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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 07:45
"Je Suis La Porte, celui qui entre par moi sera sauvé"

"Je Suis La Porte, celui qui entre par moi sera sauvé"

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,9-14.

Mes frères : il me semble que Dieu nous a fait paraître, nous les Apôtres, comme les derniers des hommes, comme des condamnés à mort, car nous avons été donnés en spectacle au monde, aux anges et aux hommes.
Nous, nous sommes insensés à cause du Christ, et vous, vous êtes sages en Jésus-Christ ; nous, nous sommes faibles, et vous, vous êtes forts ; vous, vous êtes en honneur, et nous dans le mépris !
A cette heure encore, nous souffrons la faim, la soif, la nudité ; nous sommes meurtris de coups, nous n'avons ni feu ni lieu,
et nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains ; maudits, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ;
calomniés, nous supplions ; nous sommes jusqu'à présent comme des balayures du monde, le rebut des hommes.
Ce n'est pas pour vous faire honte que j'écris ces choses ; mais je vous avertis comme mes enfants bien-aimés.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,32-34.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ne craignez pas, petit troupeau ; car il a plu à votre Père de vous donner le royaume.
Vendez ce que vous avez, et donnez-le en aumône. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche pas et la teigne ne détruit point.
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Sainte Claire

(1193-1252), moniale franciscaine 
1ère lettre à Agnès de Prague, §15-23 (trad. Vorreux rev. ; cf SC 325)

 

« Maître, je te suivrai partout où tu iras »

       Bienheureuse pauvreté, qui prodigue des richesses éternelles à ceux qui l'aiment et qui l'embrassent ! Sainte pauvreté

– à ceux qui la possèdent et la désirent Dieu promet sûrement le Royaume des cieux et donne la gloire éternelle et la vie bienheureuse.

Chère pauvreté, que le Seigneur Jésus Christ a daigné préférer à toute autre chose, lui qui régnait et qui règne sur le ciel et la terre,

« et par sa parole tout a été fait »

(Ps 32,9).

« Les renards, dit-il en effet, ont leur tanière et les oiseaux du ciel leur nid, mais le Fils de l'homme (c'est-à-dire le Christ) n'a pas trouvé où reposer sa tête. »

Quand enfin il a laissé reposer sa tête [sur la croix], il a remis l'esprit

(Jn 19,30).

      Puisqu'un si grand Seigneur a voulu descendre dans le sein de la Vierge, puisqu'il a voulu apparaître au monde méprisé, indigent et pauvre afin que les hommes, indigents, pauvres et affamés de nourriture céleste, deviennent riches en lui en entrant en possession du Royaume des cieux, exultez de joie.

Réjouissez-vous d'un grand bonheur et d'une allégresse spirituelle.

Si vous préférez le mépris aux honneurs, et la pauvreté aux richesses de ce monde, si vous confiez vos trésors non pas à la terre mais au ciel, où la rouille ne ronge pas,

« la mite ne détruit pas, et les voleurs ne peuvent s'approcher »

(Mt 6,20),

« votre récompense sera grande dans les cieux »

(Mt 5,12).

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Conférence de Bertrand Vergely :
 
“Le Christ”
 
le 16 novembre Le 16 novembre prochain, Bertrand Vergely, donnera la huitième conférence:
 
“Le Christ”
 
de sa troisième série de conférences intitulée :
 
«Morale et théologie. Introduction à la
 
théologie morale ».
 
La conférence aura lieu, à partir de 19h30
 
(ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean
 
XXIII de la
 
Mutuelle Saint-Christophe
 
277, rue Saint-Jacques
 
75015 Paris .
 
Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire).
 
Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.
 
Les vidéos de la troisième série sont disponibles à cette
 
page !
 
Vous pouvez regarder en ligne les conférences de la
 
première série de conférences et la deuxième.
 
SOURCE ET LIEN POUR SUIVRE LES
 
PREMIERES CONFERENCES:
 
http://orthodoxie.com/conference-de-bertrand-vergely-le-christ-le-16-novembre-2015/
 
Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

13 novembre (Calendrier Orthodoxe Malankare):

JEAN CHRYSOSTOME, QUI ÊTES-VOUS ?

Archevêque de Constantinople

 

Par l'archimandrite Placide (Deseille)
Higoumène du Monastère Saint Antoine le Grand, Saint-Laurent de Royans, Vercors, France


Extrait de "Témoignage et Pensée Orthodoxes", bulletin de la métropole grecque-orthodoxe de France, exarchat du Patriarcat de Constantinople:

Jeunesse et éducation classique

Jean Chrysostome est né vers 349, à Antioche. Son père, Secundus, était officier; il laissa son épouse Anthousa veuve à vingt ans, avec un fils et une fille. Celle-ci mourut très tôt, et Anthousa, chrétienne fervente, consacra tous ses soins à l'éducation de Jean.

Après avoir acquis les connaissances élémentaires habituelles, Jean étudia la rhétorique à l'école de Libanius, le plus illustre rhéteur du temps, païen convaincu et nostalgique.

Vie ascétique et monastique

A partir de 367, il s'intègre au groupe des disciples de Diodore, futur évêque de Tarse, pour s'adonner à l'étude des sciences sacrées. Ce groupement ascétique n'était pas un monastère, et Jean, à la demande d'Anthousa, revenait chaque soir à la maison familiale. Il fut baptisé par saint Mélèce pendant la nuit pascale de 367.

Vers 370, d'abord ordonné lecteur, il se soustrait par la fuite au sacerdoce, "trompant" son ami Basile, qui se laissa ordonner, croyant que Jean l'était aussi. Cette querelle fraternelle sera évoquée plus tard vers 390, dans le Dialogue sur le sacerdoce de Jean, dont elle fournira le prétexte.

Vivement attiré par la vie monastique, il se retire en 372 au désert et vit pendant quatre ans auprès d'un ancien. Puis il se retire, seul, dans une grotte, où il passe la plupart de son temps sans dormir, apprenant par coeur les Écritures. Sa complexion fragile ne résiste pas à ce régime, il tombe malade et doit regagner Antioche en 378, après deux années de vie érémitique. C'est l'époque où saint Mélèce, exilé par Valens, rentrait à Antioche.

Diacre et prêtre à Antioche

En 381, saint Mélèce l'ordonne diacre, puis, en 386, son successeur Flavien lui confère le sacerdoce. Le ministère principal de Jean devient la prédication. "La parole fut sa vocation et sa passion", a-t-on pu écrire. Dans son dialogue sur le sacerdoce, il décrira ainsi cet idéal qui fut le sien: "La parole, voilà l'instrument du médecin des âmes. Elle remplace tout : régime, changement d'air, remèdes. C'est elle qui cautérise; c'est elle qui ampute. Quand elle manque, tout manque. C'est elle qui relève l'âme abattue, dégonfle la colère, retranche l'inutile, comble les vides, et fait, en un mot, tout ce qui importe à la santé spirituelle. Quand il s'agit de la conduite de la vie, l'exemple est le meilleur des entraînements; mais pour guérir l'âme du poison de l'erreur, il faut la parole, non seulement quand on a à maintenir la foi du troupeau, mais encore quand on a à combattre les ennemis du dehors. Même si nous avions le don des miracles, la parole nous serait utile, même nécessaire. Saint Paul le prouve, saint Pierre aussi, qui dit : "Soyez prêts à répondre à ceux qui vous demandent compte de votre foi" (1 P. 3, 15). Et, si tout le collège des Apôtres confia jadis à Étienne la direction des veuves, c'était uniquement pour mieux s'adonner eux mêmes au ministère de la parole. Toutefois, nous n'aurions pas tant besoin du don de la parole si nous avions le don des miracles. Ne l'ayant pas, il faut nous armer de l'arme qui nous reste. C'est donc à nous de travailler avec acharnement pour nous enrichir de la parole du Christ... Le prêtre doit tout faire pour acquérir le talent de la parole." Sur le Sacerdoce, IV, 3; traduction de B. H. Vandenberghe, Saint Jean Chrysostome, Le livre de l'espérance, Namur, 1958, p. 9-10.

Jean prêche inlassablement, plusieurs fois par semaine, parfois pendant deux heures de suite. Jamais il ne pactise avec le vice, jamais il n'acceptera de compromission avec aucun scandale. Mais sa parole se nuance souvent de tendresse, et, s'il ne parvient pas à détacher la population d'Antioche des jeux et des spectacles du cirque, ni de ses autres désordres, son auditoire l'écoute en général volontiers et lui est profondément attaché.

En février 387, mécontents de l'augmentation des impôts, les habitants d'Antioche se soulèvent et brisent les statues de l'empereur Théodose, de l'impératrice défunte et des jeunes princes Arcadius et Honorius. Pour apaiser la sédition, Jean prononce dix-neuf homélies "sur les statues" durant le Carême, tandis que l'évêque Flavien se rend à Constantinople pour implorer la clémence de l'empereur. Le dimanche de Pâques, Jean put annoncer au peuple le succès des efforts de Flavien et le pardon de l'empereur. 

Évêque de Constantinople

La renommée de Jean s'étendait bien au-delà d'Antioche. À la mort de Nectaire, évêque de Constantinople (397), l'évêque d'Alexandrie, Théophile, essaya de faire nommer à sa place l'un de ses protégés, le moine Isidore. Mais l'eunuque Eutrope, conseiller tout-puissant de l'empereur Arcadius, imposa le choix de Jean, le fit littéralement enlever à Antioche, et Théophile d'Alexandrie, ulcéré, dut le sacrer évêque de Constantinople, le 15 décembre 397.

Jean entreprit aussitôt de s'attaquer à tous les désordres qu'il constatait, dans le clergé, à la cour, dans toutes les classes de la société. Malgré ses invectives, une grande partie du peuple s'attacha à lui, et lui demeura toujours fidèle. Mais il s'attira, chez certains évêques, dans le clergé, et finalement à la cour, de terribles inimitiés. Après la disgrâce d'Eutrope, la bienveillance initiale de la toute-puissante impératrice Eudoxie se mua progressivement en haine.

On a écrit très justement au sujet de Jean : "son âme était trop noble et désintéressée pour deviner le jeu des intrigues de la cour, et son sentiment de la dignité personnelle était trop élevée pour s'arrêter à cette attitude obséquieuse à l'égard des majestés impériales, qui lui aurait assuré la continuité de leur faveur... Sa fidélité sans compromission à son idéal ne put qu'unir contre lui toutes les forces hostiles, que sa simplicité lui empêchait d'opposer les unes aux autres par une adroite diplomatie." (J. Quasten, Initiation aux Pères de l'Église, t. III, p.5.

En 401, une cinquantaine de moines de Nitrie, conduits par trois d'entre eux, Ammonios, Eusébios et Euthymios, appelés "les longs frères" en raison de leur taille, arrivèrent à Constantinople, expulsés d'Égypte par Théophile, qui poursuivait alors les moines origénistes. Jean ne les reçut pas dans sa communion, mais il les accueillit avec une grande charité et pourvut à leurs besoins.

Les frères égyptiens portèrent plainte devant la cour contre Théophile. Appelé à comparaître, celui-ci se rendit à Constantinople précédé par saint Épiphane, qu'il avait engagé dans la lutte contre l'origénisme, mais qui se réembarqua pour Chypre quand il réalisa la duplicité de Théophile. Il mourut au cours du voyage.

Premier exil

Théophile se changea d'accusé en accusateur et réunit près de Chalcédoine, à la villa du Chêne, un synode de 35 évêques pour juger Jean. Celui-ci, ayant refusé de venir, fut condamné, sur d'absurdes griefs, qui le présentaient comme violent, injuste, voleur, sacrilège, origéniste, impie. Il était même accusé de lèse-majesté, ce qui aurait entraîné la peine de mort. Mais cette dernière accusation ne fut pas retenue par l'empereur. Quant aux moines de Nitrie, Théophile se réconcilia avec eux et leur "pardonna".

L'annonce de la déposition de Jean suscita une violente effervescence dans le peuple de Constantinople, qui restait fidèle à son évêque. Jean partit pour l'exil, mais une émeute éclata. Un tremblement de terre eut lieu dans la nuit. Effrayée, l'impératrice Eudoxie décida de rappeler l'exilé. Jean fut accueilli triomphalement. Théophile, menacé d'être jeté à la mer, se réembarqua précipitamment pour l'Égypte. Les évêques hostiles à Jean se dispersèrent.

Mais à Constantinople, les intrigues reprirent contre Jean, qui avait repris ses fonctions épiscopales, dans l'attente d'un concile qui devait, normalement, le réhabiliter.

L'érection d'une statue d'Eudoxie ayant donné lieu à des divertissements païens et licencieux, Jean protesta dans une homélie prononcée à cette occasion. Elle aurait débuté par ces mots : "De nouveau, Hérodiade fait rage; de nouveau, elle s'emporte ; de nouveau, elle danse ; de nouveau, elle demande à recevoir sur un plat la tête de Jean." Eudoxie, irritée, voulut en finir avec lui.

Les évêques opposés à Jean firent valoir que celui-ci avait repris illégitimement ses fonctions malgré sa déposition. L'empereur interdit à Jean tout exercice de son office épiscopal. Jean refusa.

S'étant vu interdire l'usage de toute église, Jean, la nuit pascale de 404, rassembla les fidèles dans les thermes de Constance pour le baptême des quelques trois mille catéchumènes qui devaient le recevoir. À l'instigation des évêques hostiles, l'armée intervint brutalement, les fidèles et les clercs furent dispersés ou emprisonnés, et l'eau baptismale fut souillée de sang.

Pendant le temps pascal qui suivit, Jean demeura en résidence surveillée dans son évêché, puis, au lendemain de la Pentecôte, il fut envoyé définitivement en exil.

Second exil et mort

Il fut d'abord conduit à Cucuse, en Petite Arménie. Il y demeura trois ans, prêchant aux habitants de la localité, et recevant de fréquentes visites des fidèles d'Antioche, restés attachés à leur ancien prédicateur. Jaloux et irrités, les évêques syriens qui avaient contribué à sa condamnation obtinrent qu'Arcadius l'exile à Pityus, à l'extrémité orientale de la mer Noire. Accablé de mauvais traitements, il mourut en cours de route, à Comane, dans le Pont, le 14 septembre 407. Ses dernières paroles furent sa doxologie coutumière : "Gloire à Dieu pour tout. Amen."

Oeuvres

"Aucun Père n'a laissé un héritage littéraire aussi important en volume que Chrysostome... La tragédie de sa vie elle-même, causée par la sincérité et l'intégrité extraordinaires de son caractère, ne fit que rehausser sa gloire et sa renommée. Il reste le plus séduisant des Pères grecs et l'une des figures les plus attachantes de toute l'antiquité chrétienne." (J. Quasten, op. cit., p. 6). On ne peut citer ici que ses principaux écrits.

 




Oeuvres exégétiques

La majeure partie de l'œuvre de saint Jean Chrysostome est constituée d’homélies sur les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Jean se montre fidèle à la tradition exégétique d'Antioche. Son exégèse pourrait être qualifiée de "pastorale", son principal souci étant de tirer du texte commenté des enseignements applicables à la vie quotidienne de ses auditeurs.

Nous possédons de lui des Homélies sur la Genèse, sur 58 psaumes, sur le prophète Isaïe, sur les évangiles de Matthieu et de Jean, sur les épîtres de saint Paul. "Les trente deux homélies sur les Romains représentent le plus remarquable commentaire patristique de cette épître et la plus belle de toutes les œuvres de Chrysostome." (J. Quasten, op. cit., p. 619). Il existait entre Jean Chrysostome et saint Paul une véritable amitié, une relation d'intimité spirituelle profonde.

Oeuvres doctrinales

Deux séries d'homélies ont pour objet de combattre les anoméens : les Homélies sur l'incompréhensibilité de Dieu ; et les Homélies sur l'égalité du Père et du Fils. Les premières, qui réfutent la prétention d'Eunome à connaître adéquatement l'essence divine, sont un admirable exposé sur l'apophatisme et la connaissance négative de Dieu. Les secondes constituent une catéchèse claire et accessible au grand nombre, sur la Théologie trinitaire.

Deux séries de Catéchèses baptismales nous font connaître les rites du baptême et leur interprétation tels que Jean les exposait à Antioche.

Le Dialogue sur le sacerdoce, inspiré du traité de saint Grégoire le Théologien, Sur sa fuite, traite de la dignité, des exigences et des fonctions du sacerdoce.

Écrits sur la vie monastique

Le traité "À Théodore" est une exhortation adressée par Jean au futur Théodore de Mopsueste (probablement), tenté d'abandonner la vie monastique. Dans cet écrit, qui peut dater du diaconat de Jean, se retrouvent des traits caractéristiques de sa pensée, par exemple l'insistance sur la philanthropie divine : "Il n'est point d'amant du corps, fût-il devenu fou, qui brûle pour son amante d'un désir égal à celui de Dieu pour le salut de nos âmes." (Sources Chrétiennes n° 117, p. 163).

Le Traité de la virginité est un commentaire fidèle de 1 Cor. 7. Le mariage est présenté, en antithèse, d'une façon assez négative, qu'il faut équilibrer par d'autres passages des œuvres de Chrysostome.

Les traités Sur les cohabitations suspectes sont une critique assez mordante de la cohabitation sous le même toit d'ascètes et de vierges, usage qui existait à l'époque et présentait inévitablement des risques de scandale. Ces écrits suscitèrent des ennemis à Jean dans le clergé. 

