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Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

19 Juin 2015 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne Publié dans #Famille

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:
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Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Par le Bx John Henry Newman (1801-1890), théologien anglican convertit à l'Eglise Romaine-catholique, Cardinal, fondateur de l'Oratoire en Angleterre
Sermon « Watching », PPS vol. 4, n°22

 

« Pour entrer dans le Royaume des cieux, il faut faire la volonté de mon Père »

 

Année après année, le temps s'écoule silencieusement ; la venue du Christ se rapproche à chaque instant.

Si seulement, comme il se rapproche de la terre, nous pouvions nous rapprocher du ciel !

Ô mes frères, priez-le pour qu'il vous donne le courage de le chercher en toute sincérité.

Priez-le pour qu'il vous rende ardents. Priez-le pour qu'il vous donne ce que l'Écriture appelle « un cœur bon et honnête » ou « un cœur parfait » (Lc 8,15; Ps 100,2), et sans attendre, commencez maintenant à lui obéir de votre cœur le meilleur.

L'obéissance la plus petite vaut mieux que pas d'obéissance du tout.

Vous devez chercher sa face (Ps 27,8) ; l'obéissance est la seule façon de le chercher.

Tous vos devoirs d'état sont obéissance.

Faire ce qu'il demande, c'est lui obéir, et lui obéir, c'est s'approcher de lui.

Tout acte d'obéissance nous rapproche de lui qui n'est pas loin, malgré les apparences, mais très près derrière ce cadre matériel.

La terre et le ciel ne sont qu'un voile entre lui et nous ; le jour viendra où il déchirera ce voile et se montrera à nous.

Et alors, selon la façon dont nous l'avons attendu, il nous donnera la récompense.

Si nous l'avons oublié, il ne nous reconnaîtra pas ; mais « heureux ces serviteurs que le maître en arrivant trouvera en train de veiller » (Lc 12,37).

Que telle soit la part de chacun d'entre nous !

Il est difficile d'y parvenir, mais il est affligeant d'échouer.

La vie est brève, la mort est sûre, et le monde à venir est éternel.

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Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Saints Gervais et Protais, qui êtes-vous ?

Martyrs

Fils des saints Vital et Valérie, ces deux saints moururent martyrs à Milan au cours du IIe siècle. Ils sont entrés dès l’antiquité dans le Férial de l’Église de Rome, en raison des circonstances extraordinaires et des miracles qui accompagnèrent la découverte de leurs corps par les soins de saint Ambroise.

Persécuté par les Ariens et l’impératrice Justine, Ambroise était assiégé dans une église avec de pieux Milanais quand Dieu voulut les consoler, en révélant à l’évêque le lieu où reposaient les saintes reliques de Gervais et Protais.

Saint Augustin, qui était présent, nous décrit admirablement la scène au IXe Livre des Confessions.

« C’était en cette année, ou peu après, où l’impératrice Justine, mère de l’empereur Valentinien encore enfant, séduite par les Ariens, commença, par zèle pour l’hérésie, à persécuter ton serviteur Ambroise, Seigneur. Le peuple fidèle passait la nuit dans l’église, disposé à se laisser mettre à mort avec son évêque. Là, Seigneur, ta servante, ma mère, occupait la première place, tant dans les prières vigiliales que dans la part qu’elle prenait aux angoisses d’Ambroise. Elle ne vivait que de prière. Pour que le peuple ne défaillît pas de lassitude, pour la première fois fut institué le chant des hymnes et des psaumes, comme on a accoutumé de le faire en Orient...

» Alors toi, dans une vision, tu montras à l’évêque où étaient cachés les corps des martyrs Gervais et Protais, que tu avais, durant un si grand nombre d’années, conservés sans corruption dans le trésor de ton secret, pour les montrer au monde en temps opportun, afin d’humilier la rage d’une femme, il est vrai, mais impératrice.

» Quand le lieu fut découvert et débarrassé des décombres, tandis que les corps saints, avec l’honneur convenable, étaient transportés en grand triomphe à la basilique ambrosienne, les possédés furent guéris, et, qui plus est, par leur bouche les démons confessaient ce qu’ils sont. Un homme qui depuis de longues années était aveugle, et que tous en ville connaissaient, apprit le motif de ces cris insolites du peuple en fête; aussitôt il se leva d’un bond et pria celui qui le conduisait de le mener près du cercueil. Y étant arrivé, il obtint de faire toucher un linge aux corps de ceux dont la sainte mort fut précieuse, Seigneur, devant toi, et, ayant appliqué le linge sur ses yeux, il recouvra subitement la vue »

Saint Ambroise découvrit leurs corps le 19 juin 386.

