29 août 2018: Décollation du Saint et glorieux Prophète et Précurseur Jean-Baptiste / Homélie de Saint Jean Chrysostome / Saint Jean-Baptiste est descendu au "shéol" pour y annoncer la prochaine visite du Christ.
29 août :
Décollation du Saint et glorieux Prophète et Précurseur Jean-Baptiste

(Jour de jeûne rigoureux)
Saint Jean, le Précurseur et Baptiste du Seigneur, a reçu du Christ lui-même le témoignage qu'il était le plus grand de tous les hommes nés de la femme et le premier parmi les Prophètes.
Alors qu'il était encore dans le sein de sa mère, il tressaillit de joie à l'approche du Messie que portait en elle la Toute-Sainte Mère de Dieu.
Dès qu'il eut atteint l'âge adulte, lui "dont le monde n'était pas digne" (cf. Héb. 11:38), se retira au désert, couvert d'un vêtement de poil de chameau et ceint d'une ceinture de cuir, signifiant la maîtrise de tous les élans de la chair.
Ayant retrouvé, tel un nouvel Adam, l'état harmonieux de notre nature créée pour être tournée vers Dieu seul, il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage, et vaquait à la contemplation l'esprit non troublé par les soucis de ce monde.
L'an quinze du principat de Tibère César (an 29), Jean, ayant entendu la Parole de Dieu dans le désert, se rendit dans la région du Jourdain, pour prêcher le repentir aux foules qui venaient à lui, attirées par sa vie angélique.
Il les baptisait dans les eaux du Jourdain en signe de purification de leurs péchés, et pour les préparer à recevoir le Sauveur il les engageait à produire de dignes fruits de repentir, plutôt qu'à se vanter d'être fils d'Abraham. Et il disait, en reprenant les paroles du Prophète Isaïe:
« Voix de celui qui crie dans le désert. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits Ses sentiers; tout ravin sera comblé et toute montagne ou colline sera abaissée ( ... ) et toute chair verra le salut de Dieu » (Is. 40:3-5).
Comme le peuple se demandait s'il n'était pas le Sauveur attendu depuis des générations, Jean leur dit: « Pour moi je vous baptise avec de l'eau, mais vient plus grand que moi, Lui vous baptisera dans le feu et dans l'Esprit Saint. »
Sa pureté et son amour de la virginité étaient tels qu'il fut jugé digne, non seulement de voir le Sauveur, dont il avait été institué le Précurseur, mais encore de Le baptiser dans le Jourdain et d'être le témoin de la révélation de la Sainte Trinité.
Saint Jean méditait sans cesse la Parole de Dieu et considérait toute chose de ce monde comme secondaire au regard de l'observation de la Loi divine, dont sa vie était la parfaite réalisation.
C'est pourquoi il ne craignait pas d'adresser de violents reproches à Hérode Antipas2, le tétrarque de Galilée, homme impudique et débauché qui, contrairement à la Loi, avait épousé Hérodiade, la femme de son frère Philippe alors que ce dernier était encore en vie3 et avait eu d'elle une fille, Salomé4.
Se faisant l'interprète de la conscience endurcie du pécheur, le Prophète lui disait au nom de Dieu:
« Il ne t'est pas permis d'avoir pour épouse la femme de ton frère. »
C'est pourquoi Hérodiade nourrissait une rancune tenace contre Jean et voulait le tuer; elle en était cependant empêchée par Hérode qui le protégeait, comme homme juste et saint, mais surtout par crainte du peuple qui l'honorait comme un envoyé de Dieu. Finalement la perfide Hérodiade parvint à ses fins et obtint de faire emprisonner le Prophète dans la forteresse de Machéronte.
Quand vint l'anniversaire de la naissance du roi, à l'approche de la Pâque5, celui-ci convia les notables de son royaume à un grand festin, pendant lequel tous se livrèrent à la goinfrerie et à l'ivresse. Salomé dansa voluptueusement devant les convives de ce banquet de la vaine gloire, et elle plut au regard lubrique de son père qui s'engagea par serment à lui donner en récompense tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume.
Sur le conseil de sa mère, la jeune fille demanda qu'on lui apporte séance tenante la tête de Jean Baptiste sur un plateau.
Le roi se trouva embarrassé, mais à cause de son serment, et pour ne pas perdre la face devant ses convives, il se résolut à faire périr le Juste.
La sentence fut aussitôt exécutée, un soldat alla décapiter Saint Jean dans sa prison et rapporta bientôt dans la salle, sur un plat, son précieux chef encore sanglant, qui adressait un reproche silencieux à la faiblesse criminelle du roi. Salomé présenta ce trophée à sa mère, semblant lui dire:
« Mange, ô ma mère, la chair de celui qui a vécu comme un incorporel, et bois son sang. Cette langue qui ne cessait de nous adresser des reproches se taira désormais à jamais » 6
Les disciples du Saint vinrent prendre son corps et allèrent l'enterrer à Sébaste, puis ils allèrent en informer Jésus. Ce n'est que bien plus tard que les Reliques du Saint Précurseur furent retrouvées par miracle, afin de répandre la grâce sur les fidèles qui les vénèrent7.
Cet acte sanglant semble avoir été permis par Dieu, afin qu'après avoir été le Précurseur du Christ sur la terre, Saint Jean Baptiste le fût aussi dans le royaume des morts et aille annoncer aux justes morts dans l'espérance de la Rédemption, l'arrivée prochaine du Messie qui devait briser par la Croix les portes et les verrous des enfers.
Par sa vie comme par sa mort, le Précurseur reste aussi pour tous les Chrétiens un Prophète et maître de vie spirituelle.
Par sa conduite irrépréhensible, il leur apprend à lutter jusqu'à la mort contre le péché, non seulement pour le respect de la justice et l'observance de la Loi de Dieu, mais aussi pour progresser dans la vertu et la pureté du coeur.
Toute conscience affinée par la méditation de la Loi de Dieu est donc semblable au Précurseur, et elle fraie en l'âme repentante les "voies du Seigneur", afin de lui donner la connaissance du Salut (cf. Luc 1:76)8.

1. Bien que la commémoraison de la mort des Saints soit une occasion de joie, on a coutume aujourd'hui d'observer le jeûne, et l'office de la fête souligne l'iniquité de l'acte d'Hérode. Cf. Mat. 14:1-12; Marc 6:17-29; Luc 3:19-20.
2. Fils d'Hérode le Grand, il fut tétrarque de Galilée et de Pérée de l'an 4 av. J.-C. à 39 ap. J.-C.
3. Ce Philippe n'était pas le tétrarque d'Iturée et de Trachonitide mentionné par l'Evangile (Luc 3:1), mais un autre fils d'Hérode le Grand, demi-frère d'Hérode Antipas.
4. Son nom n'est pas mentionné dans l'Évangile, mais a été transmis par l'historien Flavius Josèphe: Antiquités judaïques, 18, 5, 2-4.
5. La fête de la Décollation du Précurseur a été fixée aujourd'hui en mémoire de la dédicace d'une église érigée pour abriter ses Reliques à Sébaste (Samarie), au temps de Sts Constantin et Hélène.
6. St Jérôme raconte qu'Hérodiade s'acharna sur la tête de sa victime en lui perçant la langue avec son stylet.
7. On commémore trois inventions du chef du Précurseur: la première et la seconde le 24 fév., et la troisième le 25 mai. Quant au reste de ses Reliques, elles furent brûlées sous Julien l'Apostat, mais quelques fragments purent être soustraits au feu et furent remis à St Athanase d'Alexandrie, et de là se répandirent dans le monde chrétien. La partie faciale du chef du Précurseur, dérobée lors du pillage de Constantinople par les Croisés en 1204 dans le Monastère Saint-Georges des Manganes, qui est aujourd'hui conservée dans le trésor de la cathédrale d'Amiens, semble bien être authentique, mais tel n'est pas le cas de nombreuses autres reliques présumées qu'on trouve répandues en Occident. En Grèce, on trouve un certain nombre de ses reliques, notamment sa main droite qui est vénérée au Monastère de Dionysiou au Mont Athos (tandis qu'une autre main est conservée à Topkapi, l'ancien palais des sultans à Constantinople).
8. Cf. S. Grégoire Palamas, Homélie sur la Décollation de S. Jean Baptiste (PG 151, 496 Sv.).
(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)
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Décollation de Saint Jean Baptiste.

Homélie de Saint Jean Chrysostome :
Je vous prie de considérer avec plus d’attention quelle est la demande de cette fille.
«Donnez-moi, » dit-elle, « dans ce plat la tête de « Jean-Baptiste. » Voyez-vous l’effronterie?
Entendez-vous l’organe du diable?
Elle sait bien quel est celui dont elle demande la tête, puisqu’elle l’appelle « Jean-Baptiste, » et elle la demande néanmoins.
Elle veut qu’on lui apporte dans un plat cette tête sacrée et bienheureuse, et elle en parle comme s’il ne s’agissait que d’un mets qu’on servirait sur une table.
Elle ne donne aucune raison de cette demande barbare, parce qu’elle n’en a point. Elle met seulement sa gloire à se faire donner une satisfaction si cruelle et si malheureuse.
Elle ne demande point qu’on fasse venir saint Jean et qu’on le tue devant tout le monde. Elle appréhendait trop sa force et sa liberté.

La moindre de ses paroles l’aurait fait trembler, et la vue du glaive qui allait lui trancher la tête n’eût point empêché ce courageux prophète de parler.
C’est pourquoi elle dit: « Donnez-moi ici dans ce plat la tête de Jean-Baptiste. » Elle veut voir sa tête, mais lorsque sa bouche sera muette.
Elle la veut voir toute sanglante, non seulement pour s’assurer qu’elle ne lui fera plus de reproches, mais encore pour satisfaire sa vengeance en l’insultant.
Dieu voit cela, mes frères, et Il l’accepte. Il ne lance point ses foudres sur cette malheureuse.
Il ne réduit point en cendres ce front insolent et cette langue homicide. Il ne commande point à la terre de s’ouvrir pour abîmer ce prince et tous ses conviés avec lui.
Il retient Sa justice en cette rencontre pour préparer à son serviteur une couronne plus illustre, et pour laisser à tous ceux qui le suivraient une plus grande consolation dans leurs maux.
Écoutons ceci, nous que la pratique de la vertu expose aux mauvais traitements des méchants.

Un homme si admirable, un saint qui avait passé sa vie dans un désert, sous un habit si austère, sous un cilice; un prophète et le plus grand des prophètes, à qui le Fils de Dieu avait rendu ce témoignage qu’entre tous ceux qui étaient nés des femmes, il n’y en avait point de plus grand que lui : ce saint, dis-je, est sacrifié à la rage d’une femme impudique; sa tête est le prix de la danse d’une fille effrontée, et il est abandonné à ces furieuses, parce qu’il a soutenu avec vigueur la loi de Dieu.
Pensons à ce grand exemple, et souffrons généreusement tout ce qui nous pourra arriver. Cette malheureuse femme était altérée du sang de l’innocent, et elle a le plaisir de le répandre.
Elle voulait se venger de l’injure qu’elle croyait que saint Jean lui avait faite, et Dieu permet qu’elle se satisfasse comme elle l’avait désiré, et qu’elle se rassasie de sa vengeance.
Qu’avait-elle à reprocher à ce saint homme?
Il ne lui avait jamais fait la moindre réprimande, et il s’était toujours adressé à Hérode. Mais sa conscience criminelle lui fait sentir l’aiguillon du remords.

C’est le bourreau qui la tourmente et qui la déchire. Ce qu’elle endure au dedans la rend comme furieuse au dehors. Elle remplit sa maison de confusion et d’infamie.
Elle déshonore tout ensemble en elle-même sa fille et son mari mort, et découvre son adultère vivant; elle veut surpasser ses premiers excès par d’autres encore plus horribles.
Il semble qu’elle dise à saint Jean: si vous ne pouvez souffrir de voir Hérode adultère, je le rendrai même homicide; et pour faire cesser vos reproches, je le forcerai à vous ôter la vie.
Je vous appelle ici, vous tous qui donnez aux femmes un si grand pouvoir sur votre esprit. Vous qui faites des serments indiscrets sur des choses douteuses et incertaines, et qui creusez ainsi la fosse où vous devez être précipités, en rendant les autres les maîtres de votre perte.
Car n’est-ce pas ainsi que périt Hérode?
Il crut que dans une fête et dans un jour de joie, cette fille lui demanderait quelque chose qui fût proportionné à elle, au lieu où elle était, et au temps de cette réjouissance publique; bien loin de s’imaginer qu’elle dût demander une tête.

Et cependant il fut trompé malheureusement, et sa surprise ne l’excuse point.
Car si cette fille instruite par sa mère osa lui faire une demande plus digne d’une tigresse que d’une femme, c’était à lui à s’opposer à cette furieuse, et non pas à se rendre le ministre d’une cruauté si odieuse et si inouïe.
Qui n’aurait été frappé d’horreur de voir au milieu d’un festin paraître dans un plat cette tête sacrée toute dégoutante de son sang?
Hérode néanmoins n’en est point touché, et encore moins cette femme barbare.
C’est là l’esprit de ces malheureuses prostituées. Elles perdent la compassion avec l’honneur, et elles sont aussi hardies et aussi inhumaines qu’impudiques. Car si le seul récit d’un événement si barbare nous fait frémir d’horreur, combien en devait faire l’action même?
Quel devait être le sentiment de ces convives voyant au milieu du festin une tête qui venait d’être coupée, et qui nageait dans son propre sang?
Cependant cette femme, plus cruelle que les furies, ne trouve que du plaisir dans ce spectacle. Elle triomphe de joie d’être enfin venue à bout de tous ses désirs; au moins aurait-elle dû se contenter de voir une fois cette tête coupée; mais non, il faut qu’elle se repaisse de cette vue, qu’elle s’enivre en quelque sorte de ce sang d’un prophète, dont elle avait été si altérée.
Voilà ce que produit cette infâme passion. Après avoir fait des impudiques, elle fait encore des meurtriers. C’est pourquoi je ne doute point qu’une femme qui a l’adultère dans le cœur, ne soit prête à ôter la vie à son mari aussi bien que l’honneur, et qu’elle ne soit assez hardie pour commettre, je ne dis pas seulement un ou deux, mais mille homicides.

Et on ne voit que trop d’exemples de ce que je dis. C’est par cet esprit de sang et de meurtre que se conduisit alors cette femme, croyant qu’après qu’elle aurait fait mourir saint Jean, son crime serait enseveli avec lui. Mais il arriva tout le contraire, parce qu’après sa mort même, le prophète parla plus haut que jamais.
Les méchants se conduisent dans leurs desseins comme les malades, qui mourant de soif ne pensent qu’à boire pour se rafraîchir, sans considérer qu’ils se trouveront ensuite beaucoup plus mal.
Si cette femme n’eût point fait mourir saint Jean, pour l’empêcher de lui reprocher son impudicité, on aurait beaucoup moins parlé contre elle. Car lorsque saint Jean fut mis en prison, ses disciples d’abord demeurèrent dans le silence.
Mais lorsqu’ils le virent tué si cruellement, ils furent contraints enfin de dire qu’elle avait été la cause de sa mort. Ils voulaient d’abord épargner la réputation de cette femme adultère, en ne publiant point ce qui aurait pu la déshonorer. Mais ils furent forcés enfin de découvrir toute cette intrigue, de peur qu’on ne crût que leur maître eût été un séditieux comme Theudas et Judas, et qu’il eût été exécuté comme eux, pour avoir fait quelque entreprise contre l’État.
On voit par là, que plus on s’efforce de cacher son péché plus on le publie; et que le moyen de couvrir un crime n’est pas d’y en ajouter un autre, mais de l’expier par une sincère pénitence.
Saint Jean-Baptiste est descendu aux Enfers
pour y annoncer la prochaine visite du Christ.

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« Le ciel fut saisi de stupeur * et les confins de la terre furent frappés d'étonnement * lorsqu'aux hommes Dieu s'est montré revêtu de notre chair; * et ton sein est devenu plus vaste que les cieux: * ô Mère de Dieu, l'assemblée des Anges et des hommes te magnifie. »
Prophète né d'un Prophète, Baptiste du Seigneur, * tu fus la voix criant dans le désert: Repentez-vous; * et tu repris Hérode pour ses débauches impies; * aussi tu courus annoncer * aux hôtes de l'Enfer le royaume de Dieu.
Poussée par sa mère Hérodiade, la fille sans pudeur * exigea que la tête sacrée du Baptiste fût tranchée; * Hérode alors commanda que sur un plat * lui fût apprêté, puis offert en cadeau * ce chef qui ne cessait d'accuser sa folie.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
Précurseur, comme Prophète, Baptiste et Martyr, * comme voix du Verbe, son Ange, son flambeau, * toi le plus grand des prophètes selon le témoignage de Dieu, * supplie le Seigneur de sauver de toute épreuve et malheur * ceux qui fêtent avec amour ta mémoire porteuse de clarté.
Maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen
Ô Vierge, tu es apparue comme la Mère de Dieu, * toi qui enfantas corporellement de merveilleuse façon * le Verbe très-bon que le Père a proféré * de son sein avant les siècles, car il est bon, * et malgré son vêtement de chair nous le savons transcendant.
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CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Mardi 28 Août 2018 et dimanche 2 Septembre, Pèlerinage préparatoire à la Rentrée Scolaire et universitaire./ 28 août 427 : Naissance au ciel de Saint Augustin
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CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
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Sainte Monique est la mère de saint Augustin, elle naquit au ciel en 387. Née en 332 Monique était romaine d’Afrique du Nord, issue d’une famille chrétienne, elle fut mariée à un païen dur et violent mais qu’elle réussit à convertir par sa douceur. Ils eurent 3 enfants, dont Augustin.
Veuve en 371 elle se consacra à ses enfants, surtout à Augustin dont la vie et les idées l’inquiétaient. C’est pourquoi elle partit à Milan pour le rejoindre et c’est là qu’elle put assister à sa conversion et à son baptême par l’éveque saint Ambroise. « La piété de ma mère, dit saint Augustin, son zèle pour le bien et son assiduité à la prière, frappaient si vivement Ambroise qu'il ne pouvait s'empêcher, en me rencontrant, de revenir sans cesse sur ses louanges, et qu'il me félicitait d'avoir une telle mère. » Elle décida son fils à retourner en Afrique mais mourut à Ostie sur le chemin du retour en 387.
Monique et Augustin partagèrent une expérience mystique commune à Ostie, quelques temps avant sa mort. C’est cela que veut évoquer ce tableau deAry Scheffer.
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Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Thessaloniciens2,1-3a.14-17.
si l'on nous attribue une inspiration, une parole ou une lettre prétendant que le jour du Seigneur est arrivé, n'allez pas aussitôt perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer. »
Ne laissez personne vous égarer d’aucune manière. Car il faut que vienne d’abord l’apostasie, et que se révèle l’Homme de l’impiété, le fils de perdition,
C’est à cela que Dieu vous a appelés par notre proclamation de l’Évangile, pour que vous entriez en possession de la gloire de notre Seigneur Jésus Christ.
Ainsi donc, frères, tenez bon, et gardez ferme les traditions que nous vous avons enseignées, soit de vive voix, soit par lettre.
Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même, et Dieu notre Père qui nous a aimés et nous a pour toujours donné réconfort et bonne espérance par sa grâce,
réconfortent vos cœurs et les affermissent en tout ce que vous pouvez faire et dire de bien.
Alleluia, Alleluia , Alleluia Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! » Le monde, inébranlable, tient bon. Il gouverne les peuples avec droiture. Alleluia, Alleluia
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,23-26.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.
« Qu'est-ce que le vêtement de noce, la robe nuptiale ?

L'apôtre Paul nous dit : "Les préceptes n'ont d'autre fin que la charité qui naît d'un coeur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sans feinte" (1Tm 1,5).
La voilà la robe nuptiale.
Il ne s'agit pas de n'importe quel amour, car souvent on voit s'aimer des hommes qui ont une mauvaise conscience.
Ceux qui se livrent ensemble aux brigandages, aux maléfices, ceux que rassemble l'amour des comédiens, des conducteurs de chars et des gladiateurs, s'aiment généralement entre eux, mais non de cette charité qui naît d'un cœur pur, d'une bonne conscience et d'une foi sans feinte : or, c'est cette charité-là qui est la robe nuptiale.
Revêtez-vous donc de la robe nuptiale, vous qui ne l'avez pas encore.
Déjà vous êtes entrés dans la salle du festin, vous allez vous approcher de la table du Seigneur, mais vous n'avez pas encore, en l'honneur de l'époux, la robe nuptiale : vous cherchez encore vos intérêts et non ceux de Jésus-Christ.
Le vêtement nuptial se porte pour honorer l'union nuptiale, c'est-à-dire l'Époux et l'Épouse. Vous connaissez l'Époux, c'est Jésus Christ ; vous connaissez l'Épouse, c'est l'Église (Ep 5,32).
Rendez honneur à celle qui est épousée, rendez honneur aussi à celui qui l'épouse. »
Saint Augustin (354-430), "Passages détachés de Saint Matthieu", Sermon 90 prononcé à Carthage dans la Basilique Restitute : La robe nuptiale ou la charité (6) ; PL 38-39.
"Qual é o vestido de noiva, o vestido de noiva?
O apóstolo Paulo nos diz: "Os preceitos não têm outro fim senão a caridade que nasce de um coração puro, de uma boa consciência e de fé sem pretensão" (1Tm 1,5).
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Aqui está o vestido nupcial.

Não é sobre qualquer amor, porque muitas vezes vemos homens de amor que têm uma má consciência.
Aqueles que se envolvem em ladrões, feitiçaria e o amor de comediantes, condutores de carruagens e gladiadores, geralmente se amam, mas não daquela caridade que brota de um coração puro, uma boa consciência e fé sem pretensão: mas é essa caridade que é o vestido nupcial.
Então coloque o vestido de noiva, você que ainda não tem.
Você já entrou no salão da festa, você vai se aproximar da mesa do Senhor, mas você ainda não tem, em honra ao noivo, o vestido de noiva: você ainda está procurando seus interesses e não os de Jesus Cristo.
A vestimenta nupcial é usada para honrar a união nupcial, isto é, o Noivo e a Noiva. Você conhece o Noivo, é Jesus Cristo; você conhece a Noiva, é a Igreja (Ef 5,32).
Dê honra a quem é casado, honre também quem se casa com ela. "
Santo Agostinho (354-430), "Passagens Seculares de São Mateus", Sermão 90 pronunciado em Cartago na Basílica: O vestido nupcial ou caridade (6); PL 38-39.
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"What is the wedding dress, the bridal dress?

The Apostle Paul tells us: "The precepts have no other end than charity which is born of a pure heart, of a good conscience and of faith without pretense" (1Tm 1,5).
Here is the nuptial dress.
It is not about any love, because we often see love men who have a bad conscience.
Those who engage in brigandage, witchcraft, and the love of comedians, chariot-drivers, and gladiators, generally love each other, but not of that charity which springs from a pure heart, a good conscience and faith without pretense: but it is this charity that is the nuptial dress.
So put on the wedding dress, you who do not have it yet.
Already you have entered the hall of the feast, you are going to approach the table of the Lord, but you have not yet, in honor of the groom, the wedding dress: you are still looking for your interests and not those of Jesus Christ.
The wedding garment is worn to honor the nuptial union, that is to say, the Bridegroom and the Bride. You know the Bridegroom, it's Jesus Christ; you know the Bride, it is the Church (Eph 5,32).
Give honor to the one who is married, give honor also to the one who marries her. "
St. Augustine (354-430), "Secluded Passages of St. Matthew", Sermon 90 pronounced at Carthage in the Basilica Restitute: The nuptial dress or charity (6); PL 38-39.
"ما هو فستان الزفاف ، ثوب الزفاف؟

يخبرنا الرسول بولس: "إن المبادئ ليس لها نهاية أخرى غير الصدقة المولودة من قلب نقي ، من ضمير جيد وعقيدة دون ادعاء" (1Tm 1،5).
هنا هو ثوب الزواج.
لا يتعلق الأمر بأي حب ، لأننا كثيرا ما نرى رجال الحب الذين لديهم ضمير سيء.
أولئك الذين ينخرطون في أعمال السقوط ، والسحر ، وحب الكوميديين ، وسائقي المركبات ، والمروجين ، يحبون بعضهم بعضاً بشكل عام ، ولكن ليس من تلك الخيرية التي تنبع من قلب نقي ، ضمير جيد وإيمان بدون تظاهر: ولكن هذه هي المحبة التي هي ثوب الزواج.
لذلك وضعت على فستان الزفاف ، أنت الذي لم يكن لديك حتى الآن.
إذا دخلت قاعة العيد ، فستقترب من مائدة الرب ، لكنك لم تقدِّم ، بعد تكريم العريس ، فستان الزفاف: أنت لا تزال تبحث عن اهتماماتك وليس عن مصالحك. يسوع المسيح.
يرتدي ثوب الزفاف لتكريم الزواج الزواج ، وهذا هو القول ، العريس والعروس. أنت تعرف العريس ، يسوع المسيح. أنت تعرف العروس ، إنها الكنيسة (أف 5،32).
أعط الشرف للشخص الذي تزوج ، أعط الشرف أيضا لمن تزوجها. "
القديس أوغسطين (354-430) ، "الممرات المنعزلة للقديس ماثيو" ، موعظة 90 في قرطاج في بازيليكا ريسيدي: لباس الزواج أو الصدقة (6) ؛ PL 38-39.
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28 août 427 :
Naissance au ciel de Saint Augustin

