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Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

5 Mai 2019, Lectionnaire pour le Premier dimanche après le Nouveau Dimanche /PRIER EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ (Évêque Jean de St Denis)/ Les récits d’apparition de Jésus ressuscité

2 Mai 2019 , Rédigé par Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Publié dans #Tradition Syriaque, #Famille, #orthodoxie-orientale

Premier dimanche après le Nouveau Dimanche

LECTIONNAIRE

Saint Qurbana :

    • Actes 13:26-39 :
  • 26 Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée.
  • 27 En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont méconnu Jésus, ainsi que les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; or, en le jugeant, ils les ont accomplies.
  • 28 Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont demandé à Pilate qu’il soit supprimé.
  • 29 Et, après avoir accompli tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu du bois de la croix et mis au tombeau.
  • 30 Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.
  • 31 Il est apparu pendant bien des jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.
  • 32 Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères,
  • 33 Dieu l’a pleinement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au psaume deux : Tu es mon fils ; moi, aujourd’hui, je t’ai engendré.
  • 34 De fait, Dieu l’a ressuscité des morts sans plus de retour à la condition périssable, comme il l’avait déclaré en disant : Je vous donnerai les réalités saintes promises à David, celles qui sont dignes de foi.
  • 35 C’est pourquoi celui-ci dit dans un autre psaume : Tu donneras à ton fidèle de ne pas voir la corruption.
  • 36 En effet, David, après avoir, pour sa génération, servi le dessein de Dieu, s’endormit dans la mort, fut déposé auprès de ses pères et il a vu la corruption.
  • 37 Mais celui que Dieu a ressuscité n’a pas vu la corruption.
  • 38 Sachez-le donc, frères, grâce à Jésus, le pardon des péchés vous est annoncé ; alors que, par la loi de Moïse, vous ne pouvez pas être délivrés de vos péchés ni devenir justes,
  • 39 par Jésus, tout homme qui croit devient juste.
    •  
    • Ephésien 6: 10-20 :
  • 10 Enfin, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
  • 18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
  • 19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
  • 20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.
    •  
    • Saint-Jean 21: 1 – 14 :
  • 01 Après cela, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
  • 02 Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.
  • 03 Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous aussi, nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.
  • 04 Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
  • 05 Jésus leur dit : « Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui répondirent : « Non. »
  • 06 Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.
  • 07 Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C’est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.
  • 08 Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
  • 09 Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
  • 10 Jésus leur dit : « Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
  • 11 Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
  • 12 Jésus leur dit alors : « Venez manger. » Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
  • 13 Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.
  • 14 C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.
  •  

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Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

 

 

 

*Dimanche 5 MAI:

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala. 

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

*JEUDI 30 MAI, ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR:

 10h, Procession des Rogations .  

10h30, Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

Attention ! Pas de Messe au MONASTÈRE le 12 Mai.

LE 12 MAI A JAULDES EN CHARENTE

(FÊTE PATRONALE) ,

Départ du Monastère de Normandie pour la Charente le Samedi 11 Mai à 7h. A l'arrivée, déjeuner, vers 15h visite à la Grotte de Saint Cybard et visite d’Angoulême, dîner et Soutoro (Complies)

VENEZ INVOQUER

NOTRE-DAME DE TOUTES GRÂCE ET

 

SAINT UBALD, PUISSANT

INTERCESSEUR DANS L’EXPULSION

 

DES MAUVAIS ESPRITS

10h30, Quadisha Qurbana (Sainte Messe) suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles par Mor Philipose et le Père Georges pour tous services pastoraux.

PRIER "EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ"

Ce texte est un extrait de la transcription d’un cours professé
par Mgr Jean de St Denis , promoteur de la restauration d'une Orthodoxie Occidentale sus l'égide de l'Eglise Russe , à l’Institut de Théologie Saint-Denys en 1958-59. L’Évêque Jean de Saint Denis était reconnu pour sa sainteté personnelle et mourut "en odeur de sainteté", il était ami de mon Père spirituel lorsque je vivais en mon Abbaye d'origine: Le Révérend Père Gilbert LIVRAGNE, lui aussi rayonnant de la sainteté du Christ qui, par l'Esprit, l'habitait.

1. EFFORT, DÉTENTE, VIGILANCE

2. LES ÉTAPES VERS LA PRIÈRE PERPÉTUELLE

 

1. EFFORT, DÉTENTE, VIGILANCE

Effort, détente, vigilance, voici les trois attitudes qui devraient composer notre journée. Je ne pense pas qu'il soit utile de nous attarder à l'étude de l'effort. Nous savons tous ce qu'est l'effort, qu'il est nécessaire de le conformer au rythme de celui qui le pratique - car certains s'épanouissent dans la rapidité et d'autres dans la lenteur - et que l'effort agité est nuisible.

Quant à la détente, elle est malaisée à notre époque et réclame un apprentissage attentif.

Nous, nous voudrions considérer particulièrement la vigilance, à laquelle notre enseignement moderne ne réserve qu'une place minime, et qui cependant est intimement liée à la prière. La médecine parle de détente ; de nombreux cercles - hindous, naturistes... parlent de détente et il existe une série de techniques pour acquérir a détente. L'effort, lui aussi, a fait naître une abondante littérature, la rationalisation du travail par exemple. Nous possédons des pilules pour dormir, des pilules pour nous réveiller, nous n'avons pas encore de pilules de vigilance. Cela montre que la médecine n'a pas reconnu la place éminente et légitime de la prière, se penchant seulement sur le rendement de l'homme ou son équilibre dans la détente.

La vigilance, ainsi que toutes les catégories de prière, apparaît de prime abord comme une qualité antinomique.

J'ouvrirai une parenthèse, afin d'habituer votre intelligence à approcher les mystères chrétiens. Qu'est-ce que penser antinomiquement ? Le comprendre ne sera, certes, pas la perfection, mais déjà un bon exercice. Penser antinomiquement, c'est prendre les opposés non comme éléments de lutte, mais pour dépasser leur opposition. Le dogme des deux natures en Christ est antinomique : Dieu-Homme ? L'homme, bien qu'inséparé et inséparable de la Divinité, ne se confond pas avec elle. Le dogme de la Trinité est antinomique : Trois et Un. La technique intérieure et spirituelle réalise cette prise de conscience des antinomies.

La vigilance contient, en effet, un élément antinomique, actif et passif. Si l'on n'écoute pas, on ne peut recevoir la grâce et l'âme est tendue ; la détente est donc indispensable. Mais, dans la vigilance, l'intelligence et les sentiments ne sont pas assoupis. Entendons le terme " vigilance " en son sens le plus concret : ne pas dormir la nuit, " faire la veille ", c’est-à-dire quitter le climat troublé de la journée, entrer dans une zone de tranquillité où la nature se repose et où, simultanément, on demeure debout et éveillé.

La vigilance renferme, par conséquent, la détente, le refus de toute tension, de tout activisme, et la lutte contre le sommeil. On pourrait presque dire que l'élément actif est négatif, occupé à écarter l’assouplissement et que l'élément passif est positif, occupé à créer et maintenir un état de présence.

" Apatheia "

De là cette technique exprimée par un mot étrange que les Pères emploient, apatheia. Ce terme ne signifie nullement apathie ou indifférence. L’apatheia est un des instruments donnés par la vigilance. Elle repousse les impressions extérieures tout en nous permettant de rester " présents ". Elle est semblable à un homme qui écoute attentivement. Celui qui parle est dans l'action, mais celui qui écoute avec attention n'est pas actif à proprement parler, tout en l'étant, puisqu'il est attentif.

Avant et pendant la prière, le travail consiste à lutter pour garder cet état de vigilance : absence de sommeil et absence de tension. Ceci se manifeste de la manière suivante : soudain, une parole de prière vous frappe, une révélation se découvre à vous, ou votre coeur brûle d'amour ou de pénitence. Vous vous sentez semblable à une coupe ouverte à la grâce. Attention ! Acceptez cette grâce sans vous y installer.

Par contre, si vous êtes entravé dans la prière, par incapacité, distraction, pesanteur de l'âme, maintenez l'effort et priez quand même. Veillez et priez, afin que vous n'entrez pas en tentation (Mt 26,41). La tentation surgit précisément lorsqu'on n'est pas vigilant.

Cette vigilance vous nourrira spirituellement à condition de la mêler dans le cours de votre vie, à la détente complète et au travail : harmonie du laisser-aller et de l'effort sur vous-même et parmi les autres. Que votre temps emprunte à la vigilance son double visage.

 

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La prière-respiration

Revenons à la prière-respiration et approfondissons-la. Auprès, donc, de la prière-nourriture, qui est la prière liturgique, vit la prière-respiration. Sa nature même la fait permanente, car l'être qui ne respire pas, meurt. La prière-nourriture se déroule, s'arrête, reprend, tandis que la prière-respiration ne devrait pas cesser. L'esprit atteint la santé totale quand l'homme prie sans arrêt, conformément à sa respiration, en analogie avec elle.

