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30 juin 2022 4 30 /06 /juin /2022 14:33

Lorsque vous êtes malade...

Lorsque vous êtes malade, ne passez pas votre temps en vaines discussions ou en inquiétudes excessives au sujet de votre guérison, mais essayez d'utiliser ce temps pour le bien de votre âme :
lisez ou écoutez un bon livre spirituel, priez autant que possible avec une prière intelligente, signez-vous plus souvent du signe de la croix, embrassez l'image de votre Sauveur, de la Mère de Dieu et des saints. 

 

Ne priez jamais trop intensément en cas de maladie pour votre guérison, mais abandonnez-vous plutôt à la volonté de Dieu, car Dieu seul sait ce qui est le mieux pour votre salut, la santé ou la maladie. 
 

Si votre maladie se prolonge, ne soyez pas impatient ou râleur, particulièrement vexé par la force et la durée de la maladie, le médecin, le remède, le mauvais temps, les personnes qui vous servent, etc.
 

Cela ne soulage pas votre maladie et ne peut que l'aggraver et la prolonger, voire la rendre incurable, et priver votre entourage de toute sympathie à votre égard. Il est préférable d'être patient, de prier et de se taire . 
 

Archimandrite Savva (Ostapenko)

Lectionnaire pour le Sixième dimanche après la Pentecôte conformément à notre calendrier Malankare Orthodoxe , Suivie de "Notre berger se donne lui-même en nourriture" par Saint Jean Chrysostome
°°°°°°°°
Chers amis. Aloho m'barekh.

Nous partions de Lourdes hier matin . Nous portions vos intentions de prières au Christ notre Sauveur, Rédempteur et Roi par Marie la Theotokos.

Nous plaçions là-bas sous la protection d'icelle le ministère commençant du Chorévêque Mons Manoel Silva Matos Mons qui, comme vous le savez sans doute devra assumer la charge de l'Archidiocese francophone de notre Église Syro-Orthodoxe de Mar Thoma en Europe et ses Missions depuis que, avec ma bénédiction en tant que Métropolite, le "Conseil de l'Eglise" la nommé pour en devenir le second évêque depuis que, surchargé de tâches et en raison de ma santé délabrée j'en ai démissionné pour me consacrer plus librement s'il se peut à ma charge métropolitaine ...

C'est un vrai bonheur de voir à quel point Monseigneur Manoel apprécie notre périple cultuel et culturel .

Quoique très heureux, Mons Manoel Silva Matos est fatigué par ces interminables trajets en voiture, tout comme moi, du reste, qui abrutis par la route ai d'assez fréquentes pertes d'équilibre et dois reprendre parfois la canne .

Nous commencions donc hier matin notre remontée vers la Normandie, avec étape hier soir à Jauldes pour être rentrés, et d'aplomb, pour la desserte des fidèles Africains de la région de Chartres ce Dimanche 17 dont vous trouvez les lectures ci-dessous.

J'aurai le mardi 19 un rendez-vous médical pour moi-même et la moniale Marie-André chez le Dr Roux (Médecin spécialiste pour les problèmes cardio-vasculaires) à Bagnoles de l’Orne.

Nous profiterons de l’occasion de ces visites médicales du 19 pour effectuer une sortie communautaire (Ceux qui veulent y participer sont invités à s’inscrire par SMS sur le 0648899489

Le 21 ou (et) le 22, je ferai les visites et bénédictions sur Sablé Sur Sarthe et Cholet qui avaient été initialement prévue à l'allée ou au retour de la desserte du Sud-ouest.

INVITATION:

Il ne me reste plus qu’à vous donner Rendez-vous le Dimanche 24 Juillet pour la BENEDICTION DES VOITURES EN L’HONNEUR DE SAINT CHRISTOPHE et la RÉCEPTION OFFICIELLE de Monseigneur Manoel Silva Matos aux fidèles de la Paroisse Cathédrale sise au Monastère métropolitain.

Nous célébrerons aussi deux anniversaires : Celui de Thérèse Ribreau et le mien. PUIS-JE COMPTER SUR VOTRE PRESENCE ?...

MERCI D’ÊTRE TOUS PRESENTS !


Le 31, ce sera le Pèlerinage à Sainte Anne avec la Divine Liturgie au Monastère à 9h30 et ensuite un Pique-nique aux Andelis avant de rejoindre Bosquentin pour la Procession (Inscriptions par SMS : 0648899489

Restons, si vous le voulez-bien, en union de prières. Votre serviteur et frère en Christ.

+Métropolite Mor Philipose

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Quadish Qurbana (Ste Messe / Divine Liturgie):·

o Actes 1:15 – 20 :

15 En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères qui étaient réunis au nombre d’environ cent vingt personnes, et il déclara :
16 « Frères, il fallait que l’Écriture s’accomplisse. En effet, par la bouche de David, l’Esprit Saint avait d’avance parlé de Judas, qui en est venu à servir de guide aux gens qui ont arrêté Jésus :
17 ce Judas était l’un de nous et avait reçu sa part de notre ministère ;
18 puis, avec le salaire de l’injustice, il acheta un domaine ; il tomba la tête la première, son ventre éclata, et toutes ses entrailles se répandirent.
19 Tous les habitants de Jérusalem en furent informés, si bien que ce domaine fut appelé dans leur propre dialecte Hakeldama, c’est-à-dire Domaine-du-Sang.
20 Car il est écrit au livre des Psaumes : Que son domaine devienne un désert, et que personne n’y habite, et encore : Qu’un autre prenne sa charge.


o I Corinthiens 8: 1-6 :

01 Au sujet des viandes qui ont été offertes aux idoles, nous savons bien que nous avons tous la connaissance nécessaire ; mais la connaissance rend orgueilleux, tandis que l’amour fait œuvre constructive.
02 Si quelqu’un pense être arrivé à connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait ;
03 mais si quelqu’un aime Dieu, celui-là est vraiment connu de lui.
04 Quant à manger ces viandes offertes aux idoles, le pouvons-nous ? Nous savons que, dans le monde, une idole n’est rien du tout ; il n’y a de dieu que le Dieu unique.
05 Bien qu’il y ait en effet, au ciel et sur la terre, ce qu’on appelle des dieux – et il y a une quantité de « dieux » et de « seigneurs » –,
06 pour nous, au contraire, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et vers qui nous allons ; et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout vient et par qui nous vivons.


o Saint Matthieu 15: 32-39 :

32 Jésus appela ses disciples et leur dit :
-« Je suis saisi de compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, ils pourraient défaillir en chemin. »
33 Les disciples lui disent :
-« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain pour rassasier une telle foule ? »
34 Jésus leur demanda:
-« Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent :
-« Sept, et quelques petits poissons. »
35 Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
36 Il prit les sept pains et les poissons ; rendant grâce, il les rompit, et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
37 Tous mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles pleines.
38 Or, ceux qui avaient mangé étaient quatre mille, sans compter les femmes et les enfants.
39 Après avoir renvoyé la foule, Jésus monta dans la barque et alla dans le territoire de Magadane.

¤¤¤


Notre berger se donne lui-même en nourriture ?

« Qui dira les prouesses du Seigneur ?
Qui fera retentir toute sa louange ? » (Ps 106,2)

Quel berger a jamais nourri ses brebis de son propre corps ?

Mais que dis-je, un berger ?

Souvent des mères confient leurs enfants à des nourrices dès la naissance.

Mais Jésus Christ ne peut pas accepter cela pour ses brebis ; il nous nourrit lui-même de son propre sang, et ainsi nous fait devenir un seul corps avec lui.

Considérez, mes frères, que le Christ est né de notre propre substance humaine.

Mais, direz-vous, qu'importe ?

Cela ne regarde pas tous les hommes. Pardon, mon frère, c'est pour eux tous un grand avantage.

S'il s'est fait homme, s'il est venu prendre notre nature, cela concerne le salut de tous les hommes.

Et s'il est venu pour tous, il est aussi venu pour chacun en particulier.

Vous direz peut-être :

Pourquoi donc est-ce que tous les hommes n'ont pas reçu le fruit qu'ils devaient obtenir de cette venue ?

N'en accusez pas Jésus qui a choisi ce moyen pour le salut de tous ; la faute est à ceux qui repoussent ce bienfait.

Car dans l'eucharistie Jésus Christ s'unit à chacun de ses fidèles ; il les fait renaître, les nourrit de lui-même, ne les abandonne pas à autrui et ainsi il les convainc une fois de plus qu'il a vraiment pris notre chair. (Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, Homélies sur St Matthieu, n° 82 ; PG 87, 737 )

+++++++++++

 

LE PASSE, UN TREMPLIN

 

POUR S'ELEVER !

Son nom ne vous évoque peut-être rien, pourtant nous la connaissons tous. Kim Phuc est cette fillette hurlant de douleur après un bombardement au napalm lors de la guerre du Vietnam.

Le cliché qui l’a immortalisée ce jour-là a tout juste cinquante ans. L’occasion pour « la petite fille de la photo », qui a connu un parcours hors norme, de se confier dans nos pages.

Le 8 juin 1972, il y a tout juste cinquante  ans, vous étiez victime d’un bombardement américain sur le Vietnam. Comment vivez-vous cet « anniversaire » ?

Je continue de porter mon passé, bien sûr, mais de façon différente. À l’époque, j’étais une gamine innocente, souffrant atrocement physiquement et, plus tard, émotionnellement. Aujourd’hui, je ne me considère plus comme une victime, mais plutôt comme une survivante. Je n’ai pas choisi de subir la guerre, ni de figurer sur ce fameux cliché – que j’ai longtemps détesté ! –, mais j’ai choisi ensuite ma vie.

Je suis devenue une épouse, une maman, une grand-mère, une militante, etc. J’ai frôlé la mort ce jour de juin 1972, mais le fait d’avoir survécu devait avoir un sens.

Lequel  ?
Celui de témoigner. De témoigner que, même après cela, on peut trouver la paix. Je suis profondément croyante, je suis baptiste. Pour moi, on ne peut rien changer au passé, mais on peut changer l’avenir grâce à l’amour et au pardon.

Pourquoi détestiez-vous cette photo  ?


Elle m’embarrassait, je crois. Être exposée ainsi au monde entier, hurlant, toute nue…

Et puis, elle me ramenait en permanence au moment le plus douloureux de ma vie : j’avais 9 ans à l’époque et, en une fraction de seconde, mon enfance s’est arrêtée net. Sur cette photo, je crie « Nong qua ! Nong qua ! » (« C’est trop chaud, c’est trop chaud ! ») mais il n’y a pas de mot pour dire ce que je ressentais.

Le napalm brûle à 3 000 °C et j’avais l’impression d’être cuite vivante. D’être cuite jusqu’aux os. D’ailleurs, juste après, j’ai perdu connaissance. Et pourtant, comme je vous le disais, j’ai fini par faire la paix avec cette photo. Par la voir, au fil du temps, comme une sorte de don. Elle m’a offert une notoriété qui m’a permis ensuite de promouvoir la paix.

Gardez-vous encore aujourd’hui des séquelles physiques  ?
Plein ! En gros, le tiers de mon corps a été brûlé en profondeur. J’ai donc dû enchaîner les greffes de peau (dix-sept, en tout) et les écarts de température restent encore douloureux, de même que certains mouvements.

Heureusement, ma vie a totalement changé ces dernières années grâce à un traitement au laser. Avant, sur une échelle de 1 à 10, mes douleurs quotidiennes tournaient autour de 8 ou 9.

Aujourd’hui, elles ne dépassent plus 3 ou 4. Rien à voir, donc. Maintenant je « manage » ma douleur, comme on dit ! (Rires.)

Estimez-vous avoir eu une enfance sacrifiée ?
Oui. Après avoir perdu connaissance à la suite du bombardement, on m’a emmenée à l’hôpital : là, on a bandé mes plaies mais comme mon état empirait, on a fini par m’envoyer à la morgue.

Les victimes de brûlures de guerre survivaient rarement, alors des brûlures aussi sévères… Au bout de deux ou trois jours, mes parents ont réussi à me retrouver et l’on m’a réellement prise en charge.

On m’a imposé des bains quotidiens pour empêcher que les brûlures de mon dos, de ma nuque et de mon bras gauche – que des plaies à vif ! – s’infectent. Et ces bains quotidiens... ah ces bains, c’était l’enfer sur terre !

La douleur était telle que je m’évanouissais chaque fois ; les infirmières devaient me maintenir la tête hors de l’eau pour m’empêcher de glisser et de me noyer. C’était abominable. D’ailleurs, je ne l’ai su que bien plus tard, mais ma mère priait pour que je décède, que mes souffrances soient abrégées au plus vite.

Dans Sauvée de l’enfer, l’ouvrage que vous avez publié en 2017, vous expliquez que lorsque vous étiez étudiante, vous avez voulu « quitter la vie ». Pourquoi ?
Parce que je détestais ma vie ! Je souffrais constamment et avec ces cicatrices hideuses, je croyais ne jamais trouver l’amour. Toutes ces années, je n’ai nourri qu’un seul espoir : faire médecine pour devenir pédiatre et venir à mon tour en aide aux enfants.

Mais une fois à la fac, je me suis retrouvée instrumentalisée par les autorités vietnamiennes, qui entendaient m’utiliser à des fins de propagande pour dire tout le mal que je pensais de ceux qui avaient brisé mon enfance. Je devais enchaîner les prises de parole, les interventions publiques, les entretiens dans les médias.

Devant les journalistes étrangers, les traducteurs mandatés par le gouvernement modifiaient mes propos pour qu’ils collent à ce que le pouvoir attendait de moi. Ce harcèlement constant m’empêchait de poursuivre mes études. Et, oui, à cette époque, j’étais au plus bas. J’étais aux portes du suicide.

C’est à cette même période que vous tombez, par hasard, sur une bible. En quoi cela a-t-il changé votre vie ?
C’était le plan de Dieu ! (Rires.) En 1982, je tombe en effet par hasard sur une bible dans une bibliothèque d’Hô Chi Minh-Ville. Je la feuillette et je m’arrête sur le Nouveau Testament.

Là, je découvre que Jésus a souffert pour le message qu’il annonçait. Je découvre aussi qu’on peut être aimé de façon inconditionnelle. Et ce baume-là, sur un cœur meurtri comme le mien, c’était extraordinaire !

Je me suis convertie peu après. Ce que mes parents ont pris pour une trahison. Ils étaient adeptes du caodaïsme et, pour eux, je devenais une renégate. J’étais une étudiante sans le sou et, à partir de là, ma mère a refusé de me donner de l’argent.

Elle m’a dit : « Tu crois dans ton Dieu, eh bien ton Dieu prendra soin de toi ! » J’ai serré les dents, mais j’ai beaucoup pleuré. Pour la petite histoire, mes parents ont fini par se convertir, mais quinze ans plus tard.

Au fond, je dirais que la foi dans l’Évangile m’a permis de trouver la paix. La joie, aussi. J’ai progressivement appris à ne plus avoir peur de l’avenir, de la douleur, de moi-même aussi ! Comme si Dieu avait mis une sorte de distance entre moi et ma souffrance.

Cela vous a-t-il aidée à ne pas vivre dans le passé  ?
Sans doute. S’enfermer dans le passé, c’est un piège. On peut s’y noyer. Il ne faut pas le ressasser, mais plutôt s’en servir pour s’élever. Après, pour être honnête, le pardon dont parlait tant la Bible, ça je n’étais pas sûre d’en être capable ! (Rires.)

C’est-à-dire ?

Le « Aimez vos ennemis », comment dire… ? Il faut se replacer dans le contexte. J’avais tellement d’ennemis à l’époque : les pilotes qui avaient bombardé mon village, les agents du gouvernement qui m’instrumentalisaient pour leur propagande.

Le pardon, je n’étais pas prête. Et puis, avec le temps, j’ai fini par comprendre qu’on ne peut pas y arriver seul. Dieu doit nous aider, nous donner la force. D’ailleurs, je dis souvent à Dieu : « Fais ta part, je fais la mienne. » Fifty-fifty ! (Rires.)

Vous disiez tout à l’heure ne plus avoir peur de vous-même. C’est-à-dire ?
Je n’ai plus peur de mon apparence, mais ça m’a pris des années. Avant, je me couvrais systématiquement les bras et les épaules pour cacher mes cicatrices.

Et puis, un jour, j’ai eu un déclic, lors d’une commémoration à laquelle la reine d’Angleterre m’avait conviée. Pour l’occasion, je m’étais pomponnée, j’avais mis un très joli corsage rehaussé de perles. Le jour J, la reine vient me saluer, me regarde de la tête aux pieds et me dit : « La petite fille de la photo, c’est vous ?

Vraiment ? C’est vraiment vous, je n’arrive pas y croire. » Elle ne doutait pas réellement bien sûr, c’était une manière de dire que j’avais bien changé. Il n’empêche, j’étais à deux doigts de relever la manche pour lui montrer mes brûlures, chose tout à fait impensable au vu du protocole !

Mais cet épisode m’a marquée, je me suis dit : « Ces cicatrices, c’est moi, pourquoi les cacher ? » Depuis, je n’hésite plus à porter des manches courtes quand j’en ai envie. Je me fiche pas mal de ce que les gens pensent. J’ai appris à me détacher de tout cela.

Vous disiez, au début de notre conversation, avoir cru, un temps, ne pas pouvoir trouver l’amour ni fonder une famille. À tort ?
Je me trompais, oui. Mais c’est vrai que, jeune, je me comparais en permanence aux autres filles et, avec ma peau de buffle, je pensais que personne ne voudrait de moi. J’ai finalement trouvé l’amour. Voilà un peu plus de trente ans que Toan partage ma vie. Il m’a acceptée telle que je suis, inconditionnellement.

Quant à la maternité, les médecins m’avaient répété toute ma jeunesse que mon corps avait trop souffert pour enfanter, qu’il avait été mis à trop rude épreuve pour résister à un accouchement. Et ils se trompaient. Nous avons eu deux garçons, Thomas et Stephen, et trois petits-enfants !

En 1986, vous demandez au pouvoir vietnamien l’autorisation d’émigrer à l’étranger pour renouer avec l’anonymat. Vous avez alors la permission de vous installer à Cuba, un « régime ami ». Mais le contrôle politique en vigueur sous Fidel Castro vous pèse et vous choisissez de fuir. Comment ?
 

J’en rêvais depuis plusieurs années mais sans jamais pouvoir le concrétiser. Sur l’île, les faits et gestes de chacun étaient très contrôlés. En 1992, je me marie avec Toan – qui vivait à Cuba également – et nous obtenons, non sans difficulté, le droit de partir en voyage de noces. Seule destination permise : Moscou.

Va pour Moscou. Sur le trajet du retour vers La Havane, l’avion fait escale au Canada pour se ravitailler en carburant. Et là, je me dis : c’est maintenant ou jamais.

Je le dis à Toan, je vois bien qu’il trouve cela complètement fou. Je ne sais pas ce qui l’a poussé à dire oui – l’amour ou la folie pure – mais il a accepté ! (Rires.) L’avion atterrit, on n’a que quelques minutes devant nous.

Je revois encore parfaitement l’aérogare, et ce couloir au bout duquel on peut déposer une demande d’asile. La liberté était là, à portée de main. C’était si simple et en même temps…

Et en même temps  ?
On arrivait là sans rien ! On ne connaissait personne au Canada, on n’avait pas de travail, pas d’argent, rien. On n’avait même pas d’affaires, elles étaient dans la soute de l’avion !

