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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 19:01

25 Mars. Annonciation à Sainte-Marie

Dans notre Tradition Syro-Orthodoxe, nous célébrons la fête de l'Annonciation à Sainte-Marie deux fois par an: Sur le 3ème dimanche après Koodhosh Eetho et le 25 Mars.

La  Sainte Eucharistie doit être célébrée en ce jour même si elle vient pendant le Grand Carême, durant la Semaine de la Passion ou le Vendredi saint.

 (La Sainte Eucharistie n'est pas célébrée tous les jours du Grand Carême, sauf tous les samedis et dimanches, mercredis de la mi-carême, 40e vendredi, et le jeudi saint au cours de la semaine de la Passion.)

Saint Qurbana

    • 1 de St Jean 3: 2-17 :
  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
  • 04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.
  • 05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
  • 06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
  • 07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
  • 08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
  • 09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
  • 10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
  • 11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.
  • 12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?
    •  
    • Hébreux 6  13 :
    • 13 Dieu a-t-il jamais dit à l’adresse d’un ange : Siège à ma droite, jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis le marchepied de ton trône ?
    • 7 10 :
    • 10 car il était en germe dans le corps de son ancêtre quand Melchisédech vint à la rencontre de celui-ci.
    • Saint-Luc: 1 26 -38 :
  • 26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
  • 27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
  • 28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
  • 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
  • 30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
  • 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
  • 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
  • 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
  • 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
  • 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
  • 36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
  • 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
  • 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

LA TOUTE SAINTE

par Vladimir Lossky

La Grande Panaghia
(Russie, vers 1224)

 

LA THÉOTOKOS

L’Église orthodoxe n’a pas fait de la mariologie un thème dogmatique indépendant : elle reste inhérente à l’ensemble de l’enseignement chrétien, comme un leitmotiv anthropologique. Fondé sur la christologie, le dogme de la Mère de Dieu reçoit un fort accent pneumatologique et, par la double économie du Fils et de l’Esprit Saint, se trouve indissolublement lié à la réalité ecclésiologique.

À vrai dire, s’il fallait parler de la Mère de Dieu en se fondant exclusivement sur les données dogmatiques au sens le plus strict de ce mot, c’est-à-dire sur les définitions des conciles, nous ne trouverions, tout compte fait, que le nom de Théotokos, par lequel l’Église a confirmé solennellement la maternité divine de la Vierge (le terme de " Toujours-Vierge " (aei parthenos), que l’on trouve dans les actes conciliaires à partir du Ve Concile, n’a’ pas été spécialement explicité par les Conciles qui l’ont utilisé).

Le thème dogmatique de la Théotokos, affirmé contre les nestoriens, est avant tout christologique : ce qu’on défend ici contre ceux qui nient la maternité divine est l’unité hypostatique du Fils de Dieu devenu Fils de l’Homme. C’est donc la christologie qui est visée directement. Mais en même temps, indirectement, la dévotion de l’Église envers celle qui enfanta Dieu selon la chair trouve une confirmation dogmatique, de sorte que tous ceux qui s’élèvent contre l’épithète de Théotokos, tous ceux qui refusent à Marie cette qualité que lui prête la piété, ne sont pas de vrais chrétiens, car ils s’opposent par là au dogme de l’Incarnation du Verbe. Ceci devrait montrer le lien étroit qui unit le dogme et le culte, inséparables dans la conscience de l’Église.

Pourtant, nous connaissons des cas où les chrétiens, tout en reconnaissant la maternité divine de la Vierge pour des raisons purement christologiques, s’abstiennent, pour les mêmes raisons, de toute dévotion particulière à la Mère de Dieu, ne voulant connaître d’autre Médiateur entre Dieu et les Hommes que le Dieu-Homme, Jésus Christ. Cette constatation est suffisante pour nous mettre en présence d’un fait indéniable : le dogme christologique de la Théotokos, pris in abstracto, en dehors du lien vivant avec la dévotion que l’Église a voué à la Mère de Dieu, ne saurait suffire pour justifier la place unique – au-dessus de tout autre être créé – réservée à la Reine du Ciel, à laquelle la liturgie orthodoxe prête " la gloire qui convient à Dieu " (theopretis doxa). Donc il est impossible de séparer les données strictement dogmatiques et celles de la dévotion dans un exposé théologique sur la Mère de Dieu. Ici le dogme devra éclaircir la vie, en la mettant en rapport avec les vérités fondamentales de notre foi, tandis qu’elle alimentera le dogme par l’expérience vivante de l’Église.

Nous faisons la même constatation en nous reportant aux données scripturaires. Si nous voulions considérer les témoignages des Écritures en faisant abstraction de la dévotion de l’Église envers la Mère de Dieu, nous serions réduits à quelques passages du Nouveau Testament relatifs à Marie, la Mère de Jésus, avec une seule référence directe à l’Ancien Testament, la prophétie d’Isaïe sur la naissance virginale du Messie. Par contre, si nous considérons les Écritures à travers cette dévotion ou, pour dire enfin le mot exact, dans la Tradition de l’Église, les livres sacrés de l’Ancien et du Nouveau Testament nous fourniront des textes innombrables que l’Église utilise pour glorifier la Mère de Dieu.

Quelques passages des Évangiles, considérés avec les yeux de l’extérieur, en dehors de la Tradition de l’Église, semblent contredire d’une manière flagrante cette glorification extrême, cette vénération qui n’a pas de limites. Citons deux exemples. Le Christ en rendant témoignage à saint Jean-Baptiste, l’appelle le plus grand de ceux qui sont nés de femmes (Mt 11, 11 ; Lc, 7, 28). C’est donc à lui, et non à Marie, que conviendrait la première place parmi les êtres humains. En effet, nous trouvons le Baptiste avec la Mère de Dieu, aux côtés du Seigneur, sur les icônes byzantines de la déisis. Cependant, il faut remarquer que jamais l’Église n’a exalté saint Jean le Précurseur au-dessus des séraphins, ni placé son icône au même rang que celle du Christ, des deux côtés de l’autel, comme elle fait pour l’icône de la Mère de Dieu.

Un autre passage de l’Évangile nous montre le Christ s’opposant publiquement à la glorification de sa Mère. En effet, à l’exclamation d’une femme dans la foule : Heureux le sein qui t’a porté et les mamelles qui t’ont allaité ! il répond : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent (Lc 11, 27-28). Cependant, c’est justement ce passage de saint Luc, qui semble rabaisser le fait de la maternité divine de la Vierge devant la qualité de ceux qui reçoivent et gardent la Révélation, c’est ce texte de l’Évangile qui est lu solennellement lors des fêtes de la Mère de Dieu, comme si, sous une forme apparemment négative, il renfermait une glorification d’autant plus grande.

LA MÈRE DE DIEU ET LA TRADITION

Nous nous trouvons de nouveau devant l’impossibilité de séparer le dogme et la vie de l’Église, l’Ecriture et la Tradition. Le dogme christologique nous oblige à reconnaître la maternité divine de la Vierge. Le témoignage scripturaire nous apprend que la gloire de la Mère de Dieu ne réside pas uniquement dans une maternité corporelle, dans le fait d’avoir enfanté et nourri le Verbe incarné. Enfin, la Tradition de l’Église – mémoire sacrée de ceux " qui entendent et gardent " les paroles de la Révélation – donne à l’Église cette assurance avec laquelle elle exalte la Mère de Dieu, en lui prêtant une gloire illimitée.

En dehors de la Tradition de l’Église, la théologie restera muette à ce sujet et ne saura justifier cette gloire étonnante. C’est pourquoi les communautés chrétiennes qui rejettent toute notion de la Tradition resteront aussi étrangères au culte de la Mère de Dieu.

Le lien étroit qui unit tout ce qui concerne la Mère de Dieu à la Tradition n’est pas dû uniquement au fait que des événements de sa vie terrestre – tels que sa Nativité, sa Présentation au temple et son Assomption, fêtées par l’Église –, ne sont pas mentionnées dans les Écritures. Si l’Évangile fait silence sur ces faits, dont l’amplification poétique est due à des sources apocryphes parfois assez tardives, le thème fondamental qu’ils signalent appartient au mystère de notre foi et reste inaliénable pour la conscience de l’Église. En effet, la notion de Tradition est plus riche qu’on ne le pense habituellement. La Tradition ne consiste pas seulement dans la transmission orale de faits susceptibles de compléter la narration des Écritures. Elle est le complément des Écritures et, avant tout, l’accomplissement de l’Ancien Testament dans le Nouveau, dont l’Église se rend consciente. C’est elle qui confère la compréhension du sens de la Vérité révélée (Lc 24-25), non seulement ce qu’il faut recevoir, mais aussi et surtout comment il faut recevoir et garder ce qu’on entend. Dans ce sens général, la Tradition implique une opération incessante de l’Esprit Saint qui ne peut avoir son plein épanouissement et porter ses fruits que dans l’Église, après la Pentecôte. Ce n’est que dans l’Église que nous nous trouvons aptes à découvrir la connexion intime des textes sacrés qui fait des Écritures – de l’Ancien et du Nouveau Testament – le corps unique et vivant de la Vérité, où le Christ est présent dans chaque parole. Ce n’est que dans l’Église que la semence de la parole ne reste pas stérile, mais porte son fruit, et cette fructification de la Vérité, aussi bien que la faculté de la faire fructifier, s’appelle Tradition. La dévotion illimitée de l’Église envers la Mère de Dieu qui, aux yeux de l’extérieur, peut paraître en contradiction avec les données scripturaires, s’est épanouie dans la Tradition de l’Église ; c’est le fruit le plus précieux de la Tradition.

Ce n’est pas seulement le fruit, c’est aussi le germe et la tige de la Tradition. En effet, on peut découvrir un rapport concret entre la personne de la Mère de Dieu et ce que nous appelons la Tradition de l’Église. Tâchons, en établissant ce rapport, d’entrevoir la gloire de la Mère de Dieu sous le silence apparent des Écritures. C’est l’examen des textes, dans leur connexion interne, qui nous guidera dans ce sens.

LA MÈRE DE DIEU DANS L’ÉCRITURE

Saint Luc, dans un passage parallèle à celui que nous avons cité, nous montre le Christ renonçant à voir sa Mère et ses frères, en déclarant : Ma Mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’accomplissent (Lc 8, 19-21). Le contexte de ces paroles est évident : d’après saint Luc, au moment où la Mère de Dieu voulait voir son Fils, il venait d’exposer la parabole du Semeur (chez saint Mathieu (13, 23) et saint Marc (4, 1-20), la parabole du Semeur suit immédiatement l’épisode avec la Mère et les frères du Seigneur. Le lien aussi est évident) : La semence tombée sur la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, la gardent dans un cœur bon et pur et portent leur fruit en silenceQue celui qui a les oreilles pour entendre, entende (Lc 8, 15). Et plus loin : Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez, car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il croit avoir (18). Or, c’est justement cette faculté d’entendre et de garder dans un coeur pur et bon les paroles concernant le Christ, faculté que par ailleurs (Lc 11, 28) le Christ avait exalté au-dessus du fait de la maternité corporelle, qui n’est attribuée par l’Évangile à personne d’autre qu’à la Mère du Seigneur. Saint Luc le note avec une sorte d’insistance, à deux reprises, dans le récit de l’enfance du Christ : Et Marie conservait toutes ces paroles, en les rassemblant dans son coeur (2, 19 et 51). Celle qui enfanta Dieu selon la chair gardait dans sa mémoire tous les témoignages sur la divinité de son Fils. On pourrait dire que nous avons là déjà une expression personnifiée de la tradition de l’Église, avant l’Église, si saint Luc n’avait pas spécifié que Marie et Joseph n’ont pas compris les paroles de l’Enfant qui devait être dans ce qui appartenait à son Père (2, 49-50). Donc les paroles que la Mère de Dieu gardait fidèlement dans son cœur n’ont pas encore été pleinement actualisées dans sa conscience.

Avant la consommation de l’œuvre du Christ, avant la Pentecôte, avant l’Église, même celle sur laquelle l’Esprit Saint est descendu pour la rendre apte à servir à l’Incarnation du Verbe, n’a pas encore atteint la plénitude que sa personne était appelée à réaliser. Néanmoins, le rapprochement est déjà possible entre la Mère de Dieu gardant et rassemblant les paroles prophétiques et l’Église, gardienne de la Tradition. C’est le germe de la même réalité. Seule l’Église, complément de l’humanité du Christ, pourra garder la plénitude de la Révélation qui, si elle avait été consignée par écrit, ne saurait être contenue par l’univers entier (cf. Jn 21, 25).

Seule la Mère de Dieu, celle qui fut élue pour porter Dieu dans son sein, pourra réaliser pleinement dans sa conscience tout ce que comportait le fait de l’Incarnation du Verbe, qui fut aussi le fait de sa maternité divine. Les paroles du Christ qui semblent si dures pour sa Mère, exaltent cette qualité qu’elle a en commun avec les fils de l’Église. Mais tandis que ces derniers, en gardant la Tradition, ne pourront se rendre conscients de la Vérité et la faire fructifier que dans une mesure plus ou moins grande, la Mère de Dieu, en vertu du rapport unique dans lequel sa personne se trouve vis-à-vis de Dieu qu’elle peut appeler son Fils, pourra s’élever dès ici-bas jusqu’à la conscience totale de tout ce que l’Esprit Saint communique à l’Église, réalisant dans sa personne cette plénitude. Or, cette conscience plénière de la Divinité, cette acquisition de la plénitude de la grâce, propre au siècle futur, ne peut avoir lieu que dans un être déifié. Ceci nous pose devant une nouvelle question, à laquelle nous tâcherons de répondre pour mieux comprendre le caractère particulier de la dévotion de l’Église orthodoxe à la Souveraine des Cieux.

Le Christ, en rendant témoignage à saint Jean Baptiste, l’appelle le plus grand parmi ceux qui sont nés de femmes (Mt 11, 11 ; Lc, 7, 28) ; mais il ajoute : Le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui. Ici la sainteté de l’Ancien Testament est comparée à celle qui pourra se réaliser après l’accomplissement de l’œuvre rédemptrice du Christ, lorsque " la promesse du Père " (Ac 1, 4) – la descente de l’Esprit Saint, comblera l’Église de la plénitude de la grâce déifiante. Saint Jean, " plus qu’un prophète ", car il baptisa le Seigneur et vit le ciel ouvert et l’Esprit Saint descendant sur le Fils de l’Homme sous la forme d’une colombe, est mort sans avoir reçu la promesse, comme tous ceux, qui reçurent un bon témoignage dans la foidont l’univers entier n’était pas digne mais qui, selon le plan divin, ne pourront parvenir à leur perfection finale sans nous (Hé, 11, 38-40), c’est-à-dire sans l’Église du Christ. Ce n’est que par l’Église que la sainteté de l’Ancien Testament pourra recevoir son accomplissement dans le siècle futur, cette perfection qui demeurait fermée, inaccessible pour l’humanité avant le Christ.

