Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

La voix, c'est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole (St Augustin)

19 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église.Sermon 293, pour la nativité de saint Jean Baptiste ; PL 38, 1327 (trad. bréviaire 24/06) 

Le silence de Zacharie


           La naissance de Jean rencontre l'incrédulité et son père devient muet ; Marie croit à celle du Christ et elle le conçoit par la foi...

Si nous ne sommes pas capables de scruter les profondeurs d'un si grand mystère, faute de capacité ou de temps, vous serez mieux instruits par celui qui parle en vous, même en mon absence, celui à qui vous pensez avec affection, celui que vous avez accueilli dans votre cœur, celui dont vous êtes devenus les temples (cf 1Co 3,16). 


           Zacharie se tait et perd la parole jusqu'à la naissance de Jean, précurseur du Seigneur, qui lui rend la parole.

La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix.

Car on demandait à Jean qui annonçait déjà le Seigneur :

« Qui es-tu ? »

Et il a répondu :

« Je suis la voix qui crie dans le désert » (Jn 1,23).

1453335 871676502844248 5990216968894016728 n:

« Au commencement était le Verbe » (Jn 1,1).

Jean, c'est la voix pour un temps ; le Christ c'est le Verbe au commencement, c'est le Verbe éternel.



Lire la suite
Publicité

« Le Puissant fit pour moi des merveilles »(St François de Sales)

19 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Par Saint François de Sales (1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église . (in Ephata I, Le Sarment/Fayard 1988) 

25253410 p

« Le Puissant fit pour moi des merveilles »


C'est le propre de l'Esprit Saint, lorsqu'il touche un cœur, d'en chasser toute tiédeur.

Il aime la promptitude, il est ennemi des délais, des retards dans l'exécution de la volonté de Dieu.

« Marie partit en hâte ». 

Quelles grâces tombèrent sur la maison de Zacharie lorsque Marie y entra !

Si Abraham reçut tant de grâces pour avoir hébergé trois anges en sa maison, quelles bénédictions tombèrent sur la maison de Zacharie où entra l'ange du grand conseil (Is 9,6), la vraie Arche d'Alliance, le divin prophète, notre Seigneur enclos dans le sein de Marie !

Toute la maison en fut comblée de joie : l'enfant tressaillit, le père recouvra la vue, la mère fut remplie du Saint Esprit et reçut le don de prophétie.

Voyant Notre Dame entrer dans sa maison, elle s'écria :

« D'où me vient ceci que la Mère de mon Dieu vienne me visiter ? ». Et Marie, entendant ce que sa cousine disait à sa louange, s'humilia et rendit gloire à Dieu de tout.

Confessant que tout son bonheur procédait de ce que Dieu « avait regardé l'humilité de sa servante », elle entonna ce beau et admirable cantique de son Magnificat. 

Combien devons-nous être comblés de joie, nous aussi, lorsque nous visite ce divin Sauveur dans le Saint Sacrement et par les grâces intérieures, les paroles qu'il dit journellement dans notre cœur !


Lire la suite

Saint Gatien, qui êtes-vous ?

18 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Saint Gatien, qui êtes-vous ?


 
[Premier évêque de Tours 
(IIIe siècle)]

 

G

atien, premier évêque de Tours, fut envoyé dans les Gaules par le Pape saint Fabien, en 250, avec six autres évêques. A son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l'on ne voyait partout que les images des faux dieux. Gatien commença par montrer à ces païens l'absurdité de leur culte et l'impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l'incomparable figure du Sauveur et celle de sa sainte Mère.

 

Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d'une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué, l'apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères : une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier. Gatien, songeant à l'avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu ; il les initiait au sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l'Évangile. Huit églises furent élevées sur la terre de Tournai.

 

Les travaux apostoliques de Gatien ne l'empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères.

 

Il fit bâtir un hôpital pour les malheureux. C'est dans cet asile que le Sauveur réservait à son disciple une grâce extraordinaire. Il y avait cinquante ans que Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu'il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s'était retiré dans l'hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête et les saints attendent ton arrivée au Ciel. » Et le Sauveur administra lui-même à son disciple la Sainte Communion en viatique.

 

L'Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.



Source:©Evangelizo.org

 

Lire la suite

Affaire des Crèches: Un santon écrit au Tribunal de Nantes.

18 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Pierre, un des "Santons" de la Crêche, écrit au Tribunal Administratif de Nantes

2173197839 1[1]

Objet : Lettre au Tribunal administratif de Nantes sur la crèche 


Cher Monsieur le Tribunal,


J'ai pris connaissance il y a quelques jours de votre décision d'interdire la crèche de Noël traditionnellement installée dans le hall du Conseil General de la Vendée.

