TODAY I ask that you join me in praying for the lives affected by the White House decision to pull US troops out of northern Syria. Both Democrat & Republican leaders are deeply concerned bc this would be, in essence, abandoning our closest allies there—the Kurdish people. 1/2
Lettre de nouvelle du 21 au 27 Octobre 2019 (Lectionnaire du 7ème et dernier dimanche après la Ste Croix)

Sommaire:
*Annonces liturgiques
*Le Royaume des cieux est l'Assemblée ds juste (St Grégoire)
*In memoriam SE Zacharias Mar Theophilos
*Lectionnaire du 7ème dimanche après la Sainte Croix.
*Seigneur Tout Puissant et Miséricordieux et prière pour les vocations.
*Sous les bombes Turques, les Chrétiens Kurdes...
*Guérir par la puissance du pardon (Père Goetman)
*Prier sans cesse (St Augustin à Proba) Ne désespérons-pas !
*Le saint abandon, un chemin de vie (Père Goetman)
*A quoi sert l'étole liturgique?
*Nous traversons une période terrible, suivie de "Heureux celui qui ne s’assied au conseil des impies ((St Hilaire de Poitiers)
*Prière privée à St Michel

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Nos prochains Rendez-vous Liturgiques au Monastère

et en dehors pour Octobre et début Novembre:
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¤ RÉGION PARISIENNE, Relais paroissial Mar Thoma Ste Geneviève:

ATTENTION ! Les visites aux familles et aux malades, ainsi que pour les bénédictions de maisons, prévues le 28 Octobre sont ANNULEE
Permanence pastorale (Au Monastère habituel ):
*Jeudi 31 toute la journée jusqu'à 18h pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)
18h30, départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage- Retraite de Toussaint au Monastère.(Inscriptions:06 48 89 94 89)

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera le 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?
Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité.
¤ RÉGION ALSACE, EST de FRANCE: Relais paroissial Sainte Clotilde : visites aux familles et aux malades,les 6 et 7 Novembre pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... . Heure et lieu de la Messe non encore précisée (Inscriptions:06 48 89 94 89 ou sur asstradsyrfr@laposte.net)

Ô Sainte Clotilde qui conduisîtes votre époux le Roi Clovis à se convertir au Christ et à entraîner son Peuple à demeurer dans l'Unité Catholique par l'Orthodoxie de la Foi, priez pour nos gouvernants, priez pour notre France et son Père Légitime, que par l'intercession de Marie Reine qui se manifesta à Neubois, il la réunisse sous l'étendard du Christ son Roi ! Amîn
¤Au Monastère:
Du 1er NOVEMBRE au 3 NOVEMBRE inclusivement, Festivités de Saint Gregorios (Mar Grégorios) et
RETRAITE DE TOUSSAINT

Vendredi, Samedi et dimanche, Quadisha Qurbana (Ste Messe) à 10h 30 (Programme habituel)
RETRAITE DE DÉLIVRANCE ET DE GUÉRISON.
¤ Dimanche 3 NOVEMBRE,
Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de
Miséricorde, clôture solennelle des Festivités de Saint
Grégorios de Parumala.

et aux Saints du Kerala.
Programme habituel*
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¤ANGOULÊME (Jauldes):
-Dimanches 10 NOVEMBRE et 22 DÉCEMBRE et Vendredi 27 Décembre(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)*

¤LOURDES (65):
- Samedi 29 DÉCEMBRE *
¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):
(Pas de Messe fin Novembre en raison du déplacement pastoral de Mor Philipose en Afrique)
- Samedi 21 DÉCEMBRE*
* Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .

Le 24 octobre, nous commémorons en union avec l'Eglise Orthodoxe Indienne (Malankare Orthodoxe notre Eglise mère),
Son Eminence Zacharias Mar Theophilus.

Les restes mortels de ce saint Métropolite "mort en odeur de sainteté" sont inhumés au Kristhu Sishya Ashram, le Monastère dont il était l'Evêque référant et où vit son neuveu, le Père Philipose que vous avez croisé lors de ses vacances en notre Monastère.
Aujourd'hui, nous le prions d'intercéder pour la sainteté du clergé, tant pour notre Eglise-mère que pour notre Métropolie pour l'Europe et ses missions de l'Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma présente en France, au Pakistan, en Afrique et en Amérique Latine.
Dimanche derniers, je demandais aux fidèles assemblés de demander des grâces par son intercession et, s'il les obtenaient, de nous en faire le rapport pour que nous en informions l'Eglise Orthodoxe Malankare notre mère.
Je renouvelle ici ma demande et, pour toute grâce reçue par l'intercession de Son Eminence Zacharias Mar Theophilos d'en envoyer le témoignage à l'adresse ci-dessous:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net
Nous nous unissons volontiers à nos frères et sœur de l'Eglise Orthodoxe Indienne qui font mémoire de sa personne et de son oeuvre à l'ashram chrétien de Coimbatore les 23 et 24 octobre 2019.
L'image de Son Éminence Zachariah Mar Theophilos restera en conséquence exposée en notre Eglise du Monastère Métropolitain jusqu'au 24 Octobre à 17h pour ceux de nos fidèles qui voudront confier à cet Evêque "mort en odeur de sainteté", leurs intentions de prières.
Qu'il intercède pour nous devant le Trône de la grâce de Dieu ! Amîn.
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Em 24 de outubro, comemoramos no Mosteiro Metropolitano, em união com a Igreja Ortodoxa Indiana (Igreja Ortodoxa Malankara, nossa Mãe),
Sua Eminência Zacharias Mar Theophilus.

Os restos mortais deste santo metropolitano "morto no odor da santidade" estão enterrados no Kristhu Sishya Ashram, cujo mosteiro era o bispo referente e onde vive seu sobrinho, padre Philipose, que você conheceu durante as férias em nosso mosteiro. .
Hoje, rezamos para que ele interceda pela santidade do clero, tanto por nossa Igreja Matriz quanto por nossa Metrópole para a Europa e suas missões na Igreja Sino-Ortodoxa de Mar Thoma, presente na França, Paquistão, na África e na América Latina.
No domingo passado, pedi à congregação reunida que pedisse ações de graças por sua intercessão e, se ele as obtivesse, que nos reportasse para que pudéssemos informar a Igreja Ortodoxa Malankara de nossa mãe.
Renovo minha solicitação e, por qualquer graça recebida pela intercessão de Sua Eminência Zacharias Mar Theophilos, envie o testemunho para o endereço abaixo:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net
Juntamos as mãos a nossos irmãos e irmãs da Igreja Ortodoxa Indiana que se lembram de sua pessoa e de seu trabalho no Ashram cristão de Coimbatore nos dias 23 e 24 de outubro de 2019.
A imagem de Sua Eminência Zachariah Mar Teófilos permanecerá exposta em nossa Igreja do Mosteiro Metropolitano até 24 de outubro às 17h para aqueles de nossos fiéis que desejam confiar a esse bispo "morto no odor da santidade", suas intenções de oração.
Que ele interceda por nós diante do trono da graça de Deus! Amin.
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On October 24, we commemorate at the Metropolitan Monastery in union with the Indian Orthodox Church (Orthodox Malankara our Mother Church),
His Eminence Zacharias Mar Theophilus.

The mortal remains of this holy Metropolitan "dead in the odor of holiness" are buried in Kristhu Sishya Ashram, the Monastery of which he was the referring Bishop and where his nephew, Father Philipose, whom you met during his holidays in our Monastery, lives .
Today, we pray him to intercede for the sanctity of the clergy, both for our Mother Church and for our Metropolis for Europe and its missions of the Syro-Orthodox Church of Mar Thoma present in France, Pakistan, in Africa and Latin America.
Last Sunday, I asked the assembled congregation to ask for thanksgiving through his intercession and, if he obtained them, to report it to us so that we could inform the Malankara Orthodox Church our mother.
I renew my request here and, for any grace received by the intercession of His Eminence Zacharias Mar Theophilos to send the testimony to the address below:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net
We join hands with our brothers and sisters of the Indian Orthodox Church who are remembering his person and his work at the Coimbatore Christian Ashram on 23 and 24 October 2019.
The image of His Eminence Zachariah Mar Theophilos will remain exposed in our Church of the Metropolitan Monastery until October 24 at 17h for those of our faithful who want to entrust to this Bishop "dead in the odor of sanctity", their prayer intentions.
May he intercede for us before the throne of the grace of God! Amin.
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El 24 de octubre, conmemoramos en el Monasterio Metropolitano en unión con la Iglesia Ortodoxa India (Malankara ortodoxa nuestra Iglesia Madre),
Su Eminencia Zacharias Mar Theophilus.

Los restos mortales de este sagrado Metropolitano "muerto en el olor de la santidad" están enterrados en Kristhu Sishya Ashram, el Monasterio del cual era el Obispo de referencia y donde vive su sobrino, el Padre Philipose, a quien conoció durante sus vacaciones en nuestro Monasterio. .
Hoy, le rogamos que interceda por la santidad del clero, tanto por nuestra Iglesia Madre como por nuestra Metrópolis para Europa y sus misiones de la Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma presente en Francia, Pakistán, en África y América Latina.
El domingo pasado, le pedí a la congregación reunida que pidiera acción de gracias por su intercesión y, si los obtenía, que nos informara para que pudiéramos informar a la Iglesia Ortodoxa Malankara de nuestra madre.
Renuevo mi solicitud aquí y, por cualquier gracia recibida por la intercesión de Su Eminencia Zacharias Mar Theophilos para enviar el testimonio a la siguiente dirección:
Monastère Syro-Orthodoxe N-D de Miséricorde,
4 Brévilly.
61300 CHANDAI (France)
Courriel: asstradsyrfr@laposte.net
Nos unimos a nuestros hermanos y hermanas de la Iglesia Ortodoxa India que recuerdan su persona y su trabajo en el Ashram Cristiano de Coimbatore los días 23 y 24 de octubre de 2019.
La imagen de Su Eminencia Zachariah Mar Theophilos permanecerá expuesta en nuestra Iglesia del Monasterio Metropolitano hasta el 24 de octubre a las 17h para aquellos de nuestros fieles que quieran confiar a este Obispo "muertos en el olor de la santidad", sus intenciones de oración.
¡Que interceda por nosotros ante el trono de la gracia de Dios! Amin.
Le Royaume des cieux, c’est l’assemblée des justes.
(Une Homélie de Saint Grégoire)

Le Royaume des cieux, c’est l’assemblée des justes puisque leur cœur, en effet, n’ambitionne rien sur la terre, puisqu’il aspire aux choses d’en haut, le Seigneur règne en leurs âmes comme en son ciel. C’est pourquoi l’Evangile dit :
« Le Royaume des cieux est semblable à un roi qui faisait les noces de son fils ».
Vous comprenez déjà, mes frères bien-aimés, qui est ce roi, père d’un fils également roi.
C’est Celui auquel est adressée cette parole du psaume :
« O Dieu, donnez au Roi votre équité dans les jugements et votre justice à ce Fils royal». Le père fit donc des noces à son fils.
Dieu le Père, en effet, fit les noces de son Fils, également Dieu, lorsqu’Il l’unit dans le sein de la Vierge à notre nature humaine en voulant que Dieu, qui précède les siècles, devînt homme à la fin des siècles.
Mais ne pensons pas, parce que l’union conjugale est ordinairement le fait de deux personnes, que la personne de Dieu et de l’homme dans notre Sauveur, Jésus-Christ, se soit trouvée unie à partir de deux personnes.
Nous disons que cette personne existe à partir de deux natures ou en deux natures.
Mais nous nous défendons absolument de dire, parce que ce serait contraire à notre foi, qu’elle est composée de deux personnes.
Aussi est-il préférable, et plus clair, de dire que le Père fit les noces de son Fils, lorsque, par le mystère de l’incarnation, il Lui est associé la sainte Eglise.
Le sein de la Vierge fut le lit nuptial de cet époux.
On peut entendre ainsi la parole du psaume :
« Il a placé sa demeure dans le soleil, et Il est comme un époux qui sort de sa couche nuptiale ».
C’est comme un époux, en effet, qu’Il est sorti de son lit nuptial, lorsque pour s’associer l’Eglise, le Dieu incarné est sorti du sein inviolé de la Vierge.
Alors Il a envoyé ses serviteurs inviter les amis à ses noces.
Il les a envoyés une première fois, puis une seconde fois, parce que, pour annoncer l’incarnation du Seigneur, Il a envoyé d’abord les prophètes, et ensuite les apôtres.
Ainsi envoya-t-Il deux fois ses serviteurs faire les invitations.
Il fit savoir par les prophètes que l’incarnation du Fils unique aurait lieu, Il annonça par les apôtres qu’elle était accomplie.
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O Reino dos Céus é a assembléia dos justos.
(Uma homilia de São Gregório)

O reino dos céus é a assembléia dos justos, já que seu coração, de fato, não aspira nada sobre a terra, uma vez que aspira coisas do alto, o Senhor reina em suas almas como em seu céu. É por isso que o Evangelho diz:
"O reino dos céus é como um rei que fez o casamento de seu filho."
Você já entende, meus amados irmãos, que é este rei, pai de um filho também rei.
É Ele a quem esta palavra do salmo é dirigida:
"Ó Deus, dê ao rei sua eqüidade nos julgamentos e sua justiça a este Filho real". O pai se casou com o filho.
Deus Pai, de fato, fez as bodas de seu Filho, também Deus, quando o uniu no seio da Virgem com a nossa natureza humana, desejando que Deus, que precede os séculos, se tornasse homem no final dos séculos. .
Mas não pense, porque a união conjugal é geralmente o ato de duas pessoas, que a pessoa de Deus e o homem em nosso Salvador, Jesus Cristo, foram unidos por duas pessoas.
Dizemos que essa pessoa existe de duas naturezas ou duas naturezas.
Mas absolutamente não queremos dizer, porque seria contrário à nossa fé, que é composto por duas pessoas.
Portanto, é melhor e mais claro dizer que o Pai fez o casamento de seu Filho quando, através do mistério da encarnação, ele está associado a ele a santa Igreja.
O peito da Virgem era o leito nupcial deste marido.
Assim, podemos ouvir a palavra do salmo:
"Ele estabeleceu sua morada ao sol e é como um noivo saindo de sua cama nupcial."
É como um noivo, de fato, que Ele saiu de sua cama nupcial. Quando se associou à Igreja, o Deus encarnado saiu do ventre inviolável da Virgem.
Então Ele enviou seus servos para convidar os amigos para o seu casamento.
Ele os enviou pela primeira vez, depois pela segunda vez, porque, para anunciar a encarnação do Senhor, enviou primeiro os profetas e depois os apóstolos.
Então ele duas vezes enviou seus servos para fazer os convites.
Ele fez saber através dos profetas que a encarnação do Filho unigênito aconteceria, e anunciou pelos apóstolos que isso foi cumprido.
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The Kingdom of Heaven is the assembly of the righteous.
(A homily of Saint Gregory)

The kingdom of heaven is the assembly of the righteous, since their heart, in fact, does not aspire anything on the earth, since it aspires to things from above, the Lord reigns in their souls as in his heaven. This is why the Gospel says:
"The kingdom of heaven is like a king who made the wedding of his son."
You already understand, my beloved brethren, who is this king, father of a son also king.
It is He to whom this word of the psalm is addressed:
"O God, give the King your equity in judgments and your justice to this royal Son". The father married his son.
God the Father, in fact, made the wedding of his Son, also God, when He united him in the bosom of the Virgin with our human nature by wanting that God, who precedes the centuries, became man at the end of the centuries .
But do not think, because conjugal union is usually the act of two persons, that the person of God and man in our Savior, Jesus Christ, has been united from two persons.
We say that this person exists from two natures or two natures.
But we absolutely do not want to say, because it would be contrary to our faith, that it is composed of two people.
So it is better and more clear to say that the Father made the wedding of his Son when, through the mystery of the incarnation, he is associated with him the holy Church.
The breast of the Virgin was the nuptial bed of this husband.
We can thus hear the word of the psalm:
"He has set his dwelling in the sun, and He is like a bridegroom coming out of his nuptial bed."
It is like a bridegroom, indeed, that He came out of his nuptial bed, when to associate himself with the Church, the incarnate God came out of the inviolate womb of the Virgin.
So He sent his servants to invite the friends to his wedding.
He sent them a first time, then a second time, because, to announce the incarnation of the Lord, He sent first the prophets, and then the apostles.
So he twice sent his servants to make the invitations.
He made known through the prophets that the incarnation of the only-begotten Son would take place, He announced by the apostles that it was fulfilled.
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El Reino de los Cielos es la asamblea de los justos.
(Una homilía de San Gregorio)

