Saint Grégoire de Nazianze (330-390), évêque et docteur de l'Église
Sermon n° 38, pour la Nativité ; PG 36, 311s (trad. coll. Icthus, vol 8, p. 143s rev.)
« Vous qui avez merveilleusement créé l'homme, vous avez plus merveilleusement encore rétabli sa dignité »
Jésus Christ est né, rendez-lui gloire !
Le Christ est descendu du ciel, courez vers lui ! Le Christ est sur la terre, exaltez-le !
« Chantez au Seigneur, terre entière. Joie dans le ciel ; terre, exulte de joie ! »
(Ps 96,1.11)
Du ciel, il vient habiter parmi les hommes ; tressaillez de crainte et de joie : de crainte à cause du péché, de joie à cause de notre espérance.
Aujourd'hui, les ombres se dissipent et la lumière se lève sur le monde ; comme autrefois dans l'Égypte frappée de ténèbres,
aujourd'hui une colonne de feu illumine Israël.
Ô peuple qui étais assis dans les ténèbres de l'ignorance, aujourd'hui contemple cette immense lumière de la vraie connaissance car
« le monde ancien a disparu, toute chose est nouvelle »
(2Co 5,17).
La lettre recule, l'esprit triomphe
(Rm 7,6)
; la préfiguration passe, la vérité apparaît
(Col 2,17).
Celui qui nous a donné l'existence veut aussi nous combler de bonheur ; ce bonheur que le péché nous avait fait perdre, l'incarnation du Fils nous le rend.
Telle est cette Solennité : nous saluonsaujourd'hui l'Avènement de Dieu parmi les hommes afin que nous puissions, non pas parvenir, mais revenir auprès de Dieu ; afin que nous nous dépouillions du vieil homme et que nous revêtions l'homme nouveau (Col 3,9) ; afin que, morts en Adam, nous vivions dans le Christ (1Co 15,22).
Célébrons donc ce jour, remplis d'une joie divine, non pas mondaine, mais une vraie joie céleste.
Quelle fête, ce mystère du Christ !
Il est mon achèvement, ma nouvelle naissance.
CATHOLIQUES-ORTHODOXES, NOËL ET PÂQUE A LA MÊME DATE, EST-CE POSSIBLE ?...

Pour notre Eglise locale Syro-Orthodoxe Francophone , mission de l'Eglise Orthodoxe Malankare, nous célébrons avec l'Eglise-mère Noël le 25 Décembre conformément au "Calendrier Grégorien", voici une expérience originale, peut-être pourrait-elle être étendue pour mieux manifester l'unanimité du Témoignage Chrétien ? ...Je laisse à votre réflexion et vos prières la lecture de cet article d'Aletieia...
En 1975, les chefs de toutes les Églises chrétiennes du pays ont adopté un système simple pour unifier leurs différentes communautés : Noël est célébré le 25 décembre, selon le calendrier grégorien des catholiques, tandis que Pâques est célébré chaque année par tous à la date fixée par le calendrier julien des orthodoxes.
Ce n’est pas tout : dans ce pays très majoritairement musulman, Noël est devenu une fête nationale en 1999, année de l’avènement du roi Abdallah II. Pour les chrétiens locaux, c’est une fierté immense. Et pour cause, les chrétiens orientaux souffrent de l’hémorragie de leurs communautés en raison des guerres successives et des menaces islamistes, mais ils souffrent également de leurs querelles « internes », notamment entre catholiques et orthodoxes.
Le Pape et le patriarche n’y sont pas opposés
L’agende de presse Fides cite à cette occasion le père Rifat Bader, prêtre jordanien et directeur du Catholic Center for Studies and Media, qui s’appuie sur saint Paul : « Il existe un seul Christ, un seul Baptême, un seul Seigneur. Et alors pourquoi les fêtes chrétiennes ne sont-elles pas célébrées le même jour ? », s’étonne-t-il.
Les relations sont parfois difficiles, mais le patriarche copte orthodoxe Tawadros II, sommité de l’Église orthodoxe, avait relancé le débat de l’unification des dates de fêtes en mai 2014, en envoyant une lettre au pape François pour le premier anniversaire de leur rencontre au Vatican, dans laquelle il encourageait l’unification de la date de Pâques.
