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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 06:51

 

 

Shubqono

Le Service de la Réconciliation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

de Mar Thoma

 

Monastère de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

Brévilly 4

61300 Chandai

asstradsyrfr@laposte.net

02.33.24.79.58

 

 

 

 

 

Avant-Propos

 

Ce travail initialement adapté de la traductions en prose de l’original Syriaque par le RP Bébé Varghese et Bede Griffiths trouvés dans l'Ordre des prières des grandes fêtes (Eglise orthodoxe malankare Publications de 2013) et « The Book of Common Prayer » de l'Eglise syrienne (Gorgias Press, 2005), respectivement, a été traduit, pour les besoins de la Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma par une équipe composée du Rd Père Isaac, de Madame Martine DERKMAN, traductrice principale, et de Mademoiselle Thérèse RIBREAU. Un grand merci donc à Madame Derkman et à Mademoiselle Ribreau pour leur précieux travail et de mise en forme sous la supervision d’Abouna Isaac.

Le texte tel que nous vous le livrons ici est publié avec la bénédiction du Métropolite de notre Eglise locale Syro-Orthodoxe Francophone : Son Éminence Mor Philipose pour une utilisation interne à l’Eglise en France, en Afrique francophone et dans l’ensemble de la Francophonie.

Des commissions pour des Traductions dans les langues autochtones de ce texte comme des autres Livres Liturgiques doivent se constituer pour l'ensemble des "Provinces ecclésiastiques" ou diocèses de la Métropolie Syro-Orthodoxe de Mar Thoma en Europe non Francophone et être soumises à l'approbation du "Conseil de l'Eglise".

Si d’aucun voulaient utiliser ce texte liturgique, qu’ils veuillent bien ne pas le faire sans l’autorisation de notre Métropolite et du « Conseil de l’Eglise ».

Nous prions pour que ce livret  puisse aider nos fidèles Syro-Orthodoxes francophones à participer et à comprendre les hymnes liturgiques tellement signifiantes qui ont été composées par les Pères de nos Églises de Tradition Syriaque pour ce « Service de la réconciliation » (Shubqono) destiné à commencer le Grand Carême.

 

 

LE SERVICE DE LA RÉCONCILIATION

L'Ordre de Shubkono est célébrée le premier lundi du Grand Carême, après l'office canonique de la 6ème heure[1]

Le Prêtre :   Subaho Labo labro valaruho kadisho/(Gloire au Père…)

Les fidèles :         Que Sa miséricorde et Sa compassion soient sur nous, serviteurs faibles et pécheurs, dans les deux mondes à jamais, Amin.

PRIÈRE D'OUVERTURE

Prêtre:                  Que Votre paix, Votre concorde et l'amour agréable à Votre divinité demeurent toujours en nos âmes, ô Seigneur. Que nous soyons toujours unis par un lien indissoluble, et nous Vous glorifions incessamment, Votre Père, et Votre Saint et vivifiant Esprit, maintenant et pour toujours.

Les fidèles :         Amin

Psaume 51 :

Aie pitié de moi, ô Dieu, en ta grande bonté, efface ma faute en ta large compassion.

Lave-moi tant et plus de ma souillure, purifie-moi de mon péché.

Car ma faute, moi, je la connais, devant moi est mon péché en tout temps.

Contre toi, contre toi seul j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Afin que tu sois trouvé juste quand tu parles et sans reproche quand tu juges.

Voici : dans la souillure je fus engendré, dans le péché, ma mère m’a conçu.

Si la sincérité te plaît au fond de l’être, des secrets de la sagesse tu m’instruiras.

Purifie, moi avec l’hysope, je serai net, lave-moi, je serai plus blanc que neige !

Fais-moi entendre joie et liesse, que tressaillent les os que tu as broyés.

Détourne ta face de mes péchés, et toutes mes souillures, efface-les.

Pour moi, ô Dieu, crée un cœur pur, au fond de moi inaugure un esprit ferme.

De devant ta face ne me rejette pas, du fond de moi ne reprends pas ton Esprit–Saint.

Rends-moi la joie de ton salut, assure en moi un esprit magnanime.

Aux rebelles j’enseignerai tes voies, vers toi reviendront les pécheurs.

Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice;

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange.

Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice; un holocauste, tu n’en veux pas.

Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé; d’un cœur brisé, broyé, Dieu, tu n’as point de mépris.

En ton bon vouloir, fais du bien à Sion: rebâtis les remparts de Jérusalem!

Alors tu te plairas aux sacrifices de justice holocauste et totale oblation alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.

Et à Vous convient la louange O Dieu…Barekhmor

Le Prêtre :   Subaho Labo labro valaruho kadisho (Gloire au Père…)

Les fidèles :         Ména olam vadamola olam olminamin. (D’éternité …)

 

ENIYONO

(Htith Lokh)

1er Chœur :

O Seigneur – Miséricordieux, j’ai péché contre Vous.

Entendez ma supplique

O Seigneur, - ayez pitié de nous tous

 

2ème Chœur :

Je suis - souillé par une multitude de péchés.

C’est pourquoi, je vous prie

O Seigneur - ayez pitié de nous tous

 

1er Chœur :

O Seigneur - où irons-nous frapper sinon à votre porte,

O Seul Compatissant ?

O Seigneur - ayez pitié de nous tous

 

2ème Chœur :

Je vous supplie - comme le publicain et je crie comme

La femme pécheresse

O Seigneur - ayez pitié de nous tous

 

1er Chœur :

O Seigneur - qui avez pitié des pécheurs, ayez pitié

Et pardonnez nos fautes

O Seigneur, ayez pitié de nous tous

 

2ème Chœur :

O Seigneur - que nos cœurs soient pleins d'amour

Libres de la colère et des conflits

O Seigneur, ayez pitié de nous tous

 

1er Chœur :

O Christ, qui - pour sauver les pécheurs s’est offert

Sur la Croix

O Seigneur, ayez pitié de nous tous

 

2ème Chœur :

O Christ, qui - par Son grand amour absout le larron et

La femme pécheresse

O Seigneur, ayez pitié de nous tous

 

1er Chœur :

O Christ, qui - consolait ses apôtres par Sa paix

Dans la chambre haute

O Seigneur, ayez pitié de nous tous

 

2ème Chœur :

O Christ, qui – réjouit ses disciples par Sa paix

Dans la chambre haute

O Seigneur, ayez pitié de nous tous … Barekhmor

 

Le Prêtre :   Subaho Labo labro valaruho kadisho (Gloire au Père…)

Les fidèles :         Ména olam vadamola olam olminamin. (D’éternité …)

 

Le Prêtre :    Louange au – Père, adoration au Fils

Et au Saint-Esprit

O Seigneur, ayez pitié de nous tous

 

Le diacre :   Stomen kalos !

Les fidèles :         Kourie eleïson.

 

Proémion[2] :

Le Prêtre :   Prions tous et sollicitons du Seigneur miséricorde et pitié :

Les fidèles :         O Dieu miséricordieux, ayez pitié de nous et secourez-nous.

 

Le Prêtre :   Gloire, reconnaissance, hommages, louanges, exaltation incessante, soyons dignes de les offrir toujours et dans tous les temps :

Le Prêtre :   Gloire à Vous, ô Père, Pacificateur du Ciel; Louange à Vous, ô Fils, paix de la terre; adoration à Vous, ô Saint Esprit, qui parachève tous les dons divins. Gloire au Père, qui a livré Son Fils Unique-Engendré, à la mort pour notre salut; au Fils dont l'amour l’a contraint à mourir pour nous; et au Saint-Esprit qui se réjouit dans nos œuvres et par qui nos demandes sont accordées. Gloire à Vous, ô Dieu trine, en trois personnes consubstantielles de la Sainte, glorieuse et adorable Trinité. Accordez-nous, ô Seigneur, que dans la pureté, nous puissions nous donner la paix les uns aux autres. Que Votre paix nous garde dans Votre divine concorde et nous fortifie ceints de votre bonté impérissable, que nous puissions Vous glorifier au jour joyeux de Votre résurrection miraculeuse, et dans toutes les fêtes, les saisons, les heures, en tous temps, tous les jours de notre vie, maintenant et pour toujours.

Les fidèles : Amin

(Imposition de l’encens)

 

Le Célébrant bénissant l’encens dit[3]

Le Prêtre :   A la louange et à la gloire de la Ste et Glorieuse Trinité, des aromates sont versés par mes mains pécheresses. Prions tous et sollicitons du Seigneur miséricorde et pitié :

 

Les fidèles :                  O Dieu miséricordieux, ayez pitié de nous et secourez-nous.

 

 

 

SEDRO

Le Prêtre :   O Christ notre Dieu, Tranquillité éternelle de la création et Véritable paix des extrémités du monde; Qui êtes l'Amour, et êtes appelé Amour, Qui Vous complaisez en ce titre plus qu’en tout autres titres; Qui rendez honneur à ceux qui gardent cet amour; par Votre amour pour nous, Vous Vous êtes offert en un sacrifice acceptable et d’agréable odeur. Par Votre crucifixion, Vous avez abattu le mur de l'inimitié et par Votre sang, Vous avez réconcilié les habitants des cieux avec ceux de la terre et supprimé l'hostilité de leur impiété et les avez réunis pour qu’ils soient un. Par l’indivisible unité de Votre éternelle Divinité et Votre nature humaine dans le temps, Vous avez appelé les éloignés et les proches; et les avez réunis dans la concorde de Votre amour divin. Par ce même amour Vous les avez comptés parmi les familiers de Votre royaume éternel et apporté au monde entier la bonne nouvelle de paix et de tranquillité. Votre naissance dans la chair a été annoncée à Votre Mère, la Bienheureuse Vierge Marie par la salutation de l'Archange de la paix. Avec la salutation de paix, Votre Mère bénie a été accueillie par Elisabeth, la mère de Votre Précurseur Jean, qui a tressailli dans le ventre de sa mère d’une grande joie comme un serviteur, en présence de son maître. À Votre naissance, les armées célestes ont proclamé la paix aux bergers. Vous avez donné la paix aux femmes, qui sont allées annoncer Votre glorieuse résurrection. Dans la paix, Vous êtes entré dans la chambre haute où les saints disciples étaient rassemblés, et Vous leur avez confirmé Votre résurrection. Lors de Votre ascension auprès de Votre Père, Vous avez donné Votre paix à Vos disciples, en leur disant: «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne[4]. Mon commandement le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés[5]. » Ô notre Sauveur, gardez en nous cet amour que Vous nous confiez, et par lui confirmez nos esprits. Par Votre amour puissions-nous être liés tous ensemble. Par Votre amour, chassez d’au milieu de nous divisions et controverses. Par Votre amour, faites nous garder Vos commandements qui donnent la vie. Par Votre amour, gardez loin de nous afflictions et souffrances. Par Votre amour, faites de nous des enfants de paix et de tranquillité. Par Votre paix, unissez les bergers et leurs troupeaux. Par Votre paix, faites que les prêtres se réjouissent dans leurs offrandes. Par Votre paix, perfectionnez Votre Eglise et ses enfants. Par Votre paix et Votre tranquillité, guidez-la, ornez-la. Par Votre paix Votre tranquillité, conduisez ses congrégations et réjouissez ses enfants. Dans Votre tranquillité, gardez ceux qui vivent à proximité, et dans Votre paix, purifiez ses diacres. Dans Votre tranquillité, unissez ceux qui la gouvernent. En paix, administrez sa hiérarchie. Dans Votre tranquillité, que ses fêtes se poursuivent. Dans la paix, réconciliez ceux qui dans la colère, se sont désunis. Dans la tranquillité, unissez ceux qui sont divisés. Dans la paix, remplissez les âmes amères de Votre joie. Dans la tranquillité, gardez Votre troupeau. Dans la paix, délivrez-nous des dirigeants impitoyables, et en toute tranquillité, ornez-nous dans toutes Vos fêtes. Dans la paix, acceptez notre jeûne et nos prières. Dans la tranquillité, accordez-nous la miséricorde et le pardon. Dans la paix, délivrez-nous de tous les liens de la méchanceté. Dans la tranquillité, déchargez de nous le joug de l'adversaire. Que Votre paix soit avec nous et que Votre règne de tranquillité soit au milieu de nous. Liez nos esprits dans Votre amour et établissez Votre bonté en nos cœurs que nous puissions Vous rendre grâce, ô Seigneur de Tranquillité, et à Votre Père, le Donateur de la paix, et à Votre Saint-Esprit, le Perfecteur de l’Amour Véritable, maintenant et pour toujours.

Les fidèles :         Amin

Le Prêtre :   Puissions-nous recevoir de Dieu la remissions des dettes et le pardon des péchés dans les deux mondes et à jamais.

Les fidèles :         Amin

Qolo
(Quqoyo)

1er Chœur :

O Arbre béni, où que vous soyez la paix abonde

Par vous notre Seigneur entra dans la maison d'Abraham[6]

Par vous les prêtres – s’approchèrent de l'autel

Par vous Paul – s’écria, en disant:

 «Ni les difficultés, ni les tortures, ni les persécutions

ne me sépareront de l'amour du Seigneur Dieu.[7] »

Halleluiah ô Halleluiah

 

2ème Chœur:

Christ nous a appris à pardonner "sept fois soixante-dix fois;

Si votre frère vous offense, pardonnez-lui sa faute"

Rappelez-vous que - vous aussi avez péché

Et avez besoin - de Son pardon

Allez, pour cette raison, trouver votre frère, réconciliez-vous

Qu’ensemble vous puissiez pleurer: « Gloire à Vous, Seigneur »

Halleluiah ô Halleluiah ... Barekhmor

 

Le Prêtre :    Subaho Labo labro valaruho kadisho. (Gloire au Père…)
 

1er Chœur :

Paul a écrit que rien n’est comparable à l'Amour

Bienheureux celui qui l’atteint car il verra Dieu

            Par amour, Moïse - L'a vu sur le Sinaï

            Par amour, les Martyrs – L’ont vu au tribunal

Et par amour, la Sainte Église L’a vu sur la croix:

Voyez, elle Lui offre la gloire jour et nuit.

