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Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

Lettre de nouvelles du 1er Novembre au 10 Novembre (Lectionnaires du Dimanche de la Sanctification de l'Eglise (3 Novembre, DÉBUT DE L’ANNÉE LITURGIQUE) et du Dimanche de la Dédicace de l'Eglise (Dimanche 10 Novembre) )

26 Octobre 2019 , Rédigé par Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Publié dans #Tradition Syriaque, #orthodoxie-orientale, #orthodoxie, #Orthodoxie Occidentale, #Spiritualité Chrétienne, #oecuménisme, #Chants Chrétiens, #CATECHISME et CATECHESE, #Art, #Défense de la Vie, #culture

Sommaire:

 

*Annonces liturgiques

*Faites vous des trésors dans le Ciel (St Augustin) et prière pour les vocations.

*Qudosh Idto, Sanctification de l'Eglise et Lectionnaire pour le Dimanche de la Sanctification de l'Eglise (Début de l'Année Liturgique Syro-Orthodoxe), Prière de Saint Ephrem pour l'Orient Chrétien.

*Des pensées mues par les passions et de l'illusion sprirituelle (Vidéo), St Silouane 

*Les justes de l'Ancien Testament  sont-ils Saints ?

*Le repentir, source de joie.(Vidéo Saint Silouane : Le repentir)

*Vous avez dit: Silence?...

*Les mots blesses du Christianisme, vous avez dit "Eglise" ? (Vidéo du Père  M A Costa de Beauregard)

*Questionnaire sur la route de l'Eglise

*Comment le Christ sera t-il manifesté dans l'Eglise ? ( Père Matta El Maskyne)

*Un fresquiste et iconographe Russe contemporain, l'Archimandrite Zenon.*

* Risquer (Sr Emmanuelle)       

*Lectionnaire du Dimanche de la Dédicace de l'Eglise.                                                                                                           

*Les Etats Unis d'Amérique reconnaissent le génocide des Arméniens.

*Eduquer la Foi chez l'enfant.

*La destinée de l'âme après la mort.

* Et si la mort n'existait pas ? (Vidéo)

* Pourquoi faire célébrer des Messes pour les défunts?

*Cantique: Je n'ai d'autre désir (Texte et vidéo)

*Coin du Catéchisme et de la transmission familiale

* Génétique vous informe.                             

               

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190913/ob_1ed58f_324352-p.jpg

 

et en dehors pour Octobre,Novembre et début Décembre:

  

 

¤ RÉGION PARISIENNE, Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève:

 

 

Permanence pastorale début DECEMBRE (Au Monastère habituel ):

*Vendredi 6 DECEMBRE toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 7 en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 7 à 15h , départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du 8 Décembre.(Inscriptions:06 48 89 94 89)

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera le 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

¤ RÉGION ALSACE, EST de FRANCE:  Relais paroissial Sainte Clotilde : visites aux familles et aux malades,les 6 et 7 Novembre pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... Heure et lieu de la Messe non encore précisée (Inscriptions:06 48 89 94 89 ou sur asstradsyrfr@laposte.net) 

Ô Sainte Clotilde qui conduisîtes votre époux le Roi Clovis à se convertir au Christ et à entraîner son Peuple à demeurer dans l'Unité Catholique par l'Orthodoxie de la Foi, priez pour nos gouvernants, priez pour notre France et son Père Légitime, que par l'intercession de Marie Reine qui se manifesta à Neubois, il la réunisse sous l'étendard du Christ son Roi ! Amîn

¤Au Monastère:

 ¤ Dimanche 8 DECEMBRE,

Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde

et aux Saints du Kerala.

Programme habituel*

 

 

"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

Le Dimanche 22 Décembre à JAULDES (Angoulême), après la Messe dominicale:

Ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère

 

Ne restez pas seul pour les Fêtes

 

de la Nativité ! 

Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en

 

famille, grâce au partage c'est possible !

 

Venez fêter la Nativité au Monastère en famille !

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,
through shared it's possible! Come celebrate the Nativity
Monastery family!

 

Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous, du moins, ,en communion avec

les Chrétiens d'Orient, avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma) en France pour fêter Noël!

If you are not a family, you find yourself in communion with
Eastern Christians,
with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St
Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!

 



(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)


 

Programme:

 

 

*Mardi  24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur

 18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël, Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

 

*Mercredi 25, Nativité de Notre-Seigneur

Messe du jour à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

*Jeudi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »

Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

VEILLÉE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

 

*Jeudi 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »

Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30


Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-Dimanches 10 NOVEMBRE et 22 DÉCEMBRE

(Après la Messe dominicale:

Ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère )

et Vendredi 27 Décembre(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)*

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190904/ob_a7e436_19373366.jpg

 

 

 

Du 27 Décembre au 29, seriez-vous intéressé par un Pèlerinage à Lourdes dans la quiétude hivernale ?

Si oui, inscriptions sur asstradsyrfr@laposte.net

¤LOURDES (65):

- Samedi 29 DÉCEMBRE *

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):

(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)

- Samedi 21 DÉCEMBRE* 

* Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .

« Faites-vous des trésors dans le ciel »

Toi, qu'es-tu ? riche ou pauvre ?

Beaucoup me disent : je suis pauvre, et ils disent vrai.

Je vois des pauvres qui possèdent quelque chose ; j'en vois qui sont complètement indigents.

Mais en voici un chez qui abondent l'or et l'argent
-- oh ! s'il savait combien il est pauvre !
Il le reconnaîtra s'il regarde le pauvre qui est près de lui.

D'ailleurs quelle que soit ton opulence, toi qui es riche, tu n'es qu'un mendiant à la porte de Dieu.

Voici l'heure de la prière...
Tu fais des demandes ; la demande n'est-elle pas un aveu de ta pauvreté ?

En effet, tu dis :
« Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ».
Toi donc qui demandes ton pain quotidien, es-tu riche ou pauvre ?

Et pourtant le Christ ne craint pas de te dire :
« Donne-moi ce que je t'ai donné.

De fait, qu'as-tu apporté en venant en ce monde ?
Tout ce que tu as trouvé dans la création, c'est moi qui l'ai créé.

Tu n'as rien apporté, tu n'emporteras rien. Pourquoi ne me donnes-tu pas de ce qui est mien ?

Tu es dans l'abondance et le pauvre dans le besoin, mais remontez au commencement de votre existence : tous deux vous êtes nés complètement nus.

Même toi, tu es né nu.

Ensuite tu as trouvé ici-bas de grands biens ; mais aurais-tu par hasard apporté quelque chose avec toi ?

Je demande donc ce que j'ai donné ; donne et je te rendrai.

« Tu m'as eu pour bienfaiteur ; rends-moi ton débiteur, à un taux élevé... Tu me donnes peu, je te rendrai beaucoup.

Tu me donnes les biens de ce monde, je te rendrai les trésors du ciel. Tu me donnes des richesses temporelles, je t'établirai sur des possessions éternelles.
Je te rendrai à toi, quand j'aurai pris possession de toi ».

 

(Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) / Sermon 123)
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"Você tesouro no céu"

O que você é rico ou pobre?

Muitos me dizem: sou pobre e dizem a verdade.

Eu vejo pessoas pobres que têm algo; Eu vejo alguns que são completamente indigentes.

Mas aqui está um em que abundam ouro e prata
Ah! se ele soubesse como é pobre!
Ele o reconhecerá se olhar para o pobre homem que está perto dele.

Além disso, seja qual for a sua opulência, você que é rico, você é apenas um mendigo à porta de Deus.

Esta é a hora da oração ...
Você faz pedidos; A demanda não é uma admissão de sua pobreza?

De fato, você diz:
"Dê-nos hoje o nosso pão hoje."
Você que pede seu pão diário, é rico ou pobre?

E, no entanto, Cristo não teme lhe dizer:
"Me dê o que eu te dei.

De fato, o que você trouxe quando veio a este mundo?
Tudo o que você encontrou na criação, sou eu quem a criou.

Você não trouxe nada, não levará nada. Por que você não me dá o que é meu?

Você está em abundância e carente de necessidades, mas volte ao início de sua existência: vocês dois nasceram completamente nus.

Até você, você nasceu nu.

Então você encontrou grande riqueza aqui; mas você teria trazido algo com você?

Peço, portanto, o que dei; dê e eu te darei de volta.

"Você me teve como benfeitor; dê-me seu devedor a uma taxa alta, você me dá pouco, eu darei muito.

Você me dá os bens deste mundo, eu te darei os tesouros do céu. Você me dá riquezas temporais, estabelecerei você em posses eternas.
Eu te devolverei quando eu tomar posse de você. "

 

(Santo Agostinho (354-430), Bispo de Hipona (norte da África) / Sermão 123)
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"Do you treasure in the sky"

What are you? rich or poor?

Many say to me: I am poor, and they say true.

I see poor people who have something; I see some who are completely indigent.

But here is one in which abound gold and silver
-- Oh ! if he knew how poor he is!
He will recognize him if he looks at the poor man who is near him.

Besides, whatever your opulence, you who are rich, you are only a beggar at the door of God.

This is the hour of prayer ...
You make requests; Is not the demand an admission of your poverty?

Indeed, you say:
"Give us today our bread today."
You who ask your daily bread, are you rich or poor?

And yet Christ does not fear to tell you:
"Give me what I gave you.

In fact, what did you bring when you came to this world?
Everything you found in creation, it's me who created it.

You have not brought anything, you will not take anything. Why do not you give me what is mine?

You are in abundance and poor in need, but go back to the beginning of your existence: both of you were born completely naked.

Even you, you were born naked.

Then you have found great wealth here; but would you have brought something with you?

I therefore ask what I have given; give and I will give you back.

"You had me for benefactor; give me your debtor at a high rate. You give me little, I will give you a lot.

You give me the goods of this world, I will give you the treasures of heaven. You give me temporal riches, I will establish you on eternal possessions.
I will give you back to you when I have taken possession of you. "

 

(Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) / Sermon 123)
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"¿Atesoro en el cielo"

Que eres rico o pobre?

Muchos me dicen: soy pobre, y dicen verdad.

Veo gente pobre que tiene algo; Veo algunos que son completamente indigentes.

Pero aquí hay uno en el que abundan el oro y la plata.
- oh! si supiera lo pobre que es!
Lo reconocerá si mira al pobre hombre que está cerca de él.

Además, cualquiera que sea tu opulencia, tú que eres rico, solo eres un mendigo a las puertas de Dios.

Esta es la hora de la oración ...
Haces solicitudes; ¿No es la demanda una admisión de tu pobreza?

De hecho, usted dice:
"Danos hoy nuestro pan hoy".
Tú que pides tu pan de cada día, ¿eres rico o pobre?

Y sin embargo, Cristo no teme decirte:
"Dame lo que te di.

De hecho, ¿qué trajiste cuando viniste a este mundo?
Todo lo que encontraste en la creación, fui yo quien lo creó.

No has traído nada, no llevarás nada. ¿Por qué no me das lo que es mío?

Usted está en abundancia y pobre en necesidad, pero regrese al comienzo de su existencia: ambos nacieron completamente desnudos.

Incluso tú, naciste desnudo.

Entonces has encontrado una gran riqueza aquí; ¿pero habrías traído algo contigo?

Por lo tanto, pregunto qué he dado; dar y te devolveré.

"Me tenías como benefactor; dame tu deudor a una tasa alta. Tú me das poco, yo te daré mucho.

Si me das los bienes de este mundo, te daré los tesoros del cielo. Me das riquezas temporales, te estableceré en posesiones eternas.
Te devolveré cuando haya tomado posesión de ti ".

 

(San Agustín (354-430), obispo de Hippo (Norte de África) / Sermón 123)

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Portes, levez vos frontons, + élevez-vous, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! Qui est ce roi de gloire ? + C'est le Seigneur, le fort, le vaillant, le Seigneur, le vaillant des combats. Portes, levez vos frontons, + levez-les, portes éternelles : qu'il entre, le roi de gloire ! Qui donc est ce roi de gloire ? + C'est le Seigneur, Dieu de l'univers ; c'est lui, le roi de gloire. Psaume 23 (24), 7-10.

Ce Dimanche 3 Novembre, c'est le début de l'année liturgique Syro-Orthodoxe (Qudosh Idto), Sanctification de l'Eglise.

Nous clôturerons au Monastère les Festivités de Mar Gregorios et la "Retraite Spirituelle de Toussaint"

 

Je vous laisse cette belle prière de Saint Ephrem le Syrien pour l'Orient :

 

« Seigneur notre Dieu, Vous avez choisi l’Orient pour envoyer Votre Fils unique ....

« Seigneur notre Dieu, Vous avez choisi l’Orient pour envoyer ton Fils unique et accomplir l’économie du salut.

C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Vous avez choisie pour qu’elle porte et enfante Votre Fils unique ;
c’est en Orient qu’il a grandi, qu’il a travaillé, qu’il a choisi ses apôtres et ses disciples ;
c’est en Orient où Il a transmis Votre volonté et Vos enseignements, où Il a fait des miracles et des prodiges ;
c’est en Orient où Il s’est livré ; c’est en Orient où Il a choisi de souffrir, de mourir et de ressusciter ; c’est de l’Orient où Il est monté au ciel et a siégé à Votre droite.

Nous Vous prions d’accorder les forces nécessaires à Vos enfants en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans l’espérance de Vos saints Apôtres.
Amin. »

 

Koodosh Eetho à Kothne

Koodhosh Eetho  FÊTE DE LA SANCTIFICATION DE l'EGLISE

Fêté le 1er dimanche après le 30 Octobre. Ce Dimanche est appelé "Koodhosh Eetho" (De la sanctification de l'Église). Ce dimanche marque le début de l'Année Liturgique de l'Eglise.

 

Saint Qurbana(Ste Messe)

    • 1 de St Pierre 2 :1-12 :

01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;

02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,

03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.

04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.

05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.

06 En effet, il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.

07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,

08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.

09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple , pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.

10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.

11 Bien-aimés, puisque vous êtes comme des étrangers résidents ou de passage, je vous exhorte à vous abstenir des convoitises nées de la chair, qui combattent contre l’âme.

12 Ayez une belle conduite parmi les gens des nations ; ainsi, sur le point même où ils disent du mal de vous en vous traitant de malfaiteurs, ils ouvriront les yeux devant vos belles actions et rendront gloire à Dieu, le jour de sa visite.

    •  
    • I Corinthiens 3: 16-17 :

16 Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?

17 Si quelqu’un détruit le sanctuaire de Dieu, cet homme, Dieu le détruira, car le sanctuaire de Dieu est saint, et ce sanctuaire, c’est vous.

    • 6: 15 -20 :

15 Ne le savez-vous pas ? Vos corps sont les membres du Christ. Vais-je donc prendre les membres du Christ pour en faire les membres d’une prostituée ? Absolument pas !

16 Ne le savez-vous pas ? Celui qui s’unit à une prostituée ne fait avec elle qu’un seul corps. Car il est dit : Tous deux ne feront plus qu’un.

17 Celui qui s’unit au Seigneur ne fait avec lui qu’un seul esprit.

18 Fuyez la débauche. Tous les péchés que l’homme peut commettre sont extérieurs à son corps ; mais l’homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps.

19 Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint, lui qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu ; vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes,

20 car vous avez été achetés à grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps.

    •  
    • Saint Matthieu 16:13-23 :

13 Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »

14 Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

15 Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »

16 Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

17 Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.

18 Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.

19 Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

20 Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

21 À partir de ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter.

22 Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches : « Dieu t’en garde, Seigneur ! cela ne t’arrivera pas. »

23 Mais lui, se retournant, dit à Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tu es pour moi une occasion de chute : tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

 

Des pensées mues par les passions et de l'illusion spirituelle:

Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph, Métropolite de l'Eglise Roumaine Orthodoxe 

 
LES JUSTES DE L’ANCIEN TESTAMENT SONT-ILS SAINTS?/OS DIREITOS DO ANTIGO TESTAMENTO SÃO SANTOS?/ARE THE RIGHTS OF THE OLD TESTAMENT HOLY?/¿SON LOS DERECHOS DEL ANTIGUO TESTAMENTO SANTO?
Unité de l’Alliance – 

L’apôtre Paul a répondu à cette question dans sa lettre aux Hébreux, au chapitre 11.

Il fait l’éloge de la foi dont les justes de tous les temps – Abel, Hénoch, Noé, Abraham, Sarah, Moïse – ont témoigné.

Mais la foi était, chez ces justes, une vision anticipée de la plénitude qui devait se réaliser dans la personne du Seigneur Jésus Christ et de ses disciples.

Ils ont vécu dans la promesse sans en connaître la réalisation: “ils ne devaient pas arriver à l’accomplissement sans nous”, c’est-à-dire les baptisés (11, 40).

Mais le Christ dit bien qu’Abraham a eu la vision anticipée de sa gloire et qu’il “’s’est réjoui” (Jean 8, 56).

L’Alliance peut être considérée dans son unité et son unicité, depuis le Paradis jusqu’à la Pentecôte, selon un rythme qui est celui de la préfiguration et de l’accomplissement. C’est pourquoi le Christ dit encore que les écrits des prophètes témoignent de lui (Luc 24, 27).

Unidade da Aliança -
O apóstolo Paulo respondeu a essa pergunta em sua carta aos hebreus no capítulo 11.

Ele louva a fé da qual os justos de todos os tempos - Abel, Enoque, Noé, Abraão, Sara, Moisés - testemunharam.

Mas a fé era, entre os justos, uma visão antecipada da plenitude a ser realizada na pessoa do Senhor Jesus Cristo e seus discípulos.

Eles viveram na promessa sem conhecer o cumprimento dela: "eles não deveriam alcançar a realização sem nós", isto é, os batizados (11, 40).

Mas Cristo diz que Abraão teve a visão antecipada de sua glória e que "se alegrou" (João 8:56).

A Aliança pode ser considerada em sua unidade e singularidade, do Paraíso ao Pentecostes, de acordo com um ritmo que é o da prefiguração e realização. É por isso que Cristo ainda diz que os escritos dos profetas testificam sobre ele (Lucas 24:27).

Unity of the Alliance -
The apostle Paul answered this question in his letter to the Hebrews in chapter 11.

He praises the faith of which the righteous of all times - Abel, Enoch, Noah, Abraham, Sarah, Moses - testified.

But faith was, among the righteous, an anticipated vision of the fullness that was to be realized in the person of the Lord Jesus Christ and his disciples.

They lived in the promise without knowing the fulfillment of it: "they were not to achieve fulfillment without us", that is to say the baptized (11, 40).

But Christ says that Abraham had the anticipated vision of his glory and that he "rejoiced" (John 8:56).

The Covenant can be considered in its unity and uniqueness, from Paradise to Pentecost, according to a rhythm that is that of prefiguration and fulfillment. This is why Christ still says that the writings of the prophets testify about him (Luke 24:27).

Unidad de la Alianza -
El apóstol Pablo respondió a esta pregunta en su carta a los hebreos en el capítulo 11.

Él alaba la fe de la cual los justos de todos los tiempos - Abel, Enoc, Noé, Abraham, Sara, Moisés - testificaron.

Pero la fe era, entre los justos, una visión anticipada de la plenitud que debía realizarse en la persona del Señor Jesucristo y sus discípulos.

Vivieron en la promesa sin saber el cumplimiento de la misma: "no debían cumplir sin nosotros", es decir, los bautizados (11, 40).

Pero Cristo dice que Abraham tuvo la visión anticipada de su gloria y que se "regocijó" (Juan 8:56).

El Pacto puede considerarse en su unidad y singularidad, desde el Paraíso hasta Pentecostés, de acuerdo con un ritmo que es el de la prefiguración y la realización. Es por eso que Cristo todavía dice que los escritos de los profetas dan testimonio de él (Lucas 24:27).

Le témoignage iconographique

Aussi, les grands Abraham et Moïse, et d’autres prophètes, apparaissent-ils dans la tradition iconographique portant l’auréole sphérique des saints.

Ils ont tellement pénétré le mystère du Christ, à l’avance, par le saint Esprit, qu’ils sont honorés tout près des témoins oculaires du Verbe incarné.

Le programme iconographique des églises montre, soit dans le narthex, soit à l’ouverture de la nef, précédant, selon la chronologie peut-être plus que par la qualité, les saints qui ont été greffés directement sur le Verbe et sur lesquels les dons du saint Esprit ont été déversés en plénitude.

La conscience ecclésiale n’a jamais voulu faire de coupure trop nette entre les prophètes, les disciples, les apôtres et nous, tout en soulignant le mystère de la plénitude des temps.

O testemunho iconográfico
Além disso, o grande Abraão e Moisés, e outros profetas, aparecem na tradição iconográfica com a auréola esférica dos santos.

Eles penetraram tanto no mistério de Cristo, antecipadamente, pelo Espírito Santo, que são homenageados perto das testemunhas oculares do Verbo Encarnado.

O programa iconográfico das igrejas mostra, no narthex ou na abertura da nave, precedendo, segundo a cronologia talvez mais do que pela qualidade, os santos que foram enxertados diretamente na Palavra e nos quais os presentes do Espírito Santo foram derramados em plenitude.

A Consciência Eclesial nunca quis cortar muito acentuadamente entre os profetas, os discípulos, os apóstolos e nós, enfatizando o mistério da plenitude dos tempos.

The iconographic testimony
Also, the great Abraham and Moses, and other prophets, appear in the iconographic tradition bearing the spherical halo of the saints.

They have so penetrated the mystery of Christ, in advance, by the Holy Spirit, that they are honored near the eye witnesses of the Incarnate Word.

The iconographic program of the churches shows, either in the narthex, or at the opening of the nave, preceding, according to the chronology perhaps more than by the quality, the saints which were grafted directly on the Word and on which the gifts of the Holy Spirit have been poured out in fullness.

Ecclesial Consciousness never wanted to cut too sharply between the prophets, the disciples, the apostles and us, while emphasizing the mystery of the fullness of time.

El testimonio iconográfico.
Además, el gran Abraham y Moisés, y otros profetas, aparecen en la tradición iconográfica con el halo esférico de los santos.

Han penetrado tanto en el misterio de Cristo, de antemano, por el Espíritu Santo, que son honrados cerca de los testigos oculares del Verbo Encarnado.

El programa iconográfico de las iglesias muestra, ya sea en el nártex o en la apertura de la nave, precediendo, según la cronología quizás más que por la calidad, a los santos que fueron injertados directamente en la Palabra y en los cuales los dones del Espíritu Santo han sido derramados en plenitud.

La Conciencia eclesial nunca quiso cortar demasiado entre los profetas, los discípulos, los apóstoles y nosotros, mientras enfatizaba el misterio de la plenitud de los tiempos.

Pas de pré détermination

Pour un théologien comme saint Maxime le Confesseur, le temps qui relie le péché d’Adam et l’Incarnation du Verbe est une préparation; et le temps qui suit l’Incarnation et la Pentecôte est celui de la divinisation et de la sanctification (Réponses à Thalassios 22).

Mais les Patriarches et les Prophètes, par lesquels, tout de même, a parlé le saint Esprit (Symbole de la Foi) ont pu s’affranchir des passions mauvaises, “pratiquer toutes les vertus” et accéder à un sublime degré de contemplation.

Ils n’ont pas été absolument déterminés par les effets du péché ancestral (Abraham, Melchisédech).

Abraham, Moïse, Isaïe ou Ézéchiel témoignent avoir vu, directement ou indirectement, le Verbe avant son incarnation.

Ils purent acquérir la ressemblance avec Dieu par la pureté de leur vie et par l’amour qu’ils montrèrent pour le Seigneur, car en cela ils tendaient vers l'Incarnation du Verbe, l'Oeuvre de Sa Rédemption et ont, de ce fait été embrassés par le Salut dans le Christ.

Sem pré-determinação
Para um teólogo como São Máximo, o Confessor, o tempo que liga o pecado de Adão à Encarnação da Palavra é uma preparação; e o tempo que se segue à Encarnação e ao Pentecostes é o de deificação e santificação (Respostas a Thalassios 22).

Mas os Patriarcas e os Profetas, por quem, mesmo assim, falaram o Espírito Santo (Símbolo da Fé) foram capazes de libertar-se das paixões más, "praticar todas as virtudes" e alcançar um grau sublime de contemplação.

Eles não foram absolutamente determinados pelos efeitos do pecado ancestral (Abraão, Melquisedeque).

Abraão, Moisés, Isaías ou Ezequiel testificam ter visto, direta ou indiretamente, a Palavra antes de sua encarnação.

Eles foram capazes de adquirir a semelhança com Deus pela pureza de suas vidas e pelo amor que demonstravam pelo Senhor, porque nisto tendiam à Encarnação da Palavra, à Obra de Sua Redenção e, portanto, foi abraçado pela salvação em Cristo.

No pre-determination
For a theologian like St. Maximus the Confessor, the time that connects the sin of Adam with the Incarnation of the Word is a preparation; and the time that follows the Incarnation and Pentecost is that of deification and sanctification (Answers to Thalassios 22).

But the Patriarchs and the Prophets, by whom, all the same, spoke the Holy Spirit (Symbol of the Faith) were able to free themselves from the evil passions, "to practice all the virtues" and to reach a sublime degree of contemplation.

They were not absolutely determined by the effects of ancestral sin (Abraham, Melchizedek).

Abraham, Moses, Isaiah or Ezekiel testify to have seen, directly or indirectly, the Word before its incarnation.

They were able to acquire the likeness to God by the purity of their lives and by the love they showed for the Lord, because in this they tended towards the Incarnation of the Word, the Work of His Redemption and therefore been embraced by salvation in Christ.

Sin determinación previa
Para un teólogo como San Máximo el Confesor, el tiempo que conecta el pecado de Adán con la Encarnación de la Palabra es una preparación; y el tiempo que sigue a la Encarnación y Pentecostés es el de la deificación y la santificación (Respuestas a Thalassios 22).

Pero los Patriarcas y los Profetas, por quienes, de todos modos, hablaron el Espíritu Santo (Símbolo de la Fe) pudieron liberarse de las malas pasiones, "practicar todas las virtudes" y alcanzar un grado sublime de contemplación.

No estaban absolutamente determinados por los efectos del pecado ancestral (Abraham, Melquisedec).

Abraham, Moisés, Isaías o Ezequiel testifican haber visto, directa o indirectamente, la Palabra antes de su encarnación.

Pudieron adquirir la semejanza con Dios por la pureza de sus vidas y por el amor que mostraron por el Señor, porque en esto tendieron hacia la Encarnación de la Palabra, la Obra de Su Redención y, por lo tanto, sido abrazado por la salvación en Cristo.

La déification des Justes

Les justes des temps anciens ont pu être déifiés en s’unissant à Dieu par leur volonté, leur liberté et leur amour.

Certains – Melchisédech, Elie, Énoch – furent exemptés de la mort.

Pensons au juste Job, à son humilité, sa confiance en Dieu et, finalement, à sa vision de Dieu!

Que dire du saint Précurseur, le plus grand (Mat 11, 11) et le dernier des prophètes, le baptiste Jean, et de la Vierge Marie elle-même, en qui s’accomplit corporellement toute l’Alliance?

Tous ces justes, qu’ils aient préfiguré, prévu ou accompli la Promesse, prouvent que les conséquences du péché adamique n’avaient pas absolument éteint la grâce dans l’humanité et n’ont pas empêché les personnes humaines de reconnaître le Verbe au jour de sa venue.

Quoiqu'il en soit des conséquences du péché adamique, leur était conservé la liberté d’obéir à Dieu et de mettre leur foi en lui.

A deificação dos justos
Os justos dos tempos antigos foram deificados unindo-se a Deus através de sua vontade, liberdade e amor.

Alguns - Melquisedeque, Elias, Enoque - foram isentos da morte.

Pense no justo Jó, sua humildade, sua confiança em Deus e, finalmente, sua visão de Deus!

E o santo precursor, o maior (Mateus 11:11) e o último dos profetas, o João Batista e a própria Virgem Maria, em quem toda a Aliança é cumprida?

Todos esses justos, prefigurando, prevendo ou cumprindo a Promessa, provam que as conseqüências do pecado adâmico não extinguiram absolutamente a graça na humanidade e não impediram as pessoas humanas de reconhecerem a Palavra naquele dia. da sua vinda.

Quaisquer que sejam as consequências do pecado adâmico, sua liberdade foi preservada de obedecer a Deus e colocar sua fé nele.

The deification of the righteous
The righteous of ancient times have been deified by uniting with God through their will, their freedom and their love.

Some - Melchizedek, Elijah, Enoch - were exempted from death.

Think of the righteous Job, his humility, his trust in God, and ultimately his vision of God!

What about the holy forerunner, the greatest (Matt 11:11) and the last of the prophets, the Baptist John, and the Virgin Mary herself, in whom the whole Covenant is fulfilled?

All these righteous, whether prefiguring, foreseeing or fulfilling the Promise, prove that the consequences of Adamic sin had not absolutely extinguished grace in humanity and did not prevent human persons from recognizing the Word in the day. of his coming.

Whatever may be the consequences of Adamic sin, their freedom was preserved from obeying God and putting their faith in him.

La deificación de los justos.
Los justos de la antigüedad se han deificado uniéndose a Dios a través de su voluntad, su libertad y su amor.

Algunos, Melquisedec, Elijah, Enoc, estaban exentos de la muerte.

¡Piense en el justo Job, su humildad, su confianza en Dios y, en última instancia, su visión de Dios!

¿Qué pasa con el santo precursor, el más grande (Mateo 11:11) y el último de los profetas, el Bautista Juan y la propia Virgen María, en quienes se cumple todo el Pacto?

Todos estos justos, ya sea prefigurando, previendo o cumpliendo la promesa, prueban que las consecuencias del pecado adámico no habían extinguido absolutamente la gracia en la humanidad y no impedían que las personas humanas reconocieran la Palabra en el día. de su venida.

Cualesquiera que sean las consecuencias del pecado adámico, su libertad fue preservada de obedecer a Dios y poner su fe en él.

Pas de relativisme

Quelle différence, alors, avec la sainteté des baptisés?

Qu’est-ce que l’Incarnation et la Pentecôte apportent de nouveau?

Répétons-le: ces événements historiques constituent la réalisation de ce que les justes et les prophètes avaient vu et vécu par anticipation.

C’est l’enseignement, non seulement d'un théologien comme saint Maxime, mais, avant lui, des saints: Irénée, Athanase, Jean Chrysostome et Cyrille d’Alexandrie.

Selon  Maxime, la différence n’est pas tellement dans la nature ou le degré de la grâce accordée aux justes en raison de leur foi: elle est dans le fait que, avant l’Incarnation et la Pentecôte, la grâce était accessible aux anciens en fonction de leur mission prophétique, alors que, dans le Verbe incarné, la grâce devient accessible à tous

(cf. Jean-Claude Larchet, La divinisation de l’homme selon saint Maxime le Confesseur, Cerf, Paris, 1996, p. 208-219).

Sem relativismo
Que diferença, então, com a santidade dos batizados?

O que a Encarnação e o Pentecostes trazem de volta?

Vamos repetir: esses eventos históricos constituem a realização do que os justos e os profetas viram e viveram pela antecipação.

Este é o ensinamento não apenas de um teólogo como São Máximo, mas diante dele dos santos: Irineu, Atanásio, João Crisóstomo e Cirilo de Alexandria.

Segundo Maxime, a diferença não é tanto a natureza ou o grau de graça dado aos justos por causa de sua fé: é no fato de que, antes da Encarnação e Pentecostes, a graça era acessível aos antigos em de acordo com sua missão profética, enquanto na Palavra encarnada, a graça se torna acessível a todos

(veja Jean-Claude Larchet, A deificação do homem segundo São Máximo, o Confessor, Cerf, Paris, 1996, pp. 208-219).

No relativism
What difference, then, with the sanctity of the baptized?

What does the Incarnation and Pentecost bring back?

Let's repeat it: these historical events constitute the realization of what the righteous and the prophets had seen and lived by anticipation.

This is the teaching not only of a theologian like St. Maximus, but before him of the saints: Irenæus, Athanasius, John Chrysostom, and Cyril of Alexandria.

According to Maxime, the difference is not so much in nature or the degree of grace given to the righteous because of their faith: it is in the fact that, before the Incarnation and Pentecost, grace was accessible to the ancients in according to their prophetic mission, whereas in the Word incarnate, grace becomes accessible to all

(see Jean-Claude Larchet, The deification of man according to St. Maximus the Confessor, Cerf, Paris, 1996, pp. 208-219).

Sin relativismo
¿Qué diferencia, entonces, con la santidad de los bautizados?

¿Qué traen de vuelta la Encarnación y el Pentecostés?

Repitámoslo: estos eventos históricos constituyen la realización de lo que los justos y los profetas habían visto y vivido por anticipación.

Esta es la enseñanza no solo de un teólogo como San Máximo, sino ante él de los santos: Ireneo, Atanasio, Juan Crisóstomo y Cirilo de Alejandría.

Según Maxime, la diferencia no está tanto en la naturaleza ni en el grado de gracia dada a los justos debido a su fe: es el hecho de que, antes de la Encarnación y Pentecostés, la gracia era accesible para los antiguos en de acuerdo con su misión profética, mientras que en la Palabra encarnada, la gracia se vuelve accesible para todos

(véase Jean-Claude Larchet, La deificación del hombre según San Máximo el Confesor, Cerf, París, 1996, pp. 208-219).

Le repentir est source de Joie

- Prendre des décisions de conversion -

Psaume 51

À méditer et à mettre en pratique
  • Indépendamment de qui je suis, où j’habite ou de mes opinions, je fais partie de la grande famille humaine – tous les hommes sont mes frères et sœurs en humanité.
  • Je viens de Dieu et je suis son enfant.
  • Je ressemble à Dieu à travers mon âme qui ne mourra jamais.
  • Mon corps mourra bientôt, à l’issue de quoi mon âme entrera dans un état d’éternel bonheur ou d’éternel malheur.
  • Cela dépendra de mon style de vie sur terre. Si j’étais bon envers les autres, je recevrai une récompense éternelle, dans le cas contraire un châtiment éternel.**Au moment de ma mort je me tiendrai devant Dieu qui sera mon Juge. Mon sort sera alors décidé : soit je serai toujours heureux avec Dieu, soit je serai toujours malheureux avec les esprits mauvais.
  • Dieu m’aime, c’est pourquoi Il désire avancer son jugement sur moi tant que je vis encore sur terre. Ce jugement est très proche et il concernera tous les hommes en même temps.