Les trois opuscules Contre les détracteurs de la vie monastique sont des apologies du monachisme adressées aux autorités civiles et aux parents qui s'opposaient aux vocations monastiques.

Dans ses Homélies, Jean évoque souvent l'exemple des moines du désert proche d'Antioche pour stimuler ses fidèles à une vie plus fervente ; il conseille de faire des séjours dans la retraite auprès d'eux ; il invite les moines à prier avec ardeur pour l'Église et pour ceux qui y exercent une responsabilité. Pour lui, le souci pastoral d'autrui reste la forme la plus élevée de la charité chrétienne.

Homélies diverses

Un certain nombre d'homélies ont été prononcées pour les fêtes liturgiques : Noël, Épiphanie, Vendredi-Saint, Pâques. D'autres discours ont été prononcés dans des circonstances notables de la vie de Jean : Sur la chute d'Eutrope, Sur les statues. D'autres sont des panégyriques de divers martyrs, de saint Paul, d'Eustathe d'Antioche, de Mélèce, de Diodore de Tarse, etc.

Lettres

Nous possédons 236 lettres de Jean, qui datent toutes du temps de son exil. Parmi les plus remarquables, on peut compter les lettres de réconfort À Olympias, auxquelles il faut joindre le Traité sur la Providence et la Lettre d'exil.

Dans ces lettres, les thèmes du sens de la souffrance, de la foi en la Providence, de la patience dans l'épreuve sont souvent traités. Jean le fait en s'inspirant à la fois de la tradition hellénique, surtout stoïcienne, et de la tradition biblique. La sagesse antique n'est pas reniée, mais assumée et transfigurée par l'apport chrétien. (>Voir l'excellente introduction d'Anne-Marie Malingrey aux Lettres à Olympias, Sources chrétiennes C 13 b).

Doctrine

On a dit souvent que saint Jean Chrysostome est plus moraliste que théologien, et que sa pensée présente peu d'intérêt sur le plan spéculatif. En réalité, Jean est avant tout un pasteur et un prédicateur, dont l'enseignement est inséparablement théologique, moral et spirituel. Il n'est pas à la recherche de solutions nouvelles aux problèmes théologiques spéculatifs de son époque, mais tout son enseignement procède d'une adhésion plénière à la tradition dogmatique de l'Église, en même temps que d'une vie entièrement vouée à l'ascèse et à la prière. Il est vraiment par là un "Père de l'Église" dans toute la force du terme. Il n'enseigne pas ses opinions personnelles, mais transmet le dépôt de la foi dans toute son intégrité.

Théologie trinitaire et christologie

Ces remarques valent tout particulièrement en ce qui concerne la théologie trinitaire et la christologie. Jean Chrysostome s'applique surtout à prémunir ses fidèles contre l'hérésie en mettant à leur portée la catéchèse commune de l'Église, et à leur montrer quel sens les affirmations de la foi présentent pour leur vie chrétienne. 

C'est surtout à l'arianisme que s'oppose Chrysostome; on ne trouve pas chez lui de polémique contre Apollinaire. Il professe clairement l'existence d'une âme humaine du Christ; mais sa christologie est plus alexandrine qu'antiochienne; il est beaucoup plus proche de saint Athanase et de saint Hilaire de Poitiers que d'un Théodore de Mopsueste, et il subordonne l'activité propre de la nature humaine dans le Christ à la nature et à la personne du Logos. "L'humanité que j'ai revêtue, je ne l'ai jamais laissée destituée de la vertu divine, mais, agissant tour à tour comme homme et comme Dieu, tantôt je laisse voir en moi la nature humaine et tantôt je donne des preuves de ma mission ; j'apprends ainsi aux hommes à attribuer les actes les plus humbles à l'humanité et à rapporter les plus élevés à la divinité ; par ce mélange d'œuvres inégales, je fais comprendre l'union de mes deux natures si dissemblables ; je montre, en me soumettant librement aux souffrances, que mes souffrances sont volontaires ; comme Dieu, j'ai dompté la nature en prolongeant le jeûne jusqu'à quarante jours, mais ensuite j'ai eu faim ; j'ai apaisé, comme Dieu, la mer en furie et j'ai été accablé en ma qualité d'homme; comme homme, j'ai été tenté par le diable, mais, comme Dieu, j'ai commandé aux démons et je les ai chassés ; je dois, dans ma nature humaine, souffrir pour les hommes." (Sur Lazare, 1 ; PG 50, 642-643).

Ou encore : "Par ces paroles: "S'il est possible que ce calice s'éloigne de moi", et : "Non comme je veux mais comme tu veux", il montre qu'il a vraiment revêtu notre chair qui a horreur de la mort. Car il est de la chair de craindre la mort, de trembler et d'être dans l'angoisse. Tantôt Jésus la laisse abandonnée à elle-même, afin qu'en montrant sa faiblesse il atteste sa nature ; tantôt il la voile pour prouver qu'il n'est pas seulement homme. Voilà pourquoi, dans ses paroles et ses actes, il mêle le divin et l'humain. De la sorte, il ôte tout prétexte à la folie de Paul de Samosate et à la démence de Marcion et de Manès. Voilà pourquoi encore il prédit l'avenir comme Dieu et le redoute comme homme." (Sur ceux qui ne sont pas venus à la synaxe, 6, PG 48, 766).

Du sacrement du Christ dans l’Eucharistie à la réalité du Christ dans le pauvre

La doctrine eucharistique de saint Jean Chrysostome est particulièrement riche. Il montre bien comment l'eucharistie "fait" l'Église en incorporant les hommes au Corps du Christ. Il colore ses développements d'un sens du sacré en même temps que d'un accent de tendresse envers la personne du Christ qui correspondent à son génie particulier : "Celui que les anges ne regardent qu'en tremblant, ou plutôt qu'ils n'osent regarder à cause de l'éclat qui en émane, est celui-là même qui nous sert de nourriture, qui se mélange à nous, et avec qui nous ne faisons plus qu'une seule chair et qu'un seul corps (p. 109).

"Il veut que nous devenions son corps non seulement par l'amour, mais qu'en réalité nous nous mêlions à sa propre chair. C'est ce qu'opère la nourriture que le Sauveur nous a donnée comme preuve de son amour. Voilà pourquoi il a uni, confondu son corps avec le nôtre, afin que nous soyons tous comme un même corps, joint à un seul chef. Ainsi font ceux qui s'aiment ardemment... Voilà ce que Jésus-Christ a fait pour nous : il nous a donné sa chair à manger pour attirer notre amour envers lui et nous montrer celui qu'il nous porte ; il ne s'est pas seulement fait voir à ceux qui ont désiré le contempler, mais encore il s'est donné à toucher, à palper, à manger, à broyer avec les dents, à absorber de manière à assouvir le plus ardent amour (p. 119-120).

"Veillons donc sur nous-mêmes, mes très chers frères, puisque nous avons eu le bonheur de recevoir de si grands biens... Jusqu'à quand nous attacherons-nous aux choses présentes ?" (p. 123) .

Plus que jamais, les applications morales et parénétiques découlent ici du dogme. Devenus membres du Christ par l'eucharistie, les plus pauvres et les plus démunis sont par là même l'autel véritable sur lequel les fidèles doivent offrir le sacrifice spirituel de l'aumône et de la miséricorde : "L'autel dont je vous parle est fait des membres mêmes du Christ, et le corps du Christ devient pour toi un autel. Vénère-le : dans la chair, tu y fais le sacrifice au Seigneur. Cet autel est plus terrible que celui qui se dresse en cette Église, et, à plus forte raison, que celui de l'ancienne loi.

" Ne vous récriez pas. Cet autel-ci est auguste, à cause de la victime qui y vient ; celui de l'aumône l'est davantage, parce qu'il est fait de cette victime même. Celui-ci est auguste, parce que, fait en pierres, il est sanctifié par le contact du corps du Christ ; et l'autre, parce qu'il est le corps même du Christ. Il est donc plus vénérable que celui-ci devant lequel, mon frère, tu te trouves.

" Qu'est-ce donc encore qu'Aaron, quand on songe à ces choses ? Que sont la couronne, les sonnettes, le Saint des Saints ? Et pourquoi parler de cet autel ancien, quand, comparé à notre autel lui-même, l'autel de l'aumône est si splendide ? Et toi, tu vénères cet autel-ci, lorsque le corps du Christ y descend. Mais l'autre qui est le corps du Christ, tu le négliges et tu restes indifférent, quand il périt.

" Cet autel, tu peux le voir dressé partout, dans les ruelles et sur les places, et, à chaque heure, tu peux y faire le sacrifice ; car c'est là aussi le lieu des sacrifices. Et comme le prêtre, debout à l'autel, appelle l'Esprit ; de même, toi aussi, tu appelles l'Esprit, comme cette huile répandue en abondance." (Hom. 82 In Matth.; PG 58, 744.).

Grâce et liberté humaine

L'enseignement de saint Jean Chrysostome sur la prédestination, la grâce et la liberté lui est commun avec les autres Pères orientaux, et s'accorde substantiellement avec celui de saint Cassien, condamné en Occident comme "semi-pélagien". Le point de vue de Jean est pastoral et spirituel, et non métaphysique comme celui d'Augustin d'Hippone.

Pour Jean, le salut ou la damnation de l'homme ne sont pas fixés d'avance, sans que sa volonté libre y ait une part. Dieu adresse son appel à tous, offre sa grâce à tous, mais il appartient à l'homme de l'accueillir ou de la refuser : 

"Si la grâce ne demandait d'abord ce qui vient de nous, elle serait versée en masse dans toutes les âmes. Mais comme elle requiert ce qui vient de nous, elle habite à demeure dans les uns, et quitte les autres. Quant au reste des hommes, elle n'apparaît pas même en eux un moment, Dieu exigeant d'abord le choix préalable." (De la componction; PG 47, 408).

"Dieu ne prévient pas nos volontés par ses dons, mais lorsque nous avons commencé, fourni le vouloir, alors lui-même nous présente plusieurs occasions de salut." (Hom. In Jn; PG 59,408).

"La vertu est tissée du zèle que nous montrons et de l'assistance dont Dieu nous aide." (Sur le Ps 140, 9 ; PG 55,441).

"Tout ne dépend pas de nous, mais une partie dépend de nous, une partie de Dieu. Choisir le mieux, le vouloir, nous y appliquer, affronter n'importe quelle peine, cela dépend de nous; mais pouvoir mener nos efforts à bien, ne pas les faire échouer, aller jusqu’au bout de nos actes vertueux, cela dépend de la grâce d'en haut. En ce qui concerne la vertu, Dieu a délimité sa part et la nôtre. Il n'a pas mis tout en notre pouvoir, pour nous éviter de nous laisser emporter par une orgueilleuse folie, et il ne s'est pas chargé de tout, pour que nous ne tombions pas dans la paresse, mais, laissant à nos efforts le rôle le plus modeste, il assume lui-même le principal." (Sur : Seigneur, il n'appartient pas à l'homme ... 4 ; PG 56, 160).


 

PRIERES:

Resplendissante de clarté, / la grâce de ta bouche a brillé sur 

l'univers, / révélant au monde des trésors où l'avarice n'a point de 

part / et nous montrant la grandeur de l'humilité. / Père saint dont la 

parole nous instruit, / Jean Chrysostome, intercède auprès du 

Verbe, le Christ notre Dieu, / pour le salut de nos âmes.

 

 


Tes paroles sont les rayons d'or / faisant briller de joie l'Eglise du

Christ; / et les âmes des fidèles, réjouies, / Père Chrysostome,

glorifient ta mémoire sacrée; / car, en prêchant la conversion, tu as

montré / à tous les hommes le chemin du salut. 


Le héraut qui annonce à haute voix la conversion, / le trésor des

indigents, / la bouche de l'Eglise, l'orateur disert au verbe d'or, / 

l'exégète des Ecritures, saint Jean, / acclamons-le tous comme le

soutien de notre foi. 


Notre Dame, Vierge et Souveraine immaculée, / avec l'illustre

Chrysostome prie ton Fils / pour que les chantres de ton nom /

soient délivrés de toute épreuve et tentation / et jugés dignes des

biens éternels, / puisque tu peux faire tout ce que tu veux. 

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

CATECHESE:

Conseils pratiques pour vivre continuellement en présence de Dieu.

« Mettons-nous en présence de Dieu et adorons-Le".

Tels étaient les mots qui, dans la prière du matin, traditionnelle en Occident, l'indroduisaient.

Si vous prenez l’habitude de vous tenir en présence de Dieu, vous l’aurez enfin partout avec vous ! », disait sainte Thérèse d’Avila.

 

 

Voici quelques conseils :

  1. Crois et imagine que Jésus est près de toi.

Jésus, nous ne le voyons pas, nous ne le touchons pas comme toutes les autres personnes, mais nous savons par la foi que le Christ ressuscité est vivant et nous accompagne sur le chemin de la vie. Comme l’aveugleperçoit la présence d’une autre personne à ses côtés, de même je sens et suis sûr de la présence de Dieu près de moi. Je sais qu’Il m’écoute. Je crois que je l’ai toujours eu à mes côtés et en moi, et que, à présent même, il est ici. Je puis « l’emmener » avec moi partout, m’entretenir familièrement avec Lui, lui demander lumière et force, jouir de sa compagnie.

Une des plus belles prières qui célèbrent cette omniprésence de Dieu est le Psaume 138 :

« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !,
Tu sais quand je m’assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées.

Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.
Avant qu’un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais.

Tu me devances et me poursuis, tu m’enserres, tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre !
Où donc aller, loin de ton souffle ? où m’enfuir, loin de ta face ?

Je gravis les cieux : tu es là ; je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l’aurore et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit.
J’avais dit : « Les ténèbres m’écrasent ! » mais la nuit devient lumière autour de moi!”
Même les ténèbres pour toi n’est pas ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière !
C’est toi qui as créé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige, l’être étonnant que je suis : étonnantes sont tes œuvres toute mon âme le sait

Mes os n’étaient pas cachés pour toi quand j’étais façonné dans le secret, modelé aux entrailles de la terre.
J’étais encore inachevé, tu me voyais ; sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits, recensés avant qu’un seul ne soit !”

  1. Regarde avec un regard de foi

Avec un regard de foi, tout révèle la présence de Dieu, tout. Les choses, les évènements et les personnes. Dieu est dans toute la création puisqu’il lui donne l’existence et la préserve. Les créatures possèdent les caractéristiques de leur auteur et en elles, nous pouvons découvrir les attributs, les qualités essentielles, de Qui les a faits. Nous pouvons reconnaître Dieu dans les personnes parce qu’Il les a créées à son image et sa ressemblance et parce que la grâce sanctifiante court dans leurs veines.

Dieu est là, veut se révéler, se faire connaître de nous, il dépend de chacun d’ouvrir les yeux avec un regard de foi et de le reconnaître. Le contraire serait une sorte de cécité ou de myopie.

  1. Fais chaque jour un examen de conscience empreint de gratitude

Dieu Providence est présent dans l’histoire et dans ton histoire personnelle, celle de chaque jour. Que cela ne t’échappe pas.

Dieu se manifeste généralement à travers des actes et paroles d’autres personnes, à travers des grâces présentes que l’Esprit Saint t’accordera, des opportunités de grandir, des sacrements etc. De grands évènements ne sont pas nécessaires, Dieu nous offre les dons de son Amour de manière très simple. Il s’agit d’être attentif à capter son intervention providentielle, être réceptif, être humble, de lui attribuer le mérite, de le bénir et de lui rendre grâces.

Si tous les jours, en fin de journée, tu te réserves un temps pour découvrir la façon dont Dieu s’est fait présent dans ta vie et pour le remercier, tu appliqueras par-là un moyen d’une grande efficacité pour cultiver l’habitude de la présence de Dieu.

  1. Aie recours aux jaculatoires (du latin « jaculum » : flèche, javelot) ou (et) à la "Prière de Jésus"

Dans son Traité de l’oraison et de la méditation, saint Pierre d’Alcantara préconise les jaculatoires, qui “aident à garder le souvenir continuel de Dieu et à marcher toujours en sa présence”. Une prière très brève, un cri du cœur qui s’élance vers Dieu.
Le but des oraisons jaculatoires est l’union de l’âme avec Dieu.Les jaculatoires sont de courtes prières, que nous adressons à Dieu au milieu des activités quotidiennes, en y mettant toute la force de notre foi et toute l’affection de notre cœur.

Quelques exemples:

*“Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ”

*“Ô Jésus Miséricordieux, j’ai confiance en Toi”

*“ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer ”
*“Segneur, je suis entre tes mains. Que ta volonté soit faite”
*“Tu es mon rocher et mon salut ”
*“Jésus, doux et humble de cœur, rendez mon cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre”
*“Esprit Saint, éclairez-moi ”
*“Seigneur, fais que je vois ”
*“ Seigneur , augmente ma foi”
*“Ô Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous ”
*“Marie, je suis tout à toi, conduis moi à Jésus”

“Mon Seigneur et mon Dieu ”
“Seigneur, aies pitié de moi ”

la "Prière de Jésus" (Se fait sur la respiration):

Sur l'inspiration:

SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST (Fils du Dieu Vivant),

Sur l'expiration:

AYEZ PITIÉ DE MOI PÉCHEUR .

Lorsque j'étais jeune adolescent, mon cousin Gérard m'offrit le "Récit du Pèlerin Russe". J'y découvrais cette prière et m'y appliquais dès lors...Elle devient perpétuelle, change notre regard...