Incontestablement, celle qui fut élue pour être la Mère de Dieu a représenté le sommet de la sainteté de l’Ancien Testament. Si saint Jean Baptiste fut appelé le plus grand avant le Christ, c’est que la grandeur de la Toute Sainte appartenait, non seulement à l’Ancien Testament, où elle demeurait cachée, non apparente, mais aussi à l’Église, où elle se réalisa dans sa plénitude et se manifesta pour être glorifiée par toutes les générations (Lc 1, 48). La personne de saint Jean reste dans l’Ancien Testament, celle de la Très Sainte Vierge passe de l’Ancien au Nouveau et cette transition, dans la personne de la Mère de Dieu, nous fait comprendre combien l’un est " l’accomplissement " de l’autre.

L’Ancien Testament n’est pas uniquement une série de préfigurations du Christ, qui deviennent déchiffrables après la Bonne Nouvelle. Il est, avant tout, l’histoire de la préparation de l’humanité à la venue du Christ, où la liberté humaine se trouve constamment mise à l’épreuve par la volonté de Dieu.

L’obéissance de Noé, le sacrifice d’Abraham, l’exode du peuple de Dieu conduit par Moïse à travers le désert, la Loi, les prophètes, une suite d’élections divines, où les êtres humains tantôt restent fidèles à la promesse, tantôt défaillent et subissent des châtiments (captivité, destruction du premier temple), toute la tradition sacrée des Juifs est l’histoire d’un acheminement lent et laborieux de l’humanité déchue vers la " plénitude des temps ", lorsque l’ange sera envoyé pour annoncer à la Vierge élue l’Incarnation de Dieu et recueillir de ses lèvres l’assentiment humain pour que le divin plan du salut s’accomplisse. Aussi, selon la parole de saint Jean Damascène, le " nom de la Mère de Dieu contient toute l’histoire de l’économie divine dans ce monde " (De fide ort. III).

Cette économie divine préparant les conditions humaines pour l’Incarnation du Fils de Dieu n’est pas unilatérale : ce n’est pas une volonté divine faisant table rase de l’histoire de l’humanité. Dans son économie salutaire, la Sagesse de Dieu se conforme aux fluctuations des volontés humaines, aux réponse-, humaines à l’appel divin. C’est ainsi qu’elle édifie à travers les générations des justes de l’Ancien Testament sa maison, la nature très pure de la Sainte Vierge, par laquelle le Verbe de Dieu deviendra connaturel à nous. La réponse de Marie à l’annonce faite par l’archange : Voici la servante de Dieu, qu’il me soit fait selon ta parole (Lc 1, 38), résout la tragédie de l’humanité déchue. Tout ce que Dieu exigeait de la liberté humaine après la chute est accompli. À présent l’oeuvre de la Rédemption que le Verbe incarné seul pourra effectuer, peut avoir lieu. Nicolas Cabasilas disait dans son homélie sur l’Annonciation : " L’Incarnation fut non seulement l’oeuvre du Père, de sa Vertu et de son Esprit, mais aussi l’oeuvre de la volonté et de la foi de la Vierge. Sans le consentement de l’Immaculée, sans le concours de la foi, ce dessein était aussi irréalisable que sans l’intervention des trois Personnes divines elles-mêmes. Ce n’est qu’après l’avoir instruite et persuadée, que Dieu la prend pour Mère et lui emprunte la chair qu’elle veut bien lui prêter. De même qu’il s’incarnait volontairement, de même voulait-il que sa Mère l’enfantât librement, et de son plein gré " (éd. Jugie, Patr. orient. XIX, 2).

 

LES DEUX VIERGES

À partir de saint Justin et de saint Irénée, les Pères ont souvent opposé les " deux Vierges " – Ève et Marie. Par la désobéissance de la première la mort est entrée dans l’humanité, par l’obéissance de l’" Ève seconde ", l’Auteur de la vie se fit homme et entra dans la descendance d’Adam. Mais entre les deux il y a toute l’histoire de l’Ancien Testament, le passé dont on ne peut séparer celle qui est devenue la Mère de Dieu. Si elle fut élue pour accomplir ce rôle unique dans l’oeuvre de l’Incarnation, cette élection suit, tout en la terminant, toutes celles des élus qui l’ont préparée. Ce n’est pas en vain que l’Église orthodoxe, dans ses textes liturgiques, appelle David " l’ancêtre de Dieu " et parle en mêmes termes de Joachim et Anne : " saints et justes ancêtres de Dieu ". Le dogme catholique romain sur l’Immaculée Conception semble briser cette succession ininterrompue de la sainteté de l’Ancien Testament, sainteté qui trouve son accomplissement au moment de l’Annonciation, lorsque l’Esprit Saint descendu sur la Vierge la rendit apte à recevoir dans son sein le Verbe du Père. L’Église orthodoxe n’admet pas cette exclusion de la Sainte Vierge du reste de l’humanité déchue, ce " privilège " faisant d’elle un être racheté avant l’oeuvre rédemptrice, en vue du mérite futur de son Fils. Ce n’est pas en vertu d’un privilège qu’elle aurait reçu au moment de sa conception par ses parents que nous vénérons la Mère de Dieu au-dessus de toute créature. Elle était sainte et pure de tout péché dès le sein de sa mère, – et cependant cette sainteté ne la plaçait pas encore en dehors du reste de l’humanité d’avant le Christ. Elle n’était pas, au moment de l’Annonciation, dans un état analogue à celui d’Ève avant le péché. La première Ève qui devint " la mère des vivants ", prêta l’oreille aux paroles du séducteur dans l’état paradisiaque, celui de l’humanité innocente. La deuxième Ève, élue pour devenir la Mère de Dieu, entendit la parole angélique dans l’état de l’humanité déchue. C’est pourquoi cette élection unique ne la sépara pas du reste de l’humanité, de tous ses ancêtres et frères humains, saints ou pécheurs, dont elle a représenté ce qu’ils avaient de meilleur.

Comme les autres hommes, comme saint Jean Baptiste, dont l’Église fête également la conception et la nativité, – la Sainte Vierge est née sous la loi du péché originel, portant avec tous la même responsabilité commune de la chute. Mais le péché n’a jamais pu s’actualiser dans sa personne ; l’hérédité peccamineuse de la chute n’avait pas d’emprise sur sa volonté droite. Elle représente le comble de la sainteté qui ait jamais pu être atteinte avant le Christ, dans les conditions de l’Ancien Testament, par quelqu’un de la descendance d’Adam. Elle a été sans péché sous la domination universelle du péché, pure de toute séduction dans l’humanité asservie au prince de ce monde. Non pas placée au-dessus de l’histoire humaine, pour servir au dessein particulier de Dieu, mais réalisant sa vocation unique dans l’enchaînement de l’histoire, dans la destinée commune des hommes attendant leur salut.

Et pourtant, si dans la personne de la Mère de Dieu nous voyons le sommet de la sainteté de l’Ancien Testament, ce n’est pas encore la limite de sa sainteté à elle, car elle dépassera également les sommets les plus hauts de l’Alliance Nouvelle, en réalisant la sainteté la plus grande à laquelle l’Église peut atteindre.

La première Ève fut prise d’Adam : c’est une personne qui, au moment de sa création par Dieu, emprunte la nature d’Adam, pour lui servir de complément. Nous trouvons un rapport inverse dans le cas de la Nouvelle Ève : c’est par elle que le Fils de Dieu devient " le Dernier Adam ", en lui empruntant la nature humaine. Adam fut avant Ève, le Dernier Adam après la Nouvelle Ève. Cependant, on ne peut pas dire que l’humanité assumée par le Christ dans le sein de la Sainte Vierge soit un complément de l’humanité de sa Mère. En effet, c’est l’humanité d’une Personne divine, de l’Homme céleste (1 Co 15, 47-48). Celle de la Mère de Dieu appartient à une personne créée qui est issue de l’" homme terrestre ". Ce n’est pas la Mère de Dieu, c’est son Fils qui est le Chef de l’humanité nouvelle, Chef de l’Église qui est son corps (Ép 1, 22-23) – complément de son humanité. Donc, c’est par son Fils, dans son Église que la Mère de Dieu pourra atteindre la perfection réservée à ceux qui doivent porter l’image de l’homme céleste (1 Co, 15, 49).

LA MÈRE DE DIEU ET L’ÉGLISE

Nous avons fait déjà un rapprochement entre la personne de la Mère de Dieu et l’Église, en parlant de la Tradition qu’elle personnifiait, pour ainsi dire, avant 1’Église. Celle qui enfanta Dieu selon la chair gardait aussi dans son cœur toutes les paroles révélant la divinité de son Fils. C’est un témoignage sur la vie spirituelle de la Mère de Dieu. Saint Luc nous la montre non seulement comme un instrument ayant volontairement servi à l’Incarnation, mais comme une personne qui tend à parachever dans sa conscience le fait de sa maternité divine. Après avoir prêté sa nature humaine au Fils de Dieu, elle cherche à recevoir par lui ce qu’elle ne possède pas encore en commun avec lui – la participation à la Divinité. C’est dans son Fils que la Divinité habite corporellement (Col 2, 9). Le lien naturel qui la lie au Dieu-Homme n’a pas encore conféré à la personne de la Mère de Dieu l’état d’une créature déifiée, malgré la descente de l’Esprit Saint au jour de l’Annonciation qui la rendit apte à accomplir son rôle unique. Dans ce sens, la Mère de Dieu, avant l’Église, avant la Pentecôte, se rattache encore à l’humanité de l’Ancien Testament, à ceux qui attendent la promesse du Pèrele baptême de l’Esprit Saint (Ac 1, 4-5).

La Tradition nous montre la Mère de Dieu au milieu des disciples le jour de la Pentecôte, recevant avec eux l’Esprit Saint communiqué à chacun dans une langue de feu. Ceci s’accorde avec les témoignages des Actes : les Apôtres, après l’Ascension, restaient unanimement en prière avec quelques femmes et Marie, Mère de Jésus, et ses frères (1, 14). Ils étaient tous unanimement ensemble au jour de la Pentecôte (2, 1). Avec l’Église, la Mère de Dieu a reçu la dernière condition qui lui manquait pour pouvoir croître en l’homme parfait, en la mesure de la pleine stature du Christ (Ép 4, 13). Celle qui, par l’Esprit Saint, reçut dans ses entrailles la Personne divine du Fils, reçoit à présent l’Esprit Saint envoyé par le Fils.

VOCATION ET SANCTIFICATION

On peut comparer, dans un certain sens, ces deux descentes de l’Esprit Saint sur la Sainte Vierge avec les deux communications de l’Esprit aux apôtres : au soir de la Résurrection et au jour de la Pentecôte. La première leur conféra le pouvoir de lier et de délier, une fonction indépendante de leurs qualités subjectives, due uniquement à une détermination divine qui les établit pour remplir ce rôle dans l’Église. La seconde donna à chacun d’entre eux la possibilité de réaliser sa sainteté personnelle, ce qui dépendra toujours des conditions subjectives. Pourtant, les deux communications de l’Esprit Saint – fonctionnelle et personnelle, se complètent mutuellement, comme on peut le voir dans le cas des apôtres et de leurs successeurs : on ne peut bien remplir sa fonction dans l’Église, si l’on ne s’efforce pas d’acquérir la sainteté ; et, d’autre part, il est difficile d’atteindre la sainteté en négligeant la fonction dans laquelle on a été établi par Dieu. Les deux doivent coïncider de plus en plus au cours de la vie : la fonction devient, normalement, une voie sur laquelle on acquiert la sainteté personnelle, en s’oubliant soi-même.

On peut voir quelque chose d’analogue dans le cas, par ailleurs unique, de la Mère de Dieu : la fonction objective de la maternité divine, dans laquelle elle fut établie le jour de l’Annonciation, sera aussi la voie subjective de sa sanctification. Elle réalisera dans sa conscience et dans toute sa vie personnelle le fait d’avoir porté dans son sein et nourri Dieu le Fils. C’est ici que les paroles du Christ qui semblaient rabaisser sa Mère devant l’Église (Lc 11, 28) reçoivent leur sens de louange suprême : bienheureuse celle qui non seulement fut la Mère de Dieu, mais réalisa aussi dans sa personne le degré de sainteté correspondant à cette fonction unique. La personne de la Mère de Dieu est exaltée plus que sa fonction, la consommation de sa sainteté plus que ses débuts.

La fonction de maternité divine est déjà remplie dans le passé, mais la Sainte Vierge, demeurant sur terre après l’Ascension de son Fils, ne reste pas moins la Mère de celui qui, avec son humanité glorieuse, empruntée à la Vierge, siège à la droite du Père, au-dessus de toute principauté, puissance, vertu et domination, au-dessus de tout nom qui peut être nommé non seulement dans ce siècle, mais aussi dans le siècle futur (Ép 1, 21). Quel est le degré de sainteté réalisable ici-bas qui pourra correspondre à ce rapport unique de la Mère de Dieu à son Fils, Chef de l’Église, résidant dans les cieux ? Seule la sainteté totale de l’Église, complément de l’humanité glorieuse du Christ, contenant la plénitude de la grâce déifiante que l’Esprit Saint ne cesse de lui communiquer depuis la Pentecôte. Si les membres de l’Église peuvent devenir des familiers du Christ, ses mère, frères et sœurs (Mt 12, 50), selon le degré de leur vocation accomplie, seule la Mère de Dieu par laquelle le verbe se fit chair, pourra recevoir la plénitude de la grâce, atteindre une gloire sans limites, réaliser dans sa personne toute la sainteté que l’Église peut avoir.

LA MÈRE DE DIEU ET L’ESCHATON

Le Fils de Dieu est descendu des cieux et se fit homme par la Vierge, pour que les hommes puissent s’élever vers la déification par la grâce du Saint Esprit. " Posséder par la grâce ce que Dieu a par nature " – c’est la vocation suprême des êtres créés, la fin dernière à laquelle les fils de l’Église aspirent ici-bas, dans le devenir historique de l’Église. Ce devenir est déjà consommé dans la Personne divine du Christ, Chef de l’Église ressuscité et monté au ciel. Si la Mère de Dieu a pu vraiment réaliser dans sa personne humaine et créée la sainteté qui correspondait à son rôle unique, elle ne pouvait pas ne pas atteindre ici-bas, par la grâce, tout ce que son Fils possédait en vertu de sa nature divine. Mais s’il en est ainsi, le devenir historique de l’Église et du monde est déjà consommé non seulement dans la Personne incréée du Fils de Dieu, mais aussi dans la personne créée de sa Mère. C’est pourquoi saint Grégoire Palamas appelle la Mère de Dieu " la limite du créé et de l’incréé ". À côté d’une hypostase divine incarnée, il y a une hypostase humaine déifiée.

