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Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

Lettre de nouvelles du 3 au 9 Août 2020/ Lectionnaire du 1er Dimanche après la Transfiguration /ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

8 Août 2020 , Rédigé par Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Publié dans #Tradition Syriaque, #orthodoxie-orientale, #orthodoxie, #Orthodoxie Occidentale, #Pères de l'Eglise, #CATECHISME et CATECHESE, #Vidéos, #Vie des Saints, #Défense de la Vie, #culture, #Spiritualité Chrétienne, #oecuménisme, #Art

SOMMAIRE:

-Calendrier des R-D-V Liturgiques

-Le jeûne de la Mère de Dieu

-Lectionnaire pour le 1er Dimanche après la Transfiguration

-Prières à Sainte Philomène

-Le véritable Médiateur (St Augustin /Confessions)

-« On ne surmonte le vice qu’en le fuyant. »(Audio de Mgr Samuel)

-Avortement pour « détresse psychosociale », le cavalier législatif du projet de loi bioéthique ?

-Prière pour ceux qui sont asservis par la drogue et l'alcool:

-La démonstration suffisante des mœurs d’une cité, c’est le témoignage des religieux.

-LE PUR ET L’IMPUR

-DE SAINT CÉSAIRE D'ARLES SUR LA MISÉRICORDE

-« Le baptême est la mort du péché. » (Audio de Mgr Samuel)

-Les Racines orthodoxes de la chrétienté celtique

-INVITATION ordinations au Lectorat et au Sous-diaconat.

-L’homme doit combattre contre lui-même comme doit combattre l’ennemi contre son ennemi.(Audio de Mgr Samuel)

-Être à Dieu, être à Dieu tout entier, être à Dieu sans partage !...(Du St Curé d'Ars , suivi d'un texte de Saint Jean Maximovitch et de la prière pour les vocations)

-LE DISCERNEMENT DES ESPRITS

-Nantes  et  le patrimoine français négligé (Michel Onfray)

-Tout ce qui libère notre esprit, sans donner la domination sur nous-mêmes, est pernicieux. (Audio de Mgr Samuel)

-Que se passe-t-il lorsqu'on est confronté au silence ?

-DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE LUC: Contemplation et action.

-Ô mon Dieu Fin du poème de Charles Péguy, Sainte Jeanne d’Arc, chanté par Christophe.(Texte et audio de la chanson)

-Agnès Thill interpelle le Gouvernement à propos de la protection des lieux de culte chrétiens ?

-Les reliques, trésors sacrés des églises

-Prière orthodoxe pour la Création

-PAUL CLAUDEL, UN HOMME, UN CHEMIN...

-« Le doute est un blasphème. »

-Indispensable recueillement.(Suivit de Choeurs Orthodoxes Russes).

-S’il n’est pas permis de tuer le prochain, il l’est encore moins de se tuer soi-même.

-Les vestiges d’une église vieille de 1300 ans ont été découverts près du Mont Thabor en Galilée.

-Dès que j’engraisse mon corps, je nourris un esclave acharné contre moi.(Audio de Mgr Samuel)

-Comme le Père m'a aimé...

-« L’enfer, c’est les autres. »

-Qui étaient Saints Friard et Secondel, ermites en Bretagne ? (Suivie d'une Audio sur les Sts Orthodoxes français)

-EN IRAK, L'AVENIR DES CHRÉTIENS EST MENACE

-L’homme est un animal sociable qui déteste ses semblables.(Audio de Mgr Samuel)

-Le retrait de Dieu dans la Bible.

-Ne pas tomber dans le désespoir.(Mgr Samuel)

-Vous avez dit Orthodoxie ? (Vidéo des Russes Hors Frontière : Moscou ou Constantinople ?)

-Indications  habituelles et utiles.

 

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Maintenues en confinement au Monastère en Normandie, toutes les célébrations Liturgiques avaient été annulées  en Charente (16), Dordogne (24), Lourdes (65) et l'Est (90,68,67) jusqu'à la fin de la Pandémie.

Nous  pouvons désormais  les reprendre progressivement.

Suivez bien ce Blog pour connaitre les prochains Rendez-Vous Liturgiques pastoraux et fraternels près de chez vous.

Nos prochains Rendez-Vous Liturgiques au

 

Monastère et en dehors:

SOYEZ TOUS PRESENTS, Réservez la date du 15 Août sur vos agendas !

SAMEDI 15 AOÛT Solennité de la DORMITION - ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE.

10h 30, Messe, Procession et renouvellement du Vœux de Louis XIII à 10h 30 Suivie du programme habituel.


 

Du Samedi 15 au mercredi 19 Retraite-Pèlerinage de

 

délivrance et de guérison à

 

N-D de Miséricorde, Montligeon,

 

Notre-Dame de Pontmain,

 

Alençon et Lisieux.

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La Permanence pastorale mensuelle reprendra les:

*Jeudi 3 SEPTEMBRE, visites aux malades et bénédictions des maisons

*Vendredi 4 SEPTEMBRE toute la journée jusqu'à 18h

*Samedi 5 SEPTEMBRE en matinée pour accompagnements spirituels, Sacrements (Confessions, Onction des malades...), Prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérison... .(Inscriptions:06 48 89 94 89)

Samedi 6 à 15h , départ des fidèles de Région Parisienne qui veulent participer au Pèlerinage du dimanche à Notre-Dame de Miséricorde . (Inscriptions:06 48 89 94 89)

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191012/ob_2edb42_genevieve-ste.jpg#width=238&height=300

ANNONCE: Nous recherchons toujours un local pour y installer Chapelle et permanence pastorale continue sur Paris...L'année 2020 Célébrera les 1600 ans de Sainte Geneviève, lui aurons-nous trouvé son Sanctuaire des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Mar Thoma sur Paris ?

 Merci de rechercher pour nous et de nous avertir de toute opportunité. 

¤ANGOULÊME (Jauldes):

-

- Messe  Messe le 9 , 1er Dimanche après la Tranfiguration,

Solennité de SAINTE PHILOMÈNE

et le 23 Août *

 

¤LA CHAPELLE FAUCHER (Périgueux):- Messe le 22 Août *

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¤LOURDES (65):

-Possibilité de Visites  sur le Sud-Ouest et Pyrénées du les jours précédent le 30 Août.Messe à LOURDES le Dimanche 30 à 10h30 (S'inscrire au 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées) Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20191129/ob_24091a_44045983-10209809158904059-61217510016.jpg#width=620&height=800

 

* P rogramme habituel: Messe à 10h30 et disponibilité d'un ou de plusieurs prêtres  pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LE JEÛNE DE LA MÈRE DE DIEU
Origine –

L’origine de ce petit carême de 15 jours remonte au troisième Concile œcuménique de 431, à Éphèse, quand la vénération de la Mère de Dieu commença à connaître un développement plus important qu’auparavant, par la reconnaissance de sa qualité de Theotokos, c’est-à-dire de Mère de Dieu.

La Mère de Dieu jeûna

Saint Syméon de Thessalonique dit que ce jeûne correspond à celui que la Mère de Dieu aurait tenu pour se préparer à son départ de ce monde.

Elle n’avait pas besoin de se purifier, étant la Toute-sainte, mais elle jeûna et pria pour le monde et particulièrement pour nous, les membres du Corps de son Fils.

En réponse à sa prière pour le monde, nous jeûnons et la prions pour nous-mêmes et pour tous.

Deux jeûnes

Certains pensent que ce jeûne est double : en vue de la Transfiguration et en vue de la Dormition.

Nous préparons ainsi deux fêtes, celle qui nous donne la Lumière, et l’autre qui manifeste la miséricorde divine à notre égard.

La pratique

Le typikon invite à ne rien manger jusqu’à la neuvième heure (15.00), lundi, mercredi et vendredi.

Ensuite on consomme des aliments secs.

Mardi et jeudi on prend des légumes verts, et samedi et dimanche on prend de l’huile et du vin.

Il n’y a qu’un jour pendant ce carême où l’on consomme du poisson, c’est celui de la Transfiguration (6 août).

Date et durée

À l’origine, ni la période de l’année, ni la durée n’étaient les mêmes suivant les Églises : un jour à Antioche, quatre jours à Constantinople, et huit jours à Jérusalem.

Les unes jeûnaient en août, les autres en septembre, certaines Églises ne jeûnant pas du tout, considérant que la Dormition était l’occasion de grandes fêtes.

La date et la durée furent uniformisées seulement au 12ème siècle, au concile local de Constantinople de 1166, qui donna au carême de la Dormition sa forme actuelle.

Prier davantage

Il est d’usage pendant cette période de prier davantage la Mère de Dieu, en chantant l’office de la Paraclisis, par exemple, et de nous confesser et de communier plus souvent.

Dans plusieurs églises, on célèbre, en vigile de la Fête, une belle procession de mise au tombeau de la Mère de Dieu, rite qui imite celui de la mise au tombeau du Sauveur.

(D’après CrestinOrtodox.ro du 29 juillet)

 

Premier dimanche après la fête de la Transfiguration

  • Soirée :
    • Saint-Marc 4:21-34
  • Matin :
    • Saint Mathieu 13: 44-52
  • Avant Quadisha Qurbana
    • Deuteronome25: 13-16
    • Psaume 27
    • Ezéchiel 7:1-4
    •  
  • Quadisha Qurbana (Ste Messe) :
    • Saint-Jacques 4: 7 :
    • 07 Soumettez-vous donc à Dieu, et résistez au diable : il s’enfuira loin de vous.
    •  5: 6
    • 06 Vous avez condamné le juste et vous l’avez tué, sans qu’il vous oppose de résistance.
    •  
    • Philippiens 4: 8-20 :

08 Enfin, mes frères, tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré, tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite des éloges, tout cela, prenez-le en compte.

09 Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous.

10 J’ai éprouvé une grande joie dans le Seigneur à voir maintenant refleurir vos bonnes dispositions pour moi : elles étaient bien vivantes, mais vous n’aviez pas occasion de les montrer.

11 Ce ne sont pas les privations qui me font parler ainsi, car j’ai appris à me contenter de ce que j’ai.

12 Je sais vivre de peu, je sais aussi être dans l’abondance. J’ai été formé à tout et pour tout : à être rassasié et à souffrir la faim, à être dans l’abondance et dans les privations.

13 Je peux tout en celui qui me donne la force.

14 Cependant, vous avez bien fait de vous montrer solidaires quand j’étais dans la gêne.

15 Vous, les Philippiens, vous le savez : dans les premiers temps de l’annonce de l’Évangile, au moment où je quittais la Macédoine, je n’ai eu ma part dans les recettes et dépenses d’aucune Église, excepté la vôtre.

16 À Thessalonique déjà, vous m’avez envoyé, et même deux fois, ce dont j’avais besoin.

17 Je ne recherche pas les dons ; ce que je recherche, c’est le bénéfice qui s’ajoutera à votre compte.

18 J’ai d’ailleurs tout reçu, je suis dans l’abondance ; je suis comblé depuis qu’Épaphrodite m’a remis votre envoi : c’est comme une offrande d’agréable odeur, un sacrifice digne d’être accepté et de plaire à Dieu.

19 Et mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, magnifiquement, dans le Christ Jésus.

20 Gloire à Dieu notre Père pour les siècles des siècles. Amen.

    •  

    • Saint Mathieu 21: 28-32 :
  • 28 Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”
  • 29 Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.
  • 30 Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas.
  • 31 Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu.
  • 32 Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole.

 

Prière en l’honneur de Sainte Philomène:

Sainte Philomène, glorieuse vierge et invincible martyre, vous qui avez enduré sans faiblir de nombreux et terribles tourments, et qui avez préféré répandre votre sang plutôt que de renier la Foi véritable et l’Amour du Christ notre divin Rédempteur, obtenez à ceux qui vous invoquent avec confiance une Foi plus vive, une Espérance plus ferme et une plus ardente Charité.

Daignez intercéder pour moi et me procurer aide et assistance dans les nécessités de cette vie. Je vous prie en particulier de m’obtenir la grâce de …… , si cette requête est conforme au bien de mon âme et contribue à la gloire de Dieu.

Je vous demande votre secours et l’appui de vos prières pour que, servant Notre-Seigneur Jésus-Christ avec toujours plus de fidélité en cette vie passagère, et soutenu par votre assistance à l’heure de la mort, je puisse, auprès de vous, de Notre-Dame et de tous les Saints, avoir le bonheur de Le contempler, de Le louer et de L’aimer pour toute l’éternité. Amîn.

(prière composée par Frère Maximilien-Marie, source: http://leblogdumesnil.unblog.fr )

 

Oraison :

Daignez Seigneur Jésus, nous faire trouver, dans la protection de sainte Philomène, les secours que réclame notre indigence, afin que nous recevions par son intercession, les grâces dont vous êtes la source et qui nous sont nécessaires pour arriver à la sainteté. Nous vous en supplions, ô Dieu qui vivez et régnez avec le Père et le Saint Esprit dans les siècles de siècles.

Amîn.

 

PÈLERINAGE A SAINTE PHILOMÈNE

Dimanche 9 AOÛT, (Vénération de sa Relique)

¤Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternelle et de la réception des fidèles*.


 

Adresse:

Paroisse Syro-Orthodoxe N-D Source de Toutes Grâces

MAISON NOTRE-DAME

66, Place Schoeneck, LE BOURG

16560 JAULDES.

Tel: 05.45.37.35.13

Courriel :asstradsyrfr@laposte.net

 

*Pour accompagnements spirituels, confessions, prières de délivrances ou d’exorcismes, prières de guérisons intérieures…


Mémoire de Sainte Philomène en ce même sanctuaire les 4èmes dimanches de chaque mois.

 
DES CONFESSIONS DE SAINT AUGUSTIN :
Le véritable médiateur,
 
tu l'as envoyé et montré aux hommes dans le mystère de ta miséricorde
 
 
, pour qu'à son exemple ils apprennent l'humilité.
 
Ce médiateur entre Dieu et les hommes, c'est un homme, le Christ Jésus.
 
Il s'est placé entre les pécheurs mortels et Dieu, juste et immortel.
 
Il est mortel parmi les hommes, il est juste parce qu'il est Dieu.
 
La vie et la paix sont le salaire de la justice.
 
Or, par la justice qui l'unit à Dieu, il est venu pour anéantir la mort chez les impies devenus justes, cette mort qu'il a voulu avoir en commun avec eux.
 
Comme tu nous as aimés, Père très bon, toi qui n'as pas refusé ton Fils unique, mais qui l'as livré pour les impies que nous étions.
 
Comme tu nous as aimés, nous pour qui sans considérer comme une proie à saisir d'être égal à toi, il s'est fait obéissant jusqu'à la mort de la croix !
 
Seul libre entre les morts, ayant le pouvoir de donner sa vie et le pouvoir de la reprendre.
 
Il est pour nous, à tes yeux, victorieux et victime, et victorieux parce que victime ; pour nous, à tes yeux, sacrificateur et sacrifice, et sacrificateur parce que sacrifice ; d'esclaves que nous étions, il a fait de nous tes enfants, en naissant de toi et en se faisant notre esclave.
 
Il est bien juste que je mette en lui la ferme espérance que tu guériras toutes mes maladies par celui qui siège à ta droite et qui t'interpelle pour nous.
 
Autrement, je serais dans le désespoir. Elles sont nombreuses et graves, mes maladies, nombreuses et graves !
 
Mais ton remède est plus puissant.
 
Nous aurions pu croire que ton Verbe était trop loin de toute union avec l'homme et désespérer de nous, s'il ne s'était pas fait chair et n'avait pas habité parmi nous.
 
Terrifié par mes péchés et par le poids de ma misère, j'avais songé à fuir dans la solitude, j'en avais formé le projet.
 
Mais tu me l'as interdit en me rassurant par ces paroles :
 
-Le Christ est mort pour tous afin que les vivants n'aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux.
 
Tu vois, Seigneur, je jette en toi mes soucis, afin de vivre, et je contemplerai les merveilles de ta loi.
 
Tu connais mon incapacité, ma faiblesse. Enseigne-moi, guéris-moi. Ton Fils unique, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science m'a racheté par son sang.
 
Que les orgueilleux cessent de me calomnier, parce que je songe au prix de ma rançon, je le mange, je le bois, je le distribue; pauvre moi-même, je désire en être rassasié parmi les pauvres : ils mangeront, ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent.
 
 
 
 
---------------------
De AS CONFISSÕES DE SÃO AGOSTO:
 
verdadeiro mediador
e o mostrou aos homens no mistério de sua misericórdia, para que eles aprendam humildade pelo exemplo.
Você enviou o
 
Esse mediador entre Deus e os homens é um homem, Cristo Jesus.
 
Ele se colocou entre pecadores mortais e Deus, justos e imortais.
 
Ele é mortal entre os homens, ele é justo porque ele é Deus.
 
Vida e paz são os salários da justiça.
 
Agora, pela justiça que o une a Deus, ele veio para aniquilar a morte entre os ímpios que se tornaram justos, esta morte que ele queria ter em comum com eles.
 
Como você nos amou, muito bom Pai, você que não recusou o seu Filho unigênito, mas que o entregou pelas pessoas ímpias que éramos.
 
Como você nos amou, nós por quem, sem considerar ser igual a você como uma presa a ser agarrada, ele se fez obediente até a morte da cruz!
 
Sozinho livre entre os mortos, tendo o poder de dar sua vida e o poder de recuperá-la.
 
Ele é para nós, aos seus olhos, vitorioso e vítima, e vitorioso porque vítima; para nós, aos seus olhos, sacerdote e sacrifício, e sacerdote porque sacrifício; dos escravos que éramos, ele nos tornou seus filhos, nascendo de você e se tornando nosso escravo.
 
É certo que eu coloque nele a firme esperança de que você cure todas as minhas doenças através daquele que se senta à sua direita e te chama por nós.
 
Caso contrário, eu estaria em desespero. São numerosas e sérias, minhas doenças, numerosas e sérias!
 
Mas seu remédio é mais poderoso.
 
Poderíamos ter acreditado que sua Palavra estava muito longe de qualquer união com o homem e o desespero de nós, se não tivesse se tornado carne e não tivesse vivido entre nós.
 
Aterrorizado com meus pecados e com o peso de minha miséria, pensei em fugir em solidão, havia formado o projeto.
 
Mas você me proibiu, tranquilizando-me com estas palavras:
 
N Cristo morreu por todos, para que os vivos não tenham mais a vida centrada em si mesmos, mas nele, que morreu e ressuscitou por eles.
 
Veja, Senhor, eu jogo minhas preocupações em você, a fim de viver, e contemplarei as maravilhas da sua lei.
 
Você conhece minha incapacidade, minha fraqueza. Ensina-me, cura-me. Seu único filho, no qual estão escondidos todos os tesouros da sabedoria e do conhecimento, me redimiu com seu sangue.
 
Deixe o orgulhoso parar de me caluniar, porque penso no preço do meu resgate, como-o, bebo-o, distribuo-o; pobre de mim mesmo, desejo me satisfazer entre os pobres: eles comerão, ficarão satisfeitos; louvarão ao Senhor, aqueles que o procuram.
---------------------

 

 
From the CONFESSIONS OF SAINT AUGUSTINE :
 
the true mediator
 
and shown him to men in the mystery of your mercy, so that they may learn humility by example.
This mediator between God and men is a man, Christ Jesus.
He placed himself between mortal sinners and God, righteous and immortal.
He is mortal among men, he is righteous because he is God.
Life and peace are the wages of justice.
Now, by the justice which unites him to God, he came to annihilate death among the ungodly who have become righteous, this death which he wanted to have in common with them.
How you loved us, very good Father, you who did not refuse your only begotten Son, but who gave him up for the ungodly people that we were.
How you loved us, we for whom, without considering being equal to you as a prey to be grasped, he made himself obedient until the death of the cross!
Alone free between the dead, having the power to give his life and the power to take it back.
He is for us, in your eyes, victorious and victim, and victorious because victim; for us, in your eyes, priest and sacrifice, and priest because sacrifice; from the slaves that we were, he made us your children, by being born of you and making himself our slave.
It is right that I place in him the firm hope that you will cure all my illnesses through the one who sits on your right and calls you for us.
Otherwise, I would be in despair. They are numerous and serious, my illnesses, numerous and serious!
But your remedy is more powerful.
We could have believed that your Word was too far from any union with man and despair of us, if it had not become flesh and had not lived among us.
Terrified by my sins and by the weight of my misery, I had thought of fleeing in solitude, I had formed the project.
But you forbade me by reassuring me with these words:
-Christ died for all so that the living no longer have their lives centered on themselves, but on him, who died and rose for them.
You see, Lord, I throw my cares into you, in order to live, and I will behold the wonders of your law.
You know my incapacity, my weakness. Teach me, heal me. Your only begotten Son, in whom are hidden all the treasures of wisdom and knowledge, redeemed me with his blood.
Let the proud stop calumniating me, because I think about the price of my ransom, I eat it, I drink it, I distribute it; poor myself, I desire to be satisfied among the poor: they will eat, they will be satisfied; they will praise the Lord, those who seek him.
 
