Cette semaine j’ai eu la chance de rencontrer monsieur Rémi Brague, de passage à Montréal où il donnait une conférence sur les fondements de la loi à la Faculté de Science religieuse de l’Université McGill. Professeur, historien de la philosophie, spécialiste de la philosophie médiévale arabe, juive et grecque, il est aujourd’hui professeur émérite de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne ainsi qu’à la Ludwig-Maximilian Universität de Munich. Il est également membre de l’Institut. En 2012, il recevait le prestigieuxprix Ratzinger pour sa contribution à la théologie qu’il reçut des mains de Benoît XVI lui-même. Je vous présente ici l’intégrale de l’entrevue que j’ai réalisée avec lui sur les attentats de Paris et que vous pouvez visionner en partie ici. Vous reconnaîtrez sans doute le ton ironique de plusieurs des expressions utilisées.
Pouvez-vous nous donner vos réactions face aux attentats de Paris?
En gros je suis contre! Je trouve que c’est franchement mal élevé d’avoir fait cela. J’espère que ça ne se reproduira pas mais d’un autre côté, j’ai bien peur de ne pas avoir été surpris. Ça devait arriver et je suppose que ça va continuer! Les causes étant profondes et lointaines, il faudrait les traiter de manière moins anecdotique disons que simplement par des frappes aériennes ou par des opérations de police. Même si les deux sont sans doute utiles à court terme.
Vous venez d’affirmer que ces attentats étaient prévisibles… Qu’est-ce qui a pu mener à cela?
C’est vraiment une question qu’il faudrait traiter à différentes échelles. Il y a des causes assez proches qui sont, par exemple, le désarroi des jeunes de banlieue (comme on dit). Il y a les causes les plus lointaines qui remontent à 622 très exactement, c’est-à-dire aux origines de l’Islam et à la manière dont Mahomet n’a pas hésité à se débarrasser de ses adversaires par des procédés qui ressemblent étrangement à ceux qui sont mis en œuvre maintenant même si les moyens techniques ont, bien entendu, changé. En effet, il n’a pas hésité à envoyer des assassins le débarrasser de ses adversaires. Des gens qui s’étaient moqués de lui en particulier et qui avaient mis en doute sa mission prophétique. Le gros problème que je vois avec l’Islam en tant que tel c’est qu’il permet de légitimer ce qui de notre point de vue sont des crimes à savoir voler, violer et tuer. Il réussit à justifier ça par le « bel exemple ». C’est une expression qui est dans le Coran, c’est-à-dire « le bel exemple du prophète ». Je crois que c’est la seule religion qui fasse cela soit arriver à relier directement le crime à la « sainteté » puisque ces crimes sont supposés avoir été commandités en dernière analyse par ce qu’il y a de plus saint dans le monde à savoir Dieu Lui-même.
Pour les autres religions (qui ne sont pas non plus innocentes dont le christianisme), c’est plus difficile. On est obligé de se livrer à de multiples contorsions. Par exemple, on ne peut pas déduire les croisades ou l’Inquisition à partir du Sermon sur la montagne ou alors il faut vraiment faire preuve d’une perversité intellectuelle assez exceptionnelle. Alors entre les deux, l’Islam dont se réclament ces « charmants espiègles » qui le connaissent aussi bien que leurs adversaires et en particulier aussi bien que les musulmans que nous appelons « modérés » et la situation de délaissement, d’abandon, d’oubli presque de la situation dans laquelle se trouve nos banlieues, il y a toute une série de causes intermédiaires. La situation au Moyen-Orient étant l’une de celles-ci mais n’étant certainement pas la seule. Donc, il faudrait une médication à court, moyen et long terme, ce dernier étant la réflexion des musulmans eux-mêmes sur ce qu’implique leur Islam.

Considérez-vous qu’en général l’Occident répond bien à la situation?
Négativement déjà, je dois quand même constater que la manière dont les autorités politiques, intellectuelles et même parfois, hélas, spirituelles de l’Occident répondent est, pour dire les choses gentiment « inadéquate » et pour le dire méchamment « ridicule ». Évoquer la « laïcité » comme un mantras, évoquer les « valeurs de la République » (dont personne ne sait exactement ce qu’elles sont !), sont des choses qui ne peuvent que susciter, chez un musulman un peu conscient de sa religion, que le mépris… un mépris de fer. En effet, que sont les lois de la République quand on les compare à ce que Dieu a dicté, à ce que Dieu a littéralement dicté à son prophète. Aucune décision émanant d’une instance humaine ne fait le poids contre la parole de Dieu. Donc parler de « laïcité », ce dont d’ailleurs personne ne sait très bien ce que ça veut dire… Je ne sais pas si vous avez déjà essayé de traduire le mot « laïcité » dans une autre langue que le français (pas le français de ce côté de l’Atlantique mais le français hexagonale si je puis dire) ? Ça ne veut rien dire!
Le problème que nous pose notre ennemi si je puis dire, puisque nous sommes en guerre nous a-t-on expliqué, c’est le problème qui est posé par la célèbre épigraphe que Carl Schmitt avait choisie pour définir l’essence du politique en citant un vers du poète Theodor Däubler: « L’ennemi c’est notre propre question mais qui a pris une figure concrète » (« unsere eigene Frage als Gestalt » dit-il en allemand). Le problème qui est posé est que nous sommes d’une certaine manière notre propre ennemi par la façon dont notre culture (depuis déjà quelque temps, peut-être même quelques siècles en tout cas depuis quelques dizaines d’années puisqu’il semble que cela s’est accéléré depuis disons 30-40ans) scie, avec beaucoup de talent, la branche sur laquelle elle est assise. Je renvoie, si vous voulez, l’Occident à ses propres problèmes. J’ai eu d’ailleurs l’occasion de poser la question à la fin d’un entretien qui vient d’être publié dans Le Point de lundi dernier avec le romancier marocain et très talentueux Tahar Ben Jelloun dans lequel je dis à l’Occident :
« Vous avez peur d’être submergés par des vagues d’immigrés mais vous ne faites pas d’enfants donc de quoi vous plaignez-vous ? ». « Vous regardez avec un regard mélangé de haine et d’envie ces gens qui n’hésitent pas à se faire sauter pour leur religion et vous passez votre temps à cracher sur vos propres traditions religieuses alors de quoi vous plaignez-vous ? Balayez un petit peu devant votre porte au lieu de démoniser votre ennemi. Essayez de voir s’il n’y aurait peut-être pas des raisons de vous mépriser ? ».