  1. Fais des adorations 

Quand on parle de la présence de Dieu, y a-t-il plus grande présence que celle de l’Eucharistie que l'on conserve pour la porter aux malades? Si nous vénérons les Icônes, portes sacramentales ouvertes sur les réalités célestes, combien plus devons-nous révérer la Présence réelle et sacramentelle du Christ présent, pour être nouriture de l'homme en route vers l'éternité, particulièrement le malade... Ne sommes nous pas nous-même malade, n'avons nous pas besoin de guérison?... Il est là présent pour aller jusqu'à ces frères souffrants et les attend pour soulager ou gérir leurs maux , "prisonnier de Son Amour" ...

Le Christ Eucharistie est là qui nous attends : la présence fidèle et proche.

S’il y a une chapelle dans ton université, ou à proximité de ton travail, tu peux aller rendre visite au Christ Eucharistie une fois par jour. Peut-être passes-tu seulement par hasard, ou peux-être as-tu la possibilité de passer tous les jours devant une église ? Alors tu pourrais prendre l’habitude de le saluer, ne serait-ce que quelques minutes. Ce que tu fais avec ta fiancée, avec ton épouse ou avec tes parents. Une simple façon d’entretenir ton amour.

Parfois tu voudrais recevoir l’Eucharistie et ce n’est pas possible. Tu peux alors accomplir une communion spirituelle, où que tu sois. Elle consiste à faire une pause et manifester à Jésus-Christ le désir de le recevoir dans le sacrement de l’Eucharistie et lui demander la grâce de le recevoir spirituellement.

Tu peux t’imaginer près de Jésus à la Dernière Cène, te pencher en pensée sur sa poitrine et lui dire avec tes propres mots combien tu désires le recevoir. 

  1. Prie avant tes activités quotidiennes

Acquérir l’habitude de prier avant les activités habituelles contribue particulièrement à stimuler la présence de Dieu. Tu manges trois fois par jour, tu peux bénir le repas trois fois par jour. Quand tu sors de chez toi, tu peux demander la protection de Dieu. Quand tu t’apprêtes à commencer ta journée de travail, tu peux faire le signe de la croix. Quand tu reviens chez toi chaque jour, tu peux embrasser une Bible, un crucifix ou une image de la Vierge Marie, que tu placeras à l’entrée.

  1. Allume une bougie et porte un crucifix dans ton sac ou ta poche

La flamme d’une bougie peut te rappeler le Christ Ressuscité (comme le cierge pascal) et Sa présence dans ton cœur. Tu peux avoir un cierge dans ton bureau, dans la cuisine, ou là où tu passes de longs moments tous les jours, et l’allumer de temps à autre. Le cierge allumé peut t’aider à évoquer la présence du Christ ressuscité à tes côtés et en toi.

Il y a bien d’autres moyens que chacun peut trouver : un ami qui a depuis longtemps l’habitude de la présence de Dieu, le crucifix dans ta poche… plusieurs fois par jour, mets la main dans ton sac ou ta poche, serre fort le crucifix et dis une parole à Jésus.

Tu peux commencer… immédiatement !

(Adapté l'ALETEIA)

Briller comme les astres
Lettre aux Philippiens 2,12-16
« Vous brillez comme les astres dans l'univers, en tenant fermement la parole de vie. Alors je pourrai m'enorgueillir quand viendra le jour du Christ. »
Les astres et la course
Je voudrais être une star, avec strass et paillettes et lunettes de soleil. Elles brillent aux alentours, on regarde on les suit. Remisez au placard vos ennuyeux préceptes : sois discret, en sourdine, efface toi partout, ne fais ni trop de bruits ni d’ombre à tes semblables. Me taire, m’enterrer, et pourquoi pas mourir ? Non, je veux être une vedette, c’est bien plus motivant. Je veux être brillant, voilà un vrai projet. On s’insurge : « Il défaille, l’orgueil l’a pourri ». « Voyons, et pourquoi donc ? » « Mais toute cette lumière », disent les voix jalouses, « Mais ces plans réussis ». Ah quoi, il faudrait donc en gage de bonne chrétienté rater tous nos projets, aspirer au médiocre ? Ne confondez vous pas modestie et succès ? La paresse ou la pe ur se devinent parfois sous un badigeon pâle de fausse humilité. Êtes-vous si fataliste, pour vous résoudre ainsi à une vie sans couleur ? 

« Et puis de toute façon, tu n’y arriveras pas. » Moi ? Non ! Mais j’ai un plan plus sûr. Je suivrai de Jésus la voie et les préceptes. J’aimerai, coûte que coûte. Un astre ne brille pas forcément de lui-même, je serai une star, éclairée par sa gloire. Je brille, à son feu et si l’on me regarde je voudrais seulement qu’on lise en un miroir le reflet sans mélange de celui que je sers. (Source:Signe dans la Bible)
 

Saint Brice, qui êtes-vous ?


Évêque de Tours 


(† 444)

        On dit qu'il fut recueilli et protégé par saint Martin, mais que Brice quitta le monastère

« pour vivre avec de beaux chevaux dans ses écuries et de jolies esclaves dans sa maison. »

À la mort de saint Martin, il changea sa manière d'agir.

Il lui succéda sur le siège épiscopal de Tours, donnant toute sa vie à l'Église durant quarante ans.

        Calomnié, accusé d'avoir rendu mère une de ses religieuses, il dut même aller se défendre devant le pape.

Mais ses ouailles reconnurent l'innocence de sa vertu et le firent revenir pour qu'il soit à nouveau leur évêque. Ils le canonisèrent dès sa mort.

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

TEMOIGNAGE CHRETIEN EN MONDE MUSULMAN:

VIVRE L'ANNONCIATION à l'école de Charles de Foucault...

Il y a environ cinq ans et demi que je vous ai dit...

que mon idéal était d’imiter la sainte Vierge

dans le mystère de la Visitation en portant, comme elle, en silence, Jésus et la pratique des vertus évangéliques,

non chez sainte Elisabeth, mais parmi les peuples infidèles,

afin de sanctifier ces infortunés enfants de Dieu par la présence de la sainte Eucharistie et l’exemple des vertus chrétiennes (…).

Il y a ce printemps sept ans que je vous ai écrit d'Akbès

ce que j'entrevoyais pour moi :

mener avec quelques compagnons la vie de la Sainte Vierge dans le mystère

de la Visitation : c'est-à-dire sanctifier les peuples infidèles

des pays de mission en portant au milieu d'eux en silence,

sans prêcher, Jésus dans le Saint-Sacrement, et la pratique

des vertus évangéliques. (Bx Charles de Jésus à l'Abbé Huvelin)

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,26-37.

Comme cela s’est passé dans les jours de Noé, ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme. 
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche et où survint le déluge qui les fit tous périr. 
Il en était de même dans les jours de Loth : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait ; 
mais le jour où Loth sortit de Sodome, du ciel tomba une pluie de feu et de soufre qui les fit tous périr ; 
cela se passera de la même manière le jour où le Fils de l’homme se révélera. 
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse, et aura ses affaires dans sa maison, qu’il ne descende pas pour les emporter ; et de même celui qui sera dans son champ, qu’il ne retourne pas en arrière. 
Rappelez-vous la femme de Loth. 
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra. Et qui la perdra la sauvegardera. 
Je vous le dis : Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit : l’une sera prise, l’autre laissée. 
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » 
[…]
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent : « Où donc, Seigneur ? » Il leur répondit : « Là où sera le corps, là aussi se rassembleront les vautours. » 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Romanos le Mélode

(?-v. 560), compositeur d'hymnes 
Hymne de Noé (trad. cf Sr. Isabelle de la Source, Lire la Bible, Médiaspaul 1988, t. 1, p. 37 et SC 99, p. 105) 


 

Dieu attend le temps de notre conversion

 

      Quand je contemple la menace suspendue sur les coupables au temps de Noé, je tremble, moi qui suis coupable aussi de péchés abominables...

Les hommes d'alors, le Créateur les menaça d'avance, car il attendait le temps de leur conversion.

Pour nous aussi, il y aura l'heure de la fin, inconnue de nous et même cachée aux anges

(Mt 24,36).

En ce dernier jour, le Christ, le Seigneur d'avant les siècles, viendra, chevauchant les nuées, pour juger la terre, comme l'a vu Daniel

(7,13).

Avant que cette heure dernière ne tombe sur nous, supplions le Christ en lui criant :

« Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers »... 


      L'Ami des hommes, en voyant la méchanceté qui régnait alors, dit à Noé :

« La fin de tout homme est venue devant moi

(Gn 6,13)

car la terre est remplie d'injustices. Parmi cette génération, tu es vraiment le seul juste

(Gn 7,1)...

Prends donc du bois imputrescible et fabrique-toi une arche...; comme une matrice elle portera les semences des espèces futures.

Tu la feras comme une maison, à l'image de l'Église...

En elle je te garderai, toi qui me cries avec foi : ' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers. ' » 


      Avec intelligence, l'élu accomplit son ouvrage..., et il criait avec foi aux hommes sans foi :

« Vite ! Sortez de votre péché, rejetez votre méchanceté, repentez-vous ! Lavez la souillure de vos âmes dans les larmes, conciliez-vous par la foi la puissance de notre Dieu... »

Mais ces fils de rébellion ne se convertirent pas.

À leur perversité, ils ajoutèrent encore leur endurcissement. Dès lors Noé implora Dieu avec des larmes : «

 Tu m'as fait sortir autrefois du sein de ma mère ; sauve-moi encore dans cette arche secourable.

Car je vais m'enfermer dans cette sorte de tombeau, mais quand tu m'appelleras, j'en sortirai par ta puissance !

En elle, je vais préfigurer dès maintenant la résurrection de tous les hommes, quand tu sauveras tes justes du feu, comme tu me sauveras dans les flots du mal en m'arrachant du milieu des impies, moi qui te crie avec foi, à toi le Juge compatissant :

' Sauve tous les hommes de la colère, par l'amour que tu nous portes, Rédempteur de l'univers. ' »

 

Vendredi 13 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 10:51

ÉVÉNEMENT ! UN LIVRE UNISSANT TOUS LES

CHRÉTIENS POUR PRÉSENTER UNANIMEMENT NOTRE 

FOI CHRÉTIENNE AUX MUSULMANS DE TURQUIE:

Istanbul Christian Churches United After 1,700 Years

Les cinq principales églises chrétiennes d'Istanbul se sont réunies pour la première fois après 1700 ans en raison de la sortie du livre 

«Principes de base du christianisme", 

écrit par un conseil des églises mentionnées ci-dessus.
Le livre explique les principes de base de la religion chrétienne aux musulmans turcs.

Les Eglises se sont réunies à l'occasion de la sortie d'un livre qui met l'accent sur l'unité malgré les différences entre les Eglises chrétiennes.

Karasu a déclaré que la réunion a été historique pour rassembler les églises.

La dernière fois que les églises s'étaient réunies, ce fut au premier concile de Nicée en 325 après JC .

Du Fanar , le Patriarche grec orthodoxe Bartholomée 1er affirme que ce livre a uni la communauté chrétienne locale qui eut des désaccords depuis des siècles.

"Il est de notre devoir d'informer nos frères et sœurs musulmans correctement sur le christianisme, dont la présence dans ces terres remonte un long chemin", déclara t-il .

Le premier tirage de ce livre:«Principes de base du christianisme» était de 13.000 exemplaires, dont 10.000 qui ont été distribués parmi les églises en Turquie.

Le livre est également disponible en ligne et dans les librairies de la Société biblique en Turquie, assure Karasu.

Ce livre sera t-il traduit et publié en Français ?

Selon le rapport , les dirigeants du monde chrétien en Turquie comme l'évêque Sahak Mashalian du Patriarcat arménien de Turquie, le patriarche arménien de Turquie et le vicaire général Mgr Aram Ateshian, le Métropolite de l'Église syriaque orthodoxe Mor Yusuf Çetin, le dirigeant de l'Église catholique latine Louis Pelatre et le Président de l' Association de l'Eglise évangélique Turcle Rd Ihsan Özbek , étaient présents à la sortie du livre.

 

 

 

 

http://www.pravmir.com/istanbul-christian-churches-united-after-1-700-years/

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille oecuménisme orthodoxie orthodoxie-orientale DIALOGUE INTERRELIGIEUX CATECHISME et CATECHESE
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:44
Oublier Dieu mène un pays à la guerre, à la révolution: Il y a plus d'un demi-siècle, alors que j'étais encore enfant, je me souviens avoir entendu un certain nombre de personnes âgées offrir l'explication suivante pour les grands désastres qui s'étaient abattus sur la Russie : "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."  Depuis lors, j'ai passé à peu près 50 années de travail sur l'histoire de notre révolution; dans ce processus, j'ai lu des centaines de livres, j'ai recueilli des centaines de témoignages personnels, et j'ai déjà contribué par 8 volumes de mes propres mains à l'effort de déblayer la gravats laissés par ce bouleversement.  Mais si l'on me demandait aujourd'hui de formuler de façon aussi concise que possible la cause principale de la révolution ruineuse qui a englouti quelque 60 millions de nos concitoyens, je ne pourrais pas être plus précis que de répéter: "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."(Soljenitsine)

Oublier Dieu mène un pays à la guerre, à la révolution: Il y a plus d'un demi-siècle, alors que j'étais encore enfant, je me souviens avoir entendu un certain nombre de personnes âgées offrir l'explication suivante pour les grands désastres qui s'étaient abattus sur la Russie : "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé." Depuis lors, j'ai passé à peu près 50 années de travail sur l'histoire de notre révolution; dans ce processus, j'ai lu des centaines de livres, j'ai recueilli des centaines de témoignages personnels, et j'ai déjà contribué par 8 volumes de mes propres mains à l'effort de déblayer la gravats laissés par ce bouleversement. Mais si l'on me demandait aujourd'hui de formuler de façon aussi concise que possible la cause principale de la révolution ruineuse qui a englouti quelque 60 millions de nos concitoyens, je ne pourrais pas être plus précis que de répéter: "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."(Soljenitsine)

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par la Bse Teresa de Calcutta

(1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité 
Jesus, The Word to be spoken, ch. 12 (trad. Jésus, celui qu'on invoque, Nouvelle Cité 1988, p. 164) 


 

« Pour vous, qui suis-je ? »

 

Qui est Jésus pour moi ? 


Jésus est le Verbe fait chair (Jn 1,14). 

Jésus est le Pain de Vie (Jn 6,35). 

Jésus est la victime offerte pour nos péchés sur la croix (1Jn 4,19). 

Jésus est le sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et pour les miens (Jn 1,29). 

Jésus est la parole – à exprimer 

Jésus est la vérité – à dire 

Jésus est le chemin – à emprunter (Jn 14,6) 

Jésus est la Lumière – à allumer (Jn 8,12) 

Jésus est l'amour – à aimer 

Jésus est la joie – à partager 

Jésus est le sacrifice – à offrir 

Jésus est la paix – à donner 

Jésus est le Pain de Vie – à manger 

Jésus est l'affamé – à nourrir (Mt 25,35) 

Jésus est l'assoiffé – à désaltérer 

Jésus est le nu – à vêtir 

Jésus est le sans-logis – à abriter 

Jésus est le malade – à soigner 

Jésus est le solitaire – à aimer 

Jésus est l'exclu – à accueillir 

Jésus est le lépreux – à qui laver les blessures 

Jésus est le mendiant – à qui offrir un sourire 

Jésus est l'ivrogne – à écouter 

Jésus est le malade mental – à protéger 

Jésus est le tout-petit – à cajoler 

Jésus est l'aveugle – à guider 

Jésus est le muet – à qui l'on prête sa voix 

Jésus est le drogué – à qui offrir son amitié 

Jésus est la prostituée – à éloigner du danger et à protéger avec affection 

Jésus est le prisonnier – à visiter 

Jésus est le vieillard – à servir 

Jésus est mon Dieu 

Jésus est mon époux 

Jésus est ma vie 

Jésus est mon unique amour 

Jésus est mon tout, chaque personne et chaque chose. 

Jésus, je Vous aime avec tout mon cœur, avec tout mon être. 

 



 

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

DEVENIR EFFECTIVEMENT CHRETIEN, CE N'EST PAS UNE MINCE AFFAIRE !

 

« Ce n'est pas là peu de choses : devenir chrétien, pleinement, raisonnablement, surnaturellement chrétien ; nul ne sait avant de l'avoir entrepris ce que cela représente d'efforts accomplis, de sacrifices acceptés, de patient labeur.

Mais nul ne sait aussi la douceur de cette lutte et la joie indicible du triomphe.
Être chrétien, c'est d'abord s'efforcer de devenir un modèle de raison supérieure, de droiture et de bonté ; c'est réaliser en soi la perfection du type humain, c'est ne négliger aucune des vertus purement naturelles et, suivant le mot de Mme Swetchine, « avant d'être un saint être d'abord et superlativement un honnête homme. »


Mais c'est plus et mieux que cela, et ces vertus naturelles elles-mêmes empruntent une perfection plus grande au mobile supérieur que leur fournit la vie surnaturelle.


Cette vie est un don de Dieu ; elle commence en nous au jour et à l'heure voulue par Lui, quelquefois révélée soudainement, quelquefois préparée par un lent et mystérieux travail que nous comprenons seulement lorsqu'il est achevé ; elle nous ouvre le domaine de l'Infini, nous fait connaître Dieu, notre âme et les éternelles réalités ; elle nous apprend la prière, nous révèle le but de la vie et la féconde beauté de la souffrance. »

(Elisabeth Leseur (1866-1914), extrait de la conclusion de "Une âme", petit livre consacré à la mémoire de sa sœur Juliette, in "La vie spirituelle (Petits traités de vie intérieure) suivie de Une âme", Paris, J. de Gigord, 1920.)