Quelle mouche vous a donc piqué ?


Vous avez fait des études je suppose. Peut-être savez vous donc que Noël vient du latin " Natalis" qui veut dire Naissance.

Alors je vais vous livrer un secret que vous voudrez bien transmettre à vos confrères qui peut-être nagent avec complaisance dans la même ignorance que vous.

La naissance dont-il est question est celle d'un certain Jésus de Nazareth né il y a un peu plus de 2000 ans.


Je dis ça parce qu'étant donné que vous n'avez pas interdit les illuminations de Noël, je suppose que vous ignoriez ce détail. 


Voyez-vous, Noël n'est pas l'anniversaire de la naissance du Père Noel ( je suis désolé si je casse ici une croyance ancrée en vous ) mais bien celle de ce Jesus.


Interdire une crèche sans interdire toute manifestation publique de cette fête est aussi stupide que si vous autorisiez la fête de l'andouillette tout en interdisant la consommation d'andouillette le jour de la fête de l'andouillette.


La crèche c'est ce qu'on appelle une tradition.

Et ne me faites pas croire, Monsieur le Tribunal, que le principe de la tradition vous est étranger. Sinon comment expliquer que les magistrats exercent leur métier dans un costume aussi ridicule si ce n'est parce qu'il est le fruit d'une tradition ?


Vous êtes un briseur de rêves Monsieur, vous êtes un étouffeur de sens.


La crèche c'est Noël et Noël c'est la crèche.

La crèche c'est aussi l'histoire d'une famille qui faute de droit opposable au logement est venue se réfugier dans une étable. 

C'est un signe d'espoir pour tous les sans logement.


La crèche c'est aussi un roi arabe et un autre africain qui viennent visiter un juif. C'est un signe d'espérance et de paix en ces temps de choc de civilisations et de conflit au Moyen Orient.


La crèche c'est aussi des éleveurs criant de joie et chantant dans une nuit de décembre. Connaissez vous beaucoup d'agriculteurs qui rigolent en cette période de crise?

La crèche c'est un bœuf, symbole de la condition laborieuse de l'homme.


Enfin, la crèche, c'est un âne, même si une rumeur court disant que cet âne a quitté la crèche en 2013 pour rejoindre le Tribunal administratif de Nantes.

Malgré le fait que vous allez sans doute, par souci de cohérence, vous rendre à votre travail le 25 décembre.

Je vous prie de croire, Monsieur le Tribunal, à l'expression de mes souhaits de bon et joyeux Noël.

Jean Pierre, Santon.

Lire la suite
Publicité

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »

18 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Par Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l'Église .Homélies sur ces paroles de l'Évangile : « L'ange fut envoyé », n°2, 13-15 (trad. Œuvres mystiques, Seuil 1953, p. 924 rev.) 

Annonciation-a-St-Joseph.jpg

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse »


      « Joseph, l'époux de Marie, était juste et ne voulait pas la dénoncer ; il décida donc de la renvoyer secrètement. » (Mt 1,19)

Parce qu'il était juste, il ne voulait pas la déshonorer.

Il n'aurait pas été juste, ni s'il s'était fait son complice après l'avoir jugée coupable, ni si, reconnaissant son innocence, il l'avait condamnée.

C'est pourquoi il prit le parti de la renvoyer secrètement.

Mais pourquoi la renvoyer ?...

Pour la même raison, disent les Pères, qui incitait Pierre à repousser le Seigneur en disant :

-« Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur  » (Lc 5,8).

De même le centurion lui fermait sa porte en disant :

-«  Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit » (Mt 8,8) . 


      Joseph, qui se considérait comme pécheur, se disait qu'il était indigne de garder plus longtemps dans sa maison une femme dont l'excellence et la supériorité lui inspiraient la vénération et la crainte.

Il la voyait porter en elle le signe indubitable de la présence divine ; incapable de comprendre le mystère, il voulait la renvoyer.

Saint Pierre a craint la toute-puissance divine ; le centurion a été effrayé par la présence de la majesté du Christ.

Joseph, en homme qu'il était, a été saisi d'épouvante devant un miracle si neuf et un mystère si impénétrable ; c'est pour cela qu'en secret il méditait de renvoyer Marie.