Pour finir sur une note plus positive, à travers tout cela qu’elle est votre espérance ?
Je crois que vous avez tout à fait raison de parler d’espérance puisque c’est une vertu théologale qu’il ne faut pas confondre avec l’espoir et encore moins avec, comme le disait Bernanos, ce que « les imbéciles heureux appellent l’optimisme » (Les grands cimetières sous la lune, 1938). Ce que l’on peut peut-être attendre serait une prise de conscience de l’Occident, une manière de se «dessaouler» si je puis dire face, d’une part, aux problèmes internes qu’il connaît (je viens d’en nommer au moins deux) et puis, d’autre part, face à ce qu’est l’Islam, ce qu’est sa prétention, son message, son appel. C’est d’ailleurs un des sens de la lettre « D » qui commence le mot « DAECH ». Ce n’est pas simplement « Daoula » qui signifie « État » mais c’est aussi « Dawa » qui signifie « mission ».
Qu’est-ce que l’Islam propose vraiment ? Comment il se comprend vraiment lui-même ? Là où il est bien conscient de lui-même, là où il n’est pas simplement comme une vague culture ou de vagues mœurs ou de vagues habitudes d’une part. D’autre part, qu’est-ce que c’est vraiment que l’Occident ? Est-ce que c’est seulement le « fastfood » ? Est-ce que c’est seulement la musique rock ? Est-ce que c’est seulement la libéralisation des mœurs et tout ce que cela entraîne ? Est-ce que ce n’est que cela ? Ou est-ce que l’Occident n’aurait pas des sources plus profondes auxquelles il ne serait peut-être pas impossible de retourner et d’y puiser.(Source:
http://seletlumieretv.org/blogue/analyse/les-attentats-de-paris-selon-remi-brague )
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**BREAKING NEWS - 16 ASSYRIAN HOSTAGES FREED***
Via ACERO's United Kingdom headquarters we are delighted to report the release today of 16 #Assyrian #Christian hostages in al-Hassaka, Syria.

The 16 freed hostages, comprising men, women and children, was met and embraced by His Grace Mar Afram Athneil, Bishop of Syria and Chairman of ACERO.

This follows the most recent release of 25 hostages on Christmas Day.

ACERO continues to play a leading role in supporting the released hostages and their families through the generosity of our supporters and partner organizations.

We need your support to continue the relief effort for the liberated. Please visitwww.theacero.org/donate today to offer your support.
Funds donated online reach ACERO Headquarters in England, United Kingdom swiftly and securely and can be disbursed to those in need within 48 hours. It is the most efficient way to make a contribution.
(Source :Mar Arwel sur Facebook)
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ATTENTATS DE PARIS:
"LE TEMPS D'AIMER..."
Après les attentats de Paris en novembre, la réaction d’un politique nous interroge. M. Macron a dit : « Avons-nous fait tout ce qu’il fallait ? » Ce qui aurait dû être fait, et qui n’avait pas été fait sur les plans social, économique et politique. J’ajouterai, m’adressant d’abord aux chrétiens, et par-dessus eux à tous en France : « avons-nous assez aimé ? »
Et maintenant, c’est le temps d’aimer.
Pour la plupart d’entre nous nous nous nous préoccupons de mesures de protection, oui. De mesures d’exclusion, non. Mais ce n’est pas assez de refuser l’exclusion a priori. Quel regard positif, aimant, portons nous sur des hommes, des femmes qui sont musulmans, et qui vivent parmi nous ? Que nous rencontrons dans le quotidien. Des prochains ?
« Nous passons sans te voir » dit un cantique. Quand nous arriverons là-haut, Jésus nous dira peut-être : « J’étais parmi des musulmans, et tu ne nous as pas regardés. Tu étais indifférent. Pourquoi ? »
Oui, c’est maintenant le temps d’aimer. Mais comment faire ? Ils sont des centaines de milliers, et même des millions qui vivent parmi nous en France, en Belgique, en Europe. Comment ne pas les catégoriser ? Comment leur donner un signe d’amour ? Des exemples
Un jour un jeune employé d’une société de messagerie livre à un de nos amis un colis de brochures « Je veux mourir dans la dignité ». Ouvrant aussitôt le paquet cet ami montre au livreur un exemplaire de la brochure, et le lui offre. À la fin de la journée, ce dernier téléphone pour remercier et dit qu’il a trouvé la brochure formidable. Lors d’une livraison suivante, on lui donne plusieurs brochures pour ses amis.
Ce qui avait frappé le jeune, c’était ceci parmi les premières lignes du texte : « La dignité fondamentale de l’homme c’est d’être reconnu pour un homme sans exception … Il n’y a pas d’homme qui devrait être traité comme un non-homme parce qu’il est Rom, ou Manouche. Ni parce qu’il est diminué mentalement, parce qu’il ne se souvient plus de son nom … » Ajoutons : Ni parce qu’il est musulman.