 

  • Pendant ce jugement, Dieu voudra me montrer tous les détails de ma vie et me donner l’occasion de corriger mon comportement, ce qui serait impossible après ma mort.
  • Dieu veut que je me prépare à Son retour, que je commence immédiatement la transformation de ma vie – dès cet instant.
  • Quand le Juge arrivera soudain, il sera très content de voir mes progrès. Son jugement sera alors bien plus clément.
  • Avant que Dieu mon montre ma vie telle qu’Il la voit, je ferai moi-même un examen de conscience le plus tôt possible, dès que je trouverai un moment calme et un endroit propice.
  • Je me rappellerai toutes les situations où j’ai fait du tort à quelqu’un sans l’avoir réparé.
  • Dieu attend de moi que je le regrette sincèrement dès maintenant. À l’aide de mon imagination, je visualiserai la souffrance et la tristesse de ceux que j’ai blessés. Je me prosternerai devant Dieu en regrettant ces fautes et je dirai en pensée : « Seigneur, je regrette beaucoup, je Te demande pardon, pardonne-moi tout cela! » Je peux me prosterner humblement devant Lui jusqu’à terre.
  • Si je suis encore capable de réparer, je m’efforcerai de le faire : je restituerai ce que j’ai accaparé, je réparerai les torts que j’ai causés, je demanderai pardon à ceux qui ont souffert par ma faute. Je le ferai le plus rapidement possible, c’est ce que Dieu attend de moi en tant que Juge, c’est pour cela qu’il me donne encore le temps de le faire.
  • Si je ne peux pas réparer les torts faits aux victimes, je ferai preuve de bonté envers les autres personnes de mon entourage. Je chercherai dans mon entourage des situations, des personnes et des endroits où je peux faire le bien. Je m’en souviendrai.
  • Si je suis riche, je remercierai Dieu pour les richesses reçues de Lui en les partageant avec ceux qui sont plus pauvres que moi et qui ont besoin de mon aide.
  • Si j’omets de le faire, de toute manière je perdrai tout bientôt puisque les banques et l’argent vont disparaître. Même l’or et les bijoux ne seront que des déchets. Il ne me restera plus que le regret de cette perte et la conscience d’avoir perdu à jamais l’occasion de faire le bien. Je serai puni par Dieu pour mon égoïsme.

 

  • Si je fais partie de ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur âme, si j’accusais Dieu de ne pas m’aimer ou de ne pas me donner le bonheur – je Lui demanderai pardon dès maintenant avant de découvrir bientôt Son amour e-t Sa providence dans ma vie. Je Lui dirai : « Seigneur, pardonne-moi mes mauvaises pensées sur Toi, mes mauvaises paroles et mes accusations! Je ne comprenais pas Ta providence contre laquelle je me plaignais tant. Je T’aime indépendamment de ce que Tu me donnes ou m’enlèves!»
  • Puisqu’après le jugement Dieu ne laisserai sur terre que les gens bons pour leur donner un grand bonheur, je Lui demanderai dès maintenant : « Seigneur, si Tu m’estimes digne d’entrer dans ce nouveau monde merveilleux, je T’en serai très reconnaissant! Je joindrai alors ma voix au cantique de louange et de gratitude que les gens heureux te chanteront. À mon départ de cette terre, Tu m’accueilleras dans Ta maison éternelle pour m’avoir à ton côté dans un bonheur sans fin.» Amen

VIDEO:

DU REPENTIR :
Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph, Métropolite de l'Eglise Orthodoxe Roumaine

VOUS AVEZ DIT : SILENCE ? !...

 

Il n’y a pas que certaines espèces animales qui sont en voie d’extinction. L’accès au silence aussi. De nombreuses études le prouvent et l’OMS place la pollution sonore au deuxième rang des menaces sur la santé publique, après la pollution de l’air.

 

Aujourd’hui, les espaces de silence se sont réduits comme peau de chagrin.

Mais ne nous y trompons pas, l’ennemi du silence, ce n’est pas tant le bruit que la peur du silence.

 

La connexion permanente, l’incessant flux de paroles imposé par les nouvelles technologies, la dépendance au téléphone portable conduisent à le redouter.

 

À observer la nature, il apparaît d’ailleurs que l’homme est la créature la plus bruyante sur cette terre. Triste palmarès…

 

Pourtant, le silence nous est indispensable. C’est de lui que surgissent les paroles.

 

Et, sur un autre plan, il est cet état dans lequel nous faisons retour sur nous-mêmes, nous approfondissons notre être ; un état dans lequel nous méditons, rêvons, créons, réfléchissons, pleurons, prions.

 

Des publications scientifiques rapportent d’ailleurs qu’une exposition silencieuse régulière a des effets sur la régénération du cerveau.

 

Étouffés par le bruit, nous sommes de plus en plus nombreux à rechercher le silence, dans la pratique des retraites, de randonnées solitaires en pleine nature ou encore de la méditation.

 

Il se joue là quelque chose non seulement d’important mais d’essentiel à notre vie intérieure.

 

Le silence était pour les Pères du désert une ressource majeure.

En témoigne cet apophtegme : 

« L’archevêque d’Alexandrie vint un jour à Scété.

Les frères, qui étaient réunis, demandèrent à l’abbé Pambo de dire quelques mots à l’évêque pour l’édifier.

Mais il répondit :

“S’il n’est pas édifié par mon silence, il ne le sera pas par mes paroles.” »

 

Ou encore :

« On disait d’Abba Agathon que pendant trois ans il se mit un caillou dans la bouche jusqu’à ce qu’il fût capable d’observer le silence. »

 

Ce qui me parle là, c’est qu’il observe le silence.

En effet, ce silence n’est pas tant une absence de parole qu’une écoute.

 

Et, malgré nos croyances, le silence n’est pas empêché par le bruit. Il est la matrice de la parole, comme son utérus.

 

Le silence est. Et de lui surgit la Vie.

 

Des conditions extérieures peuvent en favoriser ma perception mais l’enjeu est de me mettre à l’écoute de ce silence qui m’habite, qui est là au plus profond de moi, indépendamment du nombre de décibels autour de moi.

 

Pratiquer le silence semble parfois impossible, or il est là, juste là, à portée de mon attention.

 

Se mettre à l’écoute du silence, ça n’est pas couper le son.

 

C’est de l’ordre d’une expérience où, au travers du bruit et de mes distractions, je perçois sa présence.

 

C’est me rendre attentif à ce qui est au-delà des mots.

 

C’est m’entretenir avec la Vie qui s’y donne et me renouvelle.

 

C’est peut-être pourquoi la liturgie consacre le Samedi saint, veille de la Résurrection, comme le jour du grand silence.

 

On raconte que dans l’ascenseur du pape François est accrochée une icône qui représente la Vierge Marie portant l’index à sa bouche, la Vierge du silence !

 

Nous voilà rappelée la nécessité d’écouter quotidiennement quelques minutes ce silence qui nous habite.

Jean-Guilhem Xerri Psychanalyste et essayiste

VOCÊ DISSE: SILÊNCIO? ! ...


Não são apenas algumas espécies animais que estão em perigo de extinção. Acesso ao silêncio também. Muitos estudos comprovam isso e a OMS coloca a poluição sonora como a segunda ameaça à saúde pública mais importante depois da poluição atmosférica.

Hoje, os espaços de silêncio diminuíram.

Mas não se engane, o inimigo do silêncio não é tanto barulho quanto medo do silêncio.

A conexão permanente, o fluxo incessante de palavras imposto pelas novas tecnologias, a dependência do telefone celular levam ao pavor.

Para observar a natureza, parece que o homem é a criatura mais barulhenta do mundo. Tristes vencedores ...

No entanto, o silêncio é indispensável para nós. É dele que as palavras surgem.

E, em outro plano, é esse estado em que retornamos sobre nós mesmos, aprofundamos nosso ser; um estado em que meditamos, sonhamos, criamos, refletimos, choramos, oramos.

Publicações científicas relatam que uma exposição silenciosa regular afeta a regeneração do cérebro.

Sufocados pelo barulho, somos cada vez mais numerosos em buscar silêncio, na prática de retiros, caminhadas solitárias na natureza ou meditação.

Isso é algo que não é apenas importante, mas essencial para a nossa vida interior.

O silêncio era para os Pais do Deserto um recurso importante.

Testemunhe este apophtegma:

"O arcebispo de Alexandria veio um dia a Scete.

Os irmãos, que estavam juntos, pediram ao padre Pambo que dissesse algumas palavras ao bispo para construí-lo.

Mas ele respondeu:

"Se ele não for edificado pelo meu silêncio, ele não será pelas minhas palavras."

Ou ainda:

"Foi dito de Abba Agathon que por três anos ele colocou uma pedrinha na boca até poder observar o silêncio. "

O que me fala é que ele está observando o silêncio.

De fato, esse silêncio não é tanto uma ausência de fala quanto ouvir.

E, apesar de nossas crenças, o silêncio não é impedido pelo barulho. Ele é o ventre da palavra, como o seu ventre.

O silêncio é. E dele vem a vida.

Condições externas podem favorecer minha percepção, mas o desafio é ouvir o silêncio que vive em mim, que está lá dentro de mim, independentemente do número de decibéis ao meu redor.

Praticar o silêncio às vezes parece impossível, mas está lá, bem ali, ao alcance da minha atenção.

Ouvir o silêncio não é cortar o som.

É sobre a ordem de uma experiência em que, através do barulho e das minhas distrações, percebo sua presença.

Está me conscientizando do que está além das palavras.

É falar com a Vida que se entrega a ela e me renova.

Talvez por isso a liturgia consagra o sábado santo, véspera da ressurreição, como o dia do grande silêncio.

Dizem que no elevador do Papa Francisco pendura um ícone que representa a Virgem Maria levando o dedo indicador à boca, a Virgem do silêncio!

Somos lembrados da necessidade de ouvir diariamente por alguns minutos esse silêncio que vive em nós.

Jean-Guilhem Xerri Psicanalista e ensaísta

YOU SAID: SILENCE? ! ...


It is not just some animal species that are in danger of extinction. Access to silence too. Many studies prove this and WHO places noise pollution as the second most important public health threat after air pollution.

Today, spaces of silence have shrunk.

But make no mistake, the enemy of silence is not so much noise as fear of silence.

The permanent connection, the incessant flow of words imposed by the new technologies, the dependence on the mobile phone lead to the dread.

To observe nature, it appears that man is the most noisy creature on this earth. Sad winners ...

Yet silence is indispensable to us. It is from him that the words arise.

And, on another plane, it is this state in which we return on ourselves, we deepen our being; a state in which we meditate, dream, create, reflect, cry, pray.

Scientific publications report that a regular silent exposure has effects on the regeneration of the brain.

Smothered by the noise, we are more and more numerous to seek silence, in the practice of retreats, solitary hikes in nature or meditation.

This is something that is not only important but essential to our inner life.

Silence was for the Desert Fathers a major resource.

Witness this apophtegma:

"The Archbishop of Alexandria came one day to Scete.

The brothers, who were together, asked Father Pambo to say a few words to the bishop to build it.

But he replied:

"If he is not edified by my silence, he will not be by my words."

Or :

"It was said of Abba Agathon that for three years he put a pebble in his mouth until he was able to observe the silence. "

What speaks to me there is that he is observing the silence.

Indeed, this silence is not so much an absence of speech as listening.

And, despite our beliefs, silence is not hindered by noise. He is the womb of the word, like his womb.

The silence is. And from him comes Life.

External conditions may favor my perception but the challenge is to listen to the silence that lives in me, which is there deep within me, regardless of the number of decibels around me.

To practice silence sometimes seems impossible, but it is there, right there, within reach of my attention.

To listen to silence is not to cut the sound.

It is about the order of an experience where, through the noise and my distractions, I perceive its presence.

It is making me aware of what is beyond words.

It is to talk to the Life that gives itself to it and renews me.

Perhaps this is why the liturgy consecrates Holy Saturday, the eve of the Resurrection, as the day of great silence.

It is said that in the elevator of Pope Francis hangs an icon that represents the Virgin Mary carrying the index finger to her mouth, the Virgin of silence!

We are reminded of the need to listen daily for a few minutes to this silence that lives in us.

Jean-Guilhem Xerri Psychoanalyst and essayist

USTED DIJO: SILENCIO? ! ...


No son solo algunas especies animales las que están en peligro de extinción. Acceso al silencio también. Muchos estudios prueban esto y la OMS coloca la contaminación acústica como la segunda amenaza de salud pública más importante después de la contaminación del aire.

Hoy, los espacios de silencio se han reducido.

Pero no se equivoque, el enemigo del silencio no es tanto ruido como miedo al silencio.

La conexión permanente, el flujo incesante de palabras impuestas por las nuevas tecnologías, la dependencia del teléfono móvil conducen al temor.

Para observar la naturaleza, parece que el hombre es la criatura más ruidosa de la tierra. Tristes ganadores ...

Sin embargo, el silencio es indispensable para nosotros. De él surgen las palabras.

Y, en otro plano, es este estado en el que volvemos sobre nosotros mismos, profundizamos nuestro ser; Un estado en el que meditamos, soñamos, creamos, reflexionamos, lloramos, rezamos.

Las publicaciones científicas informan que una exposición silenciosa regular tiene efectos sobre la regeneración del cerebro.

Asfixiados por el ruido, somos cada vez más numerosos para buscar el silencio, en la práctica de retiros, caminatas solitarias en la naturaleza o meditación.

Esto es algo que no solo es importante sino esencial para nuestra vida interior.

El silencio fue para los Padres del Desierto un recurso importante.

Testigo de este apophtegma:

"El arzobispo de Alejandría vino un día a Scete.

Los hermanos, que estaban juntos, le pidieron al padre Pambo que dijera algunas palabras al obispo para construirlo.

Pero él respondió:

"Si él no está edificado por mi silencio, no lo estará por mis palabras".

O de nuevo:

"Se dijo de Abba Agathon que durante tres años se puso una piedra en la boca hasta que pudo observar el silencio. "

Lo que me habla allí es que él está observando el silencio.

De hecho, este silencio no es tanto una ausencia de discurso como escuchar.

Y, a pesar de nuestras creencias, el silencio no obstaculiza el silencio. Él es el útero de la palabra, como su útero.

El silencio es Y de él viene la vida.

Las condiciones externas pueden favorecer mi percepción, pero el desafío es escuchar el silencio que vive en mí, que está allí dentro de mí, independientemente de la cantidad de decibelios que me rodean.

Practicar el silencio a veces parece imposible, pero está allí, justo allí, al alcance de mi atención.

Escuchar el silencio no es cortar el sonido.

Se trata del orden de una experiencia donde, a través del ruido y mis distracciones, percibo su presencia.

Me está dando cuenta de lo que está más allá de las palabras.

Es hablar con la Vida que se entrega y me renueva.

Quizás es por eso que la liturgia consagra el Sábado Santo, la víspera de la Resurrección, como el día del gran silencio.

Se dice que en el elevador del Papa Francisco cuelga un icono que representa a la Virgen María llevando el dedo índice a su boca, ¡la Virgen del silencio!

Se nos recuerda la necesidad de escuchar diariamente durante unos minutos este silencio que vive en nosotros.

Jean-Guilhem Xerri Psicoanalista y ensayista

 
QUESTIONNAIRE SUR LA ROUTE DE L’ÉGLISE/QUESTIONÁRIO NA ESTRADA DA IGREJA/QUESTIONNAIRE ON THE ROAD OF THE CHURCH/CUESTIONARIO SOBRE EL CAMINO DE LA IGLESIA

1. Quelle est la question la plus importante pour votre vie?
2. Avez-vous une communauté orthodoxe à proximité de chez vous qui favorise la langue vernaculaire tout en manifestant son lien à la catholicité par le maintien de certaines partie de la Liturgie dans la langue de son Eglise-mère ?
3. Quand avez-vous lu le saint Évangile la dernière fois?
4. Quel est votre sainte ou votre saint préféré?
5. Aimez-vous passer du temps à la prière?
6. Êtes-vous émerveillée par la sagesse du Créateur quand vous regardez la Création?
7. Sentez-vous dans votre cœur  la capacité à aimer tous les hommes?
8. Vous arrive-t-il d’éprouver de la compassion pour tous ceux qui souffrent?
9. Avez-vous déjà éprouvé de la compassion pour les méchants qui sont sur terre?
10. Vous arrive-t-il de verser des larmes en pensant à vos propres péchés?
11. Désirez-vous être pardonnée de Dieu et des hommes?
12. Pensez-vous à votre propre mort?
13. Croyez-vous que Jésus Christ est Dieu avec le Père et l’Esprit?
14. Croyez-vous que Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts?
15. Aimez-vous donner à la Vierge Marie le nom de Mère de Dieu?*
16. Est-ce que la beauté est importante dans votre vie?
17. Vous sentez-vous capable de donner votre vie pour la personne que vous aimez le plus au monde?
18. Vous sentez-vous capable de prier pour vos ennemis?
19. Quelle image vous faites-vous de Dieu?
20. Êtes-vous impatiente de connaître la vie éternelle?
21. Est-ce que la pensée que Dieu est infiniment bon vous console dans l’épreuve?
22. Avez-vous déjà fait l’expérience de rendre grâce à Dieu pour tout et pour tous?

 

* Mère de Dieu en tant que le Verbe incarné est Vrai Dieu et Vrai Homme.

1. Qual é a pergunta mais importante para sua vida?
2. Você tem uma comunidade ortodoxa perto de você que promove a linguagem vernacular enquanto mostra sua conexão com a catolicidade, mantendo parte da liturgia na língua de sua igreja mãe?
3. Quando você leu o Santo Evangelho da última vez?
4. Qual é o seu santo ou santo favorito?
5. Você gosta de gastar tempo orando?
6. Você fica impressionado com a sabedoria do Criador quando olha para a Criação?
7. Você sente em seu coração a capacidade de amar todos os homens?
8. Você já sentiu compaixão por todos aqueles que sofrem?
9. Você já sentiu compaixão pelos iníquos na terra?
10. Você já derramou lágrimas ao pensar em seus próprios pecados?
11. Você quer ser perdoado de Deus e dos homens?
12. Você pensa em sua própria morte?
13. Você acredita que Jesus Cristo é Deus com o Pai e o Espírito?
14. Você acredita que Jesus Cristo ressuscitou dos mortos?
15. Você gosta de dar à Virgem Maria o nome de Mãe de Deus?
16. A beleza é importante em sua vida?
17. Você se sente capaz de dar a vida pela pessoa que mais ama no mundo?
18. Você se sente capaz de orar por seus inimigos?
19. Que imagem você faz de Deus?
20. Você está impaciente para experimentar a vida eterna?
21. O pensamento de que Deus é infinitamente bom consola você no teste?
22. Você já experimentou dar graças a Deus por todos e por todos?

* Mãe de Deus, como o Verbo Encarnado, é Deus verdadeiro e homem verdadeiro.

1. What is the most important question for your life?
2. Do you have an Orthodox community near you that promotes the vernacular language while showing its connection to catholicity by maintaining some of the liturgy in the language of its mother church?
3. When did you read the Holy Gospel last time?
4. What is your favorite saint or saint?
5. Do you like to spend time praying?
6. Are you amazed by the wisdom of the Creator when you look at Creation?
7. Do you feel in your heart the ability to love all men?
8. Do you ever feel compassion for all those who suffer?
9. Have you ever felt compassion for the wicked on earth?
10. Do you ever shed tears while thinking about your own sins?
11. Do you want to be forgiven of God and men?
12. Do you think about your own death?
13. Do you believe that Jesus Christ is God with the Father and the Spirit?
14. Do you believe that Jesus Christ rose from the dead?
15. Do you like to give the Virgin Mary the name of Mother of God?
16. Is beauty important in your life?
17. Do you feel able to give your life for the person you love most in the world?
18. Do you feel able to pray for your enemies?
19. What image do you make of God?
20. Are you impatient to experience eternal life?
21. Is the thought that God is infinitely good consoles you in the test?
22. Have you ever experienced giving thanks to God for all and for all?

* Mother of God as the Incarnate Word is True God and True Man.

1. ¿Cuál es la pregunta más importante para tu vida?
2. ¿Tiene una comunidad ortodoxa cerca de usted que promueve el lenguaje vernáculo mientras muestra su conexión con la catolicidad al mantener parte de la liturgia en el idioma de su iglesia madre?
3. ¿Cuándo leíste el Santo Evangelio la última vez?
4. ¿Cuál es tu santo o santo favorito?
5. ¿Te gusta pasar tiempo orando?
6. ¿Te sorprende la sabiduría del Creador cuando miras a la Creación?
7. ¿Sientes en tu corazón la capacidad de amar a todos los hombres?
8. ¿Alguna vez has sentido compasión por todos los que sufren?
9. ¿Alguna vez has sentido compasión por los impíos en la tierra?
10. ¿Alguna vez has derramado lágrimas mientras piensas en tus propios pecados?
11. ¿Quieres ser perdonado de Dios y de los hombres?
12. ¿Piensas en tu propia muerte?
13. ¿Crees que Jesucristo es Dios con el Padre y el Espíritu?
14. ¿Crees que Jesucristo resucitó de los muertos?
15. ¿Te gusta darle a la Virgen María el nombre de Madre de Dios?
16. ¿Es importante la belleza en tu vida?
17. ¿Te sientes capaz de dar tu vida por la persona que más amas en el mundo?
18. ¿Te sientes capaz de rezar por tus enemigos?
19. ¿Qué imagen haces de Dios?
20. ¿Estás impaciente por experimentar la vida eterna?
21. ¿El pensamiento de que Dios es infinitamente bueno te consuela en la prueba?
22. ¿Alguna vez has experimentado dar gracias a Dios por todos y para todos?

* La Madre de Dios como Verbo Encarnado es Dios verdadero y Hombre verdadero.

Comment le Christ sera-t-il manifesté dans l'Eglise?

Comment le Christ sera-t-il manifesté dans l'Eglise, sinon par l'unité des pensées, des désirs et des volontés, par un même sentiment de l'unité profonde, humaine et spirituelle, qui existe entre les enfants du Dieu unique, ceux qui ne sont nés ni du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu (Jn 1,13) ?

 

Comment témoigner devant le monde que Dieu est un, sinon par l'unité de ceux qui sont nés de Lui ? Comment le monde pourra-t-il croire que Jésus Christ est le Fils unique de Dieu, sinon dans la mesure où seront fils ensemble ceux qui croient en lui, dans la mesure où seront « un » ceux qui sont nés de Dieu par sa mort pour eux sur la croix et sa résurrection où il les entraîne, qui se sont maintenant unis à son corps, à son sang et à son Esprit, et qui, par conséquent, sont tous devenus membres d'un même Corps?

 

Il ne faudrait pour autant pas perdre de vue que ce qui nous pousse à rechercher cette catholicité et cette unité de l'Eglise, ce n'est pas simplement un zèle théologique, ou l'idéalisme, ni même un remords de conscience. Ce doit être notre foi, notre amour, c'est-à-dire la nouveauté de notre nouvelle naissance, qui vient du ciel et que nous ne pouvons réellement vivre en dehors de la catholicité et de l'unité de l'Eglise.

 

L'homme nouveau ne peut aucunement vivre comme «une partie» séparée des autres parties, encore moins dans l'hostilité ou la haine à leur égard. L'homme nouveau ne peut être qu'un «Tout», il ne peut être que «Un», car il est d'une nature catholique et d'un Père qui est Un. La nouvelle nature une reçue à la naissance par chacun dans l'Eglise est celle qui fait que tous sont Un (Ga 3,28 et Jn 17,21) par la grâce et l'Esprit. L'amour impose son autorité divine et universelle. L'unique paternité du Père imprègne ceux qui sont nés de lui, à l'image du Christ, le Fils unique.

 

L'Eglise est donc catholique parce qu'elle est le corps du Christ immolé par amour pour le monde entier, qui rassemble en lui toutes choses (Ep 1,10). L'Eglise est une parce qu'elle est la demeure qu'on ne peut briser, celle du Père. Et maintenant, nous attendons avec une grande impatience, dans la prière et les larmes, avec la sensibilité de l'homme nouveau, que se réalisent la catholicité et l'unité de l'Eglise dans le monde entier.

 

Père Matta El Meskyne, père spirituel du monastère Saint Macaire en Egypte

 

(Extrait de "La Communion d'Amour, Abbaye de Bellefontaine, SO 55 - 1992)

UN FRESQUISTE ET ICONOGRAPHE RUSSE

 

CONTEMPORAIN: L'ARCHIMANDRITE ZENON

 

 

Archimandrite Zenon en 2008 à la Cathédrale St-Nicolas, Vienne.
 
Par Aidan Hart, publié sur Orthodox arts journal.
 
Je ne suis pas donné à l'adulation: il place un fardeau trop lourd d'attente sur le malheureux destinataire, et entrave souvent l'adorateur. Mais je dois avouer que je suis à la limite de l'adulation pour les œuvres du peintre iconographe et fresquiste russe contemporain, l'archimandrite Zenon (Teodor).
 
De temps en temps un iconographe apparaît, qui est libre et traditionnel, un vent de fraîcheur, une nouvelle plante dans une forêt de conformité. Tel est le père Zenon. Ses œuvres résonnent d'authenticité. Il apprend constamment des différentes traditions iconographique, de l'Occident comme de l'Orient, s’exposant a de nouvelles influences - d'abord de l'école de Moscou d’André Roublev, puis d’ancienne oeuvre Byzantine, Romane, Arménienne, et plus récemment, des œuvres de Ravenne et de la Rome des premiers siècles. Il déterre les secrets des chefs-d’œuvre, les fait siennes, puis il peint sans travail apparent.
 
Un esprit de timidité, si ce n’est de peur, domine toujours la renaissance de l’icône du siècle dernier. C’est une réaction compréhensible à plusieurs siècles de non-respect de la tradition, mais c’est une réaction et non pas un état sain dans lequel rester. Alors que la plupart des iconographes contemporains rejettent le sentimentalisme et le naturalisme des œuvres du XIXe siècle, et copie les icônes byzantines et russe médiévales comme un antidote, la plupart d'entre nous sont encore essentiellement des copistes, et trop souvent de mauvais copistes. Et, naturellement, ce sont les mêmes chefs-d’œuvre qui sont sans cesse reproduit, ce qui a pour effet malheureux de rabaisser les œuvres mêmes que nous aimons tant.
 
Mais alors des personnes comme le père Zenon arrivent, qui ouvrent toutes grandes les portes et les fenêtres de cette salle périmée et nous montre ce qu’est une tradition authentique. Ils se nourrissent directement aux sources, recherchant l'esprit plutôt que la forme des icônes médiévales. Ils respirent la sainte lumière et l'air de la liturgie, de la prière intérieure, le Saint-Esprit de Dieu Lui-même, et unissent cette vie au grand don artistique. Être un grand iconographe nécessite non pas seulement la piété, ni seulement des compétences, mais les deux mariés.
 
Ces personnes s’immergent dans le corpus existant des icônes médiévales comme un étudiant devant leur maître. Mais dans la plénitude des temps, ils quittent la maison et développe leur propre voix. Ils n’ont pas la timidité de rester à jamais sous le toit de leur maître, en sécurité mais triste. Les graines sont destinés à être emportés de l'arbre mère, et à croître dans le sol frais.
 
Alors que le métissage produit une déformation, l’isolationnisme guinde l’iconographie. L'isolationnisme peut prendre la forme d’une croyance qu’à une époque une culture est plus spirituelle et donc la seule vraiment digne d'être imité, ou qu’être iconographe en soi c’est toujours de copier le travail des grandes époques passées. Mais des iconographes comme le père Zenon ouvrent des perspectives, et nous montrent par leur travail que la tradition est vivante. Leurs icônes sont des enfants d'une créativité nourrie non par l’isolement, mais par la Sainte Liturgie.
 
Depuis peu il y a des écrits en anglais à propos de l'Archimandrite Zenon, je tiens à vous présenter sa vie, ses pensées et icônes. Si un lecteur peut corriger ou ajouter à mes recherches, je lui serais très reconnaissant.
 
Une courte biographie
 
Père Zenon - dans le monde Vladimir Theodore - est né dans le sud de l'Ukraine en 1953, de sorte que les trente-huit premières années de sa vie se sont passées sous le communisme athée. Lui et sa famille vivait dans la région de Mykolaïv près d'Odessa, dans la petite ville de Pervomaïsk. Dans les interviews, il a souvent souligné que cette région était autrefois une très grande colonie Grecque. Ce fait pourrait bien avoir influencé sa convictions que l'iconographie russe doit retourner à ses racines byzantines si elle souhaite atteindre à nouveau les sommets qu'elle a obtenu au XVe siècle.
 
Son père était éleveur et sa mère comptable. Comme c’était souvent le cas à l'époque communiste, il a été emmené par sa grand-mère à l'église étant enfant. Les parents pouvaient perdre leur emploi pour une telle chose, mais le KGB pensait que les baboushkas retraités étaient assez inoffensives!
 
Père Zenon rappelle dans une interview avec Mikhail Serdyukova qu’ étant à l'église à l'âge de trois ans, il a été frappé par la beauté et le mystère des offices : «Je me souviens très bien recevoir la communion, et l'atmosphère inhabituelle - je n’avais jamais vu une telle chose nulle part ailleurs: calme, beau et inexplicablement mystérieux. Même la discipline liturgique que j’ai connu me semblait spéciale: elle forme le caractère, mais sans faire peur. Je me souviens encore la merveilleuse odeur de l'encens, et le prêtre nommé Père Jean ... " Cette église a été détruite plus tard dans les années 1960 par le gouvernement soviétique locale.
 
Vladimir avait toujours dessiné, c’était donc sans surprise qu’en 1969, il s’inscrit pour des études d'art à l'École d'Art d'Odessa dans le département de la peinture. La formation de l'art russe, bien que quelque peu académique, est généralement très approfondie, et cela à muni le futur père Zenon d’une grande facilité comme dessinateur.
 
C’est dans sa seconde année à l'école d'art qui, à travers l'art, il a rencontré les Évangiles et a trouvé la foi orthodoxe pour lui-même. "Chaque artiste est confronté à des œuvres de maîtres anciens dont les sujets sont basés sur la Bible, les récits évangéliques. Ces peintures, soulèvent des questions dont les réponses peuvent seulement être données par les Évangiles. L'Évangile est la pierre angulaire, l'ABC de la compréhension de la vie humaine en général et de la peinture en particulier. Sans les Évangiles, les anciens maîtres sont incompréhensibles ". (1)
 
Après sa conversion, il a commencé à peindre des icônes. C’était une occupation dangereuse puisque les icônes pouvaient être interprétées par les autorités comme une forme de propagande anti-soviétique, une infraction punissable. Il n'y avait aucun enseignant d’iconographie disponibles à Odessa, ainsi Vladimir était obligé d'apprendre en copiant à partir de reproductions et des originaux médiévaux, bien que très peu de bons exemples existaient où il vivait.
 
Après ses études à l'école d'art d'Odessa, Vladimir remplies ses deux années obligatoires dans l'armée soviétique, mais en tant que peintre. Puis en 1976, il devint moine au monastère de la Dormition des grottes de Pskov (aussi connu comme Pskov-Pechory ou Pskov-Pechersky). Plutôt non traditionnel pour sa précipitation, trois semaines seulement après son arrivée l'abbé nommé Vladimir pris ses vœux et l’ordonna au diaconat. Quarante jours plus tard, le diacre Zenon était ordonné prêtre. On a l'impression à partir d’interview données plus tard qu'il aurait préféré ne pas être ordonnés, mais rester concentré sur son ministère d’iconographe. Mais il se sentait obligé d'obéir à son abbé, ou de risquer d'être appeler à quitter le monastère pour désobéissance.
 
La peinture d’icône de l'archimandrite Zenon a continué de se renforcer. Après deux ans et demi au monastère, en 1979, le Patriarche Pimen, lui-même un expert et connaisseur de l'iconographie, a appelé ce nouvel iconographe prometteur à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Ce monastère est le coeur spirituel de l'église russe, et à ce moment était aussi le siège du Patriarcat. Père Zenon y a vécu pendant les sept prochaines années, où il a créé, entre autres choses, l'iconostase pour la chapelle de la crypte de la cathédrale de la Dormition.
 
En 1983, le Patriarche demandait au père Zenon de participer à la restauration et à l’ornementation du monastère saint-Daniel à Moscou, qui cette année est devenu la résidence officielle du Patriarche de Moscou et le siège de l'église orthodoxe russe. Il a vécu et travaillé à Danilov pendant un an tout en peignant les icônes pour l’église de la crypte.
 

 

Iconostase de l'église de la crypte du Monastère Saint-Daniel, Moscou, 1984, peint par le père Zenon.
C’est en travaillant à Danilov qu'il a commencé à être considéré comme l'un des principaux iconographes en Russie, et aussi à recevoir des invitations de l'étranger. Toutefois, il a trouvé la vie trépidante de ces deux grands monastères difficiles, et après un an a demandé une bénédiction pour retourner au monastère de Pskov-Pechersky, où il est allé en 1985.
 
Durant les huit prochaines années tout en vivant à Pskov il travaillait principalement sur les commandes de divers iconostases. De 1985 à 1986, par exemple, il peint l'église de Sainte-Parascève dans la région de Vladimir, puis les icônes de l'iconostase de la chapelle du martyr Cornelius à l’intérieur de l'église Saint-Nicolas dans son monastère.
 

 

Eglise basse St-Cornelius dans l'église St-Nicolas du Monastère de Pskov-Pechery, 1985-1986.