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

NEUVAINE POUR LA FRANCE,

La Méditation du Père Guy Gilbert

Prier sans relâche pour redonner l’espérance

Est-il besoin de rappeler qui est Guy Gilbert ?

Evangélisateur des rues et des quartiers les plus difficiles, il accompagne depuis 50 ans cette année les adolescents livrés à eux-mêmes, les jeunes drogués et les récidivistes.

Pour être proche de la population, il apprend l’arabe et l’argot des loubards.

Cette vocation, il l’a reçue pleinement en accueillant un enfant de 12 ans qui s’était réfugié chez lui, incapable de parler pendant un an à la suite de maltraitance parentale. C’est une révélation : les gosses de la rue ont besoin de quelqu’un, c’est à eux qu’il ira.

Pour tous ces jeunes qui ont perdu l’espérance, il prie chaque jour et leur fait don de tout son temps, de toute son âme, de toute sa foi.

A 80 ans, il a répondu avec enthousiasme à l’appel de la Neuvaine : sa méditation envoyée oralement est poignante de toute la souffrance qu’il porte pour alléger ceux qu’il accompagne. En aidant l’homme à reprendre conscience de sa dignité dans un quotidien hostile, il a été la main tendue du Christ vers les plus pauvres tout au long de sa vie.

Avec le Père Guy Gilbert, prions :

« Merci de faire ce que le Christ nous a demandé, de prier sans relâche. Prions pour la France.

Nous avons des gouvernants que nous avons voulus ou pas : l’important c’est que nous priions pour eux, notamment pour les libérer de ce putain de chômage qui est endémique actuellement. Toutes les familles qui sont sans travail, toutes les familles qui n’ont plus de travail, tous ceux qui sont débauchés, surtout vers l’âge de 50 ans où ils ont peu de chance de retrouver du travail.

Prions pour que la France fasse de bons choix au niveau politique, même si les choix sont difficiles…

Que les droits de l’homme, l’épanouissement de l’homme soient servis d’abord, avant les schémas politiques égoïstes.

Prions pour Vincent Lambert, qui est comme vous le savez inconscient : il faut trouver une solution. Est-ce qu’il doit vivre ? Nous pensons qu’il doit vivre. Mais est-ce qu’il doit souffrir en ne disant plus rien ? C’est un problème difficile. Prions pour Vincent, pour qu’on ne s’acharne pas sur lui mais qu’on l’aide à vivre ce qu’il a à vivre.

Prions pour que l’euthanasie ne soit pas une loi nouvelle en France, parce que c’est dramatique : qu’on adoucisse la mort, qu’on adoucisse la souffrance, mais qu’on ne tue pas.

Prions pour 3 malades que je connais de mon entourage : ils ne sont pas loin de rejoindre le ciel. Qu’ils puissent avoir la paix avant de quitter cette terre

Prions pour un jeune, Joseph, qui est très difficile, qui est un poids très important pour notre travail d’éducateur : que beaucoup de prières se rejoignent pour l’aider à sortir de l’impasse dans laquelle il est.

Et priez pour moi si vous voulez bien…merci… j’en ai besoin puisque toutes mes journées sont faites souvent de cris de haine, de cris de gens qui en ont marre de vivre, notamment de jeunes. Prions pour que le Seigneur leur donne l’espérance.

Amen »

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Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:
Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Un arbre hospitalier

Évangile selon saint Marc 4, 26-34

« La graine grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »

Un arbre hospitalier

« Les oiseaux du ciel font leur nid à son ombre »
« Quand est-ce qu’on arrive ? J’ai faim ! » L’oisillon s’impatiente, parti tôt le matin, avec toute sa famille. A peine sorti du nid, et déjà embarqué dans un vol au long cours. « Juste une petite pause alors. » Sur un champ à peine ensemencé ils se posent et s’ébrouent. L’oisillon n’en croit pas ses yeux qu’il frotte énergiquement à tire d’ailes : « que de graines ! » et se met à picorer.
« Malheureux !, dit sa mère, arrête cela de suite ! » « Mais maman, toutes ces graines, c’est providentiel ! » « Prends patience. Plus tard tu comprendras ». Soudain, le soleil se lève, dardant droit ses rayons. Le vent du sud mugit, drainant une mer de sable sur la plaine dénudée. L’oisillon a peur. « Allons, dit le père, nous repartons ! »