El reino de los cielos es la asamblea de los justos, ya que su corazón, de hecho, no aspira nada en la tierra, ya que aspira a las cosas de arriba, el Señor reina en sus almas como en su cielo. Por eso el Evangelio dice:
"El reino de los cielos es como un rey que hizo la boda de su hijo".
Ya entiendes, mis amados hermanos, quién es este rey, padre de un hijo también rey.
Es a Él a quien se dirige esta palabra del salmo:
"Oh Dios, dale al Rey tu equidad en los juicios y tu justicia a este Hijo real". El padre se casó con su hijo.
Dios el Padre, de hecho, hizo la boda de su Hijo, también Dios, cuando lo unió en el seno de la Virgen con nuestra naturaleza humana al querer que Dios, que precede a los siglos, se hiciera hombre al final de los siglos. .
Pero no piense, porque la unión conyugal es usualmente el acto de dos personas, que la persona de Dios y el hombre en nuestro Salvador, Jesucristo, se ha unido de dos personas.
Decimos que esta persona existe de dos naturalezas o dos naturalezas.
Pero absolutamente no queremos decir, porque sería contrario a nuestra fe, que se compone de dos personas.
Entonces, es mejor y más claro decir que el Padre hizo la boda de su Hijo cuando, a través del misterio de la encarnación, se le asocia con él la Santa Iglesia.
El seno de la Virgen era el lecho nupcial de este esposo.
Así podemos escuchar la palabra del salmo:
"Él ha puesto su morada al sol, y es como un novio saliendo de su cama nupcial".
Es como un novio, de hecho, que salió de su cama nupcial, cuando se asoció con la Iglesia, el Dios encarnado salió del útero inviolado de la Virgen.
Entonces envió a sus sirvientes para invitar a los amigos a su boda.
Los envió por primera vez, luego por segunda vez, porque, para anunciar la encarnación del Señor, envió primero a los profetas y luego a los apóstoles.
Entonces envió dos veces a sus sirvientes para hacer las invitaciones.
Él dio a conocer a través de los profetas que la encarnación del Hijo unigénito tendría lugar, anunció por los apóstoles que se había cumplido.
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7eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix
- Soirée :
- Saint-Luc12: 13-21
- Matin :
- Saint Luc 12: 48 -59
- Avant le Saint Qurbana :
- Exode 12: 43 à 51
- Job 23: 1-7
- Isaïe 52: 1-15
- Saint Qurbana :
-
- I Pierre 2: 15 à 17
- 15 Car la volonté de Dieu, c’est qu’en faisant le bien, vous fermiez la bouche aux insensés qui parlent sans savoir.
- 16 Soyez des hommes libres, sans toutefois utiliser la liberté pour voiler votre méchanceté : mais soyez plutôt les esclaves de Dieu.
- 17 Honorez tout le monde, aimez la communauté des frères, craignez Dieu, honorez l’empereur.
-
- 1ère aux Corinthiens 6: 9 - 11
- 09 Ne savez-vous pas que ceux qui commettent l’injustice ne recevront pas le royaume de Dieu en héritage ? Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, les idolâtres, les adultères, ni les dépravés et les sodomites,
- 10 ni les voleurs et les profiteurs, ni les ivrognes, les diffamateurs et les escrocs, aucun de ceux-là ne recevra le royaume de Dieu en héritage.
- 11 Voilà ce qu’étaient certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, vous avez été sanctifiés, vous êtes devenus des justes, au nom du Seigneur Jésus Christ et par l’Esprit de notre Dieu.
-
- Saint Matthieu 5: 21 - 26
- 21 « Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement.
- 22 Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu.
- 23 Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
- 24 laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.
- 25 Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison.
- 26 Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou.
Seigneur tout-puissant et miséricordieux,

Vous avez préparé le festin des noces de Votre Fils avec l'humanité.
Nous Vous en prions, Ô Père,
daignez-nous revêtir de l'Homme nouveau
créé dans la justice et la sainteté,
selon Votre image et Votre ressemblance.
Que ce vêtement nuptial
nous permette de participer au banquet du Royaume!
Par ce même Christ, Jésus, notre Seigneur ,
Lui qui vit et règne avec Vous et l'Esprit-Saint
dans les siècles des siècles.
Amîn.
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Senhor Todo-Poderoso e misericordioso,

Você preparou a festa de casamento do seu filho com a humanidade.
Oramos, ó Pai,
dignar-se a colocar novo homem
criado em justiça e santidade,
de acordo com a sua imagem e semelhança.
Que essa roupa nupcial
permita-nos participar do banquete do Reino!
Por esse mesmo Cristo, Jesus, nosso Senhor,
Aquele que vive e reina com você e o Espírito Santo
nos séculos das eras.
Amin.
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Lord Almighty and merciful,

You have prepared the wedding feast of Your Son with humanity.
We pray, O Father,
deign to put on new man
created in justice and holiness,
according to your image and likeness.
That this nuptial clothing
allow us to participate in the banquet of the Kingdom!
By this same Christ, Jesus, our Lord,
He who lives and reigns with you and the Holy Spirit
in the centuries of ages.
Amin.
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Señor Todopoderoso y misericordioso

Has preparado la fiesta de bodas de Tu Hijo con la humanidad.
Oramos, Padre
dignarse ponerse nuevo hombre
creado en justicia y santidad,
de acuerdo a tu imagen y semejanza.
Que esta ropa nupcial
¡permítanos participar en el banquete del Reino!
Por este mismo Cristo, Jesús, nuestro Señor,
El que vive y reina contigo y el Espíritu Santo.
en los siglos de las edades.
Amin.
Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/
maliath taibootho/ full of grace/
moran a'amekh - the Lord is with thee/
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/
yoldath aloho/ Mother of God/
saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/
nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./
Amîn
Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

PRIERE POUR LES VOCATIONS:
Père, faites se lever parmi les chrétiens
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
qui maintiennent la foi vivante
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus,
par la prédication de sa parole
et l'administration des sacrements,
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit.
Donnez-nous de saints ministres de Votre autel,
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie,
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple.
Appelez des ministres de Votre miséricorde,
qui dispensent la joie de Votre pardon
par le sacrement de la réconciliation.
Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils
et, qu'en étant docile à ses enseignements,
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal
et à la vie consacrée.
Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres,
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission
au service de l'Évangile.
Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.
Amîn.
Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous !
__________
ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.
Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.
Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.
Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.
Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.
Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!
SOUS LES BOMBES TURQUES,
LES CHRÉTIENS KURDES:

NE NOUS ABANDONNEZ-PAS!
« Il est très possible que le retrait américain de la région entraîne l’extinction du christianisme de la région. »
Avec le départ des troupes américaines, un nouveau front s’est ouvert en Syrie. La Turquie a franchi la frontière syrienne et envisage de contrôler une bande de territoire à la frontière, longue de 120 kilomètres et large d’une trentaine de kilomètres. C’est l’opération « Source de Paix ».
Pour Joseph Kassab, le président du Conseil suprême de la communauté évangélique de Syrie et du Liban, il s’agit d’une nouvelle « tragédie pour la présence chrétienne en Syrie ». Ashty Bahro, ancien directeur de l’Alliance Évangélique du Kurdistan en Irak, parle même d’ « extinction du christianisme dans la région ».
« Il est très possible que le retrait américain de la région entraîne l’extinction du christianisme dans la région. »
Il y aurait environ 40 000 chrétiens dans cette région au nord-est de la Syrie. Le groupe In Defense of Christians s’est dit « profondément inquiet pour les communautés chrétiennes et yézidies du nord-est de la Syrie si la République de Turquie devait s’installer dans la région » et a déploré la « diminution spectaculaire » du nombre de chrétiens dans cette région du monde.
« Il y a plus de 40 000 chrétiens dans le nord-est, ce qui représente une diminution spectaculaire par rapport aux 130 000 chrétiens qui vivaient dans cette région avant l’impact de l’Etat islamique et de la crise syrienne. »
Le Conseil militaire syriaque parle de « génocide ».
« Alors que nous défendons le monde contre l’État Islamique, nous espérons et prions pour que le monde ne nous abandonne pas maintenant. Le moment est venu pour les chrétiens, les pays occidentaux, ainsi que pour les églises chrétiennes et les croyants du monde entier de protéger notre peuple chrétien du nord-est de la Syrie d’être victime d’une guerre brutale, d’une dictature, du fascisme et du radicalisme. »
Jeudi, la France a demandé une réunion de la coalition internationale. Dans le journal télévisé de France 2, Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires Étrangères, évoquait le contexte de ce nouveau front.
« Nous avons créé une coalition contre Daesh il y a 5 ans. Dans cette coalition contre Daesh, qui est une coalition internationale, la France a pris toute sa place. Cette coalition a pu à la fois sortir Daesh de certains territoires d’Irak, et a pu aussi faire en sorte que le nord-est syrien, grâce à l’alliance avec les forces démocratiques syriennes, soit stabilisé, de manière fragile, mais soit stabilisé en attendant le processus de paix qui devra bien venir un jour d’une manière ou d’une autre. Et donc cette coalition-là, elle a la responsabilité de la suite. […] Il faut que cette coalition internationale se réunisse, parce qu’on est dans une situation nouvelle et parce que le combat contre Daesh risque de reprendre. Parce que Daesh n’attend que cette opportunité pour sortir. Donc la France demande que cette coalition […] se réunisse aujourd’hui […] et qu’elle dise ‘Voilà quelle est la situation, comment est-ce qu’on fait, qu’est-ce que vous Turcs voulez faire, qu’est-ce que vous Américains voulez faire, comment est-ce qu’on assure la sécurité des lieux où il y a aujourd’hui des djihadistes et des combattants en prison’, bref mettre tout sur la table de manière claire pour que chacun assume ses responsabilités et mette aussi chacun au pied du mur. »
Franklin Graham appelle à la prière pour les « vies touchées » et pour les kurdes, qui « pourraient être annihilés ».
« Aujourd’hui, je vous demande de vous joindre à moi pour prier pour les vies touchées par la décision de la Maison Blanche de retirer les troupes américaines du nord de la Syrie. Les dirigeants démocrates et républicains sont profondément inquiets car ce serait, en substance, abandonner nos plus proches alliés là-bas – le peuple kurde. Les Kurdes sont ceux qui ont mené le combat contre ISIS en Syrie. Priez aussi pour les chrétiens que les Kurdes ont protégés. Ils pourraient être annihilés. Voulez-vous prier avec moi que le président Donald Trump change d’avis ? Des milliers de vies sont en jeu. »
The Kurds are the ones who have been leading the fight against ISIS in Syria. Also pray for the Christians who the Kurds have been protecting. They could be annihilated. Would you pray w/me that Pres. @realDonaldTrump will reconsider? Thousands of lives hang in the balance. 2/2
L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme parle déjà de 70 000 civils déplacés, de villes quasiment vidées de leur population et de onze villages désormais sous l’emprise turque.
M.C.
Source: InfoChrétienne.com