Le Christ enseigne que le culte au Père doit être rendu en esprit et en vérité (Jn 4,23). La première leçon de cette phrase est qu'il faut prier le Père dans le Saint Esprit, par le Fils, " esprit " désignant le Saint-Esprit, et " vérité " le Fils. Mais le sens immédiat qui en découle comme s'il en était le reflet, est que la prière-respiration a deux caractères, esprit et vérité.

Elle se présente sous diverses formes : sans paroles, avec paroles, sans paroles avant les paroles, en silence après les paroles. Je m'explique. La prière sans paroles " avant " est perpétuelle ; l'âme " marche devant Dieu ", selon l'expression biblique. C'est agir et vivre devant Dieu. Nous constatons qu'une multitude d'obstacles nous empêchent de vivre perdurablement sur ce plan.

Nous nous servons alors de la prière perpétuelle nommée par les hindous mantra. Ses formules sont multiples ; l'enseignement orthodoxe en cite une principalement - " Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi. " Cette forme, la plus fréquemment adoptée, la plus aimée, la plus professée, n'est pas unique. Kyrie eleison, " Seigneur, aie pitié ", est une prière perpétuelle qui nous vient de l’Église primitive. Il peut en exister quantité d'autres.

Nécessité de la brièveté

La brièveté, en accord avec la respiration, est le caractère extérieur de ces formules. Il ne s'agit pas d'un banquet. Je dirais, en passant que nombre de personnes prétendent que les services orientaux durent trop longtemps. C'est une question d'habitude ; les banquets nuptiaux de Normandie ne duraient-ils pas cinq, six heures et plus ? Notre estomac physique et notre estomac spirituel ont diminué ! L'Orient n'a pu s'habituer à célébrer les services - comme on mange un sandwich sur le zinc. Il a gardé le rythme de ceux qui savent fêter. Les Églises françaises de l'époque mérovingienne avaient encore d'immenses services ; vous en trouverez la description dans l'avant-propos de notre liturgie selon saint Germain de Paris1.

La brièveté suit la respiration. La prière perpétuelle commencera donc par la répétition de phrases courtes, toujours les mêmes. Cette phrase prépare la prière sans paroles, où notre nature devient prière qui " coule de notre coeur " et règle sa respiration.

Récapitulons. La prière-respiration débute par une attitude, marcher devant Dieu ; elle se réalise en prière perpétuelle qui transforme tout notre être, nous aboutir à la prière sans paroles, où l'homme est prière et la respire à pleins poumons. Elle est de la tradition de Seth, le troisième fils d'Adam, étant le premier à invoquer le Nom du Seigneur.

J'ai eu, hier, un exemple frappant de la prière basée sur le seul esprit. Il s'agissait d’un chrétien, de tendance hindouisante, vivant de prière et de longues, très longues méditations qui alimentaient son sentiment. Je souligne que la prière nourricière du coeur place l'homme entre les mains de Dieu ; l’écoute la volonté divine, s'efforce de l’accomplir ; il est pris par lui, il éclaire les autres et son chemin est noble. Je pensais, donc, depuis longtemps, que cet homme s'apercevrait un jour de la déficience de cette prière basée uniquement sur le sentiment et l'écoute de la volonté divine. C'est ce qui arriva. Avec simplicité, il constata qu'il perdait pied sur terre, ainsi que la capacité d'agir par lui-même, que son rayonnement au lieu d'apporter des solutions aux difficultés d'autrui, les froissait, les agaçait, disons le mot : il manquait de tact. Certes il disait vrai souvent, mais ses paroles étaient privées d'analyse tranquille et de discernement... sans parler de ses propres affaires qui périclitaient. À cela, me répondrez-vous : un priant ne peut-il vivre en anachorète ? Mes amis, même la vie d'un anachorète a besoin d'être organisée. Cet homme avait voulu axer sa prière sur le sentiment, sans tonifier son intelligence. Par bonheur, il avait compris ; mais il me dit tristement " Si je change, je perdrais cette prière intense, cette présence, cette union. " " Oui, lui répondis-je, vous les perdrez, provisoirement, pour les retrouver ensuite. "

Si nous recherchons le réchauffement du coeur, l'obéissance à Dieu, la réception de la grâce, il est indispensable d'éloigner la pensée qui distingue et analyse. La seule pensée ne contrariant pas le coeur est celle de l'identification avec Dieu, celle de l'union. Tout ce qui est deux, multiple, nuancé, empêche aussitôt le coeur d'être disponible, d'être dans les mains de Dieu, d'accueillir sa lumière. La conception hindoue, " Je suis dieu ", dans le sens que le " moi " se confond avec lui, que le " moi ", en réalité n'existe pas, que tout est Dieu, n’est pas une vérité, mais une pensée au service de l'expérience du coeur, parce que le coeur exige l'unité parfaite. Cette conception instrumentale, au service du coeur, amène expérimentalement la perte de contact avec le réel, avec le monde et même avec soi-même. Et c'est pourquoi le Christ enseignera la prière " en esprit et en vérité ".

" Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi "

Analysons, à présent, un exemple de prière perpétuelle, le plus classique : " Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi ".

Elle est partagée en deux parties, " Seigneur, Jésus Christ, Fils de Dieu ", et " aie pitié de moi ". Ces deux parties sont différentes, La première confesse et s'adresse à notre intelligence ; nous la " sentons " difficilement ; c'est la vérité. " Aie pitié de moi " frappe notre coeur ; nous comprenons la nécessité de la miséricorde de Dieu. Cette deuxième partie est subjective, tandis que le début de la prière est objectif.

La prière de Jésus composée du seul Nom de Jésus ne peut satisfaire ,ai-je remarqué, l'exigence du Christ " en esprit et vérité. " La raison en est psychologique : les derniers siècles ont entouré le Nom de Jésus d'une ambiance émotive. Celui qui le prononce perpétuellement peut ressentir rapidement la chaleur du coeur, mais son intelligence ne sera pas soutenue (le nom " Jésus Christ " est déjà plus étranger au sentiment spontané). Car la caractéristique de la nourriture de l'intelligence, du moins au début, est d'appartenir toujours à quelque chose qui n'a pas de correspondance directe, immédiate avec nous - on pourrait employer le terme " objectif " - mais qui est semblable à la pierre sur laquelle se bâtit l'Église, une pierre stable, une pierre solide, cimentant l'intelligence au coeur. Notre Seigneur désire que notre prière perpétuelle attrape la vie divine comme avec des pinces, des pinces à deux faces.

La prière capable de déployer nos poumons et de les emplir de santé contient l'élément de vérité, de révélation, et celui qui émeut notre âme subjectivement. Toute prière, même momentanée, doit obligatoirement avoir les deux, sous peine d'être déficiente. Sans cela, nous ne respirerons pas l'air frais de Dieu.

Un principe de la prière perpétuelle dont nous devons tenir compte, c'est qu'elle est donnée par le ciel ou par le père spirituel. Nous en avons de diverses, entre autres l'admirable prière de saint Joannic : " Le Père est mon espérance, le Fils est protection, ma couverture est l'Esprit Saint ". Vous voyez, l'action frappe le coeur, mais les Noms divins frappent notre intelligence. Cette prière est trinitaire, en trois phases.

Quant à la prière liée à la respiration, voici le processus classique : en aspirant, nous confessons et servons notre intelligence ; en expirant, nous donnons à notre coeur. Ne dit-on pas couramment " recevoir la vérité " et " rendre l'esprit ". " Celui qui reçoit la vérité ", comme dit le Christ en la Sermon sur la Montagne, construit sa maison sur un fondement solide ; celui qui ne reçoit que l'inspiration, habitera une maison sans fondations (cf. Mt 8, 24-27). L'inspiration entraîne dans les hauteurs, mais aussi dans les chutes.

J'ai rencontré beaucoup d'âmes sortant de milieux romains ou hindouisants (je ne parle pas des hindous, dont la situation est très différente), deux mondes qui s'intéressent à la prière perpétuelle, et qui m'ont confié que la prière " Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi " ne leur " disait rien ", qu'elle leur paraissait sans goût, ne leur procurant aucune expérience rapide où le coeur brûle, où l'intelligence se pénètre de lumière. Qu'est-ce que cela signifie ? Que notre intelligence n'est quasiment plus alimentée par la vérité chrétienne. Ainsi que l’écrit Henri Petit dans son livre L 'honneur de Dieu : " Tous les Français vivent richement du point de vue argent, mais acceptent dès l’enfance de vivre chichement du point de vue esprit "2. Les hindous nourrissent abondamment leur intelligence par leur métaphysique alors que les Chrétiens restent sur leur faim, la révélation chrétienne ne formant plus la base de leur repas spirituel.

Exercices pratiques

La prière-respiration, pour être authentique, doit :

en aspirant : confesser la Vérité révélée qui dépasse notre conception subjective,
en arrêtant la respiration : tenir l'esprit en silence,
en expirant : formuler une demande conforme à notre être intime.

Exemple :

en aspirait : " Seigneur Jésus Christ " (Vérité révélée)
silence...
en expirant :
 " Aie pitié de moi ! " (Conforme à mon être intime)
ou, ajouter à la demande : " Aie pitié de moi, pécheur. "

Auto-questionnaire

1. Dans la pratique de la prière-respiration, ai-je en aspirant laissé la Vérité révélée informer mon intelligence, ou suis-je resté avec mes raisonnements ?