Ne vous étonnez pas de voir Joseph se juger indigne de vivre aux côtés de la Vierge enceinte ; sainte Elisabeth non plus n'a pas pu supporter sa présence sans être saisie de crainte et de respect :

-« Comment se fait-il que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? » (Lc 1,43)... 


      Pourquoi la renvoyer en secret ?

Pour qu'on ne cherche pas la cause de leur séparation et qu'on ne vienne pas exiger des explications.

Qu'aurait pu répondre ce juste à...des gens toujours prêts à contester ?

S'il avait dévoilé ses pensées, s'il s'était dit convaincu de la pureté de sa fiancée, ces gens sceptiques l'auraient tourné en dérision, et ils auraient lapidé Marie...

Joseph a eu donc raison, lui qui ne voulait ni mentir ni diffamer...

Mais l'ange lui dit :

-« Ne crains pas ! Ce qui est né en elle vient de l'Esprit Saint ».

Lire la suite

Exorcistes: N-D de Guadalupe, leur grande alliée ?

18 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Notre-Dame de Guadalupe,
la grande alliée des exorcistes

La Vierge de Guadalupe est une arme d'une exceptionnelle

puissance contre le démon, explique le père Babolin, prêtre

exorciste du diocèse de Padoue en Italie.

 

N-D-de-Guadalupe.jpg

La Vierge de Guadalupe contrarie tout particulièrement

le démon. Le père Sante Babolin, prêtre exorciste du

diocèse de Padoue (Italie), peut en témoigner. Il participait

en juillet à un séminaire pour prêtres exorcistes organisé

par l'université pontificale de Mexico. Interviewé par

l'hebdomadaire catholique Desde la Fe, le père Babolin

a raconté comment Notre-Dame de Guadalupe « est

une arme contre le démon »
 

​Une Mère qui intervient pour libérer

Comme le relate l'hebdomadaire mexicain, l'exorciste

italien traitait dans son diocèse le cas d'un jeune possédé

par le démon. Comme d'habitude, le père Babolin  a entamé

le rituel des exorcismes quand, tout à coup, il a su qu'il devait

l'invoquer, Elle, la Vierge de Guadalupe, pour laquelle il

ressent une grande dévotion :« Notre-Dame de Guadalupe,

Reine du Tepeyac, libère-le »se rappelle-t-il avoir dit. À cet

instant, le démon a répondu avec violence :

 -« Avant Elle, tout cela était à moi, là-bas ». « Il se référait au

Mexique », précise l'exorciste.

Le père Babolin  s'est alors souvenu de Tonanzin,

la déesse Terre de l'ancienne mythologie indigène du Mexique,

et il raconte avoir fait cette autre invocation : 

« Notre Dame de Guadalupe, toi qui as détruit l’empire de

Tonanzin (…) ». 

Et immédiatement, le démon l'interrompit avec force : 

« Coatlicue », qui signifie « serpent » et, en tant que 

« concept sacré du mal » fait partie de cette mythologie. 

« Coatlicue terrorise », précise l'exorciste, alors que la

Vierge de Guadalupe attire et console.


L'exorcisme terminé, le père Babolin demanda au jeune

homme, maintenant libéré, s'il connaissait le Mexique et son

histoire, et lui dit de prononcer le mot « Coatlicue ». Mais, à

l'évidence, le jeune homme n'avait aucune idée des cultures

préhispaniques, et encore moins du Mexique.

Le prêtre exorciste a raconté cet épisode pour souligner que,

durant un exorcisme, l'invocation à « Sainte Marie, Mère de

Dieu » est d'une exceptionnelle puissance et qu'elle contrarie

tout particulièrement le démon ; et que, parmi tous les vocables

de Marie, c'est celui de Notre-Dame de Guadalupe qui est le plus

puissant. Selon le père Babolin, cette invocation mariale est très

puissante face au démon, parce que la Sainte Vierge exprime

une tendresse maternelle et construit tout par amour, et non par

la terreur ; et aussi que « son image de Mère exalte la famille,

unie par son esprit maternel, qui offre l'amour aux parents et

aux enfants ; et ce même esprit maternel – en référence

spécifiquement à la Vierge de Guadalupe  travaille afin que

tout le peuple mexicain soit dans une fraternité humaine.

Tout cela contrarie fort le démon ». 

Et, poursuivit le prêtre exorciste, « c'est pourquoi, dès le début

de mon ministère d'exorcisme, j'ai invoqué Notre-Dame de

Guadalupe, parfois l'appelant Sainte Marie, Mère de Dieu,

Notre Dame de Guadalupe, Mère de Miséricorde ».
 