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La Résurrection de Lazare |
GUERIR PAR LA PUISSANCE DU PARDON
par le Père Alphonse Goettmann |
LE DYNAMISME EXPLOSIF DU PARDON
À travers toute la Bible, du début à la fin, Dieu dévoile sa passion pour son chef d’oeuvre : 1’homme. En le créant, il lui communique la surabondance de sa propre vie, le faisant à son image pour qu’il puisse lui ressembler : À partir de là, commence 1’histoire d’amour la plus fabuleuse que l’humanité ait jamais connue.
Dieu est amoureux de 1’homme, tel un fiancé éperdu de sa bien-aimée, jusqu’à’ "en perdre le sens", comme le révèle le Cantique des cantiques (4,9), continuellement à l’affût de son visage, toujours à l’attendre quand il s’est détourné de lui, bouleversé quand il revient, et sans cesse en train de chercher comment il peut le libérer, le tirer de ses mille enfers, pour qu’il vive, et qu’il vive pleinement. L’homme, lui, se livre à ses caprices, rompt avec Dieu, s’éloigne, s’en retourne, retombe, fait des scènes de ménage à Dieu, et trouve aussi des moments de bon ménage avec lui. Lors d’un de ces nombreux adultères - l’épisode du veau d’or dans le désert - lorsque Moise supplie Dieu de pardonner à son peuple (Ex 32,32), Dieu répond et révèle qui il est : Seigneur, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité, qui garde sa grâce à des milliers, tolère fautes, transgressions et péchés, mais ne laisse rien impuni (Ex 34,6-7).
Dieu n’est pas victime de sa passion, comme l’homme peut l’être ; son amour est totale liberté, non attachement, et n’est lié à aucune condition, il est pure gratuité, épanchement illimité de lui-même, car son être est ainsi, comme le soleil qui brille indifféremment sur les bons et sur les méchants (Mt 5,45). Dieu est don parfait : le par-don est son état. Ainsi, il révèle son coeur à chaque moment de l’Alliance qu’il veut nuptiale.
L’expérience du prophète Osée en est sans doute l’un des exemples les plus extraordinaires. Osée expérimente dans son propre coeur le coeur de Dieu. Sa femme qu’il aime à la folie est adultère, elle s’adonne à la prostitution, tout comme Israël, l’épouse de Dieu, se prostitue. Il est impossible d’imaginer l’inouï de la souffrance de Dieu et la profondeur de son amertume dans les mésaventures avec son peuple, si on ne l’a pas compris un peu dans sa propre chair. Dieu demande au prophète Osée d’en être le témoin. Selon la Loi, sa femme doit être mise à mort avec son amant (Dt 22,24 ; Jn 8,5). Mais supprime-t-on la prostitution en tuant la prostituée ? En quoi cela transforme-t-il un brin de l’histoire ? Dieu renverse cette façon de penser close sur elle-même et introduit au sein des relations humaines le dynamisme explosif de tout dépassement : le pardon. Pour faire comprendre à Osée ce qui se passe dans le coeur de Dieu et ce qu’est pour lui que de pardonner à l’homme, Dieu lui demande de reprendre sa femme adultère. Celle-ci, au lieu de la mort, retrouve vie et rang. L’attitude du pardon, totalement inattendue devant l’ampleur de la trahison, provoque d’abord une stupéfaction inimaginable et induit ensuite à un nouveau commencement où, au sein de l’alliance retrouvée, la chute se transforme toujours en un plus grand amour. Seul le pardon contient cette puissance de recréation. Tout, à nouveau, est possible, car il a sa source dans le coeur de Dieu lui-même : Je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai dans la tendresse et la miséricorde ; je te fiancerai à moi dans la fidélité et tu connaîtras le Seigneur (Os 2,21-22). L’amour vrai est sans conditions, il se suffit à lui-même, EST tout simplement : quoi que tu fasses, je t’aime...
En pardonnant, Dieu montre ce qu’il est et transmet à l’homme cette puissance, certes humainement inexplicable, déroutante et irrationnelle au possible, mais miraculeuse. Cette expérience unique d’Osée marquera toute la trame de l’histoire d’Israël, comme si Dieu, par le pardon, voulait révéler son visage et en laisser l’empreinte dans le coeur de l’homme, afin que le pardon soit désormais la nouvelle Loi qui régit toute relation humaine.
Les innombrables adultères et crimes du peuple d’Israël l’ont jeté en exil, vaincu, déporté, déshonoré. Il a tout perdu en reniant Dieu, son roi, son temple, sa loi, sa patrie. Mais dans ce désert d’amour et dans la détresse de sa prostitution, il entend toujours au fond de son coeur vide et renégat la voix de l’Époux divin : J’ai dissipé tes crimes comme un nuage... un court instant je t’avais délaissée, dans une immense pitié je vais t’unir à moi... dans un amour éternel j’ai eu pitié de toi... ce sera pour moi comme au temps de Noé, quand j’ai juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre (Is 44, 22, 54,7-9).
Ce visage amoureux du pardon toujours offert finit par percer les plus épaisses ténèbres de tous les malheurs d’Israël, si bien qu’il est l’âme même de la foi du peuple. Quand il se rassemble pour crier à Dieu sa détresse, c’est vers ce visage qu’il se tourne, dans un face à face souvent bouleversant : Mon Dieu, j’ai trop de honte et de confusion pour lever mon visage vers toi, mon Dieu ; car nos crimes se sont multiplies jusqu’à dépasser nos têtes, et notre péché s’est amoncelé jusqu’au ciel... mais à présent notre Dieu nous a fait une grâce... il a illuminé nos yeux.. .dans notre servitude Dieu ne nous a pas abandonnés... (Esd 9,6-9). Et ces longues suppliques, où l’assemblée du peuple fait l’aveu de ses péchés, se terminent toujours par l’attente du pardon : et maintenant, Seigneur, pardonne et prends pitié... fais paraître ton amour...
Il n’est pas étonnant alors qu’il paraisse un jour en personne. Avec Jésus, en effet, les cieux se déchirent (Is 63,19) et le pardon descend dans notre pain quotidien. Son nom lui-même ne signifie-t-il pas "Sauveur" ? En devenant homme, Dieu s’unit à la prostituée dans une alliance indéfectible, il endosse sa propre chair, prend sur lui ses péchés, plonge dans sa laideur et dans ses enfers d’éloignement, puis il finit par mourir d’amour pour ceux-là mêmes qui le crucifient : Père, pardonne-leur, car us ne savent pas ce qu’ils font ! (Lc 23,34). Il verse jusqu’à la dernière goutte de son sang pour l’humanité adultère, son Épouse (Mc 14,24 ; Mt 26,28). Il est l’Agneau immolé qui pardonne pour que l’homme vive (Jn 1.29), et que nul ne se perde (Mt 18,12s). Et quand seulement l’un d’eux est retrouvé, alors Jésus proclame que même au ciel la joie est immense (Lc 15,7). Le coeur de Dieu en Jésus est littéralement submergé par cette joie, au point il fait de la vie du pécheur retrouvé fête, musique, danse... et remet au doigt de cette prostituée l’alliance nuptiale, et la revêt des plus beaux vêtements (Lc 15,11-32) ! Dans cette parabole de l’Enfant Prodigue, on peut reconnaître l’un des plus beaux portraits du Christ. On retrouve ici la même folie d’amour de Dieu que dans le Cantique des cantiquesou le prophète Osée, quand on lit dans ce texte que Dieu est bouleversé à la vue de son enfant au loin, qu’il court à sa rencontre pour se jeter à son cou et le couvrir de baisers (Lc 15,20).
Là, dans cette passion folle de Dieu pour l’homme, se trouvent la source de notre vie et le seul secret de toute guérison. Il suffit que l’homme se tourne vers Dieu, le moindre mouvement de notre coeur suffit, et voilà que Dieu accourt et me serre dans ses bras, fou de joie... imagine-t-on cela ? Dieu court à ma rencontre !
LE PROGRAMME DE L’HOMME : NAÎTRE À LUI-MÊME
Dans ce visage de Dieu se révèle notre propre visage, notre chemin d’homme. L’homme est "à l’image de Dieu", si donc Dieu est pardon infini comme il l’a manifesté tout au long de l’histoire biblique, le seul chemin qui permet à l’homme de devenir homme c’est le pardon. II n’y a pas d’accomplissement possible pour 1’homme, pas de guérison physique ou psychique sans le pardon. Aujourd’hui on commence à le reconnaître dans le monde des médecins et des psychothérapeutes. Mais la cause de tous les maux est spirituelle et la vraie guérison de l’homme c’est sa déification. L’homme n’est vraiment homme que s’il devient dieu : l’image de Dieu en l’homme est destinée à s’accomplir dans la ressemblance (Gn 1,26). Ressembler à Dieu, voilà la vraie naissance de l’homme. Tant que le pardon n’est pas le pain que nous mangeons tous les jours, nous restons des avortons, nous végétons sur le plan animal, sans connaître la vie en plénitude (Jn 1,16 ; Ez 3,19). Combien "d’hommes" meurent à chaque instant sans avoir vu le jour !
C’est pour accoucher l’homme à cette nouvelle naissance que le Christ est venu. Aussi dira-t-il qu’on est ses disciples, c’est-à-dire sur le même chemin que lui et qu’on lui ressemble, en vivant de son amour les uns pour les autres :
Je vous donne un commandement nouveau, aimez-vous les uns les autres, oui, comme je vous ai aimes, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous vous reconnaîtront pour mes disciples : à cet amour que vous aurez les uns pour les autres (Jn 13,34-35).
Tout est dans ce petit mot "comme" et dans cette formidable insistance : aimer ! Le pardon - don parfait - sans limite, puisqu’il va jusqu’au pardon des ennemis, est le sommet de tout amour. Dans cet amour seulement, l’homme fait l’expérience de Dieu, celui qui aime connaît Dieu (1 Jn 4,7), c’est-à-dire il naît à Dieu, et avec lui dans un éternel engendrement, il devient fils avec le Fils né du Père.
Le pardon n’est donc pas une condition préalable à une vie nouvelle, comme on peut le croire dans l’ignorance de tout cet arrière-plan, il est la Vie elle-même, l’Amour en acte. C’est pourquoi Jésus demande à Pierre, au-delà’ du pardon ponctuel, de pardonner inlassablement, c’est-à-dire d’en faire un état, une vie en permanence (Mt 18,21). Le pardon ponctuel est essentiel car il régit toutes nos relations, avec soi-même, avec les autres, avec Dieu, mais il traduit ce qui est au fond du coeur d’un être :
Si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du coeur, c’est ainsi que mon Père vous traitera (Mt 18,35).
La puissance d’une telle parole montre bien que pardonner n’est pas une bonne conduite morale, mais entrer dans le secret divin et le partager avec les autres. Ainsi la communauté des hommes selon l’Évangile est fondée sur le pardon ; la communauté, c’est-à-dire toute relation. II est impensable pour un couple de subsister sans le pardon au quotidien. Il n’y a pas un groupe qui ne soit miné par le jugement. Le pardon introduit au sein des relations humaines les moeurs de Dieu et fait de la communauté une icône de la Divine Trinité. Mais le refus du pardon, c’est comme si le ruisseau se coupait de sa source : le lendemain il cesse d’exister, n’étant plus qu’une eau croupissante. Quand il s’agit de l’homme ceci n’est pas une métaphore ; si le pardon est source de vie nouvelle, comme nous l’avons dit, le non-pardon, lui, est mortifère.
PAS DE GUÉRISON SANS LE PARDON
Des médecins montrent aujourd’hui cliniquement comment le refus de pardonner engendre la rancoeur qui peut aller jusqu’à la haine et au désespoir. Mais cela s’inscrit inévitablement dans le corps, comme tout le monde le sait maintenant. Il n’y a pas d’émotion qui ne s’imprime dans le physique ! Et de là naît, alors, finement mise au point par l’inconscient, telle ou telle maladie, voire toute une pathologie qui n’épargne aucune sphère de la personne : corps, âme, esprit. Sans que l’on fasse des courts-circuits un peu trop simplistes, il s’est tout de même fréquemment, à quelle profondeur la haine sourde peut ravager un être et provoquer un cancer ou une autre symptomatologie. De même sur le plan psychoaffectif, le pardon refusé blesse la volonté, ce qui suscite une sérieuse difficulté, souvent même l’incapacité d’aimer. Beaucoup de célibataires en sont les victimes et non moins les nombreux couples qui vivent sous le régime de l’aigreur, de l’amertume, de la tristesse ; parfois une agressivité permanente vis-à-vis de l’autre empoisonne toute leur existence ou suscite simplement l’indifférence totale... sans que l’on connaisse les vrais motifs de tout cela, tant qu’on n’a pas vu qu’un refus de pardon se niche quelque part ! Ce refus, même s’il est devenu inconscient, pompe l’énergie d’un être à son origine et la détourne de l’amour. Tous les rapports sont donc plus ou moins faussés : à soi-même, à l’autre, à Dieu.
Dans le rapport à Dieu, le mal est encore plus grave car il touche alors à la dimension proprement spirituelle de l’homme, la personne, et porte donc atteinte à sa destinée qui devient mortifère. La personne est le mystère unique de chaque être, nul ne peut la définir, elle est l’identité profonde de l’homme, mais elle se manifeste dans l’expérience essentiellement comme "don", comme un mouvement "vers" ; or, nous l’avons dit, le pardon est le don parfait, la plus haute forme de l’amour. Le don ici n’a rien à faire avec une morale généreuse, mais il est l’essentiel même de la Vie, sa nature. La vie n’existe pas hors du don de soi et sans la vie il n’y a évidemment pas de bonheur possible. Le tragique de cette réalité, c’est que l’absence de pardon annihile être et le conduit à la mort. Combien y a-t-il de morts "vivants" ou vivotants ? C’est par le don que l’homme ressemble aux Personnes divines qui vivent de toute éternité dans une donation réciproque.
Parce qu’il a ainsi un rapport immédiat avec la Source, le pardon est un acte créateur, il n’efface pas le passé mais le recrée dans une histoire nouvelle, plus grande que la précédente. Sous ce rapport le pardon, venant de Dieu, soulève des forces révolutionnaires. Seule l’expérience permet de comprendre cela. Beaucoup n’y entrent pas parce qu’ils s’en croient incapables. À regarder de près, il y a le plus souvent dans ces cas une confusion entre pardonner et sentir que l’on pardonne. C’est un point important parce que très fréquent : le pardon, pas plus que la prière ou l’amour, n’est lié à une émotion quelconque de notre psychisme ! Comment peut-on "sentir" de l’affection pour un ennemi ? À ce compte, on ne pardonnerait jamais... Le pardon dépend de ma volonté, il est une décision libre qui engage ma personne, mais libre aussi de mes sentiments. On peut dire "je te pardonne" sans rien ressentir ou avec un coeur qui saigne. Ce qui importe c’est l’acte qui relève de l’esprit de l’homme ; les émotions relèvent du psychisme. Le pardon n’est pas davantage lié à l’autre, à ses propres réactions, à ce qu’il va dire ou faire, à son éventuel rejet ou même sa violence. Celui qui pardonne est responsable de son attitude personnelle, c’est tout. Les autres ne nous appartiennent pas, nous n’avons aucun droit sur eux, ni rien à exiger à leur encontre... Par contre mon pardon va les libérer de mon égocentrisme et les laisser exister comme ils entendent, sans qu’ils me doivent quoi que ce soit. Je n’attends rien d’eux.
LA THÉRAPIE DU PARDON
Si la plupart du temps le pardon n’est pas opératoire et reste sans conséquence, c’est parce qu’on en fait un acte extérieur, purement psychique, une parole vaine. Or il s’agit de descendre là où se cache le traumatisme, jusque dans les profondeurs inconscientes, sinon il n’y a pas de vraie guérison. Cependant il est très dangereux de descendre dans ses ténèbres sans le Christ ; il est la lumière qui luit dans les ténèbres (Jn 1,4-5), et ce n’est que par sa vie donnée que nous pouvons être guéris. Aucun thérapeute ni aucun remède ne peut transmettre la vie si ce n’est en étant canal de la vie divine, car Dieu seul est source de Vie. Mais il se donne, bien sur, à qui s’y prête même inconsciemment...
Quel que soit le pardon à exercer, à soi-même, aux autres ou à Dieu, je suis toujours la "victime" de l’offense et le malade à traiter c’est moi. La "méthode" du pardon et de la guérison est donc la même pour tout traumatisme ; elle a été révélée par le Christ et véhiculée par toute la Tradition. C’est un trésor inestimable que certains mystiques appellent "acte anagogique". L’acte est posé ponctuellement l’égard de telle ou telle blessure, mais avec l’exercice et la grâce il devient une attitude spontanée face à tout. On voit dans les écrits de nos saints Pères que c’était là leur manière de vivre et de s’offrir instantanément aux contrariétés.
Il faut donc d’abord prendre beaucoup de temps. L’homme est histoire, et elle est celle d’une guérison qui n’a jamais fini de s’approfondir. Je suggère de s’accorder une séance par semaine, comme l’on fait en thérapie, car le rythme joue évidemment un rôle énorme dans cette histoire. Par exemple une demi-heure tel jour de la semaine à telle heure. Il y a une "loi du rythme" qu’on a étudié chez les grands personnages qui l’ont appliquée, elle porte des fruits tout à fait inattendus. On ensemence le subconscient qui fait alors un travail extraordinaire durant la période latente d’une séance à l’autre. Ce travail est tout le mystère de la présence de l’Esprit Saint intimement lié jusqu’au détail de notre histoire.
C’est pourquoi, au début de la séance hebdomadaire, il est de la plus haute importance de le prier, de l’invoquer longuement. Il suffit de lui parler simplement, comme à un ami, de l’appeler à l’aide et de se confier à lui, ou encore de prendre l’un des hymnes à l’Esprit Saint proposés par la liturgie de la Pentecôte. Sans l’Esprit nous ne voyons rien en nous. Voir la rupture avec Dieu ou son éloignement est une révélation, Dieu seul peut nous montrer où nous en sommes quant à lui. C’est donc déjà une grâce, une lumière divine.
Reconnaître :
Viennent alors les trois étapes de la méthode elle-même dont la première est de reconnaître une réalité, tel traumatisme du passé, tel blocage ou noeud qui empêche de vivre, tel événement jamais digéré ou une relation plus ou moins meurtrière. Cependant il est impossible de bien "reconnaître" un traumatisme ou un événement quelconque du passé, surtout de le laisser vivre en soi, sans une parfaite détente du corps. Sans cette détente, on mentalise, on réfléchit dans l’abstraction, mais on n’a pas accès aux profondeurs du subconscient ou de l’inconscient, or c’est là que gît le traumatisme et c’est de là qu’il nous ronge. L’idéal est de s’asseoir dans une posture méditative ou sur une chaise, dans la bonne verticale, et de faire un parcours du corps de la tête jusqu’aux pieds pour détendre à fond une partie après 1’autre, dans une respiration lente et profonde. Après cela seulement on commence à regarder le fait ; c’est un regard contemplatif, synthétique, sans réfléchir ou analyser. Simplement voir, au lieu de refouler ou de se cacher la vérité, comme cela est souvent le cas. Plus on est détendu, mieux on voit, et davantage l’expérience première se restitue jusque dans le détail extérieur et intérieur, les états d’âme vécus, la souffrance, la colère ou les désirs de vengeance. Voir...
Accepter :
La deuxième étape, c’est alors d’accepter ce que l’on vient de voir. Accepter 1’ inacceptable. Dire "oui", ou plutôt devenir "oui" progressivement. Le corps ici est une parole précieuse à déchiffrer : la moindre crispation ou tension, la respiration qui monte et se fait plus courte... sont des signes évidents de résistance, de refus et de fermeture. L’acceptation deviendra de plus en plus réelle si on lâche prise, surtout dans la nuque et les épaules, en respirant profondément, par le diaphragme. Accepter, adhérer à ce qu’on a vu, devenir un avec le fait nous fait sortir peu à peu de la dualité qui est, en grande partie, la cause de notre déchirure et de notre souffrance. Être pleinement conscient de ce qui est, dans un "oui" total, sans que l’ego intervienne pour réagir, critiquer, être emporté... Il n’y a plus l’ombre d’un refoulement.
Bénir :
Enfin, dernière étape : la libération par 1’exercice du pardon lui-même. Étant étendu, on peut maintenant descendre dans la profondeur où se trouve précisément le traumatisme. Mais comment ? Où se manifeste le vrai dynamisme du pardon ? Le Christ répond dans l’Évangile : Bénissez ceux qui vous maudissent (Lc 6,28), et saint Paul y revient constamment (Ro 12,141 Co 4,12). Il s’agit donc de "bénir" ce que l’on a vu et accepté. On peut ainsi passer le nombre de séances nécessaires à bénir jusqu’à ce que l’on soit totalement guéri. Il suffit de répéter lentement et paisiblement : "Seigneur, sois béni dans ce que j’ai vécu, ou dans tel événement (le nommer), ou sois béni en telle personne (dire le prénom)". Chacun peut évidemment trouver sa façon personnelle de bénir, de louer ou de rendre grâce, ce qui est la même chose. L’essentiel est d’avoir une formule courte que l’on peut répéter avec facilité.
Ce travail est infiniment plus qu’une simple thérapie, il est proprement miraculeux. "Bénir", ce n’est pas deux syllabes, mais c’est une promesse du Christ qui se réalise infailliblement. Cette fécondité inouïe vient de la Pâque même du Christ. Par toute sa vie il nous en a montré le chemin et nous a appris à vivre ainsi à notre tour. Par son incarnation, le Christ est descendu à l’intérieur de la souffrance et de la mort. Il n’a pas écarté la mort pour mettre la vie à sa place, c’est la mort elle-même qu’il a transformée en vie. Le tombeau est métamorphosé en chambre nuptiale et celui qui en sort victorieux est l’Époux ressuscité. Les chants de la liturgie pascale sont remplis de ce mystère qui fonde notre propre existence. Ainsi "bénir" révèle ici toute sa splendeur : au-delà des mots, cela veut dire que le Christ descend à l’intérieur de mon traumatisme, à l’intérieur de ma souffrance et dans ce qui est mort en moi, et là, comme il l’a montré, transforme ce qui est mortifier en vie et guérison. Je suis alors déjà’ vraiment ressuscité, saint Paul ne cesse de le dire ; je découvre la dimension non conditionnée de la vie, la vie divine.
Cet acte est profondément recréateur, il est le chemin du Christ lui-même dont je deviens participant et témoin. Témoin, car il s’agit aussi, chaque fois que cela est possible, d’aller trouver l’offenseur et de donner le pardon. Le donner à lui, sans oublier de le demander aussi pour soi ! Qui suis-je, en effet, pour avoir provoqué ce qui est arrivé ? Et dans le cas où je suis innocent, sans doute le lui ai-je bien rendu postérieurement par ma rancoeur ou ma haine...
VERS LA LIBÉRATION COMME ÉTAT PERMANENT
La paix profonde qui s’installe en moi après avoir ainsi donné et reçu le pardon est la vie même de Dieu. C’est une "Visitation". Mais cette "présence pardonnante", par essence, est extensive à toute ma vie jusque dans le plus petit détail. Alors, plus j’avance sur ce chemin, plus je découvre par expérience que l’inimitié est partout, qu’il n’y a pas un jour sans contrariété, que chaque instant même est une épreuve au sens ou le métal est "éprouvé" par le feu jusqu’à ce qu’il soit purifié et devienne de l’or. Chaque instant m’éprouve, vérifie la justesse de mon attitude, me crible dans ma foi (Lc 22,31-32), c’est-à-dire dans mon rapport aux êtres, aux choses, aux événements...
"L’ennemi", en fait, c’est tout ce qui m’est contraire ou difficile, ce que je n’aime pas et qui me déplaît. Quand sommes-nous en accord parfait avec ce qui arrive ? Il ne s’agit pas, bien sur, d’approuver ce qui m’éprouve, mais Celui qui m’éprouve. Le malheur, la souffrance et la mort, même la petite contrariété au quotidien ne sont pas "voulus" par Dieu pour moi - que serait alors son amour fou ? - mais si je les accueille dans la foi, en leur "pardonnant" d’être ce qu’ils sont, en disant "oui" à ce qui m’arrive, en rendant grâce et en bénissant tout sans exception, je rencontre Dieu à l’intérieur de tout, un Dieu libérateur toujours à l’oeuvre. Plus rien alors ne peut m’atteindre, je deviens un être libre de tout, ne dépendant de plus aucune circonstance ou événement, le pardon est devenu un état permanent. C’est de cet état dont parle le Christ quand il dit qu’il nous donnera une joie que rien ni personne ne pourra plus nous enlever (Jn 16,22).
La tradition des Pères appelle cet état apathéia - l’état sans passion ou impassibilité dont ils disent que c’est le plus haut degré de la charité, c’est-à-dire de l’amour divin dans l’homme. En effet quand l’homme a totalement lâché prise de son ego, de son amour et de sa volonté propres, alors il est envahi par l’amour de Dieu qui agit à travers lui. Cet homme ne veut plus que ce que Dieu veut et il veut tout, d’instant en instant, avec la volonté de Dieu. Pour lui, que cela plaise ou non, tout est don de Dieu, tout est grâce... il est donc toujours heureux.
Dans ce sens. le christianisme a été littéralement engendré par la mystique juive. Le juif pieux bénit tout du matin au soir, car pour lui, depuis Moise, tout est "Buisson Ardent" ; le saint Nom a établi le feu de sa présence à l’intérieur de tout. Même si rien ne va plus, même si l’on est assis nu sur un tas de fumier dans le plus misérable des abandons, tel Job, il n’y a plus aucune place pour le désespoir ou le doute que cela n’ira pas pour le mieux ! Dans ce petit "même si" se trouve toute la teneur d’une telle attitude. Le Christ la portera à sa plénitude, ce qui permet saint Paul de dire que tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu (Ro 8,28). C’est ainsi que Jésus vit l’horreur de sa souffrance et de sa mort sur la croix : il n’est pas victime de ses bourreaux, il leur pardonne (Lc 23,34) ! Et au moment même où toutes les apparences sont contraires, il est l’homme le plus libre qui soit : Tout est accompli (Jn 19,30) ; la résurrection est possible.
Il est intéressant de savoir que sur ce point, l’état sans passion, la liberté totale et non conditionnée, toutes les traditions spirituelles de l’humanité sont unanimes. Déjà les stoïciens en faisaient le centre de leur démarche, mais aussi l’hindouisme et les autres voies extrême-orientales. Il y a là le point focal de toute mystique et, en même temps, un dénominateur commun. Le chemin est imparfait, une partie de notre être accepte encore 1’attachement et s’accroche à la vieille nature, tant qu’il n’y a pas une égalité absolue de l’intelligence et du coeur devant tous les résultats et toutes les circonstances quelles qu’elles soient, bonne ou mauvaise fortune, respect ou insulte, renommée ou blâme, victoire ou défaite, événements agréables ou pénibles, etc. Si plus rien ne nous atteint ni ne nous trouble, alors nous connaîtrons la libération et la facilité, et il n’y a pas de mots pour en parler : la guérison ici s’assimile à notre déification.
Article paru dans la revue Le Chemin, no. 28, 1995.
Reproduit avec l’autorisation de la revue Chemin.
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LETTRE DE SAINT AUGUSTIN À PROBA SUR LA PRIÈRE.