2. Suis-je parvenu à tenir mon esprit dans le silence ?

3. En expirant, ai-je placé ma confiance uniquement en la Miséricorde divine, ou me suis-je accroché à ma bonne volonté ?

 

2 Les Étapes vers la PRIÈRE PERPÉTUELLE

Une vérité confessée ne résonne pas tout de suite dans l'âme, et il nous est plus aisé de capter le rythme cosmique que la Pensée divine. Il faut donc prévoir, inévitablement - nous disent les Pères - plusieurs périodes permettant d'aboutir à la prière perpétuelle : la période mécanique, la période mentale et la période cordiale.

La période mécanique :

L'orant, durant la période mécanique, s'applique à prononcer la prière régulièrement (cent, mille fois... un quart d'heure, une demi-heure ou une heure... par jour). Il peut réserver à cette prière des instants déterminés ou des moments disponibles - travaux manuels, transports, etc. Cette prière se réalise sans que l'esprit fixe les paroles. La seule préoccupation du priant sera de ne pas manquer à la décision prise, que ce soit tant de fois ou tant d'heures par jour.

La prière mentale :

Dans la prière mentale, l'orant assimile les mots de la prière. Il les énonce consciemment afin qu'ils ne soient pas " auprès " de sa pensée, mais " sa " pensée. Cette seconde étape est déjà si efficace que l'âme commence à se débarrasser complètement de l'ennemi numéro un de sa santé spirituelle, l'air empoisonné des pensées inutiles, ce climat en partie inconscient où l'homme est pensé par les pensées.

Il existe, en dehors de la prière perpétuelle, d'excellentes méthodes pour parvenir à penser des mots. Le mot choisi, on l’articule, puis on l'introduit dans le mental. Avant que ne naisse la psychanalyse, les anciens appliquaient déjà cette sorte de thérapeutique aux êtres violemment tourmentés par de graves problèmes. Ils les obligeaient à tracer, d'une grande écriture et suivant un rythme très lent, le nom d'un objet placé devant eux, " lampe ", par exemple. si les patients arrivaient, au bout d'un certain temps, à s'identifier pendant une seconde à la pensée de la lampe, ils pouvaient guérir, sortir de cette maladie où la multitude de pensées - géniales ou bêtes - bousculent, étouffent, comme la foule du métro aux heures de pointe. Cette méthode, aussi vieille que le monde, cette culture traditionnelle (" tradition " égale " transmettre "), s'appuyait sur la répétition.

La période cordiale :

La troisième étape est définitive. Le priant descend sa prière dans le coeur, afin qu'elle s'allume et s'écoule sans paroles : Celui qui croît en moi, des fleuves d'eau vive [la prière perpétuelle] couleront de son sein (Jn 7,38).

Une personne ayant accepté, récemment, sur le conseil de son père spirituel, de pratiquer une demi-heure par jour - malgré ses occupations nombreuses - la Prière de Jésus, me confia qu'en dépit de la distraction et du vagabondage de la pensée, la pratique " mécanique " de la prière, en pénétrant son âme, lui avait apporté la tranquillité ; les inquiétudes et les excès de nervosité s'étaient pacifiés, la pression tyrannique de son psychisme malade perdant sa force. Sans avoir acquis la paix profonde, elle avait constaté, du moins, qu'elle n'était plus en désarroi, et qu'un point stable s'était formé dans son âme. Cette expérience peut être réalisée par chacun. Il convient seulement de s'ancrer dans cette pratique régulièrement et sans interruption. L'étape " mécanique ", bien entendu, n'opère pas la transformation de l'homme intérieur, car elle reste extérieure à la conscience. Son caractère secondaire n'est pourtant pas dépourvu de qualités : la bonne volonté de prier ou valeur morale, et l'influence puissante et objective des paroles sacrées et des Noms divins ou valeur divine.

Le fait de qualifier cette période de " mécanique " ne signifie nullement que l'on puisse enfermer automatiquement l'énergie du Nom de Jésus. Cette énergie redoutable ne se livre à l'homme qu'en tant qu'il peut la supporter. On pourrait attribuer à cette étape le terme de " volitif ", mais nous préférons " mécanique ", afin d'écarter l'argument des " mérites ". La bonne volonté du priant s'astreignant à répéter la prière, est susceptible, en effet, d'engendrer le sentiment des " mérites " et de la récompense. Certes, Dieu apprécie l'effort humain ; il n'est pas ingrat : " pour un sou, il s'empresse de rendre mille francs ", comme disait un moine. Un sacrifice, minime pour lui, est accueilli dans le ciel avec joie. Mais bien qu'il tienne compte du moindre mouvement de volonté bonne, bien qu'il le reçoive comme un cadeau de grand prix, cela ne nous octroie pas un droit de réclamation, ni l'impression que nous sommes quittes avec Dieu. Perdurablement, nous serons ses débiteurs à cent pour-cent

La conception des " mérites " durcit l'âme, immobilise le progrès. Notre coeur cesse d'être affamé de salut, notre " moi " se gonfle et le " Je " divin est expulsé de notre esprit. La Philocalie (" amour du beau "), encyclopédie des maîtres de la vie spirituelle du premier au dix-huitième siècles3, livre précieux par excellence pour la technique de la prière, ignore ce terme.

Nous ne voulons pas rejeter ce mot de notre vocabulaire, sa place y est légitime, mais nous désirons souligner que dans le travail intérieur de l'homme et pour l'efficacité de la prière, il est indispensable de l'écarter. Lorsque nous disons qu'un être qui a beaucoup souffert sur terre " mérite le Paradis ", nous ne commettons pas de faute, mais si nous affirmons : " J'ai mérité le Paradis et la grâce ", nous commettons une faute vis-à-vis de notre âme qui nous est confiée. Ici se dévoile une loi peu comprise, qui parait même injuste et illogique : nous parer de mérite est nuisible, les répandre sur les autres est excellent. La bonne volonté, l'effort personnel, d'une valeur morale incontestable, ne peuvent servir de monnaie d'échange.

La loi spirituelle diffère, sans la contredire, de la loi morale, elle la dépasse et déplace même les problèmes. Ainsi, des actions, des états indifférents ou neutres moralement, sont mortels parfois spirituellement. L'inconscient, le subconscient, provoquent des actes involontaires dont l'homme n'est pas responsable sur le plan moral - de même en est-il pour le surconscient (état de grâce) - tandis que sur le plan spirituel il est nécessaire de les prendre en considération. Il faut alors dépister, purifier l'inconscient ou le subconscient qui peuvent saper sournoisement ; sans surconscient, ou état de grâce (conscience éclairée par Dieu), point d’évolution spirituelle.

Vertu des Noms divins

Je reviens, encore une fois, à la vertu des Noms divins, même s'ils sont prononcés sans intention ni conviction. Au cours du déroulement mécanique de la prière, alors que notre coeur et notre intelligence sont encore en dehors de Dieu, nous ne pouvons ressentir véritablement la grâce. Ce n'est qu'après avoir tourné toutes nos capacités vers lui, sans partage avec ce monde, que nous apercevrons sa Lumière.

Ne méprisons pas pour autant la prière mécanique, acceptons les chapelets ; même si cette première étape se présente faussement, pour certains, comme définitive, elle n'est pas inutile ni infructueuse. Je fus témoin de la Prière de Jésus, récitée régulièrement à mi-voix dans la pénombre, pendant une heure environ. Je ne crois pas que les orants qui la pratiquaient avaient dépassé la première étape, car ils la prononçaient du bout des lèvres et si rapidement qu'il était impossible qu'ils saisissent par la pensée les mots sacrés... et voici : cette heure de prière dégageait une force pacifique non seulement sur les assistants, mais sur le lieu même, effaçant les fantômes psychiques et les ombres troublantes, exhalant la tranquillité de l'aurore invisible, mais discrètement palpable pour l'âme.

Précisions sur la prière mentale

La deuxième étape, celle de la prière " mentale ", appelle des précisions. Certes, j'ai déjà indiqué l'essentiel, mais l'homme moderne ayant perdu la connaissance directe et ayant compliqué à l'extrême les réflexes intellectuels et sentimentaux, il est bon d'essayer de la définir.

Il ne suffit pas de la comprendre, de la commenter, de la méditer, de la sentir- il s'agit d'articuler consciemment les mots qui la composent, de les " voir " par l'intelligence.

La sagesse " zen " se propage à notre époque en Occident ; ceux qui la connaissent nous comprendrons plus aisément. Sur le plan pratique cette sagesse asiatique nous enseigne à considérer les choses telles qu'elles sont : le bâton est le bâton. Quelques médecins l'emploient dans le but de restaurer l'équilibre mental et psychique ; ils obligent le patient consentant à ne plus se cantonner dans son monde fermé, et, au moyen de sensations simples, à sortir vers des objets - écouter le son, simplement, tel qu'il est ; regarder les couleurs, simplement, telles qu'elles sont, etc. Spirituellement, nous sommes tous des malades, en état clinique plus ou moins, nous sommes tous des pécheurs, nous sommes tous dans le péché.