En juin 2015, le pape François avait confirmé que son Église était prête à discuter de la possibilité d’une date commune, afin de permettre aux fidèles de fêter la résurrection du Christ le même jour. « Depuis l’époque de Paul IV, l’Église était prête à établir une date fixe pour la fête de Pâques qui serait fêtée au même jour à Rome, à Constantinople et à Moscou », avait-il alors précisé, laissant apparemment le soin aux orthodoxes de se décider.
Dès son installation, le patriarche Tawadros II (élu en novembre 2012) avait visité la communauté copte catholique et montré un fort désir d’unification entre les deux Églises. Quelques mois après sa visite à Rome, il avait ainsi déclaré : « L’unification des Églises réjouit le cœur de Jésus, qui a œuvré pour que tous les chrétiens soient Un ».
Une unification des communautés qui réjouirait le Ciel
La question se pose évidemment à l’échelle de l’Église universelle, c’est-à-dire dans le monde entier, mais elle se pose très concrètement et de manière urgente dans les pays du proche et du Moyen-Orient ainsi qu’en Afrique du Nord où cohabitent d’importantes communautés orthodoxes et catholiques.
En Syrie, beaucoup invoquent le cas de Myrna, un voyante, pour affirmer que ce souhait d’unité est également celui de la Sainte Vierge : depuis 1982, cette femme dit recevoir des visites de la Mère de Dieu lui demandant de prêcher pour l’unification des communautés catholiques et orthodoxes… Détail significatif : exception faite du premier anniversaire des apparitions, Myrna a été stigmatisée les seules années où catholiques et orthodoxes célèbrent ensemble la Fête de Pâques, c’est-à-dire lorsque les calendriers julien et grégorien coïncident. Myrna n’aurait pas été choisie au hasard : en plus d’être une fervente croyante, elle est catholique et mariée… à un orthodoxe ! La Jordanie pourrait donc n’avoir que quelques décennies d’avance sur le monde entier en la matière…
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VRAI DIEU ET VRAI HOMME ?
- 1.Tous les apôtres, y compris saint Paul, sont des Juifs qui prétendent bien ne pas renier la révélation faite à Israël : Dieu est unique. Mais ils ont été conduits à voir Dieu en Jésus, sans confondre Jésus avec celui qu’il appelle son Père.
- 2.Dans les évangiles, nous voyons et entendons Jésus agir et parler comme Dieu. Dans les miracles, il agit par lui-même. Il parle avec autorité. Il proclame le pardon des péchés. Il parle au Père en toute intimité. Il demande de croire en lui. Finalement, il dit : « Le Père et moi, nous sommes Un. »
- 3.L’Église, dès les origines, a dû se battre sur deux fronts. Jésus ne fait qu’un avec le Père et l’Esprit Saint et, à la fois, Jésus est pleinement l’un des nôtres.
- 4.La foi en Jésus, Dieu fait homme, n’est pas une contradiction ou une absurdité, car l’homme est créé à l’image et ressemblance de Dieu. Toute l’histoire biblique est celle d’une alliance, jusqu’à l’annonce de l’Emmanuel, « Dieu avec nous » : le prophète ne croyait pas si bien dire !
- 5.La vocation de l’homme est d’entrer dans la vie divine, de devenir enfant de Dieu. Cela est possible parce que Dieu s’est fait homme : fils de Marie, descendant de David, nouvel Adam.
Pour en savoir plus, rendez-vous à la rubrique Questions d’Aleteia.
Pour en savoir beaucoup plus, rendez-vous ici !
(Source Aleteia)
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Les Bysantins viennent d'éditer leur nouvelle version de notre "Liturgie de Saint Jacques", frère du Seigneur, en slavon et en français
"Livre à usage liturgique avec le texte intégral de la Divine Liturgie de Saint Jacques, frère du Seigneur et premier évêque de Jérusalem, en version bilingue: en slavon et en français. L'ouvrage est publiée avec la bénédiction de l'évêque Nestor de Chersonèse.