Nous avons dit plus haut que dans la personne de la Mère de Dieu on pouvait voir la transition de la sainteté la plus grande de l’Ancien Testament vers celle de l’Église. Mais si la Toute-Sainte a consommé la sainteté de l’Église, toute sainteté possible pour un être créé, il s’agit maintenant d’une autre transition : du monde du devenir vers l’éternité du Huitième Jour, de l’Église vers le Royaume des Cieux. Cette gloire dernière de la Mère de Dieu, l’eschaton réalisé dans une personne créée avant la fin du monde, doit la placer dès à présent au delà de la mort, de la résurrection et du Jugement dernier. Elle partage la gloire de son Fils, règne avec lui, préside à ses côtés aux destinées de l’Église et du monde qui se déroulent dans le temps, intercède pour tous auprès de celui qui viendra juger les vivants et les morts.

La transition suprême, par laquelle la Mère de Dieu rejoint la gloire céleste de son Fils, est célébrée par l’Église au jour de l’Assomption : une mort qui, d’après la conviction intime de l’Église, ne pouvait pas ne pas être suivie de la résurrection et de l’ascension corporelle de la Toute-Sainte. Il est difficile de parler, non moins difficile de penser, aux mystères que l’Église garde dans le fond non apparent de sa conscience intérieure. Ici toute parole proférée paraît grossière, toute tentative de formuler semble un sacrilège. Les auteurs des écrits apocryphes ont souvent touché avec imprudence aux mystères sur lesquels l’Église a gardé un silence prudent par économie envers ceux de l’extérieur. La Mère de Dieu n’a jamais été l’objet de la prédication apostolique. Tandis que le Christ est prêché sur les toits, proclamé à la connaissance de tous dans une catéchèse s’adressant à l’univers entier, le mystère de la Mère de Dieu se révèle à l’intérieur de l’Église aux fidèles qui ont reçu la parole et tendent vers la vocation suprême de Dieu dans le Christ Jésus (Phil 3, 14). Plus qu’un objet de notre foi, c’est un fondement de notre espérance : fruit de la foi, mûri dans la Tradition.

Taisons-nous donc et n’essayons pas de dogmatiser sur la gloire suprême de la Mère de Dieu. Ne soyons pas trop loquaces avec les gnostiques qui, voulant dire plus qu’il ne fallait – plus qu’ils ne pouvaient – ont mélangé l’ivraie de leurs hérésies au froment pur de la tradition chrétienne.

Écoutons plutôt saint Basile qui définit ce qui appartient à la Tradition, en disant qu’il s’agit d’un " enseignement impubliable et ineffable, lequel fut conservé par nos pères dans un silence inaccessible à toute curiosité et indiscrétion, car ils ont été sainement instruits à protéger la sainteté du mystère par le silence. Il ne serait point convenable, en effet, de publier par écrit l’enseignement sur les objets qui ne doivent pas être présentés aux regards de ceux qui n’ont pas été initiés aux mystères. En outre, la raison d’une tradition non écrite est celle-ci : en examinant plusieurs fois de suite le contenu de ces enseignements, plusieurs risqueraient de perdre la vénération à force d’habitude. Car une chose est l’enseignement, une autre chose, la prédication. Les enseignements sont gardés en silence, les prédications sont manifestées. Une certaine obscurité dans les expressions, dont les Écritures font parfois usage, est aussi une façon de garder le silence, afin de rendre difficilement intelligible le sens des enseignements, pour l’utilité plus grande de ceux qui lisent " (Traité du Saint Esprit, XXVII).

Si l’enseignement sur la Mère de Dieu appartient à la Tradition, ce n’est qu’à travers l’expérience de notre vie dans l’Église que nous pourrons adhérer à la dévotion sans limites que l’Église a vouée à la Mère de Dieu. Et le degré de cette adhésion sera la mesure de notre appartenance au Corps du Christ.

SOURCE: Extrait de Vladimir Lossky,
À l’Image et à la ressemblance de Dieu,
Aubier-Montaigne, 1967.

Seigneur, fais taire en moi,

ce qui n'est pas de Toi,

 ce qui n'est pas Ta Présence
toute pure, toute paisible.
Impose silence à mes désirs,
à mes caprices,
à mes rêves d'évasion,
à la violence de mes passions.
Couvre par Ton silence
ma nature trop impatiente à Te parler,
trop encline à l'action extérieure et bruyante.
Impose même Ton silence à ma prière.
Rends-la gratuite
et vraiment confiante en ta seule grâce.
Fais descendre Ton silence
jusqu'au fond de mon être,
et fais remonter ce silence
en pur élan vers Toi,
en hommage d'amour.


Prière de Marthe Robin
Annales d'Issoudun septembre 2008

Source:http://www.seraphim-marc-elie.fr/

 

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"

 

(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise Métropolitaine fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare) pour l'Europe et ses missions, notre Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma, située en francophonie et ses missions d'Afrique, du Brésil, du Pakistan et en Amérique latine* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

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Nota:
A Igreja Metropolitana fundada graças ao ímpeto missionário da Igreja Ortodoxa Síria das Índias (Malankare) para a Europa e suas missões, nossa Igreja Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, localizada em Francofonia e suas missões da África, Brasil, do Paquistão e da América Latina * é uma Igreja Ortodoxa Oriental.

O mosteiro siríaco é um centro de oração pela unidade das igrejas apostólicas, a unanimidade do testemunho cristão e a paz do mundo.

¤ Pastoral em várias regiões da França para: acompanhamento espiritual, sacramentos, sacramentais (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações para cura) ...

Para os serviços pastorais prestados ao mosteiro como a recepção dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não exigimos nenhum pagamento fixo.

As ofertas são gratuitas e não são obrigatórias, no entanto, qualquer oferta é deduzida da sua renda tributável em 66% da sua renda.
Rotule todos os C B com a seguinte ordem "Metropolitan E S O F"

Para a capelania francófona siro-ortodoxa de africanos que vivem na França, entre em contato com os chefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-André M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:
Metropolitan Church founded thanks to the missionary impetus of the Syrian Orthodox Church of the Indies (Malankare) for Europe and its missions, our Syro-Orthodox Church of Mar Thoma, located in Francophonie and its missions from Africa, Brazil, of Pakistan and Latin America * is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Prayer Center for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral office in various regions of France for: spiritual accompaniment, sacraments, sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers for healing) ...

For the pastoral services rendered to the monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

Offerings are free and not obligatory. However, any offer is deducted from your taxable income at 66% of your income.
Label all C B with the following order "Metropolitan E S O F"

For the Francophone Syro-Orthodox Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-André M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

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Nota:
La Iglesia Metropolitana, fundada gracias al ímpetu misionero de la Iglesia Ortodoxa Siria de las Indias (Malankare) para Europa y sus misiones, nuestra Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, ubicada en la Francofonía y sus misiones desde África, Brasil, de Pakistán y América Latina * es una iglesia ortodoxa oriental.

El monasterio siríaco es un centro de oración por la unidad de las iglesias apostólicas, la unanimidad del testimonio cristiano y la paz del mundo.

¤ Presencia pastoral en varias regiones de Francia para: acompañamiento espiritual, sacramentos, sacramentales (bendiciones, oraciones de liberación o exorcismo, oraciones para sanar) ...

Para los servicios pastorales prestados al monasterio como la recepción de los fieles para estancias cortas o retiros espirituales, no requerimos ninguna reparación.

Las ofertas son gratuitas y no obligatorias, sin embargo, cualquier oferta se deduce de su ingreso imponible al 66% de su ingreso.
Etiquete todos los C B con el siguiente orden "Metropolitan E S O F"

Para la Capellanía franco-ortodoxa francófona de africanos que viven en Francia, comuníquese con los Jefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitana y la Hermana Marie-André M'Bezele, monja (06.17.51.25.73).

* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:

L'Église Syrienne Orthodoxe de Mar Thomas en France, au ...

 

 

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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Published by Eglise Syro-Orthodoxe Francophone - dans orthodoxie-orientale Tradition Syriaque orthodoxie Spiritualité Chrétienne
19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 18:15

Chers amis, en guise d'ouverture de cette lettre, je vous livre ce que 'écrivais ce matin à une Amie journaliste catholique.

"Notre Autel en plein air est prêt au Monastère pour recevoir, hors de tout risque de confinement sur les deux hectares cinq qui l'entourent les fidèles qui vraiment mettent Foi et désir de Dieu au dessus de la peur. . .


Mais je doute que la Foi et le témoignage jusqu'au Martyr des Chrétiens d'Orient ne suffise à secouer la torpeur des semi-apostats que nous servons en Occident. . .


On demandera les autorisations légales pour se nourrir physiquement, fera t-on valoir son Droit de se nourrir spirituellement ? ( Droit à la Liberté de Conscience et de Culte)


Ce sera pour moi la dernière expérience avant d'en tirer les conséquences.


D'ici-là nous célébrons quotidiennement Messes et Offices Liturgiques auxquels peuvent s'unir spirituellement ceux et celles qui se réclament du Christ.


Jusqu'à l'extinction de la Pandémie, nous célébrons tous les vendredis contre ce fléau, à 10h30, une Messe (Quadisha Qurbana ) suivie du Petit Office Syriaque pour les défunts à l'intention des victimes.


Soyons dans une union de prières et dans un Amour du Christ non feint !
Votre respectueusement et fraternellement dans le Christ notre Seigneur."


+Mor Philipose.

 

 
Un ascète pria Dieu de lui révéler
 
beaucoup de mystères.
 
Quittant sa cellule pour aller dans un autre village, il rencontra en chemin un ange, mais il ne le reconnut pas.
 
Il pensait que l'ange était un être humain. 

En chemin ils trouvèrent un cheval mort.

 

L'ascète se boucha le nez, l'ange ne le fit pas. Ils allèrent plus loin et passèrent près d'une vache morte qui puait.

 

L'ascète se boucha de nouveau le nez, l'ange non.

Ils continuèrent et arrivèrent devant un chien mort; l'ascète se boucha le nez, l'ange ne fit rien.
 

Quand ils furent sur le point d'arriver au village, ils rencontrèrent une belle jeune fille bien habillée et couverte de bijoux.

Alors l'ange se boucha le nez.
 

Voyant cela l'ascète dit: 

Es-tu ange, homme ou démon?

 

Nous avons rencontré un cheval mort qui puait et tu ne t'es pas bouché le nez.

La même chose est vraie de la vache et du chien mort.

Maintenant que nous avons rencontré une belle jeune fille, tu te bouches le nez?
 

L'ange révéla alors qui il était et dit: Rien ne sent plus mauvais pour Dieu que l'orgueil.
 

Et disant ces mots, il disparut.
 

L'ascète retourna immédiatement dans sa cellule et pleura sur ses péchés, priant Dieu de le garder des ruses du Diable, et de ne pas permettre qu'il tombe victime de l'orgueil et soit perdu.

 

Saint Côme d'Etolie

 

Version française Claude Lopez-Ginistyhttp://orthodoxologie.blogspot.com/ d'après Nomikos Vaporis
Father Kosmas The Apostle of the Poor
Holy Cross Orthodox Press Brookline, Massachussets USA, 1977
_____________________________________________________________________________________________

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190913/ob_1ed58f_324352-p.jpg

et en dehors pour  Mars et  Avril:

EN CAS D'AFFLUENCE, L'Autel en Plein Air permet de rassembler de nombreux fidèles en "Espace non confiné"

 

 

¤Au Monastère:

✥Dimanche 22 Mars*

✥Dimanche 29 Mars*

✥ MARDI 25 MARS, Annonciation à la Très Ste Vierge Marie *

 

✥ Pèlerinage des Rameaux (Dimanche des Hosanna) Autour de Notre-Dame de Miséricorde .


SOYEZ TOUS PRÉSENTS POUR
Que la Vierge fidèle, "première en chemin", accompagne la fin de votre Grand Carême et vous introduise dans la Semaine Sainte à la suite du Divin Roi d'Amour !

 

Programme:
¤De 8h30 à 9h30, Confessions

¤ 10H30 , Quadisha Qurbana (Sainte Messe),Bénédiction, Procession et distribution des Rameaux , repas fraternel, réception des fidèles.

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE:

Du 5 au 12, SEMAINE SAINTE (Possibilité de Retraite spirituelle au Monastère)

¤Lundi,mardi et mercredi, horaires habituels

¤Jeudi saint FÊTE DE L'INSTITUTION DU SACERDOCE ET DE L'EUCHARISTIE.

-Quadisha Qurbana à 10h30 , repas festif offert par les fidèles en l'honneur de leurs prêtres et Service de l'Après-midi à 15h

¤Vendredi Saint, 15h,suivant l'usage local, chemin de Croix suivit du Service Liturgique Syriaque à la Sainte Croix, de la Communion aux "Prés-Sanctifiés".

 

¤Samedi Saint:

- Messe à 10h30

- 21h, bénédiction du feu nouveau,

Acclamation Pascale et veillée.

✥ DIMANCHE 12 AVRIL , PÂQUES

-Messe à 10h30, programme habituel.

 

En raison de la suppression de toutes tournées pastorales du fait de la nécessité de réduire tous déplacements au strict nécessaire et de se soumettre au "confinement" afin d'éviter la propagation de l'épidémie du Coronavirus et d'en réduire la durée:

¤ Tous les Offices Liturgiques sont célébrés au Monastère.

¤ Les Messes en semaine comme le dimanche sont à 10h30.

Pour accéder à votre Droit (Conformément à la Constitution Française et à la Déclaration universelle des Droits Humains" ) de vous nourrir spirituellement, lorsque vous remplissez les Feuilles d'Autorisation de déplacement, vous devez expliciter "Pour répondre à mes besoins spirituels conformément à la Liberté de conscience et de l'exercice du Culte tels qu'ils sont reconnus par le Droit Français et la Constitution des Droits de l'Homme" 

 

 ¤ Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève: REGION PARISIENNE

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_fe1449_thomas-st.jpg#width=640&height=960

 Permanence pastorale  avant le Pèlerinage du début Avril (Au Monastère habituel):

*Vendredi 3 AVRIL toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 4 AVRIL en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 4 à 15h départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 5 AVRIL, DIMANCHE DES RAMEAUX, à Notre-Dame de Miséricorde (Inscriptions:06 48 89 94 89)

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_2edb42_genevieve-ste.jpg#width=238&height=300

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera les 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

* P rogramme habituel: Messe à 10h30 et disponibilité d'un ou de plusieurs prêtres  pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PRIER CONTRE LES MAUVAISES
 
PENSÉES
 
 
Quand on a une mauvaise pensée, on doit faire appel à l'aide de Dieu, car, comme Saint Isaac le Syrien le dit, nous ne possédons pas toujours en nous-mêmes la force de nous opposer à de mauvaises pensées, et il n'est aucune aide dans ce cas, si ce n'est celle de Dieu. 
 
Par conséquent, guidé par les instructions de [saint] Nil du Sinaï, nous devons prier ainsi sans relâche, avec soupirs et larmes, le Seigneur Jésus Christ:
 
"Aie pitié de moi, Seigneur, et ne me permets pas de périr.  
Mets en déroute, ô Seigneur! le démon qui m'attaque.
 
Ô mon espérance sûre, marque ton signe au-dessus de ma tête au jour de mon combat avec le Démon! Vaincs l'ennemi qui se bat avec moi. Ô Seigneur, ô Verbe de Dieu, avec Ta paix et Ta tranquillité apprivoise les pensées qui m'assaillent! " 
 
Ou, selon les instructions du bienheureux Théodore le Studite, sur le fait d'avoir des pensées impures, prie en utilisant des paroles du prophète David,  
" Juge-les, Seigneur, qui sont injustes avec moi et combats ceux qui me combattent."
 
et récite ensuite le psaume 34 en entier, et, comme l'a écrit l'hymnographe,
 
"Rassemble et recueille mon esprit dispersé, ô Seigneur, purifie mon cœur sauvage.
Comme Tu l'as dit à Pierre, accorde-moi le repentir, en soupirant comme au publicain, comme à la femme dépravée, les larmes, pour que je puisse pleurer vers Toi!
Aide-moi et débarrasse-moi des pensées mauvaises.  Car, comme les vagues de l'océan, mes transgressions s'élèvent contre moi, et comme un navire dans l'océan profond, je suis surchargé de mes pensées et de mes intentions, mais guide-moi dans un port tranquille et sûr. 
 
Ô Seigneur, sauve-moi aussi par ma repentance, pour que je pleure abondamment sur la faiblesse de mon esprit, car ce n'est pas de ma propre volonté que je subis ces changements involontaires - hésitations, agressions, défaites…
 
C'est pourquoi je crie vers Toi: ô Sainte Trinité, sans commencement, aide-moi, et me confirme à rester ferme dans les pensées et intentions, les sens et les sentiments de bien!
 
Saint Nil de la Sora

Lectionnaire du Quatrième samedi du Grand Carême

  • Saint Qurbana
    • Actes 16: 8-15 :
  • 08 Ils longèrent la Mysie et descendirent jusqu’à Troas.
  • 09 Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, debout, qui lui faisait cette demande : « Passe en Macédoine et viens à notre secours. »
  • 10 À la suite de cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, car nous en avons déduit que Dieu nous appelait à y porter la Bonne Nouvelle.
  • 11 De Troas nous avons gagné le large et filé tout droit sur l’île de Samothrace, puis, le lendemain, sur Néapolis,
  • 12 et ensuite sur Philippes, qui est une cité du premier district de Macédoine et une colonie romaine. Nous avons passé un certain temps dans cette ville
  • 13 et, le jour du sabbat, nous en avons franchi la porte pour rejoindre le bord de la rivière, où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis, et nous avons parlé aux femmes qui s’étaient réunies.
  • 14 L’une d’elles nommée Lydie, une négociante en étoffes de pourpre, originaire de la ville de Thyatire, et qui adorait le Dieu unique, écoutait. Le Seigneur lui ouvrit l’esprit pour la rendre attentive à ce que disait Paul.
  • 15 Quand elle fut baptisée, elle et tous les gens de sa maison, elle nous adressa cette invitation : « Si vous avez reconnu ma foi au Seigneur, venez donc dans ma maison pour y demeurer. » C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main.
    •  
    • I Corinthiens 9: 14-27 :
  • 14 De même aussi, le Seigneur a prescrit à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de la proclamation de l’Évangile.
  • 15 Mais moi, je n’ai jamais fait usage d’aucun de ces droits. Et je n’écris pas cela pour les réclamer. Plutôt mourir ! Personne ne m’enlèvera ce motif de fierté.
  • 16 En effet, annoncer l’Évangile, ce n’est pas là pour moi un motif de fierté, c’est une nécessité qui s’impose à moi. Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile !
  • 17 Certes, si je le fais de moi-même, je mérite une récompense. Mais je ne le fais pas de moi-même, c’est une mission qui m’est confiée.
  • 18 Alors quel est mon mérite ? C'est d'annoncer l'Évangile sans rechercher aucun avantage matériel, et sans faire valoir mes droits de prédicateur de l'Évangile.
  • 19 Oui, libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous afin d’en gagner le plus grand nombre possible.
  • 20 Et avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, pour gagner les Juifs. Avec ceux qui sont sujets de la Loi, j’ai été comme un sujet de la Loi, moi qui ne le suis pas, pour gagner les sujets de la Loi.
  • 21 Avec les sans-loi, j’ai été comme un sans-loi, moi qui ne suis pas sans loi de Dieu, mais sous la loi du Christ, pour gagner les sans-loi.
  • 22 Avec les faibles, j’ai été faible, pour gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous pour en sauver à tout prix quelques-uns.
  • 23 Et tout cela, je le fais à cause de l’Évangile, pour y avoir part, moi aussi.
  • 24 Vous savez bien que, dans le stade, tous les coureurs participent à la course, mais un seul reçoit le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter.
  • 25 Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.
  • 26 Moi, si je cours, ce n’est pas sans fixer le but ; si je fais de la lutte, ce n’est pas en frappant dans le vide.
  • 27 Mais je traite durement mon corps, j’en fais mon esclave, pour éviter qu’après avoir proclamé l’Évangile à d’autres, je sois moi-même disqualifié.
    •  
    • Saint Luc 9:10-17 :
  • 10 Quand les Apôtres revinrent, ils racontèrent à Jésus tout ce qu’ils avaient fait. Alors Jésus, les prenant avec lui, partit à l’écart, vers une ville appelée Bethsaïde.
  • 11 Les foules s’en aperçurent et le suivirent. Il leur fit bon accueil ; il leur parlait du règne de Dieu et guérissait ceux qui en avaient besoin.
  • 12 Le jour commençait à baisser. Alors les Douze s’approchèrent de lui et lui dirent : « Renvoie cette foule : qu’ils aillent dans les villages et les campagnes des environs afin d’y loger et de trouver des vivres ; ici nous sommes dans un endroit désert. »
  • 13 Mais il leur dit : « Donnez-leur vous-mêmes à manger. » Ils répondirent : « Nous n’avons pas plus de cinq pains et deux poissons. À moins peut-être d’aller nous-mêmes acheter de la nourriture pour tout ce peuple. »
  • 14 Il y avait environ cinq mille hommes. Jésus dit à ses disciples : « Faites-les asseoir par groupes de cinquante environ. »
  • 15 Ils exécutèrent cette demande et firent asseoir tout le monde.
  • 16 Jésus prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction sur eux, les rompit et les donna à ses disciples pour qu’ils les distribuent à la foule.
  • 17 Ils mangèrent et ils furent tous rassasiés ; puis on ramassa les morceaux qui leur restaient : cela faisait douze paniers.
    •  

 

UNE PRIÈRE DE CONFESSION PAR SAINT EPHREM LE SYRIEN:

Je Vous confesse, mon Seigneur, Dieu et Créateur, à Vous glorifié et adoré dans  la Sainte-Trinité du Père, du Fils et du Saint-Esprit, tous les péchés que j'ai commis tous les jours de ma vie, à toute heure, maintenant et dans le passé, jour et nuit, en pensée, parole et action, par gloutonnerie, ivresse, paroles oiseuses, acédie, indolence, contradiction, négligence, agressivité, égoïsme, avarice, vol, mensonge, malhonnêteté, curiosité, jalousie, envie, colère, ressentiment et souvenir des injustices à mon égard, haine, esprit mercenaire et aussi par tous mes sens, la vue, l'ouïe, l'odorat, le goût, le toucher, et tous les autres péchés, spirituels et corporels par lesquels je Vous ai irrité, mon Dieu et Créateur, et par lesquels j'ai causé des injustices à mon prochain. 
Triste à cette pensée, mais déterminé au repentir, je me tiens coupable devant Vous, mon Dieu.
Aidez-moi seulement, mon Seigneur et Dieu, je Vous en prie humblement par mes larmes. 
Par Votre Miséricorde, pardonnez-moi mes péchés passés  et absolvez-moi de tout ce que j'ai confessé en Votre présence car Vous êtes  Bon et Ami de l'homme.
Amîn !

(Saint Ephrem le Syrien (IVe siècle))
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ORAÇÃO DE CONFISSÃO DE SAINT EPHREM LE SYRIEN:

Confesso a você, meu Senhor Deus e Criador, a você glorificado e adorado na Santíssima Trindade do Pai, do Filho e do Espírito Santo, todos os pecados que cometi todos os dias da minha vida, em todos os momentos. , agora e no passado, dia e noite, em pensamento, palavra e ação, por gula, embriaguez, palavras ociosas, meios de comunicação, indolência, contradição, negligência, agressividade, egoísmo, ganância, roubo, mentira, desonestidade, curiosidade, ciúmes, inveja, raiva, ressentimento e lembrança de injustiças contra mim, ódio, espírito mercenário e também por todos os meus sentidos, visão, audição, olfato, paladar, tato e todos os outros pecados, espirituais e corporais pelo qual eu irritei você, meu Deus e Criador, e pelo qual causei injustiça ao meu próximo.
Triste com esse pensamento, mas determinado a se arrepender, sou culpado diante de Ti, meu Deus.
Apenas me ajude, meu Senhor e Deus, imploro humildemente com minhas lágrimas.
Por Tua Misericórdia, perdoe-me meus pecados passados ​​e me absolva de tudo o que confessei em Sua presença, porque Você é Bom e Amigo do homem.
Amîn!

(Santo Efrém, o sírio (século IV))
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A PRAYER OF CONFESSION BY SAINT EPHREM LE SYRIEN:

I confess to you, my Lord, God and Creator, to you glorified and adored in the Holy Trinity of the Father, of the Son and of the Holy Spirit, all the sins that I have committed every day of my life, at all times , now and in the past, day and night, in thought, word and action, by gluttony, drunkenness, idle words, acedia, indolence, contradiction, neglect, aggressiveness, selfishness, greed, theft, lying, dishonesty, curiosity, jealousy, envy, anger, resentment and remembrance of injustices towards me, hatred, mercenary spirit and also by all my senses, sight, hearing, smell, taste, touch, and all other sins, spiritual and bodily by which I have angered you, my God and Creator, and by which I have caused injustice to my neighbor.
Sad at this thought, but determined to repent, I stand guilty before You, my God.
Help me only, my Lord and God, I humbly beg You with my tears.
By Your Mercy, forgive me my past sins and absolve me of all that I have confessed in Your presence because You are Good and Friend of man.
Amîn!

(Saint Ephrem the Syrian (4th century))
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UNA ORACIÓN DE CONFESIÓN DE SAINT EPHREM LE SYRIEN:

Te confieso, mi Señor, Dios y Creador, glorificado y adorado en la Santísima Trinidad del Padre, del Hijo y del Espíritu Santo, todos los pecados que he cometido todos los días de mi vida, en todo momento. , ahora y en el pasado, día y noche, en pensamiento, palabra y acción, por glotonería, borrachera, palabras ociosas, acedia, indolencia, contradicción, negligencia, agresividad, egoísmo, avaricia, robo, mentiras, deshonestidad, curiosidad, celos, envidia, ira, resentimiento y recuerdo de injusticias hacia mí, odio, espíritu mercenario y también por todos mis sentidos, vista, oído, olfato, gusto, tacto y todos los demás pecados, espirituales y corporales. por el cual te he enojado, mi Dios y Creador, y por el cual he causado injusticia a mi prójimo.
Triste ante este pensamiento, pero decidido a arrepentirme, me declaro culpable ante Ti, Dios mío.
Solo ayúdame, mi Señor y Dios, te suplico humildemente con mis lágrimas.
Por tu misericordia, perdóname mis pecados pasados ​​y absuelveme de todo lo que he confesado en tu presencia porque eres bueno y amigo del hombre.
Amîn!

(San Efrén el sirio (siglo IV))
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Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Acte de Communion Spirituelle

LORSQUE VOUS NE POUVEZ PAS COMMUNIER SACRAMENTELLEMENT 

 

Le saint désir de recevoir Jésus compense pour le Sacrement de l’Eucharistie d’une façon telle que l’âme respire Dieu et que Dieu respire l’âme…

(Extrait du « Livre du Ciel » – 5 Décembre 1903)

 

Eucharistie, présence réelle

LUISA :

Ce matin, je n’ai pas pu recevoir la communion ; j’en étais très affligée, bien que résignée. J’ai pensé que si je n’étais pas dans la situation d’être clouée au lit en tant que victime, j’aurais certainement pu la recevoir.

 J’ai dit au Seigneur : « Tu vois, l’état de victime m’impose le sacrifice d’être privée de te recevoir dans le sacrement. Accepte au moins mon sacrifice de privation comme un acte d’amour plus grand que si je te recevais réellement. Ainsi, penser que me priver de toi te prouve encore plus mon amour pour toi adoucit l’amertume de cette privation. »

Pendant que je disais cela, des larmes coulaient de mes yeux. Cependant, ô bonté de mon bon Jésus, dès que j’eus commencé à m’assoupir, et sans qu’il m’eut obligé de le chercher longuement comme à l’accoutumée, il vint et, plaçant ses mains sur mon visage, il me caressa en me disant :

JÉSUS :

  • « Ma fille, ma pauvre fille, courage. Ta privation de moi excite ton désir et, à travers ce désir ardent, ton âme respire Dieu. Quant à Dieu, se sentant encore plus enflammé par cette excitation de l’âme, il respire cette âme. Dans ces respirations réciproques entre Dieu et l’âme, la soif d’amour s’enflamme et, comme l’amour est feu, il forme le purgatoire pour cette âme.

Il en résulte pour elle non seulement une communion par jour comme l’Église le permet, mais une communion continuelle, au même titre que la respiration est continuelle.

