Activités de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma en France avec ses Paroisses et ses horaires de Messes, ses permanences catéchétiques, les permanences d'un prêtre exorciste, les Aumôneries (Africaines, Antillaises, des "Chrétiens de St Thomas"...)
Lettre du 29,30,31 Octobre 2018 / Tout dans cette vie disparaît / TRADITION ET TRADITIONALISME EN THÉOLOGIE / CONVOCATIONS / Le péché de l'homme et la miséricorde de Dieu chez Saint Isaac / Quelques miettes spirituelles... / Attentat de Pittsburgh / Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. / LA COLÈRE, QU'EST-CE A DIRE ?
Le péché de l'homme et la miséricorde de Dieu chez Saint Isaac /
Quelques miettes spirituelles... /
Attentat de Pittsburgh /
Revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ. /
LA COLÈRE, QU'EST-CE A DIRE ?
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Tout dans cette vie disparaît - il ne reste que Dieu, cela vaut la peine de lutter.
Nous avons le choix: suivre la voie de ce monde, de la société qui nous entoure et nous retrouver ainsi en dehors de Dieu; ou choisir le chemin de Vie, choisir Dieu qui nous appelle et que notre cœur cherche.
Père Seraphim Rose.
Tudo nesta vida desaparece - só resta Deus, vale a pena lutar.
Temos a escolha: seguir o caminho deste mundo, da sociedade que nos rodeia e nos encontrarmos fora de Deus; ou escolha o caminho da vida, escolha Deus que nos chama e quem nosso coração procura.
Pai Serafim Rose.
Everything in this life disappears - there is only God left, it is worth fighting.
We have the choice: to follow the path of this world, of the society that surrounds us and to find ourselves thus outside of God; or choose the way of Life, choose God who calls us and whom our heart seeks.
Father Seraphim Rose.
كل شيء في هذه الحياة يختفي - لا يوجد سوى الله ، إنه يستحق القتال.
لدينا الخيار: أن نتبع طريق هذا العالم ، المجتمع الذي يحيط بنا وأن نجد أنفسنا هكذا خارج الله. أو اختر طريقة الحياة ، اختر الله الذي ينادينا ويبحث عن قلوبنا.
الأب سيرافيم روز.
TRADITION ET TRADITIONALISME EN
THÉOLOGIE
Confesser la Résurrection –
« La théologie orthodoxe est traditionnelle, mais son attachement à la Tradition ne se confond ni avec une simple répétition des définitions dogmatiques, ni avec l’impuissance à témoigner de la Vérité dans les formes qui conviennent à chaque époque historique que traverse l’Église.
‘Traditionnel’ signifie simplement conforme à la sainte Écriture, à l’enseignement et à l’expérience spirituelle des saints Pères de l’Église, avec la mémoire – jusqu’à la fin des siècles – de la mort et de la résurrection du Christ, dans la sainte liturgie. Pour cette raison, une théologie dont le traditionalisme encouragerait un retrait du monde, une auto satisfaction dans l’isolement – sous prétexte que la création est asservie aux puissances des ténèbres – ne pourrait être vraiment traditionnelle, et se montrerait indigne de l’exemple des grands Maîtres de l’Église.
Modernité des Pères
Ceux-ci ont été les plus lucides et compétents scrutateurs de l’esprit et des problèmes de leur temps ; ils ont cherché les solutions et les rectifications dont avaient besoin – et dont ont un besoin permanent – les chrétiens confesseurs de la vraie foi, pour vivre de façon pure et pour répondre à toute personne qui « leur demande compte de leur espérance » (1 Pi. 3, 15). Suivre l’exemple des Pères signifie, non pas répéter des passages de leurs textes, mais s’efforcer de reconnaître les besoins cachés et les interrogations spirituelles de nos semblables, en trouvant ensuite l’expression spécifique par laquelle le Christ-Vérité peut entrer en libérateur dans leur esprit et leur cœur. La vocation d’une théologie qui exprime la Tradition inchangée de l’Église est, par conséquent, de montrer les vrais problèmes – toujours de nature morale et spirituelle – auxquels est confrontée la société humaine, en réfléchissant également, dans le même temps, aux réponses que seul l’Évangile du Christ, interprété dans l’esprit des Pères et au sein de la communauté eucharistique, peut donner.
Connaître Dieu
[…] Dieu peut et doit être connu, par l’intermédiaire du Christ et en lui, par chaque être humain : sans cette connaissance, une existence douée de sens et d’une béatitude éternelle est totalement impossible (cf. Jn 17, 3). […] Dans l’Orthodoxie, la théologie qui enchante les esprits les plus nobles, consonne parfaitement avec les paroles simples de ceux qui ont choisi de « prendre d’assaut » le Royaume des cieux (Matt. 11, 12). […] Du reste, Père Dumitru Stàniloae ne se lasse pas de nous rappeler que la théologie véritable signifie la prière incessante, et donc la purification intérieure ininterrompue, car (Évagre le Moine, Sur la prière, 60) celui qui prie vraiment est théologien. »
(Avant-propos du patriarche Théoctiste à la Théologie Dogmatique Orthodoxe de Père Dumitru Stàniloae, Bucarest, rééd. 2003).
✥
CONVOCATIONS
A
- L’ASSEMBLEE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE de
L’Association Cultuelle de la
MÉTROPOLIE DE L’EGLISE SYRO-ORTHODOXE-FRANCOPHONE Mar Thoma
Le Dimanche 4 NOVEMBRE 2018
Ordre du jour :
1) Compte rendu financier et moral et évaluation de
-la gravité des situations en France et au Cameroun
-l'état des missions hors du territoire français
2) Renouvellement du bureau central et des bureaux paroissiaux.
3) Projets et décisions
P.S : Si vous étiez dans l’impossibilité de vous rendre à cette réunion, veuillez envoyer votre procuration au Monastère sur le modèle ci-dessous. Merci.
(Veuillez joindre une copie de votre carte d'identité ou de votre passeport. et envoyer au plus tôt votre procuration à l'adresse suivante:
Secrétariat de la Métropolie de l'ESOF
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net
✥
Procuration pour Vote :
Je soussigné, Mr(Mme, Melle, Père,Sœur, Frère/ Nom et prénom):..........................................................
étant dans l'impossibilité de me rendre à l'AGE de l'association cultuelle de la Métropolie(Archidiocèse) de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma ce prochain 4 NOVEMBRE 2018, je donne procuration à l'un ou l'autre des membres présents pour me représenter lors des délibérations.
Je donne pouvoir à l'un ou l'autre des membres présents pour voter en mon nom:
Fait à ...(Lieu), ce.....(Date) pour faire valoir ce que de droit.
Signature:
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et à
-L’ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE DE
L’Association Caritative
CARITAS Eglise-Syro-Orthodoxe Francophone
Ordre du jour :
1) Évaluation
2) Renouvellement éventuel du bureau
3) Projets et décisions.
P.S : Si vous étiez dans l’impossibilité de vous rendre à cette réunion, veuillez envoyer votre procuration au Monastère sur le modèle ci-dessous. Merci.
(Veuillez joindre une copie de votre carte d'identité ou de votre passeport. et envoyer au plus tôt votre procuration à l'adresse suivante:
Secrétariat de l’Association Caritative CARITASYR E S O F
15 Rue des Trois Communes
27580 CHAISE-DIEU-Du-THEIL
.
Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net
Merci)
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Procuration pour Vote :
Je soussigné, Mr(Mme, Melle, Père,Sœur, Frère/ Nom et prénom):..........................................................
étant dans l'impossibilité de me rendre à l'AGE de l'association caritative CARITASYR E S O F ce prochain 4 Novembre 2018, je donne procuration à l'un ou l'autre des membres présents pour me représenter lors des délibérations.
Je donne pouvoir à l'un ou l'autre des membres présents pour voter en mon nom:
Fait à ...(Lieu), ce.....(Date) pour faire valoir ce que de droit.
Signature:
✥
VOUS NE VOUS SOUVENEZ-PLUS DES STATUTS QUI RÉGISSENT LAMÉTROPOLIE?
(Modification des Statuts à l’Assemblée Générale extraordinaire du dimanche 7 Décembre 2014, depuis, quelques modifications mineures ont été apportées et le bureau renouvelé. Toutes personnes le désirant peuvent demander au Secrétariat la dernière mise à jour des Statuts. N'hésitez-pas. Si je vous laisse ici cette version un peu ancienne, c'est uniquement pour rappel )
Saint Narcisse, est né en Palestine, vers la fin du Ier siècle entra dans l'état ecclésiastique.
Pendant toute sa vie il fut entouré de l'estime universelle. À l'âge de quatre-vingts ans, il fut choisi pour évêque de Jérusalem.
Cette haute dignité lui inspira un nouveau zèle et une nouvelle ferveur, et il gouverna son troupeau avec une vigueur qu'on n'aurait pas dû naturellement attendre de son grand âge.
Sa vie austère et pénitente fut toute entière vouée au bien de l'Église.