« Prier sans cesse »
Désirons toujours la vie bienheureuse auprès du Seigneur Dieu, et prions toujours.
Mais les soucis étrangers et les affaires affaiblissent jusqu'au désir de prier ; c'est pourquoi, à heures fixes, nous les écartons pour ramener notre esprit à l'affaire de l'oraison.
Les mots de la prière nous rappellent au but de notre désir, de peur que l'attiédissement n'aboutisse à la froideur et à l'extinction totale, si la flamme n'est pas ranimée assez fréquemment.
C'est pourquoi, lorsque l'Apôtre dit :
Faites connaître vos demandes auprès de Dieu, on ne doit pas l'entendre en ce sens qu'on les fait connaître à Dieu, car il les connaissait avant même qu'elles existent ; mais qu'elles doivent demeurer connues de nous auprès de Dieu par la patience, et non auprès des hommes par l'indiscrétion. ~
Cela étant, il n'est pas défendu ni inutile de prier longtemps, lorsqu'on en a le loisir, c'est-à-dire lorsque cela n'empêche pas d'autres occupations bonnes et nécessaires, bien que, en accomplissant celles-ci, on doive toujours prier, comme je l'ai dit, par le désir.
Car si l'on prie un peu longtemps, ce n'est pas, comme certains le pensent, une prière de bavardage.
Parler abondamment est une chose, aimer longuement en est une autre.
Car il est écrit du Seigneur lui-même qu'il passa la nuit en prière et qu'il priait avec plus d'insistance : faisait-il alors autre chose que nous donner l'exemple en priant dans le temps au moment voulu, lui qui, avec le Père, exauce dans l'éternité ?
On dit que les moines d'Égypte ont des prières fréquentes, mais très courtes et comme lancées à la dérobée, pour éviter que se détende et se dissipe, en se prolongeant trop, cette attention vigilante et soutenue si nécessaire à l'homme qui prie.
Ils montrent par là que l'on ne doit pas accabler cette attention, quand elle ne peut se maintenir; mais de même, si elle se maintient, il ne faut pas l'interrompre trop tôt.
La prière ne doit pas comporter beaucoup de paroles, mais beaucoup de supplication, si elle persiste dans une fervente attention.
Car beaucoup parler lorsqu'on prie, c'est traiter une affaire indispensable avec des paroles superflues.
Beaucoup prier, c'est frapper à la porte de celui que nous prions par l'activité insistante et religieuse du cœur.
Le plus souvent, cette affaire avance par les gémissements plus que par les discours, par les larmes plus que par les phrases.
Dieu met nos larmes devant lui et notre gémissement n'échappe pas à Celui qui a tout créé par sa Parole et qui ne recherche pas les paroles humaines.
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NE DÉSESPÉRONS-PAS !
N'ayant pas d'Espérance, Satan est éternellement triste et essaye de toutes ses forces de nous communiquer cette tristesse, afin de nous affaiblir !
Si Satan le pouvait, il nous ferait pleurer tous les jours !
Il n'est pas surprenant que les antidépresseurs fassent partie des médicaments les plus usités dans le monde d'aujourd'hui.
Si nous avons une dépression inexpliquée ou que notre moral flanche sans raison apparente, c'est que le Diable rôde certainement autour de nous dans le but de nous nuire ; de nous faire relâcher notre attention et détruire notre état de grâce, ou de nous décourager de le retrouver.
La prière est un excellent antidote pour contrer ses lâches attaques du malin en nous fortifiant par la grâce de Dieu.
En effet, le Seigneur ne permettra jamais que l'on se sépare de Lui si nous lui en faisons sincèrement la demande.