La liturgie attribuée à saint Jacques, frère du Seigneur et premier évêque de Jérusalem, est une des plus anciennes liturgies eucharistiques conservées par l’Église orthodoxe. Si la liturgie de saint Basile et celle de saint Jean Chrysostome remontent, dans leur forme actuelle, au rite célébré à Byzance, Constantinople, la liturgie de saint Jacques est l’héritage de la communauté chrétienne de Jérusalem. Ce rituel est rarement utilisé par les orthodoxes aujourd’hui. La liturgie proprement byzantine – constantinopolitaine – s’est imposée au deuxième millénaire à l’ensemble des Églises orthodoxes. Cependant, la pratique d’utiliser la liturgie de saint Jacques le jour de sa mémoire le 23 octobre et le dimanche après la Nativité du Seigneur (associé au souvenir du roi David, de Joseph, l’époux de la Vierge, et de saint Jacques) subsiste dans le patriarcat de Jérusalem, en Grèce et dans quelques autres diocèses. Dans certaines Églises, comme sur l’île grecque de Zante (Zakynthos), cette liturgie est célébrée de manière régulière. L’Église orthodoxe russe a découvert cette liturgie au XXe siècle. L’Église russe hors frontières y a joué un rôle de premier plan, en publiant et diffusant le rite de saint Jacques. En Russie même, l’usage de cette liturgie fut introduit à Saint-Pétersbourg par le métropolite Nicodème Rotov. Il y subsiste et se répand actuellement. Il y a d’importantes différences entre la version grecque de la liturgie de saint Jacques, imprimée par les Éditions synodales de l’Église de Grèce en 1952, et celle, en slavon, qui fut publiée en 1970 par le monastère de la Sainte-Trinité de Jordanville avec la bénédiction du Synode de l’Église russe hors frontières. La présente édition suit, pour ce qui concerne l’ordo, la version de l’Église russe hors frontières. En revanche, la traduction des prières est faite, par le P. Alexandre Siniakov, à partir du texte grec publié par l’Église de Grèce. La maquette du livre est l'oeuvre de Victor Smirnov, formateur au Séminaire. "
ISBN : 979-1093217000
15€
source du texte et achat en ligne
Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome (bilingue) / Божественная Литургия свт. Иоанна Златоуста

La nouvelle édition de la Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome en version bilingue parallèle slavon-français.
Le texte slavon est conforme à celui des Éditions du Patriarcat de Moscou. La traduction française est celle de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, approuvée par l'Assemblée des évêques orthodoxes de France et reproduite avec son aimable autorisation. Le livre est publié avec la bénédiction de l'évêque Nestor de Chersonèse.
Cet ouvrage élégant est relié en cuir, avec trois signets (rubans bicolores). Il est conçu pour servir de missel aux membres du clergé célébrant la liturgie. Mais il sera aussi utile aux laïcs désirant suivre le texte de l'office.
ISBN : 979-1094948002
20€
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Vêpres dans le rite byzantin orthodoxe / Последование вечерни

Nouvelle édition augmentée de l'office des vêpres en slavon et français
Après l'épuisement de la première édition de l'office des vêpres en version bilingue — slavon et français — les Éditions Sainte-Geneviève du Séminaire publient une nouvelle édition augmentée des vêpres selon le rite byzantin. Elle est complétée par les prières sacerdotales et les textes propres aux vêpres solennelles. Cette édition, destinée à l’usage liturgique, contient l’intégralité de l’office vespéral : à la fois les parties chantées par l’assemblée ou le chœur et celles qui sont dites par le prêtre, le diacre et le lecteur. Les différences entre vêpres ordinaires et solennelles (du samedi soir et de la veille des grandes fêtes) sont bien indiquées. Les litanies de la litie se trouvent en annexe. Le texte slavon reprend la version publiée par le patriarcat de Moscou. La traduction française des psaumes est celle de l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF) qui nous a gracieusement autorisés à les reproduire. Les litanies sont données dans la traduction de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale. Ce petit livre de belle qualité sera utile à ceux qui président la célébration des vêpres et à ceux qui souhaitent la suivre et y participer.
ISBN : 979-10-94948-03-3
12€
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EN VRAC...POUR VOTRE
REFLEXION PERSONNELLE...