En 195, il présida, avec Théophile de Césarée, un concile tenu relativement à la célébration de la fête de Pâques, et où il fut décidé que cette fête se célébrerait toujours un dimanche, et non le jour où il était d'usage de la célébrer chez les Juifs.
Le Ciel opéra un grand nombre de prodiges par les mains de ce vénérable pontife : on en raconte un particulièrement remarquable.
Une veille de Pâques, l'huile manquait aux lampes de son église pour les offices solennels qui avaient alors lieu dans la nuit.
Narcisse commanda de tirer de l'eau à un puits qui était proche et de la lui apporter ; il la bénit et la fit verser dans les lampes ; on s'aperçut alors qu'elle s'était changée en huile.
On conserva longtemps avec respect des restes de cette huile miraculeuse.
La vénération que ce saint évêque s'était attirée ne put le garantir de la malice des méchants.
Trois scélérats l'accusèrent d'un crime atroce et confirmèrent leur calomnie par des imprécations horribles contre eux-mêmes.
L'un dit :
-« Je veux être brûlé vif, ci cela n'est pas vrai ! »
L'autre :
-« Je veux être couvert de la lèpre ! »
Le troisième :
-« Je consens à perdre la vue ! »
Narcisse crut devoir céder à l'orage et se retira dans un désert, où il s'ensevelit pendant huit années.
Dieu se chargea de sa vengeance. Ses calomniateurs reçurent le prix de leur crime : le premier périt dans un incendie, avec toute sa famille ; le second fut couvert d'une lèpre horrible ; le troisième, frappé d'effroi et plein de repentir, pleura son péché au point qu'il en perdit la vue.
Narcisse ne put résister plus longtemps aux instances de son peuple et vint reprendre le soin de son Église.
Il mourut à l'âge de cent seize ans.
Le Christ frappe à la porte du cœur, et le diable à celle de l'esprit. (Saint Paissios l'Athonite)
Cristo bate à porta do coração e o diabo ao do espírito.
Le péché de l'homme et la miséricorde de Dieu chez Saint Isaac
Le péché de l’homme et la miséricorde de Dieu
dans l’enseignement d’Isaac de Ninive
Source Buisson Ardent N 16: Article de Sabino Chiala (moine de la communauté de Bose)
1. Quelques mots sur notre auteur
Après Ephrem, le grand docteur de l’Église universelle, Isaac de Ninive, connu aussi comme « Isaac le Syrien », reste un des pères les plus lus et les plus aimés dans toutes les traditions chrétiennes, d’Orient comme d’Occident.
Mais qui était cet auteur ? Personnalité mystérieuse et fascinante en raison de ses écrits – qui ont été traduits dans presque toutes les langues parlées par des chrétiens –, il est présenté, selon les différentes traditions, comme un moine copte de Scété, en Égypte, comme un solitaire qui vécut quelque part dans la région syrienne de l’Empire byzantin, ou encore comme un ermite d’origine orientale venu s’installer en Italie, près de Spolète, peu avant Grégoire le Grand. Tout cela a été cru, et parfois même écrit… À chacun « son » Isaac, apprivoisé et adapté…
Ce qui est sûr pour tous, c’est qu’il était « orthodoxe » (copte, grec ou latin), venant d’une Église peu précisée, et peu « fouillée » afin, peut-être, d’éviter des surprises gênantes (malheureusement, cette « myopie » continue encore de nos jours). Le jugement porté sur son œuvre a toujours été clair, un jugement dont il jouit encore, selon une tradition universelle et ininterrompue, une tradition qui a continué à le lire et qui le tient pour un des pères orthodoxes, au sens étymologique du mot.
Les études les plus récentes, dont le point de départ symbolique est la thèse doctorale soutenue à Louvain en 1892 par le grand syriacisant J.-B. Chabot, ont conduit la recherche sur la voie de nouvelles découvertes. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous sommes en mesure d’esquisser une biographie d’Isaac, sommaire mais sûre, dont voici les éléments principaux : moine syro-oriental, il naît dans la région du Bet Qatraye (le Qatar d’aujourd’hui) dans la première moitié du VIIesiècle, et il vit, fort probablement, une première période de vie solitaire. Connu du catholicos de son Église en visite dans la région, il est sacré évêque du diocèse de Ninive, dans le nord de la Mésopotamie (près de l’actuelle Mossoul), entre 676 et 680. Après quelques mois, il abandonne l’épiscopat pour regagner la vie solitaire, non plus près de sa région d’origine mais dans le Bet Huzaye (actuellement en Iran sud-occidental) où il vit dans le monastère de Rabban Shabur et plus tard, avec un groupe de disciples, non loin de ce monastère. Pour ses disciples, il dicte ou écrit (les sources ne sont pas unanimes) un certain nombre de discours ou d’homélies. Il meurt à une date inconnue, aveugle, à cause – nous dit une source – de ses fréquentes lectures[1].
Il s’agit donc d’un moine syro-oriental comme on dit généralement aujourd’hui, après quelques décennies d’œcuménisme. Autrefois, on disait, avec un certain mépris, « nestorien ». Oui, Isaac vient de l’Église qu’on disait « nestorienne » (donc hérétique). D’où le maquillage de sa biographie, ou les réticences dont je parlais tout à l’heure. Nous sommes ici devant un cas très intéressant – parce que problématique ! – d’un « saint » universellement reconnu comme tel (et le cas n’est pas si fréquent), sorti d’une Église qu’aujourd’hui encore beaucoup tiennent pour hérétique : l’Église assyrienne d’Orient (« chaldéenne », pour la partie qui est en communion avec l’Église de Rome). Une Église dans laquelle il ne fut pas un moine marginal et « hors norme », mais dont il devint un des évêques, fût-ce pour quelques mois. C’est le premier cadeau qu’Isaac lègue à nos Églises et à chacun de nous, bien avant ses écrits : cette « appartenance gênante », qui secoue nos schémas théologiques et ecclésiologique si sûrs, si confortables, pour nous pousser vers de nouvelles synthèses.
2. Son héritage littéraire et spirituel
Les sources ne sont pas unanimes sur la production littéraire d’Isaac, ou sont du moins trop vagues. On nous dit qu’il aurait écrit cinq ou sept « parties », mais sans préciser davantage. Ce qui nous est parvenu consiste en une série de collections de discours, que je résume comme suit :
- Première collection(82 discours), connue depuis toujours et traduite dans presque toutes les langues parlées ou écrites par des chrétiens (en grec, arabe, géorgien, slave, éthiopien, latin, roumain, russe ; puis, dès le XIVe-XVesiècle, en italien, français, portugais, catalan, castillan ; et jusqu’en japonais). C’est cette collection qui a fait la fortune d’Isaac[2] ;
- Deuxième collection(41 discours, dont 4 centuries), redécouverte en 1983 par Sébastian Brock[3] ;
- Troisième collection(17 discours, dont 3 figurent déjà dans les collections précédentes), découverte dans un manuscrit trouvé a Téhéran[4] ;
- puis encore quelques fragments d’autres collections et des prières, pas encore suffisamment étudiées.
Dans ses écrits, Isaac traite à peu près de tout ce qui concerne la vie spirituelle mais de façon peu systématique. Ce qui est frappant, c’est l’impact que cet enseignement a eu sur les générations qui se sont succédé. Isaac écrit ou dicte pour des moines, des solitaires de la montagne iranienne du VIIesiècle, mais il est lu, compris et aimé tout au long des siècles dans les milieux religieux les plus divers, par des hommes et des femmes de conditions très différentes, qu’ils soient moines ou laïcs. On peut le trouver dans les mains d’un Dostoïevski, qui le mentionne explicitement dansLes Frères Karamazov, dans la cabane d’un moine éthiopien qui vit sur un volcan éteint de la région d’Addis Abeba, ou sur le Mont-Athos, qui en a fait une de ses lectures privilégiées. Il est aussi un des piliers de la formation de certains chanoines réguliers italiens du XVIesiècle ; et c’est un des premiers livres qui débarquent dans le Nouveau Monde avec Bernardo Boil, son traducteur en catalan, compagnon de Christophe Colomb. Et je ne cite que les cas limites ! Entre autres, il fut, bien sûr, longuement médité par saint Silouane l’Athonite[5]. Et le miracle, c’est que tout le monde comprend et apprécie son enseignement. Comment cela est-il possible ? Peut être parce qu’il parle de l’expérience commune et réellede tout homme, et que sa vie monastique fut, comme il se doit, avant tout une expérience humaine de recherche de Dieu et de communion avec les hommes. Isaac a su esquisser dans ses écrits l’essentiel de l’expérience, humaine et spirituelle, de toute créature, c’est-à-dire la rencontre entre la faiblesse et le péché de l’être humain, d’un côté, et la miséricorde de Dieu, de l’autre.
Pour résumer, on pourrait dire – et c’est justement le sujet de mon intervention – que lecommentde cette rencontre (entre la faiblesse humaine et la miséricorde de Dieu) est vraiment au cœur de la vie spirituelle. Tout est là, et il s’agit d’un élément essentiel qui devient éloquent pour tout être vivant désireux de se comprendre et de vivre en vérité. J’essaierai de tracer le parcours isaaquien de cette « rencontre » par une méditation en deux parties et une conclusion.