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« Qu'il m'advienne selon ta parole » |
Le saint abandon, un chemin de vie
par le Père Alphonse Goettmann
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PARTICIPER DE L’ÉNERGIE CRÉATRICE
Sait-on assez que l’homme a " un pouvoir " sur le coeur de Dieu ? Qu’une certain attitude déclenche la puissance divine, lui donne libre cours et qu’alors une nouveauté radicale, tout-à-fait inconnue, peut s’introduire en nous et autour de nous ? C’est une puissance de guérison et de transformation qui nous fait sauter hors de notre vieille vie et de toutes les prisons de l’ego. Cette attitude s’appelle : l’Abandon. Elle est connue pour sa capacité absolument révolutionnaire par toutes les grandes Traditions religieuses de l’humanité, qui en ont fait la base même de leur démarche, un style de vie, et le secret de la vraie mystique, c’est-à-dire de la réalisation plénière de l’homme. On l’appelle de beaucoup de noms : le " non-agir " dans l’antique sagesse du Tao chinois, le détachement " dans le Bouddhisme, " l’égalité d’âme " chez les Hindous, " la sainte indifférence " chez les Soufis ; dans le christianisme on la décline sous les vocables de l’obéissance, la volonté de Dieu, la confiance, le Oui, l’abnégation et l’humilité, l’amour des ennemis jusqu’au martyr, l’Enfance spirituelle... etc. il s’agit tout simplement de l’attitude fondamentale du Christ qui en révèle lui-même la substance quand il dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé (Jn 4, 34), phrase qu’il répète comme une trame tout au long de sa vie terrestre et qui va culminer au sommet de sa possibilité dans l’abandon total sur la croix : Père, entre tes mains je remets mon esprit (Lc 23, 46).
Aussi saint Paul a-t-il pu dire de Jésus : Il n’y a eu que oui en lui (2 Co 1,19). A nous qui ne savons plus ce qu’est vivre, le Christ est venu en faire la démonstration. Il n’y a pas d’autre bonheur sous le ciel, et celui qui entre en son partage, entre aussi dans la vraie parenté du Christ : Celui qui fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère (Mc 3, 35).
Le mot " abandon " est ambigu et peut conduire à toutes les passivités ou quiétismes dont l’histoire religieuse est remplie. Mais en réalité, la relation entre l’homme et Dieu est une alliance d’amour, où se recevoir de l’Autre représente la plus haute activité. On n’est plus dans l’ordre d’un " faire " habituel, mais d’une fécondité d’un tout autre niveau. Dans l’abandon total à la volonté divine vient le moment, et c’est une loi très importante de la vie spirituelle, où " l’homme n’est plus guidé par les maîtres et par l’Écriture comme autrefois, mais par le Seigneur lui-même ", dit saint Silouane l’Athonite (+ 1938). Il s’agit donc d’abord d’une profonde écoute intérieure pour percevoir les moindres injonctions de l’Esprit et ne plus rien faire que sous son impulsion. On devine alors à quel point le coeur de l’homme peut devenir un foyer brûlant toujours en action, mais, parce que abandonné à un Autre que soi, il pose constamment des actes marqués du sceau de l’intériorité et de la profondeur. Être centré à la Source dit Maître Eckhart (XIIIe siècle), c’est participer de l’Énergie Créatrice, acte pur " d’éternel engendrement ", qui jaillit de notre propre " Fond ".
C’est de ce fond que l’homme se reçoit à chaque instant, c’est donc aussi là qu’il s’abandonne s’il veut vraiment vivre. En cela, il est à l’image du Christ qui est, lui, l’éternel engendré : d’où, durant toute sa vie, une adhésion amoureuse et un abandon total à ce que l’on pourrait appeler le bon plaisir de Dieu, si ce n’était pas là précisément son lien ontologique, l’origine de sa naissance éternelle. Jésus se reçoit sans cesse de son Père : Qui me voit, voit le Père (Jn 14, 9), il est Fils de toute éternité et à chaque moment de sa vie terrestre. Par l’attitude d’abandon, nous partageons donc le secret même du Christ : nous devenons fils avec le Fils, et dans cette filiation le Père nous engendre par grâce comme il engendre le Verbe par nature. Il s’agit d’un enfantement continuel qui sollicite par conséquent une attitude de total réceptivité. C’est pourquoi, ce sont justement les conseils de vigilance qui constituent ce qu’il y a de plus original et décisif dans l’enseignement de Jésus. Ils sont pratiquement absents de la littérature judaïque.
La vie entière du disciple est intensifiée par son " veillez " et pour son maintien dans l’état de disponibilité permanente. Celui qui veille est attentif à Dieu, veiller et prier sont donc intimement liés. Aussi, entrer dans cette enfance spirituelle, c’est pousser notre amour d’homme jusqu’à ne plus vouloir être sinon en Dieu.
LE DISCIPLE NE S’APPARTIENT PLUS
Et c’est Jésus qui conduira son disciple vers cette communion et cette intimité extraordinaire avec le Père, dans laquelle il se trouve lui-même. Enfant par excellence, il appelle DieuAbba-Père (Mc 14, 36). Jésus n’hésite pas à bouleverser toute une mentalité, jamais on a appelé Dieu " Abba " avant sa venue ! C’est un mot d’usage courant dans la vie familiale : " Abba " et " Imma " (papa, maman) sont les premières paroles de l’enfant qui babille... Jésus pane à Dieu comme un petit enfant à son père avec la même simplicité intime, le même confiant abandon. Ne trouvons-nous pas ici la clé ultime de ce texte si mal compris :
En vérité, je vous le dis, si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux. Qui donc se fera petit comme ce petit enfant-là, celui-là est le plus grand dans le Royaume des cieux (Mt 18, 3-4).
Il faut devenir comme des petits enfants pour pouvoir dire comme Jésus : Abba (Rm 8, 15 ; Gal 4, 6). Tout est là, car cette appellation apparemment enfantine révèle la relation unique de Jésus au Père et affirme le mystère même de sa mission messianique (Mt 11, 27), à laquelle le disciple est appelé à participer en entrant dans le Royaume. Il " connaîtra " alors le Père comme Jésus le " connaît " et cette " connaissance " l’introduira dans une communauté de vie et d’amour avec le Père, une relation personnelle avec lui, par l’identification la plus complète à Jésus et l’acceptation du propre destin de celui-ci :
Qui vous accueille m’accueille et qui m’accueille, accueille celui qui m’a envoyé (Lc 10, 40). Qui vous écoute m’écoute, qui vous rejette me rejette, et qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé (Lc 10, 16).
Devenir " enfant " sera donc reconnaître pleinement sa condition filiale ; à l’image de Jésus, accueillir le Père. C’est ressembler en tout à celui qui est, à un titre absolument unique, le Fils ; nul n’a vécu dans une dépendance aussi amoureuse et totale à l’égard du Père, nul ne fut aussi pauvre et enfant. Toute sa vie est suspendue au Père. Devant Dieu, il a toujours pris tout naturellement et visiblement l’attitude de celui qui reçoit tout, même d’être celui qu’il est, l’attitude de celui qui s’appuie entièrement sur un Autre.
La vie de Jésus se présente comme l’illustration la plus suggestive de ses exigences pour le disciple qui veut partager sa destinée. Comme Jésus, il devra s’abandonner sans limites entre les mains du Père. Sans souci du vêtement et de la nourriture (Mt 6, 25), être le journalier de Dieu comme les oiseaux du ciel et les lis des champs (Mt 6, 26 ss) et cela dans une confiance qui défie les situations les plus tragiques, serait-ce au milieu de la persécution (Mt 10,28-31 ; Lc 12, 4-7) mais aussi dans l’humble vie quotidienne, où l’on ne peut servir qu’un maître (Mt 6, 24 ; Lc 16, 13).
Celui qui est entré dans cette communauté de vie et d’amour avec Jésus vis-à-vis du Père ne s’appartient plus (Lc 9,62). Son coeur ne saurait être partagé (Mt 19, 21 ss ; 6, 21). Le pusillanime qui hésite et croit pouvoir servir Dieu et Mammon à la fois, n’a pas compris l’appel de Dieu et cause la rupture de la communauté. Jésus veut mobiliser toutes les énergies de son disciple ; il n’y a que deux possibilités : vivre ou mourir.
Entrez par la porte étroite. Large, en effet, et spacieux est le chemin qui mène a la perdition, et il en est beaucoup qui s’y engagent ; mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène a la vie, et il en est peu qui le trouvent (Mt 7, 13-14).
Il s’agit donc de tout miser sur une carte, de l’avoir, lui, pour unique préoccupation (Mt 22, 37), de faire tout pour lui, de n’agir que pour lui plaire et de le prendre pour l’unique témoin de ce que l’on fait (Mt 6, 1).
UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN AVEC LE MESSIE
Tous les Évangiles témoignent de cette signification absolument centrale de la personne de Jésus. Ce n’est qu’en liaison très étroite avec Jésus que le disciple reconnaît le plan de libération de Dieu. L’Évangile exprime cette liaison par le mot " suite ", c’est un terme consacré et qui n’est pas nouveau. Déjà dans l’Ancien Testament, l’élève " suivait " son maître. Mais ce qui est radicalement nouveau, c’est la manière de le vivre. Alors que dans l’Ancien Testament, la Torah était le noeud de la relation entre élève et maître, dans le Nouveau Testament, c’est Jésus lui-même qui est la Torah. Le disciple participe aux événements qui font irruption autour de Jésus et avec lui. Par là il entre dans une communauté de vie avec son Maître et se trouve responsable avec lui d’une nouvelle dynamique de l’histoire, là où il est à l’instant même, dans le plus banal de son quotidien.
Le mot " suivre " en grec exprime en effet un rapport absolu et exclusif de service. Il s’agit de partager la vie de Jésus, sa fonction messianique, d’acquérir et d’approfondir sans cesse la conscience d’être appelé et envoyé exactement là où je me trouve ici et maintenant. Cette conscience sentie, physiquement et cordialement expérimentée, que le disciple pèle ses pommes de terre et fasse sa vaisselle ou prêche aux foules, saisit l’être tout entier d’étape en étape et devient la source d’une joie qu’aucune circonstance ne pourra ternir. " Suivre " Jésus est alors un acte de foi à la parole de celui qui appelle et envoie (Mc 3, 14), où l’instant présent, quel que soit son contenu, est le lieu où s’exerce la confiance et l’abandon.
Si, à travers l’épaisseur du banal et le manteau pesant de nos soucis, peut jaillir une telle allégresse, c’est que le disciple que nous devenons découvre peu à peu la dimension non-conditionnée de son Maître : parce que suivre Jésus, être son compagnon, est l’unique motif de toute action, le disciple est un être suprêmement libre. D’abord, il a rompu avec le passé qui enténèbre l’inconscient et dicte constamment au pressent toute sa pesanteur : Suis-moi, dit Jésus, et laisse les morts enterrer leurs morts (Mt 8, 22).
Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu (Lc 9,62), c’est-à-dire à son propre coeur puisque c’est le lieu du Royaume, mais aussi à Jésus lui-même car il en est le Roi !
Libre est le disciple ensuite parce qu’il se soumet à la loi d’un Autre, même la mort ne le conditionne plus, car il accepte d’emblée le risque du martyr par amour pour celui qu’il suit et auquel il s’est définitivement abandonné : Si quelqu’un veut venir à ma suite, dit Jésus, qu ‘il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie a cause de moi la trouvera (Mt 16, 24-25).
Libre encore est le disciple parce qu’il a tout quitté : sa nouvelle condition c’est d’être non conditionné, il s’exerce au non-attachement sous toutes ces formes, ni chaînes ni dépendances d’aucune sorte : Jésus dit a Lévi assis au bureau de douane : " Suis-moi " et, quittant tout et se levant, il le suivait (Lc 5,27-28).
" Quitter tout " : rien de plus radical et absolu, il s’agit de quitter même ses pensées, ses préoccupations et soucis, à plus fortes raisons ses passions... C’est même là, à l’intérieur de soi, que se trouve le véritable enjeu : la liberté intérieure est le vrai nom de la pauvreté, l’attachement aux objets ne fait que prouver la possession de soi par soi...
LA CROIX : LIEU DE L’ENFANCE SPIRITUELLE
Le disciple se sait donc à chaque moment, quoi qu’il fasse, en service ; ce chemin le saisit peu à peu complètement et le transforme dans l’amour de Dieu. Tout instant est la meilleure occasion pour aimer, et s’enraciner toujours plus dans cet amour, qui n’est jamais motivé par la dignité de son objet : il est sans frontières, inconditionnel et il ne s’explique pas du dehors, son sommet est l’amour des ennemis et de tout ce qui lui est contraire, sommet donc d’une suprême liberté. Nous y reviendrons longuement.
Il a fallu venir jusqu’à cette identification et cet amour unique pour pouvoir entrer avec Jésus dans le coeur même de son instant le plus filial : la croix. C’est là, en effet, " l’heure " de l’Enfant qui a tout abandonné, afin que par lui l’amour et la gloire du Père éclatent aux yeux du monde (Jn 17, 1-5). La croix, c’est le " lieu " de l’enfance spirituelle : Si vous ne redevenez pas comme des enfants, vous ne pourrez pas entrer dans le Royaume des cieux (Mt 18,3), est synonyme de si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive (Mt 16, 24-25).
" Suivre " Jésus ou " entrer dans le Royaume ", c’est donc avant tout pour le disciple, devenu semblable à un enfant, partager profondément les souffrances messianiques de son Seigneur. " Se charger de sa croix " signifie être prêt à mourir, abandonner sa propre vie (Lc 14, 26), boire à la même coupe que le Messie (Mc 10, 39). Celui qui n’est pas dans l’attitude de l’enfant, telle que nous l’avons contemplé jusqu’ici, en est incapable : il est embarrassé de sa personnalité et de ses oeuvres, son premier ennemi, c’est son propre moi. Invités au festin du Royaume :
L’un dit : j’ai acheté un champ et il me faut aller le voir ; je t’en prie, tiens moi pour excusé ! Un autre dit : j’ai acheté cinq paires de boeufs et pars les essayer ; je t’en prie, tiens moi pour excusé ! Un autre dit : je viens de me marier et c’est pourquoi je ne puis venir ! (Lc 14, 18-20)
Chacun a un prétexte très valable aux yeux des hommes, mais c’est par là précisément qu’il se jette dans son malheur. Le motif pour vivre et être heureux n’est pas en Dieu, le moi reste central, il décide de tout et ne se reçoit que de lui-même.
Celui qui, au contraire, sait accueillir et s’abandonner au Royaume comme un enfant est d’emblée apte à " suivre Jésus jusqu’au bout " ; l’abandon culmine dans la Passion, l’action la plus évangélique qui soit ! C’est là que, chargé de la croix, le disciple engage avec le Christ la marche effroyable à travers une foule hurlante qui le couvre d’injures et le rejette sans pitié de la communauté humaine. Ces outrages et surtout ce rejet de la société sont pour lui le sceau de la véritable attitude : celle de l’enfant, du pauvre, du persécuté de l’Évangile. Abandonné de tous mais plus que jamais uni à Dieu, il s’abandonne lui-même dans son dernier élan, comme le Serviteur parfait qu’il incarne, entre les mains du Père, qui le reçoit et l’engendre selon son être total de fils de Dieu : Tu es mon fils, je t’engendre aujourd’hui (Ps 2, 7 ; Ac 13, 33).
AIMER LA DIFFICULTÉ
Aucun homme ne peut contourner cette folle aventure, qu’il soit richissime, débordant de santé et comblé par son destin ou, au contraire, victime du sort, bafoué par la vie et traîné dans la misère. Le drame est au dedans quelles que soient les circonstances extérieures et la crise survient selon la maturation de chacun. Soit l’homme la refuse et il plonge dans un enfer satanique indescriptible : " L’homme le plus riche du monde, l’homme le plus triste du monde ", titrait un journal du soir ; soit l’homme accepte l’inacceptable dans un abandon absurde selon la sagesse humaine (1 Co 2, 13) mais aimant, et alors " c’est par la croix que la joie entre dans le monde ", comme chante une hymne ancienne.
Nous sommes ici aux prises avec les lois inhérentes à la Vie qui cherche l’homme. Elle sollicite l’offrande de toute l’existence pour qu’elle s’accorde au projet de Dieu, abandon lucide de l’initiative personnelle pour laisser l’initiative pleinement à lui, reconnaissance de Dieu comme Dieu et appui total sur lui, tel est le sens de la Passion comme " apprentissage " de l’attitude authentique de l’enfant face au Père. Mais cette " Passion " est le contenu réel de l’instant présent où, toujours, nous sommes a l’épreuve, " éprouves " comme le métal au feu, pour vérifier justement l’authenticité de notre attitude. " Quelle est la vie de ta vie ? " disait saint Augustin (Ve siècle) : peler des pommes de terre peut être un lieu mort, une corvée ou un devoir, mais il peut être aussi le lieu d’une rencontre de personne à personne. On ne s’abandonne pas à une fatalité mais à Quelqu’un. Alors, après avoir pelé mes pommes de terre je ne suis plus le même qu’avant. L’expérience de la Présence à laquelle je m’abandonne sous chaque geste conscient me conduit du faire à l’être. Au jeune homme riche, riche de lui-même, qui demande à Jésus : Que faire pour obtenir la vie éternelle ? Jésus répond : Va, vends tout ce que tu possèdes (qui te possède)... Puis viens et suis moi (Mt 19, 16-30). À la place du " faire " ou des " exercices spirituels ", Jésus propose une attitude : à " l’avoir " il oppose " l’être ", au centre de tout, même de l’épluchage, il met la relation d’amour, un amour qui n’existe que par des actes (1 Jn 3, 18), mais ce qui importe, c’est la manière de les vivre, non les actes en eux-mêmes. Un acte ne devient " service " que dans un face à face invisible.
Pour trouver le visage du Bien-Aimé derrière le voile du quotidien le disciple est prêt à " vendre " tout ce qui fait obstacle a cette rencontre. Il refuse de se laisser " posséder " par quoi que ce soit, sinon par la Présence elle-même. Mais comme Elle est à l’intérieur de tout, tout, même ce qui est difficile ou hostile peut être approché par l’Amour. Au lieu de refuser la difficulté, ou de se cabrer devant elle, le disciple va la prendre dans son étreinte comme " sa " croix, il va s’ajuster totalement à elle comme a fait son Maître, alors seulement le voile des apparences devient de plus en plus transparent et finit par se déchirer, ainsi qu’il s’est déchiré dans le Temple le Vendredi Saint (Mt 27, 51). Jésus nous montre la seule vraie manière d’affronter la difficulté, l’horreur de la souffrance et les affres de la mort : en s’y abandonnant avec amour. Seule cette attitude déchire le voile et donne accès au Saint des Saints dont toute chose, tout événement est le temple. Quand on aime une difficulté, elle n’est plus la même, et à mesure qu’on se livre à elle, elle se livre à nous pour nous raconter son mystère caché et nous montrer le pas suivant de notre Chemin inconnu.
SANS MOI, VOUS NE POUVEZ RIEN FAIRE (Jn 15, 5)
Il s’agit bien sur d’un amour toujours en acte, qui n’a rien de falot ou de sentimental : il engage la liberté de chacun jusqu’au bout. Selon le fameux axiome qui résume merveilleusement la manière dont se conjugue l’action de l’homme et celle de Dieu, " Il faut d’abord faire tout ce que l’on peut comme si cela dépendait de nous, et puis attendre tout comme si cela dépendait de Dieu seul ". C’est un abandon actif, mais totalement gratuit et libre des résultats, extraordinaire synergie où l’homme, parce qu’" éprouvé " peut prouver son amour d’instant en instant. Mais en cela même, il se sent pauvre et serviteur inutile (Lc 17 10) ; alors sur ce Chemin, la prière est toujours le seul bâton du pèlerin. Notre liberté à l’œuvre et s’investissant à fond n’a, en réalité, d’autre source que Dieu : Sans moi, vous ne pouvez rien faire, dit Jésus (Jn 15, 5). C’est grâce à la prière continuelle que l’homme à la fois ne désespère jamais dans son don total et ne risque pas de prendre son effort trop au sérieux. Dans l’abandon confiant qu’exprimera nécessairement sa prière, il découvre vite que la joie en est le meilleur critère et que l’action de grâce et la louange va droit au coeur du Père, comme la flèche dans le mille...
Quand on parle de " prière continuelle ", il ne s’agit pas forcement de mots qui accompagneraient notre action ! Ceux qui pratiquent la Prière de Jésus peuvent évidemment en être saisis au point que leur coeur la répète en toutes circonstances : Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ; mais pour les autres, la simple conscience de la Présence ou de l’identification sentie au Christ, pendant le travail, permet à la prière d’être continuelle. Cette " sensation du Divin " selon la magnifique expression des Pères, fait alors que Dieu est présent au milieu de tout notre être d’homme. Comme disait Teilhard de Chardin : " Que mon humanité
devienne un champ d’expérience pour le Saint Esprit ". Il s’agit d’être enraciné et fondé dans l’amour à tout moment, quoi qu’on fasse, pour entrer par sa plénitude dans la plénitude de Dieu (Ép 3, 17-19). Pour cela, les moments forts de la journée, la prière du matin et du soir, ne suffisent pas. Celui qui vise l’union constante à Dieu doit se donner une ascèse précise et une pédagogie, sinon il ne se passe strictement rien ! Celles qui ont fait leurs preuves et porté des fruits abondants à travers les traditions universelles, c’est le " rappel " régulier. Au début, il faut trouver son rythme. Par exemple, toutes les heures ou toutes les deux heures de la journée, sans force ment s’arrêter de travailler, prendre quelques secondes pour offrir à Dieu ce qu’on est en train de faire et pour s’abandonner entre ses mains, lui remettre les rênes, rendre grâces... On commencera, bien sur, par l’exprimer en des mots simples : ceux qui viennent spontanément du coeur sont les plus belles prières et touchent le coeur de Dieu. Mais très rapidement ces prières courtes deviennent une attitude silencieuse, celle de l’abandon, une disposition constante du coeur, qui recourt a Dieu en toutes occasions, comme dit saint Paul. Progressivement nous acquerrons jusqu’au réflexe de tout faire et vivre en Dieu, de nous sentir dans la mouvance de l’Esprit Saint et de nous offrir à son action en nous.
Le fait de se recevoir continuellement de Dieu, de le vouloir de tout son être, conduit le disciple à la véritable humilité. Plus il veut s’abandonner ainsi à son Seigneur, plus il doit se sentir petit et pauvre, faible et confiant dans les bras du Père (cf. Osée 11, 3). Sa prière alors déclenche la puissance divine : " L’humilité de l’amour est une force terrible, la plus puissante de toutes ", dit le starets Zosime dans Les Frères Karamazov de Dostoïevski.
Si l’union à Dieu peut être continuelle chez le vrai disciple, c’est qu’il sait en qui il a mis sa confiance (2 Tm 1, 12). Son abandon est plein de joie et de reconnaissance, parce que son cœur se trouve sans inquiétudes ni soucis, étant donné que " Dieu y pourvoira " (Gn 22, 8).
QUOI QUE TU FASSES DE MOI, SEIGNEUR, JE TE REMERCIE !
La conscience vive d’appartenir à Jésus, que c’est lui le Maître de notre vie et qu’il tient les rênes de notre destinée, provoque un tel sentiment de liberté au fond de notre être que les situations les plus cadenassées s’ouvrent d’elles-mêmes, mystérieusement, à l’intérieur et à l’extérieur de nous. Celui qui s’exerce tous les jours à l’extraordinaire prière de Charles de Foucauld : " Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt a tout, j’accepte tout ", et qui en fait une attitude de son coeur, verra une immense détente l’envahir. Dans sa puissance de simplicité, cette prière est le fruit non seulement d’une vie de sainteté, mais la quintessence de toute mystique. Il n’y a pas de chemin spirituel qui ne converge un jour ou l’autre vers ce point. Chaque Tradition l’exprime à sa manière et chaque disciple trouve les mots qui lui sont propres. Ainsi peut-on lire dans la prière bien connue des starets d’Optino :
" Seigneur, prépare-moi et soutiens-moi à chaque heure de ce jour. Quelles que soient les nouvelles que je reçoive, apprends-moi à les accueillir d’un cœur tranquille, fermement persuadé qu’elles sont l’expression de ta sainte Volonté... Que je n’oublie jamais dans les circonstances imprévues que tout m’est envoyé de toi.... "
Ce type de prière, c’est-à-dire l’attitude foncière d’abandon, ouvre un puits de joie en nous. Mais inversement aussi, l’exercice répété et persévérant de la joie profonde, quelles que soient les circonstances, conduit infailliblement au plus grand abandon. Nous reviendrons encore souvent sur ce caractère inconditionnel de la joie, au coeur même du tragique : c’est une affirmation si scandaleuse, aux antipodes de nos attitudes coutumières, même chez les plus fervents, qu’on ne peut avancer que par petites touches, creuser progressivement comme une spirale qui ne cesse de tourner pour trouver le centre du typhon. L’ouragan peut être horrible, les énergies déployées par le cyclone provoquent des angoisses terrifiantes avant d’être mortelles : au coeur du cyclone se trouve la paix immuable. Celui qui se rétracte ou se révolte reste à la périphérie qui l’emporte dans la violence de l’agitation. Celui qui, au contraire, s’abandonne totalement et devient un avec le tragique lui-même, se pose en son centre : là il n’y a plus de mouvement, il est libre de toute condition alors qu’il y plonge. Nous n’y arriverons que de couche en couche, d’une circonvolution à l’autre, l’abandon a de nombreuses étapes.
SE DÉCENTRER EN DIEU
La prière de louange et de bénédiction est l’instrument du forage, l’abandon en est le fruit. Mais il faut oublier toute chronologie dans ce travail, il y a plutôt des signes de progrès. D’abord se manifeste cette grande détente dont nous parlions, elle est le signe d’une distance qui s’établit entre nous et notre émotivité. La libération commence en introduisant une brèche dans la tyrannie de nos émotions : c’est le début de la mort de l’ego. Un discernement devient alors possible entre les remous de notre psychisme instable, les émotions, et le sentiment vrai qui relève de notre esprit. Ainsi l’homme qui loue Dieu de tout son coeur, au sein des pires tracas, passe de l’âme à l’esprit, il quitte l’agitation émotionnelle et fait l’expérience d’un sentiment de Présence à laquelle il peut se confier et s’abandonner. C’est un pas extrêmement important sur le Chemin, car louer et bénir dans la difficulté, c’est chercher Dieu pour lui-même et aimer les autres tels qu’ils sont, non pour les trémolos psychiques que cela nous procure. Plus s’opère ce détachement de soi, plus l’homme peut croître dans l’attachement à Dieu et découvrir un amour non conditionné. Au-delà des émotions, il expérimente alors ce qu’est la " consolation " de l’Esprit Saint : Rayon de lumière... source de grâces... doux hôte de l’aine... doux rafraîchissement... repos dans le labeur... (Hymne de la Pentecôte).
Par la louange, l’homme se décentre peu à peu complètement de lui-même. Il faut du temps pour comprendre que la sainteté n’est pas conquise à la force de nos poignets. Nous avons beau le savoir, d’une manière ou d’une autre, même inconsciemment nous cherchons toujours à ajouter une coudée a notre taille. Dans tout ce que nous faisons s’immisce une bonne part de l’ego ; alors même que nous prétendons chercher Dieu, c’est vers nous que nous sommes tournés et que secrètement nous cherchons... C’est la raison pour laquelle un vrai spirituel se méfie des grandes ascèses et des mortifications héroïques : il y entre souvent beaucoup de notre nature et de l’amour propre ! L’homme est habité par l’instinct de possession : il veut s’emparer de Dieu, mais pour " se " réaliser. Cela, bien sur, sous le couvert de la prière, des bonnes oeuvres... et d’une innocence inconsciente.
Un discernement continuel et approfondi, l’aide d’un Père spirituel, aussi indispensables qu’ils soient, n’y suffiraient pas pour en arriver à bout, s’il n’était l’amour patient de Dieu pour nous tirer le tapis de dessous les pieds tant qu’il le faut... Un jour on s’éveille, la purification a fait son travail et l’on commence à comprendre, peut-être seulement dans le creuset d’un échec cuisant, que seul Dieu est. Il n’y a rien au bout de nos efforts et pourtant il faut s’investir totalement. Le don de soi doit être absolu, mais sans en attendre aucun fruit, voilà le difficile. Dieu veut nous apprendre à perdre tout appui hors de lui. La moindre pensée que nous puissions avoir un mérite quelconque est un obstacle tel que toute rencontre avec Dieu est impossible et bloque notre chemin.
N’ÊTRE RIEN, C’EST ÊTRE TOUT
Que faire ou plutôt comment être pour que notre moi n’interfère plus d’aucune manière et que Dieu puisse être vraiment Dieu en nous ? La réponse est donnée par le Christ sur la croix, puis mise en pratique par tous les saints à travers les âges : c’est accepter de n’être rien. C’est à partir de rien que Dieu crée tout. Seule la mort, vécue aujourd’hui, ouvre à la radicale nouveauté : la résurrection des maintenant. Là où il n’y a pas d’obstacle, il n’y a pas non plus de crises. Celui qui pose le barreau au plus bas de l’échelle et consent à n’être rien, devient libre de tout vouloir particulier, il s’abandonne et se coule dans le simple et pur vouloir de Dieu, devient vaste comme l’univers dont il épouse le mouvement créateur. L’état d’abandon s’assimile ici à l’ouverture sans limite, à devenir un, d’instant en instant, avec l’action de Dieu qui fait du disciple ce qu’il veut et le mène où il veut. L’homme qui accepte pleinement cette réalité, jusqu’à ne plus avoir aucune préférence, et se réjouit à fond de ce qui lui arrive, dans une confiance absolue, a trouvé la paix et la félicité au-delà de toute attente. Ce qu’on appelle couramment " obéissance " dans la tradition spirituelle culmine dans cette attitude qui, seule, donne à l’homme accès aux profondeurs de son propre mystère, à celui de la création et à Dieu.
Quand Dieu peut vraiment être Dieu en nous, sans plus aucun obstacle, alors l’Amour se déploie à l’infini, et quand l’homme consent à n’être rien, alors cette immensité de vide se remplit de cet Amour. C’est une découverte extraordinaire : n’être rien c’est aussi ne pas savoir aimer ; quel orgueil subtil que de s’en croire capable ! Dieu seul EST Amour et il demande à l’homme s’il veut en devenir un vase d’élection (Ac 9, 15) : qu’on se souvienne du lavement des pieds, Dieu à genoux devant l’homme pour le solliciter à cette ouverture (Jn 13), qu’on se souvienne surtout de l’Eucharistie, où l’homme assimile la chair et le sang de Dieu et devient Amour par grâce jusque dans sa substance la plus charnelle (Jn 6, 53-58) ! Laisser Dieu être Dieu, c’est se laisser aimer, et " cela suffit, dit saint Nicolas Cabasilas (XIVe s.), pour devenir le plus grand des saints : me rappeler souvent dans la journée, à travers toutes mes activités, que je suis aimé par l’Amour fou de Dieu ". Dans l’abandon, l’ego meurt par inanition, il n’a rien à " faire " ; l’homme peut naître alors à une toute autre fécondité, divine celle-là. En somme, il n’a qu’un travail, c’est de s’ouvrir au travail de Dieu : Epheta, dit le Christ, ouvre-toi ! (Mc 7, 34). Comme le confirme saint Irénée (IIe s.) : " Le propre de Dieu est de faire, et pour l’homme de se laisser faire ".
Cela suppose cependant que l’homme ne s’adonne effectivement qu’à ce travail, que la totalité de son être, la pensée, la volonté, le coeur et le corps, soient tournés à l’unisson vers ce seul objectif. Là est la vraie conversion : une focalisation de toutes ses énergies en un seul point, et ce point est la Présence divine à laquelle l’homme s’offre et s’abandonne. C’est une Présence d’Amour agissant et l’homme totalement ouvert, réceptif, reconnaîtra bientôt la manière d’agir de Dieu à travers tout et en tout temps, sa " méthode ". La difficulté dans ce Travail de l’homme, son unique Travail rappelons-le, c’est l’ouverture non-conditionnée, sans aucune interférence de l’ego, l’acceptation nue de la réalité de l’instant telle qu’elle est, dans le calme absolu du mental. L’essence de l’abandon, c’est la liberté réelle, devant l’objet, la situation, l’événement, les pensées... sans réaction, donc sans conflit. La non-intervention de l’ego pour juger - aimer ou ne pas aimer - permet à l’abandon d’aller jusqu’au bout : devenir un avec cc qui se passe ici et maintenant.
LA BEAUTÉ DE L’ÉTERNEL PRÉSENT
L’instrument de choix en est la louange et l’action de grâces, " action " passive justement à son plus haut degré. Elle permet à l’homme non seulement l’acceptation de l’inacceptable, c’est-à-dire une soumission parfois ambiguë, mais d’aller à la rencontre de l’inacceptable, de le choisir librement et donc de couper court avec toute ambiguïté, toute dépendance, de cesser être esclave ou victime du " sort ". L’action de grâces conduit à l’abandon, mais l’abandon ouvre à son tour à l’action de grâces, car l’état non conditionné est béatitude, joie, jaillissement divin. Dans l’attitude d’abandon, de réceptivité, on n’emprisonne plus rien dans les schémas de notre vieille mémoire, tout est toujours neuf, perçu pour la première fois et se déploie librement, transmué en amour et en beauté. N’" être rien " veut dire qu’il n’y a plus de moi qui s’interpose, se projette et réduit tout à sa petite dimension, il y a seulement ce qui est et la beauté de vivre dans l’éternité. Notre rapport avec l’espace-temps se transforme complètement : il n’y a plus de passé et d’avenir, mais que présence à la présence dans l’instant, c’est un saisissement par la réalité immédiate qui absorbe la conscience dans l’expérience directe.
En général, nous ne vivons que dans et par les apparences, happés par la surface des choses et des événements, sans communication avec la profondeur : on est dans les mécanismes extérieurs du fonctionnement, l’action-agitation, le faire. Dans l’action de grâces au contraire, nous sommes dans la gratuité, la louange et la joie, et nous permettons ainsi à Dieu être Dieu, disions-nous, c’est-à-dire de nous ouvrir à son action, celle de la Grâce, au sens littéral donc de l’expression, c’est Dieu qui agit. Vient le moment alors, comme les saints en témoignent,’ où l’homme est pénétré par l’Amour de toutes parts, environné et transformé par lui. À partir de ce jour-là, cet homme ne s’appartient plus, il devient lui-même le siège de la pure gratuité, la puissance de Dieu l’investit totalement, cette fameuse dynamis tou théou, dont parle saint Paul, et qui rend l’homme capable des plus grandes folies et des exploits inattendus. Un Père Kolbe, par exemple, devant les chambres à gaz à Auschwitz, offre sa vie en échange d’un autre prisonnier, père de famille. Peut-être est-ce là encore de l’héroïsme, mais qu’il transforme le bunker de la faim et de la mort en un lieu où tous les condamnés chantent des cantiques, cela, pour sûr, n’en est plus ! Pour ces hommes le ciel s’est ouvert et la puissance de l’Esprit est descendue sur eux par le témoignage du Père Maximilien (cf. Ac 1, 8).
" Pourquoi, écrit Bergson, les saints ont-ils entraîné derrière eux des foules ? Ils n’ont qu’à exister : leur existence est un appel. Ils se révèlent grands hommes d’action... Ce qu’ils ont laissé couler à l’intérieur d’eux-mêmes, c’est un flux descendant qui voudrait, à travers eux, gagner les autres hommes..., ils le ressentent comme un élan d’amour... C’est Dieu qui agit en eux, par eux... C’est désormais pour l’âme une surabondance de vie, c’est un immense élan. C’est une poussée irrésistible qui la jette dans les plus vastes entreprises. Une exaltation calme de toutes les facultés fait qu’elle voit grand, et, si faible soit-elle, réalise puissamment... Un immense courant de vie ressaisit ces hommes ; de leur vitalité accrue s’est dégagée une énergie, une audace, une puissance de conception et de réalisation extraordinaires. Qu’on pense à ce qu’accomplirent, dans le domaine de l’action, un saint Paul, une sainte Thérèse, une sainte Catherine de Sienne, un saint François, une Jeanne d’Arc et tant d’autres (Les deux sources de la morale et de la religion).
SORTIR DE L’ENFER EXISTENTIEL
" Et tant d’autres... " Oui, tous les saints, de quelque tradition qu’ils soient, ont soulevé le voile d’une toute autre manière être. Sortir de l’enfer existentiel est possible ; seulement le chemin est étroit, les portes difficiles à forcer, et la peur, le doute, le scepticisme sont là, tout nous aimante vers le bas et nous rive à l’horizontalité animale. Mais " si les hommes entrevoyaient les joies infinies, les forces parfaites, les horizons lumineux de connaissance spontanée, les calmes étendues de notre être qui nous attendent, ils quitteraient tout et n’auraient de cesse qu’ils n’aient gagné ces trésors ! " (Shri Aurobindo).
Mais justement, on ne les gagne pas à la force de ses poignets et si le chemin est difficile, c’est parce que nous baissons les bras devant notre héroïsme impossible. Ce que les saints ont fait, pourquoi ne le ferais-je pas ? " Pourquoi eux et pas moi ? ", s’écriait saint Augustin. Tant que ce cri n’est pas le mien, je m’englue dans l’ornière des médiocres satisfaits. " Baisser les bras " devant mon incapacité ouvre la porte, dire en toute vérité : " je n’arriverais jamais... je ne serais pas capable de faire comme le Père Kolbe ", est précisément la condition pour un changement radical. Aussi longtemps que l’homme compte sur ses propres forces, il rivalise avec Dieu, le maintient à distance et résiste à sa volonté. Le constat d’échec devant nos efforts inutiles nous jette au contraire dans les bras de Dieu. Par l’épreuve répétée de notre orgueil blessé, nous apprenons à lui remettre les rênes à travers tout et à chaque moment. Dieu seul est la Vie, nous ne vivons que par participation a la Sienne. Alors, laisser à Dieu seul le gouvernail et lui confier tous les leviers de commande, la est le secret. Cela signifie une dissolution totale de ma volonté dans la volonté de Dieu. En d’autres mots : ne plus jamais rien décider par soi-même. La décision, jusque dans les plus petits détails, faire ceci plutôt que cela, se lever à telle heure, se coucher à telle autre, prononcer une parole ou dialoguer avec une pensée, et un jour même le moindre mouvement intérieur, c’est le lieu où s’exerce constamment ma liberté, donc où mon être profond s’engage et forge une direction, celle de mon devenir.
À chaque seconde la Vie me suscite à la vie, mais pour qu’elle vive pleinement il faut l’écouter et s’y abandonner. Je peux l’accueillir avec reconnaissance à chaque inspir et m’offrir à elle dans l’abandon à chaque expir. C’est une merveilleuse méditation. Les premiers chrétiens ont forgé cette admirable phrase : L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé (Ac 15, 28). Pour eux, faire quoi que ce soit sans l’impulsion de l’Esprit, était une trahison. Si Jésus est vraiment " Seigneur " pour moi, c’est que ma vie est son Royaume où il peut exercer sa seigneurie, c’est-à-dire où il a tous les droits. En moi, rien donc qui ne lui soit étranger, tout en moi est de lui, par lui et en lui (Rm 11, 36), je veux me recevoir de lui comme d’une Source ou comme l’air que je respire. C’est dans cette grande cohérence biblique que Dieu dit a Josaphat paniqué devant le tragique des événements : Ne t’effraye pas... ce combat n’est pas le tien mais celui de Dieu (2 Ch 20, 15). Il n y a plus alors qu’a lui faire confiance, à obéir dans la foi (Rm 1, 5 et 16, 26) : donner a Dieu carte blanche ! Quelle libération !
Une vieille ermite sur une petite île grecque me disait un jour : " Vous savez, ma spiritualité, après 70 ans de vie ascétique est très simple : tous les matins je prends une feuille blanche et je la signe en bas en disant à Dieu : écris dessus ce que lu veux, à tout je dis ‘oui’, c’est signé d’avance ! "
TROUVER SON CHEMIN PERSONNEL
À chacun de trouver sa méthode et son mode pour exprimer la même réalité. J’en connais qui disent, dés que le réveil sonne au lever, ce verset du Psaume 40 : Voici que je viens, Seigneur, pour faire ta volonté. Et c’est extraordinaire, car toute la journée y trouve sa vraie tonalité, l’acte d’abandon étant posé à l’aurore de toutes choses, dans la profondeur de leurs germinations encore inconnues... Il suffit de reprendre cet acte à chaque heure, au milieu même de l’ouvrage en cours, pour maintenir la barre toujours dans la même direction alors qu’on navigue déjà en haute mer et que peut-être les turbulences s’en donnent à coeur joie. Le tout devient progressivement une attitude enracinée et fondée (Ép 3, 17) qui désamorce totalement du tragique de l’existence et place l’homme devant chaque événement exactement comme le Christ l’a fait. Nous sommes dans l’Évangile à l’état pur ; cette attitude est l’entrée dans la vie mystique, c’est-à-dire une vie agie et mue toute entière par l’Esprit Saint. Ici l’homme reçoit de Dieu à chaque instant la vie, le mouvement et l’être (Ac 17, 28). Il se sent porté par la Vie de Dieu et en sa volonté se trouve son repos.
Cependant repos, abandon, n’est pas endormissement ! Il s’agit de l’action à son plus haut niveau, nous l’avons dit, sous-tendue par une intensité de vigilance permanente, " une détermination bien déterminée dûssé-t-on mourir en route " (sainte Thérèse d’Avila), un " acharnement " à aller jusqu’au bout (saint Théophane le Reclus)... Nous ne faisons l’expérience de Dieu que dans la mesure où nous nous livrons totalement à lui. La plupart du temps notre abandon n’est que partiel, velléitaire, il n’est pas l’axe de notre vie... Toute la différence est là entre un homme pieux, très fervent ou même spirituellement excellent et le vrai saint qui n’a plus d’ego, parce qu’il s’est laissé détacher à fond par Dieu de tout ce qui n’est pas sa pure volonté. L’abnégation du moi est le point décisif où bifurque le chemin. La plupart reculent devant cet holocauste secret qui, pourtant, est la seule porte de la vie. Il ne s’agit pas de prouesses ascétiques, répétons-le, mais de moment en moment laisser Dieu être Dieu, se fier à son action, que cela plaise ou non : " Seigneur fais de moi ce que tu veux ! " L’effort de l’homme peut être alors à son maximum d’intensité et cela est indispensable, mais c’est un effort détendu et joyeux, abandonné, qui n’attend rien de lui-même, " inutile " en efficacité et absolument libre devant les résultats... Le but à atteindre est impossible aux hommes mais possible à Dieu (Mt 19, 26). C’est donc de lui qu’il faut tout attendre.
Sainte Thérèse de Lisieux utilisait l’image du petit enfant qui lève sans cesse son pied pour monter un escalier en haut duquel se trouve sa mère. Mais, peine inutile, il retombe toujours dès la première marche... et sa mère, dans les bras de laquelle il s’abandonne, convaincu de son impuissance, le monte, émue de compassion. Ainsi l’effort de l’homme porte tout de même un fruit : celui d’épuiser ses prétentions à s’emparer de Dieu, de décentrer son coeur et de tomber du piédestal de son orgueil. C’est ce que dit un Père du Désert, Abba Moise : " Les jeunes et les veilles n’ont d’autre effet que d’abattre l’homme en toute humilité. Si l’âme produit ce fruit-là, les entrailles de Dieu seront remuées à son égard et il lui enverra la force sainte ".
Article paru dans la revue Le Chemin, nos. 38 et 39, 1998.
sourcehttp://www.pagesorthodoxes.net