Hymne sur la Trinité de saint Ephrem le Syrien
La Sainte Trinité
Prends donc comme symboles le soleil pour le Père; pour le Fils, la lumière, et pour le Saint Esprit, la chaleur. Bien qu’il soit un seul être, c’est une trinité que l’on perçoit en lui. Saisir l’inexplicable, qui le peut ?
Cet unique est multiple : un est formé de trois, et trois ne forment qu’un, grand mystère et merveille manifeste ! Le soleil est distinct de son rayonnement bien qu’il lui soit uni ; son rayon est aussi le soleil.
Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, même si le rayon est aussi le soleil ici-bas. Pas plus nous ne disons qu’il y aurait deux Dieux. Dieu, Notre Seigneur l’est ; au-dessus du créé, lui aussi.
Qui peut montrer comment et où est attaché le rayon du soleil, ainsi que sa chaleur, bien que libres ? Ils sont ni séparés ni confondus, unis, quoique distincts, libres, mais attachés, ô merveille !
Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? Pourtant ne sont-ils pas apparemment si simples, si faciles ?…
Tandis que le soleil demeure tout là-haut, sa clarté, son ardeur sont, pour ceux d’ici-bas, un clair symbole. Oui, son rayonnement est descendu sur terre et demeure en nos yeux comme s’il revêtait notre chair.
Quand se ferment les yeux à l’instant du sommeil, tel des morts, il les quitte, eux qui seront ensuite réveillés. Et comment la lumière entre-t-elle dans l’oeil, nul ne peut le comprendre. Ainsi, Notre Seigneur dans le sein…
Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps dans toute sa faiblesse, pour venir sanctifier l’univers. Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, il n’a jamais été séparé de celui qui l’engendre. Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en-bas, comme Notre Seigneur a laissé l’Esprit Saint aux disciples.
Regarde ces images dans le monde créé, et ne vas pas douter quant aux Trois, car sinon tu te perds ! Ce qui était obscur, je te l’ai rendu clair: comment les trois font un, trinité qui ne forme qu’une essence !

source: Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334)
Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

ÉVÉNEMENT ! UN LIVRE UNISSANT TOUS LES

CHRÉTIENS POUR PRÉSENTER UNANIMEMENT NOTRE

FOI CHRÉTIENNE AUX MUSULMANS DE TURQUIE:

Istanbul Christian Churches United After 1,700 Years

Les cinq principales églises chrétiennes d'Istanbul se sont réunies pour la première fois après 1700 ans en raison de la sortie du livre

«Principes de base du christianisme",

écrit par un conseil des églises mentionnées ci-dessus.
Le livre explique les principes de base de la religion chrétienne aux musulmans turcs.

Les Eglises se sont réunies à l'occasion de la sortie d'un livre qui met l'accent sur l'unité malgré les différences entre les Eglises chrétiennes.

Karasu a déclaré que la réunion a été historique pour rassembler les églises.

La dernière fois que les églises s'étaient réunies, ce fut au premier concile de Nicée en 325 après JC .

Du Fanar , le Patriarche grec orthodoxe Bartholomée 1er affirme que ce livre a uni la communauté chrétienne locale qui eut des désaccords depuis des siècles.

"Il est de notre devoir d'informer nos frères et sœurs musulmans correctement sur le christianisme, dont la présence dans ces terres remonte un long chemin", déclara t-il .

Le premier tirage de ce livre:«Principes de base du christianisme» était de 13.000 exemplaires, dont 10.000 qui ont été distribués parmi les églises en Turquie.

Le livre est également disponible en ligne et dans les librairies de la Société biblique en Turquie, assure Karasu.

Ce livre sera t-il traduit et publié en Français ?

Selon le rapport , les dirigeants du monde chrétien en Turquie comme l'évêque Sahak Mashalian du Patriarcat arménien de Turquie, le patriarche arménien de Turquie et le vicaire général Mgr Aram Ateshian, le Métropolite de l'Église syriaque orthodoxe Mor Yusuf Çetin, le dirigeant de l'Église catholique latine Louis Pelatre et le Président de l' Association de l'Eglise évangélique Turcle Rd Ihsan Özbek , étaient présents à la sortie du livre.

 

 

 

 

http://www.pravmir.com/istanbul-christian-churches-united-after-1-700-years/

UNE APPARITION  DE "MARIE MEDIATRICE", RECONNUE PAR L'EGLISE Romaine?...

NOTRE-DAME DE LIPA

L’archevêque de Lipa (Philippines), Mgr Ramon Cabrera Argüelles, a officiellement reconnu, samedi 12 septembre 2015, les apparitions de la Vierge Marie à la jeune religieuse Teresita Castillo, en 1948 au carmel de cette ville au sud de Manille.

« Les événements et apparitions de 1948, aussi connus comme le phénomène marial de Lipa, et leurs conséquences, même dans les temps récents, présentent réellement un caractère surnaturel et sont dignes de foi », affirme l’archevêque dans son décret.

Du 12 septembre au 12 novembre 1948, la Vierge est apparue à une dizaine de reprises à Teresita Castillo, une novice carmélite de 21 ans, en se présentant comme « Marie Médiatrice de toutes grâces ».

L’idée que Marie soit médiatrice est critiquée jusque dans l’Église catholique.Nos frères séparés de confession "réformée" font ressortir que Seul le Christ est , au sens strict, Médiateur entre nous et le Père. Ils ont raison sur ce point. Il n'empèche qu'on peut reconnaître sans difficulté à la "Theotoxos" (Mère du Verbe-Dieu qui s'incarne en elle) une médiation maternelle.

Le décret de Mgr Cabrera Argüelles rappel toutefois que ce titre trouve échos  dans les écrits de deux Saints Catholiques Romains : saint Louis-Marie Grignion de Montfort et saint Alphonse-Marie de Liguori, et qu’elle a été défendue, au XXe siècle, par le cardinal Mercier, archevêque de Malines-Bruxelles.

Selon la presse philippine, Mgr Argüelles a reconnu les apparitions de Lipa après avoir obtenu l’aval de la Congrégation romaine pour le culte divin et la discipline des sacrements.

 

VOICI POUR COMPRENDRE LA POSITION DE L'EGLISE ROMAINE, LE SERMON D'UN PRÊTRE:

Chers frères et sœurs,

tous, une fois ou l’autre, nous avons été étonnés par une appellation que Jésus emploie en s’adressant à Marie, sa Mère Bien-Aimée.

Il l’a prononcée une 1ère fois à l’occasion des Noces de Cana : 

« Femme que me veux-tu ? »,

mais Il l’a prononcée et encore plus solennellement une 2ème fois, lorsque son heure étant venue, Il agonisait sur la Croix, offrant à son Père, son Sacrifice d’Amour pour le salut des hommes : 

« Femme voici ton Fils ».

Ce mot « Femme » qui chez nous, serait considéré plutôt comme méprisant, ne l’était pas chez les Juifs.

Dans la bouche de Jésus, il évoque même un des plus beaux aspects du Mystère de Marie :

Marie est la Femme Idéale, la Femme par Excellence.

« Tu es bénie entre toutes les femmes »,

lui disons-nous si souvent dans le « Je vous salue ».

Et si nous pouvons l’exalter de la sorte, c’est parce qu’avec Elle, nous sommes en présence du Mystère de la Femme, en ce qu’il a de plus profond.

Plusieurs passages de la Bible et notamment les premiers chapitres de la Genèse nous révèlent (pour peu que nous soyons attentifs), ce qui caractérise la Femme dans la pensée de Dieu : aux yeux du Créateur, la Femme est avant tout une Médiatrice d’Amour.

C’est là, avant tout, son rôle d’Epouse, son rôle d’Associée de l’homme.

Si, Elle est plus faible que lui, plus vulnérable, c’est pour pouvoir aimer plus.

Si, Elle reçoit moins de puissance, c’est pour pouvoir exercer une douce autorité d’amour.

Or, cette Médiation d’Amour, lorsqu’il s’agit de Marie, acquiert une dimension incroyable, disons même, qu’elle atteint sa plus haute perfection, car chez Elle, Elle n’est pas fondée uniquement sur la nature, mais avant tout sur le Grand Mystère du Sacerdoce de Jésus, c’est à dire sur le fait que Jésus, est le parfait Médiateur entre Dieu et les hommes.

La Foi nous révèle, en effet, que grâce à Lui, grâce à son Sacrifice d’une valeur infinie offert sur la Croix, Jésus nous a mérité le pardon et le don incomparable d’une vie nouvelle.

Grâce à ce Mystère, tout homme à la possibilité de rencontrer Dieu, de devenir enfant de Dieu et de vivre dès cette terre, dans une merveilleuse intimité avec Dieu, en attendant de pouvoir partager un jour, son bonheur infini dans une éternelle vision Face à Face.

D’ailleurs, Jésus Lui-même en déclarant « nul ne peut aller au Père, sans passer par Moi », n’a-t-il pas clairement indiqué qu’il est pour tout homme, venant en ce monde, l’Unique Chemin du Salut et la Porte d’Entrée dans le Royaume de Dieu ?

La Foi nous apprend aussi, que de ce point de vue, Marie, peut-être a juste titre, considérée comme un Chemin très sûr pour aller à Dieu et comme la Porte du Ciel – non seulement parce qu’Elle est la Mère du Médiateur, mais aussi et surtout, parce qu’ayant coopéré d’une manière unique à l’œuvre de notre salut, Jésus a voulu qu’Elle soit la Médiatrice de son Amour, la Médiatrice de toutes les Grâces.

Il ne faudrait surtout pas voir cette Médiation Universelle de Marie comme quelque chose de surajouté.

C’est une Médiation qui s’exerce à travers la Médiation même du Christ qui est entièrement dépendante de la sienne.

Essayons de saisir un peu, en quoi elle consiste et de quelle manière elle s’exerce à notre égard.

L’Eglise nous enseigne que ce rôle de Médiatrice par excellence que Dieu dans sa Sagesse a confié à Marie, implique en fait, trois dimensions :

Marie est tout d’abord, Médiatrice d’intercession :

Elle est celle qui est toujours là et toujours disponible, pour écouter nos demandes et recevoir nos misères et nos pauvres offrandes.

Et c’est bien ce premier aspect que Saint Jean met admirablement en lumière dans le récit des Noces de Cana.

Marie n’est-elle pas, Celle qui devine en premier lieu la misère des serviteurs 

« ils n’ont plus de vin ». 

Nous voyons là, à quel point, Elle est attentive, à tout et à tous.

Pour Elle, en effet, il n’y a pas de petites choses, rien ne peut la laisser indifférente.

Si nous transposons cela au plan spirituel, nous comprenons que Marie est Celle qui prend dans son Cœur la misère de ses enfants pour la présenter à Jésus.

Et Elle intervient de telle manière que Jésus ne peut pas refuser, Il ne peut alors que transformer notre misère en Amour, comme Il a transformé l’eau en vin.

Cette Médiation, qui toujours intercède, va finalement très loin : en fait, elle n’a pas de limites et elle ne peut pas en avoir, parce que c’est une Médiation de Miséricorde.

Marie nous enveloppe tous de sa prière perpétuelle, mais Elle n’intervient pas seulement pour nous qui sommes ses enfants bien-aimés (mais tellement pécheurs, hélas, tellement ingrats et superficiels) Elle étend aussi sa puissante influence à tous les hommes, quels qu’ils soient, parce que Jésus veut qu’Elle soit vraiment la Maman de tous et la Reine du Monde.

Retenons donc, frères et sœurs, que c’est d’abord, dans cet ordre de la prière et de la prière suppliante que Marie est notre Médiatrice, et que cela nous détermine à prendre une première résolution : celle de confier toutes nos intentions, qu’elles soient d’ordre matériel ou d’ordre spirituel, à l’intercession toute puissante de notre Maman du Ciel.

Imitons en cela, l’attitude du petit enfant qui recourt à sa mère à tout instant et à propos de tout, sans crainte de l’importuner, avec une confiance absolue, car il ne peut douter un seul instant de sa sollicitude maternelle, de sa tendresse et de sa bonté.

Nous pourrions obtenir tellement plus de la Grande Avocate, si nous savions la prier plus.

Elle-même, d’ailleurs, n’a pas manqué d’attirer notre attention sur ce point.

C’était en 1830, lors de son apparition à Sainte Catherine Labouré, dans la Chapelle de la rue du Bac à Paris : cette première grande apparition des temps modernes dite de la Médaille Miraculeuse.

La voyante avait observé que sur les mains tendues de la Vierge, il y avait des pierreries qui émettaient des rayons…

« Ces pierreries et ces rayons, dit Marie, sont le symbole des Grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent… » 

puis, montrant certaines de ces pierreries qui n’émettaient aucune lumière, 

« quant à celles-ci, elles sont le symbole des Grâces que l’on oublie de me demander… »

Faisons donc, en sorte, frères et sœurs, pour qu’il n’y ait plus un seul oubli dans nos suppliques à cette 

« Reine aux mains jointes » 

dont l’influence sur le cœur de Jésus son divin Fils est irrésistible.

Il y a une 

Deuxième Médiation de Notre-Dame :

c’est celle qu’Elle exerce en tant que Mère.

La mère, c’est essentiellement celle qui donne la vie…

Et nous croyons, avec toute l’Eglise que Marie est notre Mère spirituelle, parce qu’Elle nous donne la vie divine, la vie nouvelle des enfants de Dieu.

Pour bien comprendre ce que représente cette Médiation Maternelle de Marie, il faut regarder attentivement ce qui se passe à la Croix.

A la Croix, Marie est pleinement associée au Sacrifice de Jésus. 

En union, avec le Bon Pasteur, Elle aussi, donne généreusement sa Vie pour les brebis du Christ ; Elle accepte en cette heure douloureuse de mourir mystiquement dans son Cœur de Mère, préférant notre vie divine, à la vie temporelle de son Enfant Bien-Aimé.

Au moment de la Passion, Marie est tellement liée au Sacerdoce de Jésus, à sa mission de Médiateur, qu’Elle est vraiment Celle qui dans son Cœur de Mère, nous engendre à la vie divine.

Et c’est bien dans ce sens, qu’il faut entendre les paroles du Christ agonisant : 

« Femme, voilà ton Fils… Jean, voilà ta Mère ». 

La Femme, je vous le disais en commençant, est l’associée de l’homme dans son rôle de Médiatrice d’Amour. 

Debout au pied de la Croix, Marie est la Nouvelle Eve, qui fait œuvre commune avec Jésus, le Nouvel Adam.

Et c’est pour cette raison que Dieu l’établit comme instrument de la Grâce.

O ! Certes, Dieu aurait bien pu se passer d’un tel instrument, il ne lui était pas nécessaire, mais Il l’a voulu pour que soit manifestée la merveilleuse gratuité et l’étonnante surabondance de son Amour.

Ainsi donc, chers frères et sœurs, nous osons affirmer que le mystère de la grâce, c’est à dire la vie surnaturelle, la vie divine que nous recevons comme un germe au Baptême, nous est bien donnée, c’est absolument sûr, par le Saint-Esprit, mais que le Saint-Esprit, en fait, ne la communique qu’en passant par Marie.

Comme nous le chantons dans les Litanies, Marie est vraiment la Mère de la Divine Grâce… et c’est essentiellement en raison de cette Maternité de grâce, que Marie nous est si proche et que nous lui sommes si proches.

Entre Elle et nous, il n’y a pas de distance. 

Elle est particulièrement présente à cette vie divine qui est en nous, Elle l’enveloppe de son incomparable tendresse et en union avec le Saint-Esprit, Elle coopère activement à son accroissement, n’ayant qu’en seul souci, une seule ambition : faire de nous des copies vivantes de Jésus-Christ.

Ici, frères et sœurs, nous pourrions peut-être nous poser une question :

Marie, peut-elle effectivement exercer en nous son rôle maternel, qui est de donner la vie divine, qui est de faire grandir, de faire épanouir cette vie ?

Oui, Elle peut le faire, mais cela dépend en grande partie de nos dispositions.

Sommes-nous décidés, Oui ou Non, à écouter le conseil qu’Elle donnait aux serviteurs des Noces de Cana et qu’Elle ne cesse de répéter sous une forme ou sous une autre au cours de ses apparitions : 

« faites tout ce qu’Il vous dira ».

Suivre ce conseil, dans la pratique, cela signifie que nous sommes prêts à nous réformer sans cesse intérieurement, à changer coûte que coûte notre mentalité pour pouvoir vivre toutes les exigences exprimées par le Christ en son Evangile et enseignées par son Eglise.

Cela veut dire que nous sommes prêts à utiliser à fond tous les moyens qui nous sont proposés et qui sont indispensables pour progresser dans la Foi, l’Espérance et l’Amour et parvenir à une communion de plus en plus intime avec le Seigneur, en particulier la Prière et les Sacrements.

Pour nous aider à avancer avec courage, avec persévérance sur ce chemin d’une vie chrétienne authentiquement vécue, il y a un secret, recommandé par des Grands Saints comme Saint Louis Marie Grignion de Montfort et Saint Maximilien Kolbe, recommandé aussi très fort par notre Pape Jean-Paul II : c’est de confier à Marie, notre Education d’enfants de Dieu, par une Consécration totale entre ses mains de nos personnes et de nos vies.

« Totus Tuus » « Je suis tout à Toi, ô Marie ».