            Halleluiah ô Halleluiah

 

Les fidèles :           Ména olam vadamola olam olminamin. (D’éternité…)

2ème Chœur :

Soyons diligents dans le jeûne, mes frères

Ceux qui jeûnent acquièrent victoire et perfection dans le Christ

            Avec lui, ils se battent - contre Satan et

            Par lui, Moïse - brillait sur le Mont Sinaï

Par lui, Élie a été élevé au ciel

Par lui, le juste a triomphé et les martyrs ont été couronnés

            Halleluiah ô Halleluiah

 

Tous :        Moriyo rahémalaïn ovadaraïn. (Seigneur ayez pitié de nous et secourez-nous)

(Imposition de l’encens)

 

ETRO

Le Prêtre :   Faites, Seigneur, de nos cœurs des demeures de tranquillité et de nos esprits des havres de paix. Implantez en nos âmes les actes de l'amour véritable pour Vous et l’un pour l'autre. Imprimez en nous Votre amour dans l'unité, la concorde, et la piété de telle sorte, qu’avec modestie, nous puissions tous nous donner la paix l’un l’autre et la recevoir avec sincérité. Que nos actions soient agréables à Votre volonté, comme un encens pur, une odeur agréable et un encensoir réconciliateur pour vous, qui nous ravit tous dans sa paix et nous égaye tous dans sa tranquillité. A vous appartiennent gloire et honneur ainsi qu’à Votre Père et Votre Saint-Esprit, maintenant et pour toujours.

Les fidèles : Amîn.

 

Qolo

(b’Safro Hzaw)

 

1er Chœur :  Aimons-nous les uns les autres

L’Amour accomplit les commandements

Certains jeûnent de pain

Et pourtant, sont remplis de haine,

D’autres jeûnent de vin et – secrètement

Tuent leurs frères dans leur cœur

 

2ème Chœur :        Seigneur qui avez embauché les ouvriers

À la onzième heure,

Recevez de moi, la onzième couronne

Qui fût tressée par eux pour Votre honneur

Pardonnez tous mes péchés –

Que je puisse Vous rendre grâce. Barekhmor

 

Le Prêtre :   Subaho Labo labro valaruho kadisho. (Gloire au Père…)
 

1er Chœur :  O Église, que la paix habite en toi

Que la concorde soit ta forteresse

Puisse tous les schismes et les conflits

Brûler dans le feu de l'amour

Afin que les fêtes du Seigneur

Soient toujours célébrées

 

Les fidèles :           Ména olam vadamola olam olminamin. (D’éternité…)

2ème Chœur :        O Dieu, ayez pitié de nous

Comme il sied à Votre grâce

Bannissez de nous satan qui

Pose toujours ses pièges contre nous

Que Votre croix soit une protection

Qu’en elle nous trouvions un refuge

 

1er Chœur :  Notre Dieu qui êtes miséricordieux

Répondez à ceux qui Vous invoquent

Nous frappons à la porte

Accordez-nous le pardon des dettes,

Seigneur, de votre riche trésor.

 

Tous :        Moriyo rahémalaïn ovadaraïn. (Seigneur ayez pitié de nous et secourez-nous)

Bo’utho de St. Jacques de Sarug

 

1er Chœur :

Ô Seigneur, notre Seigneur, nous Vous invoquons, venez à - notre -aide Écoutez nos demandes et ayez pitié de - nos -âmes

O Seigneur, notre Seigneur, Seigneur des veilleurs et anges

Entendez nos demandes et ayez pitié de - nos âmes.

 

2ème Chœur :

O les courroucés, réconciliez-vous les uns les autres,

Car le Seigneur s’est réconcilié avec nous par amour

Que personne ne dise : «Mon frère a péché contre moi,

C’est pour moi une insulte de me réconcilier avec lui. »

 

1er Chœur :

Aimez-vous les uns les autres comme les membres du même corps, car Un est le Seigneur ; le Christ est la tête du corps, et nous sommes ses membres

Celui qui a de la haine contre son voisin a de la haine contre le Seigneur

Qu'il aime son frère de peur qu'il ne se trouve dans le jugement

 

2ème Chœur :

Regardez Dieu et imitez-Le, vous les courroucés

Et avec sagesse réconciliez-vous avec votre voisin

Tenez-vous à l'écart de toute lutte, colère et jalousie

Laissez l'amour de Dieu habiter en vous comme dans le royaume

 

1er Chœur :

Gloire au Père, la paix pour les courroucés

Loué soit le Fils qui a réconcilié le monde

Action de grâces au Saint-Esprit qui pardonne

Puissions-nous atteindre la miséricorde, toujours et à jamais

 

Tous :

O Seigneur Dieu, qui entendez tous ceux qui Vous invoquent

Entendez nos demandes et ayez pitié de nos âmes.

SAINTES LECTURES

 

Actes des St Apôtres

 

I Jean 4: 11-21

Le diacre :     leçon du Saint Apôtres Jean. Barekhmor.

Les fidèles : Gloire au Seigneur de l’Apôtre. Que sa prière soit avec nous. Amîn.

Le diacre lit :

Mes Bien-aimés, puisque Dieu nous a tellement aimés, nous devons, nous aussi, nous aimer les uns les autres.

 

Dieu, personne ne l’a jamais vu. Mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection.

 

Voici comment nous reconnaissons que nous demeurons en lui et lui en nous : il nous a donné part à son Esprit.

 

Quant à nous, nous avons vu et nous attestons que le Père a envoyé son Fils comme Sauveur du monde.

 

Celui qui proclame que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui, et lui en Dieu.

 

Et nous, nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour : qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.

 

Voici comment l’amour atteint, chez nous, sa perfection : avoir de l’assurance au jour du jugement ; comme Jésus, en effet, nous ne manquons pas d’assurance en ce monde.

 

Il n’y a pas de crainte dans l’amour, l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte implique un châtiment, et celui qui reste dans la crainte n’a pas atteint la perfection de l’amour.

 

Quant à nous, nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier.

 

Si quelqu’un dit : « J’aime Dieu », alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur. En effet, celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, est incapable d’aimer Dieu, qu’il ne voit pas.

 

Et voici le commandement que nous tenons de lui : celui qui aime Dieu, qu’il aime aussi son frère.

Épître

I Cor 13: 4-10

 

Le diacre :     Leçon du saint Apôtre Paul aux Corinthiens. Barekhmor.

Les fidèles : Gloire au Dieu de l’Apôtre et que sa prière soit avec nous ! Amîn.

Le diacre lit : Mes frères, …

L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

 

Il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

 

Il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

 

Il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

 

L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

 

En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

 

Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

 

(Imposition de l’encens)

 

Fethgomo

Halleluiah – Halleluiah
Heureux celui dont la transgression est pardonnée et dont les péchés ont été couverts
[1]
Halleluiah

    Le Célébrant chante l’Évangile tourné vers les fidèles, pendant que deux acolytes tiennent des cierges à ses côtés et qu’un diacre encense.

    Le diacre balance l’encensoir et invite les fidèles au silence. A sa proclamation, ils se lèvent.

Le diacre :     Barekhmor. Avec silence, crainte et pureté d’intention, écoutons le message des paroles vivifiantes du Saint Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui va être lu devant nous !

Les fidèles : Rendez-nous en dignes, Seigneur, notre Dieu.

Le Prêtre :     La paix à vous tous ! [2]

Les fidèles : Et à votre esprit.

Le Prêtre :     Le Saint Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ, message de vie, selon l’Apôtre St Matthieu (ou Jean) qui annonce au monde la vie et la rédemption.

Les fidèles : Béni soit celui qui est venu et qui viendra, gloire à celui qui l’a envoyé et que ses miséricordes soient sur nous toujours.

Le Prêtre :     Au temps de l’économie de Notre-Seigneur[3], Dieu et Sauveur Jésus-Christ, Verbe de vie, incarné (Ici le Célébrant se tourne vers l’autel et se signe ) de la Vierge Sainte, Marie, ces choses se sont passées ainsi (Ici le Célébrant touche l’Évangéliaire et bénit les fidèles) :

Les fidèles : Nous le croyons et le confessons.

(Le prêtre lit ce passage de l'Evangile de saint Matthieu 18: 18-35)

Amîn, je vous le dis : tout ce que vous aurez lié sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous aurez délié sur la terre sera délié dans le ciel.

 

Et pareillement, amîn, je vous le dis, si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux.

 

En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. »

 

Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »

 

Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois.

Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.

 

Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent).

 

Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.

 

Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.”

 

Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.

Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !”

 

Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.”

 

Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait.

 

Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé.

 

Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié.

 

Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

 

Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

 

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »

    Le chant de l’Évangile terminée, le Célébrant bénit de nouveau les fidèles, disant :

Le Prêtre :     La paix à vous tous !

 

Qolo

(Btar’okh Moran)

Hymne de pénitence

 

1er Chœur :

A Votre porte, Seigneur, je frappe*; et de votre trésor je demande la pitié. / Je suis un pécheur qui, pendant des années*, ai abandonné votre voie. / Donnez-moi de confesser mes péchés*, de les fuir et de vivre dans votre grâce.

 

2ème Chœur :

A la porte de qui irons-nous frapper*/, Seigneur miséricordieux, sinon à la Vôtre./ Qui avons-nous qui plaide pour nos défaillances*/, si Votre miséricorde n’intercède auprès de Vous, / ô Roi devant la majesté de qui les rois se prosternent.*Barekhmor !

 

Le Prêtre :   Subaho Labo labro valaruho kadisho. (Gloire au Père…)
 

1er Chœur :

Père, Fils et Saint-Esprit, */ soyez pour nous une citadelle élevée, un refuge contre le Pervers qui nous combat et contre ses puissances. */ Protégez-nous à l’ombre de Vos miséricordes,*/ lorsque les bons seront séparés des méchants.

Les fidèles :           Ména olam vadamola olam olminamin. (D’éternité…)

2ème Chœur :

Que le chant de notre prière soit une clef qui ouvre la porte du ciel;*/ et que les archanges se disent dans leurs rangs */: comme il doit être doux le chant des humains pour que le Seigneur exauce si vite leurs demandes.

 

Tous :        Moriyo rahémalaïn ovadaraïn. (Seigneur ayez pitié de nous et secourez-nous)

 

 

 

[1] Psaume 32:1

[2] Si un évêque ou d’autres prêtres sont présents, le Célébrant dit: Barekhmor. La paix + à vous tous !

[3]     Si c’est un jour de fête, le Célébrant mentionne la fête : Au temps de son Annonciation ; ou: de la Nativité ; ou : du Baptême…

Bo’utho de St. Jacques de Saroug[1]

 

1er Chœur :

Ô Seigneur, notre Seigneur, nous Vous invoquons, venez à notre aide. Écoutez nos demandes et ayez pitié de nos âmes

O Seigneur, notre Seigneur, Seigneur des veilleurs et des anges

Entendez nos demandes et ayez pitié de nos âmes.

 

2ème Chœur :

Seigneur je soupire après Votre pardon, qu’il vienne à moi. Donnez-moi des larmes pour demander miséricorde pendant qu’il est encore temps. J’ai soif de Votre miséricorde et sans elle je ne puis subsister. Océan de miséricorde, répandez sur moi le torrent de Votre bienveillance.

 

1er Chœur :

La nuit est venue, les ombres de la mort m’entourent ;

Seigneur, soyez pour moi le soleil afin que je vois Votre lumière. Ne m’abandonnez pas en dehors de Votre vigne quand je mourrai ; Ô Seigneur, puissiez-vous recevoir le moment de repentance

 

2ème Chœur :

Je passe mon temps dans le culte de la vanité

Accepter moi à la veille de la vie et faites-moi Vôtre

Pour me détruire, le roi de la tromperie a tiré ses flèches ;

Ô Seigneur, oignez-moi de Votre médecine pour me guérir

 

Tous

Répondez, O Seigneur, répondez O Seigneur et ayez pitié

Tournez les cœurs des fils des hommes à la repentance

 

Qaumo

 

Le Prêtre :            Ô Dieu Saint.

Les fidèles :                       Ô Dieu Saint et Fort;

Ô Dieu Saint et Immortel,

(en se signant) Crucifié pour nous,

Ethraham elaïn. (3 fois)

 

     Ensuite nous tenant droit, nous élevons les mains et levant les yeux nous disons :

Le Prêtre :            Seigneur, ayez pitié de nous.

Les fidèles :                                   Seigneur, soyez bienveillant et ayez pitié.

Seigneur, recevez notre service et nos prières ;

Ayez pitié de nous.

Le Prêtre :            Gloire à Vous ô Dieu.

Les fidèles :                       Gloire à Vous ô Créateur.

Gloire à Vous, ô Christ Le Roi, qui avez pitié des pécheurs Vos serviteurs. Barekhmor !

 [Adorer par une inclination de tête et se signer de la Croix]

 

[Puis, nous disons la Prière du Seigneur, élevant les mains, et levant les yeux.]

 

Le Prêtre :   Aboun d’bashmayo (Notre Père).

Les fidèles :          

Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du [2] mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqanlĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi malkoutho Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

 

Le prêtre prêche sur l'amour, le repentir et le pardon. Il demande alors le pardon de tous ceux qui sont présents dans l'église. Le prêtre se prosterne trois fois devant le peuple et demande pardon. Les gens se prosternent aussi devant le prêtre et demandent pardon.

 

Comme il s’agenouille pour se prosterner, le prêtre dit :

 

Le Prêtre :   Mes frères et mes bien-aimés, pardonnez-moi pour l'amour du Christ. J'ai péché contre vous. Dans la concorde spirituelle et l'amour paternel, en tant que pasteur vigilant, je vous exhorte et me prosterne devant vous.

 

Tous se prosternent, en disant :

 

Les fidèles :                  Barekhmor. Nous demandons pardon.

 

Une seconde fois, le prêtre dira :

 

Le Prêtre :   O frères et bien-aimés, je prie et supplie votre amour véritable, réconcilions nous les uns les autres pour que Dieu se réconcilie avec nous.

 

Comme il agenouille pour se prosterner, le prêtre dit :

 

Le Prêtre :   Pour l'honneur de la Sainte Trinité, je me prosterne devant vous

Tous prosternés, disent :

 

Les fidèles :                 Barekhmor. Nous demandons pardon.

 

Une troisième fois, le prêtre dira :

 

Le Prêtre :   En votre présence, avec un cœur contrit et une conscience parfaite, je crie d'une voix forte, implorant votre amour, en disant: Venez mes frères bien-aimés, laissons-nous tous nous réconcilier les uns avec les autres et pardonner les transgressions et les fautes que nous avons tous commis les uns envers les autres, que Dieu puisse se réconcilier avec nous, remettre nos dettes et pardonner nos péchés. Car Lui-même a dit: « Si vous remettez les dettes de vos débiteurs et que vous pardonnez les fautes de ceux qui vous ont offensés, de la même manière vos dettes seront remises et vos fautes pardonnées. »

 

Comme il s’agenouille pour se prosterner, le prêtre dit :

 

Le Prêtre :   Que le Seigneur Dieu soit Celui qui pardonne et qui absout mes péchés et les vôtres.

 

Tous se prosternent, en disant :

 

Les fidèles : Barekhmor. Nous demandons pardon.