L’intégration fut-elle difficile ?
Les débuts ont été durs, oui. Nous étions si seuls. On n’avait pas de logement fixe. Au début, on allait à la mission chrétienne, qui servait des repas aux personnes démunies. Et puis mes cicatrices me torturaient, je n’avais absolument pas anticipé les températures canadiennes.

Une fois émigrée, vous auriez pu mener une vie ordinaire. Pourquoi avoir choisi de vous engager, de témoigner, de militer et de créer une ONG en faveur de la paix ?
Je ne l’avais absolument pas prévu. Il s’est passé la chose suivante : en 1995, alors que je me promène dans une rue de Toronto avec une amie, un journaliste me prend en photo et, le lendemain, le cliché fait la une du Toronto Sun qui explique que la « petite fille de la photo », comme on m’appelle souvent, vit désormais au Canada. Je suis alors assaillie de messages, tous bouleversants. Autour de moi, tout le monde me dit : « C’est toi, la fillette brûlée au napalm ? Non ! »

J’ai eu un déclic quelques jours plus tard. Je me revois encore, dans le salon, j’avais mon aîné dans les bras, je regardais cette une du Toronto Sun et je me suis dit : il est hors de question que mon fils souffre comme j’ai souffert, c’est juste impossible.

Et, plus largement, il est inacceptable que d’autres enfants paient, comme moi, le prix de la guerre. Ensuite, tout a été très vite. Je me suis engagée, de façon très simple au départ, en témoignant tout simplement.

En expliquant l’abomination de la guerre, en prônant la paix. Mais aussi le pardon et l’espoir. Il faut s’accrocher à l’espoir, toujours.

Est-ce à partir de là que vous faites la paix, comme vous le dites, avec cette fameuse photo de 1972  ?
En quelque sorte, oui. En tout cas, à ce moment-là, je me dis que ce cliché me poursuit quoi que je fasse et où que je sois… et que cela ne sert à rien de lutter contre ce fait. Il faut plutôt en faire quelque chose.

En 1996, lors d’une commémoration liée au Vietnam, vous rencontrez le capitaine responsable des bombardements sur votre village. Que vous êtes-vous dit  ?
(Silence.) Il répétait en boucle : « Je suis tellement désolé. Tellement désolé. Tellement désolé… » Il pleurait comme un enfant. Il m’a demandé si je lui pardonnais, et je lui ai répondu que oui.

Durant toutes ces années, j’avais travaillé tous les jours sur le pardon et, à ce moment-là, j’étais prête. Je crois même pouvoir dire que j’étais reconnaissante de pouvoir accorder mon pardon à cet homme.

Après cette rencontre, vous avez décidé de fonder The Kim Fondation International. Quelle est sa vocation ?
C’est une ONG engagée auprès des enfants blessés ou gravement handicapés du fait de la guerre. Nous levons des fonds en partenariat avec d’autres organisations pour ouvrir des dispensaires, des écoles, des bibliothèques. L’idée est de réparer, dans la mesure de nos moyens, évidemment, l’impact de la guerre sur tous ces enfants.

Vous êtes aujourd’hui ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco. Quel message portez-vous ?
Je tente, sur la base de mon expérience, de rappeler l’abomination de la guerre. Vous savez, on tient trop souvent la paix pour acquise. Non. Elle n’arrive pas par accident, comme ça (Elle claque des doigts.). La paix, il faut y travailler sans cesse, sans cesse, sans cesse. Regardez ce qui se passe en Ukraine. Qui l’aurait imaginé il y a encore quelques mois ?

Certains médias renoncent à publier certaines photos « chocs ». Par éthique, souvent. Qu’en pensez-vous ?
Je peux comprendre qu’on s’interroge, mais je crois qu’il faut publier. Il faut montrer le pire pour pouvoir le combattre. Certaines photos valent plus que tous les discours. Une photo, c’est sans concession. Je sais, pour revenir à la photo de moi prise par Nick Ut, ce 8 juin 1972, qu’elle a aidé les États-Unis à regarder en face ce qu’ils faisaient au Vietnam. Et a sans doute accéléré le retrait des troupes américaines ensuite.

Quels sont vos rapports, justement, avec ce photographe ? Lui en avez-vous voulu d’avoir pris ce cliché ?
Non, jamais. D’abord parce qu’il prenait lui-même d’énormes risques en couvrant la guerre au plus près du terrain : il aurait très bien pu, ce jour-là, être lui aussi grièvement brûlé au napalm. Pour moi, c’est un héros du journalisme.

D’ailleurs, il a obtenu un an plus tard le prix Pulitzer pour cette photo et c’était totalement mérité. Ce jour-là, il m’a littéralement sauvé la vie. Car après m’avoir pris en photo, il m’a enroulée dans un drap et m’a emmenée à l’hôpital le plus proche.

Je lui dois d’être encore en vie aujourd’hui. Nous ne nous sommes jamais perdus de vue d’ailleurs ; on se revoit régulièrement. C’est devenu un ami, quasiment quelqu’un de la famille. D’ailleurs, je le surnomme « Oncle Ut » ! (Rires.)

On ne s’attend pas à ce que vous riiez autant, Kim, après un parcours de vie aussi douloureux. D’où cela vous vient-il ?
Peut-être que quand on a, comme moi, enduré de grandes épreuves – la terreur de la guerre, l’exil et la pauvreté, des douleurs continues – on relativise beaucoup de choses. Et on apprécie la vie à son juste prix.

Pourquoi elle ?
Certaines photos sont entrées dans l’histoire. Celle montrant Kim Phuc fuyant son village après un bombardement au napalm, en 1972, assurément. Pour beaucoup, c’est même « le » cliché de la guerre du Vietnam ; celui, en tout cas, qui jouera un rôle clé dans la campagne médiatique en faveur du retrait américain.

Mais que sait-on de l’héroïne (bien malgré elle) de cette photo ? Quelle a été sa vie d’après ? Comment s’est-elle réinventée ? Autant de questions qu’on a voulu poser à celle qui se qualifie aujourd’hui de « survivante ».

Mais Kim Phuc ne se résume pas à son statut de victime. En témoigne son cran, hors du commun, à plusieurs moments clés de sa vie. Elle est aussi plus banale que la figure iconique qu’on s’imagine : c’est une grand-mère qui, après quelques minutes d’entretien, insiste pour vous montrer les photos de ses petits-enfants (« Ils sont beaux, hein ? »). Plus surprenant peut-être encore, elle est gaie, joviale, rieuse. Preuve qu’on peut braver le tragique et choisir qui l’on veut être.

Marie Boëton

Lecionário para o Sexto Domingo depois de Pentecostes de acordo com nosso calendário Ortodoxo Malankare, seguido por "Nosso Pastor Dá-se Comida" por São João Crisóstomo

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Caros amigos. Aloho m'barekh.

Saímos de Lourdes ontem de manhã. Trazemos suas intenções de oração a Cristo nosso Salvador, Redentor e Rei através de Maria Theotokos.

Colocamos lá sob a proteção dela o ministério inicial do Corbispo Mons Manoel Silva Matos Mons que, como você sem dúvida sabe, terá que se encarregar da Arquidiocese francófona de nossa Igreja Siro-Ortodoxa de Mar Thoma na Europa e suas Missões pois, com a minha benção de Metropolita, o "Conselho da Igreja" o nomeou seu segundo bispo, pois, sobrecarregado de tarefas e por causa de minha saúde dilapidada, renunciei para me dedicar mais livremente, se possível às minhas expensas metropolitanas...

É um prazer ver o quanto Monsenhor Manoel aprecia nossa caminhada religiosa e cultural.

Apesar de muito feliz, Mons Manoel Silva Matos está cansado dessas intermináveis ​​viagens de carro, assim como eu, que, estupefato pela estrada, perde o equilíbrio com bastante frequência e às vezes tem que pegar a bengala novamente.

Assim começamos ontem de manhã nossa subida à Normandia, com uma parada ontem à noite em Jauldes para voltar, e direto, para o serviço dos fiéis africanos na região de Chartres neste domingo 17, cujas leituras você encontrará abaixo.

Na terça-feira, 19, terei uma consulta médica para mim e para a freira Marie-André com o Dr. Roux (médico especialista em problemas cardiovasculares) em Bagnoles de l'Orne.

Aproveitaremos estas visitas médicas no dia 19 para realizar um passeio comunitário

No dia 21 ou (e) dia 22, farei as visitas e benzimentos em Sablé Sur Sarthre e Cholet, inicialmente planejados na ida ou na volta do serviço ao Sudoeste.

CONVITE:

Resta-me marcar-vos no Domingo dia 24 de Julho a BÊNÇÃO DOS CARROS EM HONRA DE SÃO CRISTÃO e a RECEPÇÃO OFICIAL de Monsenhor Manoel Silva Matos aos fiéis da Paróquia Catedral situada no Mosteiro Metropolitano.

Também vamos comemorar dois aniversários: o de Thérèse Ribreau e o meu. POSSO CONTAR COM A SUA PRESENÇA?...

OBRIGADO POR ESTAR TODOS PRESENTES!

No dia 31 haverá a Peregrinação a Santa Ana com a Divina Liturgia no Mosteiro às 9h30 e depois um Piquenique no Andelis antes de se juntar a Bosquentin para a Procissão (Inscrições por SMS: 0648899489

Permaneçamos, se quiser, em união de orações. Seu servo e irmão em Cristo.

+Metropolitana Mor Philipose


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Quadish Qurbana (Santa Missa/Liturgia Divina):

o Atos 1:15-20:

15 Naqueles dias, levantou-se Pedro no meio dos irmãos que estavam reunidos, cerca de cento e vinte, e disse:
16 “Irmãos, a Escritura tinha que ser cumprida. De fato, pela boca de Davi, o Espírito Santo havia falado de antemão de Judas, que veio servir de guia para as pessoas que prenderam Jesus:
17 Este Judas era um de nós e havia recebido sua parte de nosso ministério;
18 Então, com o salário da injustiça, comprou uma propriedade; ele caiu de cabeça, sua barriga estourou e todas as suas entranhas se derramaram.
19 Todos os habitantes de Jerusalém foram informados disso, de modo que este domínio foi chamado em seu próprio dialeto Hakeldama, ou seja, Domínio do Sangue.
20 Pois está escrito no livro dos Salmos: Torne-se o seu domínio em deserto, e ninguém habite nele, e outra vez: Que outro tome conta.


o I Coríntios 8:1-6:

1 - Sobre as Carnes Oferecidas aos Ídolos, Sabemos Bem Que Todos Temos o Conhecimento Necessário; mas o conhecimento deixa a pessoa orgulhosa, enquanto o amor trabalha construtivamente.
2 Se alguém pensa que sabe alguma coisa, ainda não sabe como deveria;
3 mas, se alguém ama a Deus, verdadeiramente lhe é conhecido.
4 Quanto a comer essas carnes oferecidas aos ídolos, podemos? Sabemos que no mundo um ídolo não é nada; não há deus senão o único Deus.
5 Embora haja de fato no céu e na terra os chamados deuses - e há muitos "deuses" e "senhores" -
6 Ao contrário, para nós há um só Deus, o Pai, de quem tudo vem e para quem vamos; e um só Senhor, Jesus Cristo, por meio de quem todas as coisas vêm e por meio de quem vivemos.


o São Mateus 15:32-39:

32 Jesus chamou seus discípulos e disse-lhes:
- “Estou cheio de compaixão por esta multidão, porque já faz três dias que eles estão comigo e não têm nada para comer. Não quero mandá-los de volta com o estômago vazio, eles podem desmaiar no caminho. »
33 Disseram-lhe os discípulos:
- "Onde em um deserto encontraremos pão suficiente para satisfazer tal multidão? »
34 Jesus lhes perguntou:
- "Quantos pães você tem?" »
Eles disseram :
- "Sete, e alguns peixes pequenos." »
35 Então ele ordenou que a multidão se sentasse no chão.
36 Ele tomou os sete pães e os peixes; dando graças, partiu-os e deu-os aos discípulos, e os discípulos às multidões.
37 Todos comeram e ficaram satisfeitos. Recolhemos os pedaços que sobraram: isso fez sete cestos cheios.
38 Ora, quatro mil haviam comido, além das mulheres e das crianças.
39 Depois de despedir a multidão, Jesus entrou no barco e foi para o território de Magadane.


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Nosso pastor se entrega em comida?

“Quem vai falar da destreza do Senhor?
Quem vai soar todo o seu louvor? (Sal 106.2)

Que pastor já alimentou suas ovelhas com seu próprio corpo?

Mas o que estou dizendo, um pastor?

Muitas vezes as mães confiam seus filhos a amas de leite desde o nascimento.

Mas Jesus Cristo não pode aceitar isso para suas ovelhas; ele mesmo nos nutre com seu próprio sangue, e assim nos torna um corpo com ele.

Considerem, meus irmãos, que Cristo nasceu de nossa própria substância humana.

Mas, você dirá, o que isso importa?

Isso não diz respeito a todos os homens. Com licença, meu irmão, é para todos eles uma grande vantagem.

Se ele se fez homem, se veio a assumir nossa natureza, isso diz respeito à salvação de todos os homens.

E se ele veio para todos, também veio para cada um em particular.

Pode-se dizer:

Por que, então, nem todos os homens receberam o fruto que deveriam obter desta vinda?

Não acusem disso Jesus, que escolheu este meio para a salvação de todos; a culpa recai sobre aqueles que rejeitam este benefício.

Pois na Eucaristia Jesus Cristo se une a cada um de seus fiéis; ele os traz de volta à vida, alimenta-os em si mesmo, não os abandona aos outros e assim os convence mais uma vez de que realmente tomou nossa carne. (Por São João Crisóstomo (v. 345-407), sacerdote em Antioquia e então bispo de Constantinopla, Homilias sobre São Mateus, n° 82; PG 87, 737)

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LA PAIX DE L'ÂME

La paix de l’âme est dans ce monde

Le bonheur suprême.

Ce bonheur, il est possible de le goûter

Dans la simplicité de son cœur à condition

Qu’en s’éloignant du tumulte du monde,

Nous sachions borner nos vœux et notre ambition,

Nous soumettre aux décrets du ciel,

Juger avec indulgence tout ce qui se passe autour de nous

Et nous réjouir des harmonies de la nature,

Du mugissement des cascades,

De la fraîcheur des bois et

Du soupir des vents. 

 

Johann Georg Zimmerman

Médecin, botaniste, philosophe suisse (1728-1795)

Lectionary for the Sixth Sunday after Pentecost in accordance with our Malankare Orthodox calendar, followed by "Our Shepherd Gives Himself Food" by Saint John Chrysostom

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Dear friends. Aloho m'barekh.

We left Lourdes yesterday morning. We bring your prayer intentions to Christ our Saviour, Redeemer and King through Mary the Theotokos.

We placed there under the protection of her the beginning ministry of Chorbishop Mons Manoel Silva Matos Mons who, as you undoubtedly know, will have to take charge of the French-speaking Archdiocese of our Syro-Orthodox Church of Mar Thoma in Europe and his Missions since, with my blessing as Metropolitan, the "Council of the Church" appointed him to become its second bishop since, overloaded with tasks and because of my dilapidated health, I resigned to devote myself more freely if possible at my metropolitan expense...

It is a real pleasure to see how much Monsignor Manoel appreciates our religious and cultural journey.

Although very happy, Mons Manoel Silva Matos is tired from these endless car journeys, just like me, who, stupefied by the road, have quite frequent loss of balance and sometimes have to pick up the cane again.

So we started yesterday morning our ascent to Normandy, with a stop last night in Jauldes to be back, and straight, for the service of the faithful Africans in the Chartres region this Sunday 17, the readings of which you will find below.

On Tuesday 19, I will have a medical appointment for myself and the nun Marie-André with Dr Roux (specialist doctor for cardiovascular problems) in Bagnoles de l'Orne.

We will take the opportunity of these medical visits on the 19th to carry out a community outing (Those who want to participate are invited to register by SMS on 0648899489

On the 21st or (and) the 22nd, I will make the visits and blessings on Sablé Sur Sarthre and Cholet which had initially been planned on the way to or on the way back from the service to the South-West.

INVITATION:

It only remains for me to give you an appointment on Sunday July 24 for the BLESSING OF CARS IN HONOR OF SAINT CHRISTOPHER and the OFFICIAL RECEPTION of Monsignor Manoel Silva Matos to the faithful of the Cathedral Parish located at the Metropolitan Monastery.

We will also celebrate two birthdays: That of Thérèse Ribreau and mine. CAN I COUNT ON YOUR PRESENCE?...

THANK YOU FOR BEING ALL PRESENT!

On the 31st, there will be the Pilgrimage to Saint Anne with the Divine Liturgy at the Monastery at 9:30 a.m. and then a Picnic at the Andelis before joining Bosquentin for the Procession (Registration by SMS: 0648899489

Let us remain, if you will, in union of prayers. Your servant and brother in Christ.

+Metropolitan Mor Philipose


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Quadish Qurbana (Holy Mass/Divine Liturgy):

o Acts 1:15 – 20:

15 In those days Peter stood up in the midst of the brethren who were gathered together, about a hundred and twenty in number, and said:
16 “Brethren, the Scripture had to be fulfilled. Indeed, through the mouth of David, the Holy Spirit had spoken beforehand of Judas, who came to serve as a guide to the people who arrested Jesus:
17 This Judas was one of us and had received his portion of our ministry;
18 Then with the wages of injustice he bought an estate; he fell head first, his belly burst, and all his entrails spilled out.
19 All the inhabitants of Jerusalem were informed of this, so that this domain was called in their own dialect Hakeldama, that is to say Domain of Blood.
20 For it is written in the book of Psalms, Let her domain become a wilderness, and let no one dwell therein, and again, Let another take charge.


o I Corinthians 8:1-6:

1 - About The Meats That Were Offered To The Idols, We Know Well That We All Have The Necessary Knowledge; but knowledge makes one proud, while love works constructively.
2 If anyone thinks he has come to know something, he does not yet know as he should;
3 but if anyone loves God, he is truly known to him.
4 As for eating these meats offered to idols, can we? We know that in the world an idol is nothing at all; there is no god but the one God.
5 Although there are indeed in heaven and on earth what are called gods - and there are many "gods" and "lords" -
6 On the contrary, for us there is only one God, the Father, from whom everything comes and towards whom we go; and one Lord, Jesus Christ, through whom all things come and through whom we live.


o St. Matthew 15:32-39:

32 Jesus called his disciples and said to them,
-“I am filled with compassion for this crowd, because for three days already they have been staying with me, and have nothing to eat. I don't want to send them back on an empty stomach, they might faint on the way. »
33 The disciples said to him,
- "Where in a desert will we find enough bread to satisfy such a crowd? »
34 Jesus asked them:
- "How many loaves do you have?" »
They said :
- "Seven, and some small fish." »
35 Then he ordered the crowd to sit down on the ground.
36 He took the seven loaves and the fish; giving thanks, he broke them, and gave them to the disciples, and the disciples to the crowds.
37 They all ate and were satisfied. We picked up the pieces that remained: that made seven baskets full.
38 Now there were four thousand who had eaten, besides the women and the children.
39 After dismissing the crowd, Jesus got into the boat and went to the territory of Magadane.

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Our shepherd gives himself in food?

“Who will tell of the prowess of the Lord?
Who will sound all his praise? (Ps 106.2)

What shepherd ever fed his sheep with his own body?

But what am I saying, a shepherd?

Often mothers entrust their children to wet nurses from birth.

But Jesus Christ cannot accept this for his sheep; he himself nourishes us with his own blood, and thus makes us become one body with him.

