La Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir » :
« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »
Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Samedi 3 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Le fruit du travail des abeilles est désiré de tous, il est aussi doux au palais des rois qu'à celui des mendiants, et il n'est pas seulement agréable mais aussi utile et bon pour la santé. Il adoucit leurs bouches, guérit leurs blessures et comporte des remèdes pour résorber les ulcères. (Saint Ambroise de Milan)
Livre d'Isaïe 66,12-14.
Ainsi parle le Seigneur : je ferai couler vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde, et vous serez allaités, portés sur les bras, et caressés sur les genoux.
Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai, et vous serez consolés dans Jérusalem.
Vous le verrez, et votre cœur sera dans la joie, et vos os reprendront vigueur comme l'herbe. Et la main de Yahweh se fera connaître à ses serviteurs ; et son indignation à ses ennemis.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-4.
En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.
Christ, Vraie Lumière, Qui éclaire et sanctifie tout homme venant en ce monde, que la lumière qui irradie de Toi brille sur nous, afin que nous puissions contempler Ton inaccessible lumière; et guide nos pas sur le chemin de Tes Commandements, par les intercessions de Ta très sainte Mère et de tous les saints. Amen. (http://www.mountsinaimonastery.org)
Par Saint Maxime de Turin
(?-v. 420), évêque
Homélie 58, PL 57, 363-366, (trad. coll. Icthus, 10, p. 259)
La résurrection du Christ nous fait renaître dans l'innocence des tout-petits.
La simplicité chrétienne fait sienne l'enfance. L'enfant est sans rancœur, il ne connaît pas la fraude, il n'ose frapper.
Ainsi cet enfant qu'est le chrétien ne s'emporte pas si on l'insulte, il ne se défend pas si on le dépouille, il ne rend pas les coups si on le frappe.
Aussi le Seigneur dit-il aux apôtres :
« Si vous ne changez pas pour devenir semblables à cet enfant, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux » (Mt 18,3-4).
Et quel est cet enfant qu'il donne en exemple à ses disciples ?
Je ne crois pas que ce soit un enfant du peuple, de la foule des hommes, qui entre tous offre aux apôtres un modèle de sainteté pour le monde entier.
Non, je ne crois pas que cet enfant vienne du peuple, mais du ciel.
C'est cet enfant du ciel dont parle Isaïe le prophète :
« Un enfant nous est né, un fils nous est donné. »
C'est lui l'enfant innocent, qui ne sait pas répondre à l'insulte par l'insulte, aux coups par les coups; bien mieux, qui en pleine agonie prie pour ses ennemis :
« Mon Père, pardonnez-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23,34). Ainsi, en sa grâce profonde, le Seigneur déborde de cette simplicité que la nature donne aux enfants.
Il est cet enfant qui demande aux tout-petits de l'imiter et de le suivre.
Bénissez, ne maudissez pas !
Au réveil, bénissez votre journée
car elle déborde déjà d'une abondance de biens.
Que vos bénédictions font apparaître.
Car bénir signifie reconnaître le bien infini
qui fait partie intégrante de la trame même de l'univers.
Il n'attend qu'un signe de nous pour se manifester.
En croisant les gens dans la rue, dans le bus,
sur votre lieu de travail, bénissez-les tous.
La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin,
et l'aura de son discret parfum une lumière sur leur route.
Bénissez ceux que vous rencontrez dans leur santé,
dans leur travail, leur joie, leur relation au divin, à eux-mêmes et aux autres.
Bénissez-les dans leur abondance et dans leurs finances.
Bénissez-les de toutes les façons concevables,
car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences
de la guérison mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie
dans les espaces arides de votre propre vie.
En vous promenant, bénissez votre village ou votre cité,
ceux qui la gouvernent et ses enseignants,
ses infirmières et ses balayeurs, ses prêtres et ses prostituées.
A l'instant même où quelqu'un exprime la moindre agressivité,
colère ou manque de bonté à votre égard,
répondez avec une bénédiction silencieuse.
Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement,
car de telles bénédictions sont un bouclier
qui les protège de l'ignorance de leurs méfaits,
et détourne la flèche qui vous est adressée.
Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement,
totalement et sans réserve aucune le bien illimité
pour les autres et les évènements de la vie
en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être.
Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total
ce qui est toujours un don du Créateur
et cela quelles que soient les apparences.
Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier.
Bénir signifie invoquer la protection divine sur quelqu'un
ou quelque chose, penser avec une reconnaissance profonde à elle,
l'évoquer avec gratitude.
Cela signifie encore appeler le bonheur sur quelqu'un
encore que nous ne soyons jamais la source de la bénédiction,
mais simplement le témoin joyeux de l'abondance de la vie.
Bénir tout et tous, sans discrimination aucune,
constitue la forme ultime du don,
car ceux que vous bénissez ne sauront jamais
d'où vient ce rayon de soleil
qui soudain perça les nuages de leur ciel,
et vous serez rarement témoins de cette lumière dans leur vie.
Quand dans votre journée, quelque événement inattendu vous bouleverse
vous autant que vos plans, éclatez en bénédictions,
car la vie est en train de vous apprendre une leçon,
même si sa coupe peut vous sembler amère.
Car cet événement que vous pensez être si indésirable,
vous l'avez en fait suscité, afin d'apprendre la leçon qui vous échapperait
si vous hésitiez à le bénir.
Les épreuves sont des bénédictions cachées,
et des cohortes d'anges suivent leurs traces.
Bénir signifie reconnaître une beauté omniprésente
cachée aux yeux matériels.
C'est activer la loi universelle de l'attraction qui,
du fond de l'univers, amènera dans votre vie exactement
ce dont vous avez besoin dans le moment présent pour grandir,
progresser, et remplir la coupe de votre joie.
Quand vous passez devant une prison, bénissez ses habitants
dans leur innocence et leur liberté, leur bonté,
la pureté de leur essence et leur pardon inconditionnel.
Car on ne peut qu'être prisonnier de l'image qu'on a de soi-même,
et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour
d'une prison, tout comme les citoyens d'un pays libre
peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée.
Quand vous passez devant un hôpital, bénissez ses patients
dans la plénitude de leur santé,
car même dans leur souffrance et leur maladie,
cette plénitude attend simplement d'être découverte.
Et quand vous voyez une personne en pleurs
ou apparemment brisée par la vie, bénissez-la dans sa vitalité et sa joie :
car les sens ne présentent que l'inverse de la splendeur
et de la perfection ultimes que seul l'oil intérieur peut percevoir.
Il est impossible de bénir et de juger en même temps.
Alors maintenez en vous ce désir de bénir
comme une incessante résonance intérieure
et comme une perpétuelle prière silencieuse,
car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix,
et, un jour, vous découvrirez partout la face même de Dieu.
P.S.
Et par-dessus tout, n'oubliez pas de bénir cette personne merveilleuse,
totalement belle dans sa vraie nature, et si digne d'amour que vous êtes.
Pierre Pradervand dans Vivre sa spiritualité au quotidien, Éditions Jouvence 2007
Prière de Saint Isaac le Syrien de Ninive
Voici la Prière de repentance « Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir »de Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700), Moine puis Évêque nestorien de Ninive d’une grande charité qui priait même pour la conversion de Satan.
CONSÉCRATION À MON SAINT ANGE GARDIEN

Je promets fidélité et obéissance constantes à Dieu et à la sainte Église ; je promets de vénérer toujours Marie, Mère de Miséricorde comme la Souveraine de ma vie sachant qu'elle me conduira à être un vértable imitateur du Christ son Divin Fils, Je promets d’imiter sa vie d'obéissance à la volonté du Père et l'accueil du Saint Esprit ; je promets aussi de toujours vous vénérer, vous, mon saint protecteur, et de propager selon mes moyens la dévotion aux saints Anges, afin d’obtenir les secours de votre protection, qui sont spécialement promis en ces temps-ci où des combats spirituels se livrent pour ou contre le Royaume de Dieu.

Obtenez-moi, je vous en prie, saint Ange de Dieu, que l’Amour parfait me consume, et qu’une foi à toute épreuve me garde de tout faux pas. Par votre main puissante, écartez de moi les assauts de l’enfer. Je vous demande par l’humilité de Marie, de nous libérer de tous les dangers, afin que, sous votre égide, je parvienne aux portes de la Cité céleste. Amîn.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,17-24.
Les soixante-douze disciples revinrent tout joyeux, en disant : « Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit : « Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
Voici que je vous ai donné le pouvoir d’écraser serpents et scorpions, et sur toute la puissance de l’Ennemi : absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas parce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »
À l’heure même, Jésus exulta de joie sous l’action de l’Esprit Saint, et il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
Tout m’a été remis par mon Père. Personne ne connaît qui est le Fils, sinon le Père ; et personne ne connaît qui est le Père, sinon le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. »
Puis il se tourna vers ses disciples et leur dit en particulier : « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous-mêmes voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. »
Par Saint Irénée de Lyon
(v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr
Contre les hérésies, IV, 6,3-7 (trad. SC 100, p. 443s)
Nul ne peut connaître le Père sans le Verbe de Dieu, c'est-à-dire si le Fils ne le révèle, ni connaître le Fils sans le bon plaisir du Père.
Ce bon plaisir du Père, le Fils l'accomplit, car le Père envoie, tandis que le Fils est envoyé et vient.
Le Père, tout invisible et illimité qu'il soit par rapport à nous, est connu de son propre Verbe ; et, tout inexprimable qu'il soit, il est exprimé par lui. Réciproquement, le Verbe n'est connu que du Père seul...
Déjà par la création le Verbe révèle le Dieu Créateur ; par le monde, il révèle le Seigneur qui a ordonné le monde, par l'œuvre modelée, l'Artiste qui l'a modelée, et par le Fils, le Père qui l'a engendré :
beaucoup en conviennent, mais tous ne croient pas pour autant.
De même, par la Loi et les prophètes, le Verbe s'est annoncé lui-même et il a annoncé le Père :
le peuple entier a entendu, mais tous n'ont pas cru pour autant.
Enfin, par l'entremise du Verbe devenu visible et palpable (1Jn 1,1), le Père s'est montré, et, si tous n'ont pas cru en lui, le Père n'en a pas été moins visible dans le Fils (Jn 14,9)...
Le Fils, en servant le Père, conduit donc toutes choses à leur perfection depuis le commencement jusqu'à la fin, et sans lui nul ne peut connaître Dieu...
C'est depuis le commencement que le Fils, présent à l'œuvre qu'il a modelée, révèle le Père à tous ceux à qui le Père le veut, et quand il le veut, et comme il le veut.
Partout et toujours, il n'y a qu'un seul Dieu Père, un seul Verbe, un seul Esprit et un seul salut pour tous ceux qui croient en lui.