NOEL AVEC LES CHRETIENTES MARTYRES

En 2013, pour la première fois, 18 Français partaient passer Noël à Damas afin d’assurer les chrétiens Syriens de leur soutien, et des prières des chrétiens Français.
Depuis, quatre missions permanentes sont ouvertes en Irak, en Syrie, au Liban et en Jordanie et assurent une présence quotidienne auprès des communautés persécutées, menacées ou tout simplement épuisées par des années de guerre.
Cette année, 69 volontaires Français passent Noël dans ces quatre pays, soucieux d’apporter un soutien très concret, aussi bien matériel que spirituel et moral.
Deux de ces pays sont en guerre, et le risque existe, mais ces jeunes ont décidé de le prendre pour concrétiser leurs prières pour les chrétiens orientaux. « Nous ne prenons pas tellement plus de risques que les chrétiens sur place puisque nous sommes avec eux. Notre volonté de leur montrer que les Français ne les oublient pas est plus grande que ce risque, il nous semble important de leur prouver que notre prière va jusqu’à passer Noël avec eux », explique Arthur du Tertre, secrétaire général de l’association.
Les volontaires de SOS Chrétiens d’Orient témoignent du soutien des chrétiens Français
Cette mission veut aussi redorer l’image de la France, parfois ternie dans les yeux orientaux : « les 69 volontaires de SOS Chrétiens d’Orient sont aussi sur place pour témoigner de ce que la France peut leur apporter et que le gouvernement ne fait pas forcément. Les autorités françaises n’en font pas assez pour résorber la situation et détruire l’Etat islamique, mais cela n’empêche pas les Français de compatir avec les populations tant éprouvées », poursuit Arthur.
Dès sa création, l’association s’est fixé l’objectif de retisser un lien entre les communautés chrétiennes occidentales et orientales : deux ans après, plus de 300 Français se sont rendus sur place pour concrétiser ce souhait. Ils ne viennent pas seulement apporter leur aide et leur soutien, ils reçoivent également un témoignage : « nous sommes aussi là pour comprendre et connaître qui sont ces chrétiens d’Orient dont on parle beaucoup mais que l’on connaît finalement peu et mal. Ce sont des Eglises que l’on n’a pas l’occasion de voir en Occident, et c’est donc une manière de comprendre la complexité de l’Orient et de ses communautés, mais également de toucher du doigt la richesse de l’Eglise. Passer Noël dans ce berceau du christianisme est une richesse immense ! » insiste Arthur, qui poursuit : « ils donnent également une belle leçon à notre Occident déchristianisé, ils ont choisi de fuir leur maison, tout perdre pour rester fidèles au Christ. »
69 Français fêtent Noël avec des familles en Irak, en Jordanie, au Liban ou en Syrie
Les fêtes chrétiennes sont toujours un risque supplémentaire d’attentats de la part de l’Etat islamique ou des groupes islamistes qui terrorisent la région mais les autorités de tous ces pays protègent les lieux de cultes et le risque n’empêche pas les chrétiens de se rendre massivement à la messe pour accueillir leur Sauveur comme il se doit. Dans la population en revanche, une majorité de musulmans souhaitent très facilement unJoyeux Noël à leurs compatriotes chrétiens, et vont parfois même jusqu’à le fêter avec eux !
Concrètement, sur place, les volontaires fêteront Noël avec des familles chrétiennes, dans les camps de déplacés ou de réfugiés en Irak, au Liban ou en Jordanie, ou directement dans des familles en Syrie. L’occasion pour ces Français d’échanger avec les locaux sur la France, leurs pays ou villages respectifs, mais également sur la situation parfois dramatique au milieu de laquelle l’espérance semble parfois très fragile.
« Évidemment, Noël n’est pas faste comme nous pouvons l’imaginer en Occident, au Proche-Orient elle est une fête plus spirituelle que matérielle ! Les distributions de cadeaux sont restreintes et nous veillons aussi à égailler un peu la fête des enfants en apportant quelques jouets, vêtements et petits compléments à ces familles. En Irak, nos volontaires ont également installé des crèches et des sapins pour préparer les cœurs à cette fête exceptionnelle et chasser quelques temps la morosité qui règne bien souvent dans ces camps de déplacés ou de réfugiés ! », décrit Arthur du Tertre.