Il y a trois ans, quelques jours avant Noël, à une bouche du métro parisien, nous distribuions des petites images de Noël représentant la crèche. Une jeune fille s’arrêta et dit comme à regret « Mais c’est que je suis Musulmane ! » On lui répondit : « Mais vous pouvez la prendre, le Dieu des Chrétiens bénit tout le monde. » Et elle la prit. Pour que cette rencontre ait pu avoir lieu, il avait fallu que nous allions au-devant et proposions cette crèche à tous dans la rue. Avec des amis de l’Emmanuel nous essayons depuis quelque temps de nous arrêter lorsque nous rencontrons un artisan ou un ouvrier en train de travailler dans la rue, de le saluer, d’encourager son travail et de lui dire « Que le Seigneur vous bénisse ! » Et le plus souvent ceux qui nous répondent chaleureusement semblent être des croyants musulmans. Une serveuse de bar, un peu surprise, m’a même répondu « Inch Allah ».
J’ai été hospitalisé il y a six ans dans un hôpital d’une ville d’Ile de France. Après quelques jours d’observation en soins intensifs, on me jugea en forme et je fus mis avec un régime plus détendu dans une chambre à deux. Mon voisin était un croyant musulman, et même l’imam de ce quartier difficile où était situé l’hôpital. Nous échangeâmes prudemment d’abord, puis cordialement. Il fût surpris lorsque je lui expliquai les vraies opinions des chrétiens sur certains sujets, l’avortement par exemple. Le lendemain, on vint pour me donner le sacrement des malades. Il accepta qu’on le fit dans notre chambre même, et pria son chapelet musulman pendant ce temps-là. À la fin, il demanda qu’on prie pour lui.
Plus récemment, après les attentats de Paris, avec quelques amis nous avons organisé dans notre petit village du Béarn une prière « pour que les terroristes musulmans tournent leur cœur vers l’amour ; pour la paix ; pour de bonnes relations entre Chrétiens, Musulmans et Athées. Cette rencontre œcuménique avait été annoncée dans la page locale de Sud-Ouest. Trente personnes y ont participé un soir de pluie et de vent.
On a lu le message de K… S… professeur d’Université aux Etats Unis, musulman rencontré au marché quelques semaines avant qu’il ne retourne là-bas : « À l’heure où vous serez en prière dans l’église de Sallèspisse, je ferai mes prières ici à Richmond ».
Comment aimer ?
Pour aimer, le plus simple et le plus sûr, comme le disait Pierre Goursat, c’est d’accueillir Jésus dans son cœur, à l’eucharistie ou à la prière d’oraison, comme Saint Jean lors de la dernière Cène. Alors c’est Jésus le Dieu d’amour qui vient aimer en nous, d’un amour infini. Il sera en nous la compassion. Les uns et les autres, partageons aussi nos petits témoignages : nous construirons ainsi une zone sociale de lumière qui dissipera les ténèbres de la peur, de l’indifférence, de l’hostilité. Car c’est le temps d’aimer, avec Jésus, nos frères musulmans – d’un amour infini.
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SOURCE: "FRANCE CATHOLIQUE" http://boutique.france-catholique.f...
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Ne les Oublions-pas !

Ne l'oublions pas !
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L’ordre a bien été donné par l’Etat Islamique de s’attaquer en groupe aux femmes occidentales le 31 décembre
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Le terme est clair il s’agit d’une attaque préméditée contre les femmes blanches et elle a un nom dans leur langue : « Taharrush GAMEA »
Harceler les femmes occidentales en groupe: ça s’appelle « Taharrush gamea » et c’est programmé
L’ordre aux réfugiés musulmans d’attaquer les femmes blanches partout en Europe aurait été donné
Tel est le message qui a débuté le cauchemar de la nuit de Cologne. L’hypothèse: coordonner l’attaque.
« Molestez et agressez la femme blanche, utilisez-la comme vous le voulez » Tel est le message terrible qui a débuté le cauchemar de la nuit de Cologne. Un ordre adressé aux musulmans d’Europe, que la nouvelle année aurait à se venger contre la «femme blanche». Le message affreux continuait – Réalisez le Taharrush gamea (Christian Hofer: terme de la culture arabe qui signifie des attaques de gangs d’homme contre des femmes) partout en Europe. Prenez d’assaut leurs femmes, faites-leur voir qui nous sommes.
« Taharrush GAMEA » signifie harceler et attaquer les femmes dans la rue, dans le but de montrer la prédominance des hommes.
Apparemment, selon les enquêtes menées par la police allemande, l’état islamique aurait organisé afin de lancer cette attaque en ligne lors du Nouvel An, ce qui a entraîné le harcèlement de masse à Cologne. Dans les faits les agents ont donné un sens plus complet des mots du ministre allemand de la Justice, Heiko Maas, qui a immédiatement parlé d »action organisée et coordonnée. » Selon les enquêtes des e-mails auraient été envoyés, des messages textes et des messages chiffrés, à la fois en arabe et en anglais ainsi qu’en allemand et en italien, aux résidents d’origine arabe sur le Vieux Continent. Un appel aux armes de l’état islamique pour humilier nos femmes.
(…)
Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, loyaliste Angela Merkel, ne mâche pas ses mots: «C’est une nouvelle dimension du crime Il est clair que tout ce qui a été prédestiné et organisé.. » Le défi ultime des musulmans en Europe, en bref, est le « Taharrush GAMEA ».
Un exemple de Taharrush gamea
(Source Traduction Christian Hofer pour Les Observateurs.ch / http://lesobservateurs.ch/2016/01/12/lordre-aux-refugies-musulmans-dattaquer-femmes-blanches-partout-europe-aurait-ete-donne/)
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Aloho m'barekh.
Le Métropolite de de Beyrouth pour l'Eglise Syriaque Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient est décèdé.