3. L’expérience de la faiblesse, de la tentation et du péché
Le regard qu’Isaac porte sur la création est foncièrement positif. Loin de tout dualisme, il affirme à plusieurs reprises la bonté de toute la création. Pour lui, fidèle disciple de toute une tradition typiquement syriaque (Ephrem en tête), la création est le premier livre que Dieu ait donné aux hommes pour y lire son message d’amour. Isaac dit :
Le premier livre que Dieu a donné aux êtres doués de raison est la réalité des êtres créés. L’enseignement par l’encre, en fait, a été ajouté après la transgression[6].
La création est une parole de Dieu, avant toute parole. Mais sa lecture demande une pureté de regard que le péché entrave. Cette parole est là, mais elle demande à être interprétée. La bonté de la création est explicitement affirmée, même à propos de réalités dont on serait tenté de ne souligner que le côté négatif (surtout dans d’autres traditions, héritières d’une certaine vision platonicienne). Comme, par exemple, la corporéité de l’être humain. À ce propos, Isaac nous livre une très belle réflexion sur ce que le corps peut faire, dans la prière, pour aider l’âme assoupie. Dans pareil cas, c’est au corps d’entraîner l’âme sur le bon chemin[7].
Il en est de même du regard porté par Isaac sur les passions : elles sont, à son avis, utiles à chacune des créatures auxquelles elles furent données par le Créateur. Elles sont là pour « la croissance de l’âme et du corps ». Si c’est Dieu qui les a données, elles ont une valeur positive, ellessont « pour » l’homme, telle une « aide »[8]. Le mal n’est pas dans les passions en tant que telles, mais dans leur perversion. D’où l’ascèse, qui ne vise pas à supprimer les passions pour créer des êtres sans passions, mais qui cherche plutôt à les orienter. Parfois Isaac utilise aussi le mot « passion » dans une acception qu’on pourrait qualifier de « négative », mais alors il s’agit d’une autre réalité, que le contexte va éclaircir.
Cette réalité ontologiquement positive qu’est l’être humain fait l’expérience de toute une série de « dynamiques », qu’on pourrait classer avant tout comme négatives, mais qui, pour Isaac, peuvent elles aussi jouer un rôle important et positif en vue de la croissance de l’être spirituel. Comme des blessures d’où jaillit la vie. Et là, nous touchons le centre même de la vie chrétienne et du dynamisme pascal : tirer la vie de ce qui est un fait de mort. Dans un des textes que je tiens pour essentiels, Isaac dit que la vraie connaissance est acquise par ceux qui « aspirent la vie du dedans de la mort »[9]. Voici l’art de la vie chrétienne !
Il y a des dynamiques de mort qui peuvent apporter la vraie vie, comme celles qu’Isaac appelle « faiblesse », « tentation » et « péché », pour ne mentionner que les principales. Ces dynamiques, si elles sont vécues en vérité, nous introduisent dans la perception de la Grâce par leur capacité à attendrir notre cœur afin qu’il puisse « sentir » en lui la présence et l’œuvre de cette Grâce. Petit à petit, elles peuvent nous rendre capables de nous reconnaître pour ce que nous sommes avant tout : un lieu de combat où l’Esprit fait face au mal qui nous assaille.
a. La faiblesse
La première de ces réalités est ce que nous pouvons traduire par « faiblesse » ou « infirmité ». On peut entendre par là tout ce qui se manifeste comme contradiction de notre bien-être, même spirituel : incapacités, blessures, limites, faillites... Tout cela fait partie de la vie, mais les êtres humains sont parfois peu disposés à le reconnaître, d’où le vrai dommage que ces réalités peuvent causer dans leur vie spirituelle. Le danger ne vient pas de leur existence, mais du fait que l’homme ne veuille pas les reconnaître et les intégrer. Pour Isaac, c’est justement cette reconnaissance qui est le point de départ du cheminement : reconnaître qu’on est faible ou, en d’autres mots, reconnaître qu’on est ce qu’on est ! Isaac dit :
Bienheureux l’homme qui connaît sa faiblesse. Cette connaissance sera pour lui le fondement et le début de toute œuvre bonne et belle[10].
Cette faiblesse reconnue sera la porte par laquelle l’aide de Dieu pourra entrer dans la vie de l’homme. Il n’y a que celui qui se reconnaît faible qui peut connaître l’aide qui lui vient de Dieu. En d’autres mots, on pourrait dire qu’il pourra s’ouvrir, consciemment, à une certaine dynamique de relation avec Dieu. Il pourra se laisser aider. La conscience de sa propre faiblesse est aussi pour Isaac le chemin pour atteindre l’humilité :
Celui qui est arrivé à la conscience de sa propre faiblesse est arrivé au fond de l’humilité[11].
L’humilité, en fait, dira Isaac ailleurs, n’est rien d’autre que l’acceptation de soi-même en vérité, c’est-à-dire de ce qu’on est, ni plus, ni moins. Tandis que l’orgueil consiste à nier sa propre humanité vraie, en se croyant autre.
b. La tentation
À côté de la faiblesse, il y a une deuxième réalité qui pourrait être considérée comme éminemment négative, mais qui ne l’est pas dans la pensée du Ninivite : la tentation. Antoine le Grand disait déjà : « Enlève la tentation et personne ne sera sauvé »[12]. Pour Isaac aussi, il s’agit d’une dynamique précieuse. On pourrait dire que si la faiblesse est le « lieu » où la Grâce agit, la tentation peut être le « kairos » qui permet de devenir conscient de cette Grâce. À plusieurs reprises, Isaac revient sur l’importance de la tentation en vue de la connaissance :
Sans supporter la tentation des passions, il n’est pas possible de connaître la vérité[13].
Sans entrer dans les tentations, on ne peut pas acquérir la sagesse de l’Esprit[14].
La tentation est ce qui amène l’homme dans la familiarité, c’est-à-dire dans l’intimité avec Dieu, et elle est capable de semer dans le cœur l’amour pour Dieu :
Sans les tentations on n’expérimente pas la providence de Dieu et on n’acquiert pas la familiarité avec lui ; on n’apprend pas la sagesse de l’Esprit, et l’amour de Dieu ne s’enracine pas dans l’âme.
Avant d’être tenté, l’homme prie Dieu comme un étranger, mais quand il entre dans les afflictions à cause de l’amour pour lui, sans connaître d’altération, alors il est comme quelqu’un qui a imposé à Dieu des dettes ; il est considéré comme son intime et son ami[15].
Isaac applique à cette dynamique l’image du mûrissement :
Quand [l’âme], dans les épreuves pour notre Seigneur, est frappée par les passions et les démons, elle ressemble aux fruits de saison qui sont frappés par la violence des rayons [du soleil] : c’est de cette manière qu’ils deviennent doux et agréables[16].
c. Le péché
La troisième réalité est celle du péché, c’est-à-dire quand la tentation atteint son but et provoque la chute. Isaac aborde le sujet en soulignant le fait que le péché fait avant tout partie de l’ordre de la nature. Sans nier son caractère négatif, le Ninivite relève, tout d’abord et tout simplement, qu’il est impossible de vivre « sans pécher » :
Si tu tombes dans la tentation, ne désespère pas. En fait, il n’y a pas de marchand qui voyage sur les mers et sur les routes sans connaître de pertes ; il n’y a pas d’agriculteur qui, facilement, recueille la moisson tout entière ; il n’y a pas d’athlète qui ne reçoive pas de coups et ne soit pas frappé, même si à la fin il obtient la victoire. Il en est de même pour ce qui appartient à la maison de Dieu : dans les affaires des marchands du chemin invisible, il y a des profits et des pertes, des coups et des victoires. Quand tu es frappé, ne tourne pas le dos ![17]
Le vrai mal n’est pas le fait de tomber mais de persévérer dans la chute, dira ailleurs Isaac[18], ou de ne pas être sensible à son péché, raison pour laquelle, en reprenant un apophtegme bien connu, il dit :
Celui qui est sensible à ses péchés est plus grand que celui qui secourt la terre habitée, en se montrant à elle. Celui qui pleure un seul instant sur soi-même est plus grand que celui qui ressuscite les morts par sa prière, tandis que sa demeure est au milieu de la multitude. Celui qui est rendu digne de se voir soi-même est plus grand que celui qui est rendu digne de voir les anges[19].
Le vrai mal est donc le fait de persévérer dans la chute, de ne pas être sensible au péché ou, dit encore Isaac, de désespérer de la miséricorde de Dieu. Nous touchons là à un élément fondamental de sa pensée, qui nous amène à notre deuxième point : devant le péché de l’homme, voici la miséricorde de Dieu. Le désespoir est le vrai mal et la vraie victoire du Malin sur l’homme. Satan essaie de convaincre l’homme que son péché est trop grand pour être pardonné et, par là, essaie de l’éloigner définitivement de Dieu. C’est le combat le plus dur : continuer à « croire » à la miséricorde immuable et toujours possible de Dieu. Continuer à croire en ce qu’Isaac dit d’une manière forte et claire, et qui lui tient lieu de profession de foi :
Comme un grain de sable ne peut pas balancer une grande quantité d’or, de même le besoin de justice de Dieu ne peut pas balancer sa compassion.