Consider, my brethren, that Christ was born from our own human substance.

But, you will say, what does it matter?

This does not concern all men. Excuse me, my brother, it is for them all a great advantage.

If he became man, if he came to take on our nature, that concerns the salvation of all men.

And if he came for everyone, he also came for each one in particular.

You might say:

Why, then, have not all men received the fruit they were to obtain from this coming?

Do not accuse Jesus of it, who chose this means for the salvation of all; the fault lies with those who reject this benefit.

For in the Eucharist Jesus Christ unites himself to each of his faithful; he brings them back to life, nourishes them on himself, does not abandon them to others and thus he convinces them once more that he has really taken our flesh. (By Saint John Chrysostom (v. 345-407), priest in Antioch then bishop of Constantinople, Homilies on St Matthew, n° 82; PG 87, 737)

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Saint Jude ou Thaddée, avocat des

 

"causes désespérées"

 

Jude est aussi appelé Thaddée pour le distinguer de Judas. Avec Simon, il appartenait sans doute à ces zélotes qui refusaient l'occupation romaine, mais le message du Christ fut pour lui la découverte de l'universalité de l'amour de Dieu.

Saint Jean nous rapporte la question de saint Jude lors de la dernière Cène: «Pourquoi te découvres-tu à nous et non pas au monde?» (Jean 14.22).

Jésus y répondra indirectement: «Si quelqu'un m'aime, il gardera mon commandement». Dans la liste des apôtres, ils sont côte à côte et la tradition les fait mourir ensemble en Perse.

Pourquoi prier saint Jude, patron des cas désespérés et des causes perdues ?

En raison des deux apôtres, Judas Thaddée et Judas Iscariote, ayant le même prénom, on croyait que de nombreux chrétiens évitaient de demander de l'aide à saint Jude parce qu'ils ne voulaient pas faire appel au mauvais Judas par accident.

Beaucoup pensaient que, puisque saint Jude était souvent négligé dans la prière, il était devenu désireux d'aider quiconque lui demandait d'intercéder.

À tel point qu'il aiderait dans presque toutes les causes perdues ou les cas désespérés afin de prouver sa dévotion au Christ.

C'est pourquoi il est le saint patron des cas désespérés et des causes perdues dans l'Église catholique romaine.

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !" Telle aurait pu être la devise de saint Jude à qui rien n'est impossible.

En effet, saint Jude ne désarme jamais, c'est celui qui continue quand il ne reste rien, hormis la foi et l'espoir. Jamais il n'abandonne la tâche entreprise, jamais il ne s'arrête en chemin. Cousin germain de Jésus, il faisait partie des 12 apôtres qui participèrent à la Cène (le dernier repas de Jésus, le Jeudi saint, veille de sa crucifixion).

Désigné par Jésus pour évangéliser et porter la bonne parole parmi les peuples d'Afrique, Jude obtint de grands succès, convertissant des multitudes d'infidèles.

Toujours disponible lorsqu'on l'appelle au secours, il opéra de nombreux miracles, rendant ici la lumière aux aveugles, la faculté de marcher aux estropiés, l'ouïe aux sourds ou encore mettant en fuite les démons, les chassant des corps dont ils avaient pris possession.

Les prières spécialement choisies dans ce livre d'Emilie Bonvin constituent à elles seules le moyen le plus sûr d'obtenir l'aide de ce saint exemplaire à qui rien n'est impossible.

Le prier avec ferveur pour les causes difficiles, voire désespérées est très souvent suivi d'effet.

C'est donc en toute confiance que l'on pourra le solliciter dans les moments de crise que nous avons tous (malheureusement un jour ou l'autre) l'occasion de traverser; que l'on s'en remettra à lui dans les entreprises que nous mettrons en oeuvre.

S'adresser à saint Jude par la prière est la meilleure façon de se placer sous sa protection et d'obtenir son aide pleine et entière.

Le Pape de Rome Sa Sainteté Benoit XVI recommande ce grand saint en soulignant sa forte personnalité.

Saint Jude met en garde une majorité de chrétiens qui sortent du chemin, il décrit ces derniers comme des « nuages sans eau emportés par le vent ; arbres de fin d'automne sans fruits, deux fois morts, déracinés ; flots sauvages de la mer, crachant l'écume de leur propre honte ; astres errants, pour lesquels est réservée à jamais l'obscurité des ténèbres ». 

Le pape souligne que saint Jude « vit en plénitude sa propre foi, à laquelle appartiennent de grandes réalités telles que l'intégrité morale et la joie, la confiance et, enfin, la louange.»

On raconte que saint Bernard de Clairvaux voyageait toujours avec une relique du saint apôtre ; que c'est sainte Gertrude qui l'a fait sortir de l'ombre ; et enfin que c'est lui que Jésus a désigné comme puissant intercesseur lors de son apparition à Sainte Brigitte de Suède, à un moment de très grave nécessité, demandant à celle-ci d'invoquer son aide avec ferveur. Ses intercessions sont puissantes et souvent miraculeuses. Et c'est pourquoi plusieurs prières lui sont adressées.

 

Prière

O très saint apôtre, saint Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus, l'Église t'honore et t'invoque universellement, comme patron des cas désespérés et des choses presque désespérées

Priez pour moi qui suis si malheureux. Fais usage, je t'en supplie, de ce privilège particulier qui t'est accordé, pour apporter une aide visible et rapide là où l'aide était presque désespérée.

Venez à mon aide dans ce grand besoin, afin que je puisse recevoir la consolation et le secours du Ciel dans toutes mes nécessités, tribulations et souffrances, en particulier...

(insérez votre demande de prière ici)

...et que je puisse louer Dieu avec toi et tous les élus dans l'éternité.

Je te promets, ô bienheureux Jude, d'être toujours attentif à cette grande faveur, de toujours t'honorer comme mon protecteur spécial et puissant, et de t'encourager avec gratitude à te dévouer.

Amen.

Prière de neuvaine (9 jours)
Les prières de neuvaine sont spéciales car elles représentent les neuf jours que les 12 apôtres ont prié ensemble avant la Pentecôte (Actes 1:4-5).

Après neuf jours de prière, les apôtres furent remplis du Saint-Esprit et commencèrent à parler en d'autres langues selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer (Actes 2:4).

Cet événement biblique est la raison pour laquelle la prière de la neuvaine de saint Jude doit être lue une fois par jour pendant 9 jours consécutifs.

Au cours de cette neuvaine, nous demandons à saint Jude d'intercéder ou d'agir en notre nom car nos problèmes sont trop gros pour être résolus par nous-mêmes.

O saint Jude ! Apôtre et martyr,

grand en vertus et riche en miracles,

proche parent de Jésus-Christ,

fidèle intercesseur pour tous ceux qui t'invoquent,

patron spécial en cas de besoin ;

à toi j'ai recours du plus profond de mon cœur,

et te supplie humblement,

à qui Dieu a donné un si grand pouvoir,

de venir à mon secours ;

aidez-moi maintenant dans mon besoin urgent.

Je n'oublierai jamais tes grâces et les faveurs que tu m'obtiens

et je ferai tout mon possible pour répandre ta dévotion.

Amen.

 

Prière à Saint Jude, patron des causes désespérées
Ô glorieux apôtre Saint Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus, l'Église vous honore et vous invoque universellement comme patron des cas désespérés. Priez pour moi si malheureux. Je vous en supplie du plus profond de mon cœur, servez-vous en ma faveur du grand privilège que vous avez d'apporter un secours visible et rapide à ceux qui vous invoquent.
Venez à mon secours et soulagez ma misère.
Obtenez-moi l'aide et la grâce du Bon Dieu dans toutes mes difficultés et en particulier ...... (demandes particulières).
Faites en sorte que je sois du nombre des élus et obtienne le salut éternel.
Je vous promets, ô Saint Jude, de me souvenir toujours de la grande faveur que vous m'accorderez.
Toujours je vous honorerai comme mon patron et mon protecteur.
En signe de reconnaissance, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour développer votre dévotion et vous faire connaître comme le patron des causes désespérées.

Amen.

Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu Vivant, par l'intercession de  Saint Jude-Thaddée, miséricorde ! Ayez pitié de moi pécheur !

Autres exemples de prières à saint Jude

O glorieux apôtre St-Jude, fidèle serviteur et ami de Jésus,
on vous honore et vous invoque universellement comme
le patron des cas désespérés.

Priez pour moi qui suis si malheureux.

Je vous en supplie du plus profond de mon cœur,
utilisez en ma faveur le grand privilège que vous avez
d'apporter un secours visible et rapide à ceux qui vous invoquent.

Venez à mon secours et soulagez ma misère.

Obtenez-moi l'aide et la grâce des Cieux dans toutes mes difficultés,
et en particulier (nommez la situation qui vous préoccupe) et faites
que je loue à jamais le Seigneur avec tous les élus.

Je vous promets, ô St-Jude, de toujours me souvenir de cette grande faveur,
et de toujours vous honorer comme mon saint patron et mon protecteur.

En signe de reconnaissance, je ferai tout en mon pouvoir pour développer votre dévotion et vous faire connaître comme le patron des causes désespérées.
Amen.

Prière à saint Jude pour une situation très douloureuse

 Ô Jude

Toi qui accompagnas Jésus dans son sacrifice 

Et qui reçus à jamais Son amour et Sa confiance
Toi qui portas Son message partout où c'était dangereux
Transmets Lui mon humble prière
pour que je sois soulagé de mon malheur
Car tu as la puissance pour te faire entendre de Notre Seigneur
Même pour les situations désespérées comme la mienne.

Amen. 

Prière à saint Jude pour faire renaître l'espoir dans le cœur

Saint Jude, vous faites renaître en nos cœurs l'espoir.
 Vos mérites et votre vie exemplaire nous attirent maintenant les bénédictions et les grâces divines, soyez notre avocat.
 Conduisez-nous à Jésus et à Marie. Avec vous, bienheureux apôtre, nous rendons grâce à Dieu et le louons de tout cœur pour ses innombrables bienfaits dont nous sommes sans cesse l'objet.

Amen.

Prière à saint Jude pour grandir dans la foi 

Saint Jude, notre fidèle intercesseur auprès de Jésus, recueillez nos intentions spéciales suivantes, pour les présenter au Seigneur tout-puissant, Source de tout bien.
Obtenez-nous un accroissement de notre foi en son amour.
Que chaque jour nous trouve en union de plus en plus intime avec notre Père des cieux. 

Amen.

 

Leccionario para el Sexto Domingo después de Pentecostés de acuerdo con nuestro calendario ortodoxo de Malankare, seguido de "Nuestro Pastor se da de comer" de San Juan Crisóstomo

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Queridos amigos. Aloho m'barekh.

Salimos de Lourdes ayer por la mañana. Llevamos sus intenciones de oración a Cristo nuestro Salvador, Redentor y Rey a través de María la Madre de Dios.

Allí ponemos bajo su protección el ministerio incipiente del Corbispo Monseñor Manoel Silva Matos Mons que, como sin duda sabéis, deberá hacerse cargo de la Archidiócesis francófona de nuestra Iglesia siro-ortodoxa de Mar Thoma en Europa y de sus Misiones. ya que, con mi bendición de Metropolitano, el "Consejo de la Iglesia" lo nombró para que fuera su segundo obispo ya que, sobrecargado de tareas y a causa de mi deteriorada salud, renuncié a dedicarme más libremente si cabe a mis expensas metropolitanas...

Es un verdadero placer ver cuánto valora Monseñor Manoel nuestro camino religioso y cultural.

Aunque muy contento, Mons. Manoel Silva Matos está cansado de estos interminables viajes en coche, igual que yo, que, estupefacto por el camino, sufro pérdidas de equilibrio bastante frecuentes ya veces tengo que volver a coger el bastón.

Así empezamos ayer por la mañana nuestra ascensión a Normandía, con una parada anoche en Jauldes para estar de vuelta, y de frente, al servicio de los fieles africanos en la región de Chartres este domingo 17, cuyas lecturas encontraréis a continuación.

El martes 19 tendré una cita médica para mí y la monja Marie-André con el Dr. Roux (médico especialista en problemas cardiovasculares) en Bagnoles de l'Orne.

Aprovecharemos estas visitas médicas el día 19 para realizar una salida comunitaria (Quienes quieran participar están invitados a registrarse por SMS al 0648899489

El 21 o (y) el 22, haré las visitas y bendiciones sobre Sablé Sur Sarthre y Cholet que inicialmente habían sido planeadas en el camino o en el regreso del servicio al Sudoeste.

INVITACIÓN:

Solo me resta darles una cita el domingo 24 de julio para la BENDICIÓN DE CARROS EN HONOR A SAN CRISTÓBAL y la RECEPCIÓN OFICIAL de Monseñor Manoel Silva Matos a los fieles de la Parroquia Catedral ubicada en el Monasterio Metropolitano.

También celebraremos dos cumpleaños: el de Thérèse Ribreau y el mío. ¿PUEDO CONTAR CON TU PRESENCIA?...

¡GRACIAS POR ESTAR TODOS PRESENTES!

El día 31 habrá la Romería a Santa Ana con la Divina Liturgia en el Monasterio a las 9:30 horas y luego un Picnic en el Andelis antes de unirse a Bosquentin para la Procesión (Registro por SMS: 0648899489

Permanezcamos, por así decirlo, en unión de oraciones. Su servidor y hermano en Cristo.

+Metropolitano Mor Philipose


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Quadish Qurbana (Santa Misa/Liturgia Divina):

o Hechos 1:15 – 20:

15 En aquellos días Pedro se levantó en medio de los hermanos que estaban reunidos, como ciento veinte, y dijo:
16 “Hermanos, la Escritura tenía que cumplirse. En efecto, por boca de David, el Espíritu Santo había hablado antes de Judas, que venía a servir de guía al pueblo que arrestaba a Jesús:
17 Este Judas era uno de nosotros y había recibido su parte de nuestro ministerio;
18 Entonces con el salario de la injusticia compró una hacienda; cayó de cabeza, se le reventó el vientre y se le desparramaron todas las entrañas.
19 Todo los habitantes de Jerusalén fueron informados de esto, por lo que este dominio se llamó en su propio dialecto Hakeldama, es decir, Dominio de Sangre.
20 Porque está escrito en el libro de los Salmos: Que su dominio se convierta en un desierto, y que nadie more en él, y otra vez, Que otro se haga cargo.


o 1 Corintios 8:1-6:

1 - De las carnes que se ofrecían a los ídolos, bien sabemos que todos tenemos el conocimiento necesario; pero el conocimiento enorgullece, mientras que el amor obra constructivamente.
2 Si alguno piensa que ha llegado a saber algo, todavía no sabe como debe;
3 pero si alguno ama a Dios, verdaderamente le es conocido.
4 En cuanto a comer estas carnes ofrecidas a los ídolos, ¿podemos? Sabemos que en el mundo un ídolo no es nada en absoluto; no hay más dios que el único Dios.
5 Aunque en verdad hay en el cielo y en la tierra lo que se llama dioses -y hay muchos "dioses" y "señores"-
6 Al contrario, para nosotros hay un solo Dios, el Padre, de quien todo procede y hacia quien vamos; y un Señor, Jesucristo, por quien vienen todas las cosas y por quien vivimos.


o San Mateo 15:32-39:

32 Jesús llamó a sus discípulos y les dijo:
-“Estoy lleno de compasión por esta multitud, porque ya hace tres días que están conmigo y no tienen qué comer. No quiero enviarlos de regreso con el estómago vacío, podrían desmayarse en el camino. »
33 Los discípulos le dijeron:
- "¿En qué lugar del desierto encontraremos suficiente pan para satisfacer a tal multitud? »
34 Jesús les preguntó:
- "¿Cuántos panes tienes?" »
Ellos dijeron :
- "Siete, y algunos pececitos". »
35 Luego ordenó a la multitud que se sentara en el suelo.
36 Tomó los siete panes y los peces; dando gracias, los partió y se los dio a los discípulos, y los discípulos a la multitud.
37 Todos comieron y se saciaron. Recogimos los pedazos que sobraron: eso hizo siete canastas llenas.
38 Y eran cuatro mil los que habían comido, además de las mujeres y los niños.
39 Después de despedir a la multitud, Jesús subió a la barca y se dirigió al territorio de Magadane.

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¿Nuestro pastor se da a sí mismo en comida?

“¿Quién contará las proezas del Señor?
¿Quién sonará toda su alabanza? (Sal 106,2)

¿Qué pastor alguna vez alimentó a sus ovejas con su propio cuerpo?

Pero, ¿qué estoy diciendo, un pastor?

A menudo, las madres confían a sus hijos a las nodrizas desde el nacimiento.

Pero Jesucristo no puede aceptar esto para sus ovejas; él mismo nos alimenta con su propia sangre, y así nos hace un solo cuerpo con él.

Considerad, hermanos míos, que Cristo nació de nuestra propia sustancia humana.

Pero, dirás, ¿qué importa?

Esto no concierne a todos los hombres. Disculpe, mi hermano, es para todos una gran ventaja.

Si se hizo hombre, si vino a tomar nuestra naturaleza, eso concierne a la salvación de todos los hombres.

Y si vino por todos, también vino por cada uno en particular.

Tu podrias decir:

¿Por qué, entonces, no han recibido todos los hombres el fruto que debían obtener de esta venida?

No acuséis de ello a Jesús, que eligió este medio para la salvación de todos; la culpa es de quienes rechazan este beneficio.

Porque en la Eucaristía Jesucristo se une a cada uno de sus fieles; los devuelve a la vida, los nutre de sí mismo, no los abandona a los demás y así los convence una vez más de que realmente ha tomado nuestra carne. (Por San Juan Crisóstomo (v. 345-407), sacerdote en Antioquía y luego obispo de Constantinopla, Homilías sobre San Mateo, n° 82; PG 87, 737)

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Ce 20 juillet, notre Église Syro-Orthodoxe de Mar Thoma (Métropolie de Tradition Malankare Orthodoxe pour l'Europe et ses Missions) se souvient du Saint Prophète Élie .

Le Saint Prophète Élie était un ardent défenseur de la vraie foi. Ainsi s’insurgea t-il avec force contre le culte des idoles pratiqué par les Israélites de son temps.

Aujourd'hui encore, de nombreux croyants sont tentés par l'esprit d'apostasie. Que Saint Elie, intercède pour nous conserver dans la Vraie Foi !

Au 1er Livre des Rois au Chapitre 17, nous voyons comment il annonça prophétiquement une sécheresse sur la terre d'Israël et comment il fût nourri par des corbeaux sur l'ordre de Dieu.

L' Épiclèse lors de laquelle , lors de la Quadisha Qurbana (Sainte Messe), le célébrant prie à haute voix, "Anin Moriyo (Répondez moi, Seigneur, Répondez moi, Seigneur,Répondez moi, Seigneur!", prend sa source dans la prière du prophète Elijah à Dieu telle qu'elle est décrite dans le 1er Livre des Rois au Chapitre 18, verset 37.

L'Ecriture Sainte nous enseigne que le prophète Élie a été emmené vivant au ciel sur un char de feu et Élisée resta pour continuer son oeuvre prophétique et lui succéder (2 Rois 2:11). 
Dans le Nouveau Testament, comme vous le voyez sur la première Icône Syriaque de cette publication, il apparaît aux côtés de Jésus lors de la Transfiguration.

Que les prières et les intercessions du Saint Prophète Elie soient avec nous tous! Amîn.