 

Ascension, iconostase de l'église saint-Cornelius.

En 1988, il peint l'iconostase de l'église basse de saint Séraphim dans l'ancienne cathédrale de la Trinité à Pskov, en 1990 pour celle de la Protection de la Mère de Dieu au monastère de Pskov-Pechery. Et de 1989 à 1991 pour l'église des Saints de Petchersk sur la Colline.
 

 

Eglise basse St-Séraphim, dans la Cathédrale de la Sainte-Trinité, Pskov.

 

Eglise de la Protection, Pskov-Pechory.

Depuis environ 1988 l’archimandrite Zenon a commencé à s’éloigner de la période Moscovite du 15ème siècle pour son inspiration et a dessiner des modèles plus anciens, mais encore à ce moment principalement de Russie, comme des icônes du 12ème siècle de Kiev et de Yaroslavl.
 

 

1988, Notre Dame du Signe, Crypte église St-Séraphim, Cathédrale de Trinité, Pskov.
Stylistiquement issu des œuvres de Yaroslavl du XIIe siècle.

 

Détail de Notre Dame du Signe, 12e siècle, Yaroslavl,
montrant la base de l'oeuvre du Père Zenon pour l'église St-Séraphim, 1988.

En effet, comme nous l'avons déjà indiqué et comme nous le verrons plus en détail ci-dessous, son inclination au fil des ans a été de s’appuyer sur des modèles de plus en plus anciens, et plus récemment sur les mosaïques du sixième siècle de Ravenne, en Italie, et les portraits à l'encaustique romano-égyptiens des premier et deuxième siècles. En fait, au cours des dernières années, il a commencé à peindre des icônes sur planches en utilisant cet ancien medium qu’est l’encaustique, c’est de la cire mélangée avec un pigment, utilisé soit chaude ou comme une émulsion avec de l’huile et des résines.
 
En 1991, le communisme soviétique s’est effondrée, apportant avec lui une plus grande liberté pour l'Église en Russie. Au cours des années suivantes de nombreux temples étaient rétablis à la propriété de l'Église, ce qui a créé une énorme demande pour de nouveaux iconostases et peintures murales. Ceci, combiné avec sa renommée croissante, conduit le Père Zenon a recevoir de plus en plus de commande, et pas seulement en Russie, mais aussi de l'étranger, tels que le Monastère du Nouveau-Valaam en Finlande, et plus tard, d’Italie, de Belgique, de Vienne et de Grèce.
 

 

1992, Réfectoire du Monastère du Nouveau-Valaam, Finlande.

Mais puisque le communisme athée avait écrasé toute l’iconographie, il était très difficile pour les peintres en herbe d'apprendre l'art. Ainsi, après la chute du communisme de nouveaux peintres d'icônes ont dû être formés pour répondre à la demande croissante. Dans cet esprit, en 1994 l'État Russe a rendu à l'Église orthodoxe russe l'ancien Monastère de la Sainte Transfiguration (Spaso-Preobrazhensky) de Mirozhsky, Pskov, à la condition que l'Église y établisse une école de peinture d'icônes. Père Zenon conduit cette école, la transformant en une véritable fraternité de peintres - un phénomène unique, alors pour la Russie.
 
Dans le cadre du renouveau du monastère le père Zenon et son équipe restaurent l'église de St. Etienne le Protomartyr, notamment la création et l’ornementation d’une iconostase en pierre brute avec des icônes fresquées.
 

 

1995, fresque de l'iconostase de l'église St-Etienne, Monastère de Mirozhsky, Pskov.

Étant son propre monastère, le père Zenon avait la liberté de faire une cloison [d’icône] qui exprimait sa conviction que la cloison elle-même doit être assez simple pour ne pas distraire le spectateur des icônes. En fait, au cours des années à venir ses conceptions d’iconostase devaient se rapprocher de plus en plus des faibles barrières de l'Église primitive.
 
Son travail et les étudiants le visitant l’on de plus en plus mis en contact étroit avec les chrétiens non-orthodoxes et avec l'ancien art chrétien occidental. Par exemple, en 1994, le monastère bénédictin de Chevetogne, en Belgique, lui a commandé deux peintures murales, pour lequel il a dessiné un style roman.
 

 

Christ en Gloire, Chevetogne, Belgique.

En 1995, il a commencé une relation d'enseignement avec l’école d’iconographie de Seriate «Russia Cristiana » à Bergame, en Italie, où les enseignants et les élèves de l'école étudie sous le Père Zenon à Mirozhsky.
 
Il est venu à croire - ce qui est controversée du point de vue officiel orthodoxe - qu'il n'y avait aucun obstacle pour l'intercommunion entre catholiques et orthodoxes. En Novembre 1996, le Père Zenon a été suspendu de la prêtrise par l'Archevêque Eusèbe de Pskov et Velikiye pour avoir reçu la communion d'un prêtre catholique romain, l’archiprêtre Romano Scalfi Directeur de la l’école d’icône de Seriate, lors d’une messe catholique tenue au monastère de Mirozhsky. Ce n’est qu'en 2002 qu'il a été restauré au ministère sacerdotal, par ordre du patriarche Alexis II.
 
Au cours de ces six années de suspension de la prêtrise le père Zenon se retire quelque peu de la scène publique et s’installe dans le village de Gverzdon, à la frontière de la région de Pskov et de l'Estonie. Une petite communauté se rassemble autour de lui, et un atelier d'icône et de menuiserie se développe. Finalement, sur une période de cinq ans le père Zenon et ses assistants ont construit une petite église en pierre dans le style roman.
 

 

Chapelle à Gverzdon.

Des photos publiées de son travail, il semble que pendant cette période, de 1996 à 2002, il a travaillé principalement sur des icônes (planches) commandées par des particuliers. Ces travaux révèlent une recherche créative dans laquelle le père Zenon a continué à gagner en inspiration pour une grande variété de types d'icônes, y compris romane, enluminures arméniennes, et en particulier le Ménologe byzantin de Basile II, un volume d'enluminures peint autour de l’an 1000.
 

 

Croix d'inspiration romane, 2000.
Entrée à Jérusalem.
Comparer avec son prototype (prochaine image).

 

Entrée à Jérusalem, Arménien, 1286, Cilicie.

 

La Présentation du XC au Temple, par le père Zenon, 2000.
Comparer avec son prototype (prochaine image).

 

Menologe de Basil II, Byzantin, 1000.
Depuis sa restauration à la prêtrise ses commandes d'icônes l'ont amené à vivre dans différents endroits, même si je crois que sa base est toujours sa petite communauté monastique dans le village de Gverzdon, qui comprend deux moines. Entre 2003 et 2005 Père Zenon peint l'église de saint Serge de Radonège à la gare de Moscou "Semkhoz" dans le quartier Pouchkine, érigé sur le site de la mort du prêtre Alexandre Men.
 

 

Chapelle St-Serge de Radonège, Moscou, gare "Semkhoz", 2003-2005.

 

Saint Jean Damascène, fresque de l'iconostase, chapelle "Semkhoz".

Puis à partir de Novembre 2006 et Septembre 2008, lui et une équipe considérable d’assistant fresque la grande cathédrale orthodoxe russe Saint-Nicolas à Vienne. Son équipe comprenait les peintres russes Eugene Malyagin, Anton Kouchans, Ilya Ivankin, Alexander Mysyk, Vassili Sokolov, et Anna Kashirina, ainsi que Yaroslav et Ioanna Yakimchuk de Pologne et Tatiana Shilovskaya d’Autriche.
 

 

2006-2008, Cathédrale St-Nicolas, Vienne.
 
La Nativité du XC, Cathédrale St-Nicolas, Vienne, 2006-2008.

Comme quelqu'un l'a observé, ces peintures murales utilisent comme style d’inspiration "des exemples classiques d’icônes russe pré-mongole et des Balkans - calme, harmonieuse et noble. Ce style est très en phase avec notre époque, ce qui nécessite une profondeur et une clarté évidente." Récemment l'église inférieure de St-Nicolas a également une nouvelle iconostase de marbre conçu par le père Zenon, avec des icônes peintes par lui.
 
De 2009-2010, il fresques une chapelle du monastère Simonopetra au Mont Athos. Les scènes dans ces peintures murales sont stylistiquement inspirés par la Ménologe de Basile II de l'an 1000.
 

 

SimonosPetra, Mont Athos, 2009-2010

 

Les Mages, SimonosPetra, Mt Athos, 2009-2010.

De 2012 à 2013 le Père Zenon a travaillé sur l'église basse de la cathédrale Feodorovsky à St-Pétersbourg.
 

 

Eglise inférieure de la Cathédrale Feodorovsky, St-Péterbourg, 2012-2013.

 

Les Apôtres, détail, Cathédrale Feodorovsky.

En raison de la révolution communiste cette église inférieure n’avait jamais été décorée comme prévu par les fondateurs, mais les documents existants mettent en évidence que leur intention était de fonder sa conception sur l'architecture de l'église des premiers siècles et son iconographie. Fidèle à cette vision, le père Zenon a puisé son inspiration pour les peintures murales des mosaïques du 6e et 7e siècle de Ravenne et des manuscrits enluminés des premiers siècles. Les icônes sur planche peinte à l'encaustique sont influencées en partie par les œuvres célèbres du Sinaï et des œuvres romaines des premiers siècles. Il a également conçu une barrière simple et basse au lieu de l‘habituel cloison d‘icône, et un ciborium au dessus de la Sainte Table, une ancienne tradition que l’on trouve par exemple du temps de l'empereur Constantin sur le tombeau du Christ à Jérusalem.
 

 

Sant Apollinare nuovo, Ravenne, 6e s.

 

Scènes de l'Ancien Testament, Cathédrale Feodorovsky, (comparer avec la prochaine image).
photo par Jim forest.

 

La vision d'Ezechiel, enluminure, 879-883.

 

Sts Pierre et Paul, Cathédrale Feodorvsky, St-Pétersbourg.
(Comparer avec la prochaine image)

 

St Pierre, Sinaï, 7e siècle.

 

Crucifix, Cathédrale Feodorovsky.
(comparer avec la prochaine image)

 

Crucifixion, fresque, église Santa Maria Antiqua, Rome, 741-752.
 
Pourquoi ses œuvres sont-elles hautement considérées ?
 
Les icônes de l'archimandrite Zenon et ses peintures murales affiche une maîtrise artistique et véhiculent la sainteté et la gravité des saints et des événements qu'ils décrivent. Comme un catalogue d’exposition récent l‘exprime : « Père Zenon se distingue par sa brillante habilité au dessin, sa recherche créative courageuse, et l'ouverture de sa position théologique". (2). On sent que ses œuvres sont anciennes mais originales. Cela vient, je crois, d'une union d’un don artistique très développé, le courage d'explorer de nouvelles voies, de la vie au sein de la Sainte Liturgie et de la prière. Il veut toujours se rendre à la source, à l'essence des choses.
 
Ci-dessous quelques-uns des éléments qui, je pense font de lui un peintre d’icône grand et influent.
 
 

 

La forme
 
Père Zenon a une compréhension consommé de la forme. Sa draperie est claire et logique, et ses figures affiche une bonne compréhension de l'anatomie. Bien que les icônes ne soient pas naturaliste, elles sont basées sur les formes du corps humain créé par Dieu. Les icônes ne faussent pas ces formes, mais les transfigurent, et cela nécessite une connaissance de ce qu'elles sont avant que nous les résumions. Comme le sculpteur Constantin Brancusi a déclaré, "La simplicité est la complexité résolue".
 
Père Zenon a aidé à restaurer pour la peinture russe une compréhension plus profonde de la forme. Dans une recherche d'une spiritualité accrue, l'iconographie russe du XIIIe au XVIe siècle avait tendance à aplatir et, certains diraient, dématérialiser le sujet, une tendance qui atteint son apogée dans les figures allongées de l'école de Moscou incarnés par André Roublev et Denys. Père Zenon considère hautement ces œuvres de cette école de Moscou, mais pense que nous ne pouvons pas recréer de telles œuvres de maître sur un vide. Il croit qu'un iconographe contemporain doit passer par le stade premier du byzantin, pour obtenir leur compréhension profonde de la forme comme héritée des périodes hellénistique et romaine. Il écrit:
 
Depuis que la tradition spirituelle vivante a été complètement coupée, le niveau de notre développement spirituel est très faible. Il est donc irréaliste de commencer par les plus hautes réalisations du 15ème siècle [Russe] de la peinture d'icônes. Ils sont sans aucun doute au-delà de la compréhension de l'homme moderne. Nous devons aller plus loin à nos origines spirituelles par la maîtrise de la tradition byzantine.
 
Chaque peintre d'icône devra marcher sur le chemin parcouru par les premiers peintres d'icônes russes suite à l'adoption du christianisme en Russie. Et ils imitaient les modèles Grecs. " (3)
 
Peut-être est-ce parce qu'il a vu la nécessité de renouveler un sens de la structure dans l'iconographie russe que le père Zenon a relancé la technique de peinture de la « membrane » , dans laquelle l'artiste établit une première forme en utilisant une ébauche monochrome.
.
 

 

L'étape de la première ébauche dans la technique de la membrane

Cela est suivi par un glacis semi translucide de teinte moyenne (la couche de la membrane), qui est ensuite suivie d'une nouvelle modélisation et coloration en utilisant deux teintes plus claires et plus sombres.
 
La technique de la sous-couche contraste avec la méthode du proplasme, qui a été la technique dominante utilisée par les iconographes du monde entier pendant les six derniers siècles et plus. Pour cela, la première étape consiste à appliquer une couche unie de tonalité plus sombre, et par la suite développer avec des tons de plus en plus légers.
 
Merci en grande partie au père Zenon, la technique de la membrane est maintenant de plus en plus utilisés dans le monde entier.
 
Fait intéressant, la première description détaillée de la méthode de la membrane se trouve dans un travail écrit, ou peut-être compilé, par un artiste Allemand. "Sur Divers Arts" qui a été écrit entre 1100 et 1120 par une personne utilisant le pseudonyme Théophile le Presbytère, que de nombreux chercheurs croient être le moine allemand bénédictin et orfèvre Roger de Helmarshausen. C’était ce livre que l’archimandrite Zenon a étudié afin d'apprendre et de faire revivre la technique de la membrane, car Théophile affirmait qu'il décrivait les méthodes utilisées par les peintres byzantins de son temps. C’est typique de l'esprit ouvert et curieux du père Zenon qui a utilisé une source occidentale pour faire revivre une tradition byzantine orientale!
 
Retour à l'essentiel
 
Le Père Zenon sait comment adapter le détail au milieu - une fresque peut être plus audacieuse qu’une peinture sur planche, par exemple. Il adapte aussi le style de ses icônes au contexte culturel, en utilisant par exemple le Roman pour les églises en Europe occidentale. Bien qu’il soit habile avec un pinceau et peut ajouter des détails si l'icône l'exige, il sait quand aller à l'essentiel et quand ajouter des ornements qui améliorent le sujet. Cela nécessite à la fois, sensibilité artistique et connaissance théologique.
 
Une bonne mémoire visuelle permet aussi de garder l'essentiel, car cela permet d'épargner au peintre de constamment se référer à une image et donc être tenté d'inclure tous les détails qui y sont contenues. La mémoire a tendance a stocker l'essentiel et a laisser de côté les détails.
 
À cet égard, cela rappelle le grand iconographe Théophane le Grec (1340-1410). Son ami, le chroniqueur russe Épiphane le Sage, a écrit de Théophane qu '«il ne peint pas comme les peintres russes font, regardant leurs cahiers quand ils peignent », mais peint directement sur le mur sans avoir recours à ces livres, tandis qu’il discourait sagement avec les spectateurs qui s’étaient réunis pour le regarder. Lorsque le travail l'exigeait, Théophane peignait avec beaucoup de vigueur et de rapidité, fresquait de vastes espaces dans un court laps de temps (Epiphane lui attribue d’avoir fresqué quarante églises dans sa vie). Père Zenon dans cet esprit peint en une semaine, les six icônes fresquées de l’iconostase de pierre de l'église de Saint-Serge de Radonège à la gare Semkhoz.
 
Le peintre comme théologien et penseur
 
L’archimandrite Zenon est un penseur ainsi qu’un peintre. La technologie moderne rend disponible en ligne et dans les livres un vaste éventail d'icônes. L’intelligence et un sens raffiné de la justesse esthétique et liturgique est nécessaire à l'iconographe moderne afin de discerner ce qu’il faut ignorer et ce qu’il faut utiliser dans cette multitude. Lorsqu'une icône est demandée pour une église particulière et un sujet particulier, l'intelligence est nécessaire pour adapter l'icône à ce lieu et thème. Le savoir-faire sans pensée est le travail des machines, mais le savoir-faire reliée à une pensée et la prière reflète la gloire, apporte la liberté, inspire.
 
Courageuse humilité
 
Père Zenon est intrépide. Il a dit dans une interview qu'il ne se soucie pas de ce que les gens pensent de lui:
 
Il faut être honnête avec soi-même et avec les membres de l'Église. Les autorités de l'Église essaient de plaire à tous: à la fois à droite et à gauche, le monde séculier et le monde de l'Église. Mais il est impossible de plaire à tout le monde. Le Christ était sans péché, mais même Lui n'a pas plu à tout le monde. (4)
 
Bien sûr, cela peut être pris de deux façons diamétralement opposées. Soit cela signifie qu’on est égocentrique, ou cela signifie qu’on est centré sur Dieu. Si c’est la première, nous pouvons recevoir la nouveauté de l'artiste, mais cette nouveauté ne nourrit pas notre esprit, qui a soif de l'Esprit Saint. Mais si c’est la seconde, nous recevons les fruits du paradis de l'artiste. Mais ce que les gens aiment peut être ce qu'ils ont l’habitude plutôt que ce qui les inspireraient au mieux. Un iconographe s’attache à des choses plus élevées et pas à la mode actuelle, qui nous apportera des fruits frais plutôt que des fruits secs.
 
Père Zenon a acquis une réputation dans les cercles orthodoxes russes, de penseur assez radical. À un moment donné, selon le Wikipedia Russe, il a promu le remplacement de l'ancienne langue slave utilisé dans les offices russe, par le russe moderne, signant à cette fin un appel lancé le 10 Avril 1994 par l'Institut chrétien orthodoxe Saint Philarète. Il a plus tard changé son point de vue à ce sujet. Nous avons déjà noté ses vues sur l'intercommunion avec les catholiques romains, et dans le domaine iconographique nous avons déjà noté sa référence croissante aux barrières basses [chancel] au lieu des iconostases médiévales à plusieurs niveaux.
 
Éclectisme
 
Père Zenon est éclectique. Comme nous l'avons déjà vu, il a au fil des ans puisé à un large éventail d'influences en dehors de la période classique de St André Roublev : des mosaïques de Sicile; aux enluminures arméniennes; et aux enluminures byzantines; des fresques et icônes romane; aux mosaïques de Ravenne du sixième-septième siècles; et aux icônes romaine des premiers siècles.
 
À l'époque médiévale les iconographes, à moins qu’ils aient beaucoup voyagé, sont normalement exposés à une gamme très limitée de styles d'icône. Mais aujourd'hui, grâce aux voyages pas cher, aux livres, à Internet, et aux expositions nous sommes exposés à une grande variété de travaux. On ne peut pas l'ignorer. D'autre part, il y a un danger que nous prenions au hasard, et nous perdions dans ce pléthore d'influences, d’en faire un patchwork dissonant, et de ne pas trouver notre propre voix. Mais le père Zenon parvient à absorber ces écoles, de prendre l'essence et la force de chaque tradition et de les faire sienne, de les adopter avec raison comme approprié pour l'endroit où ils sont peints. Donc, il utilise un style romain dans une église italienne, ou une fresque romane pour le rite occidental de l'église de l'abbaye de Chevetogne, en Belgique.
 
Proportion et harmonie
 
Dans une discussion tenue au centre éducatif de la cathédrale Feodorovsky, St-Pétersbourg en 2012, le père Zenon a souligné la nécessité d'utiliser de bonne proportion dans la structuration de tout l'art de l'église. Il a parlé notamment du nombre d'or, en disant que, puisque cette proportion se retrouve tout au long de la création de Dieu, alors l'artiste liturgique doit également l'utiliser. En regardant ses œuvres, on est immédiatement frappé par leurs proportions agréables. Il peut être difficile de trouver un équilibre entre le mouvement et l'immobilité, mais une bonne proportion permettra de préserver le calme au milieu du dynamisme.
 
Les couleurs des icônes du père Zenon sont aussi harmonieuse. Parfois, il va peindre avec seulement quatre pigments, comme l'ont fait les anciens Romains et les Grecs qui ont souvent juste utilisé le 'tetrachromata" de noir, blanc, rouge et jaune.
 
Quelques citations, tiré d’interviews
 
D'après une entrevue avec Aleksandr Shchipkov sur Keston News Service: https://groups.google.com/forum/ - sujet / alt.religion.christian.east-orthodoxe / FDMXnDWYXcw
 
"Un peintre d'icônes n’est pas un artiste dans le sens mondain du terme. Il ne doit pas s’exprimer dans l'icône. Il doit peindre l'icône de sorte qu'elle sera une aide à la prière. La peinture d'icônes est une partie intégrante du service divin. Une icône mal peinte crisse de la même manière qu’un mauvais chant d'église, ou une lecture pauvre ou illettrées des textes de la liturgie. Le Seigneur m'a donné la possibilité de peindre des icônes. Mes talents Lui appartienne et je n’ai pas à être fier de ça".
 
"Les Latins ont toujours été différent des Byzantins, même avant le schisme [de 1054]. Les formes et les traditions ont différés. La vérité de l'Évangile a été absorbé par les cultures nationales de leur propre manière. "
 
“Il faut être honnête avec soi-même et avec les membres de l'Église. Les autorités de l'Église essaient de plaire à tous: à la fois à droite et à gauche, le monde séculier et le monde de l'Église. Mais il est impossible de plaire à tout le monde. Le Christ était sans péché, mais même Lui n'a pas plu à tout le monde. "
 
 
"L’icône est incarnée de la prière. Elle est créée dans la prière et pour la prière, qui est la force motrice de l'amour de Dieu, le désir de Lui comme beauté parfaite. Par conséquent, l'icône dans le sens authentique ne peut exister sans l'Église. Comme une façon de prêcher l'Évangile, comme un témoignage de l'Église sur l'Incarnation, l'icône est une partie intégrante de l‘office, avec le chant de l'église, l'architecture, le rituel ....
 
"Les racines de l'icône sont dans l'expérience eucharistique de l'Église. L'icône est inextricablement liée avec elle, et avec tous les niveaux de la vie ecclésiale. Lorsque le niveau spirituel de l'Église est élevé, l’art religieux est à son optimal. Quand la vie de l’Église est affaibli et en déclin, alors bien sûr l'art de l'Église s’inscrit également dans la décrépitude. L'icône devient alors souvent une image à thème religieux, et elle cesse d'être un objet de vénération et donc orthodoxe dans le vrai sens. "
 
Cité par Dimitri Kuntsevich, le chef de l'atelier de mosaïque du couvent Ste Elisabeth :
 
"Parfois, ce que vous peignez ne fonctionne pas, mais essayez encore et encore jusqu'à ce que vous réussissiez."
 
 
"La parole a perdu sa force et son pouvoir est sérieusement compromis par les médias de la culture de masse, ce qui a gravement affecté la conscience des gens et pénétré leurs âmes ... La seule façon par laquelle nous sommes en mesure de convaincre les gens est par l’unité spirituelle. "
 
«La beauté est l'un des noms de Dieu. Souvenez-vous du Psaume: «Tu es le plus beau des enfants des hommes; la grâce est répandue sur tes lèvres ». C’est une prophétie sur le Messie. La grâce représente principalement la beauté, l'élégance et l'attractivité, et en second lieu, la gentillesse et la bonté intérieure."
 
"Lorsque le temps de la persécution a pris fin, les chrétiens ont pu construire et décorer leurs temples. L'enthousiasme pour la beauté que le Christ a apporté au monde s’est 'répandu' sur les murs de l'église et les autres objets liturgiques. Lorsque le sens de la beauté était élevé, alors l’était aussi la qualité de l'art de l'église. Prenez, par exemple, les églises de Ravenne du VIe siècle. La fraîcheur de l'Évangile brille encore à travers. Si il n'y a pas de plaisir et d'émerveillement à la beauté, rien de bon ne viendra ".
 
Images et vidéos de l'œuvre du père Zenon en ligne
 
Notez, pour la recherche en ligne, son nom en russe: "Архимандрит Зинон (Теодор)". Vous pouvez obtenir une traduction approximative du texte russe en copiant et collant le texte dans https://translate.google.com/
_________________________________________________________________________________
 
1. Entrevue avec Zenon par Mikhaïl Serdyukova sur le père Zenon peignant la cathédrale de Saint-Nicolas à Vienne.
 
2. 2012 exposition de son travail dans le musée 'Yalkala', Ilichevo, près de St-Petersburg.
 
3. Russian Church Art Today, by S.V. Timchenko, 1993, Moscow, Publ. New Book Klyuch. Aucun numéro de page donné.
 
4. D'après une entrevue Aleksandr Shchipkov dans Keston News Service:  https://groups.google.com/forum/ – !topic/alt.religion.christian.east-orthodox/FDMXnDWYXcw
 
 
 
Traduction Nicolas Petit, pour Iconophile.

RISQUER

Rire, c’est risquer de paraître idiot.

Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental.

Aller vers quelqu’un, c’est risquer de s’engager.

Exposer ses sentiments, c’est risquer d’exposer son moi profond.

Présenter ses idées, ses rêves à la foule, c’est risquer de les perdre.

Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour.

Vivre, c’est risquer de mourir.

Espérer, c’est risquer de désespérer.

Essayer, c’est risquer d’échouer.

Mais il faut prendre des risques car le plus grand danger de la vie, c’est de ne rien risquer du tout.

Celui qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien, n’est rien.

Il peut éviter la souffrance et la tristesse mais il n’apprend rien, ne ressent rien, ne peut ni changer ni se développer, ne peut ni aimer ni vivre.

Enchaîné par sa certitude, il abandonne sa liberté.

Soeur Emmanuelle :

Le dimanche de la « Dédicace de l’Eglise » (Hoodhosh Eetho)

Est célèbré après "Koodhosh Eetho" (De la sanctification de l'Église) .

Saint Qurbana

    • Apocalypse 3:14-22 :
  • 14 À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris : Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu :
  • 15 Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant.
  • 16 Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.
  • 17 Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu !
  • 18 Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies.
  • 19 Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi.
  • 20 Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.
  • 21 Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.
  • 22 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.
    •  
    • Hébreux 9: 1-14 :
  • 01 La première Alliance avait donc ses préceptes pour le culte ainsi que son Lieu saint dans ce monde.
  • 02 Une tente y était disposée, la première, où se trouvaient le chandelier à sept branches et la table avec les pains de l’offrande ; c’est ce qu’on nomme le Saint.
  • 03 Derrière le second rideau, il y avait la tente appelée le Saint des saints,
  • 04 contenant un brûle-parfum en or et l’arche d’Alliance entièrement recouverte d’or, dans laquelle se trouvaient un vase d’or contenant la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’Alliance ;
  • 05 au-dessus de l’arche, les kéroubim de gloire couvraient de leur ombre la plaque d’or appelée propitiatoire. Mais il n’y a pas lieu maintenant d’entrer dans les détails.
  • 06 Les choses étant ainsi disposées, les prêtres entrent continuellement dans la première tente quand ils célèbrent le culte.
  • 07 Mais dans la deuxième tente, une fois par an, le grand prêtre entre seul, et il ne le fait pas sans offrir du sang pour lui-même et pour les fautes que le peuple a commises par ignorance.
  • 08 L’Esprit Saint montre ainsi que le chemin du sanctuaire n’a pas encore été manifesté tant que la première tente reste debout.
  • 09 C’est là une préfiguration pour le temps présent : les dons et les sacrifices qui sont offerts ne sont pas capables de mener à la perfection dans sa conscience celui qui célèbre le culte ;
  • 10 ces préceptes, liés à des observances pour les aliments, boissons et ablutions diverses, concernent seulement la chair et ne sont valables que jusqu’au temps du relèvement !
  • 11 Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,
  • 12 il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
  • 13 S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair,
  • 14 le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.
    •  
    • Saint-Jean 10: 22 à 38 :
  • 22 Arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
  • 23 Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
  • 24 Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
  • 25 Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
  • 26 Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
  • 27 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
  • 28 Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
  • 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
  • 30 Le Père et moi, nous sommes UN. »
  • 31 De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
  • 32 Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
  • 33 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
  • 34 Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
  • 35 Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
  • 36 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
  • 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
  • 38 Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »
  •  

De l'amour

 

Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph

LES ETATS UNIS D'AMERIQUE

RECONNAISSENT LE GÉNOCIDE DES

ARMÉNIENS

La résolution a été votée par 405 voix contre 11.

Mardi, le jour de la fête nationale turque, la Chambre des Représentants du Congrès Américain, a reconnu le génocide arménien. Un « vote historique » pour le Premier Ministre arménien. Une « insulte » pour le président turque Erdogan.

 

 

BREAKING: US House of Representatives passes H.Res. 296 officially recognizing the by an overwhelming bipartisan 405-11 vote.

Voir l'image sur Twitter

 

La résolution H.Res 296 concerne « l’assassinat de 1,5 million d’Arméniens par l’empire ottoman de 1915 à 1923 », et reprend les termes de Henry Morgenthau, ambassadeur des États-Unis auprès de l’Empire ottoman de 1913 à 1916, qui parlait d’une « campagne d’extermination raciale ».

Elle précise trois actions, la commémoration du « génocide arménien par la reconnaissance officielle et le souvenir », le rejet « des efforts visant à enrôler, engager ou autrement associer le gouvernement des États-Unis à la négation du génocide arménien ou de tout autre génocide » et l’encouragement à « l’éducation et la compréhension du public sur les faits du génocide arménien, y compris le rôle joué par les États-Unis dans les opérations de secours humanitaires, et la pertinence du génocide arménien au regard des crimes modernes contre l’humanité ».

Le Premier ministre arménien a salué ce « vote historique » dans des propos repris par l’AFP, ajoutant que cette résolution était « un pas audacieux vers la vérité et la justice historique qui offre également un réconfort à des millions de descendants des survivants du génocide arménien ». Il a également rappelé son « admiration pour des générations d’Arméniens et d’Américains d’origine arménienne dont le militantisme désintéressé et la persévérance ont été le moteur ».

De son côté, le président turque Erdogan voit en ce texte une « insulte » et une mesure sans « valeur » :

« Je m’adresse au public américain et au reste du monde: cette mesure n’a aucune valeur, nous ne la reconnaissons pas. Nous voyons cette accusation comme la plus grande insulte qui soit à notre nation. »

Au cours de la Première Guerre Mondiale, les Arméniens qui vivaient sur l’actuel territoire de la Turquie ont subi « déportations meurtrières » et « massacres de masse ».

M.C.

ÉDUQUER LA FOI CHEZ L’ENFANT

Dans nos paroisses, nous nous préoccupons beaucoup de transmettre le flambeau de la Foi aux nouvelles générations. La catéchèse paroissiale s’y emploie. Des réunions sont organisées avec les parents un dimanche par mois dans certaines paroisse. Notre archevêque, le métropolite Joseph, consacre beaucoup d’énergie à soutenir les prêtres dans leur mission auprès des familles. Du 1er au 3 novembre, il a organisé une session de formation des catéchètes. Ce souci naturel a toujours été celui des communautés chrétiennes. Des textes nourris d’une solide expérience de père de famille et de prêtre de paroisse sont proposés par le prêtre russe Gleb Kaleda.

Rôle de l’éducation  –

« La tâche de l’éducation est de mettre dans le cœur les prémisses de la foi en Christ, de la dévoiler comme la plénitude joyeuse de la vie, et de préparer les enfants pour qu’ils se sentent, arrivés à l’âge adulte, avant tout membres de l’Église dans n’importe quelle situation. Cela ne suffit pas d’être croyant, il faut être ancré dans l’Église : ce n’est que dans l’Église, ce n’est qu’en participant à ses offices et à ses sacrements, que l’on peut s’élever sur les marches de l’échelle spirituelle, se rapprocher de la pleine joie spirituelle, acquérir d’une certaine façon dans son cœur, ici même, sur terre,  le Royaume de Dieu. Le Christ a dit « le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous » (Luc 17, 21). Il ne se donne pas par l’éducation, c’est un don de Dieu à celui qui aspire à la vérité dans la pureté de son cœur, mais l’éducation est le moyen de déblayer le chemin pour le recevoir.

La mission de la femme

« Les premiers stades de l’éducation reposent principalement sur les épaules de la mère. La prière et la veille spirituelle doivent accompagner la grossesse. Toute une pléiade de femmes pleines de foi – en commençant par Anne, la mère du prophète Samuel, en passant par Anne, la mère de la sainte Vierge et en arrivant à la Mère de Dieu elle-même – peut défiler devant les yeux d’une chrétienne portant un fruit. En allaitant, la mère fait le signe de la croix sur l’enfant, puis l’habitue à faire lui-même le signe de croix avant de manger. C’est elle qui habituellement apprend les premières prières à l’enfant, etc.

Le père

Avec le temps,  le rôle du père devient plus important dans l’éducation religieuse des enfants, surtout quand il s’agit des garçons.  Sur les jeunes, sa conception du monde peut avoir une grande influence, plus que celle de la mère. Tout dépend de la préparation préalable, prénuptiale, du père et de la mère, de leur niveau spirituel et de leurs caractères.