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De LAS CONFESIONES DE SAN AGUSTÍN :
al verdadero mediador

y lo has mostrado a los hombres en el misterio de tu misericordia, para que puedan aprender la humildad con el ejemplo.
Este mediador entre Dios y los hombres es un hombre, Cristo Jesús.
Se colocó entre los pecadores mortales y Dios, justo e inmortal.
Él es mortal entre los hombres, es justo porque es Dios.
La vida y la paz son el salario de la justicia.
Ahora, por la justicia que lo une a Dios, vino a aniquilar la muerte entre los impíos que se han vuelto justos, esta muerte que quería tener en común con ellos.
Cómo nos amabas, muy buen Padre, tú que no rechazaste a tu Hijo unigénito, sino que lo entregaste por las personas impías que éramos.
¡Cómo nos amabas, nosotros para quienes, sin considerar ser igual a ti como una presa a la que debemos agarrar, se hizo obediente hasta la muerte de la cruz!
Solo libre entre los muertos, teniendo el poder de dar su vida y el poder de recuperarla.
Él es para nosotros, a sus ojos, victorioso y víctima, y ​​victorioso porque víctima; para nosotros, ante tus ojos, sacerdote y sacrificio, y sacerdote por sacrificio; de los esclavos que éramos, nos hizo tus hijos, al nacer de ti y al convertirse en nuestro esclavo.
Es cierto que deposito en él la firme esperanza de que pueda curar todas mis enfermedades a través de quien se sienta a su derecha y lo llama por nosotros.
De lo contrario, estaría desesperado. ¡Son numerosas y graves, mis enfermedades, numerosas y graves!
Pero tu remedio es más poderoso.
Podríamos haber creído que su Palabra estaba demasiado lejos de cualquier unión con el hombre y la desesperación de nosotros, si no se hubiera hecho carne y no hubiera vivido entre nosotros.
Aterrorizado por mis pecados y por el peso de mi miseria, había pensado huir en soledad, había formado el proyecto.
Pero me prohibiste tranquilizándome con estas palabras:
-Cristo murió por todos para que los vivos ya no tengan sus vidas centradas en sí mismos, sino en él, quien murió y resucitó por ellos.
Ya ves, Señor, arrojo mis preocupaciones en ti para vivir, y contemplaré las maravillas de tu ley.
Conoces mi incapacidad, mi debilidad. Enséñame, cúrame. Tu Hijo unigénito, en quien están escondidos todos los tesoros de la sabiduría y el conocimiento, me redimió con su sangre.
Deje que los orgullosos dejen de calumniarme, porque pienso en el precio de mi rescate, lo como, lo bebo, lo distribuyo; pobre yo mismo, deseo ser satisfecho entre los pobres: comerán, estarán satisfechos; alabarán al Señor, los que lo buscan.
 
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« On ne surmonte le vice qu’en le
 
fuyant. »
 
(Discours de Mgr Boniface, 21 juillet 2020)
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Vices, vertus, ne pas désespérer.
Illustration :
Fénelon, théologien français († 1715), dit :
« On ne surmonte le vice qu’en le fuyant. »
Extrait du discours :
Thalès de Milet, philosophe grec (mort en 545 avant J-C), dit :
« Les vices sont comme nos ongles, nous les coupons de temps en temps mais ils repoussent de nouveau. »
Fénelon († 1715) dit :
« On ne surmonte le vice qu’en le fuyant. »
Tacite, historien latin († 120), dit :
« Il y aura des vices tant qu’il y aura des hommes. »
Sénèque dit :
« Tirons notre courage de notre désespoir même. »
Fuir le vice est le commencement de la vertu.
Saint Clément d’Alexandrie († 217) dit :
« S’abandonner aux vices, c’est la plus dure des servitudes ; les vaincre au contraire, c’est la seule vraie liberté. »
Platon dit :
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »
« L’amour est aveugle. »
Saint Robert Bellarmin († 1621) dit :
« Les vices et les mauvaises habitudes sont les ennemis de l’homme. »
Saint Ambroise dit :
« Où est la parole de Dieu, là est le bon conseil et la paix. »
Sénèque dit :
« Le passé est le conseiller de l’avenir. »
Saint Grégoire dit :
« On ne peut goûter Dieu tant qu’on demeure dans les délices du péché. »
Saint Augustin dit :
« La perfection ne consiste pas à bien commencer mais à bien finir. »
Le dégoût est une amertume de cœur qui détruit la joie spirituelle.
Avortement pour « détresse psychosociale », le cavalier législatif du projet de loi bioéthique ?

Lors de l’examen en deuxième lecture du projet de loi bioéthique, dans la nuit de vendredi à samedi 1er août, les députés ont voté un amendement autorisant l’interruption médicale de grossesse (IMG), permis pendant neuf mois, pour cause de « détresse psychosociale ». Un critère que ses opposants estiment invérifiable et qui pourrait, pour certains, mener à détourner le dispositif de l’IMG quand le délai de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) est passé.

C’est un amendement qui n’a pas fait de bruit. Pourtant, il pourrait bien bouleverser à long terme la conception de l’avortement en France. Dans la nuit de vendredi 31 juillet à samedi 1er août, les députés ont voté l’amendement n°524 du projet de loi bioéthique, porté par plusieurs députés socialistes, autorisant l’interruption médicale de grossesse (IMG), permis en France pendant neuf mois, pour cause de « détresse psychosociale ». « On constate trop souvent des interrogations, voire des divergences d’interprétation sur l’opportunité de prendre en compte, parmi les causes de péril grave justifiant la réalisation d’une IMG, la détresse psychosociale », a ainsi argumenté Marie-Noëlle Battistel. « Il convient de clarifier le cadre juridique dans lequel le collège médical rend son avis sur l’opportunité de réaliser cet acte. Ce sera plus clair pour tout le monde et la décision sera plus aisée ».

 

Cette disposition « fait exploser l’encadrement de l’avortement en ajoutant le critère invérifiable de “détresse psychosociale” pour recourir à l’interruption médicale de grossesse (IMG), jusqu’au terme de la grossesse », a dénoncé l’association Alliance Vita, membre du collectif « Marchons enfants ! », opposé au projet de loi bioéthique. « La condition des femmes enceintes faisant face à une détresse mérite toute l’attention de la société. Mais l’histoire a montré que, la notion de détresse étant difficile à objectiver, elle était utilisée pour détourner la loi ».

 

Pour Mgr Malle, évêque de Gap et Embrun, il s’agit d’une « fuite en avant irresponsable de l’Assemblée nationale », a-t-il dénoncé sur Twitter.  » Qui peut juger de la détresse psychosociale ? Appelons les choses par leur nom: un infanticide légal, un meurtre légal ».

 

Cet amendement avait pourtant reçu un avis défavorable de la commission. « Le problème n’est pas le droit, mais la pratique », a expliqué le rapporteur du texte, Jean-François Eliaou. « Vos amendements m’offrent l’occasion de le redire haut et fort : oui, l’IMG constitue une possibilité, et la santé de la femme doit être prise dans sa globalité, dont fait partie la santé mentale. Toutefois, le préciser dans ce texte me gêne. Puisque cette possibilité existe déjà dans la loi, pourquoi la rappeler ? Pourquoi énumérer ce seul motif d’IMG, et non pas d’autres ? Que se passera-t-il si ce péril résulte d’une cause purement psychologique, et non psychosociale ? Comment définir exactement les causes psychosociales ? Enfin, je crains qu’on n’envoie, en inscrivant cette précision dans la loi, un signal complexe sur la frontière entre IVG et IMG ». Le gouvernement, par la voix du secrétaire d’État Adrien Taquet, a quant à lui émis un avis de sagesse.

Plusieurs opposants ont dénoncé un cavalier législatif, c’est-à-dire un article de loi qui introduit des dispositions qui n’ont rien à voir avec le sujet traité par le projet de loi. En France, le Conseil constitutionnel censure ce type de dispositions.

Le projet de loi bioéthique a été adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale un peu avant 4 heures du matin dans la nuit de vendredi à samedi 1er août dans un hémicycle déserté. Sur les 577 députés que compte l’Assemblée nationale, 101 étaient présents. Le texte a été voté à 60 voix contre 37. « La version issue de l’Assemblée nationale en seconde lecture est même pire que la version gouvernementale initiale », a regretté le député LR Thibault Bazin lors de l’explication de vote sur le texte. « Elle contient de nouvelles dérives marchandes : l’extension, à titre expérimental, aux centres à but lucratif de la gestion des gamètes ; le double discours du garde des sceaux qui renonce à dissuader nos compatriotes d’aller louer le corps de femmes à l’étranger. Elle contient de nouvelles dérives transhumanistes : la possibilité confirmée de créer bientôt des embryons transgéniques, des gamètes artificiels à des fins de recherche, des embryons chimériques ».

 

Prière pour ceux qui sont asservis par la drogue et l'alcool:
 
Seigneur Jésus-Christ notre Dieu,
 
Vous qui dans Votre amour pour les hommes
 
avez chassé les démons qui enchaînaient les possédés,
 
nous Vous supplions de libérer aujourd’hui
 
Vos serviteurs et Vos servantes enchaînés
 
par toutes formes de possession,
 
en particulier
 
ceux qui sont asservis par la drogue et l'alcool.
 
Dans Votre infinie Miséricorde, conduisez-les vers Votre lumière et Votre paix,
 
Vous qui êtes la voie, la vérité et la vie.
 
Par l'intercession de votre Mère et notre Mère, la toute miséricordieuse Vierge Marie,
 
nous Vous en prions,
 
 
 
 
écoute-nous et ayez pitié de nous.
-------------------------------
Oração para aqueles que são escravizados por drogas e álcool:
 
Senhor Jesus Cristo nosso Deus
 
Você que no seu amor pelos homens
 
afugentou os demônios que acorrentaram os possuídos,
 
Nós te imploramos para liberar hoje
 
Seus servos e servos acorrentados
 
por todas as formas de posse,
 
especialmente
 
aqueles que são escravizados por drogas e álcool.
 
Em sua infinita miséria, leve-os à sua luz e à sua paz
 
Você que é o caminho, a verdade e a vida.
 
Através da intercessão de sua mãe e nossa mãe, a mais misericordiosa Virgem Maria,
 
Nós te imploramos
 
 
 
nos escute e tenha piedade de nós.
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Prayer for those who are enslaved by drugs and alcohol:
 
Lord Jesus Christ our God,
 
You who in your love for men
 
chased away the demons that chained the possessed,
 
We beg you to release today
 
Your servants and servants chained
 
by all forms of possession,
 
in particular
 
those who are enslaved by drugs and alcohol.
 
In Your infinite Misery, lead them to Your light and your peace,
 
You who are the way, the truth and the life.
 
Through the intercession of your Mother and our Mother, the most merciful Virgin Mary,
 
We beg you,
 
 
 
listen to us and have mercy on us.
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Oración por aquellos que están esclavizados por las drogas y el alcohol:
 
Señor Jesucristo nuestro Dios
 
Tu que en tu amor por los hombres
 
ahuyentó a los demonios que encadenaron a los poseídos,
 
Te rogamos que lo sueltes hoy
 
Tus sirvientes y sirvientes encadenados
 
por todas las formas de posesión,
 
en particular
 
aquellos que están esclavizados por las drogas y el alcohol.
 
En tu miseria infinita, llévalos a tu luz y tu paz,
 
Tú que eres el camino, la verdad y la vida.
 
Por intercesión de tu Madre y nuestra Madre, la Virgen más misericordiosa,
 
Te lo suplicamos
 
escúchanos y ten piedad de nosotros.
 
 
 
 
--------------------------------------------
دعاء لمن يستعبدون بالمخدرات والكحول:
 
الرب يسوع المسيح إلهنا ،
 
أنت الذي في حبك للرجال
 
طاردت الشياطين التي أمسك بالممتلكات ،
 
نرجوك أن تطلق سراحك اليوم
 
خدامك وعبيدك بالسلاسل
 
بكل أشكال الحيازة ،
 
بالخصوص
 
أولئك الذين يستعبدون بالمخدرات والكحول.
 
في بؤسك اللانهائي ، قُدهم إلى نورك وسلامك ،
 
أنت الذي الطريق والحق والحياة.
 
من خلال شفاعة أمك وأمنا ، مريم العذراء الأكثر رحمة ،
 
نتوسل إليكم ،
استمع إلينا وارحمنا.
 
 
 
 
 
 
 
La démonstration suffisante des
 
mœurs d’une cité, c’est le
 
témoignage des religieux.
 
(Discours de Mgr Boniface, 22 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
La cité, la ville.
Illustration :
Saint Jean Chrysostome († 407) dit :
« La démonstration suffisante des mœurs d’une cité, c’est le témoignage des religieux. »
Extrait du discours :
Platon (mort en 347 avant J-C) dit :
« Une cité est la société d’une multitude d’hommes soumis aux mêmes règles et gouvernés par les mêmes lois. »
Saint Augustin dit :
« Une cité est une communauté parfaite. »
Le plus grand ennemi d’une cité, c’est l’injustice.
Il est absolument impossible qu’un état se maintienne s’il n’est pas gouverné avec une grande justice.
Saint Éphrem († 373) dit :
« Il est certain que les cités ne peuvent être heureuses si les magistrats et le peuple ne pratiquent la sagesse. »
Saint Jean Chrysostome († 407) dit :
« La démonstration suffisante des mœurs d’une cité, c’est le témoignage des religieux. »
Saint Bonaventure dit :
« Les païens d’autrefois étaient moins corrompus que les chrétiens de nos jours. »
Saint Laurent Justinien dit :
« On ne vit pas en sûreté dans les villes
- où toute sorte d’occasion de péchés pullulent,
- où l’orgueil règne,
- où l’envie et la jalousie tourmentent,
- où les disputes jettent le trouble,
- où la licence des mœurs exerce son autorité,
- où les richesses divisent,
- où le plaisir flatte,
- où les liaisons charnelles amollissent le courage. »
Jésus dit dans l’Évangile saint Mathieu (10, 23) :
« Si on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre. »
LE PUR ET L’IMPUR
Pureté –

Dans toutes les religions anciennes, c’est la disposition requise pour s’approcher de ce qui est sacré.

Dans le judaïsme –

Dans la vie communautaire, sans rapport avec la moralité, c’est aptitude légale à participer au culte (Lv 11-16).

Ainsi la propreté physique consiste à s’éloigner de ce qui est malpropre (immondices ; cadavres ; maladie : lèpre).

Mais on se protège également contre le paganisme, les peuples comme les Cananéens sont impurs en raison de leur idolâtrie ; des animaux sont impurs : le porc, par exemple, associé au culte païen. En général, tout ce qui est saint, tout ce qui touche au culte doit être pur, d’où les rites de purification : lavage du corps et des vêtements, le sacrifice du bouc émissaire, les holocaustes.

La communauté sainte doit être respectée : cela va de l’attention à la nourriture et au contact, à la discipline morale.

Est impur ce qui consiste dans une perte de la vie : le sang versé, ou la semence virile.

Plus généralement, l’impureté concerne la confusion : du divin et de l’humain (idolâtrie), de l’humain et de l’animal (zoolâtrie), du masculin et du féminin (homosexualité).

Pureté morale

Pour les prophètes, les sacrifices n’ont de valeur qu’accompagnés de purification intérieure, du péché dont Dieu seul peut purifier (Ez 36, 25s ; Is 35, 8 ; 52, 2) ; pour les sages, la pureté des mains, du cœur, du front, de la prière, vont avec une conduite morale irréprochable (Jb 11, 4 ; 4, 17).

Dans les psaumes, l’amour de Dieu se tourne vers ceux qui ont le cœur pur (Ps 73, 1 ; 50)

Dans l’Évangile

Les pratiques de pureté persistent dans le judaïsme du temps de Jésus (ablutions, Mt 7, 3 ; lavages, Mt 23, 25 ; fuite des pécheurs, Mc 2, 15 ; signalement des tombeaux, Mt 23, 27). Jésus fait observer certaines règles (Mc 1, 43), mais Il proclame que l’unique pureté est intérieure (Mc 7, 14-23 ; 1, 23 ; Lc 9, 42).

Il se révèle aux « cœurs purs » (Mt 5, 8) ; Il purifie par sa parole celui qui l’accepte (Jn 15, 3).

L’enseignement apostolique dépasse la division pur-impur (Ac 10, 15 ; Rm 14, 14).

Le sacrifice non sanglant du Christ, actualisé dans le baptême et l’eucharistie, purifie les péchés (He 9 ; Ep 5, 26).

Le chrétien est consacré au culte dans l’Esprit ; l’opposé de l’impureté, c’est la sainteté (1Th 4, 7).

L’œuvre sanctifiante du Christ : par l’Incarnation, le Fils de Dieu purifie et sanctifie la nature humaine ; il le fait pour la terre, en naissant dans la grotte et en reposant au tombeau ; pour l’eau, en étant baptisé ; pour l’enfer par sa mort ; pour le ciel par son exaltation ; pour le Temple en y étant présenté (2 fév.) ; pour la mémoire d’Israël et du monde entier par son baptême dans le Jourdain (6 jan.) : l’eau y est le symbole du temps, ainsi que de la mémoire et de la Tradition.

DE SAINT CÉSAIRE D'ARLES SUR LA MISÉRICORDE :
Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde.
Le mot de miséricorde est doux, mes frères. Si le mot est doux, combien plus la chose ?
Et alors que tous les hommes veulent l'obtenir, ce qui est malheureux, c'est que tous ne font pas ce qu'il faut pour mériter de la recevoir.
Tous veulent recevoir la miséricorde, mais il y en a peu qui veulent la donner.
Et toi, de quel front oses-tu demander ce que tu négliges de donner ?
Il doit commencer par faire miséricorde en ce monde, celui qui souhaite la recevoir dans le ciel.
Aussi, frères très chers, puisque nous voulons tous la miséricorde, prenons-la comme protectrice en ce monde, pour qu'elle nous délivre dans le monde à venir.
Il y a en effet une miséricorde dans le ciel, à laquelle on parvient par les miséricordes terrestres.
L'Écriture le dit bien : Seigneur, ta miséricorde est dans le ciel.
Il y a donc une miséricorde sur la terre et une autre dans le ciel, c'est-à-dire l'une, humaine et l'autre, divine.
Comment définir la miséricorde humaine ? C'est que tu prennes garde aux misères des pauvres.
Comment définir la miséricorde divine ?
Sans aucun doute, c'est qu'elle accorde le pardon des péchés.
Tout ce que la miséricorde humaine dépense dans le voyage, la miséricorde divine le rend dans la patrie.
Car c'est Dieu qui, en ce monde, souffre du froid et de la faim en tous les pauvres, comme il l'a dit lui-même :
-Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait.
Dieu qui, du haut du ciel, veut donner, sur la terre veut recevoir.
Quelle sorte de gens sommes-nous donc, nous qui voulons recevoir lorsque Dieu donne ; et lorsqu'il demande, nous ne voulons pas donner ?
Quand le pauvre a faim, c'est le Christ qui est dans l'indigence, comme il le dit lui-même : J'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger.
Ne méprise donc pas la misère des pauvres, si tu veux espérer avec confiance le pardon de tes péchés.
Le Christ a faim maintenant, mes frères, lui-même a voulu avoir faim et soif dans la personne de tous les pauvres ; et ce qu'il reçoit sur la terre, il le rend dans le ciel.
Je vous le demande, mes frères, que voulez-vous, que cherchez-vous quand vous venez à l'église ?
Quoi donc, sinon la miséricorde ?
Donnez celle de la terre, et vous recevrez celle du ciel.
Le pauvre te demande, et tu demandes à Dieu : il demande une bouchée de pain, et toi, la vie éternelle.
Donne au mendiant pour mériter que le Christ te donne ; écoute-le qui dit : Donnez, et il vous sera donné.
 
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De SAO CÉSAIRE D'ARLES ON MERCY:
Bem-aventurados os misericordiosos: eles receberão misericórdia.
A palavra da misericórdia é doce, meus irmãos. Se a palavra é doce, quanto mais é a coisa?
E enquanto todos os homens querem obtê-lo, a parte infeliz é que nem todos fazem o que é necessário para merecê-lo.
Todos querem receber misericórdia, mas há poucos que querem dar.
E você, com que frente você se atreve a pedir o que deixa de dar?
Ele deve começar mostrando misericórdia neste mundo, quem quiser recebê-la no céu.
Além disso, queridos irmãos, como todos nós queremos misericórdia, tomemos isso como um protetor neste mundo, para que ele nos entregue no mundo vindouro.
De fato, existe uma misericórdia no céu, que é alcançada através das misericórdias terrenas.
As Escrituras dizem isso bem: Senhor, sua misericórdia está no céu.
Existe, portanto, uma misericórdia na terra e outra no céu, isto é, uma humana e outra divina.
Como definir a misericórdia humana? É porque você cuida das misérias dos pobres.
Como definir a misericórdia divina?
Sem dúvida, é que ela concede perdão pelos pecados.
Qualquer que seja a misericórdia humana gasta na jornada, a misericórdia divina retorna à pátria.
Pois é Deus quem neste mundo sofre de frio e fome em todos os pobres, como ele mesmo disse:
-Toda vez que você fez isso com um desses pequeninos, você fez comigo.
Deus que quer dar do céu na terra quer receber.
Que tipo de pessoas somos nós, nós que queremos receber quando Deus dá; e quando ele pergunta, nós não queremos dar?
Quando os pobres estão com fome, é Cristo quem precisa, como ele mesmo diz: Eu estava com fome e você não me deu nada para comer.
Portanto, não despreze a miséria dos pobres, se você deseja esperar com confiança pelo perdão de seus pecados.
Agora Cristo está com fome, meus irmãos, ele próprio queria ter fome e sede na pessoa de todos os pobres; e o que ele recebe na terra, ele retorna no céu.
Pergunto a vocês, meus irmãos, o que vocês querem, o que estão procurando quando vão à igreja?
E então, se não piedade?
Dê o da terra e você receberá o do céu.
Os pobres pedem e você pede a Deus: ele pede um bocado de pão e você, a vida eterna.
Dê ao mendigo para merecer o que Cristo lhe dá; ouça-o dizer: Dá, e será dado a você.
From SAINT CÉSAIRE D'ARLES ON MERCY :
Blessed are the merciful: they will be granted mercy.
The word of mercy is sweet, my brothers. If the word is sweet, how much more is the thing?
And while all men want to get it, the unfortunate part is that not all do what it takes to deserve to receive it.
All want to receive mercy, but there are few who want to give it.
And you, with what front do you dare to ask for what you neglect to give?
He must begin by showing mercy in this world, whoever wishes to receive it in heaven.
Also, dear brothers, since we all want mercy, let us take it as a protector in this world, so that it delivers us in the world to come.
There is indeed a mercy in heaven, which is achieved through earthly mercies.
The Scriptures say it well: Lord, your mercy is in heaven.
There is therefore a mercy on earth and another in heaven, that is to say, one, human and the other, divine.
How to define human mercy? It is because you take care of the miseries of the poor.
How to define divine mercy?
Without a doubt, it is that she grants forgiveness of sins.
Whatever human mercy spends on the journey, divine mercy returns in the homeland.
For it is God who in this world suffers from cold and hunger in all the poor, as he himself said:
-Every time you've done it to one of these little ones, you've done it to me.
God who wants to give from heaven on earth wants to receive.
What sort of people are we, we who want to receive when God gives; and when he asks, we don't want to give?
When the poor are hungry, it is Christ who is in need, as he himself says: I was hungry, and you gave me nothing to eat.
Therefore do not despise the misery of the poor, if you want to hope with confidence for the forgiveness of your sins.
Christ is hungry now, my brethren, he himself wanted to be hungry and thirsty in the person of all the poor; and what he receives on earth he returns in heaven.
I ask you, my brethren, what do you want, what are you looking for when you come to church?
What then, if not mercy?
Give that of earth, and you will receive that of heaven.
The poor ask you, and you ask God: he asks for a mouthful of bread, and you, eternal life.
Give to the beggar to deserve that Christ gives you; hear him say, Give, and it will be given to you.
 