Le triomphe de la Mère du Fils de Dieu sur Satan

Le pape Jean-Paul II, à propos de l'Immaculée Conception,

fait référence précisément au triomphe de la Vierge Marie,

Mère du Fils de Dieu, sur Satan : « Le Fils de Marie a remporté

la victoire définitive sur Satan et Il en a fait bénéficier sa mère

de façon anticipée, la préservant du péché. En conséquence,

le Fils lui a accordé le pouvoir de résister au démon, réalisant

ainsi dans le mystère de l'Immaculée Conception l'effet le plus

notable de son œuvre rédemptrice ». « L'appellation "pleine de

grâce" et le Protoévangile, en attirant notre attention sur la

sainteté particulière de Marie et sur sa complète exemption de

l'influence de Satan, nous font comprendre, dans le privilège

unique que le Seigneur a accordé à Marie, le début d'un nouvel

ordre, qui est le fruit de l'amitié avec Dieu et qui comporte, en

conséquence, une hostilité profonde entre le serpent et les hommes. »

Article initialement publié par Gaudium Press
Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne
Sources : Desde la Fe et Aciprensa pour ALETEIA

Lire la suite

Justice et orgueil / Pêché et humilité (Synthèse d'une Homélie de St Jean Chrysostome par St Thomas d'Acquin)

18 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Justice et orgueil / Pêché et humilité

(Synthèse d'une Homélie de St Jean Chrysostome par St Thomas d'Acquin)

course_char.jpeg

 

A propos d'une homélie de Saint Jean Chrysostome sur la nature incompréhensibles de Dieu.

 

Cette parabole nous représente deux chars et deux conducteurs dans une arène, l’un porte la justice unie à l’orgueil, l’autre le péché avec l’humilité ; et vous voyez le char du péché dépasser celui de la justice, non par ses propres forces, mais par la vertu de l’humilité qui lui est unie, tandis que le char de la justice reste en arrière, retardé non par la faiblesse de la justice, mais par la masse pesante de l’orgueil.

En effet, de même que l’humilité par son élévation et son excellence triomphe du poids du péché, et s’élance pour atteindre Dieu ; ainsi l’orgueil par sa masse pesante entrave facilement la marche de la justice.

 

Ainsi quand bien même vous auriez fait un grand nombre d’actions vertueuses, si elles sont pour vous un sujet de vaine présomption, vous avez perdu tout le fruit de votre prière, elle est tout à fait stérile pour vous.

 

Au contraire, votre conscience fût-elle chargée d’une multitude innombrable de fautes, si vous vous estimez le dernier de tous, vous pourrez vous présenter devant Dieu avec une grande confiance.

Notre-Seigneur donne la raison de la sentence qu’il vient de prononcer " Car quiconque s’exalte sera humilié, et quiconque s’humilie sera exalté. "

 Le nom d’humilité s’applique à plusieurs choses toutes différentes.

 

Il y a la vertu d’humilité que nous voyons dans ces paroles :

-" Mon Dieu, vous ne rejetterez pas un coeur contrit et humilié " (Ps 50) ; il y a l’humilité produite par les tribulations :

-" Il a humilié mon âme jusqu’à terre. " (Ps 142.)

 

Il y a l’humilité ou l’humiliation qui est la suite du péché, de l’orgueil, du désir insatiable des richesses, car quelle humiliation plus profonde que celle de ces hommes qui se rendent esclaves, qui s’abaissent et s’avilissent dans la recherche des honneurs et des richesses, et qui les regardent comme le comble de la grandeur ?
 


Compilation, réalisée par saint Thomas d'Aquin, de commentaires des Pères de l'église sur l'évangile (Traduction édition Vivès, 1856, Paris).

Lire la suite

L'homme et son épouse (St Jean Chrysostome)

17 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

couple_mer.jpg 

Par Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église

Homélie 20 sur la lettre aux Éphésiens, 4, 8, 9 : PG 62, 140s (trad. Orval) 

 

 

Que faut-il que tu dises à ta femme ?

 

Dis-lui avec beaucoup de douceur :

 

« ...Je t'ai choisie, je t'aime et te préfère à ma propre vie.

 

L'existence présente n'est rien ; c'est pourquoi mes prières, mes recommandations et toutes mes actions, je les fais pour qu'il nous soit donné de passer cette vie de manière à pouvoir être réunis dans la vie future sans plus aucune crainte de séparation.

 

Le temps que nous vivons est court et fragile. S'il nous est donné de plaire à Dieu durant cette vie, nous serons éternellement avec le Christ et l'un avec l'autre dans un bonheur sans limites.