 

Le Prêtre :   Que le début et la fin de ce Saint Carême soit béni, et que Dieu vous assiste et vous aide tous à l’observer jusqu’à la fin, selon sa volonté. Qu'Il brise les pièges des ennemis visibles et invisibles, de Satan l'adversaire des fidèles chrétiens, et qu'Il vous délivre des tentations du Malin, comme notre Seigneur Jésus-Christ l'a vaincu à la fin de son jeûne, en disant: « disparais de moi, Satan. ». Par les prières de Marie, la Mère de Dieu, et de tous les saints, puissiez-vous être préservés et soutenus par la puissance de la Croix victorieuse. Amin.

 

Puis : le Credo, quarante prosternations, et les Kukliyons de la Mère de Dieu et des saints.

 

Une fois ces prières terminées, tous les prêtres, les diacres, et l’assemblée présente se demandent pardon et se donnent la paix les uns les autres.

 

 

[1] Demandes de St Jacques de Saroug

[2] [Adorer de nouveau par une inclination de tête et se signer de la Croix]

Le Credo de Nicée

 

Le Diacre : Sophia Théou! Proskomén! (Sagesse de Dieu! Soyons Attentifs!) Tenons-nous bien et répondons à la prière du prêtre vénéré[1] et disons :

Le célébrant : Nous croyons en un seul Dieu.

Les fidèles :         Le Père Tout Puissant, Créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.

Et un seul Seigneur, Jésus Christ Fils Unique de Dieu, engendré par le Père avant tous les siècles Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu; engendré, non pas créé, consubstantiel à Son Père, et par Qui tout a été fait;

(on se signe) Qui pour nous les hommes et pour notre salut est descendu des cieux

(on se signe) Il s’est incarné par le Saint-Esprit et de la Vierge Marie, la Mère de Dieu (on s’incline) et s’est fait homme,

(on se signe) Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, a souffert, est mort et a été enseveli,

(on se signe) Il est ressuscité le troisième jour conformément à Sa volonté Il est monté au ciel, est assis à la droite de Son Père d’où Il reviendra en grande gloire pour juger les vivants et les morts; Lui dont le Règne n’aura pas de fin.

Et en un seul Esprit Saint, Seigneur et vivificateur de toutes choses, Qui procède du Père ; Est adoré (on s’incline) et glorifié avec le Père et le Fils.  A parlé par les prophètes et les apôtres.

Et en L’Église : Une, Sainte, Catholique et Apostolique; Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés. Et nous attendons la résurrection des morts et la vie nouvelle du siècle à venir. Amîn, Barekhmor.

Le diacre :   Stomen kalos !

Les fidèles : Kourie eleïson.

 

[Puis 40 Prostrations]

Service de la Mère de Dieu

 

Qouqlion :

Cantique du Ps. 45 :

Le Prêtre :     La fille du roi se tient avec majesté, Halléluia*, une reine à ta droite.

Les fidèles : Oublie ton peuple et la maison de ton père, Halléluia*, car lui, le roi, désire ta beauté.

Le Prêtre :     Subaho Labo labro valaruho kadisho

Les fidèles : Ména olam vadamola olam olminamin.

 

Eqbo

(Mor Ephrem)

Le Prêtre :            O Fierté des fidèles

Les fidèles :         Offrez des prières en notre nom

A votre Fils unique

Qu’il ait pitié de nous

Le diacre :            Stomen kalos !

Les fidèles :         Kourie eleïson.

Qolo

(d’al Etro d’Besme)

Le Prêtre :            Que la mémoire de Marie

Les fidèles :         Soit pour notre bénédiction

Que sa prière soit un

Refuge pour nos âmes ... Barekhmor

 

Le Prêtre :                Subaho Labo labro valaruho kadisho.

Le Prêtre :            Voici, un doux parfum

Les fidèles :         S’élève dans les airs

Pour la Vierge Marie

La Théotokos

 

Tous :        Moriyo rahémalaïn ovadaraïn.

 

Bo’utho

(Mor Ephrem)

Le Prêtre :            Seigneur Jésus, par Votre croix,

Les fidèles :         Et la prière de Votre Mère

                           Gardez nous de toutes les afflictions,

Des peines, et des verges de colère.

Service du patron et autres saints

 

Qouqlion:

Cantique Ps. 92 :

Le Prêtre :     Le juste grandit comme un palmier, Halléluia*, il pousse comme un cèdre du Liban.

Les fidèles :         Ils pousseront et dans la vieillesse encore porteront fruits, Halléluia*, ils seront frais et florissants. Barekhmor.

Le Prêtre :     Subaho Labo labro valaruho kadisho

Les fidèles : Ména olam vadamola olam olminamin.

Eqbo

(Mor Ephrem)

Le Prêtre :            Votre mémoire O St. N…(Thomas)

Les fidèles :         Est gardée ici comme au ciel,

Que votre prière soit une aide

Pour ceux qui vous honorent

Le diacre :            Stomen kalos !

Les fidèles :         Kourie eleïson.

Qolo

(d'al Etro d'Besme)

Le Prêtre :            Bienheureux les prophètes,

Les fidèles :         Bienheureux les apôtres.

Bienheureux les Martyrs

Au jour de la Résurrection ... Barekhmor

 

Le Prêtre :                            Subaho Labo labro valaruho kadisho.

Le Prêtre :            Les martyrs qui désiraient

Les fidèles :         Contempler le Christ

Par l'épée, conquirent des ailes

Et volèrent vers les hauteurs

 

Tous :        Moriyo rahémalaïn ovadaraïn.

 

Bo'utho

(Mor Ephrem)

Le Prêtre :            Priez pour nous, ô Bienheureux Saints

Les fidèles :         Celui dont vous avez fait la volonté,

Gardez nous de toutes les afflictions,

Des peines, et des verges de colère.

 

Kourie éleison, Kourie éleison, Kourie éleison

 

Le Prêtre :            Seigneur ayez pitié de nous,

Les fidèles :         Seigneur soyez bienveillant et ayez pitié,

Répondez-nous Seigneur,

Et ayez pitié de nous

 

Le Prêtre :            Gloire à Vous, ô Seigneur.

Les fidèles :         Gloire à Vous, ô Seigneur;

Gloire à Vous, notre espérance

pour toujours. Barekhmor

 

Toutes les personnes présentes doivent se demander pardon et se donner la paix les uns aux autres.

 

Le service de la réconciliation est terminé.

 

†††

 

[1] En présence de l’Évêque, il dit « notre Révérendissime Père » ; en présence du Patriarche : « notre Souverain Pontife ».

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"

 

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise Métropolitaine fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare) pour l'Europe et ses missions, notre Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma, située en francophonie et ses missions d'Afrique, du Brésil, du Pakistan et en Amérique latine* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:
A Igreja Metropolitana fundada graças ao ímpeto missionário da Igreja Ortodoxa Síria das Índias (Malankare) para a Europa e suas missões, nossa Igreja Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, localizada em Francofonia e suas missões da África, Brasil, do Paquistão e da América Latina * é uma Igreja Ortodoxa Oriental.

O mosteiro siríaco é um centro de oração pela unidade das igrejas apostólicas, a unanimidade do testemunho cristão e a paz do mundo.

¤ Pastoral em várias regiões da França para: acompanhamento espiritual, sacramentos, sacramentais (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações para cura) ...

Para os serviços pastorais prestados ao mosteiro como a recepção dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não exigimos nenhum pagamento fixo.

As ofertas são gratuitas e não são obrigatórias, no entanto, qualquer oferta é deduzida da sua renda tributável em 66% da sua renda.
Rotule todos os C B com a seguinte ordem "Metropolitan E S O F"

Para a capelania francófona siro-ortodoxa de africanos que vivem na França, entre em contato com os chefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-André M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:
Metropolitan Church founded thanks to the missionary impetus of the Syrian Orthodox Church of the Indies (Malankare) for Europe and its missions, our Syro-Orthodox Church of Mar Thoma, located in Francophonie and its missions from Africa, Brazil, of Pakistan and Latin America * is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Prayer Center for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral office in various regions of France for: spiritual accompaniment, sacraments, sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers for healing) ...

For the pastoral services rendered to the monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

Offerings are free and not obligatory. However, any offer is deducted from your taxable income at 66% of your income.
Label all C B with the following order "Metropolitan E S O F"

For the Francophone Syro-Orthodox Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-André M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

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Nota:
La Iglesia Metropolitana, fundada gracias al ímpetu misionero de la Iglesia Ortodoxa Siria de las Indias (Malankare) para Europa y sus misiones, nuestra Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, ubicada en la Francofonía y sus misiones desde África, Brasil, de Pakistán y América Latina * es una iglesia ortodoxa oriental.

El monasterio siríaco es un centro de oración por la unidad de las iglesias apostólicas, la unanimidad del testimonio cristiano y la paz del mundo.

¤ Presencia pastoral en varias regiones de Francia para: acompañamiento espiritual, sacramentos, sacramentales (bendiciones, oraciones de liberación o exorcismo, oraciones para sanar) ...

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* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:

 

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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Published by Eglise Syro-Orthodoxe Francophone - dans orthodoxie-orientale Tradition Syriaque Liturgie Spiritualité Chrétienne
27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 17:44

Seigneur et maître de ma vie,

 

ne m'abandonnez pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de domination et de vaines paroles.
 

(grande prostration)


Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour, à moi Votre serviteur.
 

(grande prostration)


Oui, Seigneur Roi, donnez-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn.
(grande prostration)

 

Ô Dieu, purifiez-moi , pêcheur.
(12 fois, 
avec petites Inclinations)


puis , une nouvelle fois, la prière toute entière :

Seigneur et maître de ma vie, ne m'abandonnez pas à l'esprit d'oisiveté, d'abattement, de domination et de vaines paroles.


Mais accordez-moi l'esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour, à moi Votre serviteur.

 

Oui, Seigneur Roi, donnez-moi de voir mes fautes et de ne pas juger mon frère, car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn.


(grande métanie à la fin)

(Prière de Saint Ephrem pour le Carême)

Vivez un mois, pendant ce Grand Carême avec saint Joseph
- 1er mars 2020 -
Qui est saint Joseph ?

 

1. saint Joseph était juste. 
L’éloge de la Sainte Vierge par saint Luc est bien court : C’est de Marie qu’est né Jésus. Celui de saint Joseph par saint Mathieu l’est encore davantage. Trois mots suffisent et disent tout : Joseph était juste. Par ces trois mots, le Saint-Esprit fait l’éloge le plus complet de ce grand saint. En effet, les docteurs de l’Eglise affirment que cette qualité de juste signifie que Joseph était un homme accompli dans la perfection, qu’il possédait toutes les vertus dans un degré éminent, qu’il était, avec Marie, la première et la vivante copie de Jésus. Ainsi, il était juste envers Dieu, profondément pénétré de foi, de soumission, de confiance et d’amour envers sa divine Majesté. Il était juste envers le prochain, car il pratiquait toutes les œuvres de charité, spirituelle et corporelle. Enfin, il était juste envers lui-même. Il ne négligeait rien pour préserver son âme du mal et l’unir à l’Être infini. C’est donc par une vie irréprochable, par la pratique de toutes les vertus, par une éminente sainteté que notre glorieux patron a mérité le titre de juste. Aussi, l’Eglise lui donne-t-elle la qualité de très saint, qu’elle ne donne à aucun bienheureux. Saint François de Sales écrivait : « Quel saint est l’illustre saint Joseph, c’est à bon titre qu’il est comparé à la palme, le roi des arbres. Il semblait presque qu’il fût parfait ou qu’il eût les vertus en un si haut degré que les avait la Bienheureuse Vierge. »
Âme chrétienne, rentrez en vous-même et adressez-vous cette importante question : suis-je juste de la justice qui convient à mon état, à ma vocation : de cette justice que Dieu a bien droit de me demander après toutes les lumières et toutes les grâces que j’ai reçues de Lui ? N’y a-t-il pas quelque devoir que je néglige presque entièrement, soit envers Dieu, soit à l’égard du prochain, soit pour mon âme ? Suis-je au moins dans la disposition de recourir à saint Joseph pour obtenir la faim et la soif de cette justice qu’il a si bien pratiquée ?

2. Il était de la famille de David 
Joseph était de la famille de David, c’est à dire de la famille élue et consacrée pour la royauté. Il comptait parmi ses ancêtres des patriarches, des princes et des rois. Le trône avait été promis comme une éternelle bénédiction, à la race dont il était le rejeton. Mais en ce qui fait principalement la gloire et la grandeur de saint Joseph, c’est qu’il appartient à la famille bénie qui doit donner le Messie au monde. Il est du même sang que la Vierge Marie et Jésus, son fils. Déjà les temps sont accomplis, et voilà que la tige de Jessé va reverdir en Lui. De sa race royale naîtra le Père et le protecteur. Quel honneur ! Quelle dignité !
Et nous qui appartenons à ce royal sacerdoce inauguré par le fils adoptif de Joseph, nous qui avons vu aussi refleurir en nos mains le sceptre de nos pères, c’est à dire, Jésus-Christ, en comprenons-nous la sublime élévation ? Les Sacrements, et surtout l’Eucharistie, nous identifient avec le doux Sauveur. En profitons-nous ?
Âme chrétienne, reconnaissez votre dignité et examinez sérieusement si vous correspondez, par la sainteté de votre vie, à la sublimité de votre vocation. saint Joseph, obtenez-nous la grâce de profiter des bénédictions dont vous avez été comblé et auxquelles nous participons comme chrétiens.