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De SAINT CÉSAIRE D'ARLES ON MERCY :
Bienaventurados los misericordiosos: se les otorgará misericordia.
La palabra de misericordia es dulce, mis hermanos. Si la palabra es dulce, ¿cuánto más es la cosa?
Y aunque todos los hombres quieren obtenerlo, la parte desafortunada es que no todos hacen lo necesario para merecer recibirlo.
Todos quieren recibir misericordia, pero pocos quieren darla.
Y tú, ¿con qué frente te atreves a pedir lo que descuidas dar?
Debe comenzar por mostrar misericordia en este mundo, quien quiera recibirla en el cielo.
También, queridos hermanos, dado que todos queremos misericordia, tomemos como un protector en este mundo, para que nos libere en el mundo por venir.
De hecho, hay una misericordia en el cielo, que se logra a través de las misericordias terrenales.
Las Escrituras lo dicen bien: Señor, tu misericordia está en el cielo.
Por lo tanto, hay una misericordia en la tierra y otra en el cielo, es decir, una, humana y otra, divina.
¿Cómo definir la misericordia humana? Es porque cuidas las miserias de los pobres.
¿Cómo definir la misericordia divina?
Sin duda, es que ella concede el perdón de los pecados.
Cualquier cosa que la misericordia humana gaste en el viaje, la misericordia divina regresa a la patria.
Porque es Dios quien en este mundo sufre de frío y hambre en todos los pobres, como él mismo dijo:
-Cada vez que lo has hecho con uno de estos pequeños, me lo has hecho a mí.
Dios que quiere dar del cielo en la tierra quiere recibir.
¿Qué tipo de personas somos nosotros, los que queremos recibir cuando Dios da? y cuando pregunta, no queremos dar?
Cuando los pobres tienen hambre, es Cristo quien lo necesita, como él mismo dice: yo tenía hambre y no me diste nada de comer.
Por lo tanto, no desprecies la miseria de los pobres, si quieres esperar con confianza el perdón de tus pecados.
Cristo tiene hambre ahora, mis hermanos, él mismo quería tener hambre y sed en la persona de todos los pobres; y lo que recibe en la tierra lo vuelve en el cielo.
Les pregunto, hermanos míos, qué quieren, qué buscan cuando vienen a la iglesia.
¿Qué, entonces, si no es misericordia?
Da el de la tierra y recibirás el del cielo.
Los pobres te preguntan, y tú le pides a Dios: él pide un bocado de pan, y tú, la vida eterna.
Dale al mendigo para merecer que Cristo te dé; escúchalo decir: Da, y se te dará.
 
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« Le baptême est la mort du péché. »
(Discours de Mgr Boniface, 23 juillet 2020)

 

Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Le baptême.
Saint Basile le Grand († 379) dit : « Le baptême est la mort du péché. »
Illustration :
Baptême de Jésus par saint Jean Baptiste.
Extrait du discours :
Saint Basile le Grand († 379) dit : « Le baptême est la mort du péché. »
Saint Bonaventure († 1274) dit :
« Le baptême est
- le principe de la vie spirituelle,
- le sceau, la garde de la lumière de l’âme. »
Le baptême est le sacrement de la foi, aussi, sans baptême point de foi.
Saint Jean Chrysostome dit :
« Le baptême n’est pas autre chose que la mort de celui qu’on baptise et sa résurrection. »
Saint Ambroise († 397) dit :
« Le baptême de saint Jean Baptiste nous rappelle les châtiments de Dieu, mais le baptême du Christ nous rappelle ses grâces. »
Jésus dit dans l’Évangile saint Marc (16, 16) :
« Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé. »
FRATERNITÉ CHRÉTIENNE :
 
Pour nous à qui fût dévolue par son évêque fondateur,
 
Mar Yvon--Gall, propriété et desserte de l'ermitage
 
Saint Colomban et la Chapelle Notre-Dame de la Très
 
Sainte Trinité à La-Chapelle-Faucher (24 / Grand
 
Périgueux ) , il n'est pas anecdotique de connaître
 
davantage et d'approfondir cette antique Tradition
 
Orthodoxe en Occident.
Les Racines orthodoxes de la chrétienté celtique (il est bon de s’en rappeler alors que la dégénérescence catholique ne connaît plus de limites et qu’il reste des chrétiens chez ces cathos…)

Maxime Le Diraison

II n’y eut jamais de chrétienté celtique qu’orthodoxe, et son éradication au XIIe siècle par le siège romain correspond au triomphe de l’hétérodoxie en Occident qui eut des répercussions aussi bien sur la vie spirituelle, théologique et canonique, que sur la philosophie, l’architecture, les arts et tout ce qui concerne l’âme de l’Occident médiéval.

En ce qui concerne les origines orthodoxes de la Celtie chrétienne du premier millénaire, un certain nombre de faits méritent d’être évoqués :

a) La caractéristique fondamentale de la civilisation celtique, contrairement aux civilisations gréco-romaine ou germanique, est la primauté du religieux sur le politique, de l’autorité spirituelle sur le pouvoir temporel, différence qui suffit à elle seule à expliquer « tout le reste ».

b) L’avènement du christianisme dans les pays celtiques non romanisés, c’est-à-dire les Iles britanniques et l’Irlande, s’est réalisé de façon exceptionnellement symbiotique.

Les élites spirituelles s’étant rapidement converties, il n’y eut que très peu de martyrs aux origines de ces églises. En revanche, les druides, bardes ou filid devenus de grands moines sont en quantité (saint Hervé en Armorique par exemple). Il apparaît que l’évolution culturelle de la civilisation celtique s’est effectuée par le christianisme sans rupture, de telle sorte que l’on assiste à une véritable transmutation de la culture celtique pré chrétienne. Ainsi, tout ce que nous connaissons du cycle épique breton et irlandais pré chrétien nous est parvenu grâce aux écrits monastiques.

c) Les Eglises celtes ont eu un caractère monastique très marqué. La Bretagne insulaire et surtout l’Irlande, préservée de l’influence romaine et de la menace germanique, engendrèrent une floraison monastique comparable à l’Egypte, la Palestine ou la Syrie des Ve et VIe siècles. Ces monastères-évêchés, qui structurèrent véritablement la société, méritèrent à l’Irlande le surnom d’Ile des Saints. Ils furent le creuset de la culture spirituelle des Celtes à leur crépuscule, donnant le jour à des œuvres d’une qualité artistique inégalée dans l’Occident des « temps obscurs ». Ils furent aussi le foyer rayonnant d’un renouveau pour tout l’Occident carolingien culturellement exsangue après les Invasions.

d) Jamais le lien entre l’Orient et cet extrême Occident ne furent rompus tant qu’il y eut une chrétienté celtique autonome. Les recherches contemporaines justifient de plus en plus certaines particularités celtiques par la vieille route commerciale de l’étain qui pénètre l’Irlande par le Munster, centre du renouveau ascétique du VIIe siècle. L’expansion musulmane mit fin à ce lien, ce qui explique notamment l’isolement des chrétientés celtiques par rapport au monde latin du fait des invasions barbares.

e) Ainsi, à l’heure où l’Occident latin et germanique paraphrase Augustin et le droit romain, les moines d’Hibernie lisent Platon, Plotin, Origène, Evagre et les Cappadociens dans le texte jusqu’aux grandes controverses théologiques des Xe et XIe siècles où l’école scottique est la dernière à s’inscrire dans une perspective patristique quant aux mystères fondamentaux de la foi, étant probablement la seule dépositaire d’une tradition ininterrompue de lecture des Pères grecs. On est frappé du caractère juridique de la théologie latine de cette époque par rapport à l’ambition métaphysique d’un Scott Erigène, mais aussi d’un saint Bernard et de ses disciples, qui sont les héritiers directs de cette transmission des Pères par l’Irlande, et peut-être les derniers feux de l’Orthodoxie en Occident avant l’ère scolastique.

f) Faute de pouvoir reprocher aux Celtes une quelconque hétérodoxie, Rome n’aura de cesse de les éradiquer par le biais politique dont les Saxons en Bretagne, les Francs en Armorique et les Normands en Irlande seront les instruments privilégiés.

Il est intéressant de remarquer que les causes évoquées pour jeter méthodiquement le discrédit sur les chrétientés celtiques (et ceci jusqu’au XIXe siècle) sont fort peu éloignées de celles qui sont utilisées dans les controverses avec l’Orient chrétien.

En résumé, on peut dire que les représentants de ces chrétientés éprouvaient une réticence globale à suivre le mouvement de confusion entre le spirituel et le temporel amorcé par les réformes de Grégoire le Grand qui aboutit à une conception totalitaire de la primauté romaine et, pour finir, au schisme.

Caractères spécifiques des chrétientés celtiques

Les caractères communs à l’Orient et à l’extrême Occident ne s’arrêtent pas à l’histoire, ils sont constitutifs et intrinsèques. Pour aller plus loin, il convient d’évoquer quelques-uns des traits spécifiques de ces chrétientés :

a) Parmi ceux-ci, l’intuition trinitaire est à la base de toute la tradition celtique, depuis ses origines les plus lointaines.

La triade est en effet la clef de voûte du système religieux celte et se reflète dans tous les aspects de leur vie politique et sociale. Cette structure trinitaire de la théologie des anciens Celtes facilitera la pénétration de la foi nouvelle. Quelques siècles plus tard, Erigène qui traduisit l’Aréopagite vers 860, défendra les formules des Grecs sur la procession du Saint Esprit dans son « De Divisione ». Si les Celtes ne semblent guère séduits par la tendance essentialiste des Latins qui conduira au schisme par l’addition du filioque, c’est peut être parce que leur piété particulièrement trinitaire, telle qu’elle ressort des quelques textes que nous possédons, était demeurée le support vécu d’un authentique personnalisme théologique.

b) La transparence du créé et de l’incréé. Un des traits constitutifs de la tradition celtique est le sens aigu de la « gloire de Dieu cachée dans les êtres ». II ressort particulièrement dans les vies des saints, surtout les plus anciennes, comme la « Vita Columbani » (VIIe siècle), exemplaire à ce titre.

Or, une telle valorisation du créé dépouillée de toute idolâtrie, cette école de contemplation du monde comme théophanie, cette importance du symbole qui ouvre le sensible sur le verbe spirituel du monde, tout cela constitue l’un des axes de l’Orient patristique.

De l’Aréopagite à saint Maxime, de saint Isaac à saint Grégoire de Nysse, nous retrouvons cette tradition, qui s’épanouit aussi bien dans l’art théophanique de l’Orient que dans les grandes synthèses théologiques d’un saint Maxime sur le logos des créatures ou, bien plus tard, de saint Grégoire Palamas sur l’infusion du créé par les énergies incréées de la Divinité. A rebours de cette tradition, la pensée augustinienne, surtout dans son interprétation scolastique, va opérer un divorce définitif entre l’âme et le monde ainsi qu’entre la grâce et la nature.

c) Le rapport entre nature et grâce, cette pierre d’achoppement entre l’Orient byzantin et l’Occident latin dans l’ordre ontologique, se retrouve à propos du rapport entre liberté et grâce dans l’ordre sotériologique.

Dès le VIe siècle, l’augustinisme maximalisé devient la doctrine romaine officielle, bien qu’une majeure partie du monachisme gaulois, demeuré en liaison étroite avec les moines d’Orient, comme saint Jean Cassien, saint Vincent de Lérins et beaucoup d’autres, continue de professer la doctrine commune à tout l’Orient sur la relation entre notre nature créée libre et la grâce de l’illumination. Rejetant le platonisme spiritualiste d’Augustin, Cassien affirme au contraire la corporéité de l’âme (et donc l’importance de l’ascèse), la primauté de l’illumination mystique sur la contemplation intellectuelle, et surtout le caractère souverain de la liberté humaine dans l’œuvre du salut. Cette conception, traditionnelle en Orient, qui place la liberté personnelle à parité avec la grâce, sera développée par saint Grégoire de Nysse sous le nom de synergie, comme la doctrine des Eglises d’Orient.

En Occident, les écrits de Cassien et de ses disciples seront condamnés, malgré la sainteté reconnue de leurs auteurs, au concile d’Orange de 529, comme semi-pélagiens. Ce choix de l’Eglise latine sera fondamental quant à l’évolution de toute la pensée occidentale par la suite, préparant le triomphe du thomisme et de l’averroïsme au XIIIe siècle.

Or, là encore, les Eglises d’Irlande et de Bretagne prirent fait et cause pour la doctrine de la synergie, à tel point qu’on les retrouve accusées de semi-pélagianisme sous Grégoire le Grand.

d) Un bref survol des principaux aspects communs à l’Orient et aux Celtes chrétiens serait inachevé sans une évocation du thème de l’épectase. Celui-ci est longuement développé par saint Grégoire de Nysse dans la Vie de Moïse qui est une lecture spirituelle du livre de l’Exode.

Ce thème, traditionnel en Orient où il apparaît déjà chez Philon et Origène, considère la plénitude du Royaume comme une migration dynamique « de gloire en gloire », un exode infini de l’âme en Dieu infini. Dieu se donne infiniment à l’âme dont la participation à la divinité ne saurait elle-même être limitée, dès lors que nous serons « semblables à Lui ».

Mystique dynamique, cette représentation du Royaume est loin de l’imaginaire de l’Occident latin médiéval, pour lequel le paradis est souvent figé dans la rétribution des mérites et la contemplation statique du trône divin.

Elle trouve paradoxalement un écho en Irlande des VIe et VIIe siècles avec le récit de la navigation de Saint Brendan. Abbé d’un monastère des côtes irlandaises, celui-ci entreprend avec douze de ses moines un voyage à la recherche du paradis. De merveille en merveille, cette odyssée chrétienne conduira saint Brendan vers l’éternité dans une navigation sans fin, figure de son propre exode intérieur. Ce récit irlandais, dont les versions abondent, fut dûment commenté tout au long du Moyen-Age ainsi qu’à l’époque moderne. Ici encore, il n’est pas interdit d’y trouver une conception « initiatique » de la destinée de l’âme, se rapprochant de l’épectase chère aux commentaires orientaux de l’Exode.

Conclusion:

Ce rapide aperçu des caractéristiques communes aux deux traditions ne prétend pas établir entre elles un rapport d’équivalence. En effet, la tradition de l’Orient chrétien est aujourd’hui la tradition vivante de l’Eglise alors que la tradition celtique est une tradition ecclésiale éradiquée aux environs du XIIe siècle, et notre propos n’est pas ici de la ressusciter artificiellement.

Certes, nombre de ses aspects ont plus ou moins perduré dans les cultures populaires des pays celtiques, mais celles-ci sont aujourd’hui peu à peu absorbées et dissoutes dans le grand chaudron positiviste contemporain. Ces quelques lignes voudraient simplement contribuer à restituer la parenté foncière qui exista entre deux réalités anachroniques et heureusement transchroniques, la Celtie et l’Orthodoxie, dont nous vivons la rencontre après huit siècles d’histoire manquée.

Ainsi, de même que la Vérité de Dieu nous rend toujours notre vérité d’hommes, la Tradition à laquelle l’Esprit nous greffe nous rend-elle à l’esprit de notre tradition d’hommes.

Source et auteur : Diacre Maxime le Diraison

INVITATION:
Nous avons le bonheur de vous inviter aux ordinations au Lectorat et au Sous-diaconat qui seront conférées le Mercredi 5 Août 2020 lors de la Messe de 10h30 au Monastère Syro-Orthodoxe de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde pour le service liturgique de l'Eglise.
LECTEURS:
Monsieur Mickaël ABDELAOUI
Le Frère Antoine (Poussy Nsangou, séminariste)
SOUS-DIACRE:
Monsieur Axel PIERSON

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly, 4
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
PRIÈRE:
Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement.
Je vous aime, ô mon Dieu, et je n’appréhende l’enfer que parce qu’on y aura jamais la douce consolation de vous aimer.
Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire.
Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d’expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime.
Et plus j’approche de ma fin, plus je vous conjure d’accroître mon amour et de le perfectionner.
Amin.
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CONVITE:
Temos o prazer de convidá-lo para as ordenações do Lectorado e do Subdiaconado, que serão conferidas na quarta-feira, 5 de agosto de 2020, durante a missa das 10h30 no Mosteiro Siro-Ortodoxo da Bem-Aventurada Virgem Maria, Mãe de Misericórdia, pelo serviço litúrgico da 'Igreja.
LEITORES:
Mickaël ABDELAOUI
Irmão Antoine (Poussy Nsangou, seminarista)
UBDACON:
Axel PIERSON
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INVITATION:
We are pleased to invite you to the ordinations to the Lectorate and to the Sub-diaconate which will be conferred on Wednesday August 5, 2020 at the 10:30 am Mass at the Syro-Orthodox Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy for the liturgical service of the 'Church.
READERS:
Mr Mickaël ABDELAOUI
Brother Antoine (Poussy Nsangou, seminarian)SUB-DEACON:
Mr Axel PIERSON
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INVITACIÓN:
 
Nos complace invitarlos a las ordenaciones al Lectorado y al Subdiaconado que se conferirán el miércoles 5 de agosto de 2020 a las 10:30 a.m. 'Iglesia.
 
LECTORES
 
Sr. Mickaël ABDELAOUI
 
Hermano Antoine (Poussy Nsangou, seminarista)
 
SUB-DEACON:
Sr. Axel PIERSON
 
 
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Nous vous remercions pour votre présence ou (et) vos prières.
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L’homme doit
 
combattre contre lui-même
 
comme doit combattre l’ennemi
 
contre son ennemi.
(Discours de Mgr Boniface, 24 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Combat contre soi.
Illustration :
Platon, philosophe (mort en 348 avant J-C), dit :
« L’homme doit combattre contre lui-même comme doit combattre l’ennemi contre son ennemi. »
Extrait du discours :
Saint Paul dit aux Éphésiens (6, 11-12) :
« Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.
Car nous n’avons pas à combattre contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les pouvoirs dominateurs des ténèbres d’ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes. »
1ère Épître de saint Paul à Timothée (6, 12) :
« Soyez forts et courageux dans le saint combat de la foi. Travaillez à gagner la vie éternelle à laquelle vous êtes appelés. »
Saint Augustin dit :
« Nul ne peut vaincre sans combattre. »
Roger Martin du Gard, écrivain français († 1958), dit :
« L’existence toute entière est un combat ; la vie, c’est de la victoire qui dure. »
Saint Ambroise dit :
« La victoire des victoires est la victoire remportée sur soi-même. »
Platon, philosophe (mort en 348 avant J-C), dit :
« L’homme doit combattre contre lui-même comme doit combattre l’ennemi contre son ennemi. »
Saint Bonaventure († 1274) dit :
« Le mépris du monde est un dur combat….
Croyez-moi, il faut beaucoup plus de courage pour se dompter soi-même que pour vaincre mille ennemis. »
Saint Augustin dit :
« Parmi tous les combats du chrétien, les plus durs sont ceux de la chasteté où les assauts sont de tous les jours et la victoire si rare. »
Saint Augustin dit encore :
« On combat avec plus de force quand on combat contre soi-même. »
Qui ne sait se vaincre est né pour être esclave.
« Être à Dieu, être à Dieu tout entier, être à Dieu sans partage !... le corps à Dieu !
L’âme à Dieu !... Oh, il n’y a rien de plus beau ! »
(Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars)
***
Bien qu'un homme puisse se trouver dans un état de faiblesse, cela ne signifie pas qu'il a été abandonné par Dieu.
Sur la Croix, le Seigneur Jésus-Christ était dans la détresse, comme le monde voit les choses.
Mais quand le monde pécheur l'a considéré comme complètement détruit, en fait, Il est remonté victorieux de la mort et de l'Hadès.
Le Seigneur ne nous a pas promis des positions de vainqueurs en récompense pour une vie juste, mais Il nous a dit :
-"Dans le monde, vous aurez des tribulations, mais réjouissez-vous, car J'ai vaincu le monde" (Jn 16,33).
La puissance de Dieu est efficace quand une personne demande l'aide de Dieu, reconnaissant sa propre faiblesse et son propre péché.
C'est pourquoi l'humilité et la recherche de Dieu sont les vertus fondamentales du chrétien.
Saint Jean (Maximovitch)
------------------------
Pertencer a Deus, pertencer inteiramente a Deus, pertencer a Deus sem compartilhar! ... o corpo a Deus! Alma para Deus! ... Oh, não há nada mais bonito! "(
Saint Jean-Marie Vianney, Cura d'Ars)
***
Embora um homem possa estar em um estado fraco, isso não significa que ele foi abandonado por Deus.
Na cruz, o Senhor Jesus Cristo estava em perigo, como o mundo vê.
Mas quando o mundo pecaminoso o considerou completamente destruído, de fato Ele venceu a morte e o inferno.
O Senhor não nos prometeu posições vencedoras como recompensa por uma vida justa, mas disse-nos:
- "No mundo você terá tribulações, mas se alegrará, porque eu venci o mundo" (Jo 16,33).
O poder de Deus é eficaz quando uma pessoa pede a ajuda de Deus, reconhecendo sua própria fraqueza e seu próprio pecado.
É por isso que a humildade e a busca por Deus são as virtudes fundamentais do cristão.
São João (Maximovich)
-------------------------------------------
“To belong to God, to belong entirely to God, to belong to God without sharing! ... the body to God! Soul to God! ... Oh, there is nothing more beautiful! "(
Saint Jean-Marie Vianney, Curé of Ars)
***
Although a man may be in a weak state, that does not mean he has been forsaken by God.
On the Cross, the Lord Jesus Christ was in distress, as the world sees it.
But when the sinful world considered Him to be completely destroyed, in fact He came up victorious over death and Hades.
The Lord did not promise us winning positions as a reward for a righteous life, but He told us:
- "In the world you will have tribulations, but rejoice, for I have overcome the world" (Jn 16,33).
The power of God is effective when a person asks for God's help, recognizing their own weakness and their own sin.
This is why humility and the search for God are the fundamental virtues of the Christian.
Saint John (Maximovich)
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"¡Pertenecer a Dios, pertenecer enteramente a Dios, pertenecer a Dios sin compartir! ... el cuerpo a Dios! Alma a Dios! ... Oh, no hay nada más hermoso! "(
San Juan María Vianney, cura de Ars)
***
Aunque un hombre puede estar en un estado débil, eso no significa que Dios lo haya abandonado.
En la cruz, el Señor Jesucristo estaba angustiado, como lo ve el mundo.
Pero cuando el mundo pecaminoso lo consideró completamente destruido, de hecho, salió victorioso sobre la muerte y el Hades.
El Señor no nos prometió ganar puestos como recompensa por una vida justa, pero nos dijo:
- "En el mundo tendrás tribulaciones, pero alégrate, porque yo he vencido al mundo" (Jn 16,33).
El poder de Dios es efectivo cuando una persona pide la ayuda de Dios, reconociendo su propia debilidad y su propio pecado.
Es por eso que la humildad y la búsqueda de Dios son las virtudes fundamentales del cristiano.
San Juan (Maximovich)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

 

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

LE DISCERNEMENT DES ESPRITS
Thérapeutique –archange Raphael

La thérapeutique de l’âme humaine consiste dans la pénitence ou conversion du mental profond.