Si l'on peut, avec raison, vénérer St. Augustin comme Saint Orthodoxe, c'est moins en sa qualité de théologien qu'en tant que pasteur, et pour son indéniable sainteté personnelle
Saint Augustin vit le jour en 354, à Thagaste, petite ville de Numidie, aux confins de l'Algérie et de la Tunisie actuelles.
Son père, Patricius, petit propriétaire terrien qui comptait parmi les notables de la cité, resta païen jusqu'à ses derniers jours, mais sa mère, Sainte Monique (cf. 4 mai), était une fervente Chrétienne qui le fit inscrire, encore enfant, parmi les Catéchumènes et qui l'emmenait régulièrement à l'Eglise pour l'instruire des Mystères de la Foi.
Le Baptême ayant cependant été différé, comme c'était alors l'usage, l'enfant se montrait turbulent et rebelle aux remontrances de sa mère, et il s'éloigna de la foi.
Doté d'une brillante intelligence, il acquit rapidement une grande aisance dans la langue latine, mais restait récalcitrant à l'étude du grec, ce qui restera une lacune dans sa pensée théologique.
A dix-sept ans, il fut envoyé à Carthage, la métropole de l'Afrique, pour y suivre les cours de rhétorique.
Les tentations de la cité et les mauvaises fréquentations le firent alors tomber dans une vie de débauche et il se lia avec une femme chrétienne qui lui donna un fils, Adéodat (372).
Grâce à la lecture de Cicéron, il se détourna des vaines études de droit et de rhétorique pour rechercher la Vérité et la sagesse; mais, déçu par l'apparente sécheresse de la Bible, il montra plutôt de la sympathie pour la doctrine des manichéens, qui lui paraissait concilier le Christ avec son désir d'acquérir la sagesse par le moyen du seul raisonnement.
Il devait rester neuf années prisonnier dans les filets de cette hérésie, pourtant si grossière.
Après un bref séjour à Thagaste, comme professeur de grammaire, il repartit pour Carthage, afin d'y ouvrir une école de rhétorique.
La mauvaise conduite de ses étudiants le dégoûta cependant bien vite de cette profession, et ayant perdu ses illusions sur le manichéisme à la suite d'une discussion avec un de leurs évêques, Faustus, l'esprit inquiet et avide de la vraie connaissance, il s'embarqua pour Rome, où il ouvrit une autre école, laquelle n'eut guère plus de succès.
Guéri d'une grave maladie, et ayant obtenu un poste de rhéteur rémunéré à Milan, il alla s'y installer en nourrissant encore le rêve d'une brillante carrière dans l'administration (384).
Il y fut présenté à l’Évêque, Saint Ambroise (cf. 7 déc.), qui le conquit par sa douceur et son aménité, et surtout, par sa brillante éloquence et les interprétations spirituelles de l'Ecriture Sainte, qui ouvrirent son cœur à la profondeur de la parole de Dieu.
Monique, qui l'avait rejoint, le convainquit d'abandonner sa concubine et tenta vainement de lui faire contracter un mariage avantageux.
La philosophie ainsi que les plaisirs mondains avaient procuré à Augustin un tel désappointement, qu'avec douleur et angoisse, il cherchait quelle pouvait être la source du vrai bonheur.
La lecture des philosophes néoplatoniciens lui fit abandonner définitivement le manichéisme et lui permit d'entreprendre la recherche intérieure d'une vie spirituelle.
A la différence toutefois de ces philosophes, cette intériorisation n'était pas pour lui vaine recherche spéculative, mais elle prenait la forme d'une quête ardente du Dieu incarné, qu'il admettait intellectuellement, mais que son cœur ne sentait pas encore.
C'est alors qu'il entendit parler de la Vie de Saint Antoine le Grand, écrite par Saint Athanase pendant son exil en Occident, et qui était l'occasion de conversions retentissantes parmi des gens de la noblesse.
Peu après, alors qu'il se trouvait dans le jardin de son ami Alypius, pleurant à l'écart sur sa vie, il entendit une voix enfantine chanter : « Prends et lis ! »
Il ouvrit un volume des Epîtres de Saint Paul qui se trouvait là et s'arrêta sur ce passage :
« Revêtez le Seigneur Jésus-Christ et ne vous faites pas pourvoyeurs de la chair dans ses convoitises » (Rom. 13:13).
Les ténèbres du doute s'évanouirent aussitôt et une douce lumière baigna son cœur de joie.
A cet instant il était devenu un autre homme, qui ne vivra plus désormais que pour Jésus-Christ et Son Eglise.
Lorsqu'il fit part à sa mère de cette révélation, celle-ci exulta de joie. Après avoir abandonné pour toujours sa profession de "marchand de paroles", il passa quelques mois de retraite, dans une propriété de campagne, avec sa mère, des parents et quelques amis, pour se remettre d'une maladie qu'avait aggravée l'émotion de sa conversion.
Dans cette ébauche de monastère, où il souhaitait mener une vie semblable à celle de la communauté apostolique de Jérusalem, Augustin associait la prière, la méditation de l'Ecriture et les discussions philosophiques.
De retour à Milan, il mena une vie austère et retirée avant d'être baptisé par Saint Ambroise, le 24 avril 387, en compagnie d'Alypius et de son fils Adéodat.
Il se rendit ensuite à Ostie, avec Sainte Monique, dans le but de rentrer en Afrique pour y mener la vie monastique.
Un soir, alors qu'ils s'entretenaient appuyés contre une fenêtre, soudain emportés par l'élan de leur pieuse conversation et, aspirant de tout leur cœur aux eaux de la Source céleste, ils se trouvèrent enlevés dans une sorte d'extase, au-dessus des créatures visibles et invisibles, pour entrer en communion avec l'éternelle Sagesse, instant de contemplation qui leur sembla être une invitation à goûter dès ici-bas à la vie éternelle, conformément à la parole évangélique :
« Entrez dans la joie de votre Seigneur »(2). Sainte Monique mourut peu après, et Augustin, reportant son projet, resta encore quelque temps en Italie pour y rédiger des ouvrages polémiques contre les manichéens.
En septembre 388, il regagna Thagaste, avec Alypius et Adéodat, qui fut bientôt emporté par la mort.
Augustin vendit tous ses biens pour en distribuer le produit aux pauvres, et se consacra, pendant trois années, à l'organisation d'un monastère en compagnie de ses amis et disciples.
Au jeûne et à la prière, il joignait la méditation de la Loi de Dieu, jour et nuit; et ce que le Seigneur lui faisait comprendre, il le communiquait, par des conversations, à ceux qui étaient présents et aux absents par des lettres.
Comme il s'était rendu un jour dans la petite ville d'Hippone, à la requête d'un fonctionnaire impérial qui désirait l'entendre pour décider de sa conversion, Augustin parut avec le vieil Évêque Valerius en présence du peuple.
Alors que le prélat faisait part de son désir de pourvoir à l'ordination d'un Prêtre pour le seconder dans la prédication en latin, car il était de langue grecque, les fidèles s'emparèrent soudain d'Augustin, en le saluant par un tonnerre d'ovations, et c'est avec bien des larmes devant le danger que représente le ministère pastoral, qu'il accepta de "quitter Dieu pour Dieu", c'est-à-dire de renoncer à la douce retraite du monastère pour servir le Corps du Christ.
Il obtint cependant un délai de quelques mois pour se préparer à son ministère par la méditation de l'Ecriture et, après son ordination, l’Évêque lui concéda un terrain situé près de l'Eglise, pour y fonder un nouveau monastère, le "Monastère du Jardin", d'où furent issus une dizaine d’Évêques.
Vers la fin de l'an 395, il reçut la consécration épiscopale et succéda peu après à Valerius sur le siège d'Hippone.
Placé sur la chaire de ce petit Évêché, mais éclairant toute l'Eglise d'Afrique, et jusqu'aux extrémités du monde latin, par son enseignement, Saint Augustin fut pendant trente-cinq ans le modèle du bon Pasteur, donnant sa vie pour ses brebis et s'estimant le serviteur des serviteurs de Dieu.
Inlassablement, il prêchait presque chaque jour (environ huit cents de ses sermons sont conservés), abordant tous les sujets avec une vivacité et un art incomparables, et cherchant à communiquer à ses auditeurs son amour de Dieu et des biens célestes. Pendant la journée, il tranchait les différents, veillait à l'administration de l'Eglise, prenait soin des pauvres - sans hésiter à faire fondre des vases sacrés lorsque l'or venait à manquer -, et pendant la nuit, il redevenait moine, tout entier consacré à l'amour de l’Époux.
Il vivait dans son Évêché en communauté avec ses Clercs, pour lesquels il rédigea une Règle monastique (3) , adaptée à leur condition mais exigeant l'observation stricte de la pauvreté et des commandements évangéliques.
Son amour brûlant de l'unité de l'Eglise ne le laissait indifférent à aucune des affaires qui agitaient la Chrétienté.
Il participait aux conciles et sillonnait l'Afrique romaine, alors cruellement divisée, mettant tout son art et son habileté au service de la Vérité.
Il écrivit une centaine d'ouvrages, dont la plupart sont consacrés à la lutte contre les schismatiques, les hérétiques et les païens.
Ayant d'abord brillamment réfuté les manichéens, il dirigea ensuite son combat contre les schismatiques novatiens, qui prétendaient subordonner la validité des sacrements à la vertu du ministre, et qui depuis bientôt un siècle avaient semé une funeste zizanie dans l'Eglise d'Afrique en y installant une hiérarchie parallèle.
Comme tous les efforts et les arguments du Saint Évêque pour les ramener dans le sein de l'Eglise, se heurtaient à leur haine obstinée, c'est à contre cœur qu'il se résolut à faire appel au pouvoir séculier, mais sans jamais justifier les actes de violence.
Comme nombreux étaient ceux qui attribuaient aux Chrétiens la responsabilité de la chute de Rome (410), Augustin rédigea un grand ouvrage, la Cité de Dieu, vaste réflexion sur l'histoire humaine, dans lequel il montre que l'Eglise, passant au travers de ses vicissitudes, est en marche vers le Royaume éternel.
Ce fut ensuite contre l'hérésie pélagienne qu'il eut à combattre, hérésie qui diminuait le rôle de la grâce divine et considérait que l'homme, par ses propres forces, peut parvenir à ne plus pécher; elle reniait en outre la transmission du péché originel et proclamait inutile le Baptême des enfants.
Augustin s'efforça de renverser cette doctrine pour défendre la foi de l'Eglise; mais, entraîné par les nécessités de la controverse et par son esprit avide d'éclaircissements rationnels, il établit, entre la nature et la Grâce, une opposition trop stricte qui aura de funestes conséquences, par la suite, en Occident (4).
Il réussit à faire condamner les pélagiens par les Conciles de Carthage (411) et de Rome (417), mais l'hérésie persista.
Lorsque les Vandales, venus d'Espagne, commencèrent à envahir l'Afrique chrétienne, ravageant tout sur leur passage, le Saint Évêque se dépensa sans compter pour sauver ce qui pouvait encore l'être.
Après quarante ans d'épiscopat et de labeurs apostoliques, il voyait avec douleur l'idolâtrie renaître au sein des ruines ensanglantées et l'hérésie arienne imposée par les conquérants.
Hippone se trouvait assiégée depuis trois mois, quand il fut pris de fièvre violente.
Il avait fait placarder sur les murs de sa chambre les psaumes de pénitence, et c'est avec la ferveur d'un converti de fraîche date qu'il remit son âme valeureuse au Seigneur, le 28 août 427.
Si la doctrine de Saint Augustin donna lieu à des déviations dans l'Occident médiéval, on ne peut toutefois lui reprocher d'avoir été un hérétique, car il soumit toujours humblement ses réflexions au jugement de l'Eglise et, terminant son De Trinitate, il écrivait :
« Seigneur, Dieu Un, Dieu Trinité, tout ce que j'ai écrit dans ces livres vient de Toi, et s'il y a quoique ce soit qui vienne de moi, puissé-je être pardonné par Toi et par ceux qui sont Tiens ».
1). Il est fêté le 28 août dans l'Eglise latine. Poussé, tant par sa formation intellectuelle que par les circonstances de sa conversion, à envisager les rapports de l'homme avec Dieu d'un point de vue plutôt "psychologique", différent de celui adopté par la tradition patristique antérieure, St. Augustin a donné à toute sa théologie un aspect personnel, qui affecta sa doctrine sur la Sainte Trinité, sur le péché originel, sur les rapports de la nature et de la grâce etc.
Tant que ces thèses furent considérées comme des opinions théologiques personnelles (theologoumena), elles ne remirent pas en cause la place de St. Augustin dans le chœur des Saints orthodoxes.
C'est seulement quand elles furent adoptées comme doctrine officielle et exclusive de l'Eglise romaine (notamment le Filioque) qu'elles devinrent le principal objet de dissension entre les deux Eglises.
Si l'on peut, avec raison, vénérer St. Augustin comme Saint Orthodoxe, c'est donc moins en sa qualité de théologien qu'en tant que pasteur, et pour son indéniable sainteté personnelle. St. Photios écrivait à son propos :
« Sachant que quelques-uns de nos Pères et docteurs ont dévié de la foi au sujet de quelques dogmes, nous ne recevons pas comme doctrine ce en quoi ils ont dévié, mais nous n'en continuons pas moins d'embrasser les hommes » Ep. 24, 20 (PG 102, 813).
Certains lui donnent pour cette raison le titre de "bienheureux" ou de "hieros", mais, de telles distinctions n'existant pas dans la tradition hagiographique orthodoxe, il suffira ici de faire cette distinction entre sa vie et la postérité malheureuse de sa doctrine.
2). St. Augustin fait tout le récit de sa conversion dans ses Confessions, un des chefs-d'oeuvre de la littérature universelle.
3). Qui est à l'origine de l'institution occidentale des chanoines.
4). Cette controverse n'eut guère d'échos en Orient, car les Pères grecs, qui ignoraient en grande partie Augustin, concevaient ce rapport entre la nature et la Grâce comme une "coopération" (synergie). Le désir d'Augustin de trop sonder le mystère de la prescience divine le conduisit à une conception exagérée de la prédestination - qui gardait chez lui un sens orthodoxe, tant qu'elle restait comprise comme la conséquence des actes libres, prévus de toute éternité par le Créateur, mais non déterminés par Lui. Sa doctrine fut cependant la source des différentes hérésies occidentales sur la prédestination, comme le calvinisme.
(Le Synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe par le hiéromoine Macaire de Simonos Pétra)

« Purifie d'abord l'intérieur »
« Mes enfants, nous devons aimer non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. En agissant ainsi, nous reconnaîtrons que nous appartenons à la vérité et devant lui nous aurons le cœur en paix. » (1Jn 3,18-19) Qu'est-ce à dire « devant lui » ? Là où voit Dieu. Voilà pourquoi le Seigneur lui-même dit dans l'Évangile : « Gardez-vous de faire vos bonnes œuvres devant les hommes, pour être vus d'eux ; autrement vous n'aurez pas de récompense auprès de votre Père qui est aux cieux » (Mt 6,1)... Te voilà devant Dieu, interroge ton cœur ; vois ce que tu as fait, et ce que tu as désiré en le faisant : ton salut ou une vaine gloire humaine ? Regarde au-dedans, car l'homme ne peut pas juger celui qu'il ne peut pas voir. Si nous apaisons notre cœur, apaisons-le devant Dieu. « Car si notre cœur nous condamne », c'est-à-dire s'il nous accuse intérieurement, parce que nous n'avons pas agi avec l'intention que nous devions avoir, « Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout » (v. 20). Tu caches aux hommes le fond de ton cœur ; cache-le à Dieu, si tu peux ! Comment le lui cacherais-tu, lui à qui un pécheur plein de crainte ou de repentir disait : « Où aller loin de ton esprit ? Où fuir loin de ta face ? »... Où Dieu n'est-il pas en effet ? « Si je monte aux cieux, tu y es ; si je descends aux enfers, tu es là » (Ps 138,7-8). Où aller ? Où fuir ? Veux-tu un conseil ? Si tu veux le fuir, fuis vers lui. Fuis vers lui en te confessant à lui, non en te cachant de lui : en effet, tu ne peux pas te cacher de lui, mais tu peux lui confesser tes fautes. Dis-lui : « Tu es mon refuge » (Ps 31,7) ; et nourris en toi l'amour, qui seul conduit à la vie.

DEMANDE DE PRIÈRES POUR LA SAINTETÉ DES MEMBRES DE LA MÉTROPOLIE (Métropolite, prêtre et fidèles)
Chers fils et filles, chers amis de notre Métropolie, Aloho m'barekh.
"Ô Dieu bon, donnez-moi Votre grâce."

Notre Métropolie (Eglise fille de l'Eglise Malnkare Orthodoxe parce qu'héritière de la juridiction crée par cette Eglise-mère pour l'Europe et ses missions) a en ce moment de grandes décisions à prendre qui auront des conséquences importantes sur son avenir.
Une consultation a été lancée par le "Conseil de l'Eglise" auprès de nos prêtres en France, en Afrique et au Pakistan, mais aussi auprès de "Conseillers fraternels" avant de prendre une grave décision.
Il se trouve que plusieurs désordres en France et en Afrique n'ont pas été résolus.
L'inconduite de certains prêtre dans plusieurs domaines, leur manque de sens du "bien commun" en sont à l'origine et les accroissent...De tels faits fragilisent davantage une Métropolie.
Partant du fait que la santé de l'ensemble du corps dépend du bon fonctionnement de chaque membre, de chaque organne, j'en appelle aux fidèles du Peuple de Dieu qui nous honorent de leur confiance, mais aussi aux autres, afin qu'ils veuillent bien prier pour notre conversion:
-Pour la sanctification du Métropolite et de ses collaborateurs dans le Sacerdoce, les prêtres en même temps que pour eux-même.
Tous en effet doivent être un seul coeur, une seule âme tendus vers Dieu.

Pour ce faire, à dire avant la réunion que nous aurons le Dimanche 2 Septembre, je vous propose cette belle prière de Saint Isaac le Syrien:
-"Ô Dieu bon, donnez-moi Votre grâce.
Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps
Vous a engendré dans son sein,
renouvelle en moi les formes de Votre image.
Je Vous ai abandonné.
Ne m'abandonnez pas.
Je suis sorti de Vous.
Sortez à ma recherche.
Conduisez-moi dans Votre pâturage,
comptez-moi avec les brebis de Votre troupeau élu.
Avec elles, nourrissez-moi
de l'herbe verte de Vos mystères divins
dont le cœur pur est la demeure,
cœur qui porte en lui la splendeur de Vos révélations
la consolation et la douceur de ceux
qui se sont donnés de la peine pour Vous
dans les tourments et les outrages.
(Saint Isaac le Syrien
"Discours ascétiques" Oeuvres spirituelles DDB)"
Votre fidèlement et fraternellement dans le Christ, notre Seigneur.
+Mor Philipose, Brévilly ce 27.VIII.18
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Queridos filhos e filhas, queridos amigos do nosso Metropolita, Aloho m'barekh.
"Ó bom Deus, me dê sua graça."
A nossa Igreja Metropolitana (filha da Igreja Ortodoxa de Malnkara, devido à herança da jurisdição criada por esta Igreja Mãe para a Europa e suas missões) tem neste momento importantes decisões a tomar que terão importantes consequências para o seu futuro.
Uma consulta foi lançada pelo "Conselho da Igreja" com nossos padres na França, África e Paquistão, mas também com "Conselheiros Fraternos" antes de tomar uma decisão séria.
Acontece que muitos distúrbios na França e na África não foram resolvidos.
A má conduta de certos padres em vários campos, sua falta de senso do "bem comum" estão na origem e os aumentam ... Tais fatos enfraquecem ainda mais um Metropolita.
Dado que a saúde de todo o corpo depende do funcionamento adequado de cada membro, de cada órgão, apelo aos fiéis do povo de Deus que nos honram com a sua confiança, mas também aos outros, para que eles por favor, orem pela nossa conversão:
-Para a santificação do Metropolita e seus colaboradores no sacerdócio, os sacerdotes ao mesmo tempo e por si mesmos.
Todos devem, de fato, ser um só coração, uma alma forçada para Deus.
Para fazer isso, para dizer antes da reunião que teremos no domingo, 2 de setembro, proponho a vocês esta linda oração de São Isaac, o Sírio:
- "Ó bom Deus, dá-me a tua graça.
Que o Pai, que na eternidade fora do tempo
Trouxe-te para o seu ventre
Renove em mim as formas da tua imagem.
Eu te abandonei.
Não me desista.
Eu te deixei.
Vá para minha busca.
Conduza-me no seu pasto
conta-me com as ovelhas do teu rebanho escolhido.
Com eles, me alimente
da grama verde dos seus mistérios divinos
cujo coração puro habita,
coração que carrega nele o esplendor de suas revelações
o consolo e doçura daqueles
que te incomodou
em tormentos e ultrajes.
(Santo Isaac, o Sírio
"Discursos Ascéticos" Obras Espirituais DDB) "
Tua fiel e fraternalmente em Cristo, nosso Senhor.
+ Mor Philipose, Brévilly este 27.VIII.18
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Dear sons and daughters, dear friends of our Metropolitan, Aloho m'barekh.
"O good God, give me your grace."
Our Metropolitan Church (daughter of the Orthodox Malnkara Church because of the inheritance of the jurisdiction created by this Mother Church for Europe and its missions) has at this moment important decisions to make which will have important consequences for its future.
A consultation was launched by the "Council of the Church" with our priests in France, Africa and Pakistan, but also with "Fraternal Advisers" before making a serious decision.
It turns out that many disorders in France and Africa have not been resolved.
The misconduct of certain priests in several fields, their lack of sense of the "common good" are at the origin and increase them ... Such facts further weaken a Metropolitan.
Given that the health of the whole body depends on the proper functioning of each member, each organne, I appeal to the faithful of the People of God who honor us with their confidence, but also to others, so that they please pray for our conversion:
-For the sanctification of the Metropolitan and his collaborators in the Priesthood, the priests at the same time as for themselves.
All must indeed be one heart, one soul strained towards God.
To do this, to say before the meeting that we will have on Sunday 2nd September, I propose to you this beautiful prayer of Saint Isaac the Syrian:
- "O good God, give me Your grace.
May the Father, who in eternity out of time
Brought you into his womb,
renew in me the forms of Your image.
I abandoned you.
Do not give me up.
I left you.
Go out to my search.
Drive me in Your pasture,
count me with the sheep of Your chosen flock.
With them, feed me
of the green grass of Your divine mysteries
whose pure heart is dwelling,
heart that carries in it the splendor of your revelations
the consolation and sweetness of those
who have bothered you
in torments and outrages.
(Saint Isaac the Syrian
"Ascetic Discourses" Spiritual Works DDB) "
Your faithfully and fraternally in Christ, our Lord.
+ Mor Philipose, Brévilly this 27.VIII.18

Au-delà du péché, le péché dissimilé…/ POUR SE "BLINDER" CONTRE LES TENTATIONS /
Au-delà du péché, le péché dissimilé…

Il met le pied dans le filet, et marche dans ses mailles (Job 18, 8).
Par Saint Grégoire Dialogos (le Grand) :
Comme celui qui met le pied dans un filet et ne s'en tire pas comme il veut, celui qui tombe dans le péché n'en sort pas immédiatement par le simple fait de le vouloir.
Toute empêtrée dans les mailles du filet, sa marche est bloquée, et pour pouvoir reprendre sa marche, il est bien forcé de rester sur place, au moins pendant tout le temps où il s'efforce de se dépêtrer.
II arrive souvent, en effet, que celui qui cède au charme de ce monde, y trouve les honneurs et la gloire; il obtient donc la concrétisation de ce à quoi il aspire, et du même coup il se félicite d'être parvenu à ce qu'il souhaitait.
Mais parce que les biens de ce monde ne sont pas possédés dans l'amour et que fréquemment le fait de les posséder en ravale le prix, l'homme découvre, en les obtenant, que ce qu'il convoitait n'avait pas grande valeur.
Alors, ramené à lui-même, il se demande comment, sans commettre de péché, abandonner ce qu'il sait désormais avoir acquis au prix d'un péché, Seulement le sentiment de sa dignité, où il s'est empêtré, le retient, et il ne se trouve pas en état de fuir, sans faute de sa part, une place que sa faute lui a procurée: il a mis les pieds dans le filet et marche dans ses mailles, et ce n'est vraiment qu'à l'instant où il se décide à en sortir, qu'il réalise la véritable résistance des liens qui l'entravent.

Oui, il faut avoir envie de se libérer, envie, dirait le texte, de lever le pied, pour prendre conscience vraiment de ce qui nous ligote.
Quand le texte poursuit:
Le filet enserre la plante de son pied, il s'agit encore de la même chose, mais avec une précision supplémentaire: à savoir qu'on est ligoté par le péché jusqu'à la fin.
Ce que réaffirme la suite du verset:
La soif le brûle de son feu.
L'Ennemi du genre humain, après avoir ligoté la vie de chacun par le péché, aspire, anxieux, à le voir mourir.
Et c'est exact: quand notre vieil Ennemi tient une vie prisonnière du péché, il a soif de se désaltérer de la mort du pécheur.
Pourtant, ce verset peut s'accommoder d'une autre interprétation : l'âme pécheresse, voyant qu'elle en est venue au péché, cherche à s'extraire de ses mailles, mais au niveau de la pure intention et sans profondeur.
Sous l'emprise du respect humain ou sous le coup de remontrances venues des hommes, elle préfère une mort éternelle que d'avoir à supporter momentanément un peu de contrariété.
Dès lors, cet homme s'abandonne entièrement à ses vices, conscient malgré tout de n'y avoir cédé volontairement qu'une seule fois.
C'est ainsi que le filet l'enserre jusqu'à la plante des pieds, celui dont la vie est jusqu'à son terme prisonnière de sa faute.
Car dans la mesure où le pécheur a conscience d'être rivé à son mal, il désespère d'en sortir un jour; cette désespérance l'entraîne à s'adonner plus résolument encore aux attraits pernicieux de ce monde ; et finalement l'ardeur de ses convoitises gagne toute son âme ; enlacé par ses péchés antérieurs il cède progressivement à des fautes toujours
plus graves.
Voilà le sens du verset : La soif le brûle de son feu: elle l'attaque dans son esprit, car du fait qu'il a pris l'habitude de pratiquer le mal, elle le pousse à en gober goulûment toutes les perversités.
Pour le grand pécheur, avoir soif c'est désirer tous les biens de ce monde ...
Le piège est caché sous terre, le piège dissimulé mine son chemin (Job 18, 10)
Le piège dissimulé sous la terre c'est le péché dissimulé sous les agréments de ce monde.
En posant ses pièges, l'Adversaire propose à l'homme ce qui l'attire parmi les valeurs humaines, et y dissimule le piège du péché: de la sorte, il happe son âme, en lui laissant bien voir ce qui vaut la peine d'être désiré, mais jamais dans quel traquenard il met le pied.
Le mot même de traquenard éveille l'idée de capturer en dupant. Et le démon pose un piège de ce genre sur le chemin quand, au milieu des activités de ce monde, si attirantes pour l'âme, il place le piège du péché.
Ce piège, bien sûr, ne la duperait pas facilement s'il était posé à découvert; mais il est posé de manière à laisser voir à celui qui passera par-là, le seul appât et jamais le piège lui-même.
Le profit qu'on espère retirer et la prospérité en ce monde sont à la faute et au péché, ce qu'est l'appât au piège, et on peut dire qu'un piège invisible happe l'âme de celui qui cède à un désir mauvais dont certains aspects sont pour lui attirants.
L'appât accroché à la faute ce sera souvent les richesses, les honneurs, la santé ou la vie de ce monde: une âme faible les voit sans apercevoir le piège; elle cherche à les posséder, et s'enferre finalement dans le péché qu'elle n'y a pas décelé.
Il existe certaines manières de vivre qui sont très proches de vices incontestables: par exemple des mœurs rudes s'accompagnent ordinairement de cruauté ou d'orgueil, tandis que des mœurs plus séduisantes, et même un peu plus séduisantes qu'il ne convient, s'accompagnent bien souvent de luxure et d'habitudes dissolues.
Ces façons de vivre qui avoisinent le vice, l'Adversaire du genre humain les épie chez tous les hommes, et, connaissant ainsi ce qui épouse plus naturellement les penchants de leur âme, il le leur propose: dans le cas de mœurs douces et riantes, ce sera souvent la luxure, parfois la gloriole ; pour les âmes rudes, ce sera la colère, l'orgueil ou la cruauté.
Bref, il pose son piège là où il repère que l'âme va passer, et il glisse le danger à l'endroit précis où il trouve le chemin familier à chaque tempérament.
in COMMENTAIRE MORAL DU LIVRE DE JOB (MORALIA)
Traduction de René Wasselynck (Ed. du Soleil Levant)

Source et commentaire: "Religion Orthodoxe":
"Evidemment comme on a pu le lire, non seulement les écrits de Pères comme Grégoire sont toujours d'actualité mais la connaissance de l'âme humaine de ces Saints Pères n'a rien à voir avec des préceptes moraux élaborés avec des concepts construits de toutes pièces et détachés de toute expérience, et pour finir enseignés magistralement en dehors de tout investissement personnel. C'est du fond de leur ascèse que les Saints Pères puisent leur savoir et l'enseignent ensuite, et leur enseignement nous est toujours aussi nécessaire car l'âme humaine ne progresse guère contrairement à ce que croit l'illusion contemporaine."
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POUR SE "BLINDER" CONTRE LES
TENTATIONS

Saint Syméon le Nouveau Théologien
TO BLINDER AGAINST TEMPTATIONS
The only way to protect yourself from the evil,
it is the permanent memory of God.
This memory must be printed in your heart
by the power of the cross,
thus making the spirit firm
and closed in the face of all temptation.
Saint Symeon the New Theologian
PARA PISCINAR CONTRA AS TENTAÇÕES
A única maneira de se proteger do mal,
é a memória permanente de Deus.
Esta memória deve ser impressa em seu coração
pelo poder da cruz,
tornando assim o espírito firme
e fechou em face de toda a tentação.
São Simeão, o novo teólogo

FOI ET RAISON ?.../ ENSEIGNER / LA PAUVRETÉ INTÉRIEURE

La foi chez beaucoup de chrétiens en Occident a cessé d’être un état pour devenir une idée qu’on a sur Dieu.
Quand on fait un travail théologique d’ordre intellectuel, il faut le faire dans un esprit de prière, car c’est la seule garantie de ne pas tomber dans des erreurs.
Si quelqu’un veut nous contredire au sujet de la foi, nous adresse des objections dans un esprit de malignité, il faut faire intérieurement une prière au Saint-Esprit afin qu’il nous éclaire et nous indique ce qu’il faut répondre.
Il ne faut pas se laisser accabler par les pensées des choses matérielles, et ne pas se crisper sur elles, mais garder au contraire vis-à-vis d’elles un certain détachement.
En ayant ce détachement nous pourrons d’ailleurs mener plus facilement à bien toutes nos entreprises.
Face aux problèmes matériels, il faut adopter deux attitudes : le détachement et la prière.
Le détachement doit s’exercer vis-à-vis du présent, mais aussi de l’avenir et du passé.
Il faut donc vivre dans le présent, car c’est le seul temps qui soit vraiment réel, le seul temps qui compte vraiment pour nous.

Ce qui doit nous préoccuper, c’est comment nous sommes dans le présent, c’est l’état dans lequel nous sommes susceptibles, actuellement, de comparaître devant le Christ.
Une règle de vie : plus prier et moins réfléchir. Dans l’autre vie, les spéculations ne nous serviront à rien.
Il est dit : « Tu aimeras Dieu de toute ton intelligence », et non pas : « Tu connaîtras et tu comprendras Dieu de toute ton intelligence. »
Ce qui est important, c’est la charité. Saint Paul dit : si je n’ai pas la charité, je ne suis rien, même si je fais des miracles… Les démons, eux, connaissent et peuvent comprendre tout aussi bien que nous, mais ils n’aiment pas.
Si nous avons l’humilité et l’amour, la connaissance nous sera donnée.
La foi est un état spirituel qui engage tout notre être d’une manière concrète et vitale.
(Source: Texte paroles du Starets choisies et arrangées par thèmes, extraites de l’ouvrage « LE STARETS SERGE » de Jean-Claude Larchet, Collection Épiphanie, Les Éditions du Cerf, Paris 2004.)

ENSEIGNER

De saint Ignace d'Antioche*, dans sa Lettre aux Éphésiens:
" Mieux vaut se taire et être, que de parler sans être.
Il est bon d'enseigner, si celui qui enseigne agit.
Nous n'avons qu'un seul maître, celui qui "a dit et tout a été fait" (Ps 32,9) ; même les œuvres qu'il a faites dans le silence sont dignes de son Père.
Celui qui comprend véritablement la parole de Jésus peut entendre même son silence ; c'est alors qu'il sera parfait : il agira par sa parole et se fera connaître par son silence.
Rien n'est caché au Seigneur ; même nos secrets lui sont familiers.
Faisons donc tout dans la pensée qu'il demeure en nous ; nous serons ainsi ses temples et lui-même sera en nous notre Dieu. "
*Ignace et Evode succédèrent à Pierre sur le Trône Apostolique d'Antioche quand se se dernier partit pour Rome, centre de l'Empire.
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De Santo Inácio de Antioquia *, em sua Carta aos Efésios.
Melhor ficar em silêncio e ser do que falar sem ser.
É bom ensinar, se aquele que ensina atua.
Temos apenas um mestre, aquele que "disse e tudo foi feito" (Sl 32,9); até mesmo as obras que ele fez em silêncio são dignas de seu pai.
Aquele que verdadeiramente entende a palavra de Jesus pode ouvir até mesmo seu silêncio; então ele será perfeito: ele agirá por sua palavra e se fará conhecido por seu silêncio.
Nada está oculto do Senhor; até nossos segredos são familiares para ele.
Façamos tudo no pensamento de que ele habite em nós; assim seremos seus templos e ele mesmo estará em nós nosso Deus.
Inácio e Evode sucederam Pedro no Trono Apostólico de Antioquia quando ele partiu para Roma, centro do Império.
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From St. Ignatius of Antioch *, in his Letter to the Ephesians ..
Better to be silent and to be, than to speak without being.
It is good to teach, if the one who teaches acts.
We have only one master, the one who "said and all was done" (Ps 32,9); even the works he has done in silence are worthy of his Father.
He who truly understands the word of Jesus can hear even his silence; then he will be perfect: he will act by his word and will make himself known by his silence.
Nothing is hidden from the Lord; even our secrets are familiar to him.
Let us do everything in the thought that he abide in us; we will thus be his temples and he himself will be in us our God.
Ignatius and Evode succeeded Peter on the Apostolic Throne of Antioch when he left for Rome, center of the Empire.
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من القديس أغناطيوس الأنطاكي * ، في رسالته إلى أهل أفسس ..
من الأفضل أن تكون صامتًا وأن تكون ، من أن تتكلم بدون أن تكون.
من الجيد أن تعلم ، إذا كان الشخص الذي يعلم الأفعال.
لدينا سيد واحد فقط ، وهو الشخص الذي "قال وكل ما حدث" (مز 33 ، 9) ؛ حتى الأعمال التي قام بها في صمت جديرة بأبيه.
من يفهم حقًا كلمة يسوع يستطيع أن يسمع صمته. عندها سيكون مثاليا: سوف يتصرف بكلمته وسيعرف نفسه بصمته.
لا شيء مخفي عن الرب. حتى أسرارنا مألوفة له.
دعونا نفعل كل شيء في التفكير في أنه يلتزم فينا ؛ سوف نكون هكذا معابدنا وسيكون هو نفسه فينا إلهنا.نجح إغناطيوس و إيفوود بطرس على العرش الرسولي لأنطاكية عندما غادر إلى روما ، مركز الإمبراطورية.