Veuillez avoir pour lui et ceux qu'il laisse dans la peine une prière fraternelle alors que son âme rejoint la "Maison du Père"
L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone s'unit aux prières de tous ses amis.
Votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam

Aloho M'Barek.
The Metropolitan of Beirut for the Syriac Orthodox Church of Antioch and All the East died.
Please have for him and those he leaves in sorrow fraternal prayer so that his soul joined the "Father's House"
The Syro-Orthodox Church Francophone unites the prayers of all his friends.
Your respectfully dedicated to Our Lord.
+ Mor Philipose Mariam

Les faits de violence contre les chrétiens ont doublé en 1015 et l’extrémisme islamique, première source de persécution, s’enracine chaque année.
L’année qui vient de s’écouler est l’année des débordements.
L’Index mondial de Persécution des chrétiens a rendu sa synthèse pour les faits enregistrés en 2015. En tête de ce recensement, on trouve (pour la 14e année consécutive) la Corée du Nord, suivie respectivement de l’Irak et de l’Érythrée. L’Index mondial relève que trois pays ont fait « une poussée de fièvre antichrétienne » en 2015 : l’Erythrée, le Pakistan et la Libye. Le Pakistan figure en 6e place, son plus haut rang jamais atteint.
Une progression constante de la persécution
La violence meurtrière et exterminatrice contre les chrétiens et leurs églises a augmenté avec l’enregistrement de 7.100 cas de chrétiens tués en 2015 pour des raisons liées à leur foi, soit uneaugmentation de 63% par rapport à l’année dernière où on en comptait 4.344. Plus de 2.406 églises ont été ciblées par des procédures de fermeture arbitraire, des attaques et des destructions en 2015, soit plus du double par rapport à 2014 (1062).
L’Inde : violences en toute impunité contre les chrétiens
En Inde, l’arrivée au pouvoir des nationalistes hindous a exacerbé les tensions contre les chrétiens. Les exactions contre la minorité chrétienne ont augmenté, et ce, en toute impunité. Rajeshwar Singh, dirigeant influent proche du pouvoir, a annoncé un plan politique d’élimination totale des minorités religieuses au profit de l’hindouisme d’ici le 21 décembre 2021.
L’extrémisme islamique, première source de persécution
D’année en année, cette tendance ne fait que se renforcer et a des répercussions partout dans le monde. Dans 35 pays sur les 50 que comptent l’index, l’extrémisme islamique est le principal mécanisme de persécution, que ce soit dans des pays du Moyen-Orient, d’Afrique Subsaharienne ou d’Asie (Centrale et du Sud-Est).
Pour accéder à l’ensemble des tendances, découvrez la synthèse des résultats de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2016.
Source : CathoBel.be.
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Un affrontement entre la milice kurde du YPG et la milice assyrienne du Sootoro (affilié au régime syrien) à Qamishli a fait quatre morts, dont un Assyrien.
Une première dans la région depuis le début du conflit en Syrie.
"Les membres de la milice kurde YPG a mené une attaque surprise à un chef-point contrôlé par les Assyriens dans le quartier d'Al-Wusta de Qamishli, qui est une zone peuplée essentiellement d'Assyriens. Les points de contrôle sont tenus par les forces de sécurité Sootoro et ont été installés après l'attentat contre trois restaurants assyriens le 20 Décembre 2016 (AINA 30/12/2015), qui a tué 14 Assyriens.(...)
La milice de YPG a tenté plusieurs fois de prendre le contrôle d'Al-Wusta. Il ya deux semaines, la milice kurde YPG a dirigé ses armes contre les combattants Sootoro mais l'affrontement a été évité au dernier moment.
Après l'attentat contre les restaurants à Qamishli, les habitants assyriens de Qamishli soupçonnaient la milice YPG d'être le vrai coupable. Il n'y avait aucune revendication crédible par ISIS, seulement une vague déclaration sur un compte d'un réseau social à peine utilisé. Il est maintenant connu que les trois bombes ont été placées dans un sac placé dans chacun des restaurants.(...) L'attaque est considérée comme une tentative par le YPG de prendre le contrôle de Qamishli et de ne laisser aux Assyriens aucun contrôle sur leurs propres territoires.
Qamishli compte 185.000 habitants Assyriens, Kurdes, Arabes et Arméniens, dont 50.000 Assyriens."
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Aujourd’hui la kippa, demain le col romain ?
Joël Mergui, président du Consistoire central
©Y.SAMUEL-CIRIC
Au surlendemain de l’agression à Marseille d’un enseignant portant la kippa, le président du Consistoire central, Joël Mergui, était aux côtés de Bernard Cazeneuve. Il demande à la France et aux Français de protéger cette liberté fondamentale de porter des signes religieux.
Selon une enquête Ifop, près d’un quart des juifs de France porte la kippa. En quoi ce signe est-il important ?
Le Talmud explique que le port de la kippa a pour but de nous rappeler que Dieu est l’autorité suprême « au-dessus de nous ». On la porte pendant les offices, à la synagogue ou pendant la bénédiction des repas et certains la portent de façon permanente. À ce titre, elle appartient à la vie quotidienne de la tradition juive, c’est d’ailleurs pourquoi elle constitue aussi un symbole culturel et identitaire.
Ce n’est donc pas par hasard que les djihadistes, par définition antisémites, s’attaquent à ceux qui portent la kippa ! Il y a donc une inquiétude profonde des juifs de France. Une maman peut se dire « si mon fils porte une kippa, il risque de se faire attaquer ». Cette angoisse est légitime, surtout devant la violence et la détermination de l’agresseur de Marseille. Nous sommes face à une idéologie de haine.
Qu’est-ce qui est en jeu ici derrière la possibilité de porter la kippa dans l’espace public ?
Aucune loi en France n’interdit de porter la kippa, sauf dans les lieux où la neutralité de l’État doit être sauvegardée. Or, si le port de la kippa aujourd’hui devient un risque pour la vie de celui qui la porte, c’est l’essence même de la liberté de conscience qui est menacée. On ne va pas mettre un policier derrière chaque juif qui porte une kippa dans la rue ! Renoncer à la porter serait une catastrophe. Imaginez une France où les juifs religieux ne pourraient plus circuler librement dans la rue ; où les catholiques renoncent aux signes extérieurs de leur identité comme le voile des religieuses ou le col romain des prêtres, où même les policiers abandonnent leurs uniformes pour ne pas être poignardés dans l’exercice de leurs fonctions, où irait-on ? Nous sommes à un moment de notre histoire où nous ne pouvons pas reculer.
La peur du djihadisme ne doit pas nous dissuader de rendre visibles nos valeurs. Il n’est pas possible d’abandonner ou d’interdire la kippa, ce serait le début de la fin, il faudrait ensuite demander aux rabbins d’enlever leur chapeau, aux gens de ne plus aller manger dans un restaurant cacher ou de scolariser leurs enfants dans des écoles juives… Imaginez dans la même logique que nos concitoyens de couleur ne puissent plus se promener dans la rue parce que des racistes décideraient demain de les prendre pour cibles une machette à la main ? C’est absurde et révoltant.
Y a-t-il un rapport entre l’antichristianisme et l’antisémitisme ?
Au début des années 2000, des synagogues ont brûlé. Et la société pensait que l’antisémitisme était l’affaire des juifs, que c’était une conséquence du conflit au Proche-Orient. Mais on a pris conscience peu à peu qu’il s’agissait de la partie émergée de l’iceberg. Aujourd’hui, on voit que le djihadisme ne s’attaque pas qu’aux juifs, mais aussi à d’autres valeurs, à d’autres libertés fondamentales et à d’autres vies. On a tué des soldats, des policiers, des passants, des gens paisibles, des jeunes qui faisaient la fête, l’église de Villejuif a manqué être la cible d’un attentat. Face à tout cela, nous devons sortir de l’égoïsme, briser l’indifférence. Il ne faut pas attendre d’être atteint soi-même pour réagir.
Mais la France s’est déjà mobilisée pour « Charlie Hebdo » ?
Le 11 janvier 2015, il y a eu une formidable mobilisation pour la liberté d’expression. Aujourd’hui, il s’agit de défendre d’autres libertés, comme celle de pouvoir porter la kippa sans être une cible. Il en va de notre commune liberté de conscience, de la possibilité pour chacun d’exprimer paisiblement son identité autant que de la lutte contre l’arbitraire.
Dans le contexte d’une laïcité parfois mal comprise ou mal interprétée, certains voudraient bien en finir avec l’expression des religions. Ne leur en donnons pas l’occasion, pas plus que nous ne donnerons de victoire aux ennemis de la démocratie. Ce serait une double peine. La menace qui pèse sur la liberté religieuse devrait nous pousser à en faire aussi une question de solidarité nationale parce que, quoi qu’on en pense, elle nous concerne tous. La solidarité pour la liberté d’expression est une chose primordiale. La liberté de pouvoir manifester son identité religieuse est tout aussi vitale.
Samuel Pruvot (Source: Famille Chrétienne /
http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/societe/aujourd-hui-la-kippa-demain-le-col-romain-185161)
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URGENT APPEAL TO MEDIA, POLITICIANS, EMBASSIES AND HUMAN RIGHTS ORGANIZATIONS
The Christians of Syria are under attack yet again. However, this time from those who until now have been perceived as victims themselves – the Kurds. In a shocking move, Kurdish YPG forces have unleashed a wave of ongoing intimidations, threats and assaults on the final remaining Aramean Christians in northeast Syria. The WCA condemns this campaign of terror against a vulnerable minority and calls upon the media, politicians and human rights organizations to speak out and help to cease the policy of covert demographic engineering.

The burial of Aramean martyr Gabi Henry Daoud has attracted hundreds of Arameans and others in Qamishli, Syria
RECENT CHRISTIAN KILLINGS
On Monday, 11 January 2016, Kurdish YPG fighters killed Gabriel Henry Daoud (photo below) and injured a fellow member of the Aramean protection unit “Sootoro” in Qamishli, northeastern Syria, bordering the town of Nusaybin in southeast Turkey. Witnesses stated that these forces drove up to the checkpoint at the Christian district of al-Wusta and suddenly opened gunfire against unsuspecting Sootoro guards. This surprise attack follows from the 30 December 2015 bombings where 13 Christians (nine Arameans and four Armenians) were killed in Qamishli. Unconfirmed ISIS sources initially claimed responsibility for supposed suicide bombings of Café Gabriel, Miami Restaurant and the area nearby a local church. However, witnesses have confirmed that bags filled with explosives were placed there by unknown men and that a fourth bomb was defused prior to detonation; no suicide attacks ever took place. As a result, Sootoro increased the security measures by setting up safety checkpoints. Recently Kurdish forces demanded to lift these checkpoints and later attacked the one at al-Wusta. Local sources state that this assault, the growing tensions and other alarming developments feed the suspicion that Kurdish YPG forces may have been involved in, if not responsible for, the recent bomb attacks in Qamishli.

KURDS NOT INNOCENT
In the West, the Kurds are often seen as a stateless people who, as defenseless victims at the hands of Turks and Arabs, deserve their own country in northern Iraq, northeastern Syria and southeast Turkey. Moreover, since they are nowadays valued as an ally in the fight against ISIS, this innocent people receives weapons and other kinds of support from Western countries. What is less known, however, is the following inconvenient truth that hardly receives any media attention or publicity.
In recent years, the Kurds of northeast Syria have propagated this area as Rojava (“Western Kurdistan”), aiming for autonomy, if not an independent state of Kurdistan that ultimately has to merge with Iraqi Kurdistan and even southeast Turkey, which they recently declared autonomous. In reality, the Kurdish people are originally from Iran and their language belongs to the Northwestern Iranian family. Few are aware that, in particular in the last century, the Kurds have played a critical role in cleansing southeast Turkey and northern Iraq from the native Aramean population. And few dare to mention or publish about the similar clandestine policy of Kurdification in northeast Syria today.
The YPG is the military branch of the Democratic Union Party (PYD), an influential political party of the Syrian Kurds that is an offshoot of the Kurdistan Workers’ Party (PKK). As the PKK in the 1990s organized, funded and steered some Arameans in southeast Turkey, so does the PYD apply these same divide-and-rule tactics in Syria. Out of Sootoro, the PYD has a small group of dissidents on its payroll and under its command that is also called “Sutoro” which, not surprisingly, has not released a statement after the last assault; their armed forces outside Qamishli are known as the “Syriac Military Council.”
On 2 November 2015, 16 Christian organizations issued a statement that condemned the Kurdification of northeast Syria by the PYD. The intended transformation of this part of Syria into Kurdistan included the enforcement of the Kurdish language and of curricula in schools; enforcing special taxes on and recruitment of non-Kurds; occupation of Aramean owned buildings, etc. In June 2014 and October 2015, Human Rights Watch reported a number of YPG crimes, including but not limited to forced displacement, demolition of homes and the seizure and destruction of property.

INDIGENOUS ARAMEAN CHRISTIANS ARE THE REAL VICTIMS
Historically, northeastern Syria was never the home of Kurds nor part of a geographical area called Kurdistan. The WCA denounces this form of irredentism, which annexes our lands to this non-existing state. The deplorable fact that Arameans were forced to leave their homeland is now being exploited, in the same manner witnessed in southeast Turkey and north Iraq, where Arameans also were the majority in their homelands before they were decimated and driven out. Since 2011, about 70% of Qamishli’s Arameans have fled, with some 4,000 Aramean families (members of the Syriac Orthodox & Catholic, Chaldean and Assyrian Churches) left behind amidst a total population of a few hundred thousand.
If any population would be legally and historically entitled to autonomy or independence, it would be Syria’s indigenous Arameans. In antiquity, Syria (the Greek and Roman term for the originally Semitic name Aram) was the home of Aramean kingdoms well-known from the Bible, of the Aramaic language and literature, of the formation of early Eastern Christianity, etc. Qamishli itself, which still has an Aramean mayor, was founded in 1926 by Arameans when they fled newly-born Turkey.

LET US BUILD SYRIA’S FUTURE TOGETHER
The Arameans have become a vulnerable minority, even a threatened community, in their homeland. Hence we appeal to our fellow Syrians, including Syrian Kurds, and to governments around the world:
- Let us all – Arabs, Kurds and Arameans – realize that in ISIS and other jihadist groups we have a common enemy threatening our lives, and therefore we cannot permit ourselves to fight and weaken each other’s independent People’s Protection Units;
- Let us – led by justice, dignity and equality – seek reconciliation, peaceful resolutions for different views and the harmonious co-existence of different ethno-religious groups;
- Let us protect the territorial integrity of Syria, restore its secular character and re-establish its unique mosaic of ethnicities, cultures and languages rather than pursuing individual political agendas and secessionist aspirations;
- Let us call for a new Constitution of Syria that protects and values all of its people as equal citizens, guaranteeing their individual and collective rights, while not shying away from the debate on the type of State we envisage for our beloved homeland.
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Une nouvelle-bombe: Par leur rassemblement les primats anglicans décident: L'Épiscopal Church of the USA, première église anglicane en Amérique du Nord, suspendue pour 3 ans par l'anglican communion pour avoir célébré le mariage entre personnes du même sexe et élu homosexuels au ministère presbytéralhttp://www.anglican.ink/…/primates-suspend-episcopal-church…
What Does the Episcopalian Suspension Mean?
UPDATED POST
When I was an Anglican I remember one of the stories that came out of a Lambeth Conference (the once a decade meeting of all Anglican bishops in Canterbury)
An Episcopalian bishop got into an argument with an African over homosexuality. He finally said to the African in a patronizing, snooty Anglican way, “When you Africans become a bit more sophisticated and educated you will also come to a more subtle understanding of human sexuality.”
The African retorted, “You are being racist! You think because I have black skin that I am an uneducated jungle man. But we African bishops have our PhDs. We have studied theology at Oxford and Cambridge. We have been to Harvard and Yale. We are not uneducated natives!”
The Episcopal bishop (for whom racism was the unforgivable sin) was duly chastened.
That was in the early 1990s, so the struggle which has broken out in the Anglican Communion has been brewing for decades.
News today that the bishops of the Anglican Communion have suspended the Episcopal Church of the USA for three years over their decision to endorse same sex marriage is truly historic.
Here are five reasons why this decision is important:
1. The pressure on the Anglican Church to adhere to historic Christian teaching regarding marriage was undoubtedly led by the Africans. This means young, orthodox and majority church of the developing world has formally flexed its muscles. The Africans have stood up to the historic churches of the Northern, developed world. In global terms this is very, very important.
Any reader of John Allen’s brilliant book The Future Church will understand that Christianity is most vibrant in the global South. The church in Africa is young, dynamic, orthodox and growing compared to the aging, liberal, declining church in Europe and North America. This success by the Africans on controlling the direction of global Anglicanism is the first real sign that power is shifting away from New York and Canterbury to Nigeria and Kenya.
This means that the churches in the developing world have effectively established an alternative power structure that has successfully challenged the liberal, ruling establishment elite.
2. This is the first step towards a re-orientation in global Christianity away from the domination by the liberal, intellectual, critical and relativistic Northern establishment and the fresh expression of a young, orthodox, vibrant and dynamic Southern Christianity. Some might think that the pressure in Central and South America has already been a marker of the global shift South, but beneath the surface of South American liberation theology and independence has always been a Euro-centrist philosophical and theological bias. African Christianity is much more African than South American Christianity was indigenous to South America. Therefore the orientation South is a genuine shift in culture and worldview from European to indigenous Christianity.
3. As Allen points out, the Southern Church is likely to not only be conservative on moral and family matters, but it is theologically traditional while being liturgically African. An African bishop–Anglican or Catholic–may be conservative morally and theologically, but dance in the liturgy to jungle drums. He is also likely to be “liberal” in financial matters. He is opposed the Northern economic hegemony and wants economic justice for his people. The shift of awareness is therefore not simply about homosexuality. The Africans wish to challenge the global North on many other matters as well, and they now have the platform and the power to do so. Continue Reading
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Source: "LE MONDE" du | Propos recueillis par Propos recueillis par Pascale Krémer et Pascale Santi
Pour la première fois en France, une plainte devait être déposée au pénal contre une pilule, vendredi 14 décembre, devant le tribunal de grande instance de Bobigny. Marion Larat, utilisatrice de la pilule de 3e génération Meliane, et désormais lourdement handicapée, accuse le laboratoire Bayer d'avoir provoqué l'accident vasculaire cérébral qui l'a terrassée en 2006. "Le Monde" a recueilli les témoignages d'autres victimes, ou familles de victimes.
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- Théodora, décédée à 17 ans, racontée par son père Pierre Markarian.
"Ma fille est décédée fin 2007, à la suite d'une embolie pulmonaire massive. C'était une lycéenne de 17 ans. Un matin, en sortant du car scolaire, elle s'est effondrée sur le trottoir. Le père d'une copine l'a transportée à l'hôpital. Elle a fait trois arrêts cardiaques, aucun réanimateur n'était présent, elle s'est enfoncée dans le coma. Elle a été transportée à l'hôpital de Saint-Etienne où elle est finalement décédée d'un œdème cérébral.
Le lien avec la pilule, nous ne l'avons fait que bien plus tard. Sa mère et moi, nous ne savions pas qu'elle la prenait. Mais nous avons trouvé une plaquette dans ses affaires. Une de ses amies nous a expliqué : début août, elle était allée se faire prescrire la pilule dans un centre de planning familial, à Saint-Chamond. En France, on donne la pilule à des mineurs sans l'accord des parents. Cette amie nous a aussi raconté que Théodora avait signalé au médecin les problèmes de phlébite de sa mère. Nous avons eu confirmation de cela en demandant le dossier de notre fille, c'est inscrit dessus ! Le médecin, qui en fait était une généraliste spécialisée en nutrition, lui a promis qu'elle lui donnerait une pilule adaptée... et lui a prescrit Mercilon, une pilule de troisième génération qui l'a menée à la mort en deux mois.
Quand nous sommes allés voir ce médecin, elle nous a dit : 'Je n'avais que ça sous la main.' Quelques semaines avant son décès, Théodora n'allait pas très bien. Elle était essoufflée, avait mal sous les cotes, ne voyait pas bien, mais elle ne nous en avait rien dit. Elle se demandait même s'il ne fallait pas qu'elle arrête la pilule – c'est ce qu'elle avait confié à son amie. Les analyses de sang effectuées à l'hôpital ont montré qu'elle était porteuse de plusieurs anomalies de l'hémostase appelées facteurs de Leiden. Ses deux sœurs aînées se sont vues interdire de prendre la pilule."
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"Comment peut-on accepter aujourd'hui de laisser des jeunes femmes dans l'ignorance de ce risque, sans leur indiquer précisément les signes précurseurs qui pourraient attirer leur attention et les faire consulter un médecin ?", interrogent les parents et la sœur d'Adèle. DR
- Adèle Bertrand, décédée à 22 ans, racontée par sa sœur et ses parents
En avril 2011, Adèle Bertrand suit depuis deux ans des études littéraires à la faculté de Lille. Le lundi 4 avril, après avoir fait un exposé, elle rentre chez elle. Elle est à ce moment-là en bonne santé. "Nous l'appelons le samedi, mais elle ne répond pas, sans que nous nous alarmions pour autant car elle s'isole souvent pendant ses examens", expliquent ses parents, Eric et Bernadette, qui habitent à 400 km de Lille. Le mardi 12 avril, toujours sans nouvelles, ses amies de la fac s'inquiètent. Les pompiers découvriront son corps inanimé. Elle est décédée, selon le médecin légiste, depuis deux à trois jours. Une enquête judiciaire est ouverte. L'autopsie révèle une mort par embolie pulmonaire massive.
"Nous ne saurons jamais ce qui s'est passé exactement. Nous n'avons reçu aucun document, rencontré aucun médecin. Embolie pulmonaire, mais due à quoi ?", questionnent ses parents. Adèle, 49 kg pour 1,65 mètre, était sportive, avait une alimentation équilibrée. Elle n'avait jamais fumé. Mais elle prenait la pilule depuis environ dix mois : Desobel, une pilule de 3e génération. Qui ne devrait pas être prescrite en première intention, selon les autorités de santé.
Désireux de savoir, et anéantis pas ce drame, les parents d'Adèle vont voir leur médecin traitant à Blois, qui fait le lien entre la prise de pilule et le décès. Ce médecin prend contact avec un professeur d'hématologie de Tours, qui propose à la sœur d'Adèle, Cécile, d'effectuer une analyse d'hypercoagulabilité sanguine, qui se révèle négative. Mais il lui recommande toutefois de ne pas prendre la pilule, et lui conseille les mêmes précautions pour ses futurs enfants.