L’expérience que nous faisons alors du médecin divin qui est le Christ empli de la puissance de l’Esprit saint est liée à l’expérience du discernement.

En fait, Dieu donne le discernement à celui qui répond à l’appel de conversion :

-« Convertissez-vous car le Royaume des cieux est proche ! » (Matthieu3,2).

Le discernement permet alors la collaboration de la volonté libre de l’homme avec le vouloir divin.

Dieu veut faire de l’homme un dieu par participation à ses énergies déifiantes.

Discernement des trois volontés

Le cœur de l’homme est un espace habité, mais pas toujours par Dieu : de là viennent nos maux et nos souffrances.

La démarche de prière, qui consiste à adhérer au souvenir de Dieu d’une manière constante, fait découvrir cela.

Il y a en nous un espace, ce temple intérieur, ce cœur, qui est parasité par des pensées qui ne sont pas de Dieu, ni de nous, comparables à ces marchands que Dieu chasse avec colère de son temple.

Avec cette expérience-là, nous entrons dans ce que les Pères anciens appellent le discernement des trois volontés, des trois libertés ; il y a « ma » liberté de créature ; il y a « ta » liberté, celle de mon Créateur à qui je m’adresse ; il y a « sa » liberté, la liberté de l’autre, de l’adversaire, du monde spirituel déchu, du démon, de Satan, du diable, du « grappin » du bienheureux Curé d’Ars – quelle que soit la façon dont je l’appelle.

Ceci est très important à souligner.

La « garde des pensées » et le « discernement des pensées » reviennent à la même réalité : il y a en nous des suggestions, des pensées, des images, des impulsions spirituelles, avant même les impulsions psychiques ou physiques – c’est toujours la question de l’antériorité du spirituel, du « céleste », sur le « terrestre ».

Mais, à cause de la chute et de l’inversion d’une partie du céleste, toutes ces impulsions ne sont pas de Dieu et ne sont pas non plus de notre nature : il en est qui sont d’origine diabolique.

Ceci est la base de toute l’expérience ascétique et de la spiritualité orthodoxe aujourd’hui.

Trois dimensions

Nous sommes à une époque où l’on s’intéresse beaucoup à l’âme humaine ; on a beaucoup développé les « sciences humaines » depuis le début du 20ème siècle, en particulier avec les méthodes et les doctrines psychologiques de Freud, de Jung et d’autres.

Ceci crée une remarquable sensibilité à l’étude de l’âme et à ses profondeurs.

Notre siècle se penche sur l’âme humaine, et c’est d’une exceptionnelle importance.

Mais il est assez rare que l’on reconnaisse qu’il y a un Dieu et encore plus rare qu’on reconnaisse l’existence du monde angélique et particulièrement diabolique.

On considère souvent l’âme humaine dans ses profondeurs, sans penser qu’il existe des dimensions extérieures à elle et qui agissent en elle :

_le monde divin et le monde spirituel ou angélique, qui ne s’identifient pas au psychisme.

Le monde angélique

Il coïncide, on l’a déjà vu, avec une partie de l’âme, le mental profond, le « noûs », sans s’identifier pour autant à lui.

Finalement, il manque, dans beaucoup d’analyses de la pathologie de l’âme, deux personnes sur trois, et on étudie l’homme tout seul.

C’est une erreur, parce que le psychisme de l’être humain est conditionné par sa relation avec Dieu et avec le monde spirituel ; les phénomènes psychologiques ne peuvent donc s’expliquer uniquement par les relations interhumaines.

Il y a ici une complémentarité entre les « sciences humaines » et l’apport de la psychologie des Pères de l’Église, psychologie triadique comportant rigoureusement l’homme intérieur, Dieu et le monde spirituel.

L’homme intérieur, l’âme, est sensible aux impulsions qui viennent de Dieu par les anges ainsi qu’aux impulsions diaboliques.

Il peut développer progressivement la capacité de choisir entre ces deux types de suggestions, expressions respectives de la volonté divine et de la volonté du monde angélique désobéissant.

Sa volonté, qui choisit, est la troisième volonté de ce groupe.

(extrait de Prie comme tu respires. La vie comme liberté, aux éditions de la Métropole roumaine)

 

Nantes  et  le patrimoine français 

négligé

(Michel Onfray)

Michel Onfray était l’invité de LCI pour partager son « regard sur ce qui s’est passé à Nantes » et sur le patrimoine français « négligé ».

Le philosophe et essayiste Michel Onfray était l’invité samedi du Tour de l’info sur LCI, suite à l’incendie de la cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul de Nantes. Le journaliste souhaitait l’entendre partager son « regard sur ce qui s’est passé à Nantes » et plus particulièrement sur le « patrimoine français dont on a pu voir que, dans une certaine mesure, il était négligé ».

Michel Onfray dénonce alors le fait que l’on ne parle « véritablement » des actes anti-chrétiens « que quand une cathédrale brûle ».

« Il faut toujours qu’il y ait des choses médiatiques pour que les médias nous disent que le réel existe. C’est assez sidérant. C’est-à-dire que d’un seul coup, il y a une cathédrale qui prend feu, et on se dit, ‘tiens il y a un problème avec un buffet d’orgue qui a disparu, n’y aurait-il pas un problème avec le patrimoine’. Oui ! Mais c’est pas parce que la chose a été montrée à la télévision que pour autant elle existe. Je vous rappelle qu’il y a à peu près 2 ou 3 gestes anti-chrétiens par jour en France, et qu’on n’en parle véritablement que quand une cathédrale brûle. Tout ça se tient. Il y a des incendies qui ne sont pas visibles. […] Les châteaux s’effondrent, les églises s’effondrent, les monuments s’effondrent, et ce sont finalement des attentats à bas bruit. »

Interrogé sur les faits anti-chrétiens et anti-religieux, Michel Onfray tient à recentrer le débat.

« Je dis bien anti-chrétiens. Il ne faut pas dire absolument anti-religieux. Ça concerne les églises, ça concerne les chapelles, ça concerne les statues votives, ça concerne le catholicisme, et c’est pas religieux au sens large du terme, ça concerne le christianisme, entendons-nous bien. Ça concerne beaucoup moins l’islam, par exemple. Et ça concerne aussi parfois le judaïsme. »

Le journaliste approuve alors et complète en disant, « vous avez raison de le dire, il y a beaucoup plus d’actes à caractère anti-chrétien ». Michel Onfray, qui se dit « athée dans une civilisation chrétienne », poursuit :

« Je défends une civilisation, et notre civilisation est judéo-chrétienne à l’évidence. […] Il y a aussi une destruction des racines chrétiennes de la France à bas bruit par ceux qui estiment qu’on ne peut pas parler des racines chrétiennes de la France dans une Constitution. C’est tout de même l’évidence de ce que l’Histoire nous enseigne, c’est-à-dire dans la totalité des villages français, vous avez des églises, et vous avez de temps en temps des temples, vous avez de temps en temps des mosquées, et puis vous avez aussi des synagogues. Mais globalement, on sait très bien que c’est une terre catholique. L’athée que je suis ne va pas aller contre l’évidence historique. C’est une terre catholique, c’est même ensuite une terre chrétienne, avec, hélas, la Saint-Barthélémy, avec les guerres de religion, et c’est ce qui a constitué l’Histoire de France. On ne peut pas dire de la France qu’on peut en prélever ce qui nous arrange nous. »

M.C.

Crédits Images :  John_Silver / Shutterstock.com, Creative Commons – Wikimedia / Fronteiras do Pensamento

 

Source: Info Chrétienne

Tout ce qui libère notre esprit,
 
sans donner la domination
 
sur nous-mêmes, est pernicieux.
 
(Discours de Mgr Boniface, 25 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Dominer soi-même.
Illustration :
Goethe, poète allemand († 1832), dit :
« Tout ce qui libère notre esprit, sans donner la domination sur nous-mêmes, est pernicieux. »
Extrait du discours :
D’abord, dominer sa langue de peur qu’elle ne dise des choses fausses ou inutiles.
Ensuite, dominer ses pieds pour qu’ils ne courent pas vers les choses inutiles, illicites, absurdes.
Dominer ses mains de peur qu’elles ne reçoivent avec plaisir des présents et ne fassent le mal.
Dominer ses oreilles pour qu’elles n’écoutent pas la médisance.
Dominer ses yeux pour qu’ils ne voient pas la vanité.
Mais avant tout, dominer soi-même, ses passions déréglées.
Dominer soi-même, c’est la meilleure liberté.
Tissier, évêque français († 1948), dit :
« Celui-là seul est puissant sur les autres qui est puissant sur lui-même. »
Voltaire dit :
« Si je n’avais pas l’amour du travail, il y a longtemps que je serais mort de désespoir. »
Goethe, poète allemand († 1832), dit :
« Tout ce qui libère notre esprit, sans donner la domination sur nous-mêmes, est pernicieux. »
« Reste le capitaine de ton âme. »
Saint Bernard dit :
« Il faut dominer les mouvements déréglés de la volupté. »
Saint Jean Chrysostome dit :
« La volupté est semblable au chien :
- si vous le chassez, il s’enfuit,
- si vous le nourrissez, il reste. »
Platon dit :
« La volupté est suivie presque aussitôt de la douleur et du regret. »
C’est exercer un grand empire que de réprimer la volupté et de commander à son ventre.
Saint Bonaventure dit :
« C’est une grande perfection que de connaître son imperfection. »
Avouer ses fautes, c’est la noblesse !

Que se passe-t-il lorsqu'on est

 

confronté au silence ?

 

Des spécialistes du cerveau 

répondent à partir de leurs propres expériences . 

Des réponses certes personnelles et subjectives, 

mais qui n'en sont pas moins révélatrices

Pourquoi les scientifiques aiment-ils tant le silence ? Pour le savoir, Daniel A. Gross , un journaliste scientifique , a posé cette question à des scientifiques et des neurologues et voici ce qu'ils ont répondu.

Pour le spécialiste italien Luciano Bernardi, "il y a quelques siècles, la société c'était beaucoup de silence et quelque moment plus bruyants. Maintenant , c'est l'inverse. Au point que le silence est presque devenu un luxe. Pour trouver un silence de qualité, il faut pratiquement se retirer en montagne ou dans des centres de méditation."

 

Après avoir étudié les effets de la musique et du silence sur le cerveau de souris du laboratoire , Imke Kirste s'est demandé si sa propre vie n'était pas trop polluée par le bruit. "Lorsqu'on étudie le silence, on apprend surtout à écouter différemment" précise le chercheur. Depuis ces recherches, elle a pris conscience du bruit permanent qui l'entourait. Mais aussi à quel point cela représentait une distraction auditive qui la poussait vers la dispersion. Car, selon elle, "l'apprentissage de la solitude - et du silence qui en découle - donne justement forme à de nouvelles idées ou pistes de recherches."

Zoran Josipovic, un neuroscientifique a scanné le cerveau de moines bouddhistes lorsqu’ils étaient état de médiation. S'il a fait ce genre de recherche , c'est qu'il médite lui-même et voulait savoir comment cela marche . Pour lui , il ne fait pas doute que le silence est plus que bénéfique. "Dans un endroit calme et retiré, l'entièreté du système sensoriel commence à se détendre et à s'ouvrir à de nouvelles perspectives."

Le neuroscientifique Marcus Raichle raconte pour sa part que les meilleures pensées émergent dans les endroits calmes. "Le calme m'aide à passer en revue les pensées qui me traversent l' esprit ". Pour Dave Kraemer, qui étudie les mécanismes d'un auditoire, "le silence m'aide à reconnaître mes émotions, un peu comme une page blanche fait ressortir l'encre des mots".

Comme la plupart d'entre nous, les scientifiques aiment donc le silence et si certains ont cherché à comprendre pourquoi, ils sont surtout d'accord sur une chose : il n'y a aucun doute, le silence est d'or.

 

 

En savoir plus sur: http://www.levif.be/

 

DE SAINT AUGUSTIN SUR L'ÉVANGILE DE LUC: Contemplation et action.
Les paroles de notre Seigneur Jésus Christ nous invitent à tendre vers un seul but quand nous peinons dans les multiples travaux de ce monde.
Nous y tendons alors que nous sommes toujours errants, pas encore résidents ; toujours sur la route, pas encore dans la patrie; toujours désirant, pas encore possédant.
Cependant nous devons y tendre, y tendre sans paresse et sans relâche, afin de pouvoir y parvenir un jour.
Marthe et Marie étaient deux sœurs, proches non seulement par la chair mais aussi par la foi ; toutes deux s'étaient attachées au Seigneur, toutes deux servaient d'un même cœur le Seigneur présent dans la chair.
Marthe l'accueillit comme on a coutume d'accueillir les voyageurs. Mais elle était la servante qui accueille son Seigneur, la malade son Sauveur, la créature son Créateur.
Elle accueillit celui dont elle allait nourrir le corps, afin d'être elle-même nourrie par l'Esprit.
En effet, le Seigneur a voulu prendre la nature de l'esclave et, dans cette nature d'esclave, recevoir des esclaves sa nourriture, non par nécessité, mais par bonté.
Car ce fut de la bonté, que de se laisser nourrir. Oui il avait un corps, qui le faisait avoir faim et soif.
Ainsi donc, le Seigneur fut accueilli comme un hôte, lui qui est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu, mais tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Il adopte des esclaves pour en faire des frères, il rachète des captifs pour en faire ses cohéritiers. Mais que personne parmi vous n'aille dire :
-« Heureux, ceux qui ont eu le bonheur d'accueillir le Christ dans leur propre maison ! »
Ne vous plaignez pas, ne protestez pas parce que vous êtes nés à une époque où vous ne voyez pas le Seigneur dans sa condition charnelle : il ne vous a pas privés de cet honneur.
Chaque fois que vous l'avez fait l'un de ces petits, dit-il, c'est à moi que vous l'avez fait.
D'ailleurs, Marthe, toi qui es bénie pour ton service bienfaisant, permets-moi de te le dire : la récompense que tu cherches pour ton travail, c'est le repos.
Maintenant tu es prise par toutes les activités de ton service, tu cherches à nourrir des corps mortels, aussi saints qu'ils soient.
Lorsque tu seras venue à la patrie, trouveras-tu un voyageur a qui offrir l'hospitalité ? un affamé à qui rompre le pain ? un assoiffé à qui donner à boire ? un malade à visiter ? un plaideur à réconcilier ? un mort à ensevelir ?
Dans la patrie, il n'y aura plus tout cela. Alors, qu'y aura-t-il ?
Ce que Marie a choisi.
Là nous serons nourris, nous n'aurons plus à nourrir les autres.
Aussi ce que Marie a choisi trouvera là sa plénitude et sa perfection : de cette table abondante de la parole du Seigneur, elle ne recueillait alors que les miettes.
Voulez-vous savoir ce qu'il y aura là-bas ?
Le Seigneur le dit lui-même, en parlant de ses serviteurs : Vraiment, je vous le dis, il les fera mettre à table, et circulera pour les servir.
 
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De SÃO AGOSTO NO EVANGELHO DE LUC :
As palavras de nosso Senhor Jesus Cristo nos convidam a lutar por um objetivo, enquanto trabalhamos nos muitos trabalhos deste mundo.
Tendemos a fazê-lo enquanto ainda vagamos, ainda não residentes; ainda na estrada, ainda não na terra natal; sempre desejando, ainda não possuindo.
No entanto, devemos lutar por isso, sem preguiça e incansavelmente, para poder alcançá-lo um dia.
Marthe e Marie eram duas irmãs, próximas não apenas na carne, mas também na fé; ambos foram apegados ao Senhor, ambos serviram com o mesmo coração que o Senhor presente na carne.
Marthe o cumprimentou, como costumamos receber viajantes. Mas ela foi a serva que acolhe seu Senhor, o doente seu Salvador, a criatura seu Criador.
Ela acolheu aquele cujo corpo ela iria nutrir, a fim de ser nutrida pelo Espírito.
De fato, o Senhor queria tomar a natureza do escravo e, nessa natureza do escravo, receber sua comida dos escravos, não por necessidade, mas por bondade.
Porque foi gentileza deixar-se alimentar. Sim, ele tinha um corpo, o que o deixou com fome e sede.
Assim, o Senhor foi recebido como convidado, aquele que veio por si próprio e o seu próprio não o recebeu, mas todos os que o receberam, ele lhes deu o poder de se tornarem filhos de Deus.
Ele adota escravos para torná-los irmãos, ele compra cativos para torná-los seus herdeiros. Mas nenhum de vocês diz:
- "Felizes os que tiveram a felicidade de receber Cristo em seu próprio lar!" "
Não reclame, não proteste porque você nasceu em uma época em que não vê o Senhor em sua condição carnal: ele não o privou dessa honra.
Toda vez que você fez um desses pequeninos, ele disse, você fez isso comigo.
Além disso, Marthe, você que é abençoada por seu serviço benéfico, permita-me dizer: a recompensa que você procura pelo seu trabalho é o descanso.
Agora você é ocupado por todas as atividades de seu serviço, procura nutrir corpos mortais, por mais santos que sejam.
Quando você vier para a terra natal, encontrará um viajante para oferecer hospitalidade? um homem faminto para partir o pão? uma sede a quem dar para beber? um paciente para visitar? um litigante a ser reconciliado? um homem morto para ser enterrado?
Na pátria, não haverá mais tudo isso. Então, o que haverá?
O que Marie escolheu.
Lá seremos alimentados, não precisaremos mais alimentar os outros.
Então, o que Maria escolheu encontrará ali sua plenitude e perfeição: dessa mesa abundante com a palavra do Senhor, ela apenas juntou as migalhas.
Você quer saber o que estará lá?
O próprio Senhor diz isso, falando de seus servos: Em verdade vos digo que ele os fará sentar à mesa e sairá para servi-los.
 
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From SAINT AUGUSTINE ON THE GOSPEL OF LUC :
The words of our Lord Jesus Christ invite us to strive for one goal as we toil in the many works of this world.
We tend to do so while we are still wandering, not yet residents; still on the road, not yet in the homeland; always desiring, not yet possessing.
However, we must strive for it, strive for it without laziness and relentlessly, in order to be able to achieve it one day.
Marthe and Marie were two sisters, close not only in the flesh but also in faith; both were attached to the Lord, both served with the same heart the Lord present in the flesh.
Marthe greeted him as we usually greet travelers. But she was the servant who welcomes her Lord, the sick her Savior, the creature her Creator.
She welcomed the one whose body she was going to nourish, in order to be herself nourished by the Spirit.
Indeed, the Lord wanted to take the nature of the slave and, in that nature of slave, to receive his food from slaves, not out of necessity, but out of kindness.
Because it was kindness to let yourself be fed. Yes he had a body, which made him hungry and thirsty.
So the Lord was welcomed as a guest, he who came to his own, and his own did not receive him, but all who received him, he gave them the power to become children of God.
He adopts slaves to make them brothers, he buys captives to make them his joint heirs. But let none of you say:
- "Happy are those who had the happiness of welcoming Christ into their own home!" "
Do not complain, do not protest because you were born at a time when you do not see the Lord in his carnal condition: he did not deprive you of this honor.
Every time you've done one of these little ones, he said, you've done it to me.
Besides, Marthe, you who are blessed for your beneficent service, allow me to tell you: the reward you seek for your work is rest.
Now you are taken up by all the activities of your service, you seek to nourish mortal bodies, however holy they are.
When you come to the homeland, will you find a traveler to offer hospitality? a starving man to break bread? a thirsty to whom to give to drink? a patient to visit? a litigant to be reconciled? a dead man to be buried?
In the homeland, there will be no more all this. So what will there be?
What Marie chose.
There we will be fed, we will no longer have to feed others.
So what Mary chose will find there its fullness and perfection: from this table abundant with the word of the Lord, she only gathered the crumbs.
Do you want to know what will be there?
The Lord himself says it, speaking of his servants: Truly, I say it to you, he will make them sit at table, and will go around to serve them.
 