Tous ces jeunes Français iront ce soir à la messe de minuit avec les chrétiens orientaux, prier d’une même voix pour le cadeau qu’ils espèrent tous : la paix.
(Source: Aleteia)
« Voilà donc ce Dieu incarné.
Ô que c'est une belle chose à considérer que le mystère très haut et très profond de l'Incarnation de notre Sauveur ! Mais tout ce que nous en pouvons entendre et comprendre par le discours n'est rien, et pouvons bien dire à ce propos ce que disait un sage qui lisait un livre très haut et obscur d'un ancien philosophe (*) ; il avoua franchement : Ce livre est si docte et difficile que je n'y entends presque rien ; le peu que je comprends est extrêmement beau, mais je crois que ce que je n'entends pas l'est plus encore. Il eut raison de parler ainsi. Nous pourrons bien nous servir de ces paroles considérant le mystère de l'Incarnation, et dire : Ce mystère est si haut et si profond que nous n'y entendons rien ; tout ce que nous en savons et connaissons est extrêmement beau, mais nous croyons que ce que nous ne comprenons pas l'est encore davantage. Enfin nous le saurons un jour là-haut, où nous célèbrerons avec un contentement incomparable cette grande fête de Noël, c'est à dire de l'Incarnation ; là nous verrons clairement tout ce qui s'est passé en ce mystère, et bénirons sans fin Celui qui étant si haut s'est tant abaissé pour nous exalter. Dieu nous en fasse la grâce. Ainsi soit-il. »
(*) : Socrate lisant un livre d'Héraclite.
St François de Sales (1567-1622), Sermon pour la veille de Noël (conclusion), in "Œuvres complètes de Saint François de Sales", Tome Deuxième (Sermons), Paris, A. Desrez, 1836.

Adoration des Bergers, Charles André dit Carle Van Loo (1705-1765)
Musée des Beaux-Arts de Chartres (France)
(Crédit photo)
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Après le Sultanat de Brunei, deux autres pays, la
Somalie et la Tadjikistan, ont également fait savoir
qu’ils puniraient toute célébration publique de Noël.
Le ministre somalien de la Religion, Cheikh Mohamed Kheyrow, a interdit les festivités de Noël et du Nouvel An, affirmant que ces fêtes n’avaient «rien à voir avec l’Islam».
«C’est une question de foi», a-t-il déclaré, avant de préciser avoir envoyé des consignes à la police ainsi qu’aux services de renseignements et de la sécurité nationale de la capitale Mogadiscio, demandant d’empêcher toute célébration chrétienne en lien avec Noël ou le Nouvel An.
La Somalie est majoritairement musulmane, mais accueille des milliers de soldats de l’Union africaine (UA), dont une partie importante est issue de pays à majorité chrétienne tels que le Burundi, l’Ouganda ou encore le Kenya.
(Source:MPI)
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« Tuez-nous tous, musulmans et chrétiens, ou laissez-nous en paix».

Par ce geste de bravoure et de folie lucide, un groupe de musulmans a évité le énième massacre de civils chrétiens par le groupe djihadiste somalien al-Shabaab au Kenya.
Le groupe se trouvait à bord d’un autobus près de El Wak, au nord du Kenya, à quelques kilomètres de la frontière avec la Somalie. Soudain les miliciens ont attaqué le véhicule et intimé l’ordre aux passagers de descendre: les chrétiens d’un côté et les musulmans de l’autre, selon un rituel devenu malheureusement courant dans cette région de l’Afrique. A genoux, avec une mitraillette sur la nuque et résignés à mourir, les Kényans, qui retournaient chez eux pour la fête de Noël, ont été miraculeusement sauvés par la réaction inespérée de leurs compatriotes musulmans, qui se sont interposés entre eux et les terroristes, faisant office de boucliers humains. Un geste qui a provoqué la fuite des assaillants, surpris par tant de courage.
Pendant l’attaque, prises de panique, deux personnes dont on ignore la religion, ont tenté de s’échapper et ont été tuées. Le conducteur et deux autres passagers ont été blessés, mais leur vie n’est pas en danger.