Comme une poignée de sable qui tombe dans l’océan : tels sont les péchés de toute chair dans la pensée de Dieu.
Comme ne peut pas être arrêtée une source riche d’eau par une poignée de poussière, de même la miséricorde du Créateur ne peut pas être vaincue par le mal des créatures[20].
4. L’expérience de la miséricorde de Dieu
Nous voici donc arrivés au point de l’enseignement d’Isaac le plus connu et le plus apprécié : la miséricorde de Dieu pour toutes les créatures. Il s’agit d’une pensée très particulière, qui l’a fait souffrir à cause des oppositions rencontrées à son sujet. Les sources nous parlent de certaines incompréhensions de la part d’un de ses confrères dans l’épiscopat, Daniel Bar Tubanitha, qui semble lui reprocher une vision « trop miséricordieuse de Dieu ».
a. L’amour : l’être de Dieu
L’amour est avant tout untrait sûrde l’identité de Dieu. Tout au long des siècles, les chrétiens ont reconnu à Dieu un certain nombre d’attributs, plus ou moins évangéliques, mais l’amour est un trait qui lui appartient selon le témoignage de l’Écriture elle-même, comme le dit 1 Jn 4,8.16 : « Dieu est amour ». Il faut le croire comme un article de foi. Isaac dit : « Crois que Dieu est miséricordieux ! »[21].
Personne ne peut connaître Dieu dans son essence, mais on peut le connaître à travers son économie envers les créatures. Et cette économie, pour Isaac, n’a été que « bonté, amour et sagesse »[22]. Toute l’action de Dieu, passée, présente et future, n’est guidée que par ceseul sentiment, même quand l’Écriture nous parle de la colère de Dieu ou de sa vengeance. Il faut bien comprendre et bien interpréter l’Écriture, nous dit Isaac, parce que Dieun’est pas capabled’un autre sentiment que l’amour. Et même quand il nous fait souffrir (ici ou dans l’au-delà), c’est son amour qui agit. Sa correction, en effet, n’est jamais œuvre de « vengeance » ou de « justice », mais de « sagesse paternelle »[23]. Même le jugement de Dieu et la purification future, qu’Isaac ne nie pas, sont un acte d’amour que Dieu posepourl’homme et noncontrel’homme. À ce propos, Isaac nous livre une lecture assez particulière de la passion du Christ quand il dit :
Pourquoi [le Christ] se serait-il étendu sur la croix pour les pécheurs, et aurait-il livré son corps très saint à la souffrance en faveur du monde ? Moi, j’affirme que Dieu ne l’a fait que pour une seule raison : faire connaître au monde son amour, pour que notre capacité d’aimer, encore augmentée par une telle constatation, soit faite captive de son amour à lui. De la sorte, l’éminente puissance du royaume des cieux, qui consiste dans l’amour, a trouvé une occasion [de s’exprimer] dans la mort de son Fils. Ce n’est aucunement pour nous libérer des péchés, ou pour quelque autre motif, que notre Seigneur est mort, mais uniquement afin que le monde ressente l’amour de Dieu pour sa création. Si cette admirable activité n’avait eu d’autre raison que la rémission de nos péchés, il aurait suffi d’un autre moyen pour la réaliser[24].
Ce n’est pas qu’Isaac nie la valeur salvifique de la mort de Jésus sur la croix – il la dira nettement dans d’autres textes –, mais il y souligne d’abord l’image éloquentede l’amour de Dieu pour la création. La croix y est avant tout l’exégèse de l’amour de Dieu pour les hommes !
L’amour, donc, est le sentiment par excellence de Dieu et la porte d’accès à son mystère. C’est par là que chaque homme peut en faire l’expérience. C’est là aussi que chaque homme trouvera laracinede son amour le plus vrai, envers Dieu comme envers les hommes. Isaac, en effet, dit à maintes reprises que seul celui qui aressentil’amour de Dieu pour lui pourra aimer, à son tour, Dieu et les autres. Il dit : « Il n’y a rien [...] qui puisse nous donner d’accéder à l’amour comme le fait de découvrir son amour pour nous »[25]. C’est cet amour ressenti qui pourra rendre l’homme capable d’aimer Dieu comme les autres créatures.
L’expérience de la miséricorde de Dieu est par conséquent un point fondamental de la vie spirituelle, non seulement pour se savoir pardonné dans ses propres péchés, mais aussi pour atteindre la connaissance de Dieu, et donc une expérience de relation avec lui qui puisse se dire selon son dessein. À ce propos, uneconversion du regardque l’homme porte sur Dieu est nécessaire. Cette conversion se déroule, selon la pensée d’Isaac, au moins au long de deux itinéraires.
b. De la crainte à l’amour
Le premier passage est celui de la crainte à l’amour. Nous savons en effet que la tradition nous parle de « crainte de Dieu ». Qu’en est-il dans la pensée d’Isaac, si attentif à l’amour ? La crainte de Dieu a une place dans son enseignement, mais comme le premier niveau d’un chemin qui conduit à l’amour. Il dit :
La crainte est nécessaire à la nature humaine afin qu’elle garde la limite [au-delà de laquelle] on transgresse le commandement. Tandis que l’amour [est nécessaire] pour susciter en elle le désir[26].
Donc la crainte est nécessaire, mais elle n’est qu’un premier pas dans le chemin de la vie spirituelle. Pour Isaac, il y a trois niveaux de « religiosité », c’est-à-dire troisfaçons de vivreson propre lien avec Dieu. Chacun doit s’interroger sur le niveau auquel il se trouve et évaluer le chemin qu’il lui reste à faire. Isaac dit:
Celui qui est « corporel », comme les animaux, craint de devenir une victime ; celui qui est « rationnel » [craint] le jugement de Dieu. Mais celui qui est « fils » a peur non pas de la verge, mais de la beauté de l’amour. Il est dit, en effet : Moi et la maison de mon père, nous servons le Seigneur (Js 24, 15). L’amour, en fait, abolit la peur[27].
Voici donc le mûrissement nécessaire : passer de la condition de l’esclave à celle du fils. « Craindre » l’amour et non pas le châtiment. Nous avons ici une réflexion qui se retrouve aussi chez d’autres pères de l’Église, tels Clément d’Alexandrie et Basile le Grand, comme dans d’autres religions et spiritualités (le soufisme et le hassidisme en particulier). Le croyant doit se convertir, et voici la première facette de cette conversion : convertir safaçon d’adorerDieu, sesraisons intimesde se tenir devant Dieu, ou encore l’image de Dieuqu’il porte dans son cœur.
c. De la justice à la miséricorde
Mais, à côté de cette première facette de la conversion du regard, il y en a une autre : le passage-conversion du niveau de la « justice » à celui de la « miséricorde ». Isaac constate que l’Évangile nous présente souvent des récits qui relatent deshistoires d’injusticeou, dirait-on, d’une justice qui va au-delà de la justice humaine, qui invite à aller au-delà de ce qui est dû. L’Évangile, par exemple, demande une « justice plus grande que celle des scribes et des pharisiens » (Mt 5, 20). Mais que signifie « une justice plus grande » ? C’est à Dieu lui-même de le montrer, par un comportement qui, selon des bases humaines, doit être qualifié d’« injuste ». Isaac s’écrie : Dieu est « injuste » ! C’est là le cœur même de l’Évangile. Il dit, dans une des ses pages les plus passionnées :
N’appelez pas Dieu « juste » ! En effet, en ce qui te concerne, il n’a pas fait connaître sa justice. Même si David l’appelle juste et droit, son Fils nous a montré qu’il est plutôt bon et doux. Il est doux envers les méchants et envers les non croyants.
Comment peux-tu appeler Dieu « juste » quand tu lis le chapitre sur le salaire des ouvriers ? [On y lit] : Mon ami, je ne te fais pas tort, mais je veux donner à ce dernier comme à toi ; ou bien ton œil est-il mauvais parce que je suis bon ? (Mt 20, 13-15).
Comment peux-tu appeler Dieu « juste » quand tu trouves le récit de l’enfant prodigue ? Bien qu’il ait gaspillé tous ses biens dans la dissolution, devant la seule componction qu’il montra, [son père] courut à sa rencontre, il se jeta à son cou et le réintégra dans tous ses biens.
Et ce n’est pas un autre qui nous a dit cela, pour que nous doutions de sa bonté : c’est le Fils lui-même qui a témoigné de ces choses à propos de Dieu. Où est donc la justice de Dieu ? Dans le fait que, pendant que nous étions pécheurs, le Christ est mort pour nous (cf. Rm 5, 8) ?[28].