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De SAN AGUSTÍN EN EL EVANGELIO DE LUC :
Las palabras de nuestro Señor Jesucristo nos invitan a luchar por un objetivo mientras trabajamos en las muchas labores de este mundo.
Tendemos a hacerlo mientras todavía estamos deambulando, aún no residentes; todavía en el camino, aún no en la patria; siempre deseando, aún no poseyendo.
Sin embargo, debemos luchar por ello, luchar sin pereza y sin descanso, para poder lograrlo algún día.
Marta y María eran dos hermanas, cercanas no solo en la carne sino también en la fe; ambos estaban unidos al Señor, ambos sirvieron con el mismo corazón que el Señor presente en la carne.
Marta lo saludó como solemos saludar a los viajeros. Pero ella era la sirvienta que da la bienvenida a su Señor, la enferma su Salvador, la criatura su Creador.
Ella dio la bienvenida a aquel cuyo cuerpo iba a nutrir, para ser alimentada por el Espíritu.
De hecho, el Señor quería tomar la naturaleza del esclavo y, en esa naturaleza de esclavo, recibir su comida de los esclavos, no por necesidad, sino por amabilidad.
Porque fue amabilidad dejarse alimentar. Sí, tenía un cuerpo, lo que le daba hambre y sed.
De modo que el Señor fue recibido como invitado, el que vino a los suyos, y el suyo no lo recibió, pero a todos los que lo recibieron, les dio el poder de convertirse en hijos de Dios.
Adopta esclavos para hacerlos hermanos, compra cautivos para que sean sus coherederos. Pero que ninguno de ustedes diga:
- "¡Felices los que tuvieron la felicidad de recibir a Cristo en su propio hogar!" "
No te quejes, no protestes porque naciste en un momento en que no ves al Señor en su condición carnal: él no te privó de este honor.
Cada vez que has hecho uno de estos pequeños, dijo, me lo has hecho a mí.
Además, Marta, tú que eres bendecida por tu servicio benéfico, permíteme decirte: la recompensa que buscas por tu trabajo es el descanso.
Ahora estás ocupado por todas las actividades de tu servicio, buscas nutrir los cuerpos mortales, por muy santos que sean.
Cuando vengas a la patria, ¿encontrarás un viajero que te ofrezca hospitalidad? un hombre hambriento para partir el pan? un sediento a quien dar de beber? un paciente para visitar? un litigante para ser reconciliado? un hombre muerto para ser enterrado?
En la patria, ya no habrá más todo esto. Entonces, ¿qué habrá?
Lo que Marie eligió.
Allí seremos alimentados, ya no tendremos que alimentar a otros.
Entonces, lo que María eligió encontrará allí su plenitud y perfección: de esta mesa abundante con la palabra del Señor, ella solo recolectó las migajas.
¿Quieres saber qué habrá allí?
El mismo Señor lo dice, hablando de sus siervos: En verdad, te lo digo, los hará sentarse a la mesa y dará la vuelta para servirlos.
 
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Ô mon Dieu
Fin du poème de Charles Péguy, Sainte Jeanne d’Arc, chanté par Christophe.

 
Ô mon Dieu
Puisqu’il faut qu’à présent Rouen soit ma maison,
Ecoutez bien ma prière :
Je Vous prie de bien vouloir accepter cette prière 
Comme étant vraiment ma prière de moi,
Parce que, tout à l’heure, je ne suis pas tout à fait sûre
De ce que je ferai quand je serai dans la rue…
Et sur la place, de ce que je dirai…
Pardonnez-moi, pardonnez-nous à tous
(Tout) le mal que j’ai fait (en Vous servant).
Mais je sais bien que j’ai bien fait de Vous servir.
Nous avons bien fait de Vous servir ainsi.
Mes voix ne m’avaient pas trompée.
Pourtant (mon Dieu) tâchez de nous sauver tous,
Mon Dieu.
Jésus sauvez-nous tous à la vie éternelle !

" O MON DIEU !... " Chanson de la B.O. "JEANNE " Film de BRUNO DUMONT Texte de CHARLES PEGUY ( 1873-1914 ) et Musique de CHRISTOPHE

Agnès Thill interpelle le

Gouvernement à propos de la

protection des lieux de culte

chrétiens ?

« Ma question est simple. S’attrister, s’indigner, condamner ne suffit plus.

Qu’envisagez-vous de faire pour protéger ce qui fut notre histoire, les lieux de culte chrétiens ? »

Agnès Thill, députée de l’Oise, s’est adressée hier, à l’Assemblée Nationale, au Ministre des Cultes au sujet de la protection des lieux de culte chrétiens. Richard Ferrand, qui préside l’Assemblée Nationale, lui rappelle que le Ministre des Cultes n’existe plus depuis 1912, mais qu’un bureau des cultes est placé sous la responsabilité du ministre de l’Intérieur, qui répondra donc à sa question.

 

Agnès Thill commence par déplorer « la menace criminelle » et le « danger » qui pèse sur « notre patrimoine, notre histoire, nos chefs-d’oeuvre ».

« Monsieur le ministre, les images sont sans appel. Les orgues du 17ème siècle et les vitraux de 1498 ont définitivement disparus. Ci-git la cathédrale de Nantes. Trois départs de feu. Outre la menace criminelle, notre patrimoine, notre histoire, nos chefs-d’oeuvre n’ont jamais été autant en danger. On n’efface pas notre histoire. Nous sommes issus d’elle. Elle nous a façonnés. Que nous l’apprécions ou pas, nul ne sort de nulle part, nul ne s’est fait tout seul. En France on recense plus de 500 églises directement menacées, et environ 5000 édifices religieux en souffrance qui, si rien n’est fait, risquent de disparaitre. Ça fait plaisir à certains et c’est bien cela qui doit nous alarmer dans un pays qui revendique fièrement sa laïcité. »

La députée continue en citant les chiffres du minstère de l’Intérieur : 1052 actes antichrétiens ont été commis en 2019.

« Le décompte officiel de Place Beauvau pour 2019 est le suivant : 1052 actes antichrétiens, 657 actes antisémites, 154 actes antimusulmans. Oui, il y a un sujet en France aujourd’hui, celui de la protection de notre laïcité. et s’il faut combattre l’antisémitisme, oui il faut combattre l’islamophobie, alors il faut aussi combattre tous ces actes antichrétiens. Ce sont trois actes antichrétiens par jour, Monsieur le Ministre. Encore ce week-end, en Bretagne, à l’île d’Arz, l’abbaye de Ligugé cette nuit, première abbaye fondée en France et première en Occident. C’est un calvaire ici, une vierge là, un vol ailleurs, une destruction, une souillure, un incendie. Trois par jour. Les catholiques sont sympathiques parce qu’à force ils pourraient en avoir assez de ces actes de vandalisme, dont l’absence d’entretien, qui ne respecte ni notre histoire, qu’il faut bien accepter comme telle, ni leur religion. Je fais partie de ces milliers de gens qui ne veulent plus voir les cathédrales, églises, chapelles, abbayes, lieux de culte, cimetières, calvaires, brûlés, détruits, profanés, souillés, volés, abimés, vandalisés ou abandonnés. Lieux de culte, ils sont aussi ferments d’unité, expression d’identité et merveille d’art. »

Dans ce contexte, Agnès Thill souhaite savoir ce qui est envisagé par le gouvernement pour « protéger ce qui fut notre histoire, les lieux de culte chrétiens ».

« Ma question est simple. S’attrister, s’indigner, condamner ne suffit plus. Qu’envisagez-vous de faire pour protéger ce qui fut notre histoire, les lieux de culte chrétiens ? »

Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur a alors pris la parole, rappelant qu’il est également ministre des libertés publiques, parmi lesquels, le fait de « croire ou ne pas croire dans la R2publique française, le fait d’aller ou de ne pas aller librement à son culte et le fait de comprendre que son culte n’est jamais au-dessus des lois de la République »

« Madame, vous avez posé une question qui à la fois pose la question des actes antichrétiens, ou anticatholiques et de manière générale antireligieux, qu’il faut évidemment condamner avec la première force. Je me permettrai de le distinguer de l’incendie qui a eu lieu dans la cathédrale de Mons où je me suis rendu avec monsieur le Premier ministre et madame la ministre de la culture puisque, à l’heure où je vous parle, rien n’indique que ce soit un acte criminel. Il est sous l’autorité du procureur de la République de le considérer. Il y a une enquête qui est ouverte. La garde-à-vue qui a été faite, vous l’avez vu, la personne a été remise en liberté. Et il n’a pas été mis en examen. Il se pourrait que cet acte soit accidentel, ce qui ne retire en rien, bien sûr, l’émotion exprimée par madame la ministre de la culture. En revanche, vous avez parfaitement raison, de nombreux actes antireligieux, qu’ils soient antisémites, qu’ils soient antimusulmans, anti-islam, ou antichrétiens, anticatholiques, ont été malheureusement perpétrés ces derniers temps. Rien que pour le mois de janvier, il y a eu énormément d’actes antichrétiens. Il y a eu effectivement des statuettes de la vierge Marie qui ont été renversées et brisées dans les Pyrénées-Atlantiques, dans huit églises, à Mont Saint-Aignan, une crèche qui a été renversée et Jésus qui a été décapité, de nombreux tags à l’église du Mans, dans le Calvados, des pèlerins qui ont été attaqués. Oui, vous avez raison, Madame la Députée, il y a des actes antichrétiens, il y a des actes antireligieux. et dès a prise de fonction, j’ai contacté le président de la Conférence des Évêques de France, les représentants du culte musulman, les représentants du culte juif pour leur dire évidemment toute la protection de la nation. Et je me rendrai dimanche à Saint-Étienne du Rouvray, pour assister évidemment à la messe anniversaire de ce triste assassinat par un terroriste islamiste du prêtre Hamel. »

© Info Chrétienne 

Les reliques, trésors sacrés des églises

Dans le christianisme, les reliques désignent les restes d’un saint ou les objets en relation avec sa vie. Au Moyen Âge, toute église devait en posséder. Quitte à les inventer ou à les voler.

Les reliques ont suscité la construction d’églises, mis en mouvement des foules de pèlerins et ont généré des œuvres d’art (les reliquaires).

Pour expliquer une telle passion, il faut comprendre que les fidèles attribuent aux reliques un pouvoir surnaturel propre à provoquer des miracles. Une sorte de culte s’est organisée autour de ces restes si particuliers, certaines églises étant mieux dotées que d’autres.

reliques de l'abbaye-aux-hommes à Caen

Des corps et des objets

Les reliques ne se limitent pas à des ossements. Elles prennent deux formes :

  • Les reliques réelles ou primaires. Elles correspondent à des parties du corps des saints, principalement des os. Si certaines églises possèdent un squelette entier, la plupart se contentent d’un fragment, par exemple une phalange, ou pire d’un ongle
  • Les reliques indirectes ou secondaires. Elles regroupent les vêtements, linges ou objets ayant appartenu au saint ou ayant été en contact avec son corps. Entrent dans cette catégorie très variée la crosse de saint Pierre, le rocher sur lequel s’est posé l’archange saint Michel et même les pierres jetées sur saint Étienne lors de son martyr.
catégories de reliques

Le pouvoir surnaturel des reliques

Même morts, les saints sont considérés comme les intercesseurs les plus efficaces auprès de Dieu, car, selon le clergé, leurs restes contiennent encore leur virtus, une force divine et surnaturelle.

L’historien et archéologue André Bonnery explique :

« lorsqu’il approchait des reliques du saint, le fidèle croyait pouvoir capter un peu de cette force, et obtenir plus facilement ce pour quoi il l’implorait. Les miracles qui s’opérèrent auprès de certaines tombes renforcèrent cette croyance, en attribuant des vertus thaumaturgiques (de guérison) aux reliques ».

André Bonnery, L’art roman, MSM, 2010

À une époque où la médecine tue plus qu’elle ne soigne, les reliques représentent donc une alternative beaucoup moins risquée pour le chrétien.

Au-delà de leurs capacités de guérison, le « rayonnement » des reliques est censé apporter protection aux fidèles qui s’en approchent et à la communauté religieuse qui les abritent. Elles éloignent les agresseurs, garantissent de bonnes moissons, écartent les inondations… Les aristocrates l’ont bien compris, qui se font enterrer au plus près.

Somptueux reliquaires et pèlerinages

Devant tant de bienfaits, on comprend pourquoi les reliques suscitent une forte vénération au Moyen Âge. Elles sont à l’origine des pèlerinages. Une église dépourvue n’attire aucun pèlerin. Si on part à Compostelle, c’est pour approcher le tombeau de l’apôtre saint Jacques et visiter sur le chemin les autres sanctuaires à reliques (Sainte-Foy de Conques, Saint-Sernin de Toulouse, Saint-Martial de Limoges…). Les chrétiens ont besoin d’éléments matériels pour attiser leur foi.

Ces précieux restes, installés dans une crypte ou dans le chœur, sont conservés dans des reliquaires aux formes très variées, mais d’aspect toujours somptueux. Des orfèvres ont façonné des écrins qui font partie des chefs-d’œuvre de l’artisanat médiéval. Les pèlerins défilent devant. Rarement ils peuvent les toucher, ce qui est pourtant le meilleur moyen de ressentir cette fameuse virtus.

 

Le clergé sort exceptionnellement les reliques de l’église. Il faut un cas de force majeure. Une épidémie meurtrière par exemple. On promène alors les reliques en procession à travers la ville dans l’espoir d’arrêter le mal. C’est peut-être ce que nous aurions dû faire contre le COVID-19 😊 En 1112-1113, les clercs de Laon emportent leurs reliques jusqu’en Angleterre, pour susciter des aumônes qui serviront à financer la reconstruction de leur cathédrale brûlée.

 

Compétition autour des reliques

Les reliques ne se trouvent pas uniquement dans les grandes églises. Toutes doivent en posséder à l’intérieur ou à proximité de leur autel. Mais certaines reliques sont plus prestigieuses que d’autres. Or, conserver un os de sainte Wilgeforte ne devrait pas attirer les foules et donc les dons.

Par contre, une relique de saint Jean Baptiste ou de saint Michel rejaillit sur la réputation et donc la fortune de l’église qui en est la propriétaire.

Comme le stock de reliques à disposition dans le monde est limité, cathédrales, abbayes, collégiales, mais aussi les princes ou les villes, se battent pour acquérir les reliques les plus importantes. Dans cette compétition, certains sont chanceux, d’autres dénués de scrupules.

Acquérir des reliques par des moyens discutables

Cinq méthodes, plus ou moins morales, sont à la disposition des églises ou des princes pour obtenir des reliques :

1. la découverte de reliques (appelée aussi invention)

À l’occasion de travaux ou de labours, on tombe miraculeusement sur la sépulture d’un saint ou sur un reliquaire. Il arrive que le saint, désespéré que les hommes ne trouvent pas son corps, s’impatiente et apparaisse en songe pour indiquer la cache. Ce téléguidage évite la situation de Bologne où, vers 1140, l’évêque et un abbé local conduisent des fouilles pour en dénicher.

Parfois l’invention est à prendre en son sens commun : on crée de fausses reliques pour attirer des pèlerins. Au milieu du XIe siècle, les moines de Saint-Emmeran de Ratisbonne, en Bavière, découvrent des ossements qu’ils identifient à saint Denis. Or, le corps de saint Denis est réputé reposer en France, dans la célèbre abbaye de Saint-Denis. Le monastère allemand n’est pas gêné par cette incohérence. Il fabrique plusieurs faux émanant du pape et de l’empereur — ces documents servent à l’authentification — et invente un récit qui justifie comment le corps de saint Denis a pu arriver en Bavière. Les moines français protesteront en vain.

2. La canonisation d’un défunt local

C’est la voie la plus astucieuse pour posséder des reliques. Des moines parviennent par exemple à faire canoniser leur abbé. Comme le personnage est généralement enterré au monastère, ils se retrouvent en possession de restes devenus sacrés. C’est la méthode de l’abbaye de Cluny : quatre de ses six premiers abbés ont été déclarés saints.

3. Les dons et échanges

L’Église accepte que le corps d’un saint soit dépecé pour que ses différentes parties soient distribuées. Évêque et abbé ont pu ainsi envoyer des reliques à des églises dépourvues. Des rois s’en sont servis comme cadeau diplomatique.

don reliques
4. L’achat de reliques

Le commerce des reliques existe au Moyen Âge. En 1238, le roi saint Louis réalise un coup retentissant en achetant à l’empereur byzantin la couronne d’épines du Christ. Pour accueillir cette relique exceptionnelle en France, la Sainte-Chapelle de Paris est construite. Les travaux coûtent environ 40 000 livres, un montant énorme, mais modeste par rapport au prix d’achat de la couronne : 135 000 livres.

 
5. Le vol de reliques

Rien n’arrête l’appétit pour les reliques. Surtout pas Foulques Nerra, le terrible comte d’Anjou. En l’an 1008 ou 1009, il est en pèlerinage à Jérusalem, alors aux mains des musulmans. Faisant mine de se prosterner pour prier, il réussit avec ses dents à arracher un petit morceau du saint Sépulcre (le tombeau du Christ) et à le ramener en Anjou à la barbe des gardiens. En 827, des marchands vénitiens volent les reliques de l’évangéliste Marc à Alexandrie en la cachant sous de la viande de porc.

Comme l’a démontré l’historien américain Patrick Geary, le vol est un mode habituel d’acquisition au Moyen Âge. Les auteurs ne cachent pas forcément leur larcin, confiants dans leur argument : si ce déplacement forcé ne plaisait pas au saint, pourquoi ne les a-t-il pas punis ?

vol de reliques

Les reliques les plus prestigieuses

Certaines reliques ont beaucoup de valeur, car elles appartiennent aux personnages les plus sacrés : Jésus et sa mère Marie.

Or, leurs restes se trouvent limités par les circonstances de leur mort : à la différence des simples mortels, leur corps a gagné le Ciel. Les chrétiens sont démunis du moindre os.

À défaut, le clergé s’est rabattu sur les reliques indirectes : tous les objets touchés ou portés par le Christ ou la Vierge. Finalement, la liste est assez longue. Entrent en compte les instruments liés au supplice du Christ, sa Passion. Je viens d’évoquer la couronne d’épines par exemple. Ajoutez-y les fragments de la croix, les clous de la crucifixion, quelques gouttes de sang, le calice et le couteau de la Cène…

Les reliques de Marie, plus rares, consistent principalement en ses vêtements. Certaines églises affirment posséder quelques cheveux.

 

Dans l’ordre de prestige suivent tous les personnages qui ont connu Jésus : les apôtres, saint Jean-Baptiste, Marie-Madeleine, les rois Mages…

Parfois les saints locaux sont aussi peu célèbres que le boulanger du village, mais les religieux qui en conservent les restes réussissent habilement à en faire la publicité au-delà de la région. Pour cela, il suffit notamment de broder une fabuleuse histoire autour du vénérable personnage. Prenez l’exemple de saint Léonard. Au XIe siècle, l’évêque de Limoges fait rédiger la biographie de cet inconnu. L’auteur imagine Léonard vivre au VIe siècle, il lui fait croiser Clovis et la reine. Il lui attribue différents miracles. Cela suffit pour que le culte de saint Léonard, jusque là confidentiel, se développe et pour que la collégiale Saint-Léonard-de-Noblat, là où repose le saint, devienne prospère.

En langage moderne, on appelle cette méthode de promotion le storytelling.

 

Les fausses reliques

Au XVIe siècle, les protestants se sont moqués de ces restes parfois douteux. Dans son Traité des reliques, Calvin démontre la supercherie. Si on rassemblait tous les os de certains saints, dispersés dans les sanctuaires chrétiens, ils auraient plusieurs têtes et plus de 10 doigts.

Un peu plus tard, l’écrivain calviniste Agrippa d’Aubigné s’amuse d’une relique très spéciale : le « han » de Joseph le Charpentier, conservé dans l’église de Cour-Cheverny, près de Blois. Il s’agissait d’une bouteille qui enfermait le son et le souffle produit par Joseph quand il fendait des bûches !

Lors des guerres de Religion, les protestants ne se gênaient pas pour sortir les contenus des reliquaires et les jeter. Avec la Contre-Réforme, les évêques catholiques firent le ménage des cas les plus suspects. Enfin, beaucoup de reliques disparurent pendant la Révolution. Si bien qu’elles ne sont malheureusement plus visibles aujourd’hui.

En même temps, je ne suis pas sûr que les fidèles parvenaient à voir quelque chose du « han » de Joseph.😊 

Les reliques toujours dans l’actualité

N’en déduisez pas l’invention de toutes les reliques. Quelques analyses scientifiques concluent, sinon à l’authenticité, au moins à leur caractère plausible. En 2019, une datation au carbone 14 du crâne supposé d’Aubert, l’évêque fondateur du Mont-Saint-Michel, a révélé une certaine concordance : l’os est bien contemporain de la fondation du monastère.

Même si aujourd’hui les fidèles se bousculent beaucoup moins qu’au Moyen Âge pour approcher des reliques, elles attirent encore les convoitises : n’a-t-on pas volé en 2014 et 2017 des reliques de Jean-Paul II ?

Quelques chercheurs rêvent d’analyser en laboratoire les reliques du Précieux-Sang, autrement dit les gouttes de sang laissées par le Christ. Qui sait ? L’ADN de Dieu pourrait surgir au microscope.

  • Lire aussi : le culte des reliques, un article d’Edina Bozoky sur Clio.fr
Prière orthodoxe pour la Création
 
Béni est notre Dieu, en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
 
Roi Céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, toi qui es partout présent et qui remplis tout, trésor de grâces et source de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute impureté et sauve nos âmes, toi qui es bonté.
 
Ô Dieu Saint , ô Dieu Saint et fort, ô Dieu Saint et immortel, crucifié pour nous + aie pitié de nous. (3 fois)
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
 
Très Sainte Trinité, aie pitié de nous. Seigneur, efface nos péchés. Maître, pardonne-nous nos
 
iniquités. Saint, visite-nous et guéris nos infirmités pour la gloire de ton Nom.
 