Tout croyant, tout baptisé, homme et femme, enfant et vieillard, est habilité à s’adresser au Créateur, Père, Fils et saint Esprit, pour le remercier, le glorifier, l’invoquer et le supplier, en tout temps et sur toute la surface de la terre.
Le Baptême, la chrismation et l’Eucharistie fondent la compétence de tout membre du Corps du Christ, car Celui-ci agit en personne en ses membres et par eux.
Tout baptisé, étant membre de l’assemblée sacerdotale qu’est l’Église du Christ, est compétent pour prononcer les prières de l’Église et accomplir, à sa place, les rites traditionnels qu’elle véhicule depuis la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte.
Competência dos batizados -
Todo crente, toda pessoa batizada, homem e mulher, criança e velho, tem o poder de aplicar ao Criador, Pai, Filho e Espírito Santo, para agradecer, glorificar, invocar e suplicar a ele, a qualquer momento e em qualquer momento. a superfície da terra.
O batismo, a crisma e a Eucaristia são a base da competência de todo membro do Corpo de Cristo, pois Ele age pessoalmente em e através de Seus membros.
Todo aquele que é batizado, sendo membro da assembléia sacerdotal que é a Igreja de Cristo, é competente para pronunciar as orações da Igreja e cumprir, em seu lugar, os ritos tradicionais que realiza desde a ressurreição, a ascensão e Pentecostes.
Competence of the baptized -
Every believer, every baptized person, man and woman, child and old man, is empowered to apply to the Creator, Father, Son and Holy Spirit, to thank, glorify, invoke and supplicate him, at any time and on any Earth's surface.
Baptism, chrismation and the Eucharist are the basis of the competence of every member of the Body of Christ, for He acts in person in and through His members.
Every one baptized, being a member of the priestly assembly that is the Church of Christ, is competent to pronounce the prayers of the Church and to fulfill, in its place, the traditional rites that it carries since the Resurrection, the Ascension and Pentecost.
Competencia de los bautizados -
Cada creyente, cada persona bautizada, hombre y mujer, niño y anciano, está facultado para aplicar al Creador, Padre, Hijo y Espíritu Santo, para agradecerle, glorificarlo, invocarlo y suplicarlo, en cualquier momento y en cualquier momento. La superficie de la tierra.
El bautismo, la bautización y la Eucaristía son la base de la competencia de cada miembro del Cuerpo de Cristo, porque Él actúa en persona a través de Sus miembros.
Todos los bautizados, siendo miembros de la asamblea sacerdotal que es la Iglesia de Cristo, son competentes para pronunciar las oraciones de la Iglesia y cumplir, en su lugar, los ritos tradicionales que lleva desde la Resurrección, la Ascensión y Pentecostés.
Les baptisés forment une assemblée sacerdotale, un corps véritable, une communion des personnes créées, dans la foi unique et dans l’unique Esprit.
Cette assemblée, comme tout organisme, a une tête, qui est le Christ en personne, son Pontife et Pasteur unique et suprême comme le chante et le proclame notre Liturgie Syro-Orthodoxe.
Celui-ci a choisi et envoyé les apôtres et, ensuite, par eux, les évêques, et ensuite, par ceux-ci, les prêtres et les diacres, pour être les ministres de son action pastorale.
Il leur a confié, par des injonctions précises, la mission de servir son Peuple :
évêques et prêtres président ;
les diacres coordonnent et organisent.
Tout est ordonné, tout est fait pour le salut et la transfiguration de l’homme.
Cristo, o único Cabeça de Sua Igreja
Os batizados formam uma assembléia sacerdotal, um corpo verdadeiro, uma comunhão de pessoas criadas, na única fé e no único Espírito.
Esta congregação, como todo organismo, tem uma cabeça, que é o próprio Cristo, Seu único e supremo Pontífice e Pastor, cantado e proclamado por nossa Liturgia Siro-Ortodoxa.
Ele escolheu e enviou os apóstolos e depois através deles os bispos, e depois através deles, os sacerdotes e diáconos, para serem os ministros de sua ação pastoral.
Confiou-lhes, por injunções precisas, a missão de servir o seu povo:
presidente de bispos e padres;
Os diáconos coordenam e organizam.
Christ, the only Head of His Church
The baptized form a priestly assembly, a true body, a communion of created persons, in the one faith and in the one Spirit.
This congregation, like every organism, has a head, which is Christ Himself, His unique and supreme Pontiff and Shepherd as sung and proclaimed by our Syro-Orthodox Liturgy.
He chose and sent the Apostles and then through them the bishops, and then, through them, the priests and deacons, to be the ministers of his pastoral action.
He confided to them, by precise injunctions, the mission to serve his people:
bishops and priests president;
Deacons coordinate and organize.
Everything is ordained, everything is done for the salvation and the transfiguration of man.
Cristo, la única cabeza de su iglesia
Los bautizados forman una asamblea sacerdotal, un cuerpo verdadero, una comunión de personas creadas, en la única fe y en el único Espíritu.
Esta congregación, como todo organismo, tiene una cabeza, que es Cristo mismo, su único y supremo pontífice y pastor tal como lo canta y proclama nuestra liturgia siroortodoxa.
Eligió y envió a los Apóstoles y luego a través de ellos a los obispos, y luego, a través de ellos, a los sacerdotes y diáconos, para ser los ministros de su acción pastoral.
Les confió, por orden judicial precisa, la misión de servir a su pueblo:
obispos y sacerdotes presidente;
Los diáconos coordinan y organizan.
Todo está ordenado, todo se hace para la salvación y la transfiguración del hombre.
Les pasteurs que sont les évêques et leurs collaborateurs dans le sacerdoce, les prêtres et les diacres ont ainsi un mandat précis de la part du Pasteur suprême, et ils n’agissent jamais que « en son Nom ».
Cette expression signifie, non pas qu’ils remplacent le Verbe, mais qu’ils font Sa volonté avec et dans la puissance du Saint Esprit.
Ils ne remplacent pas non plus les baptisés, et ils agissent au contraire toujours, non seulement pour eux, mais avec eux, dirigeant, guidant leur propre compétence de baptisés et la présidant.
Et les fidèles n’agissent pas, du moins pour les plus grandes actions sacramentelles, sans leur pasteur, parce qu’un corps n’agit pas sans tête :
l’Église n’est pas acéphale.
O mandato pastoral
Os pastores que são os bispos e seus colaboradores no sacerdócio, os sacerdotes e os diáconos têm, portanto, um mandato preciso do pastor supremo, e eles nunca agem, exceto "em seu nome".
Essa expressão significa, não que eles substituam a Palavra, mas que eles fazem Sua vontade com e no poder do Espírito Santo.
Tampouco substituem os batizados, e agem sempre, não apenas por si mesmos, mas com eles, dirigindo, guiando sua própria competência batizada e presidindo-a.
E os fiéis não agem, pelo menos nas maiores ações sacramentais, sem seu pastor, porque um corpo não age sem cabeça:
a igreja não é acefálica.
The pastoral mandate
The pastors who are the bishops and their collaborators in the priesthood, the priests and the deacons thus have a precise mandate from the supreme pastor, and they never act except "in his name".
This expression means, not that they replace the Word, but that they do His will with and in the power of the Holy Spirit.
Nor do they replace the baptized, and they act instead always, not only for themselves, but with them, directing, guiding their own baptized competence and presiding over it.
And the faithful do not act, at least for the greatest sacramental actions, without their pastor, because a body does not act without a head:
the Church is not acephalous.
El mandato pastoral
Los pastores que son los obispos y sus colaboradores en el sacerdocio, los sacerdotes y los diáconos tienen un mandato preciso del pastor supremo, y nunca actúan excepto "en su nombre".
Esta expresión significa, no que reemplazan la Palabra, sino que hacen su voluntad con y en el poder del Espíritu Santo.
Tampoco reemplazan a los bautizados, y actúan en su lugar siempre, no solo por ellos mismos, sino con ellos, dirigiendo, guiando su propia competencia bautizada y presidiéndola.
Y los fieles no actúan, al menos para las más grandes acciones sacramentales, sin su pastor, porque un cuerpo no actúa sin cabeza:
La Iglesia no es acéfala.
L’étole, de l’évêque, du prêtre et du diacre, signifie ce mandat et cette mission.
Elle atteste que le ministère pastoral n’agit jamais de sa propre initiative, en fonction de charismes personnels, et pour faire sa volonté propre.
L’étole signifie l’obéissance au Christ Tête, unique Souverain et Éternel Prêtre.
Elle est donnée solennellement au nouvel ordonné, en présence de tout le Peuple de Dieu, comme signe de la mission au service de l'édification de tous, de l'édification d'un Peuple de prêtres, de prophètes et de rois.
Elle figure d’une belle façon le ruissellement de la grâce divine sur la personne, quand le ministre la pose sur sa tête, au cours d’une prière ou d’un quelconque acte sacramentel accompli en faveur d’elle, par exemple lors de l’absolution.
L’étole est l’icône de la charité et de la miséricorde divines qui protègent, qui consolent, qui fortifient, qui voilent le péché et les faiblesses humaines.
O sinal roubou a graça
A estola, do bispo, do padre e do diácono, significa este mandato e esta missão.
Testemunha que o ministério pastoral nunca age por iniciativa própria, de acordo com carismas pessoais, e com vontade própria.
A estola significa obediência a Cristo, a Cabeça, o único Soberano e Sacerdote Eterno.
É dado solenemente ao novo ordenado, na presença de todo o Povo de Deus, como um sinal da missão a serviço da edificação de todos, a construção de um povo de sacerdotes, profetas e reis.
É um belo exemplo do fluxo da graça divina na pessoa, quando o ministro a põe na cabeça, durante uma oração ou qualquer ato sacramental realizado em seu nome, por exemplo, durante absolvição.
A estola é o ícone da caridade e misericórdia divina que protege, consola, fortalece, oculta o pecado e as fraquezas humanas.
The stole sign of grace
The stole, of the bishop, the priest and the deacon, signify this mandate and this mission.
It testifies that the pastoral ministry never acts on its own initiative, according to personal charisms, and to do its own will.
The stole means obedience to Christ the Head, the only Sovereign and Eternal Priest.
It is solemnly given to the new ordained, in the presence of all the People of God, as a sign of the mission at the service of the edification of all, the building of a people of priests, prophets and kings.
It is a beautiful example of the flow of divine grace on the person, when the minister puts it on his head, during a prayer or any sacramental act performed on his behalf, for example during absolution.
The stole is the icon of divine charity and mercy that protects, consoles, strengthens, veils human sin and weaknesses.
El signo robado de la gracia
La estola, del obispo, el sacerdote y el diácono, significa este mandato y esta misión.
Testifica que el ministerio pastoral nunca actúa por iniciativa propia, de acuerdo con los carismas personales, y para hacer su propia voluntad.
La estola significa obediencia a Cristo Cabeza, el único Sacerdote Soberano y Eterno.
Se entrega solemnemente a los nuevos ordenados, en presencia de todo el Pueblo de Dios, como un signo de la misión al servicio de la edificación de todos, la construcción de un pueblo de sacerdotes, profetas y reyes.
Es un hermoso ejemplo del flujo de la gracia divina sobre la persona, cuando el ministro se la pone en la cabeza, durante una oración o cualquier acto sacramental realizado en su nombre, por ejemplo, durante absolución.
La estola es el ícono de la divina caridad y misericordia que protege, consuela, fortalece, vela el pecado humano y las debilidades.
Dans le sacrement des saintes Huiles, par exemple, l’étole presbytérale, posée sur la tête des baptisés pendant la lecture du saint Évangile et des grandes prières, manifeste la descente de la grâce qui émane de la Personne du Verbe :
de même irradiait-elle de son manteau quand la femme en hémorragie depuis si longtemps le toucha et s’en saisit.
L’étole est, en quelque sorte, comme l’ensemble des ornements liturgiques, le manteau dont le Christ recouvre l’humanité souffrante ou heureuse.
C’est par le manteau également que les prophètes (Elie) et les saints (Martin ou Clodoald) transmettaient l’influence charismatique et le patrimoine de leur expérience de Dieu.
L’étole signifie le manteau de la Tradition Apostolique sans lequel nous n'aurions la consolation de la grâce des Sacrements.
O manto de Cristo
No sacramento dos Santos Óleos, por exemplo, a estola sacerdotal, colocada sobre as cabeças dos batizados durante a leitura do santo Evangelho e as altas orações, mostra a descida da graça que emana da Pessoa da Palavra:
então ela irradiava de sua capa quando a mulher sangrando por tanto tempo o tocou e a agarrou.
A estola é, por assim dizer, como todos os ornamentos litúrgicos, cujo manto Cristo cobre o sofrimento ou a humanidade feliz.
Foi também pela capa que os profetas (Elias) e os santos (Martin ou Clodoald) transmitiram a influência carismática e a herança de sua experiência com Deus.
A estola significa o manto da Tradição Apostólica, sem o qual não teríamos o consolo da graça dos Sacramentos.
The mantle of Christ
In the sacrament of the Holy Oils, for example, the priestly stole, placed on the heads of the baptized during the reading of the holy Gospel and the great prayers, shows the descent of the grace that emanates from the Person of the Word:
so she radiated from her cloak when the woman bleeding for so long touched him and seized it.
The stole is, as it were, like all liturgical ornaments, the mantle of which Christ covers suffering or happy humanity.
It was also by the cloak that the prophets (Elijah) and the saints (Martin or Clodoald) transmitted the charismatic influence and heritage of their experience of God.
The stole means the mantle of Apostolic Tradition without which we would not have the consolation of the grace of the Sacraments.
El manto de cristo
En el sacramento de los Aceites Sagrados, por ejemplo, el robo sacerdotal, colocado sobre las cabezas de los bautizados durante la lectura del Santo Evangelio y las oraciones altas, muestra el descenso de la gracia que emana de la Persona de la Palabra:
entonces ella irradió de su capa cuando la mujer sangrando por tanto tiempo lo tocó y la agarró.
La estola es, por así decirlo, como todos los ornamentos litúrgicos, el manto del cual Cristo cubre el sufrimiento o la humanidad feliz.
También fue por el manto que los profetas (Elijah) y los santos (Martin o Clodoald) transmitieron la influencia carismática y la herencia de su experiencia de Dios.
La estola significa el manto de la tradición apostólica sin el cual no tendríamos el consuelo de la gracia de los sacramentos.