Prenons comme exemple les cinq paroles de la classique Prière de Jésus, " Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi " (dans les langues anciennes - grec, latin, slavon - " aie pitié " ne font qu'un mot le quatrième, et " de moi ", un mot, le cinquième).

Saint Paul écrit : Qu'il est préférable d'énoncer cinq mots consciemment qu'une multitude distraitement (1 Co 14,19). Quand nous disons : " Seigneur ", il faut nous rendre compte que nous avons dit "Seigneur ", et non " Jésus ", ou " Christ ", ou " aie pitié " ou " de moi " ; et quand nous articulons : " Jésus ", que nous n'avons pas articulé " Seigneur " ou " Christ " etc...

Lorsque nous continuons : " aie pitié ", avoir conscience que nous ne demandons pas " aime-moi " ou " purifie-moi ", et lorsque nous achevons " de moi ", distinguer que ce n'est pas " de toi " ou " de nous ".

Frapper le mot par le mental de telle sorte qu'un contact direct s'établisse entre la pensée et le mot, sans parasites sur la route, ni glissement vers d'autres paroles ou idées analogues. Être attentif à la prière. La Sainte Vierge était en plénitude " attentive ", conservant les paroles dans son coeur (Lc 2,51), dépouillée de réflexes et de réflexions ; elle était intègre.

Cette période de prière mentale éclaire notre être, nous fait passer de l'extérieur à l'intérieur, nous guide vers le seuil du temple du Saint Esprit construit en nous. Notre regard sur le monde extérieur et sur nous-mêmes s'approfondit et " s'exactifie ". Les rapports avec les orants de la prière mentale sont salutaires. Ils exhalent l'intelligence et la prudence, ils ne jugent plus leur prochain, car leur pensée est pleine du Nom divin et leur âme cultivée par la supplication : " Aie pitié de moi. " La mesure, la lucidité, la bienveillance germent en leur coeur - mais ceux qui s'élancent dans la prière de Jésus avec le désir de diriger les autres au lieu de fuir le commerce humain afin de n'être qu'avec Jésus, vont à la rencontre d'un péril spirituel. Écoutez-moi bien : celui qui pense que lui seul a besoin d'être sauvé est sur le chemin de l’esprit ; celui qui croit pouvoir sauver les autres prend le chemin des illusions, il est proche de la folie spirituelle.

Si l'on éprouve trop de difficultés pour entrer dans la prière mentale, je propose deux exercices qui seront secourables :

o Répéter chaque mot, plusieurs fois, durant un certain temps - " Seigneur, Seigneur, " " Jésus, Jésus ", " aie pitié, aie pitié ", " de moi, de moi... " Imprimer, confirmer, enfoncer, clouer le mot dans notre cerveau.

o Approfondir la valeur théologique de chacun de ces mots redits ; par exemple " Seigneur " est le Nom qui confesse la divinité du Christ, " Jésus " confesse son humanité. Le Nom " Jésus " (on trouvera les textes essentiels dans le Propre de la Liturgie du premier janvier), est une force redoutable pour les puissances infernales, et la délectation suave des âmes justes.

Ces deux exercices : répéter et approfondir, ne sont pas donnés pour remplacer la prière, mais pour la soutenir.

La prière mentale n'est que la porte royale du sanctuaire-coeur, car le coeur pur - et non l'intelligence - voit Dieu dans sa Lumière : Heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu (Mt 5,8). Et nous atteignons la dernière étape.

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Rôle du coeur

Cette troisième étape doit être envisagée sous ses deux aspects l'effort humain et l'action de l'énergie incréée de la Trinité. Elle plante la prière mentale dans notre coeur. Le moine s'incline et recherche le coeur. Le Christ, ainsi que nous rapportent les écrivains de l'Église primitive, avait souvent la tête penchée sur sa poitrine, non par tristesse ou abattement, mais par intériorisation de sa nature humaine, toujours unie, au travers de son corps humain à sa nature divine. En lui, l'homme obéissait et écoutait Dieu, le Fils obéissait et écoutait le Père.

Il faudrait procéder à l'anatomie du corps humain. Cela ne nous est pas possible ; constatons simplement que le centre, le noyau de notre corps - la poitrine-coeur - est la partie la moins ressentie par nous. Notre tête est en travail continu, nos organes inférieurs s'enflamment rapidement. L’organe du coeur est presque oublié. Quand les passions éclosent en lui, souvenez-vous des paroles du Christ : Car c'est du coeur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, les impudicités, vols, les faux témoignages, les calomnies (Mt 15,19), elles se propagent à la manière d'une tiède humidité, le long de nos tissus vers les deux directions, le bas et le haut. À l'antipode du coeur pur, elles ne sont les grimaces de la Ressemblance divine assise en notre coeur. Le coeur pur est acquis, conquis par la purification ascétique du bas et la descente du haut dans le coeur. Le priant, en se penchant vers son coeur, établira progressivement la prière dans ce centre sacré, ensevelira en lui le verbe de la prière, y cachera le trésor, entrera spirituellement dans la chambre intime jusqu'au jour X où Dieu lui-même, par sa grâce et son énergie incréée, ressuscitera, fleurir

a la prière permanente, sans parole, sans rupture, se précipitant comme un ruisseau, brûlant comme une lampe de sanctuaire, rafraîchissant, réchauffant, parfumant, illuminant notre être.

Exercices pratiques

Les trois étapes de la prière-respiration :

Mécanique : S’habituer à prononcer distinctement, sans hâte, les paroles de la prière.

Mentale : Saisir chaque parole de la prière mentalement, afin qu’elle devienne présence au regard de notre intelligence.

Cordiale : Pencher le visage et l’esprit vers la poitrine, le centre de notre être, et attendre patiemment le jaillissement spontané de la prière.

Auto-questionnaire

1. Suis-je dans l’étape mécanique ?

2. Les paroles de la prière sont-elles saisies par ma " mens ", sont-elles présentes au regard de mon intelligence ?

3. Suis-je arrivé à me pencher de visage et d’esprit sur ma poitrine, centre de mon être intime ?

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RÉFÉRENCES

1. Mgr Jean de Saint-Denis, "Commentaire sur la sainte Messe selon l'ancien rite des Gaules", Présence orthodoxe, nos 20-21, pp. 47-55.
2. Éditions Grasset, 1958.
3. Cf. Petite Philocalie de la prière du coeur, Éd. du Seuil, .

Les récits d’apparition de Jésus ressuscité

Au sépulcre :

Lc XXIII, 50-56 : « Et alors un homme, nommé Joseph, qui était membre du conseil, homme 
bon et juste,  - il n'avait donné son assentiment à leur résolution ni à leur acte, - d'Arimathie, ville juive, qui attendait le royaume de Dieu, cet (homme) alla trouver Pilate pour lui demander le corps de Jésus; il le descendit, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis. C'était le jour de Préparation, et le sabbat commençait. Ayant suivi (Joseph), les femmes qui étaient venues de la Galilée avec (Jésus), considérèrent le sépulcre et comment son corps (y) avait été déposé. S'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums; et, pendant le sabbat, elles demeurèrent en repos, selon le précepte. » 

1) Première Apparition :

Selon la tradition, Jésus ressuscité apparut premièrement à la Vierge Marie. Quoique l’Ecriture n’en fasse pas mention, elle nous le donne à entendre, en disant qu’Il apparut à tant d’autres. Elle suppose que nous avons l’intelligence, et que nous ne voulons pas mériter le reproche que le Sauveur fit un jour à ses Apôtres : « Etes-vous sans intelligence ? »[1]

 

Le samedi soir : fin du Sabbat, les saintes femmes achètent les parfums (Marie Madeleine, Marie mère de Jacques le mineur et Salomé, mère de Jacques le Majeur et saint Jean).

Saint Marc : XVI, 1 : « Lorsque le sabbat fut passé, Marie la Magdaléenne, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates afin d'aller l'embaumer. »[2]

Saint Matthieu : 28:1 : « Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie la Magdaléenne et l'autre Marie allèrent voir le tombeau. »[3]

Le Dimanche avant l’aube : départ des saints femmes, arrivée au tombeau à l’aube

Qui nous roulera la pierre ?