Dieu donc fait montre d’injustice dans son action. Une injustice dont nous jouissons, entre autres, parce qu’il nous a aimés pendant que nous étions pécheurs. Ainsi, ces affirmations d’Isaac ne viennent pas d’une réflexion abstraite, mais sont le fruit de son expérience la plus profonde, comme il le dit à plusieurs reprises. Dans son histoire personnelle, il ne voit pas la « justice » de Dieu, mais plutôt sa miséricorde. Et donc il lui est plus facile de parler de ce qu’il connaît par expérience.
5. Conclusion : un ministère pour l’homme
De cette expérience de faiblesse et de miséricorde, enfin, ressort ce que nous pouvons considérer comme le ministère de chaque homme, de chaque chrétien, et de chaque moine. On pourrait dire que c’est l’expérience de cette rencontre – être un pécheur pardonné – qui rend l’homme témoin, justement. De là vient donc, pour chaque chrétien, comme un ministère que l’on pourrait présenter, selon la pensée d’Isaac, sous deux facettes : celle de la compassion et celle de l’espérance.
a. La compassion
Il s’agit donc pour l’homme de s’exercer à la compassion, dans le sens le plus profond du terme. Son expérience de la faiblesse, de la tentation, du péché, et donc son expérience de la miséricorde de Dieu, c’est justement cela qui doit ouvrir l’homme à ce qu’on peut considérer comme son premier rôle au sein de la création : montrer la compassion. Toute œuvre d’ascèse, tout effort que le moine fait dans sa cellule n’a d’autre but que celui ci : transformer sa solitude en un espace d’accueil, toujours plus large, pour Dieu et pour toute créature. C’estdevenir sensibleà l’autre, après avoir été sensible à son propre péché, à la faiblesse de l’autre en tant qu’expert de sa propre faiblesse. Isaac dit dans un de ses textes les plus connus :
Qu’est-ce qu’un cœur miséricordieux ?
C’est une flamme qui embrase le cœur pour toute la création, pour les hommes, pour les oiseaux, pour les animaux, pour les démons, et pour tout être créé. Quand l’homme miséricordieux se souvient d’eux, et quand il les voit, ses yeux répandent des larmes, à cause de l’abondante et intense miséricorde qui étreint son cœur. À cause de sa grande compassion, son cœur devient humble et il ne peut plus supporter d’entendre ou de voir un tort, ou la plus petite offense faits à une créature. C’est pourquoi il offre continuellement des prières accompagnées de larmes pour les animaux sans raison, pour les ennemis de la vérité et pour ceux qui lui ont fait du tort, pour qu’ils soient protégés et qu’il leur soit fait miséricorde ; il prie de même pour les reptiles, à cause de la grande miséricorde qui remplit son cœur au-delà de toute mesure, à la ressemblance de Dieu[29].
Il s’agit d’une compassion qui ne fait plusaucune distinction. Pour le compatissant, il n’y a plus de bons et de mauvais, de saints et de pécheurs, d’orthodoxes et d’hérétiques ! Dans cet extrait, il parle des « ennemis de la vérité », et ailleurs il est encore plus explicite. Dans le contexte historique de lutte christologique qui était le sien, ces mots sur l’amour pour les « ennemis de la vérité » ont une valeur extraordinaire. Isaac dit même que ceux qui luttent et disputent pour la « vérité », en effet, n’ont pas connu la vérité, parce que quand on la connaît, on ne dispute plus pour elle.
Il dit encore :
N’aime pas et ne hais pas un homme à partir de ses mœurs, mais aime sa personne (qnumâ, hypóstasis), sans examiner ses mœurs, comme Dieu [le fait][30].
Dieu sait aimer toute créature parce qu’il est toujours capable de voir cenoyau secretqui est la vérité de tout homme et qu’aucun péché ne pourra jamais effacer complètement. À ce propos, Isaac a des pages passionnées où il invite à ne pas haïr le pécheur, voyant en lui la première victime de son péché, lui qui, comme tout homme (et ici Isaac invite son interlocuteur à examiner sa propre expérience de pécheur), est joué par le même diable.
En fin de compte, personne ne peut dire un mot définitif sur le sort du pécheur, qu’il s’agisse d’un autre ou de soi-même. Tout homme reste dans les mains de Dieu et, jusqu’à la fin, tout est possible...
b. L’espérance
À partir de ce « tout est possible » s’ouvre une autre facette du ministère qu’Isaac reconnaît au chrétien, et au moine en particulier : espérer le salut de toute la création. Isaac voit là quelque chose d’extrêmement important : espérer, même là où les hommes n’auraient plus d’espoir. Espérer non par une certaine bonté superficielle, ou un certain romantisme facile. Isaac tire encore une fois cette nécessité de son expérience de Dieu : l’homme de Dieu « doit » espérer le salut de toute la création, parce que cette espérance est l’espérance de Dieu lui-même, et que Dieu nous demande d’éprouver ses sentiments.
Isaac base particulièrement cette réflexion sur deux considérations. La première est qu’il n’y a rien qui puisse faire changer l’amour que Dieu a éprouvé pour les créatures, déjà avant de les créer : même le péché des démons, dit Isaac, ne peut changer l’amour que Dieu éprouvait pour eux. Donc, ils sont encore dans l’amour de Dieu. Dieu, en effet, ne peut haïr personne, parce que rien n’est plus puissant que son amour, même pas notre péché. La deuxième considération, c’est que l’Écriture dit que Dieu ne veut pas la mort du pécheur. La question qu’Isaac se pose est donc de savoir s’il y a quelque chose qui est plus fort que la volonté de Dieu. Isaac ose ainsi espérer que Dieu trouve ce qu’il appelle le « stratagème » qui arrive à faire entrer toute la création dans son royaume, tout en n’enlevant rien à la liberté que Dieu lui laisse et respecte jusqu’à la fin.
On sent pointer là quelque chose qui rappelle l’apocatastase, condamnée chez Origène, Evagre, Théodore de Mopsueste, mais qui se retrouve aussi, dans une certaine mesure, chez Grégoire de Nysse, chez Maxime le Confesseur et chez notre Isaac. Mais il faut dire que chez Isaac cette pensée n’a rien qui puisse être considéré comme opposé à l’Évangile ; et c’est pour cela qu’il n’a pas été condamné. Et cela au moins pour deux raisons. Tout d’abord parce que ce qu’il espère n’est pas un retour à l’origine, qui annulerait l’histoire. L’histoire reste importante et elle aboutira à un jugement, mais ce jugement sera en faveur de l’homme et non contre lui. L’homme souffrira pour le mal qu’il a fait, uniquement parce qu’il verra finalement l’amour dont il n’a pas été capable, et non parce que Dieu se vengerait sur lui. Deuxièmement, parce que tout cela reste dans l’horizon de l’espérance et non pas de l’ordre de la définition dogmatique.
Une dernière question s’impose – et Isaac a connu ce genre de contestation de sa pensée : devant un Dieu si « bon », y a-t-il encore place pour une éthique ? En d’autres mots, beaucoup plus banals : à quoi bon faire le bien si Dieu est bon ? La réponse d’Isaac s’attache une nouvelle fois aux trois niveaux de « religiosité » selon lesquels l’homme peut vivre : l’esclave, le mercenaire et le fils. Le fils, c’est-à-dire celui qui croit dans la bonté du Père, a lui aussi une éthique, et celle-ci est plus profonde que celle de l’esclave. Il y a des gens qui ont besoin de vivre leur foi comme des esclaves, soutenus par des menaces, mais Isaac dit à ses moines : vous devez chercher à aimer Dieu et à vivre comme des fils. Il dit :
Crains Dieu à cause de son amour, et non à cause de sa prétendue sévérité. Aime-le parce que c’est notre devoir de l’aimer, non seulement à cause de ce qu’il nous donnera dans l’avenir, mais aussi à cause de tout ce que nous avons reçu[31].
La vraie racine de l’éthique, de l’action de l’homme, est bien profonde : c’est laconsciencede ce que Dieu lui a déjà donné, de ce qu’il lui donne tout au long de sa vie. C’est laconscience de son amourqui pourra soutenir un amour vrai et une éthique profonde de la part de l’homme. L’annonce de la miséricorde de Dieu n’est donc pas une incitation au péché, mais bien plutôt à une lutte plus consciente et motivée contre le péché.
[1]Pour plus de détails sur les sources, la biographie, l’œuvre, la pensée et la diffusion, voir S. Chialà,Dall’ascesi eremitica alla misericordia infinita.Ricerche su Isacco di Ninive e la sua fortuna, Firenze, Olschki, 2002. Pour une présentation de sa pensée, voir aussi H. Alfeyev,L’Univers spirituel d’Isaac le Syrien, Bégrolles-en-Mauge, Abbaye de Bellefontaine, 2001 (Spiritualité Orientale76).
[2]Deux traductions françaises existent, mais à partir du grec : J. Touraille (éd.),Isaac le Syrien, Œuvres spirituelles, Paris, DDB, 1981, et plus récemment, Pl. Deseille (éd.),Saint Isaac le Syrien, Discours ascétiques, selon la version grecque, Saint-Laurent-en-Royans-Solan, Monastère Saint-Antoine-le-Grand et Monastère de Solan, 2006.
