Mercredi 9 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
Si vous ne croyez dans les Évangiles que ce que vous y aimez, et rejetez ce que vous n'y aimez pas, alors ce n'est pas l'Évangile que vous croyez, mais en vous-même. Saint Augustin d'Hippone
Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 15,4-13.
Frères, tout ce qui fut écrit précédemment fut écrit pour notre instruction, afin que, par la persévérance et par le réconfort des Écritures, nous possédions l'espérance.
Que le Dieu de la patience et de la consolation vous donne d'avoir les uns envers les autres les mêmes sentiments selon Jésus-Christ,
afin que, d'un même cœur et d'une même bouche, vous glorifiez Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.
J'affirme, en effet, que le Christ a été ministre des circoncis, pour montrer la véracité de Dieu, en accomplissant les promesses faites à leurs pères,
tandis que les Gentils glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu'il est écrit : " C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai à la gloire de ton nom. "
L'Ecriture dit encore : " Nations, réjouissez-vous avec son peuple. "
Et ailleurs : " Nations, louez toutes le Seigneur ; peuples, célébrez-le tous. "
Isaïe dit aussi : " Il paraîtra, le rejeton de Jessé, celui qui se lève pour régner sur les nations ; en lui les nations mettront leur espérance. "
Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, afin que, par la vertu de l'Esprit-Saint, vous abondiez en espérance !
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,2-10.
En ce temps-là, Jean, dans sa prison, entendit parler des œuvres du Christ, et il envoya deux de ses disciples lui demander :
" Etes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! "
Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean :
" Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Qu'êtes-vous donc aller voir ? Un homme vêtu d'habits somptueux ? Mais ceux qui portent des habits somptueux se trouvent dans les demeures des rois.
Mais qu'êtes-vous allés voir ? Voir un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète.
C'est celui dont il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de vous, pour vous préparer la voie devant vous.
Notre-Seigneur Jésus-Christ est l'unique Sauveur des hommes. Il a été annoncé à Adam dès le commencement, et donné au monde après quatre mille ans d'attente. Pendant ces longs siècles, Dieu n'a pas cessé de verser sur les hommes des grâces de salut en vertu des mérites du Sauveur qui devait venir.
Par le Père Emmanuel André
(1826 - 1903), o.s.b.
Méditations pour tous les jours - Éds. Sainte-Madeleine
Notre-Seigneur Jésus-Christ est l'unique Sauveur des hommes. Il a été annoncé à Adam dès le commencement, et donné au monde après quatre mille ans d'attente.
Pendant ces longs siècles, Dieu n'a pas cessé de verser sur les hommes des grâces de salut en vertu des mérites du Sauveur qui devait venir.
De temps en temps aussi, Dieu soutenait la foi des fidèles en renouvelant la promesse primitive, en la rendant de plus en plus explicite, à mesure que les temps approchaient.
Ainsi, tout d'abord Dieu promit un Sauveur qui écraserait la tête du serpent.
Abraham reçut l'assurance que ce Sauveur naîtrait de sa race; Isaac et Jacob s'entendirent renouveler la promesse; Jacob mourant prophétisa que le Sauveur naîtrait de la famille de Juda, son fils. Plus tard, dans la descendance de Juda, David eut révélation que le Sauveur naîtrait de sa famille. Tout était bien préparé.
Alors vinrent les prophètes, et ils écrivirent à l'avance, pour ainsi dire, tous les traits de la vie du Sauveur.
Admire, ô mon âme, comment la miséricordieuse bonté de Dieu disposait tout pour nous donner le Sauveur.
Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité.
Béni soit-il.
Dieu soutenait la foi des fidèles en renouvelant la promesse primitive, en la rendant de plus en plus explicite, à mesure que les temps approchaient. Ainsi, tout d'abord Dieu promit un Sauveur qui écraserait la tête du serpent.
VOUS AVEZ DIT "FERVEUR" ?...
« Non, la ferveur ne consiste ni dans ces actions éclatantes ni dans ces entreprises sublimes, ni dans ces sacrifices héroïques qui signaleraient si bien votre amour pour Dieu : braver les tyrans, monter sur un échafaud, donner sa tête, passer les mers pour porter ou le flambeau de la foi chez les idolâtres, ou tout son bien pour tirer nos frères des fers sous lesquels les accablent des infidèles barbares. La ferveur ne consiste point dans ce qui paraît excéder votre pouvoir : multiplier vos aumônes, prolonger vos prières, augmenter vos jeûnes, vos austérités, vous exiler de toutes les compagnies, vous interdire tout délassement, vous ensevelir tout vivant dans un bois, dans une caverne. Beaucoup moins la ferveur consisterait-elle dans ces dons extraordinaires que la théologie nous enseigne former une classe particulière de grâces, et qu'elle appelle grâces gratuitement données, parce qu'elles sont moins pour celui qui les reçoit que pour ceux devant qui elles éclatent ; lire, par exemple, dans le sein de l'avenir, chasser les démons, arrêter ou faire reculer le soleil, commander aux vents, à la mer, à la mort, en un mot, tout ce qui caractérise le thaumaturge. Enfin, la ferveur ne consiste point dans ces consolations sensibles et surnaturelles, dans cette joie intérieure, dans ces douces larmes de dévotion que Dieu accorde à qui il lui plaît, quand il lui plaît, aussi abondamment et aussi longtemps qu'il lui plaît, mais qu'il n'a jamais prétendu être la mesure de son amitié pour une âme, supposé qu'elles en soient une marque ; être ravi en extase, trouver du plaisir dans les austérités, de la joie dans l'humiliation, du plaisir dans la douleur ; pleurer au pied de son crucifix ; ce n'est point en tout cela que vous devez faire consister votre ferveur dans le service de votre Dieu.
[...]
Si la ferveur ne consiste donc ni dans ces actions éclatantes qui signaleraient si bien votre amour pour le divin maître, ni dans ces consolations spirituelles qui feraient courir les âmes les plus paresseuses dans les voies immortelles de la perfection, quelle idée devez-vous vous en former ? Écoutez saint Basile vous instruire sur ce point. La ferveur, selon ce père de l’Église, est un désir ardent et soutenu de plaire à Dieu dans toutes choses. Pour l'ordinaire, l'âme fervente ne fait rien que de commun ; mais elle ne fait rien d'une manière commune. Voilà son distinctif ; elle ne perd point de vue son bien-aimé, et elle se borne à lui plaire. Il est seul le motif de sa conduite, de lui seul elle attend sa récompense. »
Abbé Roissard, La Consolation du Chrétien, ou Motif de confiance en Dieu dans les diverses circonstances de la vie (Chap. XII), A Paris, Chez Méquignon-Junior, 1834.

Par St Ambroise d'Optimo:
LA PRIERE
PUBLIÉ PAR CLAUDE LOPEZ-GINISTY
www.orthodoxologie.blogspot.com
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Abraham reçut l'assurance que ce Sauveur naîtrait de sa race; Isaac et Jacob s'entendirent renouveler la promesse; Jacob mourant prophétisa que le Sauveur naîtrait de la famille de Juda, son fils. Plus tard, dans la descendance de Juda, David eut révélation que le Sauveur naîtrait de sa famille. Tout était bien préparé. Alors vinrent les prophètes, et ils écrivirent à l'avance, pour ainsi dire, tous les traits de la vie du Sauveur.
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Lui qui forme le cœur de chacun,
qui pénètre toutes leurs actions. Psaume 32, verset 15
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Il me visite, l’Astre d’en haut. Il me visite. Le lieu de sa venue, c’est moi, si je le veux bien. Au cœur de moi-même, peut-être fait-il nuit ? Peut-être la laideur de quelques blessures me fait honte et je voudrais voir Dieu ailleurs qu’en ce lieu-là, afin qu’Il n’y pénètre pas ? Je cherche la meilleure face de moi-même, et c’est là que je veux bien l’accueillir, fièrement. Rappelons-nous alors que la joie de Dieu est de descendre au plus bas, au plus sombre.
Ce n’est pas voyeurisme de sa part, ni intrusion dans ma vie, c’est que Dieu me propose de me guérir, de me sauver, de me mettre sur pied, tout entier ! Il ne vient pas pour la partie de moi qui va bien, mais surtout pour celle qui va moins bien. À quoi servirait sa lumière, si elle n’atteignait pas ma nuit ?
Ainsi, Dieu vient au plus bas de nous-mêmes, jusque dans nos obscurités. Prenons le chemin de nos obscurités, dans la foi et l’espérance, non pour nous y asseoir seuls et en pleurs, mais pour ouvrir cet endroit précis à la venue de Dieu, à la venue de sa vie. Sans crainte, laissons-le s’installer là.(Source:Avent dans la Ville)
Admire, ô mon âme, comment la miséricordieuse bonté de Dieu disposait tout pour nous donner le Sauveur. Toutes les voies du Seigneur sont miséricorde et vérité. Béni soit-il.
PROTECTION DE MARIE, N-D à GUADALUPE
Douze ans après l’arrivée des conquistadors espagnols, en 1531, à Guadalupe, au Mexique, la Vierge Marie apparaît à Juan Diego Cuauhtlatoatzin, un Aztèque de 57 ans, et lui dit, entre autres :
« Je suis la toute Vierge à jamais, Sainte Marie, Mère de Téotl (la personne divine par excellence) Dieu de grande Vérité, celui qui donne la vie, du Créateur des êtres nouveaux, de Celui qui est proche, immédiat, du Seigneur de la terre et des cieux.
Je veux et désire qu’en ce lieu on érige pour moi une maison de Dieu pour y montrer et y donner à tous mon amour et mon aide, ma compassion, ma protection. Car je suis la très miséricordieuse Mère, la tienne et celle de tous les hommes de cette terre, quels qu’ils soient, ceux qui m’aiment, me parlent, me cherchent et se confient en moi. J’écouterai leurs plaintes pour y porter remède et soigner leurs misères, leurs peines, leurs douleurs… »
Ne suis-je pas ici, moi qui suis ta mère ? N’es-tu pas sous mon ombre et sous ma protection ? Ne suis-je pas la source de ta joie de vivre ? Et n’es-tu pas au creux de mon manteau où je croise mes bras ? As-tu besoin de quelque chose d’autre ? »Jean Mathiot dans "Chrétien Magazine" n° 282, page 19, Octobre 2015
Au sortir du sommeil, nous nous prosternons devant toi, Seigneur puissant et bon, et nous t’adressons l’hymne des anges : Saint, Saint, Saint, es-tu notre Dieu. Par l’intercession de la Mère de Dieu, aie pitié de nous. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. Seigneur qui m’éveille de mon sommeil, illumine mon cœur et mon esprit, ouvre mes lèvres pour te chanter, ô sainte Trinité : Saint, Saint, Saint, es-tu notre Dieu. Par l’intercession de la Mère de Dieu, aie pitié de nous. Maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen. Le Juge viendra comme un éclair dévoiler les actions de chacun ; avec crainte chantons donc au terme de la nuit : Saint, Saint, Saint, es-tu notre Dieu. Par l’intercession de la Mère de Dieu, aie pitié de nous. Seigneur, prends pitié. (12 fois) Au sortir du sommeil, je te rends grâces, très-sainte Trinité ; car dans ta longanimité et ta grande bonté, Seigneur, tu ne t’es pas irrité contre moi, indolent et pécheur que je suis, tu ne m’as pas anéanti à cause de mes péchés, mais dans ton habituel amour pour les hommes tu m’as tiré de ma torpeur pour te chanter dès le matin et glorifier ta majesté. Maintenant encore, illumine les yeux de mon esprit et ouvre mes lèvres, pour que je puisse méditer sur tes paroles, saisir tes préceptes, accomplir ta volonté, chanter et célébrer de tout mon cœur ton très saint Nom, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen. Au matin, écoute ma voix, ô mon Roi et mon Dieu. Prête l’oreille à mes paroles, Seigneur, entends mon appel. Au matin, écoute ma voix, ô mon Roi et mon Dieu. Oui, c’est vers toi que je prie, Seigneur. Au matin, écoute ma voix, ô mon Roi et mon Dieu. Comment t’appellerons-nous, ô Pleine de grâce ? Ciel : car tu as fait briller le Soleil de Justice. Paradis : car tu as fait fleurir la Vie immortelle. Vierge : car tu l’es demeurée sans faille. Mère : car tu as porté dans tes bras comme enfant le Seigneur de l’univers. Intercède auprès de lui pour le salut de nos âmes. Daigne, Seigneur, en ce jour nous garder sans péché. Vienne sur nous ta miséricorde, Seigneur, comme sur toi repose notre espoir. Tu es béni, Seigneur, apprends-nous tes volontés. Tu es béni, Maître, instruis-nous de tes préceptes. Tu es béni, Saint, éclaire-nous de tes sentences. Seigneur, ta miséricorde est éternelle ; ne méprise pas l’œuvre de tes mains. À toi convient la louange, à toi convient le cantique, à toi convient la gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen. Gloire au Père… Il est bon de rendre grâces au Seigneur, de chanter ton Nom, ô Dieu Très-Haut, d’annoncer au matin ta miséricorde et ta vérité durant la nuit. Maintenant… Par les prières de la Très Sainte Mère de Dieu, par les prières de nos saints Pères, de saint(e)(s) NN..., et de tous les saints, Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Sainte Léocadie de Tolède, qui êtes-vous ?
Vierge et martyre
(† 303)
Léocadie était de Tolède, en Espagne. Dès son enfance, elle s'adonna avec tant de dévotion au service de Notre-Seigneur, qu'on la regardait comme un modèle d'innocence et de piété. Le persécuteur Dacien la fit comparaître à son tribunal, et, sachant qu'elle était de haute condition, il lui reprocha de s'être attachée à une religion vile et méprisable.
Léocadie lui répondit qu'elle s'estimait très heureuse et très honorée d'être la servante de Jésus-Christ, et que ni les supplices ni la mort ne pourraient la faire renoncer à sa religion.
Le tyran ordonna de la fouetter comme une esclave, et la fit reconduire dans une prison, en attendant de plus cruelles tortures. Sur le chemin, elle rencontra des chrétiens qui s'apitoyaient sur son sort : « Réjouissez-vous plutôt, leur dit-elle, car c'est une grande grâce d'endurer quelque chose pour Jésus-Christ. » Cependant Léocadie apprit, dans sa prison, toutes les cruautés que l'on exerçait en Espagne contre les chrétiens. Elle en fut tellement saisie de douleur, qu'elle pria son Époux céleste de la retirer du monde. Sa prière fut exaucée ; elle expira bientôt en baisant une croix qu'elle avait miraculeusement gravée sur la pierre avec son doigt.
Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, par l’intercession de ta Mère toute-pure et de tous les saints, aie pitié de nous. Amen. Gloire à toi, notre Dieu, gloire à toi. (puis les prières initiales : Roi du Ciel… Saint Dieu... Très sainte Trinité… Notre Père…) Au déclin de ce jour je te rends grâce, Seigneur ; accorde-moi de sanctifier ce soir et cette nuit, Dieu Sauveur, et sauve-moi. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. Au déclin de ce jour je te rends gloire, ô mon Roi ; accorde-moi de passer en paix ce soir et cette nuit, Dieu Sauveur, et sauve-moi. Maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen. Au déclin de ce jour je te chante, Dieu saint ; accorde-moi de vivre sans péché ce soir et cette nuit, Dieu Sauveur, et sauve-moi. Voici l’Époux, il arrive au milieu de la nuit ; bienheureux le serviteur qu’il trouvera vigilant, malheureux au contraire celui qu’il trouvera dans l’indolence. Veille donc, ô mon âme, à ne pas tomber dans le sommeil, pour qu’à la mort tu ne sois livrée et que les portes du Royaume ne se ferme devant toi, mais redouble de vigilance pour chanter : Saint, Saint, Saint, Seigneur trois fois saint, prends pitié de nous et sauve-nous. Amen. Seigneur notre Dieu, qui nous délivre de toute flèche qui vole de jour, délivre-nous aussi de tout ce qui chemine dans les ténèbres. Agrée comme sacrifice du soir l'élévation de nos mains. Permets aussi que nous parcourions de façon irréprochable l’étape de cette nuit, sans être séduits par le mal. Affranchis- nous des troubles et frayeurs de toutes sortes que le diable suscite contre nous. Accorde à nos âmes la componction, à nos pensées le souci de l’examen au jour de ton juste et redoutable jugement. Perce notre chair des clous de ta crainte et mortifie ce qui en nos membres appartient à la terre, afin que, même durant le repos du sommeil, nous soyons éclairés par la contemplation de tes préceptes. Écarte de nous tout songe inconvenant et tout désir funeste. Fais-nous lever à l’heure de la prière, fortifiés dans la foi et en progrès sur la voie de tes commandements, par la bienveillance et la bonté de ton Fils unique, avec lequel tu es béni ainsi que ton très-saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen. Mon espoir, c’est le Père, mon refuge, le Fils, ma protection, le Saint Esprit : Trinité toute-sainte, gloire à toi. Mon espérance, ô Mère de Dieu, tout entière je la mets en toi ; garde-moi sous ta protection. Seigneur, je crie vers toi, exauce-moi, entends la voix de ma supplique quand je crie vers toi. Que ma prière s’élève comme l’encens devant toi, et l’élévation de mes mains comme le sacrifice vespéral. Ainsi vers toi, Seigneur, je tourne mon regard, j’espère en toi, ne repousse pas mon âme. Gloire au Père… Maintenant… Et maintenant, Seigneur, laisse ton serviteur, selon ta parole, s'en aller en paix, parce que mes yeux ont vu le salut qui vient de toi, que tu as préparé pour être mis devant tous les peuples, lumière qui doit se révéler aux nations et la gloire de ton peuple Israël. Par les prières de la Très Sainte Mère de Dieu, par les prières de nos saints Pères, de saint(e)(s) NN..., et de tous les saints, Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,28-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Très sainte Trinité, aie pitié de nous. Seigneur, remets-nous nos péchés. Maître, pardonne-nous nos iniquités. Saint, visite-nous et guéris nos infirmités, à cause de ton Nom.
Par Saint Bède le Vénérable
(v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Homélie 12 pour la Vigile de la Pentecôte ; PL 94, 196-197 (trad. Orval)
L'Esprit Saint donnera aux justes la paix parfaite dans l'éternité.
Mais déjà maintenant il leur donne une paix très grande lorsqu'il allume en leur cœur le feu céleste de la charité.
L'apôtre Paul dit en effet :
« L'espérance ne trompe pas, car l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné »
(Rm 5,5).
La véritable et même la seule paix des âmes en ce monde consiste à être rempli de l'amour divin et animé de l'espérance du ciel au point que l'on en vienne à considérer comme peu de chose les succès ou les revers de ce monde, à se dépouiller complètement des désirs et des convoitises de ce monde, et à se réjouir des injures et persécutions subies pour le Christ, de sorte que l'on puisse dire avec l'apôtre Paul :
« Nous mettons notre fierté dans l'espérance de la gloire de Dieu. Plus encore, nous mettons notre fierté dans les épreuves » (Rm 5,2).
Il se trompe celui qui imagine trouver la paix dans la jouissance des biens de ce monde, dans les richesses.
Les troubles fréquents d'ici-bas et la fin même de ce monde devraient convaincre cet homme qu'il a posé les fondations de sa paix sur le sable
(Mt 7,26).
Au contraire, tous ceux qui, touchés par le souffle de l'Esprit Saint, ont pris sur eux le joug très bon de l'amour de Dieu et qui, à son exemple, ont appris à être doux et humbles de cœur, jouissent dès maintenant d'une paix qui est déjà l'image du repos éternel.



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