Saint Jean : XX, 1 : « Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rendit au sépulcre, dès le matin, avant que les ténèbres fussent dissipées, et elle vit la pierre enlevée du sépulcre. »[4]

Saint Marc : XVI, 2 : « Et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent au sépulcre, le soleil venant de se lever. Elles se disaient entre elles : " Qui nous roulera la pierre de l'entrée du sépulcre? »[5]

Un tremblement de terre survient, un ange roule la pierre :

Saint Matthieu : XXVIII, 2 : « Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur, étant descendu du ciel, s'approcha, roula la pierre, et s'assit dessus. Son aspect était (brillant) comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige. »[6]

Les gardiens sont épouvantés et devinrent « comme morts » :

Saint Matthieu : XXVIII, 4 : « Dans l'effroi qu'ils en eurent, les gardes tremblèrent et devinrent comme morts. »[7]

Les saintes femmes voient la pierre ôtée :

Saint Marc : XVI, 4 : « Elles regardèrent et observèrent que la pierre avait été roulée de côté; or elle était fort grande. »[8] 

Elles entrent dans le tombeau

L’ange leur annonce la Résurrection :

Les saintes femmes voient le lieu où était le corps de Jésus

Mc XVI, 5-7 : « Entrant dans le sépulcre, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit : « N'ayez pas de frayeur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié : il est ressuscité, il n'est pont ici. Voici la place où on l'avait déposé. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. »[9]

Mt XXVIII, 5-7 : « Et prenant la parole, l'ange dit aux femmes : " Vous, ne craignez pas; car je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n'est point ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit. Venez et voyez la place où il était; et hâtez-vous d'aller dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts, et voici qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez. Je vous ai dit. »[10]

 

Saint Luc parle de deux anges :

Lc XXIV, 3-7 : « et, étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Tandis qu'elles étaient perplexes à ce sujet, voici que deux hommes, en vêtement éblouissant, se présentèrent à elles. Comme elles étaient prises de peur et inclinaient le visage vers la terre, ils leur dirent : " Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant? Il n'est point ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu'il vous a dit, lorsqu'il était encore en Galilée,  disant que le Fils de l'homme devait être livré aux mains d'hommes pécheurs, être crucifié et ressusciter le troisième jour. »[11]

Mc XVI, 8 : « Sortant du sépulcre, elles s'enfuirent, car le tremblement et la stupeur les 
avaient saisies; et elles ne dirent rien à personne, parce qu'elles avaient peur. » [12] 

Marie Madeleine prévient les Apôtres

Jn XX, 2 : « Elle courut donc, et vint trouver Simon-Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: "Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis."  

Les autres saintes femmes [après quelques temps] annoncent elles aussi ce qu’elles ont vu, les apôtres ne les croient pas.

Matthieu XXVIII, 8 : « Elles sortirent vite du sépulcre avec crainte et grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. »[13]

Lc XXIV : 8-11 : « Et elles se ressouvinrent de ses paroles et, à leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux Onze et à tous les autres. Or c'étaient la Magdaléenne Marie, Jeanne et Marie (mère) de Jacques; et les autres, leurs compagnes, en disaient autant aux apôtres. Et ces paroles leur parurent du radotage et ils ne les crurent point. » 

Pierre et Jean courent au sépulcre

Jn XX, 3-10 : « Pierre sortit avec l'autre disciple, et ils allèrent au sépulcre. 4. Ils couraient tous deux ensembles, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva au sépulcre. Et, s'étant penché, il vit les linceuls posés à terre; mais il n'entra pas.  Simon-Pierre qui le suivait, arriva à son tour et entra dans le sépulcre. Il vit les linges posés à terre, et le suaire qui couvrait la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé dans un autre endroit. Alors, l'autre disciple qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut. Car ils ne comprenaient pas encore l'Écriture, d'après laquelle il devait ressusciter d'entre les morts. Les disciples s'en retournèrent donc chez eux. »[14] 

Marie Madeleine reste au tombeau et poursuit sa recherche toute en larmes

2) Première apparition de Notre-Seigneur : 

Jn XX 11-18 : « Cependant Marie se tenait près du sépulcre, en dehors, versant des larmes; et, en pleurant, elle se pencha vers le sépulcre; et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été mis le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds. Et ceux-ci lui dirent: "Femme, pourquoi pleurez-vous?" Elle leur dit: "Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis." Ayant dit ces mots, elle se retourna et vit Jésus debout; et elle ne savait pas que c'était Jésus. Jésus lui dit: "Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ?" Elle, pensant que c'était le jardinier,  lui dit: "Seigneur, si c'est vous qui l'avez emporté, dites-moi où vous l'avez mis, et j'irai le prendre." Jésus lui dit: "Marie!" Elle se retourna et lui dit en hébreu: "Rabboni!" c'est à dire "Maître!" Jésus lui dit: "Ne me touchez point, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Mais allez à mes frères, et dites-leur: Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu, et votre Dieu." Marie-Madeleine alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses. »[15]

Marie Madeleine annonce aux apôtres qu’elle a vu Notre Seigneur, mais ils ne le croient pas.

Saint Marc XVI, 9-11 : « Ressuscité le matin, le premier jour, de la semaine, il apparut d'abord à Marie la Magdaléenne, de laquelle il avait chassé sept démons. Elle alla l'annoncer à ceux qui avaient été avec lui, et qui étaient dans le deuil et les pleurs. Eux, quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'il lui était apparu, ne (la) crurent point. »[16]

3) Apparition aux autres saintes femmes : 

Matthieu XXVIII, 9-10 : « Et voilà que Jésus se présenta devant elles et leur dit : " Salut ! " Elles s'approchèrent, saisirent ses pieds et se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : " Ne craignez point; allez annoncer à mes frères qu'ils ont à partir pour la Galilée : c'est là qu'ils me verront. »[17 

4) Apparition aux deux disciples d’Emmaüs :

Lc XXIV 13-32 : Or, ce même jour, deux d'entre eux se rendaient à un bourg, nommé Emmaüs, distant de Jérusalem de soixante stades, 14 et ils causaient entre eux de tous ces événements. 15 Tandis qu'ils causaient et discutaient, Jésus lui-même, s'étant approché, se mit à faire route avec eux; 16 mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. 17 Il leur dit : " De quoi vous entretenez-vous ainsi en marchant? " Et ils s'arrêtèrent tout tristes. 18 L'un d'eux, nommé Cléophas, lui dit : " Tu es bien le seul qui, de passage à Jérusalem, ne sache pas ce qui s'y est passé ces jours-ci ! " 19 Il leur dit : " Quoi? " Ils lui dirent : " Ce qui concerne Jésus de Nazareth, qui fut un prophète puissant en œuvres et en parole devant Dieu et tout le 
peuple; 20 et comment nos grands prêtres et nos chefs l'ont livré pour être condamné à mort et l'ont crucifié. 21 Quant à nous, nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël; mais, 
en plus de tout cela, on est au troisième jour depuis que cela s'est passé. 22 Aussi bien, quelques femmes, des nôtres, nous ont jetés dans la stupeur : étant allées de grand matin au sépulcre, 23 et n'ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire même qu'elles avaient vu une apparition d'anges qui disaient qu'il est vivant. 24 Quelques-uns de nos compagnons s'en sont allés au sépulcre et ont bien trouvé (toutes choses) comme les femmes avaient dit : mais lui, ils ne l'ont point vu. " 25 Et lui leur dit : " O (hommes) sans intelligence et lents de cœur pour croire à tout ce qu'ont dit les prophètes ! 26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela pour entrer dans sa gloire? " 27 Et commençant par Moïse et (continuant) par tous les prophètes, il leur expliqua, dans toutes les Ecritures, ce qui le concernait. 28 Ils approchèrent du bourg où ils se rendaient, et lui feignit de se rendre plus loin. 29 Mais ils le contraignirent, disant : " Reste avec nous, car on est au soir et déjà le jour est sur son déclin. " Et il entra pour rester avec eux. 30 Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, 
puis le rompit et le leur donna. 31 Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent; et il disparut de leur vue. 32 Et ils se dirent l'un à l'autre : " Est-ce que notre cœur n'était pas brûlant en nous, lorsqu'il nous parlait sur le chemin, tandis qu'il nous dévoilait les Ecritures? »

Lc XXIV, 13-32 : « Et ecce duo ex illis ibant ipsa die in castellum, quod erat in spatio stadiorum sexaginta ab Hierusalem, nomine Emmaus. Et ipsi loquebantur ad invicem de his omnibus quae acciderantEt factum est, dum fabularentur, et secum quaererent : et ipse Iesus adpropinquans ibat cum illis : oculi autem illorum tenebantur ne eum agnoscerent. Et ait ad illos : Qui sunt hii sermones quos confertis ad invicem ambulantes, et estis tristes ? Et respondens unus, cui nomen Cleopas, dixit ei : Tu solus peregrinus es in Hierusalem, et non cognovisti quae facta sunt in illa his diebus ? Quibus, ille dixit : Quae ? Et dixerunt : De Iesu Nazareno, qui fuit vir propheta, potens in opere et sermone coram Deo et omni populo : et quomodo eum tradiderunt summi sacerdotes et principes nostri in damnationem mortis, et crucifixerunt eum : nos autem sperabamus quia ipse esset redempturus Israel : et nunc super haec omnia tertia dies hodie quod haec facta sunt. Sed et mulieres quaedam ex nostris terruerunt nos, quae ante lucem fuerunt ad monumentum, et non invento corpore eius, venerunt dicentes se etiam visionem angelorum vidisse, qui dicunt eum vivere. Et abierunt quidam ex nostris ad monumentum : et ita invenerunt sicut mulieres dixerunt, ipsum vero non viderunt. Et ipse dixit ad eos : O stulti, et tardi corde ad credendum in omnibus quae locuti sunt prophetae ! Nonne haec oportuit pati Christum, et ita intrare in gloriam suam ? Et incipiens a Mose, et omnibus prophetis interpretabatur illis in omnibus scripturis quae de ipso erant. Et adpropinquaverunt castello quo ibant : et ipse se finxit longius ire. Et coegerunt illum, dicentes : Mane nobiscum, quoniam advesperascit, et inclinata est iam dies. Et intravit cum illis. Et factum est dum, recumberet cum illis accepit panem et benedixit ac fregit et porrigebat illis. Et aperti sunt oculi eorum, et cognoverunt eum : et ipse evanuit ex oculis eorum. Et dixerunt ad invicem : Nonne cor nostrum ardens erat in nobis dum loqueretur in via et aperiret nobis scripturas ? »