Une réaction extrême qui démontre que la population du nord du Kenya, notamment musulmane et d’origine somalie, en a assez des attaques répétées des milices djihadistes de al-Shabbab, qui provoquent l’exode des chrétiens (et pas seulement) de cette région aride du nord du pays.
En 2015, justement après l’une des exécutions du groupe fondamentaliste islamique qui ont procédé de la même façon (les agresseurs ont séparé leurs victimes en deux groupes, chrétiens d’un côté et musulmans de l’autre), plus de 2000 personnes (maîtres d’école, agents sanitaires) ont décidé de partir pour des raisons de sécurité. Un épisode identique, mais avec une fin bien plus dramatique, a eu lieu il y a un an, lorsque 36 chrétiens kényans, qui retournaient en autobus chez eux pour célébrer Noël avec leurs familles, ont été séquestrés par le groupe fondamentaliste. Ayant été incapables de réciter les versets du Coran, ils ont été assassinés. Et il y a 8 mois, un autre drame s’est déroulé au campus de l’Université de Garissa, où des terroristes somaliens ont assassiné 147 enfants « coupables » de professer une foi différente de celle des djihadistes.
Selon les services secrets kényans, au cours de trois dernières semaines, ce sont au moins 200 terroristes qui seraient entré dans le pays. Une raison de plus pour le président du Kenya de réaliser son projet désespéré de construire un mur tout au long de la frontière entre le Kenya et la Somalie, pour tenter de stopper la menace terroriste.
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Au début de cette semaine, un groupe de Kenyans a déjoué une attaque de djihadistes islamistes sans avoir recours à la force mais en réalisant un acte d’amour.
Le groupe Al-Shabbaab, basé en Somalie, a pris en embuscade un car allant de Nairobi à la ville de Mandera, essayant apparemment de reproduire la même opération que lors de l’attaque de l’université Garissa en avril : tuer les chrétiens et libérer les musulmans. L’attaque avait fait 148 morts.
Selon la BBC, qui s’appuie sur des témoins oculaires, lors de ce dernier incident, les passagers musulmans du bus ont refusé d’être séparés en groupes. Les militants, confrontés à l’unité dont faisaient preuve les passagers, ont décidé de partir. Ils ont dit aux militants « de les tuer tous ensemble ou de les laisser tranquilles », a déclaré un gouverneur local aux médias kenyans. Deux personnes ont été tuées lors de l’attaque, près du village d’El Wak au Nord-Est du pays, à la frontière avec la Somalie.
« Les Kenyans ont fait preuve de patriotisme et d’union », a déclaré Ali Roba, le gouverneur de Mandera au quotidien privé Kenyan Daily Nation. « Le groupe Al-Shabbaab sait maintenant qu’il n’a pas le soutien de la communauté musulmane », a déclaré l’archevêque de Garissa, Mgr Joseph Alessandro, selon l’agence de presse Fides. « Nous espérons continuer dans cette direction. »
(Source Aleteia)
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LA NANO BIBLE:

Elle aura certainement de nombreux admirateurs, mais la Nano Bible ne se laisse pas voir facilement : elle mesure 0,04 mm3 : la taille d’un (petit) grain de sable ! Sa surface minuscule contient pourtant les 24 livres de l’Ancien Testament écrits en hébreu, soit 1,2 million de caractères. Pour la lire, il faudrait disposer d’un microscope grossissant 10 000 fois…
Une gravure sur or
Contrairement aux apparences, la Nano Bible n’a rien de commun avec une mini-clé USB ou tout autre objet qui contiendrait des données numérisées. Le texte sacré est gravé sur une puce de silicium plaquée d’or. Le Dr Adolfo Roitman, conservateur au Sanctuaire du Livre, explique, dans une interview à la BBC, que la Nano Bible est l’application d’une nanotechnologie à une méthode millénaire :"Cette pièce a été produite à l’aide d’un faisceau d’ions qui a gravé sur la puce en silicium toutes les lettres. C’est la même technique utilisée par nos ancêtres dans l’Antiquité pour graver, sauf qu’au lieu de ciseaux, l’on a employé un faisceau d’ions." Selon le spécialiste, elle a donc toute sa place aux côtés des Rouleaux de la mer Morte et du Codex d’Alep, autres pièces prestigieuses de ce musée.