  • Il s’agit de communions d’amour le plus pur en esprit seulement, pas avec le corps. Et comme l’esprit est plus parfait que le corps, l’amour y est plus intense. C’est de cette façon que je récompense, non pas celui qui ne veut pas en recevoir, mais celui qui ne peut pas me recevoir et qui m’offre cela pour me contenter. »

 

Bien-aimés du Seigneur, 

S’il vous plait, afin de bien nous préparer à cette communion spirituelle, je nous invite tous à rejoindre une communauté où l’Évangile du jour est accessible et commentée ainsi que de faire une prière de contrition.

La Communion spirituelle est une Communion et plus nous préparons notre cœur, plus le Seigneur peut venir nous visiter. 

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Acte de Communion spirituelle

  • « Seigneur Jésus, je crois fermement que Vous êtes présent dans le Saint Sacrement de l’Eucharistie, je Vous aime plus que tout et je Vous désire de toute mon âme. ‘‘Après Vous languit ma chair comme une terre assoiffée. » (Ps 62) Je voudrais Vous recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.
  • Puisque je suis empêché(e) de Vous recevoir sacramentellement, Venez au moins spirituellement visiter mon âme.

  •  En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint(e) me fasse communier à Vos ouffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Vous avez éprouvé sur la Croix lorsque Vous vous êtes écrié :
  •  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

    Eucharistie - Gegenwart Jesu bei der Wandlung - g

    -Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils Vous ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Votre Sainte Mère quand Elle Vous  reçut sans vie, au pied de la Croix.

  • Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Votre corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.
  • -Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Votre Amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.

  •  Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je Vous ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour, et sans action de grâce.
  • -Que ce jeune sacramentel creuse davantage ma faim de Vous  recevoir réellement et substantiellement avec Votre Corps, Votre  Âme et Votre Divinité lorsque les circonstances me le permettront.

  • Et d’ici là, Seigneur Jésus, venez nous visiter spirituellement par Votre grâce pour nous fortifier dans nos épreuves.

UNISSEZ-VOUS AUX MESSES ET SERVICES LITURGIQUES QUI SONT CÉLÉBRÉS JOURNELLEMENT AU MONASTÈRE.

===========================
Si vous avez des intentions de prières particulières à nous confier, voici l'adresse du Monastère* :

¤ Monastère Syro-Orthodoxe de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Miséricorde.
Brevilly 4
61300 CHANDAI
Tel: 0233247958
Par sms ou Wathsapp : 06 48 89 94 89
courriel :asstradsyrfr@laposte.net

*Permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes

*Possibilité de loger sur place pour retraites spirituelles ou périodes de repos.

¤Les 1ers Dimanches de chaque mois, Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde et aux saints du Kérala.

¤Pèlerinage à Saint Michel et aux Saints Anges et Archanges le 29 de chaque mois au Monastère Notre-Dame de Miséricorde..
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Lectionnaire du Cinquième Dimanche du Grand Carême 

(« Du Bon Samaritain »)

  • 1 Pierre 3: 8-16
  • 3:8
  • Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité.
  • 3:9
  • Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction.
  • 3:10
  • Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu'il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses,
  • 3:11
  • Qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, Qu'il recherche la paix et la poursuive ;
  • 3:12
  • Car les yeux du Seigneur sont sur les justes Et ses oreilles sont attentives à leur prière, Mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal.
  • 3:13
  • Et qui vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien ?
  • 3:14
  • D'ailleurs, quand vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. N'ayez d'eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés ;
  • 3:15
  • Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous,
  • 3:16
  • et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.

 

  • Romains 12: 1-15

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. 2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 3 Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. 4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, 5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. 6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l'exerce selon l'analogie de la foi; 7 que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère; que celui qui enseigne s'attache à son enseignement, 8 et celui qui exhorte à l'exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. 9 Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. 10 Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. 11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur. 12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. 13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. 14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. 15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent. 16 Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. 17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. 18 S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

 

St Luc 13 10-17 :

13.10

Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat.

13.11

Et voici, il y avait là une femme possédée d'un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était courbée, et ne pouvait pas du tout se redresser.

13.12

Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit: Femme, tu es délivrée de ton infirmité.

13.13

Et il lui imposa les mains. A l'instant elle se redressa, et glorifia Dieu.

13.14

Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait opéré cette guérison un jour de sabbat, dit à la foule: Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat.

13.15

Hypocrites! lui répondit le Seigneur, est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas de la crèche son boeuf ou son âne, pour le mener boire?

13.16

Et cette femme, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?

13.17

Tandis qu'il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient confus, et la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu'il faisait.

 

EN GUERRE ? ...CONTRE

 

UN VIRUS?  ...

Le lundi 16 mars, en soirée, les chaînes de télévision françaises ont interrompu leurs programmes habituels pour diffuser l’allocution du président de la République, Emmanuel Macron. Ces prises de parole restent rares et incarnent une dimension symbolique pour le pouvoir. Elles ont lieu lors de grands moments comme à Noël ou lors de la fête nationale, mais aussi dans le cadre de circonstances extraordinaires. Elles contiennent un cadre, un décor, une musique avec l’hymne national, des images du palais présidentiel ou encore les drapeaux européen et français.

Ce discours du lundi 16 mars a généré une rupture majeure sur deux éléments : la rhétorique de la guerre, ici déployée face à un virus, et la résurrection de l’État providence. Nous étayons ici ces éléments et discutons en quoi ils révèlent une reconnaissance à la fois de notre vulnérabilité humaine, et de l’échec des politiques d’austérité.

La rhétorique de la guerre est un jeu de communication politique à prendre avec des pincettes. Elle mérite d’être questionnée au regard de tous les habitants de la planète qui croulent sous les bombes ou qui fuient des régions dévastées par les conflits armés. Certes, elle témoigne d’une situation exceptionnelle à l’hôpital, où l’ensemble du personnel est « mobilisé » face au virus, mais sa formulation vise aussi à reconfigurer le récit pour permettre au président Macron d’apparaître comme « le sauveur » de la nation.

Allocution du président Macron 16 mars 2020.

Les principes de la propagande de guerre

Dans les sciences sociales, les travaux de l’historienne Anne Morelli ont porté sur « la propagande de guerre ». Elle montre comment la rhétorique de la guerre s’incarne dans un discours. Parmi les dix principes identifiés, plusieurs peuvent être mobilisés pour analyser le discours du président de la République.

Principe n°3 : « L’ennemi a le visage du diable » est un concept qui permet d’éclairer le discours anxiogène à propos du coronavirus. Emmanuel Macron parlait d’un ennemi furtif et sournois qui est là un peu partout : « Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes, en guerre sanitaire certes, nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation, mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse ».

Principe n°8 : « Les artistes et les intellectuels soutiennent notre cause » s’applique également à la situation si l’on entend que les corps de légitimité ont ici changé. Ceux qui jouent le rôle de cette certification à mener la guerre, c’est le personnel scientifique qui conseille le gouvernement français. Ils donnent un cadre sur lequel la France peut s’appuyer pour agir.

Principe n°9 « notre cause a un caractère sacré ». De tous les principes c’est sans doute celui qui est le plus prégnant dans la symbolique du discours du président. Cela lui permet de lancer un appel général à la mobilisation de tous et de stigmatiser les comportements déviants de ceux qui agissent « comme si la vie n’avait pas changé » puis de les interpeller avec force : « vous ne protégez pas les autres ! […] Vous risquez de contaminer vos amis, vos parents, vos grands-parents, de mettre en danger la santé de ceux qui vous sont chers ».

Dix affiches types de propagande de guerre et de messages guerriers.

Une posture politique

La rhétorique de guerre est une posture politique. Elle permet de mobiliser la population française face à un ennemi commun. Elle permet à Emmanuel Macron d’apparaître comme celui qui pourra protéger son peuple si ce dernier consent à lui obéir, dans une perspective ici proche du Léviathan de Thomas Hobbes. La rhétorique de guerre nourrit alors l’injonction à la discipline et à l’obéissance aux lois sous la surveillance paternaliste du chef de l’État. Si cette rhétorique n’est pas innovante en soi – elle a d’ailleurs été élargie à d’autres contextes ces dernières années, par exemple dans la lutte contre le terrorisme, ce qui est marquant ici est son déploiement vers un acteur non-humain, en l’occurrence un virus.

La (re-)découverte de la vulnérabilité humaine

Si le terme de « guerre » peut et doit être déconstruit pour révéler sa portée performative, il s’y cache aussi une autre dimension : une reconnaissance, même implicite, de notre vulnérabilité humaine.

Ce virus tue, c’est en sens qu’il est notre ennemi commun : « l’ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse ». Il amène au cœur du jeu politique des questions existentielles, de vie ou de mort. Et il parvient à sensibiliser l’ensemble des élites politico-économiques car cet ennemi ne connaît pas de frontières, ni géographiques, ni encore moins de classe ou de couleur.

Tout le monde peut en souffrir, même le Président Macron, ou le Président Donald Trump qui se voit contraint, une fois n’est pas coutume, d’accepter notre vulnérabilité commune.

Le président Trump a finalement « changé de ton » face à la propagation du virus, CNN.

Invisible, insaisissable et même pas humain, le Covid-19 a déjà, lui, gagné une première « bataille ». Il questionne nos rapports au vivant, si bien que son apparition et nos difficultés de coexistence avec lui marquent la fin d’une illusion : celle d’une domination de l’homme sur tous les autres êtres qui peuplent notre monde.

Métamorphoser nos modes de vie

Mais pas seulement. Ce virus, contre lequel nous n’avons pas encore d’immunité, a été capable, en quelques semaines seulement de métamorphoser nos modes de vie humains à un niveau à peine croyable : fermeture des frontières terrestres, suspension du trafic aérien, ralentissement forcé de l’économie et des millions de gens contraints au confinement.

Il questionne donc aussi nos rapports au collectif et au bien commun, et fait voler en éclat une deuxième illusion : la viabilité de notre modèle actuel de société, fondé essentiellement sur des valeurs individualistes et capitalistes. En effet, la riposte que nous tentons d’organiser contre le Covid-19 révèle de manière implacable les dégâts causés par l’austérité économique, surtout dans les secteurs essentiels à l’existence humaine, comme la santé ou l’éducation.

C’est à cette lumière que nous pouvons interpréter le retour de l’État providence dans les discours de personnalités politiques qui ont pourtant contribué à sa progressive disparition.

La résurrection de l’État providence ?

Cette vulnérabilité humaine et notre incapacité à faire face à cette crise « seuls » expliquent, en partie, le retour de l’État providence dans les discours. En rupture avec les postures libérales célébrant l’affaiblissement des services publics, nous assistons dans le discours d’Emmanuel Macron à une volte-face et une véritable résurrection de l’État providence tel que défini par des auteurs classiques du vingtième siècle.

L’État providence se caractérise par une protection de tous les citoyens face à l’insécurité, causée notamment par les maladies (selon l’historien anglais Asa Briggs. C’est ce même État, longtemps ignoré, dénigré, qui se révèle être aujourd’hui le seul acteur qui puisse assurer la protection des plus faibles et éviter un effondrement total de nos sociétés. Pour les médecins qui prennent le taxi ou qui vont à l’hôtel, pour toutes les entreprises qui risquent la faillite, « l’État paiera » ! annonçait, il y a deux jours, le Président Macron.

Ce point est remarquable puisqu’il constitue un changement de cap complet par rapport aux mesures prises au cours du quinquennat d’Emmanuel Macron notamment au sujet des réformes en suspension, comme la réforme des retraites pour ne citer qu’un exemple.

Au-delà du Covid-19

De cette « guerre », nous devrons tirer des leçons. De la pertinence des métaphores guerrières, certes, mais aussi de ce que cet épisode doit nous apprendre pour les crises futures. Sur la nécessité de développer un modèle de société plus résilient, moins tributaire de chaînes d’approvisionnement délocalisées, et de secteurs de soins de santé sous-financés.

Nos relations avec le Covid-19 nous apprennent aussi que nous sommes capables d’abandonner certaines libertés individuelles, pour le bien de tous. Nous sommes capables d’empathie à grande échelle et d’accepter l’imposition de mesures fortes, lorsqu’elles sont légitimées et guidées par l’expertise scientifique. Dans ce contexte, on est en droit de se mettre à rêver que cette capacité incroyable de mobilisation soit transposable à d’autres domaines, tels que la lutte contre le changement climatique ; un front encore plus insaisissable et meurtrier, comme le suggère ce jour une tribune dans Le Monde.The Conversation

Guillaume Grignard, Chercheur FNRS en sciences politiques, Université Libre de Bruxelles et Louise Knops, Doctorante FWO en sciences politiques, Vrije Universiteit Brussel

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Crédit Image : Frederic Legrand – COMEO / Shutterstock.com

SOURCE: Info Chrétienne - Courte reproduction partielle autorisée suivie d'un lien "Lire la suite" vers cette page.

An Elder said, "People nowadays do not seek to repent today, but rather to repent tomorrow"

An Elder said, "People nowadays do not seek to repent today, but rather to repent tomorrow"

POURQUOI SE SOUMETTRE A

UNE ASCÈSE ?

 

Interview du Père Dominique Salin

L'ascèse est un entraînement qui permet de maîtriser son corps, ses affects, ses pulsions. Il est une dimension du combat spirituel, explique le P. Dominique Salin, jésuite. 

Sophie de Villeneuve : Comment vivre le Carême ? L'Eglise nous propose quarante jours de conversion au cours desquels il nous est demandé de vivre, par le jeûne, une certaine ascèse. Que recouvre ce mot vieillot, qui fait un peur ?

D. S. : En effet, c'est un mot rébarbatif, qui évoque des efforts que l'on s'impose, des renoncements, des pénitences, des flagellations, des jeûnes… Quand j'étais jeune, l'ascèse avait plutôt mauvaise presse. Mais nos jeunes contemporains ont des exigences de discipline et de maîtrise du corps qui préparent assez bien à comprendre ce qu'est l'ascèse. Le goût pour le sport, avec l'effort qu'il demande, les régimes alimentaires que l'on s'impose assez volontiers, les techniques de contrôle des pulsions et de la vie du corps, qui relèvent de ce que Michel Foucault appelait le souci de soi, nos contemporains sont tout à fait prêts à l'admettre.

C'est une forme d'ascèse ?