[3]Traduction française : A. Louf (éd.),Isaac le Syrien,Œuvres spirituelles II. 41 Discours récemment découverts, Bégrolles-en-Mauge, Abbaye de Bellefontaine, 2003 (Spiritualité Orientale81).
[4]Traduction française : A. Louf (éd.),Isaac le Syrien,Œuvres spirituelles III. D’après un manuscrit récemment découvert, Bégrolles-en-Mauge, Abbaye de Bellefontaine, 2009 (Spiritualité Orientale88).
[5]Cf. S. Chialà,Dall’ascesi eremitica alla misericordia infinita, p. 281-369.
" L'objectif final de l'homme est la communion avec Dieu.
Le chemin d'accès à cette communion a été défini avec précision:
la foi, et marcher dans les commandements avec l'aide de la grâce de Dieu. "
(St Théophane le Reclus)
" Nous vivons ces temps à propos desquels notre Seigneur nous avertissait que « l’amour de beaucoup se refroidira» [Saint Matthieu 24], dans les derniers temps où l’Evangile chrétien qui a été reçu avec une telle ferveur par les premiers chrétiens est devenu une simple petite partie de la vie mondaine que la plupart d’entre nous menons, au lieu de constituer le centre et le sens de notre vie comme elle devrait l’être, dès lors que nous réalisons ce que notre foi est véritablement. Le christianisme orthodoxe, en tant que foi brûlante, assumée sans honte comme la chose la plus précieuse dans notre vie, est dans une large mesure dans un état de déclin et de retrait dans le monde d’aujourd’hui."
(Paroles du Père Seraphim Rose)....
"Soyons parfait dans l'Amour....
par la force et la grâce du Seigneur...
Jour après jour...Seigneur gardes notre âme....sur le chemin d'Eternité....montre nous Ton Visage...Conduis nous ..
Vivons de l'Amour...de l'Esprit du Seigneur...
Fais nous miséricorde...et nous verrons ta Lumière...... Amen."
(Père Seraphim Rose.)
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Some spiritual crumbs ...
"The ultimate goal of man is communion with God.
The path to this communion has been precisely defined:
faith, and walk in the commandments with the help of the grace of God. "
(St Theophane the Recluse)
"We live in those times about which our Lord warned us that" the love of many will become cold "[Saint Matthew 24], in the last days when the Christian gospel which was received with such fervor by early Christians is become a mere little part of the worldly life that most of us lead, instead of being the center and meaning of our life as it should be, as soon as we realize what our faith really is. Orthodox Christianity, as a burning faith, assumed without shame as the most precious thing in our life, is to a large extent in a state of decline and withdrawal in today's world. "
(Words of Father Seraphim Rose) ....
Let's be perfect in Love ....
by the strength and grace of the Lord ...
Day after day ... Lord guard our soul .... on the way to Eternity .... show us Your Face ... Drive us ..
Let's live with love ... with the Spirit of the Lord ... show us mercy ... and we will see your light ...... Amen.
Father Seraphim Rose.
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Algumas migalhas espirituais ...
"O objetivo final do homem é a comunhão com Deus.
O caminho para esta comunhão foi precisamente definido:
fé, e ande nos mandamentos com a ajuda da graça de Deus. "
(St Theophane o Recluso)
"Vivemos naqueles tempos sobre os quais nosso Senhor nos advertiu que" o amor de muitos se tornará frio "[São Mateus 24], nos últimos dias, quando o evangelho cristão que foi recebido com tanto fervor pelos primeiros cristãos é tornar-se uma mera pequena parte da vida mundana que a maioria de nós leva, em vez de ser o centro e o significado de nossa vida como deveria ser, assim que percebemos o que nossa fé realmente é. O cristianismo ortodoxo, como uma fé ardente, assumida sem vergonha como a coisa mais preciosa em nossa vida, está em grande parte em um estado de declínio e retração no mundo de hoje ”.
(Palavras do Padre Serafim Rose) ....
"Vamos ser perfeitos no amor ....
pela força e graça do Senhor ...
Dia após dia ... Senhor guarde nossa alma .... no caminho para a Eternidade .... mostre-nos seu rosto ... nos leve ..
Viva do Amor ... do Espírito do Senhor ...
Dá-nos a misericórdia ... e nós veremos a tua Luz ... Amém. "
(Padre Serafim Rose)
---------------------------- بعض الفتات الروحية ...
"إن الهدف النهائي للإنسان هو التواصل مع الله.
تم تحديد الطريق إلى هذه الشركة بدقة:
الإيمان ، والسير في الوصايا بمساعدة نعمة الله. " (St Theophane the Recluse)
"نحن نعيش هذه الأيام عن التي حذرنا ربنا أن" محبة الكثيرين سوف تنمو الباردة "[متى 24]، في الأيام الأخيرة عندما تلقى الانجيل المسيحي بمثل هذا الحماس من قبل المسيحيين الأوائل هو أصبح جزء صغير بسيط من الحياة الاجتماعية أن معظمنا تؤدي، بدلا من كونها مركز ومعنى الحياة كما ينبغي أن يكون، لأننا ندرك أن لدينا إيمان حقيقي. ل المسيحية الأرثوذكسية، كعقيدة والحرق، ويفترض بلا خجل كما أثمن شيء في حياتنا إلى حد كبير في حالة من التراجع والانسحاب في العالم اليوم ".
(كلمات الأب سيرافيم روز) ....
"لنكن مثاليين في الحب ....
بقوة وقوة الرب ...
يوماً بعد يوم ... حرس روحنا .... في الطريق إلى الخلود .... أظهر لنا وجهك ... دافعنا ..
ne laissez jamais quiconque vous dire qu’afin d’être Orthodoxe,
vous devez aussi être Oriental.
L’Occident a eula pleine
Orthodoxie mille ans durant,
et sa vénérable liturgie
est bien plus ancienne
que n’importe laquelle de ses hérésies.
Saint Jean Maximovitch
“Tous les juifs doivent mourir”…C’est la phrase qu’aurait criél’auteur de l’attentat de Pittsburgh qui a eu lieu le 27 octobre dans une synagogue de la ville.
Un choc pour toute la communauté juive d’Amérique, d’Israël et du monde entier. Selon le médiaHaaretz, cette tuerie est “la plus grave jamais perpétrée contre des juifs sur le sol américain”et constitue“un événement charnière dans l’histoire juive américaine ». 11 personnes ont perdu la vie au cours de l’attaque, 6 ont été blessées.
Le directeur de la sécurité publique de la ville, Wendell Hissrich, décrit “une scène de crime horrible”.
“L’une des pires que je n’aie jamais vue.”
Interrogé par RTL, Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, a exprimé son indignation et sa solidarité. Il évoque la « haine antisémite en France ».
« C’est un sentiment de solidarité, de soutien à toutes ces familles qui ont été aujourd’hui touchées à Pittsburgh mais comme nous connaissons malheureusement la haine antisémite en France depuis un certain nombre d’années. Effectivement, nous nous sentons encore plus concernés par ce qui se passe aujourd’hui aux États-Unis »
Carl et Bella Schachtersont des survivants de l’Holocauste. Ils ont vécu 50 ans dans ce quartier de Pittsburgh, et se sont recueillis sur les lieux de la tuerie. Pour ceux qui ont connu l’horreur de la Shoah, la douleur se fait encore plus intense.
“Quand je me souviens je tremble”
Une attaque de la communauté juive sur le sol américain était inimaginable il y a seulement quelques années,.
“Je n’aurai jamais pensé que nous verrions quelque chose comme ça à nouveau. Jamais, surtout aux États-Unis. »
Revêtez-vous du Seigneur Jésus
Christ.
De Saint Augustin (354-430) , évêque d'Hippone (Afrique du Nord) . Dans "Les Confessions", livre 8 .
Elles me retenaient, mes vieilles idées amies, ces bagatelles de bagatelles, ces vanités de vanités !
À petits coups elles me tiraient par ma robe de chair et murmuraient à mi-voix :
- « Tu nous congédies ? Fini pour jamais ! À partir du moment qui vient nous ne serons plus avec toi, il ne te sera plus permis de faire ceci, de faire cela. »
Oh ! ce qu'elles suggéraient, mon Dieu ! J'hésitais à me débarrasser d'elles, à bondir où j'étais appelé ; l'habitude me disait, tyrannique : -« Crois-tu que tu pourras vivre sans elles ? »
Mais déjà sa voix était molle, car du côté où je tournais mon visage et où je tremblais de passer, la chaste dignité de la continence m'invitait noblement et gracieusement à venir sans plus balancer, me montrant une foule de bons exemples :
-« C'est le Seigneur leur Dieu qui m'a donnée à eux.
Pourquoi t'appuyer sur toi-même alors que tu ne te tiens pas debout ?
Jette-toi en lui, n'aie pas peur.