LA PAUVRETÉ INTÉRIEURE

« Nous sommes absolument pauvres, et la grande tromperie de l'argent est de nous masquer que nous sommes pauvres.
Rien n'est naturel.
Même ce que nous appelons la nature n'est pas naturel.
Si nous savions regarder la vie autrement qu'avec des yeux habitués, nous y verrions un miracle constant, et nous verrions aussi notre dénuement total ; mais nous n'apercevons pas le miracle, parce que nous ne voulons voir que nous : alors, ce que nous avons comme objet de contemplation, c'est un pauvre bonhomme assez pénible et maladroit, et il faut avouer qu'il faut de la complaisance pour se régaler de ce spectacle !
J'ai connu un homme qui trouvait décourageant de devoir être, selon le mot de l’Évangile, un serviteur inutile.
C'est extrêmement consolant au contraire.
Quelle liberté totale l'âme trouve dans la conscience de son dénuement et de son inutilité !
Quand on croit être quelque chose, on n'est quand même jamais content : on a toujours quelque chose à demander et on ne demande jamais ce qu'il faut.
Quand on sait qu'on n'est rien, on n'a plus qu'à tout demander et on a l'assurance que tout nous sera donné.
Se mettre dans l'esprit de pauvreté, c'est simplement se mettre dans la vérité. »
(André Charlier (1895-1971), L'esprit de pauvreté, in revue "Itinéraires" n°109, Janvier 1967.)
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INTERNAL POVERTY
"We are absolutely poor, and the great deception of money is to mask us that we are poor.
Nothing is natural.
Even what we call nature is not natural.
If we knew how to look at life differently than with habitual eyes, we would see a constant miracle, and we would see our total destitution; but we do not perceive the miracle, because we want to see only ourselves: then, what we have as an object of contemplation, it is a poor man rather painful and awkward, and we must admit that it is necessary to complacency to feast on this show!
I knew a man who found it discouraging to be, according to the gospel, a useless servant.
It is extremely consoling on the contrary.
What a total freedom the soul finds in the consciousness of its destitution and uselessness!
When we think we are something, we are never happy: we always have something to ask and we never ask for what we need.
When we know we are nothing, we just have to ask everything and we have the assurance that everything will be given to us.
To put oneself in the spirit of poverty is simply to put oneself in the truth. "
(André Charlier (1895-1971), The spirit of poverty, in review "Routes" No. 109, January 1967.)
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POBREZA INTERNA
"Somos absolutamente pobres e a grande decepção do dinheiro é nos mascarar de que somos pobres.
Nada é natural.
Mesmo o que chamamos de natureza não é natural.
Se soubéssemos olhar para a vida de maneira diferente do que com os olhos habituais, veríamos um milagre constante e veríamos nossa total miséria; mas não percebemos o milagre, porque queremos ver apenas a nós mesmos: então, o que temos como objeto de contemplação, é um homem pobre bastante doloroso e desajeitado, e devemos admitir que é necessário complacência para festa neste show!
Eu conheci um homem que achou desanimador ser, segundo o evangelho, um servo inútil.
É extremamente consolador, pelo contrário.
Que liberdade total a alma encontra na consciência de sua destituição e inutilidade!
Quando pensamos que somos algo, nunca somos felizes: sempre temos algo a perguntar e nunca pedimos o que precisamos.
Quando sabemos que não somos nada, apenas temos que perguntar tudo e temos a certeza de que tudo nos será dado.
Colocar-se no espírito da pobreza é simplesmente colocar-se na verdade. "
(André Charlier (1895-1971), O espírito da pobreza, em revista "Routes" No. 109, janeiro de 1967.)

Du 16 au 19 Août 2018 / Premier dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie / /ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Connaître Dieu à travers la nature...

Les vacances sont comme un prolongement du repos dominical crée par Dieu, une certaine anticipation du repos éternel.elles tirent déjà à leur fin, pour nous, elles furent très actives puisque nous recevions au Monastère, tout le mois de juillet et puis, la semaine précédent le 15 Août des familles et leurs jeunes pour des activités estivales.
Il faut profiter des vacances pour se rapprocher de Dieu par d’autres manières que celles du quotidien.
Admirer un paysage, la beauté des tableaux peints par Dieu.
Le servir, en témoigner, auprès des autres, des nouvelles rencontres faites au détour d’un chemin de campagne.
Ce sont toutes ces petites attentions qui vous permettront, lors de la période estivale -car elle n'est pas terminée !- , de ne pas perdre de vue l’essentiel... C’est une nouvelle contemplation, un nouveau chemin dans l’amour de Dieu : voilà ce que sont les vacances.

Saint Paul affirme au sujet des païens :
" Ce qu'on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste : Dieu en effet le leur a manifesté. Ce qu'il y a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses oeuvres, son éternelle puissance et sa divinité." Rm 1, 19-20
Et St Augustin :
" Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l'air qui se dilate et se diffuse, interroge la beauté du ciel [...] interroge toutes ces réalités. Toutes te répondent : Vois, nous sommes belles. Leur beauté est une profession (confessio). Ces beautés sujettes au changement, qui les a faites sinon le Beau (Pulcher), non sujet au changement ?"


SOYEZ TOUS PRESENTS!
¤DIMANCHE 26 AOÛT et Mardi 28,
Pèlerinage préparatoire à la Rentrée Scolaire et universitaire

10h30, Messe avec bénédiction des enfants et jeunes-gens suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles...).

Saint Augustin, priez pour nos écoliers, étudiants et leurs professeurs!

Chers amis.
A la suite d'une première vague d'inondations et, ici, des suites d'une canicule qui a mis nos agriculteurs en grandes difficultés, les pluies diluviènnes ont repris au Kerala, nous annonce un post de notre frère et ami Mor Melethius ainsi que cet article de l'OCP.

Les Pères de l'Eglise au Kerala se sont unis pour appeler à la prière et à la solidarité.
Nous aussi reprenons nos prières pour accompagner dans cette épreuve les fils et filles de l'Inde du Sud (Kerala / Malankar / Malabare) et appeler sur ses fils et filles les bénédictions du Très Haut.
Merci pour vos prières et votre amour compatissant.
Prions pour que l'unanimité du Témoignage Chrétien à l'intérieur des juridictions écclésiales notre Tradition Syriaque s'affermisse afin que des pluies de grâces inondent la Sainte Eglise afin que se manifeste la splendeur à travers un élan missionnaire renouvelé!
Que la Mère de Miséricorde étende sa protection sur ses fils et filles du Kerala, de France, d'Afrique, du Brésil et du Pakistan où nous sommes implantés!
Aloho m'barekh!
+Mor Philipose , Brévilly ce 16.III.18
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Dear friends.
Following a first wave of floods and here, following a heatwave that put our farmers in great difficulty, the heavy rains resumed in Kerala, announces a post from our brother and friend Mor Meletius and that this article of the OCP.
The Fathers of the Church in Kerala have united to call for prayer and solidarity.
We too take up our prayers to accompany the sons and daughters of South India (Kerala / Malankar / Malabar) in this ordeal and to call on His sons and daughters the blessings of the Most High.
Thank you for your prayers and your compassionate love.
Pray that the unanimity of the Christian Testimony within the ecclesial jurisdictions of our Syriac Tradition will be strengthened so that rains of thanksgiving flood the Holy Church so that the splendor can be manifested through a renewed missionary impulse!
May the Mother of Mercy extend her protection to her sons and daughters from Kerala, France, Africa, Brazil and Pakistan where we are implanted!
Aloho m'barekh!
+ Mor Philipose, Brévilly this 16.III.18
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Queridos amigos.
Depois de uma primeira onda de inundações e aqui depois de uma onda de calor que tem colocado os nossos agricultores em grandes dificuldades, chuvas torrenciais retomado em Kerala, anunciamos um post do nosso irmão e amigo Meletius e Mor que este artigo do OCP.
Os Padres da Igreja em Kerala uniram-se para pedir oração e solidariedade.
Retomamos nossas orações para acompanhar neste evento o filho e as filhas do Sul da Índia (Kerala / Malankara / Malabar) e chamar seu filho e filhas bênçãos do Altíssimo.
Obrigado por suas orações e seu amor compassivo.
Rezem para que a unanimidade do testemunho cristão dentro das jurisdições eclesiais de nossa Tradição Siríaca se fortaleça para que as chuvas de ação de graças inundem a Santa Igreja para que o esplendor se manifeste através de um renovado impulso missionário!
Que a Mãe de Misericórdia estende sua proteção a seu filho e filhas de Kerala, França, África, Brasil e Paquistão, onde nós implantés!
Aloho m'barekh!
+ Mor Philipose, Brévilly este 16.III.18

Malankara-Kerala: His Holiness Baselios Paulose II (Catholicos on the Apostolic Throne of St. Thomas and Malankara Metropolitan) and His Beatitude Abune Thomas I (Catholicos and Metropolitan Trustee of the Syriac Orthodox Church in India) have appealed for the support of flood affected areas in Kerala. The Prelates have appealed for prayers, support and cooperation to help citizens who are in distress.
Malankara (Kerala) is going through one of the worst flooding disaster of recent times. More than 180 people have lost their lives. Many are trapped as well. According to Government reports this is the second worst flood after 1924, where ten out of fourteen districts are severely affected with heavy damage to roads, homes and other infrastructure.
You may donate money to the bank account of the Malankara Orthodox Church. First bank account is for Indian currency donation and second bank account is for foreign currency donation.

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Donations are accepted through the Kerala Chief Ministers Distress Relief Fund Account:
https://donation.cmdrf.kerala.gov.in/
Source:
OCP News Service

L'EGLISE QUI VIT EN FRANCE ET SES MISSIONS AU BRÉSIL, EN AFRIQUE ET AU PAKISTAN SE MOBILISE DANS LA PRIÈRE POUR LE KERALA ! /

A IGREJA QUE VIVE NA FRANÇA E SUAS MISSÕES NO BRASIL, NA ÁFRICA E NO PAQUISTÃO MOBILIZAM NA ORAÇÃO POR KERALA! /

THE CHURCH WHO LIVES IN FRANCE AND ITS MISSIONS IN BRAZIL, AFRICA AND PAKISTAN MOBILIZES IN PRAYER FOR KERALA!

Premier dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie
- Soirée :
- Saint-Luc 14: 25-35
- Matin :
- Saint-Luc15: 1-10
- Avant Quadisha Qurbana :
- Exode 14: 21-31
- I Samuel 8: 4 -9
- Isaïe 43:1-5

- Saint Qurbana :
- 1ère de St Jean 2: 22-29
- 22 Le menteur n’est-il pas celui qui refuse que Jésus soit le Christ ? Celui-là est l’anti-Christ : il refuse à la fois le Père et le Fils ;
- 23 quiconque refuse le Fils n’a pas non plus le Père ; celui qui reconnaît le Fils a aussi le Père.
- 24 Quant à vous, que demeure en vous ce que vous avez entendu depuis le commencement. Si ce que vous avez entendu depuis le commencement demeure en vous, vous aussi, vous demeurerez dans le Fils et dans le Père.
- 25 Et telle est la promesse que lui-même nous a faite : la vie éternelle.
- 26 Je vous ai écrit cela à propos de ceux qui vous égarent.
- 27 Quant à vous, l’onction que vous avez reçue de lui demeure en vous, et vous n’avez pas besoin d’enseignement. Cette onction vous enseigne toutes choses, elle qui est vérité et non pas mensonge ; et, selon ce qu’elle vous a enseigné, vous demeurez en lui.
- 28 Et maintenant, petits-enfants, demeurez en lui ; ainsi, quand il se manifestera, nous aurons de l’assurance, et non pas la honte d’être loin de lui à son avènement.
- 29 Puisque vous savez que lui, Jésus, est juste, reconnaissez que celui qui pratique la justice est, lui aussi, né de Dieu.

- Ephésiens 6: 10-17
- 10 Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
- 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
- 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
- 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
- 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
- 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
- 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
- 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.

- Saint Luc 6: 39 – 45
- 39 Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?
- 40 Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître.
- 41 Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ?
- 42 Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère.
- 43 Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit.
- 44 Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces.
- 45 L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur.

Souvenirs photographiques mélangés (En raison de l'ordre dans lequel les confrères m'envoient leurs clichés) de la Solennité de l'Assompion de la Très Sainte Vierge Marie ce matin du 15 Août 2018 au Monastère.

Je présidait la concélébration de la Quadisha Qurbana (Offrande du Saint Sacrifice de la Messe ) avec Abouna Isaac ( Isaac Père), Abouna Syméon , Abouna Mickaël et le Père Jacques Cusset (51 ans de sacerdoce dans la congrégation Romaine-catholique des Pères Blancs ).

Au cours de cette Messe nous avions le bonheur de recevoir par Chrismation (Confirmation) une jeune fille, Marine, dans la famille des Églises Orthodoxes Orientales à travers notre Tradition Syro-Orthodoxe.

Pendant ce temps,notre cher fils Cyprien Bex et sa fiancée avec Mademoiselle Thérèse Ribreau (86 ans) tenaient un stand à la Fête du Quartier Notre Dame afin de renflouer quelque peu nos finances en bernes. Et quand je dis "en bernes", c'est un doux euphémisme !

Ce fût un succès. Thérèse Ribreau, elle, tout en étant à Verneuil, demeurait présente au Monastère à travers les magnifiques compositions florales qu'elle avait faites pour orner chacun des quatre reposoirs sur le parcours de la Procession Mariale.

Cette fête du Quartier Notre Dame à Verneuil, je l'ai toujours connue . Elle est toujours jeune grâce au dévouement de Madame Rosse de qui mon frère Christophe Miguet prit la succession à la tête l'association des "amis du Quartier Notre Dame".
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1) misturado Recordação fotográfica (Devido à ordem em que os irmãos me enviar suas fotos) da Solenidade da Assompion da Bem-Aventurada Virgem Maria, na manhã de 15 de agosto, 2018 no Mosteiro.

I presidiu a concelebração da Quadisha Qurbana (Oferta do Santo Sacrifício da Missa) com Abuna Isaac (Isaac Pai) Abouna Simeão, Abuna Mickaël e Pai Jacques Cusset (51 anos de sacerdócio na congregação católica romana dos Padres Brancos) .

Durante esta missa tivemos a alegria de receber pelo Crisma (Confirmação) uma menina, Marinha, na família das Igrejas Ortodoxas Orientais através da nossa tradição siro-ortodoxo.
Enquanto isso, o nosso querido filho Cipriano Bex e sua noiva com a senhorita Theresa Ribreau (86 anos) teve um estande no Festival Distrito Notre Dame para reabastecer as nossas finanças um tanto Bernes. E quando digo "fora de ordem", é um doce eufemismo!

Foi um sucesso. Therese Ribreau que ao estar em Verneuil, manteve-se no mosteiro através dos arranjos de flores bonitas que ela tinha feito para decorar cada um dos quatro altares no curso do Marian Procissão.

Esta festa do distrito de Notre Dame em Verneuil, eu sempre soube. Ela ainda é jovem através da dedicação da Sra Rosse que levou meu irmão Christophe Miguet sucessão à frente da associação "Amigos do Quartier Notre Dame."
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1) Mixed photographic remembrance (Because of the order in which the confreres send me their pictures) of the Solemnity of the Assumption of the Blessed Virgin Mary this morning of August 15, 2018 at the Monastery.

I chaired the concelebration of the Quadisha Qurbana (Offering of the Holy Sacrifice of the Mass) with Abouna Isaac (Isaac Father), Abouna Symeon, Abouna Mickael and Father Jacques Cusset (51 years of priesthood in the Roman-Catholic congregation of the White Fathers) .

During this Mass we had the pleasure of receiving by Chrismation (Confirmation) a young girl, Marine, in the family of Eastern Orthodox Churches through our Syro-Orthodox Tradition.

Meanwhile, our dear son Cyprien Bex and his fiancée with Mademoiselle Thérèse Ribreau (86 years old) were holding a booth at the Quartier Notre Dame feast in order to bolster our finances somewhat. And when I say "out of order", it's a sweet euphemism!

It was a success. Thérèse Ribreau, while in Verneuil, was present at the Monastery through the beautiful floral arrangements she had made to adorn each of the four repositories on the course of the Marian Procession.
This party of the Notre Dame district in Verneuil, I have always known. She is still young thanks to the dedication of Mrs. Rosse, from whom my brother Christophe Miguet took over the leadership of the "Friends of the Quartier Notre Dame" association.
FOI ET RAISON ?...

La foi chez beaucoup de chrétiens en Occident a cessé d’être un état pour devenir une idée qu’on a sur Dieu.
Quand on fait un travail théologique d’ordre intellectuel, il faut le faire dans un esprit de prière, car c’est la seule garantie de ne pas tomber dans des erreurs.
Si quelqu’un veut nous contredire au sujet de la foi, nous adresse des objections dans un esprit de malignité, il faut faire intérieurement une prière au Saint-Esprit afin qu’il nous éclaire et nous indique ce qu’il faut répondre.
Il ne faut pas se laisser accabler par les pensées des choses matérielles, et ne pas se crisper sur elles, mais garder au contraire vis-à-vis d’elles un certain détachement.
En ayant ce détachement nous pourrons d’ailleurs mener plus facilement à bien toutes nos entreprises.
Face aux problèmes matériels, il faut adopter deux attitudes : le détachement et la prière.
Le détachement doit s’exercer vis-à-vis du présent, mais aussi de l’avenir et du passé.
Il faut donc vivre dans le présent, car c’est le seul temps qui soit vraiment réel, le seul temps qui compte vraiment pour nous.

Ce qui doit nous préoccuper, c’est comment nous sommes dans le présent, c’est l’état dans lequel nous sommes susceptibles, actuellement, de comparaître devant le Christ.
Une règle de vie : plus prier et moins réfléchir. Dans l’autre vie, les spéculations ne nous serviront à rien.
Il est dit : « Tu aimeras Dieu de toute ton intelligence », et non pas : « Tu connaîtras et tu comprendras Dieu de toute ton intelligence. »
Ce qui est important, c’est la charité. Saint Paul dit : si je n’ai pas la charité, je ne suis rien, même si je fais des miracles… Les démons, eux, connaissent et peuvent comprendre tout aussi bien que nous, mais ils n’aiment pas.
Si nous avons l’humilité et l’amour, la connaissance nous sera donnée.
La foi est un état spirituel qui engage tout notre être d’une manière concrète et vitale.
(Source: Texte paroles du Starets choisies et arrangées par thèmes, extraites de l’ouvrage « LE STARETS SERGE » de Jean-Claude Larchet, Collection Épiphanie, Les Éditions du Cerf, Paris 2004.)

PRIER AUTHENTIQUE ET VOIE SPIRITUELLE

La prière est sobre. Elle est incompatible avec toutes les formes de « pentecôtisme ».
Les « pentecôtistes », comme les membres de la plupart des sectes, se manifestent par diverses extravagances, notamment des danses et des cris.
Il est mauvais de rechercher par un effort de la volonté les états spirituels. Il faut prier, et attendre avec patience et humilité.
Les techniques de ravissement des mystiques occidentales sont inacceptables.
La méditation telle qu’ils la recommandent est très malsaine, car l’homme fait alors un effort de volonté pour trouver des idées, alors que tout doit être dans l’attitude morale.
La spiritualité est dans l’être et non dans les idées.
La prière de Jésus ne peut être pratiquée en dehors de l’Église ; c’est l’Église qui lui donne son sens.
Elle ne peut être envisagée isolément, être séparée de son contexte. La prière de Jésus est un ensemble.
Elle doit s’accompagner de la lutte contre les passions.
Or ceci n’est possible que dans l’Église, par la force que nous communiquent les sacrements. En dehors de l’Église, et sans la lutte contre les passions, la prière de Jésus n’est pas valable.
La prière implique la pratique des vertus et notamment de l’humilité. Elle doit se faire dans un état de contrition.
Elle suppose également la pureté ; sans pureté, elle ne peut être valable et devient « nerveuse ».
Tout ce qu’ont fait les ascètes chrétiens, tout ce qu’ont réussi les saints, ce n’est pas par eux-mêmes, par leur propre volonté, qu’ils l’ont fait.
Ils s’en sont remis totalement à Dieu, et c’est par la grâce de Dieu qu’ils ont agi.
Le grand secret de la vie spirituelle c’est d’agir par la force de Dieu et non par ses propres forces.
Il faut chercher l’humilité et non la sainteté, car la sainteté sans l’humilité n’est qu’une prétention.
Il y a de la prétention et de l’orgueil à prétendre obtenir immédiatement des résultats.
Les anges qui sont tombés et sont devenus des démons avaient la perfection puisqu’ils étaient des anges, mais ils n’avaient pas l’humilité, c’est pourquoi, n’ayant que la perfection, ils sont devenus des démons.
Posséder la vérité, en tant que chrétien, est une responsabilité, ce n’est pas une gloire.
Loin de nous trouver pour cela supérieurs aux autres, nous devons sentir combien nous-mêmes nous sommes indignes de la vérité.
(Source: Texte paroles du Starets choisies et arrangées par thèmes, extraites de l’ouvrage « LE STARETS SERGE » de Jean-Claude Larchet, Collection Épiphanie, Les Éditions du Cerf, Paris 2004.)
La pureté de cœur consiste

à voir des hommes pécheurs et faibles, à avoir de la compassion pour eux et à leur être miséricordieux.
(Saint Macaire le Grand)
+++
VOUS AVEZ DIT: ORAISON ?...Quand on n'a plus de mots...

« Jésus semble vouloir réduire toute l'oraison, la vie d'amour à ces éléments tout simples qui sont bien ceux des tout-petits :
- d'abord la paix... qui laisse seulement le cœur respirer d'amour...
- puis, les invocations... comme une respiration d'amour, sans pensées, sans images*...
et plus le vocabulaire humain s'appauvrit, plus la parole ne se dit plus dans le temps, mais dans l'instant. Et l'oraison semble toujours vouloir comme expirer.
C'est alors que l'on est toujours comme à son dernier sou.
Après les mots : "Jésus", "Marie", "Amour", il n'y en a plus d'autres, on n'a plus rien à dire et le démon nous suggère de quitter l'oraison pour faire autre chose ; nous oublions que nous n'avons qu'à répéter ces mêmes mots comme les tout-petits qui répètent indéfiniment : "maman" ou "papa". »
Père Thomas Philippe, ... des miettes pour tous, Préface de Jean Vanier, Ed. Saint-Paul, 1994.
*La prière de Jésus (Prière du cœur) peut y aider.
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A pureza do coração é

ver homens pecadores e fracos, ter compaixão por eles e ser misericordioso para com eles.
(São Macário, o Grande)
+++
OCÊ DISSE: ORAISON? ... Quando não temos mais palavras ...

"Jesus parece querer reduzir toda a oração, a vida de amor a esses elementos simples que são muito mais do que os pequenos:
- primeiro paz ... que só deixa o coração respirar em amor ...
- então, as invocações ... como um sopro de amor, sem pensamentos, sem imagens * ...
e quanto mais o vocabulário humano se torna mais pobre, mais a fala não é mais dita a tempo, mas no momento. E a oração parece sempre querer expirar.
É então que um é sempre como o seu último centavo.
Depois das palavras: "Jesus", "Maria", "Amor", não há mais outros, não temos mais nada a dizer e o demônio nos sugere deixar a oração para fazer outra coisa; esquecemos que só temos que repetir essas mesmas palavras como crianças que repetem indefinidamente: "mãe" ou "pai". "
Padre Thomas Philippe, ... migalhas para todos, Prefácio de Jean Vanier, Ed. Saint-Paul, 1994.
* A oração de Jesus (Oração do Coração) pode ajudar.
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The purity of the heart is

to see sinful and weak men, to have compassion for them and to be merciful to them.
(Saint Macarius the Great)
+++
YOU SAID: ORAISON? ... When we have no more words ...

"Jesus seems to want to reduce all the prayer, the life of love to these simple elements which are very much the ones of the little ones:
- first peace ... which only lets the heart breathe in love ...
- then, the invocations ... like a breath of love, without thoughts, without images * ...
and the more the human vocabulary becomes poorer, the more the speech is no longer said in time, but in the moment. And prayer always seems to want to expire.
It is then that one is always like his last dime.
After the words: "Jesus", "Mary", "Love", there are no more others, we have nothing more to say and the demon suggests to us to leave the prayer to do something else; we forget that we only have to repeat these same words as toddlers who repeat indefinitely: "mom" or "dad". "
Father Thomas Philippe, ... crumbs for everyone, Preface by Jean Vanier, Ed. Saint-Paul, 1994.
* The prayer of Jesus (Heart Prayer) can help.
Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/
maliath taibootho/ full of grace/
moran a'amekh - the Lord is with thee/
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/
yoldath aloho/ Mother of God/
saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/
nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./
Amîn
Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

PRIERE POUR LES VOCATIONS:
Père, faites se lever parmi les chrétiens
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
qui maintiennent la foi vivante
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus,
par la prédication de sa parole
et l'administration des sacrements,
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit.
Donnez-nous de saints ministres de Votre autel,
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie,
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple.
Appelez des ministres de Votre miséricorde,
qui dispensent la joie de Votre pardon
par le sacrement de la réconciliation.
Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils
et, qu'en étant docile à ses enseignements,
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal
et à la vie consacrée.
Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres,
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission
au service de l'Évangile.
Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.
Amîn.
Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous !
__________
ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.
Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.
Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.
Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.
Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.
Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!
SAINTE RADEGONDE
Union mystique
Elle (Radegonde) se livra,
avec un amour absolu,
à l'Epoux céleste,
afin que, étreignant Dieu avec un coeur purifié,
elle sentit l'habitant Christ être en elle.
Moniale Baudonivie
Vie de Sainte Radegonde
Je vais vous révéler un secret de sainteté et de bonheur.

Si tous les jours, pendant cinq minutes, vous savez faire taire votre imagination, fermer vos yeux aux choses sensibles et vos oreilles à tous les bruits de la terre pour rentrer en vous-même, là, dans le sanctuaire de votre âme qui est le temple du Saint-Esprit, parlez à ce divin Esprit en Lui disant

O Saint-Esprit, âme de mon âme,
je T'adore, éclaire-moi, guide-moi,
fortifie-moi, console-moi;
dis-moi ce que je dois faire,
donne-moi Tes ordres.
Je Te promets de me soumettre
à tout ce que Tu désires de moi
et d'accepter tout ce que Tu permets qu'il m'arrive.
Fais-moi seulement connaître Ta volonté.
Si vous faites cela, votre vie s'écoulera heureuse, sereine et consolée, même au milieu des peines, car la grâce sera proportionnée à l'épreuve, vous donnant la force de la porter et vous arriverez à la porte du Paradis.
Cette soumission au Saint-Esprit est le secret de la Sainteté.
Jean de Saint-Denis (Eugraph Kovalevsky)

Prière avant et après les repas
O MON DIEU, Vous qui, par la richesse et l'abondance de vos dons, rassasiez tout ce qui respire, bénissez-nous ainsi que la nourriture que nous allons prendre, pour le seul motif de conserver notre vie qui doit Vous glorifier : nous vous demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur, Lui qui vit avec Vous Père et Le Saint Esprit, Dieu Unique aux siècles des siècles . Amîn.
Prière après le repas.
Nous vous remercions, Seigneur, pour la nourriture que vous venez de donner à nos corps ;
Soyez en même temps, par la Grâce de votre Saint et vivifiant Esprit, la nourriture de nos âmes, en attendant cette vie où nous n'aurons plus ni faim ni soif, parce que nous serons rassasiés de votre gloire : nous vous le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur, Lui qui vit avec Vous Père et Le Saint Esprit, Dieu Unique aux siècles des siècles . Amîn.
Autres prières pour offrir à Dieu les actions de la journée.
Je vous offre, ô mon Dieu, les œuvres que je vais faire : puissiez-vous en être honoré et glorifié !
Je les unis aux œuvres saintes que faisait votre Fils bien-aimé, Nôtre-Seigneur Jésus-Christ, lorsqu'il était en ce monde, et vous supplie très humblement de m'éclairer, de me conduire et de me guider de telle sorte, que je puisse, en toutes choses, vous plaire et accomplir votre sainte volonté.Amîn.
Que la sainte Vierge Marie nous obtienne la bénédiction de son Fils plein de bonté et de miséricorde.
Amîn.
Prière après le travail,
O MON DIEU, que votre sainte grâce me prévienne et m'accompagne toujours, afin que vous seul soyez le principe et la fin de toutes mes pensées, de toutes mes paroles et de toutes mes œuvres.
Amîn.

L'Amour de Dieu est un feu dévorant, et Sa Sagesse une folie.
... l’ouvrage de chacun sera mis en pleine lumière. En effet, le jour du jugement le manifestera, car cette révélation se fera par le feu, et c’est le feu qui permettra d’apprécier la qualité de l’ouvrage de chacun.
14 Si quelqu’un a construit un ouvrage qui résiste, il recevra un salaire ;
15 si l’ouvrage est entièrement brûlé, il en subira le préjudice. Lui-même sera sauvé, mais comme au travers du feu.
[...]
Que personne ne s’y trompe : si quelqu’un parmi vous pense être un sage à la manière d’ici-bas, qu’il devienne fou pour devenir sage.
19 Car la sagesse de ce monde est folie devant Dieu. Il est écrit en effet : C’est lui qui prend les sages au piège de leur propre habileté.
20 Il est écrit encore : Le Seigneur le sait : les raisonnements des sages n’ont aucune valeur !
21 Ainsi, il ne faut pas mettre sa fierté en tel ou tel homme. Car tout vous appartient,
22 que ce soit Paul, Apollos, Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir : tout est à vous,
23 mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.
1 Corinthiens 3
Le feu dont parle Paul est bien sûr le feu de l'amour de Dieu qui brûle ce qui n'est pas de Dieu, ce qui n'est pas fruit de l'amour
Source : seraphim-marc-elie.fr
NOUVELLES DU RELAIS PAROISSIAL DE MONABO
(Paroisse de Yaoundé)

Hier, 15 Août 2018, au relais paroissial de Monabo (Centre Cameroun /Paroisse Notre Dame des grâces et Ste Marthe de Yaoundé ),les fidèles heureusement unis autour de leur pasteur, Dayroyo Marie-Parfait (Père Parfait Marie).*
Les fidèles remercient leurs frères et sœurs de France pour la réception des médicaments envoyés
*Le Supérieur local, le Rd Père Charbel (Alphonse Mbeng
) doit prochainement, si ce n'est déjà fait descendre sur le terrain pour contribuer à régler le problème qui se pose apparemment pour l'ensemble de la communauté suite à l'inconduite notable quoique privée d'un chrétien. Merci de prier pour la personne, le village, le prêtre envoyé dans ce village et les Supérieurs locaux (Père Charbel (Alphonse Mbeng), prieur provincial et Père Sébastien vice provincial)
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Hier au relais paroissial de Monabo (Centre Cameroun /Paroisse Notre Dame des grâces et Ste Marthe de Yaounde ),les fidèles heureusement unis autour de leur pasteur, Dayroyo Marie-Parfait (Père Parfait Marie).*
Les fidèles remercient leurs frères et sœurs de France pour la réception des médicaments envoyés
*Le Supérieur local, le Rd Père Charbel (Mbeng Alphonse) doit prochainement, si ce n'est déjà fait descendre sur le terrain pour contribuer à régler le problème qui se pose apparemment pour l'ensemble de la communauté suite à l'inconduite notable quoique privée d'un chrétien. Merci de prier pour la personne, le village, le prêtre envoyé dans ce village et les Supérieurs locaux (Père Charbel (Alphonse Mbeng), prieur provincial et Père Sébastien vice provincial)
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Yesterday at the parish relay of Monabo (Center Cameroun / Parish Our Lady of the graces and St. Marthe of Yaounde), the faithful happily united around their pastor, Dayroyo Marie-Parfait (Father Perfect Marie). *
The faithful thank their brothers and sisters in France for receiving the medicines sent
* The local Superior, Father Charbel Rd (Mbeng Alphonse) will soon, if not already down on the ground to help solve the problem that apparently poses for the entire community following the significant misconduct though deprived of a Christian. Please pray for the person, the village, the priest sent to this village and the local Superiors (Father Charbel (Alphonse Mbeng), Provincial Prior and Father Sebastien Vice Provincial)

En souvenirs photographiques :
-Une visite pastorale du Prieur Provincial le Rd Père Charbel-Marie (Alphonse Mbeng) du Cameroun au relais paroissial de Mimboman ( Dédié à Marie,Rose Mystique/ Responsable : Père Ephrem)



-Vue de la "Case Chapelle" édifiée en son Village natal par Dayroyo Charbel-Marie .
Une belle construction pour ce "relais paroissial" de la paroisse de Yaoundé.