Dia 20 de julho, nossa Igreja Siro-Ortodoxa de Mar Thoma (Metrópole da Tradição Ortodoxa Malankara para a Europa e suas Missões) lembra-se do Santo Profeta Elias.

O Santo Profeta Elias foi um ardente defensor da verdadeira fé. Assim, ele se rebelou fortemente contra a adoração de ídolos praticados pelos israelitas de seu tempo.

Ainda hoje, muitos crentes são tentados pelo espírito de apostasia. Que São Elias interceda para nos manter na Verdadeira Fé!

No primeiro livro dos reis, no capítulo 17, vemos como ele profeticamente anunciou uma seca na terra de Israel e como ele foi alimentado por corvos sob o comando de Deus.

A epiclese em que, durante a Quadisha Qurbana (Santa Missa), o celebrante ora em voz alta: "Anin Moriyo (Responda-me, Senhor, responde-me, Senhor, responde-me, Senhor!", Leva sua fonte no A oração do profeta Elias a Deus como descrito no primeiro livro dos Reis no capítulo 18, verso 37.

A Sagrada Escritura nos ensina que o profeta Elias foi levado vivo ao céu em uma carruagem de fogo, e Eliseu ficou para continuar seu trabalho profético e sucedê-lo (2 Reis 2:11).
No Novo Testamento, como você vê no primeiro ícone siríaco desta publicação, ele aparece ao lado de Jesus durante a Transfiguração.

Que as orações e intercessões do Santo Profeta Elias estejam com todos nós! Amin.

This 20th of July, our Syro-Orthodox Church of Mar Thoma (Metropolis of Malankara Orthodox Tradition for Europe and its Missions) remembers the Holy Prophet Elijah.

The Holy Prophet Elijah was an ardent defender of the true faith. Thus he rebelled strongly against the worship of idols practiced by the Israelites of his time.

Even today, many believers are tempted by the spirit of apostasy. May Saint Elijah intercede to keep us in True Faith!

In the 1st Book of Kings in Chapter 17, we see how he prophetically announced a drought on the land of Israel and how he was fed by crows on the command of God.

The epiclesis in which, during the Quadisha Qurbana (Holy Mass), the celebrant prays aloud, "Anin Moriyo (Answer me, Lord, answer me, Lord, answer me, Lord!", Takes its source in the Prophet Elijah's prayer to God as described in the 1st Book of Kings in Chapter 18, verse 37.

Sacred Scripture teaches us that the prophet Elijah was taken alive to heaven on a chariot of fire, and Elisha stayed to continue his prophetic work and succeed him (2 Kings 2:11).
In the New Testament, as you see on the first Syriac Icon of this publication, he appears alongside Jesus during the Transfiguration.

May the prayers and intercessions of the Holy Prophet Elijah be with us all! Amin.

Este 20 de julio, nuestra Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma (Metrópolis de Malankare Tradición Ortodoxa para Europa y sus Misiones) recuerda al Santo Profeta Elías.


El Santo Profeta Elías fue un ardiente defensor de la verdadera fe. Así se rebeló fuertemente contra el culto a los ídolos practicado por los israelitas de su tiempo.

Incluso hoy, muchos creyentes son tentados por el espíritu de apostasía. ¡Que San Elías interceda para mantenernos en la Verdadera Fe!

En el 1er Libro de Reyes Capítulo 17 vemos cómo proféticamente anunció una sequía en la tierra de Israel y cómo fue alimentado por cuervos por mandato de Dios.

La epíclesis en la que, durante la Quadisha Qurbana (Santa Misa), el celebrante reza en voz alta, "Anin Moriyo (Respóndeme, Señor, Respóndeme, Señor, Respóndeme, Señor!", se origina en la oración del Profeta Elías a Dios como se describe en el 1er Libro de los Reyes en el Capítulo 18, versículo 37.

La Sagrada Escritura nos enseña que el profeta Elías fue llevado vivo al cielo en un carro de fuego y Eliseo se quedó para continuar su obra profética y sucederlo (2 Reyes 2:11).
En el Nuevo Testamento, como ves en el primer icono siríaco de esta publicación, aparece junto a Jesús en la Transfiguración.

¡Que las oraciones e intercesiones del Santo Profeta Elías estén con todos nosotros! Amín.

 

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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 11:20

VACANCES FAMILIALES DE

 

JUILLET :

Du 1 Juillet au 6 Juillet, première partie des "Vacances Familiales" (Parents enfants) et des activités de vacances du "Patronage" en Normandie.

Cette première période se fera en "Ordre dispersé", c'est à dire que chacun, parents et enfants pourront arriver quand ils veulent pour se ressourcer au Monastère dans la simplicité au contact d'une communauté fraternelle,

dans la sérénité et profiter de découvrir la belle nature Normande

et les sites historiques, cultuels et culturels

sans oublier, sur place, le contacte vivifiant de la Liturgie Syro-Orthodoxe et la beauté des fresques, des Icônes...

Deuxième période des "Vacances Familiales" (Parents enfants) et des activités de vacances du "Patronage":

 Du 8 Juillet au 19, PERIODE DE VACANCES FAMILIALES en:

*Dordogne (Alentours de Périgueux)

*Charente (Alentours d'Angoulême)

*Limousin et Creuse

*Pyrénées LOURDES et environs (Lourdes, Gavarnie,Saint Savin, etc...).

 

Troisième période des "Vacances Familiales" (Parents enfants) et des activités de vacances du "Patronage" DE JUILLET EN NORMANDIE:

Cette 3ème période se fera en "Ordre dispersé", c'est à dire que chacun, parents et enfants pourront arriver quand ils veulent pour se ressourcer au Monastère dans la simplicité au contact d'une communauté fraternelle,

dans la sérénité et profiter de découvrir la belle nature Normande

et les sites historiques, cultuels et culturels

sans oublier, sur place, le contacte vivifiant de la Liturgie Syro-Orthodoxe et la beauté des fresques, des Icônes...

 

VACANCES FAMILIALES D'AOUT:

Une quatrème période de "Vacances Familiales" (Parents enfants) et d'activités du "Patronage" se fera en Août du

8  au 15 Août

avec un programme d'activités qui nous conduira en:

*Vendée (Plages), en

*Charente (Plages, activités sportives (canoë) et découverte de sa belle nature et les sites historiques cultuels et culturels.), en *Quercy

Vous pouvez vous inscrire à l'adresse ci-dessous:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Les offrandes pour participer à ces "VACANCES FAMILIALES" et (ou) aider les familles démunies à y participer sont libres et non obligatoires.

Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " CARITAS E S O F, vacances familiales "

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"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

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DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

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GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 11:48
Le 29 Juin et le 30, tous à la Fête de St Pierre et Paul, Princes des Apôtres et à la Fête des Saints Apôtres, Piliers de l'Eglise du Christ

Chers amis. Aloho m’barekh!


En dehors des évènements liturgiques habituels, j'ai le plaisir de vous inviter à participer à la Ste Messe (Quadisha Qurbana) qui sera célébrée :

 

* le lundi 29 juin pour la fête des princes des Apôtres saint Pierre et saint Paul.

 

* le mardi 30 pour la fête des douze Apôtres


La célébration du 29 marquera la fin du jeûne des Apôtres (Sawmo da-Shlihe) et elle sera une occasion pour nous fils et filles de l’Eglise fondée par Syrienne de l’Inde: Malankare Orthodoxe (Chrétienté de Saint Thomas) pour les Peuples Européens et leurs Missions de rendre grâce au Seigneur de continuer d’être présent au monde à travers le ministère de Ses Apôtres et, en conséquent, par la Grâce d Saint Esprit.

 

Le 29, il sera bon que les « Chrétiens de Saint Thomas » de l’Eglise mère comme de ses missions se souviennent se tournent dans la prière et la reconnaissance vers l’Eglise d’Antioche et de Tout l’Orient que fonda l’Apôtre Pierre et dont nous avons reçu la pérennité apostolique.


Aussi bien le 29 que le 30, la Divine Liturgie commencera à 10h30.

 

DU 29 JUIN AU 3 JUILLET (Inclusivement), PETITE RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON, en matinées, Messes avec enseignement, les après-midis, visites de Sanctuaires mariaux (Chartres, Notre-Dame de Verneuil, Notre-Dame de Tilly-sur-Seulles et la Croix Glorieuse de Dozulé)


Puisse la prière des saints Apôtres Pierre et Paul nous accompagner ! Puissent l’intercession du Collège Apostolique accompagner nos Patriarches, Catholicos, Métropolites et Evêques pour que se manifeste toujours davantage l’unanimité du Témoignage Chrétien, l’unité en Christ !

 

Votre fidèlement et respectueusement dévoué.

 

+Métropolite Mor Philipose

Le 29 Juin et le 30, tous à la Fête de St Pierre et Paul, Princes des Apôtres et à la Fête des Saints Apôtres, Piliers de l'Eglise du Christ

PROGRAMME REMIS A JOUR DE NOS PROCHAINS

RENDEZ-VOUS LITURGIQUES (France)

NORMANDIE, HAUTS DE FRANCE:

 
¤ Dimanche 26 Juin, à 10h30 Messe au Monastère (61300 CHANDAI) suivie du programme habituel.
 
¤ Mercredi 29 Juin, à 10h30 Messe de la SOLENNITÉ DE SAINT PIERRE ET PAUL

 

( Petit pèlerinage mensuel à Saint Michel, aux Saints Archanges et Saint Ubald au Monastère (61300 CHANDAI) suivie du programme habituel.

¤ Jeudi 30 Juin à 10h30, Messe de la SOLENNITÉ DES DOUZE APÔTRES

 

 
DU 29 JUIN AU 3 JUILLET (Inclusivement), PETITE RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON, en matinées, Messes avec enseignement, les après-midis, visites de Sanctuaires mariaux (Chartres, Notre-Dame de Verneuil, Notre-Dame de Tilly-sur-Seulles et la Croix Glorieuse de Dozulé)
 
¤Dimanche 3 JUILLET, à 10h30, Messe du Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde, aux Saints fondateurs de l’Eglise en Europe et au Kérala suivie d’un repas fraternel en plein air, de la réception des fidèles, etc…

 



NOUVELLE AQUITAINE, MIDI-PYRENEES:

ANGOULÊME (Jauldes):

Dimanche 26 Juin (Désservant, Père Simon)
Dimanche 10 Juillet (Désservant, Mor Philipose)
Dimanche 24 Juillet BENEDICTION DES VOITURES EN LHONNEUR DE SAINT CHRISTOPHE (Dé
sservant, Abouna Simon)

ADRESSE :
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck,
LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel: 05.45.37.35.13

* Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile. Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, ou d’exorcismes, prières de guérison selon les Rites de la Sainte Eglise).




PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
Messe le Samedi 9 Juillet

ADRESSE :

Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13

* Messe le 2ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, ou d’exorcismes, prières de guérison selon les Rites de la Sainte Eglise).


ALSACE et "Grand Est":

Relais paroissial Sainte Clotilde :

¤ Visite pastorale prévue la semaine précédent le 30 Juillet ( PRÉ INSCRIPTIONS AU: 0648899489

Permanence pastorale tous les trois mois. (Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, ou d’exorcismes, prières de guérison selon les Rites de la Sainte Eglise. INSCRIPTIONS : 06.48.89.94.89)


 

 



 

Les apôtres et les saints –

Lors du jeûne (Carême) des saints apôtres nous n'oublions-pas les saints locaux.

Chaque Église locale en effet est reliée aux saints qui se sont fait connaître sur son sol depuis les premières communautés qui y ont été fondées.

Chaque Église est également sensible à la présence des saints sur le sol du pays où elle se trouve exilée ou émigrée.

Dans nos pays occidentaux, comme en Amérique ou en Australie, la mémoire des saints associe le patrimoine de l’Église mère et du pays d’origine à celui du pays d’accueil où vit actuellement la communauté de foi.

En France, par exemple,  l’on fait mémoire des saints de nos Eglises-mères d'Antioche et des Indes (Malankare) toutes ces communautés dont les fidèles vivent ici, y travaillent, y fondent leur famille et y envoient leurs enfants à l’école.

Simultanément, on fait mémoire des saints qui se sont illustrés dans telle ou telle partie de la Gaule d’autrefois, gardant les traditions des saints Pères jusqu’à une époque avancée.

Les saints de France

D’innombrables noms ont été conservés des saints et des saintes des diverses provinces de notre pays de France à l’époque du premier millénaire. Les Églises présentes sur le sol de France, héritières de leurs Églises mères, assument donc également la sainteté qu’elles ont trouvée ici en arrivant et qu’elles continuent à découvrir. Nos diverses communautés orthodoxes contemplent avec bonheur, lors de pèlerinages notamment, la beauté de la sainteté locale : le monachisme ancien de Lérins ou de Bretagne ; les conciles mérovingiens ; les grands charismatiques comme saint Martin, saint Germain d’Auxerre, saint Germain de Paris ; les grandes moniales de condition royale comme Clotilde ou Radegonde, et le type de la sainteté orthodoxe locale, sainte Geneviève de Paris. L’émigration russe avait de cela un sentiment très fort. Nous savons combien l’iconographe Leonid Ouspenski a assumé la tradition hagiographique et iconographique occidentale : une belle exposition l’a montré cette année.

Double nationalité

La réalité même de l’Orthodoxie de France chante la richesse des saints d’où nous venons et du pays où nous arrivons – ces deux pays auxquels nous appartenons, tout de même ! Vénérer les saints locaux, comme nous y invite ce dimanche, comporte une double exigence apostolique : la fidélité aimante à notre terre roumaine, russe, grecque, géorgienne, arabe ou serbe ; la connexion à toute l’expérience de la vraie foi dont les grands noms chrétiens témoignent en France. Cette conscience s’est du reste bien développée depuis quelques années. La réalité de l’Église locale en France comme dans les autres pays d’Occident et des nouveaux mondes dépend de l’inculturation, comme elle dépend du reste, pour les Français et autres Occidentaux de souche, de la découverte enthousiaste qu’ils font de la sainteté russe, roumaine ou grecque.

Témoins de l’Orthodoxie universelle

De belles personnalités charismatiques occidentales ont témoigné de cette conscience ecclésiale, de cette ecclésiologie territoriale authentique : mentionnons en ce jour dans la Liturgie les saints archimandrites Lev et Placide, par exemple, qui ont tellement fait pour l’enracinement de la vie ecclésiale sur notre sol. Les saints du lieu œuvrent pour la profondeur de la conscience nationale de chaque peuple. En honorant ainsi les saints de notre pays d’origine et ceux de notre pays d’accueil ou, si nous sommes français de souche, les saints de notre pays de naissance et ceux des pays par lesquels nous vient l’esprit des saints Pères, nous contribuons à la vie intérieure de plusieurs pays ! Mais nous savons que ces divers pays ont tout leur espoir de prospérité, de justice, de paix et de salut dans l’intercession et l’action des saints intérieures à la conscience-même de chaque peuple. Prier pour nos patries respectives avec les saints locaux leur fait un bien immense !

Inspiré d'une émission su Radio Notre-Dame, « Lumière de l' Orthodoxie », dimanche 21 juin 2020)
Lectionnaires pour le Troisième dimanche après la Pentecôte, la Saint Pierre et Paul (29 Juin) , Les Saints Apôtres (Le 30 Juin) assortis de textes catéchétiques

Dimanche 26 JUIN 2022

Lectionnaire Liturgique:

Troisième dimanche après la Pentecôte

Quadisha Qurbana (Sainte Messe/Divine Liturgie):

·

o Actes 13:26-39 :

  • 26 Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
  • 27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
  • 28 Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
  • 29 Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
  • 30 Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
  • 31 Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
  • 32 Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
  • 33 Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
  • 34 De fait, Dieu l’a ressuscité des morts sans plus de retour à la condition périssable, comme il l’avait déclaré en disant : Je vous donnerai les réalités saintes promises à David, celles qui sont dignes de foi.
  • 35 C’est pourquoi celui-ci dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton fidèle de ne pas voir la corruption.
  • 36 En effet, David, après avoir, pour sa génération, servi le dessein de Dieu, s’endormit dans la mort, fut déposé auprès de ses pères et il a vu la corruption.
  • 37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption.
  • 38 Sachez-le donc, frères, grâce à Jésus, le pardon des péchés vous est annoncé ; alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés ni devenir justes,
  • 39 par Jésus, tout homme qui croit devient juste.

o

o Galates 6 :10-18 :

  • 10 Maintenant, est-ce par des hommes ou par Dieu que je veux me faire approuver ? Est-ce donc à des hommes que je cherche à plaire ? Si j’en étais encore à plaire à des hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.
  • 11 Frères, je tiens à ce que vous le sachiez, l’Évangile que j’ai proclamé n’est pas une invention humaine.
  • 12 Ce n’est pas non plus d’un homme que je l’ai reçu ou appris, mais par révélation de Jésus Christ.
  • 13 Vous avez entendu parler du comportement que j’avais autrefois dans le judaïsme : je menais une persécution effrénée contre l’Église de Dieu, et je cherchais à la détruire.
  • 14 J’allais plus loin dans le judaïsme que la plupart de mes frères de race qui avaient mon âge, et, plus que les autres, je défendais avec une ardeur jalouse les traditions de mes pères.
  • 15 Mais Dieu m’avait mis à part dès le sein de ma mère ; dans sa grâce, il m’a appelé ; et il a trouvé bon
  • 16 de révéler en moi son Fils, pour que je l’annonce parmi les nations païennes. Aussitôt, sans prendre l'avis de personne,
  • 17 sans même monter à Jérusalem pour y rencontrer ceux qui étaient Apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie et, de là, je suis retourné à Damas.
  • 18 Puis, trois ans après, je suis monté à Jérusalem pour faire la connaissance de Pierre, et je suis resté quinze jours auprès de lui.

o

o St. Jean 6: 35-46 :

  • 35 Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
  • 36 Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
  • 37 Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
  • 38 Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
  • 39 Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
  • 40 Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
  • 41 Les Juifs récriminaient contre Jésus parce qu’il avait déclaré : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel. »
  • 42 Ils disaient : « Celui-là n’est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire maintenant : “Je suis descendu du ciel” ? »
  • 43 Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous.
  • 44 Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
  • 45 Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
  • 46 Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.

 

Lectionnaires pour le Troisième dimanche après la Pentecôte, la Saint Pierre et Paul (29 Juin) , Les Saints Apôtres (Le 30 Juin) assortis de textes catéchétiques

Bonne journée à vous en ce 28 Juin ! En ce dernier jour du Jeûne des Saints Apôtres et Virgile de la Saints Pierre et Paul , c'est, conformément à notre Calendrier Liturgique Malankare Orthodoxe, la commémoration du dukhrono de

Ste Théodora,Impératrice

Syro-Orthodoxe de Bysance (+548).



 

SAINTE THÉODORA, QUI ÊTES VOUS ?

Les principales sources historiques sur la vie de Théodora sont les œuvres de son contemporain Procope de Césarée, secrétaire du général Bélisaire.
L'historien offre trois représentations contradictoires de l'impératrice, l'encensant de son vivant avant de la dénigrer une fois celle-ci décédée.

Son premier ouvrage historique, intitulé Histoires ou Discours sur les Guerres, est écrit du vivant de l'impératrice.
Dans les huit tomes que constitue ce premier ouvrage, Procope se contente d'écrire à la manière d'un historiographe consciencieux, critique sans être excessif. Théodora y est néanmoins dépeinte sous des traits positifs.

Dans celui-ci, il brosse le portrait d'une impératrice courageuse et des plus influentes.
Il dénote en particulier ses ressources culturelles et morales lors des moments difficiles « quand les hommes ne savent plus de quel côté se tourner ».

