the light that is in his gift.

Wealth, whatever it may be, is sacred blessing in Holy Scripture, as the example of Abraham and many others shows.

They have all the more this nature when they serve us to bless others.

The rich man rejoices in his riches and thanks God.

If he is selfish, he keeps them for himself, for a lesser joy.

If he is generous, he "enriches himself for God", that is, to magnify the gift for the benefit of others.

Almsgiving, charitable action, are not purely social moral acts.

These are spiritual and sacerdotal acts, following the liturgical prayer: what comes from you, we offer it to you, who are yours, for those who are yours!

El valor
Esto hace posible conocer el valor de las riquezas que nos llegan de Dios.

Todos venimos de él, y este es su valor esencial: el regalo se refiere a la persona del donante; No es un objeto impersonal.

Lleva de alguna manera la firma de alguien; No es anónimo.

¿Cómo dar a Dios lo que viene de él?

¿Cómo dar gracias aparte de la oración?

Pero al dar el regalo, para dar testimonio de lo que Dios ha hecho por nosotros; multiplicando la alegría que viene de él y la luz que está en su regalo.

La riqueza, sea lo que sea, es una bendición sagrada en la Sagrada Escritura, como lo muestra el ejemplo de Abraham y muchos otros.

Tienen aún más esta naturaleza cuando nos sirven para bendecir a otros.

El hombre rico se regocija en sus riquezas y agradece a Dios.

Si es egoísta, los guarda para sí mismo, para una menor alegría.

Si es generoso, "se enriquece para Dios", es decir, para magnificar el regalo en beneficio de los demás.

La limosna, la acción caritativa, no son actos morales puramente sociales.

Estos son actos espirituales y sacerdotales, siguiendo la oración litúrgica: ¡lo que viene de ti, te lo ofrecemos a ti, a los tuyos, a los tuyos!

« Beaucoup de prophètes et de rois

 

ont voulu voir ce que vous voyez »

 

Par Saint Irénée de Lyon

(v. 130-v. 208),

évêque, théologien et martyr 
Adversus Haereses IV, 14,2 (trad. composite) 

 

« Beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez »

 

 

Dès le commencement, Dieu a formé l'homme en vue de ses dons. Il a choisi les patriarches en vue de leur salut.

Il s'est préparé un peuple, apprenant aux ignorants à suivre la trace de Dieu.

Ensuite, il a instruit les prophètes pour habituer l'homme à porter son Esprit dès cette terre et à entrer en communion avec Dieu.

Lui-même, certes, n'avait besoin de personne, mais à ceux qui avaient besoin de lui il offrait sa communion.

Par ceux « en qui il mettait sa complaisance »

(Lc 2,14),

il a dessiné d'avance, tel un architecte, l'édifice du salut. 

Dans les ténèbres d'Égypte, il s'est fait lui-même leur guide ; au désert où ils erraient, il leur a donné une Loi très appropriée ; et à ceux qui sont entrés dans le bon pays, il a offert un héritage choisi.

Enfin, pour tous ceux qui reviennent vers le Père, il a tué le veau gras, et il leur fait don de la robe précieuse

(Lc 15,22). 

Ainsi, de beaucoup de manières, Dieu disposait le genre humain en vue de « la musique et des danses » du salut

(Lc 15,25).

Voilà pourquoi Jean écrit dans l'Apocalypse :

« Et sa voix était la voix des grandes eaux »