Activités de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma en France avec ses Paroisses et ses horaires de Messes, ses permanences catéchétiques, les permanences d'un prêtre exorciste, les Aumôneries (Africaines, Antillaises, des "Chrétiens de St Thomas"...)
*Rencontre personnelle avec le Christ – témoignage
*Que fête-t-on à la Pentecôte ?
*SAINTES MARTHE ET MARIE, QUI ÊTES-VOUS ?
*Serbian Patriarch and Patriarchs of Antioch Call for Pan-Orthodox Unity
*SAINT CLAUDE LE THAUMATURGE, QUI ÊTES-VOUS ?
*Il témoigne de son burn-out
*LA COUPE DU CHRIST par Saint Ignace Briantchaninov
*Persécutions aux Indes: l'ESCALADE...
*"QUE L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ SOIT EN EUX ET EUX EN NOUS".Par Saint Jean Cassien (v. 360-435)
*RÉPONSE DES SAINTS RUSSES A LA PERSÉCUTION BOLCHEVIQUE
*MAÎTRISER NOTRE IDENTITÉ NUMÉRIQUE"...
*Sauve de tout danger tes serviteurs
*Des chercheurs émettent de sérieux doutes sur la datation du Saint Suaire
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Chers amis.
Après une journée de visites à Paris hier, j'étais heureux de retrouver la verdure de notre campagne et la sérénité de notre église du Monastère.
J'apprends le décès du beau frère de Mariannick. Veuillez vous à mesure prières afin que le Christ notre résurrection accueille Son enfant dans Sa lumière.
(La verdure, vue du haut de l'escalier de ma cellule au Monastère)
Après une matinée au Monastère Monastère, je pars sur Rouen pour y visiter nos fidèles.
De là, j'irai loger à Caen chez Mme MARIE Henriette pour continuer mercredi les visites sur la Région Mercredi soir, je logerai à BRECEY (Manche ) chez des fidèles et amis de plus de trente ans avant de continuer, éventuellement sur Nantes pour visiter les familles jeudi .
Mariannick ne pouvant plus, à l'avenir, garantir l'accueil du "Relais Paroissial" en Région Nantaise, il est impératif que nous trouvions au plus tôt un local sur Nantes pour assurer pour cette région une Messe par mois et un meilleur service pastoral.
Merci à Mariannick pour son généreux accueil pendant tant d'années! Que le Seigneur, la comble, ainsi que sa famille, de Ses bénédictions !
Il me faut rentrer au Monastère dès vendredi matin pour préparer les solennités de la Pentecôte.
Votre respectueusement et fraternellement dans le Christ notre Seigneur. Union de prières. Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse )!
+Mor Philipose
Nous vous invitons à participer avec nous à la Messe et aux Offices Liturgiques de la Pentecôte, lors du Weekend de Pentecôte samedi, dimanche et lundi prochains pour en recevoir toutes les grâces que le Seigneur ne manquera pas de distribuer .
□ Ajoutez gratuitement votre nom et vos intentions de prière qui seront portés à l'Autel lors des Messes et lors des prières communautaires . Inscriptions ci-dessous:
Monastère Syro-Orthodoxe de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Miséricorde
Brevilly 4
61300 CHANDAI
Tel: O233247958
Courriel :asstradsyrfr@laposte.net
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées) .. -------------------------------------- Queridos amigos.
Depois de um dia de passeios em Paris ontem, eu estava feliz para ver o verde da nossa campanha e serenidade de nossa igreja do Mosteiro.
Eu ouço a morte do cunhado de Mariannick. Por favor, ore a Cristo para que nossa ressurreição receba Seu filho em Sua luz.
(La verdure, vue du haut de l'escalier de ma cellule au Monastère)
Depois de uma manhã no mosteiro mosteiro, vou a Rouen para visitar nossos fiéis.
De lá, eu vou ficar em Caen Madame Marie Henriette para continuar quarta-feira visitas à região na quarta-feira, eu vou ficar no Brecey (Channel) entre os fiéis e amigos mais de trinta anos para continuar, possivelmente para visitar Nantes famílias quinta-feira.
Mariannick já não pode, no futuro, garantir a recepção do "Parish Relay" na região de Nantes, é imperativo que encontremos o mais cedo possível um Nantes local para garantir para esta região uma missa por mês e um melhor serviço pastoral .
Obrigado a Mariannick por sua generosa hospitalidade por tantos anos! Que o Senhor, assim como sua família, abençoe suas bênçãos!
Devo retornar ao Mosteiro já na manhã de sexta-feira para preparar as solenidades do Pentecostes.
Respeitosa e fraternalmente em Cristo nosso Senhor. União de orações. Aloho m'barekh (Deus te abençoe)!
+ Mor Philipose
Nós convidamos você a participar conosco nos Escritórios Massa e Litúrgicas do Pentecostes, no sábado Whit fim de semana, domingo e segunda-feira a receber as graças que o Senhor não deixará de distribuir.
□ Adicione seu nome e intenções de oração de graça, que serão levados ao altar durante missas e orações comunitárias. Listagens abaixo:
Mosteiro Siro-Ortodoxo da Santíssima Virgem Maria Mãe da Misericórdia
Brevilly 4
61300 CHANDAI
Tel: O233247958
Email: asstradsyrfr@laposte.net
ou: 06.48.89.94.89 (por texting deixando seus detalhes). ----------------------------------------------- Dear friends.
After a day of sightseeing in Paris yesterday, I was happy to find the greenery of our countryside and the serenity of our monastery church.
I hear the death of Mariannick's brother-in-law. Please pray to Christ so that our resurrection welcomes His child in His light.
(La verdure, vue du haut de ma fenêtre depuis ma cellule au Monastère)
After a morning at Monastery Monastery, I go to Rouen to visit our faithful.
From there, I will stay in Caen at the house of Mrs. MARIE Henriette to continue Wednesday visits to the Region Wednesday evening, I will stay in BRECEY (Manche) with faithful and friends of more than thirty years before continuing, possibly on Nantes to visit families Thursday.
Mariannick can no longer, in the future, guarantee the reception of the "Parish Relay" in the Nantes Region, it is imperative that we find as soon as possible a local Nantes to ensure for this region a Mass per month and a better pastoral service .
Thanks to Mariannick for his generous hospitality for so many years! May the Lord, as well as his family, bless his blessings!
I must return to the Monastery as early as Friday morning to prepare the solemnities of Pentecost.
Respectfully and fraternally in Christ our Lord. Union of prayers. Aloho m'barekh (God bless you)!
+ Mor Philipose
We invite you to participate with us in the Mass and the Liturgical Offices of Pentecost, during the Weekend of Pentecost Saturday, Sunday and Monday to receive all the graces that the Lord will not fail to distribute.
□ Add your name and prayer intentions for free, which will be brought to the Altar during Masses and community prayers. Listings below:
Syro-Orthodox Monastery of the Blessed Virgin Mary Mother of Mercy
Brevilly 4
61300 CHANDAI
Tel: O233247958
Email: asstradsyrfr@laposte.net
or: 06.48.89.94.89 (By texting leaving your details).
Protectrice assurée des chrétiens,
Médiatrice sans défaillance devant le Créateur,
ne dédaigne pas
la voix suppliante des pécheurs !
Mais dans ta bonté
hâte-toi de nous secourir,
nous qui te crions avec foi:
« Sois prompte dans ton intercession,
et empressée dans ta prière,
ô Mère de Dieu,
Secours constant de ceux qui t’honorent »
Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous !
Rencontre personnelle avec le Christ – témoignage
Comme le fit la Samaritaine, voici une personne qui témoigne de sa rencontre personnelle avec le Seigneur pendant le temps pascal 2019…
« Le Christ est ressuscité !… merci pour tout ! Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive ! Je sens que le péché n’a plus de place en moi et qu’il est renié ! Je ne pourrai jamais oublier ces dernières années de souffrance. Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans la prière de l’Église et toute l’intercession dont j’ai bénéficié… Comment vivre cette période d’immense grâce que le Seigneur m’accorde ? Mon cœur est léger et tout apaisé ! Je respire de nouveau et je veux vivre la vie que Dieu me donne pour la gloire de son Nom !
Je n’avais pas signé pour un tel combat mais je pense comprendre ce vers quoi Dieu veut que je tende.
Gloire à Dieu pour tout ! Je suis tellement petit, mais le Christ est tellement plus grand. Je pense voir très clairement ce qu’Il vient d’accomplir avec moi ! … je pense jouir d’un océan de miséricorde ! Dieu me fait comprendre dans son amour combien Il m’aime et combien je veux l’aimer et dire au monde ce qu’Il a fait pour moi ! …je n’ai pas osé demander un tel miracle car je me pensais perdu à jamais et la mort a tant voulu de moi ! Mais le Christ m’a consolé ! Je ne sais pas comment je peux dire cela ! Car combien de fois je l’ai renié, ce Christ, et combien de fois de fois je l’ai insulté et j’ai craché sur lui… Mais Il ne s’est pas fâché et Il a attendu mon retour ! Pourquoi m’a-t-Il choisi pour vivre une expérience aussi concrète ?
… j’ai vécu l’enfer. Pour moi, la lumière n’existait pas et il n’y avait que les ténèbres. Dieu me fait connaître une mini part de sa miséricorde et je suis tellement soulagé… Ce poids dans mon cœur n’est plus… C’est tellement physique comme sensation ! Je respire de nouveau à pleins poumons. Je comprends toute ma vie avec limpidité ! Je sais pourquoi j’ai ces parents et pourquoi nous n’avons pas grandi ensemble ; pourquoi j’ai passé l’enfance et l’adolescence dans d’autres familles : c’était pour me faire rencontrer des personnes croyantes, et pour que je comprenne que la vie vient, non pas de ce monde, mais de Dieu.
Je pleure, mais non plus de tristesse. Je rends grâce pour tout ce que le Seigneur a fait, et je pense qu’Il est ressuscité des morts, et qu’Il veut que je renaisse en lui ! – que je le revête comme Il m’a revêtu à mon baptême !… le baptême a tout révélé de ma personne et je connais maintenant le pire de moi-même..
Si le Christ était la justice du monde, j’aurais été condamné ! Mais Il est miséricordieux et je sens qu’Il m’a pardonné… Je n’ai rien fait pour mériter un tel amour ! Et je veux prendre courage dans ce monde pour assumer le Christ et dire à tous ce qu’Il a fait pour moi. Tout est devenu beauté pour moi ! Et je vois cette création dont le Christ nous fait cadeau avec un cœur émerveillé… »
L’événement de laPentecôtene peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (leVendredi Saint), ressuscité (le jour dePâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension). À laPentecôte, Dieu le Père envoie aux hommes l’Esprit de son Fils. Cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.
Le vent et le feu
Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblée pour Chavouot (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ». Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». À tel point que certains les croient « pleins de vin doux » (Ac 2, 1-14) !
Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de sonAscension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).
En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencent aussitôt à témoigner de larésurrectiondu Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Lors de laPentecôte, l’Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. À la suite de cet événement, naissent les premières communautés chrétiennes qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.
Don pour tous les hommes
Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent – comme dans bien d’autres récits de laBible– la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l’Esprit Saintsur ceux qui étaient présents.
La Bonne Nouvelle ayant vocation à rejoindre tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle du salut.
Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de laPentecôte, lesacrementde laconfirmationest souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit.
SAINTES MARTHE ET MARIE,
QUI ÊTES-VOUS ?