Son deuxième ouvrage, "Sur les monuments", est un livre de propagande du régime impérial, commandé spécialement par Justinien.

Procope y couvre d'éloges Justinien et Théodora, qu'il décrit comme un couple pieux et se montre admiratif de l'impératrice, dont il loue la beauté.



Le moine syriaque Jean d'Éphèse mentionne Théodora dans les Vies des bienheureux orientaux et indique notamment qu'elle eut une fille illégitime avant d'épouser Justinien.

D'autres auteurs syriaques (Zacharie le Rhéteur, Évagre le Scholastique, l'évêque Jean d'Amide ou le patriarche d'Antioche Michel le Syrien) la présentent comme une « pieuse », une « sainte », ou comme la « dévote » impératrice.

Théodora meurt le 28 juin 548, 17 ans avant Justinien, d'une maladie dont les symptômes ressemblent à ceux d'un cancer du sein.
Elle est enterrée en l'église des Saints-Apôtres à Constantinople.

Profondément affecté, Justinien ne se remettra jamais de la mort de sa femme.

Durant les dernières années de son règne, l'empereur s'enferma dans la solitude, ne se montrant en public que lors de rares cérémonies officielles.

L'historien Jean Steiner écrit : « En perdant Théodora, Justinien avait perdu la volonté forte qu'elle lui avait apportée. Plus que lui, elle avait été l'homme d'Etat du règne »

Personnalité aux multiples facettes, Sainte Théodora laisse l'image d'une femme au tempérament affirmé, à la fois habile et ferme, l'une des souveraines les plus influentes de son temps.

Son parcours fait partie des exemples les plus remarquables d'ascension sociale.

Ses nombreuses représentations artistiques témoignent de la fascination des auteurs à son égard à travers les siècles.

Elle est vénérée comme une sainte de l'Église orthodoxe dans son ensemble (Même de Tradition Bysantino-Slave) quoiqu'ayant toujours soutenu les thèses prétendument "monophysites" par fidélité à la Tradition de la Foi Apostolique. Elle est commémorée le 28 Juin par les Eglises de Tradition Syro-Orthodoxe et le 14 novembre par les Eglises de Tradition Bysantino-Slave.

Ô Sainte Théodora, intercédez pour nous devant le Trône de la Grâce de Dieu ! Amîn.



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"Celui qui n'a pas revêtu d'une manière bien sensible à sa conscience, en ce qui constitue la raison et l'intelligence humaine, l'image de notre Seigneur Jésus-Christ, du céleste, homme et Dieu, n'est encore que chair et sang, car il ne peut acquérir l'expérience de la gloire spirituelle par la raison, de même que l'aveugle de naissance ne peut connaître par la seule raison la lumière du soleil." (Saint Syméon le nouveau théologien)

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Mon Dieu, apprenez-moi à bien user du temps que Vous me donnez

« Mon Dieu, apprenez-moi à bien user du temps que Vous me donnez et à le bien employer sans en rien perdre.

Apprenez-moi à prévoir sans me tourmenter.

Apprenez-moi à tirer profit des erreurs passées sans me laisser aller au scrupule.

Apprenez-moi à imaginer l’avenir en sachant qu’il ne sera pas comme je l’imagine.

Apprenez-moi à pleurer mes fautes sans tomber dans l’inquiétude.

Apprenez-moi à agir sans me presser et à me hâter sans précipitation.

Apprenez-moi à unir la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

Aidez-moi quand je commence parce que c’est alors que je suis faible.

Veillez sur mon attention que je travaille.

Et surtout comblez Vous-même les vides de mes œuvres. Ainsi soit-il. » (Jean Guitton (1901-1999)

Puisse cette période de Jeûne préparatoire à la Fête des Saints Pierre et Paul le 29 et des Saints Apôtres le 30, nous recentrer sur l'essentiel pour toujours davantage vivre dans la fidélité à la Tradition Apostolique !

Votre fidèlement dans l'amour du Seigneur et des frères. Aloho m'barekh, Dieu vous bénisse!

+ Mor Philipose

 

 

PIERRE ET PAUL

 

 

 

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) . Sermons sur l'évangile de Jean, n° 124 ; CCL 36, 685 (trad. Orval)

 

L'Église connaît deux vies louées et recommandées par Dieu.

L'une est dans la foi, l'autre dans la vision ; l'une dans le pèlerinage du temps, l'autre dans la demeure de l'éternité ; l'une dans le labeur, l'autre dans le repos ; l'une sur le chemin, l'autre dans la patrie ; l'une dans l'effort de l'action, l'autre dans la récompense de la contemplation.

La première est symbolisée par l'apôtre Pierre, la seconde par Jean.

Et ce n'est pas eux seuls, mais toute l'Église, l'Épouse du Christ, qui réalise cela, elle qui doit être délivrée des épreuves d'ici-bas et demeurer dans la béatitude éternelle.

Pierre et Jean ont symbolisé chacun l'une de ces deux vies. Mais tous deux ont passé ensemble la première, dans le temps, par la foi ; et ensemble ils jouiront de la seconde, dans l'éternité, par la vision.

C'est donc pour tous les saints unis inséparablement au corps du Christ, et afin de les piloter au milieu des tempêtes de cette vie, que Pierre, le premier des apôtres, a reçu les clefs du Royaume des cieux avec le pouvoir de retenir et d'absoudre les péchés (Mt 16,19).

C'est aussi pour tous les saints, et afin de leur donner accès à la profondeur paisible de sa vie la plus intime, que le Christ a laissé Jean reposer sur sa poitrine (Jn 13,23.25).

Car le pouvoir de retenir et d'absoudre les péchés n'appartient pas à Pierre seul, mais à toute l'Église ; et Jean n'est pas seul à boire à la source de la poitrine du Seigneur, le Verbe qui depuis le commencement est Dieu auprès de Dieu (Jn 7,38 ;1,1), mais le Seigneur lui-même verse son Évangile à tous les hommes du monde entier pour que chacun le boive selon sa capacité.

The Holy Bible readings from the Church Lectionary:

Evening:
Matthew 16:13-20

Morning:
Matthew 19:27-30

Before Holy Qurbono:
Genesis 12:1-9
Daniel 1:1-9
Isaiah 43:1-14

Holy Qurbono:
Acts 1:12-14
I Corinthians 12:28-13:10
Matthew 20:1-16

Fête de la Saint-Pierre et Saint-Paul (Juin 29)

 

  • Lectionnaire pour la Quadisha Qurbana (Divine Liturgie):
    •  
    • Actes 1:12-14 :
  • 12 Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.
  • 13 À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
  • 14 Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
    •  
    • I Corinthiens 12: 28 :
    • 28 Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.
    • -13:
    • 13 C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.
    • 10 :
    • 10 A l‘un est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.
    •  
    • Saint Matthieu 20, 1-16 :
  • 01 « En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne.
  • 02 Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.
  • 03 Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire.
  • 04 Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.”
  • 05 Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même.
  • 06 Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?”
  • 07 Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.”
  • 08 Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.”
  • 09 Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier.
  • 10 Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier.
  • 11 En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine :
  • 12 “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !”
  • 13 Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ?
  • 14 Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi :
  • 15 n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?”
  • 16 C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

Homélie de Saint Augustin évêque

 

d'Hippone pour la fête des Saints

 

Apôtres Pierre et Paul:

« Aujourd'hui, la Sainte Église se remémore pieusement les souffrances des saints, glorieux et hautement loués Apôtres Pierre et Paul. Saint Pierre, le fervent disciple de Jésus-Christ, par sa profonde confession de Sa Divinité :

"Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant", fut trouvé digne par le Sauveur d'entendre en réponse :

"Tu es bienheureux, Simon.. Je te le dis, tu es Pierre (Petrus), et sur cette pierre (Petra) Je bâtirai Mon Église" (Mt 16,16-18).

Cette "pierre" (petra), c'est celle à propos de laquelle tu as dit:

"Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant", c'est sur ceci, ta confession, que Je bâtirai mon Église.

Dès lors "tu es Pierre" : c'est de la "pierre" (petra) que Pierre (Petrus) est, et non de Pierre (Petrus) que la "pierre" (petra) est, de même que le Chrétien vient du Christ, et non pas le Christ du Chrétien.

Veux-tu savoir de quel sorte de "rocher" (petra) l'Apôtre Pierre fut appelé? Écoute l'Apôtre Paul :

"Frères, je ne veux pas que vous soyez ignorants", dit l'Apôtre du Christ, "nos pères ont tous été sous la nuée, tous ont passé à travers la mer, tous ont été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer, tous ont mangé le même aliment spirituel et tous ont bu le même breuvage spirituel-ils buvaient en effet à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher c'était le Christ." (1 Cor 10, 1-4).

Voilà de quel "rocher" est Pierre.


Notre Seigneur Jésus-Christ, dans les derniers jours de Sa vie terrestre, pendant les jours de Sa mission auprès de la race humaine, choisit parmi Ses disciples Ses 12 Apôtres afin de prêcher la Parole de Dieu. Parmi eux, l'Apôtre Pierre, par son caractère enflammé, fut gratifié d'occuper la première place (Mt 10,2) et de devenir comme la personne représentant pour toute l'Église.

Dès lors c'est à lui qu'est dit, préférentiellement, après sa confession : "Je te donnerai les clés du Royaume des Cieux : et tout ce que tu auras lié sur terre, il sera lié aux Cieux; et tout ce que tu auras délié sur terre, il sera délié aux Cieux" (Mt 16,19).

Dès lors ce n'était pas l'homme seul, mais plutôt l'Église Une et Universelle, qui reçut ces clés et ce droit de "lier et délier."

Que c'est en fait l'Église qui a reçut ce droit, et non pas exclusivement une seule personne, prêtez donc attention à un autre endroit des Écritures, quand notre même Seigneur dit à tous Ses Apôtres, "Recevez l'Esprit-Saint", et ensuite après cela, "Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis, et ceux à qui vous les retiendrez, ils seront retenus" (Jean 20,22-23); ou : "tout ce que vous lierez sur terre, sera lié dans les Cieux, et tout ce que vous délierez sur terre, sera délié dans les Cieux" (Mt 18,18).


Donc, c'est l'Église qui lie, l'Église qui délie; fondée sur la pierre de fondation, Jésus-Christ Lui-même (Ephésiens 2,20), l'Église lie et délie. Redoutons dès lors tant le "lier" que le "délier" :

le déliement, afin de ne pas retomber à nouveau sous ce qui l'a requis; le "lier", afin de ne pas demeurer pour toujours dans cette condition.

Dès lors, "Le méchant est pris à ses propres méfaits, dans les liens de son péché il est capturé", dit la Sagesse (Proverbes 5,22); et sauf pour la sainte Église, il n'est nulle part possible d'en être délié.


Après Sa Résurrection, le Seigneur confia à l'Apôtre Pierre la guidance de Son troupeau spirituel non parce que, parmi les disciples, seul Pierre aurait pré-mérité de guider le troupeau du Christ, mais le Christ s'adresse surtout à Pierre parce que ce Pierre était le premier parmi les Apôtres et à ce titre le représentant de l'Église; à côté de cela, S'étant tourné dans le cas présent vers Pierre seul, comme prince des Apôtres, en cela le Christ confirmait l'unité de l'Église.

 

"Simon fils de Jean" -- dit le Seigneur à Pierre -- "M'aimes-tu?" -- et l'Apôtre de répondre : "Oui, Seigneur, Tu sais bien que je T'aime"; et une seconde fois cela lui fut demandé, et une seconde fois il répondit ainsi; étant questionné pour la troisième fois, voyant qu'il n'était pas crû, il en fut affligé.

Mais comment lui serait-il possible de ne pas croire Celui-là, Qui connaît son cœur?

Dès lors Pierre répondit :

"Seigneur, Tu sais tout; Tu sais que je T'aime".

 

Et Jésus lui dit les trois fois "nourris Mes agneaux" (Jn 20,15-27).


A côté de cela, le triple appel du Sauveur à Pierre et la triple confession de Pierre devant le Seigneur eurent un but bénéfique particulier pour l'Apôtre.

 

Celui-là, à qui avaient été confiées "les clés du Royaume" et le droit "de lier et de délier", triplement lié de lui-même par sa peur et sa lâcheté (Mt 26:69-75), et le Seigneur le libéra triplement par Sa demande et en réponse à sa confession d'un profond amour.

 

Et, littéralement, la guidance du troupeau du Christ, elle fut acquise par tous les Apôtres et leurs successeurs.

 

C'est pourquoi l'Apôtre Paul recommande vivement aux presbytres de l'Église :

"Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l'Église de Dieu, qu'Il s'est acquise par le sang de Son propre Fils" (Actes 20,28); et l'Apôtre Pierre aux Anciens :

"Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec l'élan du cœur; non pas en faisant les seigneurs à l'égard de ceux qui vous sont échus en partage, mais en devenant les modèles du troupeau.

 

Et quand paraîtra le Chef des pasteurs, vous recevrez la couronne de gloire qui ne se flétrit pas" (1 Pierre 5,2-4).


Il est à remarquer que le Christ, ayant dit à Pierre : "Pais Mes brebis", n'a pas dit "Pais tes brebis", mais plutôt nourris, bon serviteur, les brebis du Seigneur.

 

"Est-ce que le Christ est divisé?

Est-ce Paul qui fut crucifié pour vous? Ou avez-vous été baptisés dans le nom de Paul?" (1 Co 1,13).

"Pais Mes brebis." Donc pas ces "voleurs voraces, oppresseurs féroces, enseignants mensongers et mercenaires, non-concernés par le troupeau" (Mt 7,15; Actes 20,29; 2 Pi 2,1; Jn 10,12), ayant pillé un troupeau étranger et gaspillant comme si c'était leur propre gain, qui pensent qu'ils font paître leur troupeau.

 

Ceux-là ne sont pas des bons pasteurs, comme le sont les pasteurs du Seigneur.

 

"Le bon berger donne sa vie pour son troupeau" (Jn 10,11), qui lui est confié par le chef Berger en Personne (1 P 5,4). Et l'Apôtre Pierre, répondant à son appel, donna son âme pour le vrai troupeau du Christ, ayant scellé son apostolat par la mort en martyr, et il est à présent glorifié dans le monde entier.


L'Apôtre Paul, auparavant Saul, fut transformé, passant de loup vorace à doux agneau.

 

Au départ ennemi de l'Église, il se manifesta ensuite comme Apôtre. Au départ la pourchassant, puis il la prêcha. Ayant reçu des grands prêtres [du Sanhédrin] l'autorité pour partout faire jeter les Chrétiens aux fers, pour les exécuter, il était déjà en chemin, il respirait "menaces et massacres contre les disciples du Seigneur" (Actes 9,1), assoiffé de sang, mais "Celui qui demeure dans les Cieux rira de lui avec dédain" (Ps 2,4).

 

Quand lui, "ayant persécuté et harassé" à ce point "l'Église de Dieu" (1 Co 15,9; Actes 8,5), il parvint près de Damas, et le Seigneur des Cieux l'appela :

 

"Saul, Saul, pourquoi Me persécutes-tu?" et Je suis là, et Je suis là, Je suis partout : voici Ma tête; voici Mon corps. Il n'y a rien de surprenant en cela; nous-mêmes sont membres du Corps du Christ.

 

"Saul, Saul, pourquoi Me persécutes-tu; c'est dur pour toi de lutter contre l'aiguillon (Actes 9,4-5). Saul, cependant, "tremblant et effrayé", cria "Qui es-Tu, Seigneur"? Le Seigneur lui répondit, "Je suis Jésus Que tu persécutes".


Et soudainement en Paul se produit un changement :

"Que veux-Tu que je fasse" - cria-t-il.

Et soudainement, pour lui, il y eut la Voix : "Lève toi et va à la ville, et là il te sera enseigné ce que tu dois faire" (Actes 9,6).

 

Là le Seigneur envoie Ananie: "Lève toi et va dans la rue" vers un homme, "du nom de Saul", et baptise le, "car celui-là M'est un instrument de prédilection, pour porter Mon Nom aux païens, aux rois, et aux enfants d'Israël" (Actes 9,11.15.18).

 

Cet instrument doit être rempli de Ma Grâce.

 

"Ananie, cependant, répondit "Seigneur, j'en ai entendu beaucoup parler de cet homme, combien il a fait de tort à Tes saints à Jérusalem : et là il reçut l'autorité des chefs des prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent Ton Nom" (Actes 9,13-14).

 

Mais le Seigneur enjoint avec empressement à Ananie : "Recherche-le et rapporte-le, car il est un instrument de prédilection pour Moi : car Je vais lui montrer pour quelles grandes choses il doit souffrir pour l'amour de Mon Nom" (Actes 9,11. 15-16).


Et en effet le Seigneur montra à l'Apôtre Paul les sortes de souffrances qu'il aurait à endurer pour Son Nom.

Il lui en expliqua le déroulement; Il ne s'arrêta pas aux chaînes, aux fers, aux prisons et aux naufrages; Il supporta Lui-même ses souffrances, Il le guida vers ce jour.

 

En ce même jour, nous célébrons les souffrances de ces 2 Apôtres ensemble, bien qu'ils aient souffert en des jours [et lieux] séparés, mais par l'esprit et la proximité de leurs souffrances, ils ne font qu'un.

 

Pierre partit le premier, et Paul le suivit peu après. Auparavant appelé Saul, et puis Paul, ayant transformé sa fierté en humilité. Son vrai nom le démontrant, Paulus signifiant "petit, peu, moins".

Qu'est l'Apôtre Paul après cela? Demandez-le lui, et il vous répondra lui-même ceci :

"Je suis", dit-il, "le moindre des Apôtres.. mais j'ai travaillé plus que tous : cependant non pas moi, mais la grâce de Dieu, qui était avec moi" (1 Cor 15,9-10).

 

Et ainsi, frères, en célébrant à présent la mémoire des saints Apôtres Pierre et Paul, nous rappelant leurs vénérables souffrances, nous admirons leur vraie Foi et leur sainte vie, nous avons de la considération pour leur innocence dans leurs souffrances et leur pure confession.

 

Et aimant en eux la sublime qualité, et les imitant par de grands exploits, "par lesquels nous pourrons leur ressembler" (2 Thess 3: 5-9), nous atteindrons cette béatitude éternelle qui est préparée pour tous les saints.

 

Le chemin de notre vie d'avant fut plus mauvais, plus épineux, plus dur, mais "nous sommes nous aussi entourés d'une telle nuée de témoins" (Héb 12,1), l'ayant accompli avant nous, et le rendant pour nous plus facile, et plus léger, et plus facilement franchissable.