Kyrie eleison. Kyrie eleison. Kyrie eleison.
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
 
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite, sur la terre, comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du mal. Car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.
 
Psaume 103
 
Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence,
 
tu as pour manteau la lumière ! Comme une tenture, tu déploies les cieux, tu élèves dans leurs eaux tes demeures ; des nuées, tu te fais un char, tu t’avances sur les ailes du vent ; tu prends les vents pour messagers, pour serviteurs, les flammes des éclairs.
 
Tu as donné son assise à la terre : qu’elle reste inébranlable au cours des temps.
 
Tu l’as vêtue de l’abîme des mers : les eaux couvraient même les montagnes ; à ta menace, elles prennent la fuite, effrayées par le tonnerre de ta voix.
 
Elles passent les montagnes, se ruent dans les vallées vers le lieu que tu leur as préparé. Tu leur imposes la limite à ne pas franchir : qu’elles ne reviennent jamais couvrir la terre. Dans les ravins tu fais jaillir des sources et l’eau chemine au creux des montagnes ; elle abreuve les bêtes des champs : l’âne sauvage y calme sa soif ; les oiseaux séjournent près d’elle : dans le feuillage on entend leurs cris. De tes demeures tu abreuves les montagnes, et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ; tu fais pousser les prairies pour les troupeaux, et les champs pour l’homme qui travaille. De la terre il tire son pain : le vin qui réjouit le cœur de l’homme, l’huile qui adoucit son visage, et le pain qui fortifie le cœur de l’homme. Les arbres du Seigneur se rassasient, les cèdres qu’il a plantés au Liban ; c’est là que vient nicher le passereau, et la cigogne a sa maison dans les cyprès ; aux chamois, les hautes montagnes, aux marmottes, l’abri des rochers. Tu fis la lune qui marque les temps et le soleil qui connaît l’heure de son coucher. Tu fais descendre les ténèbres, la nuit vient : les animaux dans la forêt s’éveillent ; le lionceau rugit vers sa proie, il réclame à Dieu sa nourriture.
 
Quand paraît le soleil, ils se retirent : chacun gagne son repaire.
 
L’homme sort pour son ouvrage, pour son travail, jusqu’au soir.
 
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens. Voici l’immensité de la mer, son grouillement innombrable d’animaux grands et petits, ses bateaux qui voyagent, et Léviathan que tu fis pour qu’il serve à tes jeux.
 
Tous, ils comptent sur toi pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
 
Tu donnes : eux, ils ramassent ; tu ouvres la main : ils sont comblés.
 
Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière.
 
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre.
 
Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses oeuvres !
 
Il regarde la terre : elle tremble ; il touche les montagnes : elles brûlent.
 
Je veux chanter au Seigneur tant que je vis ; je veux jouer pour mon Dieu tant que je dure.
 
Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur.
 
Que les pécheurs disparaissent de la terre ! Que les impies n’existent plus ! Bénis le Seigneur, ô mon âme !
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.Amen.
 
Alléluia, alléluia, alléluia, gloire à toi, ô Dieu ! (3 fois)
 
Le Seigneur est Dieu, il nous est apparu. Béni est Celui qui vient au nom du Seigneur !
 
(répété après les versets suivants)
 
* Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour !
 
* Les nations m’ont entouré, mais au nom du Seigneur je les ai repoussées.
 
* Non, je ne mourrai pas, mais je vivrai et publierai les hauts-faits du Seigneur.
 
* La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle. C’est là l’œuvre du
 
Seigneur, une merveille à nos yeux !
 
Tropaires
 
Aie pitié de nous, Seigneur, aie pitié de nous ; nous n’avons aucune excuse, mais, tout pécheurs que nous sommes, nous t’offrons cette prière, à toi, notre Maître : aie pitié de nous !
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.
 
Seigneur, toi qui jadis brisas l’orgueil des nations à Babylone, délivre-nous de ton juste châtiment. Aie compassion de ton peuple, que tu as acquis par ton sang. Ne nous abandonne pas aux conséquences néfastes de nos actes, car toi seul es le Dieu que nous connaissons. Laisse ceux qui sont dans le péril entendre ta voix : « Je suis avec vous. Qui sera contre vous ? »
 
Et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
 
Ouvre nous, Mère de Dieu, bénie, les portes de la miséricorde. Ne laisse pas périr ceux qui
 
comptent sur toi, mais délivre-nous de tout danger, car tu es la protectrice du peuple chrétien.
 
Antienne.
 
Seigneur, que ta miséricorde soit sur nous, comme nous avons espéré en toi.
 
* Seigneur, écoute ma prière ; que mon cri parvienne jusqu’à toi.
 
Lecture de la lettre de saint Paul, apôtre, aux Romains (8, 22-27) :
 
Frères, nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un
 
enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps. Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance. Bien plus, l’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.
 
Alléluia, alléluia, alléluia !
 
* Seigneur, fais-nous miséricorde et bénis-nous !
 
* Éclaire-nous par la lumière de ta face et aie pitié de nous !
 
 
Lecture du saint Évangile selon saint Matthieu (24, 27-33 et 42-51):
 
 
Le Seigneur dit : « Comme l’éclair part de l’orient et brille jusqu’à l’occident, ainsi sera la venue du Fils de l’homme. Selon le proverbe : Là où se trouve le cadavre, là se rassembleront les vautours. Aussitôt après la détresse de ces jours-là, le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa clarté ; les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées. Alors paraîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme ; alors toutes les tribus de la terre se frapperont la poitrine et verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel, avec puissance et grande gloire. Il enverra ses anges avec une trompette retentissante, et ils rassembleront ses élus des quatre coins du monde, d’une extrémité des cieux jusqu’à l’autre. Laissez-vous instruire par la parabole du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que ses feuilles sortent, vous savez que l’été est proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez tout cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, à votre porte. » « Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi ! Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens. Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”, et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes, alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. »
 
Litanie
 
Aie pitié de nous, Dieu, selon ta grande miséricorde, nous t’en prions : exauce-nous et aie pitié !
 
Kyrie eleison ! Kyrie eleison ! Kyrie eleison ! (ou : Seigneur, aie pitié). Répété après chaque demande.
 
Prions pour le Catholicos..., notre Métropolite... …, pour notre évêque …, et pour tous nos frères dans le Christ.
 
Prions pour ce pays et pour ceux qui le gouvernent, afin que dans la tranquillité qu’ils nous assurent nous puissions vivre en toute justice et sainteté.
 
Seigneur, toi qui as créé l’univers et tout ce qu’il renferme, reçois notre pénitence et envoie à la
 
terre, en temps opportun, la pluie dont elle a besoin, le climat favorable, apaise la fureur des
 
éléments, afin que la création ne souffre pas à cause de nos péchés.
 
Nous t’en prions : exauce-nous et aie pitié.
 
Seigneur, toi qui t’opposes aux orgueilleux, rends droites les oeuvres de nos mains, afin qu’elles ne nous nuisent pas et que les malheurs et les catastrophes ne nous anéantissent, mais regarde notre misère avec compassion et envoie-nous la grâce et la paix.
 
Nous t’en prions : exauce-nous et aie pitié.
 
Seigneur, ne laisse pas ta création souffrir à cause de notre rapacité et de nos iniquités, mais préserve-la indemne malgré les injures.
 
Nous t’en prions : exauce-nous et aie pitié.
 
Nous te prions encore de ne pas tenir compte de nos iniquités et des injustices de ton peuple et de détourner ta colère légitime contre nous. Ne laisse pas la faim, la soif et les autres calamités détruire ce monde, mais garde-le sauf et montre-nous ta compassion.
 
Nous t’en prions : exauce-nous et aie pitié.
 
Prière pour la Terre
 
Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui as créé le ciel et la terre avec toute leur splendeur, qui as illuminé le jour par la clarté du soleil et la nuit par les lueurs du feu, Créateur de toute chose, tu as façonné l’homme à partir de la terre et tu ne l’as pas abandonné malgré sa trahison, mais tu l’as recréé par le sang précieux de ton Fils unique ! Regarde du haut du ciel, Dieu, et entends les gémissements de la Terre : arbres et buissons disparaissent, animaux et oiseaux s’éteignent à cause des iniquités des humains. C’est pourquoi, nous nous prosternons devant toi avec contrition et nous te supplions : ne laisse pas le monde sombrer dans la destruction, ne nous abandonne pas malgré nos iniquités, mais incite les fils des hommes insensés à la conversion et accorde-leur le salut, ainsi qu’à toute la création qu’ils tiennent sous leur domination.
 
Béni es-tu, Seigneur, qui, du temps de Noé, as lavé le péché des hommes par l’eau, donne-nous les flots des larmes pour purifier nos immondices et nous détourner des actes mauvais, de la cupidité et de l’injustice, afin que nous soyons de dignes intendants de ton patrimoine.
 
Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, du temps de Lot, as consumé les impuretés de Sodome et de Gomorrhe et as purifié la Terre promise, suscite la conversion des esprits et des cœurs rebelles et pervers, afin qu’ils découvrent ta voie.
 
Béni es-tu, Seigneur, Dieu tout-puissant, qui, par la venue de ton Fils bien-aimé, as renouvelé et
 
purifié toute la création ! Accorde aux hommes la foi, afin qu’ils puissent te rendre grâce, à toi, à ton Fils unique et à ton Esprit Consolateur et que les humains, tous les êtres vivants et les éléments de l’univers glorifient le Nom vénérable et magnifique de la Sainte Trinité, pour les siècles des siècles. Amen.
 
Très Sainte Mère de Dieu, sauve-nous !
 
Toi, plus vénérable que les Chérubins et incomparablement plus glorieuse que les Séraphins, qui sans corruption enfantas Dieu le Verbe, toi, véritablement Mère de Dieu, nous te magnifions.
 
Gloire à toi, Christ, Dieu, notre espérance, gloire à toi !
 
Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.
 
Kyrie eleison, Kyrie eleison, Kyrie eleison ! Père, bénis !
 
Que le Christ, notre vrai Dieu, par les prières de sa Mère toute pure et de tous ses saints, aie pitié de nous et nous sauve, lui qui est bon et qui aime les hommes.
 
Amen.
 
 
 
(SOURCE : Saint-Synode du patriarcat de Moscou le 13 juillet 2015)
 
 
 
 
 
 
 
 
 

PAUL CLAUDEL, UN HOMME, UN

CHEMIN...

Le jour de Noël 1886, Paul Claudel (né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne, mort le 23 février 1955 à Paris), jeune poète de 18 ans et frère du sculpteur Camille Claudel, connaît une conversion fulgurante auprès de la célèbre statue de la Vierge au pilier, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris (statue du XIVe siècle restée intacte lors de l’incendie du 15 avril 2019). Une conversion qui le marquera toute sa vie…

« C'est tout de même vous, Madame, qui avez eu l'initiative. » C'est ainsi que Claudel commence un poème qu'il consacre en 1941 au « 25 décembre 1886 », 55 ans après « l'événement qui domine toute [s]a vie ». La note mariale est essentielle, puisque cette « conversion », qui est de fait un retour, parfaitement lucide et assumé, à la foi de ses ancêtres et de son pays, se produit, toute mystérieuse qu'elle reste, au moment du chant du Magnificat des secondes Vêpres de Noël – Magnificat tout à fait solennel, chanté dans un des tons grégoriens des grandes fêtes, dans la majestueuse cathédrale Notre-Dame de Paris. Le contraste est foudroyant, pour le jeune homme de 18 ans ainsi frappé, entre cette splendeur sans égale, ce déferlement de lumière, et « le plus sombre jour d'hiver, la plus noire après-midi de pluie sur Paris », et l'onde de choc en retentira sur sa vie et son œuvre entières. 

La grandiose liturgie latine. Ce choc, il est d'abord émotionnel : le jeune Claudel, venu là, croit-il, par ennui et « dilettantisme supérieur », ne s'attend certes pas à cela : « En un instant mon cœur fut touché et je crus […] J'avais eu tout à coup le sentiment déchirant de l'innocence […] Les larmes et les sanglots étaient venus et le chant si tendre de l'Adeste ajoutait encore à mon émotion »; néanmoins il ne s'agit pas d'une émotion sauvage : elle est dirigée, certes par la Providence, mais aussi par le sublime art liturgique qui commande l'ordonnancement de la cérémonie ; on n'oubliera pas que c'est le même ressort esthétique qui ramènera, quelques années plus tard, le romancier J.-K. Huysmans, le futur auteur de La Cathédrale, dans les églises. La grandiose liturgie latine – tout aussi grandiose dans la simple messe basse du matin qu'il entendra tous les jours de sa vie que les jours de grandes fêtes – apparaît à Claudel comme l'œuvre d'art par excellence  – alors que les tristes embryons de « réforme liturgique », à la fin de sa vie, lui sembleront une grave faute de goût doublée d'un contresens théologique, à l'opposé de ce qui fit son émerveillement ce jour de Noël 1886. 

Un monde inconnu. L'émotion, cependant, n'obnubile pas l'intelligence : c'est tout un travail de réflexion, de méditation intellectuelle qui se met en place ce 25 décembre 1886, non sans difficulté pour un jeune homme éduqué dans les lycées de la Troisième République : « Comment concilier ces deux ordres de vérités superposés, et en apparence du moins étrangers l'un à l'autre, sinon contradictoires ? D'une part le monde de la réalité sensible qui était pour ma jeune vocation poétique le monde de la beauté et de la joie, celui aussi des désirs et des passions, et cet autre hors de lui, si puissant, si poignant, mais en même temps si redoutable qui venait de se présenter à mon âme avec une autorité invincible. » De fait la transition sera terrible, et pendant quatre ans ce sera « la grande crise de [s]on existence », un douloureux déchirement de l'être en deux « L'édifice de mes opinions et de mes connaissances [sous-entendu positivistes] restait debout et je n'y voyais aucun défaut. Il était seulement arrivé que j'en étais sorti. […] L'état d'un homme qu'on arracherait d'un seul coup de sa peau pour le planter dans un corps étranger au milieu d'un monde inconnu est la seule comparaison que je puisse trouver pour exprimer cet état de désarroi complet » – lequel état se trouvera transcrit poétiquement dans la violence extrême de la première grande œuvre de Claudel, le drame Tête d'Or. Ce sera par la suite le travail de toute une vie que la compréhension intellectuelle de ce catholicisme qu'il va désormais « habiter », et Claudel s'en donne les moyens : sur le conseil d'un confesseur éclairé, il va emporter avec lui en Chine, où il part en 1895, une grosse édition latine de la Somme théologique de saint Thomas d’Aquin, texte et commentaire, qu'il va patiemment déchiffrer. Bien qu’ayant renoncé à une vocation monastique (il fut toutefois oblat de Saint-Martin de Ligugé à partir de 1905) et embrassé la carrière diplomatique, il gardera dans toute son œuvre littéraire une profonde inspiration catholique. 

Une piété et une théologie mariales. Cette entrée dans la foi est inséparable des textes, et bien sûr du premier, la Bible. Claudel rapporte à plusieurs reprises qu'au retour de cet éblouissement à Notre-Dame, il trouva chez ses parents, sur la table de sa sœur Camille, une bible qu'il ouvrit au hasard, pour tomber sur deux passages fondamentaux qui ne cesseront de l'illuminer « Le premier était ce récit d'Emmaüs dans saint Luc [Luc XXIV, 13-35, Évangile du Lundi de Pâques], quand le Seigneur, au rebours de la nuit qui monte, ouvre à ses deux compagnons palpitants les secrets de l'Ancien Document [cf. antiquum documentum dans le Tantum ergo]. Et le second, ce fut ce sublime chapitre VIII du Livre des Proverbes qui sert d'épître à la messe de l'Immaculée Conception [Prov. VIII, 22-35, Dominus possedit me…]. Ah, je ne fus pas long à reconnaître dans cette radieuse figure qu'elle évoque les traits de la Mère de Dieu, en même temps qu'inséparables, ceux de l'Église et de la Sagesse créée. Pas une figure de femme dans mes drames postérieurs qui n'ait gardé la trace de mon éblouissement » – à commencer par la Princesse de Tête d'Or. Les deux directions fondamentales sont lancées : d'une part, la piété profondément mariale de Claudel, bien plus sa théologie mariale qui se confond avec sa théologie sapientiale et accorde à la Mère de Dieu un rôle essentiel de modèle, d'accompagnatrice et de médiatrice dans l'histoire du Salut ; d'autre part, la lecture typologique de l'Ancien Testament, décisive, et hélas quelque peu mise de côté aujourd'hui, qui met le Christ, comme IL(c’est le Christ !) le dit lui-même (« Et, commençant par Moïse et parcourant tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures ce qui le concernait [Luc XXIV, 27] »), au cœur de toute l'Écriture sainte. Est là en germe l'œuvre de la fin de la vie du poète, consacrée à méditer sur la Bible et son sens christique. 

Un christianisme puissamment incarné. Dieu respecte les personnes qu'il a créées et une conversion prend la couleur de la personnalité qui la vit. Nous avons vu qu'émotion, sens de la beauté et exigence intellectuelle s’y mêlent inextricablement. On y observe aussi des paradoxes, qui sont ceux-là mêmes du christianisme, soulignés par le riche tempérament du poète. Le premier est celui qui unit innocence et gloire : le Dieu de Noël est un petit enfant qui ne va pas tarder à s'affirmer comme aussi le Christ « grandiose et terrassant » qui apparaît sur le Saint Suaire de Turin et que Claudel reproche à Mauriac de rabaisser, comme Renan, à des dimensions purement humaines ; le second est celui qui associe élection personnelle et sens de l'Église ; le récit de la conversion insiste sur la découverte de Dieu comme une présence, « c'est quelqu'un, c'est un être aussi personnel que moi, il m'aime, il m'appelle », et néanmoins Claudel rejettera un rapport purement mystique pour y préférer, d'une part, la communion liturgique, d'autre part l'élan missionnaire et enfin la contemplation du monde, des choses, comme œuvre de Dieu pour laquelle il faut constamment rendre grâces. Le christianisme de Claudel est puissamment incarné, c'est ce qui permet de comprendre cet autre violent paradoxe que Claudel met pratiquement sa conversion sous l'égide des Illuminations de Rimbaud, découvertes six mois plus tôt, qui l'auraient rendue possible « Pour la première fois, ces livres ouvraient une fissure dans mon bagne matérialiste et me donnaient l'impression vivante et presque physique du surnaturel. » C'est un nouveau regard sur la nature, d'abord sujet d'émerveillement, puis miroir de Dieu, comme dans les grandes sommes du Moyen Âge. C'est ainsi que la conversion nourrit aussi en profondeur la vocation poétique de Claudel. 

La grande leçon de Claudel. Enfin, la conversion entraîne une réflexion incessante sur la dichotomie évangélique et paulinienne du « nouveau » et de l'« ancien ». C'est l'homme nouveau [Éphésiens IV, 22-24] qui se substitue au vieil homme pour s'en remettre complètement à Dieu et se laisser diriger par lui. Mais c'est aussi nova et vetera [Matthieu XIII, 52], l'extraordinaire capacité d'absorption du christianisme qui, au lieu de mépriser et tuer ce qui lui est apparemment étranger, le transforme de l'intérieur. Il ne s'agit pas de sottement, par bêtise, ignorance et prétention, raser l'« ancien monde », mais de mettre toutes les ressources du monde au service de la louange de Dieu, et d'exprimer cette louange dans la continuité renouvelée de 2000 ans d'admirable civilation chrétienne. Telle est la grande leçon de la conversion de Paul Claudel. 

Paul Claudel meurt le 23 février 1955 à Paris à l'âge de 86 ans. Il est enterré dans le parc du château de Brangues (Isère), qu’il avait acquis en 1927 et où il passa ses étés et une bonne partie de sa retraite. Sur sa tombe, on peut  lire l'épitaphe : « Ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel. » (I Cor. 15, 38)

« Le doute est un blasphème. »

PAUL CLAUDEL, UN HOMME, UN

CHEMIN...

 

 
(Discours de Mgr Boniface, 26 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Ne pas douter, croire pour comprendre.
Voltaire, écrivain français († 1778), dit :
« Le doute est un blasphème. »
Illustration :
Zacharie a douté, il devient muet. Sa femme Élisabeth donne naissance à saint Jean-Baptiste qui baptisera le Christ.
Extrait du discours :
Voltaire, écrivain français († 1778), dit :
« De tout ce que je sais, le doute est un blasphème. »
Saint Jean Chrysostome dit :
« Le doute rend toujours l’homme négligent. »
Napoléon dit :
« Douter, c’est manquer de justesse et de génie. »
Romain Rolland, écrivain français († 1944), dit :
« Le grand ennemi c’est le doute.
On doit être tolérant et humain, mais il est interdit de douter de ce qu’on croit bon et vrai.
Ce qu’on pense, on doit le croire ; et ce qu’on croit, on doit le soutenir. »
Zacharie a douté, il devient muet. Sa femme Élisabeth donne naissance à saint Jean-Baptiste qui baptisera le Christ.
Emil Cioran, philosophe, poète et écrivain roumain († 1995), dit :
« À la longue, la tolérance engendre plus de maux que l’intolérance. »
Ovide, écrivain latin, dit :
« Les petits ruisseaux font les grandes rivières. »
« Opposez-vous au mal dès le commencement. »
Saint Thomas a douté de la résurrection du Christ, mais après il s’est converti et a donné sa vie pour son maître.
La prière est un cri d’espérance.
Saint Bernard dit :
« Il y a vraiment beaucoup de mérite à être bon dans la société des méchants.
Si vous fréquentez les gens de bien, vous imiterez leurs vertus et leurs mœurs. »
Épictète dit :
« Supporte et abstiens-toi. »
C’est se perdre et faire pour ainsi dire naufrage que d’avoir des doutes sur la foi chrétienne.
Pierre-Simon Ballanche, écrivain français († 1847), dit :
« L’homme qui a la foi a toujours une armée derrière lui. »
George Sand dit :
« Le doute est une malédiction. »

« Il faut passer par le désert et y séjourner pour recevoir la Grâce de Dieu ; c'est là qu'on se vide, qu'on chasse de soi tout ce qui n'est pas Dieu et qu'on vide complètement cette petite maison de notre âme pour laisser toute la place à Dieu seul.