Conscience de l’existence de Dieu

Dès les premiers jours de leur vie, il convient de marquer les enfants du signe de la croix, et quand ils vont un peu grandir, de les habituer à se signer eux-mêmes, à baiser les icônes, à se tenir tranquilles au moment de la prière avant les repas et à ne pas gêner les adultes dans leurs prières à d’autres moments. Un chrétien doit avoir l’habitude de commencer sa journée par un signe de croix et par la prière ; certains prêtres conseillent de commencer et de terminer sa journée en embrassant la croix qu’on porte autour du cou. Chez l’enfant doit se développer la conscience de l’existence de Dieu, de sa toute-puissance et de son amour ; et il faut lui faire comprendre que la prière est non seulement une obligation, comme une sorte de devoir, mais un besoin vivant. Pour cela les parents doivent obligatoirement faire des efforts d’éducation, montrer l’exemple, et prier pour l’enfant »

(L’Église au foyer, cerf, Paris, 2000, p. 52-53)

LA DESTINÉE DE L'ÂME APRES LA MORT

 

Autonomie de l'âme

On m'a prié de parler de la « destinée » de l'âme après la mort.

Je dirai qu'elle commence aujourd'hui, maintenant. Il est, en vérité, absurde de parler de la destinée de l'âme après, si on ne parle pas de l'âme maintenant, dans les conditions où nous sommes. Je dis : aujourd'hui, parce que nous sommes aujourd'hui. C'est ici que nous devons poser la question.

Examinons auparavant ce qu'est l'autonomie de l'âme. Encore une fois, le mot « âme » est bien vague. Je ne veux pas définir le caractère de l'esprit, ni celui de l'âme, ni établir leur distinction. Je parlerai simplement de ce qui, n'étant pas le corps, peut continuer à vivre après la mort, après la séparation d'avec le corps.

L'homme peut développer sa vie autonome, aller très loin, parvenir jusqu'à considérer son corps, son psychisme, comme quelque chose d'extérieur, les regarder en spectateur. Dévelop­pée en accord avec la vie spirituelle, l'âme progresse, mais elle peut aussi n'être pas cultivée, exister faiblement, être peu réveillée, vivant selon le corps. C'est le non-développement de l'âme, et alors, d'une manière ou d'une autre, la question du monde spirituel en nous s'impose.

L'éveil de l'âme, c'est la vie autonome, non conditionnée par la réaction corporelle ; il en découle un autre élément : son attachement ou son détachement de la matière, positif ou négatif. Si la vitalité de l'âme augmente en nous dès maintenant, si l'indépen­dance de l'âme par la purification se fortifie en nous, son sort après la mort sera différent de celui de l'âme vivant selon le corps, c'est-à-dire qu'elle sera plus ou moins consciente, plus ou moins indépendante de ce qui nous at­tire sur la terre ou nous attache à nos soucis.

Cela est net et clair. L'âme n'aura à subir ni la justice abstraite de Dieu, ni les lois mais des préoccupations uniquement maté­rielles. Après la mort, la matière n'est plus mais les préoccupations subsistent. Si l'âme a déjà pris conscience de l'autonomie de sa vie personnelle, ici-bas, en-dehors de tout conditionnement matériel, « après la mort », ce ne sera qu'un passage. C'est une évidence.

Destinée de l'âme après la mort

La destinée de l'âme après la mort correspondra à sa vitalité, à son indépendance de la terre, à la grandeur de son existence propre. Plus ou moins somnolente, vigilante, vivante, elle sera souffrante ou non souffrante. D'où viendra et que sera cette souffrance ?

L'âme ne subira plus de souffrances physiques, mais des souffrances morales : soucis, désirs. Et comme elle ne pourra satisfaire ses désirs, sa souffrance sera d'autant plus aiguë qu'elle n'en sera pas libérée. En effet, nous avons des sensations et des sentiments ; ici les sensations ne seront plus mais le sentiment demeure. Lorsque nous parlons de l'âme après la mort, nous devons préciser que nous ne désignons pas un esprit ; l'âme est un complexe possédant ce que l'on nomme le corps subtil.

Prenons l'exemple imparfait, certes - de l'ampu­tation d'un membre ; on ressent la souffrance dans ce membre qui n'existe plus. Nous n'aurons plus de corps physique, nous aurons le corps subtil. Et nous emportons avec nous le psychisme.

L'Evangile nous présente la curieuse parabole du pauvre Lazare et du riche. Le riche, durant sa vie, dédaigne de s'occu­per du pauvre Lazare, assis sur le pas de sa porte. Il passe sans le voir. Après leur mort, le riche se trouve en enfer et voit le pauvre Lazare, en haut, dans le sein d'Abraham. Le riche dit à Abraham : «Père Abraham, envoie lazare, qu'il trempe son doigt dans l'eau et m'apporte ainsi un peu d'eau rafraîchissante pour sou­lager ma soif », et aussi « Abraham, préviens mes frères à la maison ». Mais Abraham lui répond : « C'est impos­sible. llj a un abîme infranchissable entre nous ! » Les Pères de l'Église expliquent quel est cet abîme. Est-ce un abime spatial ? C'est l'abîme psychologique que le riche pose entre lui et le ciel, car il n'a pas changé après la mort, immédiatement, sinon il se serait adressé directement à Lazare. Mais il pense avec la mentalité du « monsieur bien ». Il en appelle directement à l'autorité et demande d'envoyer Lazare, comme son serviteur, comme un clochard... Analysez cette parabole et vous verrez que la psychologie du riche n’a pas changé après sa mort.

Vous pouvez vous retrouver sans corps, mais vous emportez votre psychologie avec vous. Si elle n’est pas satisfaite ou si elle n’a pas espoir de l’être, alors, inévitablement, votre vitalité, votre puissance de vie seront diminuées ; votre souffrance sera plus ou moins grande à raison de l’attachement à votre psychologie que vous n’avez pas surmontée et que, seul, vous pouvez surmonter.

Nous pouvons ainsi considérer plusieurs possibilités dans leurs grandes lignes.

L’âme après la mort est plus vitale qu’ici-bas parce qu’elle n’a pas les entraves que nous avons sur terre, les soucis, les fatigues, etc. La vitalité et la vigueur de celui qui a vécu spirituellement sont si fortes qu’il peut aider les autres, évoluer dans cette vitalité. Par contre, celui qui est étranger à la culture de son âme se trouve dans un genre d’état somnolent, ayant contracté l’habitude de vi­vre de choses matérielles. Nombre d’âmes, après la mort, se deman­dent où elles sont ! Elles cherchent les anciennes conditions de la vie avec le corps : on raconte même que des guides spirituels doivent leur expliquer leur vie nouvelle : savez-vous que vous n’êtes pas un vivant ? Plongées dans la somno­lence, elles ne peuvent encore s’adapter aux conditions nouvel­les ni se détacher des éléments passionnels : argent, affection possessive... Leur souffrance est salutaire mais il y a souffrance parce qu’elles n’arrivent pas à se dégager de leur état.

 

Le ciel, la terre, l’enfer

Avec le christianisme, toutes les religions donnent et citent trois expériences, trois étapes : ciel, terre, enfer.

Ces trois termes doivent être expliqués car l’expérience du ciel, de la terre et de l’enfer commen­cent maintenant,

L’experience du ciel est le détachement, lorsque la vie spiri­tuelle nous gagne de plus en plus. Celle de la terre est neutre, humaine, ni bonne, ni mauvaise.

L’expérience de l’enfer, nous l’avons aussi dans notre vie : ce sont les angoisses terribles, les doutes, les ténèbres, les choses insatisfaites. L’âme, après la mort, peut traverser ces trois étapes. Dans l’étape céleste, elle s’élève hors des entraves. Dans l’ctapc terrestre, étant « terre à terre », l’âme ne peut précisément quitter cette terre, elle est troublée, elle revient sous forme de fantôme ou de désir, elle cherche d’une manière ou d’une autre à continuer la vie sans y parvenir. Dans l’étape enférique, enfin, elle s’intériorise sur son « ego » : pleine d’angoisse, intérieure, elle n’est plus attachée à la terre mais tout axée en son refus de l’extérieur, du monde, centrée sur son propre état égocentrique, et révoltée.

« L’âme-unie-au-corps », en notre état présent, c’est le principe de lutte. Nous luttons. Quand on parle, par exemple, de progrès technique, il ne s’agit pas d’un pro­grès mais d’une lutte, lutte de l’intelligence humaine pour mater les lois de la nature, fabriquer des avions, des ordinateurs... Toute notre vie est une lutte intérieure : lutte avec les passions, la société, entre le spirituel et le matériel, lutte ! Cette lutte peut être victo­rieuse, magnifique ; nous vivons néanmoins sous son signe. Pour cette raison l’Eglise sur terre porte le nom d’Eglise militante, Eglise de lutte intérieure.

« L’âme-séparée-du-corps », par contre, ne possède pas cette dualité en elle-même, elle est débarrassée des luttes, des dialo­gues inquiétants et souvent douloureux ; elle pénètre sur un autre plan, celui du progrès lent, de la conquête lente. Je crois que les notions d’évolution et de pro­grès placées dans le monde matériel y ont été transportées à partir du monde spirituel, car ce dernier, hors du corps surtout, est vraiment soumis à la loi de progrès. On progresse lentement, moins lentement parfois, mais c’est réellement la loi de progrès. Sur terre deux entités différentes se rencontrent : la possibilité de grandes victoires et la possibilité de grandes chutes et difficultés. II est nécessaire de mettre l’accent sur cet aspect.

Puis, l'âme-hors-du-corps, progresse mais point seule, car survient alors l’autre élément dont j’ai parlé précédemment. Avec la libération des entraves, des enga­gements ou des liens qui nous emprisonnent matériellement, il est impossible à une personnalité de progresser si elle n’a pas le soutien des autres.

Je reviens à la solidarité.

Les supérieurs aident les inférieurs, les vivants aident les morts, les morts aident les vivants. J’insiste sur cette loi de la solidarité. Pourquoi les Eglises prient-elles pour les morts, pourquoi ces problèmes si pro­fonds ? À cause de la solidarité entre les êtres, particulièrement manifestée dans l’angélologie.

Résumons. Trois éléments définissent le destin de notre âme après la mort : sa vitalité dans la vie spirituelle, sa libération des divers soucis l’enchaînant, et la solidarité entre les êtres humains.

Libération

Quand je prononce : « être libre », je n’ai pas seulement en vue la libération des plaisirs du monde, mais celle du complexe du monde. Je connais des âmes qui ne jouis­sent pas de cette vie d’une soixantaine d’années et qui se pré­parent un destin fort désagréable pour l’au-delà, parce que rongées de scrupules et d’autres senti­ments lugubres qui ne leur permettent d’être ni vraiment pécheresses, ni vraiment saintes ! Saisissez-vous combien la libéra­tion sur tous les plans est indispensable, c’est-à-dire de n’être point ligoté afin de ne pas nourrir de regrets, « après » ?

Trois étapes du cheminement de l’Ame après la mort

Quel est l’enseignement de l’Église ?

J’en tracerai uniquement les grandes lignes. Symboliquement trois étapes sont essentielles.

Première étape : l’homme meurt biologiquement, le cœur s’arrête. On compte trois jours durant lesquels l’âme n’est pas véritable­ment séparée du corps. Je dis trois jours mais il ne faut pas s’attacher aux heures ou à l’heure près ; le nombre est exact mais symbolique. Quel est son état pendant ces trois jours ? Comme je l’ai déjà indiqué, elle ne ressent plus de souffrances physiques. Le cœur est arrêté, pour­tant l’âme reste sensible formellement vis-à-vis de son corps. Nous en connaissons des cas « anecdotiques », tels celui d’une vieille femme qui, après sa mort, prétend qu’on a mis dans son cercueil un coussin trop dur. Une certaine sensibilité formelle - si l’on peut dire -, non physique, demeure donc. Nous connaissons d’autres cas d’âmes qui, après trois jours, ne sont pas séparées du corps ; l’on peut exceptionnel­lement et médicalement réveiller artificiellement l’homme à la vie après trois jours de mort. La résurrection de I^azare n’entre pas dans ce cadre ; elle est hors de cause car le corps se décomposait, le troisième jour était franchi et le contact âme - corps définitivement coupé ; l’âme et le corps faisaient deux. En disant « âme séparée du corps », nous devons faire atten­tion car nous savons qu’elle peut parfois se séparer du corps durant la vie et qu’il ne lui est pas toujours facile de réintégrer l’enveloppe corporelle.

Je parle des trois jours symbo­liques indiqués par l’Église.

L’on devra être attentif quant aux rites, formes, paroles autour du corps. À quels fréquents manques de tact s’abandonnent ceux qui désertent complètement le corps d’un mort ou qui, étant à ses côtés, discutent le prix de l’enterrement... et autres problè­mes pénibles !

La charité exige que nous demeurions auprès du corps avec des prières, des pensées bonnes. Puis, outre les trois jours et toujours symboliquement, l’on compte quarante jours - une quarantaine - (je n’ai pas le temps d’examiner le sens des nombres) ;

une période d’épreuve : l’âme, bien qu’elle soit séparée de son corps, conserve les souvenirs, les atta­chements, les luttes, elle n’est pas encore habituée à ses nouvelles conditions d’existence. Certaines âmes, par exemple, ne réalisent pas la lutte en elles du bien et du mal, ou une mère ne se résigne pas à quitter ses enfants...

Je ne puis résister à vous conter une histoire charmante. J’aime les petites histoires, elles allègent le discours. On ne peut être toujours sérieux, surtout si l’on veut bien passer dans l’éternité, il faut s’accoutumer d’être gai ! Il y avait donc dans une maison des bruits inattendus de vaisselle cassée, de casseroles heurtées. Quelque chose allait mal. On tapait. Tout craquait. L’on invite le curé, il asperge la maison d’eau bénite et dit des prières mais le chahut continue. Arrive alors l’enchanteur Merlin. Il regarde la pièce, brise le pot-au-feu et tout est terminé. La vieille grand mère qui était morte ne pouvait se détacher de son pot-au-feu. Elle revenait sans cesse faire son pot-au-feu. Le pot-au-feu sup­primé et remplacé par un autre, elle perdit son habitude. Voilà une légende certes, mais beaucoup plus véridique qu’on ne pense.

Vous trouverez dans le Missel romain cette admirable prière des premiers chrétiens : « Libère, Seigneur, l’âme de ton ser­viteur (ou servante) comme Tu as délivré Job de ses souffrances... Isaac des mains de son père Abraham prêt à I’immoler... comme Tu as délivré Daniel de la fosse aux lions... libère, libère ».

Couper le mince cordon, tran­cher la petite chaînette : nous en avons tous l’expérience, les petites manies sont souvent plus fortes que les grandes choses.

Si l'âme est détachée, après quarante jours, elle atteint un monde où, comme dit le Christ, « mus serez  comme des anges ». Il ne dit pas : « vous serez des anges ».

Il y a toute possibilité de monter plus haut, ou de s’arrêter à mi-chemin, de pénétrer en des sphères supérieures. Selon la tradition, Pâme qui n’est pas en­core parvenue à acquérir quelque chose de plus profond, est guidée par des révélations personnelles.

Puis, vient la deuxième étape. L’âme, emportée plus haut, entre dans le plan des messages (ange signifie : messager), des révélations universelles sur le monde.

Troisième étape. Elle est intro­duite dans l’écoute de la musique des sphères ou lois du monde, dans la pensée de Dieu sur le monde en tant que « lois statiques », qui sont les lois, les harmonies, les principes.

Je vous l’assure, ces trois étapes forment déjà un bien long chemin ! Il est des personnes qui les ayant vécues sur terre, pensè­rent que rien ne leur était supérieur, que rien ne viendrait au delà. J’ai connu des gens qui avaient reçu un écho des musiques célestes...

Cependant, une âme ardente peut encore s’élever, vivre par des inspirations, des dons directs de Dieu. Saisie, elle est ivre de ces dons, de ces lumières, elle s’y perd comme dans un nirvana et monte encore. Il lui arrive de recevoir la virilité afin que tel don la pénètre, la forme et qu’elle ne soit plus seulement victime de la grandeur divine mais prenne aussi « conscience ». Dès qu’elle est imprimée de virilité, elle s’élève, s’élève, entraînée par l’élévation la plus sublime. Dans cet envol permanent vers Dieu, elle touche la stabilité et devient siège de Dieu. Et, plus loin que la stabilité, la sagesse divine l’enva­hit. La dernière étape précédant la déification totale, quand Dieu sera « tout en tous », c’est l’entrée dans le brûlant de l’amour.

La descente

Mais il existe aussi une descente. Une zone neutre appa­raît d’abord ; l’âme monte un peu, descend un peu, ou stagne en une certaine attente. Elle n’a rien commis de mal, elle n’a rien commis de bien ; quasi en sommeil, et voilà, dans cette fausse attitude qu’elle a adoptée, elle peut descendre !

Première descente, première marche, elle est prise d’effroi, elle ne se retrouve plus.

Deuxième marche : dans son effroi, elle se replie et se sépare de ses frères.

Troisième marche : elle descend encore et alors se révolte contre l’harmonie du monde, recroque­villée sur elle-même.

Quatrième étape : elle refuse d’accepter quoi que ce soit venant du dehors ; elle veut posséder, être elle-même seule, pour elle seule.

Cet état lui ouvre la cinquième étape : la mélancolie froide, la tristesse infinie. Plus bas, elle s’enferme en « soi », refuse toute évolution, toute sortie ; elle se durcit enfin dans cette position et glisse vers la destruction - non des autres -, elle touche le feu de l’enfer.

Isaac le Syrien - grand mystique, Père de l’Église du Ve siècle interrogé ainsi par ses disciples : « Qu 'est-ce que le feu de l'enfer ? » - répondit : « Le  feu de l’enfer est le refus de l'amour de Dieu », car le symbolisme du feu est double : il réchauffe et il détruit.

Conclusion

En résumé, la descente, voyez- vous, est un genre de monde qui se rétrécit dans mon « moi » (ego), tandis que la montée est toujours vers toi, ou vers nous, ou avec.

Je terminerai en disant que les qualités les plus essentielles de l’âme sont, dès maintenant, le détachement, la vitalité spirituelle et la charité de sortir d’elle-même pour un autre.

Eugraph Kovalevsky (évèque Jean de Saint-Dénis).
Extrait d’une conférence parue initialement 
dans le n°27 de Présence orthodoxe, 4ème trimestre 1974.

 

FAIRE CELEBRER DES MESSES POUR LES DEFUNTS ,

POURQUOI ?

La Messe est le renouvellement non sanglant, satisfactoire et propitiatoire de l'Unique Sacrifice que le Christ offre à Son Père,

comme Pontife de la Nouvelle Alliance, sur le bois de la Croix (St Qurbana).

C'est un bien spirituel inestimable.

ELLE N'A PAS DE PRIX!

 

Par l'offrande des Messes pour les vivants et les défunts,vous vous unissez, vous participez au Sacrifice du Christ notre Chef, aussi l'offrande des Messes fait partie intégrante du "DENIER DU CULTE" :

 

 

En conséquence, le montant des offrandes de Messes que vous confieriez à tout prêtre de notre Métropolie (Archidiocèse) de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone ferait donc l'objet d'un reçu que nous vous enverrions (pour déduction à raison de 66 °/° de votre revenu imposable) pour votre participation à la vie de l'Eglise par le "DENIER DU CULTE".

L'offrande pour l'inscription à la

Messe perpétuelle

célébrée mensuellement (ainsi qu'aux prières journalières)

pour les défunts de vos familles ou de vos amis en notre

Monastère métropolitain et que vous inscrivez à notre

 

 

 

"Fraternité de prière pour les défunts"

est par ailleurs estimée à 28 euros par défunt inscrit.

 

ADRESSE

pour demandes de Messe et inscription de vos défunts à notre "FRATERNITE DE PRIERE POUR LES DEFUNTS"

(Dyptiques):

Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syro-Orthodoxe Francophone
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Ô Mère de Miséricorde, intercédez pour nos défunts, que purifiés par l'Amour Divin, ils reposent dans le Christ ressuscité notre Chef en l'attente de la résurrection finale lorsque toutes choses seront récapitulées en Lui !

_________________

Prière à Saint Joseph pour nos défunts

 

Saint Joseph, Toi qui est mort entre  les bras du Verbe de Vie qui prit chair de ta virginale épouse, tu étais entouré de Jésus et de Marie, inséparable et pourtant séparé par la mort, ta confiance en Jésus t'a fait passer vers le Père 
dans la Paix et la certitude du Salut: 


Ô toi dernier des Patriarches, entré dans le sein d'Abraham 
avec la bénédiction de Jésus , tes yeux ont vu le Salut ! 


Tu as attendu et espéré la Résurrection dans la Foi la plus éclairée, 
la plus confiante, la plus unie à la Volonté divine.

 

Nous te confions nos défunts, nous te confions telles personnes : 
( les nommer) 
mène-les avec Marie vers Jésus notre résurrection.

 
Qu'ils soient accueillis dans l'intimité de la Trinité Sainte avec la multitude des des frères et soeurs de Jésus-Christ, la multitude des Rachetés. 
Obtiens-nous la grâce  de la Foi et de l'Espérance, par ton exemple, console-nous des séparations  et maintiens-nous  
dans l'Espérance.
 

Amîn

1. Je n'ai d'autre désir que de t'appartenir,

Etre à toi pour toujours, et livré à l'amour.

Je n'ai d'autre désir que de t'appartenir.

 

2. Je n'ai d'autre secours que renaître à l'amour,

Et soumettre ma vie au souffle de l'Esprit.

Je n'ai d'autre secours que renaître à l'amour.

 

3. Je n'ai d'autre espérance que m'offrir en silence,

Au don de ton amour m'unir jour après jour.

Je n'ai d'autre espérance que m'offrir en silence.

 

4. Je n'ai d'autre raison que l'amour de ton nom.

Mon bonheur est de vivre, O Jésus, pour te suivre.

Je n'ai d'autre raison que l'amour de ton nom. 

COIN DES

 

CATÉCHISMES

 

 

ET...

 

 

 

DE LA

 

 

TRANSMISSION

 

FAMILIALE:

 

Théobule épisode 6/7

Zachée, perché dans l'arbre

Un adulte qui grimpe aux arbres !

Le comportement de Zachée étonne la petite Flore. Mais Flore nous dit aussi qu'une visite de Jésus chez elle changerait sa vie.

Dans la dernière partie de son enseignement sur la prière du Notre Père, le frère François-Dominique nous dit que nous avons besoin de cette prière pour faire nos demandes essentielles à Dieu.

Cette semaine, la fiche à imprimer propose :

  • un commentaire du passage biblique,
  • une prière en lien avec le thème de la semaine,
  • des suggestions pour inviter Jésus dans nos maisons et passer un bon moment avec lui,
  • un puzzle pour trouver où se cache Zachée.
j'imprime la fiche semaine 6

 

 

Théobule épisode 7/7

Dieu appelle Samuel dans la nuit

Un petit garçon répond à l'appel de Dieu dans la nuit.

Domitille s'étonne de la spontanéité et de la disponibilité du jeune Samuel. Elle nous rappelle les moments où, dans nos vies, Dieu vient ainsi nous parler et les réponses que nous lui faisons.

Le frère Franck complète cette réflexion et explique aux amis de Théobule comment se mettre à l'écoute de Dieu.

Cette semaine, la fiche à imprimer propose :

  • un commentaire du passage biblique,
  • une prière en lien avec le thème de la semaine,
  • un temps pour réfléchir aux moments où Dieu peut nous faire signe,
  • un vitrail à colorier : une façon de s'apaiser et de se mettre à l'écoute.
j'imprime la fiche semaine 7

Nous vous souhaitons un belle semaine de partage avec les enfants et nous vous assurons de notre prière fraternelle.

Source et Auteur:

Frère Benoît Ente

Couvent des Dominicains de Lille

 
     
 
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Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristes en tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

  

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

Não nos esqueçamos de orar pelos bispos, sacerdotes e

Cristãos fiéis detidos pelos "islamitas"

Ou terroristas de todos os tipos!

Deixe-nos rezar implacavelmente pelo

Senhor, apoie-os. Ore por sua libertação ...

 

Où nous trouver ?

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

 

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *"relais paroissial" St Charbel

 

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

NOUS RECHERCHONS UN LOCAL SUR NANTES POUR DONNER AUX FIDÈLES AU MOINS UN DIMANCHE PAR MOIS LA SAINTE MESSE AINSI QU'UN MEILLEUR SERVICE PASTORAL

ANGOULÊME (Jauldes):

 

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

 

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

 

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL et PEROU :

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Où trouver un prêtre

Exorciste en France ?

Cliquez sur le lien ci-dessous:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"

 

(SS Ignatius Aprem II)


Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone* é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church* is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B

 

* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:

 

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

--------------------

Entregando intenções de oração no mosteiro, é simples ...

 

O monge não rompe a profunda solidariedade que deve unir os irmãos humanos ... Eles se conformam aos sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito de uma multidão de irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através de orações monásticas, toda a Igreja reza e intercede pela humanidade.

Voce sabe Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa desta imensa corrente de oração clandestina que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode nos confiar uma intenção de oração enviando-a para o seguinte endereço:

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CONFERING INTENTIONS OF PRAYER AT THE MONASTERY, IT'S SIMPLE ...

 

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the human brothers ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the "firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for humanity.

Do you know ? Each one of you, in the secret of its existence, participates in this immense current of underground prayer which irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with a prayer intention by sending it to the following address:

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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Lettre de nouvelle du 21 au 27 Octobre 2019 (Lectionnaire du 7ème et dernier dimanche après la Ste Croix)

21 Octobre 2019 , Rédigé par Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Publié dans #Tradition Syriaque, #Retraites Spirituelles, #orthodoxie-orientale, #CATECHISME et CATECHESE, #Orthodoxie Occidentale, #Spiritualité Chrétienne, #orthodoxie, #Prières de Délivrance,d'exorcismes, de guérison, #Défense de la Vie, #Société

Sommaire:

 

*Annonces liturgiques

*Le Royaume des cieux est l'Assemblée ds juste (St Grégoire)

*In memoriam SE Zacharias Mar Theophilos

*Lectionnaire du 7ème dimanche après la Sainte Croix.

*Seigneur Tout Puissant et Miséricordieux et prière pour les vocations.

*Sous les bombes Turques, les Chrétiens Kurdes...

*Guérir par la puissance du pardon (Père Goetman)

*Prier sans cesse (St Augustin à Proba) Ne désespérons-pas !

*Le saint abandon, un chemin de vie (Père Goetman)

*A quoi sert l'étole liturgique?

*Nous traversons une période terrible, suivie de "Heureux celui qui ne s’assied au conseil des impies ((St Hilaire de Poitiers)

*Prière privée à St Michel

 

 Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190913/ob_1ed58f_324352-p.jpg

 

et en dehors pour Octobre et début Novembre:

  

 

¤ RÉGION PARISIENNE, Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève:

 

ATTENTION ! Les visites aux familles et aux malades, ainsi que pour les bénédictions de maisons, prévues le 28 Octobre sont ANNULEE 

Permanence pastorale (Au Monastère habituel ):

*Jeudi 31 toute la journée jusqu'à 18h pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

18h30, départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage- Retraite de Toussaint au Monastère.(Inscriptions:06 48 89 94 89)

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera le 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.

¤ RÉGION ALSACE, EST de FRANCE:  Relais paroissial Sainte Clotilde : visites aux familles et aux malades,les 6 et 7 Novembre pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... . Heure et lieu de la Messe non encore précisée (Inscriptions:06 48 89 94 89 ou sur asstradsyrfr@laposte.net) 

Ô Sainte Clotilde qui conduisîtes votre époux le Roi Clovis à se convertir au Christ et à entraîner son Peuple à demeurer dans l'Unité Catholique par l'Orthodoxie de la Foi, priez pour nos gouvernants, priez pour notre France et son Père Légitime, que par l'intercession de Marie Reine qui se manifesta à Neubois, il la réunisse sous l'étendard du Christ son Roi ! Amîn

¤Au Monastère:

Du 1er NOVEMBRE au 3 NOVEMBRE inclusivement, Festivités de Saint Gregorios (Mar Grégorios)  et

RETRAITE DE TOUSSAINT

Vendredi, Samedi et dimanche, Quadisha Qurbana (Ste Messe) à 10h 30 (Programme habituel)

RETRAITE DE DÉLIVRANCE ET DE GUÉRISON.

 ¤ Dimanche 3 NOVEMBRE,

Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de

Miséricorde, clôture solennelle des Festivités de Saint

Grégorios de Parumala. 

et aux Saints du Kerala.

Programme habituel*

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-Dimanches 10 NOVEMBRE et 22 DÉCEMBRE et Vendredi 27 Décembre(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)*

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20190904/ob_a7e436_19373366.jpg

 

¤LOURDES (65):

- Samedi 29 DÉCEMBRE *

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):

(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)

- Samedi 21 DÉCEMBRE* 

* Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .

 

Le 24 octobre, nous commémorons en union avec l'Eglise Orthodoxe Indienne (Malankare Orthodoxe notre Eglise mère),

 

Son Eminence Zacharias Mar Theophilus.

Les restes mortels de ce saint Métropolite "mort en odeur de sainteté" sont inhumés au Kristhu Sishya Ashram, le Monastère dont il était l'Evêque référant et où vit son neuveu, le Père Philipose que vous avez croisé lors de ses vacances en notre Monastère.

Aujourd'hui, nous le prions d'intercéder pour la sainteté du clergé, tant pour notre Eglise-mère que pour notre Métropolie pour l'Europe et ses missions de l'Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma présente en France, au Pakistan, en Afrique et en Amérique Latine.

Dimanche derniers, je demandais aux fidèles assemblés de demander des grâces par son intercession et, s'il les obtenaient, de nous en faire le rapport pour que nous en informions l'Eglise Orthodoxe Malankare notre mère.

Je renouvelle ici ma demande et, pour toute grâce reçue par l'intercession de Son Eminence Zacharias Mar Theophilos d'en envoyer le témoignage à l'adresse ci-dessous:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

Nous nous unissons volontiers à nos frères et sœur de l'Eglise Orthodoxe Indienne qui font mémoire de sa personne et de son oeuvre à l'ashram chrétien de Coimbatore les 23 et 24 octobre 2019.

L'image de Son Éminence Zachariah Mar Theophilos restera en conséquence exposée en notre Eglise du Monastère Métropolitain jusqu'au 24 Octobre à 17h pour ceux de nos fidèles qui voudront confier à cet Evêque "mort en odeur de sainteté", leurs intentions de prières.

Qu'il intercède pour nous devant le Trône de la grâce de Dieu ! Amîn.
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Em 24 de outubro, comemoramos no Mosteiro Metropolitano, em união com a Igreja Ortodoxa Indiana (Igreja Ortodoxa Malankara, nossa Mãe),

 

Sua Eminência Zacharias Mar Theophilus.

Os restos mortais deste santo metropolitano "morto no odor da santidade" estão enterrados no Kristhu Sishya Ashram, cujo mosteiro era o bispo referente e onde vive seu sobrinho, padre Philipose, que você conheceu durante as férias em nosso mosteiro. .

Hoje, rezamos para que ele interceda pela santidade do clero, tanto por nossa Igreja Matriz quanto por nossa Metrópole para a Europa e suas missões na Igreja Sino-Ortodoxa de Mar Thoma, presente na França, Paquistão, na África e na América Latina.

No domingo passado, pedi à congregação reunida que pedisse ações de graças por sua intercessão e, se ele as obtivesse, que nos reportasse para que pudéssemos informar a Igreja Ortodoxa Malankara de nossa mãe.

Renovo minha solicitação e, por qualquer graça recebida pela intercessão de Sua Eminência Zacharias Mar Theophilos, envie o testemunho para o endereço abaixo:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

Juntamos as mãos a nossos irmãos e irmãs da Igreja Ortodoxa Indiana que se lembram de sua pessoa e de seu trabalho no Ashram cristão de Coimbatore nos dias 23 e 24 de outubro de 2019.

A imagem de Sua Eminência Zachariah Mar Teófilos permanecerá exposta em nossa Igreja do Mosteiro Metropolitano até 24 de outubro às 17h para aqueles de nossos fiéis que desejam confiar a esse bispo "morto no odor da santidade", suas intenções de oração.

Que ele interceda por nós diante do trono da graça de Deus! Amin.
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On October 24, we commemorate at the Metropolitan Monastery in union with the Indian Orthodox Church (Orthodox Malankara our Mother Church),

 

His Eminence Zacharias Mar Theophilus.

The mortal remains of this holy Metropolitan "dead in the odor of holiness" are buried in Kristhu Sishya Ashram, the Monastery of which he was the referring Bishop and where his nephew, Father Philipose, whom you met during his holidays in our Monastery, lives .

Today, we pray him to intercede for the sanctity of the clergy, both for our Mother Church and for our Metropolis for Europe and its missions of the Syro-Orthodox Church of Mar Thoma present in France, Pakistan, in Africa and Latin America.

Last Sunday, I asked the assembled congregation to ask for thanksgiving through his intercession and, if he obtained them, to report it to us so that we could inform the Malankara Orthodox Church our mother.

I renew my request here and, for any grace received by the intercession of His Eminence Zacharias Mar Theophilos to send the testimony to the address below:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

We join hands with our brothers and sisters of the Indian Orthodox Church who are remembering his person and his work at the Coimbatore Christian Ashram on 23 and 24 October 2019.

The image of His Eminence Zachariah Mar Theophilos will remain exposed in our Church of the Metropolitan Monastery until October 24 at 17h for those of our faithful who want to entrust to this Bishop "dead in the odor of sanctity", their prayer intentions.

May he intercede for us before the throne of the grace of God! Amin.
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El 24 de octubre, conmemoramos en el Monasterio Metropolitano en unión con la Iglesia Ortodoxa India (Malankara ortodoxa nuestra Iglesia Madre),

 

Su Eminencia Zacharias Mar Theophilus.

Los restos mortales de este sagrado Metropolitano "muerto en el olor de la santidad" están enterrados en Kristhu Sishya Ashram, el Monasterio del cual era el Obispo de referencia y donde vive su sobrino, el Padre Philipose, a quien conoció durante sus vacaciones en nuestro Monasterio. .