 

Tout d'abord, ce chemin fut emprunté par "l'Auteur et l'accomplissement de notre Foi", notre Seigneur Jésus-Christ Lui-même (Héb 12,2); Ses audacieux Apôtres suivirent après Lui; puis les martyrs, enfants, femmes, vierges, et une grande multitude de témoins. Qui a agi en eux et les a aidés sur ce chemin? Celui Qui dit "Sans Moi, vous ne pouvez rien" (Jean 15,5). »

Saints, glorieux et illustres Apôtres Pierre et Paul, les Premiers-Coryphées

 

Le Saint Apôtre Pierre, appelé préalablement Simon, naquit dans la bourgade de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Gennésareth. Il était fils de Jonas, de la tribu de Nephtali. Il s'était marié (1) et vivait à Capharnaüm, exerçant la modeste profession de pêcheur avec son frère André, qui était disciple de Saint Jean le Précurseur (cf. 30 nov.). Au début du ministèLre publique de Notre Seigneur, le Saint Précurseur désigna à André et à Jean, fils de Zébédée, Celui qu'il appelait l'"Agneau de Dieu". André rejoignit son frère et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie! » Et le lendemain, il l'emmena auprès de Jésus qui, posant son regard sur lui, dit : « Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas » — ce qui signifie Pierre, Ce changement de nom signifiait pour lui la transformation de sa vie et, dès lors, il suivit Jésus qui parcourait la Galilée, annonçant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toutes les maladies, sans toutefois abandonner complètement la pêche. Quand Jésus eut enseigné dans la synagogue de Capharnaüm, Pierre l'invita dans sa maison, où sa bellemère se trouvait alitée souffrant d'une forte fièvre. Jésus la guérit, et elle se leva aussitôt pour le servir. Un jour, le Seigneur monta dans la barque de Pierre pour prêcher à la foule qui le serrait de trop près. Quand il eut fini de parler, il ordonna à Simon de s'éloigner au large et de jeter ses filets. Le disciple et ses compagnons obéirent, alors qu'ils avaient peiné inutilement toute la nuit précédente, et ils prirent tant de poissons que leurs filets s'en rompaient. Admirant ce signe de la puissance de Jésus, Pierre tomba à ses pieds et s'exclama : « Eloigne-Toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur! » Mais Jésus le releva et lui dit : « Sois sans crainte, désormais ce sera des hommes que tu prendras. » Pierre abandonna alors définitivement sa barque, ses filets et sa famille, pour suivre Jésus. Son amour était si ardent qu'il s'imposa à la tête du choeur des douze Apôtres élus par le Seigneur, non comme un chef possédant une autorité coercitive — comment cela aurait-il été possible alors que le Seigneur leur avait interdit d'avoir entre eux des prétentions hégémoniques (cf. Mat. 20:27; 23:10)? — mais plutôt comme le porte-parole des Apôtres et l'interlocuteur privilégié du Maître. Cest aussi à cause de son zèle et de son amour ardent qu'il le choisit, avec Jacques et Jean, pour être témoins des manifestations les plus éclatantes de Sa nature divine : lors de la résurrection de la fille de Jaïre, le chef de la synagogue (cf. Mat. 5:37) et, surtout, lors de Sa transfiguration sur le Mont Thabor (cf. 6 août). Ce caractère de disciples privilégiés les fit reconnaître comme les "colonnes" de l'Eglise par les autres Apôtres (cf. Gal. 2:9).
Après que le Seigneur eut multiplié les pains pour nourrir plus de cinq mille personnes, Il ordonna à ses disciples de monter en barque et de le devancer, pendant qu'il renverrait la foule. La nuit venue, comme l'embarcation se trouvait harcelée par les vagues, avec un vent contraire, Jésus vint vers eux en marchant sur les eaux. Les disciples effrayés crurent voir un fantôme, mais Pierre, porté par sa foi, descendit de la barque, sur l'ordre de Jésus, et marcha lui aussi sur les eaux à sa rencontre. Mais saisi soudain d'un sentiment humain, il prit peur et commença à s'enfoncer dans l'eau et cria : « Seigneur, sauve-moi! » Jésus lui tendit la main et le saisit, en disant : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? » Et dès qu'ils montèrent dans la barque, le vent tomba. Tel était en effet Pierre, tant que le Saint-Esprit n'eut pas scellé sa foi par la perfection de la grâce déifiante : un homme au caractère ardent et impulsif, à l'amour sans réserve pour le Messie, qui lui faisait dépasser les limites de la nature, mais revêtu aussi de faiblesse et d'imperfection. Quand, un peu plus tard, Jésus exposa qu'Il était Lui-même le Pain de vie descendu du ciel et que quiconque ne mangerait pas la Chair du Fils de l'homme et ne boirait pas son Sang ne pourrait avoir la vie éternelle (cf. Jn. 6), beaucoup de ses disciples l'abandonnèrent trouvant ces paroles trop dures. Jésus se tourna alors vers les Douze et leur demanda s'ils voulaient partir eux aussi. Pierre rétorqua aussitôt : « Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de vie éternelle. » Une autre fois, parvenu dans la région de Césarée de Philippe, Jésus, après avoir interrogé ses disciples sur les opinions qu'on se faisait sur le Fils de l'homme, leur demanda : « Pour vous, qui dites-vous que je suis? » Devançant les autres, Pierre s'exclama : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant! » Le Seigneur loua Pierre de cette confession de foi en Sa divinité, en disant qu'elle lui avait été révélée par le Père, et il ajouta : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise, et les portes de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. A toi, je te donnerai les clés du Royaume des cieux, et ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mat. 16:18-19) (2).

Immédiatement après cette scène, qui avait manifesté que l'amour de Pierre pour le Seigneur lui procurait la connaissance de la Vérité, Jésus commença à annoncer Sa Passion et Sa Résurrection, et Pierre, retombant derechef dans des sentiments humains, le réprimanda, en disant : « Seigneur! Non cela ne T'arrivera pas. » Jésus se détourna de lui et dit : « Retire-toi, derrière moi Satan! Tu es pour moi un obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes! »
De même, lors de la dernière Cène, comme le Seigneur lavait les pieds de ses disciples, Pierre refusa avec véhémence. Jésus lui répondit doucement : « Si Je ne te lave pas, tu n'auras plus rien de commun avec Moi. » Le repas achevé, le Seigneur annonça, plus clairement que jamais, qu'Il devrait être livré à la mort pour ressusciter ensuite, et Il prédit qu'Il allait être abandonné par Ses disciples. Pierre, encore une fois emporté par son zèle, s'écria avec présomption, en s'élevant au-dessus de ses compagnons : « Même si tous trébuchent, eh bien! pas moi! » Jésus répondit avec calme et tristesse : « En vérité, Je te le dis, cette nuit même, le coq n'aura pas chanté deux fois que tu M'auras renié par trois fois. »
Pierre suivit Jésus au jardin de Gethsémani, avec Jacques et Jean, et ceux qui avaient été jugés dignes de la lumière de Sa gloire au Thabor furent témoins de Son agonie, de l'extrême manifestation de Sa nature humaine; mais succombant encore à leur faiblesse, ils s'endormirent, tandis que le Maître versait des larmes de sang dans Sa prière. Toutefois, quand les serviteurs du grand prêtre arrivèrent et portèrent la main sur Jésus, Pierre saisit son glaive et coupa l'oreille droite de Malchus. Jésus le rabroua et lui ordonna de remettre son épée au fourreau, en rappelant qu'il convenait qu'Il soit arrêté pour que les Ecritures s'accomplissent. Cet élan ayant été retenu, Pierre abandonna le Seigneur, avec tous les autres disciples, et suivit de loin le cortège, jusqu'au palais du grand prêtre. Ayant réussi à pénétrer à l'intérieur, dans la cour, une servante le reconnut et dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus le Nazaréen. » Saisi de crainte par les paroles d'une femme, celui qui avait juré qu'il irait volontiers à la mort pour le Seigneur, le renia. Interrogé pour la troisième fois, il porta serment, avec fortes imprécations, disant : « Je ne connais pas cet homme! » Aussitôt, un coq chanta, et Pierre se souvenant des paroles de Jésus, sortit et pleura amèrement son reniement.
Au matin du troisième jour après la Passion, Marie Madeleine et les autres Saintes femmes qui avaient vu le tombeau vide et l'Ange resplendissant leur annonçant la Résurrection du Seigneur, allèrent l'annoncer à Pierre et Jean. Les deux disciples coururent vers le tombeau et, le disciple Bien-aimé étant, arrivé le premier, il laissa Pierre entrer avant lui dans le sépulcre, où ils virent les bandelettes déposées dans un coin. Ce jour-là, semble-t-il, le Seigneur ressuscité apparut à Pierre, seul (cf Luc 24:34; 1 Cor. 15:5). Quelque temps après, les disciples étant retournés à leurs occupations sur le lac de Tibériade, et alors qu'ils avaient travaillé en vain toute la nuit, quelqu'un les interpella du rivage et leur prescrivit de jeter encore une fois leurs filets. Comme ils peinaient pour remonter à bord les 153 gros poissons qu'ils avaient pris, Jean dit à Pierre : « C'est le Seigneur! » Aussitôt, lâchant le filet, Pierre mit son vêtement et se jeta à l'eau pour gagner au plus vite le rivage à la nage et se prosterner aux pieds de Jésus. Après avoir partagé avec eux le repas, pour leur montrer qu'Il était bien vivant, en chair et en os, Jésus demanda à trois reprises à Pierre : « M'aimes-tu? » Et Pierre, corrigeant son triple reniement par la triple confession de son amour, fut restauré dans sa position de coryphée du choeur apostolique par la puissance divine du repentir, et il se vit confier par le Seigneur la responsabilité pastorale de Son Eglise.

Après avoir assisté à l'Ascension de Notre Seigneur, Pierre prit la tête de la Communauté, d'environ cent vingt personnes, qui s'était réunie dans la chambre haute, persévérant dans la prière dans l'attente de l'effusion du Saint-Esprit. Il proposa de tirer au sort un remplaçant pour occuper la place de Judas le traître, et Matthias fut élu au nombre des Apôtres. Le jour de la Pentecôte, les Apôtres ayant été remplis du Saint-Esprit, parvinrent à la pleine connaissance du Grand Mystère du Salut, et ils furent dès lors capables de porter témoignage sur le Seigneur devant les peuples, en publiant les merveilles de Dieu en diverses langues. Pierre, comme toujours premier par le zèle, prit alors la parole et annonça aux nombreux Juifs présents que Jésus, cet homme qu'ils avaient mis à mort, était bel et bien ressuscité, et que désormais siégeant à la droite du Père comme Christ et Seigneur, Il avait répandu sur eux le Saint-Esprit. Plus de trois mille personnes, saisies de componction, se repentirent et furent baptisées ce jour-là. La Communauté grandissait rapidement, mais les Apôtres fréquentaient encore le Temple pour l'observance des prières juives. Un jour, comme Pierre et Jean se rendaient au Temple pour y prier, un impotent de naissance leur demanda l'aumône. Pierre le regarda et dit : « De l'argent et de l'or, je n'en ai pas, mais ce que j'ai je te le donne : au Nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche! » Et le mendiant se releva, guéri. Une très grande foule s'étant rassemblée, Pierre leur annonça, plus clairement cette fois, que ce miracle n'avait été accompli que par la puissance de Jésus, le Messie annoncé par les Prophètes; et que c'était pour leur salut, à eux Juifs, en premier lieu, qu'Il était ressuscité des morts. Beaucoup de ses auditeurs embrassèrent la foi, et le nombre des fidèles s'éleva à environ cinq mille. Mais les gardes du Temple vinrent arrêter les Apôtres et les conduisirent en prison. Ils comparurent le lendemain devant le grand prêtre et le Sanhédrin, et Pierre, rempli de l'Esprit Saint, déclara qu'il avait agi au Nom de Jésus, qu'ils avaient crucifié mais qui était ressuscité, et qu'il « n'y a pas sous le ciel d'autre nom, par lequel nous devions être sauvés. » Constatant leur assurance les juges les relâchèrent en leur défendant d'enseigner au Nom de Jésus. Mais Pierre répliqua : « Nous ne pouvons pas ne pas publier ce que nous avons vu et entendu »; et il continua d'annoncer avec audace la Bonne Nouvelle, prenant soin des fidèles et veillant à la bonne organisation de la Communauté. Un certain Ananie, et sa femme Saphire, ayant menti sur le prix du champ dont ils avaient déposé la somme aux pieds des Apôtres, se vit sévèrement repris par Pierre, il expira sur-le-champ, et sa femme peu après.
Comme les Apôtres continuaient de prêcher dans le Temple, en accomplissant de nombreux signes et prodiges, ils furent à nouveau mis en prison, mais un Ange vint de nuit les délivrer. Les gardes les retrouvèrent au Temple et les amenèrent devant le grand prêtre. Comme celui-ci leur rappelait son interdiction, Pierre répliqua : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes! » et il déclara qu'ils étaient "témoins" que Jésus-Christ est ressuscité pour accorder le repentir et la rémission des péchés. Relâchés après avoir été battus de verges, les Apôtres n'en continuèrent pas moins, chaque jour, leur prédication.
Pierre s'étant rendu à Samarie pour y confirmer les nouveaux baptisés, Simon le Mage lui proposa de l'argent en vue d'obtenir, lui aussi, le pouvoir du Saint-Esprit; mais l'Apôtre lui répondit violemment : « Que ton argent périsse avec toi, parce que tu as estimé que le don de Dieu peut s'acquérir avec de l'argent. » Il passa ensuite à Lydda, où il guérit un paralytique, nommé Enée, et il ressuscita Tabitha à Joppé. Comme il s'était arrêté pour quelques jours dans cette ville, résidant dans la maison de Simon le corroyeur, il eut par trois fois une vision l'invitant à manger sans faire de distinction entre les animaux purs et impurs, proscrits par la Loi. Peu après, des messagers, venus de Césarée, se présentèrent et dirent qu'averti par un Ange, le centurion romain Corneille les avait envoyés à sa recherche. Parvenu à Césarée, Pierre commença à parler de Jésus dans la maison de Corneille, et l'Esprit Saint descendit sur ses auditeurs païens. comme le jour de la Pentecôte. Malgré l'étonnement des croyants juifs, il ordonna de les baptiser, en disant : « Peut-on refuser l'eau du Baptême à ceux qui ont reçu le Saint-Esprit comme nous? » A son retour à Jérusalem il fut pris à partie par les Juifs et dut raconter sa vision pour les convaincre que les païens devaient eux aussi être admis dans l'Eglise.
Quand le roi Hérode Agrippa eut fait périr Saint Jacques, le frère de Jean (41-44), il fit aussi arrêter Pierre. La nuit précédant le jour où il devait comparaître en jugement, alors qu'il était endormi, enchaîné dans sa prison, un Ange du Seigneur apparut, inondant le cachot de lumière. Dès qu'il eut touché Pierre, les chaînes lui tombèrent des mains et sur l'ordre de l'Ange, il se vêtit, passa les portes qui s'étaient ouvertes d'elles-mêmes et se rendit dans la maison de la mère de Marc, où une assemblée de fidèles priait (cf 16 janv.). Il descendit alors à Césarée et de là continua ses prédications en Judée et dans des contrées plus lointaines. Dans sa Première Epître, Saint Pierre s'adresse aux Chrétiens du Pont, de Galatie, de Cappadoce, d'Asie et de Bithynie, ce qui fait supposer qu'il s'était rendu dans ces régions pour les évangéliser. D'autres traditions (3) rapportent que de Césarée, il visita Sidon, Béryte et le reste de la Phénicie, puis, après un séjour dans l'île d'Antarados, il évangélisa plusieurs villes jusqu'à Laodicée. A Antioche de Syrie, il affronta Simon le Mage, qui trompait beaucoup de monde par ses subterfuges sataniques, et ordonna Saint Marcien et Saint Pancratios (cf. 9 juil.) pour aller évangéliser la Sicile. Il se rendit ensuite à Tyane en Cappadoce, puis Ancyre en Galatie, où il ressuscita un mort. Poursuivant son périple dans le Pont, il retrouva son frère André à Sinope, puis évangélisa Amasée, Gangres en Paphlagonie, Claudiopolis de la province d'Honorias, et parvenu en Bithynie, il séjourna à Nicomédie et Nicée, où il sema la parole de Vérité.
On rapporte que c'est alors qu'il reprit le chemin de Jérusalem, et qu'il s'y trouvait lorsque Paul et Barnabé arrivèrent pour rendre compte de leurs missions auprès des païens. Comme certains fidèles du parti des pharisiens déclaraient qu'il fallait circoncire les païens qui avaient adhéré au Christ, une longue discussion s'éleva. Pierre prit la parole et soutint qu'il était inutile d'imposer à ces fidèles le fardeau de la Loi, puisque tous, Juifs et païens, sont sauvés par la Grâce du Seigneur Jésus. Finalement, après le discours de Jacques, qui présidait cette assemblée, on décida de ne pas tracasser les païens convertis par les exigences caduques de l'ancienne Alliance, et de leur demander seulement de s'abstenir des mets offerts aux idoles, des unions illégitimes et du sang des animaux étouffés.

 

Saint Pierre se rendit ensuite à Antioche, y frayant librement avec les fidèles d'origine païenne; mais quand des frères arrivèrent de Jérusalem, il s'abstint de fréquenter les Chrétiens issus de la gentilité. Paul le reprit alors, devant tout le monde, et l'exhorta à vivre en conformité avec l'enseignement de l'Evangile et des décisions prises au concile de Jérusalem (cf Gal. 11:14).
Reprenant ses courses apostoliques, Pierre aurait alors ordonné Evode Evêque d'Antioche (cf. 7 sept.), puis Prochore à Nicomédie et Corneille le Centurion à Héliopolis (4). Il eut là, dit-on, une vision du Seigneur qui lui ordonnait de pousser vers l'Occident. En passant à Tarse, il y ordonna Orcanos; à Ephèse, il plaça Phrygèle qui ensuite se sépara de l'Eglise pour suivre Simon le Mage; à Smyrne il ordonna Apelle (10 sept.), frère de Saint Polycarpe; Olympas à Philippes en Macédoine (10 nov.); Jason à Thessalonique (5); Silas à Corinthe (30 juil.) et Hérodion à Patras (28 mars). Abordant en Sicile, il fut reçu avec de grands honneurs par son disciple, Saint Pancratios, et parvint enfin à Rome, où il enseigna quotidiennement le peuple sur la vraie foi en la Sainte Trinité. Jaloux de la renommée grandissante de l'Apôtre, Simon le Mage qui, ayant été amené à Rome pour y être exécuté, avait réussi à subjuguer l'empereur Claude par ses prodiges, rassembla une grande foule et feignit de ressusciter un mort par un de ses artifices. Il prenait aussi diverses apparences, suscitant l'étonnement admiratif de ses spectateurs. Comme il était porté en l'air par deux démons, Pierre pria, et le Mage s'abattit à terre et périt lamentablement. Le peuple poussa des cris d'admiration devant la puissance accordée par Dieu à Ses Apôtres et écouta avec ferveur sa prédication. Après avoir ordonné Lin comme Evêque de Rome (6) il passa à Terracine, ordonna Epainétos en Espagne (30 juil.), Crescens à Carthage (30 juil.) et, parvenu en Egypte, il institua Rufus Evêque en Thébalide et Saint Marc à Alexandrie (25 av.).