Exemple : C’était au milieu d’une épidémie qui dévorait toute une contrée, mais qui sévissait plus particulièrement sur les pauvres. Un prêtre charitable entre dans une écurie basse et humide, où souffrait une victime de la contagion. Que voit-il ? un vieillard moribond étendu sur des haillons dégoûtants. Il était seul. Une botte de foin lui servait de lit. Pas un meuble, pas une chaise : il avait tout vendu les premiers jours de sa maladie, pour se procurer quelques gouttes de bouillon. Aux murs noirs et dépouillés pendaient une bâche et deux scies, c’était là toute sa fortune avec ses deux bras, quand il pouvait les mouvoir. Mais, alors, il n’avait pas la force de les soulever. « Prenez courage, mon ami, lui dit le confesseur, c’est une grande grâce que le Seigneur vous fait aujourd’hui ; vous allez bientôt sortir de ce monde où vous n’avez que des peines. – Que des peines ? reprit le moribond d’une voix éteinte, vous vous trompez, j’ai pris saint Joseph pour mon patron et mon modèle, et, comme lui, je ne me suis jamais plaint de mon sort. Je n’ai connu ni la haine, ni l’envie. Mon sommeil était tranquille, je me fatiguais le jour, mais je me reposais la nuit. Les outils que vous voyez me procuraient du pain que je mangeais avec délices. J’étais pauvre, à la vérité, mais saint Joseph l’était autant que moi et je me suis assez bien porté jusqu’à ce jour. Si je reprends de la santé, ce que je ne crois pas, j’irai au chantier et je continuerai de bénir la main de Dieu, qui jusqu’à présent a pris soin de moi. » Le prêtre étonné, ne savait trop que répondre à un tel malade. Il se remit cependant, et lui dit : « Mon ami, puisque la vie ne vous a pas été fâcheuse, vous ne devez pas moins vous résoudre à la quitter, car il faut se soumettre à la volonté de Dieu.– J’ai su vivre, reprit le moribond d’une voix ferme, je saurai mourir. Je rends grâce à Dieu de m’avoir donné la vie et de me faire passer par la mort pour arriver à Lui. Je sens le moment, le voici. Adieu, mon père !...
C’est ainsi que vécut et mourut, plein de calme, ce pieux ouvrier, cet homme juste, qui avait pris saint Joseph pour son patron et son modèle. Soyons aussi, durant ce mois et toujours, les imitateurs de ce grand saint.


Prière : Ô Bienheureux saint Joseph ! Chaste époux de la très Sainte-Vierge Marie, une voix dit à mon cœur :

-« Allez à Joseph ! »

et depuis ce moment, c’est pour moi un bonheur de vous aimer et de vous servir. Attiré par votre bonté paternelle, je me prosterne à vos pieds pour vous offrir les prémices de ce mois béni.

Je redoublerai de zèle et de dévouement. Je voudrais avoir pour vous la dévotion de ces nombreux saints qui d'un point du monde à l'autre, eurent pour vous, "Patriarche" de la Sainte famille, une tendre dévotion. 

Je prie ces saints de m'accompagner pour vous présenter tous les jours de ce mois de Mars que l'Occident Chrétien vous consacre. Qu'avec eux et que par votre intercession, ce mois soit pour moi-même, les familles Chrétiennes et la Sainte Eglise, un temps de bénédictions!  Ô Saint Joseph, noble époux de Marie et Père adoptif du Christ notre Unique Sauveur, intercédez pour nous devant le Trône de la Grâce de Dieu !. Amîn.

 

Oui, pendant ce Carême, n'oublions-pas

 

Saint Joseph,

 

prions-le pour nos familles,

 

nos défunts et la

 

Sainte Eglise !

 

Demandons au Monastère une "Icône

 

Pèlerine" et organisons des réunions de

 

prières !

Au nom du Père، et، du fils et du Saint-Esprit،

DIEU UNIQUE ET  VRAI. Amîn.

 

     V.  Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit .

      R.   Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn.

Kourie eleïson. Kourie eleïson. Kourie eleïson.

     Seigneur ayez pitié de nous, Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde, Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.

     Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous notre créateur, Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor.

 

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ;

le Seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus,

le fruit de vos entrailles,

est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu,

priez pour nous pauvres pécheurs,

maintenant et à l'heure de notre mort.

Amîn.

*Je vous salue Joseph,
vous que la grâce divine a comblé
le Sauveur a reposé dans vos bras
et grandi sous vos yeux;
vous êtes béni entre tous les hommes
et Jésus, l'enfant divin de votre virginale Epouse
est béni.

Saint Joseph
donné pour père au fils de Dieu,
priez pour nous dans nos soucis
de famille, de santé, de travail,
jusqu'à nos derniers jours,
et daignez nous secourir
à l'heure de notre mort.
Amîn

 

Premier jour : A ton image, saint Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de tous ceux et celles que nous rencontrons. Aide-nous à nous recevoir comme fils et fille du Père Céleste.

Deuxième jour : 

Saint Joseph, tu peux être appelé "le saint de l’incarnation". Nous te demandons, d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver nos familles tellement menacées.

Troisième jour : 

Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la Sainte Famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde.

Quatrième jour : 

Saint Joseph, devant l’Annonciation tu te mets à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Explique-nous combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce et de toute séparation.

Cinquième jour : 

Saint Joseph, tu as été dans l’inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : la crèche.

Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, apprends-nous à la grâce du St Esprit pour que meure en nous le "viel homme" pour laisser la place en notre coeur au Christ, l'Homme nouveau.

Sixième jour : 

Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-mêmes dans l’épreuve et la maladie ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père sur le chemin des béatitudes. Nous te confions spécialement nos malades.

Septième jour : 

Saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la Sainte Famille, tu es devenu, par la grâce du Père, le gardien de l’Eglise . Enseigne-nous à aimer notre Église, à lui être toujours fidèle et la faire grandir par notre assiduité aux Sacrements afin que, grandissant dans l'Amour et la cohérence du Témoignage,nous soyons missionnaires avec nos Evêques et nos prêtres.

Huitième jour :

 

Par notre union au Verbe Incarné, notre Divin Rédempteur et à Marie Compatissante, nous voulons aussi communier à la douceur et à l’esprit contemplatif du juste : Joseph.

Saint Joseph, apprend-nous à être amour et instrument de paix dans notre vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent notre aide.

 

Neuvième jour :

 

Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous et tous les membres de nos familles au moment de la mort. Nous vous confions spécialement tous ceux et celles qui nous sont chers, particulièrement nos chers défunts. Que le Seigneur les accueillent dans son paradis où tous ensemble reposent en Christ et jouissent de la béatitude éternelle.

 « Seigneur Jésus Christ notre Dieu et Sauveur, pardonnez à Votre serviteur N… tous ses péchés, accueille-le dans Votre Paradis et sauvez-le au Dernier Jour! » Amîn

Jeûner, oui, mais dans l'abondance du coeur

« Mon Dieu, voici un temps d'abstinence et de privation.

Ce n'est rien de jeûner des viandes grossières qui nourrissent le corps, si on ne jeûne pas aussi de tout ce qui sert d'aliment à l'amour-propre. [...]

Ô bienheureux jeûne, où l'âme jeûne tout entière et tient tous les sens dans la privation du superflu !

Ô sainte abstinence, où l'âme, rassasiée de la volonté de Dieu, ne se nourrit jamais de sa volonté propre !

Elle a, comme Jésus-Christ, une autre viande dont elle se nourrit.

Donnez-le moi, Seigneur, ce pain qui est au-dessus de toute substance ; ce pain qui apaisera à jamais la faim de mon cœur ; ce pain qui éteint tous les désirs ; ce pain qui est la vraie manne et qui tient lieu de tout. [...]

Je jeûnerai donc, ô mon Dieu, de toute volonté qui n'est pas la vôtre ; mais je jeûnerai par amour, dans la liberté et dans l'abondance de mon cœur.

Malheur à l'âme rétrécie et desséchée en elle-même, qui craint tout et qui, à force de craindre, n'a pas le temps d'aimer et de courir généreusement après l’Époux ! »

Fénelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis : quia tu es Dóminus, Deus noster."

Vous avez pitié de tous, Seigneur, et vous ne haïssez rien de tout ce que vous avez fait, et vous dissimulez les péchés des hommes à cause du repentir et vous leur pardonnez, car vous êtes le Seigneur notre Dieu.
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Rápido, sim, mas na abundância do coração

"Meu Deus, este é um tempo de abstinência e privação.

Não é nada para jejuar carnes grossas que nutrem o corpo, se também não jejuarmos tudo o que é usado como alimento para a auto-estima. [...]

Ó abençoado, rápido, onde toda a alma jejua e mantém todos os sentidos na privação do supérfluo!

Ó santa abstinência, onde a alma, satisfeita com a vontade de Deus, nunca se alimenta de sua própria vontade!

Como Jesus Cristo, ela tem outra carne na qual se alimenta.

Dá-me, Senhor, o pão que está acima de toda substância; este pão que sempre apazigua a fome do meu coração; este pão que extingue todos os desejos; este pão que é o maná real e que toma o lugar de tudo. [...]

Portanto, jejuarei, ó meu Deus, de toda a vontade que não é sua; mas jejuarei por amor, em liberdade e na abundância do meu coração.

Ai da alma encolhida e ressecada em si mesma, que teme tudo e que, por força do medo, não tem tempo para amar e correr generosamente atrás do Noivo! "

Fenelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti e fórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus, Deus noster."

Você tem piedade de tudo, Senhor, e não odeia nada do que fez, e esconde os pecados dos homens por causa do arrependimento e os perdoa, pois você é o Senhor nosso Deus.
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Fast, yes, but in the abundance of the heart

"My God, this is a time of abstinence and deprivation.

It is nothing to fast coarse meats which nourish the body, if one does not also fast of all that is used as food for self-esteem. [...]

O blessed fast, where the whole soul fasts and holds all the senses in the deprivation of the superfluous!

O holy abstinence, where the soul, satisfied with the will of God, never feeds on its own will!

Like Jesus Christ, she has another meat on which she feeds.

Give it to me, Lord, that bread which is above all substance; this bread which will forever appease the hunger of my heart; this bread which extinguishes all desires; this bread which is the real manna and which takes the place of everything. [...]

I will therefore fast, O my God, from all will which is not yours; but I will fast out of love, in freedom and in the abundance of my heart.

Woe to the soul shrunk and parched in itself, who fears everything and who, by dint of fear, has no time to love and to run generously after the Bridegroom! "

Fenelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus, Deus noster."

You have mercy on all, Lord, and you hate nothing of all that you have done, and you conceal the sins of men because of repentance and forgive them, for you are the Lord our God.
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Rápido, sí, pero en la abundancia del corazón.

"Dios mío, este es un momento de abstinencia y privación.

No es nada para ayunar las carnes gruesas que nutren el cuerpo, si no se ayuna de todo lo que se usa como alimento para la autoestima. [...]

¡Oh bendito ayuno, donde toda el alma ayuna y retiene todos los sentidos en la privación de lo superfluo!

¡Oh santa abstinencia, donde el alma, satisfecha con la voluntad de Dios, nunca se alimenta de su propia voluntad!

Al igual que Jesucristo, ella tiene otra carne de la que se alimenta.

Dame, Señor, ese pan que es sobre todo sustancia; este pan que siempre aplacará el hambre de mi corazón; este pan que extingue todos los deseos; este pan que es el verdadero maná y que toma el lugar de todo. [...]

Ayunaré, pues, Dios mío, de toda voluntad que no sea tuya; pero ayunaré por amor, en libertad y en la abundancia de mi corazón.

¡Ay del alma encogida y reseca en sí misma, que teme todo y que, a fuerza de miedo, no tiene tiempo para amar y correr generosamente tras el Novio! "

Fenelon (1651-1715)

"Miseréris ómnium, Dómine, et nihil odísti eórum quæ fecísti, dissímulans peccáta hóminum propter pæniténtiam et parcens illis: quia tu es Dóminus, Deus noster".

Tienes misericordia de todos, Señor, y no odias nada de todo lo que has hecho, y ocultas los pecados de los hombres debido al arrepentimiento y los perdonas, porque eres el Señor nuestro Dios.

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Offrez au Christ les travaux de votre jeunesse, et, dans votre vieillesse vous vous réjouirez de la richesse de la dé-passion ( calme, repos, apatheia). Ce qui est recueilli dans leur jeunesse nourrit et réconforte ceux qui sont devenus faibles dans leur vieillesse. Dans notre jeunesse, travaillons ardemment et courons avec vigilance, car l'heure de la mort est inconnue. ( Saint Jean de l'échelle)

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

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et en dehors pour  Mars et  Avril:

¤Au Monastère:

 

Pèlerinage du 1er MARS AU MONASTERE ,

Pèlerinage de Carême à Notre-Dame de Miséricorde  

SOYEZ TOUS PRESENTS POUR 

Que la Vierge fidèle accompagne votre effort de conversion pendant le Grand Carême !

 

Programme du Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde

¤De 8h30 à 9h30, Confessions

¤ 10H30 , Quadisha Qurbana (Sainte Messe), , repas fraternel, réception des fidèles.

DIMANCHE 16 MARS, Solennisation de Saint Joseph (Fête le 19) *

DIMANCHE 5 AVRIL RAMEAUX (HOSANNA)

Du 5 au 12, SEMAINE SAINTE (Possibilité de Retraite spirituelle au Monastère)

DIMANCHE 12 AVRIL , PÂQUES

(MESSE TOUS LES DIMANCHES AU MONASTÈRE)

 ¤ Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève: REGION PARISIENNE

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 Permanence pastorale  avant le Pèlerinage du début Avril (Au Monastère habituel):

*Vendredi 3 AVRIL toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 4 AVRIL en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 4 à 15h départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 5 AVRIL, DIMANCHE DES RAMEAUX, à Notre-Dame de Miséricorde (Inscriptions:06 48 89 94 89)

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ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera les 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

 

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):- Samedi 21 MARS et Samedi 18 Avril (En raison du "Temps Pascal") sous réserve l'état de santé du desservant*

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-Dimanche 8 et 22 MARS et 19 Avril (En raison du "Temps Pascal")*

¤LOURDES (65):

-Pelerinage du 16 au 22 Mars (Si Demande des fidèles) Messe à LOURDES le Mercredi 19 Mars pour la St Joseph Samedi 15 (sous réserve l'état de santé du desservant)*

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* Programme habituel: Messe à 10h30 et disponibilité d'un ou de plusieurs prêtres  pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

Icône de saint Élie

Icône du Prophète Élie au désert
(cf. 1 Rois 17, 6)
(Russe, École du Nord, XVe siècle)

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Père Lev Gillet

 

LE JEÛNE COMME COMBAT SPIRITUEL

Qu'est-ce que le jeûne pour nous, chrétiens ? C'est notre incorporation à cette expérience du Christ lui-même, par laquelle il nous libère de notre entière dépendance envers la nourriture, la matière et le monde.

Jeûner ne signifie qu’une chose : avoir faim, jusqu’à la limite de la condition humaine qui dépend entièrement de la nourriture, et là, ayant faim, découvrir que cette dépendance n’est pas toute la vérité au sujet de l’homme, que la faim elle-même est avant tout un état spirituel et que, finalement, elle est en réalité la FAIM DE DIEU....

Nous avons besoin avant tout d'une préparation spirituelle à cet effort du jeûne. Elle consiste à demander aide à Dieu et à centrer notre jeûne sur Dieu. C'est par amour de Dieu que nous devrons jeûner. I1 nous faut redécouvrir notre corps comme temple de la divine présence, retrouver un respect religieux du corps, de la nourriture, du rythme même de la vie.