Il ne va pas se dérober pour que tu tombes. Jette-toi sans crainte ; il te recevra et te guérira ».
Cette dispute dans mon cœur n'était qu'une lutte de moi-même contre moi-même.
Quand mon regard avait enfin tiré du fond de mon cœur toutes mes misères, il s'est levé une grosse tempête de larmes.
Pour laisser crever l'orage, je me suis levé et suis sorti. Sans trop savoir comment, je me suis étendu sous un figuier, je lâchais complètement mes larmes, elles ont jailli à flots, sacrifice digne de toi, mon Dieu.
Et je t'ai dit sans retenue :
« Et toi, Seigneur, jusques à quand ? Jusques à quand seras-tu irrité ? Ne garde pas le souvenir de nos vieilles iniquités » (Ps 6,4 ;78,5).
Je poussais des cris pitoyables :
-« Dans combien de temps ?
Combien de temps ?
Demain, toujours demain.
Pourquoi pas tout de suite ? ».
Et voici que j'entendais une voix venant d'une maison voisine, voix d'enfant ou de jeune fille, qui chantait et répétait :
-« Prends et lis ! Prends et lis ! »
À l'instant, je me suis repris et cherchais à me rappeler si c'était le refrain habituel d'un jeu d'enfant ; rien de tel ne me venait en mémoire.
Refoulant mes larmes, je me suis levé dans l'idée que le ciel m'ordonnait d'ouvrir le livre de l'apôtre Paul et de lire le premier passage sur lequel je tomberais.
Je suis rentré en hâte et j'ai pris le livre et j'ai lu ce que j'ai vu en premier :
-« Non, pas de ripailles et de soûleries, pas de coucheries et d'impudicités, pas de disputes et de jalousies, mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ.
Ne cherchez plus à contenter la chair dans ses convoitises » (Rm 13,13s).
Ce n'était pas la peine d'en lire davantage ; je n'en avais plus besoin.
Ces lignes à peine achevées, une lumière de sécurité s'est déversée dans mon cœur et toutes les ténèbres de mon incertitude ont été dissipées.
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Coloque no Senhor Jesus Cristo.
De Santo Agostinho (354-430)
Bispo de Hipona (Norte da África)
As Confissões, livro 8
Eles me seguraram, minhas velhas idéias amigáveis, essas bagatelas de ninharias, essas vaidades de vaidades!
Pouco a pouco eles me puxaram pelo meu vestido de carne e murmuraram em voz baixa:
- "Você está demitido? Terminado para sempre! A partir do momento em que chegarmos, não ficaremos mais com você, você não poderá mais fazer isso, para fazer isso. "
Oh! o que eles sugeriram, meu Deus! Hesitei em me livrar deles, pular para onde fui chamado; Hábito costumava dizer para mim, tirânico: - "Você acha que você será capaz de viver sem eles? "
Mas sua voz já era suave, pois do lado em que virei meu rosto e onde tremi para passar, a casta dignidade da continência me convidou nobremente e graciosamente a vir sem balançar, mostrando-me uma série de bons exemplos:
- "É o Senhor seu Deus quem me deu a eles.
Por que se apoiar em você mesmo quando você não se levanta?
Jogue-se nele, não tenha medo.
Ele não vai se esquivar para você cair. Jogue-se sem medo; ele te receberá e te curará. "
Este argumento em meu coração foi apenas uma luta de mim mesmo contra mim mesmo.
Quando meus olhos finalmente tiraram do fundo do meu coração todas as minhas misérias, houve uma grande tempestade de lágrimas.
Para soltar a tempestade, levantei-me e saí. Sem realmente saber como, eu me deito debaixo de uma figueira, deixo ir minhas lágrimas completamente, elas surgem, um sacrifício digno de você, meu Deus.
E eu te disse sem restrição:
"E você, senhor, quanto tempo? Por quanto tempo você ficará irritado? Não guardes a memória das nossas iniqüidades "(Sl 6.4, 78.5).
Eu proferi gritos deploráveis:
- "Em quanto tempo?
Quanto tempo?
Amanhã, sempre amanhã.
Por que não agora? ".
E aqui ouvi uma voz vinda de uma casa vizinha, uma voz de criança ou uma voz de jovem, que cantava e repetia:
- "Pegue e leia! Tome e leia! "
No momento, me levantei e tentei lembrar se era o coro habitual de uma brincadeira de criança; nada disso veio à minha mente.
Empurrando para trás minhas lágrimas, levantei-me na idéia de que o céu estava me mandando abrir o livro do apóstolo Paulo e ler a primeira passagem em que eu cairia.
Voltei com pressa, peguei o livro e li o que vi primeiro:
- "Não, não festa e embriaguez, sem hora de dormir e imodéstia, sem brigas e ciúmes, mas coloque no Senhor Jesus Cristo.
Não busques agradar a carne em suas concupiscências "(Rm 13,13s).
Não valeu a pena ler mais; Eu não precisava mais disso.
Essas linhas acabaram, uma luz de segurança invadiu meu coração e toda a escuridão da minha incerteza foi dissipada
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Put on the Lord Jesus Christ.
From St. Augustine (354-430) , Bishop of Hippo (North Africa).The Confessions, book 8
They held me back, my old friendly ideas, these bagatelles of trifles, these vanities of vanities!
Little by little they pulled me by my flesh dress and murmured in a low voice:
- "Are you fired? Finished for ever! From the moment that comes we will no longer be with you, you will not be allowed to do this anymore, to do that. "
Oh ! what they suggested, my God! I hesitated to get rid of them, to leap where I was called; habit used to say to me, tyrannical: - "Do you think that you will be able to live without them? "
But already his voice was soft, for on the side where I turned my face and where I trembled to pass, the chaste dignity of continence invited me nobly and graciously to come without swinging, showing me a host of good examples:
- "It is the Lord their God who has given me to them.
Why lean on yourself when you do not stand up?
Throw yourself into him, do not be afraid.
He is not going to shirk for you to fall. Throw yourself without fear; he will receive you and heal you. "
This argument in my heart was only a struggle of myself against myself.
When my eyes had finally drawn from the bottom of my heart all my miseries, there was a big storm of tears.
To let out the storm, I got up and went out. Without really knowing how, I lay under a fig tree, I let go my tears completely, they sprang up, a sacrifice worthy of you, my God.
And I told you without restraint:
"And you, Lord, how long? How long will you be irritated? Do not keep the memory of our old iniquities "(Ps 6.4, 78.5).
I uttered pitiful cries:
-" How long ?
How long ?
Tomorrow, always tomorrow.
Why not right now? ".
And here I heard a voice coming from a neighboring house, a child's voice or a young girl's voice, which sang and repeated:
- "Take and read! Take and read! "
At the moment, I picked myself up and tried to remember if it was the usual chorus of a child's play; nothing like that came to my mind.
Pushing back my tears, I got up in the idea that heaven was ordering me to open the book of the Apostle Paul and read the first passage on which I would fall.
I came back in a hurry and took the book and read what I saw first:
- "No, no feasting and drunkenness, no bedtime and immodesty, no quarrels and jealousies, but put on the Lord Jesus Christ.
Do not seek to please the flesh in its lusts "(Rm 13,13s).
It was not worth reading more; I did not need it anymore.
These lines just finished, a security light poured into my heart and all the darkness of my uncertainty was dispelled
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ضع على الرب يسوع المسيح.
من القديس أوغسطين (354-430)
أسقف هيبو (شمال أفريقيا)
اعترافات ، كتاب 8
أعادوني ، وأفكاري الودية القديمة ، وهذه الطروحات من تفاهات ، هذه الغرور من الغرور!
شيئًا فشيئًا أخرجوني بلباس الجسد وتذمروا بصوت منخفض:
- "هل أطلقت؟ انتهى إلى الأبد! من اللحظة التي سنأتي بها لن نكون معك بعد الآن ، ولن يسمح لك بفعل ذلك بعد الآن ، للقيام بذلك. "
أوه! ما اقترحوه يا إلهي! ترددت في التخلص منهم ، للقفز حيث دعيت. العادة اعتادت أن تقول لي ، استبدادية: - "هل تعتقد أنك سوف تكون قادرة على العيش بدونها؟ "
ولكن بالفعل صوته كان لينًا ، فبالنسبة إلى الجانب الذي حولت وجهي وحيث كنت أرعش من أجل المرور ، دعاني كرامة الاستقامة العميقة إلى النضج والتوفيق دون أن أتأرجح ، وأظهر لي مجموعة من الأمثلة الجيدة:
- "إنه الرب إلههم الذي أعطاني إياهم.
لماذا تتكئ على نفسك عندما لا تقف؟
ارمي نفسك ، لا تخف.
لن يتنصل لك يسقط. ارم نفسك بدون خوف. سيحصل عليك ويشفلك ".
هذه الحجة في قلبي لم تكن سوى صراع نفسي ضد نفسي.
عندما انقطعت عيناي أخيرا من أعماق قلبي جميع بؤساي ، كانت هناك عاصفة كبيرة من الدموع.