Une Bible (très) portable
Cette présentation insolite et technologique de la Bible constitueune publicité inestimable pour la société Jerusalem Nano Bible qui a passé deux ans à élaborer son minuscule livre saint qu’elle souhaite maintenant commercialiser. L’ouvrage existe même dans une version incluant le Nouveau Testament pour les chrétiens, et peut être monté en joaillerie : pendentifs, montres, bracelet… « permettant ainsi aux croyants de garder toutes les paroles de Dieu avec eux, où qu’ils aillent », assure la société.
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DE L'EAU POUR TOUS !

Philippe de Roux est le fondateur et directeur d’Eau et vie. Cette ONG a pour but de contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les bidonvilles grâce à l’accès durable à l’eau courante, la lutte incendie, l’assainissement et la gestion des déchets. Rencontre avec un trublion de la pensée (il est co-fondateur des Poissons Roses, le think tank des jeunes professionnels chrétiens proches du PS) et un entrepreneur idéaliste et avisé à l’énergie communicative.
En 2015, 50% de la population mondiale vit en ville. Une personne sur six vit dans un bidonville. D’ici 2050, 75% de la population sera urbaine. Près de la moitié de cette croissance se fera dans des quartiers précaires. Un exemple suffit à donner la mesure des défis. Au Bangladesh, tous les jours 2 000 nouvelles familles issues de l’exode rural viennent s’installer à Dhaka, la capitale, squatter les trottoirs ou ce qui reste de terrains vagues.
Aleteia : La naissance d’Eau et vie, c’était quand et pourquoi ?
Philippe de Roux : L’ONG est née en 2008. C’est une idée qui m’est venue lors d’une marche sur le chemin des douaniers avec ma femme Emmanuelle en Bretagne. C’est le fruit d’un improbable puzzle d’expériences professionnelles et de connaissance du terrain, après avoir partagé la vie des gens aux Philippines. C’est en travaillant sur les questions de crédit, et du coût énorme que les plus pauvres payaient à des usuriers, que je me suis rendu compte du coût exorbitant de l’eau. Mais à l’époque, je n’avais pas d’expérience en plomberie…
Dans quels pays avez vous décidé d’intervenir et pourquoi ceux là ?
D’abord aux Philippines car c’est un pays que Valérie, mon associée, et moi-même connaissons bien. Il est plus sage de développer un projet nouveau dans un pays connu. J’y avais des relais, en particulier dans les zones de bidonvilles, je parle un peu la langue et je m’y sens comme chez moi. Nous avons ainsi démarré notre pilote dans une zone pour laquelle je travaillais avec Interaide. Par exemple, j’avais recruté comme consultante mon ex responsable des opérations (dans l’ONG de micro-crédit), une personne hors du commun, issue des bidonvilles et qui était à la retraite mais a repris du service pendant une année.
Ensuite le Bangladesh car nous savions les besoins immenses et nous avions de bons contacts grâce à Christian de Boisredon de Sparknews. Nous avons fait une étude de faisabilité qui avait confirmé les besoins. Enfin, la Côte d’Ivoire car nous voulions tester notre modèle dans une agglomération en pleine croissance en Afrique francophone. Valérie et moi-même avions des contacts sur place.
Quels liens avez vous tissés avec ces populations ? Quelles rencontres marquantes avez vous faites ? Avez-vous un exemple à nous donner ?
La clé de notre succès est la mobilisation communautaire et les relations quotidiennes tissées avec les familles, notamment via le processus de collecte à domicile, via des personnes issues du bidonville. Et nous développons des activités qui soudent les personnes (clean-up day, lutte anti-incendie, formation à l’hygiène). Je me souviens d’une clients au Bangladesh, venant à ma rencontre avec son sari et son voile, me déclarant tout de go que grâce à nous, elle ne souffrait plus de ses diarrhées quotidiennes…
Quels sont vos grands chantiers ?
