Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

FAUSSE COUCHE PAYANTE, AVORTEMENT GRATUIT ! Une logique "à la Française".../Une université de la Vie rénovée (Entretien avec Tugdual Derville)

28 Février 2015 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne Publié dans #Défense de la Vie

FAUSSE COUCHE PAYANTE, AVORTEMENT GRATUIT ! Une logique "à la Française"...

La fausse couche est payante quand l'avortement est gratuit

(Source:article du salon beige) :

Témoignage poignant d’une lectrice du Salon Beige sur la préférence donnée à la culture de mort dans notre société :

« A la fin de votre article, « Noyer un bébé, est-ce plus grave que de le réduire en bouillie in utéro », vous parlez de cette affreuse vérité qui est que lorsque l’on pratique un avortement, l’on est mieux remboursé d’un curetage que lors d’une fausse couche. Si vous le permettez, je vais vous faire part de mon expérience.

J’ai vécu ce drame il y a bientôt 4 ans, le coeur de mon enfant avait cessé de battre dans mon ventre au bout de 3 mois de grossesse. J’ai dû subir cette opération terrible, avant laquelle j’ai dû prendre un comprimé que l’on donne pour les avortements médicamenteux, ce comprimé entraînant dans les minutes qui suivent des douleurs particulièrement intenses. J’ai à ce moment pensé aux femmes qui avortent sans grande conviction, poussées par leur famille, le qu’en dira t-on, la société entière, et à leur chemin de croix qui commence avec ce mal sourd et puissant à la fois, et j’en ai pleuré de rage… Mon enfant, lui, ne sentait déjà plus rien, c’était mon seul réconfort.

Quelques heures après l’opération, lorsque l’obstétricien de garde est venu me voir dans ma chambre pour m’autoriser à sortir de l’hôpital, atterrée, vidée et endolorie, je le rappelle alors qu’il sort de la chambre après les 45 secondes environ qu’aura duré sa visite, pour lui demander pourquoi je n’avais pas d’ordonnance pour des médicaments contre la douleur. Son début de réponse fût une question: « C’est un avortement ? »

Moi: « non, j’ai perdu mon enfant »

Lui, refermant la porte pour aller dispenser sa froide monstruosité dans les chambres voisines: « alors non. »

J’avais non seulement perdu un de mes petits, je souffrais, mais j’avais de surcroît l’obligation de le faire en silence et sans aide du corps médical. J’en ai déduit à ce moment que si j’avais voulu sa mort, j’aurais eu le droit de ne pas avoir mal.

A trois mois de grossesse on ne peut pas récupérer son enfant pour lui offrir une sépulture, on doit être attentif à ce qui se dit car il a failli partir au labo pour être analysé, découpé, exploré et que sais-je encore. Il a fallu que je leur dise clairement non, que j’insiste pour qu’ils le laissent tranquille. On m’a regardée bizarrement.

Quinze jours plus tard, je recevais la facture, dont je me suis acquittée non sans dégoût, révolte et immense tristesse. J’ai compris à ce moment que si j’avais voulu sa mort, je n’aurais rien eu à payer… »


Une université de la Vie rénovée

Entretien avec Tugdual Derville

jeudi 26 février 2015 (Source: "France Catholique")

 

■ Pourquoi avoir choisi le thème du corps pour cette seconde édition de l’Université de la Vie proposée en visioconférence  ?

Tugdual Derville  : Parce que la question sociale, scientifique, philosophique et politique majeure est désormais anthropologique. À tous les stades de l’existence, le corps humain est au cœur des débats les plus essentiels pour l’avenir de l’humanité. C’est la nature même de l’homme qui est en question.

■ Comment en est-on arrivé là  ?

Grâce aux extraordinaires progrès biotechnologiques  : le corps est dans l’œil du cyclone. Les scientistes le voient comme une machine démontable, réparable, jetable, reproductible, etc. Certains le réduisent à une carte d’identité génétique ou à des équations biochimiques. C’est ultimement la différence entre le corps et la machine qui est niée, avec le fantasme de l’homme augmenté… Il est temps pour l’humanité de définir son identité et de protéger son intégrité. Si le corps est un objet comme un autre, on peut l’acheter et le vendre, s’en dire propriétaire, le maltraiter sans scrupule et rêver d’en créer un plus performant…

■ Ce débat sur le corps n’a-t-il pas d’abord surgi avec le statut de l’embryon  ?

Oui, et c’est justement par cela que nous comptons commencer. Nos cinq séquences vont examiner le parcours du corps humain de son tout commencement à la mort… Et au-delà  ! Ce corps embryonnaire et son développement progressif in utero inaugurent chaque existence  : ils font l’objet d’une séance entière. Il y a d’extraordinaires choses à découvrir sur cette période «  aquatique  » de nos vies.

Ensuite, nous aborderons le paradoxe entre fragilité, réparation et augmentation.

La troisième séquence évoquera la procréation, qui ouvre, du fait des techniques artificielles, sur des perspectives proprement abyssales… Puis, nous arriverons aux sujets du vieillissement, de la souffrance et de la mort pour nous permettre de réfléchir enfin à la manière dont nous nous occupons des dépouilles mortelles.

La toute dernière sé­­quence permettra, je l’espère, de mieux faire découvrir aux participants la façon dont les corps communiquent et interagissent jusqu’à construire une société humaine, et non pas animale.

■ 7700 personnes ont suivi l’édition 2014 de l’Université de la Vie. La session 2015 leur est-elle aussi destinée  ?

Absolument oui. Nous avons élaboré un programme nouveau, adapté tant aux personnes qui découvriront ce type de formation, qu’à celles qui en ont déjà bénéficié. Cette année, l’Université de la vie se déroulera dans plus de quatre-vingts villes, et elle s’étendra même hors de nos frontières puisque nous serons en visioconférence avec Berlin, Bruxelles, Zurich et New York.

Je précise toutefois qu’il s’agit, pour le moment, d’offrir ces soirées seulement aux communautés francophones de ces villes. Ce qu’il y a de commun avec l’an dernier, c’est la tonalité de ce que nous proposons  : à savoir une initiation à l’approche de ces problématiques cruciales, effectuées au plus près des réalités de ce que vivent les personnes, sans autre prétention que de leur donner envie d’aller plus loin et, peut-être même, de s’engager.

Comprendre pour agir, c’est ce qui explique le dynamisme des équipes d’Alliance VITA, et c’est ce qui nous a poussés à lancer, il y a sept ans déjà, le concept d’Université de la Vie avec un succès jamais démenti jusqu’à présent.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article