Père Alexandre Schmemann


QUATRE PAROLES DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna durant quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Et, s'approchant, le tentateur lui dit : "Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains." Mais il répondit : "Il est écrit : Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu." (Matthieu 4, 1-4)

Jésus, voyant qu'une foule affluait, menaça l'esprit impur en lui disant : "Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de lui et n'y rentre plus." Après avoir crié et l'avoir violemment secoué, il sortit et l'enfant devint comme mort, si bien que la plupart disaient : "Il a trépassé !" Mais Jésus, le prenant par la main, le releva et il se tint debout. Quand il fut rentré à la maison, ses disciples lui demandaient dans le privé : "Pourquoi nous autres, n'avons-nous pu l'expulser ?" Il leur dit : "Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne." (Marc 9, 25-29)

"Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre, comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite pour que les hommes voient bien qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le dit : ils tiennent déjà leur récompense. Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra."(Matthieu 6, 16-18)

Les Pharisiens et leurs scribes dirent à Jésus : "Les disciples de Jean jeûnent fréquemment et font des prières, ceux des Pharisiens pareillement, et les tiens mangent et boivent !" Jésus leur dit : "Pouvez-vous faire jeûner les compagnons de l'époux pendant que l'époux est avec eux ? Mais viendront des jours... et quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là." (Luc 5, 33-35)


LES ENSEIGNEMENTS DE JÉSUS SUR LE JEÛNE

L’enseignement de Jésus concernant le jeûne est très important pour nous assurer que nos efforts de jeûne porteront fruit. Car le jeûne n’est pas sans danger ; il peut devenir lui-même occasion de chute et, plutôt que d’être un moyen de s’approcher de Dieu, le jeûne peut même nous en éloigner.

Les juifs pratiquaient le jeûne comme ascèse personnelle et collective, comme nous l’apprennent l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, nous voyons que les disciples de Jean le Baptiste, ainsi que ceux des Pharisiens, jeûnaient et que Jésus lui-même, avant d’entreprendre sa vie publique a jeûné pendant quarante jours. À la suite de ce jeûne il a été tenté par Satan (Mt 4, 1-11; Lc 4, 1-13). Voilà donc la première leçon à retenir des récits évangéliques concernant le jeûne : Jésus nous enseigne l’importance du jeûne par l’exemple de son propre jeûne avant de commencer sa vie publique. Ce n’est pas par hasard que la première tentation de Jésus concerne justement la nourriture, car le Malin cherche à éprouver Jésus là où il perçoit un point faible, là où Jésus a volontairement affaibli son corps humain ; l'Évangile nous dit qu'après avoir jeûné pendant quarante jours, Jésus « eut faim ». Et le Tentateur suggère à Jésus de combler sa faim en exerçant son pouvoir divin de changer des pierres en pain. La réplique de Jésus pour écarter la tentation est tirée du Deutéronome : Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Dt 8, 3).

Ici, le « pain » ne signifie pas seulement la nourriture dont l'homme a besoin pour la vie de son corps, mais plutôt tout ce qui « nourrit » les sens, tout ce qui convient au corps. Dans son sens plus large le « pain » est également tout ce qui est créé, toute créature, tout ce qui nourrit l'affectivité et l'intellect de l'homme. Bref, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Ainsi que le corps de l’homme se nourrit d’aliments physiques pour survivre, l’esprit de l’homme, créé à l'image de Dieu, se nourrit de la parole de Dieu, donc de Dieu lui-même. Pour accéder à toute la noblesse de sa nature humaine créée à l'image et faite à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), l'homme a besoin de la nourriture spirituelle que constitue la parole de Dieu.

La réponse de Jésus à Satan dénonce le mensonge du Malin, que l’homme peut se nourrir des créatures, qu’il peut trouver la vie éternelle pour laquelle il a été créé ailleurs qu’en Dieu lui-même. C’est le même mensonge que le Tentateur proféra à Adam : Vous ne mourrez pas ! Dieu le sait : le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux qui connaissent ce qui est bon ou mauvais (Gn 3, 5). Alors qu’Adam, le premier homme, a mangé du fruit interdit à l’invitation du Malin, espérant ainsi trouver la vie éternelle sans Dieu, et qu’il a entraîné la chute de l’humanité, le Christ, le nouvel Adam, refoule le mensonge du Malin et expie la faute d’Adam, rétablissant l’humanité sur la bonne voie, celle voulue par Dieu depuis toute éternité : que l’homme trouve sa nourriture en Dieu lui-même, devenant véritablement « enfant de Dieu », partageant la vie divine.

Les circonstances du jeûne de Jésus nous aident également à comprendre le sens spirituel du jeûne. Le jeûne de Jésus eut lieu « au désert », c’est-à-dire dans un lieu aride, solitaire, éloigné des villes et des hommes, là où il n’y a que peu de végétation et d’eau. Aujourd’hui, on dirait qu’il y a peu de « distractions » - ce qui nous « distrait » de Dieu. C’est ainsi que doit être le « lieu » de notre jeûne, loin des « distractions », nous permettant d’entrer dans le « désert », à la fois le désert physique, ne serait-ce que notre chambre, et le désert spirituel, celui de notre cœur, afin de nous préparer à la rencontre avec Dieu : le désert est le lieu où je suis seul avec Dieu.

Le désert est aussi le lieu de la tentation : le moment le plus propice à la rencontre avec Dieu est aussi le moment où le Malin cherche à nous faire chuter, car il sait que c’est au désert que nous avons la possibilité de rejoindre la grâce divine. Si Jésus a été tenté suite à son jeûne, comment pensons-nous nous échapper de la tentation ? Le jeûne, la privation des plaisirs des sens, est accompagné de tentations, non seulement celle d’abandonner le jeûne, mais d’autres encore - il ne faut pas oublier que Jésus subit deux autres tentations après celle du pain.

Si donc le jeûne entraîne de tels risques, comment pouvons-nous nous préparer pour la lutte inévitable ? Jésus nous donne une réponse dans le texte de l’Évangile de Marc : Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière et le jeûne (Mc 9, 25-29). Jésus nous enseigne ici à associer la prière au jeûne, si nous voulons expulser les « esprits impurs » qui cherchent à s’installer en nous. Nous acquérons les bénéfices du jeûne seulement si le jeûne est complété par la prière, un effort de prière supplémentaire pendant la période du jeûne - se nourrir en Dieu, s’unir à lui par la prière. L’effort ascétique, la maîtrise de soi, de ses « passions » comme diraient les Pères du désert, doit être associé à la prière ; les deux sont essentiels pour le progrès spirituel.

Le deuxième texte de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 16-18), qui fait partie du Sermon sur la Montagne, est une mise en garde concernant une des tentations accompagnant le jeûne. Le jeûne n’est pas un but en soi et de nos jours on pratique le jeûne pour toute sorte de raisons qui ne relèvent pas du domaine spirituel. Le jeûne peut devenir lui-même une occasion de chute. Jésus souligne en particulier le risque de vaine gloire en faisant allusion à ceux qui s'assurent que leur jeûne soit remarqué par les hommes. Notre jeûne doit être un acte devant Dieu et non devant les hommes, pas même nos confrères dans la foi. Celui qui jeûne se place devant Dieu, son jeûne est une offrande à Dieu, et non aux hommes.

Dans le texte de l’Évangile de Luc (Lc 5, 33-35), les Pharisiens essaient d’embarrasser Jésus en lui reprochant que ses disciples ne jeûnent pas, alors que ceux de Jean le Baptiste et des Pharisiens jeûnent souvent. Sans répondre directement, Jésus demande s’il est approprié que les compagnons de l’époux jeûnent pendant que l’époux est avec eux - c’est-à-dire à l’occasion du mariage proche. La réponse qui s’impose est « non », le jeûne n’est pas approprié à ce moment-là, mais, comme l’indique Jésus en disant qu’ils jeûneront lorsque l’époux ne sera plus avec eux. L’époux c’est Jésus lui-même, et pendant qu’il est avec ses disciples, ils sont nourris et rassasiés par sa présence ; ils les comble du pain de vie de sa parole. Quand l'époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. Le jeûne n'a de sens que pour celui qui sait ce qui est la nourriture ou y aspire de tout son être, et qui, dans la privation, souffre de l'absence de ce qui le rassasie.

Donc il y a des moments pour jeûner, et des moments pour ne pas jeûner - quand l’époux est avec nous. L'année liturgique étant un rappel de la vie de Jésus, de la Mère de Dieu et des saints, l’Église orthodoxe indique certains jours et certaines périodes pour le jeûne, quand nous sommes dans l'attente de l'Époux, et certaines périodes où le jeûne n’est pas indiqué - quand « l’Époux est avec nous », surtout les jours des grandes fêtes liturgiques, même chaque dimanche, le jour de la Résurrection du Christ. Même pendant le Grand Carême, le jeûne n’est pas total tous les jours, car il y un allégement du jeûne les samedis et dimanches.

L’enseignement le plus important à retenir est peut-être la nécessité d’associer la prière au jeûne, la prière afin de pouvoir accomplir l’effort nécessaire, mais encore plus important, la prière en tant que rapprochement de Dieu - le jeûne nous présente la possibilité de nous unir d’avantage à Dieu par la prière : « La prière est une conversation de l’intelligence avec Dieu » (Évagre le Pontique, Chapitres sur la prière, 3).


DEUX FAÇONS DE JEÛNER

Il y a deux façons de jeûner, enracinées toutes deux dans l'Écriture et la Tradition, et qui correspondent à deux besoins distincts, à deux états de l'homme. Le premier peut être appelé jeûne total, car il consiste en une totale abstinence de nourriture et de boisson. On peut définir le second comme un jeûne ascétique, car il consiste surtout en l'abstinence de certaines nourritures et en une réduction substantielle du régime alimentaire.

Le jeûne total, de par sa nature même, est de courte durée et généralement limité à un jour ou même à une partie de la journée. Dès le début du Christianisme, il fut compris comme un état de préparation et d'attente, de concentration spirituelle sur ce qui va arriver. La faim physique correspond ici à l'attente spirituelle de l'accomplissement, à l'ouverture de tout l'être à la joie qui approche.

C'est pourquoi, dans la tradition liturgique de l'Église, nous trouvons ce jeûne total comme dernière et ultime préparation a une grande fête, à un événement spirituel décisif, par exemple aux veilles de Noël et de l'Épiphanie ; et surtout, c'est ce jeûne qui constitue le jeûne eucharistique, mode essentiel de notre préparation au banquet messianique, à la table du Christ dans son Royaume. L'Eucharistie est toujours précédée de ce jeûne total, qui peut varier dans sa durée, mais qui, pour l'Église, constitue une condition nécessaire à la sainte Communion.

Le jeûne total n'est pas seulement un jeûne des membres de l'Église, c'est l'Église elle-même qui jeûne, en attente du Christ qui vient à elle dans l'Eucharistie, dans les grandes fêtes célébrant l'oeuvre du salut, et qui viendra en gloire à la consommation des siècles.

Tout a fait différent est le sens spirituel du second type de jeûne que nous avons défini comme « ascétique ». Ici, le but du jeûne est de libérer l’homme de la tyrannie déréglée de la chair, qui s'établit lorsque l'esprit cède devant le corps et ses appétits, résultat tragique du péché et de la chute originelle de l'homme.

C'est seulement par un lent et patient effort que l'homme découvre qu'il ne vit pas seulement de pain, et restaure en lui-même la primauté de l'esprit. C'est nécessairement et par sa nature même un long effort soutenu. Le facteur « temps » est essentiel, car il faut du temps pour déraciner et guérir la maladie commune et universelle que les hommes ont fini par considérer comme leur état normal. Le succès de ce jeûne ascétique dépend précisément de l'application de certaines règles fondamentales dont la principale se trouve être l'ininterruption du jeûne, sa continuité dans le temps.

Père Alexandre Schmemann


LA JOIE DE L'ÂME :

PAROLES DES PÈRES DU DÉSERT SUR LE JEÛNE

Abba Joseph interrogea abba Poemen : " Comment faut-il jeûner ? " Abba Poemen lui dit : " Pour ma part, je préfère que celui qui mange chaque jour mange peu afin de ne pas se goinfrer. " Abba Joseph lui dit : " Lorsque tu étais plus jeune, ne jeûnais-tu pas deux jours de suite, abba ? " Et le vieillard lui dit : " En vérité, même trois jours, et quatre, et toute la semaine. Et tout cela, les Pères l’éprouvèrent comme ils en étaient capables ; et ils trouvèrent préférable de manger chaque jour, mais en petite quantité ; et ils nous livrèrent la voie royale, qui est légère. " (Paroles 127, 27)

Un samedi de fête, il arriva que les frères mangent à l’église des Kellia. Et comme on présentait le plat de bouillie, abba Helladios l’Alexandrin se mit à pleurer. Abba Jacques lui dit : " Pourquoi pleures-tu, abba ? " Il répondit : " Parce que c’en est fini de la joie de l’âme, c'est-à-dire le jeûne, et que voilà maintenant le contentement du corps. " (Abba 81)

Un jour à Scété fut donné ce commandement : Jeûnez cette semaine. Or il se trouva que des frères vinrent d’Égypte chez abba Moïse et il fit pour eux un peu de cuisine. Voyant la fumée, les voisins dirent aux clerc : " Voici que Moïse a violé le commandement en faisant cuire quelque chose chez lui. " Ceux-ci dirent : " Quand il viendra, nous-mêmes lui parlerons. " Le samedi venu, les clercs, sachant la pratique excellente de Moïse, lui dirent devant tout le monde : " Ô abba Moïse, tu as laissé tomber le commandement des hommes et gardé celui de Dieu ! " (Abba 109)

Abba Euloge disait à son disciple : Enfant, exerce-toi à rétrécir peu à peu ton ventre par le jeûne. Car de même qu’une outre étirée devient plus mince, ainsi également le ventre quand il reçoit beaucoup d’aliments. Mais s’il en reçoit peu, il se rétrécit et exige toujours peu. (Abba 74)

Abba Isidore le prêtre dit : Si vous pratiquer régulièrement le jeûne, ne vous gonflez pas d’orgueil, mais si vous vous glorifiez de cela, mangez plutôt de la viande. Il vaut mieux pour l’homme de manger de la viande que se gonfler d’orgueil et se glorifier. (Paroles 81, 4)


L'ascèse personnelle, familiale et paroissiale, en particulier dans la prière et dans le jeûne, est caractéristique de l'Orthodoxie.

Père Justin Popovitch


COMMENT JEÛNE-T-ON ?