Hoy, le rogamos que interceda por la santidad del clero, tanto por nuestra Iglesia Madre como por nuestra Metrópolis para Europa y sus misiones de la Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma presente en Francia, Pakistán, en África y América Latina.

El domingo pasado, le pedí a la congregación reunida que pidiera acción de gracias por su intercesión y, si los obtenía, que nos informara para que pudiéramos informar a la Iglesia Ortodoxa Malankara de nuestra madre.

Renuevo mi solicitud aquí y, por cualquier gracia recibida por la intercesión de Su Eminencia Zacharias Mar Theophilos para enviar el testimonio a la siguiente dirección:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

Nos unimos a nuestros hermanos y hermanas de la Iglesia Ortodoxa India que recuerdan su persona y su trabajo en el Ashram Cristiano de Coimbatore los días 23 y 24 de octubre de 2019.

La imagen de Su Eminencia Zachariah Mar Theophilos permanecerá expuesta en nuestra Iglesia del Monasterio Metropolitano hasta el 24 de octubre a las 17h para aquellos de nuestros fieles que quieran confiar a este Obispo "muertos en el olor de la santidad", sus intenciones de oración.

¡Que interceda por nosotros ante el trono de la gracia de Dios! Amin.


Le Royaume des cieux, c’est l’assemblée des justes. 
(Une Homélie de Saint Grégoire)

Le Royaume des cieux, c’est l’assemblée des justes puisque leur cœur, en effet, n’ambitionne rien sur la terre, puisqu’il aspire aux choses d’en haut, le Seigneur règne en leurs âmes comme en son ciel. C’est pourquoi l’Evangile dit : 

« Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui faisait les noces de son fils ».

Vous comprenez déjà, mes frères bien-aimés, qui est ce roi, père d’un fils également roi. 

C’est Celui auquel est adressée cette parole du psaume : 

« O Dieu, donnez au Roi votre équité dans les jugements et votre justice à ce Fils royal». Le père fit donc des noces à son fils.

 Dieu le Père, en effet, fit les noces de son Fils, également Dieu, lorsqu’Il l’unit dans le sein de la Vierge à notre nature humaine en voulant que Dieu, qui précède les siècles, devînt homme à la fin des siècles. 

Mais ne pensons pas, parce que l’union conjugale est ordinairement le fait de deux personnes, que la personne de Dieu et de l’homme dans notre Sauveur, Jésus-Christ, se soit trouvée unie à partir de deux personnes. 

Nous disons que cette personne existe à partir de deux natures ou en deux natures. 

Mais nous nous défendons absolument de dire, parce que ce serait contraire à notre foi, qu’elle est composée de deux personnes. 

Aussi est-il préférable, et plus clair, de dire que le Père fit les noces de son Fils, lorsque, par le mystère de l’incarnation, il Lui est associé la sainte Eglise. 

Le sein de la Vierge fut le lit nuptial de cet époux. 

On peut entendre ainsi la parole du psaume : 

« Il a placé sa demeure dans le soleil, et Il est comme un époux qui sort de sa couche nuptiale ». 

C’est comme un époux, en effet, qu’Il est sorti de son lit nuptial, lorsque pour s’associer l’Eglise, le Dieu incarné est sorti du sein inviolé de la Vierge. 

Alors Il a envoyé ses serviteurs inviter les amis à ses noces. 

Il les a envoyés une première fois, puis une seconde fois, parce que, pour annoncer l’incarnation du Seigneur, Il a envoyé d’abord les prophètes, et ensuite les apôtres. 

Ainsi envoya-t-Il deux fois ses serviteurs faire les invitations. 

Il fit savoir par les prophètes que l’incarnation du Fils unique aurait lieu, Il annonça par les apôtres qu’elle était accomplie.

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O Reino dos Céus é a assembléia dos justos.
(Uma homilia de São Gregório)

O reino dos céus é a assembléia dos justos, já que seu coração, de fato, não aspira nada sobre a terra, uma vez que aspira coisas do alto, o Senhor reina em suas almas como em seu céu. É por isso que o Evangelho diz:

"O reino dos céus é como um rei que fez o casamento de seu filho."

Você já entende, meus amados irmãos, que é este rei, pai de um filho também rei.

É Ele a quem esta palavra do salmo é dirigida:

"Ó Deus, dê ao rei sua eqüidade nos julgamentos e sua justiça a este Filho real". O pai se casou com o filho.

 Deus Pai, de fato, fez as bodas de seu Filho, também Deus, quando o uniu no seio da Virgem com a nossa natureza humana, desejando que Deus, que precede os séculos, se tornasse homem no final dos séculos. .

Mas não pense, porque a união conjugal é geralmente o ato de duas pessoas, que a pessoa de Deus e o homem em nosso Salvador, Jesus Cristo, foram unidos por duas pessoas.

Dizemos que essa pessoa existe de duas naturezas ou duas naturezas.

Mas absolutamente não queremos dizer, porque seria contrário à nossa fé, que é composto por duas pessoas.

Portanto, é melhor e mais claro dizer que o Pai fez o casamento de seu Filho quando, através do mistério da encarnação, ele está associado a ele a santa Igreja.

O peito da Virgem era o leito nupcial deste marido.

Assim, podemos ouvir a palavra do salmo:

"Ele estabeleceu sua morada ao sol e é como um noivo saindo de sua cama nupcial."

É como um noivo, de fato, que Ele saiu de sua cama nupcial. Quando se associou à Igreja, o Deus encarnado saiu do ventre inviolável da Virgem.

Então Ele enviou seus servos para convidar os amigos para o seu casamento.

Ele os enviou pela primeira vez, depois pela segunda vez, porque, para anunciar a encarnação do Senhor, enviou primeiro os profetas e depois os apóstolos.

Então ele duas vezes enviou seus servos para fazer os convites.

Ele fez saber através dos profetas que a encarnação do Filho unigênito aconteceria, e anunciou pelos apóstolos que isso foi cumprido.

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The Kingdom of Heaven is the assembly of the righteous.
(A homily of Saint Gregory)

The kingdom of heaven is the assembly of the righteous, since their heart, in fact, does not aspire anything on the earth, since it aspires to things from above, the Lord reigns in their souls as in his heaven. This is why the Gospel says:

"The kingdom of heaven is like a king who made the wedding of his son."

You already understand, my beloved brethren, who is this king, father of a son also king.

It is He to whom this word of the psalm is addressed:

"O God, give the King your equity in judgments and your justice to this royal Son". The father married his son.

 God the Father, in fact, made the wedding of his Son, also God, when He united him in the bosom of the Virgin with our human nature by wanting that God, who precedes the centuries, became man at the end of the centuries .

But do not think, because conjugal union is usually the act of two persons, that the person of God and man in our Savior, Jesus Christ, has been united from two persons.

We say that this person exists from two natures or two natures.

But we absolutely do not want to say, because it would be contrary to our faith, that it is composed of two people.

So it is better and more clear to say that the Father made the wedding of his Son when, through the mystery of the incarnation, he is associated with him the holy Church.

The breast of the Virgin was the nuptial bed of this husband.

We can thus hear the word of the psalm:

"He has set his dwelling in the sun, and He is like a bridegroom coming out of his nuptial bed."

It is like a bridegroom, indeed, that He came out of his nuptial bed, when to associate himself with the Church, the incarnate God came out of the inviolate womb of the Virgin.

So He sent his servants to invite the friends to his wedding.

He sent them a first time, then a second time, because, to announce the incarnation of the Lord, He sent first the prophets, and then the apostles.

So he twice sent his servants to make the invitations.

He made known through the prophets that the incarnation of the only-begotten Son would take place, He announced by the apostles that it was fulfilled.

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El Reino de los Cielos es la asamblea de los justos.
(Una homilía de San Gregorio)

El reino de los cielos es la asamblea de los justos, ya que su corazón, de hecho, no aspira nada en la tierra, ya que aspira a las cosas de arriba, el Señor reina en sus almas como en su cielo. Por eso el Evangelio dice:

"El reino de los cielos es como un rey que hizo la boda de su hijo".

Ya entiendes, mis amados hermanos, quién es este rey, padre de un hijo también rey.

Es a Él a quien se dirige esta palabra del salmo:

"Oh Dios, dale al Rey tu equidad en los juicios y tu justicia a este Hijo real". El padre se casó con su hijo.

 Dios el Padre, de hecho, hizo la boda de su Hijo, también Dios, cuando lo unió en el seno de la Virgen con nuestra naturaleza humana al querer que Dios, que precede a los siglos, se hiciera hombre al final de los siglos. .

Pero no piense, porque la unión conyugal es usualmente el acto de dos personas, que la persona de Dios y el hombre en nuestro Salvador, Jesucristo, se ha unido de dos personas.

Decimos que esta persona existe de dos naturalezas o dos naturalezas.

Pero absolutamente no queremos decir, porque sería contrario a nuestra fe, que se compone de dos personas.

Entonces, es mejor y más claro decir que el Padre hizo la boda de su Hijo cuando, a través del misterio de la encarnación, se le asocia con él la Santa Iglesia.

El seno de la Virgen era el lecho nupcial de este esposo.

Así podemos escuchar la palabra del salmo:

"Él ha puesto su morada al sol, y es como un novio saliendo de su cama nupcial".

Es como un novio, de hecho, que salió de su cama nupcial, cuando se asoció con la Iglesia, el Dios encarnado salió del útero inviolado de la Virgen.

Entonces envió a sus sirvientes para invitar a los amigos a su boda.

Los envió por primera vez, luego por segunda vez, porque, para anunciar la encarnación del Señor, envió primero a los profetas y luego a los apóstoles.

Entonces envió dos veces a sus sirvientes para hacer las invitaciones.

Él dio a conocer a través de los profetas que la encarnación del Hijo unigénito tendría lugar, anunció por los apóstoles que se había cumplido.

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7eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix

  • Soirée :
    • Saint-Luc12: 13-21
  • Matin :
    • Saint Luc 12: 48 -59
  • Avant le Saint Qurbana :
    • Exode 12: 43 à 51
    • Job 23: 1-7
    • Isaïe 52: 1-15
  • Saint Qurbana :

 

    • I Pierre 2: 15 à 17
  • 15 Car la volonté de Dieu, c’est qu’en faisant le bien, vous fermiez la bouche aux insensés qui parlent sans savoir.
  • 16 Soyez des hommes libres, sans toutefois utiliser la liberté pour voiler votre méchanceté : mais soyez plutôt les esclaves de Dieu.
  • 17 Honorez tout le monde, aimez la communauté des frères, craignez Dieu, honorez l’empereur.

 

    • 1ère aux Corinthiens 6: 9 - 11
  • 09 Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites,
  • 10 ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage.
  • 11 Voilà ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes, au nom du Seigneur Jésus Christ et par l’Esprit de notre Dieu.

 

 

    • Saint Matthieu 5: 21 - 26
  • 21 « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
  • 22 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
  • 23 Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
  • 24 laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
  • 25 Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.
  • 26 Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.

Seigneur tout-puissant et miséricordieux,

Vous avez préparé le festin des noces de Votre Fils avec l'humanité.

Nous Vous en prions, Ô Père,

daignez-nous revêtir de l'Homme nouveau

créé dans la justice et la sainteté,

selon Votre image et Votre ressemblance.

Que ce vêtement nuptial

nous permette de participer au banquet du Royaume! 

Par ce même Christ, Jésus, notre Seigneur ,

Lui qui vit et règne avec Vous et l'Esprit-Saint

dans les siècles des siècles. 

Amîn.

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Senhor Todo-Poderoso e misericordioso,

Você preparou a festa de casamento do seu filho com a humanidade.

Oramos, ó Pai,

dignar-se a colocar novo homem

criado em justiça e santidade,

de acordo com a sua imagem e semelhança.

Que essa roupa nupcial

permita-nos participar do banquete do Reino!

Por esse mesmo Cristo, Jesus, nosso Senhor,

Aquele que vive e reina com você e o Espírito Santo

nos séculos das eras.

Amin.

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Lord Almighty and merciful,

You have prepared the wedding feast of Your Son with humanity.

We pray, O Father,

deign to put on new man

created in justice and holiness,

according to your image and likeness.

That this nuptial clothing

allow us to participate in the banquet of the Kingdom!

By this same Christ, Jesus, our Lord,

He who lives and reigns with you and the Holy Spirit

in the centuries of ages.

Amin.

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Señor Todopoderoso y misericordioso

Has preparado la fiesta de bodas de Tu Hijo con la humanidad.

Oramos, Padre

dignarse ponerse nuevo hombre

creado en justicia y santidad,

de acuerdo a tu imagen y semejanza.

Que esta ropa nupcial

¡permítanos participar en el banquete del Reino!

Por este mismo Cristo, Jesús, nuestro Señor,

El que vive y reina contigo y el Espíritu Santo.

en los siglos de las edades.

Amin.

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

SOUS LES BOMBES TURQUES,

LES CHRÉTIENS KURDES:

 

NE NOUS ABANDONNEZ-PAS!

 

« Il est très possible que le retrait américain de la région entraîne l’extinction du christianisme de la région. »

Avec le départ des troupes américaines, un nouveau front s’est ouvert en Syrie. La Turquie a franchi la frontière syrienne et envisage de contrôler une bande de territoire à la frontière, longue de 120 kilomètres et large d’une trentaine de kilomètres. C’est l’opération « Source de Paix ».

Pour Joseph Kassab, le président du Conseil suprême de la communauté évangélique de Syrie et du Liban, il s’agit d’une nouvelle « tragédie pour la présence chrétienne en Syrie ». Ashty Bahro, ancien directeur de l’Alliance Évangélique du Kurdistan en Irak, parle même d’ « extinction du christianisme dans la région ».

« Il est très possible que le retrait américain de la région entraîne l’extinction du christianisme dans la région. »

Il y aurait environ 40 000 chrétiens dans cette région au nord-est de la Syrie. Le groupe In Defense of Christians s’est dit « profondément inquiet pour les communautés chrétiennes et yézidies du nord-est de la Syrie si la République de Turquie devait s’installer dans la région » et a déploré la « diminution spectaculaire » du nombre de chrétiens dans cette région du monde.

« Il y a plus de 40 000 chrétiens dans le nord-est, ce qui représente une diminution spectaculaire par rapport aux 130 000 chrétiens qui vivaient dans cette région avant l’impact de l’Etat islamique et de la crise syrienne. »

Le Conseil militaire syriaque parle de « génocide ».

« Alors que nous défendons le monde contre l’État Islamique, nous espérons et prions pour que le monde ne nous abandonne pas maintenant. Le moment est venu pour les chrétiens, les pays occidentaux, ainsi que pour les églises chrétiennes et les croyants du monde entier de protéger notre peuple chrétien du nord-est de la Syrie d’être victime d’une guerre brutale, d’une dictature, du fascisme et du radicalisme. »

Jeudi, la France a demandé une réunion de la coalition internationale. Dans le journal télévisé de France 2, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères, évoquait le contexte de ce nouveau front.

« Nous avons créé une coalition contre Daesh il y a 5 ans. Dans cette coalition contre Daesh, qui est une coalition internationale, la France a pris toute sa place. Cette coalition a pu à la fois sortir Daesh de certains territoires d’Irak, et a pu aussi faire en sorte que le nord-est syrien, grâce à l’alliance avec les forces démocratiques syriennes, soit stabilisé, de manière fragile, mais soit stabilisé en attendant le processus de paix qui devra bien venir un jour d’une manière ou d’une autre. Et donc cette coalition-là, elle a la responsabilité de la suite. […] Il faut que cette coalition internationale se réunisse, parce qu’on est dans une situation nouvelle et parce que le combat contre Daesh risque de reprendre. Parce que Daesh n’attend que cette opportunité pour sortir. Donc la France demande que cette coalition […] se réunisse aujourd’hui […] et qu’elle dise ‘Voilà quelle est la situation, comment est-ce qu’on fait, qu’est-ce que vous Turcs voulez faire, qu’est-ce que vous Américains voulez faire, comment est-ce qu’on assure la sécurité des lieux où il y a aujourd’hui des djihadistes et des combattants en prison’, bref mettre tout sur la table de manière claire pour que chacun assume ses responsabilités et mette aussi chacun au pied du mur. »

Franklin Graham appelle à la prière pour les « vies touchées » et pour les kurdes, qui « pourraient être annihilés ».

« Aujourd’hui, je vous demande de vous joindre à moi pour prier pour les vies touchées par la décision de la Maison Blanche de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie. Les dirigeants démocrates et républicains sont profondément inquiets car ce serait, en substance, abandonner nos plus proches alliés là-bas – le peuple kurde. Les Kurdes sont ceux qui ont mené le combat contre ISIS en Syrie. Priez aussi pour les chrétiens que les Kurdes ont protégés. Ils pourraient être annihilés. Voulez-vous prier avec moi que le président Donald Trump change d’avis ? Des milliers de vies sont en jeu. »

 

 

TODAY I ask that you join me in praying for the lives affected by the White House decision to pull US troops out of northern Syria. Both Democrat & Republican leaders are deeply concerned bc this would be, in essence, abandoning our closest allies there—the Kurdish people. 1/2

 

 

 

The Kurds are the ones who have been leading the fight against ISIS in Syria. Also pray for the Christians who the Kurds have been protecting. They could be annihilated. Would you pray w/me that Pres. @realDonaldTrump will reconsider? Thousands of lives hang in the balance. 2/2

 

L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme parle déjà de 70 000 civils déplacés, de villes quasiment vidées de leur population et de onze villages désormais sous l’emprise turque.

M.C.

Source: InfoChrétienne.com

 

 

Icône de la Résurrection de Lazare

La Résurrection de Lazare
Crète, milieu du XVIe siècle

GUERIR PAR LA

PUISSANCE DU

PARDON

 

par le Père Alphonse Goettmann

 

LE DYNAMISME EXPLOSIF DU PARDON

À travers toute la Bible, du début à la fin, Dieu dévoile sa passion pour son chef d’oeuvre : 1’homme. En le créant, il lui communique la surabondance de sa propre vie, le faisant à son image pour qu’il puisse lui ressembler : À partir de là, commence 1’histoire d’amour la plus fabuleuse que l’humanité ait jamais connue.

Dieu est amoureux de 1’homme, tel un fiancé éperdu de sa bien-aimée, jusqu’à’ "en perdre le sens", comme le révèle le Cantique des cantiques (4,9), continuellement à l’affût de son visage, toujours à l’attendre quand il s’est détourné de lui, bouleversé quand il revient, et sans cesse en train de chercher comment il peut le libérer, le tirer de ses mille enfers, pour qu’il vive, et qu’il vive pleinement. L’homme, lui, se livre à ses caprices, rompt avec Dieu, s’éloigne, s’en retourne, retombe, fait des scènes de ménage à Dieu, et trouve aussi des moments de bon ménage avec lui. Lors d’un de ces nombreux adultères - l’épisode du veau d’or dans le désert - lorsque Moise supplie Dieu de pardonner à son peuple (Ex 32,32), Dieu répond et révèle qui il est : Seigneur, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité, qui garde sa grâce à des milliers, tolère fautes, transgressions et péchés, mais ne laisse rien impuni (Ex 34,6-7).

Dieu n’est pas victime de sa passion, comme l’homme peut l’être ; son amour est totale liberté, non attachement, et n’est lié à aucune condition, il est pure gratuité, épanchement illimité de lui-même, car son être est ainsi, comme le soleil qui brille indifféremment sur les bons et sur les méchants (Mt 5,45). Dieu est don parfait : le par-don est son état. Ainsi, il révèle son coeur à chaque moment de l’Alliance qu’il veut nuptiale.

L’expérience du prophète Osée en est sans doute l’un des exemples les plus extraordinaires. Osée expérimente dans son propre coeur le coeur de Dieu. Sa femme qu’il aime à la folie est adultère, elle s’adonne à la prostitution, tout comme Israël, l’épouse de Dieu, se prostitue. Il est impossible d’imaginer l’inouï de la souffrance de Dieu et la profondeur de son amertume dans les mésaventures avec son peuple, si on ne l’a pas compris un peu dans sa propre chair. Dieu demande au prophète Osée d’en être le témoin. Selon la Loi, sa femme doit être mise à mort avec son amant (Dt 22,24 ; Jn 8,5). Mais supprime-t-on la prostitution en tuant la prostituée ? En quoi cela transforme-t-il un brin de l’histoire ? Dieu renverse cette façon de penser close sur elle-même et introduit au sein des relations humaines le dynamisme explosif de tout dépassement : le pardon. Pour faire comprendre à Osée ce qui se passe dans le coeur de Dieu et ce qu’est pour lui que de pardonner à l’homme, Dieu lui demande de reprendre sa femme adultère. Celle-ci, au lieu de la mort, retrouve vie et rang. L’attitude du pardon, totalement inattendue devant l’ampleur de la trahison, provoque d’abord une stupéfaction inimaginable et induit ensuite à un nouveau commencement où, au sein de l’alliance retrouvée, la chute se transforme toujours en un plus grand amour. Seul le pardon contient cette puissance de recréation. Tout, à nouveau, est possible, car il a sa source dans le coeur de Dieu lui-même : Je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai dans la tendresse et la miséricorde ; je te fiancerai à moi dans la fidélité et tu connaîtras le Seigneur (Os 2,21-22). L’amour vrai est sans conditions, il se suffit à lui-même, EST tout simplement : quoi que tu fasses, je t’aime...

En pardonnant, Dieu montre ce qu’il est et transmet à l’homme cette puissance, certes humainement inexplicable, déroutante et irrationnelle au possible, mais miraculeuse. Cette expérience unique d’Osée marquera toute la trame de l’histoire d’Israël, comme si Dieu, par le pardon, voulait révéler son visage et en laisser l’empreinte dans le coeur de l’homme, afin que le pardon soit désormais la nouvelle Loi qui régit toute relation humaine.

Les innombrables adultères et crimes du peuple d’Israël l’ont jeté en exil, vaincu, déporté, déshonoré. Il a tout perdu en reniant Dieu, son roi, son temple, sa loi, sa patrie. Mais dans ce désert d’amour et dans la détresse de sa prostitution, il entend toujours au fond de son coeur vide et renégat la voix de l’Époux divin : J’ai dissipé tes crimes comme un nuage... un court instant je t’avais délaissée, dans une immense pitié je vais t’unir à moi... dans un amour éternel j’ai eu pitié de toi... ce sera pour moi comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre (Is 44, 22, 54,7-9).

Ce visage amoureux du pardon toujours offert finit par percer les plus épaisses ténèbres de tous les malheurs d’Israël, si bien qu’il est l’âme même de la foi du peuple. Quand il se rassemble pour crier à Dieu sa détresse, c’est vers ce visage qu’il se tourne, dans un face à face souvent bouleversant : Mon Dieu, j’ai trop de honte et de confusion pour lever mon visage vers toi, mon Dieu ; car nos crimes se sont multiplies jusqu’à dépasser nos têtes, et notre péché s’est amoncelé jusqu’au ciel... mais à présent notre Dieu nous a fait une grâce... il a illuminé nos yeux.. .dans notre servitude Dieu ne nous a pas abandonnés... (Esd 9,6-9). Et ces longues suppliques, où l’assemblée du peuple fait l’aveu de ses péchés, se terminent toujours par l’attente du pardon : et maintenant, Seigneur, pardonne et prends pitié... fais paraître ton amour...

Il n’est pas étonnant alors qu’il paraisse un jour en personne. Avec Jésus, en effet, les cieux se déchirent (Is 63,19) et le pardon descend dans notre pain quotidien. Son nom lui-même ne signifie-t-il pas "Sauveur" ? En devenant homme, Dieu s’unit à la prostituée dans une alliance indéfectible, il endosse sa propre chair, prend sur lui ses péchés, plonge dans sa laideur et dans ses enfers d’éloignement, puis il finit par mourir d’amour pour ceux-là mêmes qui le crucifient : Père, pardonne-leur, car us ne savent pas ce qu’ils font ! (Lc 23,34). Il verse jusqu’à la dernière goutte de son sang pour l’humanité adultère, son Épouse (Mc 14,24 ; Mt 26,28). Il est l’Agneau immolé qui pardonne pour que l’homme vive (Jn 1.29), et que nul ne se perde (Mt 18,12s). Et quand seulement l’un d’eux est retrouvé, alors Jésus proclame que même au ciel la joie est immense (Lc 15,7). Le coeur de Dieu en Jésus est littéralement submergé par cette joie, au point il fait de la vie du pécheur retrouvé fête, musique, danse... et remet au doigt de cette prostituée l’alliance nuptiale, et la revêt des plus beaux vêtements (Lc 15,11-32) ! Dans cette parabole de l’Enfant Prodigue, on peut reconnaître l’un des plus beaux portraits du Christ. On retrouve ici la même folie d’amour de Dieu que dans le Cantique des cantiquesou le prophète Osée, quand on lit dans ce texte que Dieu est bouleversé à la vue de son enfant au loin, qu’il court à sa rencontre pour se jeter à son cou et le couvrir de baisers (Lc 15,20).

Là, dans cette passion folle de Dieu pour l’homme, se trouvent la source de notre vie et le seul secret de toute guérison. Il suffit que l’homme se tourne vers Dieu, le moindre mouvement de notre coeur suffit, et voilà que Dieu accourt et me serre dans ses bras, fou de joie... imagine-t-on cela ? Dieu court à ma rencontre !

LE PROGRAMME DE L’HOMME : NAÎTRE À LUI-MÊME

Dans ce visage de Dieu se révèle notre propre visage, notre chemin d’homme. L’homme est "à l’image de Dieu", si donc Dieu est pardon infini comme il l’a manifesté tout au long de l’histoire biblique, le seul chemin qui permet à l’homme de devenir homme c’est le pardon. II n’y a pas d’accomplissement possible pour 1’homme, pas de guérison physique ou psychique sans le pardon. Aujourd’hui on commence à le reconnaître dans le monde des médecins et des psychothérapeutes. Mais la cause de tous les maux est spirituelle et la vraie guérison de l’homme c’est sa déification. L’homme n’est vraiment homme que s’il devient dieu : l’image de Dieu en l’homme est destinée à s’accomplir dans la ressemblance (Gn 1,26). Ressembler à Dieu, voilà la vraie naissance de l’homme. Tant que le pardon n’est pas le pain que nous mangeons tous les jours, nous restons des avortons, nous végétons sur le plan animal, sans connaître la vie en plénitude (Jn 1,16 ; Ez 3,19). Combien "d’hommes" meurent à chaque instant sans avoir vu le jour !

C’est pour accoucher l’homme à cette nouvelle naissance que le Christ est venu. Aussi dira-t-il qu’on est ses disciples, c’est-à-dire sur le même chemin que lui et qu’on lui ressemble, en vivant de son amour les uns pour les autres :

Je vous donne un commandement nouveau, aimez-vous les uns les autres, oui, comme je vous ai aimes, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (Jn 13,34-35).

Tout est dans ce petit mot "comme" et dans cette formidable insistance : aimer ! Le pardon - don parfait - sans limite, puisqu’il va jusqu’au pardon des ennemis, est le sommet de tout amour. Dans cet amour seulement, l’homme fait l’expérience de Dieu, celui qui aime connaît Dieu (1 Jn 4,7), c’est-à-dire il naît à Dieu, et avec lui dans un éternel engendrement, il devient fils avec le Fils né du Père.

Le pardon n’est donc pas une condition préalable à une vie nouvelle, comme on peut le croire dans l’ignorance de tout cet arrière-plan, il est la Vie elle-même, l’Amour en acte. C’est pourquoi Jésus demande à Pierre, au-delà’ du pardon ponctuel, de pardonner inlassablement, c’est-à-dire d’en faire un état, une vie en permanence (Mt 18,21). Le pardon ponctuel est essentiel car il régit toutes nos relations, avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, mais il traduit ce qui est au fond du coeur d’un être :

Si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du coeur, c’est ainsi que mon Père vous traitera (Mt 18,35).

La puissance d’une telle parole montre bien que pardonner n’est pas une bonne conduite morale, mais entrer dans le secret divin et le partager avec les autres. Ainsi la communauté des hommes selon l’Évangile est fondée sur le pardon ; la communauté, c’est-à-dire toute relation. II est impensable pour un couple de subsister sans le pardon au quotidien. Il n’y a pas un groupe qui ne soit miné par le jugement. Le pardon introduit au sein des relations humaines les moeurs de Dieu et fait de la communauté une icône de la Divine Trinité. Mais le refus du pardon, c’est comme si le ruisseau se coupait de sa source : le lendemain il cesse d’exister, n’étant plus qu’une eau croupissante. Quand il s’agit de l’homme ceci n’est pas une métaphore ; si le pardon est source de vie nouvelle, comme nous l’avons dit, le non-pardon, lui, est mortifère.

PAS DE GUÉRISON SANS LE PARDON

Des médecins montrent aujourd’hui cliniquement comment le refus de pardonner engendre la rancoeur qui peut aller jusqu’à la haine et au désespoir. Mais cela s’inscrit inévitablement dans le corps, comme tout le monde le sait maintenant. Il n’y a pas d’émotion qui ne s’imprime dans le physique ! Et de là naît, alors, finement mise au point par l’inconscient, telle ou telle maladie, voire toute une pathologie qui n’épargne aucune sphère de la personne : corps, âme, esprit. Sans que l’on fasse des courts-circuits un peu trop simplistes, il s’est tout de même fréquemment, à quelle profondeur la haine sourde peut ravager un être et provoquer un cancer ou une autre symptomatologie. De même sur le plan psychoaffectif, le pardon refusé blesse la volonté, ce qui suscite une sérieuse difficulté, souvent même l’incapacité d’aimer. Beaucoup de célibataires en sont les victimes et non moins les nombreux couples qui vivent sous le régime de l’aigreur, de l’amertume, de la tristesse ; parfois une agressivité permanente vis-à-vis de l’autre empoisonne toute leur existence ou suscite simplement l’indifférence totale... sans que l’on connaisse les vrais motifs de tout cela, tant qu’on n’a pas vu qu’un refus de pardon se niche quelque part ! Ce refus, même s’il est devenu inconscient, pompe l’énergie d’un être à son origine et la détourne de l’amour. Tous les rapports sont donc plus ou moins faussés : à soi-même, à l’autre, à Dieu.

Dans le rapport à Dieu, le mal est encore plus grave car il touche alors à la dimension proprement spirituelle de l’homme, la personne, et porte donc atteinte à sa destinée qui devient mortifère. La personne est le mystère unique de chaque être, nul ne peut la définir, elle est l’identité profonde de l’homme, mais elle se manifeste dans l’expérience essentiellement comme "don", comme un mouvement "vers" ; or, nous l’avons dit, le pardon est le don parfait, la plus haute forme de l’amour. Le don ici n’a rien à faire avec une morale généreuse, mais il est l’essentiel même de la Vie, sa nature. La vie n’existe pas hors du don de soi et sans la vie il n’y a évidemment pas de bonheur possible. Le tragique de cette réalité, c’est que l’absence de pardon annihile être et le conduit à la mort. Combien y a-t-il de morts "vivants" ou vivotants ? C’est par le don que l’homme ressemble aux Personnes divines qui vivent de toute éternité dans une donation réciproque.

Parce qu’il a ainsi un rapport immédiat avec la Source, le pardon est un acte créateur, il n’efface pas le passé mais le recrée dans une histoire nouvelle, plus grande que la précédente. Sous ce rapport le pardon, venant de Dieu, soulève des forces révolutionnaires. Seule l’expérience permet de comprendre cela. Beaucoup n’y entrent pas parce qu’ils s’en croient incapables. À regarder de près, il y a le plus souvent dans ces cas une confusion entre pardonner et sentir que l’on pardonne. C’est un point important parce que très fréquent : le pardon, pas plus que la prière ou l’amour, n’est lié à une émotion quelconque de notre psychisme ! Comment peut-on "sentir" de l’affection pour un ennemi ? À ce compte, on ne pardonnerait jamais... Le pardon dépend de ma volonté, il est une décision libre qui engage ma personne, mais libre aussi de mes sentiments. On peut dire "je te pardonne" sans rien ressentir ou avec un coeur qui saigne. Ce qui importe c’est l’acte qui relève de l’esprit de l’homme ; les émotions relèvent du psychisme. Le pardon n’est pas davantage lié à l’autre, à ses propres réactions, à ce qu’il va dire ou faire, à son éventuel rejet ou même sa violence. Celui qui pardonne est responsable de son attitude personnelle, c’est tout. Les autres ne nous appartiennent pas, nous n’avons aucun droit sur eux, ni rien à exiger à leur encontre... Par contre mon pardon va les libérer de mon égocentrisme et les laisser exister comme ils entendent, sans qu’ils me doivent quoi que ce soit. Je n’attends rien d’eux.

LA THÉRAPIE DU PARDON

Si la plupart du temps le pardon n’est pas opératoire et reste sans conséquence, c’est parce qu’on en fait un acte extérieur, purement psychique, une parole vaine. Or il s’agit de descendre là où se cache le traumatisme, jusque dans les profondeurs inconscientes, sinon il n’y a pas de vraie guérison. Cependant il est très dangereux de descendre dans ses ténèbres sans le Christ ; il est la lumière qui luit dans les ténèbres (Jn 1,4-5), et ce n’est que par sa vie donnée que nous pouvons être guéris. Aucun thérapeute ni aucun remède ne peut transmettre la vie si ce n’est en étant canal de la vie divine, car Dieu seul est source de Vie. Mais il se donne, bien sur, à qui s’y prête même inconsciemment...

Quel que soit le pardon à exercer, à soi-même, aux autres ou à Dieu, je suis toujours la "victime" de l’offense et le malade à traiter c’est moi. La "méthode" du pardon et de la guérison est donc la même pour tout traumatisme ; elle a été révélée par le Christ et véhiculée par toute la Tradition. C’est un trésor inestimable que certains mystiques appellent "acte anagogique". L’acte est posé ponctuellement l’égard de telle ou telle blessure, mais avec l’exercice et la grâce il devient une attitude spontanée face à tout. On voit dans les écrits de nos saints Pères que c’était là leur manière de vivre et de s’offrir instantanément aux contrariétés.