Bien des années plus tard, l’oisillon déjà grand survole la même campagne. Le vent se lève brûlant comme le soleil. Inquiet le jeune père regarde ses petits. « Trouvons vite un refuge ! » Et soudain, dessous lui, au milieu de la plaine, un arbre magnifique aux branches étendues.
Bien des siècles plus tard, la ville avait poussé. Et l’arbre gigantesque fut abattu d’un coup. Un vieil homme à qui jadis appartenaient les terres en avait taillé deux poutres superbes. De nuit, il les planta au carrefour où autrefois s’élevait le bel arbre. La croix, resplendissante, dominait alentour. « Tiens, dit un voisin, as-tu vu ce matin au calvaire ? » « Non », dit l’ancien. « Une famille d’alouettes y a fait sa demeure ! » (Source:"Signe dans la Bible")

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Il n’y a que Marie qui puisse nous réunir…

Cheikh Mohamad Nokkari, Musulman sunnite très investi dans le dialogue interreligieux au Liban, est juge et professeur de droit à Beyrouth, Dubaï et Strasbourg … Dans les années 2000, il a activement participé à l'instauration de la Solennité de l'Annonciation comme fête nationale islamo-chrétienne chômée au Liban.

Interrogé par Aleteia.org : « Selon vous, n’y a-t-il que Marie qui puisse rassembler Chrétiens et Musulmans ? », il répond : « Lors d’une conférence à Jamhour (Liban), j’ai rencontré un Chrétien qui m’a demandé si nous pouvions prier ensemble. Je lui ai répondu : « Oui, il n’y a que Marie qui puisse nous réunir et autour de qui nous pouvons faire quelque chose ensemble ». C’est ainsi que nous avons créé le comité « Ensemble autour de Marie » ayant deux coprésidents, moi-même et Nagy Khoury, président de la fédération des anciens élèves des écoles catholiques au Liban (…)».

Il faut engager le peuple, pas seulement les institutions : c’est ce que nous faisons au Liban avec la fête de l’Annonciation justement.

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:
Qu'est-ce qu'un martyr?

En réalité, nul ne devait comprendre le terme "martyr" comme parlant de quelqu'un qui

a été torturé et mis à mort.

Littéralement, cela signifie "témoin."

Dès lors, une personne est un martyr si, par sa mort, elle témoigne du fait que le Christ

a vaincu la mort, qu'Il est Ressuscité d'entre les morts.

C'est en cela que se trouve le témoignage, et non pas dans le fait qu'il a été torturé.


(Prêtre-martyr Daniel Sysoyev, Instructions aux Immortels)

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

PRIONS POUR L'INSTITUT SAINT SERGE DE PARIS !

Pour comprendre, lisons cette

DÉCLARATION DE L'INSTITUT DE THÉOLOGIE ORTHODOXE SAINT SERGE:

1. Alors que l’Institut commémore ses quatre-vingt- dix ans d’existence, vient le temps où, plus que jamais, il s’agit de « rendre compte de l’espérance qui est en nous » (1 P 3, 15). Chassés par le totalitarisme, nos Pères fondateurs ont fait de leur exil une providence. Ils ont accepté de vivre pleinement l’Occident, l’Europe, la France, de se porter volontairement à la rencontre des autres confessions chrétiennes, des autres religions, des mouvements philosophiques, d’assumer consciemment la discipline universitaire de l’enseignement et de la recherche, du dialogue et du débat. Ils ont courageusement dépassé les clivages du monde orthodoxe pour accueillir l’ensemble des Églises orthodoxes et témoigner de l’universalité de l’Église orthodoxe. Ils ont patiemment bâti la seule école de théologie orthodoxe qui, sur le Vieux-Continent, peut se prévaloir d’avoir traversé le sombre XXe siècle dans une constante liberté. Comme l’écrivait Olivier Clément il y déjà de cela vingt ans, à l’occasion du 70e anniversaire de l’Institut : « C’est bien ici que l’Orthodoxie peut, aujourd’hui, tenter de connaître la modernité sans la maudire, sans s’y dissoudre non plus, mais pour la dépasser de l’intérieur, dans la fidélité à la véritable Tradition qui est, dans le Corps du Christ, la nouveauté toujours renouvelée de l’Esprit ».