Pour le Grand Carême, l'Église orthodoxe propose une préparation progressive et pédagogique au jeûne. Ainsi, une semaine avant l'entrée dans le Grand Carême, elle indique de faire abstinence d'abord de viande, puis au début du Grand Carême, les laitages, les œufs, les graisses et le vin seront à leur tour supprimés de l'alimentation et le « régime de croisière » sera ainsi en place pour toute la Sainte Quarantaine.

Pendant le Grand Carême, tous les jours, on s'abstient en principe de tout produit animal (viande, poisson, œufs, laitage...), de graisses et de vin (sauf le samedi et le dimanche étant le sabbat et le jour de la Résurrection).

Les mercredi et vendredi hors temps de Carême on s'abstient de tout produit animal et dérivés ainsi que de d'huile et de vin. Les mercredi et vendredi de Carême on s'abstient de toute nourriture jusqu'au coucher du soleil, mercredi étant le jour où Judas trahit le Seigneur et vendredi le jour où le Seigneur fut crucifié.

À chacun aussi de trouver le « lieu » de son jeûne et de retrancher parmi les plaisirs et les dépendances qui le tyrannisent et l'éloignent de Dieu : aliments, sommeil, télévision, bavardage, médisance...

À chacun aussi de trouver de quelle façon son jeûne sera nourri dans la prière ainsi que dans la charité. Pendant le Grand Carême, l'Église propose des offices, en particulier le Canon de Saint André de Crête et la Liturgie des Présanctifiés, qui aident les fidèles à vivre le Carême comme expérience spirituelle d'ascèse personnelle en préparation de la Semaine Sainte. La prière personnelle est ainsi renforcée par la participation en communauté chrétienne à la prière de l'Église.


QUAND JEÛNE-T-ON 
DANS L'ÉGLISE ORTHODOXE ?

L'Église propose de jeûner :

diambleu.gif le mercredi et le vendredi de chaque semaine (sauf aux semaines de Pâques, de Pentecôte, de Noël, du Pharisien et du Publicain, et de Carnaval)

diambleu.gif durant le Grand Carême et la Semaine Sainte

diambleu.gif durant le Carême des Saints apôtres (du lundi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte au 28 juin)

diambleu.gif durant le Carême de la Dormition (du ler au 14 août)

diambleu.gif durant le Carême de Noël (l'Avent) (du 15 novembre au 24 décembre)

diambleu.gif la veille de la Théophanie (5 janvier), le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août), et le jour de l'Exaltation de la Croix (14 septembre).

Les jours recommandés pour le jeûne total sont la veille de la Théophanie (5 janvier), le Vendredi Saint, le Samedi Saint, le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août),· et le jour de l'Exaltation de la Très Sainte Croix (14 septembre).

Le vin et l’huile sont permis :

diambleu.gif les samedis et les dimanches du Grand Carême

diambleu.gif les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

diambleu.gif les samedis et les dimanches pendant le jeûne de la Dormition.

Le poisson, le vin et l’huile sont permis :

diambleu.gif les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

diambleu.gif le jour de l’Annonciation et le dimanche des Rameaux.


Père Lev Gillet

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Les Églises orthodoxes, en général, donnent des directives plutôt que des prescriptions littérales. L'Eglise Catholique unie par l'Orthodoxie de la Foi et la Grâce du St Esprit (Véhiculée principalement par les Sacrements)  indique des buts, elle montre des modèles, elle dit ce à quoi l'on doit tendre; mais elle laisse chaque conscience juge de ce que, en présence d'une tradition devenue règle, l'adaptation aux circonstances personnelles commande ou permet.

Père Lev Gillet

'ANTIPATHIE, L'HOSTILITÉ, LA HAINE DOIVENT ÊTRE ÉTRANGÈRES AUX CHRÉTIENS
 
Par Saint Jean de Cronstadt
 
"L’antipathie, I’hostilité ou la haine ne doivent pas être connues, même de nom, aux chrétiens.
 
Est-il possible que l’antipathie puisse exister parmi les chrétiens ?
 
Nous voyons partout l’amour, nous en respirons partout le parfum.
 
Notre Dieu est un Dieu d’amour, son règne est un règne d’amour.
 
Par amour pour nous, il n’a pas épargné son Fils unique et l’a livré à la mort pour nos péchés.
 
Chez toi, de même, tu dois l’amour dans ta famille, car ses membres ont reçu, par le baptême et la sainte onction, le sceau de la croix d’amour ; ils portent l’emblème de la croix et partagent avec toi à l’église la même Cène de l’amour.
 
À l’église, nous trouvons partout les symboles de l’amour : les croix, les icônes des saints qui ont mérité du Seigneur par leur amour de Dieu et du prochain, et enfin nous trouvons l’amour lui-même incorporé dans les saintes espèces.
 
Au ciel et sur la terre, l’amour est partout ; il adoucit le cœur car il est Dieu, tandis que l’hostilité tue non seulement l’âme, mais aussi le corps. De ton côté, fais donc voir toujours et partout l’amour !
 
Peux-tu ne pas aimer quand tu entends de toute part la voix qui te parle d’amour, quand il n’y a que le démon homicide qui est la personnification de l’hostilité éternelle !"
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ANTIPATRIA, HOSTILIDADE, ÓDIO DEVEM SER ESTRANGEIROS PARA OS CRISTÃOS
 
Por São João de Kronstadt
 
"Antipatia, hostilidade ou ódio não devem ser conhecidos, nem mesmo pelo nome, pelos cristãos.
 
É possível que exista antipatia entre os cristãos?
 
Vemos amor em todo lugar, sentimos seu perfume em todo lugar.
 
Nosso Deus é um Deus de amor, seu reino é um reino de amor.
 
Por amor a nós, ele não poupou seu único Filho e o entregou à morte por nossos pecados.
 
Também em sua casa você deve amor à sua família, porque seus membros receberam, pelo batismo e santa unção, o selo da cruz do amor; eles carregam o emblema da cruz e compartilham com você na igreja a mesma Última Ceia do amor.
 
Na igreja, encontramos em todos os lugares os símbolos do amor: as cruzes, os ícones dos santos que mereceram o Senhor pelo amor a Deus e ao próximo e, finalmente, encontramos o próprio amor incorporado nos santos espécies.
 
No céu e na terra, o amor está em toda parte; amolece o coração porque é Deus, enquanto a hostilidade mata não apenas a alma, mas também o corpo. Do seu lado, mostre amor sempre e em toda parte!
 
Você não pode amar quando ouve a voz falando de amor de todos os lados, quando há apenas o demônio homicida que é a personificação da eterna hostilidade! "
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ANTIPATHY, HOSTILITY, HATE MUST BE FOREIGN TO CHRISTIANS
 
By Saint John of Kronstadt
 
"Antipathy, hostility or hatred should not be known, even by name, to Christians.
 
Is it possible that antipathy can exist among Christians?
 
We see love everywhere, we smell its fragrance everywhere.
 
Our God is a God of love, his kingdom is a kingdom of love.
 
Out of love for us, he did not spare his only Son and delivered him to death for our sins.
 
In your own house, too, you owe love in your family, because its members received, by baptism and holy anointing, the seal of the cross of love; they bear the emblem of the cross and share with you in the church the same Last Supper of love.
 
In the church, we find everywhere the symbols of love: the crosses, the icons of the saints who have deserved the Lord through their love of God and of neighbor, and finally we find love itself incorporated in the saints species.
 
In heaven and on earth, love is everywhere; it softens the heart because it is God, while hostility kills not only the soul, but also the body. On your side, show love always and everywhere!
 
Can you not love when you hear the voice speaking of love from all sides, when there is only the homicidal demon who is the personification of eternal hostility! "
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ANTIPATÍA, HOSTILIDAD, EL ODIO DEBE SER EXTRANJERO PARA LOS CRISTIANOS
 
Por san juan de kronstadt
 
"La antipatía, la hostilidad o el odio no deben ser conocidos, ni siquiera por su nombre, para los cristianos.
 
¿Es posible que exista antipatía entre los cristianos?
 
Vemos amor en todas partes, huele su fragancia en todas partes.
 
Nuestro Dios es un Dios de amor, su reino es un reino de amor.
 
Por amor a nosotros, no escatimó en su único Hijo y lo entregó a la muerte por nuestros pecados.
 
También en su hogar debe amor a su familia, porque sus miembros recibieron, por bautismo y santa unción, el sello de la cruz del amor; llevan el emblema de la cruz y comparten contigo en la iglesia la misma Última Cena de amor.
 
En la iglesia, encontramos en todas partes los símbolos del amor: las cruces, los íconos de los santos que han merecido al Señor a través de su amor a Dios y al prójimo, y finalmente encontramos el amor incorporado a los santos. especies.
 
En el cielo y en la tierra, el amor está en todas partes; suaviza el corazón porque es Dios, mientras que la hostilidad mata no solo el alma, sino también el cuerpo. ¡De tu lado, muestra amor siempre y en todas partes!
 
¡No puedes amar cuando escuchas la voz que habla de amor por todos lados, cuando solo está el demonio homicida que es la personificación de la hostilidad eterna!
« COMME JE VOUS AI AIMÉS » (JEAN 15, 12) ET NON « COMME JE VOUS AIME » : POURQUOI ?/
"COMO EU TE AMO" (JOÃO 15, 12) E NÃO "COMO EU TE AMO": POR QUE? /
"AS I LOVED YOU" (JOHN 15, 12) AND NOT "AS I LOVE YOU": WHY? /
"COMO TE AMÉ" (JUAN 15, 12) Y NO "COMO TE AMO": ¿POR QUÉ? /
Le temps grammatical –

Cette phrase est susceptible de plusieurs interprétations. Le temps grec de l’aoriste correspond peut-être à un sémitisme exprimant, non un passé révolu, mais une réalité atemporelle.

En linguistique, on distingue la notion d’ « aspect » pour ce temps grammatical grec : peut-être faudrait-il rechercher également dans cette direction ; cela permettrait éventuellement de traduire, non par un passé, mais par un présent :

« comme Je vous aime ».

La question est posée ici aux spécialistes du grec et de l’hébreu, ou de l’araméen.

Tempo gramatical -
Esta frase está aberta a várias interpretações. Os tempos gregos dos aoristas talvez correspondam a um semitismo que expressa, não um passado passado, mas uma realidade atemporal.

Em lingüística, distinguimos a noção de "aspecto" para esse tempo gramatical grego: talvez devêssemos também procurar nessa direção; isso tornaria possível traduzir, não por um passado, mas por um presente:

"Como eu te amo".

A questão é colocada aqui para especialistas em grego e hebraico, ou aramaico.

Grammatical time -
This sentence is open to several interpretations. The Greek times of the Aorist perhaps correspond to a Semitism expressing, not a bygone past, but a timeless reality.

In linguistics, we distinguish the notion of "aspect" for this Greek grammatical time: perhaps we should also seek in this direction; this would eventually make it possible to translate, not by a past, but by a present:

"As I love you".

The question is posed here to specialists in Greek and Hebrew, or Aramaic.

Tiempo gramatical -
Esta oración está abierta a varias interpretaciones. Los tiempos griegos del aoristo tal vez corresponden a un semitismo que expresa, no un pasado pasado, sino una realidad eterna.

En lingüística, distinguimos la noción de "aspecto" para este tiempo gramatical griego: quizás también deberíamos buscar en esta dirección; Esto eventualmente haría posible traducir, no por un pasado, sino por un presente:

"Como te amo".

La pregunta se plantea aquí a especialistas en griego y hebreo, o arameo.

Le principe de l’amour

Si l’on garde la traduction au passé (« comme Je vous ai aimés »), ce que font toutes les éditions actuelles, cette déclaration du Verbe peut se rapporter, non à un moment chronologique révolu, mais au principe de l’amour.

La deuxième lettre de saint Jean suggère cette vision : « Je t’écris le commandement que nous avons depuis le commencement (ou le principe) : aimons-nous les uns les autres » (2 Jean, 5).

Le Verbe dit ailleurs, chez le même Théologien :

« le Père Lui-même vous a aimés » (Jean 16, 27) ; et, s’adressant au Père, Il lui dit, à propos des hommes :

« Tu les as aimés comme Tu m’as aimé » (17, 23) ; et, à propos de lui-même, que son Père n’a certainement pas cessé d’aimer :

« Tu m’as aimé avant la création du monde » (17, 24), c’est-à-dire de façon atemporelle. L’apôtre Paul, autre grand théologien mystique, écrit au sujet de « Celui qui nous a aimés » (Romains 8, 37 ; cf. Ephésiens 2, 4 ; 2 Thessaloniciens 2, 16).

Enfin, le saint apôtre et théologien Jean lui-même, qui plaçait son oreille sur le cœur du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, écrit :

« Dieu Lui-même nous a aimés » (1 Jean 4, 10), et surtout :

« Lui, le premier nous a aimés » (4, 19). Le temps grammatical exprime ainsi la priorité de l’amour divin et le fait que l’amour a sa source et son principe en Dieu.

O princípio do amor
Se mantivermos a tradução no passado ("como eu te amei"), como fazem todas as edições atuais, esta declaração da Palavra pode se relacionar, não a um momento cronológico passado, mas ao princípio do amor.

A segunda carta de São João sugere esta visão: "Escrevo-lhes o mandamento que recebemos desde o princípio (ou o princípio): amar uns aos outros" (2 João, 5).

A Palavra diz em outro lugar, no mesmo teólogo:

"O próprio Pai amou você" (João 16, 27); e, falando ao Pai, disse-lhe acerca dos homens:

"Você os amou como me amou" (17, 23); e, sobre si mesmo, que seu pai certamente não deixou de amar:

"Você me amou antes da criação do mundo" (17, 24), isto é, de maneira atemporal. O apóstolo Paulo, outro grande teólogo místico, escreve sobre "Aquele que nos amou" (Romanos 8:37; cf. Efésios 2: 4; 2 Tessalonicenses 2:16).

Finalmente, o santo apóstolo e o próprio teólogo João, que colocou seus ouvidos no coração do Senhor e Salvador Jesus Cristo, escreve:

"O próprio Deus nos amou" (1 João 4:10), e acima de tudo:

"Ele, o primeiro nos amou" (4, 19). O tempo gramatical expressa assim a prioridade do amor divino e o fato de que o amor tem sua fonte e princípio em Deus.

The principle of love
If we keep the translation in the past ("as I have loved you"), which all current editions do, this declaration of the Word can relate, not to a past chronological moment, but to the principle of love.

The second letter of Saint John suggests this vision: "I write to you the commandment that we have had from the beginning (or the principle): love one another" (2 John, 5).