لإخراج العاصفة ، نهضت وخرجت. بدون معرفة الحقيقة ، استلقيت تحت شجرة التين ، تركت دموعي بالكامل ، نشأت ، تضحية جديرة بك ، يا إلهي.
وقلت لك دون ضبط النفس:
"وأنت يا رب ، كم من الوقت؟ الى متى سوف تكون غضب؟ لا تحتفظ بذكرى آثامنا القديمة "(مز 6.4 ، 78.5).
تلفظت بكاء يرثى لها:
- "الى متى؟
كم من الوقت ؟
غدا ، دائما غدا.
لماذا ليس الآن؟ ".
وهنا سمعت صوتاً قادماً من منزل مجاور ، صوت طفل أو صوت فتاة صغيرة ، كان يغني ويتكرر:
- "خذ وقراءة! خذ واقرأ! "
في هذه اللحظة ، التقطت نفسي وحاولت أن أتذكر ما إذا كانت تلك هي الجوقة المعتادة في مسرحية الطفل. لا شيء من هذا القبيل جاء في ذهني.
وإذ رددت دموعي ، استيقظت في فكرة أن السماء طلبت مني أن أفتح كتاب الرسول بولس وأقرأ المقطع الأول الذي أسقط عليه.
عدت في عجلة من امرنا وأخذت الكتاب وقرأت ما رأيته في البداية:
- "لا ، لا وليمة وسكر ، ولا وقت للنوم ولا غموض ، ولا مشاجرات ولا غيرة ، بل وضعت على الرب يسوع المسيح.
لا تسعى لإرضاء الجسد في شهواتها "(R 13 ، 1313).
لم يكن يستحق قراءة المزيد. لم أكن في حاجة إليها بعد الآن.
هذه الخطوط انتهى لتوها ، ساد ضوء أمني في قلبي ، وبددت كل ظلام عدم اليقين
LA COLÈRE, QU'EST-CE A DIRE ?
Saint Gérasime et le lion
"La colère - en elle-même- est quelque chose de naturel. Comme les nerfs dans le corps. Elle est aussi un nerf, de l'âme, et chacun de nous doit l'utiliser contre les démons, contre les hérésiarques et contre tous ceux qui nous empêchent de suivre le chemin de Dieu.
Si toutefois vous vous mettez en colère contre vos frères, qui partagent vos idées, ou que vous vous emportez, alors vous démolissez le travail de vos propres mains, dans ce cas, vous êtes malade de la vaine gloire et vous utilisez mal ce nerf de votre âme. Vous vous privez en outre de l'amour envers tous les autres et de l'humilité véritable.
Pour cette raison, quand la colère monte en vous, fermez votre bouche fermement et ne parlez pas à celui qui vous insulte ou vous déshonore ou vous contrôle, ou de différentes manières, vous tente sans cause.
L'homme a été créé calme et logique, et comme tel, la colère n'est jamais digne de sa nature, tandis qu'avec l'amour, il prospère et il peut être soumis. Avec gentillesse et amour que vous pouvez apaiser beaucoup d'êtres, et si l'on est bien intentionné, vous le rendez rapidement docile, et ainsi vous devenez un ange de Dieu.
Ne cherchez jamais à vous justifier, car vous serez alors injustifié. Au lieu de cela, apprenez à supporter avec courage les tentations - quelles qu'elles soient permises par le Seigneur. Sans trop d'excuses, dites simplement "Bénis-moi"! Et, même lorsque vous n'avez pas fait quelque chose de mal, repentez-vous, comme si vous l'aviez fait. Vous devez déclarer avec une prise de conscience de l'âme - et non pas superficiellement - que vous avez fait une erreur, et vous le reprocher intérieurement.
Ne cherchez pas la consolation des autres au cours de vos tribulations, afin que vous puissiez être consolés par Dieu. Ne vous imaginez pas que vous vous sentirez soulagés quand vous parlez tout en cherchant à vous justifier. La justice se trouve dans le fait de souffrir avec courage la tentation qui se présente et d'en sortir victorieux, indépendamment du fait de savoir si vous étiez en faute ou non.
Et même si vous dites simplement "mais pourquoi?", Vous vous opposez à Dieu, Celui qui vous a envoyé ces événements douloureux pour le bien de votre état passionné."
RETRAITE-PÈLERINAGE DE LIBÉRATION ET DE GUÉRISON INTÉRIEURE DES FESTIVITÉS DE ST GREGORIOS ET DE LA "TOUSSAINT"
Du 1er au dimanche 4 Novembre 2018
au Monastère Syriaque:
*Jeudi 1er Novembre,
Messe du jour au Sanctuaire N-D de Miséricorde, après-midi au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon
*Vendredi 2 Novembre: Fête de Saint Grégorios de Parumala au Monastère Syriaque (Messe à 10h30), le soir à Chartres (Messe des Africains à 18h)
*Samedi 4 Novembre: Journée mariale réservée aux confessions et Onctions des malades (Prières de délivrances et de guérison, etc...) Messe à 10h30 .
*Dimanche 4 Novembre, Pèlerinage mensuelle à la Mère de Miséricorde, Solennité et clôture des Festivités de Saint Grégorios de Parumala.Messe au Monastère à 10h30, suivie du repas fraternel (A G E des Association Diocésaine et Caritative), réception des fidèles...
DES ENSEIGNEMENTS SONT ASSURES LORS DES MESSES ET DE LE L'OFFICE LITURGIQUE DE L'APRES-MIDI
INSCRIVEZ-VOUS !
Adresse ci-dessous :
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net
Où nous trouver ?
Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):
NORMANDIE :
CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):
* Le Sanctuaire Marial de la
Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly 61300 CHANDAI.
Tous les dimanches, Messe à 10h30et permanence constante de prêtres pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem")
Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
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Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE(N-D de la Très Sainte Trinité):
NANTES:
*Groupe de prières et"relais paroissial" St Charbel
18h, Messe le 2ème jeudi de chaque moiset permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h(06.48.84.94.89).
ANGOULÊME (Jauldes):
*ParoisseN-D de Toutes Grâces et St Ubald
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG 16560 JAULDES.
Tel: 05.45.37.35.13 *Messe les 2èmes et 4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.
*Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.
Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):
*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN* Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530LA CHAPELLE FAUCHER.
Tel:05.45.37.35.13
*Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .
LOURDES:
*Relais paroissialSt Gregorios de Parumala
*Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30
20 Rte de Pau
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CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:
Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,
des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan:
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly 61300 CHANDAI.
Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel, programme habituel.
*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita
*Tous les 29, Petit Pèlerinage à Saint Michel Archange
RETRAITE-PÈLERINAGE DE LIBÉRATION ET DE GUÉRISON INTÉRIEURE DES FESTIVITÉS DE ST GREGORIOS ET DE LA "TOUSSAINT"
Du 1er au dimanche 4 Novembre 2018
au Monastère Syriaque:
*Jeudi 1er Novembre,
Messe du jour au Sanctuaire N-D de Miséricorde, après-midi au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon
*Vendredi 2 Novembre: Fête de Saint Grégorios de Parumala au Monastère Syriaque (Messe à 10h30), le soir à Chartres (Messe des Africains à 18h)
*Samedi 4 Novembre: Journée mariale réservée aux confessions et Onctions des malades (Prières de délivrances et de guérison, etc...) Messe à 10h30 .
*Dimanche 4 Novembre, Pèlerinage mensuelle à la Mère de Miséricorde, Solennité et clôture des Festivités de Saint Grégorios de Parumala. Messe au Monastère à 10h30, suivie du repas fraternel(A G E des Association Diocésaine et Caritative), réception des fidèles...
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Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
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ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
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NANTES(Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):
¤ JEUDI NOVEMBRE et 13 DECEMBRE , ¨permanence pastorale de 9h à 17h30, MESSE à 18h. Vendredi 12, Visites aux malades et bénédiction des lieux entre Nantes et Charentes.
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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest
ANGOULÊME(Jauldes):
¤ DIMANCHES 11 et 25 NOVEMBRE, 9 et 23 DÉCEMBRE. Programme habituel.
ANGOULÊME (Jauldes):
MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13
PÉRIGUEUX(La Chapelle Faucher)
¤SAMEDI 24 NOVEMBRE et 22 DÉCEMBRE
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles
Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13
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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?
"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"
"The future is in peace, there is no future without peace"
"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"
(SS Ignatius Aprem II)
Note:
Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes(Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.
Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.
¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…
Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.
Les offrandes sont libres et nonobligatoires.Touteoffrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° du montant de votre don).
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "
Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).
Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.
O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.
¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...
Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.
As ofertas são livres e nãoobligatoires.Touteoferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"
Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).
A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.
The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.
¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...
For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.
The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B
CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...
Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…
A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.
Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…
Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:
--------------------
DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...
O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...
Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.
Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...
Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:
---------------------
GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...
The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers
Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the
"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...
Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for
humanity.
Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this
Immense current of underground prayer that irrigates the world ...
If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:
Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly
61300 CHANDAI.
Tel: 02.33.24.79.58
ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)
Courriel:asstradsyrfr@laposte.net
Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn