Activités de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma en France avec ses Paroisses et ses horaires de Messes, ses permanences catéchétiques, les permanences d'un prêtre exorciste, les Aumôneries (Africaines, Antillaises, des "Chrétiens de St Thomas"...)
D’après la tradition, il est le jeune frère de Joachim (père de la Vierge Marie).
C’était un homme riche, membre du grand Conseil, disciple secret de Jésus et officier de l’armée romaine et judéenne.
Une tradition l’associe avec l’industrie de l’étain et le représente enseignant aux mineurs corniques comment purifier leur étain.
Lors de la persécution qui sévit à Jérusalem en l’an 34, les disciples du Christ fuirent vers d’autres contrées. Plusieurs traditions rapportent leur voyage vers l’Italie, la Gaule, l’Espagne, la Bretagne, etc.
Débarquant à Marseille, Joseph d’Arimathie et ses compagnons cheminent jusqu’à Rocamadour où saint Zachée se fixe.
On retrouve saint Joseph à Limoges avec saint Martial. Parvenu à la côte bretonne, il laisse saint Drenwal à Morlaix, puis s’embarque avec le reste de ses compagnons pour la Cornouailles.
Le roi Arviragus l’ayant autorisé à demeurer dans l’île d’Avalon (Ynis-Witren) appelée plus tard Glastonbury, il y construisit une église en branchages (ecclesia vetusta).
On trouve sur ce lieu un épineux nommé « The Glastonbury Thorn » qui serait le bâton de Joseph d’Arimathie planté en terre par lui et qui prit racine.
Là aussi se trouve la coupe qui aurait servi à la Sainte Cène et dans laquelle il recueillit un peu de sang du côté du Christ sur la croix.
Saint Joseph d’Arimathie meurt en l’an 82 ; il apparaît comme le grain jeté en terre qui devait donné naissance au miracle monastique des chrétientés celtiques.
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Dans le texte évangélique, Joseph d'Arimathie est un membre du Sanhédrin secrètement converti à l'enseignement du Christ.
Il apparaît pour la première fois après la crucifixion, lorsqu'il demande à Ponce Pilate l'autorisation d'emporter le corps de Jésus.
Ensuite, il l'ensevelit dans son propre sépulcre, taillé dans le roc.
D'après la légende, c'est chez Joseph d'Arimathie que se tint le dernier repas du Christ.
Joseph conserva le vase de la Cène, dans lequel il recueilli un peu du sang de Jésus avant le déposer dans son sépulcre.
Joseph quitta ensuite la Palestine et se rendit en Bretagne où il garda précieusement le Saint-Graal.
La figure de Joseph d'Arimathie fut introduite dans le cycle arthurien par Robert de Boron dans son roman en vers Estoire dou Graal ou Joseph d’Arimathie, écrit entre 1190 et 1199.
Il est question de Joseph d'Arimathie dans l’Evangile de Nicodème¸ apocryphe du IVesiècle :
11.3 Survint un homme, appelé Joseph, membre du Conseil, il était d'Arimathie et il avait foi dans le Royaume de Dieu.
Il s'approcha de Pilate et lui demanda le corps de Jésus. Puis il le descendit de la croix, le roula dans un linceul tout blanc, et le plaça dans une tombe taillée dans le roc, où personne encore n'avait été mis.
12.1 Quand ils surent que Joseph avait demandé le corps de Jésus, les Juifs le cherchèrent […]
Les Juifs empoignèrent Joseph et décidèrent de le faire garder jusqu'au lendemain du sabbat.
« Sache bien, lui dirent-ils, que seule, l'heure nous empêche de te châtier, puisque le sabbat commence.
Mais sache-le aussi, tu ne mérites pas même une sépulture. Nous jetterons ta chair aux oiseaux du ciel. » […]
Ils se saisirent de Joseph et l'enfermèrent dans une maison sans fenêtre, postèrent des gardes à l'entrée et scellèrent la porte derrière laquelle Joseph était captif.
12.2 Au sabbat, chefs de la synagogue, prêtres et lévites convinrent de se réunir à la synagogue le jour suivant.
Les délibérations commencèrent tôt : quelle mort infligerait-on à Joseph ?
Ils décidèrent de le faire comparaître séance tenante.
Mais quand ils ouvrirent sa porte, ils ne le trouvèrent pas à l'intérieur.
Le peuple entier fut stupéfait et même saisi de terreur quand il s'aperçut que les sceaux étaient intacts et que Caïphe avait gardé la clef.
Et ils n'osèrent plus lever la main sur ceux qui devant Pilate avaient pris la défense de Jésus. […]
15.6 Joseph prit la parole : « Vous m'avez enfermé le vendredi, vers la dixième heure, et je suis resté là tout le sabbat.
Mais à minuit, tandis que j'étais debout à prier, la maison où vous m'aviez enfermé se souleva par les quatre coins et une sorte d'éclair vint éblouir mes yeux. Épouvanté, je tombai à terre.
Alors quelqu'un me prit par la main et m'enleva de l'endroit où je gisais, et une eau fraîche coula sur moi de la tête aux pieds, tandis que des effluves de myrrhe emplissaient mes narines.
Il m'essuya le visage, m'embrassa et me dit :
-« Ne crains pas, Joseph. Ouvre tes yeux et regarde quel est celui qui te parle. »
Levant mon regard, je vis Jésus.
Mes frayeurs redoublèrent.
Je pensai que c'était un fantôme et je me mis à réciter les commandements. Mais il les récita avec moi.
Or vous ne l'ignorez pas, quand un fantôme entend réciter près de lui les commandements, il prend la fuite.
Voyant qu'il les disait avec moi, je m'écriai :
« Rabbi Elie! »
Il me dit :
« Je ne suis pas Elie.
- Qui es-tu, Seigneur, lui dis-je.
Et il me dit :
- Je suis Jésus.
Tu as demandé mon corps à Pilate, puis tu m'as enveloppé dans un pur linceul et tu as couvert mon visage d'un suaire, puis tu m'as déposé dans ton caveau neuf et tu as roulé une grande pierre à l'entrée de la tombe. »
Et je dis à celui qui me parlait :
« Viens me montrer l'endroit où je t'ai placé. »
Il me conduisit à cet endroit et me le montra.
Le linceul y traînait encore, et le suaire qui avait couvert son visage. Alors j'eus la preuve qu'il était Jésus.
Il me prit par la main et toutes portes closes, me transporta au milieu de ma demeure.
Il me conduisit auprès de mon lit et me dit :
« Paix à toi ! »
Il m'embrassa encore et ajouta :
« Tu ne sortiras pas de chez toi avant quarante jours. Car voici, je vais rejoindre mes frères, en Galilée.»
"Et voici un homme nommé Joseph, membre du Conseil, homme droit et juste.51 Celui-là n'avait pas donné son assentiment au dessein ni à l'acte des autres. Il était d'Arimathie, ville juive, et il attendait le Royaume de Dieu.". (Lc 23, 50-51)
En entrant dans la salle, située à l'ouest des piliers de la Rotonde, on découvre une salle sombre et mal entretenue. Il s'agit de la chapelle dite "des Syriens", communauté qui a perdu un certain nombre de droits au sein de la basilique. La dispute de droits entre Syriens et Arméniens explique la dégradation de cette chapelle.
Au fond, une petite ouverture dans le mur mène à la tombe de Joseph d'Arimathie:
Selon la tradition, après avoir offert son propre tombeau pour Jésus et ne voulant pas se faire enterrer dans le même tombeau, le représentant des Sanhédrins aurait été mis dans ce tombeau. La découverte de cette tombe confirme que cet endroit était bien une zone funéraire, à côté du mont Gareb.
L'Eglise syrienne-orthodoxe de rite d'Antioche est la première héritière de l’antique église judéo-chrétienne et elle représente aujourd’hui les chrétiens de langue syriaque répartis dans de nombreux pays du Moyen-Orient. Sa langue liturgique est le syriaque, un idiome appartenant à l’araméen, la langue parlée par Jésus.
Parallèlement au patriarche byzantin, un document affirme la présence d'un évêque Syrien à Jérusalem dès le VIe siècle. Le siège du métropolitains syrien est à coté de l’église Saint Marc, située entre les quartiers arméniens et juifs, lieu qui, depuis une ancienne tradition, est considéré comme la maison de Marie, mère de Marc l'évangéliste.
Dans la basilique du Saint Sépulcre, les syriens orthodoxes célèbrent dans la chapelle de Joseph d'Arimathie et Nicodème, qui se tient dans le déambulatoire derrière l’Edicule du Sépulcre, dont la propriété est contestée par les Arméniens.
Je suis entré dans cette tombe en 1996 ... Grand moment de spiritualité. UDP
Source: Bastiano dans http://www.lavoieduciel-garabandal.fr/
Saint Patrick
(Patrick est célébré le 17 mars)
Vie de saint Patrick
D'origine britto-romaine, Patrick (dont le prénom de naissance était Maewyn Succat) serait né aux environs de 385 en Bretagne insulaire, à Bannaven Taberniae (ou Banna Venta Berniae), localité située probablement près de Carlisle en Cumbrie, qu’on identifie avec Dumbarton. Son père, Calpurnius, était diacre et décurion . Son grand-père était prêtre ; sa grand-mère était originaire de Touraine. Son père, bien que diacre, n'était pas considéré comme un homme très religieux, sa situation aisée provenant de la collecte de taxes.
Selon la légende, en 405, à l'âge de seize ans, Maewyn Succat est enlevé par des pirates irlandais, notamment Niall « aux neuf otages », qui le vendent comme esclave. Durant ses six années de captivité, près du bois de Fochoill, en Mayo, il est berger pour le compte d'un chef de clan irlandais ou d’un druide. Peu religieux avant sa capture, il rencontre Dieu et devient un chrétien dévot.
En 411, il parvient à s'échapper après que Dieu lui a dit, dans un de ses rêves, de rejoindre le rivage et de s'embarquer sur un bateau, à Waterford ou Wexford. Après trois jours de mer, il débarque sur les côtes anglaises, et peu après les côtes françaises, où il devient prêtre.
A l’âge de trente et un ans ou trente-deux ans, Maewyn Succat retrouva donc sa famille. Elle l’accueillit chaleureusement et le supplia de ne plus la quitter. Mais un peu plus tard, pendant la nuit, il eut des visions et entendit « les voix » de ceux qui habitent à côté du bois de Focult à proximité de la mer occidentale, qui criaient, d’une seule voix : « Nous t’implorons, saint jeune homme, de venir parmi nous. » - « Rendons grâce à Dieu, ajouta-t-il, qu’après plusieurs années le Seigneur ait répondu à leur appel ».
Il gagne ensuite les îles de Lérins et s'installe au monastère de Saint-Honorat où il se consacre à des études théologiques pendant deux années. Puis il se fixe auprès de saint Germain d'Auxerre, qui l’ordonne évêque.
En 432, il retourne en Irlande qu'il commence à évangéliser. Il sillonne toute l'Irlande prêchant, enseignant, construisant églises, monastères et écoles. Il est réputé pour son courage héroïque, son humilité et sa bonté.
Au Rock de Cashel, lors d'un sermon, il montre une feuille de trèfle : « Voilà la figure de la Trinité sainte. » Les figures de triades étaient familières à la religion celtique. Le trèfle deviendra ainsi le symbole de l'Irlande, grâce à Maewyn Succat. Selon certaines sources (les moines de Lérins en particulier), saint Patrick aurait représenté la chapelle de la Sainte Trinité de l'Ile Saint-Honorat, qui présente une forme architecturale proche du trèfle (une nef et trois chapelles circulaires), afin de symboliser la Trinité.
Comme évêque, il prend le nom de Patricius (Patrice ou Patrick), en gaélique : Pãdraig.
La légende raconte que c'est à ce moment-là qu'il chasse tous les serpents du pays, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais : les serpents représentent l' « antique ennemi », c'est-à-dire Satan, rendu responsable de l'ignorance du Dieu véritable.
Après de longues années d'évangélisation, il se retire à Downpatrick où il meurt le 17 mars 461. Il y est enterré aux côtés de sainte Brigitte et de saint Columcille, tous deux également patrons de l'Irlande. A sa mort, l'Irlande est chrétienne sans avoir compté un seul martyr, et les monastères y sont très nombreux.
Saint Patrick n'a rien écrit sinon une « Confession [de Saint Patrick] » et les « Lettres à Coroticus ». Une prière lui est attribuée, « Faed Fiada » (le cri du daim), ou « hymne de Saint Patrick ».
Saint Patrick est l'objet d'une véritable vénération de la part des Irlandais. Sa fête, le 17 mars, est célébrée par toutes les communautés irlandaises du monde entier et c'est cette date qui a été choisie par le gouvernement irlandais comme jour de fête nationale. Tous les ans, le dernier dimanche de juillet, des milliers de pèlerins gravissent, parfois pieds nus et même à genoux, les 763 mètres de Croagh Patrick, la « montagne sacrée de l'Irlande » dans le comté de Mayo : saint Patrick s'y serait imposé en 441 quarante jours de retraite et de pénitence, précipitant dans une fissure profonde toutes les vermines monstrueuses et venimeuses de l'île, ce qui, selon la tradition, explique l'absence aujourd'hui encore de serpents en Irlande. Plus terrible encore que l'ascension de Croagh Patrick est le pèlerinage du « Purgatoire de Saint Patrick » sur l'îlot de Station Islanddans le lough Derg (comté du Donegal) où, entre le 1er juin et le 15 août, les pèlerins passent trois jours en prière sans pratiquement dormir et en se soumettant à un jeûne strict. Malgré plusieurs mises en garde des autorités religieuses en raison du caractère excessif de ces rites séculaires, ce pèlerinage attire toujours beaucoup de pénitents.
C'est sous la forme du monachisme que le christianisme s’est développé dans l'île aux VIeet VIIe siècles. L'Irlande se couvre alors de nombreux monastères indépendants les uns des autres qui deviennent les véritables centres de la vie religieuse. Leurs saints fondateurs ne se réfèrent jamais à Patrick dont on semble même oublier le nom. Isolée de la papauté romaine par les invasions barbares, l'Irlande, comme les autres pays celtiques, va être pendant près de deux siècles le grand refuge du christianisme occidental face à un continent retombé en partie dans le paganisme, mais un foyer original que Rome ne tardera pas à reprendre en main.
D'origine orientale, le monachisme s'est rapidement développé en Irlande où, dans un pays dépourvu de villes, des monastères ruraux s'adaptaient mieux qu'une organisation épiscopale urbaine aux structures sociales et politiques de la civilisation celtique. Ce sont souvent des clans entiers qui, à la suite de la conversion de leurs rois et de leurs druides, adhérèrent au christianisme, et les moines apparurent comme les nouveaux guides spirituels de ces communautés, les héritiers directs de la classe sacerdotale païenne. Il est significatif que bon nombre de fondateurs de monastères étaient de sang royal, ou filid – poètes –, ou fils de druides : c'est notamment le cas de saint Ciaran, fondateur de Clonmacnoise, de saint Kevin à Glendalough, de saint Comball à Bangor, de saint Colomba à Derry et Durrow…
Cette conversion « par le haut » de l'Irlande au christianisme et un certain respect de la nouvelle religion pour les croyances ancestrales expliquent sans doute que le message chrétien fut rapidement bien accueilli dans le pays : l'Eglise n'y compte aucun saint martyr. La grande fête celtique de Samain, le 1er novembre, est devenue la Toussaint et la fête des morts ; le site des premiers oratoires était souvent des îles ou des sources sacrées. Au monastère de Kildare, fondé par sainte Brigitte, bien vite assimilée à la grande déesse celtique Brigit, des nonnes issues de familles nobles entretinrent un feu sacré – pratique éminemment païenne – pendant tout le Moyen-Age. En héritant du patrimoine culturel et scientifique des druides, les écoles monastiques firent de l'Irlande du VIe au IXe siècle « l'île des saints et des savants ».
Les moines irlandais excellèrent dans ce qui était alors les deux arts majeurs de l'Occident : l'enluminure et l'orfèvrerie. La décoration d'évangéliaires comme le livre de Durrow (milieu du VIIe siècle) ou le livre de Kells (fin du VIIIe siècle), la « broche de Tara » et le « calice d'Armagh » (œuvres du VIIIe siècle) comptent parmi les plus belles réalisations artistiques du haut Moyen-Age chrétien.
L'Irlande entièrement christianisée, les moines allèrent exercer leur activité missionnaire à l'étranger, fondant des monastères dans une grande partie de l'Europe à l'instar de saint Colomban à qui l'on doit les fondations d'Annegray et de Luxeuil en Gaule, et de Bobbio en Italie. De nombreux érudits, tel Jean Scot Erigène, dont le nom signifie « originaire d'Erin », vinrent travailler sur le continent, et l'Irlande joua pendant plusieurs siècles un rôle important sur le destin culturel d'une Europe bouleversée par les invasions germaniques.