-Vue du hangar très laid, indigne de notre Paroisse en la Capitale politique du Pays (Capitale économique du Cameroun :Douala ), construit devant la Chapelle du Monastère à Yaounde pour abriter des fidèles,Dieu merci, trop nombreux pour être contenus à l'intérieur de l'eglise du Monastère (On ne se rend pas bien compte à partir des photos communiquées ).

NOUS AIDEREZ-VOUS À OFFRIR À YAOUNDÉ UNE ÉGLISE DIGNE ET SUFFISAMMENT GRANDE ?
Pour toute offrande, déduction de vos impôts sur le à raison de 60% de votre don .
Chèques à l'ordre de Métropolie ESOF.
Merci
ADRESSE:
Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma,
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly,4
61300 CHANDAI
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In photographic memories:
-A pastoral visit of the Prior Provincial Father Charbel-Marie (Alphonse Mbeng) of Cameroon to the parish relay of Mimboman (Dedicated to Mary, Rose Mystique / Responsible: Father Ephrem)
-View of the "Case Chapel" built in his native village by Dayroyo Charbel-Marie.
A beautiful construction for this "parish relay" of the parish of Yaounde.
-View of the hangar very ugly, unworthy of our parish in the political capital of the country (economic capital of Cameroon: Douala), built in front of the Chapel of the Monastery in Yaounde to shelter the faithful, thank God, too many to be contained in the Inside the Monastery Church (We do not realize from the photos provided).
WILL YOU HELP PROVIDE YAOUNDE A GOOD AND SUFFICIENTLY GREAT CHURCH?

For any offering, deduct your taxes on it at the rate of 60% of your donation.
Checks payable to Metropolitan ESOF.
Thank you
ADDRESS:
Metropolis of the Syro-Orthodox Francophone Church Mar Thoma,
Syriac Monastery N-D of Mercy
Brévilly, 4
61300 CHANDAI
-------------------------------
Nas memórias fotográficas:
-A Prior Provincial da visita pastoral Rd Pai Charbel-Marie (Alphonse Mbeng) dos Camarões no revezamento paróquia Mimboman (dedicado a Maria, Rosa Mística / Representante: Pai Ephrem)
- Vista da "Capela Case" construída em sua aldeia natal pelo Dayroyo Charbel-Marie.
Uma bela construção para este "retiro paroquial" da paróquia de Yaoundé.
-Vue o galpão feio, indigna de nossa paróquia na política de capital do país (capital económica dos Camarões: Douala), construído em frente da Capela de Mosteiro em Yaounde para abrigar os fiéis, Deus obrigado, numerosos demais para ser contido em Dentro da igreja do mosteiro (Nós não percebemos das fotos fornecidas).

VOCÊ AJUDARÁ A FORNECER A YAOUNDE UMA IGREJA BOA E SUFICIENTEMENTE GRANDE?
Para qualquer oferta, deduza seus impostos sobre ela a uma taxa de 60% de sua doação.
Cheques pagáveis ao ESOF Metropolitano.
obrigado
ENDEREÇO:
Metrópole da Igreja Francofona Siro-Ortodoxa Mar Thoma,
Mosteiro Siríaco N-D da Misericórdia
Brévilly, 4
61300 CHANDAI
La Commission européenne s’appuie sur une étude du think tank libéral Ifrap pour inciter la France à réduire ses dépenses de retraite. Plus de 5 milliards d’euros pourraient être dégagés sur les régimes des fonctionnaires en 2022.
Et si Emmanuel Macron profitait de la grande réforme des retraites à points de 2019 pour revoir à la baisse les dépenses de pension ? C’est en tout cas ce que lui suggère la Commission européenne. La France doit « uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite pour renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes », écrit-elle dans une récente « Recommandation » qui doit être validée le 13 juillet par les ministres des Finances européens.
« Si les réformes des retraites déjà adoptées devraient réduire le ratio des dépenses publiques de retraite à long terme, relève-t-elle, un système de retraites plus simple et plus efficient générerait des économies plus importantes et contribuerait à atténuer les risques qui pèsent sur la soutenabilité des finances publiques à moyen terme. »
Pour appuyer sa requête, la Commission européenne cite une « étude récente » qui estime qu’un alignement des régimes de retraite des fonctionnaires sur ceux du privé « réduirait de plus de 5 milliards d’euros les dépenses publiques à l’horizon 2022 ».
Une mention qui a surpris nombre de spécialistes des retraites à Matignon et Bercy. « J’ai cherché mais je ne vois absolument pas de quelle étude il s’agit, confie un haut fonctionnaire. Il est d’ailleurs étonnant que Bruxelles ne cite pas sa source. » En 2015, les statisticiens du Conseil d’orientation des retraites avaient conclu, eux, que « les règles du privé s’avéreraient plus avantageuses que celles du public pour un peu plus de la moitié des fonctionnaires nés en 1958 et moins avantageuses pour l’autre moitié ».
Trouver d’ici 2022 environ 26 milliards d’économies
Vérification faite, c’est une étude du think tank libéral Ifrap, dirigé par l’essayiste Agnès Verdier-Molinié, qui a inspiré les hauts fonctionnaires de Bruxelles. Publiée en février, l’étude est intitulée « Trajectoire 2018-2022 : baisser les dépenses pour alléger la pression fiscale sur les entreprises ». Elle préconise que la France trouve d’ici 2022 environ 26 milliards d’économies supplémentaires par rapport à l’effort déjà prévu par le gouvernement. Et, sur ce total, la réforme des retraites rapporterait quelque 5,25 milliards d’euros.
Dans le détail, l’Ifrap suggère une série de mesures qui ciblent toutes les fonctionnaires. La première consiste à supprimer purement et simplement les possibilités de départs à la retraite anticipée dont bénéficient actuellement plus de 700.000 fonctionnaires. Parmi eux, il y a 128.000 policiers, 27.000 gardiens de prison, 40.000 pompiers ou 393.000 infirmières et aides soignantes d’hôpitaux. Une piste explosive socialement…
Alors que ces personnels peuvent en théorie partir à la retraite dès 52 ou 57 ans – mais partent en réalité à 58 ans et 9 mois en moyenne pour cotiser le nombre d’années nécessaires à une pension suffisante -, le think tank propose de les basculer dans le régime commun. Leur âge légal de départ à la retraite serait donc repoussé à 62 ans, sauf aménagements liés à la pénibilité de leur travail comme dans le privé. D’après les calculs de l’Ifrap, la mesure rapporterait quelque 2,1 milliards d’euros.
Vraie-fausse « économie » de 2,8 milliards d’euros
Deuxième proposition : l’extension des cotisations salariales payées par les fonctionnaires à leurs primes, actuellement non soumises à cotisations. Là encore, la piste est loin d’être anodine. Elle se traduirait par une baisse non négligeable du pouvoir d’achat des fonctionnaires puisque les primes représentent en moyenne 22 % de leur rémunération totale. Une vraie-fausse « économie » de 2,8 milliards d’euros qui découlerait en fait d’une augmentation des prélèvements obligatoires supportés par les fonctionnaires. A cela, le think tank ajoute l’alignement sur le privé de la majoration de retraite pour trois enfants et des dispositifs de réversion, qui généreraient à elles deux quelque 300 millions d’euros d’économies.
Sur le fond, difficile de savoir si le gouvernement reprendra à son compte de telles mesures dans sa réforme des retraites de 2019 et cherchera à réaliser des économies. « Cette réforme se fera à enveloppe constante », a assuré le 30 mai dans Le Parisien Jean-Paul Delevoye, le Haut-commissaire chargé du dossier. « Nous dépensons beaucoup pour notre système de retraite, souvent plus que nos voisins, a de son côté déclaré Emmanuel Macron le 13 juin, mais nous n’avons, malgré toutes les réformes de nos prédécesseurs, pas réussi à installer totalement la viabilité de ce système dans la durée. »
Une chose est certaine, les recommandations de la Commission européenne « sont toujours le résultat d’échanges nourris avec les gouvernements nationaux et d’un savant dosage entre ce qu’ils nous proposent et ce que nous préconisons », observe un habitué des négociations européennes. L’avenir dira de quel côté penche la balance pour les régimes de retraite des fonctionnaires.
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Où nous trouver ?
Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est
(N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Messe journalières en semaine à 10h30
Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem")
Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Maison Ste Barbe
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)
15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
* Relais Paroissial St Michel
S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne
14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
NANTES:
*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel
18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).
ANGOULÊME (Jauldes):
*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
LOURDES:
*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"
* Messse le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30
20 Rte de Pau
CAMEROUN:
Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,
des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain:
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous
Liturgique en fin AOUT ,
début Septembre 2018:
*Messes tous les dimanches au Monastère.
*En Semaine Services Liturgiques réguliers.
Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.
*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita
*Tous les 29, Petit Pèlerinage à Saint Michel Archange

-+-
¤DIMANCHE 26 AOÛT et Mardi 28,
Pèlerinage préparatoire à la Rentrée Scolaire et universitaire

10h30, Messe avec bénédiction des enfants et jeunes-gens suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles...).

Saint Augustin, priez pour nos écoliers, étudiants et leurs professeurs!
-+-
NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):
¤ JEUDI 6 SEPTEMBRE, ¨permanence pastorale de 9h à 17h30, MESSE à 18h.

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest
ANGOULÊME (Jauldes):
¤ DIMANCHES 26 AOÛT et 9 SEPTEMBRE. Programme habituel.
ANGOULÊME (Jauldes):
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?
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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"
"The future is in peace, there is no future without peace"
"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"
(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu).
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "
Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).
-------------------------------------------------------------
Nota:
Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.
O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.
¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...
Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.
As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"
Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).
-----------------------------------------------------------------
Note:
A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.
The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.
¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...
For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.
The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B
CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
--------------------
DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...
O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...
Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.
Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...
Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:
---------------------
GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...
The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers
Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the
"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...
Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for
humanity.
Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this
Immense current of underground prayer that irrigates the world ...
If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn
Demain, 15 AOÛT, pour Dormition-Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, SOYEZ TOUS PRÉSENTS AU MONASTÈRE !
MERCREDI 15 AOÛT, Grand Pèlerinage annuel de l'Assomption à Notre-Dame de Miséricorde

10h30, Messe suivie de la Procession Mariale et du Renouvellement de la Consécration de la France à Marie Reine et, par elle, au Christ son Roi. Repas fraternel et programme habituel (Prière pour l'unité,réception des fidèles...)

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Fête de l’Assomption de la Sainte Vierge Marie Patronne principale et Reine de la France

C’est la principale fête mariale.
En France elle revêt un caractère particulier : elle est notre fête patronale car Marie est la patronne principale de notre pays.
Depuis le vœu accompli par le roi Louis XIII en 1638 le Royaume de France est consacrée à Marie.
Le roi Louis XIII a voulu la remercier parce que la reine de France était enceinte du futur Louis XIV alors qu’elle n’a pas pu avoir d’enfant pendant vingt-trois ans.
La fête a été supprimée par la Révolution française et rétablie par Bonaparte.

Certes, la République laïque ne reconnaît pas cette date comme fête patronale car la fête nationale du 14 juillet l’a remplacé.
Mais le jour est tout de même une fête religieuse chômée au même titre que Noël, l'Ascension et la Toussaint, ce qui permet aux chrétiens de célébrer la fête patronale de la France comme il se doit
Ce 15 août, Fête de l’Assomption de la Vierge Marie
Les chrétiens célèbrent donc la montée au ciel sans avoir connu la corruption de la mort.
" Au terme de sa vie terrestre l’Immaculée Mère de Dieu a été élevée en son corps et son âme à la gloire du ciel". (Pie XII)
Cette fête est une célébration de la résurrection de Jésus dont l’Assomption de Marie n’est qu’une extension. Marie est la première créature humaine à entrer avec son corps et son âme dans la gloire de Dieu, la très Sainte Vierge Marie préfigure notre propre destinée.
La Vierge Marie, mère de Jésus-Christ, se serait établie sur la fin de sa vie à Éphèse, en Asie mineure, accompagnée de l'apôtre Jean. La maison qui l'aurait abritée (la « Maison de la Vierge ») attire encore de nombreux pèlerins.
À sa mort, selon une tradition ecclésiale qui remonte au concile d'Éphèse (431), la Vierge aurait été immédiatement élevée au ciel.
Cette Assomption (d'un mot latin qui signifie enlever ou élever) est commémorée depuis lors tous les 15 août.
La fête de l’assomption est aussi célébrée avec ferveur par l'Église orthodoxe sous le nom de Dormition.
Dormition et transfert au ciel de notre Toute-glorieuse Souveraine la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie

Si dans la mort corporelle se soit endormie
la Porte du salut, cela ne m'étonne ,
si toi, ô Verbe et Créateur du monde t'y soumets.
Bien que morte le quinze, elle vit à jamais.
Par ses saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Tropaire t.1
Dans ton enfantement tu demeures Vierge ; dans ta dormition tu n’abandonnes pas le monde, ô Mère de Dieu !// Tu passes de la vie à la Vie,+ étant Mère de la Vie,/ et par tes prières tu libères nos âmes de la mort !
Hypakoi, t. 5
D'âge en âge nous te disons bienheureuse, * Vierge Mère de Dieu: * en toi le Christ notre Dieu infini * a bien voulu se laisser limiter; * et nous avons le bonheur * de posséder ta constante protection: * jour et nuit tu intercèdes pour tous * et par tes prières est affermie * la force du peuple chrétien, * Aussi dans nos hymnes nous te chantons: * Réjouis- toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
Kondakion, t. 2
La Mère de Dieu qui jamais ne se lasse d'intercéder pour nous * et dont la protection ne pouvait cesser d'être notre espérance * ne se laissa vaincre par la mort ni le tombeau, * puisqu'elle est la Mère de la Vie et qu'elle a rejoint la Source de la vie: * celui qui demeura dans son sein virginal.
Ikos
Sauveur, entoure mon cœur, pour que j'ose célébrer * ce rempart du monde, ta Mère immaculée; * puissent mes paroles avoir la force d'une tour * et mes pensées acquérir puissance et gravité; * de ceux qui les présentent avec foi * tu exauces les demandes en tout temps; * donne-moi donc une langue, des expressions, * des pensées dont je n'aie pas à rougir; * car tout don qui nous éclaire vient de toi, * illuminateur de nos âmes, Seigneur * qui demeuras dans le sein virginal.
Exapostilaire, t. 3
Saints Apôtres du Christ revenus des confins de l'univers * pour vous réunir en ce lieu, * portez mon corps au jardin de Gethsémani * et le mettez dans le tombeau; * et toi mon Fils et mon Dieu, * reçois mon souffle et mon esprit.
Laudes, t. 4
En ta glorieuse Dormition * se réjouissent les cieux, * d'allégresse exultent les armées angéliques; * toute la terre est dans la joie, * te chantant l'hymne des adieux, * Mère du Maître de l'univers, * très-sainte Vierge inépousée * qui as sauvé le genre humain de l'ancestrale condamnation.
Des confins de l'univers * sur un signe divin * les Apôtres choisis accoururent pour t'ensevelir; * et te voyant portée de terre vers le ciel, * ils t'adressèrent dans la joie la parole de Gabriel: * Réjouis-toi qui fus le char de l'entière divinité, * réjouis-toi, unique Vierge ayant uni * par ton enfantement la terre avec les cieux.
Toi qui as enfanté la Vie, * par ta sainte Dormition * tu as franchi les frontières de la vie immortelle; * les Anges, les Principautés, les Vertus, * les Prophètes, les Apôtres et toute la création * te firent cortège, tandis que ton Fils a reçu * ton âme pure en ses mains immaculées, * Vierge Mère et divine Epouse.
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen, t. 6
Pour ton immortelle Dormition, * Mère de Dieu et de la Vie, * les nuées portèrent les Apôtres dans les airs; * eux qui étaient dispersés dans l'univers, * ils furent rassemblés en un seul chœur * auprès de ton corps immaculé * et l'ensevelirent avec respect, * chantant mélodieusement les paroles de Gabriel: * Réjouis-toi, Pleine de grâce, * Vierge Mère inépousée, * le Seigneur est avec toi! * Avec eux intercède auprès de ton Fils et notre Dieu, * pour qu'il sauve nos âmes.
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LA DORMITION DE LA MÈRE DE DIEU

par Vladimir Lossky
« La fête de la Dormition de la Mère de Dieu, connue en Occident sous le nom de l’Assomption, comprend deux moments distincts mais inséparables pour la foi de l’Église : la mort* et l’ensevelissement de la Mère de Dieu ; et sa résurrection et son ascension .
L’Orient orthodoxe a su respecter le caractère mystérieux de cet événement qui, contrairement à la résurrection du Christ, n’a pas fait l’objet de la prédication apostolique.
En effet, il s’agit d’un mystère qui n’est pas destiné aux oreilles de " ceux de l’extérieur ", mais se révèle à la conscience intérieure de l’Église.
Pour ceux qui sont affermis dans la foi en la résurrection et l’ascension du Seigneur, il est évident que, si le Fils de Dieu avait assumé sa nature humaine dans le sein de la Vierge, celle qui a servi à l’Incarnation devait à son tour être assumée dans la gloire de son Fils ressuscité et monté au ciel. Ressuscite, Seigneur, en ton repos, toi et l’Arche de ta sainteté (Ps 131, 8, qui revient à maintes reprises dans l’office de la Dormition).
" Le cercueil et la mort " n’ont pas pu retenir " la Mère de la vie " car son Fils l’a transférée dans la vie du siècle futur (kondakion).
La glorification de la Mère est une conséquence directe de l’humiliation volontaire du Fils : le Fils de Dieu s’incarne de la Vierge Marie et se fait " Fils de l’homme ", capable de mourir, tandis que Marie, en devenant Mère de Dieu, reçoit la " gloire qui convient à Dieu " (vêpres, ton 1) et participe, la première parmi les êtres humains, à la déification finale de la créature.
" Dieu se fit homme, pour que l’homme soit déifié " (S. Irénée, S. Athanase, S. Grégoire de Nazianze, S. Grégoire de Nysse [PG 7, 1120 ; 25, 192 ; 37, 465 ; 45, 65] et d’autres Pères de l’Église).
La portée de l’incarnation du Verbe apparaît ainsi dans la fin de la vie terrestre de Marie. " La Sagesse est justifiée par ses enfants " : la gloire du siècle à venir, la fin dernière de l’homme est déjà réalisée, non seulement dans une hypostase divine incarnée, mais aussi dans une personne humaine déifiée.
Ce passage de la mort à la vie, du temps à l’éternité, de la condition terrestre à la béatitude céleste, établit la Mère de Dieu au-delà de la résurrection générale et du jugement dernier, au-delà de la parousie qui mettra fin à l’histoire du monde.

La fête du 15 août est une seconde Pâque mystérieuse, puisque l’Église y célèbre, avant la fin des temps, les prémices secrètes de sa consommation eschatologique.
Ceci explique la sobriété des textes liturgiques qui laissent entrevoir, dans l’office de la Dormition, la gloire ineffable de l’Assomption de la Mère de Dieu (l’office de " l’Ensevelissement de la Mère de Dieu ", 17 août, d’origine très tardive, est au contraire trop explicite : il est calqué sur les matines du Samedi saint (" Ensevelissement du Christ ").
La fête de la Dormition est probablement d’origine hiérosolymitaine.
Cependant, à la fin du IVe siècle, Éthérie ne la connaît pas encore. On peut supposer néanmoins que cette solennité n’a pas tardé à apparaître, puisque au VIe siècle, elle est déjà répandue partout : S. Grégoire de Tours est le premier témoin de la fête de l’Assomption en Occident (De gloria martyrum, Miracula I, 4 et 9 - PL 71, 708 et 713), où elle était célébrée primitivement en janvier. de missel de Bobbio et le sacramentaire gallican indiquent la date du 18 janvier.) Sous l’empereur Maurice (582-602) la date de la fête est définitivement fixée au 15 août (Nicéphore Calliste, Hist. Eccles., 1.XVII, c. 28 - PG, 147, 292).

Parmi les premiers monuments iconographiques de l’Assomption, il faut signaler le sarcophage de Santa Engracia à Saragosse (début du IVe siècle) avec une scène qui est très probablement celle de l’Assomption (Dom Cabrol, Dict. d’archéol. chrét., I, 2990-94) et un relief du VIe siècle, dans la basilique de Bolnis-Kapanakéi, en Georgie, qui représente l’Ascension de la Mère de Dieu et fait pendant au relief avec l’Ascension du Christ (S. Amiranaschwili, Histoire de l’art géorgien (en russe, Moscou, 1950), p. 128 ).
Le récit apocryphe qui circulait sous le nom de S. Méliton (IIe siècle), n’est pas antérieur au commencement du V siècle (PG, 5, 1231-1240).
Il abonde en détails légendaires sur la mort, la résurrection et l’ascension de la Mère de Dieu, informations douteuses que l’Église prendra soin d’écarter.
Ainsi, S. Modeste de Jérusalem (+634), dans son " Éloge à la Dormition " - (Encomium, PG 86, 3277-3312), est très sobre dans les détails qu’il donne : il signale la présence des Apôtres " amenés de loin, par une inspiration d’en haut ", l’apparition du Christ, venu pour recevoir l’âme de sa Mère, enfin, le retour à la vie de la Mère de Dieu, " afin de participer corporellement à l'incorruptible éternelle de celui qui l’a fait sortir du tombeau et qui l’a attirée à lui, de la manière que lui seul connaît ". (Patrologia Orientalis, XIX, 375-438.)

L’homélie de S. Jean de Thessalonique (+vers 630) ainsi que d’autres homélies plus récentes – de S. André de Crète, de S. Germain de Constantinople, de S. Jean Damascène (PG 97, 1045-1109 ; 98, 340-372 ; 96, 700-761) – sont plus riches en détails qui entreront aussi bien dans la liturgie que dans l’iconographie de la Dormition de la Mère de Dieu.
Le type classique de la Dormition dans l’iconographie orthodoxe se borne, habituellement, à représenter la Mère de Dieu couchée sur son lit de mort, au milieu des Apôtres, et le Christ en gloire recevant dans ses bras l’âme de sa Mère.
Cependant, quelquefois, on a voulu signaler également le moment de l’assomption corporelle : on y voit alors, en haut de l’icône, au-dessus de la scène de Dormition, la Mère de Dieu assise sur un trône dans la mandorle, que les anges portent vers les cieux.
Sur notre icône (Paris, XXe siècle), le Christ glorieux entouré de mandorle regarde le corps de sa Mère étendu sur un lit de parade. Il tient sur son bras gauche une figurine enfantine revêtue de blanc et couronnée de nimbe : c’est " l’âme toute lumineuse " (vêpres, stichère du ton 5) qu’il vient de recueillir.
Les douze Apôtres " se tenant autour du lit, assistent avec effroi " (vêpres, stichère du ton 6) au trépas de la Mère de Dieu.
On reconnaît facilement, au premier plan, S. Pierre et S. Paul, des deux côtés du lit. Sur quelques icônes, on représente en haut, dans le ciel, le moment de l’arrivée miraculeuse des Apôtres, rassemblés " des confins de la terre sur les nues " (kondakion, ton 2).
La multitude d’anges présents à la Dormition forme parfois une bordure extérieure autour de la mandorle du Christ. Sur notre icône, les vertus célestes qui accompagnent le Christ sont signalées par un séraphin à six ailes.
Trois évêques nimbés se tiennent derrière les Apôtres.
Ce sont S. Jacques, " le frère du Seigneur ", premier évêque de Jérusalem, et deux disciples des Apôtres : Hiérothée et Denys l’Aréopagite, venus avec S. Paul (kondakion, ton 2 ; voir le passage des Noms divins du Pseudo-Denys sur la Dormition : III, 2 PG, 3, 681).
Au dernier plan, deux groupes de femmes représentent les fidèles de Jérusalem qui, avec les 633 évêques et les Apôtres, forment le cercle intérieur de l’Église où s’accomplit le mystère de la Dormition de la Mère de Dieu.

L’épisode d’Athonius, un Juif fanatique qui eut les deux mains coupées par le glaive angélique, pour avoir osé toucher à la couche funèbre de la Mère de Dieu, figure sur la plupart des icônes de la Dormition.
La présence de ce détail apocryphe dans la liturgie (tropaire de l’ode 3) et l’iconographie de la fête doit rappeler que la fin de la vie terrestre de la Mère de Dieu est un mystère intime de l’Église qui ne doit pas être exposé à la profanation : inaccessible aux regards de ceux de l’extérieur, la gloire de la Dormition de Marie ne peut être contemplée que dans la lumière intérieure de la Tradition. »
(Vladimir Lossky * Article paru dans Le Messager de l’Exarcat du Patriarcat russe en Europe occidentale, n° 27, juillet-septembre 1957.)
* Comprenez mort d'amour, autrement dit "dormition"
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« Je voudrais m’arrêter sur un aspect de l’affirmation dogmatique, là où l’on parle d’assomption à la gloire céleste.
Aujourd’hui, nous sommes tous bien conscients qu’à travers le terme « ciel », nous ne nous référons pas à un lieu quelconque de l’univers, à une étoile ou à quelque chose de semblable : non.
Nous nous référons à quelque chose de beaucoup plus grand et difficile à définir avec nos concepts humains limités.
Par ce terme « ciel », nous voulons affirmer que Dieu, le Dieu qui s’est fait proche de nous, ne nous abandonne pas même dans la mort et au-delà de celle-ci, mais qu’il a une place pour nous et qu’il nous donne l’éternité ; nous voulons affirmer qu’en Dieu, il y a une place pour nous.
Pour comprendre un peu mieux cette réalité, considérons notre vie elle-même : nous faisons tous l’expérience qu’une personne, lorsqu’elle est morte, continue à subsister d’une certaine manière dans la mémoire et dans le cœur de ceux qui l’ont connue et aimée.
Nous pourrions dire qu’en eux continue à vivre une partie de cette personne, mais elle est comme une « ombre » car cette survie dans le cœur des personnes qui lui sont proches est elle aussi destinée à finir. Dieu, en revanche, ne passe jamais et nous existons tous en vertu de son amour.
Nous existons parce qu’il nous aime, parce qu’il a pensé à nous et nous a appelés à la vie.
Nous existons dans les pensées et dans l’amour de Dieu.
Nous existons dans toute notre réalité, pas seulement dans notre « ombre ».
Notre sérénité, notre espérance, notre paix se fondent précisément sur cela : en Dieu, dans sa pensée et dans son amour, ne survit pas seulement une « ombre » de nous-mêmes, mais en Lui, dans son amour créateur, nous sommes gardés et introduits avec toute notre vie, avec tout notre être dans l’éternité.
C’est son Amour qui vainc la mort et nous donne l’éternité, et c’est cet amour que nous appelons « ciel » :
Dieu est si grand qu’il a une place également pour nous. Et l’homme Jésus, qui est en même temps Dieu, est pour nous la garantie que l’être-homme et l’être-Dieu peuvent exister et vivre éternellement l’un dans l’autre.
Cela veut dire que de chacun de nous ne continuera pas à exister seulement une partie qui nous est, pour ainsi dire, arrachée, alors que d’autres parties se perdent ; cela veut plutôt dire que Dieu connaît et aime tout l’homme, ce que nous sommes.
Et Dieu accueille dans son éternité ce qui, à présent, dans notre vie, faite de souffrance et d’amour, d’espérance, de joie et de tristesse, croît et devient.
Tout l’homme, toute sa vie est prise par Dieu et, purifiée en Lui, elle reçoit l’éternité. Chers amis ! Je pense qu’il s’agit d’une vérité qui doit nous remplir d’une joie profonde.
Le christianisme n’annonce pas seulement un quelconque salut de l’âme dans un au-delà imprécis, dans lequel tout ce qui, en ce monde, a été précieux et cher pour nous serait effacé, mais il promet la vie éternelle, « la vie du monde à venir » : rien de ce qui est précieux et cher pour nous ne sera perdu, mais trouvera sa plénitude en Dieu.
Tous les cheveux de notre tête sont comptés, dit un jour Jésus (cf. Mt 10, 30).
Le monde définitif sera également l’accomplissement de cette terre, comme l’affirme saint Paul : la création sera elle-même « libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu » (Rm 8, 21).
On comprend alors que le christianisme donne une profonde espérance en un avenir lumineux et ouvre la voie à la réalisation de cet avenir.
Nous sommes appelés, précisément en tant que chrétiens, à édifier ce monde nouveau, à travailler afin qu’il devienne un jour « le monde de Dieu », un monde qui dépassera tout ce que nous pourrons construire nous mêmes.
En Marie élevée au ciel, participant pleinement à la Résurrection du Fils, nous contemplons la réalisation de la créature humaine selon le « monde de Dieu ».
Prions le Seigneur afin qu’il nous fasse comprendre combien toute notre vie est précieuse à ses yeux ; qu’il renforce notre foi dans la vie éternelle ; qu’il fasse de nous des hommes d’espérance, qui œuvrent pour construire un monde ouvert à Dieu, des hommes pleins de joie, qui savent apercevoir la beauté du monde à venir au milieu des difficultés de la vie quotidienne et qui vivent, croient et espèrent dans cette certitude.
Amen ! »
Benoît XVI, Pape de l'Eglise Romaine-catholique. Extrait de l'homélie de la Messe de l'Assomption du 15 août 2010.
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Prière pour le jour de la fête de l’Assomption

« Je Te salue Marie, Mère de tous nos désirs d’être heureux.
Tu es la terre qui dit oui à la vie. Tu es l’humanité qui consent à Dieu.
Tu es le fruit des promesses du passé et l’avenir de notre présent.
Tu es la foi qui accueille l’imprévisible, Tu es la foi qui accueille l’invisible.
Je Te salue Marie, Mère de toutes nos recherches de ce Dieu imprévu.
Du Temple où Tu Le perds, au Calvaire où Il est pendu, Sa route Te semble folle.
Tu es chacun de nous qui cherche Jésus, sans bien comprendre sa vie et ses paroles.
Tu es la mère des obscurités de la foi, Toi qui observes tous les événements dans Ton cœur, creuses et médites tous nos « pourquoi ? » et qui fais confiance en l’avenir de Dieu, ton Seigneur.
Je Te salue Marie, Mère de toutes nos souffrances.
Tu es la femme debout au pied de l’homme crucifié, Tu es la Mère de tous ceux qui pleurent l’innocence massacrée et le prisonnier torturé.
Je Te salue Marie, Mère de Jésus et du disciple qui a cru.
Tu es la Mère des hommes et de l’Église, Tu es au carrefour de l’histoire du salut que Dieu invente depuis Abraham et Moïse.
Je Te salue Marie, Mère de toutes nos pentecôtes.
Tu es, avec les apôtres, l’Église qui prie et accueille les dons du Saint-Esprit.
Je Te salue Marie, Mère de toutes nos espérances.
Tu es l’Étoile radieuse d’un peuple en marche vers Dieu. Tu es l’Annonce de l’humanité transfigurée, Tu es la Réussite de la création que Dieu a faite pour son éternité. Amen. »
Michel HUBAUT, Franciscain
Brive la Gaillarde

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Commentaires de l'Ecriture par Saint Théophane le reclus.
15 août :
Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu

Philippiens 2:5-11 ; Luc 10:38-42, 11:27-28
Marie a choisi la bonne part (Luc 10:42). La Dormition de la Mère de Dieu représente la bonne fin d'un tel choix. Le Sauveur Lui-même a reçu son âme dans Ses bras à sa Dormition. Beaucoup de saints ont été rendus dignes de la même chose.
De diverses manières et degrés, tous ceux qui choisissent la bonne part ont cette même expérience. Au moment où ce choix est fait, les saints prévoyaient cette fin par l'espoir, et même en ressentaient une certaine mesure, mais viennent ensuite les labeurs, la lutte et le fait de se forcer, enveloppant d'un linceul la voie choisie.
La bonne fin de cette bonne partie reste comme une étoile qui guide. C'est comme une lumière lointaine qui brille pour un voyageur qui est rattrapé par les ténèbres.
L'espoir est le stimulateur de l'énergie et le mainteneur de la patience et de la constance dans ce qui était commencé, tandis que l'espérance elle-même est forte à travers la foi. Les gens font leur choix en fonction de la foi, et par l'espoir ils sont fermes dans leur choix, tandis que par la patience ils atteignent cette bonne fin.
Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts
for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +

Dormition et transfert au ciel de notre toute glorieuse souveraine la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie1
Lorsqu'il plut au Christ notre Dieu de rappeler à Lui Sa Mère, Il envoya un Ange 2, trois jours à l'avance, pour lui annoncer cette nouvelle. En s'approchant, l'Ange dit à la Pleine de Grâce:
« Voici ce que déclare ton Fils: "le temps est venu de rappeler auprès de Moi Ma Mère."
Ne te troubles pas à cette nouvelle, mais réjouis-toi plutôt, car tu vas partir vers la vie éternelle. »
Accueillant ce message avec grande joie, la Mère de Dieu, emplie du désir ardent de s'élever vers son Fils, se rendit au Mont des Oliviers pour y prier dans la quiétude, ainsi qu'elle le faisait souvent.
Il se produisit alors un miracle étonnant: au moment où la Toute-Sainte atteignait le sommet de la colline, les arbres qui s'y trouvaient plantés inclinèrent leur ramure, se prosternant et rendant gloire à la Souveraine du monde, tels des serviteurs doués de raison
Après avoir prié, la Toute-Sainte retourna chez elle, sur le mont Sion3.
Comme elle entrait dans la maison, tout se mit soudain à trembler.
Rendant grâces à Dieu, elle fit éclairer la demeure, et appeler ses parents et ses voisins.
Elle mit elle-même tout en ordre, arrangea son lit funèbre et ordonna de préparer ce qui était nécessaire pour les funérailles.
Aux femmes qui étaient venues à son appel, elle révéla la nouvelle de son départ vers le Ciel et, en guise de preuve, elle leur remit la branche de palmier, symbole de victoire et d'incorruptibilité, que l'Ange lui avait donnée.
Encore attachées par les liens de ce monde, ses compagnes reçurent cette nouvelle avec force larmes et gémissements, suppliant la Mère de Dieu de ne pas les laisser orphelines.
Celle-ci les rassura: certes, elle partait vers le Ciel, mais elle n'en continuerait pas moins à les protéger, elles et le monde entier, par sa prière.
A ces paroles, les femmes cessèrent leurs pleurs et s'empressèrent de faire les préparatifs. La Toute-Sainte ordonna en outre de donner les deux seules robes qu'elle possédait aux deux pauvres veuves qui étaient ses compagnes habituelles et ses amies4.