(4 Juin)
Ces deux Saintes femmes, soeurs de Lazare, l'ami du Christ, demeuraient à Béthanie, village situé à peu de distance de Jérusalem. Un jour Jésus fut reçu dans leur demeure. Marthe, l'aînée, s'affairait pour servir le Maître et, voyant que sa soeur, Marie, restait assise silencieuse aux pieds de Jésus en écoutant ses divines paroles, elle dit sur un ton irrité : « Seigneur, cela ne Te fait rien que ma soeur me laisse servir toute seule? Dis-lui donc de m'aider ». Mais le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu te soucies et t'agites pour beaucoup de choses, et pourtant une seule est nécessaire » (Lc. 10:38-42) (1). Par la suite, peu avant la Passion, Lazare tomba malade et mourut. Les deux soeurs envoyèrent prévenir Jésus qui ne parvint à Béthanie que le quatrième jour après le décès. Marthe se précipita aussitôt à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison, où un grand nombre d'amis et de parents était venu pour les consoler. Le Seigneur lui assura que son frère allait ressusciter, et Marthe manifesta sa foi en Lui comme Fils de dieu, puis elle alla appeler sa sœur et ils se rendirent ensemble jusqu'au tombeau. Sur l'ordre de Jésus le défunt sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes et le visage recouvert d'un suaire (Jn. 11).
Six jours avant la Pâque, un banquet fut organisé en l'honneur de Jésus à Béthanie, en présence de Lazare. Marthe s'affairait comme de coutume au service de la table, alors que Marie, prenant une livre de parfum de grand prix, en oignit les pieds du Seigneur et les essuya avec ses cheveux. Comme Judas, l'avare, protestait contre une telle dépense, le Seigneur déclara que c'était en vue de Sa sépulture qu'elle avait gardé ce parfum (Jn. 12).
Après l'Ascension, Marthe et Marie accompagnèrent Lazare (4) pour répandre au loin la Bonne Nouvelle de la Résurrection (2).
1). C'est pourquoi les Pères ont considéré Marie comme la figure de la contemplation, préférable à l'action vertueuse représentée par Marthe.
2). Quoique certains manuscrits du Synaxaire les commémorent comme Myrophores, l'Ecriture Sainte ne mentionne parmi ces dernières que Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et/ou Marie de Clopas (cf. 23 mai), Salomé et l'"autre Marie" que certains Pères assimilent à la Mère de Dieu.
(Le Synaxaire * Vies des Saints de l'Eglise Orthodoxe * Tome cinquième * Simonos Pétra * 2014)
Serbian Patriarch and Patriarchs of Antioch Call for Pan-Orthodox Unity
SOURCE: OCP News Service – 4/6/19
Damascus-Syria:His Holiness Irinej – Patriarch of Serbia met His Holiness Patriarch Mor Ignatius Aphrem II, Patriarch of Antioch and All the East and head of the Universal Syriac Orthodox Church and His Beatitude John X – Greek Orthodox Patriarch of Antioch at the St. Georges Patriarchal Cathedral on 2nd June 2019.
The Hierarchs of the three ancient Churches called for deeper unity between Eastern and Oriental Orthodox family of Churches.
During the meeting, Patriarch Mor Ignatius Aphrem II stated that “Faithful long for the day on which we partake in the same one Eucharistic chalice, after the theologians of both churches agreed that we confess the same belief in our Lord Jesus Christ, the Incarnate Word”.
In his reply, Patriarch Irinej stated that “What unites us is love and faith in the Lord Jesus Christ. We are one Church, although, sorrowfully, the historical circumstances had divided us”.
Patriarch of Serbia urged unity among Orthodox Churches through dialogue and agreements in all matters of faith and dogmas.
The Serbian primate added that the Church needs unity, especially in difficult times. He said, “Our strength is in our unity, and our unity is not only in words but in serious action towards full unity in all spheres.”
Vie de notre père parmi les Saints Claude le thaumaturge, hiérarque de Besançon et higoumène de Saint-Oyand (607-699) par Claude Lopez-Ginisty.
Selon une tradition multiséculaire de la région de Salins, saint Claude naquit au Château de Bracon près de Salins, d'une famille d'origine romaine du nom de Claudia.
Cette famille avait déjà donné à l'Église un saint évêque du nom de Claude au sixième siècle, c'est la raison pour laquelle certains biographes appellent le saint thaumaturge de Besançon saint Claude II.
En l'année 607, lorsqu'il naît, son père est gouverneur de la ville. Jusque dans sa septième année, on eut soin d'élever le futur hiérarque dans la crainte de Dieu et la piété, tout en lui donnant l'éducation que supposait sa naissance.
À l'age de sept ans, son âme fut confiée à des précepteurs qui le formèrent dans le domaine de la connaissance profane autant que dans celui des Lettres Sacrées.
Son esprit vif, son intelligence précoce, sa docilité lui firent faire des progrès rapides, de sorte “ qu'après avoir donné les heures nécessaires à l'étude, son plus grand divertissement était de lire les livres de piété et particulièrement la vie des Saints à laquelle il s'appliquait beaucoup » selon un de ses biographes Laurent Surius.
Les écrits des Pères alimentaient aussi cette jeune âme pleine de douceur et avide d'écouter la Parole de Dieu.
Il allait à l'église tous les jours et y demeurait longtemps les dimanches et jours de fête, assistant avec ferveur à tous les offices divins. Ce fut un enfant grave.
Il cultivait la vertu et pour ce faire, fuyait les gens et les lieux qui l'auraient éloigné de son idéal.
Il fréquentait surtout les personnes pieu ses dont le commerce était susceptible de nourrir son âme. Il fut vite admiré et aimé de tous à cause de la sûreté de son jugement et de sa charité. Jusques à l'âge de vingt ans, saint Claude porta les armes: il était en tant que patrice, chargé de veiller sur les frontières, celles-ci allant alors jusqu'à l'actuel canton du Valais en Suisse Romande.
En 627, il quitta l'armée terrestre pour rejoindre la sainte milice du Christ: il demanda à être reçu en l'état ecclésiastique au chapitre de la cathédrale de Besançon.
Le saint archevêque Donat le reçut parmi ses chanoines. Ce terme de chanoines—du grec canon règle—désignait en ce temps-là, des prêtres vivant auprès d'un évêque, tout en suivant une règle religieuse.
Saint Donat venait d'écrire une règle—que nous possédons encore—pour ses clercs, et ceux-ci vivaient sous son obédience comme des moines auprès de leur higoumène.
Saint Claude, à cause du zèle qui le dévorait, devint rapidement le modèle des autres clercs et il étudia avec tant d'assiduité qu'il fut bientôt lui-même chargé d'enseigner dans l'école ecclésiastique fondée par saint Donat.
Ascète remarquable, il ne s'accordait qu'un seul repas par jour qu'il prenait généralement vers le soir.
Il jeûnait tous les jours excepté les dimanches et jours de fête et veillait souvent pour l'étude et la prière.
Son sacrifice quotidien était déjà celui d'un moine accompli lorsque voulant servir Dieu d'une manière plus totale, il se tourna vers le monachisme. A
près douze années de vie ascétique au chapitre de Besançon, il se retira donc au monastère de Condat qui était avec Luxeuil très prospère en ce temps-là.
Ce fut en l'an 639 qu'il se rendit en ce lieu alors appelé Saint-Oyand en mémoire de l'illustre higoumène du Ve siècle.
Saint Claude avait alors trente-deux ans... Dans ce monastère, aussi bien qu'au chapitre de la cathédrale de Besançon, il devint vite le modèle de ses frères moines non point tant à cause de sa haute naissance, mais par la distinction de son austérité, par son zèle ardent pour la prière et son assiduité à l'étude et~ la lecture des œuvres saintes.
Sobre, il ne se sustentait que de racines, dormait sur un dur grabat et, nous dit son biographe, la pâleur de son visage et la maigreur de son corps lui servaient d'ornements. »
Fondé en 425 par deux frères, saint Romain et saint Lupicin, le monastère de Condat était un lieu de pèlerinage célèbre à cause du tombeau de saint Oyand qu'il abritait.
Il devint bientôt connu sous le nom de ce saint avant de devenir Saint-Oyand-Saint-Claude après la mort de saint Claude; lorsque fut découvert incorrompu après plusieurs siècles le corps de ce dernier, et après les milliers de miracles accomplis par le thaumaturge, ce monastère garda son seul nom.
L'higoumène Injuriose, alors un vénérable vieillard, était le chef spirituel de la communauté des moines de Condat.
Il fut si impressionné par les qualités spirituelles de saint Claude, qu'il lui proposa de prendre sa charge d'higoumène. Le saint s'y refusa toujours du vivant d'Injuriose, mais à la mort de celui-ci, ses frères moines le choisirent pour le remplacer à leur tête.
C'était en 644, il avait alors trente-quatre ans !
Clovis II, premier des " rois fainéants ", était en ce temps-là roi de Neustrie et de Bourgogne, il avait pour épouse sainte Bathilde qui exerçait sur lui une bonne influence et une attitude droite vis-à-vis de l'Église et de ses institutions monastiques.
Saint Claude alla le voir en 650 pour demander une aide matérielle—restitution de biens donnés en jouissance à Condat ? Nouvelle dotation ?—et le monarque le reçut avec bienveillance et lui octroya généreusement l'aide demandée. Le biographe de saint Claude en parle ainsi:
« J'en prends Dieu à témoin, j'ai vu de mes yeux et j'ai lu dans les archives de ce monastère—id est de Saint-Oyand—parmi plusieurs manuscrits, l'acte écrit en différents signes et caractères, portant les sommes citées plus haut, et commençant ainsi: Clovis, roi des Français (sic), à tous ceux qui liront cet écrit, salut.
Le vénérable Claude est venu nous trouver, etc.....
Ayant obtenu la nourriture de ses frères, cinquante mesures de froment et d'orge et cinquante livres de rente, saint Claude put assurer non seulement la subsistance de son monastère, mais aussi celle des pèlerins et des pauvres de la région.
Sous sa houlette, Saint-Oyand prospéra, les églises furent embellies, ornées de vases précieux et de reliquaires nouveaux.
Il fit aussi construire de nouveaux bâtiments et réparer ceux qui en avaient besoin, mais parallèlement à ce souci des choses matérielles utiles à l'œuvre de Dieu, saint Claude eut grand soin de ceux qui lui furent confiés et fut un père spirituel pour lequel les âmes étaient plus précieuses que toutes les possessions du monde.
Sous son higouménat, régna une grande discipline à Saint-Oyand: il y établit la règle de saint Benoît de Nursie, Père des moines d'Occident et selon certains de ses biographes, on parlait de lui comme d'un nouvel Antoine ou Pacôme le Grand et l'on comparait ses moines à ceux des déserts d'Égypte Ancienne.
En un prologue suivi de soixante-treize courts chapitres, saint Benoît a établi un modèle de vie monastique qui définit pratiquement tous les aspects de cette vie et tend à l'organiser afin que les frères qui la suivent puissent accéder à l'unique bien nécessaire, à savoir l'obéissance à la volonté de Dieu et la marche vers son Amour ardent et inextinguible.
Saint Benoît n'a pas la prétention de tout régenter car il termine sa règle en proclamant bien haut que « la pratique de la justice n'est pas toute contenue dans cette règle. » il ne voit en elle qu'une ébauche qui permet de cheminer vers Dieu, pour se hâter vers la perfection, il recommande les enseignements des Pères, inséparables de l'Écriture Sainte, et la règle de « notre père saint Basile le Grand ».