Mais la particularité de l'Eglise d'Irlande, comme celle des autres Eglises celtiques, ne reposait pas seulement sur son organisation monastique. Elle se manifestait aussi au plan liturgique par une datation différente du jour de Pâques, des rites de baptême particuliers et une tonsure originale. Aussi, dès la fin du VIIe siècle, la papauté entreprit de reprendre en main les chrétientés celtiques : c'est alors que l'on commença à présenter saint Patrick comme fondateur de l'Eglise irlandaise. Tout en se soumettant à Rome au plan liturgique, l'Irlande réussit toutefois à garder son organisation monastique. Mais au XIIe siècle, l'implantation dans l'île des ordres monastiques continentaux – les bénédictins vers 1135 et les cisterciens en 1142 – puis la conquête anglo-normande sonnèrent le glas du monachisme irlandais traditionnel.
Confession de notre très saint père Patrick,
archevêque d'Armagh.
(extrait)
Moi, Patrick, misérable pécheur et le dernier des serviteurs de Jésus Christ, j'eus pour père le diacre Calpurnius, fils du prêtre Potitus. Je naquis l'an 377 de l'Incarnation, à Bonaven Taberniae, dans une villa que possédait mon père, et où je fus plus tard capturé par des pirates, dans les circonstances que je vais raconter. J'avais alors 16 ans, et ne m'étais jamais préoccupé sérieusement du service de Dieu. Les barbares m'enlevèrent avec plusieurs milliers d'autres captifs. On nous entassa sur des barques et nous fûmes transportés en Irlande. Le Seigneur voulait ainsi châtier nos offenses et nos ingratitudes passées. Jeté, pauvre adolescent parmi ces nations étrangères, mon cœur s'ouvrit à la grâce. Je pleurai mes fautes, et résolus de changer de vie. Dans sa miséricordieuse bonté, le Seigneur daigna agréer mes vœux encore stériles ; sa main me protégea parmi tant de dangers et me sauva la vie.
J'étais profondément ignorant. Dès mon enfance, j'avais manifesté une véritable horreur de l'étude. Seule me plaisait la vie libre au grand air des champs. Maintenant, captif et exilé, il me fallait conduire les troupeaux aux pâturages. Le goût de la prière me saisit peu à peu. Je passais les journées et une partie de la nuit dans ce saint exercice. Je m'agenouillais sur la neige, sur la terre gelée ou détrempée par les pluies d'hiver.
Six ans s'écoulèrent ainsi, et j'étais heureux dans ma captivité, parce que le Seigneur consolait mon âme. Une nuit, j'entendis dans une vision la voix d'un ange qui me disait :"Tes prières et tes jeûnes ont été agréés par Dieu. Tu reverras bientôt ta patrie. Le navire qui doit t'emmener attend au port". J'étais alors à deux cent milles de la côte et ne connaissais pas le port dont on me parlait. Toutefois, plein de confiance en Dieu, je pris la fuite et j'arrivai heureusement au port de Boyle. Un navire y stationnait ; j'y montai et demandai au pilote de m'emmener avec lui. Il s'y refusa brutalement, et je reprenais déjà la route, pleurant et priant, lorsque le pilote me cria : "Viens si tu veux, mais sois-nous soumis".
Or, ces hommes étaient des païens. On leva l'ancre, et après trois jours de navigation, nous débarquâmes dans une terre inhabitée où nous marchâmes pendant 27 jours. Les vivres et l'eau vinrent à manquer, et la faim se fit affreusement sentir. Le pilote me dit :"Tu es chrétien, et tu prétends que ton Dieu est Tout-Puissant. Prie Le donc pour nous et qu'il vienne notre aide." Et je répondis : "Convertissez-vous du fond du cœur et Dieu vous sauvera." A peine avais-je achevé ces paroles, que nous aperçûmes une troupe de sangliers. On en tua un grand nombre, et l'abondance revint dans la caravane. Tous louaient le Seigneur et me témoignaient la plus vive reconnaissance.