Les disciples d’Emmaüs racontent l’apparition : les apôtres ne les croient pas :

Saint Marc, XVI, 12-13 : « Ensuite, il se montra sous une autre forme à deux d'entre eux qui cheminaient, se rendant à la campagne. Ceux-ci s'en revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus. »[18]

Le témoignage des gardes :

Saint Matthieu 28:11-15 : « Pendant qu'elles étaient en chemin, voilà que quelques-uns des gardes virent dans la ville et annoncèrent aux grands prêtres tout ce qui était arrivé. Après s'être assemblés avec les anciens et avoir pris une délibération, ils donnèrent une grosse somme d'argent aux soldats, en leur disant : Dites : Ses disciples sont venus de nuit et l'ont dérobé pendant que nous dormions. Que si cela arrive aux oreilles du gouverneur, nous l'apaiserons et nous ferons que vous n'ayez pas d'ennuis. " Eux prirent l'argent et firent selon la leçon reçue. Et ce bruit s'est répandu parmi les Juifs jusqu'aujourd'hui. »[19]

5) Apparition à saint Pierre :

Lc XXIV 33-35 : « Sur l'heure même, ils [les disciples d’Emmaüs] partirent et retournèrent à Jérusalem; et ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons, qui disaient : "Réellement le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon. " Et eux de raconter ce qui (s'était passé) sur le chemin, et comment il avait été reconnu par eux à la fraction du pain.  

6) Première apparition aux Onze, sans Thomas

Jn XX, 19-25 : « Le soir de ce même jour, le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, parce qu'ils craignaient les Juifs, Jésus vint, et se présentant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!" 20. Ayant ainsi parlé, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Il leur dit une seconde fois: "Paix avec vous !" Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie." 22. Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit-Saint." 23."Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." 24. Mais Thomas, l'un des douze, celui qu'on appelle Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. 25. Les autres disciples lui dirent donc: "Nous avons vu le Seigneur." Mais il leur dit: "Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai point."

Saint Marc XVI 14-17 : « Plus tard, il se montra aux Onze eux-mêmes, pendant qu'ils étaient à table; et il leur reprocha leur incrédulité et leur dureté de cœur, pour n'avoir pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité des morts. 15 Puis il leur dit : " Allez par tout le monde et prêchez l'Evangile à toute la création. 16 Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné. 17 Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons; ils parleront de nouvelles langues; 18 ils prendront des serpents, et s'ils boivent quelque (breuvage) mortel, il ne leur fera point de mal; ils imposeront les mains aux malades et (les malades) seront guéris. »[20]

Saint Luc : XXIV 36-49 : « Comme ils discouraient ainsi, lui se trouva au milieu d'eux et leur dit : " Paix à vous ! " Saisis de stupeur et d'effroi, ils croyaient voir un esprit. Et il leur dit : "Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées s'élèvent-elles dans vos cœurs? Voyez mes mains et mes pieds; c'est bien moi. Touchez-moi et constatez, car un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. " Et ce disant, il leur montra ses mains et ses pieds.  Comme ils ne croyaient pas encore à cause de leur joie et qu'ils étaient dans l'étonnement, il leur dit : " Avez-vous ici quelque chose à manger? " Ils lui donnèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et en mangea devant eux. Il leur dit : " C'est bien là ce que je vous ai dit quand j'étais encore avec vous : qu'il fallait que tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes s'accomplît. " Alors il leur ouvrit l'intelligence pour comprendre des Ecritures; et il leur dit : " Ainsi il est écrit que le Christ devait souffrir et ressusciter des morts le troisième jour, et que le repentir pour la rémission des péchés doit être prêché en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Et voici que je vais envoyer sur vous ce qui a été promis par mon Père. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez d'en haut revêtus de force. »

7) Deuxième apparition aux Onze : st Thomas est là

Jn XX 26-31 : « Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d'eux, il leur dit: "Paix avec vous!" 7. Puis il dit à Thomas: "Mets ici ton doigt, et regarde mes mains; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté; et ne sois plus incrédule, mais croyant." Thomas lui répondit: "Mon Seigneur, et mon Dieu!" Jésus lui dit: "Parce que tu m'as vu, Thomas, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru." Jésus a fait encore en présence de ses disciples beaucoup d'autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre. 31. Mais ceux-ci ont été écrits, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. »

8) Troisième apparition aux Onze, sur le bord du lac

Jn XXI 1-17 : « Après cela, Jésus se montra de nouveau à ses disciples sur les bords de la mer de Tibériade: et il se montra ainsi: Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme, Nathanaël, qui était de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres de ses disciples étaient ensemble. Simon-Pierre leur dit: "Je vais pêcher." Ils lui dirent: "Nous y allons, nous aussi, avec toi." Ils sortirent  donc et montèrent dans la barque; mais ils ne prirent rien cette nuit-là. 4. Le matin venu, Jésus se trouva sur le rivage; mais les disciples ne savaient pas que c'était Jésus. 5. Et Jésus leur dit: "Enfants, n'avez-vous rien à manger?" Non, répondirent-ils. 6. Il leur dit: "Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez." Ils le jetèrent, et ils ne pouvaient plus le tirer à cause de la grande quantité de poissons. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: "C'est le Seigneur!" Simon-Pierre, ayant entendu que c'était le Seigneur, mit son vêtement et sa ceinture, car il était nu, et se jeta dans la mer. Les autres disciples vinrent avec la barque (car ils n'étaient éloignés de la terre que d'environ deux cents coudées), en tirant le filet plein de poissons. Quand ils furent descendus à terre, ils virent là des charbons allumés, du poisson mis dessus, et du pain. Jésus leur dit: "Apportez de ces poissons que vous venez de prendre." Simon-Pierre monta dans la barque, et tira à terre le filet qui était plein de cent cinquante-trois grands poissons; et quoiqu'il y en eût un si grand nombre, le filet ne se rompit point. Jésus leur dit: "Venez et mangez." Et aucun des disciples n'osait lui demander: "Qui êtes-vous?" parce qu'ils savaient qu'il était le Seigneur. Jésus s'approcha, et prenant le pain, il leur en donna; il fit de même du poisson. 14. C’était déjà la troisième fois que Jésus apparaissait à ses disciples, depuis qu'il avait ressuscité des morts. 15. Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon-Pierre: " Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci?" Il lui répondit: "Oui, Seigneur, vous savez que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes agneaux." Il lui dit une seconde fois: "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu?" Pierre lui répondit: " Oui, Seigneur, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes agneaux." Il lui dit pour la troisième fois: "M'aimes-tu?" et il lui répondit: "Seigneur, vous connaissez toutes choses, vous savez bien que je vous aime." Jésus lui dit: "Pais mes brebis."

Jn XXI 1-17 : « Postea manifestavit se iterum Iesus ad mare Tiberiadis. Manifestavit autem sic : erant simul Simon Petrus et Thomas, qui dicitur Didymus, et Nathanahel, qui erat a Cana Galilaeae, et filii Zebedaei, et alii ex discipulis eius duo. Dicit eis Simon Petrus : Vado piscari. Dicunt ei : Venimus et nos tecum. Et exierunt, et ascenderunt in navim, et illa nocte nihil prendiderunt. Mane autem iam facto stetit Iesus in litore : non tamen cognoverunt discipuli quia Iesus est. Dicit ergo eis Iesus : Pueri, numquid pulmentarium habetis ? Responderunt ei : Non. Dixit eis : Mittite in dexteram navigii rete, et invenietis. Miserunt ergo : et iam non valebant illud trahere a multitudine piscium. Dicit ergo discipulus ille, quem diligebat Iesus, Petro : Dominus est. Simon Petrus cum audisset quia Dominus est, tunicam succinxit se erat enim nudus et misit se in mare. Alii autem discipuli navigio venerunt (non enim longe erant a terra sed quasi a cubitis ducentis) trahentes rete piscium. Ut ergo descenderunt in terram viderunt prunas positas et piscem superpositum et panem. Dicit eis Iesus : Afferte de piscibus quos prendidistis nunc. Ascendit Simon Petrus et traxit rete in terram, plenum magnis piscibus centum quinquaginta tribus. Et cum tanti essent, non est scissum rete. Dicit eis Iesus : Venite prandete. Et nemo audebat discentium interrogare eum : Tu quis es ? scientes quia Dominus esset. Et venit Iesus, et accepit panem et dat eis et piscem similiter. Hoc iam tertio manifestatus est Iesus discipulis cum surrexisset a mortuis. Cum ergo prandissent dicit Simoni Petro Iesus : Simon Ioannis, diligis me plus his ? Dicit ei : Etiam Domine, tu scis quia amo te. Dicit ei : Pasce agnos meos. Dicit ei iterum : Simon Ioannis, diligis me ? Ait illi : Etiam Domine, tu scis quia amo te. Dicit ei : Pasce agnos meos. Dicit ei tertio : Simon Ioannis, amas me ? Contristatus est Petrus, quia dixit ei tertio : Amas me ? et dicit ei : Domine, tu omnia scis, tu scis quia amo te. Dicit ei : Pasce oves meas. »