Saint Claude, utilisant cette règle forma une lignée de moines dont son successeur saint Rustique.
Il laissa à la postérité un recueil de ses homélies dans lequel il avait résumé ses enseignements. On possédait encore ce livre au XIIe siècle, malheureusement il fut perdu ensuite. Il dirigea ses moines avec douceur et fermeté, étant naturellement enclin à la miséricorde.
Sa prière était efficace et montait vers Dieu comme un encens d'agréable odeur: ainsi, il fut l'instrument de miracles sans que son humilité eût à en souffrir.
Saint Gervais, évêque de Besançon mourut en 686, et quand il fallut lui trouver un successeur, les clercs et le peuple étaient d'un avis contraire quant au choix de celui-ci.
Un biographe anonyme mentionne qu'à cette époque, les clercs avaient déjà perdu quelque chose de leur ardeur primitive; le relâchement commençait à s'introduire dans les Gaules (...), peut -être ces luttes étaient-elles excitées par ceux d'entre les clercs qui, inclinant vers le relâchement, auraient voulu nommer un évêque dont l'indulgence eut autorisé leurs désordres…
Pendant que clercs et peuple priaient Dieu, un signe leur fut donné, une voix du Ciel se fit entendre qui leur désignait saint Claude comme digne de succéder à saint Gervais et leur ordonnait de le prendre pour hiérarque.
Le nom de saint Claude fut agréé avec joie.
Le saint se trouvait à ce moment-là à Salins, visitant sa famille, quand une délégation vint vers lui pour lui annoncer cette élection divine et le supplier d'accepter cette nouvelle charge.
Il en fut consterné et il refusa d'abord, mais sous la pression des envoyés, de ses proches et à cause de cette voix du Ciel, il eut crainte d'aller à l'encontre de la volonté de Dieu et il se résolut à accepter la tâche nouvelle qu'on lui imposait.
Il fut conduit à Besançon où dans une grande liesse, il fut consacré dans sa fonction épiscopale.
Évêque, saint Claude continua à être moine, il se trouva dans la position où était saint Donat, célébrant la Divine Liturgie avec ses chanoines, arbitrant les différends de ses ouailles ou de ses clercs avec douceur et fermeté, mais il ne permit jamais à sa fonction administrative d'empiéter sur la prière ou sur l'étude des livres saints.
Il visitait les malades, exerçait la charité, prêchait avec joie pour convertir les cœurs endurcis des pécheurs et remettait de l'ordre dans les paroisses de son diocèse.
Cependant il était resté higoumène de Saint-Oyand et jamais il ne cessa de diriger son monastère durant tout le temps de son épiscopat.
Son cœur demeurait toujours avec ses moines; aussi, après sept années d'épiscopat, quand il vit avec douleur que les clercs de sa ville se laissaient aller au relâchement et qu'il n'était plus possible de rétablir l'antique discipline qu'il avait lui-même connue sous saint Donat, discipline qu'il jugeait indispensable dans l'Église, il renonça à sa fonction épiscopale et retourna à Saint-Oyand.
Ceci advint en l'an 693, alors que saint Claude était âgé de 86 ans. Il vécut encore six ans dans son monastère et sa mort fut douce et paisible.
Quelques jours avant son départ de notre monde, il fut légèrement malade.
Trois jours après le début de cette indisposition, il appela tous ses moines auprès de lui et leur enseigna une ultime fois l'amour de Dieu, le mépris des choses du monde et leur demanda de supporter avec résignation son proche trépas. Comme ils pleuraient, il donna à chacun d'entre eux un saint baiser de paix et lorsqu'ils eurent quitté sa cellule, il consacra sa nuit à la prière.
Le jour venu de son départ, il se fit emmener à l'église où il communia avec ferveur aux Saints Corps et Sang du Christ.
Se retrouvant dans sa cellule, il demanda aux moines présents que son ensevelissement se fasse sans pompe ni éclat. C'était le cinquième jour de sa maladie, à trois heures de l'après-midi, assis sur le siège où il lisait et priait habituellement...
Il éleva ses mains et son regard vers les cieux et rendit doucement son âme au Seigneur.
Saint Claude naquit au Ciel à quatre-vingt-treize ans, le 6 juin 699, dans la quatrième année du règne de Childebert III.
On mit sur son corps des parfums précieux et des aromates, mais on ne l'embauma pas car ainsi que cela fut vérifié plusieurs siècles plus tard, il n'y avait aucune trace d'incision sur son corps.
Sa sépulture fut modeste et longtemps resta oubliée, mais sa mémoire était déjà vénérée. Dans son martyrologe écrit vers l'an 860, Raban Maur, archevêque de Mayence portait à la date du 7 juin:
« VII idus junu, depositio beati Claudii, episcopi. » (Le sept des ides de juin, déposition du bienheureux Claude, évêque).
Si l'on vénérait sa mémoire, on ne commença à vénérer le corps de saint Claude qu'à partir de l'instant où dans la moitié du douzième siècle, on s'aperçut que son corps était incorrompu.
Les miracles ne cessèrent plus à partir de cette époque-là. On le surnomma alors le thaumaturge et l'on ajouta ce titre à celui de saint qu'on lui donnait déjà (au neuvième siècle un document atteste que le corps de saint Claude se trouve à l'abbaye de Saint-Oyand).
Claude de la Roue dans un livre en latin écrit à la gloire de son saint patron, publié à Lyon en 1531 et comprenant cent soixante-dix-sept chapitres, écrivit que saint Claude: « était le consolateur des affligés, le libérateur des captifs, la résurrection des morts, la lumière des aveugles, l'ouie des sourds, la parole des muets, le salut des naufragés, le secours des religieux, la santé des malades, la force des faibles, le refuge de tous ceux qui avaient confiance en sa charité.
Comme dans les Actes des Apôtres, les linges qui avaient touché au saint apôtre Paul ou bien l'ombre de saint Pierre guérissaient, comme les os du prophète de Dieu Elisée ressuscitèrent par leur contact un cadavre entré en contact avec eux et par leur entremise avec la grâce de Dieu, le corps de saint Claude accomplit des miracles innombrables. Jusques au XVIIe siècle, on possédait encore au monastère de Saint~Oyand plusieurs volumes manuscrits dans lesquels étaient inscrits les actes de miséricorde de Dieu accordés par l'intercession de son saint thaumaturge Claude.
Les listes de miracles que nous possédons encore n'ont pas d'autre source. Parlant de son saint patron, Claude de la Roue n'exagère en rien les miracles que celui-ci accomplit, que l'on en juge plutôt par les exemples qui vont suivre et qui vont au-delà de l'époque où il écrivait.
Vers l’an 1172, un jeune homme fut étouffé par la foule qui se pressait pour vénérer le corps du saint. Pierre, archevêque de Tarentaise qui était présent, prit le corps sans vie et le porta près de celui de saint Claude et il demanda à saint Claude d'intercéder pour lui.
Le jeune homme se leva d'entre les morts ! Un prêtre de Genève recouvra la vue, plusieurs enfants furent rendus à la vie, ce qui explique que souvent dans l'iconographie, le saint thaumaturge est représenté avec un enfant à ses pieds. À Lons-le Saunier, une femme paralytique, dans l'église Saint-Désiré, lors d'un voyage des reliques vers Arbois recouvra, elle, l'usage de ses membres.
À Poligny, un aveugle et plusieurs malades furent guéris en l'église Saint-Hippolyte. Dans l'église Saint-Just à Arbois une femme tétraplégique amenée près du corps du hiérarque thaumaturge se leva pour remercier Dieu de l'avoir guérie; un homme à la main desséchée, se prosterna devant les reliques et sa main retrouva un aspect normal.
Un aveugle vit.
Un épileptique du nom d'André est rétabli dans sa santé.
Un berger de Baume-les-Dames recouvre la vue après avoir demandé l'intercession du saint.
Des enfants noyés sont ramenés à la vie…
Bien d'autres miracles manifestent la grâce de Dieu par « Monsieur saint Claude l'ami de Dieu »; dans les archives de la préfecture du Jura, un antiphonaire manuscrit de 1234, établit une liste complète de ces interventions de Dieu par le truchement de saint Claude. Les siècles qui suivirent furent témoins d'autres miracles encore.
En 1455 Jean de la Vigne et Renaud de Trayes, vinrent en pèlerinage auprès des reliques de saint Claude pour le remercier de son intercession: deux ans plus tôt, prisonniers de pirates, ils se jetèrent à l'eau en demandant sa protection au saint thaumaturge et ils arrivèrent en sécurité au port de Savone (Ligurie).
La même année, Nicod Girod de Thonon et Pierre Destoy de Morges (canton de Vaud—Suisse) étaient sur le Lac Léman lorsqu'une tempête se leva. Le bateau fut envahi par les eaux.
Ils se recommandèrent tous deux à la protection de la Très Sainte Mère de Dieu et de saint Claude. Deux passagers étaient déjà passés par-dessus bord.
Redoublant leur demande d'intercession, ils virent la Mère de Dieu et saint Claude qui remettaient à flot leur bateau et ils furent sauvés et purent aborder sains et saufs le port de Saint-Sulpice (Suisse). Venus à Saint-Claude, ils voulurent que leur récit soit consigné dans un acte public.
En 1527, pendant la guerre d'Italie entre Charles-Quint et François Ier, Louis d'Arestel, noble bourguignon qui se battait avec les Milanais fut atteint par une lance à l'épaule gauche et reçut deux blessures sérieuses au ventre.
Piétiné par les soldats des deux camps qui le comptaient pour mort, il se mit à prier saint Claude. Lorsque les combats prirent fin, il se releva sain et sauf ! Il en témoigna lui-même devant l'autel des reliques de saint Claudc.
Il n'est pas possible de faire une liste complète de tous ces miracles tant ils furent nombreux. En 1671, dans la nuit du 9 décembre, des réformés Genevois avancèrent vers le monastère de Saint-Claude avec l'intention bien arrêtée de brûler le corps du thaumaturge et de voler la châsse précieuse qui le contenait. Arrivant en vue du saint lieu, ils entendirent les cloches sonner et battre les tambours comme le voulait l'usage pendant le temps de l'Avent lorsque les offices allaient être célébrés. Croyant leurs plans déjoués et craignant d'être battus, ils s'enfuirent aussitôt.
En 1639, les troupes du Suédois Neymar, composées de Suédois et d'Allemands réformés, s'emparèrent de l'abbaye.
Entrés dans l'église où reposait le corps du saint thaumaturge, ils voulurent forcer la grille de fer qui protégeait le chœur où se trouvait le riche reliquaire du saint.
Ils s'enfuirent soudain et racontèrent plus tard qu'une terrible et grande frayeur les avaient alors saisis et qu'ils n'avaient plus pu s'approcher de la châsse du saint.
Il fallut alors murer le corps du hiérarque dans une muraille et lorsqu'on le retira (vraisemblablement en 1642 ou 1643) malgré l'humidité, le corps était intact.
Une jeune fille paralytique qui le vénéra fut une des premières miraculées de cette vénération des reliques du saint.
Le corps du thaumaturge exposait ses pieds nus trois fois par jour à la vénération des pèlerins et malgré cela, malgré l'exposition à l'air, il restait incorrompu.
En 1769, le Prince de Crony vint vénérer le corps du saint thaumaturge et un témoin oculaire nous rapporte les faits suivants:
"Hier 14 septembre, on ouvrit toute la châsse pour faire voir le corps de saint Claude à monsieur le Prince.