Oui, tout à Toi, pour mieux écouter Jésus, pour mieux me laisser posséder par Jésus et vivre en communion de plus en plus parfaite avec Lui et avec tous mes frères.

Il y a enfin une 

Troisième Médiation de Marie,

dont on ne parle pas beaucoup (et c’est dommage !), car elle est particulièrement importante en ces temps dangereux qui sont les nôtres, où nous assistons à un déchaînement sans précédent des forces du mal, à une offensive sur tout les fronts, de la part de Satan, le Grand Ennemi des hommes.

Marie est, en effet, la Femme qui a reçu de Dieu la mission d’écraser la tête du Serpent (comme cela nous est montré sur la Médaille Miraculeuse).

Etre toujours à la pointe du combat contre Satan, fait partie de son rôle de Médiatrice Universelle.

C’est encore Saint Jean qui nous révèle cela, lorsqu’au chapitre 12 de son Apocalypse, il nous montre face au Dragon rouge-feu, 

« la Femme enveloppée du Soleil, la Lune sous ses pieds et une Couronne de 12 étoiles sur sa tête ».

Oui, Marie, notre Reine, est une vaillante Mère, qui lutte sans cesse pour ses enfants ; 

« plus terrible qu’une armée rangée en bataille… »

Mais cette Mère si courageuse entend bien ne pas lutter toute seule, car le véritable enjeu du combat, c’est nous. Voilà pourquoi, Elle nous demande instamment (au cours de ses apparitions et par la voix de l’Eglise) de combattre énergiquement à ses côtés et sous ses ordres.

Et Elle nous donne une arme, une arme qui à ses yeux est l’Arme Absolue, une arme souverainement efficace : c’est le Rosaire, l’humble chapelet, qu’Elle nous presse de réciter chaque jour, moyennant quoi, Elle nous promet la victoire de l’Amour sur toutes les puissances du mal :

« A la fin, mon cœur Immaculé triomphera et un temps de Paix sera donné au Monde ».

Telles sont, frères et sœurs, les trois grandes dimensions de la Médiation Mariale ; Marie, la Femme par Excellence est :  

  • Médiatrice d’Intercession,
  • Médiatrice Maternelle dans la Communication de la Vie Divine,
  • Médiatrice de force dans la lutte contre le Démon.

L’Eglise exprime sa Foi à l’égard de cette vérité en parant Marie de titres divers, plus beaux les uns que les autres (et rien n’interdit d’en ajouter quelques-uns uns de notre invention).

Ne nous lassons pas de les lui redire au cours de nos journées, avec admiration, avec amour.

O Marie ! Toi qui es Notre Avocate,

Notre-Dame du Perpétuel Secours,

Notre-Dame des Victoires,

Toi, qui es la Cause de notre Joie et la Porte du Ciel,

Toi, qui es l’Espérance des Désespérés,

Toi, la Reine de France et la Reine du Monde,

Reste toujours près de nous,

Veille sur nous, protège-nous,

Enveloppe-nous de ton Indicible Tendresse.

Dans ton Cœur Immaculé,

nous déposons toutes nos intentions personnelles

et aussi celles de l’Eglise et de l’Humanité.

Daigne par-dessus tout intervenir,

Toi, la Mère de Miséricorde,

pour la conversion des pêcheurs,

condition d’une véritable Paix dans le Monde.

Plus que jamais, nous voulons être à Toi,

car tu es notre suprême recours,

notre dernière chance.

Conduis-nous à Jésus, notre Sauveur, notre Rédempteur.

Fais que par toute notre vie unie à la sienne,

Dieu soit pleinement glorifié,

dans le temps et dans l’éternité.

(Source: Blog de Jackie)

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QUE PENSE L'ORTHODOXIE ?

Marie, inséparable de l'Incarnation

Marie "Theotokos"

Il s'agit donc essentiellement d'un dogme christologique : Marie est Mère du Fils de Dieu fait homme en l'unique personne duquel nature humaine et nature divine sont inséparables. Dans la liturgie, la vénération concernant Marie s'exprime lors de la prière qui vient directement après l'épiclèse (invocation du Saint-Esprit) chez les Grecs : "Plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, Toi qui sans tache enfantas Dieu le Verbe, Toi qui es vraiment Mère de Dieu, nous te glorifions". 

La vénération à Marie s'inscrit donc dans un mystère ineffable, tout comme l'incarnation, à qui il se trouve lié. C'est sans doute ce qui caractérise l'attitude orthodoxe par rapport à une approche plus rationnelle de l'Occident, qui a ressenti le besoin de formuler des dogmes. Le mystère de Marie est inséparable de celui de l'incarnation. 

Marie, figure de l'humanité

En même temps, Marie est une lumière qui éclaire le destin de l'humanité. Elle est la figure de l'humanité qui participe à l'acte salvifique de Dieu. En effet, Marie représente la liberté humaine. En Marie, je ne contemple ni la femme idéale, ni une divinité féminine compatissante à côté d'un Dieu masculin impitoyable.

Marie incarne l'humanité qui accueille la Parole de Dieu, selon la synergie de la liberté humaine et de la grâce divine. J'insiste sur la liberté : cette femme, cette humaine dont le Dieu transcendant a voulu avoir besoin pour réaliser son dessein d'amour n'est pas entre ses mains un instrument passif.

Son obéissance ­ son Fiat ­ est celle d'une femme libre, inspirée par une foi totale, comme l'a si bien exprimé Nicolas Cabasilas, un grand spirituel byzantin du XIVe siècle : "Quand Dieu a décidé d'introduire dans le monde son fils premier-né pour renouveler l'humanité en faisant de lui un second Adam, il fait participer la Vierge à son dessein. Cette grave décision, Dieu la prononça, et la Vierge la ratifia. L'incarnation du Verbe ne fut pas seulement l’œuvre du Père, de son Verbe et de son Esprit. Elle fut aussi l’œuvre de la volonté, de la foi, de la Vierge". 

Marie, modèle du vrai disciple

C'est donc avec tout son être, corps, âme et intelligence, que Marie participe au mystère divin. Trop souvent en effet on exalte la maternité physique, en privant les hommes de la richesse symbolique que leur offre Marie. Or, nous sommes tous, hommes et femmes, appelés à enfanter le Christ. Marie est le modèle du vrai disciple, qui accepte la Parole de Dieu, adhère de tout son coeur et se soumet.

Dans l'Évangile de Jean, ce groupe, au pied de la Croix, formé par Marie et "le disciple que Jésus aimait", représente l'Église : c'est l'ensemble des croyants que Jésus confie alors à sa mère, qu'il lui demande d'accueillir. Marie représente ainsi l'humanité, même si, comme personne, elle joue un rôle unique dans l'histoire du Salut. 

Tous appelés à l'accueil

Au niveau symbolique, Marie est l'anticipation de l'"Homme nouveau". "Les hommes sont des hommes, mais l'Homme est une femme", a dit l'écrivain anglais G. K. Chesterton, cité par Kallistos Ware, théologien orthodoxe. Hommes et femmes, nous sommes tous appelés à cette attitude d'accueil, d'ouverture à l'autre et d'offrande, dont, selon le symbolisme biblique, l'épouse et l'amante sont la figure.

(Source Propos recueilli par Isabelle de Gaulmyn - La Croix ; juillet 2003)

 

La médiation de grâce de Marie sur la terre a déjà été perçue par Origène(†253) lors de la Visitation, médiation subordonnée au Christ qui opère en elle.

« Dès que Marie eut entendu, selon le message de l'ange, qu'elle allait concevoir le Sauveur et que sa cousine Elisabeth était enceinte, elle partit, se rendit en hâte vers la montagne et entra dans la maison d'Élisabeth.

Jésus, dans le sein de la Vierge, se hâtait de sanctifier Jean-Baptiste, encore dans le sein de sa mère. »[1]

 

Origène a déjà parlé de la maternité spirituelle de Marie, dans le sens où les chrétiens agissent de telle sorte qu'elle devienne leur mère :

« En effet on peut affirmer de tout parfait qu'il ne vit  plus, mais que le Christ vit  en lui, et, puisque le Christ vit  en lui, il est dit de lui à Marie :

Voici ton fils, le Christ. »[2]

 

 


[1] Origène Homélie sur Luc VII,1, dans sources chrétiennes 87, Paris Cerf 1961, p. 155

[2] Origène, In Jo. Com. I,4, GCS 8,14 ; dans sources chrétiennes 87, Paris Cerf 1961, p.62

 

 

Prière à la Très Sainte Mère de Dieu de Saint Éphrem le Syrien
Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amin.
 

 

Prière à la Très Sainte Mère de Dieu de Saint Éphrem le Syrien
Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 

SAINT JEAN LE MISERICORDIEUX

Archevêque d'Alexandrie

(Fêté par les Eglises de Tradition Bysantines ce 12 novembre)

    Saint Jean était le rejeton d'une illustre famille d'Amathonte en Chypre.

Sous la pression de ses parents, il se maria et eut plusieurs enfants qui, par la volonté de Dieu, moururent en bas âge, en même temps que son épouse.

Voyant dans cette douloureuse privation l'occasion de se libérer de tous les soucis du monde, il se consacra complètement à Dieu.

En 610, il fut consacré Patriarche de l'Eglise d'Alexandrie, sous le nom de Jean V.

Le jour même, il réunit tout le Clergé et tout le personnel de la riche Métropole d'Egypte et les envoya faire le recensement exact de ceux qu'il appelait ses maîtres: c'est à dire les pauvres et les mendiants que Dieu place auprès de nous pour que nous gagnions le Royaume des Cieux en leur faisant l'aumône.

Comme on en avait trouvé plus de 7 500, il commanda qu'on leur donne chaque jour la nourriture et le couvert qui leur étaient nécessaires. I

l disait souvent à Dieu dans sa prière :

« Nous verrons bien, Seigneur, lequel de nous deux sera victorieux dans ce combat : ou Toi en me faisant toujours du bien, ou moi, en ne cessant pas de le distribuer aux pauvres. Car je reconnais n'avoir rien que je ne tienne de Ta miséricorde.et que c'est elle qui soutient ma vie ».

De fait, la miséricorde du Saint à l'égard des pauvres était inépuisable ; ses aumônes étaient abondantes comme les eaux du Nil qui couvrent périodiquement les terres d'Egypte pour les rendre fertiles.

C'est pourquoi il reçut le surnom de Miséricordieux, à l'image du Christ, son maître, qui est la source de toute miséricorde.

Il ne pouvait pas voir un pauvre ou un affligé s'approcher de lui sans pleurer abondamment et sans prendre sur lui sa peine. Il donnait sans compter, en puisant dans le trésor de l'Eglise.

Comme le Christ l'a enseigné (Lue 6:35), il donnait sans faire aucune distinction entre les bons et les méchants, les dignes ou les indignes. Un jour, un pauvre qui avait déjà reçu de lui l'aumône, se présenta trois autres fois au Saint, en se camouflant sous des déguisements différents.

Comme on le faisait remarquer à Jean, celui-ci ordonna qu'on lui donne le double, en disant :

« C'est peut-être Jésus, mon Sauveur, qui vient à dessein de me tenter ? » Or, plus il répandait l'aumône, sans se soucier de la quantité ou de ce que sera le lendemain, plus Dieu multipliait les donations adressées à l'Eglise ; si bien que le peuple était confirmé dans cette promesse du Sauveur :

« Ne vous inquiétez pas pour votre existence de ce que vous aurez à manger ou de ce que vous aurez à boire, ni pour votre corps de ce que vous aurez pour vêtement ( ... ) Cherchez en premier lieu le Royaume de Dieu et Sa justice et tout cela vous sera donné en plus» (Mat. 6).

Un des Clercs chargé des aumônes (nommés aumôniers) n'avait donné à un riche dans le besoin qu'un tiers de la véritable fortune que le Saint lui avait ordonnée de distribuer, jugeant qu'il était irraisonnable de vider le trésor pour un seul.

Mais il se vit confondu par Jean qui lui révéla qu'une noble femme, ayant résolu de faire une importante donation à l'Eglise, n'avait finalement donné que le tiers de la somme prévue.
aaaLorsqu'en 614, les Perses envahirent la province de Syrie et prirent de manière sanglante la ville de Jérusalem, un grand nombre de réfugiés afflua vers Alexandrie.

Saint Jean les reçut comme ses frères, les consola, fit construire des hôpitaux et de grandes hôtelleries, et épuisa toutes les ressources de l'Eglise pour les nourrir et leur donner quelque argent.

En même temps, il fit envoyer en Palestine des navires chargés de grains et de vivres, et des ouvriers pour reconstruire les églises détruites.

Lui même visitait les malades et les nécessiteux, et leur montrait en sa personne un reflet de la présence du Christ.

Lorsqu'on voulait le remercier de ses bienfaits, il interrompait soudain son interlocuteur en disant :

« Tais-toi, mon frère, car je n'ai pas encore répandu mon sang pour toi, ainsi que le Seigneur le demande ! »

Tous les mercredis et les samedis, il se tenait à la porte de son église et attendait qu'on vienne s'adresser à lui, pour trancher les différends et réconcilier les ennemis.

Jamais on ne l'entendait prononcer une parole vaine ou condamner qui que ce soit, même devant les preuves les plus évidentes du péché.

Il ne voyait en effet que le bien ou les bonnes intentions, supposait que ces pécheurs avaient fait pénitence en secret et se gardait bien de s'approprier le jugement qui appartient à Dieu seul.

Il remerciait ceux qui le calomniaient ou l'injuriaient pour lui avoir rappelé ses péchés, et leur faisait donner de plus grandes aumônes qu'aux autres.

Pour corriger les pécheurs, les orgueilleux ou les durs de cœur, le Saint Patriarche s'adressait toujours à eux en s'attribuant les péchés qu'il voulait reprendre et en leur demandant de prier pour qu'il s'en repente.

Il exhortait avec patience ses fidèles à l'humilité et au repentir, en leur rappelant les merveilles que Dieu a faites pour nous en créant le monde, en envoyant son propre Fils pour nous sauver et en prenant patience devant nos innombrables fautes.

Mais plus que par la parole, il préférait transmettre l'Enseignement de la Sainte Ecriture par ses propres actes, comme les Prophètes.

Ainsi, un dimanche, alors qu'il célébrait la Divine Liturgie dans la cathédrale, entouré de son Clergé et de tout le peuple, le Patriarche s'arrêta soudain avant de prononcer les paroles de la consécration, il demanda au Diacre de répéter les litanies et envoya chercher un des Clercs de son Eglise, qui lui portait rancune et ne s'était pas présenté à l'église.

Lorsque ce dernier arriva, l'Evêque se prosterna devant lui avec larmes et lui demanda pardon.

Ce n'est qu'après s'être réconcilié avec lui et l'avoir embrassé, qu'il remonta à l'Autel et continua la célébration, ayant appliqué à la lettre le précepte du Seigneur (Mat. 5:23).

aaaBien qu'il ait été marié, Saint Jean aimait les moines et les dépassait dans l'austérité de la vie.

Il avait réuni près de sa cathédrale deux communautés monastiques et se chargeait de leur entretien.

En échange, il leur avait demandé de prier pour lui et pour l'Eglise pendant les Offices qu'ils célébraient, et de prier pour leur propre salut tout le reste du temps dans leurs cellules, dégagés de tout souci grâce à la sollicitude du Patriarche.

Il habitait un riche palais, mais ne possédait rien en propre. Sa cellule était dépourvue de tout confort; c'est pourquoi un notable de la ville lui offrit un jour une luxueuse couverture.

La nuit suivante, le Saint ne put trouver le repos et ne cessait de se condamner en pensant que tant de pauvres souffraient du froid et de la faim à sa porte, alors que lui s'entourait d'un tel luxe.

Le lendemain, il la fit vendre et en distribua le produit. Or, son bienfaiteur vint à retrouver son cadeau à l'étalage du marchand. Il la racheta et contraignit Jean à l'accepter. Mais celui-ci la vendit à nouveau pour faire l'aumône. Comme ni l'un ni l'autre ne voulait céder, l'objet circula ainsi un grand nombre de fois entre leurs mains; et ce fut pour Jean l'occasion de contraindre indirectement ce riche à distribuer une grande fortune aux indigents.


aaaSa charité et son extrême humilité ne l'empêchaient pas cependant de se montrer ferme à l'égard des "hérétiques" . Il les aimait et répandait pour eux ses bienfaits, mais il restait strict pour condamner leurs erreurs et interdire aux Orthodoxes toute participation à leur culte et à leurs prières.

aaaLorsque la famine et les épidémies ravagèrent la ville, le Saint se montra le premier à assister les malades et à enterrer les morts.

Il exhortait ses fidèles à prier assidûment pour les défunts et prenait occasion de ces malheurs pour leur rappeler la fragilité de notre vie et l'urgence qu'il y a à faire pénitence.

Quelques années après la prise de Jérusalem, Alexandrie fut à son tour menacée par les Perses.

C'est pourquoi, à la demande du gouverneur d'Egypte Nicétas, Jean retourna à Chypre, où il mourut à l'âge de 64 ans (en 619), en rendant grâces à Dieu de ne rien lui avoir laissé des si grandes richesses dont il avait été constitué l'intendant au profit des pauvres.

Un peu avant son trépas, il vit lui apparaître la même noble vierge qu'il avait déjà vue à l'âge de quinze ans, et qui lui avait dit alors être la Miséricorde en personne qui a incité le Christ à s'incarner pour notre salut; et lui avait promis de lui ouvrir le Royaume des Cieux.