9) Apparition aux Onze sur la montagne

Mt XXVIII 16-20 : « Les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. En le voyant, ils se prosternèrent; mais il y en eut qui doutèrent. 18 Et Jésus s'approchant leur parla ainsi : " Toute puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde. »[21]

10) Apparition à Béthanie

Lc XXIV 50-53 : « Et il les emmena jusque vers Béthanie, et, levant les mains, il les bénit. Et tandis qu'il les bénissait, il s'éloigna d'eux, et il était enlevé vers le ciel. Et eux, après l'avoir adoré, retournèrent à Jérusalem avec grande joie. Et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu. » 

11) Ascension 

Actes I, 4-11 : « Comme il mangeait avec (eux), il leur enjoignit de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis,  " ce que, (leur dit-il), vous avez appris de moi : que Jean a baptisé d'eau, mais que vous, sous peu de jours, vous serez baptisés de l'Esprit-Saint. " Eux donc, s'étant réunis, lui demandèrent : " Seigneur, est-ce en ce temps-ci que vous allez rétablir la royauté pour Israël? " Il leur dit : " Ce n'est pas à vous de connaître les temps ni les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. 8 Mais, lorsque le Saint-Esprit descendra sur vous, vous recevrez de la force, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'à l'extrémité de la terre. " Quand il eut dit cela, il fut élevé (de terre) sous leur regard, et un nuage le déroba à leurs yeux. Et comme ils avaient la vue fixée vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici que deux hommes, vêtus de blanc, se présentèrent à eux et (leur) dirent : " Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous à regarder 
vers le ciel? Ce Jésus qui, d'auprès de vous, a été enlevé au ciel, ainsi viendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller au ciel. »

12) Apparition à saint Jacques, le mineur, le cousin de Jésus. (1er évêque de Jérusalem).

I Corinthiens 15, 1-7 : « Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré, et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé; à moins que vous n'ayez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures;  qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Ecritures;  et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères (Ascension), dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis. Ensuite il est apparu à Jacques[22], puis à tous les apôtres. »

13) Apparitions à saint Paul :

I Corinthiens 15, 8 : « Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton. »

Voir Act IX, 1-9 ; Actes 22, 4-12 ; Actes 26, 4-18

Actes XXII, 17-18 : « De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, il m'arriva d'être en extase, et je vis (le Seigneur) qui me disait : " Hâte-toi et sors au plus tôt de Jérusalem, parce qu'on n'y recevra pas ton témoignage sur moi. »

II Corinthiens 12, 1-4 : « Faut-il se glorifier? Cela n'est pas utile; j'en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. Je connais un homme dans le Christ qui, il y a quatorze ans, fut ravi jusqu'au troisième ciel (si ce fut dans son corps, je ne sais; si ce fut hors de son corps, je ne sais : Dieu le sait).  Et je sais que cet homme (si ce fut dans son corps ou sans son corps, je ne sais, Dieu le sait) fut enlevé dans le paradis, et qu'il a entendu des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à un homme de révéler. »


[1] Exercices spirituels de saint Ignace, n°299 : mystères glorieux.

[2] Mc 16:1 « Et cum transisset sabbatum Maria Magdalene et Maria Iacobi et Salome emerunt aromata ut venientes unguerent eum. »

[3] Mt XXVIII, 1 : « Vespere autem sabbati quae lucescit in primam sabbati venit Maria Magdalene et altera Maria videre sepulchrum. »

[4] Jn XX, 1 : « « una autem sabbati Maria Magdalene venit mane cum adhuc tenebrae essent ad monumentum et videt lapidem sublatum a monumento. »

[5] Mc XVI, 2 : « Et valde mane una sabbatorum veniunt ad monumentum orto iam sole, et dicebant ad invicem quis revolvet nobis lapidem ab ostio monumenti. »

[6] Mt XXVIII, 2 : « Et ecce terraemotus factus est magnus. Angelus enim Domini descendit de caelo et accedens revolvit lapidem et sedebat super eum28:3 Erat autem aspectus eius sicut fulgur et vestimentum eius sicut nix. »

[7] Mt 28:4 « Prae timore autem eius exterriti sunt custodes et facti sunt velut mortui. »

[8] Mc XVI, 4 « et respicientes vident revolutum lapidem erat quippe magnus valde. »

[9] Mc 16:5-7 : « Et introeuntes in monumento viderunt iuvenem sedentem in dextris, coopertum stola candida, et obstipuerunt. v 6 Qui dicit illis : Nolite expavescere : Iesum quaeritis Nazarenum, crucifixum : surrexit, non est hic, ecce locus ubi posuerunt eum. v 7 Sed ite, et dicite discipulis eius, et Petro, quia praecedit vos in Galilaeam : ibi eum videbitis sicut dixit vobis. »

[10] Mt 28:5-7 : « Respondens autem angelus dixit mulieribus : nolite timere vos, scio enim, quod Iesum, qui crucifixus est quaeritis : non est hic, surrexit enim sicut dixit : venite videte locum ubi positus erat Dominus. Et cito euntes, dicite discipulis eius quia surrexit, et ecce praecedit vos in Galilaeam : ibi eum videbitis ecce praedixi vobis. »

[11] Saint Luc 24:3-7 : « Et ingressae non invenerunt corpus Domini Iesu. v 4 Et factum est dum mente consternatae essent de isto, ecce duo viri steterunt secus illas in veste fulgenti. v.5 Cum timerent autem, et declinarent vultum in terram, dixerunt ad illas : Quid quaeritis viventem cum mortuis ? v.6 Non est hic, sed surrexit : recordamini qualiter locutus est vobis cum adhuc in Galilaea esset, dicens quia oportet Filium hominis tradi in manus hominum peccatorum et crucifigi et die tertia resurgere. »

[12] Mc 16:8 : « at illae exeuntes, fugerunt de monumento ; invaserat enim eas tremor et pavor ; et nemini quicquam dixerunt ; timebant enim. »

[13] Mt XXVIII, 8 : « et exierunt cito de monumento cum timore et magno gaudio, currentes nuntiare discipulis eius. »

[14] Jn XX, 3-10 : « Exiit ergo Petrus et ille alius discipulus et venerunt ad monumentum. Currebant autem duo simul, et ille alius discipulus praecucurrit citius Petro, et venit primus ad monumentum. Et cum se inclinasset, vidit posita linteamina non tamen introivit. Venit ergo Simon Petrus sequens eum, et introivit in monumentum, et videt linteamina posita, et sudarium, quod fuerat super caput eius, non cum linteaminibus positum, sed separatim involutum in unum locum. Tunc ergo introivit et ille discipulus qui venerat primus ad monumentum : et vidit et credidit : nondum enim sciebant scripturam, quia oportet eum a mortuis resurgere. Abierunt ergo iterum ad semetipsos discipuli. »

[15] « Maria autem stabat ad monumentum foris plorans. Dum ergo fleret, inclinavit se et prospexit in monumentum : et vidit duos angelos in albis, sedentes unum ad caput, et unum ad pedes, ubi positum fuerat corpus Iesu. Dicunt ei illi : Mulier quid ploras ? Dicit eis : quIa tulerunt Dominum meum et nescio ubi posuerunt eum. Haec cum dixisset, conversa est retrorsum, et videt Iesum stantem, et non sciebat quia Iesus est. Dicit ei Iesus : Mulier quid ploras ? Quem quaeris ? Illa existimans quia hortulanus esset, dicit ei : Domine si tu sustulisti eum, dicito mihi ubi posuisti eum ; et ego eum tollam. Dicit ei Iesus Maria conversa illa dicit ei : Rabboni quod dicitur magister. Dicit ei Iesus : Noli me tangere, nondum enim ascendi ad Patrem meum ; vade autem ad fratres meos, et dic eis : Ascendo ad Patrem meum et Patrem vestrum et Deum meum et Deum vestrum. Venit Maria Magdalene adnuntians discipulis : Quia vidi Dominum et haec dixit mihi. »

[16] Mc, XVI, 9-11 : « Surgens autem mane, prima sabbati, apparuit primo Mariae Magdalenae, de qua eiecerat septem daemonia. Illa vadens nuntiavit his, qui cum eo fuerant, lugentibus et flentibus. Et illi audientes quia viveret, et visus esset ab ea, non crediderunt. »

[17]  Mt. XXVIII, 9-10  « et ecce Iesus occurrit illis dicens : Avete. Illae autem accesserunt, et tenuerunt pedes eius, et adoraverunt eum. Tunc ait illis Iesus : Nolite timere : ite, nuntiate fratribus meis ut eant in Galilaeam, ibi me videbunt. »

[18] Mc XVI, 12-13 : « Post haec autem duobus ex eis ambulantibus ostensus est in alia effigie, euntibus in villam ; et illi euntes nuntiaverunt ceteris nec illis crediderunt ».