Les Hébreux ont passé par le désert, Moïse y a vécu avant de recevoir sa mission, saint Paul, saint Jean Chrysostome se sont aussi préparés au désert... C'est indispensable... C'est un temps de grâce, c'est une période par laquelle toute âme qui veut porter des fruits doit nécessairement passer.


Il lui faut ce silence, ce recueillement, cet oubli de tout le créé, au milieu desquels Dieu établit son règne et forme en elle l'esprit intérieur.


La vie intime avec Dieu, la conversation de l'âme avec Dieu dans la foi, l'espérance et la charité. Plus tard l'âme produira des fruits exactement dans la mesure où l'homme intérieur se sera formé en elle.

Si cette vie intérieure est nulle, il y aura beau avoir du zèle, de bonnes intentions, beaucoup de travail, les fruits sont nuls : c'est une source qui voudrait donner de la sainteté aux autres, mais qui ne peut, ne l'ayant pas : on ne donne que ce qu'on a, et c'est dans la solitude, dans cette vie, seul avec Dieu seul, dans ce recueillement profond de l'âme qui oublie tout le créé pour vivre seule en union avec Dieu, que Dieu se donne tout entier à celui qui se donne ainsi tout entier à Lui.


Donnez-vous tout entier à Lui seul, mon bien-aimé Père, durant ces années de préparation, de grâce, et Il se donnera tout entier à vous.


En cela ne craignez pas d'être infidèle à vos devoirs envers les créatures ; c'est au contraire le seul moyen pour vous de les servir efficacement. Regardez saint Paul, saint Benoît, saint Patrice, saint Grégoire le Grand, tant d'autres, quel long temps de recueillement et de silence !


Montez plus haut : regardez saint Jean Baptiste, regardez Notre Seigneur.


Notre Seigneur n'en n'avait pas besoin mais il a voulu nous donner l'exemple.


Rendez à Dieu ce qui est à Dieu. »

Charles de FoucauldLettre au père Jérôme, 19 mai 1898 (OS p.765).

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Meditação indispensável
“Você tem que atravessar o deserto e ficar lá para receber a Graça de Deus; é aí que nos esvaziamos, que expulsamos de nós tudo o que não é Deus e que esvaziamos completamente esta casinha da nossa alma para deixar todo o espaço só para Deus.
Os hebreus passaram pelo deserto, Moisés morou ali antes de receber sua missão, São Paulo, São João Crisóstomo também se preparou para o deserto ... É essencial ... É um tempo de graça, é é um período pelo qual qualquer alma que queira dar fruto deve necessariamente passar.
Ela tem necessidade desse silêncio, desse recolhimento, desse esquecimento de tudo o que foi criado, no meio do qual Deus estabelece seu reino e forma nela o espírito interior.
A vida íntima com Deus, a conversa da alma com Deus na fé, na esperança e na caridade. Mais tarde, a alma dará frutos exatamente como o homem interior é formado nela.
Se essa vida interior é nula, será bom ter zelo, boas intenções, muito trabalho, os frutos são nulos: é uma fonte que gostaria de dar santidade aos outros, mas que não pode, não. não tendo: nós apenas damos o que temos, e é na solidão, nesta vida, sozinha com Deus, nesta profunda lembrança da alma que esquece todos os criados para viverem sozinhos em união com Deus , que Deus se dê inteiramente àquele que assim se dá inteiramente a ele.
Entregue-se inteiramente a Ele, meu amado Pai, durante esses anos de preparação, de graça, e Ele Se entregará inteiramente a você.
Nisto, não tenha medo de ser infiel aos seus deveres para com as criaturas; pelo contrário, é a única maneira de você atendê-los com eficácia. Vejam São Paulo, São Bento, São Patrício, São Gregório Magno, tantos outros, que longo tempo de meditação e silêncio!
Suba mais alto: olhe para São João Batista, olhe para Nosso Senhor.
Nosso Senhor não precisava disso, mas queria nos dar um exemplo.
Devolva a Deus o que é de Deus. "
Charles de Foucauld, Carta ao Padre Jérôme, 19 de maio de 1898 (OS p.765).
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Indispensable meditation
 
“You have to go through the desert and stay there to receive the Grace of God; it is there that we empty ourselves, that we drive out of ourselves all that is not God and that we completely empty this little house of our soul to leave all the room for God alone.
 
The Hebrews passed through the desert, Moses lived there before receiving his mission, Saint Paul, Saint John Chrysostom also prepared for the desert ... It is essential ... It is a time of grace, it is is a period through which any soul that wants to bear fruit must necessarily pass.
 
She needs this silence, this recollection, this forgetting of all created, in the midst of which God establishes his reign and forms the interior spirit in her.
 
The intimate life with God, the conversation of the soul with God in faith, hope and charity. Later the soul will bear fruit exactly as the inner man is formed in it.
 
If this interior life is null, it will be nice to have zeal, good intentions, a lot of work, the fruits are null: it is a source which would like to give holiness to others, but which cannot, does not. not having: we only give what we have, and it is in solitude, in this life, alone with God alone, in this deep recollection of the soul which forgets all created to live alone in union with God , may God give himself entirely to him who thus gives himself entirely to him.
 
Give yourselves entirely to Him alone, my beloved Father, during these years of preparation, of grace, and He will give Himself entirely to you.
 
In this do not be afraid of being unfaithful to your duties towards creatures; on the contrary, it is the only way for you to serve them effectively. Look at Saint Paul, Saint Benedict, Saint Patrice, Saint Gregory the Great, so many others, what a long time of meditation and silence!
 
Climb higher: look at Saint John the Baptist, look at Our Lord.
 
Our Lord did not need it, but he wanted to give us an example.
 
Give back to God what is God's. "
 
Charles de Foucauld, Letter to Father Jérôme, May 19, 1898 (OS p.765).
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Meditación indispensable
 
“Tienes que atravesar el desierto y quedarte allí para recibir la Gracia de Dios; es allí donde nos vaciamos, donde sacamos de nosotros mismos todo lo que no es Dios y donde vaciamos completamente esta casita de nuestra alma para dejar todo el espacio para Dios solo.
 
Los hebreos pasaron por el desierto, Moisés vivió allí antes de recibir su misión, San Pablo, San Juan Crisóstomo también se preparó para el desierto ... Es imprescindible ... Es un tiempo de gracia, es Es un período por el que necesariamente debe pasar cualquier alma que quiera dar fruto.
 
Ella necesita este silencio, este recuerdo, este olvido de todo lo creado, en medio del cual Dios establece su reinado y forma el espíritu interior en ella.
 
La vida íntima con Dios, la conversación del alma con Dios en la fe, la esperanza y la caridad. Más tarde, el alma dará fruto exactamente como en ella se forma el hombre interior.
 
Si esta vida interior es nula, sería bueno tener celo, buenas intenciones, mucho trabajo, los frutos son nulos: es una fuente que quisiera dar santidad a los demás, pero que no puede, no lo hace. no tener: solo damos lo que tenemos, y es en la soledad, en esta vida, solo con Dios solo, en este recuerdo profundo del alma que se olvida de todo lo creado para vivir solo en unión con Dios , que Dios se entregue por completo a quien así se da por completo a él.
 
Entréguese completamente a Él solo, mi amado Padre, durante estos años de preparación, de gracia, y Él se entregará por completo a usted.
 
En esto no tengas miedo de ser infiel a tus deberes para con las criaturas; al contrario, es la única forma de atenderlos de manera eficaz. Mira a San Pablo, San Benito, San Patricio, San Gregorio Magno, tantos otros, ¡qué tiempo de meditación y silencio!
 
Sube más alto: mira a San Juan Bautista, mira a Nuestro Señor.
 
Nuestro Señor no lo necesitaba, pero quería darnos un ejemplo.
 
Devuélvale a Dios lo que es de Dios. "
 
Charles de Foucauld, Carta al padre Jérôme, 19 de mayo de 1898 (OS p. 765).
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S’il n’est pas permis de tuer le
 
prochain, il l’est encore moins de se
 
tuer soi-même.

 

(Discours de Mgr Boniface, 27 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Homicide, ne pas tuer !
Saint Jean Chrysostome († 407) dit encore :
« S’il n’est pas permis de tuer le prochain, il l’est encore moins de se tuer soi-même. »
Illustration :
David pouvait tuer son ennemi le roi Saül, mais il aima mieux lui pardonner que le frapper.
Extrait du discours :
Voltaire dit :
« La religion païenne défendait [proscrivait, interdisait] l’homicide de soi-même ainsi que la religion chrétienne défende l’homicide. »
Caïn se dressa contre son frère Abel et le tua par jalousie.
Saint Clément dit :
« Il y a trois espèces d’homicide et leur châtiment est le même :
- Celui qui tue son semblable,
- Celui qui hait,
- Celui qui calomnie.
Saint Augustin († 430) dit :
« Souvent, celui qui est cause de la mort de quelqu’un est plus coupable que celui qui la donne. »
Saint Jean Chrysostome dit :
« La conscience du coupable est constamment tourmentée. L’âme criminelle n’est jamais en paix. »
David pouvait tuer son ennemi le roi Saül, mais il aima mieux lui pardonner que le frapper.
Saint Augustin dit :
« Le diable est dit homicide, ce n’est pas armé d’un glaive, ce n’est pas bardé de fer qu’il est venu à l’homme ; il a semé une parole empoisonnée et a donné la mort. »
Qu’on ne se croie pas exempte d’homicide quand on conseille le mal à son frère ou à ses amis.
Conseiller le mal à ses semblables, c’est leur donner la mort.
Saint Éphrem († 373) dit :
« Un conseil diabolique est plus funeste à ceux qui le suivent que tous les poisons du monde. »
Dieu est moins blasphémé par un païen qui reste dans ses erreurs que par des chrétiens corrompus.
Saint Augustin dit :
« Le suicide est un crime. »
Le diable règne partout où se montre le crime.
Denys le Chartreux (Dionysius Carthusianus), théologien † 1471, dit :
« On est homicide de quatre manières :
- par provocation,
- par désir,
- par procuration,
- par action. »
Saint Jean Chrysostome dit encore :
« S’il n’est pas permis de tuer le prochain, il l’est encore moins de se tuer soi-même. »
Origène, savant († 253), dit :
« L’homicide est payé par le diable car le diable est homicide dès le commencement. »
Saint Prosper d’Aquitaine, écrivain chrétien († 455) et disciple de saint Augustin, dit :
« On est homicide soit en frappant du glaive soit en poursuivant de sa haine la personne de son semblable. »
Aristote, philosophe grec (mort en 322 avant J-C), dit :
« La loi n’ordonne à personne de se tuer. »

Les vestiges d’une église vieille

de 1300 ans ont été découverts

près du Mont Thabor en Galilée.

ÀKfar Kama, ville de Galilée, une église vieille de 1300 ans a été découverte. Ce lieu, près du Mont Thabor en Israël, est identifié comme le site de la transfiguration de Jésus. Cette découverte va enrichir les connaissances existante sur cette colonie chrétienne en Galilée à l’époque byzantine.

 

C’est à l’occasion de la construction d’un parc de jeux pour enfants que cette découverte a été faite. Il s’agit d’une église construite au 6ème siècle, soit en plein essor de la construction d’églises en Galilée.

Nurit Feig est archéologue pour l’Autorité des antiquités d’Israël. Il décrit l’église dans un communiqué au ministère israélien des affaires étrangères.

« L’église, mesurant 12 × 36 m, comprend une grande cour, un foyer narthex et une salle centrale. L’existence de trois absides (niches de prière) est particulière à cette église, tandis que la plupart des églises étaient caractérisées par une seule abside. La nef et les bas-côtés ont été pavés de mosaïques qui ont partiellement survécu. Leur décoration colorée se démarque, incorporant des motifs géométriques et des motifs floraux bleus, noirs et rouges. Le petit reliquaire, une boîte en pierre utilisée pour conserver les reliques sacrées, fut une découverte spéciale. »

Cette découverte révèle l’importance du village chrétien à l’époque byzantine. Pour les experts, il pourrait s’agir d ‘un monastère.

Le professeur Moti Aviam, du Kinneret Academic College, qui était associé à l’Autorité des antiquités d’Israël pour ces fouilles, explique qu’il recherche désormais « le lien entre la ville et les moines ».

« Nos recherches tentent de trouver le lien entre la ville/village et l’arrière-pays. Si Kfar Kama dans l’Antiquité était une ville importante, quel est le lien avec les villages qui l’entourent ? Quel est le lien entre la ville et les moines ? »

Si le site était destiné à devenir un terrain de jeu, les experts espèrent pouvoir sauvegarder les vestiges et laisser les enfants les contempler. Quoi qu’il en soit, ces vestiges du 6ème siècle n’ont pas fini de livrer leurs secrets car plusieurs pièces restent à fouiller.

M.C.

Source: Info Chrétienne

Dès que j’engraisse mon corps, je
 
nourris un esclave acharné contre
 
moi.
(Discours de Mgr Boniface, 28 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Le corps humain, ami et ennemi.
Illustration :
Saint Bernard de Clairvaux († 1153) dit :
« Dès que j’engraisse mon corps, je nourris un esclave acharné contre moi. »
Extrait du discours :
Saint Ambroise († 397) dit :
« Apprenons à nous méfier du corps que nous portons :
- l’espérance le loue,
- le désespoir l’abat,
- les plaisirs le brûle. »
Les saints se gardent de leur chair comme d’un ennemi.
Dans l’Évangile selon saint Mathieu (26, 41), Jésus dit :
« L’esprit est prompt mais la chair est faible. »
Saint Bernard dit :
« On flatte tellement le corps qu’on tue l’âme. Quelle idée de tout donner au corps et rien à l’âme. »
Dans sa première Lettre aux Corinthiens (12, 27), saint Paul dit :
« Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? »
Saint Bernard dit aussi :
« Dès que j’engraisse mon corps, je nourris un esclave acharné contre moi. »
Saint Pierre (2ème Épître 2, 19) dit :
« On est esclave de ce par quoi on est vaincu. »
Shakespeare, écrivain et dramaturge anglais († 1616), dit :
« Combien pauvres sont ceux qui n’ont point de patience. »
Shakespeare ajoute :
« Aimez-vous modérément ! Attention, l’amour est aveugle. »
« Mon corps est un jardin, ma volonté est son jardinier. »
Saint Bernard dit encore :
« Le plaisir nuit au corps, l’affliction lui est salutaire. »
Saint Bonaventure dit :
« Notre corps est une sorte de maison, qui étant fragile, a besoin d’être gardée, disciplinée. »
Saint Cyprien, décapité en 258, dit :
« Il ne faut pas permettre au corps ce qui pourrait faire tomber dans un vice. »
Saint Jean Climaque († 649) dit :
« Le corps est un compagnon de travail et un ennemi en même temps, un guide et un adversaire en même temps, il protège et tend des pièges tout à la fois. »
Louis XIV dit :
« Le travail n’épouvante que les âmes faibles. »
Voltaire dit :
« Le travail est le père du plaisir. »
Saint Robert Bellarmin († 1621) dit :
« Le diable se sert du corps humain comme d’un instrument pour faire la guerre à l’âme. »

« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés, demeurez en

 

mon Amour »

Jean 15, 9

Je voudrais tant ressentir la force d’une telle annonciation.
Je voudrais tant qu’une telle présence s’incarne dans ma chair humaine.

Mais 
Je doute.

L’Homme en guerre, 
en violence, 
en infamie
me malmène.

Aimer, n’est-ce pas dérisoire ?

Je regarde mes solitudes émotionnelles
je les explore mal
sans doute.

Mais,
tenace,
mon désir fou d’aimer remonte
comme un coup de sang.

Souffle, Seigneur, sur les braises de mes consternations.
Infiltre mes déceptions redoutables.
Attise en moi ton cri d’amour 
et ta confiance en l’Homme.

Ce n’est pas en ce qui m’encombre dont je me méfie,
mais de ne pas aimer pour aimer jusqu’en Toi.

Liturgie intime.
Eucharistie cosmique.


Père Guy Dermond, sdb
Extrait de « Gouttes de miel »

« L’enfer, c’est les autres. »

 

 
(Discours de Mgr Boniface, 29 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
La solitude. Quand on est seul, on n’a pas de problèmes !
Illustration :
Jean-Paul Sartre, écrivain français († 1980), dit :
« L’enfer, c’est les autres. »
Extrait du discours :
Jean-Paul Sartre, écrivain français († 1980), dit :
« L’enfer, c’est les autres. »
La solitude c’est la sainteté.
Sénèque dit :
« Celui qui enseigne, apprend beaucoup de choses. »
« Chaque fois que j’ai été parmi les hommes, j’en suis revenu moins homme. »
Saint Jean Chrysostome dit :
« La vie solitaire est en quelque sorte la vie d’un ange sur la terre. »
Saint Jérôme dit :
« Oh solitude, c’est dans ton silence que s’épanouissent les fleurs de Jésus-Christ, que l’on vit dans l’intimité de Dieu. »
Dieu est seul, il n’a pas de problèmes.
Quand on est seul, on n’a pas de problèmes. C’est quand on est avec les autres, qu’il y a des problèmes.
Même Adam, lorsqu’il était seul, il n’avait pas de problèmes. Quand Dieu lui a donné une femme, Adam a eu des problèmes.
Le prophète Esaïe (30, 15) dit :
« Le silence et l’espoir seront votre force. »
La solitude met à l’abri des tentations et des péchés, comme le port garantit le navigateur de la tempête.
Henrik Johan Ibsen, dramaturge norvégien († 1906), dit :
« L’homme le plus fort au monde est celui qui est le plus seul. »
Bossuet dit :
« La solitude est mauvaise à celui qui ne vit pas selon Dieu. »
Schopenhauer, philosophe allemand († 1860), dit :
« La solitude est la chance et le cadeau de tous les esprits supérieurs. »
Saint Augustin dit :
« La solitude est salutaire pourvu qu’il n’y ait pas là une Ève pour nous séduire. »
Victor Hugo dit :
« Voilà donc ce que fait la solitude à l’homme : elle lui montre Dieu, le dévoile et le nomme. »
Saint Augustin dit encore :
« Aimez la solitude, fuyez la multitude, de peur de pécher en paroles ou en actions. »
Honoré de Balzac dit :
« Il est peu de plaies morales que la solitude ne guérisse. »
Saint Éphrem dit :
« Celui qui vit dans la solitude échappe à la guerre que lui font les yeux, les oreilles, la langue. »
La langue de l’homme est une fournaise constamment allumée.
Saint Jacques (3, 5) dit :
« De même, la langue est un petit membre mais elle a de grandes prétentions. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt. »
Chamfort, écrivain français († 1794), dit :
« On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. »
Jean de la Fontaine dit :
« La solitude où je trouve une douceur secrète. Les plaisirs du monde sont une source de chagrin. »
Louis Pauwels, journaliste et écrivain français († 1997), dit :
« La solitude est l’outil principal de l’écrivain. »
Picasso, peintre espagnol, dit :
« Rien ne peut être fait sans la solitude. »
Saint Jean Chrysostome dit :
« La solitude est la mère de la paix. »
Saint Grégoire de Naziance († 389) dit :
« La solitude fait l’homme un Dieu Tout-Puissant. »
Sainte Thérèse d’Avila dit :
« La réunion de plusieurs femmes, c’est l’enfer. »
Qui étaient Saints Friard et
Secondel,
ermites en Bretagne ?
 
Chapelle Saint Second, Besné (reconstruction vers 1640)




SAINTS FRIARD ET SECONDEL, ERMITES (6 ème SIÈCLE)
Né au pays nantais de parents très modestes, le Gallo-Romain Friard cultiva la terre dans ses jeunes années, au rapport de Grégoire de Tours. Mais sa grande piété le distinguait de ses compagnons de travail. Un jour qu'ils avaient été piqués par un essaim de guêpes et forcés de quitter les lieux, le saint se mit à genoux, fit le signe de la croix et les guêpes s'enfoncèrent dans leur trou.
Résolu de tout quitter pour se consacrer à Dieu, il se retira dans une île de la Loire, Vindunitta, avec l'abbé Sabaudus et le diacre Secondel. Sabaudus ne tarda pas à rentrer dans son monastère; Secondel alla prêcher aux alentours. Mais, d'après Grégoire de Tours, c'était une tentation du démon que Friard démasqua. Quelques années plus tard Secondel mourut dans les bras de Friard, mais la réputation du saint attira d'autres compagnons pour le remplacer. Saint Félix l'avait en très haute estime; aussi, quand Friard se sentit près de sa fin, lui fit-il demander de venir le bénir et lui donner le baiser de paix. Félix, retenu par des attaires importantes, lui fit dire de ne pas mourir qu'il ne l'eût vu, et le saint, très obéissant, attendit.
Il mourut aux alentours de 570. La paroisse de Besné réclame l'honneur de lui avoir donné le jour et de posséder ses reliques. D'après A. Oheix, Vindunitta serait Besné.
Bibl. - Grégoire de Tours, Vitae Patrum, 10, éd. B. Krusch, dans Mon. Germ. hist. - Biblioth. hag. lat., n. 3148. - Act. sanct., août, t. 1, p. 57-59. -


 
Huile sur toile, 19ème s - celle de saint Friard est encore moins réussie.. On attend un évêque pour se décider à faire réaliser l'iconographie de tous nos saints selon les canons et l'art religieux local de l'époque du saint.

 

EN IRAK, L'AVENIR DES

CHRÉTIENS EST MENACE

Ô Saint Isaac de Ninive, intercédez pour le Peuple d'Irak devant le Trône de la Grâce Divine ! Amîn. 

L’Aide à l’Eglise en détresse (AED) lance un cri d’alarme sur l’avenir des chrétiens en Irak.