Il faut donc d’abord prendre beaucoup de temps. L’homme est histoire, et elle est celle d’une guérison qui n’a jamais fini de s’approfondir. Je suggère de s’accorder une séance par semaine, comme l’on fait en thérapie, car le rythme joue évidemment un rôle énorme dans cette histoire. Par exemple une demi-heure tel jour de la semaine à telle heure. Il y a une "loi du rythme" qu’on a étudié chez les grands personnages qui l’ont appliquée, elle porte des fruits tout à fait inattendus. On ensemence le subconscient qui fait alors un travail extraordinaire durant la période latente d’une séance à l’autre. Ce travail est tout le mystère de la présence de l’Esprit Saint intimement lié jusqu’au détail de notre histoire.

C’est pourquoi, au début de la séance hebdomadaire, il est de la plus haute importance de le prier, de l’invoquer longuement. Il suffit de lui parler simplement, comme à un ami, de l’appeler à l’aide et de se confier à lui, ou encore de prendre l’un des hymnes à l’Esprit Saint proposés par la liturgie de la Pentecôte. Sans l’Esprit nous ne voyons rien en nous. Voir la rupture avec Dieu ou son éloignement est une révélation, Dieu seul peut nous montrer où nous en sommes quant à lui. C’est donc déjà une grâce, une lumière divine.

Reconnaître :

Viennent alors les trois étapes de la méthode elle-même dont la première est de reconnaître une réalité, tel traumatisme du passé, tel blocage ou noeud qui empêche de vivre, tel événement jamais digéré ou une relation plus ou moins meurtrière. Cependant il est impossible de bien "reconnaître" un traumatisme ou un événement quelconque du passé, surtout de le laisser vivre en soi, sans une parfaite détente du corps. Sans cette détente, on mentalise, on réfléchit dans l’abstraction, mais on n’a pas accès aux profondeurs du subconscient ou de l’inconscient, or c’est là que gît le traumatisme et c’est de là qu’il nous ronge. L’idéal est de s’asseoir dans une posture méditative ou sur une chaise, dans la bonne verticale, et de faire un parcours du corps de la tête jusqu’aux pieds pour détendre à fond une partie après 1’autre, dans une respiration lente et profonde. Après cela seulement on commence à regarder le fait ; c’est un regard contemplatif, synthétique, sans réfléchir ou analyser. Simplement voir, au lieu de refouler ou de se cacher la vérité, comme cela est souvent le cas. Plus on est détendu, mieux on voit, et davantage l’expérience première se restitue jusque dans le détail extérieur et intérieur, les états d’âme vécus, la souffrance, la colère ou les désirs de vengeance. Voir...

Accepter :

La deuxième étape, c’est alors d’accepter ce que l’on vient de voir. Accepter 1’ inacceptable. Dire "oui", ou plutôt devenir "oui" progressivement. Le corps ici est une parole précieuse à déchiffrer : la moindre crispation ou tension, la respiration qui monte et se fait plus courte... sont des signes évidents de résistance, de refus et de fermeture. L’acceptation deviendra de plus en plus réelle si on lâche prise, surtout dans la nuque et les épaules, en respirant profondément, par le diaphragme. Accepter, adhérer à ce qu’on a vu, devenir un avec le fait nous fait sortir peu à peu de la dualité qui est, en grande partie, la cause de notre déchirure et de notre souffrance. Être pleinement conscient de ce qui est, dans un "oui" total, sans que l’ego intervienne pour réagir, critiquer, être emporté... Il n’y a plus l’ombre d’un refoulement.

Bénir :

Enfin, dernière étape : la libération par 1’exercice du pardon lui-même. Étant étendu, on peut maintenant descendre dans la profondeur où se trouve précisément le traumatisme. Mais comment ? Où se manifeste le vrai dynamisme du pardon ? Le Christ répond dans l’Évangile : Bénissez ceux qui vous maudissent (Lc 6,28), et saint Paul y revient constamment (Ro 12,141 Co 4,12). Il s’agit donc de "bénir" ce que l’on a vu et accepté. On peut ainsi passer le nombre de séances nécessaires à bénir jusqu’à ce que l’on soit totalement guéri. Il suffit de répéter lentement et paisiblement : "Seigneur, sois béni dans ce que j’ai vécu, ou dans tel événement (le nommer), ou sois béni en telle personne (dire le prénom)". Chacun peut évidemment trouver sa façon personnelle de bénir, de louer ou de rendre grâce, ce qui est la même chose. L’essentiel est d’avoir une formule courte que l’on peut répéter avec facilité.

Ce travail est infiniment plus qu’une simple thérapie, il est proprement miraculeux. "Bénir", ce n’est pas deux syllabes, mais c’est une promesse du Christ qui se réalise infailliblement. Cette fécondité inouïe vient de la Pâque même du Christ. Par toute sa vie il nous en a montré le chemin et nous a appris à vivre ainsi à notre tour. Par son incarnation, le Christ est descendu à l’intérieur de la souffrance et de la mort. Il n’a pas écarté la mort pour mettre la vie à sa place, c’est la mort elle-même qu’il a transformée en vie. Le tombeau est métamorphosé en chambre nuptiale et celui qui en sort victorieux est l’Époux ressuscité. Les chants de la liturgie pascale sont remplis de ce mystère qui fonde notre propre existence. Ainsi "bénir" révèle ici toute sa splendeur : au-delà des mots, cela veut dire que le Christ descend à l’intérieur de mon traumatisme, à l’intérieur de ma souffrance et dans ce qui est mort en moi, et là, comme il l’a montré, transforme ce qui est mortifier en vie et guérison. Je suis alors déjà’ vraiment ressuscité, saint Paul ne cesse de le dire ; je découvre la dimension non conditionnée de la vie, la vie divine.

Cet acte est profondément recréateur, il est le chemin du Christ lui-même dont je deviens participant et témoin. Témoin, car il s’agit aussi, chaque fois que cela est possible, d’aller trouver l’offenseur et de donner le pardon. Le donner à lui, sans oublier de le demander aussi pour soi ! Qui suis-je, en effet, pour avoir provoqué ce qui est arrivé ? Et dans le cas où je suis innocent, sans doute le lui ai-je bien rendu postérieurement par ma rancoeur ou ma haine...

VERS LA LIBÉRATION COMME ÉTAT PERMANENT

La paix profonde qui s’installe en moi après avoir ainsi donné et reçu le pardon est la vie même de Dieu. C’est une "Visitation". Mais cette "présence pardonnante", par essence, est extensive à toute ma vie jusque dans le plus petit détail. Alors, plus j’avance sur ce chemin, plus je découvre par expérience que l’inimitié est partout, qu’il n’y a pas un jour sans contrariété, que chaque instant même est une épreuve au sens ou le métal est "éprouvé" par le feu jusqu’à ce qu’il soit purifié et devienne de l’or. Chaque instant m’éprouve, vérifie la justesse de mon attitude, me crible dans ma foi (Lc 22,31-32), c’est-à-dire dans mon rapport aux êtres, aux choses, aux événements...

"L’ennemi", en fait, c’est tout ce qui m’est contraire ou difficile, ce que je n’aime pas et qui me déplaît. Quand sommes-nous en accord parfait avec ce qui arrive ? Il ne s’agit pas, bien sur, d’approuver ce qui m’éprouve, mais Celui qui m’éprouve. Le malheur, la souffrance et la mort, même la petite contrariété au quotidien ne sont pas "voulus" par Dieu pour moi - que serait alors son amour fou ? - mais si je les accueille dans la foi, en leur "pardonnant" d’être ce qu’ils sont, en disant "oui" à ce qui m’arrive, en rendant grâce et en bénissant tout sans exception, je rencontre Dieu à l’intérieur de tout, un Dieu libérateur toujours à l’oeuvre. Plus rien alors ne peut m’atteindre, je deviens un être libre de tout, ne dépendant de plus aucune circonstance ou événement, le pardon est devenu un état permanent. C’est de cet état dont parle le Christ quand il dit qu’il nous donnera une joie que rien ni personne ne pourra plus nous enlever (Jn 16,22).

La tradition des Pères appelle cet état apathéia - l’état sans passion ou impassibilité dont ils disent que c’est le plus haut degré de la charité, c’est-à-dire de l’amour divin dans l’homme. En effet quand l’homme a totalement lâché prise de son ego, de son amour et de sa volonté propres, alors il est envahi par l’amour de Dieu qui agit à travers lui. Cet homme ne veut plus que ce que Dieu veut et il veut tout, d’instant en instant, avec la volonté de Dieu. Pour lui, que cela plaise ou non, tout est don de Dieu, tout est grâce... il est donc toujours heureux.

Dans ce sens. le christianisme a été littéralement engendré par la mystique juive. Le juif pieux bénit tout du matin au soir, car pour lui, depuis Moise, tout est "Buisson Ardent" ; le saint Nom a établi le feu de sa présence à l’intérieur de tout. Même si rien ne va plus, même si l’on est assis nu sur un tas de fumier dans le plus misérable des abandons, tel Job, il n’y a plus aucune place pour le désespoir ou le doute que cela n’ira pas pour le mieux ! Dans ce petit "même si" se trouve toute la teneur d’une telle attitude. Le Christ la portera à sa plénitude, ce qui permet saint Paul de dire que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Ro 8,28). C’est ainsi que Jésus vit l’horreur de sa souffrance et de sa mort sur la croix : il n’est pas victime de ses bourreaux, il leur pardonne (Lc 23,34) ! Et au moment même où toutes les apparences sont contraires, il est l’homme le plus libre qui soit : Tout est accompli (Jn 19,30) ; la résurrection est possible.

Il est intéressant de savoir que sur ce point, l’état sans passion, la liberté totale et non conditionnée, toutes les traditions spirituelles de l’humanité sont unanimes. Déjà les stoïciens en faisaient le centre de leur démarche, mais aussi l’hindouisme et les autres voies extrême-orientales. Il y a là le point focal de toute mystique et, en même temps, un dénominateur commun. Le chemin est imparfait, une partie de notre être accepte encore 1’attachement et s’accroche à la vieille nature, tant qu’il n’y a pas une égalité absolue de l’intelligence et du coeur devant tous les résultats et toutes les circonstances quelles qu’elles soient, bonne ou mauvaise fortune, respect ou insulte, renommée ou blâme, victoire ou défaite, événements agréables ou pénibles, etc. Si plus rien ne nous atteint ni ne nous trouble, alors nous connaîtrons la libération et la facilité, et il n’y a pas de mots pour en parler : la guérison ici s’assimile à notre déification.

Article paru dans la revue Le Chemin, no. 28, 1995.
Reproduit avec l’autorisation de la revue Chemin.

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LETTRE DE SAINT AUGUSTIN À PROBA SUR LA PRIÈRE.

« Prier sans cesse »

Désirons toujours la vie bienheureuse auprès du Seigneur Dieu, et prions toujours.

Mais les soucis étrangers et les affaires affaiblissent jusqu'au désir de prier ; c'est pourquoi, à heures fixes, nous les écartons pour ramener notre esprit à l'affaire de l'oraison.

Les mots de la prière nous rappellent au but de notre désir, de peur que l'attiédissement n'aboutisse à la froideur et à l'extinction totale, si la flamme n'est pas ranimée assez fréquemment.

C'est pourquoi, lorsque l'Apôtre dit :
Faites connaître vos demandes auprès de Dieu, on ne doit pas l'entendre en ce sens qu'on les fait connaître à Dieu, car il les connaissait avant même qu'elles existent ; mais qu'elles doivent demeurer connues de nous auprès de Dieu par la patience, et non auprès des hommes par l'indiscrétion. ~

Cela étant, il n'est pas défendu ni inutile de prier longtemps, lorsqu'on en a le loisir, c'est-à-dire lorsque cela n'empêche pas d'autres occupations bonnes et nécessaires, bien que, en accomplissant celles-ci, on doive toujours prier, comme je l'ai dit, par le désir.

Car si l'on prie un peu longtemps, ce n'est pas, comme certains le pensent, une prière de bavardage.

Parler abondamment est une chose, aimer longuement en est une autre.

Car il est écrit du Seigneur lui-même qu'il passa la nuit en prière et qu'il priait avec plus d'insistance : faisait-il alors autre chose que nous donner l'exemple en priant dans le temps au moment voulu, lui qui, avec le Père, exauce dans l'éternité ?

On dit que les moines d'Égypte ont des prières fréquentes, mais très courtes et comme lancées à la dérobée, pour éviter que se détende et se dissipe, en se prolongeant trop, cette attention vigilante et soutenue si nécessaire à l'homme qui prie.

Ils montrent par là que l'on ne doit pas accabler cette attention, quand elle ne peut se maintenir; mais de même, si elle se maintient, il ne faut pas l'interrompre trop tôt.

La prière ne doit pas comporter beaucoup de paroles, mais beaucoup de supplication, si elle persiste dans une fervente attention.

Car beaucoup parler lorsqu'on prie, c'est traiter une affaire indispensable avec des paroles superflues.

Beaucoup prier, c'est frapper à la porte de celui que nous prions par l'activité insistante et religieuse du cœur.

Le plus souvent, cette affaire avance par les gémissements plus que par les discours, par les larmes plus que par les phrases.

Dieu met nos larmes devant lui et notre gémissement n'échappe pas à Celui qui a tout créé par sa Parole et qui ne recherche pas les paroles humaines.
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NE DÉSESPÉRONS-PAS !

N'ayant pas d'Espérance, Satan est éternellement triste et essaye de toutes ses forces de nous communiquer cette tristesse, afin de nous affaiblir !

Si Satan le pouvait, il nous ferait pleurer tous les jours !

Il n'est pas surprenant que les antidépresseurs fassent partie des médicaments les plus usités dans le monde d'aujourd'hui.

Si nous avons une dépression inexpliquée ou que notre moral flanche sans raison apparente, c'est que le Diable rôde certainement autour de nous dans le but de nous nuire ; de nous faire relâcher notre attention et détruire notre état de grâce, ou de nous décourager de le retrouver.

La prière est un excellent antidote pour contrer ses lâches attaques du malin en nous fortifiant par la grâce de Dieu.

En effet, le Seigneur ne permettra jamais que l'on se sépare de Lui si nous lui en faisons sincèrement la demande.

 

L'Annonciation

« Qu'il m'advienne selon ta parole »
L'Annonciation

Novgorod, Russie, XVe siècle

Le saint

abandon, un

chemin de vie

 

 

par le Père Alphonse Goettmann

 

 

PARTICIPER DE L’ÉNERGIE CRÉATRICE

Sait-on assez que l’homme a " un pouvoir " sur le coeur de Dieu ? Qu’une certain attitude déclenche la puissance divine, lui donne libre cours et qu’alors une nouveauté radicale, tout-à-fait inconnue, peut s’introduire en nous et autour de nous ? C’est une puissance de guérison et de transformation qui nous fait sauter hors de notre vieille vie et de toutes les prisons de l’ego. Cette attitude s’appelle : l’Abandon. Elle est connue pour sa capacité absolument révolutionnaire par toutes les grandes Traditions religieuses de l’humanité, qui en ont fait la base même de leur démarche, un style de vie, et le secret de la vraie mystique, c’est-à-dire de la réalisation plénière de l’homme. On l’appelle de beaucoup de noms : le " non-agir " dans l’antique sagesse du Tao chinois, le détachement " dans le Bouddhisme, " l’égalité d’âme " chez les Hindous, " la sainte indifférence " chez les Soufis ; dans le christianisme on la décline sous les vocables de l’obéissance, la volonté de Dieu, la confiance, le Oui, l’abnégation et l’humilité, l’amour des ennemis jusqu’au martyr, l’Enfance spirituelle... etc. il s’agit tout simplement de l’attitude fondamentale du Christ qui en révèle lui-même la substance quand il dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé (Jn 4, 34), phrase qu’il répète comme une trame tout au long de sa vie terrestre et qui va culminer au sommet de sa possibilité dans l’abandon total sur la croix : Père, entre tes mains je remets mon esprit (Lc 23, 46).

Aussi saint Paul a-t-il pu dire de Jésus : Il n’y a eu que oui en lui (2 Co 1,19). A nous qui ne savons plus ce qu’est vivre, le Christ est venu en faire la démonstration. Il n’y a pas d’autre bonheur sous le ciel, et celui qui entre en son partage, entre aussi dans la vraie parenté du Christ : Celui qui fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère (Mc 3, 35).

Le mot " abandon " est ambigu et peut conduire à toutes les passivités ou quiétismes dont l’histoire religieuse est remplie. Mais en réalité, la relation entre l’homme et Dieu est une alliance d’amour, où se recevoir de l’Autre représente la plus haute activité. On n’est plus dans l’ordre d’un " faire " habituel, mais d’une fécondité d’un tout autre niveau. Dans l’abandon total à la volonté divine vient le moment, et c’est une loi très importante de la vie spirituelle, où " l’homme n’est plus guidé par les maîtres et par l’Écriture comme autrefois, mais par le Seigneur lui-même ", dit saint Silouane l’Athonite (+ 1938). Il s’agit donc d’abord d’une profonde écoute intérieure pour percevoir les moindres injonctions de l’Esprit et ne plus rien faire que sous son impulsion. On devine alors à quel point le coeur de l’homme peut devenir un foyer brûlant toujours en action, mais, parce que abandonné à un Autre que soi, il pose constamment des actes marqués du sceau de l’intériorité et de la profondeur. Être centré à la Source dit Maître Eckhart (XIIIe siècle), c’est participer de l’Énergie Créatrice, acte pur " d’éternel engendrement ", qui jaillit de notre propre " Fond ".

C’est de ce fond que l’homme se reçoit à chaque instant, c’est donc aussi là qu’il s’abandonne s’il veut vraiment vivre. En cela, il est à l’image du Christ qui est, lui, l’éternel engendré : d’où, durant toute sa vie, une adhésion amoureuse et un abandon total à ce que l’on pourrait appeler le bon plaisir de Dieu, si ce n’était pas là précisément son lien ontologique, l’origine de sa naissance éternelle. Jésus se reçoit sans cesse de son Père : Qui me voit, voit le Père (Jn 14, 9), il est Fils de toute éternité et à chaque moment de sa vie terrestre. Par l’attitude d’abandon, nous partageons donc le secret même du Christ : nous devenons fils avec le Fils, et dans cette filiation le Père nous engendre par grâce comme il engendre le Verbe par nature. Il s’agit d’un enfantement continuel qui sollicite par conséquent une attitude de total réceptivité. C’est pourquoi, ce sont justement les conseils de vigilance qui constituent ce qu’il y a de plus original et décisif dans l’enseignement de Jésus. Ils sont pratiquement absents de la littérature judaïque.

La vie entière du disciple est intensifiée par son " veillez " et pour son maintien dans l’état de disponibilité permanente. Celui qui veille est attentif à Dieu, veiller et prier sont donc intimement liés. Aussi, entrer dans cette enfance spirituelle, c’est pousser notre amour d’homme jusqu’à ne plus vouloir être sinon en Dieu.

LE DISCIPLE NE S’APPARTIENT PLUS

Et c’est Jésus qui conduira son disciple vers cette communion et cette intimité extraordinaire avec le Père, dans laquelle il se trouve lui-même. Enfant par excellence, il appelle DieuAbba-Père (Mc 14, 36). Jésus n’hésite pas à bouleverser toute une mentalité, jamais on a appelé Dieu " Abba " avant sa venue ! C’est un mot d’usage courant dans la vie familiale : " Abba " et " Imma " (papa, maman) sont les premières paroles de l’enfant qui babille... Jésus pane à Dieu comme un petit enfant à son père avec la même simplicité intime, le même confiant abandon. Ne trouvons-nous pas ici la clé ultime de ce texte si mal compris :

En vérité, je vous le dis, si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des cieux (Mt 18, 3-4).

Il faut devenir comme des petits enfants pour pouvoir dire comme Jésus : Abba (Rm 8, 15 ; Gal 4, 6). Tout est là, car cette appellation apparemment enfantine révèle la relation unique de Jésus au Père et affirme le mystère même de sa mission messianique (Mt 11, 27), à laquelle le disciple est appelé à participer en entrant dans le Royaume. Il " connaîtra " alors le Père comme Jésus le " connaît " et cette " connaissance " l’introduira dans une communauté de vie et d’amour avec le Père, une relation personnelle avec lui, par l’identification la plus complète à Jésus et l’acceptation du propre destin de celui-ci :

Qui vous accueille m’accueille et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé (Lc 10, 40). Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé (Lc 10, 16).

Devenir " enfant " sera donc reconnaître pleinement sa condition filiale ; à l’image de Jésus, accueillir le Père. C’est ressembler en tout à celui qui est, à un titre absolument unique, le Fils ; nul n’a vécu dans une dépendance aussi amoureuse et totale à l’égard du Père, nul ne fut aussi pauvre et enfant. Toute sa vie est suspendue au Père. Devant Dieu, il a toujours pris tout naturellement et visiblement l’attitude de celui qui reçoit tout, même d’être celui qu’il est, l’attitude de celui qui s’appuie entièrement sur un Autre.

La vie de Jésus se présente comme l’illustration la plus suggestive de ses exigences pour le disciple qui veut partager sa destinée. Comme Jésus, il devra s’abandonner sans limites entre les mains du Père. Sans souci du vêtement et de la nourriture (Mt 6, 25), être le journalier de Dieu comme les oiseaux du ciel et les lis des champs (Mt 6, 26 ss) et cela dans une confiance qui défie les situations les plus tragiques, serait-ce au milieu de la persécution (Mt 10,28-31 ; Lc 12, 4-7) mais aussi dans l’humble vie quotidienne, où l’on ne peut servir qu’un maître (Mt 6, 24 ; Lc 16, 13).

Celui qui est entré dans cette communauté de vie et d’amour avec Jésus vis-à-vis du Père ne s’appartient plus (Lc 9,62). Son coeur ne saurait être partagé (Mt 19, 21 ss ; 6, 21). Le pusillanime qui hésite et croit pouvoir servir Dieu et Mammon à la fois, n’a pas compris l’appel de Dieu et cause la rupture de la communauté. Jésus veut mobiliser toutes les énergies de son disciple ; il n’y a que deux possibilités : vivre ou mourir.

Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène a la perdition, et il en est beaucoup qui s’y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène a la vie, et il en est peu qui le trouvent (Mt 7, 13-14).

Il s’agit donc de tout miser sur une carte, de l’avoir, lui, pour unique préoccupation (Mt 22, 37), de faire tout pour lui, de n’agir que pour lui plaire et de le prendre pour l’unique témoin de ce que l’on fait (Mt 6, 1).

UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN AVEC LE MESSIE

Tous les Évangiles témoignent de cette signification absolument centrale de la personne de Jésus. Ce n’est qu’en liaison très étroite avec Jésus que le disciple reconnaît le plan de libération de Dieu. L’Évangile exprime cette liaison par le mot " suite ", c’est un terme consacré et qui n’est pas nouveau. Déjà dans l’Ancien Testament, l’élève " suivait " son maître. Mais ce qui est radicalement nouveau, c’est la manière de le vivre. Alors que dans l’Ancien Testament, la Torah était le noeud de la relation entre élève et maître, dans le Nouveau Testament, c’est Jésus lui-même qui est la Torah. Le disciple participe aux événements qui font irruption autour de Jésus et avec lui. Par là il entre dans une communauté de vie avec son Maître et se trouve responsable avec lui d’une nouvelle dynamique de l’histoire, là où il est à l’instant même, dans le plus banal de son quotidien.

Le mot " suivre " en grec exprime en effet un rapport absolu et exclusif de service. Il s’agit de partager la vie de Jésus, sa fonction messianique, d’acquérir et d’approfondir sans cesse la conscience d’être appelé et envoyé exactement là où je me trouve ici et maintenant. Cette conscience sentie, physiquement et cordialement expérimentée, que le disciple pèle ses pommes de terre et fasse sa vaisselle ou prêche aux foules, saisit l’être tout entier d’étape en étape et devient la source d’une joie qu’aucune circonstance ne pourra ternir. " Suivre " Jésus est alors un acte de foi à la parole de celui qui appelle et envoie (Mc 3, 14), où l’instant présent, quel que soit son contenu, est le lieu où s’exerce la confiance et l’abandon.

Si, à travers l’épaisseur du banal et le manteau pesant de nos soucis, peut jaillir une telle allégresse, c’est que le disciple que nous devenons découvre peu à peu la dimension non-conditionnée de son Maître : parce que suivre Jésus, être son compagnon, est l’unique motif de toute action, le disciple est un être suprêmement libre. D’abord, il a rompu avec le passé qui enténèbre l’inconscient et dicte constamment au pressent toute sa pesanteur : Suis-moi, dit Jésus, et laisse les morts enterrer leurs morts (Mt 8, 22).

Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu (Lc 9,62), c’est-à-dire à son propre coeur puisque c’est le lieu du Royaume, mais aussi à Jésus lui-même car il en est le Roi !

Libre est le disciple ensuite parce qu’il se soumet à la loi d’un Autre, même la mort ne le conditionne plus, car il accepte d’emblée le risque du martyr par amour pour celui qu’il suit et auquel il s’est définitivement abandonné : Si quelqu’un veut venir à ma suite, dit Jésus, qu ‘il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie a cause de moi la trouvera (Mt 16, 24-25).

Libre encore est le disciple parce qu’il a tout quitté : sa nouvelle condition c’est d’être non conditionné, il s’exerce au non-attachement sous toutes ces formes, ni chaînes ni dépendances d’aucune sorte : Jésus dit a Lévi assis au bureau de douane : " Suis-moi " et, quittant tout et se levant, il le suivait (Lc 5,27-28).

" Quitter tout " : rien de plus radical et absolu, il s’agit de quitter même ses pensées, ses préoccupations et soucis, à plus fortes raisons ses passions... C’est même là, à l’intérieur de soi, que se trouve le véritable enjeu : la liberté intérieure est le vrai nom de la pauvreté, l’attachement aux objets ne fait que prouver la possession de soi par soi...

LA CROIX : LIEU DE L’ENFANCE SPIRITUELLE

Le disciple se sait donc à chaque moment, quoi qu’il fasse, en service ; ce chemin le saisit peu à peu complètement et le transforme dans l’amour de Dieu. Tout instant est la meilleure occasion pour aimer, et s’enraciner toujours plus dans cet amour, qui n’est jamais motivé par la dignité de son objet : il est sans frontières, inconditionnel et il ne s’explique pas du dehors, son sommet est l’amour des ennemis et de tout ce qui lui est contraire, sommet donc d’une suprême liberté. Nous y reviendrons longuement.

Il a fallu venir jusqu’à cette identification et cet amour unique pour pouvoir entrer avec Jésus dans le coeur même de son instant le plus filial : la croix. C’est là, en effet, " l’heure " de l’Enfant qui a tout abandonné, afin que par lui l’amour et la gloire du Père éclatent aux yeux du monde (Jn 17, 1-5). La croix, c’est le " lieu " de l’enfance spirituelle : Si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des cieux (Mt 18,3), est synonyme de si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive (Mt 16, 24-25).

" Suivre " Jésus ou " entrer dans le Royaume ", c’est donc avant tout pour le disciple, devenu semblable à un enfant, partager profondément les souffrances messianiques de son Seigneur. " Se charger de sa croix " signifie être prêt à mourir, abandonner sa propre vie (Lc 14, 26), boire à la même coupe que le Messie (Mc 10, 39). Celui qui n’est pas dans l’attitude de l’enfant, telle que nous l’avons contemplé jusqu’ici, en est incapable : il est embarrassé de sa personnalité et de ses oeuvres, son premier ennemi, c’est son propre moi. Invités au festin du Royaume :

L’un dit : j’ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t’en prie, tiens moi pour excusé ! Un autre dit : j’ai acheté cinq paires de boeufs et pars les essayer ; je t’en prie, tiens moi pour excusé ! Un autre dit : je viens de me marier et c’est pourquoi je ne puis venir ! (Lc 14, 18-20)

Chacun a un prétexte très valable aux yeux des hommes, mais c’est par là précisément qu’il se jette dans son malheur. Le motif pour vivre et être heureux n’est pas en Dieu, le moi reste central, il décide de tout et ne se reçoit que de lui-même.

Celui qui, au contraire, sait accueillir et s’abandonner au Royaume comme un enfant est d’emblée apte à " suivre Jésus jusqu’au bout " ; l’abandon culmine dans la Passion, l’action la plus évangélique qui soit ! C’est là que, chargé de la croix, le disciple engage avec le Christ la marche effroyable à travers une foule hurlante qui le couvre d’injures et le rejette sans pitié de la communauté humaine. Ces outrages et surtout ce rejet de la société sont pour lui le sceau de la véritable attitude : celle de l’enfant, du pauvre, du persécuté de l’Évangile. Abandonné de tous mais plus que jamais uni à Dieu, il s’abandonne lui-même dans son dernier élan, comme le Serviteur parfait qu’il incarne, entre les mains du Père, qui le reçoit et l’engendre selon son être total de fils de Dieu : Tu es mon fils, je t’engendre aujourd’hui (Ps 2, 7 ; Ac 13, 33).

AIMER LA DIFFICULTÉ

Aucun homme ne peut contourner cette folle aventure, qu’il soit richissime, débordant de santé et comblé par son destin ou, au contraire, victime du sort, bafoué par la vie et traîné dans la misère. Le drame est au dedans quelles que soient les circonstances extérieures et la crise survient selon la maturation de chacun. Soit l’homme la refuse et il plonge dans un enfer satanique indescriptible : " L’homme le plus riche du monde, l’homme le plus triste du monde ", titrait un journal du soir ; soit l’homme accepte l’inacceptable dans un abandon absurde selon la sagesse humaine (1 Co 2, 13) mais aimant, et alors " c’est par la croix que la joie entre dans le monde ", comme chante une hymne ancienne.

Nous sommes ici aux prises avec les lois inhérentes à la Vie qui cherche l’homme. Elle sollicite l’offrande de toute l’existence pour qu’elle s’accorde au projet de Dieu, abandon lucide de l’initiative personnelle pour laisser l’initiative pleinement à lui, reconnaissance de Dieu comme Dieu et appui total sur lui, tel est le sens de la Passion comme " apprentissage " de l’attitude authentique de l’enfant face au Père. Mais cette " Passion " est le contenu réel de l’instant présent où, toujours, nous sommes a l’épreuve, " éprouves " comme le métal au feu, pour vérifier justement l’authenticité de notre attitude. " Quelle est la vie de ta vie ? " disait saint Augustin (Ve siècle) : peler des pommes de terre peut être un lieu mort, une corvée ou un devoir, mais il peut être aussi le lieu d’une rencontre de personne à personne. On ne s’abandonne pas à une fatalité mais à Quelqu’un. Alors, après avoir pelé mes pommes de terre je ne suis plus le même qu’avant. L’expérience de la Présence à laquelle je m’abandonne sous chaque geste conscient me conduit du faire à l’être. Au jeune homme riche, riche de lui-même, qui demande à Jésus : Que faire pour obtenir la vie éternelle ? Jésus répond : Va, vends tout ce que tu possèdes (qui te possède)... Puis viens et suis moi (Mt 19, 16-30). À la place du " faire " ou des " exercices spirituels ", Jésus propose une attitude : à " l’avoir " il oppose " l’être ", au centre de tout, même de l’épluchage, il met la relation d’amour, un amour qui n’existe que par des actes (1 Jn 3, 18), mais ce qui importe, c’est la manière de les vivre, non les actes en eux-mêmes. Un acte ne devient " service " que dans un face à face invisible.

Pour trouver le visage du Bien-Aimé derrière le voile du quotidien le disciple est prêt à " vendre " tout ce qui fait obstacle a cette rencontre. Il refuse de se laisser " posséder " par quoi que ce soit, sinon par la Présence elle-même. Mais comme Elle est à l’intérieur de tout, tout, même ce qui est difficile ou hostile peut être approché par l’Amour. Au lieu de refuser la difficulté, ou de se cabrer devant elle, le disciple va la prendre dans son étreinte comme " sa " croix, il va s’ajuster totalement à elle comme a fait son Maître, alors seulement le voile des apparences devient de plus en plus transparent et finit par se déchirer, ainsi qu’il s’est déchiré dans le Temple le Vendredi Saint (Mt 27, 51). Jésus nous montre la seule vraie manière d’affronter la difficulté, l’horreur de la souffrance et les affres de la mort : en s’y abandonnant avec amour. Seule cette attitude déchire le voile et donne accès au Saint des Saints dont toute chose, tout événement est le temple. Quand on aime une difficulté, elle n’est plus la même, et à mesure qu’on se livre à elle, elle se livre à nous pour nous raconter son mystère caché et nous montrer le pas suivant de notre Chemin inconnu.

SANS MOI, VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE (Jn 15, 5)

Il s’agit bien sur d’un amour toujours en acte, qui n’a rien de falot ou de sentimental : il engage la liberté de chacun jusqu’au bout. Selon le fameux axiome qui résume merveilleusement la manière dont se conjugue l’action de l’homme et celle de Dieu, " Il faut d’abord faire tout ce que l’on peut comme si cela dépendait de nous, et puis attendre tout comme si cela dépendait de Dieu seul ". C’est un abandon actif, mais totalement gratuit et libre des résultats, extraordinaire synergie où l’homme, parce qu’" éprouvé " peut prouver son amour d’instant en instant. Mais en cela même, il se sent pauvre et serviteur inutile (Lc 17 10) ; alors sur ce Chemin, la prière est toujours le seul bâton du pèlerin. Notre liberté à l’œuvre et s’investissant à fond n’a, en réalité, d’autre source que Dieu : Sans moi, vous ne pouvez rien faire, dit Jésus (Jn 15, 5). C’est grâce à la prière continuelle que l’homme à la fois ne désespère jamais dans son don total et ne risque pas de prendre son effort trop au sérieux. Dans l’abandon confiant qu’exprimera nécessairement sa prière, il découvre vite que la joie en est le meilleur critère et que l’action de grâce et la louange va droit au coeur du Père, comme la flèche dans le mille...