[19] Matthieu 28:11-15 : « quae cum abiissent, ecce quidam de custodibus venerunt in civitatem et nuntiaverunt principibus sacerdotum omnia quae facta fuerant. Et congregati cum senioribus consilio accepto, pecuniam copiosam dederunt militibus, dicentes : Dicite quia discipuli eius nocte venerunt, et furati sunt eum nobis dormientibus. Et si hoc auditum fuerit a praeside nos suadebimus ei, et securos vos faciemus. At illi accepta pecunia, fecerunt sicut erant docti. Et divulgatum est verbum istud apud Iudaeos usque in hodiernum diem. »

[20] Mc 16:14-18 : « Novissime recumbentibus illis undecim apparuit : et exprobravit incredulitatem illorum et duritiam cordis : quia his qui viderant eum resurrexisse non crediderant. Et dixit eis : Euntes in mundum universum praedicate Evangelium omni creaturae. Qui crediderit et baptizatus fuerit salvus erit, qui vero non crediderit condemnabitur. Signa autem eos qui crediderint haec sequentur : In nomine meo daemonia eicient ; linguis loquentur novis : serpentes tollent et si mortiferum quid biberint, non eos  nocebit : super aegrotos manus inponent et bene habebunt. »

[21] Mt XXVIII 16-20 : « Undecim autem discipuli abierunt in Galilaeam in montem ubi constituerat illis Iesus. Et videntes eum adoraverunt quidam autem dubitaverunt : Et accedens Iesus locutus est eis dicens : Data est mihi omnis potestas in caelo et in terra : Euntes ergo docete omnes gentes : baptizantes eos in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti : docentes eos servare omnia quaecumque mandavi vobis : et ecce ego vobiscum sum omnibus diebus usque ad consummationem saeculi. »

[22] D’après st Thomas, il s’agit de st Jacques, fils d’Alphée. Alphée ou Cléophas selon le père Fouard. Alphée ou Cléophas était un frère de Joseph.

Alphée avait épousé une « Marie, sœur de la sainte Vierge [Jn 19,25], Fouard Tome I, p.103: Cette Marie avait épousé un frère de Joseph, nommé Alphée ou Cléophas. Celui-ci mourut aussi pendant le séjour de Jésus à Nazareth. Quand aux deux sœurs, apparemment elles se réunirent, et les nombreux enfants de Marie, femme de Cléophas, sont ces frères et ces sœurs de Jésus dont les habitants de Nazareth parlaient en ces termes: « Ses frères ne s’appellent-ils pas Jacques, Joseph, Simon et Jude ? Et ses sœurs ne sont-elles pas parmi nous? ». Mc 3,21; Lc 4,22; Mt 13,55

L’usage des lettres saintes et en général de la langue grecque, est d’appeler frères les parents même éloignés. Ce mot ne désigne donc ici que les quatre cousins de Jésus. (..) Deux de ces ‘frères’ sont plus connus: nous les retrouvons parmi les apôtres.

Jacques, fils d’Alphée [Jacques le Mineur] est ce « frère  du Seigneur » que saint Paul voulut voir en même temps que Pierre [Ga. I,19], qu’il salua comme un des piliers de l’Eglise. Sa rigide vertu le fit surnommer le Juste. C’est lui qui gouverna l’église mère de Jérusalem après le départ de Pierre: cf. Actes XIII, 17; XV, 13; XXI, 18...Ga. II,9: « Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes... ». Il fut couronné du martyre de la main des juifs vers l’an 62, après avoir gouverné plus de trente ans l’église de Jérusalem.

Jude, frère de Jacques dut à sa générosité le nom de Thaddée: ‘l’homme de cœur’ [Mt X, 3; Mc III, 18] par lequel il est désigné dans l’Evangile. Ces deux frères on été lent à croire: cf. Mc III, 20-21; et pour le début, plein de convoitise et de vanité: cf. Jn VII, 2-5

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

  

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les

 

"islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or

 

terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their

 

release ...

 

Não nos esqueçamos dos bispos, sacerdotes e fiéis cristãos

"Islamistas" ou terroristas de todos os tipos! Ore incansavelmente pelo

Senhor os apóia. Ore pela sua libertação ...

 

  

En ce mois de mai, mois de Marie en Occident (Février en Syrie ), un beau poème de notre Grand Saint Ephrem le Syrien appelé "La Harpe du Saint Esprit" :

Hymne De Nativitaté :

Le Seigneur vint en elle
pour se faire serviteur.
Le Verbe vint en elle
pour se taire dans son sein.

La foudre vint en elle
pour ne faire aucun bruit.
Le pasteur vint en elle
et voici l’Agneau né, qui pleure sans bruit.

Car le sein de Marie
a renversé les rôles :
Celui qui créa toutes choses
est entré en possession de celles-ci, mais pauvre.

Le Très-Haut vint en Elle (Marie),
mais il y entra humble.
La splendeur vint en elle,
mais revêtue de vêtements humbles.

Celui qui dispense toutes choses
connut la faim.
Celui qui étanche la soif de chacun
connut la soif.

Nu et dépouillé il naquit d’elle,
lui qui revêt (de beauté) toutes choses. »

Saint Ephrem
Hymne De Nativitate 11, 6-8


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Saint Ephrem le Syrien, né à Nisibe (environ 306-373), est à la fois poète et théologien. Surnommé « la lyre de l’Esprit saint », il compose de nombreux hymnes et poèmes en langue syriaque, véritables chants d’amour pour le Christ. Il est vénéré par les Églises orthodoxes et catholiques. On peut lire ici quelques-uns de ses vers au sujet du mystère de l’Incarnation.

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Neste mês de maio, mês de Maria no Ocidente (fevereiro na Síria), um belo poema do nosso Grande Santo Efrém, o sírio chamado "A Harpa do Espírito Santo":

Hino da Natividade:

O Senhor veio a ela
para se tornar um servo.
A Palavra entrou nela
ficar em silêncio em seu seio.

Um raio entrou nela
para não fazer barulho.
O pastor veio para ela
e aqui está o Cordeiro nascido, chorando sem som.

Porque o peito de Maria
inverteu os papéis:
Aquele que criou todas as coisas
entrou em posse destes, mas pobre.

O Altíssimo veio a ela (Maria),
mas ele entrou humilde.
O esplendor veio nela,
mas vestido com roupas humildes.

Aquele que dispensa todas as coisas
conhecia a fome.
Quem sacia a sede de todos
conhecia a sede.

Nu e despido ele nasceu dela,
aquele que coloca (beleza) todas as coisas. "

Santo Efrém
Hino De Nativitate 11, 6-8


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Santo Efrém, o sírio, nascido em Nisibis (cerca de 306 a 373), é ao mesmo tempo poeta e teólogo. Apelidado de "a lira do Espírito Santo", ele compôs muitos hinos e poemas na língua siríaca, verdadeiras canções de amor a Cristo. Ele é venerado pelas igrejas ortodoxas e católicas. Aqui estão alguns de seus versos sobre o mistério da encarnação.

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In this month of May, month of Mary in the West (February in Syria), a beautiful poem of our Great Saint Ephrem the Syrian called "The Harp of the Holy Spirit":

Nativity Hymn:

The Lord came to her
to become a servant.
The Word came into her
to be silent in her bosom.

Lightning came into her
to make no noise.
The pastor came into her
and here is the born Lamb, weeping without sound.

Because the breast of Mary
reversed the roles:
He who created all things
came into possession of these, but poor.

The Most High came into Her (Mary),
but he entered humble.
Splendor came in her,
but dressed in humble clothes.

He who dispenses all things
knew the hunger.
Whoever quenches everyone's thirst
knew the thirst.

Naked and stripped he was born of her,
he who puts on (beauty) all things. "

Saint Ephrem
Anthem Of Nativitate 11, 6-8

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Saint Ephrem the Syrian, born in Nisibis (about 306-373), is at once a poet and theologian. Nicknamed "the lyre of the Holy Spirit", he composed many hymns and poems in the Syriac language, true songs of love for Christ. He is venerated by the Orthodox and Catholic Churches. Here are some of his verses about the mystery of the Incarnation.

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

Où nous trouver ? 

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

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VOUS N'AVEZ PAS PENSE  A VOTRE

EFFORT DE CARÊME ?

POUR AIDER LA MISSION EN

FRANCE ET AILLEURS, C'EST

SIMPLE...

Il faut impérativement:

*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

*CONFIER AU MONASTÈRE LA CÉLÉBRATION DE

VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

VOS FAMILLES,...

Tout don est déductible de votre revenu imposable

à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

  l'ordre de : Métropolie E S O F)

MERCI,

SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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