A peine avait-elle prononcé ces paroles, que la maison fut de nouveau ébranlée par un bruit semblable à celui du tonnerre, et elle se trouva remplie de nuées qui amenaient les Apôtres, rassemblés de toutes les extrémités du monde.
C'était donc toute l'Eglise qui, en leurs personnes, était mystiquement présente pour célébrer les funérailles de sa Souveraine.
Au chœur des Apôtres s'était joint celui des Saints Hiérarques, tels que Saint Hiérothée (cf. 4 oct.), Saint Denys l'Aréopagite (cf. 3 oct.) et Saint Timothée (cf. 22 janv. )5 .
Les yeux pleins de larmes, ils dirent à la Mère de Dieu:
« Si tu demeurais dans le monde et vivais parmi nous, nous en aurions bien sûr, une grande consolation, ô Souveraine: ce serait comme si nous voyions ton Fils et notre Maître.
Mais puisque maintenant, c'est selon Sa volonté que tu vas être transportée au Ciel, nous nous lamentons et pleurons, comme tu le vois.
Mais nous nous réjouissons cependant de tout ce qui a été disposé pour toi. »
Elle leur répondit:
« Ô Disciples et amis de mon Fils et de mon Dieu, ne transformez pas ma joie en tristesse, mais ensevelissez mon corps et gardez-le dans la position que je prendrai sur mon lit de mort. »
A ces mots, arriva à son tour sur les lieux le Vase d'Election, Saint Paul.
Il se jeta aux pieds de la Toute-Sainte pour la vénérer et lui adressa cette louange:
« Réjouis-Toi, Mère de la Vie et objet de ma prédication. Car, quoique je n'aie point vu le Christ corporellement, en te voyant, c'est Lui-même que je crois contempler. »
Après avoir fait ses derniers adieux à tous les assistants, la Toute Immaculée s'allongea elle-même sur son lit de mort, disposant son corps comme elle le voulait, et elle offrit d'ardentes prières à son Fils pour la conservation et la paix du monde entier.
Puis, ayant donné sa bénédiction aux Apôtres et aux Hiérarques, souriante, elle remit paisiblement son âme, blanche et plus resplendissante que toute lumière, entre les mains de son Fils et de son Dieu, qui était apparu en compagnie de l'Archange Michel et d'une troupe angélique.
Sa mort s'accomplit en effet sans souffrances ni angoisse, de même que son enfantement avait eu lieu sans douleurs.
Pierre, le Coryphée des Apôtres, entonna alors l'hymne funèbre et ses compagnons soulevèrent la litière, précédés par d'autres assistants qui portaient des flambeaux et accompagnaient le cortège de leurs chants, avec à leur tête Saint Jean le Théologien tenant en main la palme de victoire, et suivis en silence par la foule des disciples.
On pouvait aussi entendre les Anges, qui joignaient leurs voix à celles des hommes, de sorte que le ciel et la terre étaient tout remplis de cette thrène en l'honneur de la Souveraine du monde.
L'air se trouva purifié par l'ascension de Son âme, la terre allait être sanctifiée par la déposition de Son corps, et de nombreux malades recouvrèrent alors la santé.
Ne pouvant supporter ce spectacle, les chefs des Juifs excitèrent des gens du peuple et les envoyèrent renverser la litière sur laquelle reposait le corps vivifiant. Mais la justice divine devança leur sombre dessein, et ils furent tous frappés d'aveuglement.
L'un d'eux, le prêtre Jéphonias qui, plus audacieux, était parvenu à saisir la sainte couche, eut en plus les deux mains coupées à la hauteur du coude par le glaive de la colère divine, et ses bras mutilés restèrent accrochés au lit, offrant un spectacle pitoyable. Porté au repentir par ce châtiment, Jéphonias adhéra de tout son coeur à la foi; et à la parole de Pierre, il se trouva guéri et devint pour ses compagnons un instrument de salut et de guérison.
En effet, comme on lui avait remis un rameau de la palme de la Mère de Dieu, il l'appliqua sur les yeux de ses compagnons, et les guérit tout à la fois de leur cécité corporelle et de leur aveuglement spirituel.

Parvenus au jardin de Gethsémani, les Apôtres ensevelirent le corps très saint de la Mère de Dieu et demeurèrent là pendant trois jours, leurs prières étant sans cesse accompagnées des hymnes angéliques6.
Conformément à une divine disposition de la Providence, l'un des Apôtres (Thomas selon certains) ne se trouvait pas aux funérailles.
Il n'arriva à Gethsémani que le troisième jour et ne pouvait se consoler de n'avoir pu contempler une dernière fois le corps déifié de la Toute-Sainte.
Aussi, d'un commun accord, les autres Apôtres décidèrent-ils d'ouvrir le tombeau, afin qu'il puisse vénérer le Saint Corps.
Une fois qu'on eut enlevé la pierre qui en fermait l'entrée, ils restèrent tous saisis de stupeur en constatant que le corps avait disparu et que seul le suaire qui l'enveloppait restait là, vide, mais gardant la forme du corps.
C'était une preuve irréfutable du transfert au Ciel de la Mère de Dieu, c'est-à-dire de sa résurrection et de l'ascension de son corps, de nouveau réuni à son âme, au-delà des cieux, dans l'intimité de son Fils, pour être notre représentante et notre avocate auprès de Dieu7.
Marie, "fille d'Adam" mais devenue véritablement "Mère de Dieu" et "Mère de la Vie" en enfantant celui qui est la Vie substantielle (Jn 14:6), est donc passée par la mort.
Mais sa mort n'est en rien déshonorante, car, vaincue par le Christ, qui s'y est soumis volontairement pour notre Salut, la condamnation d'Adam est devenue "mort vivifiante" et principe d'une existence nouvelle.
Et le tombeau de Gethsémani, de même que le Saint Sépulcre, est apparu comme une "chambre nuptiale", où se sont accomplies les noces de l'incorruptibilité.
Il convenait en effet que, conforme en tout au Christ-Sauveur, la très Sainte Vierge passe par toutes les voies que le Christ a empruntées pour répandre la sanctification en notre nature. Après l'avoir suivi dans sa Passion et avoir "vu" sa Résurrection, elle a donc fait l'expérience de la mort.
Dès qu'elle se sépara de son corps, son âme très pure se trouva unie à la Lumière divine, et son corps, étant resté peu de temps en terre, ressuscita bientôt, par la grâce du Christ ressuscité.
Ce "corps spirituel" fut reçu au Ciel comme le tabernacle du Dieu-Homme, comme le trône de Dieu.
Il est la partie la plus éminente du Corps du Christ, et il a souvent été assimilé par les Saints Pères à l'Eglise elle-même, la demeure de Dieu parmi les hommes, prémices de notre état futur et source de notre divinisation.
Des entrailles très chastes de Marie, Mère de Dieu, le Royaume des Cieux nous a été ouvert, c'est pourquoi son transfert au Ciel est cause de joie pour tous les croyants qui ont ainsi acquis la garantie, qu'en Sa personne, c'est toute la nature humaine, devenue porteuse du Christ, qui est appelée à habiter en Dieu.
1. Comme c'est le cas pour les autres fêtes du cycle de la Mère de Dieu, la tradition liturgique et iconographique a largement emprunté aux apocryphes (Pseudo-Jean le Théologien et Pseudo-Méliton), en corrigeant leurs erreurs doctrinales.
Primitivement célébrée au mois de janvier, à Jérusalem, cette fête fut fixée au 15 août et rendue obligatoire dans tout l'Orient par l'empereur Maurice (582-602).
Elle acquit une large diffusion, grâce aux éloges que prononcèrent à cette occasion les Pères et grands orateurs ecclésiastiques: Sts André de Crète, Jean Damascène, Germain de Constantinople, Théodore Studite, Grégoire Palamas, etc.
2. Selon certains, il s'agit de l'Archange Gabriel, comme lors de l'Annonciation. On suppose que cet événement eut lieu environ onze ans après la Résurrection du Christ, la Mère de Dieu étant âgée de cinquante-neuf ans.
3. Selon de nombreux auteurs, elle demeurait dans la maison de St Jean le Théologien à Sion.
4. Cf le récit de la déposition de la Robe de la Mère de Dieu, le 2 juil.
5. Détail rapporté dans les oeuvres attribuées à St Denys l'Aréopagite, Noms Divins 3, 2 (PG 3, 681-684).
6. On raconte qu'au retour des funérailles, les Apôtres se rassemblèrent pour un repas fraternel et qu'à la place du Christ, ils déposèrent un morceau de pain en forme de triangle. Mais au moment de l'élever en invoquant le Nom du Christ, comme ils en avaient coutume, ils entendirent du haut du ciel, la Toute-Sainte dire: « Réjouissez-vous, car je suis avec vous jusqu'à la fin des jours! » Tout à leur joie, les Apôtres s'écrièrent alors d'une seule voix: « Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous! » C'est l'origine de l'office de l'Elévation de la Panaghia, célébré dans les Monastères à l'issue du repas les jours de fêtes (cf. Grand Horologe).
7. D'après l'apocryphe du Pseudo-Jean, le corps de la sainte Vierge aurait d'abord été transféré au Paradis, auprès de l'Arbre de vie, et c'est là que l'Archange Michel serait venu y introduire de nouveau son âme. Les Saints Pères ont cependant répugné à sonder ou à dogmatiser sur cette question, qui reste un objet de piété de l'Eglise et non de définitions théologiques. Ils ont préféré contempler dans ce mystère du "transfert" au Ciel de la Mère de Dieu, l'achèvement de l'oeuvre du Rédempteur par la "co-résurrection" et la "co-glorification" de la Sainte Vierge, en réservant cependant le terme de "résurrection" à celle du Sauveur. Le terme d'"Assomption", quant à lui, récemment adopté comme dogme par l'Eglise Catholique Romaine (1950), en tant que corollaire de celui de l'"Immaculée Conception" (1854), laisse supposer de manière ambiguë que la Mère de Dieu, ayant été mise à part de l'héritage d'Adam (le péché originel et sa conséquence, la mort) ne serait pas morte, mais aurait été directement emportée, corps et âme, au Ciel.
(Texte extrait de « Le synaxaire, vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe », adaptation française par le hiéromoine Macaire de Simonos-Petras. Editions TO PERIVOLI TIS PANAGHIAS Thessalonique 1996)

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Où nous trouver ?
Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est
(N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Messe journalières en semaine à 10h30
Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem")
Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Maison Ste Barbe
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)
15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
* Relais Paroissial St Michel
S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne
14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
NANTES:
*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel
18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).
ANGOULÊME (Jauldes):
*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
LOURDES:
*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"
* Messse le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30
20 Rte de Pau
CAMEROUN:
Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,
des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain:
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous
Liturgique en fin AOUT ,
début Septembre 2018:
*Messes tous les dimanches au Monastère.
*En Semaine Services Liturgiques réguliers.
Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.
*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita
*Tous les 29, Petit Pèlerinage à Saint Michel Archange

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¤DIMANCHE 26 AOÛT et Mardi 28,
Pèlerinage préparatoire à la Rentrée Scolaire et universitaire

10h30, Messe avec bénédiction des enfants et jeunes-gens suivie du programme habituel (Prière pour l'unité, réception des fidèles...).

Saint Augustin, priez pour nos écoliers, étudiants et leurs professeurs!
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NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):
¤ JEUDI 6 SEPTEMBRE, ¨permanence pastorale de 9h à 17h30, MESSE à 18h.

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest
ANGOULÊME (Jauldes):
¤ DIMANCHES 26 AOÛT et 9 SEPTEMBRE. Programme habituel.
ANGOULÊME (Jauldes):
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?
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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"
"The future is in peace, there is no future without peace"
"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"
(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu).
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "
Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).
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Nota:
Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.
O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.
¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...
Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.
As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"
Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).
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Note:
A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.
The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.
¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...
For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.
The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B
CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
--------------------
DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...
O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...
Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.
Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...
Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:
---------------------
GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...
The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers
Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the
"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...
Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for
humanity.
Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this
Immense current of underground prayer that irrigates the world ...
If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn
LA LIBERTÉ CHRÉTIENNE


C'est dans les traités anti-pélagiens qu'Augustin parle le plus de la liberté, mais alors il étudie le statut philosophique de la liberté.
Dans les œuvres antérieures, et notamment dans les Tractatus sur l'Evangile de St Jean, Augustin parle de la liberté d'une façon sans doute plus "spirituelle" car la liberté a à voir avec la grâce.
Il convient de rappeler ce qui est fondamental chez Augustin :
- ce qui est entrave à la liberté de l'homme, c'est le péché
- la liberté nous est donnée (la vraie liberté) quand nous avons choisi Dieu (déjà librement)
Dieu a créé l'homme libre (au moins doté de libre-arbitre). Il a été écarté de cette "liberté des enfants de Dieu" par la faute originelle. Toute la vie de l'homme est lutte contre les entraves du mal, contre l'esclavage du péché, pour retrouver cette liberté qu'il ne peut trouver qu'en Dieu.
La vérité de la relation de l'homme avec Dieu ne peut être que le fruit de la liberté : il n'y a pas d'amour dans la contrainte.

Délivrer, c'est rendre libre :
"Se présentant aux regards dans la faiblesse de la chair et demeurant caché selon la majesté divine, notre Seigneur Jésus Christ dit à ceux qui avaient cru en lui quand il parlait : Si vous demeurez dans ma parole, vous serez vraiment mes disciples, car celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé, et vous connaîtrez la Vérité qui vous est cachée maintenant et qui vous parle et la Vérité vous délivrera. Ce mot : vous délivrera, le Seigneur l'a tiré du mot de liberté : il délivre ne signifie en effet rien d'autre au sens propre que : il rend libre. De même que sauver ne signifie rien d'autre que rendre sauf, que guérir ne signifie rien d'autre que rendre sain, qu'enrichir ne signifie rien d'autre que rendre riche, ainsi délivrer ne signifie rien d'autre que rendre libre. Cette signification est plus claire dans le mot grec, car selon l'usage du latin nous disons la plupart du temps qu'un homme est délivré alors qu'il ne s'agit pas de sa liberté, mais de sa santé, comme on dit de quelqu'un qu'il est délivré de sa maladie ; c'est le langage habituel, ce n'est pas pourtant le terme propre. Mais le Seigneur a choisi ce mot : La Vérité vous délivrera de telle sorte qu'en grec personne ne puisse douter qu'il ait parlé de la liberté." (Tr. 41, 1)
Allusion constante aussi à Rm 7, 7-25. En particulier Rm 7, 6-24 :
"Or si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais, d'accord avec la Loi, qu'elle est bonne ; en réalité ce n'est plus moi qui accomplis l'action, mais le péché qui habite en moi. Car je sais que nul bien n'habite en moi, je veux dire dans ma chair ; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l'accomplir : puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas. Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui accomplis l'action, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc une loi s'imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi. Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l'homme intérieur ; mais j'aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m'enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ?"
De fait, le chrétien en cette vie ne connaît qu'une situation mélangée de servitude et de liberté qui restera la sienne jusqu'à la mort.
Certes le Christ est venu pour nous délivrer du péché, mais nous sommes encore régulièrement détournés du bien, de l'Amour, dans lequel est la liberté de l'homme.
"Le Seigneur n'avait pas dit : Vous serez libres, mais : La Vérité vous délivrera [Jn 8, 32]" (Tr. 41, 2)
(à ceux qui protestent : nous sommes la descendance d'Abraham, nous n'avons jamais été esclaves).
Augustin explique qu'il ne s'agit pas de l'esclavage ordinaire : même si les Juifs protestent, il rappelle que le peuple hébreu a connu l'esclavage (en Egypte, à Babylone…) mais ce n'est pas de cet esclavage-là qu'il s'agit dans la bouche du Christ, mais de l'esclavage du péché. Augustin cite à répétition Jn 8, 34 :
"Amen, amen, je vous dis que quiconque commet le péché est esclave du péché."
"Il est esclave, on souhaiterait que ce soit d'un homme et non du péché" (Tr. 41, 3)
Augustin insiste sur la signification du double "Amen" = c'est vrai. Il insiste sur l'importance de ce "Je vous dis vrai" quand c'est la Vérité (le Christ) qui le dit.
Augustin avait écrit dans la Cité de Dieu (4, 3) :
"L'homme bon, même s'il est esclave est libre, mais le méchant, même s'il règne, est esclave, et non pas d'un seul homme, mais, ce qui est plus pesant, d'autant de maîtres qu'il a de vices."
Mais cet esclavage du péché est pire que l'esclavage d'un maître humain :
"Le plus souvent quand ils ont des maîtres méchants, les hommes demandent à être vendus ; ils ne cherchent pas à n'avoir plus de maître, ils veulent seulement en changer. Que pourrait faire l'esclave du péché ? A qui s'adressera-t-il ? Auprès de qui aura-t-il recours ? A qui demandera-t-il de le vendre ? Quelquefois aussi un esclave d'homme accablé par les dures exigences de son maître trouve du répit dans la fuite ; où peut fuir l'esclave du péché ? Où qu'il fuie, il se traîne avec lui-même ; la conscience coupable ne se fuit pas elle-même, il n'est pas de lieu où elle puisse aller, elle se suit elle-même, ou plutôt elle ne s'éloigne pas d'elle-même, car le péché qu'elle commet se trouve à l'intérieur d'elle" (Tr. 41, 4).
Il faut nous réfugier auprès du Christ :
"… demandons à être mis en vente pour être rachetés par son sang" (ibid. 41, 4)
car le Christ est le seul qui peut nous délivrer de l'esclavage du péché :
"Le Seigneur est donc le seul qui délivre de cet esclavage ; celui qui ne l'a pas subi en délivre : seul en effet, il est venu sans péché dans cette chair. Les tout-petits enfants que vous voyez portés dans les bras de leurs mères ne marchent pas encore, et déjà ils sont chargés d'entraves, car ils ont tiré d'Adam ce qui sera brisé par le Christ. Cette grâce que le Seigneur promet s'étend même à eux quand ils sont baptisés, parce que, seul, peut délivrer du péché celui qui est venu sans péché et qui s'est fait sacrifice pour le péché." (Tr. 41, 5).

La liberté plénière et parfaite : nous ne la connaîtrons qu'à la résurrection. Le Christ disant (Jn 8, 35) : "L'esclave ne demeure pas toujours dans la maison. Le Fils, lui y demeure pour toujours" nous fait peur mais :
"Ce n'est pas sans raison, commente Augustin, qu'il nous a effrayés et qu'il nous a donné l'espérance : il nous a effrayés pour que nous n'aimions pas le péché, il nous a donné l'espérance pour que nous ne mettions pas en doute la rémission du péché" (Tr. 41, 8).
Quelle est notre espérance ?
"Le Fils y demeure pour toujours. Donc, si le Fils nous délivre, vous serez vraiment libres. (Jn 8, 34-36]. Notre espérance, frères, c'est que nous soyons délivrés par celui qui est libre et qu'en nous délivrant il nous rende esclaves : nous étions en effet les esclaves de la convoitise ; délivrés, nous sommes rendus les esclaves de la charité." (Tr. 41, 8).
Et Augustin insiste : nous ne sommes pas libre pour pécher, mais pour aimer ; nous sommes "esclaves les uns des autres" selon le mot de St Paul (Gal 5, 13) :
"C'est également ce que dit l'Apôtre : Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas de la liberté une occasion pour la chair, mais par la charité rendez-vous esclaves les uns des autres. Que le chrétien ne dise donc pas : Je suis libre ; j'ai été appelé à la liberté ; j'étais esclave, mais j'ai été racheté et par ce rachat j'ai été rendu libre ; que je fasse ce que je veux, que personne ne s'oppose à ma volonté si je suis libre. Si par cette volonté tu commets le péché, tu es l'esclave du péché. N'abuse donc pas de la liberté pour pécher librement, mais uses-en pour ne pas pécher. Ta volonté en effet sera libre si elle est religieuse. Tu seras libre si tu es esclave, libre à l'égard du péché, esclave de la justice selon le mot de l'Apôtre : Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice, mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous portez des fruits qui conduisent à la sanctification et qui ont pour fin la vie éternelle. C'est à cela que nous devons tendre, c'est cela que nous devons faire." (Tr. 41, 8)
Nous ne sommes de toutes façons pas sans péché : il nous faut au moins être sans péché grave. Ce n'est donc pas la liberté parfaite, en ce monde, mais une première liberté qui consiste à ne pas commettre de péchés graves : l'homme commence à "lever la tête vers la liberté", qui ne sera totale que dans l'éternité :
- dans la mesure où nous servons Dieu, nous sommes libre
- dans la mesure où nous servons la loi du péché, nous sommes encore esclaves.
L'homme de ce temps est un homme divisé.
La liberté totale et parfaite se trouve dans le Christ : comme dans l'histoire du bon Samaritain (Lc 10, 30-37), laissons-nous porter pour être soignés à l'hôtellerie :
"Frères, en ce temps l'Eglise où le blessé est soigné est encore l'hôtellerie du voyageur, mais à cette même Eglise est réservé là-haut l'héritage du possesseur" (Tr. 41, 13)
Dans le Sermon 131, 6, 6, Augustin dit aussi :
"Si vous le reconnaissez, l'hôtellerie est l'Eglise, une hôtellerie pour le moment, car notre vie est un passage ; ce sera une maison d'où nous ne repartirons pas quand nous serons parvenus en bonne santé au Royaume des cieux.".


1) N'y a-t-il pas contradiction entre prescience divine et liberté humaine ?
La question est discuté dans le Tr. 53. (à propos de l'incrédulité des Juifs). Dans le De libero arbitrio, Augustin répond clairement :
"Nous n'avons pas à nier que Dieu connaisse d'avance tous les événements futurs et nous, pourtant, nous voulons ce que nous voulons, car comme il connaît d'avance notre volonté, c'est précisément celle qu'il connaît qui sera ; ce sera donc une volonté, puisque c'est une volonté qu'il connaît d'avance et ce ne pourrait pas être une volonté si elle ne devait pas être en notre pouvoir. Il connaît donc aussi d'avance ce pouvoir." (3, 3, 8)
Il s'agit de ne pas confondre prescience et causalité : la prescience n'exerce pas plus d'action contraignante sur l'avenir que la mémoire sur le passé :
"De même que toi par ton pouvoir tu ne forces pas les événements passés à s'être réalisés, de même Dieu par sa prescience ne force pas les événements à venir à se réaliser" (Ibid. 3, 4, 11).
2) Que répondre à ceux qui nient l'utilité de la prière pour demander l'aide de la grâce ?
"Que personne n'ose défendre le libre arbitre au point de chercher à nous enlever la prière dans laquelle nous disons : Ne nous soumets pas à la tentation…" (Tr. 53, 8).
Le Christ lui-même ne dit-il pas : "J'ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas" [Lc 22, 32] ?
"… reconnaissons les bienfaits de Dieu. Car il faut rendre grâce aussi parce que ce pouvoir nous a été donné, et il faut prier de peur que la faiblesse ne succombe." (Tr. 53, 8)
A diverses reprises Augustin reviendra là-dessus avec beaucoup de netteté :
Dans De peccatorum meritis et remissione (2, 2, 2) :
"Il y en a certains qui présument tellement du libre arbitre de la volonté humaine qu'ils pensent que nous n'avons pas à être aidés pour ne pas pécher, puisque le libre arbitre de la volonté a été une fois pour toutes accordé à notre nature. Il s'ensuit donc que nous ne devons pas prier non plus pour ne pas entrer dans la tentation, c'est-à-dire pour ne pas être vaincus par elle, soit quand elle trompe et abuse des ignorants, soit quand elle presse et assiège des faibles".
De même in De bono uiduitatis (17, 21) :
"Ils prétendent défendre le libre arbitre de l'homme au point de prétendre que, par lui seul, sans même être aidés par la grâce de Dieu, nous serions capables d'accomplir ce qui est ordonné par Dieu. Il s'ensuit dès lors que le Seigneur a dit inutilement : Veillez et priez pour ne pas entrer dans la tentation, Matth., 26, 41, et que nous redisons inutilement chaque jour dans la prière du Seigneur : Ne nous soumets pas à la tentation. En effet, s'il est en notre pouvoir de ne pas être vaincus par la tentation, pourquoi prions-nous pour ne pas entrer en elle ou ne pas lui être soumis ?".
3) La grâce et la liberté.
Il faut tenir deux vérités :
- la nécessité de la grâce
- l'existence du libre arbitre.
De fait l'affirmation de l'une risque toujours d'être comprise comme la négation de l'autre. Il ne s'agit pas de deux opinions entre lesquelles il serait loisible de faire un choix, mais de deux vérités qu'il faut garder ensemble si l'on veut rester fidèle à l'enseignement du Seigneur comme aux exigences de la vie spirituelle.
Evitant dans les Tractatus toute discussion théologique, Augustin engage seulement ses auditeurs à écouter le Seigneur : les commandements qu'il donne à ses disciples ne peuvent se comprendre que si l'homme est libre et responsable de ses actes et la prière qu'il leur apprend n'a de sens que s'ils ont besoin en même temps de l'aide de la grâce.
Dans le Tr. 53, Augustin fait appel à deux paroles de l'Evangile pour mettre en lumière la mystérieuse coopération dans la foi de la grâce de Dieu et du libre arbitre de l'homme :
- si Jésus a prié pour que la fois de Pierre ne défaille pas devant le scandale de la Passion (Lc 22, 32) c'est "pour que nous n'imaginions pas que la foi est tellement au pouvoir de notre arbitre qu'elle n'a pas besoin du secours de Dieu",
- mais à l'inverse l'évangéliste Jean nous déclare que nous a été "donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jn 1, 12) pour que nous comprenions que la foi dépend aussi de notre volonté.