Quand on parle de " prière continuelle ", il ne s’agit pas forcement de mots qui accompagneraient notre action ! Ceux qui pratiquent la Prière de Jésus peuvent évidemment en être saisis au point que leur coeur la répète en toutes circonstances : Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ; mais pour les autres, la simple conscience de la Présence ou de l’identification sentie au Christ, pendant le travail, permet à la prière d’être continuelle. Cette " sensation du Divin " selon la magnifique expression des Pères, fait alors que Dieu est présent au milieu de tout notre être d’homme. Comme disait Teilhard de Chardin : " Que mon humanité

devienne un champ d’expérience pour le Saint Esprit ". Il s’agit d’être enraciné et fondé dans l’amour à tout moment, quoi qu’on fasse, pour entrer par sa plénitude dans la plénitude de Dieu (Ép 3, 17-19). Pour cela, les moments forts de la journée, la prière du matin et du soir, ne suffisent pas. Celui qui vise l’union constante à Dieu doit se donner une ascèse précise et une pédagogie, sinon il ne se passe strictement rien ! Celles qui ont fait leurs preuves et porté des fruits abondants à travers les traditions universelles, c’est le " rappel " régulier. Au début, il faut trouver son rythme. Par exemple, toutes les heures ou toutes les deux heures de la journée, sans force ment s’arrêter de travailler, prendre quelques secondes pour offrir à Dieu ce qu’on est en train de faire et pour s’abandonner entre ses mains, lui remettre les rênes, rendre grâces... On commencera, bien sur, par l’exprimer en des mots simples : ceux qui viennent spontanément du coeur sont les plus belles prières et touchent le coeur de Dieu. Mais très rapidement ces prières courtes deviennent une attitude silencieuse, celle de l’abandon, une disposition constante du coeur, qui recourt Dieu en toutes occasions, comme dit saint Paul. Progressivement nous acquerrons jusqu’au réflexe de tout faire et vivre en Dieu, de nous sentir dans la mouvance de l’Esprit Saint et de nous offrir à son action en nous.

Le fait de se recevoir continuellement de Dieu, de le vouloir de tout son être, conduit le disciple à la véritable humilité. Plus il veut s’abandonner ainsi à son Seigneur, plus il doit se sentir petit et pauvre, faible et confiant dans les bras du Père (cf. Osée 11, 3). Sa prière alors déclenche la puissance divine : " L’humilité de l’amour est une force terrible, la plus puissante de toutes ", dit le starets Zosime dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski.

 Si l’union à Dieu peut être continuelle chez le vrai disciple, c’est qu’il sait en qui il a mis sa confiance (2 Tm 1, 12). Son abandon est plein de joie et de reconnaissance, parce que son cœur se trouve sans inquiétudes ni soucis, étant donné que " Dieu y pourvoira " (Gn 22, 8).

QUOI QUE TU FASSES DE MOI, SEIGNEUR, JE TE REMERCIE !

La conscience vive d’appartenir à Jésus, que c’est lui le Maître de notre vie et qu’il tient les rênes de notre destinée, provoque un tel sentiment de liberté au fond de notre être que les situations les plus cadenassées s’ouvrent d’elles-mêmes, mystérieusement, à l’intérieur et à l’extérieur de nous. Celui qui s’exerce tous les jours à l’extraordinaire prière de Charles de Foucauld : " Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt a tout, j’accepte tout ", et qui en fait une attitude de son coeur, verra une immense détente l’envahir. Dans sa puissance de simplicité, cette prière est le fruit non seulement d’une vie de sainteté, mais la quintessence de toute mystique. Il n’y a pas de chemin spirituel qui ne converge un jour ou l’autre vers ce point. Chaque Tradition l’exprime à sa manière et chaque disciple trouve les mots qui lui sont propres. Ainsi peut-on lire dans la prière bien connue des starets d’Optino :

" Seigneur, prépare-moi et soutiens-moi à chaque heure de ce jour. Quelles que soient les nouvelles que je reçoive, apprends-moi à les accueillir d’un cœur tranquille, fermement persuadé qu’elles sont l’expression de ta sainte Volonté... Que je n’oublie jamais dans les circonstances imprévues que tout m’est envoyé de toi.... "

 

Ce type de prière, c’est-à-dire l’attitude foncière d’abandon, ouvre un puits de joie en nous. Mais inversement aussi, l’exercice répété et persévérant de la joie profonde, quelles que soient les circonstances, conduit infailliblement au plus grand abandon. Nous reviendrons encore souvent sur ce caractère inconditionnel de la joie, au coeur même du tragique : c’est une affirmation si scandaleuse, aux antipodes de nos attitudes coutumières, même chez les plus fervents, qu’on ne peut avancer que par petites touches, creuser progressivement comme une spirale qui ne cesse de tourner pour trouver le centre du typhon. L’ouragan peut être horrible, les énergies déployées par le cyclone provoquent des angoisses terrifiantes avant d’être mortelles : au coeur du cyclone se trouve la paix immuable. Celui qui se rétracte ou se révolte reste à la périphérie qui l’emporte dans la violence de l’agitation. Celui qui, au contraire, s’abandonne totalement et devient un avec le tragique lui-même, se pose en son centre : là il n’y a plus de mouvement, il est libre de toute condition alors qu’il y plonge. Nous n’y arriverons que de couche en couche, d’une circonvolution à l’autre, l’abandon a de nombreuses étapes.

SE DÉCENTRER EN DIEU

La prière de louange et de bénédiction est l’instrument du forage, l’abandon en est le fruit. Mais il faut oublier toute chronologie dans ce travail, il y a plutôt des signes de progrès. D’abord se manifeste cette grande détente dont nous parlions, elle est le signe d’une distance qui s’établit entre nous et notre émotivité. La libération commence en introduisant une brèche dans la tyrannie de nos émotions : c’est le début de la mort de l’ego. Un discernement devient alors possible entre les remous de notre psychisme instable, les émotions, et le sentiment vrai qui relève de notre esprit. Ainsi l’homme qui loue Dieu de tout son coeur, au sein des pires tracas, passe de l’âme à l’esprit, il quitte l’agitation émotionnelle et fait l’expérience d’un sentiment de Présence à laquelle il peut se confier et s’abandonner. C’est un pas extrêmement important sur le Chemin, car louer et bénir dans la difficulté, c’est chercher Dieu pour lui-même et aimer les autres tels qu’ils sont, non pour les trémolos psychiques que cela nous procure. Plus s’opère ce détachement de soi, plus l’homme peut croître dans l’attachement à Dieu et découvrir un amour non conditionné. Au-delà des émotions, il expérimente alors ce qu’est la " consolation " de l’Esprit Saint : Rayon de lumière... source de grâces... doux hôte de l’aine... doux rafraîchissement... repos dans le labeur... (Hymne de la Pentecôte).

Par la louange, l’homme se décentre peu à peu complètement de lui-même. Il faut du temps pour comprendre que la sainteté n’est pas conquise à la force de nos poignets. Nous avons beau le savoir, d’une manière ou d’une autre, même inconsciemment nous cherchons toujours à ajouter une coudée a notre taille. Dans tout ce que nous faisons s’immisce une bonne part de l’ego ; alors même que nous prétendons chercher Dieu, c’est vers nous que nous sommes tournés et que secrètement nous cherchons... C’est la raison pour laquelle un vrai spirituel se méfie des grandes ascèses et des mortifications héroïques : il y entre souvent beaucoup de notre nature et de l’amour propre ! L’homme est habité par l’instinct de possession : il veut s’emparer de Dieu, mais pour " se " réaliser. Cela, bien sur, sous le couvert de la prière, des bonnes oeuvres... et d’une innocence inconsciente.

Un discernement continuel et approfondi, l’aide d’un Père spirituel, aussi indispensables qu’ils soient, n’y suffiraient pas pour en arriver à bout, s’il n’était l’amour patient de Dieu pour nous tirer le tapis de dessous les pieds tant qu’il le faut... Un jour on s’éveille, la purification a fait son travail et l’on commence à comprendre, peut-être seulement dans le creuset d’un échec cuisant, que seul Dieu est. Il n’y a rien au bout de nos efforts et pourtant il faut s’investir totalement. Le don de soi doit être absolu, mais sans en attendre aucun fruit, voilà le difficile. Dieu veut nous apprendre à perdre tout appui hors de lui. La moindre pensée que nous puissions avoir un mérite quelconque est un obstacle tel que toute rencontre avec Dieu est impossible et bloque notre chemin.

N’ÊTRE RIEN, C’EST ÊTRE TOUT

Que faire ou plutôt comment être pour que notre moi n’interfère plus d’aucune manière et que Dieu puisse être vraiment Dieu en nous ? La réponse est donnée par le Christ sur la croix, puis mise en pratique par tous les saints à travers les âges : c’est accepter de n’être rien. C’est à partir de rien que Dieu crée tout. Seule la mort, vécue aujourd’hui, ouvre à la radicale nouveauté : la résurrection des maintenant. Là où il n’y a pas d’obstacle, il n’y a pas non plus de crises. Celui qui pose le barreau au plus bas de l’échelle et consent à n’être rien, devient libre de tout vouloir particulier, il s’abandonne et se coule dans le simple et pur vouloir de Dieu, devient vaste comme l’univers dont il épouse le mouvement créateur. L’état d’abandon s’assimile ici à l’ouverture sans limite, à devenir un, d’instant en instant, avec l’action de Dieu qui fait du disciple ce qu’il veut et le mène où il veut. L’homme qui accepte pleinement cette réalité, jusqu’à ne plus avoir aucune préférence, et se réjouit à fond de ce qui lui arrive, dans une confiance absolue, a trouvé la paix et la félicité au-delà de toute attente. Ce qu’on appelle couramment " obéissance " dans la tradition spirituelle culmine dans cette attitude qui, seule, donne à l’homme accès aux profondeurs de son propre mystère, à celui de la création et à Dieu.

Quand Dieu peut vraiment être Dieu en nous, sans plus aucun obstacle, alors l’Amour se déploie à l’infini, et quand l’homme consent à n’être rien, alors cette immensité de vide se remplit de cet Amour. C’est une découverte extraordinaire : n’être rien c’est aussi ne pas savoir aimer ; quel orgueil subtil que de s’en croire capable ! Dieu seul EST Amour et il demande à l’homme s’il veut en devenir un vase d’élection (Ac 9, 15) : qu’on se souvienne du lavement des pieds, Dieu à genoux devant l’homme pour le solliciter à cette ouverture (Jn 13), qu’on se souvienne surtout de l’Eucharistie, où l’homme assimile la chair et le sang de Dieu et devient Amour par grâce jusque dans sa substance la plus charnelle (Jn 6, 53-58) ! Laisser Dieu être Dieu, c’est se laisser aimer, et " cela suffit, dit saint Nicolas Cabasilas (XIVe s.), pour devenir le plus grand des saints : me rappeler souvent dans la journée, à travers toutes mes activités, que je suis aimé par l’Amour fou de Dieu ". Dans l’abandon, l’ego meurt par inanition, il n’a rien à " faire " ; l’homme peut naître alors à une toute autre fécondité, divine celle-là. En somme, il n’a qu’un travail, c’est de s’ouvrir au travail de Dieu : Epheta, dit le Christ, ouvre-toi ! (Mc 7, 34). Comme le confirme saint Irénée (IIe s.) : " Le propre de Dieu est de faire, et pour l’homme de se laisser faire ".

 

Cela suppose cependant que l’homme ne s’adonne effectivement qu’à ce travail, que la totalité de son être, la pensée, la volonté, le coeur et le corps, soient tournés à l’unisson vers ce seul objectif. Là est la vraie conversion : une focalisation de toutes ses énergies en un seul point, et ce point est la Présence divine à laquelle l’homme s’offre et s’abandonne. C’est une Présence d’Amour agissant et l’homme totalement ouvert, réceptif, reconnaîtra bientôt la manière d’agir de Dieu à travers tout et en tout temps, sa " méthode ". La difficulté dans ce Travail de l’homme, son unique Travail rappelons-le, c’est l’ouverture non-conditionnée, sans aucune interférence de l’ego, l’acceptation nue de la réalité de l’instant telle qu’elle est, dans le calme absolu du mental. L’essence de l’abandon, c’est la liberté réelle, devant l’objet, la situation, l’événement, les pensées... sans réaction, donc sans conflit. La non-intervention de l’ego pour juger - aimer ou ne pas aimer - permet à l’abandon d’aller jusqu’au bout : devenir un avec cc qui se passe ici et maintenant.

LA BEAUTÉ DE L’ÉTERNEL PRÉSENT

L’instrument de choix en est la louange et l’action de grâces, " action " passive justement à son plus haut degré. Elle permet à l’homme non seulement l’acceptation de l’inacceptable, c’est-à-dire une soumission parfois ambiguë, mais d’aller à la rencontre de l’inacceptable, de le choisir librement et donc de couper court avec toute ambiguïté, toute dépendance, de cesser être esclave ou victime du " sort ". L’action de grâces conduit à l’abandon, mais l’abandon ouvre à son tour à l’action de grâces, car l’état non conditionné est béatitude, joie, jaillissement divin. Dans l’attitude d’abandon, de réceptivité, on n’emprisonne plus rien dans les schémas de notre vieille mémoire, tout est toujours neuf, perçu pour la première fois et se déploie librement, transmué en amour et en beauté. N’" être rien " veut dire qu’il n’y a plus de moi qui s’interpose, se projette et réduit tout à sa petite dimension, il y a seulement ce qui est et la beauté de vivre dans l’éternité. Notre rapport avec l’espace-temps se transforme complètement : il n’y a plus de passé et d’avenir, mais que présence à la présence dans l’instant, c’est un saisissement par la réalité immédiate qui absorbe la conscience dans l’expérience directe.

En général, nous ne vivons que dans et par les apparences, happés par la surface des choses et des événements, sans communication avec la profondeur : on est dans les mécanismes extérieurs du fonctionnement, l’action-agitation, le faire. Dans l’action de grâces au contraire, nous sommes dans la gratuité, la louange et la joie, et nous permettons ainsi à Dieu être Dieu, disions-nous, c’est-à-dire de nous ouvrir à son action, celle de la Grâce, au sens littéral donc de l’expression, c’est Dieu qui agit. Vient le moment alors, comme les saints en témoignent,’ où l’homme est pénétré par l’Amour de toutes parts, environné et transformé par lui. À partir de ce jour-là, cet homme ne s’appartient plus, il devient lui-même le siège de la pure gratuité, la puissance de Dieu l’investit totalement, cette fameuse dynamis tou théou, dont parle saint Paul, et qui rend l’homme capable des plus grandes folies et des exploits inattendus. Un Père Kolbe, par exemple, devant les chambres à gaz à Auschwitz, offre sa vie en échange d’un autre prisonnier, père de famille. Peut-être est-ce là encore de l’héroïsme, mais qu’il transforme le bunker de la faim et de la mort en un lieu où tous les condamnés chantent des cantiques, cela, pour sûr, n’en est plus ! Pour ces hommes le ciel s’est ouvert et la puissance de l’Esprit est descendue sur eux par le témoignage du Père Maximilien (cf. Ac 1, 8).

" Pourquoi, écrit Bergson, les saints ont-ils entraîné derrière eux des foules ? Ils n’ont qu’à exister : leur existence est un appel. Ils se révèlent grands hommes d’action... Ce qu’ils ont laissé couler à l’intérieur d’eux-mêmes, c’est un flux descendant qui voudrait, à travers eux, gagner les autres hommes..., ils le ressentent comme un élan d’amour... C’est Dieu qui agit en eux, par eux... C’est désormais pour l’âme une surabondance de vie, c’est un immense élan. C’est une poussée irrésistible qui la jette dans les plus vastes entreprises. Une exaltation calme de toutes les facultés fait qu’elle voit grand, et, si faible soit-elle, réalise puissamment... Un immense courant de vie ressaisit ces hommes ; de leur vitalité accrue s’est dégagée une énergie, une audace, une puissance de conception et de réalisation extraordinaires. Qu’on pense à ce qu’accomplirent, dans le domaine de l’action, un saint Paul, une sainte Thérèse, une sainte Catherine de Sienne, un saint François, une Jeanne d’Arc et tant d’autres (Les deux sources de la morale et de la religion).

SORTIR DE L’ENFER EXISTENTIEL

" Et tant d’autres... " Oui, tous les saints, de quelque tradition qu’ils soient, ont soulevé le voile d’une toute autre manière être. Sortir de l’enfer existentiel est possible ; seulement le chemin est étroit, les portes difficiles à forcer, et la peur, le doute, le scepticisme sont là, tout nous aimante vers le bas et nous rive à l’horizontalité animale. Mais " si les hommes entrevoyaient les joies infinies, les forces parfaites, les horizons lumineux de connaissance spontanée, les calmes étendues de notre être qui nous attendent, ils quitteraient tout et n’auraient de cesse qu’ils n’aient gagné ces trésors ! " (Shri Aurobindo).

Mais justement, on ne les gagne pas à la force de ses poignets et si le chemin est difficile, c’est parce que nous baissons les bras devant notre héroïsme impossible. Ce que les saints ont fait, pourquoi ne le ferais-je pas ? " Pourquoi eux et pas moi ? ", s’écriait saint Augustin. Tant que ce cri n’est pas le mien, je m’englue dans l’ornière des médiocres satisfaits. " Baisser les bras " devant mon incapacité ouvre la porte, dire en toute vérité : " je n’arriverais jamais... je ne serais pas capable de faire comme le Père Kolbe ", est précisément la condition pour un changement radical. Aussi longtemps que l’homme compte sur ses propres forces, il rivalise avec Dieu, le maintient à distance et résiste à sa volonté. Le constat d’échec devant nos efforts inutiles nous jette au contraire dans les bras de Dieu. Par l’épreuve répétée de notre orgueil blessé, nous apprenons à lui remettre les rênes à travers tout et à chaque moment. Dieu seul est la Vie, nous ne vivons que par participation a la Sienne. Alors, laisser à Dieu seul le gouvernail et lui confier tous les leviers de commande, la est le secret. Cela signifie une dissolution totale de ma volonté dans la volonté de Dieu. En d’autres mots : ne plus jamais rien décider par soi-même. La décision, jusque dans les plus petits détails, faire ceci plutôt que cela, se lever à telle heure, se coucher à telle autre, prononcer une parole ou dialoguer avec une pensée, et un jour même le moindre mouvement intérieur, c’est le lieu où s’exerce constamment ma liberté, donc où mon être profond s’engage et forge une direction, celle de mon devenir.

À chaque seconde la Vie me suscite à la vie, mais pour qu’elle vive pleinement il faut l’écouter et s’y abandonner. Je peux l’accueillir avec reconnaissance à chaque inspir et m’offrir à elle dans l’abandon à chaque expir. C’est une merveilleuse méditation. Les premiers chrétiens ont forgé cette admirable phrase : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé (Ac 15, 28). Pour eux, faire quoi que ce soit sans l’impulsion de l’Esprit, était une trahison. Si Jésus est vraiment " Seigneur " pour moi, c’est que ma vie est son Royaume où il peut exercer sa seigneurie, c’est-à-dire où il a tous les droits. En moi, rien donc qui ne lui soit étranger, tout en moi est de lui, par lui et en lui (Rm 11, 36), je veux me recevoir de lui comme d’une Source ou comme l’air que je respire. C’est dans cette grande cohérence biblique que Dieu dit a Josaphat paniqué devant le tragique des événements : Ne t’effraye pas... ce combat n’est pas le tien mais celui de Dieu (2 Ch 20, 15). Il n y a plus alors qu’a lui faire confiance, à obéir dans la foi (Rm 1, 5 et 16, 26) : donner a Dieu carte blanche ! Quelle libération !

Une vieille ermite sur une petite île grecque me disait un jour : " Vous savez, ma spiritualité, après 70 ans de vie ascétique est très simple : tous les matins je prends une feuille blanche et je la signe en bas en disant à Dieu : écris dessus ce que lu veux, à tout je dis ‘oui’, c’est signé d’avance ! "

 

TROUVER SON CHEMIN PERSONNEL

À chacun de trouver sa méthode et son mode pour exprimer la même réalité. J’en connais qui disent, dés que le réveil sonne au lever, ce verset du Psaume 40 : Voici que je viens, Seigneur, pour faire ta volonté. Et c’est extraordinaire, car toute la journée y trouve sa vraie tonalité, l’acte d’abandon étant posé à l’aurore de toutes choses, dans la profondeur de leurs germinations encore inconnues... Il suffit de reprendre cet acte à chaque heure, au milieu même de l’ouvrage en cours, pour maintenir la barre toujours dans la même direction alors qu’on navigue déjà en haute mer et que peut-être les turbulences s’en donnent à coeur joie. Le tout devient progressivement une attitude enracinée et fondée (Ép 3, 17) qui désamorce totalement du tragique de l’existence et place l’homme devant chaque événement exactement comme le Christ l’a fait. Nous sommes dans l’Évangile à l’état pur ; cette attitude est l’entrée dans la vie mystique, c’est-à-dire une vie agie et mue toute entière par l’Esprit Saint. Ici l’homme reçoit de Dieu à chaque instant la vie, le mouvement et l’être (Ac 17, 28). Il se sent porté par la Vie de Dieu et en sa volonté se trouve son repos.

Cependant repos, abandon, n’est pas endormissement ! Il s’agit de l’action à son plus haut niveau, nous l’avons dit, sous-tendue par une intensité de vigilance permanente, " une détermination bien déterminée dûssé-t-on mourir en route " (sainte Thérèse d’Avila), un " acharnement " à aller jusqu’au bout (saint Théophane le Reclus)... Nous ne faisons l’expérience de Dieu que dans la mesure où nous nous livrons totalement à lui. La plupart du temps notre abandon n’est que partiel, velléitaire, il n’est pas l’axe de notre vie... Toute la différence est là entre un homme pieux, très fervent ou même spirituellement excellent et le vrai saint qui n’a plus d’ego, parce qu’il s’est laissé détacher à fond par Dieu de tout ce qui n’est pas sa pure volonté. L’abnégation du moi est le point décisif où bifurque le chemin. La plupart reculent devant cet holocauste secret qui, pourtant, est la seule porte de la vie. Il ne s’agit pas de prouesses ascétiques, répétons-le, mais de moment en moment laisser Dieu être Dieu, se fier à son action, que cela plaise ou non : " Seigneur fais de moi ce que tu veux ! " L’effort de l’homme peut être alors à son maximum d’intensité et cela est indispensable, mais c’est un effort détendu et joyeux, abandonné, qui n’attend rien de lui-même, " inutile " en efficacité et absolument libre devant les résultats... Le but à atteindre est impossible aux hommes mais possible à Dieu (Mt 19, 26). C’est donc de lui qu’il faut tout attendre.

Sainte Thérèse de Lisieux utilisait l’image du petit enfant qui lève sans cesse son pied pour monter un escalier en haut duquel se trouve sa mère. Mais, peine inutile, il retombe toujours dès la première marche... et sa mère, dans les bras de laquelle il s’abandonne, convaincu de son impuissance, le monte, émue de compassion. Ainsi l’effort de l’homme porte tout de même un fruit : celui d’épuiser ses prétentions à s’emparer de Dieu, de décentrer son coeur et de tomber du piédestal de son orgueil. C’est ce que dit un Père du Désert, Abba Moise : " Les jeunes et les veilles n’ont d’autre effet que d’abattre l’homme en toute humilité. Si l’âme produit ce fruit-là, les entrailles de Dieu seront remuées à son égard et il lui enverra la force sainte ".

Article paru dans la revue Le Chemin, nos. 38 et 39, 1998.
sourcehttp://www.pagesorthodoxes.net

À QUOI SERT L’ÉTOLE LITURGIQUE ?/QUAIS SÃO AS PEDRAS LITÚRGICAS?/ WHAT ARE THE LITURGICAL STONES? /¿CUÁLES SON LAS PIEDRAS LITURGICAS?
Compétence des baptisés –

Tout croyant, tout baptisé, homme et femme, enfant et vieillard, est habilité à s’adresser au Créateur, Père, Fils et saint Esprit, pour le remercier, le glorifier, l’invoquer et le supplier,  en tout temps et sur toute la surface de la terre.

Le Baptême, la chrismation et l’Eucharistie fondent la compétence de tout membre du Corps du Christ, car Celui-ci agit en personne en ses membres et par eux.

Tout baptisé, étant membre de l’assemblée sacerdotale qu’est l’Église du Christ, est compétent pour prononcer les prières de l’Église et accomplir, à sa place, les rites traditionnels qu’elle véhicule depuis la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte.

Competência dos batizados -
Todo crente, toda pessoa batizada, homem e mulher, criança e velho, tem o poder de aplicar ao Criador, Pai, Filho e Espírito Santo, para agradecer, glorificar, invocar e suplicar a ele, a qualquer momento e em qualquer momento. a superfície da terra.

O batismo, a crisma e a Eucaristia são a base da competência de todo membro do Corpo de Cristo, pois Ele age pessoalmente em e através de Seus membros.

Todo aquele que é batizado, sendo membro da assembléia sacerdotal que é a Igreja de Cristo, é competente para pronunciar as orações da Igreja e cumprir, em seu lugar, os ritos tradicionais que realiza desde a ressurreição, a ascensão e Pentecostes.

Competence of the baptized -
Every believer, every baptized person, man and woman, child and old man, is empowered to apply to the Creator, Father, Son and Holy Spirit, to thank, glorify, invoke and supplicate him, at any time and on any Earth's surface.

Baptism, chrismation and the Eucharist are the basis of the competence of every member of the Body of Christ, for He acts in person in and through His members.

Every one baptized, being a member of the priestly assembly that is the Church of Christ, is competent to pronounce the prayers of the Church and to fulfill, in its place, the traditional rites that it carries since the Resurrection, the Ascension and Pentecost.

Competencia de los bautizados -
Cada creyente, cada persona bautizada, hombre y mujer, niño y anciano, está facultado para aplicar al Creador, Padre, Hijo y Espíritu Santo, para agradecerle, glorificarlo, invocarlo y suplicarlo, en cualquier momento y en cualquier momento. La superficie de la tierra.

El bautismo, la bautización y la Eucaristía son la base de la competencia de cada miembro del Cuerpo de Cristo, porque Él actúa en persona a través de Sus miembros.

Todos los bautizados, siendo miembros de la asamblea sacerdotal que es la Iglesia de Cristo, son competentes para pronunciar las oraciones de la Iglesia y cumplir, en su lugar, los ritos tradicionales que lleva desde la Resurrección, la Ascensión y Pentecostés.

 

Le Christ, Unique Tête deSon Eglise

Les baptisés forment une assemblée sacerdotale, un corps véritable, une communion des personnes créées, dans la foi unique et dans l’unique Esprit.

Cette assemblée, comme tout organisme, a une tête, qui est le Christ en personne, son Pontife et Pasteur unique et suprême comme le chante et le proclame notre Liturgie Syro-Orthodoxe.

Celui-ci a choisi et envoyé les apôtres et, ensuite, par eux, les évêques, et ensuite, par ceux-ci, les prêtres et les diacres, pour être les ministres de son action pastorale.

Il leur a confié, par des injonctions précises, la mission de servir son Peuple :

évêques et prêtres président ;

les diacres coordonnent et organisent.

Tout est ordonné, tout est fait pour le salut et la transfiguration de l’homme.

Cristo, o único Cabeça de Sua Igreja
Os batizados formam uma assembléia sacerdotal, um corpo verdadeiro, uma comunhão de pessoas criadas, na única fé e no único Espírito.

Esta congregação, como todo organismo, tem uma cabeça, que é o próprio Cristo, Seu único e supremo Pontífice e Pastor, cantado e proclamado por nossa Liturgia Siro-Ortodoxa.

Ele escolheu e enviou os apóstolos e depois através deles os bispos, e depois através deles, os sacerdotes e diáconos, para serem os ministros de sua ação pastoral.

Confiou-lhes, por injunções precisas, a missão de servir o seu povo:

presidente de bispos e padres;

Os diáconos coordenam e organizam.

Christ, the only Head of His Church
The baptized form a priestly assembly, a true body, a communion of created persons, in the one faith and in the one Spirit.

This congregation, like every organism, has a head, which is Christ Himself, His unique and supreme Pontiff and Shepherd as sung and proclaimed by our Syro-Orthodox Liturgy.

He chose and sent the Apostles and then through them the bishops, and then, through them, the priests and deacons, to be the ministers of his pastoral action.

He confided to them, by precise injunctions, the mission to serve his people:

bishops and priests president;

Deacons coordinate and organize.

Everything is ordained, everything is done for the salvation and the transfiguration of man.

Cristo, la única cabeza de su iglesia
Los bautizados forman una asamblea sacerdotal, un cuerpo verdadero, una comunión de personas creadas, en la única fe y en el único Espíritu.

Esta congregación, como todo organismo, tiene una cabeza, que es Cristo mismo, su único y supremo pontífice y pastor tal como lo canta y proclama nuestra liturgia siroortodoxa.

Eligió y envió a los Apóstoles y luego a través de ellos a los obispos, y luego, a través de ellos, a los sacerdotes y diáconos, para ser los ministros de su acción pastoral.

Les confió, por orden judicial precisa, la misión de servir a su pueblo:

obispos y sacerdotes presidente;

Los diáconos coordinan y organizan.

Todo está ordenado, todo se hace para la salvación y la transfiguración del hombre.

Le mandat pastoral

Les pasteurs que sont les évêques et leurs collaborateurs dans le sacerdoce, les prêtres et les diacres ont ainsi un mandat précis de la part du Pasteur suprême, et ils n’agissent jamais que « en son Nom ».

Cette expression signifie, non pas qu’ils remplacent le Verbe, mais qu’ils font Sa volonté avec et dans la puissance du Saint Esprit.

Ils ne remplacent pas non plus les baptisés, et ils agissent au contraire toujours, non seulement pour eux, mais avec eux, dirigeant, guidant leur propre compétence de baptisés et la présidant.

Et les fidèles n’agissent pas, du moins pour les plus grandes actions sacramentelles, sans leur pasteur, parce qu’un corps n’agit pas sans tête :

l’Église n’est pas acéphale.

O mandato pastoral
Os pastores que são os bispos e seus colaboradores no sacerdócio, os sacerdotes e os diáconos têm, portanto, um mandato preciso do pastor supremo, e eles nunca agem, exceto "em seu nome".

Essa expressão significa, não que eles substituam a Palavra, mas que eles fazem Sua vontade com e no poder do Espírito Santo.

Tampouco substituem os batizados, e agem sempre, não apenas por si mesmos, mas com eles, dirigindo, guiando sua própria competência batizada e presidindo-a.

E os fiéis não agem, pelo menos nas maiores ações sacramentais, sem seu pastor, porque um corpo não age sem cabeça:

a igreja não é acefálica.

The pastoral mandate
The pastors who are the bishops and their collaborators in the priesthood, the priests and the deacons thus have a precise mandate from the supreme pastor, and they never act except "in his name".

This expression means, not that they replace the Word, but that they do His will with and in the power of the Holy Spirit.

Nor do they replace the baptized, and they act instead always, not only for themselves, but with them, directing, guiding their own baptized competence and presiding over it.

And the faithful do not act, at least for the greatest sacramental actions, without their pastor, because a body does not act without a head:

the Church is not acephalous.

El mandato pastoral
Los pastores que son los obispos y sus colaboradores en el sacerdocio, los sacerdotes y los diáconos tienen un mandato preciso del pastor supremo, y nunca actúan excepto "en su nombre".

Esta expresión significa, no que reemplazan la Palabra, sino que hacen su voluntad con y en el poder del Espíritu Santo.

Tampoco reemplazan a los bautizados, y actúan en su lugar siempre, no solo por ellos mismos, sino con ellos, dirigiendo, guiando su propia competencia bautizada y presidiéndola.

Y los fieles no actúan, al menos para las más grandes acciones sacramentales, sin su pastor, porque un cuerpo no actúa sin cabeza:

La Iglesia no es acéfala.

L’étole signe de la grâce

L’étole, de l’évêque, du prêtre et du diacre, signifie ce mandat et cette mission.

Elle atteste que le ministère pastoral n’agit jamais de sa propre initiative, en fonction de charismes personnels, et pour faire sa volonté propre.

L’étole signifie l’obéissance au Christ Tête, unique Souverain et Éternel Prêtre.

Elle est donnée solennellement au nouvel ordonné, en présence de tout le Peuple de Dieu, comme signe de la mission au service de l'édification de tous, de l'édification d'un Peuple de prêtres, de prophètes et de rois.

Elle figure d’une belle façon le ruissellement de la grâce divine sur la personne, quand le ministre la pose sur sa tête, au cours d’une prière ou d’un quelconque acte sacramentel accompli en faveur d’elle, par exemple lors de l’absolution.

L’étole est l’icône de la charité et de la miséricorde divines qui protègent, qui consolent, qui fortifient, qui voilent le péché et les faiblesses humaines.

O sinal roubou a graça
A estola, do bispo, do padre e do diácono, significa este mandato e esta missão.

Testemunha que o ministério pastoral nunca age por iniciativa própria, de acordo com carismas pessoais, e com vontade própria.

A estola significa obediência a Cristo, a Cabeça, o único Soberano e Sacerdote Eterno.

É dado solenemente ao novo ordenado, na presença de todo o Povo de Deus, como um sinal da missão a serviço da edificação de todos, a construção de um povo de sacerdotes, profetas e reis.

É um belo exemplo do fluxo da graça divina na pessoa, quando o ministro a põe na cabeça, durante uma oração ou qualquer ato sacramental realizado em seu nome, por exemplo, durante absolvição.

A estola é o ícone da caridade e misericórdia divina que protege, consola, fortalece, oculta o pecado e as fraquezas humanas.

The stole sign of grace
The stole, of the bishop, the priest and the deacon, signify this mandate and this mission.

It testifies that the pastoral ministry never acts on its own initiative, according to personal charisms, and to do its own will.