J'arrivai enfin dans ma patrie; j'y étais depuis deux ans lorsque, pour la seconde fois, une bande de pirates m'enleva. Je priai le Seigneur, et une voix divine me dit : "Ta captivité ne durera que deux mois". En effet, le soixantième jour, je fus délivré et je revins près de mes parents. Or, en ce temps, une nuit, je vis se dresser devant moi un homme céleste, tenant à la main un recueil de lettres et il me : "Mon nom est Victrice", et il me montra la collection de ses lettres, et j'y lus : " Voix de l'Irlande’’ A ce moment se firent entendre les voix des bûcherons de Foclayd qui s'adressaient à moi en disant : "Reviens vers nous, saint jeune homme, et enseigne nous la voie du Seigneur." Le lendemain, je m'ouvris de cette vision mystérieuse à un ami d'enfance. Il me répondit : "Un jour, tu seras évêque en Irlande". Cette parole me jeta dans la consternation, moi misérable pécheur : elle se réalisa cependant.
Ainsi a parlé de lui-même notre père saint Patrick, que ses prières nous obtiennent la bienveillance de Dieu et soutienne notre foi ! Amen.
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Saint Fiacc: Hymne sur la vie
de saint Patrick
L'Hymne de Fiacc est une des rares sources primaires reconnuesconcernant la vie de saint Patrick, en dehors de ses propres écrits. Bien que sa date exacte decomposition soit encore discutée, il est hors de doute qu'elle soit extrêmement ancienne, undocument de l'Eglise Celtique d'avant les invasions Vikings. La tradition l'attribue au barde Fiacc duVe siècle, qui apparaît aussi comme personnage dans certaines légendes au sujet de Patrick.
1. Patrick naquit à Emptur:
C'est ce que l'histoire nous apprend.
Un enfant de 16 ans (qu'il était)
Lorsqu'il fut emmené dans les liens.
2. Succat était son nom, nous dit-on;
Celui qui était son père, voici qu'on nous dit:
Il était fils de Calpurn, fils d'Otidus,
Petit-fils de Deochain Odissus.
3. Il demeura six ans dans l'esclavage;
De la nourriture humaine, il ne mangea pas.
Cothraige était son surnom,
Parce comme esclave, il servait quatre familles.
4. Victor dit à l'esclave de Milcho:
"Toi, pars sur la mer:"
Il plaça son pied sur le *leac* [pierre]
Sa trace demeure, elle ne disparaît pas.
5. Il l'envoya traverser les Alpes;
Vers le merveilleux outre-mer était son voyage,
Jusqu'à ce qu'il demeure avec Germain dans le sud.
Dans la Letah du sud.
6. Dans les îles de la Mer Thyrrhene il resta;
En celles-là il médita :
Il lut le canon avec Germain:
C'est ce que l'histoire nous apprend.
7. En Irlande il fut ramené
En vision par les Anges de Dieu:
Souvent par une vision il était
Appelé pour y retourner à nouveau.
8. Le Salut pour l'Irlande
C'était l'arrivée de Patrick à Fochlaidh;
Au loin avait été entendu le son
De l'appel des enfants de Caill-Fochladh.
9. Ils priaient afin que le saint vienne,
Afin qu'il revienne de Letha,
Pour convertir le peuple d'Erin
De l'erreur à la vie.
10. Les Tuatha d'Erin prophétisaient
Qu'un nouveau royaume de Foi viendrait,
Qu'il durerait à jamais:
La terre de Tara serait une étendue silencieuse.
11. Les druides de Loegaire ne lui dissimulèrent pas
La venue de Patrick;
Leur prophétie se vérifia
Concernant le royaume dont ils avaient parlé.
12. Patrick marcha dans la piété jusqu'à sa mort :
Il fut puissant pour extirper le péché :
Il leva ses mains en bénédiction
Sur les tribus des hommes.
13. Les Hymnes, et l'Apocalypse, et les 3 fois 50 [Psaumes]
Il avait l'habitude de chanter;
Il prêchait, baptisait et priait;
De louer Dieu jamais il ne s'arrêtait.
Prière de saint Patrick
Je me lève aujourd'hui
par une force puissante,
l'invocation de la Trinité,
la croyance en la Trinité,
la confession de l’unité
du Créateur du monde.
Je me lève aujourd'hui
par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
la force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,