La méthode fonctionne, elle rend service aux familles des bidonvilles et aux opérateurs. Nous développons nos réseaux dans quatre villes actuellement. Et nous démarrons dans deux nouvelles villes aux Philippines et une nouvelle au Bangladesh (20 000 personnes aujourd’hui, 80 000 dans trois ans). Maintenant, nous sommes en phase de changement d’échelle et de recherche de la viabilité financière. Pour cela, nous levons du capital auprès d’investisseurs sociaux. Et nous comptons aussi essaimer via des entrepreneurs désireux de dupliquer notre méthode. Le chantier est immense, à la hauteur des besoins…
Quelles sont vos grandes réussites ?
Avoir convaincu les clients des bidonvilles que nous avions une solution de long terme après de nombreuses déceptions, d’expériences sans lendemain ou de fausses promesses. Avoir également convaincu les opérateurs que nous allions leur faire gagner de l’argent. Et enfin avoir fait changer le regard des des responsables politiques à propos de zones grises du tissu urbain pour lesquelles ils se sentaient démunis. L’eau est un point d’entrée très puissant pour faire changer les choses sur d’autres questions (anti-incendie, hygiène, assainissement).
Vos déceptions ?
Que nous n’allions pas assez vite pour lever du capital et des compléments de subvention alors que nous sommes très innovants et que cette question de l’eau en milieu urbain touche des millions de personnes. Notre situation financière est encore très précaire. Que cela n’aille pas assez vite non plus pour pouvoir alimenter en eau des zones défavorisées, qui ne sont jamais prioritaires dans les plans d’urbanisme. Il reste encore un long travail de plaidoyer.
Quels changements espérez vous après cette journée du 30 septembre ou vous allez recevoir ce prix prestigieux ?
Contribuer à faire connaître cette question afin qu’elle devienne prioritaire dans les agendas politiques des décideurs nationaux et internationaux. De ce point de vue, nous avons un partenariat avec le PNUD au Bangladesh, qui va sans doute s’étendre en Côte d’Ivoire. Appartenir à une communauté mondiale d’entrepreneurs sociaux est aussi une opportunité de rencontres et de partage d’expériences.
Pour en savoir plus, c’est ici !
Par Saint Grégoire de Nazianze
(330-390),
évêque et docteur de l'Église
Sermon n° 38, pour la Nativité ; PG 36, 311s (trad. coll. Icthus, vol 8, p. 143s rev.)
« Toi qui as merveilleusement créé l'homme, tu as plus merveilleusement encore rétabli sa dignité » (Collecte)
Jésus Christ est né, rendez-lui gloire !
Christ est descendu du ciel, courez vers lui !
Christ est sur la terre, exaltez-le !
« Chantez au Seigneur, terre entière. Joie dans le ciel ; terre, exulte de joie ! »
(Ps 96,1.11)
Du ciel, il vient habiter parmi les hommes ; tressaillez de crainte et de joie :
de crainte à cause du péché, de joie à cause de notre espérance.
Aujourd'hui, les ombres se dissipent et la lumière se lève sur le monde ; comme autrefois dans l'Egypte frappée de ténèbres, aujourd'hui une colonne de feu illumine Israël.
O peuple qui étais assis dans les ténèbres de l'ignorance, aujourd'hui contemple cette immense lumière de la vraie connaissance car
« le monde ancien a disparu, toute chose est nouvelle »
(2Co 5,17).
La lettre recule, l'esprit triomphe (Rm 7,6) ; la préfiguration passe, la vérité apparaît (Col 2,17).
Celui qui nous a donné l'existence veut aussi nous combler de bonheur ; ce bonheur que le péché nous avait fait perdre, l'incarnation du Fils nous le rend...
Telle est cette solennité : nous saluons aujourd'huil'avènement de Dieu parmi les hommes afin que nous puissions, non pas parvenir, mais revenir auprès de Dieu ; afin que nous nous dépouillions du vieil homme et que nous revêtions l'Homme nouveau (Col 3,9) ; afin que, morts en Adam, nous vivions dans le Christ (1Co 15,22)...
Célébrons donc ce jour, remplis d'une joie divine, non pas mondaine, mais une vraie joie céleste.
Quelle fête, ce mystère du Christ !
Il est mon achèvement, ma nouvelle naissance.