Quelque temps après sa mort, une huile parfumée (myron) coula du corps du Saint Hiérarque pour la joie et la consolation des fidèles.

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,20-25.

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

(1873-1897), carmélite, docteur de l'Église 
Manuscrit autobiographique A, 83 v° 


 

« Le règne de Dieu est au milieu de vous »

 

    C'est par-dessus tout l'Évangile qui m'entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme.

J'y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux... 


    Je comprends et je sais par expérience que

« le Royaume de Dieu est au-dedans de nous ».

Jésus n'a point besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, lui le Docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles.

Jamais je ne l'ai entendu parler, mais je sens qu'il est en moi ; à chaque instant, il me guide, m'inspire ce que je dois dire ou faire.

Je découvre juste au moment où j'en ai besoin des lumières que je n'avais pas encore vues ; ce n'est pas le plus souvent pendant mes oraisons qu'elles sont le plus abondantes, c'est plutôt au milieu des occupations de ma journée.

 

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 06:44
Avec Saint Martin - soldat devenu moine et évêque de Tours, témoin de la charité du Christ- que l’Eglise fête aujourd’hui, présentons au Seigneur nos intentions.

Avec Saint Martin - soldat devenu moine et évêque de Tours, témoin de la charité du Christ- que l’Eglise fête aujourd’hui, présentons au Seigneur nos intentions.

 

 Lectionnaire du Sactoral pour la saint Martin : '         

                     

 Ph 3/13-21                               

13 Frères, je ne crois pas l'avoir déjà gagné. Je ne fais qu'une chose : oubliant le chemin que j'ai derrière moi et me précipitant en avant, 14 je cours droit au but, pour remporter le prix de la vocation d'en haut, de l'appel de Dieu dans le Christ Jésus. 15 Que ce soient donc là nos pensées, à nous, les parfaits. Si vous êtes, sur quelque point, d'un avis différent, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. 16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons du même pas.17 Frères, soyez mes imitateurs; fixez les yeux sur ceux qui vivent selon l'exemple que nous vous donnons. 18 Car il en est beaucoup qui se conduisent comme des ennemis de la croix du Christ. Je vous en ai souvent parlé, mais cette fois, je le redis en pleurant. 19 Leur destinée, c'est la perdition, car leur Dieu, c'est leur ventre. Ils mettent leur fierté dans leur ignominie. Ils n'ont d'attrait que pour les choses de la terre. 20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux; c'est de là que nous attendons comme Sauveur, le Seigneur Jésus Christ. 21 Il métamorphosera notre misérable corps à l'image de son corps glorifié, en vertu du pouvoir qu'il a de s'assujettir toute créature.

 

 Jn 14/23-30                              

23 Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. 24 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Mais la parole que vous entendez n'est pas de moi; elle est du Père qui m'a envoyé.25 « Je vous ai dit ces choses, tandis que je demeure encore avec vous. 26 Mais le Paraclet, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. 27 « Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix à moi, et je ne vous la donne pas comme la donne le monde. Votre cœur ne doit ni se troubler ni s'alarmer. 28 Vous m'avez entendu dire : Je m'en vais, et je reviens à vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais auprès du Père, car le Père est plus grand que moi. 29 Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, lorsqu'elles seront arrivées, vous croyiez. 30 Je ne m'entretiendrai plus guère avec vous; car le Prince de ce monde vient; il ne peut rien contre moi, 31 mais il faut que le monde connaisse que j'aime le Père, et que j'agis selon le commandement que mon Père m'a donné. _Levez-vous, partons d'ici. »

 


En cette  FÊTE DE SAINT MARTIN, alors que ce 11 NOVEMBRE nous célébrons l'Armistice et prions pour la paix:


Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. 
Envoyez Votre Esprit Saint. 
Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. 
Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. 
Saint Martin, priez pour nous! 
Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! 
Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Psaume 15 (16), 5.8, 9-10, 11
Seigneur, mon partage et ma coupe :
De toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
Il est à ma droite : je suis inébranlable.
 
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
Ma chair elle-même repose en confiance :
Tu ne peux m’abandonner à la mort
Ni laisser ton ami voir la corruption.
 
Tu m’apprends le chemin de la vie :
Devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
Pour les hommes et femmes de France qui sont morts au service de notre pays lors de la Grande Guerre.  Pour les soldats dont les graves blessures de guerre, les mutilations,  ont marqué le reste de la vie. Et particulièrement ceux de notre commune. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui encore, se mettent au service de nos concitoyens  avec courage et désintéressement….  Dans nos quartiers, nos villes, nos villages, ils sont artisans d’unité et de paix Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de service.     Kourie Eleïson.

Pour les hommes et femmes de France qui sont morts au service de notre pays lors de la Grande Guerre. Pour les soldats dont les graves blessures de guerre, les mutilations, ont marqué le reste de la vie. Et particulièrement ceux de notre commune. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui encore, se mettent au service de nos concitoyens avec courage et désintéressement…. Dans nos quartiers, nos villes, nos villages, ils sont artisans d’unité et de paix Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de service. Kourie Eleïson.

Saint Martin 
Évêque de Tours


Apôtre des Gaules 
(v. 316-397)


Martin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille.

Ta miséricorde envers le pauvre sans vêtement t’a valu, ô Martin,
De contempler le Christ qui disait aux anges :
Martin m’a revêtu de ce vêtement,
Aie pitié de nous qui sommes pauvres
Et qui n’avons pas d’œuvres bonnes pour nous vêtir,
Et prie le Seigneur de l’univers
Qu’il fasse miséricorde à nos âmes.

Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole ; mais il se rappelle la parole de l'Évangile : J'étais nu, et vous m'avez couvert. « Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements. » Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à ses anges : « C'est Martin, encore simple catéchumène, qui m'a ainsi couvert. » Peu de temps après il recevait le Baptême.

Humble et simple de cœur, évêque Martin ;
Tu as fait paître ton troupeau, Tu as guéri les malades et chassé les démons
Tu as dompté le feu et tu as ressuscité les morts.
Par ta vie angélique et ta prière incessante
Tu as rendu fertiles les cœurs assoiffés
Et offert au Seigneur de la vigne une vendange surabondante.
Ô pontife vraiment saint qui ne juges personne
Assiste-nous à l’heure redoutable du jugement.

Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance.

Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises : ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent ; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.

Psaume 82(81),3-4.6-7.

« Rendez justice au faible, à l'orphelin ; faites droit à l'indigent, au malheureux.
« Libérez le faible et le pauvre, arrachez-le aux mains des impies. »
« Je l'ai dit : Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous !
« Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez ! »

St Martin de Tours, évêque

St Martin de Tours,évêque,

Grandes Heures d'Anne de Bretagne (XVIe)
 
 

HYMNE.

Christ Roi, de Martin la gloire : vous êtes sa louange, il est la vôtre ; vous honorer en lui, comme lui-même en vous, est notre désir.
Vous qui d’un pôle à l’autre du monde faites briller la perle des Pontifes, délivrez-nous par son très grand mérite des lourds péchés qui nous oppressent.
Il était pauvre ici-bas et humble : et voici qu’au ciel il fait son entrée dans l’abondance, que les phalanges des cieux viennent au-devant de lui, que toute langue, toute tribu, toute nation applaudit au triomphe.
Comme avait fait sa vie, resplendit sa mort, admiration de la terre et des cieux : pour tous, c’est acte pie que se réjouir ; pour tous que ce jour soit un jour de salut.
Martin, l’égal des Apôtres, bénissez-nous célébrant votre fête : jetez sur nous les yeux, vous qui pour vos disciples demeurez prêt à vivre comme à mourir.
Faites maintenant ce que vous fîtes autrefois : des Pontifes faites briller les vertus, de l’Église accroissez la gloire, de Satan déjouez les embûches.
Vous qui trois fois avez dépouillé l’abîme, sauvez ceux que leurs fautes ont engloutis ; en souvenir du manteau partagé, revêtez-nous de justice.
Et vous rappelant cette gloire qui dans le temps fut vôtre à titre spécial, de l’Ordre monastique aujourd’hui presque éteint montrez-vous le secours.
Gloire soit à la Trinité, dont par sa vie Martin fut le confesseur ; puisse-t-il faire que chez nous aussi la foi en soit appuyée par les œuvres.

Amen

Cette « année martinienne » correspond au 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin.

Elle a débuté le mardi 10 novembre, à Tours, et sera ouverte, officiellement, ce 11 novembre après-midi, en la cathédrale Saint-Gatien, par Mgr Aubertin, archevêque de Tours.

Source : diocèse de Tours.

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Pour toutes les populations civiles victimes d’une volonté de domination et d’asservissement qui a conduit à la Grande Guerre. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, dans de nombreux pays, sont victimes d’idéologies religieuses ou politiques intolérantes et violentes. Pour les chrétiens d’Orient persécutés….  Fidèles au Christ, ils suivent son chemin. Ils sont les martyrs d’aujourd’hui. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de force. Kourie Eleïson

Pour toutes les populations civiles victimes d’une volonté de domination et d’asservissement qui a conduit à la Grande Guerre. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, dans de nombreux pays, sont victimes d’idéologies religieuses ou politiques intolérantes et violentes. Pour les chrétiens d’Orient persécutés…. Fidèles au Christ, ils suivent son chemin. Ils sont les martyrs d’aujourd’hui. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de force. Kourie Eleïson

Un figuier et une échelle
Évangile selon saint Jean 1, 43-51
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier. »
 
L’ange bibliste

« Vous verrez les anges de Dieu qui montent et qui descendent au-dessus du Fils de l’homme »
L’ange veillant sur Nathanaël prenait l’ombre avec lui sous le figuier. Chaque jour il lisait, derrière son épaule, la Torah que son hôte aimait passionnément. L’ange bibliste s’instruisait sur les Cieux, admirant la patience de son sage compagnon. 
Un jour, Philippe dérangea leur lecture. Il avait rencontré il y a peu le Messie, et tout bouleversé répandait la nouvelle. Absorbé par son livre, Nathanaël rouspéta. Mais l’autre insistait tant, qu’il finit par le suivre. L’ange, intrigué, se tenait à distance. Voyant soudain Jésus, de ses ailes déployées il se voila la face. Il tremblait à l’idée que son administré ne reconnaisse pas celui dont parlait l’Ecriture. « Se serait trop bête », se dit-il. Prenant courage, l’ange se redressa et vola vers Jésus, lui glissant à l’oreille ce qu’il savait déjà, mais qu’il importait sans doute de redire maintenant : « Celui dont j’ai la garde est un Juif des plus pieux. Il scrute sous le figuier sans relâche la Loi. »

Alors que le Messie disait à haute voix ce que l’ange en secret lui rappelait à l’oreille, ce dernier s’adressa en silence à Nathanaël : « La Torah que tu aimes se tient là, devant toi. La Parole vivante n’est plus livre, mais chair ! De l’ombre du figuier, passe à la lumière ! » Et touché certainement par la prière fervente résonnant en silence dans le fond de son cœur, reconnaissant du Livre la parole incarnée, le savant s’écria à l’adresse du Christ : « Tu es le fils de Dieu ! »
L’ange, dessus Jésus, bondissait d’allégresse.(Source:Signe dans la Bible)
Pour les peuples entraînés dans des conflits qui s’enlisent. Conflits sans fin, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, aujourd’hui comme hier. (instant de silence) Prions aussi pour les habitants de l’Europe qui cherchent à mettre en œuvre « l’esprit de service mutuel en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine » qui a présidé en son temps à la construction de la Communauté européenne.              Ils sont ainsi porteurs d’espérance….    Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de paix. Kourie eleïson

Pour les peuples entraînés dans des conflits qui s’enlisent. Conflits sans fin, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, aujourd’hui comme hier. (instant de silence) Prions aussi pour les habitants de l’Europe qui cherchent à mettre en œuvre « l’esprit de service mutuel en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine » qui a présidé en son temps à la construction de la Communauté européenne. Ils sont ainsi porteurs d’espérance…. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de paix. Kourie eleïson

 

« Pour prêcher les vérités de la foi avec un véritable succès, pour les mettre soi-même en pratique, il faut le secours de la grâce de Dieu. Notre intelligence ne suffit pas, notre volonté non plus. Il n'y a qu'à se regarder soi-même avec loyauté, pour en être convaincu. Aussi, Jésus enseigne ce que nous devons faire pour obtenir le secours nécessaire à notre faiblesse intellectuelle et morale : la prière :

« Demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit, et celui qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira. Quel est l'homme parmi vous auquel son fils demandera du pain, et qui lui donnerait une pierre ? Ou si encore il demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc vous, méchants comme vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera de bonnes choses à ceux qui le prient. »

Nous n'avons plus rien à craindre de notre faiblesse. Elle est même, pour nous, par la prière, notre plus grande force, car elle met entre nos mains la force de Dieu. Mais pour acquérir cette force de Dieu, il faut la demander humblement, instamment. Il faut surtout avoir en soi la conviction profonde et très sincère, que l'on ne peut rien par soi-même. Alors, nous pouvons tout, comme dit saint Paul, en celui qui nous fortifie. La puissance divine passe en nos mains. Rien n'est impossible à Dieu, ainsi quand on est convaincu de sa propre impuissance, c'est l'heure de la puissance de Dieu. Qui le sait et le met en pratique peut tout, obtient tout. Et jamais on n'est plus sûr du succès qu'en demandant à Dieu une chose qu'il est impossible à soi-même d'obtenir. Demandez, et vous recevrez. Le Père céleste attend votre prière confiante pour vous accorder l'impossible. »

R.P. Mortier, o.p., L’Évangile - Simples commentaires pour la vie chrétienne (LVI), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer et Cie, Lille - Paris - Bruges, 1925.

Pour les religieux et religieuses - chassés de France par les lois de 1905 - revenus librement se mettre au service de leurs compatriotes en danger. (instant de silence Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, sont appelés à la vie consacrée. Ils sont témoins de la bonté, de la joie et de la miséricorde du Seigneur auprès des populations les plus fragiles.  Ils réveillent le monde…. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de miséricorde. Kourie eleïson

Pour les religieux et religieuses - chassés de France par les lois de 1905 - revenus librement se mettre au service de leurs compatriotes en danger. (instant de silence Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, sont appelés à la vie consacrée. Ils sont témoins de la bonté, de la joie et de la miséricorde du Seigneur auprès des populations les plus fragiles. Ils réveillent le monde…. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de miséricorde. Kourie eleïson

Lectionnaire du Temporal:

2 Th 2/1-4

1 1 Paul, Silvain et Timothée, à l'Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu, notre Père, et dans le Seigneur Jésus Christ : 2 grâce et paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus Christ. 3 Frères, nous avons à rendre de continuelles actions de grâces à Dieu à votre sujet. Cela est bien juste, étant donné les grands progrès de votre foi, et le développement de la charité que tous vous avez les uns pour les autres. 4 Aussi, sommes-nous fiers de vous auprès des Églises de Dieu, en raison de votre patience, et de votre foi au milieu des persécutions et des afflictions que vous avez à endurer.

Lc 17/26-30

26 « Ce qui arriva du temps de Noé, arrivera de même aux jours du Fils de l'Homme. 27 On mangeait, on buvait, on prenait femme ou mari, et cela dura jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Survint le déluge qui fit périr tout le monde. 28 De même aussi du temps de Lot : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait. 29 Le jour où Lot quitta Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, qui fit périr tout le monde. 30 Il en sera de même le Jour où le Fils de l'Homme doit se révéler.

Pour tous ceux qui au cours de la grande guerre ont redécouvert la foi en Jésus- Christ et qui leur a apporté joie et réconfort. (instant de silence) Prions aussi pour ceux qui aujourd’hui sont en recherche… et qui mettent leur confiance dans le Seigneur.  Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de vie.  Kourie eleïson.

Pour tous ceux qui au cours de la grande guerre ont redécouvert la foi en Jésus- Christ et qui leur a apporté joie et réconfort. (instant de silence) Prions aussi pour ceux qui aujourd’hui sont en recherche… et qui mettent leur confiance dans le Seigneur. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de vie. Kourie eleïson.

Des Odes de Salomon

(texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle) 
N°2 ( trad. cf DDB 1981, p.18) 


 

« Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »

 

Le Christ est auprès de moi : 

j'y adhère et il m'étreint. 

Je n'aurais pas su aimer le Seigneur 

si lui-même ne m'avait aimé le premier. 

Qui peut comprendre l'amour, 

si ce n'est celui qui est aimé ? 


J'étreins l'aimé et mon âme l'accueille 

et là où il se repose, là je me tiens. 

Je ne serai plus un étranger pour lui 

car il n'y a pas de haine dans le Seigneur. 

Je suis lié à lui comme l'amante 

qui a trouvé celui qu'elle aime. 


Parce que j'aime le Fils, 

je deviendrai fils. 

Oui, celui qui adhère à celui qui ne meurt pas, 

ne mourra pas. 

Celui qui se complaît en la Vie, 

à son tour sera vivant. 

Tel est l'Esprit du Seigneur sans mensonge 

qui apprend aux hommes à connaître ses voies.

LE COIN DE LA MEMOIRE HISTORIQUE:

 

Paris fête l’armistice! Images rares…

Le chef du gouvernement, Georges Clémenceau, surnommé «le Tigre», arpente une tranchée lors d'une visite sur le front, en 1917.

Les tranchées de la guerre 14-18 sont devenues, au fil des années, un creuset linguistique. Des hommes de tout âge, issus de milieux socio-culturels et de régions très disparates ont chacun, à leur manière, apporté une pierre à cet édifice linguistique. Régionalismes, langues étrangères ou jargons de tous les métiers ont façonné une langue que des millions de combattants ont utilisée dans l’enfer des tranchées.
Un langage représentatif de cette période qui porte les stigmates de conditions de vie difficiles, des corps éprouvés par le froid, la crasse et la faim. Derrière les termes universitaires, tels que dérivation, évolution sémantique ou procédés linguistiques, suinte la force vitale des désespérés. Avec le concours de Marie-Hélène Drivaud, directrice éditoriale du Robert, Le Figaro en a décrypté quelques exemples, dont certains ont été repris dans la littérature classique.

● Limoger

La dérivation est un procédé de création très commun. Elle peut se faire à partir d’un nom propre. C’est l’origine du verbe limoger apparu en 1916, d’abord terme argotique de l’administration militaire. C’est en effet à Limoges que le maréchal Joseph Joffre envoya les officiers d’état-major, jugés incapables, qui furent relevés de leurs fonctions au début de la guerre. Correspondant initialement à une punition, ce mot désignera par la suite une mesure de disgrâce, une mise à l’écart.

● Le bourdon

La métaphore est à l’œuvre pour caractériser les idées sombres qui étreignent les soldats. Ainsi apparaît, en 1915, l’expression «avoir le bourdon», née du rapprochement avec l’insecte, en référence à sa couleur sombre et au son grave qu’il émet lorsqu’il vole. La locution «avoir le cafard» découle du même processus.

● Avoir les chocottes

L’expression de la peur, émotion omniprésente au front, passe par le corps et les manifestations physiques de l’effroi. Ces expressions familières renvoient aux dents qui claquent, origine possible de chocottes (1916 ; les dents se choquent) et avoir les grelots (1915), ou aux intestins qui lâchent: «avoir les jetons» (1916 ; peut-être d’un sens de jeter «déféquer»). Il en va de même pour la locution «avoir la pétoche», apparue en 1918, issue de la famille de pet, dans le prolongement de péteux «lâche, poltron».
Blaise Cendrars, dans La Main coupée a écrit: «— Je vous avais dit de faire des prisonniers. Et alors?… où sont-ils?… — Mais, mon capitaine… — Je vois ce que c’est, vous avez la tremblote… — Nous n’avons pas la pétoche, mais nous sommes comme des harengs dans la saumure. On ne peut pas bouger.»

● Q.G

Le besoin de communiquer rapidement et efficacement passe par différents procédés d’abrègement. En 1916, le quartier général, centre de décision, devient le «QG» et les dures conditions de vie dans les tranchées voient fleurir «le système D », né de débrouille. Le «jour J » comme «l’heure H » apparaissent en 1917 et font référence aux moments choisis pour lancer une attaque.
On peut lire dans Le Feu d’Henri Barbusse: «L’adjudant commandant le détachement de territoriaux qui fait les corvées au Q. G. du C. A. — Au quoi? — Au quartier général du corps d’armée (…)»

● No man’s land

Le contact entre troupes alliées sur le front est l’occasion d’échanges linguistiques. Ainsi, en 1916, le territoire neutre mais dangereux situé entre les premières lignes des armées ennemies reçoit le nom de no man’s land, littéralement «terrain n’appartenant à personne» en anglais. Ce terme s’impose rapidement mais il reste peu répandu parmi les combattants qui lui préfèrent un autre emprunt, bled (1916). Ce mot d’origine arabe désigne en argot militaire un terrain nu, une étendue désolée et sauvage ; il est popularisé par les troupes servant en Algérie.

● Maxillofacial

Les sciences recourent fréquemment à la formation de mots savants à partir de racines gréco-latines. La chirurgie réparatrice doit mettre au point des techniques pour secourir les «gueules cassées», à la face ravagée. Ces graves blessures du visage sont à l’origine des débuts de la chirurgie maxillofaciale (1917).

Source

Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières.  Envoyez Votre Esprit Saint.  Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier.  Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn.  Saint Martin, priez pour nous!  Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous!  Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. Envoyez Votre Esprit Saint. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:57
Dieu de bonté, de toi vient tout ce qui existe. Tu renouvelles en nous la joie devant ta création, et tu nous donnes un cœur attentif à celles et ceux que nous rencontrons. Ainsi nous pourrons mieux faire percevoir ta présence lumineuse pour tout être humain.

Dieu de bonté, de toi vient tout ce qui existe. Tu renouvelles en nous la joie devant ta création, et tu nous donnes un cœur attentif à celles et ceux que nous rencontrons. Ainsi nous pourrons mieux faire percevoir ta présence lumineuse pour tout être humain.

Source : Nouvelles de Taizé par courriel/ mardi 10 novembre 2015:

Soudan : Du Darfour à Taizé en passant par Calais

Au mois de juin, deux parents avec leurs deux enfants, qui avaient dû fuir le Kurdistan irakien, ont été accueillis à Taizé. Une première famille, irako-égyptienne, à Taizé depuis plusieurs années, a beaucoup aidé à leur installation. Comme la communauté avait fait part de sa disponibilité à accueillir d’autres réfugiés, sept jeunes migrants venus de la « jungle de Calais » sont arrivés ce jeudi à Taizé, tous originaires du Soudan et âgés de 19 à 26 ans. Plusieurs ont perdu des membres de leurs familles dans le conflit au Darfour, où certains des leurs se trouvent toujours, dans des camps de réfugiés. Les jeunes logent dans une maison du village ; l’accueil des habitants a été très chaleureux et un bel élan de solidarité se manifeste déjà dans la région.

France : Taizé accompagne la préparation de la « COP21 »

Paris va accueillir la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dite « COP21 ». À cette occasion, deux événements sont en cours de préparation :

  • Sous le nom de « People’s Pilgrimage », des marches inter-religieuses sont organisées à travers les cinq continents pour demander d’une seule voix un futur protégé des désastres d’un dérèglement climatique. C’est ainsi que 24 marcheurs originaires des Philippines, emmenés par Yeb Saño, l’ancien ambassadeur philippin pour les conférences climatiques, ont entamé un pèlerinage de plusieurs mois vers Paris. Après une rencontre à Cluny le vendredi 13/11 et une nuit chez l’habitant, la délégation arrivera à Taizé à pied samedi 14/11 au matin ; une rencontre ouverte à tous sera proposée à 15h15.
  • Par ailleurs, une prière avec les chants de Taizé, en présence de frère Alois et d’autres frères, sera proposée le samedi 5/12, à 20h30, à l’église St Ignace, dans le 6e arrondissement de Paris. Pour aider la préparation, en divers lieux, de prières pour la sauvegarde de la Création, à l’occasion de la Conférence de Paris, un déroulement pour une veillée a été publié en ligne. Si une telle prière a lieu dans votre ville, nous pouvons l’annoncer. Si vous le souhaitez, envoyez-nous les détails à l’adresse  taize.fr>.

Espagne : À Valence, « les portes sont ouvertes »

L’équipe qui prépare la prochaine rencontre européenne à Valence est au milieu du gué. Tous les contacts ont été pris, l’accueil est bon partout, mais il s’agit maintenant de transformer l’essai et d’entrer dans le vif du sujet, par exemple pour décider combien de pèlerins seront accueillis dans chaque paroisse. Une rencontre de tous les groupes de préparation aura lieu au quartier général de San Lorenzo le week-end du 21-22 novembre. D’ici là, les visites de volontaires se multiplient dans toute l’Espagne : à Málaga, Madrid, Huelva, Murcia, Cartagena, Alicante, Ávila, Salamanca, Teruel, Mérida auront lieu des réunions d’information et des prières, ainsi qu’en Catalogne.

Nawojka, de la Pologne, âgée de 22 ans, fait partie de l’équipe de préparation. Voici son témoignage : « Cela fait 6 semaines que notre équipe est à Valencia. Nous passons des coups de fil, nous allons voir les paroisses, nous marchons à travers la ville – et nous nous perdons souvent – pour annoncer la rencontre partout où nous le pouvons. Nous frappons aux portes, et ce qui me touche chaque fois, c’est que les portes sont ouvertes. »

Pologne : Une rencontre dans le village d’Otorowo

Au cours du week-end du 16-18 octobre, a eu lieu en Pologne une rencontre des animateurs des « points de préparation » en vue de la prochaine étape du pèlerinage de confiance à Valence, en Espagne. Les jeunes ayant préparé le week-end écrivent : « C’était extraordinaire d’accueillir les jeunes dans nos maisons. Aux rencontres européennes, nous avons habité chez des personnes inconnues et maintenant les rôles étaient inversés. Nous avons eu l’occasion de voir ce qu’on ressent quand on accueille à la maison des étrangers. »

Bénin : Séjour de quatre frères en vue de la rencontre de Cotonou

Du 17 octobre au 17 novembre, une équipe de frères a séjourné au Bénin pour une nouvelle phase de la préparation de la prochaine étape africaine du Pèlerinage de confiance sur la terre à Cotonou. Un frère écrit : « Cette fois-ci notre premier objectif était de nouer le contact avec les jeunes dans chaque paroisse destinée à accueillir des participants lors de la rencontre. Grâce au travail d’explication de quelques-uns, les esprits sont disponibles et notre agenda s’est vite rempli de rendez-vous et de rencontres avec les groupes de jeunes dans les paroisses. »

Opération Espérance : Aide aux réfugiés en Hongrie

À la suite des nouvelles racontées par Ferenc et par les jeunes volontaires partis en Hongrie afin d’accompagner les réfugiés, l’Opération Espérance a reçu des dons pour soutenir leur travail. Les dons ont aidé à soigner des enfants et des jeunes dans le centre de Fót.

Agenda

  • Allemagne. En novembre, il y aura dans différentes villes d’Allemagne des veillées de prière avec le signe de la lumière pascale, préparées par des jeunes qui sont venus à Taizé ces derniers temps. Du 13 au 27 novembre, des volontaires de Taizé voyageront également à travers le pays pour participer à certaines de ces prières.
  • Angleterre. Deux volontaires feront des visites en Angleterre, du 14 au 28 novembre. Elles visiteront différentes communautés et écoles, ainsi que certaines églises. La première semaine, elles seront la plupart du temps à Londres ; la deuxième semaine, dans le Nord-Est et autour de Newcastle.
  • France. Des volontaires de Taizé participeront à deux prières communes le 20 novembre prochain, à Montpellier à l’église Notre Dame de la Paix à 20h30 (1, rue Père Cyprien Rome) et à Toulouse à la paroisse des étudiants, à 20h30 à l’église Saint Pierre des Chartreux (21 rue Valade).
  • Croatie. Début décembre, un frère passera quelques jours dans le pays et animera une prière du soir le vendredi 4 décembre à 19 heures, dans la cathédrale de Zagreb. Par ailleurs, une petite fraternité provisoire de jeunes commencera la semaine prochaine dans ce pays.
  • République tchèque. Près d’un an après la rencontre européenne à Prague, deux frères de Taizé vont visiter plusieurs villes de République tchèque. Ils participeront entre autres à une veillée de prière à Prague le 17/11 puis à un week-end de rencontre qui aura lieu à Ostrava du 20 au 22/11 avec des jeunes tchèques, slovaques et polonais.

Prière

Dieu de bonté, de toi vient tout ce qui existe.

Tu renouvelles en nous la joie devant ta création, et tu nous donnes un cœur attentif à celles et ceux que nous rencontrons.

Ainsi nous pourrons mieux faire percevoir ta présence lumineuse pour tout être humain.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 11:46
Quoique vous découvriez en votre coeur en suivant Dieu, faites-le, et dans votre intériorité, demeurez en Lui. (Abba Antoine)

Quoique vous découvriez en votre coeur en suivant Dieu, faites-le, et dans votre intériorité, demeurez en Lui. (Abba Antoine)

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Souvenez-vous toujours qu'au Jugement Dernier, nous serons jugés pour avoir aimé ou ne pas avoir aimé Dieu en la plus petite des personnes.(Archevêque Anastase d'Albanie)

Souvenez-vous toujours qu'au Jugement Dernier, nous serons jugés pour avoir aimé ou ne pas avoir aimé Dieu en la plus petite des personnes.(Archevêque Anastase d'Albanie)

Par Saint Isaac le Syrien

(7ème siècle),

moine Syriaque Orthodoxe près de Mossoul 
Discours ascétiques (trad. Deseille, La fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974, p. 90) 


 

« Gardez vos lampes allumées »

 

La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour.

C'est pourquoi tous les saints ont eu l'habitude de prier la nuit, combattant l'assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle.

Le prophète disait lui aussi :

« Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes »

(Ps 6,7)

pendant qu'il soupirait du fond du cœur dans une prière passionnée.

Et ailleurs :

« Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. »

(Ps 118,62).

Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s'armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu'ils demandaient. 

Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l'on offre pendant les veilles.

Même si elles s'accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu'on ne demande ce qui ne convient pas.

C'est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s'ils se montrent persévérants.

Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l'aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.



 

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

Chers amis. Aloho m'barekh

Notre Eglise locale Syro-Orthodoxe francophone présente en France et particulièrement dans le Diocèse d'Angoulême où nous avons notre presbytère pour l'ensemble des Paroisses et "relais paroissiaux" réunis dans le regroupement inter-paroissial "Notre-Dame de la Très Ste Trinité" (Pays Nantais,Vendée,Charentes,Limousin,Dordogne, Pyrénées) remercie chaleureusement et fraternellement le Pape de Rome d'avoir donné à l'Angoumois son nouvel Évêque .

Au nom de notre petite Eglise Orthodoxe Orientale, je présente aux Autorités religieuses de l'Eglise Romaine-catholique qui est en France et,surtout, à tous les fils et filles du Diocèse d'Angoulême nos vœux les plus fervents et l'assurance de nos prières et de notre amour fraternel en Christ alors qu'ils reçoivent comme don du Père des Miséricordes leur nouvel Évêque.

Qui plus est, un ancien médecin !

Mais quand on est médecin, on le reste !

Nous ne doutons-pas que Mgr Hervé Gosselin saura être, à l'école et à la suite du Christ ce bon Médecin des esprits, des âmes et des corps pour l'ensemble du Diocèse et chacun de ses membres.

Sachant qu'il ne suffit pas de parler d’œcuménisme mais d'en vivre, puissions-nous retrouver à l'école de "l’œcuménisme spirituel" tant prôné par le Père Couturier pour que, de loin en loin, se restaure pleinement et s'affermisse l'unanimité du Témoignage Chrétien!...

Nous espérons "des lendemains qui chantent" dans le domaine d'une toujours plus authentique manifestation de l'unité des Eglises Apostoliques présentes en Angoumois afin que, dans l’honnêteté et dans la complémentarité, "ils soient uns pour que le monde croie" .

D'ici la Consécration de Monseigneur Gosselin, nous allons prier pour le Pasteur qui devra désormais conduire l'Eglise locale d'Angoulême qu'il la conduise dans la docilité à l'Esprit de vérité, d'amour, de force et de liberté; et que, de leur côté, les fidèles du Christ qu'il devra paître, reçoivent son ministère comme le don du Père...

Nous demandons à nos fidèles de l'Angoumois de ne pas manquer à ce devoir d'amour fraternel pour celui qui, pour l'Eglise locale Catholique Romaine sera le Pasteur , l’Évêque et "Successeur des Apôtres".

Selon notre Tradition Syriaque, il tiendra le rôle du Père qui, à travers l'envoie des prêtres en mission (Ses collaborateurs dans l'unique Sacerdoce du Christ), envoie le Christ Ministre du Salut.

Avec l'assurance de tout notre amour en Christ.

Votre fidèlement et respectueusement dévoué.

 

+Mor Philipose-Mariam,

métropolite.

 

Copie pour information fraternelle aux deux Archevêques accompagnateurs de notre Eglise locale Orthodoxe-Orientale et membres de notre Eglise-mère Malankare Orthodoxe (Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes) :Mor Melethius et Mor Athanasius

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone
POUR NOUS PRÉPARER A LA FÊTE DE SAINT MARTIN LE 11 NOVEMBRE:  Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières.   Envoyez Votre Esprit. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix  dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn.  Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

POUR NOUS PRÉPARER A LA FÊTE DE SAINT MARTIN LE 11 NOVEMBRE: Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. Envoyez Votre Esprit. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Première visite officielle du nouveau patriarche des syriaques-orthodoxes au Liban - L'Orient-Le Jour

Source:Posted: 09 Nov 2015 11:38 AM PST/

Le patriarche syriaque-orthodoxe Ignace Ephrem II a conclu hier sa première visite officielle au Liban par une messe solennelle en l'église Saint-Ephrem (Sioufi), en présence de représentants de toutes les personnalités officielles libanaises.
Le patriarche était arrivé vendredi au Liban venant de Sadad (Syrie), l'une des plus anciennes villes de présence syriaque d'Orient, menacée par l'avancée des combattants du groupe État islamique. Il avait interrompu une tournée aux États-Unis pour s'y rendre d'urgence.
Venu encourager les fidèles de son Église à rester attachés à l'Orient, le patriarche connaît bien le Liban. Né en 1965 à Kamichli, en Syrie, c'est en effet au couvent de Atchaneh (Metn) qu'il a entamé ses études de théologie, poursuivies en Égypte d'abord, puis en Irlande et en Grande-Bretagne. C'est également à Atchaneh que le synode de son Église l'a choisi pour succéder au patriarche Zakka II Iwas, le 31 mars 2014.
La messe s'est tenue notamment en présence du député Bassem Chab (représentant le président de la Chambre), du ministre Arthur Nazarian (représentant le Premier ministre), des députés Serge Torsarkissian (représentant Saad Hariri), Nadim Gemayel (représentant Amine Gemayel) et Hagop Pakradounian, chef du parti Tachnag, du nonce apostolique et d'une foule de personnalités religieuses et civiles de la communauté.
L'office divin a été l'occasion pour le patriarche d'appeler à l'élection rapide d'un nouveau président de la République au Liban, ainsi que de lancer un appel afin que musulmans et chrétiens libanais « œuvrent dans un esprit de partenariat et de fraternité à sauvegarder le Liban et son unité ».
« La région du Moyen-Orient est chère à nos cœurs. Nous y avons été enracinés et nous y avons grandi, et nous y resterons jusqu'à la fin des temps », a-t-il notamment affirmé dans son homélie.
« Comment pouvons-nous vivre sans voir la présence de Dieu sur chaque visage humain ?
Pourquoi œuvrons-nous à éliminer l'autre, plutôt qu'à l'élever et le sublimer ? » a-t-il encore dit, avant de prier pour que « les droits de l'homme et sa dignité soient respectés ».
Par ailleurs, après avoir félicité l'Église assyrienne pour la libération récente de 37 de ses fidèles pris en otages par Daech et libérés après le paiement de fortes rançons, le patriarche a prié pour le retour des évêques d'Alep, Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe), enlevés en Syrie depuis 18 mois et dont les traces semblent perdues.

Responsables civils et religieux
Samedi, le patriarche Ignace Ephrem II avait effectué une tournée des responsables civils et religieux libanais. Il avait été reçu par Nabih Berry et Tammam Salam, ainsi que par les cheikhs Abdellatif Deriane, mufti de la République, Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, et Naïm Hassan, cheikh Akl de la communauté druze. La journée s'était achevée par un dîner communautaire dans un grand hôtel de Beyrouth. Le chef de l'Église syriaque-orthodoxe avait saisi l'occasion pour faire l'apologie du Liban, qui, en langue syriaque, signifie « cœur de Dieu », avant d'en faire l'éloge comme « pays refuge de tous ceux qui aspirent à la liberté ».
« Nous voulons que ce pays demeure le pays de l'ouverture au monde et de l'ouverture de tout Libanais à son compatriote », a-t-il plaidé, avant de souhaiter que les Libanais sachent « se solidariser et faire leur intérêt, à commencer par l'élection d'un nouveau chef de l'État ».
Après avoir exprimé l'ambition de voir élus ou choisis des députés et des ministres syriaques, le patriarche avait ajouté : « Notre mission en Orient est celle du serviteur, et non celle du maître. Travaillons pour la paix, chrétiens et musulmans de la région. Nous avons vécu ensemble pendant des centaines d'années et n'avons d'autre choix que de vivre ensemble dans l'esprit de famille et de l'amour fraternel mutuel. »
Après sa visite à Dar el-Fatwa, le patriarche Ignace Ephrem II a assuré : « Notre visite ici est plus que protocolaire. Elle vise à consolider les liens de cordialité et d'amour qui existent entre l'Église syriaque et les musulmans, en particulier dans ce quartier (Mousseitbé) qui abrite le siège de l'évêché de Beyrouth où se dresse la plus ancienne église syriaque contemporaine. »
Vendredi, le patriarche avait célébré la messe en l'église Saints-Pierre-et-Paul à Mousseitbé et béni l'une des deux stèles qui y ont été érigées pour commémorer le génocide de 1915 dont les syriaques, avec les Arméniens, les chaldéens et les assyriens ont été les victimes. La seconde a été installée dans l'église Saint-Ephrem.

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SYRIE - Remise en liberté de 37 autres otages assyriens de la vallée du Khabur de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

Source: Posted: 09 Nov 2015 11:33 AM PST/ fidesnews-fr@fides.org

 
 Remise en liberté de 37 autres otages assyriens de la vallée
du Khabur de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

Hassakè (Agence Fides) – Au moins 37 chrétiens assyriens ont été libérés ce jour par les miliciens du prétendu « Etat islamique » après avoir été pris en otage à compter du 23 février dernier, lorsque les djihadistes les avaient capturés au cours de l'offensive lancée sur les 35 villages assyriens présents le long de la vallée du Khabur, dans la province syrienne nord orientale d'Hassaké. Selon ce qu'indique l'Assyrian Information News Agency, les personnes remises en liberté – 27 femmes et 10 hommes – sont arrivées depuis quelques heures seulement dans la ville de Tel Tamar.
Les chrétiens assyriens de la vallée du Khabur pris en otage par les djihadistes en février dernier étaient plus de 250. Depuis lors, différentes remises en liberté de groupe de prisonniers se sont succédées. Pour le moment, les otages de ce groupe demeurant encore entre les mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique » sont au nombre d'au moins 168. Au début du mois d'octobre, sur les sites djihadistes avait été diffusé la vidéo de l'exécution de trois chrétiens assyriens de la vallée du Khabur (voir Fides 08/10/2015). Le document, tourné selon les rituels macabres suivis également dans d'autres cas analogues par la propagande djihadiste, affirmait que les exécutions d'otages auraient continué jusqu'au versement de la somme demandée comme rançon en vue de leur libération. (GV) (Agence Fides 07/11/2015)

PATRIMOINE CULTUREL:

carcere-mamertino

LA PRISON DE SAINT PIERRE A ROME

 

La Prison Mamertine, appelée aussi « Tullianum » ou encore « prison de saint Pierre », était la prison d’État de l’ancien Empire romain. C’était une prison souterraine, « un cachot malpropre, obscur, infect, dont l’aspect a quelque chose d’effrayant et d’horrible », selon l’historien Salluste.

Cette prison sinistre ne servait pas seulement de lieu de détention. C’est là que les Romains emprisonnaient avant de mourir les rois et potentats de la terre vaincus par les légions romaines, comme le chef gaulois Vercingétorix, le roi numide Jugurtha, Ponce roi des Samnites et beaucoup d’autres.

Mais cette prison est vénérée surtout comme le lieu où, selon une tradition catholique médiévale, les apôtres St Pierre et St Paul avaient été incarcérés par l’empereur Néron. Saint Pierre, notamment, y opéra des miracles historiques.

Lieu où l’empreinte du visage de saint Pierre est vénérée aujourd’hui

Parmi ces miracles figure l’empreinte miraculeuse de la tête et du visage du Vicaire du Christ sur un mur. La Prison Mamertine est constituée de deux pièces creusées au pied de la colline du Capitole, dans un bloc de pierre volcanique locale, le « tuf ». Alors que saint Pierre descendait l’escalier étroit (encore utilisé aujourd’hui) qui reliait les deux pièces de la maison, il fut brutalisé par les militaires et battu contre le mur. La pierre garda alors ce qui est considéré comme étant l’empreinte de la tête du saint. Elle peut être encore vue et vénérée aujourd’hui.

Cet escalier était une authentique « descente aux enfers » car, généralement, personne ne revenait de la salle basse. Les prisonniers y mouraient de froid, de faim et de maladie, ou alors étaient jetés à l’égout (la Cloaca Maxima), où ils mouraient disloqués. Et c’est dans ce cachot obscur et sinistre que disparaissaient, après avoir été exposés comme trophées, des rois et chefs d’État ennemis de Rome.

« Et c’est ainsi qu’ils étaient livrés aux puissances des enfers, engloutis par la terre et rayés de l’existence. Il n’existe pas d’autres exemples comparables », observe Patrizia Fortini, archéologue du Bureau romain du surintendant d’archéologie pour les biens archéologiques de Rome, qui dirige les travaux de restauration entrepris depuis 1985, rapporte le quotidien italien La Repubblica.

L’ambiance est étouffante. Le plafond, très bas, communique une sensation de terreur renforcée par les grillages en fer noir qui subsistent encore. C’est dans cette cave sans portes, humide et fétide, que saint Pierre convertit ses geôliers saint Processus et saint Martinien, plus tard martyrisés, ainsi que 47 prisonniers.

N’ayant pas d’eau pour les baptiser, l’apôtre aurait accompli un miracle en faisant jaillir du sol une source. Pour finir, Saint Pierre fut délivré par un ange.

Selon la tradition, les chaînes que saint Pierre aurait portées dans la prison Mamertine sont vénérées aujourd’hui dans l’église proche de Saint-Pierre-aux-Liens (San Pietro in Vincoli) à Rome.

Les archéologues ont ôté divers sols modernes et de la Renaissance, laissant apparent le sol du temps où saint Pierre était emprisonné.

Les fouilles ont mis au jour des vestiges de fresques datant des XIIe et XIVe siècles totalement inconnues à ce jour. Il a été possible aussi de localiser une communication qui reliait la prison au bâtiment du Sénat en face de la « prison de saint Pierre ». Mais nombreux sont les mystères qui restent à éclaircir…

LE NEANT ?

 

C'est le néant, c'est rien, c'est.

La pensée qu'on est un petit atome perdu dans cette immensité, qu'une goutte d'eau mêlée dans les eaux de cet océan, qu'un petit rien réuni à ce tout unique, cette seule pensée, dis-je, opère plus dans une âme fidèle et docile que toutes les pratiques et les moyens ordinaires.

Quelle témérité de prétendre par son opération et son travail arriver à ce terme invisible et insensible et hors de la sphère de notre activité.

C'est justement un enfant qui veut enfermer la mer dans un petit creux, comme un insensé qui veut construire une échelle pour monter au soleil...

Jamais nous ne sommes assez persuadés de notre impuissance pour le bien et de l'inutilité de tous nos efforts, c'est pour cela que nous voulons toujours les y faire entrer pour quelque chose.

Mais c'est aussi pour cela que Dieu, pour nous en faire voir l'inutilité, renverse tous nos projets et nous laisse dans le vide et dans le trouble.

Aussi ne devez-vous plus vous regarder que comme une ombre que Dieu anime, sous laquelle Il se rend sensible pour les différentes fonctions auxquelles Il l'occupe. 

C'est Lui qui se sert de votre langue pour parler, de votre cœur pour aimer...

C'est le néant, c'est rien, c'est.

Claude-François Milley, Lettre, vers 1710

C'est le néant, c'est rien, c'est.

La pensée qu'on est un petit atome perdu dans cette immensité, qu'une goutte d'eau mêlée dans les eaux de cet océan, qu'un petit rien réuni à ce tout unique, cette seule pensée, dis-je, opère plus dans une âme fidèle et docile que toutes les pratiques et les moyens ordinaires.

Quelle témérité de prétendre par son opération et son travail arriver à ce terme invisible et insensible et hors de la sphère de notre activité.

C'est justement un enfant qui veut enfermer la mer dans un petit creux, comme un insensé qui veut construire une échelle pour monter au soleil...

Jamais nous ne sommes assez persuadés de notre impuissance pour le bien et de l'inutilité de tous nos efforts, c'est pour cela que nous voulons toujours les y faire entrer pour quelque chose.

Mais c'est aussi pour cela que Dieu, pour nous en faire voir l'inutilité, renverse tous nos projets et nous laisse dans le vide et dans le trouble.

Aussi ne devez-vous plus vous regarder que comme une ombre que Dieu anime, sous laquelle Il se rend sensible pour les différentes fonctions auxquelles Il l'occupe. 

C'est Lui qui se sert de votre langue pour parler, de votre cœur pour aimer...

C'est le néant, c'est rien, c'est.

Claude-François Milley, Lettre, vers 1710

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Arsène de Capadoce, qui êtes-vous ?

(Un St vénéré par les Orthodoxes Bysantins)

Né vers 1840 dans cette Cappadoce chrétienne, patrie des Pères de l'Eglise, qui, malgré l'oppression turque, gardait au début de ce siècle une surprenante vivacité chrétienne, Saint Arsène était doué d'une vive intelligence.

Devenu moine à l'issue de ses études, il fut envoyé comme Prêtre dans son village natal, Farassa, pour instruire les enfants abandonnés.

Après son pélerinage à pied en Terre Sainte, pélerinage qu'il renouvelait tous les dix ans, on prit l'habitude de le nommer Hadjiéfendis («maîtrepélerin»).

Humble Prêtre de Dieu, il fut pendant toute sa vie le père et l'âme de la population.

Non content de leur enseigner les rudiments de la culture grecque bannie par les autorités turques, il donnait aux pauvres grecs opprimés un exemple vivant de la grandeur et de la dignité chrétienne.

Plus que toute parole ou tout enseignement, il était présence de Dieu, source abondante de grâce et de guérisons miraculeuses, non seulement au profit des Grecs mais aussi pour les Turcs.

Pour quiconque se présentait à lui avec confiance, il ne se souciait pas, de connaître son origine ou sa religion, mais il cherchait seulement la prière appropriée à son cas.

S'il ne la trouvait pas dans l'Euchologe, il prenait un Psaume, lisait un passage de l'Evangile ou se contentait même de poser sur la tête du malade l'Evangéliaire.

Les Miracles du Père Arsène étaient devenus si naturels qu'il n'y avait pas d'autre médecin à Farassa.

Il était pour tous le médecin des âmes et des corps. Ceux qui ne pouvaient pas se déplacer lui envoyaient des vêtements, il lisait la prière appropriée ou l'écrivait sur un morceau de tissu, et la guérison était tout aussi certaine.

Quelquefois, cependant, la guérison ne venait que progressivement, pour le profit de ceux qui avaient besoin de s'humilier et de prendre peu à peu conscience du secours de Dieu.

Le Père Arsène refusait tous les cadeaux qu'on lui proposait en remerciement de ses bienfaits, en disant: «Notre foi ne se vend pas!»

Et il dissimulait habilement ses vertus, au moyen d'excentricités ou d'accès simulés de colère, afin d'éviter l'estime des hommes et de préserver sa tranquilité.

Quand on admirait son pouvoir thaumaturgique, il répondait sévèrement: «Eh, qu'est-ce que vous pensez, que je suis un Saint? Mais je ne suis qu'un pécheur pire que vous.

Ne voyez-vous pas que je me mets même en colère? C'est le Christ qui fait les Miracles que vous voyez.

Moi je n'ai qu'à lever les mains et à Le prier.»

De fait, quand il élevait les mains vers Dieu pour prier pour autrui, c'était comme si son âme se brisait.

On avait l'impression qu'il saisissait le Christ par les pieds et ne Le laissait que lorsqu'Il lui avait exaucé sa demande.

Il vivait dans une étroite cellule au sol en terre battue, dans le jeûne, les veilles et la prière continuelle.

Deux jours par semaine, et bien souvent, il restait reclus pour se livrer à la pure contemplation, revêtu d'un sac et prosterné sur la cendre.

Et ces jours-là, ceux qui venaient demander son secours, trouvant la porte close, prenaient un peu de poussière sur le seuil et se trouvaient sûrement guéris.

Sévère envers lui-même, le Père Arsène était tout amour et compassion envers ses ouailles, en particulier à l'égard de ceux qui venaient confesser leurs péchés.

Plus que par des «pénitences» ou des réprimandes, il guérissait les pécheurs par la charité.

Il allait souvent célébrer des Vigiles dans des chapelles isolées, en marchant pieds nus, sans utiliser de monture, afin d'imiter le Christ qui allait toujours à pied et par compassion pour les animaux.

A plusieurs reprises des Saints apparurent pour l'assister pendant la Divine Liturgie, et des fidèles purent admirer son visage alors transfiguré par la Lumière Divine.

Doué du charisme de clairvoyance, le Père Arsène prédit bien à l'avance l'expulsion des Grecs d'Asie-Mineure, et organisa le départ des habitants de Farassa.

Lorsque l'ordre d'expulsion vint, le 14 août 1924, le vieillard se mit à la tête de son troupeau, tel un autre Moïse, pour une exode de 300 km à pied, au milieu des Turcs menaçants.

Toujours uni à Dieu, il n'en cessait pas pour autant de répandre la miséricorde divine indistinctement pour les Chrétiens et les musulmans. Conformément à ce qu'il avait annoncé à ses fidèles, il ne vécut que quarante jours après leur arrivée sur la terre grecque.

Comme,il était alité à l'hôpital, quelqu'un de ses proches voulut écraser un pou qu'il avait décelé.

Mais le Père Arsène s'écria:

«Non, ne le tue pas le pauvre! Laisse-le manger lui aussi un peu de chair! N'y en aurait-il donc seulement que pour les vers?»

Puis, se tournant vers ses visiteurs, il leur dit:

«L'âme, l'âme, soignez-la davantage que la chair qui, elle, ira à la terre et sera mangée par les vers!»

Ce fut son dernier sermon et son testament. Deux jours plus tard, le 10 novembre 1924, il remit en paix son âme à Dieu, avec la confiance du fidèle serviteur. Il était âgé de 83 ans.

Depuis 1970, Saint Arsène n'a cessé de témoigner de la familiarité qu'il a acquise auprès de Dieu par quantité d'apparitions et de miracles advenus auprès de ses précieuses Reliques, déposées au Monastère de Sourôti, proche de Thessalonique.

Son culte a été reconnu par le Patriarcat Oecuménique en 1986.

1. Résumé du livre rédigé par le Père Paissios du Mont-Athos 1979. En français, édité par le Monastère Saint Jean le Théologien, Souroti de Thessalonique 1996. Là où l'on observe l'ancien calendrier, il doit être commémoré le 28 octobre.

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,7-10.

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ambroise

(v. 340-397),

évêque de Milan et docteur de l'Église 
Sur l'Evangile de saint Luc 8, 31-32 (trad. Véricel, Evangile commenté, p. 265 ; cf SC 52,p. 113)