The Word says elsewhere, in the same Theologian:

"The Father Himself loved you" (John 16, 27); and, speaking to the Father, He said to him, concerning men:

"You loved them as You loved me" (17, 23); and, about himself, that his Father certainly did not stop loving:

"You loved me before the creation of the world" (17, 24), that is to say in a timeless way. The apostle Paul, another great mystical theologian, writes about "He who loved us" (Romans 8:37; cf. Ephesians 2: 4; 2 Thessalonians 2:16).

Finally, the holy apostle and theologian John himself, who placed his ear on the heart of the Lord and Savior Jesus Christ, writes:

"God Himself loved us" (1 John 4:10), and above all:

"Him, the first loved us" (4, 19). Grammatical time thus expresses the priority of divine love and the fact that love has its source and principle in God.

El principio del amor
Si mantenemos la traducción en el pasado ("como te he amado"), como hacen todas las ediciones actuales, esta declaración de la Palabra puede relacionarse, no con un momento cronológico pasado, sino con el principio del amor.

La segunda carta de San Juan sugiere esta visión: "Te escribo el mandamiento que hemos tenido desde el principio (o el principio): amarse unos a otros" (2 Juan, 5).

La Palabra dice en otra parte, en el mismo teólogo:

"El Padre mismo te amó" (Juan 16, 27); y hablando al Padre, le dijo acerca de los hombres:

"Los amabas como me amabas" (17, 23); y, sobre sí mismo, que su Padre ciertamente no dejó de amar:

"Me amabas antes de la creación del mundo" (17, 24), es decir de una manera intemporal. El apóstol Pablo, otro gran teólogo místico, escribe sobre "El que nos amó" (Romanos 8:37; cf. Efesios 2: 4; 2 Tesalonicenses 2:16).

Finalmente, el santo apóstol y teólogo Juan mismo, quien puso su oído en el corazón del Señor y Salvador Jesucristo, escribe:

"Dios mismo nos amó" (1 Juan 4:10), y sobre todo:

"Él, el primero nos amó" (4, 19). El tiempo gramatical expresa así la prioridad del amor divino y el hecho de que el amor tiene su fuente y principio en Dios.

La communion des Personnes divines

Par ailleurs, si on conserve le passé, nous pouvons considérer que le Verbe, par cette parole, s’efface devant l’Esprit, le Paraclet :

Celui-ci, par sa glorieuse descente et la plénitude des dons qu’Il déverse sur ceux qui croient au Fils, apporte à ceux-ci la plénitude de l’amour en communion (cf. Jean 16, 13-14).

Cette phrase ne veut donc pas dire que le Verbe ait cessé d’aimer les hommes et particulièrement ceux qui croient en lui.

Elle dit que l’amour est l’apanage du Père, du Fils et du saint Esprit.

Chaque personne divine (ou hypostase) aime totalement et s’efface en laissant l’autre personne ou hypostase aimer à son tour.

En chaque personne divine, l’amour est total, « catholique », selon l’usage premier de ce mot : l’amour n’est ni morcelé ni mesuré ; il se partage sans se diviser.

Le Père est amour ; le Fils est amour ; l’Esprit est amour.

Le Père est la source de l’amour ; le Fils la manifestation de l’amour ;

l’Esprit la communion ineffable du même et unique amour.

A Comunhão das Pessoas Divinas
Além disso, se mantivermos o passado, podemos considerar que a Palavra, por esta palavra, é apagada diante do Espírito, o Paracleto:

Este último, por sua descendência gloriosa e pela plenitude dos dons que Ele derrama sobre aqueles que crêem no Filho, lhes traz a plenitude do amor em comunhão (cf. João 16: 13-14).

Portanto, esta frase não significa que a Palavra deixou de amar os homens e, especialmente, aqueles que nela acreditam.

Ela diz que o amor é uma prerrogativa do Pai, do Filho e do Espírito Santo.

Cada pessoa divina (ou hipóstase) ama e desaparece totalmente, deixando a outra pessoa ou hipóstase amar por sua vez.

Em cada pessoa divina, o amor é total, "católico", de acordo com o uso primário dessa palavra: o amor não é fragmentado nem medido; é compartilhado sem ser dividido.

O pai é amor; o filho é amor; o Espírito é amor.

O Pai é a fonte do amor; o Filho a manifestação do amor;

o Espírito a comunhão inefável do mesmo e único amor.

The Communion of Divine Persons
Furthermore, if we keep the past, we can consider that the Word, by this word, is erased before the Spirit, the Paraclete:

The latter, by his glorious descent and the fullness of the gifts which He pours on those who believe in the Son, brings to them the fullness of love in communion (cf. John 16: 13-14).

This sentence does not therefore mean that the Word has ceased to love men and especially those who believe in it.

She says that love is the prerogative of the Father, the Son and the Holy Spirit.

Each divine person (or hypostasis) totally loves and disappears, letting the other person or hypostasis love in turn.

In each divine person, love is total, "catholic", according to the primary use of this word: love is neither fragmented nor measured; it is shared without being divided.

The Father is love; the Son is love; the Spirit is love.

The Father is the source of love; the Son the manifestation of love;

the Spirit the ineffable communion of the same and only love

La comunión de las personas divinas.
Además, si guardamos el pasado, podemos considerar que la Palabra, por esta palabra, se borra ante el Espíritu, el Paráclito:

Este último, por su glorioso descenso y la plenitud de los dones que Él derrama sobre aquellos que creen en el Hijo, les trae la plenitud del amor en comunión (cf. Juan 16: 13-14).

Por lo tanto, esta oración no significa que la Palabra ha dejado de amar a los hombres y especialmente a los que creen en ella.

Ella dice que el amor es prerrogativa del Padre, el Hijo y el Espíritu Santo.

Cada persona divina (o hipóstasis) ama y desaparece totalmente, dejando que la otra persona o hipóstasis ame a su vez.

En cada persona divina, el amor es total, "católico", según el uso principal de esta palabra: el amor no está fragmentado ni medido; se comparte sin estar dividido.

El padre es amor; el hijo es amor; El Espíritu es amor.

El Padre es la fuente del amor; el Hijo la manifestación del amor;

El Espíritu es la comunión inefable del mismo y único amor.

Sanctification du temps

En disant « comme Je vous ai aimés » et non « comme Je vous aime », le Dieu Homme exprime ainsi l’initiative divine atemporelle dans l’amour pour les hommes.

Il exprime également la sanctification du temps chronologique, de la temporalité et de l’Histoire universelle ; car il est un moment précis dans le temps, sur le plan cosmique, où l’amour divin s’est effectivement manifesté : le Verbe s’est fait chair ;

Il est passé de la mort à la vie par sa sainte et glorieuse résurrection – tout cela par amour pour son Père, pour les hommes, pour le monde et pour toutes les créatures, dans le saint Esprit.

Santificação do tempo
Ao dizer "como eu te amei" e não "como eu te amo", o Deus Homem expressa assim a iniciativa divina atemporal no amor pelos homens.

Expressa também a santificação do tempo cronológico, da temporalidade e da história universal; pois há um momento preciso no tempo, no plano cósmico, em que o amor divino foi efetivamente manifestado: o Verbo se fez carne;

Ele passou da morte para a vida por sua santa e gloriosa ressurreição - tudo isso por amor a seu Pai, pelos homens, pelo mundo e por todas as criaturas, no Espírito Santo.

Sanctification of time
By saying "as I have loved you" and not "as I love you", the God Man thus expresses the timeless divine initiative in love for men.

It also expresses the sanctification of chronological time, temporality and universal history; for there is a precise moment in time, on the cosmic plane, when divine love was effectively manifested: the Word became flesh;

He passed from death to life by his holy and glorious resurrection - all this out of love for his Father, for men, for the world and for all creatures, in the Holy Spirit.

Santificación del tiempo
Al decir "como te he amado" y no "como te amo", el Dios Hombre expresa así la eterna iniciativa divina en el amor a los hombres.

También expresa la santificación del tiempo cronológico, la temporalidad y la historia universal; porque hay un momento preciso en el tiempo, en el plano cósmico, cuando el amor divino se manifestó efectivamente: la Palabra se hizo carne;

Pasó de la muerte a la vida por su santa y gloriosa resurrección, todo esto por amor a su Padre, a los hombres, al mundo y a todas las criaturas, en el Espíritu Santo.

(Source de l'article :"Sagesse Orthodoxe")

Premier samedi du Grand Carême

Saint Qurbana :

    • Actes 12:1-24 :
  • 01 À cette époque, le roi Hérode Agrippa se saisit de certains membres de l’Église pour les mettre à mal.
  • 02 Il supprima Jacques, frère de Jean, en le faisant décapiter.
  • 03 Voyant que cette mesure plaisait aux Juifs, il décida aussi d’arrêter Pierre. C’était les jours des Pains sans levain.
  • 04 Il le fit appréhender, emprisonner, et placer sous la garde de quatre escouades de quatre soldats ; il voulait le faire comparaître devant le peuple après la Pâque.
  • 05 Tandis que Pierre était ainsi détenu dans la prison, l’Église priait Dieu pour lui avec insistance.
  • 06 Hérode allait le faire comparaître. Or, Pierre dormait, cette nuit-là, entre deux soldats ; il était attaché avec deux chaînes et des gardes étaient en faction devant la porte de la prison.
  • 07 Et voici que survint l’ange du Seigneur, et une lumière brilla dans la cellule. Il réveilla Pierre en le frappant au côté et dit : « Lève-toi vite. » Les chaînes lui tombèrent des mains.
  • 08 Alors l’ange lui dit : « Mets ta ceinture et chausse tes sandales. » Ce que fit Pierre. L’ange ajouta : « Enveloppe-toi de ton manteau et suis-moi. »
  • 09 Pierre sortit derrière lui, mais il ne savait pas que tout ce qui arrivait grâce à l’ange était bien réel ; il pensait qu’il avait une vision.
  • 10 Passant devant un premier poste de garde, puis devant un second, ils arrivèrent au portail de fer donnant sur la ville. Celui-ci s’ouvrit tout seul devant eux. Une fois dehors, ils s’engagèrent dans une rue, et aussitôt l’ange le quitta.
  • 11 Alors, se reprenant, Pierre dit : « Vraiment, je me rends compte maintenant que le Seigneur a envoyé son ange, et qu’il m’a arraché aux mains d’Hérode et à tout ce qu’attendait le peuple juif. »
  • 12 S’étant repéré, il se rendit à la maison de Marie, la mère de Jean surnommé Marc, où se trouvaient rassemblées un certain nombre de personnes qui priaient.
  • 13 Il frappa au battant du portail : une jeune servante nommée Rhodè s’approcha pour écouter.
  • 14 Elle reconnut la voix de Pierre et, dans sa joie, au lieu d’ouvrir la porte, elle rentra en courant annoncer que Pierre était là, devant le portail.
  • 15 On lui dit : « Tu délires ! » Mais elle soutenait qu’il en était bien ainsi. Et eux disaient : « C’est son ange. »
  • 16 Cependant Pierre continuait à frapper ; ayant ouvert, ils le virent et furent dans la stupéfaction.
  • 17 D’un geste de la main, il leur demanda le silence et leur raconta comment le Seigneur l’avait fait sortir de la prison. Il leur dit alors : « Annoncez-le à Jacques et aux frères. » Puis il sortit et s’en alla vers un autre lieu.
  • 18 Au lever du jour, il y eut une belle agitation chez les soldats : qu’était donc devenu Pierre ?
  • 19 Hérode le fit rechercher, sans réussir à le trouver. Ayant fait comparaître les gardes, il donna l’ordre de les emmener au supplice. Puis, de Judée, il descendit à Césarée, où il séjourna.
  • 20 Hérode était en conflit aigu avec les habitants de Tyr et de Sidon. S’étant mis d’accord, ceux-ci vinrent se présenter devant lui. Après avoir gagné à leur cause Blastos, le chambellan du roi, ils sollicitaient une solution pacifique, car leur contrée dépendait du domaine royal pour son approvisionnement.
  • 21 Au jour fixé, Hérode, ayant revêtu les habits royaux et siégeant à la tribune, se mit à les haranguer.
  • 22 Le peuple l’acclamait à grands cris : « C’est la voix d’un dieu, et non d’un homme ! »
  • 23 Mais soudain, l’ange du Seigneur le frappa, parce qu’il n’avait pas rendu gloire à Dieu. Rongé par les vers, il expira.
  • 24 La parole de Dieu était féconde et se multipliait.
    •  
    • Romains12: 10-21 :
  • 10 Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres.
  • 11 Ne ralentissez pas votre élan, restez dans la ferveur de l’Esprit, servez le Seigneur,
  • 12 ayez la joie de l’espérance, tenez bon dans l’épreuve, soyez assidus à la prière.
  • 13 Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, pratiquez l’hospitalité avec empressement.
  • 14 Bénissez ceux qui vous persécutent ; souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
  • 15 Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
  • 16 Soyez bien d’accord les uns avec les autres ; n’ayez pas le goût des grandeurs, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne vous fiez pas à votre propre jugement.
  • 17 Ne rendez à personne le mal pour le mal, appliquez-vous à bien agir aux yeux de tous les hommes.
  • 18 Autant que possible, pour ce qui dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
  • 19 Bien-aimés, ne vous faites pas justice vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu. Car l’Écriture dit : C’est à moi de faire justice, c’est moi qui rendrai à chacun ce qui lui revient, dit le Seigneur.
  • 20 Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire : en agissant ainsi, tu entasseras sur sa tête des charbons ardents.
  • 21 Ne te laisse pas vaincre par le mal, mais sois vainqueur du mal par le bien.

 

    • Saint-Jean 4:46-54 :
  • 46 Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
  • 47 Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
  • 48 Jésus lui dit : « Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »
  • 49 Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
  • 50 Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
  • 51 Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
  • 52 Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »
  • 53 Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.
    • 54 Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.

Prières pour les malades, avec Saint Ephrem (Deux prières à Notre-Dame)

 AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT, DIEU UNIQUE ET VRAI. AMÎN.

 

 

TRISAGION 

(Trois fois de suite:)

Ô Dieu Saint. 

ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié  (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

Aboun d’bashmayo (Notre Père).

    Les fidèles :

 

   Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn.

   Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo

of bar'o. Hablan

laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan

men bisho, metoul dilokhi malkoutho

Ou-ĥaïlo ou-teshbouĥto l'olam 'olmin. Amin.

N D DE LOURDES 2

Les saints et les anges

- 1 -
Les saints et les anges
En chœurs glorieux
Chantent vos louanges
Ô Reine des cieux.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 2 -
Devant votre image
Voyez vos enfants
Agréez l'hommage
De nos coeurs aimants.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

- 3 -
Soyez le refuge
Des pauvres pécheurs
Ô Mère du Juge
Qui voyez nos cœurs.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

 

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

Par St Ephrem :

 (Prière à la très sainte Mère de Dieu le Verbe Incarné

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps; jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier; de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seule avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amîn.