PENSÉES DU STARETS SILOUANE SUR LES PLANTES ET LES ANIMAUX

Le bienheureux Starets a été pour nous un grand don reçu d’en haut, une rencontre exceptionnelle. C’est l’image parfaite du véritable chrétien qui nous frappait surtout en lui ; on pouvait voir en lui l’union étonnamment harmonieuse de dispositions apparemment incompatibles.
Ainsi, on trouvait en lui, d’une part, une grande compassion pour tout être vivant, pour toute créature, trait peu commun chez des hommes aussi virils que lui. Cette compassion prenait de telles proportions qu’elle pouvait facilement être prise pour une sensibilité pathologique.
Mais, par ailleurs, d’autres aspects de sa vie démontraient aussitôt que cette compassion n'était nullement un phénomène pathologique, mais bien l’expression d’une grandeur d’âme proprement surnaturelle et d’une bonté produite par la grâce.
Le Starets avait une attitude pleine de douceur, même pour les plantes. Il considérait tout geste brutal leur causant du dommage comme contraire à l’enseignement de la grâce.
Je me souviens qu’une fois je marchais avec lui sur le chemin menant du Monastère à la «kalyba» où j’ai vécu pendant un an. Cette « kalyba » se trouvait à la distance d’un kilomètre du Monastère. Le Starets venait voir mon habitation.
Nous avions à la main des cannes, comme c’est l’habitude dans les endroits montagneux. De part et d’autre du sentier poussaient quelques rares touffes de hautes herbes sauvages.
Voulant empêcher que le sentier ne soit envahi par ces herbes, je frappai avec ma canne le haut d’une tige pour empêcher les graines de se former. Ce geste parut brutal au Starets, et il hocha légèrement la tête avec étonnement. Je compris ce que cela voulait dire et me sentis pris de honte.
Le Starets disait que l’Esprit de Dieu enseigne de compatir à toute créature, si bien que, «sans nécessité», on ne désire pas faire de mal même aux feuilles d’un arbre.
« La feuille était verte sur l’arbre et tu l’as arrachée sans nécessité. Il est vrai que cela n’est pas un péché, mais le cœur qui a appris aimer compatit à toute créature, même à une petite feuille. »
Cette pitié pour la feuille verte d’un arbre ou pour la fleur des champs foulée aux pieds s’unissait en lui à une attitude parfaitement réaliste envers toute chose existant dans le monde.
En tant que chrétien, il était conscient que tout a été créé pour servir l’homme ; aussi, quand c’est « nécessaire », l’homme peut-il user de tout. Lui-même, il fauchait l’herbe, abattait des arbres, se préparait une provision de bois pour l’hiver, mangeait du poisson.
En lisant les écrits du Starets, il convient de prêter attention à ses pensées et à ses sentiments concernant les animaux.
Ici on est vraiment frappé par sa compassion à l’égard de toute créature ; on peut s’en Faire une idée en lisant le récit dans lequel il raconte combien longtemps il déplora « sa cruauté envers les êtres créés », pour avoir « sans nécessité » tué une mouche ou pour avoir versé de l’eau bouillante sur une chauve-souris qui s’était installée sur le balcon de son dépôt, ou encore « de quelle compassion il fut pris pour toute créature et pour tout être qui souffre », quand il vit sur un chemin un serpent coupé en morceaux.
Mais, d’autre part, son ardent élan vers Dieu le détachait de toute créature.
Il pensait que les animaux sont de la « terre » et que l’esprit de l’homme ne devrait pas s’y attacher, car il faut aimer Dieu de toute son intelligence, de tout son cœur, de toute sa force, c’est-à-dire de tout notre être, et en oubliant la terre.
On observe souvent que des gens s’attachent à des animaux, allant parfois jusqu’à avoir une « amitié » avec eux.
Le Starets estimait que c’est une perversion de l’ordre établi par Dieu et contraire à la condition normale de l’homme (Gen. 2,20).
Caresser un chat en disant « minet, minet », ou bien jouer et parler avec un chien en oubliant Dieu, ou bien encore se soucier des animaux au point d’oublier la souffrance du prochain, ou bien, à cause d’eux, se disputer avec les gens, tout cela était pour le Starets une violation des commandements divins qui, si on les observe fidèlement, conduisent l’homme à la perfection.
Dans tout le Nouveau Testament, nous ne trouvons aucun passage où il est dit que le Seigneur aurait arrêté son attention sur toute la création.
Parvenir à cette humanité parfaite, à l’image du Christ-Homme, est notre vocation, conformément à notre nature créée à l’image de Dieu. Aussi le starets considérait-il un attachement intérieur et une passion pour les animaux comme un abaissement de la condition humaine.
Voici et qu’il écrit à ce sujet :
« Certains s’attachent aux animaux, mais cela offense le Créateur car l’homme est appelé à vivre éternellement avec le Seigneur, régner, avec lui et n’aimer que Dieu seul. Il ne faut pas avoir d’attachement pour les animaux, mais il faut seulement avoir un cœur bienveillant pour toute créature... »
Il disait que tout a été créé pour servir l’homme ; aussi, en cas de besoin, peut-on user de tout ce qui est créé. Mais, en même temps, l’homme a le devoir de prendre soin de toute créature ; c’est pourquoi tout mal causé sans nécessité à un animal ou même à une plante contredit la loi de la grâce.
Mais tout attachement passionnel pour des animaux est, lui aussi, contraire aux commandements de Dieu, parce qu’il diminue l’amour envers Dieu et le prochain.
Celui qui aime vraiment les hommes et, dans ses prières, pleure pour le monde entier, ne peut pas s’attacher à des animaux.
DE LA BEAUTE DU MONDE
La beauté du monde visible transportait de joie l’âme du Starets. Il ne manifestait cette admiration ni par des attitudes ni par des gestes ; elle ne transparaissait que dans l’expression de son visage et l’intonation de sa voix. Cette discrète réserve ne faisait que souligner davantage l’authenticité d’une profonde émotion.
Toujours concentré sur sa vie intérieure, il ne regardait pas beaucoup le monde extérieur, mais quand son regard se tournait vers la beauté visible du monde, il y trouvait une nouvelle occasion de contempler la gloire divine et de tourner à nouveau son cœur vers Dieu.
A cet égard, il était comme un enfant : tout l’émerveillait. Dans ses écrits, il observe, très justement que l’homme qui a perdu la grâce ne sait pas percevoir la beauté du monde et que rien ne l’étonne.
Toute l’inexprimable splendeur de la création de Dieu ne le touche pas. En revanche, quand la grâce de Dieu est avec l’homme, tout ce qui existe dans le monde apporte à son âme un inconcevable émerveille- , nient, et, en contemplant la beauté visible, l’âme prend conscience de l’admirable présence de Dieu en toutes choses.
Avec un sens aigu de la beauté, le Starets regardait les nuages, la mer, les montagnes, les bois, les prés, un arbre isolé... Il disait que la gloire du Créateur resplendit même dans ce monde visible, mais contempler la gloire du Seigneur dans le Saint-Esprit, ajoutait-il, est une vision qui dépasse infiniment toute pensée humaine.
Observant un jour le jeu des nuages sur le ciel intensément bleu de Grèce, il dit :
« Je pense : comme notre Seigneur est plein de majesté ! Quelle beauté il a créée pour sa gloire, pour le bien de son peuple, afin que les peuples glorifient dans la joie leur Créateur... O Reine des Cieux, rends ton peuple digne de voir la gloire du Seigneur. »
Ainsi, après s’être laissé aller pour un bref instant à la contemplation de la beauté visible et de la gloire de Dieu qui s’y manifeste, il revenait aussitôt à la prière pour le monde.
Vie et enseignement du Starets Silouane
Père Sophrony

Nous traversons une période terrible.