Je le vis à cette occasion. Il est toujours dans la même situation, la bouche ouverte; on y voit la langue, un peu de rougeur au palais, encore du brillant dans les yeux, quelques cheveux et la barbe; les deux mains sont sur l'estomac sans y être appuyées; tout son corps couché sur la longueur, et la tête un peu élevée sur un coussin, toujours palpable, sauf que la chair n'est pas bien blanche.
On croit que c'est le souffle des personnes qui vont baiser les pieds qui occasionne cette couleur; le visage est plus blanc que le reste du corps " (manuscrit de Duvernoy).
Le corps de saint Claude, conservé par la grâce de Dieu pendant douze siècles attira la fureur imbécile et impie des révolutionnaires de 1794.
Séide zélé des idées nouvelles, Simon Lejeune, député de l'Indre à la Convention, était un homme cruel, borné et sans scrupules.
À Lons-le Saunier, il avait fait brûler les reliques de saint Désiré dans une cheminée pour se réchauffer les pieds !
Envoyé dans le Jura il déclara que « les peuples ne voulaient plus reconnaître d'autre Dieu que celui de la nature, d'autre religion que celle de la patrie, d'autre culte que celui de la liberté ,- (cité par La Vedette, journal de Besançon, An II, séance du 28 Ventose à la société populaire).
Il ne pouvait supporter qu'il reste encore des "hochets de la superstition". Un soir, à minuit, après ripailles, il se fit donner les clés de la cathédrale et il y envoya chercher le saint corps du thaumaturge que les siècles avaient épargné.
Des brutes épaisses le mirent en morceaux pour le porter au séminaire des Carmes où logeait Simon Lejeune.
Pendant ce transport sacrilège, l'os de l'avant-bras du saint tomba à terre et un artisan du nom de Jaquet le conserva pendant toute la période révolutionnaire.
Une femme, Marie-Anne Maillat, découvrit à terre l'index du saint qu'elle remit plus tard à l'évêché de Saint-Claude.
Cette même nuit—le 19 juin 1794—les restes insignes de saint Claude furent brûlés. Les cendres furent jetées dans un endroit de la Bienne appelé Coinchette.
Des fragments du crâne demeuraient qui furent sauvés par un certain Jean-Marie Félix Prost, qui les donna ensuite à Clairvaux.
Se glorifiant de ce sacrilège devant la société populaire de Besançon, le commissaire de la République Morel, s'étonna de ce que « le grand saint Claude, qui toute sa vie avait fait des miracles, qui avait préservé du feu et des épidémies une grande partie de l'Europe, n'avait pu se garantir du brûlement (sic) que le représentant Lejeune lui avait fait subir ». (La Vedette, Journal de Besançon, tome V, p. 168).
En 1799, un incendie ravagea la ville de Saint-Claude, « l'incendie ayant commencé, on ne sait comment, en plein midi, le ciel était serein et l'air calme, les habitants frappés d'un tel aveuglement et d'une stupeur si extraordinaire, que, malgré la présence des secours et l'heure favorable, loin d'employer les moyens d'éteindre le feu, chacun s'occupa de démeubler sa maison, la laissant dévorer par les flammes, de sorte qu'après un court espace de temps le sol que couvrait une ville riche et florissante n'offrait plus à la vue qu'un tas de décombres enflammés et de cendres fumantes.
Le feu épargna une seule maison, celle d'un homme pieux du nom de Calais, dont l'épouse avait reçu le chapelet de saint Claude, que les impies lui avaient donné à l'instant où ils brûlaient la relique. » (Godescard Vie des Saints, 6 juin, Besançon 1836).
Le toit seul de la cathédrale Saint-Pierre fut touché.
Après la période révolutionnaire, la vénération des reliques de saint Claude reprit.
Saint Hiérarque et Thaumaturge Claude Prie Dieu
Pour Nous!
Tropaire de saint Claude, ton 1
Hiérarque du Ciel et ange sur la terre* Tu devins thaumaturge ô notre père saint Claude* Par le jeûne, les veilles et la prière* Tu as obtenu la grace de guérir les corps et les âmes* De ceux qui avec foi ont recours à ton inter cession* Gloire à Celui qui t'a donné la puissance* Gloire à Celui qui t'a couronné* Gloire à Celui qui par toi accorde à tous la guérison.
Kondakion de saint Claude, ton 8
A toi le pasteur et le médecin des âmes et des corps* D'une multitude de croyants de tous les siècles*Nous offrons des hymnes de louange et de reconnaissance*Car empli de la grâce du Saint Esprit et du zèle de la foi*Tu protèges par ta sainte prière tous ceux qui s'écrient vers toi* Réjouis-toi saint Claude grand thaumaturge.
Claude Lopez-Ginisty
(Cette vie fut publiée dans les années huitante dans la revue LE MESSAGER de l'Association Chrétienne des Etudiants Russes)
Livres consultés:
Anonyme du XVIe siècle: Saint Clavde Archevesque de Befançon 6 juin. Petits Bollandistes, Tome sixième, page 474. Butler, Vie des Saints, Tome 5, page 23.
La meilleure vie de saint Claude reste celle publiée anonymement au XIXe siècle à Besançon dans le volume II des Vie des Saints de Franche-Ccrmté, consacré aux saints évêques.
Source icône:http://www.forum-orthodoxe.com/~forum/viewtopic.php?t=1367
Maladie de l’épuisement ou de l’effondrement, le burn-out, ce mal du siècle, guetterait près de 3 millions de Français. Dans le monde de la performance obligée et du mouvement perpétuel, il touche autant d’hommes que de femmes, autant de salariés que de mères de famille. Xavier Vamparys, cadre d’entreprise et père de cinq enfants, partage dans le livre “Se consumer. Récit d’un burn-out” son cheminement de guérison psychologique et spirituelle des souffrances du burn-out. Un récit étonnamment lumineux. Rencontre.
C’est une description précise et honnête de cette maladie que beaucoup ne considèrent toujours pas comme une vraie maladie psychique. Perfectionniste, ayant la vision que le père de famille doit être le roc sur lequel tout le monde peut s’appuyer,Xavier Vamparysa vécu ce jour où tout d’un coup tout s’effondre. Il n’avait pas prêté attention aux signes avant-coureurs : le manque d’appétit, une fatigue omniprésente, des insomnies qui virent au cauchemar. Au travail où tout devient un obstacle insurmontable, dans la vie quotidienne où chaque détail représente un fardeau insupportable. Ensuite, les pics d’angoisse qui paralysent, le découragement, la dissimulation auprès de l’entourage et enfin le sentiment d’abandon accompagné de culpabilité, de honte et de peur. Enfin l’hospitalisation en clinique psychiatrique, l’humiliation, la colère, la tristesse et la solitude. Et c’est au moment où il pense toucher le fond que Xavier Vamparys se rend compte qu’il n’est pas mort, malgré cette chute vertigineuse. Par petites touches mais parfois avec de belles étincelles, la guérison s’opère lentement et finit par le transformer.
Votre livre est un voyage à travers cette terrible maladie qu’est le burn-out. Malgré la descente que vous décrivez, votre livre est surprenant par sa sérénité et la paix qui s’en dégage. Pourquoi l’avez-vous écrit ?
De la façon la plus honnête possible, j’ai souhaité apporter un témoignage sur le burn-out et la dépression, qui peut être engendrée ou réveillée par le burn-out. J’ai surtout voulu montrer que le burn-out est une maladie et non un simple état d’âme. On a encore du mal à le reconnaître comme une maladie. Mais une fois diagnostiqué et accepté, on peut y faire face avec de vrais remèdes.
J’ai vécu la maladie comme une épreuve honteuse.
J’ai aussi écrit ce livre pour moi. Je voulais donner un sens à ma maladie. Au début, j’étais allé dans une mauvaise direction. Je me disais que si tout cela m’arrivait, c’était parce que je m’étais égaré en chemin à un moment de ma vie. J’étais donc puni. Mais ce constat constituait une impasse. En fait, il n’y a pas de sens à une telle épreuve. Pas plus qu’à celle que vivent des parents confrontés à la maladie ou la perte d’un enfant en bas-âge… Ce qui ne veut pas dire qu’on ne peut pas essayer de donner nous-mêmes un sens à l’épreuve, en témoignant par exemple ou en aidant d’autres personnes confrontées aux mêmes difficultés.
En écrivant ce livre, j’ai tenté d’identifier les fruits retirés de cette terrible expérience. C’est un voyage dans les méandres de nos fragilités, qui permettent finalement d’abandonner nos certitudes et qui nous révèlent à nous-mêmes.
Le burn-out vous a plongé dans un précipice à la fois psychologique et spirituel. Vous parlez d’une expérience de l’abandon…
Vivre un burn-out, c’est faire l’expérience du sentiment d’abandon. On se sent abandonné partout et par tous. Tout s’effondre brutalement : le travail, le couple, les enfants, les activités associatives… Cet effondrement est particulièrement violent dans les domaines dans lesquels le malade s’est fortement « sur-investi », année après année. Le travail par exemple, souvent envisagé par le malade comme un espace dans lequel on doit tout donner, sans limites. C’est ce qui m’est arrivé. Au début de la maladie, j’étais dans un déni total. À de nombreuses reprises, j’ai refusé de prendre des arrêts de travail. Dans mon esprit, tout cela n’arrivait qu’aux autres. Je me suis renfermé sur moi-même. Puis une fois le diagnostic posé, j’ai vécu la maladie comme une épreuve honteuse. À cette honte s’est ajoutée l’incompréhension de mon entourage. S’agissant d’une maladie psychique, le burn-out est très mal compris, même par ceux qui sont très proches. Leur réaction naturelle était de me dire : « Bouge-toi », « Ne reste pas dans ton lit », « Tout cela n’est qu’une affaire de volonté », « Tu vas y arriver. » En fait, ces paroles étaient inaudibles, insupportables. Toute sollicitation extérieure était vécue comme une insoutenable injonction.
Vous dites avoir vécu la nuit de la foi…
Lorsque tout s’est effondré, j’ai fait la douloureuse expérience de l’absence de Dieu. Je crois que de nombreux malades la vivent.Simone Weildécrit très bien cette absence dans ses lignes : « le malheur rend Dieu absent pendant un temps, plus absent qu’un mort, plus absent que la lumière dans un cachot complètement ténébreux. Une sorte d’horreur submerge toute l’âme. Pendant cette absence il n’y a rien à aimer ». C’est cela l’absence de Dieu. C’est cet abandon que certains appellent « la nuit de la foi ». J’étais dans une brume qui m’envahissait tout entier, en s’emparant à la fois de mon esprit et de mon corps. Dans un tel vide, il m’était impossible de prier. À ce silence de Dieu, j’ai répondu par mon propre silence. Puis, petit à petit, j’ai remis en question un certain nombre de certitudes, comme cette logique de la rétribution qui suggère que tout ce qui nous arrive de bien ou de mal est le résultat des choses qu’on a faites en bien ou en mal.
Avec le temps, je me suis progressivement débarrassé de cette idée que mon burn-out était une punition.
Vous écrivez que cette logique de pensée est souvent ancrée chez les chrétiens…
Nous, les chrétiens, avons pris cette habitude de penser ainsi. Alors que les Écritures sont très claires à ce sujet. Il y a un passage de l’Evangile de Luc qui me vient à l’esprit.Celui de la tour de Siloëqui s’écrase sur dix-huit personnes et dont Jésus dit qu’ils n’étaient pas plus coupables que les autres habitants de Jérusalem. Ou encore, dans l’Évangile de Jean, lorsque ses disciples lui demandent si l’aveugle de naissance était né ainsi en raison de son péché ou de celui de ses parents, Jésus leur répond : « Ni lui ni ses parents ». Enfin, n’est-il pas écrit que Dieu « fait lever son soleil sur les bons et les méchants, et tomber la pluie sur les justes et les injustes ». Avec le temps, je me suis progressivement débarrassé de cette idée que mon burn-out était une punition. Et c’est à ce moment là que j’ai commencé à discerner les signes non pas de l’absence de Dieu, mais de Sa présence.
Vous mentionnez qu’au cours de votre hospitalisation, que vous avez vécue dans ce sentiment d’abandon que vous venez d’évoquer, vous étiez juste capable de dire :« Seigneur, ayez pitié de moi ». N’était-ce pas quand même le contact avec Dieu que vous tentiez de maintenir ?
En fait, je me suis raccroché à deux fils. Celui de la relation avec les personnes qui traversent des épreuves semblables. J’en ai rencontrées au cours de mon séjour en clinique psychiatrique, là où les gens qui souffrent ne se cachent pas. Au contraire, ils se livrent sans honte, dans une remarquable humanité. L’autre fil, c’était celui de la connexion à Dieu. Malgré l’expérience de Son silence, j’ai tenté intuitivement de ne pas le lâcher. De façon mécanique, je répétais alors cette phrase : « Seigneur Jésus-Christ, ayez pitié de moi ». J’étais incapable de faire plus. Mais ma petite voix intérieure me disait de ne pas tourner le dos à tout.
En clinique, vous avez pratiqué la méditation de pleine conscience. N’est-elle pas contradictoire avec la méditation chrétienne ?
Ces deux types de méditation répondent à des registres différents. Pour moi, il n’y pas de dimension spirituelle dans la méditation de pleine conscience. Elle est de même nature que le footing ou que toute autre activité physique ou intellectuelle exercée avec intensité. Il s’agit de s’extraire de soi, de sa souffrance, de cesser les ruminations pour se détendre. Tandis que la méditation spirituelle est d’un ordre tout autre. Elle consiste à se reconnaître soi-même en tant que créature de Dieu, en se mettant en Sa présence.
L'Humilité suprême :
La mort du Christ
Atelier Saint-Jean-Damascène
par Saint Ignace Briantchaninov
Deux disciples bien-aimés du Seigneur Lui demandèrent des trônes de gloire – Il leur donna sa Coupe (Matthieu 20, 23). La Coupe du Christ, c’est la souffrance.
La Coupe du Christ permet à ceux qui y communient de participer sur terre au règne béni du Christ, et leur prépare dans les Cieux les trônes de la gloire éternelle.
Tous, nous sommes sans réplique devant la Coupe du Christ ; personne ne peut s’en plaindre ou la refuser, car Celui qui nous commanda d’y goûter l’a bue Lui-même le premier.
Ô arbre de la connaissance du bien et du mal ! Au Paradis tu as tué nos premiers parents ; tu les as leurrés par le charme des jouissances sensuelles et par les illusions de la sagesse. Rédempteur des hommes déchus, le Christ apporta sur terre sa Coupe de salut à ceux qui étaient tombés et avaient été exilés du Paradis. L’amertume de cette Coupe purifie le cœur de la coupable, de la funeste jouissance du péché ; l’humilité qui découle d’elle – de cette Coupe – détruit l’orgueilleuse sagesse de la chair. Celui qui la boit avec foi et patience, reçoit de nouveau la vie éternelle qui nous fut enlevée – et elle l’est encore – parce que nous avons mangé du fruit défendu.
Je prendrai la Coupe du Christ, la coupe du salut (Psaume 115,4). Un chrétien prend cette Coupe lorsqu’il supporte les afflictions terrestres avec l’humilité puisée dans l’Évangile.
Saint Pierre se précipita avec une épée nue au secours du Dieu-homme entouré de malfaiteurs, mais le très doux Seigneur dit à Pierre : Rentre le glaive dans le fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas ? (Jean 18,11). Toi aussi, lorsque les tribulations t’assailliront, dis-toi pour consoler et fortifier ton âme : " La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas ? "
Elle est amère, cette Coupe ! Au premier regard jeté sur elle, tous les raisonnements humains s’effondrent. Remplace les raisonnements par la foi, et bois courageusement cette Coupe d’amertume : c’est le Père qui, dans sa bonté et sa sagesse, te la donne. Ce ne sont ni les Pharisiens, ni Caïphe, ni Judas qui l’ont préparée, et ce n’est pas Pilate et ses soldats qui la donnent ! " La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas ? "
Les Pharisiens trament de noirs desseins ; Judas trahit ; Pilate ordonne le meurtre inique, et ce sont les soldats du gouverneur qui l’exécutent. Tous, ils se sont préparés une perte assurée par leurs méfaits ; quant à toi, ne te prépare pas une perdition tout aussi assurée par ta rancune, par ton désir et tes rêves de vengeance, par ton indignation contre tes ennemis.
Le Père céleste est tout-puissant et omniscient. Il voit ton affliction, et s’Il trouvait qu’il est nécessaire et utile de la détourner de toi, Il le ferait assurément. L’Écriture et l’histoire de l’Église témoignent que le Seigneur a dans de nombreux cas permis que des afflictions frappent ceux qu’il aime ; et dans de nombreux cas, Il les a écartées d’eux, en accord avec ses insondables jugements.
Lorsque la Coupe paraîtra devant toi, ne regarde pas les hommes qui te la présentent ; élève ton regard vers le Ciel et dis : " La coupe que m’a donnée le Père, ne la boirai-je pas ? "
" Je prendrai la coupe du salut. " Je ne peux pas repousser cette Coupe, gage des biens célestes, éternels. L’apôtre du Christ m’enseigne la patience lorsqu’il dit : Il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu (Actes 14,22). Comment rejetterais-je la Coupe, moyen pour parvenir à ce Royaume et le faire croître en moi ? Je prendrai la Coupe, elle est un don de Dieu.
La Coupe du Christ est un don de Dieu. Il vous a été donné, écrit le grand apôtre Paul aux Philippiens, non pas seulement de croire au Christ, mais encore de souffrir pour Lui (Philippiens 1,29).
Tu reçois la Coupe apparemment de la main des hommes. Que t’importe que ces hommes agissent avec justice ou au contraire injustement ? Ton affaire à toi, c’est d’agir avec justice, conformément au devoir d’un disciple de Jésus : prendre la Coupe avec reconnaissance pour Dieu, avec une foi vivante, et la boire courageusement, jusqu’au bout.
Lorsque tu reçois la Coupe de la main des hommes, souviens-toi qu’elle est la Coupe non seulement de l’Innocent, mais encore du Très-Saint. Te souvenant de cela, répète à ton propre sujet et au sujet des autres pécheurs qui souffrent comme toi les paroles que le bienheureux et sage larron prononça lorsqu’il fut crucifié à la droite du Dieu-homme en Croix : Pour nous c’est justice, nous payons nos actes[...] Souviens-toi de moi, Seigneur, lorsque tu viendras dans ton Royaume (Luc 23,41-42).
Ensuite, tourne-toi vers les hommes et dis-leur : " Bienheureux êtes-vous, vous qui êtes les instruments de la justice et de la miséricorde divines, oui, bienheureux dès maintenant et à jamais. " Toutefois, s’ils ne sont pas en état de comprendre et d’accepter tes paroles, ne jette pas les perles précieuses de l’humilité sous les pieds de ceux qui ne peuvent les apprécier, et dis ces paroles uniquement en pensée et dans ton cœur. Ainsi seulement tu accompliras le commandement de l’Évangile qui dit : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous persécutent (Matthieu 5,44).
Prie le Seigneur pour ceux qui t’ont offensé et outragé ; demande-Lui que ce qu’ils t’ont fait leur soit rendu en récompenses temporelles et éternelles, et qu’au jugement du Christ cela leur soit compté comme un bienfait. Même si ton cœur ne veut pas agir ainsi, contrains-le : seuls, en effet, ceux qui font violence à leur cœur pour accomplir les commandements de l’Évangile peuvent hériter le Ciel (cf. Matthieu 11,12).
Si tu n’as pas la volonté d’agir de la sorte, c’est que tu ne veux pas vraiment être disciple du Seigneur Jésus-Christ. Rentre attentivement en toi-même et examine-toi : n’aurais-tu pas trouvé un autre maître, ne te serais-tu pas soumis à lui ? Or le maître de la haine, c’est le diable. C’est une terrible transgression que d’offenser ou de persécuter son prochain : le crime le plus terrible, c’est de commettre un meurtre. Mais celui qui hait son persécuteur, son calomniateur, son délateur, son assassin, et qui nourrit en lui de la rancune contre eux et se venge d’eux commet un péché très proche du leur. C’est en vain qu’il se présente à lui-même et aux autres comme un juste. Quiconque hait son frère est un homicide (1 Jean 3,15), proclame le disciple bien-aimé du Christ.
Une foi vivante dans le Christ enseigne à recevoir la Coupe du Christ ; or, la Coupe du Christ inspire de l’espérance dans le cœur de ceux qui y communient, et l’espérance dans le Christ donne au cœur force et consolation.
Quel tourment – quel infernal tourment – que de se plaindre, de murmurer contre la Coupe prédestinée d’En-Haut ! Le murmure, l’impatience, la pusillanimité, et singulièrement le désespoir, sont des péchés devant Dieu, – ils sont les horribles rejetons de l’incrédulité pécheresse. C’est un péché que de murmurer contre son prochain quand il est l’instrument de nos souffrances mais c’est un péché plus grand encore, quand la Coupe descend vers nous directement du Ciel, de la droite de Dieu.
Celui qui boit la Coupe en rendant grâces à Dieu et en bénissant son prochain est parvenu au repos sacré, à la bienheureuse paix du Christ : maintenant déjà, il jouit du paradis spirituel de Dieu.
Les souffrances temporelles ne signifient rien en elles-mêmes : nous leur attribuons de l’importance à cause de notre attachement à la terre et à tout ce qui est corruptible, et en raison de notre indifférence pour le Christ et l’éternité.
Tu es prêt à supporter l’amertume et le goût désagréable des médicaments ; tu supportes la douloureuse amputation et cautérisation de tes membres ; tu supportes les tourments prolongés de la faim, la longue réclusion dans ta chambre ; tu supportes tout cela afin de restaurer la santé perdue de ton corps qui, une fois guéri, redeviendra sans aucun doute malade, et va assurément mourir et se décomposer. Supporte donc l’amertume de la Coupe du Christ qui procure la guérison et la béatitude éternelle à ton âme immortelle.
Si la Coupe te paraît insupportable, apportant la mort, cela te démasque : bien que tu te dises chrétien, tu n’appartiens pas au Christ. Pour ses vrais disciples, la Coupe du Christ est une coupe de joie. Ainsi, après avoir été battus avant de comparaître devant le conseil des Anciens d’Israël, les apôtres s’en allèrent du Sanhédrin, tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le Nom du Seigneur Jésus (Actes 5,41).
Le juste Job reçut d’amères nouvelles. L’une après l’autre, elles vinrent frapper son cœur qui resta ferme. La dernière d’entre elles fut la plus terrible : tous ses fils et toutes ses filles avaient été subitement frappés d’une mort violente et cruelle. Dans sa grande affliction, le juste Job déchira ses vêtements et répandit des cendres sur sa tête. Puis, mû par l’humilité et la foi qui vivaient en lui, il se jeta à terre et adora le Seigneur en disant : Nu, je suis sorti du sein maternel, nu, j’y retournerai. Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris. Comme il a semblé bon au Seigneur, ainsi est-il arrivé : que le Nom du Seigneur soit béni (Job 1,21, selon la Septante).
Avec simplicité de cœur, confie-toi à Celui qui compte même le nombre des cheveux de ta tête (cf. Matthieu 10,30) : Il connaît quelle est la mesure de la Coupe salutaire qui doit t’être donnée.
Tourne souvent ton regard vers Jésus devant ses meurtriers comme devant les tondeurs un agneau muet, Il n’ouvrit pas la bouche (Isaïe 53,7 ; cf. Proscomédie de la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome) ; Il fut livré à la mort comme une douce brebis menée à l’immolation (ibid.). Ne détourne pas les yeux de Lui, et tes souffrances se transformeront en une douceur céleste, spirituelle ; les blessures de ton cœur seront guéries par les plaies de Jésus.
Restez-en là, dit le Seigneur à ceux qui voulaient le défendre au Jardin de Gethsémani, et Il guérit l’oreille coupée de celui qui était venu L’arrêter (cf. Luc 22,51).
Penses-tu donc, répliqua le Seigneur à celui qui avait tenté de détourner de Lui la Coupe par l’épée, que je ne puisse faire appel à mon Père, qui me fournirait sur-le-champ plus de douze légions d’anges ? (Matthieu 26,53).
À l’heure de la tribulation, ne cherche pas une aide humaine ; ne perds pas un temps précieux, n’épuise pas les forces de ton âme en recherchant cette aide impuissante. Attends l’aide qui vient de Dieu : à son commandement et en temps voulu, des hommes viendront et t’aideront.
Le Seigneur garda le silence devant Pilate et Hérode, Il ne prononça aucune parole pour se justifier. Toi, de même, imite ce saint et sage silence lorsque tu vois que tes ennemis te jugent avec l’intention de te condamner coûte que coûte, qu’ils jugent dans le seul but de dissimuler leurs mauvais desseins sous le couvert d’un jugement.
Que la Coupe vienne à toi précédée et annoncée par un progressif amoncellement de nuages, ou qu’au contraire elle te soit subitement apportée par une violente bourrasque, dis à Dieu : " Que ta volonté soit faite ".
Tu es un disciple, un fidèle et un serviteur de Jésus. Jésus a dit : Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et où je suis là aussi sera mon serviteur (Jean 12,26). Or, Jésus a passé sa vie terrestre dans les souffrances depuis sa naissance jusqu’à la tombe, il fut persécuté ; depuis le moment où Il fut emmailloté dans des langes et placé dans une crèche, la malice Lui prépara une mort violente. Ayant atteint son but, elle ne se tint pas pour satisfaite : elle s’efforça d’extirper Son souvenir même de la surface de la terre.
C’est par le chemin de souffrances temporelles que tous les élus du Seigneur sont, à sa suite, passés dans la bienheureuse éternité. Il ne nous est pas possible, à nous qui demeurons dans les jouissances charnelles, de demeurer en même temps dans un état spirituel. C’est pourquoi à ses bien-aimés le Seigneur offre continuellement sa Coupe ; par elle il les maintient dans leur mort pour le monde et entretient leur capacité de vivre de la vie de l’esprit. Saint Isaac le Syrien a dit " On reconnaît l’homme sur qui Dieu veille particulièrement : il lui envoie toujours des afflictions " (Œuvres spirituelles, Desclée de Brouwer, p. 75).
Prie Dieu d’écarter de toi toute infortune, toute tentation. Il ne faut pas se jeter témérairement dans l’abîme des tribulations : ce serait une orgueilleuse suffisance. Mais lorsque les afflictions viennent d’elles-mêmes, ne les crains pas, ne t’imagine pas qu’elles sont venues fortuitement, par un simple concours de circonstances. Non, elles sont permises par l’insondable Providence de Dieu. Plein de foi et animé par le courage et la magnanimité qu’elle engendre, nage sans crainte au milieu des ténèbres et de la tempête qui fait rage vers le havre paisible de l’éternité : c’est Jésus Lui-même qui, invinciblement, te guidera.
Assimile par une pieuse et profonde méditation la prière que le Seigneur adressa au Père dans le jardin de Gethsémani, à l’heure extrêmement pénible qui précéda sa passion et sa mort sur la Croix. Muni de cette prière, va à la rencontre de toute affliction et triomphe d’elle. " Mon Père ", priait le Sauveur, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme Tu veux (Matthieu 26,39).
Prie Dieu d’éloigner de toi les tribulations et, en même temps, renonce à ta volonté propre comme à une volonté pécheresse et aveugle. Livre-toi, ton âme et ton corps, ta situation présente et future, livre tes proches chers à ton cœur à la très sainte et très sage volonté de Dieu.
Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l’esprit est prompt, mais la chair est faible (Matthieu 26,41). Lorsque tu es accablé de souffrance, il te faut multiplier les prières pour t’attirer une grâce particulière de Dieu. Ce n’est qu’avec l’aide d’une grâce particulière que nous pouvons surmonter les malheurs temporels.
Ayant reçu d’En-Haut le don de la patience, veille avec attention sur toi-même afin de garder, de retenir en toi la grâce divine, sinon le péché va imperceptiblement se glisser dans ton âme ou dans ton corps, et chasser la grâce divine.
Si par négligence et inattention tu laisses le péché pénétrer en toi, en particulier celui auquel notre chair est encline et qui souille à la fois le corps et l’âme, la grâce se retirera de toi, te laissant nu et solitaire. Alors la tribulation, permise pour ton salut et ta perfection, s’abattra brutalement sur toi ; elle t’accablera de tristesse, d’acédie et de désespoir, comme quelqu’un qui détient le don de Dieu sans lui témoigner la vénération voulue. Hâte-toi par un repentir sincère et résolu de rendre à ton cœur la pureté et par la pureté le don de patience, car celui-ci, comme don du Saint-Esprit, ne repose que dans les purs. Les saints martyrs chantaient une hymne de joie dans la fournaise ardente, marchant sur des clous, sur des épées tranchantes, plongés dans des chaudrons d’eau ou d’huile bouillante. C’est ainsi que ton cœur jubilera lorsque par la prière tu auras attiré à toi la consolation de la grâce, et que tu la garderas en toi par une vigilante attention à toi-même ; oui, même au milieu d’infortunes et de terribles malheurs, ton cœur entonnera avec joie une hymne de louange et d’action de grâces à Dieu.
Purifié par la Coupe du Christ, l’intellect est gratifié de visions spirituelles : il commence à voir l’universelle Providence divine, invisible aux esprits charnels ; à voir la loi de la corruption à l’œuvre en toute chose périssable ; à voir l’immense éternité proche de chacun ; à voir Dieu dans ses grandes œuvres – dans la création et la re-création du monde. La vie terrestre se présente à lui comme une pérégrination dont la fin s’approche à grands pas, dont les événements sont des songes, dont les bienfaits sont une éphémère séduction des yeux, un inconstant mais désastreux leurre pour l’intellect et le cœur.
Quel fruit produisent pour l’éternité les tribulations temporelles ? Lorsque le Ciel fut montré au saint apôtre Jean, l’un des habitants célestes lui fit voir une foule immense d’hommes rayonnants et vêtus de blanc célébrant leur salut et leur béatitude devant le trône de Dieu, et lui demanda : " Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d’où viennent-ils ? – Et moi de répondre, dit Jean le Théologien : Monseigneur, c’est toi qui le sais. Alors l’habitant du Ciel dit au Théologien : Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple ; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif ; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil ni par aucun vent brûlant. Car l’Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux (Apocalypse 7,13-17).
Séparation d’avec Dieu, tourments éternels en enfer, commerce éternel avec le diable et avec les hommes démoniaques, flammes, froid glacial, ténèbres de la Géhenne, voilà ce qu’on peut à juste titre appeler tribulation. Oui, c’est bien cela : une grande, horrible et insupportable tribulation. Et ce sont les délectations terrestres qui conduisent à cette grande tribulation éternelle.
La Coupe du Christ, elle, préserve et sauve de cette tribulation quiconque la boit avec action de grâces et avec louange pour le Dieu qui, dans sa bonté, accorde à l’homme par l’amère Coupe d’afflictions temporelles sa miséricorde infinie et éternelle.
Extrait de la revue Buisson Ardent, no. 2 (1996).
Traduction inédite par l’Archimandrite Syméon.
Reproduit avec l'autorisation de la revue Buisson Ardent.
Le texte original, en russe, est publié
dans Expériences ascétiques, Jordanville, NY, 1957.
Persécutions aux Indes: l'ESCALADE...
« Ces cinq années avec Modi au pouvoir [2014-2019] ont suscité de nombreuses inquiétudes et ont été très difficiles pour nous. Nous craignons que les cinq prochaines années ne soient pires. »
Le parti nationaliste hindou, le Bharatiya Janata Party (BJP), vient de remporter les dernières élections en Inde avec Narendra Modi à sa tête. PourJohn Pudaite, vice-président des ministères internationaux de Bibles for the World, il ne s’agit pas d' »une bonne chose » pour les chrétiens.
« Mes amis du monde des affaires [trouvent] que c’est une bonne chose, car ils y voient une stabilité politique… ils ne s’attendent à aucun changement majeur. Mais, je vais vous dire que pour la communauté chrétienne, ce n’est vraiment pas une bonne chose. Nous avons assisté à l’escalade de la persécution… au cours des cinq dernières années, depuis que notre parti actuel dirige le gouvernement. Les chrétiens de tout le pays se préparent pour cinq autres années de la même manière, et beaucoup s’attendent à ce que la situation empire. »
Le dernierrapport de la Commission de la liberté religieusede la Communauté Évangélique d’Inde confirme cette « escalade de la persécution ». Les chiffres révèlent la recrudescence des actes de violence, d’intimidation et de harcèlement.
« Plus que les chiffres, ce qui est inquiétant c’est la poussée soudaine de la violence dans quelques districts de l’Uttar Pradesh, la province la plus peuplée du pays, et au Tamil Nadu à l’extrême sud du sous-continent. »
Une source, dont l’identité n’a pas été dévoilée par mesure de sécurité, faisait part de ses craintes à l’Aide à l’Église en Détresse:
« Ces cinq années avec Modi au pouvoir [2014-2019] ont suscité de nombreuses inquiétudes et ont été très difficiles pour nous. Nous craignons que les cinq prochaines années ne soient pires. »
Il fait état de la discrimination pour motifs religieux :
« Le fait que le parti nationaliste hindou BJP ait remporté une telle victoire nous inquiète [près de 45% des scrutins, soit 303 sièges sur 543 à la Chambre basse du Parlement]. Tout d’abord, parce que le nationalisme hindou se développe et les minorités, tant chrétiennes que musulmanes, sont souvent abandonnées à l’injustice sociale et sont ouvertement discriminées pour des motifs religieux. »
Il en appelle à la prière :
« Il est très dangereux de parler contre le gouvernement. Presque personne n’ose aujourd’hui, c’est devenu un parti autoritaire. Mais je veux que vous sachiez comment nous allons. Le monde doit savoir que la situation est mauvaise et que nous avons peur. Nous avons déjà eu cinq ans de peur et nous nous demandons à quoi ressemblera l’avenir. »
Shefali Anand est une journaliste basée à New Delhi. Elle explique àUSNewsl’avis des analystes :
« Les analystes disent qu’un deuxième mandat pour Modi remet en question l’identité même de l’Inde en tant que nation démocratique et laïque. La réélection pourrait enhardir des factions extrêmes proches du BJP, qui placent les hindous au cœur du pays. »
Pour Subir Sinha, professeure à l’ Ecole des études orientales et africaines de l’Université de Londres, « en Inde, la laïcité est fondamentalement chancelante ». Ajay Gudavarthy, professeur à l’université de New Delhi, explique que l’on peut s’attendre à ce qu’une « attaque plus flagrante soit menée contre des individus et des institutions qui n’adhèrent pas à leur idéologie ».