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"
"The future is in peace, there is no future without peace"
"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"
(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu).
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "
Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).
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Nota:
Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.
O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.
¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...
Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.
As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"
Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).
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Note:
A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.
The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.
¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...
For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.
The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B
Où nous trouver ?
Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est
(N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Messe journalières en semaine à 10h30
Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem")
Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Maison Ste Barbe
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)
15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
* Relais Paroissial St Michel
S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne
14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
NANTES:
*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel
18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).
ANGOULÊME (Jauldes):
*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
LOURDES:
*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"
* Messse le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30
20 Rte de Pau
CAMEROUN:
Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,
des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain:
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
--------------------
DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...
O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...
Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.
Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...
Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:
---------------------
GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...
The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers
Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the
"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...
Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for
humanity.
Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this
Immense current of underground prayer that irrigates the world ...
If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn
LA SAINTE COMMUNION DANS L'ORTHODOXIE
LA SAINTE COMMUNION
DANS L'ORTHODOXIE
Source : Pages Orthodoxes La Transfiguration (www.pagesorthodoxes.net).
par Mgr Séraphim (Storheim)
évêque d'Ottawa et du Canada
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INTRODUCTION
...Car il s’agit de notre relation avec le Christ, être amoureux du Christ, être uni au Christ, se trouver dans le Christ, vivre dans le Christ, c’est de tout cela qu’il s’agit...
... Nous ne pouvons pas participer à la Sainte Communion de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, et ensuite poursuivre notre vie comme si rien ne s’était passé.
La publication qui suit, portant sur la Sainte Communion dans l’Église orthodoxe, est basée sur deux conférences données par Monseigneur Séraphim (Storheim), évêque d’Ottawa et du Canada, Église orthodoxe en Amérique, dans le cadre d’une série de conférences érudites, " Fenêtres sur l’Est " tenues en février 1995 au Collège Saint Thomas More de l’Université de la Saskatchewan. Commanditées par les paroisses chrétiennes orientales de Saskatoon et le Collège Saint Thomas More, deux soirées ont porté sur le thème " La place centrale de la Table du Seigneur : Perspectives eucharistiques ". Les conférenciers invités pour la série de 1995 étaient Monseigneur Nicolas (Samra), évêque de l’Église catholique Melchite de Newton et de la région du Midwest (États-Unis), et Monseigneur Séraphim.
Les communications de Monseigneur Séraphim étaient intitulées " Participants à la nature divine : Considérations théologiques orthodoxes de la Sainte Communion ", et " La Sainte Communion à travers les siècles dans l’Église d’Orient ".
Ces textes sont reproduits ici avec la permission expresse du Collège Saint Thomas More et avec la bénédiction de Monseigneur Séraphim.
LA SAINTE COMMUNION :
SES FONDEMENTS THÉOLOGIQUESJ’entreprends cette " considération orthodoxe de la Sainte Communion " par des considérations théologiques. Cela peut sembler étrange, mais il ne saurait en être autrement, puisqu’un fondement théologique est nécessaire pour comprendre la manière dont les Orthodoxes s’approchent comme il le faut de la Sainte Communion, ou même leur comportement, que d’aucuns considèrent comme un mystère en soi.
Au cours de mes réflexions, je ferai mention de paroles des Pères de l’Église. Ces Pères sont les personnes dont les paroles, les sermons, les réponses et les traités aident à façonner notre compréhension de la Sainte Communion et de tous les autres aspects de notre vie d’Orthodoxes.
Certains des Pères ont vécu il y a longtemps, surtout ceux auxquels nous reconnaissons la plus grande autorité, tels saint Basile le Grand, saint Jean Chrysostome et saint Jean Damascène. D’autres Pères de l’Église primitive vivaient au désert. Il y a aussi des Pères plus récents. J’ajouterai ici que, même si l’on associe presque automatiquement ce terme de " Pères " à la période des Cappadociens, par exemple, en le limitant aux personnages de cette époque, en fait le terme s’applique à des personnes significatives de tous les temps, et même d’aujourd’hui. De même que le temps des miracles n’est pas révolu, le temps des Pères n’est pas passé. Et pour vous garder en alerte, certains des Pères sont des Mères !
Autre facteur important à noter, si l’on cherche dans les index des écrits patristiques des références à la Sainte Communion ou à l’Eucharistie, elles sont étonnamment limitées. Il y a de bonnes raisons à cela : jamais dans l’histoire de l’Église orthodoxe n’a-t-on envisagé cette question séparément de la totalité de la vie et de l’expérience du chrétien orthodoxe. Elle fait partie d’un tout complètement interdépendant et interrelié ; elle ne peut en être extraite aux fins d’une étude indépendante et d’une analyse isolée.
Un exemple concret de ce que je veux dire se trouve dans l’introduction d’un livre que je viens de lire,Holy Women of Russia. L’auteur, Brenda Meehan, écrit :
J’ai eu beaucoup de difficultés à écrire ce livre et je suis maintenant convaincue que c’est parce que les femmes dont je parle - des femmes dynamiques, spirituellement intenses - n’aimaient pas ma première manière de raconter leur histoire, que j’intégrais à une analyse sèche et érudite du développement des communautés religieuses féminines dans la Russie du dix-neuvième siècle. J’avais l’intention d’analyser en chapitres méthodiques divers aspects de ces communautés, dont leurs origines, le profil statistique de leurs fondateurs, leurs ressources économiques et leurs structures institutionnelles, les caractéristiques socio-économiques de leurs membres et leur signification culturelle dans la Russie pré-révolutionnaire, mais ces femmes ont crevé les pages, refusant d’être enfermées dans mes chapitres bien définis et dans un cadre qui mettait l’accent sur le socio-historique au détriment du spirituel.
Dans ce contexte, je m’empresse d’ajouter " et aux dépens du personnel ". De nos jours, le mot " spirituel " est parfois associé à une attitude distante, isolée, détachée. Mais le mot " personnel " exige une relation. Une relation au niveau de l’être même - précisément ce dont il est question dans notre perception de la signification de la communion.
Je terminerai mon introduction en puisant un peu dans mes souvenirs, comme il convient à un homme de mon âge. Il y a environ trente ans que je suis venu à Saskatoon pour la première fois, au milieu de l’hiver, avec la chorale mixte de l’Université de l’Alberta ; de cette visite je retiens l’expérience du froid glacial de février que compensait l’hospitalité des gens de Saskatoon. À cette époque, suivant le cours ordinaire de la vie étudiante, entre de longues réflexions sur le sens de la vie dans divers cafés, je suivais des cours de philosophie et j’étudiais notamment la métaphysique.
Parcourant la Somme Théologique de saint Thomas d’Aquin, nous avons passé en revue les preuves de l’existence de Dieu. Malgré la difficulté de l’expérience, je suis très heureux de l’avoir faite, parce que ces arguments se sont révélés très utiles dans beaucoup de discussions que j’ai eues depuis avec des coeurs qui s’interrogent.
Cependant, notre professeur insistait patiemment sur une attrape que saint Thomas lui-même avait comprise : le bond de la foi. Avec son humour irlandais, il nous apprenait que même si on peut en arriver par la raison à une acceptation logique de l’existence de Dieu, cela en soi ne suffit pas. Le bond de la foi doit se produire avant que ce qu’on appelle la " croyance " puisse être atteinte.
La croyance est une forme de confiance - comme celle que l’on place dans une chaise ou une table lorsqu’on s’assoit ou s’appuie dessus. (En passant, veillez à ne pas être vus assis sur une table dans les cercles orthodoxes ! Les Orthodoxes ont un respect particulier pour les tables, pour une raison sur laquelle je reviendrai.) En tous cas, c’est le bond de la foi qui permet d’avoir cette confiance en l’existence de Dieu. Et au-delà de cette confiance, il y a la relation.
La philosophie est un instrument utile, mais ce n’est pas la théologie et le sujet qui nous occupe est la compréhension théologique orthodoxe de la Sainte Communion. Si nous utilisons le mot " théologie " comme s’il s’agissait d’une certaine forme de philosophie, nous aurons du mal à comprendre la perspective orthodoxe.
Nous devons prendre quelques instants pour rappeler ce qu’est la théologie. Le mot théologie signifie parler de Dieu, mais cela ne veut pas dire qu’on puisse prendre un ensemble, n’importe quel ensemble de propositions au sujet de Dieu et ensuite commencer à en débattre, ou même les ajuster à notre guise.
La théologie découle d’une expérience de Dieu. Elle n’est pas seulement le résultat demonexpérience de Dieu. Elle est le résultat denotreexpérience de Dieu - et pas seulement le résultat de notre expérience immédiate ou de celle des gens actuellement réunis à Saskatoon - mais l’expérience commune de tous ceux qui L’ont rencontré. Plus précisément, la théologie orthodoxe chrétienne est le reflet d’une expérience de Dieu partagée dans la communion au cours des deux mille dernières années et même avant.
Un théologien n’est pas nécessairement quelqu’un qui sait beaucoup de choses au sujet de Dieu - au sujet de l’histoire, des conciles, des débats, des arguments, de l’ecclésiologie, de la sotériologie, de la tradition biblique, des traductions, de l’herméneutique et ainsi de suite. Par-dessus tout, un théologien n’est pas quelqu’un d’original ! Un théologien est quelqu’un qui a eu une expérience de Dieu et qui, suivant l’exhortation de la première épître de Pierre (3, 15), est " prêt à justifier son espérance devant quiconque lui en demande compte ". L’authentification de cette expérience et cette justification se trouve dans sa conformité à l’expérience partagée par les chrétiens orthodoxes en tous temps et en tous lieux.
En d’autres mots, et citant le passage biblique préféré d’un saint homme luthérien, qui me l’a répété bien des fois dans ma jeunesse : " Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et il le sera à jamais " (Hébreux, 13, 8). Et même cette compréhension de la stabilité de la divinité n’est en rien neuve, puisque nous la retrouvons lorsque Dieu s’est révélé Lui-même à Moïse pour la première fois sur le Mont Sinaï dans Exode 3, 6 : " Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ".
Ce fondement théologique étant acquis, nous pouvons commencer à discuter de la perception orthodoxe de la Sainte Communion et de ses résultats. Et je voudrais commencer en signalant l’une des différences les plus frappantes entre l’Orient et l’Occident dans leur expérience chrétienne.
Les Orthodoxes, dans ce qu’on appelle l’Orient, ont toujours donné la Sainte Communion aux bébés, en fait dès le baptême. En Occident, depuis des siècles, la communion a été reportée jusqu’à un " âge de raison " diversement fixé, selon l’exigence longtemps soutenue qu’une personne doit connaître et comprendre ce qui est reçu.
Pour les Orthodoxes, il n’y a pas et il n’y a jamais eu une telle exigence. Aucune distinction n’est faite dans la capacité de raisonner, de percevoir ce qui se passe, car nous avons donné, nous donnons et nous donnerons la Sainte Communion non seulement aux bébés, mais à tous ceux qui sont incapables pour diverses raisons de comprendre quoi que ce soit, aux personnes dans le coma, et ainsi de suite. Par ailleurs, chez ces mêmes Orthodoxes, il y en a beaucoup qui ne reçoivent pas et qui n’ont pas reçu fréquemment la Sainte Communion, et cela sur la base d’une conscience aiguë des effets empoisonnants du péché.
Chaque matin, vers le début de Matines, nous chantons le refrain : " Le Seigneur Dieu nous est apparu ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". Dans cette phrase on trouve le fondement de la perspective théologique orthodoxe et les éléments fondamentaux de notre compréhension de la Sainte Communion. Et puisque nous y sommes, j’ajouterai que nous trouvons là nos véritables racines : dans nos antécédents sémitiques, judaïques, moyen-orientaux, interprétés à travers l’hellénisme.
Dès l’origine, à l’initiative de Celui qui est la Source de toute existence, le Créateur Se révèle au créé. Nous le voyons au début de la Genèse. Quelle que soit la façon dont nous choisissons de prendre les détails, le fondement de la Genèse se trouve dans la révélation que Dieu fait de Lui-même à l’humanité, Sa création. Il marche et il parle avec l’humanité avant la Chute et, oui, même par la suite.
Mais il y a un détail intéressant que nous pouvons remarquer dans le récit de la création, un détail qui n’est pas là pour rien. Dans Genèse 1, 26 nous lisons : " Dieu dit : " Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance... " La même formulation revient au chapitre 11, verset 7, de la Genèse, où Dieu interrompt l’oeuvre de notre orgueil : " Allons, descendons, et là confondons leur langage... " Et un peu plus loin, au chapitre 18, nous avons l’apparition bien connue de Dieu au chêne de Mambré. Ici, le Seigneur parle au singulier, mais il est représenté visiblement sous la forme de trois hommes ou de trois anges durant la rencontre avec Abraham, et ensuite sous la forme de deux anges pour la rencontre avec Lot dans Genèse 19.
Dieu Se révèle comme Communauté d’Existence, non seulement par l’utilisation du pluriel mais aussi sous forme visible à la fois dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament. Dans ce dernier, c’est plus particulièrement le cas au moment du baptême de Notre Seigneur, quand, comme nous l’entendons dans l’Évangile selon saint Marc (1, 10-11) : " Et aussitôt, remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit comme une colombe descendre vers lui, et une voix vint des cieux : ‘Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur.’ " De plus, Dieu se révèle non pas comme une simple communauté d’existence abstraite, mais comme uneCommunauté de Personnesavec laquelle il y a interaction et interrelation.
Mais cette interaction et cette interrelation dont saint Augustin et tous les Pères attestent qu’elles sont fondées sur l’amour, ne sont pas enfermées en elles-mêmes. Elles s’étendent, elles créent la vie et invitent les créatures à une relation avec le Créateur.
La vie de la Sainte Trinité engendre la vie dans l’amour, puis entretient une relation semblablement aimante et personnelle avec la créature. Ainsi Dieu Se révèle à nous, et comme Seigneur, il entend que cette révélation conduise à la " relation ". Cette " relation " est, en fait, communion. Et cette communion est la communion de l’amour : la communion de l’amour vivifiant qui invite à l’imitation. Les êtres humains imiteront l’amour désintéressé, vivifiant de Dieu, dans une obéissance motivée par cet amour même.
C’est pour cette raison que nous répétons les grands moments de cette révélation aux moments liturgiques plus importants. Dans l’anaphore de saint Basile le Grand, par exemple, nous participons à cette répétition de la révélation historique, de même que lors du baptême et de la grande bénédiction des eaux à la Théophanie. Dieu se révèle à nous dans la création, à Mambré, à la Mer Rouge, au Sinaï, dans les Juges et les Prophètes, dans les saintes personnes de tous les âges, et ensuite dans le point culminant de l’Incarnation de notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus Christ, le Verbe de Dieu qui prend chair, et la Descente de l’Esprit Saint.
Tout cela revient à dire qu’en célébrant la Divine Liturgie, nous amenons dans le moment présent toutes les actions salvatrices passées de la Sainte Trinité. Et cela ne s’arrête pas là. Nous y amenons non seulement les actions salvatrices passées du Seigneur mais aussi les actions futures, y compris une commémoration du Second Avènement.
La raison pour laquelle nous célébrons tous ces événements passés, présents et futurs c’est que nous y participons et que nous avons une relation personnelle avec eux. Et cette relation personnelle avec la Sainte Trinité et avec toutes les actions salvatrices de l’histoire n’est pas, comme on pourrait le penser, un simple aspect de notre existence, quelque chose que nous faisons comme partie de tout le reste de ce que nous sommes. Cette relation personnelle se joue au niveau même de notre être. C’est la substance, le fondement de ce que nous sommes ; car ce que nous sommes vraiment comme personnes ne peut être découvert que dans la relation avec Celui Qui nous a créé.
Plus notre identification à Dieu est profonde - plus nous vivons de Son amour, plus nous L’imitons - plus nous sommes vraiment nous-mêmes, parce que nous nous approchons approximativement de ce pourquoi Dieu nous a créés. Plus nous insistons pour vivre comme nous l’entendons et négligeons notre communion avec Dieu en vivant notre vie, plus nous défigurons ce que nous devrions être et devenons des parodies de ce que nous sommes vraiment.
Quand nous parlons de ces sujets, il faut dire que si l’on tente de comprendre la théologie orthodoxe de la Sainte Communion, on doit constamment prendre en considération le Mystère du Corps du Christ comme le décrit l’Apôtre Paul dans 1 Corinthiens 12 et suivants. En même temps, il faut rappeler le véritable but de l’assemblée eucharistique, comme le Père Alexandre Schmemann le souligne au début de son livre,L’Eucharistie : Sacrement du Royaume,citant l’Apôtre Paul dans ses commentaires disciplinaires dans 1 Corinthiens 11, 18-33 :
" Lorsque vous vous réunissez en Église ", écrit l’apôtre Paul aux Corinthiens : pour lui, comme pour tout le christianisme primitif, ces termes ont trait non pas au temple, mais à la nature et au but de la réunion. L’on sait que le motéglise, ecclésia,veut direassemblée. Dans l’esprit des premiers chrétiens, " se réunir en Église ", c’est constituer une telle assemblée, dont le but est de manifester, de réaliser l’Église.
Cette assemblée esteucharistique : la célébration de la " cène du Seigneur ", de la " fraction du pain " en est la culmination et l’achèvement... Dès l’origine, cette unité trine apparaît donc avec évidence : l’Assemblée, l’Eucharistie, l’Église, ainsi qu’en témoigne unanimement, à la suite de saint Paul, la tradition ancienne.
Nous croyons que, par amour, pour nous rendre capables de rétablir la communion personnelle avec Dieu que nous avions nous-mêmes rejetée et brisée, le Verbe de Dieu s’est fait chair, a vécu, est mort de nos mains, est ressuscité en détruisant le pouvoir de Hadès, et est monté aux cieux. Il nous a laissé la Divine Liturgie de Son Corps et de Son Sang pour nous nourrir, et pour maintenir et accroître l’unité et l’identité entre nous et Lui.
À la lumière de ces faits et de tout ce qui a été présenté jusqu’ici, voici ce qu’ont écrit au sujet de la Sainte Communion certains de nos Pères :
I. Saint Jean Chrysostome dit dans sonHomélie 24sur 1 Corinthiens 10 :
...Ô bienheureux Paul... donnez-vous le titre de ‘coupe de bénédiction’ à cette coupe qui inspire la crainte, à cette coupe foudroyante ? Il répond oui, et l’expression n’est pas un mince titre. Car lorsque je dis qu’elle est une ‘bénédiction’, je veux dire action de grâces, et quand je dis qu’elle est action de grâces, je déploie tous les trésors de la bonté de Dieu et me rappelle à l’esprit ses puissants bienfaits... Je Lui rends grâces d’avoir libéré toute la race humaine de l’erreur. Étant loin, Il les a faits se rapprocher, de sorte que lorsqu’ils avaient perdu espoir, et se trouvaient sans Dieu dans le monde, Il les a constitués Ses propres frères et co-héritiers. Donc, quand nous nous approchons, et rendons grâces pour ces choses et toutes choses pareilles... nous communions non seulement en participant, mais aussi en étant unis...
Car qu’est-ce que le pain ? Le Corps du Christ. Et que deviennent ceux qui y participent ? Le Corps du Christ : pas un grand nombre de corps, mais un seul corps... de sorte que nous sommes unis entre nous et avec le Christ... " La multitude des croyants’ dit le texte ‘n’avait qu’un coeur et qu’une âme (Actes 4, 32) "... Il a apporté, comme on pourrait dire, une autre sorte de pâte et de levain, Sa propre chair - en fait la même par nature, mais libre du péché et pleine de vie - et il l’a donnée à tous pour qu’ils y participent de sorte que nous soyons mêlés de vie et d’éternité au moyen de cette table.
J’ajouterai ici en parenthèse que saint Jean, quand il utilise le mot " mêlés ", ne suggère pas que nous soyons unis comme dans une ouate ni que nous soyons mêlés dans une quelconque vie indistincte. Il dit que tout en étant unis à la vie, la Source de la Vie, c’est-à-dire Dieu, nous demeurons les personnes spécifiques, les créations uniques que nous sommes.
II. Et de nouveau saint Jean Chrysostome dit dans l’Homélie 3sur Éphésiens 1 :
Voilà, je vous prie instamment, une table royale est mise devant vous, des anges servent à la table, le Roi Lui-même est là et vous tenez-vous debout, bouche ouverte ? Vos vêtements sont-ils salis et pourtant vous n’en tenez aucun compte ? Ou êtes-vous propre ? Alors prosternez-vous et participez... Vous avez chanté des hymnes avec les autres ; vous vous êtes déclaré être du nombre de ceux qui sont dignes en ne partant pas avec ceux qui sont indignes.
Pourquoi rester et pourtant ne pas participer à la table ? Vous direz, je suis indigne. Alors êtes-vous également indigne de la communion que vous avez eue dans la prière ? Car ce n’est pas seulement au moyen des offrandes, mais aussi au moyen de ces cantiques, que l’Esprit descend de partout. Pour éviter que je sois le moyen d’accroître votre condamnation, je vous prie instamment de ne pas hésiter à venir, mais de vous rendre digne à la fois d’être présent, et d’approcher... Et quel est donc notre espoir de salut ? Nous ne pouvons blâmer notre faiblesse ; nous ne pouvons accuser notre nature. C’est l’indolence et rien d’autre qui nous rend indignes.
III. Et encore saint Jean Chrysostome dit dansHomélies 29et30sur 2 Corinthiens 13 :
Nous sommes le temple du Christ ; nous embrassons le porche et l’entrée du temple quand nous nous embrassons les uns les autres... Et par ces entrées et ces portes le Christ est à la fois entré en nous et entre effectivement, chaque fois que nous communions. Vous qui participez aux mystères, comprenez ce que je dis : car ce n’est pas d’une manière commune que vos lèvres sont honorées lorsqu’elles reçoivent le Corps du Seigneur. C’est principalement pour cette raison que nous nous embrassons.
IV. Saint Cyprien de Carthage dit dans sonCommentaire sur le Notre Père:
" Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ". Ces paroles peuvent être prises spirituellement ou littéralement, parce que dans le plan divin, les deux lectures sont utiles à votre salut.
Le pain de vie est le Christ ; maintenant il ne s’agit pas du pain de tout le monde, mais c’est le nôtre... Nous l’appelons " notre pain " parce que le Christ est le pain de ceux qui participent à Son Corps. Et nous demandons que ce pain nous soit donné tous les jours, à moins que nous, qui vivons dans le Christ et recevons l’Eucharistie tous les jours comme nourriture de salut, soyons séparés de Son Corps par quelque péché grave qui nous interdit la Communion et ainsi nous prive de notre pain céleste.
V. Dans sesConférences sur les sacrements, saint Cyrille de Jérusalem dit :
... En pleine assurance, participons au Corps et au Sang du Christ, car sous forme de pain vous est donné Son Corps, et sous forme de vin Son Sang, afin que vous, en participant au Corps et au Sang du Christ, puissiez être fait du même corps et du même sang que Lui. Car c’est ainsi que nous en venons à porter le Christ en nous... c’est ainsi que, selon le bienheureux Pierre, nous en venons à participer à la nature divine (2 Pierre 1, 4).
Le Christ à une certaine occasion où il parlait avec les Juifs a dit : ‘Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous (Saint Jean 6,53)’... En conséquence, contemplez le pain et le vin non pas comme de simples éléments, car ils sont, selon la déclaration du Seigneur, le Corps et le Sang du Christ... Que votre fondement soit la foi.
VI. Saint Hésychius de Jérusalem dit dans ses textes surla Sobriété et la Prière :
Chaque fois que nous les indignes sommes considérés dignes d’être admis, avec crainte et tremblement, aux Mystères divins et sans taches du Christ, notre Dieu et notre Roi, montrons d’autant plus de sobriété, de vigilance d’esprit et d’attention stricte, pour que nos péchés et nos souillures petits et grands puissent être détruits par le Divin Feu, c’est-à-dire le Corps de Notre Seigneur Jésus Christ.
Car quand il pénètre en nous, il chasse tout de suite de nos coeurs les esprits malins et détruit nos péchés passés et l’esprit reste vidé de l’agitation importune des pensées mauvaises. Si, après cela, nous gardons strictement notre esprit et nous tenons à la porte du coeur, chaque fois que nous sommes de nouveau considérés dignes, le Saint Divin Corps éclairera de plus en plus l’esprit et le fera briller comme une étoile...
VII. Dans sesChapitres éthiques, saint Siméon le Nouveau Théologien dit :
Tout comme Ève a été prise à même la chair et les os d’Adam pour que les deux forment une seule chair, de même le Christ, en Se donnant à nous dans la communion, nous donne Sa propre chair et Ses propres os. Voilà en effet ce qu’Il nous donne à manger. Par la communion Il nous unit à Lui.
Tous ceux qui croient au Christ tiennent de Lui dans l’Esprit de Dieu, et forment un seul corps... Uni à Lui de cette manière spirituelle, chacun d’entre nous formera un seul esprit avec Lui, et de même un seul corps, puisque corporellement nous mangeons Son corps et nous buvons Son sang... Je dis un, pas selon la personne mais selon la nature de la divinité et de l’humanité ; selon la divine nature, puisque nous aussi nous devenons dieu par adoption...
De toute éternité, [Dieu] a prédéterminé que ceux qui croient en Lui et sont baptisés en Son nom (le nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit), et mangent la chair sans tache de Son Fils, et boivent Son précieux Sang, seraient ainsi justifiés c’est-à-dire glorifiés, et deviendraient participants à la vie éternelle...
Si vous voulez savoir si je dis la vérité, devenez saints en pratiquant les commandements de Dieu, et ensuite participez aux Saints Mystères. Alors vous comprendrez toute la portée de cet énoncé.
VIII. DansLa Vie en Christ, saint Nicolas Cabasilas écrit :
Mais quand le Christ habite en nous, que faut-il de plus, ou quel bienfait nous échappe ? Quand nous habitons dans le Christ, que désirerons-nous de plus ?... Quelle bonne chose manque à ceux qui sont dans un tel état ? Qu’ont à faire avec le malin ceux qui sont entrés dans une telle clarté ? Quel mal peut soutenir une telle abondance de bien ? Quoi du malin peut continuer à être présent ou à entrer de l’extérieur quand le Christ est si évidemment avec nous, nous pénètre et nous entoure complètement ?
Seule parmi les rites sacrés, l’Eucharistie fournit la perfection aux autres Mystères... Ce Mystère est si parfait, il surpasse de si loin chaque autre rite sacré, qu’il conduit au sommet même des bonnes choses. Voici également le but final de chaque entreprise humaine. Car en lui nous obtenons Dieu Lui-même et nous sommes unis à Dieu dans la plus parfaite union ; car quel attachement peut être plus complet que de devenir un seul esprit avec Dieu ?
Mais à cause de notre égoïsme nous reculons devant notre appel à la parfaite communion. Nous nous contentons de substituts et d’alternatives limités, au rabais et même sombres. Saint Nicolas (Vélimirovitch), dans sesPrières sur le lac, dit :
[Mon âme], repens-toi de tes désirs ardents de ce monde et de tout ce qui est dans ce monde. Car le monde est le cimetière de tes ancêtres qui t’attend la bouche ouverte. Un peu de temps encore et tu seras ancêtre ; tu auras un vif désir d’entendre le mot " repentir " mais tu ne l’entendras pas.
Ponce Pilate a demandé au Seigneur, " Qu’est-ce que la vérité ? " (Jean 18, 35) Il a posé la mauvaise question, parce que la vérité n’est pas unquoimais unQui. Très souvent, en essayant de comprendre les Mystères de Dieu, nous tombons dans le même piège en posant les mauvaises questions. Et si nous osons penser que nous pourrons un jour comprendre complètement les Mystères de Dieu, et plus particulièrement le Mystère de l’Eucharistie, nous ne ferons rien d’autre que poser les mauvaises questions.
J’espère que nous commençons à voir que dans la compréhension orthodoxe du Mystère de la Communion, tout est inter-relié. Tout et tout le monde sont liés et s’influencent réciproquement.
Cela est si vrai que, si on nous demandait " Combien y a-t-il de sacrements ? " notre réponse sera " Dieu seul le sait ". Il y en a un seul ou une multitude. Tous les sacrements que nous distinguons communément sont, en fait, étroitement liés les uns aux autres, tous tricotés ensemble de manière à être inséparables, même si ce sont des actes distincts. Et puisque chaque fois Dieu nous confère la grâce, nous percevons cet événement comme un sacrement (y compris les saints baisers que décrit saint Jean Chrysostome). Tous les sacrements reflètent la vie de la Sainte Trinité, et nous voilà revenus là où nous avions commencé.
C’est l’évêque, comme principal célébrant de chaque Liturgie eucharistique de son diocèse, qui réunit en sa personne la perpétuation de la Tradition du Christ, la véritable foi en la Sainte Trinité. Au moment de sa consécration, il se fait poser les questions suivantes par l’évêque consécrateur :
Métropolite : Quelle est ta foi ?
Et le futur évêque récite le symbole de foi :
Le futur évêque :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.
Et en un Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles. Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. Qui, pour nous autres hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, et s’est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Qui a été crucifié pour nous sous ponce Pilate, a souffert et a été enseveli. Qui est ressuscité le troisième jour selon les Écritures. Qui est monté aux cieux et est assis a la droite du Père. Et qui reviendra avec gloire juger les vivants et les morts et dont le royaume n’aura pas de fin.
Et au Saint Esprit, Seigneur, le Vivificateur, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.
En l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.
Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés, j’attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir.
Voilà le Symbole de Nicée que nous réaffirmons tous les jours, et que nous confessons depuis notre baptême. L’évêque consécrateur le bénit avec la grâce de la Sainte Trinité. Ensuite, pour plus de lumière, le futur évêque est appelé à parler avec plus de détails de sa foi trinitaire et christologique et il répond :
Et le futur évêque lit tout haut la seconde confession de foi comme suit :
Futur évêque :
Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, des choses visibles et des invisibles, sans commencement, inengendré et sans cause, principe naturel et origine du Fils et de l’Esprit.
Je crois aussi en son Fils unique engendré de lui sans changement et hors du temps, à lui consubstantiel, par qui tout a été fait.
Je crois aussi en l’Esprit Saint qui procède du Père lui-même et qui est glorifié avec lui comme coéternel, assis sur le même trône, consubstantiel, égal en gloire et artisan de la création.
Je crois que l’un de cette même supersubstantielle et vivifiante Trinité, le Verbe Fils unique, est descendu des cieux pour nous autres hommes et pour notre salut ; qu’il s’est incarné du Saint Esprit et qu’il s’est fait homme, c’est-à-dire qu’il est devenu homme parfait tout en restant Dieu, sans rien changer de la substance divine par sa communion avec la chair et sans rien en aliéner ; mais que, sans aucune modification, il a assumé l’homme ; que c’est en lui qu’il a supporté la souffrance et la croix, bien que libre de toute souffrance selon sa nature divine ; qu’il est ressuscité d’entre les morts le troisième jour et que, monté aux cieux, il est assis à la droite de Dieu son Père.
Je confesse aussi l’unique hypostase du Verbe incarné ; je crois et je proclame un seul et même Christ, qui depuis son incarnation a deux volontés et deux natures et qui garde les propriétés dans lesquelles et par lesquelles il existe. Et j’invoque encore deux volontés, chacune des deux natures conservant sa propre volonté et sa propre énergie.
Je crois aussi, sur Dieu et sur les choses divines, aux traditions et aux explications de la seule Église catholique et apostolique qui ont été reçus de Dieu et d’hommes de Dieu. Je rends encore un culte relatif, non de latrie, aux icônes du Christ lui-même, de la très sainte Mère de Dieu et de tous les saints et je rapporte aux prototypes la vénération qui leur est accordée. Tous ceux qui ne pensent pas ainsi et ont d’autres opinions je les rejette. Quant à Notre Dame la Mère de Dieu, je confesse et je proclame qu’elle a formellement et véritablement engendré dans la chair l’un de la sainte Trinité, le Christ notre Dieu. Puisse-t-elle être mon secours, ma protection, mon refuge, tous les jours de ma vie. Amen.
Voilà le fondement de ce que croient les chrétiens orthodoxes en tous temps et en tous lieux. Au surplus, c’est là le fondement de la foi qui imprègne toute notre vie. Il participe à notre assemblée comme Église, il sous-tend notre manifestation comme Corps du Christ. Il pénètre notre action de grâces et notre offrande de nous-mêmes et tout notre être. Il se confond avec notre commémoration des vivants, des morts, des saints, avec les actions salvatrices de Dieu, avec notre participation à la Sainte Communion. Il affecte profondément chaque aspect de notre vie quand nous sortons rencontrer des gens et faire face à des événements qui mettront à l’épreuve notre relation avec le Christ.
Car dans tout cela il s’agit de notre relation avec le Christ, d’être amoureux du Christ, d’être un avec le Christ, de se trouver dans le Christ, d’être vivant dans le Christ. C’est, comme l’indiquent ces grandes phrases tirées de la Divine Liturgie : " Nous t’offrons ce qui est à toi, le tenant de toi, en tout et pour tout ". Ce " tout " ne désigne pas seulement les gens qui assistent à l’office, mais chaque personne et chaque chose.
Et encore, quand nous arrivons à la fin de notre commémoration des morts et des vivants, nous prions pour notre évêque, demandant au Seigneur de le protéger en toutes choses, et de le rendre capable de " dispenser correctement la parole de Votre vérité ". Et les fidèles répondent : " Et de tous et de tout ", révélant l’unité interdépendante des fidèles et de l’évêque, de l’assemblée et de toute la création.