D. S. : L'ascèse est un mot grec, askèsis, qui signifie l'entraînement, l'exercice du gymnaste. Il fait partie du vocabulaire sportif et, dès l'antiquité païenne, il a été appliqué à la sagesse. L'ascèse, ce n'est pas seulement maîtriser son corps, c'est aussi maîtriser ses pulsions et ses affects. Chez les pythagoriciens, les askètaï sont les sages, les parfaits. Les premiers chrétiens, les premiers moines, les premiers spirituels ont repris cette problématique de l'entraînement. Les Pères du désert allaient dans la solitude affronter les démons extérieurs, mais surtout intérieurs, et s'entraîner à une forme de pugilat spirituel avec ces forces obscures qui nous veulent du mal.

Saint Paul lui aussi se compare à un coureur…

D. S. : Il se compare en effet à un coureur qui court vers le prix qui lui est proposé. C'est une image intéressante, car elle nous montre que l'ascèse n'est pas une fin en soi. On ne jeûne pas pour jeûner, on ne se prive pas pour le plaisir de se priver. Car alors on tombe dans un travers fondamental, qui a d'ailleurs été reproché au christianisme, une forme de masochisme, consistant à s'imposer des souffrances et des privations, comme si Dieu jouissait des souffrances qui nous surviennent, ou que nous nous infligeons pour lui faire plaisir.

C'est un travers dans lequel on peut facilement tomber ?

D. S. : Le christianisme du XIXe siècle y est tombé, croyant que plus nous souffrons, plus Dieu est content, et que la Passion du Christ est une fin en soi, et non un moment qui débouche sur la Résurrection.

L'ascèse, c'est autre chose ?

D. S. : L'ascèse, c'est quelque chose qui vise sa propre disparition. À quoi s'entraîne-t-on ? À ne plus avoir besoin d'entraînement. J'ai vu récemment une photo qui montrait deux championnes de course de haie, au moment où elles franchissent l'obstacle. Leur corps était totalement tendu, leur regard fixé sur leur but, presque vide, leur geste était magnifique. A force d'un entraînement lourd, pataud, maladroit, elles étaient parvenues à une légèreté de gazelle, naturelle, apparemment sans contrainte. L'ascèse, c'est cet entraînement qui permet d'atteindre la spontanéité magnifique du sportif qui lance le javelot ou saute à la perche avec une grâce extraordinaire. A l'effort de l'homme répond la grâce de Dieu.

D'accord pour le sportif, mais pour le chrétien ?

D. S. : Nous sommes tous des sportifs ! Dieu nous appelle à une forme de maîtrise de soi, qui nous libère de l'esclavage de nos pulsions et de nos caprices. Il faut cependant se garder de l'illusion que nous pourrions parvenir à une maîtrise totale de nous-mêmes. Nous ne le pouvons pas. On a même condamné cette illusion, dans les premiers temps de l'Eglise, comme une hérésie appelée l'encratisme, qui consistait à croire que l'homme pouvait aboutir à la sainteté et à la perfection par ses propres forces. L'Eglise a réagi en refusant cette illusion et en affirmant que dans l'aventure nous ne sommes pas seuls, que Dieu est avec nous. L'ascèse, c'est parvenir à une maîtrise de soi qui laisse le contrôle de soi à un autre en soi, à la présence de Dieu en soi, à l'Esprit saint. Méditer, c'est s'ouvrir à la Parole de Dieu, au Seigneur qui frappe à la porte et demande à entrer chez nous.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui se décideraient à pratiquer une certaine ascèse pendant le Carême ?

D. S. : Il ne faut pas prendre de trop grandes résolutions qu'on ne parvient jamais à tenir et qui mènent au découragement. Il faut se donner un point sur lequel on pourrait parvenir à une plus grande maîtrise de soi : le discours que je tiens sur mes collègues, mes relations avec ma belle-mère, mon rapport à la nourriture…

Il s'agit de faire attention ?

D. S. : Faire attention est une belle expression, elle figure dans l'Évangile : "ora te kai prosekete", ouvrez l'œil et faites attention. Soyez des veilleurs, dit Jésus, ne vous endormez pas, restez lucides. La maîtrise de soi consiste justement à conserver sa lucidité mentale, psychologique et spirituelle.

Donc on peut faire attention à un point de notre vie…

D. S. : Oui, pour se rappeler à soi-même qu'il faut être vigilant. L'Évangile est plein d'histoire de gens qui s'endorment alors qu'ils devraient rester éveillés.

Finalement, l'ascèse, ce n'est pas si difficile…

D. S. : L'ascèse ne demande pas des efforts extraordinaires, comme ces yogis de la tradition indienne qui restent debout pendant des années ! Dans quel but ? On a mieux à faire que de pratiquer l'ascèse pour épater Dieu !

L'ascèse porte des fruits ?

On se sent mieux après quarante jours d'ascèse ?

D. S. : Bien sûr. On ressent de la joie. Tous ceux qui pratiquent le jeûne vous diront que l'on ressent un état d'euphorie, un sentiment de bien-être, mais qui n'est pas une fin en soi. Le principal, c'est la relation avec le Seigneur et avec les autres. L'ascèse n'enferme pas sur soi, elle ouvre sur les autres, elle me rend plus sensible à leurs besoins, elle me rend plus délicat et plus attentionné. L'ascèse est un moyen au service de la charité, de l'attention aux autres, de la disponibilité à Dieu et aux autres.

 

Never imagine that abstinence will keep you from falling. It was a being that never ate that was nevertheless thrown out of heaven.

Never imagine that abstinence will keep you from falling. It was a being that never ate that was nevertheless thrown out of heaven.

Coronavirus … un bref décodage spirituel de l’épidémie.

 
Corona Virus

Coronavirus … un bref décodage spirituel de l’épidémie.

Toute épreuve, individuelle ou collective, est une occasion de se poser des questions. Il ne s’agit pas de regarder l’épreuve comme une « punition » mais comme un « avertissement », un clignotant chargé d’un message. De quel message d’ordre spirituel le Coronavirus pourrait-il être porteur ? Osons quelques hypothèses audacieuses à partir de quelques indices et associations d’idées.

« Corona » est associée à la couronne. Celle-ci fait la jonction entre la Terre et le Ciel. La Tradition de la Kabbale parle de la Séphira « Kether », associée au chakra coronal. Ce sont des points de relais, de contact entre le corps et l’esprit, entre notre être incarné et l’Esprit … divin.

Ce lien divino-humain serait donc parasité par un « virus » reflet d’une rupture de l’Alliance avec la Transcendance. Il témoignerait d’une désertion de la foi, d’un désinvestissement de la relation à l’Esprit. Or, si le souffle de l’Esprit fait défaut … c’est la mort. Synchronicité ? Ce virus s’attaque aux voies respiratoires …

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Alain-Joseph Setton

Accompagnant psycho-spirituel

 

Il chante seul une version a cappella à plusieurs voix du gospel « Es-tu lavé dans le sang de l’Agneau ? »

Mother of God “of the Sign”:

Prière pour demander la vue

 

Que le Seigneur Jésus touche nos yeux, comme ceux de l’aveugle.

Alors, nous commencerons à voir dans les choses visibles celles qui sont invisibles.

Qu’il nous ouvre les yeux pour que nous regardions, non pas les réalités actuelles, mais les grâces à venir.

Qu’il ouvre les yeux de notre cœur pour que nous puissions contempler Dieu en Esprit, par Jésus Christ le Seigneur, à qui appartiennent la puissance et la gloire pour les siècles des siècles.  

Amen.

 

(Origène)

Les exercices de piété

« Pour vos exercices de piété, je ne vois que deux choses : l'une est de souffrir en paix l'ennui, la sécheresse et la distraction quand Dieu l'envoie, alors elle fait plus de bien que toutes les lumières, les goûts et les sentiments de ferveur ; l'autre est de ne se procurer jamais par infidélité cette espèce de distraction.

ll faut se donner quelques amusements pour se délasser l'esprit ; mais il faut se les donner par pure complaisance, dans le besoin, comme on fait jouer un enfant. ll faut un amusement sans passion : il n'y a que la passion qui dissipe, qui dessèche et qui indispose pour la présence de Dieu. Prenez sobrement les affaires ; embrassez-les avec ordre, sans vous noyer dans les détails, et coupant court avec une décision précise et tranchante sur chaque article.

Réservez-vous du temps pour être avec Dieu. Soyez-y dans la société la plus simple, la plus libre et la plus familière. Faites de toutes choses matière de conversation avec lui ; parlez-lui de tout selon votre cœur, et consultez-le sur tout ; faites taire vos désirs, vos goûts, vos aversions, vos préjugés et vos habitudes. Dans ce silence de tout vous-même, écoutez celui qui est la parole et la vérité : Audiam quid loquatur in me Dominus (1). Vous trouverez qu'un quart d'heure sera facilement rempli dans une telle occupation. Ne cherchez point plus qu'il ne faut dans l'oraison. Quand vous ne feriez que vous ennuyer avec Dieu, pour l'amour de lui, et que laisser tomber vos distractions quand vous les apercevez, sans vous rebuter de leurs importunités, ce serait beaucoup. ll faut une grande patience avec vous-même. Soyez gai, sans vous livrer avec passion à vos goûts. Il faut vous ménager sans vous flatter, comme vous ménageriez sans flatterie un bon ami que vous craindriez de gâter. La vraie charité place tout dans son ordre, et soi comme les autres. Point de tristesse, point d'évaporation, point de gêne, point de hauteur ni de mollesse. Pendant que vous êtes seul en liberté et en repos, accoutumez-vous à être souvent avec Dieu, en rappelant sa présence dans les occupations extérieures. Dès que vous sentez que quelque occupation vous passionne, flatte votre amour-propre, et vous éloigne de Dieu, interrompez-la : vous la reprendrez, s'il le faut, quand la passion n'y entrera plus. »

1. Ps. 85 (84), 9 : "J'écouterai ce que le Seigneur va me faire entendre".

Fénelon (1651-1715), Lettre 232 (Au Vidame d'Amiens, fils puiné du Duc de Chevreuse), 13 septembre 1710, in "Œuvres de Fénelon" Tome Cinquième, A Paris, Chez Lefèvre, Éditeur, 1858.

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Découvrez cette version ci-dessus a capella du gospel

« Es-tu lavé dans le sang de l’Agneau ».

Kaoma Chende a grandi en Zambie. Habitué à chanter avec ses amis, il a dû trouver une autre solution de s’exprimer sur des airs traditionnels quand ils sont partis. C’est ainsi que désormais, il chante tout seul les différentes voix de ses morceaux préférés.

Nous vous laissons découvrir ce classique du gospel, « Are you washed in the blood ».

« Es-tu allé vers Jésus pour le pouvoir de purification ?
Es-tu lavé dans le sang de l’agneau ?
As-tu pleinement confiance en sa grâce à cette heure ?
Es-tu lavé dans le sang de l’agneau ?

Es-tu lavé dans le sang ?
Dans le sang de l’agneau qui purifie ?
Tes vêtements sont-ils impeccables ? Sont-ils blancs comme neige ?
Es-tu lavé dans le sang de l’agneau?

Mets de côté les vêtements tachés de péché
Et sois lavé dans le sang de l’agneau
Il y a une fontaine qui coule pour l’âme impure
O, sois lavé dans le sang de l’agneau

Es-tu lavé dans le sang
Dans le sang de l’agneau qui purifie ?
Tes vêtements sont-ils impeccables ? Sont-ils blancs comme neige ?
Es-tu lavé dans le sang de l’agneau ? »

La Rédaction

SOURCE: Info Chrétienne -

La porte de nos cœurs.

Seigneur,

"Tu frappes à la porte de nos cœurs

au plus intime de notre demeure

trop souvent nous sommes absents

ou malentendants.

Tu frappes à la porte de nos cœurs

sans insistance, tout en douceur

pour sentir Ta Brise légère

faire silence est nécessaire.

Tu frappes à la porte de nos cœurs

comme un ami, à n’importe quelle heure

tenons notre feu éclairé

pour T’accueillir, Te réchauffer.

Tu frappes à la porte de nos cœurs

Tu as besoin de nous, veilleurs

pour entendre les cris de nos frères

proches ou lointains, sur notre terre.

Tu frappes à la porte de nos cœurs

pour qu’ils s’ouvrent à Ta Parole

qui nous conduit vers le bonheur

d’un monde rempli de Ta Chaleur."

(Anne Marie Maillet )

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A porta de nossos corações.

Senhor.

"Você bate na porta de nossos corações

no mais íntimo de nossa casa

muitas vezes estamos ausentes

ou difícil de ouvir.

Você bate na porta de nossos corações

sem insistência, gentilmente

para sentir sua brisa leve

É necessário o silêncio.

Você bate na porta de nossos corações

como amigo, a qualquer momento

vamos manter o nosso fogo aceso

para recebê-lo, para aquecê-lo.

Você bate na porta de nossos corações

Você precisa de nós, observadores

para ouvir os gritos de nossos irmãos

perto ou longe, em nossa terra.

Você bate na porta de nossos corações

para abrir a sua Palavra

o que nos leva à felicidade

de um mundo cheio de seu calor ".

(Anne Marie Maillet)

___________

The door of our hearts.

Lord.

"You knock on the door of our hearts

at the most intimate of our home

too often we are absent

or hard of hearing.

You knock on the door of our hearts

without insistence, gently

to feel your light breeze

silence is necessary.

You knock on the door of our hearts

as a friend, at any time

let's keep our fire lit

to welcome you, to warm you up.

You knock on the door of our hearts

You need us, watchers

to hear the screams of our brothers

near or far, on our land.

You knock on the door of our hearts

to open to your Word

which leads us to happiness

of a world filled with Your Heat. "

(Anne Marie Maillet)

ALLURES DE FIN DU MONDE ?

Ce monde peut être un endroit sombre. Il est parfois difficile d’entrevoir la lumière et l’espoir au milieu de toute la souffrance et la douleur qui nous entourent.

Cette année a été le témoin d’actes terroristes, de catastrophes naturelles, de changements sociétaux… Les gros titres des journaux révèlent des luttes constantes, des souffrances et des conflits auxquels les gens sont confrontés partout à travers le monde. À cela s’ajoutent nos propres pertes et difficultés personnelles, qui nous rappellent que cette vie est loin d’être parfaite. Mais en tant que croyants, nous avons l’espérance de l’éternité. Les temps passés sur Terre ne sont qu’une étape.

Plusieurs prophéties bibliques annoncent la fin des temps, non pas pour que nous vivions dans la peur et l’inquiétude. Dieu nous demande seulement d’être conscient, sage et vigilant, afin de discerner les signes et de demeurer ferme et fidèle.

Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin.
Marc 13:7

1. Les faux prophètes

Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s’il était possible.
Marc 13:21-22

2. Guerres, famines, tremblements de terre…

Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura des tremblements de terre en divers lieux , il y aura des famines . Ce ne sera que le commencement des douleurs.
Marc 13:7-8

3. La persécution et l’Evangile annoncé à toutes les nations

Prenez garde à vous-mêmes . On vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues ; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage. Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations. Quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance de ce que vous aurez à dire, mais dites ce qui vous sera donné à l’heure même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit-Saint. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant ; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
Marc 13:9-13

4. L’amour qui se refroidit

Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
Matthieu 24:12-13

5. Des temps difficiles et pénibles pour tous

Et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Priez pour que ces choses n’arrivent pas en hiver.
Marc 13:16-18

6. Nul ne connaît le jour et l’heure

Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul.
Matthieu 24:36

7. Les signes dans le ciel

Il y aura des signes dans le soleil , dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l’angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de terreur dans l’attente de ce qui surviendra pour la terre ; car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire. Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche.
Luc 21:25-28

 

SOURCE: Info Chrétienne 

 

PRIÈRE QUAND

 

RIEN NE VA PLUS:

Jérémie, David, Job, Jonas, Esaïe, tant d’hommes de Dieu ont connu le désespoir, jusqu’à espérer la mort. Il pleut sur le juste comme sur l’injuste. Et l’épreuve est parfois si intense que la mort semble être la seule issue. Mais Dieu est fidèle, il est contrôle… Confie-lui ton désespoir. Il agira. Voici une prière quand tu es prêt à abandonner.

Seigneur, Je ne parviens pas à trouver la paix ici-bas. Je suis fatigué. Mon cœur est las. Mon esprit est faible. J’essaie de mon mieux de franchir la prochaine étape et d’avancer. Mais, je sens que je suis prêt à abandonner. Soutenez-moi Seigneur. Aidez-moi à voir Votre plan derrière ce chemin de douleur. Faites-moi grâce Seigneur. Gardez mes yeux fixés sur Vous afin de trouver la force d’avancer en retrouvant une foi plus confiante qui me permettra de réessayer. Donnez-moi de faire une pause pour me regarder en Christ et par Lui, avec Lui et en Lui, continuer le chemin pour mon salut et celui du monde.

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ORAÇÃO QUANDO NADA:

Jeremias, Davi, Jó, Jonas, Isaías, tantos homens de Deus conheciam o desespero, até a esperança da morte. Chove no justo como no injusto. E o teste às vezes é tão intenso que a morte parece ser a única saída. Mas Deus é fiel, ele é o controle ... Dê-lhe o seu desespero. Ele irá agir. Aqui é uma oração quando você está pronto para desistir.

Senhor, não consigo encontrar a paz aqui abaixo. Estou cansado. Meu coração está cansado. Minha mente é fraca. Propondo o meu melhor para dar o próximo passo e avançar. Mas, eu sinto que estou pronto para desistir. Apoie-me, Senhor. Me ajude a ver Seu plano por trás desse caminho de dor. Me dê graça, Senhor. Mantenha meus olhos em Você, a fim de encontrar a força para avançar, encontrando uma fé mais confiante que me permita tentar novamente. Me faça uma pausa para olhar e em Cristo, com Ele e Nele, para continuar o caminho para a minha salvação e para o mundo.

PRAYER WHEN NOTHING:

Jeremiah, David, Job, Jonah, Isaiah, so many men of God have known despair, even to hope for death. It rains on the just as on the unjust. And the test is sometimes so intense that death seems to be the only way out. But God is faithful, he is control ... Give him your despair. He will act. Here is a prayer when you are ready to give up.

Lord, I can not find peace here below. I am tired. My heart is tired. My mind is weak. I try my best to take the next step and move forward. But, I feel that I am ready to give up. Support me Lord. Help me see Your plan behind this path of pain. Give me grace, Lord. Keep my eyes on You in order to find the strength to move forward by finding a more confident faith that will allow me to try again. Give me pause to look at and in Christ, with Him and in Him, to continue the way for my salvation and that of the world.

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Trois questions

 

Éthiques sur

 

LA PLACE DES

 

PERSONNES ÂGÉES EN

 

PÉRIODE DE PANDÉMIE ...

La pandémie du Covid-19 bouleverse nos vies et suscite de multiples interrogations. Elles concernent tantôt l’établissement des faits, tantôt la compréhension des concepts – tel celui d’« immunité collective » –, tantôt encore les choix éthiques à l’œuvre dans les objectifs à poursuivre et les moyens à déployer.

Cet article se penche en particulier sur trois questions éthiques ayant trait à la justice entre les différentes classes d’âge. Lutter contre une pandémie soulève en effet des enjeux de justice, notamment dans l’accès aux soins. Et l’âge, critère singulier, y joue un rôle significatif.

1. Âge et aplatissement de la courbe épidémique

Première question : Quel lien entre « l’aplatissement » de la courbe épidémique et la justice entre les âges ?

Les politiques drastiques mises en place dans nombre de pays – et depuis ce 17 mars en France – visent à aplatir la courbe de croissance de l’épidémie, fût-ce au prix d’un allongement de sa durée. En réduisant l’intensité de la contagion, on tente de maintenir les services de santé à flot, tout particulièrement les unités de soins intensifs. On gagne aussi du temps pour développer des tests, des traitements et des vaccins.

Si ces mesures visent à protéger la santé de tous, elles bénéficient particulièrement aux plus vulnérables. Il est bien sûr possible d’identifier des variations de taux de létalité sur des axes autres que l’axe chronologique. On le sait, les patients atteints de maladies cardio-vasculaires ou de diabète sont particulièrement à risque. Mais l’âge semble être un marqueur particulièrement significatif aussi.

En Italie, par exemple, les données récentes indiquent un âge moyen des décès liés au Covid-19 de 81 ans, 42,2 % appartenant à la tranche d’âge des 80-89 et 32,4 % à celle des 70-79. Maintenir l’épidémie sous le seuil de saturation touche donc au premier chef à la justice envers les plus âgés. Et le fait que nous soyons prêts à des sacrifices pour y parvenir atteste que nous sommes très nombreux à juger que l’âge avancé d’une personne ne lui enlève en rien sa dignité.

2. Pénurie de moyens et « triage » par l’âge

Deuxième question : Si nos capacités hospitalières sont dépassées, l’âge doit-il intervenir dans le choix des patients à sauver ?

Ceci n’est pas une question hypothétique : elle s’est déjà posée dans des hôpitaux italiens en manque de respirateurs artificiels et se posera ailleurs. Une recommandation du 6 mars dernier de la Société italienne d’anesthésie, analgésie, réanimation et soins intensifs (la SIIARTI) formule à cet égard des considérations explicites :

« Il peut s’avérer nécessaire de fixer une limite d’âge à l’accès à l’unité de soins intensifs. Il ne s’agit pas ici d’effectuer des choix simplement de valeur, mais de réserver des ressources qui peuvent être très rares à ceux qui présentent avant tout une plus grande probabilité de survie et, ensuite, à ceux dont on pourra sauver plus d’années de vie, et ce en vue de la maximisation des bénéfices pour le plus grand nombre de personnes. »

Une telle limite d’âge – prenons 80 ans, par exemple – est-elle compatible avec l’égale dignité ? Considérons qu’il est possible de sauver un pourcentage significatif des plus de 80 ans admis en soins intensifs et confrontons deux logiques possibles justifiant le recours à une limite d’âge pour les 80 ans dans une situation de pénurie.

La première logique est au cœur de la déclaration de la SIIARTI : un âge avancé peut être vu comme un bon prédicteur d’une espérance de vie additionnelle réduite, et ainsi du nombre d’années « sauvées » par une intervention médicale. Sauver une personne de 80 ans qui peut espérer encore vivre 10 ans serait moins efficace que sauver une trentenaire dont l’espérance de vie additionnelle serait de 60 ans.

Une limite d’âge peut donc traduire le vœu de contribuer à une maximisation du nombre d’années « sauvées » par chaque intervention. Pourtant, à côté d’une telle préoccupation relative à l’efficacité, une tout autre justification d’une limite d’âge de 80 ans est possible. Elle postule que les personnes qui ont déjà eu la possibilité d’atteindre un âge avancé sont moins défavorisées que des jeunes qui, sans soins intensifs, mourraient.

Il ne s’agit plus ici de dire qu’il est préférable – car plus efficace – de permettre 60 plutôt que 10 années supplémentaires de vie. Il s’agit plutôt de donner priorité à la personne de 30 ans, même si son espérance de vie additionnelle après intervention était plus faible que celle du patient plus âgé. Car l’objectif est cette fois de veiller à ce que cette intervention contribue à réduire les inégalités de longévité entre nos deux patients.




À lire aussi :
Coronavirus et triage de catastrophe : faudra-t-il choisir qui sauver et qui laisser mourir ?

 


Pourquoi insister sur le contraste entre logique d’efficacité des interventions et logique d’égalisation des longévités ?

D’abord, pour souligner qu’elles procèdent chacune de choix normatifs, l’une n’étant pas plus neutre que l’autre. Ensuite, pour attirer l’attention sur le fait que si, face au seul critère d’âge, les deux logiques tendent à converger, ce n’est plus le cas dès qu’on introduit d’autres facteurs de vulnérabilité – telles des pathologies préexistantes – également jugés pertinents par la SIIARTI.

Imaginons devoir choisir entre admettre en unité de soins intensifs un patient diabétique de 70 ans et un patient de plus de 80 ans dénué d’antécédents médicaux. Dans ce cas, la logique d’efficacité invoquée par la SIIARTI ne sera plus nécessairement en mesure de justifier la limite d’âge alors que la logique d’égalisation pourra continuer à le faire.

Ceci montre qu’il importe, si l’on se préoccupe de justice entre patients, d’être au clair sur le poids relatif de deux des objectifs que peut poursuivre le choix des patients à sauver : maximiser le nombre d’années supplémentaires (efficacité) ou veiller à une distribution plus juste du nombre d’années effectivement vécues (égalisation).

Et il importe aussi de saisir leur lien avec le critère d’âge. Cette dimension est d’ailleurs également présente par exemple dans la justification des critères d’âge en matière d’attribution d’organes destinés à une transplantation dans le système suisse ([ Ordonnance de 2007, art. 5]).

3. Quarantaine sélective des âgés

La mise en quarantaine est une restriction forte des libertés des personnes, leur liberté de mouvement tout particulièrement. En théorie, cette restriction peut s’appliquer à tous ou se limiter à certains. D’où notre troisième question :

Une mise en quarantaine plus rigoureuse pour les plus âgés est-elle compatible avec leur égale dignité ?

À nouveau, la question n’a rien d’hypothétique. La parlementaire bruxelloise Els Ampe a ainsi proposé de placer en quarantaine les plus de 65 ans. Et le journaliste politique britannique Robert Preston a prédit le 14 mars dernier que les plus de 70 ans seraient prochainement mis en quarantaine pour quatre mois au Royaume-Uni.

Comparons deux stratégies. La première consiste à imposer à l’ensemble de la société une quarantaine visant à ralentir l’épidémie, à la maintenir à un niveau gérable pour les services de santé et à tenter de la stopper.

L’autre consiste à laisser l’épidémie se développer, en poursuivant les interactions sociales et en visant une immunisation rapide de la population. L’épidémie resterait gérable par les systèmes de santé si l’ensemble des personnes vulnérables pouvaient être identifiées et mises en quarantaine, en particulier les âgés.

Certains seraient donc encouragés à vivre normalement, y compris dans leurs loisirs, alors que d’autres seraient contraints, non parce qu’ils sont contagieux, mais parce qu’ils sont vulnérables, de faire un pas de côté, pendant une durée potentiellement significative.

La seconde stratégie, initialement envisagée par les autorités britanniques, viserait à atteindre une immunité dite « collective » (herd immunity) le plus rapidement possible, en faisant le moins de victimes possible. Elle vient d’être reprise par le premier ministre hollandais qui la désigne sous l’expression de « contrôle maximal ».

Cette seconde stratégie est problématique dans le cas du Covid-19 : mais l’est-elle en raison de la quarantaine sélective qu’elle imposerait aux âgés ? Je ne le pense pas.

Imaginons qu’un vaccin contre le Covid-19 soit disponible d’ici peu et que les plus vulnérables – en particulier les plus âgés – fassent l’objet de formes de quarantaine plus fortes que le reste de la société, le temps d’avoir vacciné tout le monde. Si la durée de quarantaine est limitée, et si l’on commence par vacciner les plus vulnérables qui le supportent, une telle quarantaine différenciée pouvait se justifier, fut-elle fondée sur un critère d’âge. Ceci indique qu’une quarantaine différenciée fondée sur l’âge peut être acceptable dans certains cas, même si les catégories d’âge mises en quarantaine ne sont pas les plus contagieuses.

La difficulté centrale de la stratégie initialement envisagée par le gouvernement britannique semble résulter plutôt de notre incapacité à identifier à l’avance et de manière suffisamment précise qui sont les personnes le plus vulnérables. L’immunisation collective par contagion plutôt que par vaccination met alors en danger la vie d’un trop grand nombre d’êtres humains, et notamment le personnel médical.

Si c’est dès lors la première stratégie – tentant d’abord d’aplatir la courbe de l’épidémie et de la stopper – qui semble devoir s’imposer dans la plupart des pays, on comprend en quoi elle touche de manière centrale à des questions de justice entre les groupes d’âge : elle tente de mieux protéger les personnes vulnérables, et en particulier les plus âgés, d’une pathologie dangereuse ; elle nous permet aussi de diminuer les situations tragiques susceptibles de nous forcer à choisir au détriment des plus âgés. Mais elle rend sans doute également moins facilement justifiable une quarantaine différenciée par l’âge si celle-ci était amenée à se prolonger des mois durant.The Conversation

Axel Gosseries, Professeur de philosophie politique normative, Université catholique de Louvain

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

SOURCE: Info Chrétienne 

L'état  d’urgence spécifique aux

crises sanitaires ?

Les questions qu'il pose...

Les États-Unis, le Japon, l’Italie et, plus récemment encore, l’Espagne et la Suisse… Dans le contexte pandémique actuel, il ne se passe pas un jour sans que la déclaration d’un « état d’urgence » marque l’actualité. La France n’a pas échappé à cette tendance. Un projet de loi, actuellement en débat à l’Assemblée nationale en comité « restreint », vise à instaurer un nouvel état d’urgence spécifique aux crises sanitaires.

En soi, la décision française de recourir à un état d’exception n’a pas de quoi surprendre. Il en est autrement de la forme choisie. Par l’instauration d’un nouvel état d’urgence dans le droit français, distinct de celui prévu par la loi du 3 avril 1955 modifiée, alors que rien ne s’opposait à la mise en œuvre du texte originale face à la propagation du coronavirus, le gouvernement opère un choix plus stratégique que juridique.