The stole means obedience to Christ the Head, the only Sovereign and Eternal Priest.

It is solemnly given to the new ordained, in the presence of all the People of God, as a sign of the mission at the service of the edification of all, the building of a people of priests, prophets and kings.

It is a beautiful example of the flow of divine grace on the person, when the minister puts it on his head, during a prayer or any sacramental act performed on his behalf, for example during absolution.

The stole is the icon of divine charity and mercy that protects, consoles, strengthens, veils human sin and weaknesses.

El signo robado de la gracia
La estola, del obispo, el sacerdote y el diácono, significa este mandato y esta misión.

Testifica que el ministerio pastoral nunca actúa por iniciativa propia, de acuerdo con los carismas personales, y para hacer su propia voluntad.

La estola significa obediencia a Cristo Cabeza, el único Sacerdote Soberano y Eterno.

Se entrega solemnemente a los nuevos ordenados, en presencia de todo el Pueblo de Dios, como un signo de la misión al servicio de la edificación de todos, la construcción de un pueblo de sacerdotes, profetas y reyes.

Es un hermoso ejemplo del flujo de la gracia divina sobre la persona, cuando el ministro se la pone en la cabeza, durante una oración o cualquier acto sacramental realizado en su nombre, por ejemplo, durante absolución.

La estola es el ícono de la divina caridad y misericordia que protege, consuela, fortalece, vela el pecado humano y las debilidades.

Le manteau du Christ

Dans le sacrement des saintes Huiles, par exemple, l’étole presbytérale, posée sur la tête des baptisés pendant la lecture du saint Évangile et des grandes prières, manifeste la descente de la grâce qui émane de la Personne du Verbe :

de même irradiait-elle de son manteau quand la femme en hémorragie depuis si longtemps le toucha et s’en saisit.

L’étole est, en quelque sorte, comme l’ensemble des ornements liturgiques, le manteau dont le Christ recouvre l’humanité souffrante ou heureuse.

C’est par le manteau également que les prophètes (Elie) et les saints (Martin ou Clodoald) transmettaient l’influence charismatique et le patrimoine de leur expérience de Dieu.

L’étole signifie le manteau de la Tradition Apostolique sans lequel nous n'aurions la consolation de la grâce des Sacrements.

O manto de Cristo
No sacramento dos Santos Óleos, por exemplo, a estola sacerdotal, colocada sobre as cabeças dos batizados durante a leitura do santo Evangelho e as altas orações, mostra a descida da graça que emana da Pessoa da Palavra:

então ela irradiava de sua capa quando a mulher sangrando por tanto tempo o tocou e a agarrou.

A estola é, por assim dizer, como todos os ornamentos litúrgicos, cujo manto Cristo cobre o sofrimento ou a humanidade feliz.

Foi também pela capa que os profetas (Elias) e os santos (Martin ou Clodoald) transmitiram a influência carismática e a herança de sua experiência com Deus.

A estola significa o manto da Tradição Apostólica, sem o qual não teríamos o consolo da graça dos Sacramentos.

The mantle of Christ
In the sacrament of the Holy Oils, for example, the priestly stole, placed on the heads of the baptized during the reading of the holy Gospel and the great prayers, shows the descent of the grace that emanates from the Person of the Word:

so she radiated from her cloak when the woman bleeding for so long touched him and seized it.

The stole is, as it were, like all liturgical ornaments, the mantle of which Christ covers suffering or happy humanity.

It was also by the cloak that the prophets (Elijah) and the saints (Martin or Clodoald) transmitted the charismatic influence and heritage of their experience of God.

The stole means the mantle of Apostolic Tradition without which we would not have the consolation of the grace of the Sacraments.

El manto de cristo
En el sacramento de los Aceites Sagrados, por ejemplo, el robo sacerdotal, colocado sobre las cabezas de los bautizados durante la lectura del Santo Evangelio y las oraciones altas, muestra el descenso de la gracia que emana de la Persona de la Palabra:

entonces ella irradió de su capa cuando la mujer sangrando por tanto tiempo lo tocó y la agarró.

La estola es, por así decirlo, como todos los ornamentos litúrgicos, el manto del cual Cristo cubre el sufrimiento o la humanidad feliz.

También fue por el manto que los profetas (Elijah) y los santos (Martin o Clodoald) transmitieron la influencia carismática y la herencia de su experiencia de Dios.

La estola significa el manto de la tradición apostólica sin el cual no tendríamos el consuelo de la gracia de los sacramentos.

 

PENSÉES DU STARETS SILOUANE SUR LES PLANTES ET LES ANIMAUX

Le bienheureux Starets a été pour nous un grand don reçu d’en haut, une rencontre exceptionnelle. C’est l’image parfaite du véritable chrétien qui nous frappait surtout en lui ; on pouvait voir en lui l’union étonnamment harmonieuse de dispositions apparemment incompatibles.

Ainsi, on trouvait en lui, d’une part, une grande compassion pour tout être vivant, pour toute créature, trait peu commun chez des hommes aussi virils que lui. Cette compassion prenait de telles proportions qu’elle pouvait facilement être prise pour une sensibilité pathologique.

Mais, par ailleurs, d’autres aspects de sa vie démontraient aussitôt que cette compassion n'était nullement un phénomène pathologique, mais bien l’expression d’une grandeur d’âme proprement surnaturelle et d’une bonté produite par la grâce.

Le Starets avait une attitude pleine de douceur, même pour les plantes. Il considérait tout geste brutal leur causant du dommage comme contraire à l’enseignement de la grâce.

Je me souviens qu’une fois je marchais avec lui sur le chemin menant du Monastère à la «kalyba» où j’ai vécu pendant un an. Cette « kalyba » se trouvait à la distance d’un kilomètre du Monastère. Le Starets venait voir mon habitation.

Nous avions à la main des cannes, comme c’est l’habitude dans les endroits montagneux. De part et d’autre du sentier poussaient quelques rares touffes de hautes herbes sauvages.

Voulant empêcher que le sentier ne soit envahi par ces herbes, je frappai avec ma canne le haut d’une tige pour empêcher les graines de se former. Ce geste parut brutal au Starets, et il hocha légèrement la tête avec étonnement. Je compris ce que cela voulait dire et me sentis pris de honte.

Le Starets disait que l’Esprit de Dieu enseigne de compatir à toute créature, si bien que, «sans nécessité», on ne désire pas faire de mal même aux feuilles d’un arbre.

« La feuille était verte sur l’arbre et tu l’as arrachée sans nécessité. Il est vrai que cela n’est pas un péché, mais le cœur qui a appris aimer compatit à toute créature, même à une petite feuille. »

Cette pitié pour la feuille verte d’un arbre ou pour la fleur des champs foulée aux pieds s’unissait en lui à une attitude parfaitement réaliste envers toute chose existant dans le monde.

En tant que chrétien, il était conscient que tout a été créé pour servir l’homme ; aussi, quand c’est « nécessaire », l’homme peut-il user de tout. Lui-même, il fauchait l’herbe, abattait des arbres, se préparait une provision de bois pour l’hiver, mangeait du poisson.

En lisant les écrits du Starets, il convient de prêter attention à ses pensées et à ses sentiments concernant les animaux.

Ici on est vraiment frappé par sa compassion à l’égard de toute créature ; on peut s’en Faire une idée en lisant le récit dans lequel il raconte combien longtemps il déplora « sa cruauté envers les êtres créés », pour avoir « sans nécessité » tué une mouche ou pour avoir versé de l’eau bouillante sur une chauve-souris qui s’était installée sur le balcon de son dépôt, ou encore « de quelle compassion il fut pris pour toute créature et pour tout être qui souffre », quand il vit sur un chemin un serpent coupé en morceaux.

Mais, d’autre part, son ardent élan vers Dieu le détachait de toute créature.

Il pensait que les animaux sont de la « terre » et que l’esprit de l’homme ne devrait pas s’y attacher, car il faut aimer Dieu de toute son intelligence, de tout son cœur, de toute sa force, c’est-à-dire de tout notre être, et en oubliant la terre.

On observe souvent que des gens s’attachent à des animaux, allant parfois jusqu’à avoir une « amitié » avec eux.

 Le Starets estimait que c’est une perversion de l’ordre établi par Dieu et contraire à la condition normale de l’homme (Gen. 2,20).

Caresser un chat en disant « minet, minet », ou bien jouer et parler avec un chien en oubliant Dieu, ou bien encore se soucier des animaux au point d’oublier la souffrance du prochain, ou bien, à cause d’eux, se disputer avec les gens, tout cela était pour le Starets une violation des commandements divins qui, si on les observe fidèlement, conduisent l’homme à la perfection.

Dans tout le Nouveau Testament, nous ne trouvons aucun passage où il est dit que le Seigneur aurait arrêté son attention sur toute la création.

Parvenir à cette humanité parfaite, à l’image du Christ-Homme, est notre vocation, conformément à notre nature créée à l’image de Dieu. Aussi le starets considérait-il un attachement intérieur et une passion pour  les animaux comme un abaissement de la condition humaine.

Voici et qu’il écrit à ce sujet :

« Certains s’attachent aux animaux, mais cela offense le Créateur car l’homme est appelé à vivre éternellement avec le Seigneur, régner, avec lui et n’aimer que Dieu seul. Il ne faut pas avoir d’attachement pour les animaux, mais il faut seulement avoir un cœur bienveillant pour toute créature... »

Il disait que tout a été créé pour servir l’homme ; aussi, en cas de besoin, peut-on user de tout ce qui est créé. Mais, en même temps, l’homme a le devoir de prendre soin de toute créature ; c’est pourquoi tout mal causé sans nécessité à un animal ou même à une plante contredit la loi de la grâce.

Mais tout attachement passionnel pour des animaux est, lui aussi, contraire aux commandements de Dieu, parce qu’il diminue l’amour envers Dieu et le prochain.

Celui qui aime vraiment les hommes et, dans ses prières, pleure pour le monde entier, ne peut pas s’attacher à des animaux.

DE LA BEAUTE DU MONDE

La beauté du monde visible transportait de joie l’âme du Starets. Il ne manifestait cette admiration ni par des attitudes ni par des gestes ; elle ne transparaissait que dans l’expression de son visage et l’intonation de sa voix. Cette discrète réserve ne faisait que souligner davantage l’authenticité d’une profonde émotion.

Toujours concentré sur sa vie intérieure, il ne regardait pas beaucoup le monde extérieur, mais quand son regard se tournait vers la beauté visible du monde, il y trouvait une nouvelle occasion de contempler la gloire divine et de tourner à nouveau son cœur vers Dieu.

A cet égard, il était comme un enfant : tout l’émerveillait. Dans ses écrits, il observe, très justement que l’homme qui a perdu la grâce ne sait pas percevoir la beauté du monde et que rien ne l’étonne.

Toute l’inexprimable splendeur de la création de Dieu ne le touche pas. En revanche, quand la grâce de Dieu est avec l’homme, tout ce qui existe dans le monde apporte à son âme un inconcevable émerveille- , nient, et, en contemplant la beauté visible, l’âme prend conscience de l’admirable présence de Dieu en toutes choses.

Avec un sens aigu de la beauté, le Starets regardait les nuages, la mer, les montagnes, les bois, les prés, un arbre isolé... Il disait que la gloire du Créateur resplendit même dans ce monde visible, mais contempler la gloire du Seigneur dans le Saint-Esprit, ajoutait-il, est une vision qui dépasse infiniment toute pensée humaine.

Observant un jour le jeu des nuages sur le ciel intensément bleu de Grèce, il dit :

« Je pense : comme notre Seigneur est plein de majesté ! Quelle beauté il a créée pour sa gloire, pour le bien de son peuple, afin que les peuples glorifient dans la joie leur Créateur... O Reine des Cieux, rends ton peuple digne de voir la gloire du Seigneur. »

Ainsi, après s’être laissé aller pour un bref instant à la contemplation de la beauté visible et de la gloire de Dieu qui s’y manifeste, il revenait aussitôt à la prière pour le monde.

Vie et enseignement du Starets Silouane
Père Sophrony

 

Nous traversons une période terrible.

Mais non seulement parce que les forces mondiales du mal prennent de plus en plus d'emprise sur le monde, mais encore plus parce que - et c'est terrible à dire ! - de nombreux hiérarques haut placés de l'Église du Christ trahissent réellement notre sainte Foi et notre Église.

Une époque complètement nouvelle dans le christianisme est annoncée.

Ils pensent à créer une nouvelle Église dans laquelle non seulement tous les orthodoxes doivent entrer, mais aussi les hétérodoxes, et même les musulmans, les juifs et les païens.


Ils parlent même d'une sorte de "dialogue" avec les athées ! Ainsi, au lieu de la vraie foi et de la véritable Église, est en train de naître une fausse foi ou, selon l'expression de notre grand luminaire théophore, saint Théophane le Reclus, une foi maléfique et une fausse Église.

Archevêque Averky (Taushev) de Syracuse, 14 Décembre 1967

Saint Hilaire Évêque de Poitiers sur le Psaume 1.

« Heureux l’homme qui ne va pas au conseil des impies, qui ne se tient pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne s’assied pas sur le siège pestilentiel des moqueurs, mais prend son plaisir (uoluntas) dans la Loi du Seigneur, et médite cette Loi jour et nuit » (Ps 1, 1-2).

Le Prophète rappelle que pour l’homme heureux, le fondement de sa vie repose sur une observance en cinq points : d’abord,
« ne pas aller au conseil des impies » ; ensuite,
« ne pas s’engager sur le chemin des pécheurs » ; en troisième lieu,
« ne pas s’asseoir sur le siège pestilentiel des moqueurs » ; ensuite,
« placer tout son désir d’aimer dans la Loi du Seigneur » ; finalement,
« faire de cette Loi l’objet de sa méditation, jour et nuit ».

Il est donc nécessaire de distinguer l’impie du pécheur, le pécheur de la pestilence, et, précisément, de faire la distinction entre
« le conseil des impies »,
« le chemin des pécheurs »,
« le siège pestilentiel des moqueurs » ;

ensuite, distinguer entre le fait d’être allé au conseil des impies plus que de s’y être établi, entre le fait de s’être tenu sur le chemin des pécheurs plus que d’y être allé.

Afin que nous puissions comprendre le pourquoi de ces expressions, il nous faut discerner combien diffère le pécheur de l’impie, pour que, par là, puisse être saisi la raison pour laquelle il est assigné un chemin au pécheur, et un conseil à l’impie.

Ensuite, il faudra se demander pourquoi on parle de
« se tenir sur le chemin » et
« d’aller au conseil » quand la coutume parle plutôt de
« se tenir au conseil » et
« d’aller sur le chemin ».

Tout pécheur n’est pas nécessairement impie, mais l’impie, par contre, ne peut pas ne pas être également pécheur.

Prenons un exemple tiré de la conscience commune : les fils peuvent aimer leurs pères quoique ceux-ci soient portés au vin, lascifs et prodigues ; et malgré ces vices qu’ils entretiennent, ils demeurent sans impiété, eux qui pourtant ne sont pas sans reproche.

Bien que les impies soient en quelque sorte portés aux vertus de continence et de tempérance, ils considéreront comme une faute tout ce qui sera autre que l’impiété, et ils le transgresseront en le tenant pour irrespectueux envers leurs parents(...)

Il y a d’autres « conseils des impies », à savoir:
les « conseils » de ceux qui sont tombés dans l’hérésie et qui ne s’en tiennent ni aux lois du Nouveau, ni aux lois de l’Ancien Testament.

Leur parole est proférée, se disant et se contredisant, circulant sans cesse dans le monde en s’infléchissant dans l’erreur, ne s’attachant à rien de solide :
toute la consistance de cette parole tient dans un discours imprécis.

Le Dieu de leur impiété est non pas le Dieu qui atteste par lui-même qu’il est « de Dieu », mais qui est mesuré à l’étalon de la volonté de leur propre conseil (arbitrium), ignorant que ce n’est pas une moindre impiété de parler d’un Dieu façonné que de totalement le nier.

Lorsque tu requiers d’eux de signifier par quelle espérance et par quelle foi ils adhèrent à l’espoir d’une issue heureuse de leur sort final, ils deviennent confus ; perturbés, ils dissimulent, tournent autour de la question et de l’enjeu de la recherche ; ils évitent d’en discuter.

« Bienheureux », donc, « est l’homme qui ne va pas en ce conseil des impies »,
c’est-à-dire qui ne consentira pas à y aller, car c’est une faute d’adhérer aux impiétés comme ç’en est déjà une d’y avoir seulement pensé....



“We are going through a terrible time.

 

But not only because the forces of world evil are gaining a greater and greater hold over the world, but still more because – terrible to say! – many highly-placed hierarchs of the Church of Christ are carrying out a very real betrayal of our holy faith and Church. Some completely new epoch in Christianity is being proclaimed. They are thinking to create new a church into which not only all the Orthodox must enter, but also the heterodox, and even the Muslims, Jews and pagans.

They are even talking about some kind of “dialogue” with the atheists! In this way, instead of the true faith and the true Church, a false faith or, in the expression of our great Spirit-bearing lamp, Bishop Theophan the Recluse, an evil faith and a false church, is arising".


Averky (Taushev) of Syracuse, December 14, 1967

Saint Hilaire Bishop of Poitiers on the Psalm 1.

"Blessed is the man who does not go to the counsel of the wicked, who does not stand on the path of sinners, and who does not sit on the silly seat of scoffers, but takes his pleasure (uoluntas) in the Law of Lord, and ponder this law day and night "(Ps 1, 1-2).

The Prophet recalls that for the happy man, the foundation of his life rests on an observance in five points: first,
"Do not go to the council of the wicked"; then,
"Not to engage in the path of sinners"; In third place,
"Do not sit on the pestilential siege of mockers"; then,
"To place all his desire to love in the Law of the Lord"; finally,
"To make this Law the object of his meditation, day and night".

It is therefore necessary to distinguish the impious from the sinner, the sinner from the pestilence, and, precisely, to distinguish between
"The council of the wicked",
"The path of sinners",
"The pestilential siege of mockers";

next, to distinguish between having gone to the council of the ungodly more than being established there, between being on the path of sinners rather than having gone there.

In order that we may understand the reason for these expressions, we must discern how different the sinner from the ungodly, so that the reason for which he is assigned a path to the sinner can be grasped, and a counsel to the 'impious.

Then, we will have to ask ourselves why we are talking about
"Stand on the path" and
"To go to the council" when the custom speaks rather of
"Stand on the board" and
"To go on the way".

Every sinner is not necessarily ungodly, but the ungodly, on the other hand, can not be equally sinful.

Let us take an example from the common consciousness: the sons can love their fathers even though they are wine-lovers, lascivious and prodigal; and in spite of these vices which they maintain, they remain without impiety, they who are not without reproach.

Although the ungodly are somehow endowed with the virtues of continence and temperance, they will consider as a fault anything that is other than impiety, and they will transgress it by holding it disrespectful to their parents (...)

There are other "tips of the wicked", namely:
the "advice" of those who have fallen into heresy and who do not adhere to the laws of the New or the laws of the Old Testament.

Their words are uttered, saying and contradicting each other, circulating constantly in the world by bending into error, attaching themselves to nothing solid:
all the consistency of this word lies in an imprecise speech.

The God of their ungodliness is not the God who attests by himself that he is "of God", but who is measured by the standard of the will of their own council (arbitrium), unaware that it is no less impiety to speak of a fashioned God than to totally deny it.

When you require them to signify by what hope and faith they adhere to the hope of a happy outcome of their final fate, they become confused; disrupted, they hide, revolve around the question and the issue of research; they avoid discussing it.

"Blessed", therefore, "is the man who does not go to this council of the wicked,"
that is to say, who will not consent to go, because it is a fault to adhere to impieties as it is already one to have thought of it only ....

 

Estamos passando por um momento terrível.

Mas não apenas porque as forças globais do mal estão ganhando cada vez mais domínio sobre o mundo, mas ainda mais porque - e é terrível dizer! - muitos altos hierarcas da Igreja de Cristo realmente traem nossa santa Fé e nossa Igreja.

Uma era completamente nova no cristianismo é anunciada.

Eles estão pensando em criar uma nova Igreja na qual não apenas todos os ortodoxos devem entrar, mas também os heterodoxos, e até os muçulmanos, os judeus e os gentios.


Eles até falam de uma espécie de "diálogo" com ateus! Assim, em vez da verdadeira fé e da verdadeira Igreja, nasce uma falsa fé ou, de acordo com a expressão de nossa grande luz teofórica, São Teófanes, o Reclus, uma má fé e uma falsa Igreja.

(Arcebispo Averky (Taushev) de Siracusa, 14 de dezembro de 1967)

 

Santo Hilaire Bispo de Poitiers no Salmo 1.

"Bem-aventurado o homem que não segue o conselho dos ímpios, que não se põe no caminho dos pecadores e que não se senta no assento tolo dos escarnecedores, mas tem prazer (uoluntas) na Lei de Senhor, e pondere esta lei dia e noite "(Sl 1, 1-2).

O Profeta lembra que, para o homem feliz, o fundamento de sua vida repousa em uma observância em cinco pontos: primeiro,
"Não vá ao conselho dos ímpios"; então,
"Não se envolver no caminho dos pecadores"; terceiro
"Não se sente no cerco pestilento dos zombadores"; então,
"Colocar todo o seu desejo de amar na Lei do Senhor"; finalmente
"Fazer desta lei o objeto de sua meditação, dia e noite".

Portanto, é necessário distinguir o ímpio do pecador, o pecador da pestilência e, precisamente, distinguir entre
"O conselho dos ímpios",
"O caminho dos pecadores",
"O cerco pestilento dos zombadores";

a seguir, distinguir entre ter ido ao conselho dos ímpios mais do que estar estabelecido ali, entre estar no caminho dos pecadores em vez de ter ido para lá.

Para que possamos entender a razão dessas expressões, precisamos discernir a diferença entre o pecador e o não-ímpio, para que a razão pela qual ele é designado como caminho para o pecador possa ser compreendida e um conselho para o ímpia.

Então, teremos que nos perguntar por que estamos falando sobre
"Fique no caminho" e
"Ir ao conselho" quando o costume fala em vez de
"Fique no quadro" e
"Para seguir em frente".

Todo pecador não é necessariamente ímpio, mas o ímpio, por outro lado, não pode ser igualmente pecador.

Tomemos um exemplo da consciência comum: os filhos podem amar seus pais, mesmo que sejam amantes do vinho, lascivos e pródigos; e apesar desses vícios que mantêm, permanecem sem impiedade, aqueles que não são sem censura.

Embora os ímpios sejam de alguma forma dotados das virtudes da continência e da temperança, eles considerarão uma falta qualquer coisa que não seja a impiedade, e eles a transgredirão, mantendo-a desrespeitosa com os pais (...)

Existem outras "dicas dos ímpios", a saber:
o "conselho" daqueles que caíram em heresia e que não aderem às leis do Novo ou às leis do Antigo Testamento.

Suas palavras são pronunciadas, dizendo e se contradizendo, circulando constantemente no mundo, curvando-se ao erro, apegando-se a nada sólido:
toda a consistência dessa palavra está em um discurso impreciso.

O Deus de sua impiedade não é o Deus que atesta por si mesmo que ele é "de Deus", mas que é medido pelo padrão da vontade de seu próprio conselho (arbitrium), sem saber que é não menos impiedade de falar de um Deus formado do que negá-lo totalmente.

Quando você exige que signifiquem com que esperança e fé aderem à esperança de um resultado feliz de seu destino final, elas ficam confusas; perturbados, eles se escondem, giram em torno da questão e da questão da pesquisa; eles evitam discutir isso.

"Abençoado", portanto, "é o homem que não vai a este conselho dos ímpios".
isto é, quem não concorda em ir, porque é um erro aderir às impiedades, pois já é de se pensar apenas nisso ...

 

Estamos pasando por un momento terrible.

Pero no solo porque las fuerzas globales del mal están ganando más y más control sobre el mundo, sino aún más porque, ¡y es terrible decirlo! - Muchos altos jerarcas de la Iglesia de Cristo realmente traicionan nuestra santa fe y nuestra Iglesia.

Se anuncia una era completamente nueva en el cristianismo.

Están pensando en crear una nueva Iglesia en la que no solo deben ingresar todos los ortodoxos, sino también los heterodoxos, e incluso los musulmanes, los judíos y los gentiles.


¡Incluso hablan de una especie de "diálogo" con ateos! Así, en lugar de la verdadera fe y la verdadera Iglesia, nace una fe falsa o, según la expresión de nuestra gran luz teofórica, San Teófanes el Reclus, una fe malvada y una Iglesia falsa.

(Arzobispo Averky (Taushev) de Siracusa, 14 de diciembre de 1967)

 

Saint Hilaire Obispo de Poitiers en el Salmo 1.

"Bienaventurado el hombre que no va al consejo de los impíos, que no se para en el camino de los pecadores, y que no se sienta en el asiento tonto de los burladores, sino que se complace (uoluntas) en la Ley de Señor, y reflexiona sobre esta ley día y noche "(Salmo 1, 1-2).

El Profeta recuerda que para el hombre feliz, la base de su vida se basa en una observación en cinco puntos: primero,
"No vayas al consejo de los impíos"; a continuación,
"No comprometerse en el camino de los pecadores"; tercero
"No te sientes en el asedio pestilente de burladores"; a continuación,
"Para poner todo su deseo de amar en la Ley del Señor"; finalmente
"Hacer de esta Ley el objeto de su meditación, día y noche".

Por lo tanto, es necesario distinguir al impío del pecador, al pecador de la peste, y, precisamente, distinguir entre
"El consejo de los impíos",
"El camino de los pecadores",
"El asedio pestilente de burladores";

luego, para distinguir entre haber ido al consejo de los impíos más que estar establecido allí, entre estar en el camino de los pecadores en lugar de haber ido allí.

Para que podamos entender la razón de estas expresiones, debemos discernir cuán diferente es el pecador de lo impío, para que se pueda comprender la razón por la cual se le asigna un camino al pecador, y un consejo para el impía.

Entonces, tendremos que preguntarnos por qué estamos hablando
"Párate en el camino" y
"Ir al consejo" cuando la costumbre habla más bien de
"Párate en el tablero" y
"Ir por el camino".

Todo pecador no es necesariamente impío, pero el impío, por otro lado, no puede ser igualmente pecaminoso.

Tomemos un ejemplo de la conciencia común: los hijos pueden amar a sus padres aunque sean amantes del vino, lascivos y pródigos; y a pesar de estos vicios que mantienen, permanecen sin impiedad, aquellos que no tienen reproche.

Aunque los impíos de alguna manera están dotados de las virtudes de la continencia y la templanza, considerarán como una falta todo lo que no sea impiedad, y lo transgredirán haciéndolo irrespetuoso con sus padres (...)

Hay otros "consejos de los malvados", a saber:
el "consejo" de aquellos que han caído en la herejía y no se adhieren ni a las leyes del Nuevo ni a las leyes del Antiguo Testamento.

Sus palabras se pronuncian, se dicen y se contradicen entre sí, circulan constantemente en el mundo al caer en el error y no se adhieren a nada sólido:
Toda la consistencia de esta palabra reside en un discurso impreciso.

El Dios de su impiedad no es el Dios que atestigua por sí mismo que él es "de Dios", sino que se mide por el estándar de la voluntad de su propio consejo (arbitraje), sin darse cuenta de que es no menos impiedad de hablar de un Dios de moda que negarlo por completo.

Cuando se les exige que expresen con qué esperanza y fe se adhieren a la esperanza de un resultado feliz de su destino final, se confunden; interrumpidos, se esconden, giran en torno a la cuestión y el tema de la investigación; evitan discutirlo.

"Bienaventurado", por lo tanto, "es el hombre que no va a este consejo de los impíos".
es decir, quién no consentirá en ir, porque es un error adherirse a las impurezas, ya que es solo pensar en eso
...

 

 

Prière privée au saint archange Michel:

 

Saint Michel Archange pour la Gloire de Dieu, fidèle messager du Christ notre Unique Rédempteur et sous les ordres de la Vierge Mère, votre victoire sur les démons et les esprits mauvais est connue.


O saint Archange, la Puissance de votre glaive a chassé devant voys, pour les conduire en enfer les démons attaquants, avec le glaive de la vérité, de l'amour et de la justice que Dieu mit entre vos mains, vous les avez affrontés et vaincus .


Je demande votre secours pour les chasser de ma maison, de mes familiers et de mes biens.


Je demande votre secours pour les chasser de ceux qui m'entourent comme de moi-même. Par la Force et la Gloire dont Dieu vous a investi , le pourvoir des esprits mauvais ordinaires, quels qu'ils soient, sera anéanti pour la gloire du Dieu Unique :

Père +, Fils + et Saint Esprit +. Amin.

 

Expérience spirituelle de Saint Silouane

Expérience spirituelle de Saint Silouane

 

Texte de Saint Silouane l'Athonite publié par l'Archimandrite Sophrony et lu par Mgr Joseph

COIN DES

 

CATÉCHISMES

 

 

ET....

 

 

 

DE LA

 

 

TRANSMISSION

 

FAMILIALE:

 

 

 

Théobule épisode 5/7

Les Béatitudes

Et si nous avions le projet de rejoindre la grande famille des saints ?

Dans cet extrait du célèbre discours sur la montagne, Jésus nous donne les clés du bonheur et de l'espérance. Marguerite voudrait retenir ces paroles de Jésus pour sa vie quotidienne.

La suite de l'enseignement du frère François-Dominique sur la prière du Notre Père nous apprend qu'en récitant cette prière, nous nous unissons à la grande famille des chrétiens, les amis de Jésus.

Cette semaine, la fiche à imprimer propose :

  • un commentaire du passage biblique,
  • une prière en lien avec le thème de la semaine,
  • des pistes de réflexion et d'actions pour suivre les conseils de Jésus,
  • un origami pour penser à faire régner la paix autour de nous.
j'imprime la fiche semaine 5

Nous vous souhaitons un belle semaine de partage avec les enfants et nous vous assurons de notre prière fraternelle.

 

SOURCE et auteur :Frère Benoît Ente

Du Couvent des Dominicains de Lille

 
 
SYNTHÈSES DE PRESSE DU JOUR
 
 
Des effets notables de la pilule sur le fonctionnement du cerveau de la femme
Dans un ouvrage récent[1], Sarah E Hill, professeur de psychologie sociale à l’Université de Fort Worth au Texas, montre l’impact de la pilule sur...
 
 
En Ontario au Canada, des collusions entre euthanasie et don d'organes ?
En Ontario au Canada, au total 519 personnes ont été euthanasiées du 1er juillet au 30 septembre. Sur l'ensemble des personnes euthanasiées, il apparaît que 30 organes ont été donnés. En d'autres termes, le médecin qui euthanasie et les...
 
 
Irlande du Nord : des députés veulent empêcher la libéralisation de l’avortement
En Irlande du Nord, une trentaine de députés « reprennent le chemin de leur Parlement ce lundi pour tenter de bloquer la libéralisation de l'avortement décidée par les députés britanniques à Londres ». En effet, « dépourvue d'...
 
 
Edition du génome : un biologiste russe veut permettre à des parents sourds de donner naissance à un enfant ayant une ouïe normale
Le biologiste russe Denis Rebrikov a indiqué à la revue Nature qu’il travaillait à l’édition du gène GJB2 associé à la surdité. Son but ? « Editer les ovocytes de femmes sourdes, afin de permettre à des couples sourds présentant une...
 
 
Après un traumatisme crânien accidentel, une jeune femme autorisée à utiliser les dommages et intérêt pour une FIV
Après avoir été renversée par un autobus en 2012, une femme d’une trentaine d’années s’est trouvée en capacité mentale réduite et souffre d'autres problèmes de santé. Elle a reçu 2,5 millions de livres sterling de dommages et intérêts de la...
 
 
    AGENDA
  A Noter
   
Euthanasie, l’envers du décor
L’euthanasie est dépénalisée chez nos voisins belges depuis 2002 ; une loi, dans le but annoncé d’éradiquer les pratiques clandestines, définit un encadrement du processus de décision et de mise en œuvre, et peut exercer un contrôle a...
 
 Faites un don à Gènéthique

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA/ASSINE A PETIÇÃO PARA A LIBERTAÇÃO DOS DOIS BISPOS DE KUNNAPPES NA SÍRIA

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

  

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

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Não nos esqueçamos de orar pelos bispos, sacerdotes e

Cristãos fiéis detidos pelos "islamitas"

Ou terroristas de todos os tipos!

Deixe-nos rezar implacavelmente pelo

Senhor, apoie-os. Ore por sua libertação ...

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

Où nous trouver ?

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

 

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *"relais paroissial" St Charbel

 

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

NOUS RECHERCHONS UN LOCAL SUR NANTES POUR DONNER AUX FIDÈLES AU MOINS UN DIMANCHE PAR MOIS LA SAINTE MESSE AINSI QU'UN MEILLEUR SERVICE PASTORAL

ANGOULÊME (Jauldes):

 

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

 

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

 

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL et PEROU :

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Où trouver un prêtre

Exorciste en France ?

Cliquez sur le lien ci-dessous:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"

 

(SS Ignatius Aprem II)


Note:

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone* é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church* is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B

 

* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:

 

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

--------------------

Entregando intenções de oração no mosteiro, é simples ...

 

O monge não rompe a profunda solidariedade que deve unir os irmãos humanos ... Eles se conformam aos sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito de uma multidão de irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através de orações monásticas, toda a Igreja reza e intercede pela humanidade.

Voce sabe Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa desta imensa corrente de oração clandestina que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode nos confiar uma intenção de oração enviando-a para o seguinte endereço:

---------------------

CONFERING INTENTIONS OF PRAYER AT THE MONASTERY, IT'S SIMPLE ...

 

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the human brothers ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the "firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for humanity.

Do you know ? Each one of you, in the secret of its existence, participates in this immense current of underground prayer which irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with a prayer intention by sending it to the following address:

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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