"Comment peut-on accepter aujourd'hui de laisser des jeunes femmes dans l'ignorance de ce risque, sans leur indiquer précisément les signes précurseurs qui pourraient attirer leur attention et les faire consulter un médecin ?", interrogent les parents et la sœur d'Adèle, dont la vie s'est "brisée".
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- Caroline C., 32 ans, puéricultrice
"J'ai fait une embolie pulmonaire en juin 2011, et je m'en sors extrêmement bien. Sans séquelles physiques. Je crois que je suis très chanceuse. Je trouvais que mon cœur battait plus vite depuis un moment, et je commençais à être essoufflée en montant les escaliers. Mais je ne m'écoutais pas trop. Mon métier, c'est de m'occuper des autres. J'ai laissé traîner. Comme cela empirait, j'ai consulté un généraliste, qui m'a fait un électrocardiogramme. Bilan normal. Il me fallait simplement du repos...
Ma chance, c'est d'avoir eu un rendez-vous rapide et fouillé chez un cardiologue au sein d'une structure dans laquelle travaille ma mère. Il a eu l'idée de faire un bilan sanguin, de vérifier les D-dimères, marqueurs de thromboembolie. Un test à 8 euros, ultra-rapide. Leur taux était spectaculaire. A l'angioscanner, on s'est aperçu que toutes mes artères pulmonaires étaient bouchées. J'aurais fait une embolie pulmonaire massive quelques jours après. J'étais sous Desobel depuis six mois. Déjà dans le camion du Samu, quelqu'un m'a dit : 'Il faudra changer de contraception.' En soins intensifs de cardiologie, où je suis restée dix jours, on m'a aussi posé des questions sur la pilule. On a découvert que j'étais porteuse du facteur V de Leiden. Je ne le savais pas, il n'y a jamais eu aucun antécédent dans la famille.
Pour moi, le seul risque de la pilule, c'était la cigarette. J'ai pourtant fait des études médicales. Je n'avais jamais entendu parler des risques thromboemboliques, mes collègues non plus. Depuis mon accident, ma gynécologue a repris tous ses listings de patients, elle en parle à ses collègues. Cela se sait dans le microcosme, les médecins font dépister leur entourage, mais personne ne veut prendre la parole publiquement. Dès qu'on évoque le sujet, on nous accuse d'être anti-pilule, on nous dit qu'on va faire monter les avortements. Mais moi, je suis du côté des femmes ! J'attends, comme pour le Médiator, qu'un médecin finisse par parler haut et fort."
Propos recueillis par Pascale Krémer et Pascale Santi
(Pour en savoir plus sur http://www.lemonde.fr/sante/article/2013/01/15/ces-vies-brisees-par-la-pilule_1806522_1651302.html#jPjoi03vJOdZjith.99
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La guerre civile en Europe planifiée ?
Comme l’a récemment soulevé le journaliste de guerre Arnold Karskens dans le journal NRC, repris par 7sur7 à propos de la situation en Europe dans les mois à venir, « Tous les éléments sont présents pour un soulèvement de foule ». Il y fait le parallèle entre des troubles possibles en Europe et les Printemps arabes.
Depuis les attentats de Paris de janvier 2015, une certaine tension est palpable en Europe. Cette tension s’est amplifiée avec les attentats du 13 novembre. Le dernier événement qui est venu pourrir un peu plus ce climat déjà tendu est celui des vols, attouchements et viols ayant eu lieu la nuit de la Saint-Sylvestre dans plusieurs villes d’Europe, particulièrement en Allemagne. (...)
(Pour lire la suite:http://lapravda.ch/index.php/2016/01/10/la-guerre-civile-en-europe-planifiee/)
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La découverte de la tombe de Saint Étienne, le premier martyr, à Ramallah (Israël)
Ramallah , 13 Novembre 2014.
Au cours d'excavations près de la ville de Ramallah (Israël, région palestinienne), des archéologues ont découvert une des très grandes reliques chrétiennes – le lieu de sépulture du saint diacre Étienne, le premier martyr du Christ, selon le site d'information Linga. Dans Kharaba au village de Taiar, qui se trouve à 2 km à l'ouest de Ramallah, les recherches menées par les archéologues palestiniens et israéliens ont livré des résultats inattendus. Dans le cadre d'un projet de l'université de Jérusalem pour la découverte et la restauration d'antiquités, un groupe d'archéologues dirigés par le professeur Salah al Hudeliyya a découvert les ruines d'un complexe ecclésial qui comporte une église de l'ère byzantine-omeyades ainsi qu'un monastère byzantin.
Selon une déclaration du prof. Al Hudeliyya, cette découverte est d'une grande valeur pour les Chrétiens du monde entier. "A l'intérieur d'une de ces églises, nous avons découvert une inscription qui indique que cette église a été construite en l'honneur du saint apôtre et diacre Étienne le proto-martyr, qui a été enterré en ce lieu en l'an 35," dit l'historien. Les chercheurs ont assuré aux autorités locales et ecclésiales, dont les représentants ont récemment visité les ruines nouvellement découvertes, que comme auparavant, l'université mettra toutes ses ressources et énergie pour achever le projet actuel.
"Il y en aura encore pour 5 ans, et alors les recherches nécessaires seront achevés et ce monument sera prêt. Il deviendra sûrement un lieu de pèlerinage pour les croyants du monde entier. Les touristes en tireront aussi profit, parce que le site est un exemple vivant de continuité des cultures au Moyen Orient : ici, sur le même site, nous pouvons voir l'héritage de l'Antiquité, et du haut et moyen Moyen Age, des cultures hellénistiques, byzantine et islamique," conclut l'archéologue.













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