Il se trouvait à Jérusalem pour assister à la Dormition de la Mère de Dieu, puis retourna à Rome pour y confirmer les fidèles, et termina, disent certains, ses voyages apostoliques par Milan, poussant même jusqu'à la GrandeBretagne (7).
Ayant reçu d'un Ange la révélation qu'il devrait trouver la mort à Rome, Saint Pierre obéit au dessein de la Providence et retourna dans la capitale, où il ordonna Saint Clément (24 nov.), pour succéder à Lin qui venait de décéder. On raconte qu'il fut arrêté sur ordre de l'empereur Néron, dont il avait converti les deux épouses, et que, ses deux disciples ayant été libérés, il fut crucifié la tête en bas, à sa demande : car, dit-il, le Seigneur ayant été crucifié debout, comme pour regarder vers la terre et vers les damnés qu'Il allait délivrer, il convenait que lui, disciple, regardât vers le ciel où il allait se rendre (8).
1). Selon certains sa femme était fille d'Aristobule, le frère de l'Apôtre Barnabé Quelques documents commémorent au 31 mai, Ste Pétronille, fille de St. Pierre, mais il s'agit en fait d'une vierge romaine, martyre du IIIe s.
2). De cette fameuse promesse du Christ les apologistes catholiques ont tiré leur principal argument pour justifier la prétention du pape de Rome à une juridiction universelle, au-dessus des autres Evêques. Mais pour les Saints Pères, tant grecs que latins, c'est moins sur la personne de Pierre que sur la "pierre" de sa confession de foi en la divinité du Christ que le Seigneur a promis de fonder Son Eglise; de sorte que c'est à tous ceux qui Le confesseront, comme Pierre, qu'Il promet de donner "les clés du Royaume des cieux", en particulier aux Evêques qui, tous, siègent sur la "chaire de Pierre" (St. Cyprien), étant donné que toutes les Eglises locales possèdent la même plénitude de grâce (catholicité). En effet, si nul n'a jamais songé à remettre en question la primauté de l'Evêque de Rome, reconnue dans toute l'Eglise ancienne, celle-ci était moins due à l'"apostilicité" de ce siège — car Pierre a fondé bien d'autres Eglises, notamment celle d'Antioche — qu'au fait de la notoriété de Rome comme capitale de l'Empire (cf Concile de Chalcédoine, canon 28). Cette primauté n'avait donc aucun caractère de juridiction universelle, mais consistait seulement en une "présidence dans l'amour", pour le bon ordre des affaires ecclésiastiques. Une telle conception de la primauté reste celle de l'Eglise Orthodoxe, et dans l'éventualité d'un retour du siège romain à la Communion Orthodoxe, le Pape y retrouverait sa place naturelle de "premier entre les égaux".
3). La liste de ces villes évangélisées par St. Pierre, qui a été préservée dans la tradition hagiographique, est issue des sources apocryphes, en particulier des Homélies attribuées à St. Clément de Rome. La doctrine de ces textes a été rejetée, mais ils ont peut-être conservé le souvenir de lieux effectivement évangélisés par l'Apôtre ou par ses disciples.
4). Selon d'autres à Sképsis, ou encore Césarée (cf. 13 sept.).
5). Plutôt Silvain (cf 30 juil.). Jason, Silas et Hérodion étaient toutefois disciples de S. Paul.
6). Car Pierre ne fut jamais lui-même Evêque de Rome, la mission apostolique étant distincte du ministère épiscopal.
7). Plus encore que les précédentes, ces dernières étapes sont hautement improbables.
8). Il semble, en fait, certain que l'Apôtre souffrit le Martyre lors de la soudaine et sauvage persécution que Néron déclencha en 64, reportant sur les Chrétiens la responsabilité du grand incendie qui venait de ravager la ville, et dont il était probablement lui-même l'auteur. Les historiens de l'époque (Tacite) racontent qu'aux supplices accoutumés, le tyran dément ajouta d'outrageantes dérisions : certains moururent déchirés par les chiens après avoir été recouverts de peaux de bêtes, d'autres, dont Saint Pierre, furent attachés à des croix dans les grands jardins voisins du cirque, sur la colline du Vatican, et la nuit venue, ils furent brûlés en guise de torches nocturnes, pour distraire les invités de l'empereur.

De saint Paul, le "Premier après l'Unique", que dire? alors que le maître de l'éloquence, Saint Jean Chrysostome, était pris d'une sorte d'ivresse dès qu'il prononçait son nom, et qu'il interrompait son discours pour chanter ses louanges. Lui qui s'estimait le dernier des Apôtres, et indigne même du nom d'Apôtre, devint le Vase d'élection de la grâce, à nul autre semblable, tant par l'abondance des révélations et des dons spirituels, mais surtout par les travaux et les tribulations endurées au nom du Christ, de sorte qu'en vérité il a pu être nommé l'Apôtre par excellence.
Juif de la tribu de Benjamin, il naquit à Tarse, en Cilicie (vers l'an 10), dans une de ces communautés juives de la Dispersion, qui restaient farouchement fidèles aux traditions de leurs pères. Il avait reçu le nom de Saül et jouissait, par son père, du statut privilégié de citoyen romain. Il grandit dans cette ville cosmopolite au contact de la civilisation grecque, mais son zèle pour la Loi porta ses parents à l'envoyer à Jérusalem, où, étant entré dans la secte des Pharisiens, il suivit l'enseignement du fameux rabbi Gamaliel l'Ancien. Il partageait la haine de ses pères pour les Chrétiens, qu'il considérait comme de dangereux transgresseurs de la Loi, et c'est en l'approuvant qu'il assista à la lapidation de Saint Etienne. Animé d'un furieux empressement et ne "respirant que menace et carnage à l'égard des disciples du Seigneur", il pénétrait dans les maisons, en arrachait hommes et femmes, et les jetait en prison. Ayant obtenu du grand prêtre des lettres de recommandation, il se mit en route pour la synagogue de Damas, afin d'emmener enchaînés à Jérusalem les adeptes du Christ qu'il y trouverait.
Comme il approchait de Damas, une lumière venue du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Tombant à terre, il entendit une voix qui disait : « Saül, Saül, pourquoi Me persécutes-tu? » — « Qui es-tu, Seigneur? » demanda-t-il. — « Je suis Jésus, c'est Moi que tu persécutes », reprit la voix, et Elle lui recommanda d'entrer dans la ville. Saül se releva de terre, mais il ne voyait plus rien, ses yeux ayant été comme brûlés par l'éclat excessif de cette lumière, que lui seul avait vue, et il dut être conduit par la main à Damas par ses compagnons. Il resta trois jours, sans boire ni manger, jusqu'au moment où un disciple, nommé Ananie (cf. 1er oct.), ayant été prévenu par un Ange, vint lui imposer les mains au Nom de Jésus pour lui rendre la vue, et il le baptisa. Devenu aussitôt un autre homme et rempli de 1 'Esprit Saint, Paul se mit à proclamer Jésus Fils de Dieu dans les synagogues, à la grande stupéfaction des Juifs qui avaient entendu parler de lui comme d'un ennemi acharné des Chrétiens. Ils finirent par se concerter pour le faire mourir; mais, prévenu à temps, Paul put s'enfuir en étant descendu le long de la muraille dans une corbeille. Il se rendit alors en Arabie, à l'est du Jour dain (cf. Gal. 1:17), où il passa deux ans, préparant ses missions dans la retraite, par le jeûne et la prière.
A partir de ce moment, toute sa vie fut entièrement consacrée au service du Seigneur qui l'avait "saisi", allant droit de l'avant, tendu de tout son être, en vue du prix que Dieu réserve, dans le Christ, à ses fidèles serviteurs (cf Phil. 3:14). Il pouvait se vanter d'être "mort à la Loi, afin de vivre à Dieu", proclamant à haute voix : « Ce n'est plus moi qui vit, c'est le Christ qui vit en moi! » (Gal. 2:20). Le Seigneur se révéla à lui, en effet, par quantité de visions et de révélations; et, un jour (9), il fut même ravi jusqu'au troisième ciel et y entendit des paroles ineffables, qu'aucun homme avant lui n'avait pu entendre (cf IICor. 12). Loin de s'enorgueillir cependant de l'excellence de ces révélations, il ne s'en dépensait que davantage au ministère de l'Evangile, avec une fougue qui lui faisait mépriser tous les risques : Sept fois il fut emprisonné (10), cinq fois flagellé par les Juifs, trois fois battu de verges, une fois lapidé, à trois reprises il fit naufrage. « Voyages sans nombre, dangers des rivières, dangers des brigands, dangers de mes compatriotes, dangers des païens, dangers de la ville, dangers du désert, dangers de la mer, dangers des faux frères! Labeurs et fatigues, veilles fréquentes, faim et soif, jeûnes répétés, froid et nudité! Et sans parler du reste, mon obsession quotidienne, le souci de toutes les Eglises! » (IICor. 11:25 -28). De toutes ces faib lesses, il se glorifiait pourtant, et il se complaisait dans les outrages et les persécutions endurées pour le Christ, car le Seigneur lui avait Lui-même déclaré en vision : « Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse » (II Cor. 12:9). Accomplissant le ministère de la Prédication par des signes, des prodiges et par la puissance de l'Esprit, depuis Jérusalem jusqu'à l'Illyrie et aux confins de l'Occident, l'Apôtre se présentait, "faible et tout tremblant", sans que son discours n'eût rien de la sagesse du monde, et ne voulant rien proclamer d'autre que « Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (cf. 1 Cor. 2). Il se faisait "tout à tous, afin d'en sauver à tout prix quelques-uns", engendrant dans le Christ des disciples, pour lesquels il ne cessait de souffrir volontairement, jusqu'à ce que le Christ fût pleinement formé en eux, par la grâce de l'Esprit de filiation (cf Gal. 4).
Ayant fait un bref séjour à Damas après sa retraite en Arabie, Paul dut s'enfuir à nouveau et il se rendit à Jérusalem. Comme les fidèles avaient peur de lui et ne pouvaient croire qu'il fût vraiment devenu disciple, Barnabé le présenta aux Apôtres Pierre et Jacques, et se porta garant de l'authenticité de sa vision. Dès lors, Paul allait et venait avec eux, prêchant avec assurance au Nom du Seigneur. Mais, au bout de deux semaines seulement (Gal. 1:18), des Juifs "hellénistes"" ayant formé le projet de le tuer, il fut emmené par des disciples à Césarée, où il s'embarqua pour Tarse, sa patrie.
Peu après, la nouvelle étant parvenue à Jérusalem, que des païens avaient embrassé la foi à Antioche, on y députa Barnabé. Celui-ci y constata la grâce accordée par Dieu et partit chercher Paul à Tarse, et pendant un an ils vécurent à Antioche y instruisant une foule considérable. C'est là que les disciples reçurent pour la première fois le nom de Chrétiens. Un Prophète ayant annoncé qu'une grande famine allait affliger l'Empire, et en particulier la Palestine (49-50), les fidèles d'Antioche firent une collecte et chargèrent Paul et Barnabé de porter ces secours aux frères de Jérusalem. Quand ils furent de retour à Antioche, un jour où la Communauté était en prière, l'Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saül en vue de l'œuvre à laquelle je les ai appelés. » Après avoir jeûné et prié, les frères leur imposèrent les mains et les envoyèrent en mission. Ils s'embarquèrent à Séleucie pour Chypre. A Salamine, ils se mirent aussitôt à annoncer la Parole de Dieu dans les synagogues, et ils traversèrent l'île, jusqu'à Paphos, où le proconsul romain, Sergius Paulus, embrassa la foi, malgré l'opposition du magicien Elymas que Paul frappa de cécité. De Paphos, ils gagnèrent Pergé en Pamphylie, et de là Antioche de Pisidie, où Paul convertit nombre de Juifs et de prosélytes après avoir prêché le repentir dans la synagogue. Le sabbat suivant, presque toute la ville s'assembla pour entendre la Parole de Dieu; et comme les Juifs faisaient opposition à l'Apôtre, en l'interrompant par des blasphèmes, il rétorqua : « Puisque vous ne vous jugez pas dignes de la vie éternelle, eh bien! nous nous tournons vers les païens! » Tout joyeux, les païens qui étaient présents accueillirent sa prédication et embrassèrent la foi. Mais les Juifs ayant gagné les notables, firent chasser de la cité Paul et Barnabé, qui se rendirent alors à Iconium. Ils commencèrent, là aussi, leur prédication par la synagogue, et une grande foule de Juifs et de païens adhérèrent à la foi. Les Apôtres prolongèrent leur séjour, le Seigneur rendant témoignage à leur enseignement par des signes et des prodiges. Cependant leur succès suscita là encore l'opposition des Juifs restés incrédules, et ils durent chercher refuge en Lycaonie. A Lystres, Paul guérit un impotent de naissance, et la foule, prenant les deux Apôtres pour des dieux, voulut leur offrir un sacrifice. Cependant des Juifs vinrent d'Antioche et d'Iconium, et ils réussirent à tourner en haine l'enthousiasme des habitants de Lystres. Paul fut lapidé, puis traîné comme mort en dehors de la ville. Dès qu'il se fut relevé, il partit pour Derbé, où il fit bon nombre de disciples, puis il retourna à Lystres, Iconium et Antioche pour affermir le cœur des croyants, leur disant : « Il faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu. » Dans chaque Eglise qu'il fondait, l'Apôtre désignait des anciens, pour régir la communauté, régler les différents et poursuivre son enseignernemt. Les ayant tous confiés à la protection du Seigneur, ils reprirent le chemin du retour vers Antioche de Syrie.

A leur arrivée, ils rassemblèrent l'Eglise et racontèrent tout ce que Dieu avait réalisé par leur entremise, et comment Il avait ouvert aux païens la porte de la foi. C'est alors que des frères, venus de Judée, prétendirent qu'il était nécessaire pour les païens convertis de se faire circoncire. Une vive discussion s'ensuivit, et Paul et Barnabé furent envoyés auprès des Apôtres à Jérusalem pour trancher ce litige. Ils y rapportèrent tout ce que Dieu avait accompli parmi les païens et, après avoir statué pour ne pas imposer aux Gentils le fardeau inutile de la Loi, les "colonnes" : Pierre, Jacques et Jean, tendirent la main à Paul et Barnabé, en signe de communion, leur confiant l'évangélisation des païens, tandis qu'eux se réservaient celle des circoncis (Gal. 2).
De retour à Antioche, Paul y annonça assez longtemps la Bonne Nouvelle. C'est alors qu'il blâma Pierre qui, par crainte des fidèles issus du Judaïsme, avait cessé de fréquenter les frères d'origine païenne. Quelque temps après, Paul décida d'entreprendre un second grand voyage missionnaire, pour visiter et encourager les frères dans les villes précédemment évangélisées (de 49 à 53). Etant entré en désaccord avec Barnabé, à propos de Marc qui les avait abandonnés en Pamphylie, ils se séparèrent : Barnabé et Marc partirent pour Chypre, alors que Paul, prenant avec lui Silas (cf. 30 juil.), partit à pied vers le nord. Ils traversèrent la Syrie et la Cilicie, où ils affermirent les disciples, puis visitèrent Derbé, Lystres et Iconium.
A Lystres, ils s'adjoignirent Timothée (cf. 22 janv.), puis, leur mission ayant rencontré des obstacles en Asie et en Bithynie, ils se rendirent à Troas, où Paul eut une vision l'engageant à porter l'Evangile en Macédoine. Parvenus à Philippes, par Samothrace et Néapolis (Thrace), les Apôtres adressèrent la parole, le jour du sabbat, à des femmes qui s'étaient rassemblées hors de la ville pour y prier. Le Seigneur ouvrit le cœur de Lydie, qui se fit baptiser avec tous les siens, et offrit l'hospitalité aux Apôtres. Mais quand Paul eut chassé le démon d'une esclave qui rendait des oracles, ses maîtres, voyant disparaître leurs espoirs de gain, livrèrent Paul et Silas aux magistrats, en les accusant de jeter le trouble dans la ville. Ils furent roués de coups et jetés dans un profond cachot, les pieds serrés dans des ceps. Vers minuit, alors que les deux Apôtres chantaient les louanges de Dieu, un violent tremblement de terre ébranla la prison, les liens des prisonniers se détachèrent et les portes s'ouvrirent. Devant ce prodige leur geôlier demanda à recevoir aussitôt le baptême, avec tous les siens. Au matin, les licteurs venus les relâcher, furent effrayés en apprenant quils étaient citoyens romains, et ils leurs firent publiquement des excuses.
Lorsqu'ils arrivèrent à Thessalonique, Paul se rendit, comme de coutume, à la synagogue pour y prêcher d'abord aux Juifs le Christ ressuscité des morts. Quelques-uns d'entre eux se laissèrent convaincre, ainsi qu'un grand nombre de païens et certaines dames de la haute société. Les Juifs ne se lassaient pas cependant de provoquer des troubles et ils avertirent les autorités, accusant les Apôtres d'agir à l'encontre des édits de l'empereur en proclamant un autre roi : Jésus. Sortant de la ville, de nuit, à la dérobée, Paul et Silas se rendirent à Bérée, où les Juifs accueillirent avec grand empressement leur prédication, et de nombreuses conversions s'ensuivirent. Mais des perturbateurs étant arrivés de Thessalonique, Paul dut partir pour Athènes, laissant Silas et Timothée derrière lui pour confirmer 1'oeuvre accomplie.
Parvenu dans la capitale de l'Hellénisme, Paul fut bouleversé de voir cette ville pleine d'idoles. Il s'entretenait avec les Juifs à la synagogue et chaque jour sur l'agora, avec les passants, philosophes ou curieux à l'affût des dernières nouveautés. Prenant la parole un jour, debout au milieu de l'Aréopage, l'Apôtre leur dit que, parcourant la ville, il avait trouvé un autel portant l'inscription : « Au dieu inconnu ». « Eh bien! ce que vous adorez sans le connaître, je viens, moi, vous l'annoncer! » dit-il à haute voix. Et il continua son discours sur le Dieu Créateur du ciel et de la terre, utilisant avec habileté les meilleures intuitions des philosophes païens relativement à la vocation divine de l'homme. Mais quand il se mit à parler d'un homme ressuscité des morts, ses auditeurs se moquèrent de lui, excepté Denys l'Aréopagite (cf. 3 oct.), une femme nommée Damaris (cf. 2 oct.) et quelques autres qui embrassèrent la foi. Quittant alors Athènes, Paul se rendit à Corinthe, où il demeura dans la maison de Priscille et Aquila (cf 13 fév.), qui exerçaient comme lui la profession de fabricants de tentes. Pendant la semaine, il gagnait son pain à la sueur de son front, sans profiter de son droit à vivre de la prédication de l'Evangile, afin de n'être à charge à personne et de ne pas donner à ses opposants prétexte à accusation; et le jour du sabbat, il discourait à la synagogue. Se heurtant une fois encore à l'opposition des Juifs, il se tourna vers les païens, et beaucoup de Corinthiens se firent baptiser. A part de rares exceptions, Paul ne baptisait pas lui-même, car son oeuvre était de "poser des fondements"' par la prédication de la Bonne Nouvelle, et il laissait ses disciples bâtir le Temple de Dieu dans le cœur des fidèles et organiser la communauté ecclésiale. Par la suite, il écrira aux Chrétiens de Corinthe ses deux Epîtres qui nous sont conservées, et peut-être d'autres, pour les réprimander sur les rivalités qui les divisaient, blâmer les pratiques qui s'écartaient de la conduite évangélique et leur enseigner à tout faire "dignement et dans l'ordre", en recherchant les dons spirituels, dont le couronnement est la Charité, pour leur édification commune, en un seul Corps.
Encouragé à persévérer dans sa prédication, Paul resta dans cette ville un an et demi, et c'est là qu'il écrivit sa première Epître, adressée aux Chrétiens de Thessalonique, qui s'inquiétaient sur le sort des défunts lors du retour glorieux du Christ. Les Juifs, insatiables en intrigues, parvinrent à le traduire en justice devant le proconsul d'Achaïe, Gallion, mais celui-ci refusa de prendre parti dans une controverse concernant la Loi, et il le renvoya. Prenant finalement congé des frères de Corinthe, Paul s'embarqua pour Antioche. Faisant halte à Ephèse, il prêcha brièvement à la synagogue, et quitta la ville en promettant à ceux qui l'avaient écouté avec intérêt de revenir bientôt. Effectivement, après avoir passé quelque temps à Antioche, il repartit pour un troisième périple (de 53 à 58). Ayant parcouru la Galatie et la Phrygie en confirmant la foi des disciples, il revint à Ephèse pour y poursuivre l'oeuvre entreprise. Il trouva là une douzaine de Chrétiens, convertis par Apollos, mais qui n'avaient reçu que le baptême de Jean. Dès qu'ils furent baptisés et que Paul leur eut imposé les mains, ils se mirent à prophétiser, remplis de l'Esprit Saint. Pendant trois ans, Paul parla à Ephèse du Royaume des cieux, et comme il se heurtait à l'opposition des Juifs à la synagogue, il prit à part les disciples et compléta leur instruction dans une salle louée. C'est ainsi que la Bonne Nouvelle put se propager dans toute la province d'Asie. De plus l'Apôtre soutenait de loin, grâce à ses lettres, les Chrétiens de Corinthe et de Galatie". Dieu opérait par ses mains de nombreux miracles, à tel point quil suffisait d'appliquer sur les malades des mouchoirs ou des linges qui avaient touché son corps, pour qu'ils soient guéris. Un tel succès inquiétait les orfèvres qui vivaient du culte d'Artémis. Ils se soulevèrent, provoquant une grande confusion dans la ville, et la foule traîna les compagnons de Paul au Théâtre. Quand le tumulte eut pris fin, par peur des autorités romaines, Paul décida de partir pour la Macédoine et, exhortant les fidèles de lieu en lieu, il revint à Corinthe où il passa l'hiver (57-58). Il y corrigea les déviations qu'il avait déjà condamnées par lettre, et c'est là qu'il écrivit sa grande Epître aux Romains, qui définit de manière capitale la doctrine du Salut, comme don gratuit accordé par la grâce de Dieu, moyennant la foi en Jésus-Christ.

Ayant reçu les fruits de la collecte destinée aux frères de Jérusalem, il projeta d'aller la leur remettre en main propre, le jour de la Pentecôte. Les Juifs ayant de nouveau suscité un complot contre lui, il voulut s'embarquer pour la Syrie, mais l'Esprit lui dit de s'en retourner par la Macédoine. A Troas, comme il enseignait les frères, toute la nuit, après la célébration de l'Eucharistie, un adolescent, nommé Eutyque, entraîné par le sommeil, tomba du troisième étage. On le releva mort, mais Paul le ressuscita. Il se rendit ensuite à pied à Assos et Myre, puis s'embarqua pour Milet, où les anciens de la communauté d'Ephèse vinrent le voir. Il leur annonça que l'Esprit Saint l'avait averti que chaînes et tribulations l'attendaient à Jérusalem, mais il ajouta : « Je n'attache aucun prix à ma propre vie, pourvu que je mène à bonne fin ma course et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l'Evangile de la grâce de Dieu ». Puis, leur rappelant les labeurs qu'il avait dépensés pour la fondation de leur Eglise, il les exhorta à se sacrifier pour l'édification des fidèles et, après avoir prié à genoux, tous se jetèrent, en sanglots, au cou de Paul pour lui dire adieu.
Passant par Kos, Rhodes et Patare, l'Apôtre fit halte à Tyr pour y enseigner les fidèles, puis il repartit par Ptolémais et continua à pied jusqu'à Césarée de Palestine, où il fut reçu dans la maison de Philippe le Diacre (cf. 11 oct.). Malgré les avertissements du Prophète Agabus, il continua sa marche volontaire vers Jérusalem, disant à ses compagnons qu'il était prêt non seulement à être arrêté, mais encore à mourir à Jérusalem pour le Nom du Seigneur.
Il fut accueilli avec joie par les frères de la Ville sainte et, les anciens s'étant réunis chez Jacques, Paul leur exposa en détail toutes ses missions parmi les païens, et il leur remit l'argent réuni par les jeunes communautés pour venir en aide aux pauvres de Jérusalem. Averti par les Apôtres que les Juifs ne manqueraient pas de l'accuser d'avoir abandonné les pratiques de la Loi, il se joignit alors à un groupe d'hommes qui, tenus par un voeu, allaient offrir un sacrifice au Temple. Lorsque les sept jours de ce voeu touchèrent à leur fin, des Juifs d'Asie ayant aperçu Paul dans le Temple, ameutèrent la foule et mirent la main sur lui, en l'accusant de prêcher partout contre le Temple et les prescriptions du Judaïsme. On le traîna hors du Temple, en cherchant à le faire mourir, mais des soldats intervinrent pour le dégager et le portèrent jusqu'aux degrés montant à la forteresse Antonia. Paul, s'adressant en araméen au peuple, réussit à imposer le silence et il raconta sa conversion, mais dès qu'il mentionna sa mission auprès des païens, la foule hurla : « Otez de la terre un pareil individu! Il n'est pas digne de vivre! » Le tribun ordonna de lui donner la question, mais Paul ayant révélé qu'il était citoyen romain, il fut épargné. Le lendemain, il comparut devant le Sanhédrin et déclara qu'il était emprisonné pour son espérance en la résurrection. Ces paroles suscitèrent une querelle entre Saducéens et Pharisiens, qui étaient justement divisés sur cette question, et il fut reconduit à la forteresse. Le Seigneur lui apparut la nuit suivante, et lui dit : « Courage! de même que tu as rendu témoignage de Moi à Jérusalem, ainsi faut-il encore que tu témoignes à Rome. » Le tribun, ayant appris que les Juifs avaient fomenté un complot pour le tuer, fit transférer Paul, sous bonne escorte, à Césarée, où résidait le procurateur Félix. Le grand prêtre et quelques anciens vinrent y déposer contre lui, mais Paul démontra que sa conduite n'était en rien condamnable, tant au regard des lois romaines que du Judaïsme. Félix reporta l'affaire jusquau retour du tribun Lysias et, entre temps, il vint avec sa femme écouter le prisonnier parler du Seigneur Jésus; mais dès que Paul évoqua la continence et le Jugement à venir, Félix le renvoya effrayé. L'Apôtre resta deux années prisonnier à Césarée, jusqu'à ce que Porcius Festus, ayant succédé à Félix (60), voulût le transférer à Jérusalem pour y être jugé; mais Paul en appela à l'empereur, en qualité de citoyen romain. Il comparut devant le roi
Agrippa, venu à Césarée saluer Festus, et, après avoir entendu son apologie, ce dernier déclara qu'il aurait pu être relâché s'il n'en avait appelé à César.
Embarquant avec son escorte de soldats et quelques disciples, ils parvinrent à Myre en Lycie, où ils trouvèrent un navire en partance pour l'Italie. C'est à grand peine qu'ils arrivèrent au sud de la Crète, et, ne voulant pas y passer l'hiver, ils reprirent la route malgré les avertissements de Paul. Peu après, le navire fut pris dans une violente tempête. Alors qu'on avait perdu tout espoir de salut, Paul annonça qu'un Ange lui était apparu pour l'avertir que Dieu lui accorderait la vie sauve, ainsi qu'à tous les passagers, car il convenait qu'il parvînt à Rome. Au bout de quatorze jours, le navire échoua à Malte, où les rescapés purent passer l'hiver. Ils reprirent la mer trois mois plus tard et, passant par Syracuse et Rhégium, abordèrent. au port de Puteoli (Puzzoles), puis gagnèrent de là Rome à pied, par la voie Appia. Des frères, informés de sa venue, vinrent à la rencontre de l'illustre prisonnier et, une fois parvenu dans la capitale, Paul put jouir d'un régime de faveur, logeant dans un appartement où il pouvait recevoir librement des visiteurs. C'est pendant cette détention de deux ans (61-63) qu'il écrivit ses Epîtres aux Eglises de Colosses, (Philippes) et Ephèse, dans lesquelles il évoque toute la profondeur du Mystère du Christ, tenu caché en Dieu depuis l'origine et révélé, à l'accomplissement des temps, afin qu'en Lui, en qui toute la plénitude de la divinité habite corporellement, tous les êtres, aussi bien sur la terre que dans les cieux, soient réconciliés par la Croix, et que les hommes deviennent fils adoptifs de Dieu par la grâce du Saint Esprit. Prescrivant inlassablement aux Eglises de tout accomplir dans l'ordre et la charité, l'Apôtre exhortait ses disciples à revêtir l'Homme Nouveau, afin que, grandissant dans la charité et la vérité de l'Evangile vers Celui qui est la Tête, ils réalisent la plénitude du Corps du Christ.

Le procès devant le tribunal de l'empereur s'étant terminé par un non-lieu, Paul fut libéré et, de Rome, il se rendit peut-être en Espagne, comme il le désirait depuis longtemps (cf. Rom. 15, 24) (13). Il semble qu'il ait fait ensuite un autre voyage en Orient, passant par la Crète, l'Asie Mineure, Troas et la Macédoine, comme en témoignent ses Epîtres à Timothée et à Tite. De nouveau arrêté (67), dans des circonstances qui sont restées inconnues, il fut conduit à Rome, seul avec Luc, et soumis à une réclusion de beaucoup plus pénible que lors de son premier emprisonnement. Du fond de son cachot, insalubre, froid, ténébreux et humide, l'Apôtre écrivait : « Le moment de mon départ est venu. J'ai combattu le bon combat jusqu'au bout, j'ai achevé ma course. Et maintenant, voici qu'est préparée pour moi la couronne de justice... » (II Tim. 4:7). Après avoir été soumis à un jugement en tant que citoyen romain, il fut décapité, sur la route d'Ostie, à quelque distance de la ville. On rapporte que la tête de l'Apôtre rebondit à trois reprises sur le sol et que trois sources jaillirent là (14).
9). Vers l'an 44, à Antioche, semble-t-il.
10). D'après le témoignage de St. Clément de Rome.
11). C'est-à-dire des Juifs de la Dispersion, qui parlaient le grec.
12). Selon certains, c'est alors qu'il écrivit aussi son Epître aux Philippiens, qui, selon d'autres, doit être rangée parmi les Epîtres de la Captivité.
13). Le récit des Actes des Apôtres s'interrompt sur la captivité de Paul à Rome.
14). Les chefs des Saints Apôtres Pierre et Paul sont conservés dans la basilique Saint-Jean du Latran; une partie du corps de St. Paul se trouve sous l'autel de la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, et l'autre, avec le corps de St. Pierre, sous l'autel de la basilique Saint-Pierre du Vatican. La fête d'aujourd'hui commémore, depuis le IVe s., le transfert des corps des deux Coryphées à la catacombe de St. Sébastien, sur la voie Appia, pour échapper à la profanation, lors de la persécution de Valérien (258). Le calme revenu, l'Evêque Silvestre les restitua à leurs sépultures d'origine.

(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

CATECHESE (Cliquer sur le lien

ci-dessous):

Sur quelle pierre le Christ a-t-il fondé Son Eglise,
 
ou
exégèse des pères de l’Eglise sur Matthieu 16:18

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce ne sont ni la chair ni le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

En vérité, je te le dis : Tu est Pierre,
et sur cette pierre je bâtirai mon Église,
et les portes de l'enfer ne l'emporteront pas sur elle.
(Matthieu 16:18)

 

Fête des douze apôtres (Juin 30)

Le 29 Juin et le 30, tous à la Fête de St Pierre et Paul, Princes des Apôtres et à la Fête des Saints Apôtres, Piliers de l'Eglise du Christ

Lectionnaire pour la Quadisha  Qurbana

(Divine Liturgie):

  •  
    • Actes 1:12-14 :
  • 12 Ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.
  • 13 À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques.
  • 14 Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères.
    •  
    • I Corinthiens 12: 28-13: 10 :
    • 28 Parmi ceux que Dieu a placés ainsi dans l’Église, il y a premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement ceux qui ont charge d’enseigner ; ensuite, il y a les miracles, puis les dons de guérison, d’assistance, de gouvernement, le don de parler diverses langues mystérieuses.
    • -13:
    • 13 C’est dans un unique Esprit, en effet, que nous tous, Juifs ou païens, esclaves ou hommes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps. Tous, nous avons été désaltérés par un unique Esprit.
    • 10 :
    • 10 A l‘un est donné d’opérer des miracles, à un autre de prophétiser, à un autre de discerner les inspirations ; à l’un, de parler diverses langues mystérieuses ; à l’autre, de les interpréter.
    •  
    • Saint Luc 6:12-26 :
  • 12 En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu.
  • 13 Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres :
  • 14 Simon, auquel il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
  • 15 Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Simon appelé le Zélote,
  • 16 Jude fils de Jacques, et Judas Iscariote, qui devint un traître.
  • 17 Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
  • 18 Ils étaient venus l’entendre et se faire guérir de leurs maladies ; ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs retrouvaient la santé.
  • 19 Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.
  • 20 Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
  • 21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
  • 22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
  • 23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
  • 24 Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
  • 25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
  • 26 Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.
  •  

Charité parfaite et docilité de l'âme

 

« La charité est parfaite lorsqu’elle est absolue docilité, acquiescement doux, tranquille et généreux à toutes les conduites et a toutes les volontés de Dieu.

La charité qui choisit, qui s’attarde, qui se fait prier, qui gémit ou qui laisse apercevoir des velléités de résistance, cette charité-là n’est pas la perfection.

La charité doit être continue, prompte, facile, joyeuse, elle doit donner sans compter, car Dieu aime celui qui donne avec joie (2 Co 9, 7).

Elle est parfaite lorsqu’elle embrasse toute la vie, lorsqu’elle enveloppe tous nos actes et que rien n’échappe à sa souveraineté.

Elle est parfaite lorsqu’elle tient l’âme très haute, au-dessus de toute recherche, de toute émotion, au-dessus de l’apparente et perfide séduction de tout le multiple, de tout ce qui est extérieur, de tout le créé, de tout le sensible et de tout ce qui est personnel.

La charité constitue notre vraie et spirituelle virginité qui est de n’accueillir en notre âme que Dieu et ce qui vient de lui. »

(Dom Paul Delatte (1838-1937).)

« Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde »

Le Seigneur a dit à ses apôtres : 
-« Vous êtes la lumière du monde ». 

Comme elles sont justes les comparaisons que le Seigneur emploie pour désigner nos pères dans la foi ! 

Il les appelle « sel », eux qui nous enseignent la sagesse de Dieu, et « lumière », eux qui chassent de nos cœurs l'aveuglement et les ténèbres de notre incrédulité. 

C'est donc à juste titre que les apôtres reçoivent le nom de lumière : ils annoncent dans l'obscurité du monde la clarté du ciel et la splendeur de l'éternité. 

Pierre n'est-il pas devenu pour le monde entier et pour tous les fidèles une lumière, quand il a dit au Seigneur : 
-« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » ? (Mt 16,16) 

Quelle plus grande clarté le genre humain aurait-il pu recevoir, que d'apprendre par Pierre que le Fils du Dieu vivant était le créateur de sa lumière ? 

Et saint Paul n'est pas une moins grande lumière pour le monde : alors que toute la terre était aveuglée par les ténèbres de la malfaisance, il est monté jusqu'au ciel (2Co 12,2) et, à son retour, il a révélé les mystères de la splendeur éternelle. 

C'est pourquoi il n'a pu ni se cacher, telle la ville fondée sur une montagne, ni se laisser mettre sous le boisseau, car le Christ, par la lumière de sa majesté, l'avait enflammé comme une lampe de choix, remplie de l'huile du Saint-Esprit. 

C'est pourquoi, mes bien-aimés, si, renonçant aux illusions de ce monde, nous avons à cœur de rechercher la saveur de la sagesse de Dieu, goûtons au sel des apôtres.

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque .(trad. in Kephas, vol. 1, p. 554 rev.) 

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"Você é o sal da terra. Você é a luz do mundo »

O Senhor disse aos seus apóstolos:
- "Você é a luz do mundo".

Quão corretas são as comparações que o Senhor usa para designar nossos pais na fé!

Ele os chama de "sal", aqueles que nos ensinam a sabedoria de Deus e "luz", que expulsam de nossos corações a cegueira e as trevas de nossa incredulidade.

É, portanto, justamente, que os apóstolos recebem o nome de luz: eles anunciam nas trevas do mundo a clareza do céu e o esplendor da eternidade.

Pedro não se tornou para todo o mundo e para todos os fiéis uma luz quando disse ao Senhor:
"Você é o Cristo, o Filho do Deus vivo"? (Mt 16,16)

Que maior clareza poderia receber a raça humana do que aprender com Pedro que o Filho do Deus vivo era o criador de sua luz?

E São Paulo não é uma luz menor para o mundo: enquanto toda a terra estava cega pelas trevas do mal, ele subiu ao céu (2Co 12,2) e em seu retorno ele revelou os mistérios do eterno esplendor.

É por isso que ele não podia esconder-se, como a cidade fundada em uma montanha, nem deixar-se colocar debaixo do alqueire, porque Cristo, pela luz de sua majestade, o inflamou como uma lâmpada de escolha, preenchido com o óleo do Espírito Santo.

Portanto, meu amado, se, abandonando as ilusões deste mundo, tivermos a intenção de buscar o sabor da sabedoria de Deus, provemos o sal dos apóstolos.

São Máximo de Turim (? -v., 420), bispo (em Kephas, vol. 1, p. 554 rev.)

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" You are the salt of the earth. You are the light of the world "

The Lord said to his apostles:
-" You are the light of the world ".

How right are the comparisons that the Lord uses to designate our fathers in the faith!

He calls them "salt," they who teach us the wisdom of God, and "light," who drive out of our hearts the blindness and darkness of our unbelief.

It is therefore rightly that the apostles receive the name of light: they announce in the darkness of the world the clarity of the sky and the splendor of eternity.

Did not Peter become for the whole world and for all the faithful a light, when he said to the Lord:
- "You are the Christ, the Son of the living God"? (Mt 16,16)

What greater clarity could the human race have received than to learn from Peter that the Son of the living God was the creator of his light?

And Saint Paul is not a lesser light for the world: while all the earth was blinded by the darkness of evil, he ascended to heaven (2Co 12,2) and on his return he revealed the mysteries of eternal splendor.

That is why he could neither hide himself, such as the city founded on a mountain, nor let himself be put under the bushel, because Christ, by the light of his majesty, had inflamed him like a lamp of choice, filled with the oil of the Holy Spirit.

Wherefore, my beloved, if, giving up the illusions of this world, we have at heart to seek the taste of the wisdom of God, let us taste the salt of the apostles.

St. Maximus of Turin (? -v., 420), bishop (in Kephas, vol 1, p 554 rev.)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

 

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Prière à SAINT JOSEPH

 

pour trouver un logement

Glorieux et bon Saint Joseph,

Tu as connu toutes les tribulations pour trouver un logement pour Marie et Jésus. Souviens-toi de tes soucis pour eux, de tes démarches et des portes fermées que tu as trouvées alors que tu accompagnais l’Enfant Jésus sur les routes du recensement puis de l’exil et enfin du retour au pays.

Dans la précarité, tu as toujours veillé à ce que les conditions matérielles expriment ton amour et ta sollicitude, ta présence fidèle et ta protection envers Marie et Jésus.

Veille sur mes démarches pour trouver un logement, qu’elles se déroulent facilement et dans la clarté, en particulier veille sur mes relations avec les propriétaires et les conditions du bail.

Que cette nouvelle habitation soit un endroit accueillant, paisible, avec un bon voisinage et de bonnes relations entre tous.

Que tous ceux qui viendront chez moi (chez nous), soient accueillis par ta présence. Introduis en ce lieu l’amour de Jésus et de Marie.

Amen

 

Où nous trouver ?