Un responsable d’église exprimait, quant à lui, àChristian Todayses craintes sur l’avenir de l’Église en Inde :
« Maintenant que le parti au pouvoir revient, les chrétiens risquent de connaître des moments très difficiles. Il sera difficile pour les églises de fonctionner. Il y aura plus de violence contre les chrétiens. Le BJP est un parti pro-hindou qui polarise les esprits des indiens sur le terrain de la religion, ce qui répand la discorde communautaire. Il suscite l’intolérance religieuse, promeut l’hindouisme, le couronne comme la seule religion en Inde et rabaisse les chrétiens et les musulmans comme des intrus. »
Source: InfosChrétiennes M.C.
"QUE L'AMOUR DONT TU M'AS AIMÉ SOIT EN EUX ET EUX EN NOUS".
« Que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous ».
Par Saint Jean Cassien (v. 360-435)
fondateur de monastère à Marseille
Conférences, n° 10, 6-7 ; PL 49, 827 (trad. Orval) :
Notre Sauveur a fait à son Père cette prière pour ses disciples :
« Que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux et eux en nous » ; et encore :
« Que tous soient un ; comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous ».
Cette prière se réalisera pleinement en nous lorsque l'amour parfait dont « Dieu nous aima le premier » (1Jn 4,10) sera passé dans le mouvement même de notre cœur selon l'accomplissement de cette prière du Seigneur...
Cela se fera lorsque tout notre amour, tout notre désir, tout notre effort, toute notre recherche, toute notre pensée, tout ce que nous vivons et dont nous parlons, tout ce que nous respirons ne sera que Dieu ; lorsque l'unité présente du Père avec le Fils et du Fils avec le Père sera passée dans notre âme et dans notre cœur — c'est-à-dire quand, imitant la charité vraie, pure et indestructible dont il nous aime, nous lui serons unis nous aussi par une charité continuelle et inaltérable, tellement attachés à lui que toute notre respiration, toute notre pensée, tout notre langage, ne seront que lui.
Ainsi parviendrons-nous à la fin... que le Seigneur dans sa prière souhaitait voir s'accomplir en nous :
-« Que tous soient un comme nous sommes un, moi en eux et toi en moi, afin que leur unité soit parfaite », et
« Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, ils soient aussi avec moi ».
C'est à cela qu'est destiné celui qui prie dans la solitude, vers cela qu'il doit porter tout son effort :
avoir la grâce de posséder, dès cette vie, l'image de la béatitude future et comme un avant-goût, dans son corps mortel, de la vie et de la gloire du ciel.
---------------------------- "QUE O AMOR QUE VOCÊ ME AMO ESTÁ NELES E ELES NÓS".
"Que todos sejam um; como você, Pai, você está em mim e eu em você, que eles também são um em nós ".
De São João Cassiano (v. 360-435)
fundador do mosteiro em Marselha
Conferências, No. 10, 6-7; PL 49, 827 (tradução Orval):
Nosso Salvador fez esta oração ao Pai por seus discípulos:
"Que o amor que você me amou seja neles e eles em nós"; e novamente:
"Que todos sejam um; como você, Pai, você está em mim e eu em você, que eles também são um em nós ".
Esta oração será plenamente realizada em nós, quando o amor perfeito do qual "Deus nos amou primeiro" (1Jn 4,10) será passado no próprio movimento do nosso coração, de acordo com o cumprimento desta oração do Senhor ...
Isso será feito quando todo o nosso amor, todo o nosso desejo, todo o nosso esforço, toda a nossa pesquisa, todo o nosso pensamento, tudo o que vivemos e falamos, tudo o que respiramos será apenas Deus; quando esta unidade do Pai com o Filho e do Filho com o Pai será gasto em nossas almas e no nosso coração - isto é, quando, imitando o verdadeiro, puro e indestrutível amor com que nos amou, e nós lhe Estaremos também unidos por uma caridade contínua e inalterável, tão ligada a ele, que toda a nossa respiração, todo o nosso pensamento, toda a nossa linguagem, será apenas ele.
Assim, chegaremos ao fim ... que o Senhor, em sua oração, quisesse vê-lo cumprido em nós:
- "Que todos sejam um como somos um, eu neles e você em mim, que a união deles pode ser perfeita", e
"Pai, aqueles que você me deu, eu quero onde eu estou para estar comigo também."
Isto é o que aquele que ora na solidão está destinado, que ele deve fazer todos os seus esforços:
ter a graça de possuir, desta vida, a imagem da bem-aventurança futura e como um antegozo, em seu corpo mortal, da vida e da glória do céu.
----------------------------- "THAT THE LOVE YOU HAVE LOVED ME IS IN THEM AND THEM IN US".
"May all be one; as you, Father, you are in me and I in you, that they too are one in us ".
By Saint John Cassian (v. 360-435)
founder of monastery in Marseille
Conferences, No. 10, 6-7; PL 49, 827 (Orval translation):
Our Savior has made this prayer to His Father for His disciples:
"May the love you have loved me be in them and they in us"; and even :
"May all be one; as you, Father, you are in me and I in you, that they too are one in us ".
This prayer will be fully realized in us when the perfect love of which "God loved us first" (1Jn 4,10) will be passed in the very movement of our heart according to the fulfillment of this prayer of the Lord ...
It will be done when all our love, all our desire, all our effort, all our research, all our thought, all that we live and speak about, all that we breathe will be only God; when the present unity of the Father with the Son and of the Son with the Father will be passed in our soul and in our heart - that is, when, imitating the true, pure and indestructible charity of which He loves us, we We will also be united by a continual and unalterable charity so attached to him that all our breathing, all our thought, all our language, will be only him.
Thus will we come to the end ... that the Lord in his prayer wished to see it fulfilled in us:
- "May all be one as we are one, I in them, and you in me, that their unity may be perfect," and
"Father, those whom you have given me, I want where I am to be with me, too."
This is what the one who prays in solitude is destined for, that he must make all his efforts:
to have the grace to possess, from this life, the image of future bliss and as a foretaste, in its mortal body, of the life and glory of heaven.
Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/
maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn
Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.
PRIERE POUR LES VOCATIONS:
Père, faites se lever parmi les chrétiens
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce,
qui maintiennent la foi vivante
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus,
par la prédication de sa parole
et l'administration des sacrements,
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit.
Donnez-nous de saints ministres de Votre autel,
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie,
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple.
Appelez des ministres de Votre miséricorde,
qui dispensent la joie de Votre pardon
par le sacrement de la réconciliation.
Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils
et, qu'en étant docile à ses enseignements,
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal
et à la vie consacrée.
Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres,
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission
au service de l'Évangile.
Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.
Amîn.
Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous !
__________
ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.
Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.
Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.
Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.
Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.
Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.
Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!
RÉPONSE DES SAINTS RUSSES A LA
PERSÉCUTION BOLCHEVIQUE:
Pendant la persécution de Staline contre l'Église, les administrations des prisons et des camps encourageaient les criminels à maltraiter les ecclésiastiques condamnés sous le tristement célèbre Article 58.
Des récits de grande sauvagerie nous sont rapportés via les biographies.
L'archimandrite Pavel (Gruzdev) fut attaché pieds nus à un arbre dans le gel de décembre afin d'être dévoré par les loups (qui ne l'ont pas attaqué).
L'archevêque hiéromartyr Thaddeus (Uspensky) a été jeté sous des lits de planches, s'est vu donner un seau avec des ordures dedans en lui disant "voici un encensoir pour toi; encense!"
Le Seigneur a littéralement prit ces souffrants en Ses mains et les a sauvés.
Comment père Pavel a réussi à rester en vie avec ses pieds nus dans la neige, c'est inconcevable pour l'esprit.
Et le chef qui a torturé saint Thaddeus a eu une vision de Dieu qui l'a tellement effrayé qu'il a cessé de se moquer du saint.
Dans le cas de l'archiprêtre Mikhaïl Bogoslovsky de Berdyansk, il n'y a pas d'intervention miraculeuse de Dieu, mais il y a sa douceur incomparable et sa miséricorde.
Il s'est retrouvé interné dans un camp de la région de Novosibirsk vers la fin de 1939.
Un criminel y a choisi ce saint prêtre comme sa victime de prédilection.
Au moment opportun, il commença à arracher les sourcils, les cils et les cheveux du prêtre.
Le gardien, voyant la face défigurée du prêtre, lui demanda le nom de son bourreau, mais il refusa de le dénoncer.
La généreuse douceur et humilité du prêtre frappa tellement son bourreau, que plus tard, ce dernier vint près du père Michel et, tombant à genoux, lui demanda pardon.
Le hiéromartyr Michel Bogoslovsky est mort en captivité le 28 mars 1940, et fut enterré dans une fosse commune.
De nos jours, il est fréquent que la rencontre en ligne précède la rencontre réelle. Par exemple, si un ami nous parle de quelqu’un, notre premier réflexe est de chercher cet individu sur Google. Autre cas habituel, avant un entretien d’embauche, il est fréquent d’aller sur LinkedIn afin de se renseigner sur la personne avec qui nous nous entretiendrons. Près d’unrecruteur sur deuxsuivait déjà cette logique il y a cinq ans. Le développement des réseaux socio-numériques professionnels ces dernières années a probablement largement amplifié ce phénomène.
Autrement dit la place prise par notre « moi virtuel », est de plus en plus prédominante. Notre avatar est souvent pionnier dans la rencontre avec autrui, et notre identité numérique devient déterminante dans notre vie professionnelle ou sociale.
Qu’est-ce que l’identité numérique ?
Revenons tout d’abord sur la définition de l’identité numérique.
Unerécente étude d’une ONG polonaisepropose une définition en seulement 3 couches : ce que nous partageons, ce que notre comportement dit, ce que la machine et les algorithmes pensent de nous.
Selon ce travail nous ne pourrions maîtriser qu’une seule couche de notre identité :ce que nous partageons. La majorité de notre identité numérique nous serait donc totalement incontrôlable.
Pourtant nous avons un vrai enjeu stratégique à maîtriser celle-ci. Elle peut nous permettre de trouver un emploi, agrandir notre cercle social ou trouver l’amour.
La e-réputation
Pour la e-réputation, il est tout d’abord important de connaître l’image que nous renvoyons, savoir ce qui est dit de nous par les autres. Cette partie de notre identité est importante car difficilement maîtrisable dans la mesure où le contenu est créé et détenu par autrui, mais facilement accessible pour tous. Souvent les premiers résultats Google sur votre nom ne seront pas vos propres réseaux sociaux mais des articles qui parlent de vous. Vous n’êtes donc a priori pas propriétaire de ce contenu.