Mais non seulement parce que les forces mondiales du mal prennent de plus en plus d'emprise sur le monde, mais encore plus parce que - et c'est terrible à dire ! - de nombreux hiérarques haut placés de l'Église du Christ trahissent réellement notre sainte Foi et notre Église.
Une époque complètement nouvelle dans le christianisme est annoncée.
Ils pensent à créer une nouvelle Église dans laquelle non seulement tous les orthodoxes doivent entrer, mais aussi les hétérodoxes, et même les musulmans, les juifs et les païens.
Ils parlent même d'une sorte de "dialogue" avec les athées ! Ainsi, au lieu de la vraie foi et de la véritable Église, est en train de naître une fausse foi ou, selon l'expression de notre grand luminaire théophore, saint Théophane le Reclus, une foi maléfique et une fausse Église.
Archevêque Averky (Taushev) de Syracuse, 14 Décembre 1967
Saint Hilaire Évêque de Poitiers sur le Psaume 1.
« Heureux l’homme qui ne va pas au conseil des impies, qui ne se tient pas sur le chemin des pécheurs, et qui ne s’assied pas sur le siège pestilentiel des moqueurs, mais prend son plaisir (uoluntas) dans la Loi du Seigneur, et médite cette Loi jour et nuit » (Ps 1, 1-2).
Le Prophète rappelle que pour l’homme heureux, le fondement de sa vie repose sur une observance en cinq points : d’abord,
« ne pas aller au conseil des impies » ; ensuite,
« ne pas s’engager sur le chemin des pécheurs » ; en troisième lieu,
« ne pas s’asseoir sur le siège pestilentiel des moqueurs » ; ensuite,
« placer tout son désir d’aimer dans la Loi du Seigneur » ; finalement,
« faire de cette Loi l’objet de sa méditation, jour et nuit ».
Il est donc nécessaire de distinguer l’impie du pécheur, le pécheur de la pestilence, et, précisément, de faire la distinction entre
« le conseil des impies »,
« le chemin des pécheurs »,
« le siège pestilentiel des moqueurs » ;
ensuite, distinguer entre le fait d’être allé au conseil des impies plus que de s’y être établi, entre le fait de s’être tenu sur le chemin des pécheurs plus que d’y être allé.
Afin que nous puissions comprendre le pourquoi de ces expressions, il nous faut discerner combien diffère le pécheur de l’impie, pour que, par là, puisse être saisi la raison pour laquelle il est assigné un chemin au pécheur, et un conseil à l’impie.
Ensuite, il faudra se demander pourquoi on parle de
« se tenir sur le chemin » et
« d’aller au conseil » quand la coutume parle plutôt de
« se tenir au conseil » et
« d’aller sur le chemin ».
Tout pécheur n’est pas nécessairement impie, mais l’impie, par contre, ne peut pas ne pas être également pécheur.
Prenons un exemple tiré de la conscience commune : les fils peuvent aimer leurs pères quoique ceux-ci soient portés au vin, lascifs et prodigues ; et malgré ces vices qu’ils entretiennent, ils demeurent sans impiété, eux qui pourtant ne sont pas sans reproche.
Bien que les impies soient en quelque sorte portés aux vertus de continence et de tempérance, ils considéreront comme une faute tout ce qui sera autre que l’impiété, et ils le transgresseront en le tenant pour irrespectueux envers leurs parents(...)
Il y a d’autres « conseils des impies », à savoir:
les « conseils » de ceux qui sont tombés dans l’hérésie et qui ne s’en tiennent ni aux lois du Nouveau, ni aux lois de l’Ancien Testament.
Leur parole est proférée, se disant et se contredisant, circulant sans cesse dans le monde en s’infléchissant dans l’erreur, ne s’attachant à rien de solide :
toute la consistance de cette parole tient dans un discours imprécis.
Le Dieu de leur impiété est non pas le Dieu qui atteste par lui-même qu’il est « de Dieu », mais qui est mesuré à l’étalon de la volonté de leur propre conseil (arbitrium), ignorant que ce n’est pas une moindre impiété de parler d’un Dieu façonné que de totalement le nier.
Lorsque tu requiers d’eux de signifier par quelle espérance et par quelle foi ils adhèrent à l’espoir d’une issue heureuse de leur sort final, ils deviennent confus ; perturbés, ils dissimulent, tournent autour de la question et de l’enjeu de la recherche ; ils évitent d’en discuter.
« Bienheureux », donc, « est l’homme qui ne va pas en ce conseil des impies »,
c’est-à-dire qui ne consentira pas à y aller, car c’est une faute d’adhérer aux impiétés comme ç’en est déjà une d’y avoir seulement pensé....
“We are going through a terrible time.

But not only because the forces of world evil are gaining a greater and greater hold over the world, but still more because – terrible to say! – many highly-placed hierarchs of the Church of Christ are carrying out a very real betrayal of our holy faith and Church. Some completely new epoch in Christianity is being proclaimed. They are thinking to create new a church into which not only all the Orthodox must enter, but also the heterodox, and even the Muslims, Jews and pagans.
They are even talking about some kind of “dialogue” with the atheists! In this way, instead of the true faith and the true Church, a false faith or, in the expression of our great Spirit-bearing lamp, Bishop Theophan the Recluse, an evil faith and a false church, is arising".
Averky (Taushev) of Syracuse, December 14, 1967
Saint Hilaire Bishop of Poitiers on the Psalm 1.
"Blessed is the man who does not go to the counsel of the wicked, who does not stand on the path of sinners, and who does not sit on the silly seat of scoffers, but takes his pleasure (uoluntas) in the Law of Lord, and ponder this law day and night "(Ps 1, 1-2).
The Prophet recalls that for the happy man, the foundation of his life rests on an observance in five points: first,
"Do not go to the council of the wicked"; then,
"Not to engage in the path of sinners"; In third place,
"Do not sit on the pestilential siege of mockers"; then,
"To place all his desire to love in the Law of the Lord"; finally,
"To make this Law the object of his meditation, day and night".
It is therefore necessary to distinguish the impious from the sinner, the sinner from the pestilence, and, precisely, to distinguish between
"The council of the wicked",
"The path of sinners",
"The pestilential siege of mockers";
next, to distinguish between having gone to the council of the ungodly more than being established there, between being on the path of sinners rather than having gone there.
In order that we may understand the reason for these expressions, we must discern how different the sinner from the ungodly, so that the reason for which he is assigned a path to the sinner can be grasped, and a counsel to the 'impious.
Then, we will have to ask ourselves why we are talking about
"Stand on the path" and
"To go to the council" when the custom speaks rather of
"Stand on the board" and
"To go on the way".
Every sinner is not necessarily ungodly, but the ungodly, on the other hand, can not be equally sinful.
Let us take an example from the common consciousness: the sons can love their fathers even though they are wine-lovers, lascivious and prodigal; and in spite of these vices which they maintain, they remain without impiety, they who are not without reproach.
Although the ungodly are somehow endowed with the virtues of continence and temperance, they will consider as a fault anything that is other than impiety, and they will transgress it by holding it disrespectful to their parents (...)
There are other "tips of the wicked", namely:
the "advice" of those who have fallen into heresy and who do not adhere to the laws of the New or the laws of the Old Testament.
Their words are uttered, saying and contradicting each other, circulating constantly in the world by bending into error, attaching themselves to nothing solid:
all the consistency of this word lies in an imprecise speech.
The God of their ungodliness is not the God who attests by himself that he is "of God", but who is measured by the standard of the will of their own council (arbitrium), unaware that it is no less impiety to speak of a fashioned God than to totally deny it.
When you require them to signify by what hope and faith they adhere to the hope of a happy outcome of their final fate, they become confused; disrupted, they hide, revolve around the question and the issue of research; they avoid discussing it.
"Blessed", therefore, "is the man who does not go to this council of the wicked,"
that is to say, who will not consent to go, because it is a fault to adhere to impieties as it is already one to have thought of it only ....
Estamos passando por um momento terrível.

Mas não apenas porque as forças globais do mal estão ganhando cada vez mais domínio sobre o mundo, mas ainda mais porque - e é terrível dizer! - muitos altos hierarcas da Igreja de Cristo realmente traem nossa santa Fé e nossa Igreja.
Uma era completamente nova no cristianismo é anunciada.
Eles estão pensando em criar uma nova Igreja na qual não apenas todos os ortodoxos devem entrar, mas também os heterodoxos, e até os muçulmanos, os judeus e os gentios.
Eles até falam de uma espécie de "diálogo" com ateus! Assim, em vez da verdadeira fé e da verdadeira Igreja, nasce uma falsa fé ou, de acordo com a expressão de nossa grande luz teofórica, São Teófanes, o Reclus, uma má fé e uma falsa Igreja.
(Arcebispo Averky (Taushev) de Siracusa, 14 de dezembro de 1967)
Santo Hilaire Bispo de Poitiers no Salmo 1.
"Bem-aventurado o homem que não segue o conselho dos ímpios, que não se põe no caminho dos pecadores e que não se senta no assento tolo dos escarnecedores, mas tem prazer (uoluntas) na Lei de Senhor, e pondere esta lei dia e noite "(Sl 1, 1-2).
O Profeta lembra que, para o homem feliz, o fundamento de sua vida repousa em uma observância em cinco pontos: primeiro,
"Não vá ao conselho dos ímpios"; então,
"Não se envolver no caminho dos pecadores"; terceiro
"Não se sente no cerco pestilento dos zombadores"; então,
"Colocar todo o seu desejo de amar na Lei do Senhor"; finalmente
"Fazer desta lei o objeto de sua meditação, dia e noite".
Portanto, é necessário distinguir o ímpio do pecador, o pecador da pestilência e, precisamente, distinguir entre
"O conselho dos ímpios",
"O caminho dos pecadores",
"O cerco pestilento dos zombadores";
a seguir, distinguir entre ter ido ao conselho dos ímpios mais do que estar estabelecido ali, entre estar no caminho dos pecadores em vez de ter ido para lá.
Para que possamos entender a razão dessas expressões, precisamos discernir a diferença entre o pecador e o não-ímpio, para que a razão pela qual ele é designado como caminho para o pecador possa ser compreendida e um conselho para o ímpia.
Então, teremos que nos perguntar por que estamos falando sobre
"Fique no caminho" e
"Ir ao conselho" quando o costume fala em vez de
"Fique no quadro" e
"Para seguir em frente".
Todo pecador não é necessariamente ímpio, mas o ímpio, por outro lado, não pode ser igualmente pecador.
Tomemos um exemplo da consciência comum: os filhos podem amar seus pais, mesmo que sejam amantes do vinho, lascivos e pródigos; e apesar desses vícios que mantêm, permanecem sem impiedade, aqueles que não são sem censura.
Embora os ímpios sejam de alguma forma dotados das virtudes da continência e da temperança, eles considerarão uma falta qualquer coisa que não seja a impiedade, e eles a transgredirão, mantendo-a desrespeitosa com os pais (...)
Existem outras "dicas dos ímpios", a saber:
o "conselho" daqueles que caíram em heresia e que não aderem às leis do Novo ou às leis do Antigo Testamento.
Suas palavras são pronunciadas, dizendo e se contradizendo, circulando constantemente no mundo, curvando-se ao erro, apegando-se a nada sólido:
toda a consistência dessa palavra está em um discurso impreciso.
O Deus de sua impiedade não é o Deus que atesta por si mesmo que ele é "de Deus", mas que é medido pelo padrão da vontade de seu próprio conselho (arbitrium), sem saber que é não menos impiedade de falar de um Deus formado do que negá-lo totalmente.
Quando você exige que signifiquem com que esperança e fé aderem à esperança de um resultado feliz de seu destino final, elas ficam confusas; perturbados, eles se escondem, giram em torno da questão e da questão da pesquisa; eles evitam discutir isso.
"Abençoado", portanto, "é o homem que não vai a este conselho dos ímpios".
isto é, quem não concorda em ir, porque é um erro aderir às impiedades, pois já é de se pensar apenas nisso ...
Estamos pasando por un momento terrible.

Pero no solo porque las fuerzas globales del mal están ganando más y más control sobre el mundo, sino aún más porque, ¡y es terrible decirlo! - Muchos altos jerarcas de la Iglesia de Cristo realmente traicionan nuestra santa fe y nuestra Iglesia.
Se anuncia una era completamente nueva en el cristianismo.
Están pensando en crear una nueva Iglesia en la que no solo deben ingresar todos los ortodoxos, sino también los heterodoxos, e incluso los musulmanes, los judíos y los gentiles.
¡Incluso hablan de una especie de "diálogo" con ateos! Así, en lugar de la verdadera fe y la verdadera Iglesia, nace una fe falsa o, según la expresión de nuestra gran luz teofórica, San Teófanes el Reclus, una fe malvada y una Iglesia falsa.
(Arzobispo Averky (Taushev) de Siracusa, 14 de diciembre de 1967)
Saint Hilaire Obispo de Poitiers en el Salmo 1.
"Bienaventurado el hombre que no va al consejo de los impíos, que no se para en el camino de los pecadores, y que no se sienta en el asiento tonto de los burladores, sino que se complace (uoluntas) en la Ley de Señor, y reflexiona sobre esta ley día y noche "(Salmo 1, 1-2).
El Profeta recuerda que para el hombre feliz, la base de su vida se basa en una observación en cinco puntos: primero,
"No vayas al consejo de los impíos"; a continuación,
"No comprometerse en el camino de los pecadores"; tercero
"No te sientes en el asedio pestilente de burladores"; a continuación,
"Para poner todo su deseo de amar en la Ley del Señor"; finalmente
"Hacer de esta Ley el objeto de su meditación, día y noche".
Por lo tanto, es necesario distinguir al impío del pecador, al pecador de la peste, y, precisamente, distinguir entre
"El consejo de los impíos",
"El camino de los pecadores",
"El asedio pestilente de burladores";
luego, para distinguir entre haber ido al consejo de los impíos más que estar establecido allí, entre estar en el camino de los pecadores en lugar de haber ido allí.
Para que podamos entender la razón de estas expresiones, debemos discernir cuán diferente es el pecador de lo impío, para que se pueda comprender la razón por la cual se le asigna un camino al pecador, y un consejo para el impía.
Entonces, tendremos que preguntarnos por qué estamos hablando
"Párate en el camino" y
"Ir al consejo" cuando la costumbre habla más bien de
"Párate en el tablero" y
"Ir por el camino".
Todo pecador no es necesariamente impío, pero el impío, por otro lado, no puede ser igualmente pecaminoso.
Tomemos un ejemplo de la conciencia común: los hijos pueden amar a sus padres aunque sean amantes del vino, lascivos y pródigos; y a pesar de estos vicios que mantienen, permanecen sin impiedad, aquellos que no tienen reproche.
Aunque los impíos de alguna manera están dotados de las virtudes de la continencia y la templanza, considerarán como una falta todo lo que no sea impiedad, y lo transgredirán haciéndolo irrespetuoso con sus padres (...)
Hay otros "consejos de los malvados", a saber:
el "consejo" de aquellos que han caído en la herejía y no se adhieren ni a las leyes del Nuevo ni a las leyes del Antiguo Testamento.
Sus palabras se pronuncian, se dicen y se contradicen entre sí, circulan constantemente en el mundo al caer en el error y no se adhieren a nada sólido:
Toda la consistencia de esta palabra reside en un discurso impreciso.
El Dios de su impiedad no es el Dios que atestigua por sí mismo que él es "de Dios", sino que se mide por el estándar de la voluntad de su propio consejo (arbitraje), sin darse cuenta de que es no menos impiedad de hablar de un Dios de moda que negarlo por completo.
Cuando se les exige que expresen con qué esperanza y fe se adhieren a la esperanza de un resultado feliz de su destino final, se confunden; interrumpidos, se esconden, giran en torno a la cuestión y el tema de la investigación; evitan discutirlo.
"Bienaventurado", por lo tanto, "es el hombre que no va a este consejo de los impíos".
es decir, quién no consentirá en ir, porque es un error adherirse a las impurezas, ya que es solo pensar en eso ...

Prière privée au saint archange Michel:

Saint Michel Archange pour la Gloire de Dieu, fidèle messager du Christ notre Unique Rédempteur et sous les ordres de la Vierge Mère, votre victoire sur les démons et les esprits mauvais est connue.
O saint Archange, la Puissance de votre glaive a chassé devant voys, pour les conduire en enfer les démons attaquants, avec le glaive de la vérité, de l'amour et de la justice que Dieu mit entre vos mains, vous les avez affrontés et vaincus .
Je demande votre secours pour les chasser de ma maison, de mes familiers et de mes biens.
Je demande votre secours pour les chasser de ceux qui m'entourent comme de moi-même. Par la Force et la Gloire dont Dieu vous a investi , le pourvoir des esprits mauvais ordinaires, quels qu'ils soient, sera anéanti pour la gloire du Dieu Unique :
Père +, Fils + et Saint Esprit +. Amin.

COIN DES
CATÉCHISMES
ET....

DE LA
TRANSMISSION
FAMILIALE:
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Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...


Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même cliquez ICI !
Merci.

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et
fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"
ou terroristesen tous genres !
Prions sans relâche pour que le
Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...
Let us not forget the bishops, priests and faithful
Christians held by "Islamists" or terrorists of all
kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.
Pray for their release ...

Não nos esqueçamos de orar pelos bispos, sacerdotes e
Cristãos fiéis detidos pelos "islamitas"
Ou terroristas de todos os tipos!
Deixe-nos rezar implacavelmente pelo
Senhor, apoie-os. Ore por sua libertação ...
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Où nous trouver ?
Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Messe journalières en semaine à 10h30
Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
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Maison Ste Barbe
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Tel: 02.33.24.79.58
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Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :
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18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).
NOUS RECHERCHONS UN LOCAL SUR NANTES POUR DONNER AUX FIDÈLES AU MOINS UN DIMANCHE PAR MOIS LA SAINTE MESSE AINSI QU'UN MEILLEUR SERVICE PASTORAL
ANGOULÊME (Jauldes):
*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel: 05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
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Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
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Rte de Pau
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