Un état d’exception

Jusqu’à aujourd’hui, la propagation du virus était combattue par des mesures de droit commun. Il y eut, d’une part, celles prises sur le fondement de l’article L. 3131-1 du code de la santé publique, notamment un arrêté du ministre de la Santé et un décret du Premier ministre et, d’autre part, le recours annoncé dans le discours présidentiel de lundi soir aux ordonnances de l’article 38 pour les mesures relatives à la gestion de cette crise.

Pour autant, ces solutions n’étaient pas pleinement satisfaisantes, en pêchant paradoxalement par une trop grande atteinte à l’État de droit – l’article L.3131-1 du code de la santé publique s’apparentant, sur sa forme, à une « clause générale » – et par son insuffisance pour prendre certaines mesures pouvant, à terme, s’avérer nécessaire, comme l’instauration de couvre-feux.




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Cela, l’exécutif l’avait à l’évidence bien compris. Les marqueurs sémantiques du discours présidentiel de lundi soir connotaient déjà l’état d’exception, en insistant sur le caractère exceptionnel des circonstances et des réponses qui devront être apportées, sur la nécessité de construire une unité nationale de crise et, cela a été très remarqué, en qualifiant la situation de « guerre » et la mobilisation générale.

En outre, le président de la République reconnaissait à demi-mot que dans l’hypothèse – apparemment très plausible – d’une évolution négative de la situation sanitaire, notamment si, ne parvenant pas à ralentir la propagation avec les actuelles mesures de confinement, se produit le « pic » de malades tant redoutés, il n’était pas exclu de mettre en place des mesures plus contraignantes. N’a-t-il pas lui-même soutenu qu’« à mesure que les jours suivront les jours […] il faudra s’adapter » ?

État d’urgence sanitaire, France 24, mercredi 18 mars.

Un nouvel état d’urgence plus spécifique

Avant d’aller plus loin, quelques clarifications sémantiques s’imposent. L’évocation par les médias de la déclaration d’« états d’urgence » à l’étranger était, le plus souvent, inexacte.

Au sens strict, un état d’urgence est un type déterminé d’état d’exception, d’intensité contenue lorsqu’il est comparé à l’état de siège, qui donne temporairement le pouvoir aux autorités militaires. En revanche l’état d’urgence opère une simple redistribution des compétences aux autorités civiles de l’État ou, à plus forte raison, à l’état de nécessité, forme extrême et autoritaire de l’état d’exception qui, à l’image de l’article 16 de la Constitution de 1958 instauré par le Général de Gaulle, étend sans limite les pouvoirs du président de la République.

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, lors d’une conférence aux policiers le 12 novembre 2005, après avoir invoqué l’état d’urgence face aux violences et émeutes dans certains quartiers de banlieues et cités franciliennes.Stephane de Sakutin/AFP

En France, l’expression « état d’urgence » renvoie à un régime juridique précis : celui de la loi du 3 avril 1955, profondément remaniée à l’occasion de son utilisation très contestée contre le terrorisme islamiste.

Or, le gouvernement a préféré proposer au Parlement, dans le projet de loi discuté aujourd’hui, un nouvel état d’exception – ad hoc –, plutôt que de se tourner vers le texte de 1955 pour tenter d’endiguer un peu plus la propagation du coVid-19.

L’état d’urgence « historique » (appelons-le comme cela), qui jusqu’ici était une arme potentielle contre la prorogation du coronavirus, voit maintenant ses chances d’être utilisé dans la crise contemporaine très amoindries, sans pour autant être tout à fait nulles.

En effet, s’il est explicitement interdit par le code de la défense de cumuler l’application de l’état de siège et de l’état d’urgence sur un même territoire, on ne sait pas encore s’il en sera de même pour l’état d’urgence sanitaire et l’état d’urgence. Il n’est donc pas (encore) à exclure que la France connaisse, dans les semaines à venir, un nouvel épisode d’application de la loi du 3 avril 1955.

Faire face aux épidémies

Le texte, présenté mercredi en Conseil des ministres, prévoit que l’état d’urgence sanitaire peut être déclaré sur le territoire national « en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population ».

On retrouve ici une formulation proche de celle de l’état d’urgence historique, qui peut être déclenché dans le cas « d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Rien n’empêchait, dès lors, de recourir à l’état d’urgence de la loi du 3 avril 1955 : les épidémies sont incluses dans la notion de « calamité publique », qui renvoie à toute catastrophe naturelle, du séisme à la maladie contagieuse. En outre, des dispositions étrangères comparables à la loi du 3 avril 1955, comme l’estado de alarma en Espagne (qui vient d’être mobilisé contre le coronavirus), prévoient explicitement dans leurs hypothèses de déclenchement l’hypothèse d’une crise sanitaire majeure.

La procédure de déclenchement de l’état d’urgence sanitaire ne porte, elle aussi, pas de réelle innovation, en prévoyant qu’il soit déclenché par un décret en Conseil des ministres et prorogé, dans un délai de douze jours, par une loi. Ces prévisions, identiques à celles de l’état d’urgence issu de la loi du 3 avril 1955, risquent de souffrir des mêmes travers : une déclaration, en pratique, à la seule initiative du président de la République et une prorogation parfois décidée directement par l’exécutif, parvenant à contourner le Parlement par des habilitations spéciales.

Des mesures contenues

L’innovation réside plutôt dans les mesures que ce nouvel état d’urgence permet. Il habilite le premier ministre à prendre par décret, après consultation du ministre chargé de la santé, des

« mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire ».

Elles rappellent, pour certaines, les mesures de l’état d’urgence historique, qui aurait permis, face au virus, de prononcer des limitations de la liberté de circulation individuelle des malades (les emblématiques assignations à résidence) ou de l’ensemble des citoyens (couvre-feux), des interdictions de réunion (manifestations, évènements sportifs), des fermetures temporaires des lieux trop fréquentés et exigus, de faire face aux éventuels vols et violences qui peuvent accompagner les calamités publiques. Si la récente ruée vers le papier toilette n’entre pas dans ce cadre, elle préfigure peut-être une réalité à laquelle il pourrait bientôt falloir être en mesure de répondre. Et même de prendre des sanctions très dissuasives pour le non-respect des mesures édictées.

Il faut cependant leur reconnaître un réel intérêt, non pas par leur nature ou par leur intensité, mais parce que ces nouvelles mesures ont été spécialement pensées pour faire face aux épidémies, et seulement à cette fin. Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en réponse à l’indignation bien compréhensible d’un membre du Conseil de la République qui s’indignait, lors de la séance du 3 avril 1955, de la possibilité d’utiliser le puissant arsenal de l’état d’urgence face à des évènements naturels comme des tremblements de terre ou des incendies de forêt, le nouveau régime limite les autorités administratives, face au coronavirus, à l’exercice des seules mesures utiles en cas d’épidémie, et à aucune autre.

Un régime exceptionnel pour chaque crise ?

Juridiquement, la décision gouvernementale n’est cependant pas pleinement justifiée. Elle est même, sur certains points, problématique. D’une part, l’intérêt d’un état d’exception réside dans sa prévisibilité des mesures qu’il permet. Or, si les acteurs politiques peuvent construire un état d’exception devant chaque situation exceptionnelle à laquelle ils sont confrontés, ils deviennent les architectes de leur propre compétence, déterminant eux-mêmes les règles auxquelles ils prétendent se soumettre.

D’autre part, le choix de ne pas recourir à l’état d’urgence de la loi de 1955, alors même que ces conditions de déclenchement le permettaient, va à l’encontre de la logique même de ces textes : pouvoir être utilisés dans un éventail très large de situation, par des hypothèses de mise en œuvre volontairement mal définies dans le texte. Il était donc superflu de créer un nouveau régime.

Enfin, dans une moindre mesure, cet acte participe au phénomène problématique de la multiplication des exceptions dans la règle et, plus généralement, à l’inflation normative chronique du droit français

S’il est difficile à justifier d’un point de vue juridique – sauf en ce qui concerne le champ plus restreint des mesures qu’il permet –, ce choix est tout à fait compréhensible d’un point de vue stratégique.

Un exercice de communication

Les gouvernants ont apprécié, au jour le jour et en opportunité, la situation. Ils ont cherché à estimer les retombées positives et négatives qu’aurait eu l’état d’urgence de la loi de 1955 sur la crise sanitaire, sur l’unité de la Nation face à la crise, sur le niveau d’anxiété des Français, ou encore sur leur perception de l’implication de leurs représentants dans la recherche d’une solution à cette crise.

Ils en ont conclu que, si la solution la optimale consistait bien à disposer, pour combattre le virus, à disposer des pouvoirs que confère un état d’exception, il y avait bien une meilleure solution que de déclencher le dispositif ayant servi suite aux attentats, sous la forme de la création d’un nouvel état d’urgence.

Débordements et violences lors de la COP21, 2015, Paris.

L’état d’urgence – l’ancien – a en effet mauvaise presse. Il a été utilisé et maintenu en vigueur pendant près de deux ans, à la suite des attentats du 13 novembre 2015. Outre les renouvellements incessants de sa durée par des prorogations parlementaires complaisantes, les mesures qu’il permet ont parfois été employées de manière abusive – les « quelques débordements » qu’évoquait déjà le rapporteur de l’Assemblée nationale le 16 février 2016 – quand il ne s’agissait tout simplement pas de véritables détournements de leurs finalités, comme en témoignent les assignations à résidence de manifestants écologistes lors de la COP21 (François Hollande le reconnaîtra lui-même dans l’ouvrage Un Président ne devrait pas dire ça).

De ce fait, la création d’un nouvel état d’urgence permet, du point de vue de la communication gouvernementale, de bien distinguer les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme des mesures prises actuellement pour endiguer l’épidémie de coronavirus.

Plus acte de communication que nécessité juridique, ce nouvel état d’urgence n’a cependant pas de quoi inquiéter les Français, déjà confinés chez eux. Les pouvoirs qu’il devrait conférer – attendons le texte définitif – sont moins susceptibles de faire l’objet d’un usage intéressé que ceux prévus par le texte du 3 avril 1955.The Conversation

Alexis Lecatelier, Doctorant en droit public, Université de Lille

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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SOURCE: Info Chrétienne

Confiance en Dieu

« Vous me demandez, monsieur, la manière dont il faut prier, et s'occuper de Dieu pour s'unir à lui, et pour se soutenir contre les tentations de la vie.

Je sais combien vous désirez de trouver, dans ce saint exercice, le secours dont vous avez besoin. Je crois que vous ne sauriez être avec Dieu dans une trop grande confiance.

Dites-lui tout ce que vous avez sur le cœur, comme on se décharge le cœur avec un bon ami sur tout ce qui afflige ou qui fait plaisir.

Racontez-lui vos peines, afin qu'il vous console ; dites-lui vos joies, afin qu'il les modère ; exposez-lui vos désirs, afin qu'il les purifie ; représentez-lui vos répugnances, afin qu'il vous aide à les vaincre ; parlez-lui de vos tentations, afin qu'il vous précautionne contre elles ; montrez-lui toutes les plaies de votre cœur, afin qu'il les guérisse.

Découvrez-lui votre tiédeur pour le bien, votre goût dépravé pour le mal, votre dissipation, votre fragilité, votre penchant pour le monde corrompu.

Dites-lui combien l'amour-propre vous porte à être injuste contre le prochain ; combien la vanité vous tente d'être faux, pour éblouir les hommes dans le commerce ; combien votre orgueil se déguise aux autres et à vous-même.

Quand vous lui direz ainsi toutes vos faiblesses, tous vos besoins et toutes vos peines, que n'aurez-vous point à lui dire !

Vous n'épuiserez jamais cette matière ; elle se renouvelle sans cesse. »

Fénelon (1651-1715), Lettre 167 (Au Vidame d'Amiens, fils puiné du Duc de Chevreuse), 31 mai 1707, in "Œuvres de Fénelon" Tome Cinquième, A Paris, Chez Lefèvre, Éditeur, 1858.

Trust in God

 

"You ask me, sir, how to pray, and take care of God to unite with him, and to stand against the temptations of life.

I know how much you desire to find, in this holy exercise, the help you need. I believe you can not be with God in too much confidence.

Tell him all that you have on your heart, as one discharges the heart with a good friend on all that afflicts or which gives pleasure.

Tell him your troubles so that he may comfort you; tell him your joys so that he may moderate them; show him your desires, that he may cleanse them; represent to him your repugnance, that he may help you to conquer them; speak to him of your temptations, that he may warn you against them; show him all the wounds of your heart, that he may heal them.

Discover your lukewarmness for good, your depraved taste for evil, your dissipation, your fragility, your penchant for the corrupt world.

Tell him how much vanity leads you to be unjust to your neighbor; how vanity tempts you to be false, to dazzle men in commerce; how much your pride disguises itself to others and to yourself.

When you tell him all your weaknesses, all your needs and all your troubles, what will you have to say to him?

You will never exhaust this matter; it is constantly renewed. "

Fenelon (1651-1715), Letter 167 

Confie em Deus


"Você me pergunta, senhor, como orar e cuidar de Deus para unir-se a ele e se opor às tentações da vida.

Eu sei o quanto você deseja encontrar, neste exercício sagrado, a ajuda que você precisa. Eu acredito que você não pode estar com Deus com muita confiança.

Diga-lhe tudo o que você tem no seu coração, como se descarrega o coração com um bom amigo em tudo o que aflige ou que dá prazer.

Diga-lhe os seus problemas para que ele possa consolar você; Diga-lhe as suas alegrias para que ele possa moderá-las; mostre-lhe os seus desejos, para que ele possa limpá-los; represente-lhe a sua repugnância, para que ele possa ajudá-lo a conquistá-los; fale com ele de suas tentações, para que ele possa avisá-lo contra eles; Mostre-lhe todas as feridas do seu coração, para que ele possa curá-las.

Descubra o seu mimo para o bem, seu gosto depravado pelo mal, sua dissipação, sua fragilidade, sua propensão para o mundo corrupto.

Diga-lhe o quanto a vaidade leva você a ser injusto com o seu vizinho; como a vaidade te tenta ser falso, deslumbrar os homens no comércio; Quanto seu orgulho se disfarça para os outros e para você mesmo.

Quando você lhe conta todas as suas fraquezas, todas as suas necessidades e todos os seus problemas, o que você terá que dizer a ele?

Você nunca esgotará esse assunto; é constantemente renovado. "

Fenelon (1651-1715), Carta 167 

 

 

Où nous trouver ?

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 * Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30 (Teléphoner en cas d'absence)