- 5 - 
Avec vous, ô Mère,
Nous voulons prier
Pour sauver nos frères
Et les sanctifier.
Ave, ave, ave Maria. (bis)

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.


 

(Ma très sainte Dame, Mère de Dieu, pleine de grâce, vous, la Commune gloire de notre nature, le Canal de tous les biens, la Reine de toutes choses après la Trinité, ... la Médiatrice du monde après le Médiateur; vous, le Pont mystérieux qui relie la terre au ciel, la Clé qui nous ouvre les portes du paradis, notre Avocate, notre Médiatrice, voyez ma foi, voyez mes pieux désirs et souvenez-vous de votre miséricorde et de votre puissance. Mère de Celui qui seul est miséricordieux et bon, accueillez mon âme dans ma misère et, par votre intercession, rendez-la digne d'être un jour à la droite de votre unique Fils. Amîn. )

St Ephrem inspiré

 

Par Saint ÉphremPrecatio ad Dei Matrem, Op. omnia 3,532

En toi, protectrice et médiatrice auprès d'un Dieu qui est né de toi, Mère de Dieu, en toi le genre humain met sa félicité. Sans cesse il dépend de ton secours; tu es son seul refuge, sa seule défense, en raison de la ferme confiance que tu trouves chez lui. Et moi aussi, je viens à toi d'un cœur fervent, trop peu assuré pour oser m'approcher de ton Fils, mais te suppliant d'intercéder auprès de lui pour que j'obtienne le salut.

- 6 - 
À l'heure dernière
Fermez-nous les yeux
À votre prière
S'ouvriront les cieux.
Ave, ave, ave Maria. (bis)

Ne dédaigne pas ton serviteur, moi qui ai mis toute mon espérance en toi, après Dieu; ne te détourne pas de celui qui est cerné par les dangers, éprouvé par de si grands malheurs. Oui, Miséricordieuse, et Mère du Dieu des miséricordes, exerce la miséricorde envers ton serviteur, et délivre-moi d'une conscience coupable; en apaisant la tempête de mes pensées, éteins le brasier de la volupté, calme l'incendie des convoitises charnelles, et allume en moi l'amour envers ton Fils qui est aussi mon Dieu; protège tous mes sens, en ne permettant aucun accès aux mauvais désirs.

 

- 7-
Écoutez, ô Mère
Qui nous aimez tant
Cette humble prière
Que font vos enfants.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

 

Je te conjure d'obtenir pour moi le temps de faire pénitence, pour que la faux de la mort ne me retranche pas comme un être sans fruit, et que je ne sois pas livré au feu comme un être stérile.

Rallume la lampe éteinte de mon âme; dissipe les ténèbres de mes afflictions; écarte, par tes prières, le nuage de mes passions maladives. Car elle est puissante, ta supplication maternelle auprès d'un Fils qui ne demande qu'à se laisser fléchir.

- 8 -
Au salut du monde
Pour mieux travailler
Qu'une foi profonde
Nous aide à prier.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

 

Accorde-moi la lumière de la pénitence et conduis-moi par la main jusqu'au plein jour de la componction; rends-moi capable de me comporter tous les jours de ma vie selon le bon plaisir d'un Dieu de tendresse.

Et tant que j'avancerai en cette vie de malheur, défends-moi, protège-moi, garde-moi; navigue au côté du navigateur, sois la compagne de route du pèlerin, protège celui qui dort, dirige toutes mes voies.Amîn.

Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.

    Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn.

    Shlom lekh bthoulto Mariam, malyath tayboutho, Moran'amekh mbarakhto

at bneshé, wambarakhou firo dab-karsekh,

Moran Yeshu'.

    O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho,

saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin.

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- 9 -
Voyez la misère
De tous les humains
Pitié, douce Mère,
Tendez-leur la main.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 10 -
L'enfer se déchaîne
Nous saurons lutter
Nous vaincrons la haine
Par la charité.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

- 11 -
Donnez à l'enfance
Paix et réconfort
Qu'aux jours de souffrance
Les cœurs restent forts.
Ave, ave, ave Maria. 
(bis)

É

Coutez, ô Seigneur, vos serviteurs qui sont pauvres et suppliants. [Par l'intercession de Notre-Dame], donnez la guérison aux malades, le soulagement à ceux qui souffrent, et la convalescence aux malades; la liberté aux prisonniers, satisfaction aux pauvres, le retour à ceux qui sont loin; la pacification à ceux qui sont en colère, la concorde à ceux qui se disputent ; le pardon aux pécheurs, la remise de leurs dettes aux débiteurs. Veuillez agréer l’intercession de la Vierge Pure, Elle qui est la Souveraine en ce mode et en l’autre: Notre-Dame-Marie. Elle a donné naissance à la Lumière et la rédemption à tous les fidèles. Exaltation et honneur àtous les martyrs et aux saints. Miséricorde et repos à tous les fidèles défunts.

    Accordez, Seigneur, et donnez de l’océan de Votre bienveillance ce qui est bon et utile à chacun, pour les bons comme pour les méchants. Par la grâce et la surabondance de vos dons que Votre saint Nom soit adoré, honoré et glorifié par tous :

    Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

    Les fidèles : Amîn.

LA MORT, NOTRE ETAT ACTUEL:
 
La mort n'est pas seulement l'horreur de notre fin dernière et définitive ici-bas, mais elle est notre état actuel : nous sommes dans la mort.
La mort est dans l'instant présent, à peine en ai-je pris conscience que déjà il n'existe plus !
 
Chaque seconde meurt pour être remplacée par une autre et quand je me trouve devant le pendule d'une horloge, je vois la mort engloutir le temps et porter atteinte à ma vie d'un battement à l'autre.
 
Je suis en train de disparaître. Déjà sont morts en moi le nourrisson, le bébé, l'enfant, l'adolescent, le jeune, et l'adulte que je suis creuse ses rides de jour en jour...
 
Vieillir et mourir c'est bien la même chose ! On meurt tout le temps, puisque mourir c'est perdre la vie et que nous la perdons jour après jour.
 
Tout ce que la vie construit, la mort le détruit aussitôt et l'on pourrait dire: dans le même souffle.
Mon inspiration n'est pas encore terminée que déjà l'expiration s'en empare, et cette étrange réalité s'inscrit en tout ce qui vit.
 
Il n'y a rien qui vive où la mort ne soit permanente.
 
On peut même dire davantage et cela sera d'un grand enseignement pour nous : plus je consens à l'expiration, donc à la mort, meilleure sera l'inspiration, donc la plénitude.
 
Et j'observe qu'inspirer et expirer sont un même acte qu'on appelle respiration.
 
Vivre pleinement ne serait-ce pas inséparablement et en même temps mourir?
 
Quoi qu'il en soit, l'homme plongé continuellement dans la mort ne se pose évidemment qu'une seule question, consciente ou inconsciente : comment en sortir, existe-t-il une libération ?
 
Voilà le dénominateur commun de tous nos problèmes et de toutes nos angoisses, voilà aussi le motif dernier de tout ce que nous faisons, quelle que soit notre initiation ; « que je pèle des pommes de terre ou que je construise des cathédrales », là n'est pas l'important, mais dans le fond identique de toute action, à savoir : je ne veux pas mourir...
 
C'est à l'intérieur même de cette question aussi vieille que l'homme, qu'éclate l'événement de la nouveauté radicale et bouleversante du christianisme.
 
Les Églises l'ont souvent occulté, voire trahi au cours de l'histoire; il leur appartient aujourd'hui de revenir à l'évidence première qui les constitue.
Il ne s'agit pas pour elles de réformer le monde mais de participer à sa recréation.
 
En effet, au sein du monde elles sont le premier espace ouvert sur la métahistoire, là où tous les phénomènes prennent leur source créatrice et sans laquelle il n'y a précisément pas de réforme vitale, mais seulement mort qui engendre la mort.
 
 
Contrairement à sa vocation, l'Église est mère-tombeau chaque fois qu'elle voile ce mystère pour ne s'intéresser qu'à la dimension horizontale de l'humanité et à sa transformation sociologique.
 
Et quel est ce mystère, quelle est l'unique réponse à l'unique question de l'homme ?
 
Elle est révélée « dès la fondation du monde et manifestée dans les derniers temps » avec éclat et magnificence : la présence du Christ ressuscité au cœur de toute réalité, de tout événement et de toute personne (1 P 1,19).
 
Là se trouvent « le premier et le dernier » mot de tout ce qui est vivant, le secret « détenant la clef de la mort » (Ap 1,17).
 
Hors de la transparence à cette vérité, il n'y a dans l'histoire et dans notre vie personnelle que chaos indéchiffrable, enfer tragique du non-sens et échec assuré de ce que nous appelons « vivre »...
 
Vivre n'est rien d'autre qu'aimer et être aimé : c'est sur cette fondation justement qu'est construit le monde !
 
Dès la genèse première des choses, Dieu crée tout par sa Parole, son Verbe :
« Il dit et cela est » (Gn 1), donc tout ce qui m'entoure ici et maintenant, puisque la Création se poursuit à chaque instant, est une Parole que Dieu m'adresse, Il se dit à moi à travers toute chose et sa Parole est vivante en toute réalité.
 
Nous ne sommes pas dans un monde d'objets, et nos rapports avec eux ne peuvent pas être purement fonctionnels : exploitation, organisation, rapports de propriétaires inconscients...
 
Cette attitude prouve bien que nous sommes coupés nous-mêmes de notre propre Source intérieure, ce qui fait de nous des mortifères, nos rapports véhiculent la négation et la mort, l'ennui et l'aliénation, le jugement et la violence sous toutes ses formes.
 
Notre environnement, réduit à sa pure extériorité, perd pour nous son identité et sa profondeur, il ne s'offre plus qu'à la consommation, donc à la rivalité et aux rapports de force.
 
Dans ce monde la guerre succède à la guerre et les révolutionnaires aux paisibles mais irresponsables consommateurs...
 
Les uns creusent les tombeaux des autres dans une vie devenue un grand cimetière dont la puanteur trahit toute la création.
 
C'est la chute continuelle de l'homme dans le jeu du Diable, au sens propre :
le Diviseur, le Séparateur, Celui qui rapte à l'homme le ciel, son mystère et sa profondeur, pour le jeter dehors, hors de lui, dans les ténèbres...
 
Au sein de cet exil, la vie est un combat contre la mort à tout moment, une prise de position où la liberté de l'homme s'engage sans cesse.
 
Dans cette vision il se dépouille de l'inutile et se donne un axe de travail autour duquel se focalisent toutes ses énergies : sa seule aspiration c'est de faire la percée vers son au-delà au fond de lui-même, oublié et perdu !
 
Là il retrouve le noyau de la création qui est Présence…
 
Il n’y a qu’une manière d’aimer, c’est de mourir d’amour. Notre refus constant de mourir fait de nous des êtres sans amour et sans vie.
 
En occultant la mort, on occulte la vie, car les deux sont un. Comme disaient les Anciens :
« C’est de la mort que jaillit la vie. »
 
 
( Extrait d'un père Alphonse Goettmann, fondateur de la communauté orthodoxe de Béthanie)
 

 

POURQUOI LA PRIÈRE POUR LES DÉFUNTS EN CARÊME ?

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Alors que nous sommes engagés à nous dévouer davantage à notre prochain par les "Oeuvres de Miséricordes" pendant le Carême, notamment en prenant effectivement part à nos responsabilités à l'intérieur du Diocèse, de la Paroisse..., nous sommes également invités à ne pas négliger nos frères défunts qui nous ont précédés dans le temps sur le chemin d'éternité, le chemin de l'Eglise...

Foi dans la résurrection –

Le jour du grand Retrait (Shabbat, Septième jour), le Seigneur de gloire est descendu par son âme dans les enfers (Shéol) et en a tiré les morts de tous les siècles depuis Adam et Ève (cf. icone du Samedi saint).

Tout samedi est associé à ce « repos » divin qui précède la Résurrection.

La victoire sur la mort a eu lieu dès le vendredi, par la mort volontaire du Verbe Créateur, et le samedi quand Il vint dans le royaume des morts en tant que Maître de la vie : elle a été manifestée de façon glorieuse au petit matin du troisième jour – 8ème Jour et Jour Un.

Prier pour les défunts le samedi atteste la Résurrection, ainsi que la glorieuse descente du saint Esprit, et, donc, le sens nouveau de la mort corporelle :

« leur âme jouira du repos bienheureux ! »,

« Heureux ceux que Tu as élus, que Tu as pris, Seigneur, avec toi ! ».

Lignée des ancêtres

Comme l’exprime surtout le premier de ces samedis, la prière inscrit les vivants dans la famille des justes de tous les temps et de tous les lieux, suivant une impressionnante généalogie spirituelle.

La prière pour les défunts atteste l’unité dans la Foi à travers les siècles, elle participe à "guérir" les blessures généalogiques qui peuvent impacter nos vies.

Intercession

La communauté des croyants est l’avocate des défunts et agit pour le soulagement de leurs peines :

« à Vos serviteurs défunts, accordez, Seigneur, le repos ! » ; « pardonnez-leur tout péché volontaire et involontaire ».

L’Église prie pour le pardon des défunts et leur accueille au Paradis, dans l’attente de la Résurrection universelle.

D’après le témoignage de certains saints (Macaire le Grand), la prière pour les défunts allège les souffrances de ceux qui se sont endormis dans leurs péchés ; elle peut les arracher à l’enfer.

Cette prière est indispensable car les défunts ne peuvent rien pour eux-mêmes : ils dépendent totalement de la miséricorde divine et de l’amour que la communauté leur manifeste dans la prière de supplication.

Le Christ-Tête

En lui, tous ceux, vivants et défunts, qui mettent leur espoir en lui et qui le confessent vrai Dieu et vrai Homme, sont en communion.

Le Fils unique et Verbe de Dieu s’est fait par l’Incarnation, le Chef de tous.

Toute l’humanité est en lui.

Quand nous lui confions les défunts, nous reconnaissons sa seigneurie sur eux et l’unité de l’humanité en lui.

La prière souligne, de plus, l’unité de la communauté des croyants :

unité de foi, d’espérance et d’amour.

Une grande chaleur se dégage de l’Église envers ses propres membres, membres du Christ, qu’ils soient justes ou pécheurs.

La prière pour les défunts donne une place importante tout d'abord à l'intercession de la Mère du Verbe de Dieu qui s'incarna en elle par la puissance du Saint Esprit, mais aussi aux martyrs et aux autres saints, qui qui s'unissent aux vivants afin d'intercéder pour ceux qui se sont endormis .

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