Àl’approche de l’anniversaire de la prise de Qaraqosh par les djihadistes de l’Etat islamique (6 août 2014), l’AED publie une étude détaillée sur « la vie des chrétiens de la Plaine de Ninive après l’État islamique » (en lien ci-dessous, en anglais). Ce rapport de 80 pages, fruit d’enquêtes menées sur place pendant un an, prédit même leur disparition pure et simple si des mesures n’interviennent pas rapidement pour les protéger et leur ouvrir des perspectives : « Sans réaction politique immédiate, la plupart des chrétiens quitteront le pays sous peu ». En effet, tous les chrétiens interrogés dans cette enquête, sans exception, confient ne pas se sentir en sécurité dans leur pays. À l’insécurité due aux milices Chabak soutenues par l’Iran avec l’aval du gouvernement irakien, et à la crainte d’incursions de djihadistes de Daesh, s’ajoutent le manque de perspectives sur l’emploi, la corruption, l’extorsion, les harcèlements et discriminations imposées aux « dhimmis » en pays musulman.

On comptait 1,5 million de chrétiens en Irak en 2003, ils seraient moins de 120 000 aujourd’hui. Et l’hémorragie se poursuit : selon Benoît de Blanpré, directeur de l’AED France, « si la tendance continue, ce chiffre pourrait continuer de fondre et atteindre 23 000 d’ici quatre ans, faisant passer la communauté chrétienne de la catégorie des “vulnérables” à la catégorie critique des “menacés d’extinction” ». Exemple : la plaine de Ninive, foyer de chrétiens depuis l’aube du christianisme : on en comptait encore 102 000 en 2014, avant la prise de la plaine de Ninive par l’État islamique, contre 36 000 aujourd’hui. Qui plus est, parmi ceux-ci, souligne le rapport : « 57% ont envisagé d’émigrer, principalement pour des raisons de sécurité, 36% prévoient de quitter l’Irak dans les cinq prochaines années, et 64% ont au moins un membre de leur famille proche qui vit déjà dans un autre pays ».

Sans la protection des autorités, l’exode des chrétiens ne peut que se poursuivre. « Le rapport n’est pas pessimiste, mais c’est un avertissement clair car sans action politique concertée et immédiate, la présence de chrétiens dans la région de la plaine de Ninive et ses environs sera éliminée, affirme le père Andrzej Halemba, chef du département Moyen-Orient de l’AED international. L’AED ne se contente pas d’alerter, elle agit : cette œuvre internationale a permis avec d’autres organisations la réhabilitation de maisons de chrétiens dévastées dans la plaine de Ninive (2 860 maisons dans six villes et villages sur un total de 8 166 maisons réparées). Mais aujourd’hui, face à l’urgence, l’AED appelle à une prise de conscience de la communauté internationale. Elle demande notamment l’instauration d’« une représentation permanente des chrétiens au sein des autorités nationales et locales pour assurer la défense de leurs droits fondamentaux, en particulier le droit à l’égalité de citoyenneté ». « De notre côté, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir. Les générations futures ne devraient jamais dire de nous : vous en avez fait trop peu, trop tard », conclut le chef de projet de l’AED.

Philippe Oswald

Source : AED

L’homme est un animal sociable
 
qui déteste ses semblables.
 
(Discours de Mgr Boniface, 30 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
La société. Comment vivre dans la société.
Illustration :
Eugène Delacroix, peintre français († 1863) dit :
« L’homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. »
Extrait du discours :
Eugène Delacroix, peintre français († 1863) dit :
« L’homme est un animal sociable qui déteste ses semblables. »
Saint Augustin dit :
« Recherchez, pour en jouir, la société des hommes parfaits, honnêtes. »
Nicolas de Chamfort, poète français († 1794), dit :
« La société serait une chose charmante, si l’on s’intéressait les uns aux autres. »
Saint Isidore de Séville dit :
« Faire société avec les hommes qui en sont indignes, c’est se déshonorer soi-même. »
Celui qui marche au milieu des sages, devient sage lui-même.
Ce n’est pas la société des méchants qui souille l’âme, mais le consentement donné à leurs mauvaises actions.
Georges Bernanos, écrivain français († 1948), dit :
« La société moderne est désormais un ensemble de problèmes techniques à résoudre. »
Jean-Jacques Rousseau dit :
« La plus ancienne de toutes les sociétés, et la seule naturelle, est celle de la famille. »
Montesquieu dit :
« Il y a de mauvais exemples qui sont pires que les crimes. »
Saint Bernard dit :
« Si vous fuyez la société des hommes pour Dieu, Il vous fera jouir, en retour, de la société des Anges et des Archanges. »
Saint Edmond le Martyr, roi d’Angleterre décapité en 869, dit :
« Une société, qui ne repose pas sur la bonne foi et l’amour, ne peut rien produire de bon. »
Une société ne peut subsister que par l’amour et la fidélité réciproque des membres qui la composent.
Horace dit :
« Fuyez la société d’un homme
- qui médit de son ami quand il est absent,
- ou qui ne le défend pas quand on en parle mal ;
- qui invente des choses qu’il n’a pas vues,
- et qui ne sait pas garder le secret qu’on lui a confié. »
Dans une réunion, si vous critiquez votre ami, vous êtes un traître.
Et si vous ne défendez pas votre ami qui est critiqué dans cette même réunion, encore vous êtes un traître, un infidèle !
Tous ceux qui s’attachent à Dieu par la piété sont membres d’une seule et même société.
Saint Grégoire le Grand dit :
« C’est un grand honneur, un grand mérite de demeurer bon au milieu des méchants. »
Saint Augustin dit :
« Point de salut en dehors de la société de Dieu. »
François-Vincent Raspail, chimiste et homme politique français († 1878), dit :
« Triste société que celle où la misère impose la débauche comme moyen d’avoir du pain. »
Laurence Sterne, écrivain britannique († 1768), dit :
« La société doit, à tous ses membres, la sécurité de l’existence. »
Le retrait de Dieu dans la Bible.
Dans les Écritures, nombreux sont les mouvements de retraite : Dieu dans la Genèse, les prophètes, Jésus…

Quel est le sens du retrait de Dieu dans la Genèse ?

« Le septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l’œuvre qu’il avait faite », lit-on dans la Genèse (2,2). Ainsi, le premier mouvement de mise en retrait intervient-il dès le récit de la Création, et il est le fait de Dieu. « C’est le Shabbat de Dieu. Dieu a mis en forme le monde, depuis la lumière jusqu’à l’homme. Mais l’homme n’est encore que créature, Dieu est tout-puissant, unique acteur. Alors, il se retire, il retient sa puissance afin que le monde soit, et que l’homme entre dans l’histoire, explique le rabbin Philippe Haddad, enseignant au Centre Sèvres, à Paris. C’est seulement à ce moment que l’homme peut cheminer avec Dieu, et entrer dans l’Alliance que Dieu lui propose ».

En se retirant, Dieu invente ici la liberté, complète le père Jean-François Baudoz, exégète et ancien doyen de faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris : « Dieu renonce à son omniprésence, il laisse de la place à la Création pour qu’elle puisse exister. Il laisse ainsi l’homme libre… même de le rejeter et de choisir le mal. » Un retrait « positif », qui est en même temps vécu comme une absence douloureuse. « Dans de nombreux psaumes, l’auteur se plaint de l’absence de Dieu, reprend le père Baudoz. Il est confronté aux païens, qui demandent : “Où est-il, votre Dieu ?” Le thème reste très actuel : Dieu était-il à Auschwitz ? Où est-il lorsque l’humanité souffre des cataclysmes et des épidémies ? »

Le retrait de Dieu est toutefois « provisoire ». Saint Paul, abordant la Résurrection à la fin des temps, annonce ainsi le retour de Dieu : « Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance (…) Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous. » (1 Co, 24.28)

Quel enseignement l’homme tire-t-il du retrait de Dieu ?

Dieu ne manifeste pas sa puissance uniquement par la force et la gloire que chante le roi Salomon (1 Roi 8,23-53), mais aussi dans sa capacité à retenir sa puissance, à la manière du buisson ardent que découvre Moïse avec étonnement, lui qui grandit à l’ombre de Pharaon (Exode 3,2). L’homme en retire une éthique. Une éthique du rapport au prochain, où il s’agit de passer d’un lien de domination à une relation d’amour, et une éthique du rapport au monde.

« Par l’institution du Shabbat, l’homme répond à Dieu en retenant à son tour sa puissance : puissance économique, puissance du travail, puissance technologique, énumère Philippe Haddad. L’homme a certes été investi de puissance sur le monde, sur la nature, qu’il doit travailler et soumettre. Mais Dieu la lui confie pour qu’il en soit le gardien, le conservateur. C’est l’objet du chapitre 23 du livre du Lévitique, [qui prescrit offrandes, holocaustes, jeune, pénitence, don aux pauvres et aux immigrés, NDLR].  Sans cette retenue, l’homme risquerait de consumer le monde, et ainsi de se détruire lui-même. »

Pourquoi Jésus et les prophètes se retirent-ils au désert ?

« Le désert n’est pas un lieu de solitude, mais un lieu de rencontre et de révélation, explique Philippe Haddad. Le terme hébreu utilisé pour désigner le désert est Midbar, qui signifie «lieu de la Parole» ». Ainsi, le prophète Osée emmène-t-il son épouse infidèle au désert pour « la séduire » et lui parler « cœur à cœur » (Osée 2, 16-17). Aller au désert, c’est se mettre à l’écoute de la Parole de Dieu, qui se révèle non pas par « le tonnerre » ni « le feu » mais par « le murmure d’une brise légère » (1 Roi, 19,12). « Le silence rend perceptible la trace de la présence de Dieu, loin de tout ce qui nous perturbe », explique Philippe Haddad. Dieu parle dans des lieux isolés : c’est lorsqu’il s’est retiré dans la montagne de l’Horeb que Moïse reçoit les Dix Commandements (Exode 34). C’est aussi « sur une haute montagne » que Jésus se révèle à ses disciples, lors de la Transfiguration (Marc 9,2). Et c’est dans la « pièce la plus retirée » que Jésus invite ses disciples à prier (Matthieu 6,6). « Un célèbre enseignement du Talmud au sujet du chapitre 18, verset 21 du livre des Nombres est écrit ainsi : ”Si un homme se fait comme un désert que tous les pieds peuvent fouler, alors il lui sera fait don de la Torah ; alors, Dieu l’adoptera ; et alors il s’élèvera”. » (1), rappelle Philippe Haddad.

Quel rôle la retraite joue-t-elle dans la mission ?

« La retraite, contemplative, n’est pas un simple éloignement, note le père Jean-François Baudoz, elle est transformatrice. » Elle est par nature temporaire et indissociable du retour dans le monde. Dans l’Évangile, elle apparaît comme une préparation à l’action et à la mission : « (Jésus) dit (aux disciples) : ”Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu.” De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger. » (Marc 6,31)

« Associée au jeûne, la retraite est un moyen de se dépouiller, afin de découvrir l’essentiel de notre être profond, qui est l’être de Dieu en nous », souligne Philippe Haddad. Moïse, prince d’Égypte, renonce ainsi à son titre pour devenir berger et s’emplir de la présence de Dieu.

Elle est aussi « un combat – contre soi-même, contre les idoles que l’homme se fabrique », avance Jean-François Baudoz. Dans l’Ancien Testament, le prophète Élie, en proie au découragement, fuit au désert face à la reine Jézabel. Mais il est secouru par l’ange du Seigneur, qui le nourrit, le relève et lui donne la force d’accomplir la mission que Dieu lui a donnée (1 Roi 19). Dans l’Évangile, Jésus inaugure sa vie publique par un jeûne de 40 jours au désert, où il se retire « afin d’être tenté » (Matthieu 4,1-11).

La retraite prend enfin la forme d’un repli face au danger, à la manière des Mages « avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, (qui) regagnèrent leur pays par un autre chemin », et de Jésus qui « se retira dans la région de Tyr et de Sidon » pour se protéger des pharisiens (Matthieu 15, 21). « Il ne s’agit pas de fuir, précise Jean-François Baudoz, mais d’agir avec réflexion et prudence, comme l’enseigne Jésus dans la parabole du roi comptant ses troupes avant de partir en guerre (Luc 14,31). »

(1) Talmud, Traité des Œuvres, 55A, vers 330.

Ne pas tomber dans le désespoir.
 
(Discours de Mgr Boniface, 31 juillet 2020)
 
Discours de Mgr Charles-Clément Boniface, dit Père Samuel, Chorévêque Syriaque orthodoxe, à ses fidèles et à toute personne croyante ou non.
Sujet :
Tomber. Ne pas tomber dans le désespoir.
Illustration :
Extrait du discours :
Ne pas tomber dans le désespoir.
Le désespoir c’est la tristesse, l’espérance c’est la joie.
C’est une faiblesse humaine de tomber, mais c’est une malice étrange et diabolique de rester dans son péché.
Dans l’Ecclésiastique (9, 1) :
« Celui qui néglige les plus petites choses tombe peu à peu. »
Saint Paul aux Corinthiens (1ère épître, 10, 12) dit :
« Que celui qui croit être ferme prend garde de ne pas tomber. »
Aristote dit :
« Il faut surtout s’appliquer à l’éducation de la jeunesse. Négliger cette œuvre dans les villes, ce serait préparer la ruine de l’État et de la jeunesse même. »
Cicéron dit :
« C’est le propre de l’homme de se tromper, seul l’imbécile persiste dans son erreur. »

VOUS AVEZ DIT ORTHODOXIE ?

Cette vidéo à le mérite

de nous faire réfléchir sur l'Orthodoxie et les

authentiques critères de canonicité même si, à

entendre ce point de vue de cette partie de l'Eglise

Russe Hors Frontières qui ne s'est pas unie au

Patriarcat de Moscou, eux seuls seraient

"canoniques".

Il est indispensable

de remettre la Spiritualité  à la place qu'elle a perdue.

Il serait non moins indispensable, pour les Eglises

Orthodoxes de Tradition Byzantine et Slave

de revenir à la Tradition Canonique qui demeure celle

de nos Eglises Orthodoxes Orientales, tradition

canonique authentiquement Apostolique

dont elles se sont

distanciées; ceci étant à nos yeux l'origine des

différents et des désordres qui viennent de surgir

entre l'Eglise Grecque Orthodoxe et l'Eglise Russe ce

qui n'invalide nullement, si elles sont vérifiées, la

critique faite en cette vidéo des compromissions

coupables de certaines Eglises avec des pouvoirs

occultes ou politiques.

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIAToujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons... 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

Image of the Saviour Not Made by Hand: a traditional Orthodox iconography in the interpretation of Simon Ushakov (1658).:

 

Où nous trouver ?

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 * Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30 (Teléphoner en cas d'absence)

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

PARIS ET REGION PARISIENNE:

* Relais Paroissial Sainte Geneviève Mar Thoma

Permanence pastorale tous les Vendredis et Samedi précédents les 1ers Dimanches de chaque mois.(Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

ALSACE-LORRAINE (Grand Est):

* Relais Paroissial Sainte Sainte Clotilde Permanence pastorale épisodique à organiser  sur asstradsyrfr@laposte.net ou  par SMS au 06 48 89 94 89 ,Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . Sainte 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE

(N-D de la Très Sainte Trinité) : 

NANTES:

 *"relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

NOUS RECHERCHONS UN LOCAL SUR NANTES POUR DONNER AUX FIDÈLES AU MOINS UN DIMANCHE PAR MOIS LA SAINTE MESSE AINSI QU'UN MEILLEUR SERVICE PASTORAL

 

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

AFRIQUE ET AMÉRIQUE LATINE :

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

_____________________________________________________

 

S.O.S

 

Chers amis. Shlomo ikoulkoun (Paix à vous)!

 

L'heure est grave pour le monde, nos pays, notre Eglise

Pourtant, ne cédons pas à la peur et croyons que le Seigneur est aux commandes et tirera de ce mal un bien!...

 

Si vous observez le cours des choses, vous entrevoyez déjà que cette crise met chacun devant ses responsabilités et tend à opérer un tri entre ceux qui sont ou non véritablement mu par la Foi fervente qui les habite ou non.

 

Je viens d'écouter avec la plus grande attention l'allocution du Président de la République Française, notre Président.

Intervention brillante.

Je n'ai pas à me prononcer sur ceci ou cela.

D'autres s'en chargeront et les polémiques me paraissent stériles et malsaines alors que nous vivons des heures très sombres qui ne manqueront pas d'orienter l'avenir de l'humanité dans une direction pour laquelle nous prions afin qu'elle soit heureuse....

 

En tant que Père en Dieu des membres de notre Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma (Eglise métropolitaine de Tradition Syro Orthodoxe Malankare fondée initialement par l'Eglise Malankare-Orthodoxe /Eglise Orthodoxe des Indes, pour l'Europe et ses Missions), je vous dois la vérité et vous dire très simplement que:

 

-En raison de la précarité financière de notre Monastère et de notre Eglise Métropolitaine, sans la solidarité des fidèles qui, si ils sont confinés hors de notre Monastère et loin des Paroisses, recourent habituellement ou occasionnellement à nos services pastoraux, avec l'annonce (Juste) du gèle des loyer (Or la Métropolie toute entière survit grâce à un loyer parisien qui m'est, en principe patrimonial), nous ne pouvons pas imaginer comment nous en sortir matériellement.

 

Lors de mes très nombreux périples missionnaires à l'intérieur et à l'extérieur du Pays, jusqu'à présent déjà, les offrandes des fidèles étaient largement insuffisantes pour pourvoir aux frais de ces déplacements pastoraux, sans parler des charges en tous genre qui pèsent sur la vie d'une Institution Religieuse .

 

Toutes activités de Métropolie étaient possibles grâce à mon acharnement missionnaire,la mise en commun de tout ce que je reçois, ce loyer parisien patrimonial et un emploi que j'avais initialement pris auprès d'une entreprise comme Conseiller en déontologie et spiritualité afin d'être assuré et d'assurer deux prêtres...

 

Dans l'actuel contexte de vie, nous ne pouvons pas imaginer comment nous en sortir matériellement.

 

Je confie notre avenir à vos prières fraternelles et à votre solidarité si vous souhaitez que nous survivions ensemble à cette crise pour témoigner du Christ notre Sauveur et collaborer à étendre Son Règne d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix.

 

Nous sommes vraiment entre les mains du Seigneur !

 

En vous remerciant pour l'attention que vous aurez cru devoir apporter à cette note d'information sur notre situation dans les circonstances présentes, je reste votre respectueusement et fraternellement dans le Christ, notre Seigneur. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse)!

 

+Métropolite Mor Philipose. Brévilly ce 16.III.2020

 

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Note:
Eglise Métropolitaine fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare) pour l'Europe et ses missions, notre Eglise Syro-Orthodoxe de Mar Thoma, située en francophonie et ses missions d'Afrique, du Brésil, du Pakistan et en Amérique latine* est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l’Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Métropolite et Sœur Marie-André M'Bezele, moniale (06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:
A Igreja Metropolitana fundada graças ao ímpeto missionário da Igreja Ortodoxa Síria das Índias (Malankare) para a Europa e suas missões, nossa Igreja Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, localizada em Francofonia e suas missões da África, Brasil, do Paquistão e da América Latina * é uma Igreja Ortodoxa Oriental.

O mosteiro siríaco é um centro de oração pela unidade das igrejas apostólicas, a unanimidade do testemunho cristão e a paz do mundo.

¤ Pastoral em várias regiões da França para: acompanhamento espiritual, sacramentos, sacramentais (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações para cura) ...

Para os serviços pastorais prestados ao mosteiro como a recepção dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não exigimos nenhum pagamento fixo.

As ofertas são gratuitas e não são obrigatórias, no entanto, qualquer oferta é deduzida da sua renda tributável em 66% da sua renda.
Rotule todos os C B com a seguinte ordem "Metropolitan E S O F"

Para a capelania francófona siro-ortodoxa de africanos que vivem na França, entre em contato com os chefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-André M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:
Metropolitan Church founded thanks to the missionary impetus of the Syrian Orthodox Church of the Indies (Malankare) for Europe and its missions, our Syro-Orthodox Church of Mar Thoma, located in Francophonie and its missions from Africa, Brazil, of Pakistan and Latin America * is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Prayer Center for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral office in various regions of France for: spiritual accompaniment, sacraments, sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers for healing) ...

For the pastoral services rendered to the monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

Offerings are free and not obligatory. However, any offer is deducted from your taxable income at 66% of your income.
Label all C B with the following order "Metropolitan E S O F"

For the Francophone Syro-Orthodox Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-André M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

----------------------------------------------------------------

Nota:
La Iglesia Metropolitana, fundada gracias al ímpetu misionero de la Iglesia Ortodoxa Siria de las Indias (Malankare) para Europa y sus misiones, nuestra Iglesia Siro-Ortodoxa de Mar Thoma, ubicada en la Francofonía y sus misiones desde África, Brasil, de Pakistán y América Latina * es una iglesia ortodoxa oriental.

El monasterio siríaco es un centro de oración por la unidad de las iglesias apostólicas, la unanimidad del testimonio cristiano y la paz del mundo.

¤ Presencia pastoral en varias regiones de Francia para: acompañamiento espiritual, sacramentos, sacramentales (bendiciones, oraciones de liberación o exorcismo, oraciones para sanar) ...

Para los servicios pastorales prestados al monasterio como la recepción de los fieles para estancias cortas o retiros espirituales, no requerimos ninguna reparación.

Las ofertas son gratuitas y no obligatorias, sin embargo, cualquier oferta se deduce de su ingreso imponible al 66% de su ingreso.
Etiquete todos los C B con el siguiente orden "Metropolitan E S O F"

Para la Capellanía franco-ortodoxa francófona de africanos que viven en Francia, comuníquese con los Jefes: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitana y la Hermana Marie-André M'Bezele, monja (06.17.51.25.73).

* Pour aller plus loin, cliquez ci-dessous:

 

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU

 

MONASTÈRE, C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompt pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux

les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ

Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son

amour pour tous les hommes…

 

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et

intercède pour l’humanité.

 

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence,

participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le

monde…

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de

prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

 

 

Monastère Syro-Orthodoxe de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly, 4

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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