« L’exploitant d’un moteur de recherche est obligé de supprimer de la liste de résultats, affichée à la suite d’une recherche effectuée à partir du nom d’une personne, des liens vers des pages web, publiées par des tiers et contenant des informations relatives à cette personne […] même lorsque leur publication en elle-même […] est licite. »
Ainsi pour maîtriser sae-réputation, la première chose à faire est de chercher son nom sur Google et regarder les résultats.75 % des internautes s’arrêtent à la première pagemais il est pertinent de pousser notre recherche au moins jusqu’à la dixième page pour avoir une vision quasi exhaustive.
Si certains résultats sont obsolètes ou peuvent vous porter préjudice, vous pouvez les signaler à Google.
Pour cela il faut se rendre sur cette page et remplir unformulaire.
Le moteur de recherche analyse ensuite les demandes et, en fonction de sa grille d’analyse, désindexera ou pas ces résultats. En cas de refus par le moteur, unedemande à la CNIL peut être faite.
En outre, de nombreuses entreprises se sont spécialisées dans la gestion de l’e-réputation de leurs clients. Ces entreprises effectuent ces démarches pour vous, listent les résultats nuisibles et les éliminent à votre place. Le marché pour ces spécialistes de la réputation en ligne est en pleine croissance.
Nos publications
La deuxième couche de notre identité numérique concentre tout ce que nous publions. Ici nous sommes totalement maîtres des informations diffusées, nous les avons volontairement partagées. Pourtant, régulièrement des scandales apparaissent suite à des publications non maîtrisées. Par exemple Bilal Hassani, le candidat français pour le concours Eurovision 2019, a récemment été victime d’une polémique suite à destweets qu’il avait publié il a quelques années. Nous pouvons également penser à Mennel, candidate deThe Voice, éliminée suite à d’anciens statuts Facebook, ou encore un tweet de fessée érotique aimé par Bernard Cazeneuve alors ministre de l’intérieur.
Nous allons ici faire une distinction entre deux types de plates-formes : les publiques et les semi-publiques.
Twitter et Instagram proposent soit des comptes privés soit des comptes publics. Les contenus des comptes privés sont inaccessibles par les personnes non autorisées, les autres sont visibles par tous. La meilleure option pour un compte public est de vérifier manuellement l’ensemble des publications.
Sur Facebook une option offrait la possibilité de « voir son profil en tant que » public, ou ami. Cet outil permettait de contrôler l’image renvoyée et de connaître la façon dont nous étions perçus. Malheureusement c’est par cette porte d’entrée que des hackers ont récupérés lesdonnées de 50 millions de comptesil y a quelques mois. Pour éviter que ce hacking massif ne se reproduise, et ne plus maintenir le risque de cette faille, Facebook à décidé de supprimer cette fonctionnalité pour l’instant.
Quelles options pour veiller sur son image ?
La première possibilité que nous avons est de créer un second compte Facebook, pour allez visiter notre profil habituel et analyser ce qui est visible. L’objectif est de remonter l’ensemble du profil afin de voir depuis la création du compte les contenus publiés difficiles à assumer. Une fois les publications répertoriées nous pouvons retourner sur notre compte officiel pour modifier la visibilité de ces publications, ou les supprimer.
L’autre solution consiste à profiter de l’option « Ce jour-là » sur Facebook. Tous les matins, Facebook vous rappelle vos souvenirs du jour, c’est-à-dire tous vos statuts publiés à la même date les années précédentes, ainsi que toutes les publications sur lesquelles vous êtes identifié. Si vous modifiez ou supprimez les publications dérangeantes quotidiennement, en une année votre profil sera « nettoyé ». Il ne vous restera plus qu’à faire un tri dans vos mentions j’aime et vos groupes publics.
Nos activités
Nos activités ne concernent pas les autres mais peuvent être en partie maîtrisées. La principale source d’informations pour votre identité numérique est votre moteur de recherche. En effet, la plupart des moteurs comme Google enregistrent les données de navigation, vos recherches, votre géolocalisation et les vidéos regardées sur YouTube, entre autres. En croisant l’ensemble de ces informations, l’entreprise est capable de dresser un portrait précis de l’internaute, un inventaire de ses données socio-démographiques et de ses habitudes de consommation. Ces données sont ensuite exploitées par d’autres entreprises notamment afin de proposer despublicités ciblées.
Certains moteurs de recherche proposent des alternatives aux GAFAM en étant plus respectueux de la vie privée, le plus souvent en ne traçant pas notre navigation, sans laisser de cookies par exemple. Un cookie est un fichier texte automatiquement enregistré dans notre navigateur lorsque nous surfons sur Internet. Ils permettent d’enregistrer nos préférences et modifier notre expérience sur un site Internet, si la page de recommandation Netflix ou Amazon est différente pour chaque internaute c’est en raison de ces cookies. Les moteurs responsables sont donc un moyen efficace pour mieux maîtriser son identité numérique et se protéger.
« On peut se perdre ou disparaître dans une grande ville. On peut même changer d’identité et vivre une nouvelle vie. » Cet extrait du discours de Patrick Modiano lors de la remise de son prix Nobel est transposable au monde numérique. Nous pouvons nous réinventer. Maîtriser son identité numérique c’est gagner en liberté et s’ouvrir de nouveaux horizons. Ou, pour le moins, ne pas se les fermer !
Cet article a été rédigé dans le cadre du Winter Influence Forum, une journée dédiée à l’Influence et à l’intelligence artificielle, organisée par l’agence WOÔ, l’ICD, et l’EPF.
Des chercheurs émettent de sérieux doutes sur la datation du Saint Suaire
Source: ALETEIA
Le suaire de Turin qui aurait enveloppé le corps de Jésus après sa crucifixion continue d'interroger les scientifiques. Plus de trente ans après la datation au carbone de 1988, une équipe de chercheurs réunie à Catane (Italie) vient invalider cette thèse.
Il s’agit d’un nouveau rebondissement dans l’histoire du Linceul de Turin, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre. En 1988, trois laboratoires avaient procédé à une analyse carbone dudit linceul, arrivant à la conclusion qu’il datait en réalité du Moyen Âge, plus exactement entre 1260 et 1390 après J.-C. Cette thèse mettait donc à bas son authenticité. Mais cette datation au carbonea été réfutéeet ce encore récemment.Le 23 mai 2019, Benedetto Torrisi, un statisticien italien qui a dirigé une équipe d’experts pour étudier la question, lançait qu’il « n’existe aucune preuve concluante que le Saint Suaire soit médiéval ».
Une « inhomogénéité des résultats »
Dans cette dernière étude, publiée dans la revueArchaeometry, les scientifiques estiment que les techniques utilisées il y a trente ans étaient moins fiables que celles d’aujourd’hui. En 2017, son équipe a pu avoir accès aux données brutes conservées par le British Museum qui avaient conduit aux résultats de la datation C14 de 1988. Les statisticiens ont donc pu refaire tous les calculs scientifiques, qui ont révélé uneinhomogénéité des résultats, probablement « à cause d’un contaminant non éliminé par les opérations de nettoyage préliminaires, un problème difficile à résoudre lors de la radio-datation des tissus, aujourd’hui bien connu et qui n’était pas considéré comme important en 1988 ». Ce contaminant rendait donc impossible le calcul de l’âge réel du linceul.
D’autres spécialistes ont également douté de la datation 14, tels que Mechthild Flury-Lemberg, historienne suisse du textile mondialement reconnue, qui déjà en 2005 remettait en cause les résultats de 1988, ainsi quele rapportait alorsLe Temps. « Dans le passé, on tenait le suaire par les côtés pour pouvoir le montrer aux foules. À ces endroits, le tissu est très sale. Or l’échantillon qui a été prélevé en vue des analyses au carbone 14 provient d’un des côtés du tissu, et la saleté déposée ne pouvait que troubler le résultat », expliquait-elle. Ayant participé à la restauration de la pièce de tissu, elle avait trouvé différents indices en faveur d’une datation plus précoce, ce qui lui avait fait remarquer que « quoi qu’il en soit, le suaire de Turin n’est pas une supercherie fabriquée au Moyen Âge ». Les sindonologues ne sont pas encore sortis d’affaire.
A voir aussi : le corps de Jésus réalisé en 3D à partir du Saint Suaire de Turin
Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...
*Rappel des faits:
Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même cliquez ICI !
Merci.
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N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les
"islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le
Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...
Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or
terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their
release ...
Não nos esqueçamos dos bispos, sacerdotes e fiéis cristãos
"Islamistas" ou terroristas de todos os tipos! Ore incansavelmente pelo
Senhor os apóia. Ore pela sua libertação ...
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" D'Égypte j'ai appelé mon fils "
(Le Patriarche Copte Orthodoxe distinguant Armia)
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"L‘Incarnation de la Lumière"
(Détail des fresques du plafond de l'Eglise du Monastère Syriaque réalisées par Armia)
(Participation, logement et repas compris 250 euros, des facilités de paiement peuvent être consenties.)
(Détail des fresques du plafond de l'Eglise Cathédrale Copte-Orthodoxe du Caire réalisées par Armia)
Si vous êtes intéressés , inscrivez-
vous vite !
IL RESTE DE LA PLACE, IL N'EST PAS TROP TARD POUR VOUS INSCRIRE !...
Par ailleurs, une exposition d'icônes est prévue et le chantier des fresques à l'église du Monastère sera visible, si bien que vous pourrez voir à l'oeuvre le Chef d'atelier du Patriarcat d'Alexandrie et son assistant.
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Où nous trouver ?
Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde Brévilly 61300 CHANDAI.
Tous les dimanches, Messe à 10h30 etpermanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux(bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem")
Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
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Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité):
NANTES:
*"relais paroissial" St Charbel
18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89).
NOUS RECHERCHONS UN LOCAL SUR NANTES POUR DONNER AUX FIDÈLES AU MOINS UN DIMANCHE PAR MOIS LA SAINTE MESSE AINSI QU'UN MEILLEUR SERVICE PASTORAL
ANGOULÊME (Jauldes):
*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.
Tel: 05.45.37.35.13 * Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN* Puyroudier (Rte d'Agonac) 24530LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
* Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
LOURDES:
*Relais paroissial St Gregorios de Parumala
* Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30
Rte de Pau
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CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:
Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,
des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan:
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde Brévilly 61300 CHANDAI.
Nos prochains Rendez-vous Liturgique au Monastère et en
dehors pour ce début Juin par ordre
chronologique:
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¤Au Monastère:
Samedi 8 Juin,
¤ Messe à 10h au Monastère suivie d'un repas fraternel (Ou d'un Pique-nique si le temps le permet) ,
¤Pèlerinage à Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse Rue du Bac à PARIS
¤RAMASSAGE DES FIDÈLES DE RÉGION PARISIENNE
A 17 H, Rue du Bac devant la statue
de Saint Vincent de Paul.
¤Au Monastère:
°Dimanche 9 Juin, PENTECÔTE*
¤ANGOULÊME (Jauldes), Dimanche 16 JUIN*
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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?
"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"
"The future is in peace, there is no future without peace"
"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"
(SS Ignatius Aprem II)
Note:
Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes(Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone*est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et nonobligatoires.Touteoffrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu).
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "
Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).
Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone* é uma igreja ortodoxa-Leste.
O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.
¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...
Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.
As ofertas são livres e nãoobligatoires.Touteoferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"
Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).
A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church* is an Eastern Orthodox Church.
The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.
¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...
For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.
The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B
CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...
Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
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DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...
O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...
Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.
Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...
Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:
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GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...
The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers
Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the
"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...
Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for
humanity.
Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this
Immense current of underground prayer that irrigates the world ...
If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn