Vendredi 26 Juin 2015, éléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Livre de l'Ecclésiastique 44,10-15.
C'étaient des hommes pieux dont les vertus n'ont pas été oubliées.
Le bonheur reste attaché à leur race, et un héritage est assuré à leurs enfants.
Leur race se maintient fidèle aux alliances, et leurs enfants à cause d'eux.
Leur race demeure éternellement, et leur gloire ne sera jamais effacée.
Leur corps a été enseveli en paix, et leur nom vit d'âge en âge.
Les peuples célèbrent leur sagesse, et l'assemblée publie leurs louanges.
Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,1-8.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : gardez-vous du ferment des pharisiens, qui est l'hypocrisie.
Il n'y a rien de caché qui ne doive se découvrir, rien de secret qui ne doive être connu.
C'est pourquoi, tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les celliers sera publié sur les toits.
Je le dis à vous, mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et qui après cela ne peuvent rien faire de plus.
Mais je vais vous apprendre qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous le dis, craignez celui-là.
Cinq moineaux ne se vendent-ils pas deux as ? Et pas un d'entre eux n'est en oubli devant Dieu.
Mais même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Ne craignez pas : vous valez plus que beaucoup de moineaux.
Je vous le dis : celui qui me confessera devant les hommes, le Fils de l'homme le confessera aussi devant les anges de Dieu.
Par Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013 dans l' Encyclique « Spes Salvi », 27 (trad © copyright Libreria Editrice Vaticana)
Celui qui ne connaît pas Dieu,
tout en pouvant avoir de multiples espérances, est dans le fond sans espérance, sans la grande espérance qui soutient toute l'existence (cf Ep 2,12).
La vraie, la grande espérance de l'homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement Dieu - le Dieu qui nous a aimés et qui nous aime toujours « jusqu'au bout », « jusqu'à ce que tout soit accompli » (Jn 13,1;19,30).
Celui qui est touché par l'amour commence à comprendre ce qui serait précisément « la vie ».
Il commence à comprendre ce que veut dire la parole d'espérance dans le rite du baptême :
-« De la foi j'attends la vie éternelle », la vie véritable qui, totalement et sans menaces, est simplement la vie dans toute sa plénitude.
Jésus, qui a dit qu'il est « venu pour que nous ayons la vie et que nous l'ayons en plénitude, en abondance » (Jn 10,10), nous a aussi expliqué ce que signifie « la vie » : « La vie éternelle, c'est de vous connaître, vous le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que vous avez envoyé, Jésus Christ » (Jn 17,3).
La vie dans le sens véritable, on ne l'a pas en soi, de soi tout seul et pas même seulement par soi : elle est une relation.
Et la vie dans sa totalité est relation avec Celui qui est la source de la vie.
Si nous sommes en relation avec celui qui ne meurt pas, qui est lui-même la Vie et l'Amour, alors nous sommes dans la vie. Alors nous vivons.
Silence, ça pousse
Évangile selon saint Matthieu 6, 28-34
Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous ?
Silence, ça pousse
« Pourquoi se faire tant de soucis ?… Demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. » Tout est dit. Dieu pourvoit au bien de ceux qui ont la foi. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux et contempler les merveilles de sa création. Les lys par exemple, ils ne font que pousser là où le vent les a semés. Ils n’ont rien d’autre à faire qu’embaumer et embellir le paysage. Même le Roi Salomon n’était pas si beau, si bien vêtu, tout roi qu’il était !
Le lys pousse sans se faire de soucis. Il obéit tout simplement au rythme de la nature. D’année en année, il refleurit sur nos terrasses ou nos balcons… quel spectacle que ce miracle de la nature et quel parfum !
Dans leurs maximes, les Pères du désert racontent l’histoire d’un moine à qui on avait demandé de planter un bâton de bois sec dans le sable et de l’arroser chaque jour. La source était si éloignée de sa cellule qu’il devait partir le soir pour aller chercher l’eau et ne rentrait que le lendemain matin. Pendant trois ans, il accomplit fidèlement le commandement de son maître. À la fin de cette période, le bâton se mit soudain à bourgeonner et à fructifier. L’ancien cueillit un fruit, l’emporta dans l’église et invita les moines à en manger, en disant : " Venez, et goûtez le fruit de l’obéissance ".
En bref, ce que le lys nous partage ici, comme le moine des Pères du désert, c’est son obéissance totale et inconditionnelle. Dans le langage des fleurs, le lys signifie la douceur et la pureté des sentiments. Le Seigneur n’en attend pas moins de nous : douceur et pureté…
(Source: "Signe dans la Bible")
LORSQUE NOS ÂMES PERDENT LEUR FERVEUR
Avant tout, observe-toi soigneusement lorsque l'âme devient froide...
C'est alors un état amer et dangereux.
Le Seigneur l'utilise comme un de ses moyens pour guider, instruire et corriger, mais cela peut aussi être une sorte de punition.
La cause en est ouvertement un péché, mais puisque dans [certains] cas, aucun péché n'est véritablement évident, la cause devrait en être cherchée dans les sentiments et les dispositions intérieurs.
Peut-être qu'une haute opinion de toi-même s'est emparée de toi et que tu ne penses pas être comme les autres?
Peut-être que tu prévois de cheminer seul sur le chemin du salut et d'accéder en haut par tes propres efforts?
Nous devenons froids en nous-mêmes, lorsque:
*notre cœur est distrait,
*quand il s'attache à quelque chose d'autre et non à Dieu,
*qu'il se soucie de différentes choses,
*se met en colère et blâme quelqu'un,
*quand nous sommes mécontents et que nous sommes complaisants envers la chair, nous vautrant dans le luxe et les pensées vagabondes.
Garde-toi de ces choses et la froideur diminuera.
Conseils deSaint Théophane le Reclus (U1894) L'Art de la Prière
Version française Claude Lopez-Ginisty
pour la vie de ce grand maître spirituel, voir le blog http://www.blog-prions.org/
à la date du 23 janvier
La souffrance (...)découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.
La déchéance du monde contemporain,: Une une honte pour les chrétiens (G Bernanos / Mgr Athanasios)
"Je le dis, je le répète, je ne me lasserai jamais de proclamer que l’état du monde est une honte pour les chrétiens. Le sacrement de baptême leur a-t-il été conféré simplement pour leur permettre de juger de haut, avec mépris, les malheureux incrédules qui, faute de mieux, poursuivent une entreprise absurde, s’efforçant inutilement d’instaurer, par leur propre moyen, un royaume de justice sans justice, une chrétienté sans Christ ? Nous répétons sans cesse avec des larmes d’impuissance, de paresse et d’orgueil que le monde se déchristianise. Mais le monde n’a pas reçu le Christ, c’est nous qui l’avons reçu pour lui, c’est de nos cœurs que Dieu se retire, c’est nous qui nous déchristianisons, misérables !"
(Georges Bernanos – "Français si vous saviez")
Sur le même sujet, cette méditation de mgr Athanasios à lire sans délai!!!
"NOUS SOMMES COUPABLES DU FAIT QU’IL Y AIT DES GENS QUI NE CONNAISSENT
PAS LE CHRIST"
(Par l'Evêque Athanasios de Limassol)
- Monseigneur, n’avez-vous pas le sentiment que nous vivons dans des temps anormaux ? Ma question donne l’impression que je « bougonne » : on dit de tout temps qu’avant le soleil était plus brillant, l’herbe plus verte et les gens meilleurs. Néanmoins, le sentiment d’anxiété et d’inquiétude est actuellement le propre de beaucoup de gens, et non pas seulement des chrétiens.
- Je pense que nous avons pris de l’âge, nous avons vieilli, raison pour laquelle nous voyons le passé sous un jour meilleur, comme quelque chose de plus agréable que le présent. Mais toutefois, le monde se dirige indubitablement vers les derniers temps. Cependant, pour le chrétien, il n’y a pas « d’hier » ou de « demain », il n’y a que « l’aujourd’hui » qui demeure dans le mystère de l’Église, dans la Divine Liturgie, la présence de Dieu. Lorsque nous célébrons les fêtes ecclésiales, nous disons : « Aujourd’hui, le Christ est né », « aujourd’hui le Christ est baptisé », « aujourd’hui, le Christ est crucifié ». De même, nous vivons aujourd’hui le Royaume des Cieux, qui viendra à la fin. Je pense, mon cher ami, que nous devons rendre grâces à Dieu pour le Royaume des Cieux. Comme le disait l’Ancien Païssios, plus nous avons de difficultés, plus Dieu nous bénit."
SAINT JEAN et SAINT PAUL
Martyrs, qui êtes-vous ?
(+ 362)
Jean et Paul étaient deux frères de haute famille ; ils demeuraient à Rome et remplissaient des emplois fort honorables dans la maison princière de Constance, fille de Constantin ; ils se faisaient remarquer par leurs œuvres de piété et par une grande charité envers les pauvres.
Quand Julien l'Apostat fut monté sur le trône, ils renoncèrent à toutes leurs charges et se retirèrent dans leur maison du mont Cœlius, dont on a retrouvé récemment des parties fort intéressantes et bien conservées, sous l'antique église construite en leur honneur et administrée aujourd'hui par les Passionistes.
Julien n'était pas moins altéré de l'or que du sang des chrétiens : il résolut de s'emparer des biens des deux frères, qui avaient méprisé de le servir. Il leur fit demander de venir à sa cour, comme du temps de Constantin et de ses fils ; mais ils refusèrent de communiquer avec un apostat. Dix jours de réflexion leur sont accordés ; ils en profitent pour se préparer au martyre par les œuvres de charité.
Ils vendent tout ce qu'ils peuvent de leurs propriétés, et distribuent aux pauvres argent, vêtements, meubles précieux, plutôt que de voir tous ces biens tomber entre les mains d'un homme aussi cupide qu'impie ; ils passent ensuite le reste de leur temps à prier et à fortifier les fidèles dans la résolution de mourir pour Jésus-Christ plutôt que d'abandonner la religion.
Le dixième jour, l'envoyé de l'empereur les trouve en prière et disposés à tout souffrir pour leur foi : « Adorez Jupiter », leur dit-il en leur présentant une petite idole de cette divinité.
« À Dieu ne plaise, répondent-ils, que nous adorions un démon ! Que Julien nous commande des choses utiles au bien de l'État et de sa personne : c'est son droit ; mais qu'il nous commande d'adorer les simulacres d'hommes vicieux et impurs, cela dépasse son pouvoir.
Nous le reconnaissons pour notre empereur, mais nous n'avons point d'autre Dieu que le Père, le Fils et le Saint-Esprit, qui sont un seul Dieu en trois personnes. »
Le messager, voyant qu'il ne pourrait ébranler leur courage invincible, ordonna de creuser une fosse dans leur jardin ; il les fit décapiter pendant la nuit dans leur propre maison, et ensuite enterrer secrètement.
L'empereur, craignant que cette exécution ne soulevât la réprobation de Rome, répandit le bruit qu'il les avait envoyés en exil ; mais les démons publièrent leur mort et leur triomphe, et l'exécuteur des ordres de Julien, après avoir vu son fils délivré du démon par l'intercession des martyrs, se convertit avec sa famille.
Lives of the Saints, by Alban Butler, Benziger Bros. ed. [1894]
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 8,1-4.
Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent.
Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »
Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre.
Jésus lui dit : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre. Et donne l’offrande que Moïse a prescrite : ce sera pour les gens un témoignage. »
Par Benoît XVI, pape de Rome de 2005 à 2013 dans l'Encyclique « Spe Salvi », 36 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)
Comme l'agir, la souffrance [sous toutes ses formes] fait aussi partie de l'existence humaine.
Elle découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse.
Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la souffrance :
*empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance des innocents ;
*calmer les douleurs ;
*aider à surmonter les souffrances psychiques.
Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l'amour qui rentrent dans les exigences fondamentales de l'existence chrétienne et de toute vie vraiment humaine.
Dans la lutte contre la douleur physique, on a réussi à faire de grands progrès, mais la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières décennies.
Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités humaines — simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui — nous le voyons — est continuellement source de souffrance.
Dieu seul pourrait le réaliser : seul un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire en se faisant homme et qui y souffre.
Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pouvoir qui « enlève le péché du monde » (Jn 1,29) est présent dans le monde.
Par la foi dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est apparue dans l'histoire.
"La vie des saints, ce sont les dogmes traduits dans la vie. Que sont les dogmes?
La vie des saints réalisée."
"Les actes des Apôtres sont la continuation du Saint Évangile du Christ, et les vies
des saints sont la continuation des Actes des Apôtres!"