La Communion des Apôtres
(icônes de Léonide Ouspensky)
ORTHODOXIE ET ORTHOPRAXIE
Pour approfondir notre compréhension du sacrement de la Sainte Communion, nous devons aussi considérer les aspects pratiques et historiques de la participation eucharistique dans l’Église. Premièrement, regardons la Sainte Communion à la lumière des documents de l’Église primitive. LesCanons des Saints Apôtres, bien qu’il ne soient pas exactement d’origine apostolique, dérivent de l’expérience de l’Église primitive ; les témoignages des temps sub-apostoliques peuvent aussi être acceptés. Et il faut souligner que l’influence des Canons sur la vie intérieure de l’Église reste présente jusqu’à ce jour.
Les Canons 8 et 9 relatifs à la Sainte Communion affirment :
Canon 8 :
Si un évêque, un presbytre ou un diacre, ou quiconque est sur la liste sacerdotale, quand l’offrande est faite, n’y participe pas, qu’il en déclare la cause ; et si elle est raisonnable, qu’il soit excusé ; mais s’il ne la déclare pas, qu’il soit excommunié comme cause d’offense au peuple, et occasionnant un doute contre celui qui offre, comme s’il n’avait pas fait l’offrande de manière appropriée.
Canon 9 :
Tous les fidèles qui entrent et écoutent les Écritures, mais ne restent pas pour les prières et la Sainte Communion, doivent être excommuniés, parce qu’ils créent du désordre dans l’Église.
Les sentiments évoqués ci-dessus ont été réitérés dans le Canon 2 du Synode d’Antioche en Syrie en l’an 341.
Ces canons ne signifient pas que l’Église primitive aimait à excommunier les gens, mais plutôt qu’on accordait beaucoup d’importance à la participation totale à l’Offrande Eucharistique, particulièrement le Jour du Seigneur. Il faut dire ici que l’excommunication mentionnée n’est pas du tout de nature permanente. Dans l’Église primitive, et dans l’Église Orthodoxe jusqu’à ce jour, si quelqu’un est excommunié pour quelque raison que ce soit, il s’agit d’un traitement médical temporaire d’une maladie spirituelle.
Dans les temps apostoliques, nous avons la preuve que certaines personnes pouvaient recevoir la Sainte Communion tous les jours. Au surplus, il y avait un sentiment très fort du besoin de recevoir la Sainte Communion du Corps et du Sang de notre Seigneur Dieu et Sauveur, Jésus Christ, tous les dimanches. Il est bien connu qu’en ces temps-là, quiconque s’absentait de la Liturgie sans bonne excuse trois dimanches de suite était excommunié pour avoir traité le Sacrement à la légère et le demeurait jusqu’à ce qu’il y ait repentir.
La participation à l’Eucharistie ne consistait pas et ne consiste toujours pas à recevoir la Sainte Communion. La réception comme telle fait partie du tout et ne peut être comprise sans le tout. Aux temps de l’Église primitive, même la Sainte Communion d’une personne malade incapable d’assister à la Liturgie était prise sérieusement comme partie du tout. Il était de coutume qu’un presbytre, ou plus souvent un diacre, porte la Sainte Communion aux malades immédiatement après la Liturgie du dimanche. En fait, ceci demeure la pratique régulière chez les Égyptiens qui, pour des raisons de sécurité, ne gardent pas la Communion en réserve.
Vous vous apprêtez peut-être à demander : partie de quel tout ? La première réponse est : partie de toute la Divine Liturgie. Mais cela ne peut être la réponse complète, parce que la Divine Liturgie n’est pas une fin en soi, et elle n’est d’aucune façon isolée.
La Divine Liturgie nous offre le plus grand exemple d’inclusion. Elle rend présentes toutes les actions salvatrices de Dieu. Elle nous fait participer à la Nature Divine. Elle inclut et touche tous les fidèles, passés, présents et futurs. Elle réalise le Corps du Christ au sens le plus plein du terme. Elle contient et rend possible le renouvellement de toute la création. Elle nous place dans le Royaume du Ciel, dans le paradis de Dieu. Elle concrétise le texte déjà cité de l’Apôtre Paul (1 Corinthiens 11, 18-33) : " Lorsque vous vous réunissez en Église... " - la réunion des croyants dans l’unité, dans l’ordre et dans l’amour pour recevoir dignement le Corps et le Sang du Christ.
On pourrait dire que tout cela semble bien en théorie, mais pour le Chrétien orthodoxe, il n’y a dans tout cela aucun sentiment d’abstraction ni de discontinuité avec ce qu’on appellerait la réalité pratique. Il faut comprendre qu’il n’y a pas de division entre ce que nous croyons et ce que nous faisons : pour utiliser une expression à la mode ces temps-ci, l’Orthodoxie est inséparable de l’Orthopraxie.
Donc toute la vie d’un Chrétien orthodoxe doit être centrée sur l’Eucharistie, à la fois pour la préparer et pour s’en nourrir. Comme le dit saint Jean de Cronstadt, un saint du début du vingtième siècle, dans son ouvrageMa vie en Christ :
Il faut la prière tant publique que privée pour mener une vie vraiment à l’image du Christ, et pour que la vie de l’Esprit ne s’éteigne pas en nous. Il est indispensable que nous assistions au service divin à l’Église avec foi, zèle et compréhension tout comme il est indispensable de fournir de l’huile ou du pouvoir à une lampe pour qu’elle éclaire et ne s’éteigne pas.
et,
Que nous inspire la Sainte Église en nous mettant dans la bouche pendant la prière, tant à la maison qu’à l’Église, des prières formulées non pas par une personne seule, mais par tous ensemble ? Elle nous inspire un amour mutuel constant, afin que nous nous aimions toujours les uns les autres comme nous-mêmes - afin que, imitant Dieu en trois Personnes, qui constitue la plus haute unité, nous soyons nous-mêmes une unité formée de la pluralité. " Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous " (Jean 17, 21).
La prière commune de tous nous apprend aussi à partager les choses de la terre avec les autres, à partager nos besoins, de sorte que dans cette vie aussi nous puissions avoir toutes choses en commun comme étant un - c’est-à-dire que cet amour mutuel devrait être évident en tout, et que chacun d’entre nous devrait utiliser ses aptitudes pour le bien des autres, ne cachant pas son talent dans la terre, de manière à ne pas être égoïste et paresseux....
et,
Par sa Divine Liturgie, l’Église orthodoxe nous prépare à être citoyens du ciel... en nous donnant " tout ce qui concourt à la vie et à la piété " (1 Pierre 1, 13). C’est pourquoi il nous est absolument nécessaire de participer aux Offices divins avec intelligence et respect, sans contrainte, surtout les jours de fête, et de nous approcher des sacrements de pénitence et de la Sainte Communion. Mais ceux qui s’éloignent de l’Église et de sa Liturgie deviennent les victimes de toutes les passions et vont à leur perte.
et,
Si le Seigneur se donne à nous dans ses divins mystères, chaque jour, ne devrions nous pas sans défaut donner librement, gratuitement, les biens périssables, tels l’argent, la nourriture, les vêtements, à ceux qui nous les demandent ? Et comment pouvons-nous être en colère contre ceux qui mangent notre pain gratuitement, quand nous participons nous-mêmes gratuitement de la nourriture sans prix et immortelle du Corps et du Sang du Christ ?
Le caractère absolument central de la Divine Liturgie etipso factode la Sainte Communion et sa nécessité pour la vie du Chrétien orthodoxe sont soulignés en profondeur dans ces textes de saint Jean. Non seulement la liturgie nous unit-elle au Christ et les uns aux autres, mais elle rend possible la vie altruiste, aimante, à l’image du Christ, qui est l’expression de cette union, que l’Apôtre Paul décrit dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre deux.
Elle révèle aussi et rend présent le fait, comme le dit le même Apôtre dans sa lettre aux Philippiens, chapitre trois, que notre citoyenneté est au Ciel. Bien sûr, cela ne veut pas dire que chaque Chrétien orthodoxe est toujours conscient de tout cela. Loin de là. Mais le Chrétien orthodoxe, conscient de ses péchés, ressentira néanmoins tout cela en grande partie, presque d’instinct.
Comme le dit saint Augustin d’Hippone dans sonCommentaire sur les Psaumes :
Il est vrai que beaucoup de gens s’approchent de l’autel que vous voyez ici de manière indigne et Dieu permet que ses sacrements soient profanés pendant un temps. Néanmoins, mes Frères, la Jérusalem céleste ressemblera-t-elle à ces murs visibles ? Pas du tout ; vous pouvez entrer avec les impies dans les murs de cette église, vous n’entrerez pas avec les impies dans le sein d’Abraham. Ne craignez donc rien : lavez vos mains pour qu’elles soient propres.
Non seulement la Sainte Communion est-elle l’objet de notre vie en Christ et la fin de notre vie, elle est aussi un moyen vers cette fin. Elle est cette nourriture spirituelle par laquelle il nous est possible d’espérer entrer dans le Royaume des Cieux.
De nouveau, saint Basile le Grand met devant nos yeux la norme adéquate, et en même temps révèle la pratique de l’Église du quatrième siècle (citation de saLettre No 93) :
La Communion et la participation au Saint Corps et au Sang du Christ quotidiennement est une pratique bonne et salutaire. Il [le Seigneur] dit clairement : " Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang a la vie éternelle " (Jean 6, 54). Qui doute que de participer à la vie constamment donne vraiment une vie d’abondance ? Quant à moi, je communie quatre fois par semaine, le Jour du Seigneur, le mercredi, le vendredi et le samedi, et les autres jours s’il y a commémoration d’un martyr. Si, à des époques de persécution, des individus, sous cette contrainte, se donnent eux-mêmes la communion avec leurs propres mains, sans la présence d’un prêtre ou d’un ministre, cela ne présente pas de difficultés. En fait, il est inutile de le souligner, puisque la coutume établie depuis longtemps sanctionne cette pratique sous la pression des circonstances.
Tous les ermites du désert, où il n’y a pas de prêtre, gardent la communion chez eux et se la donnent eux-mêmes. Et à Alexandrie et en Égypte, c’est la règle générale que chaque laïque garde la communion dans sa propre maison.
Car une fois que le prêtre a complété le sacrifice, et qu’il a donné le sacrement, celui qui l’a reçu comme une portion entière est obligé de croire, en participant jour après jour, qu’il participe à juste titre et la reçoit de Celui qui l’a donnée. Même à l’Église, le prêtre donne une portion et le communiant la retient, avec plein pouvoir de faire ce qu’il veut, et la porte à sa bouche avec ses propres mains.
Et voici une citation de laLettre No 53de saint Cyprien de Carthage, que j’ai citée précédemment :
...Puisque l’Eucharistie a été instituée pour ce but précis, qu’elle puisse servir de sauvegarde aux communiants, il est nécessaire que nous armions ceux que nous voulons sauvegarder contre l’adversaire par la protection de l’abondance du Seigneur. Car comment leur apprenons-nous ou les provoquons-nous à verser leur sang pour confesser Son nom si nous refusons à ceux qui s’apprêtent à la guerre le Sang du Christ ? Ou comment les rendons-nous fermes pour la coupe du martyre si nous ne les admettons pas d’abord à boire, à l’Église, la coupe du Seigneur par le rite de la communion ?
Nous voyons ici, d’abord dans saint Basile, le sentiment puissant de l’importance extrême et du caractère central de la réception fréquente, voire quotidienne de la Sainte Communion. Et nous voyons aussi qu’à certains endroits les laïques pouvaient garder la Sainte Communion chez eux pour la recevoir tous les jours. En même temps, nous voyons que saint Cyprien a exactement la même attitude à l’égard de sa valeur, de sa nécessité extrême pour la vie des chrétiens, qu’on soit ou non en période de persécutions.
Mais dans ses paroles il donne un indice, tout comme saint Jean Chrysostome dans une citation antérieure, que ce ne sont pas tous les fidèles qui sont préparés de cette manière. Il y a toujours eu ceux qui sont la proie du péché et qui sont tentés de prendre à la légère la réception de la Sainte Communion et, par extension, leur participation à la communauté des fidèles.
Nous voyons l’Apôtre Paul réprimander ceux qui, à Corinthe, abusaient de la fête du sacrement en la transformant en pique-nique. Nous voyons saint Jean Chrysostome se plaignant que certains participent au Sacrement sans la révérence ou le respect requis. Et nous avons encore une autre citation de saint Martyrius, Père syriaque du début du septième siècle, dans leLivre de la Perfection :
Je frémis de mentionner une autre chose qui est la pire de toutes celles que font des personnes armées par le mépris : au moment redoutable qui fait trembler même les démons rebelles, je veux dire à l’instant solennel où les Divins Mystères sont consommés, quand les anges et les archanges planent autour de l’autel avec crainte et tremblement, tandis que le Christ est sacrifié et que l’Esprit plane, beaucoup de ces personnes se promènent dehors, ou... entrent selon leur caprice et se tiennent là à montrer leur mépris par des bâillements comme s’ils portaient un fardeau excessif, étant fatigués de se tenir debout.
À ce moment où le prêtre fait la grande supplication pour eux, un sommeil profond les gagne ; ils sont si lâches ; à ce moment qui réveille jusqu’aux morts, voici ces gens, bien en vie et censés être à la poursuite de la perfection, néanmoins enfoncés dans le sommeil, ou se promenant dans l’espoir du moment où ils pourront laisser rapidement leur lieu de détention ; car la Jérusalem de la lumière et de la vie est comme une prison pour ces gens - l’endroit où le Père, le Fils et l’Esprit demeurent, quand des êtres spirituels et des groupes de saints rendent ensemble grâce et gloire devant eux de sainte manière (Hébreux 12, 28).
De nouveau nous voyons dans quelle crainte révérencielle était et est tenue la Sainte Communion, et nous constatons la réaction pécheresse de certains. On a eu tendance à imputer cette attitude au fait que les païens avaient été admis dans l’Église en grand nombre au quatrième siècle. On leur fait aussi porter le blâme du déclin de la communion fréquente, surtout vers le septième et le huitième siècles.
Certains laissent entendre, comme je l’ai parfois fait moi-même, que l’interprétation allégorique de la Divine Liturgie, comme reconstitution par les gestes du prêtre de la vie du Christ, traduit une influence de la mystagogie des religions païennes ; que le mouvement vers l’allégorie a aussi servi à créer une distance entre la célébration de l’Eucharistie et le peuple.
D’autres aiment dire qu’à cause de la pénétration païenne et pour protéger les Mystères de la profanation, la réception fréquente de la Sainte Communion a été découragée. Maintenant, j’attribuerais plutôt ce phénomène au fil sombre du péché traversant toutes les époques. Je crois voir, à la lumière de ce que dit le Seigneur, " Beaucoup sont appelés mais peu sont élus " (Matthieu 22, 14), qu’à travers toute l’histoire chrétienne, certains aiment profondément le Seigneur et veulent Lui plaire, être comme Lui et Lui obéir et donc se nourrir de Lui. Mais il y en a d’autres qui, confrontés à la gloire de l’amour de Dieu en Christ, se retirent, blessés et rebelles. Ainsi ils évitent de recevoir la Nourriture Divine nécessaire à la Vie en Christ.
Examinons la dernière citation de saint Martyrius. Il condamne tout manque de respect sous forme de promenades oisives et les arrivées en retard. Et par quoi se caractérisent les chrétiens orthodoxes modernes ? Comment s’attirent-ils l’admiration de certains ? Précisément pour ces promenades inattentives, ces arrivées tardives et ces départs prématurés irrespectueux du saint lieu du culte. C’est si vrai que nous-mêmes pensons que nous pouvons être irrespectueusement désinvoltes. Dans notre sans-gêne barbare, nous croyons qu’il est acceptable d’arriver en retard au Banquet du Seigneur, de nous promener, de sortir et d’entrer, de ne rien manger et de partir tôt. J’imagine la réaction que nous provoquerions si nous agissions ainsi à un banquet de la Reine ou du Lieutenant-Gouverneur ! Le Seigneur leur serait-il inférieur ?
Quand les Orthodoxes entendent les lectures des Saintes Écritures - des Évangiles ou des Épîtres - et quand les Orthodoxes célèbrent les fêtes du Seigneur, tout cela est fait et est entendu auprésent. Ce qui est dit par n’importe lequel des Apôtres, ou qui est relaté dans les Actes, est pris comme nous étant dit, ici et maintenant, au présent. La réaction correcte n’est pas de dire : " Oh ! ces vilains Corinthiens ", ou " Oh ! ces Thessaloniciens ", ou qui encore ! Elle est plutôt d’entendre l’Apôtre s’adresser à notre péché ou nous exhorter à une fidélité active et zélée. Les lettres sont écrites pour nous, qui nous tenons debout à en écouter les paroles. C’est pour cela que nous appelons les Épîtres " l’Apôtre ".
Il en est de même des lectures des Évangiles. Nous qui entendons les paroles participons aux événements, aux oeuvres du Seigneur. Nous entendons le Seigneur Lui-même nous parler ici et maintenant. Et dans la Semaine Sainte, quand nous relisons tous les événements de la Passion, nous n’en entendons pas seulement parler et ce n’est pas une sorte de souvenir, nous participons aux événements mêmes. Nous sommes avec le Seigneur dans tout, à la fois L’acclamant et Le trahissant (oui Le trahissant, puisque nous sommes tous pécheurs, et tout péché est une trahison, et nous pourrions tous être Judas), et nous sommes à la Dernière Cène avec Lui, et nous Le condamnons, et nous sommes près de la Croix, et au Tombeau et à la Résurrection. Et ensuite nous sommes avec les Apôtres au cours des quarante jours glorieux de Pâques, et à l’Ascension et avec la Mère de Dieu et les Apôtres à la Descente du Saint Esprit.
Et nous sommes présents aussi à toutes sortes d’autres événements. Nous sommes à la Nativité, nous sommes au Baptême. Nous sommes à la Présentation, à l’Annonciation, à la Transfiguration et à la Dormition.
Regardons comment nous prions. Le dimanche du Fils Prodigue, pendant l’avant-Carême, nous nous identifions au Prodigue : " M’étant sevré de Ta gloire paternelle, je faismonter vers Toila confession du Fils Prodigue : J’ai péché contre Toi, ô Père de miséricorde... "
Le jour de l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, nous Lui disons : " Comme les adolescents, portant les symboles de la victoire,nous t’acclamons, Ô Vainqueur de la mort : Hosanna dans les lieux très hauts... "
Le Jeudi Saint, nous prions le Seigneur : " À ta Cène mystique, ô Fils de Dieu,reçois-moicomme un convive... " et nous nous identifions au bon larron. Et le Jour de la Résurrection, nous ne disons pas ce jour-là que le Christ ressuscita, mais plutôt qu’il " est ressuscité " au temps présent. Ainsi le Tropaire de la Résurrection déclare-t-il : " Christest ressuscitédes morts, par la mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie ".
Notre identification aux événements continue après le cycle pascal. Elle se manifeste les jours de fête comme celle de l’Entrée au Temple de la Vierge : " Ce jourest le prélude de la bienveillance de Dieu... Dans le Temple de Dieu la Viergese montre...Etnous, nous lui crions à pleine voix : Salut !... "
Le jour de la Nativité du Seigneur, nous chantons : " La Vierge,aujourd’hui, met au monde l’Éternel... " Et au Baptême nous chantons : " En ce jour, Tu es apparu au monde Seigneur ! Ta lumière s’est manifestée à nous... " Et à l’Annonciation, nous chantons : " Aujourd’hui, c’est la révélation de notre salut... "
Tout cela montre concrètement comment nous comprenons le télescopage, la compression du temps, largement à la manière dont l’Exode est célébré à la Pâque. Cela révèle aussi qu’en célébrant l’Eucharistie, nous incluons non seulement les actions salvatrices de Dieu dans toute l’histoire, mais aussi chaque action et chaque événement de notre vie quotidienne. Et que nous sépare de cette perfection ? Le péché et l’orgueil rebelle.
Dans tout ce qui précède j’aurais pu traiter longuement des détails extérieurs de nos ajustements à notre manière de servir la Divine Liturgie, et de la façon dont la réception de la Sainte Communion a elle aussi été adaptée aux cultures, aux circonstances et le reste. Mais si nous voulons vraiment comprendre l’une ou l’autre des adaptations, qui sont faciles à trouver dans toutes sortes de livres en anglais et encore plus en français, il faut tout voir dans la perspective suivante : plus il y a de changements, plus les choses restent les mêmes. Lors du Concile de Carthage (en l’an 256), Lobosus, Évêque de Vaga, dit : " Dans l’Évangile le Seigneur dit : Je suis la vérité. Il n’a pas dit : Je suis la Coutume. Conséquemment, la vérité étant manifeste, que la coutume cède le pas à la vérité. "
Indépendamment de nos progrès technologiques, nous ne sommes pas différents de nos ancêtres, dans le meilleur et dans le pire. De nos jours, il y a des fidèles zélés, qui appliquent diligemment la volonté de Dieu. Il y a également ceux qui sont ligotés par le péché, et ceux qui trahissent. En effet, cela peut être très laid, mais aussi mauvais que ce soit, nous devons nous rappeler les paroles de Dieu à Élie à l’Horeb : " Mais j’épargnerai en Israël sept milliers, tous les genoux qui n’ont pas plié devant Baal et toutes les bouches qui ne l’ont pas baisé. " (1 Rois 19, 18). Et au milieu de tout, il reste que c’est par la Divine Liturgie, par la réception de la Sainte Communion, que Notre Seigneur Jésus Christ, Qui est vraiment " le même, hier, aujourd’hui et à jamais ", S’unit à nous, nous nourrit, nous rend capables de vivre en Lui et nous rend capables de nous servir les uns les autres en Lui. C’est Lui Qui donne de l’unité à toute notre vie et même à tout le cosmos !
Quoi que fassent les Orthodoxes, il est entendu qu’ils doivent y inviter la bénédiction et la participation de Dieu. Ainsi nous bénissons le pain par le signe de la Croix avant de le couper. Ce n’est après tout pas seulement du pain de supermarché que nous mangeons ici. Le pain est lié au Pain de Vie.
Nous ne nous assoyons certainement pas sur les tables. Pourquoi ? Parce que le foyer est la " petite église " et la table qui s’y trouve est comme la sainte table du Temple. Nous accordons le même respect à la table et au fait d’y manger. Et saint Martyrius, dans la source déjà citée, nous parle de nouveau :
En effet, quiconque a joui des bonnes choses d’un repas ordinaire devrait rendre grâce de cette jouissance, autrement il pourrait être considéré comme semblable à un animal et dépourvu de discernement. Comme l’a dit un des saints : ‘Une table dont les louanges de Dieu ne montent pas n’est pas différente d’une porcherie’, non pas que la table soit comme une porcherie, mais la personne qui y mange ressemble à un animal, par manque d’action de grâces.
L’une des caractéristiques des chrétiens orthodoxes, qui nous fait parfois paraître idiots ou naïfs, est notre disposition à prendre l’Évangile, plus particulièrement, de façon très personnelle et même littérale. Par exemple, quand quelqu’un est frappé par l’exhortation de saint Paul aux Philippiens de " prier sans cesse ", c’est pris comme une admonition de Dieu - un appel personnel via l’Apôtre et la personne cherche à agir en conséquence. Une autre personne peut être frappée par l’admonition du Seigneur à " vendre ce que tu as, le donner aux pauvres et Me suivre " et s’empressera de le faire.
Les messages de repentir dans les rencontres personnelles sont abondants. Ils sont le fruit de l’expérience et de l’attente de la communion. Peu importe que la personne soit simple et sans éducation ou érudite et vraiment bien instruite. Par exemple, une personne comme saint Jean Chrysostome connaît bien la critique littéraire des textes de l’Écriture, mais cela n’est nullement en conflit avec, et n’inhibe pas, la capacité de la même Écriture de transmettre la communication personnelle de Dieu et Son appel adressé à chacun de nous et à nous tous.
Notre comportement pourrait s’appeler l’obéissance radicale. Nous avons tendance, comme l’enseigne l’Évangile. à mettre concrètement en pratique notre relation avec le Christ. À partir d’un fondement d’amour, nous essayons de servir les personnes. L’hospitalité, pour laquelle les Orthodoxes sont connus, vient de notre désir aimant de servir le Christ, Qui nous vient dans tous les visiteurs.
Parfois ce sont des anges, comme les invités d’Abraham et Sarah. L’attention aux voisins, aux amis, aux pauvres et à ceux qui sont dans le besoin, jaillit aussi de l’amour du Christ. Le soin délicat de notre environnement et notre communication avec lui sont les " expressions écologiques " de cette même relation aimante. Comme Dieu dans Son amour salvateur pour nous prend chair pour notre salut, ainsi pour le salut du monde, nous révélons, nous portons le Christ dans notre chair. Concrètement et matériellement, nous apportons notre amour du Christ à chaque aspect de la vie.
En terminant, je vous apporte deux dernières citations sur la Sainte Communion et la relation d’amour qu’elle entraîne. La première citation vient du livreThe Lives of the Desert Fathers(" Les vies des Pères du désert ") :
Quand le père nous a vus, il a été rempli de joie, et nous a embrassés, et a offert une prière pour nous. Ensuite, après avoir lavé nos pieds avec ses propres mains, il s’est tourné vers l’enseignement spirituel, car il était bien versé dans les Écritures, ayant reçu ce charisme de Dieu. Il nous a expliqué plusieurs des passages clés de l’Écriture, et ayant enseigné la foi orthodoxe, il nous a invités à participer à l’Eucharistie. Car c’est la coutume chez les grands ascètes de ne pas nourrir la chair avant de donner une nourriture spirituelle à l’âme, c’est-à-dire la Communion du Christ. Après que nous ayons communié et rendu grâces à Dieu, il nous a invités à un repas.
La deuxième citation est extraite des " Centuries d’amour " de saint Maxime le Confesseur, tirées deDrinking from the Hidden Fountain : A Patristic Breviary (" S’abreuver à la fontaine secrète : Un bréviaire patristique ") :
Faites tout ce que vous pouvez pour aimer tout le monde. Si vous n’en êtes pas capable, à tout le moins ne haïssez personne. Mais vous n’arriverez même pas à cela si vous n’avez pas atteint le détachement des choses de ce monde. Vous devez aimer tout le monde de toute votre âme, espérant toutefois seulement en Dieu et l’honorant de tout votre coeur. Les amis de ce monde ne sont pas aimés de tous, mais ils n’aiment pas tout le monde non plus.
Les amis du Christ persévèrent dans leur amour jusqu’à la fin. Les amis de ce monde persévèrent seulement aussi longtemps qu’ils ne sont pas en désaccord sur des questions de ce monde. Un ami fidèle est un protecteur efficace. Quand tout va bien, il vous donne de bons conseils et vous manifeste sa sympathie de manière pratique. Quand les choses vont mal, il vous défend avec altruisme et il est un allié profondément engagé.
Beaucoup de gens ont dit beaucoup de choses de l’amour. Mais si vous le cherchez, vous le trouverez seulement chez les disciples du Christ. Eux seuls ont le véritable Amour puisque leur maître est Amour. C’est de cet Amour qu’il est écrit : ‘Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien’(I Corinthiens 13,2). ‘Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui’(I Jean 4,16).
Pour poursuivre cette étude, j’aimerais vous recommander le livre de l’Évêque Kallistos,L’Orthodoxie : L’Église des sept conciles, dans lequel il trace les grandes lignes de cette " théologie de la communion " comme étant issue de la compréhension et de l’enseignement de l’évêque et martyr sub-apostolique Ignace d’Antioche. Comme il nous l’affirme, ce qu’il dit n’est pas neuf, ni n’est pas une invention, mais est seulement une transmission de ce qu’il a déjà reçu, tout comme l’a fait l’Apôtre Paul.
Comment conclure sur un sujet aussi profond, aussi pertinent, aussi vivant que la Sainte Communion ? Peut-être seulement par quelques pensées de notre point de vue -- les effets que ce Mystère vivifiant devrait avoir sur nos vies, car nous ne pouvons participer à la Sainte Communion de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ et ensuite continuer notre vie comme si rien n’était arrivé.
Par le sacrement de la Sainte Communion nous sommes changés. Nous sommes citoyens du Royaume des Cieux. Nous sommes dans le monde mais nous n’en sommes pas. Nous devons - que nous vivions comme chrétiens orthodoxes au premier, au quatrième, au quinzième, au vingtième ou au trentième siècle - vivre, de la manière très pratique décrite par saint Maxime, la réalité de l’amour de Dieu pour nous, des actions rédemptrices et salvatrices du salut qui est l’oeuvre du Verbe de Dieu, Qui a pris chair pour nous, pour l’humanité et pour notre salut.
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1,2,3 AOÛT 2018

Et ainsi, soyons heureux et supportons avec patience tout ce que le monde nous fait subir, rassurés de savoir que c'est alors que nous sommes le plus dans l'esprit de Dieu.
Saint Basile le Grand
E assim, vamos ser felizes e suportar pacientemente tudo o que o mundo nos faz, seguros de saber que é então que estamos mais no espírito de Deus.
São Basílio, o Grande
And so, let us be glad and bear with patience everything the world throws at us, secure in the knowledge that it is then that we are most in the mind of God.
Saint Basil the Great
Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?
Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?
Dieu est le garant de mon existence, et vous voudriez que je tremble ?
[...]
Je ne demande qu'une chose, une seule chose et je la demande bien !
Dieu tous les jours de ma vie comme une maison pour y habiter !
Psaume 26 traduit par Paul Claudel
Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?

Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?
Deus é o fiador da minha existência e você gostaria que eu tremesse?
[...]
Eu só peço uma coisa, uma coisa e peço por ela!
Deus todos os dias da minha vida como uma casa para morar!
Salmo 26 traduzido por Paul Claudel
God is the light that enlighten me, and I would be afraid?

God is the light that enlighten me, and I would be afraid?
God is the guarantor of my existence, and you would like me to tremble?
[...]
I only ask for one thing, one thing and I ask for it!
God every day of my life as a house to live in!
Psalm 26 translated by Paul Claudel

En Angleterre éclata au 10ième siècle un véritable réveil monastique (revival, comme dit dom David Knowles), qui agit sur le pays tout entier. Saint Dunstan sema la graine qui devait produire l'arbre magnifique. Sa conversion intime fut suivie vers 943 par l'abbatiat, à Glastonbury, dans le Somerset. Il y éleva une famille monastique dans l'esprit de la Règle bénédictine. Parmi ses jeunes, il y avait notre Ethelwold (Æthelwold / Aethelweald), fils d'une haute famille de Winchester. Dans sa jeunesse il fit partie de la maison (cornitatus) du roi Aethelstan, puis fut tonsuré par saint Elphège (Aelfheah) le Chauve, évêque de Winchester de 936 à 951. Il resta quelque temps auprès du prélat, puis entra au monastère de Glastonbury sous saint Dunstan. Ethelwold fut un moine zélé pour l'étude, la prière et les humbles travaux comme ceux du jardin ou de la cuisine. Son zèle rêvait de dépasser Dunstan, d'aller sur le continent étudier la vie des monastères illustres. Mais la reine pressentant que, s'il partait, ce serait une perte irréparable, réussit à lui faire interdire tout voyage d'études à l'étranger. Le roi concéda à Ethelwold, vers 954, le monastère d'Abingdon qui était abandonné et en ruines. Le prince aida le vaillant moine à le rebâtir. Un jour il vint inspecter les travaux. L'abbé l'invita à déjeuner. Ce fut une petite fête très réussie : le déjeuner devint lunch, puis souper. On servit libéralement de l'hydromel à tout ce beau monde. On avait fermé les portes pour que nul ne pût déserter la royale beuverie. Au soir, tous ces Northumbriens se retirèrent joyeux, "in ebrietate suatim". L'hydromel n'avait pas manqué. Comme notre saint Eloi, Ethelwold était un artisan habile : il fit 2 cloches et une «roue d'or» toute pleine de clochettes. Il accomplit par le moine Osgar, qu'il envoya à Fleury-sur-Loire, son projet irréalisé d'enquête sur l'observance d'outremer. Lui-même faisait des rondes dans son monastère, pour tout surveiller. Il s'intéressait de près à toutes les constructions. Un jour il reçut une planche énorme tombant d'un échafaudage, qui lui brisa plusieurs côtes.
Le 29 novembre 963, Ethelwold fut consacré évêque de Winchester. Saint Dunstan, lui, avait été exilé par le roi Edwy. Il avait visité avec grand intérêt les monastères de Flandre et de Lorraine. Rentré en 957, il avait reçu alors l'évêché de Worcester; plus tard il aurait celui de Londres et enfin celui de Cantorbéry.
Un troisième grand moine, d'origine danoise, devait briller dans l'Église anglaise à ce moment, c'était saint Oswald, profès de Fleury-sur-Loire, dépendance de Cluny, puis évêque de Worcester et archevêque d'York. Ce triumvirat monastique, animé d'un même idéal, appuyé par un roi jeune et zélé, exerça une influence profonde sur le pays grâce à Glastonbury, Abingdon et Ramsey, le monastère d'Oswald, dans les Fens ou marais, terres basses conquises sur la baie de Wash. Ramsey avait une colonie de moines venus de Fleury.
Pour faire régner l'ordre il fallut expulser ou transférer, avec l'appui du roi, les clercs trop peu zélés. Ethelwold fut le chef de ce mouvement, jusque-là sans équivalent exact en Occident, par lequel des moines remplacèrent des clercs ou des chanoines à l'église cathédrale, où un évêque-abbé présida désormais. Ethelwold fut imité par Oswald, peut-être par Dunstan; Winchester, Worcester, plus tard Sherborne et Cantorbéry devinrent cathédrales monastiques.
Dunstan, le principal conseiller du roi Edgar, fit convoquer un synode qui se tint en 970 sous le patronage du roi et de la reine. Aux représentants du monachisme insulaire s'étaient joints des délégués de Gand et de Fleury. Mandaté par cette haute assemblée, Ethelwold rédigea une "Regularis concordia" (P. L., t. 137, col. 475) qui donnait avec quelques modifications la pratique courante des grandes abbayes du continent au 10ième siècle. Le nouveau code monastique fut accepté librement et demeura en vigueur jusqu'à la conquête normande, les monastères gardant leurs libertés locales.
Les abbayes fournirent au pays des intellectuels, des artistes, des évêques, le meilleur de son élite. Pour Dunstan, et, à un degré moindre, Ethelwold et Oswald, l'ordre monastique ne devait pas être un club d'ascètes en marge de la nation, mais le coeur même de la nation, intellectuel et spirituel. L'Église, l'État, les moines étaient étroitement solidaires. On avait une concorde des ordres : roi, évêques, moines.
Par sa réforme vigoureuse des monastères, Ethelwold souleva bien des haines. On essaya de l'empoisonner. La tentative fut vaine. Au reste, le prélat était pâle, avait souvent des douleurs aux jambes, au ventre, et dormait mal. Cependant il marchait quand même, évitait de manger oiseaux ou quadrupèdes, conformément à la Règle. Il aimait enseigner la jeunesse, lui traduire en anglais les livres latins, lui parler de grammaire ou de métrique. Ce maître souriant était un merveilleux animateur pour le bien. Dans ses inspections, il était un «lion» pour les déréglés, une "colombe" pour les bons (Aelfric).
«L'Aigle du Christ», le "père des moines", mourut à Beddington, dans le Surrey, le 1er août 984. Il avait plus de 20 ans d'épiscopat. Il fut inhumé à Winchester. Douze ans après son décès, son corps fut élevé par saint Elphège, son successeur, futur archevêque de Cantorbéry et martyr; Sa "depositio" est marquée aux anciens calendriers le 1er août. Deux calendriers seulement ont sa translation, plus exactement l'élévation de ses reliques par saint Elphège, un 10 septembre. En revanche. ils n'ont pas sa "depositio", à cause des Maccabées et de saint Pierre. On a attribué à Ethelwold un travail sur le cercle dédié à Gerbert (le pape de Rome Silvestre 2). Il existe un "bénédictionnaire de saint Ethelwold" qui est un fort beau manuscrit. Cf. E. - G. Millar, "La miniature anglaise du 10ième au 13ième siècle", Paris-Bruxelles.
Bibl. - Très bonne Vie par Aelfric, dans Chron. d'Abingdon, t.2, p. 255 (Rolls séries). Bonne Vie par Wulistan, dans Mabillon, Acta sanct. ord. .S. Bened., saec. 5, p. 608, P. L., t. 137, col, 83, ou Acta sanct., 1er août, t. 1, p. 89.
sur l'enluminure ci-dessous, qui provient de son Bénédictionnaire, vous pouvez voir derrière saint Aethelwold l'Antependium ou Pallium altaris, à savoir le drap d'Autel comme on l'utilisait en Occident à l'époque Chrétienne Orthodoxe.

« Quand je me laisse distraire de vous, ô mon Dieu, il me semble que je quitte la région de la lumière pour entrer dans celle des ténèbres.
Tout ce qui n'est pas vous blesse tellement les yeux ! Pour qui vous a une fois seulement un peu entrevu dans votre inaccessible lumière, tout est si difforme et si laid. Même les créatures qui vous reflètent le mieux sont alors presque douloureuses à voir.
Elles ne sont pas vous, ô mon Dieu ! Et c'est vous que l'âme veut contempler toujours mieux, toujours plus fixement, toujours plus profondément.
Le mot de saint Augustin revient sans cesse sur les lèvres :
« Ô Beauté toujours ancienne, toujours nouvelle, trop tard je vous ai connue, trop tard je vous ai aimée ! »
Oui, mon Dieu, vous êtes toute Bonté, toute Beauté, toute Grâce.
Vous avez fait de bien belles créatures et pourtant leur beauté ne peut pas compter auprès de la vôtre. Tout ce qu'il y a de beau et de bon vient de vous uniquement.
Ce que vous donnez, vous ne le perdez pas, vous le possédez à l'infini.
Oh ! faites-moi comprendre, à moi qui veut être heureux, que tout bonheur, toute joie est en vous.
Si je savais aller à vous, m'enivrer de votre Beauté, me nourrir de votre Bonté, me réjouir de votre Joie, goûter sans fin comme sans mesure votre Bonheur !
Tout cela est possible, tout cela est vrai, tout cela est nécessaire :
Tu aimeras..., par suite, tu seras bon de ma Bonté, beau de ma Beauté, ivre de mon Bonheur.
Oh ! mon Dieu, maintenant, maintenant et toujours. »
Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)


Le christianisme, l’Église chrétienne sont souvent assimilés à la morale, à une morale, au moralisme, et les chrétiens à des individus moralisateurs. « Tu dois, tu devrais, tu aurais dû, on doit, il faut… », le verbe « devoir » conjugué à tous les modes grammaticaux, à tous les temps et à toutes les personnes, renvoie aux critères d’autorité ou de convention (C.Yannaras). Il a existé des sociétés prétendues chrétiennes où régnait un « ordre moral », souvent assez immoral (exploitation des personnes, peine de mort, torture, etc.) La morale utilitaire, par ses injonctions, protège la propriété privée (Voltaire) et l’équilibre social. C’est une espèce d’hygiène… L’utilitarisme, défendu par les athées (les Encyclopédistes) ou démontré par certains chrétiens (pharisaïsme, bonne conscience, soutien de l’ordre social…) se passe de dieu – ou bien Celui-ci sert de prétexte, « Il a bon dos », pourrait-on dire.
Le moralisme des chrétiens transforme la foi en un système d’obligations et d’interdits ; la « messe d’obligation » suffit, Dieu n’en demande pas davantage ; il suffirait d’être en règle par rapport à ce système pour être « orthodoxement » ou « chrétiennement correct ». Le rejet du moralisme ou de la morale est plutôt une réaction saine – sinon sainte : la vie des fols en Christ (saint André), montre qu’il y a toujours eu des chrétiens pour se rendre compte des pièges de la morale.
Réduire la vie chrétienne à la ou une morale, au moralisme serait (Christos Yannaras) une perversion du christianisme – et il y a d’autres réductions, déformations ou sous-produits du christianisme : méfions-nous des imitations ! L’expérience chrétienne y perd de sa compétitivité et de sa force prophétique par rapport au monde : son message devient inutile ou insupportable. Le Christ le dit : les païens en font autant (Mat 5, 47) ! Pour la morale, les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres, quand ils ne sont pas pires … Le christianisme ne se réduit pas à un système d’amélioration morale de l’homme.
Se passer de morale ? Dostoïevski : si Dieu n’existe pas, tout est permis… et nos contemporains : puisqu’il n’y a pas de dieu, tout est permis ! Une bonne petite amoralité serait peut-être commode, mais, en fait, il y a un dieu… Saint Paul : nous avons toute liberté, mais tout n’édifie pas… Le critère de la morale ou de l’éthique n’est ni la permission ni l’interdiction. « Tout est bon », dit Dieu à propos des créatures : l’homme est-il capable de faire du bien à autrui, aux créatures et à lui-même ? Le critère est la croissance du bien et de l’amour en cohérence avec la vision qui est celle du Créateur.
Il est bien question d’un Jugement (Mat. 25, 31-46) : « Ce que tu as fait, ou pas fait, à ce petit, c’est à moi que tu l’as fait ou pas fait… » La Personne divine est la référence ultime. Nous avons des comptes à rendre : chrétiens lambda, citoyens, gouvernants, chercheurs, apprentis-sorciers bio manipulateurs – que direz-vous au dernier Jour ? L’homme n’est pas un bébé. Il est la créature responsable devant celui à l’image duquel il est créé et à qui il est appelé à ressembler – appelé à être miséricordieux et bon comme l’est le Père céleste (Luc 6, 36).
Le but de la vie et de l’Église est de connaître Dieu, de s’assimiler à lui, d’entrer dans son Royaume. La puissance du mode d’existence chrétien vient de sa connexion à la Personne vivante de Dieu. « Dieu vit que c’était bon » (Gen 1, 4) : la bonté se mesure, non à un bien abstrait, mais à la Personne du Dieu créateur qui seul donne aux créatures leur bonté. Le bien et le mal sont relatifs à la Personne de Dieu « seul bon ». La Loi, ou une loi, oui, pourquoi pas ? – mais cherche la personne qui est derrière cette loi, Celui qui a donné la Loi à Moïse… Au-delà du bien et du mal, la communion avec quelqu’un. Obéir aux commandements, faire la volonté du Père, oui : mais suivons le Maître, imitons-le, et, surtout, communions à lui, alimentons-nous de son Corps et de son Sang ! Imprégnons-nous des énergies de sa Personne en méditant continuellement son Nom ou en mémorisant sa Parole…
Le publicain Zachée (Luc 19), indépendamment de la morale, cherchait à voir « qui était Jésus ». Celui-ci, voyant son amour, est venu chez lui : la conséquence est que le pécheur est devenu un juste, comme le dit son nom – tsadik. La justice des œuvres découle de l’union à la source de toute justice, le Juste. Le jeune homme riche (Mat 19 22) avait appliqué tous les commandements : cela ne suffisait pas ! – il est appelé à suivre le Christ, à « renoncer à soi et porter sa croix avec lui » (Mt 10, 38s ; 16, 24s) par la communion avec lui, pour porter les « fruits de l’Esprit » (Ga 5, 22-25). Assimilé au Christ, la personne – non l’individu moral – peut « faire le bien » (Ga 6, 9s), « faire de bonnes œuvres » (Mat 5, 16 ; 1 Tm 6, 18s ; Tt 3, 8, 14), et « vaincre le mal par le bien » (Rm 12, 21). Par l’union au Fils de Dieu, « faire la volonté du Père » devient spontané – amour charismatique au large de tout moralisme.
La réponse à la question de la morale est l’accomplissement de la personne créée en communion avec les autres personnes et avec la personne divine, par l’amour trinitaire. Christos Yannaras (« La liberté de la morale », Labor et fides, Genève, 1982, n. 1, p. 244) : « la personne signifie la possibilité de récapitulation de tout, le salut de tous dans la personne de l’un, la manifestation de notre vérité commune dans l’existence du prophète et du martyr. C’est pourquoi l’homme qui ‘mourra’ dans son individualité pour vivre l’amour total et le don de soi total, récapitule dans sa personne la vérité universelle de l’homme, une vérité toute puissante ».
> icône du Christ avec Zachée. Source: Sagesse Orthodoxe"

LES PETITS CHANTEURS A LA
CROIX DE BOIS, ILS SONT
AIMES DE TOUS, OU
PRESQUE...DÉCOUVREZ-LES...
Depuis 2014, les Petits chanteurs à la Croix de Bois sont installés à Autun en Bourgogne. Agés de 9 à 15 ans, ils viennent de toute la France suivre leurs études et les répétions pour donner 70 concerts par an et effectuer des tournées à l’étranger. Ambassadrice de la France, la manécanterie des Petits chanteurs à la Croix de Bois comptent parmi les choeurs de garçons les plus réputés au monde. Leurs chants et leurs voix cristallines touchent tous les publics, même ceux éloignés de l’Eglise viennent les écouter. La vie partagée en internat favorise la fraternité, la solidarité et l’amitié entre les garçons. Une expérience qui forge les caractères, une expérience pour la vie.
videotheque.cfrt.tv
Ne soyez pas surpris que vous tombiez tous les jours.

N'abandonnez pas, mais tenez bon, courageusement, sur votre chemin.
Et assurément, l'Ange qui vous garde honorera votre patience.
(Saint Jean Climaque)
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Não se surpreenda que você caia todos os dias.

Não desista, mas segure-se, bravamente, no seu caminho.
E certamente, o Anjo que irá mantê-lo honrará sua paciência.
(São João Clímaco)
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Do not be surprised that you fall every day.

Do not give up, but hold on, bravely, on your way.
And surely, the Angel who will keep you will honor your patience.
(St. John Climacus)
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Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?
Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?
Dieu est le garant de mon existence, et vous voudriez que je tremble ?
[...]
Je ne demande qu'une chose, une seule chose et je la demande bien !
Dieu tous les jours de ma vie comme une maison pour y habiter !
Psaume 26 traduit par Paul Claudel
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Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?
Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?
Deus é o fiador da minha existência e você gostaria que eu tremesse?
[...]
Eu só peço uma coisa, uma coisa e peço por ela!
Deus todos os dias da minha vida como uma casa para morar!
Salmo 26 traduzido por Paul Claudel
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God is the light that enlighten me, and I would be afraid?
God is the light that enlighten me, and I would be afraid?
God is the guarantor of my existence, and you would like me to tremble?
[...]
I only ask for one thing, one thing and I ask for it!
God every day of my life as a house to live in!
Psalm 26 translated by Paul Claudel
Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/
maliath taibootho/ full of grace/
moran a'amekh - the Lord is with thee/
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/
wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/
yoldath aloho/ Mother of God/
saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/
nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./
Amîn
Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

PRIERE POUR LES VOCATIONS:
Père, faites se lever parmi les chrétiens
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
qui maintiennent la foi vivante
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus,
par la prédication de sa parole
et l'administration des sacrements,
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit.
Donnez-nous de saints ministres de Votre autel,
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie,
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple.
Appelez des ministres de Votre miséricorde,
qui dispensent la joie de Votre pardon
par le sacrement de la réconciliation.
Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils
et, qu'en étant docile à ses enseignements,
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal
et à la vie consacrée.
Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres,
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission
au service de l'Évangile.
Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.
Amîn.
Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous !
__________
ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.
Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.
Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.
Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.
Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.
Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!
Commémoration aussi ce jour de saint Benjamin de Petrograd, une des innombrables victimes de l'international-socialisme (d'origine germanique) qui a écrasé la Russie pendant 7 décénnies
Du site "S.O.S totalitarismes" (intéressant à visiter si un ami désinformé veut vous vanter les mérites du communisme "non-trahi", version "pure de Lénine"...) :
http://users.skynet.be/sostotalitarismes/SOS4.htm
(extrait)
"Extraits de A. N. Yakovlev, de l'Académie des Sciences Russe, Obschaya Gazeta, N° 3, 20/1/2000 :
http://www.og.ru/archieve/03/mat/its1.shtml
Dès 1918, on fusille les prêtres dans toute la Russie.
Le métropolite de Kiev Vladimir, est mutilé, écartelé, fusillé et jeté nu à la profanation.
Le métropolite de Pétersbourg, Benjamin qui devait succéder au patriarche fut transformé en une colonne de glace. D'abord, on l'aspergea d'eau alors qu'il gelait, ensuite on le noya.
L'évêque de Tobolsk Hermogène, qui avait accompagné volontairement l'empereur en exil fut attaché vivant à une locomotive et réduit en morceaux.
L'archevêque de Perm Andronique, qui avait été missionnaire au Japon, fut enterré vivant.
L'archevêque de Tchernigov Basile fut crucifié et brûlé vif.
Les documents témoignent de ce que de nombreux prêtres, moniales et moines furent soumis aux tortures les plus barbares, furent crucifiés sur les iconostases, furent plongés dans du goudron bouillant, furent scalpés, furent étranglés avec des étoles, "reçurent la communion" avec du plomb fondu, furent noyés sous la glace."
(un site internet à visiter en son entièreté, il dénonce le vrai Lénine, loin de l'iconographie officielle dûe à l'intelligentsia staliniste de France)
Du site de la représentation de l'Eglise Russe Orthodoxe auprès des Institutions Européennes, quelques lignes sur les terribles persécutions qui décimèrent l'Eglise en Russie, et dont le saint métropolite Benjamin fut une des victimes. :
http://orthodoxeurope.org/page/14/7.aspx
" 'Qui nous séparera de l'amour du Christ?'
Discours lors de la présentation du livre d'Andrea Riccardi "Ils sont morts pour leur foi» (Bruxelles, 14 avril 2003)
Evêque Hilarion Alfeyev [alors archévêque d'Autriche et représentant de l'Eglise Russe auprès de l'Union Européenne. jmz]
Le livre du professeur Riccardi "Ils sont morts pour leur foi" (Paris: Plon/Mame, 2002) représente un apport important à l'histoire des martyrs de l'Eglise chrétienne. Le livre est consacré aux martyrs du XX siècle, pas seulement à ceux de l'Eglise catholique à laquelle l'auteur appartient, mais également aux martyrs et confesseurs d'autres confessions chrétiennes.
Un des principaux chapitres est consacré aux persécutions de l'Eglise en URSS de 1917 jusqu'à la fin des années 80. "Jamais l'histoire de l'Eglise n'avait connu de persécutions aussi systématiques et longues que dans ce pays à cette période. Aux premiers siècles du christianisme les persécutions avaient un caractère local et ne duraient généralement pas plus de quelques années. La persécution la plus terrible de Dioclétien et de ses successeurs, commencée en 303 ne s'est poursuivie que 8 ans. Les persécutions dans l'Union soviétique ont concerné un pays entier qui constituait la sixième partie de la terre; elles ont touché tous les domaines - scolaires, administratifs, scientifiques - toutes les couches sociales et tous les âges - à commencer par les enfants soumis à une éducation athée et aux persécutions pour leur foi dans les écoles maternelles et secondaires, jusqu'au vieillards. Plus de 100 millions de fidèles orthodoxes de Russie subirent tous, sans exception, des persécutions diverses, injustices, discrimination, à commencer par les affronts et le chômage jusqu'à l'exécution", souligne N. Emelianov ("Evaluation de la statistique des persécutions de l'Eglise orthodoxe russe").
L'Eglise orthodoxe russe en a souffert particulièrement. La persécution contre elle a commencé dès l'accession des bolcheviques au pouvoir. En janvier 1918 le patriarche Tikhon écrivit: "La sainte Eglise orthodoxe du Christ vit actuellement un temps difficile en Russie: des ennemies manifestes ou latents de la vérité du Christ se sont dressés contre elle et tentent de faire périr l'ouvre du Christ... Nous vous exhortons tous, enfants fidèles de l'Eglise: défendez notre Sainte Mère humiliée et persécutée_ Et s'il faut souffrir pour l'ouvre du Christ nous vous appelons à ces souffrances avec nous par les paroles du saint apôtre: `Qui nous séparera de l'amour du Christ: chagrin, peine, persécution, famine, nudité, malheur ou glaive?' (Rom. 8, 35)".
Pendant la guerre civile du début des années 20 un grand nombre de fidèles orthodoxes, dont les évêques, les prêtres et les moines, fut fusillé et incarcéré. Un de ceux qui a souffert pendant la campagne de la nationalisation des biens ecclésiaux fut le métropolite Benjamin de Petrograd. La veille de son exécution il écrivit dans sa prison: "Dans mon enfance et adolescence je me passionnais pour la lecture des vies des saints dont l'héroïsme m'impressionnait; je regrettais de toute mon âme que les temps avaient changé et qu'il n'y avait plus d'occasion de vivre ce qu'ils avaient vécu. Mais les temps ont changé de nouveau la possibilité se présente de souffrir pour le Christ de la part des siens et des étrangers. Il est difficile de souffrir, mais au fur et à mesure que nos peines augmentent, abondent aussi la grâce et la consolation de Dieu".
Dès les premiers jours de leur existence les autorités soviétiques se sont donné comme objectif l'élimination totale et cruelle de l'Eglise orthodoxe. Cette décision transparaît dans la lettre de Lénine du 19 mai 1922 au sujet de la nationalisation des biens ecclésiaux adressée aux membres du Bureau politique: "L'enlèvement des biens, en particulier de ceux des laures, monastères et églises riches doit être effectué avec une résolution impitoyable, sans s'arrêter sous aucun prétexte et dans les délais les plus brefs possibles. Plus on pourra fusiller de bourgeois et ecclésiastiques réactionnaire, mieux ce sera."
Les persécutions contre l'Eglise, commencées par Lénine et ses collaborateurs, furent poursuivies par Staline. Elles ont pris une grande ampleur en 1937 où des centaines des milliers de chrétiens furent fusillés par fausse accusation d'activité anti-soviétique. Vers la fin des années 30 tous les monastères, toutes les écoles théologiques et presque toutes les paroisses de l'Eglise russe furent fermés. Parmi les 60.000 églises ouvertes vers 1917, moins d'une centaine ne furent pas fermées vers 1939 dans tout le pays. Parmi 300 évêques d'avant la révolution, seulement 4 étaient en liberté. La plus grande partie de l'épiscopat et du clergé fut exécutée; ceux qui y avaient échappé, terminaient leurs jours dans les camps de concentration.
Le changement de la politique de l'Etat et le rétablissement de la vie ecclésiale n'ont commencé que pendant la seconde guerre mondiale et étaient les conséquences de la tragédie de tout un peuple. Cependant, ce renoncement à l'objectif de déraciner l'Eglise ne signifiait pas la fin des persécutions. Dans une mesure moindre, les arrestations des évêques, des prêtres et des laïcs engagés se poursuivirent après la guerre. Sous Khrouchtchev (fin des années 50 et les années 60) une nouvelle vague de persécutions s'est déclarée, pendant laquelle plus de la moitié de 10.000 églises ouvertes en 1953 fut fermée.
Il est difficile d'évaluer le nombre de ceux qui ont souffert pour le Christ sous le régime soviétique. Des sources diverses parlent de 500.000 à un million de personnes. Parmi eux 100.000 furent des clercs. Evidemment, les noms de tous ces martyrs ne sont pas connus. Pendant les premières années de la révolution les persécutions se sont déroulées partout avec un sadisme et une haine singuliers; il ne reste aucune trace de bien des cas de ce genre. Ce ne sont que des renseignements bien pauvres qui atteignaient l'émigration et pouvaient être publiés. C'est pourquoi les noms de plusieurs milliers de martyrs ne seront jamais glorifiés sur cette terre. Mais Dieu les connaît tous. L'Eglise aussi garde le souvenir de ces nombreux martyrs anonymes.
Pour cette raison le concile épiscopal de l'Eglise russe de 2000 a pris la décision de canoniser ensemble avec des centaines de néo-martyrs et confesseurs dont les noms sont connus, les nombreux autres dont Dieu seul se souvient. A la fin du deuxième millénaire chrétien, lorsque le monde célébrait le jubilé de l'Incarnation de Dieu, l'Eglise russe a offert au Christ le fruit de ses souffrances, sa Golgotha, un grand chour de martyrs et de confesseurs, ceux "à qui il fut donné non seulement de croire en Christ, mais également de souffrir pour lui" (Phil. 1, 29). La glorification de ces saints est un grand évènement spirituel pour notre Eglise qui témoigne de l'action incessante de l'Esprit dans l'Eglise du Christ, de l'union entre les chrétiens d'aujourd'hui avec leurs glorieux prédécesseurs.
"Dans nos jours troublés, le Seigneur a fait surgir de nouveaux martyrs, écrivait en 1918 le saint patriarche Tikhon, si le Seigneur nous envoie des épreuves, des persécutions, des chaînes, des souffrances et même la mort, nous supporterons tout patiemment, croyant que cela nous adviendrait non sans la volonté divine et que notre exploit ne restera pas stérile, mais sera comme les souffrances des martyrs chrétiens qui ont gagné le monde à l'enseignement du Christ". Les attentes de ce saint sont en train de se réaliser, car l'Eglise en Russie et en dehors de ses frontières renaît sur le sang des martyrs. [...]"
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Où nous trouver ?
Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est
(N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Messe journalières en semaine à 10h30
Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem")
Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)
Maison Ste Barbe
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)
15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
* Relais Paroissial St Michel
S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne
14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
NANTES:
*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel
18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).
ANGOULÊME (Jauldes):
*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
LOURDES:
*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"
* Messse le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30
20 Rte de Pau
CAMEROUN:
Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,
des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain:
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous
Liturgique en fin JUIN,
début Juillet 2018:
*Messes tous les dimanches au Monastère.
*En Semaine Services Liturgiques réguliers.
Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.
*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita
*Tous les 29, Petit Pèlerinage à Saint Michel Archange

-+-
¤DIMANCHE 5 AOÛT, Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde et aux Saints du Kerala
RÉUNION DE TRAVAIL

10h30, Messe suivie du programme habituel (Prière pour l'unité,réception des fidèles...), départ le lundi matin des "Vacances familiales" vers le Sud-Ouest.
-+-
¤MERCREDI 15 AOÛT, Grand Pèlerinage annuel de l'Assomption à Notre-Dame de Miséricorde

10h30, Messe suivie de la Procession Mariale et du Renouvellement de la Consécration de la France à Marie Reine et, par elle, au Christ son Roi. Repas fraternel et programme habituel (Prière pour l'unité,réception des fidèles...)

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
__________________________________________________________
NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):
¤ PLUS DE PERMANENCES PASTORALES JUSQU’À LA RENTRÉE SCOLAIRE, cependant, JEUDI 5 et Vendredi 6 JUILLET, VISITES DES FAMILLES ET DES MALADES, BENEDICTIONS DES LIEUX,
*18h, Messe. En AOÛT, AUCUNE PERMANENCE PASTORALE EN RAISON DES "VACANCES FAMILIALES".

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest
ANGOULÊME (Jauldes):
¤ DIMANCHES 8 et
12 et 26 AOÛT . Programme habituel.
ANGOULÊME (Jauldes):
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS 21 JUILLET et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):
¤ PLUS DE PERMANENCES PASTORALES JUSQU’À LA RENTRÉE SCOLAIRE, cependant, JEUDI 5 et Vendredi 6 JUILLET, VISITES DES FAMILLES ET DES MALADES, BENEDICTIONS DES LIEUX,
*18h, Messe. En AOÛT, AUCUNE PERMANENCE PASTORALE EN RAISON DES "VACANCES FAMILIALES".

==============================
# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest
ANGOULÊME (Jauldes):
¤ DIMANCHES 8 et
22 JUILLET (Pèlerinage à SAINT CHRISTOPHE, BENEDICTION DES VOITURES ),
12 et 26 AOÛT . Programme habituel.
ANGOULÊME (Jauldes):
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS 21 JUILLET et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?
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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"
"The future is in peace, there is no future without peace"
"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"
(SS Ignatius Aprem II)

Note:
Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu).
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "
Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).
-------------------------------------------------------------
Nota:
Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.
O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.
¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...
Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.
As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"
Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).
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Note:
A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.
The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.
¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...
For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.
The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B
CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
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DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...
O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...
Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.
Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...
Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:
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GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...
The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers
Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the
"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...
Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for
humanity.
Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this
Immense current of underground prayer that irrigates the world ...
If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn




















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évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église