 

Ton amour me ravit plus que tout et je ne connaîtrais pas de malheur plus insupportable que d'être séparé de toi.

 

Quand je devrais tout perdre et devenir plus pauvre qu'un mendiant, encourir les derniers périls, et endurer n'importe quoi, tout me sera supportable tant que ton affection pour moi demeure.

 

Ce n'est qu'en comptant sur cet amour que je souhaiterai des enfants. »

Il faudra aussi conformer ta conduite à ces paroles... Montre à ta femme que tu apprécies beaucoup de vivre avec elle et que tu aimes mieux, à cause d'elle, être à la maison que sur la place. Préfère-la à tous les amis et même aux enfants qu'elle t'a donnés ; et que ceux-ci soient aimés de toi à cause d'elle...

Vos prières, faites-les en commun.

Que chacun de vous aille à l'église et qu'à la maison le mari demande compte à sa femme, et la femme à son mari, de ce qui a été dit ou lu...

Apprenez la crainte de Dieu ; tout le reste coulera comme de source et votre maison s'emplira de biens innombrables.

Aspirons aux biens incorruptibles, et les autres ne nous feront pas défaut.

 

« Cherchez d'abord le Royaume de Dieu, nous dit l'Évangile, et tout le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6, 33).

 

 

Lire la suite
Publicité

"Fils de l'Homme" (St Hippolyte de Rome

17 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

Par Saint Hippolyte de Rome (?-v. 235), prêtre et martyr . Réfutation de toutes les hérésies, 10, 33-34 ; GCS 26, 289-293 

1459883 592234677515191 662124102 n

De la même pâte que nous


           Nous avons appris que ce Verbe, la Parole de Dieu, a pris chair d'une vierge et qu'il a porté l'homme ancien en rénovant sa nature.

Nous savons que l'humanité du Verbe est faite de la même pâte que nous.

Car s'il n'était pas ainsi, c'est en vain qu'il nous aurait commandé de l'imiter comme notre maître.

Si cet homme est d'une autre nature, comment peut-il me prescrire de faire comme lui, à moi qui suis faible par nature ?

Et alors où est sa bonté, sa justice ? 


           Pour bien faire comprendre qu'il n'est pas différent de nous, il a voulu supporter la fatigue et connaître la faim ; il n'a pas refusé d'avoir soif, il a trouvé son repos dans le sommeil, il n'a pas refusé la souffrance, il s'est soumis à la mort et il a rendu manifeste sa résurrection.

En tout cela il a offert comme prémices sa propre humanité afin que toi, dans ta souffrance, tu ne perdes pas courage mais que, reconnaissant que tu es toi-même homme, tu attendes toi aussi ce que le Père a donné à cet homme-là.

Lire la suite

De l'Amour Pur et de la Croix (Thomas A Kempis)

16 Décembre 2014 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne


Par Thomas A Kempis dans l'Imitation de Jésus Christ, traité spirituel du 15e s. Livre II, ch. 11 (trad. cf Ravinaud, Médiaspaul 1984, p. 87) 
10704152 1480800108871154 1193019570776045142 n

« Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à lui-même »


Beaucoup désirent entrer dans le Royaume céleste de Jésus, mais peu consentent à porter sa croix.

Beaucoup souhaitent ses faveurs, mais peu aiment ses souffrances.

Il trouve beaucoup de compagnons de sa table (Si 6,10), mais peu de son jeûne.

Nombreux sont ceux qui veulent suivre Jésus jusqu'à ce qu'il rompe le pain (Lc 24,35), mais rares ceux qui partagent le calice de la Passion (Mt 20,22). Beaucoup admirent ses miracles ; peu goûtent l'abjection de sa croix.

La plupart des gens aiment Jésus tant qu'ils n'éprouvent aucune adversité ; ils le louent et le bénissent tant qu'ils reçoivent de lui quelque secours ; mais si Jésus se cache et les délaisse un moment, ils tombent dans un profond désarroi. 

Mais ceux qui aiment Jésus pour Jésus, et non pour les dons qu'il leur fait, le bénissent aussi bien dans les peines et l'angoisse de leur cœur que dans leurs plus grandes joies.

Et même s'il voulait ne jamais les réconforter, ils n'en resteraient pas moins toujours en état de louange et de gratitude.

Oh, que l'amour pour Jésus est puissant quand il est pur et sans aucun mélange de recherche de soi ni d'intérêt !

 

 

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 > >>