2. C’est cet héritage que nous avons à porter, dont la hauteur même nous invite à nous savoir modestes et à nous montrer résolus. C’est cet héritage qui subit aujourd’hui une entreprise de démolition qui conduit à sa destruction. Depuis son élection controversée en novembre 2013 à la tête de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, Mgr Job de Telmessos n’a eu de cesse de dénigrer, de déstabiliser et d’entraver l’activité de l’Institut, lui déniant l’autonomie que lui garantissent le droit français et le droit européen. Son but constant a été de transformer la charge honorifique de Recteur de l’Institut qui lui revient par l’usage et le règlement en une mainmise totale sur la vie de l’Institut. Ainsi, et pour exemples :

- De la fin de l’année 2013 à la fin du premier semestre 2014, Mgr Job de Telmessos est intervenu, en vain, auprès des services du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour faire asseoir par les autorités républicaines des droits qui, au regard de la loi et des statuts de l’Institut, comme il lui a été alors rappelé, ne peuvent être les siens, une telle action contrevenant par ailleurs au régime de laïcité.

- Le 19 juin 2014, lors de la séance de clôture, à la fin de la liturgie, Mgr Job de Telmessos a dénoncé, depuis l’ambon, «des dysfonctionnements, des problèmes d’ordre ecclésial, administratif, académique », « une mauvaise gestion, un mauvais niveau », « une incompétence généralisée », « une situation lamentable, grotesque, une honte » dont la cause serait « l’appropriation » de l’Institut par une « tendance laïcisante » qui aurait déclenché « un coup d’État, une entrée en guerre » contre sa personne alors que l’Institut devrait avoir à son égard « le rapport d’un enfant à sa Mère », c’est-à-dire lui reconnaître tous pouvoirs.

- Le lundi 29 septembre 2014, Mgr Job de Telmessos a pu réitérer ses attaques lors de la première réunion d’un « Comité indépendant ad hoc », en fait autosaisi, afin d’ « auditer » l’Institut après que Mgr Job en eut fait légitimer le principe et l’existence par le Saint-Synode de Constantinople sur la base d’un rapport unilatéral de son fait, resté depuis confidentiel et plus que probablement biaisé au vu du résultat obtenu. Nous ne pouvons que regretter que les personnalités honorables requises pour siéger dans ce comité aient cru participer à une instance objective qui était en réalité formée, captée et instrumentalisée par une ambition des plus subjectives.

- Le 25 décembre 2014, Mgr Job de Telmessos a lancé la traditionnelle quête de Noël, qui est menée chaque année au sein des paroisses de son diocèse et au profit de l’Institut, en demandant à ce que les dons soient désormais adressés à « Colline Saint-Serge », une association parallèle, fondée par ses soins et à l’intitulé équivoque permettant une habile confusion.

- Le 8 février 2015, lors de la séance solennelle de l’Institut, Mgr Job de Telmessos a fait lire une déclaration en réponse au fait que l’Institut avait jugé de son devoir de signifier, par lettre d’un expert juridique qualifié en date du 2 février 2015, au « Comité ad hoc » que ce dernier se plaçait objectivement en situation d’abus de droit. L’intention de l’Institut était clairement de protéger les autorités et les personnalités concernées, à commencer par le Saint-Synode, de l’action illégitime à laquelle Mgr Job les exposait en poursuivant ses propres buts déguisés. Dans sa déclaration, Mgr Job a néanmoins incriminé « les membres du Conseil d’administration de l’Institut », les accusant de « se placer en dehors de l’Église », tout en tenant, au nom d’une contre-vérité, à « rappeler que les canons interdisent de porter les affaires ecclésiastiques devant les autorités civiles », c’est-à- dire en menaçant implicitement les clercs œuvrant à l’Institut et relevant de sa juridiction d’être traînés devant le tribunal ecclésiastique.

- Le 18 mai 2015, lors de la séance du tribunal opposant l’AMEITO et le Fonds de dotation Institut de la culture et de la pensée orthodoxe Saint-Serge, deux associations qui soutiennent financièrement l'Institut, en tant que parties civiles à M. Patrick Brispot, ancien trésorier de l’Ameito jugé pour en avoir détourné les fonds, Mgr Job de Telmessos est intervenu, sans avoir consulté ou prévenu l’Institut, pour que l’Archevêché se porte parallèlement et étrangement partie civile, non sans faire déclarer par son avocat que, en raison de ses négligences supposées, l’Institut serait en partie moralement responsable du grave dommage dont il est en fait la victime. Ce qui revenait à affaiblir la position et la capacité de l’Institut à recouvrer ses fonds.

- Le 26 mai 2015, à la délégation de l’Institut qui lui avait demandé audience afin de rechercher les termes d’une collaboration renouvelée, Mgr Job de Telmessos a déclaré qu’il exigeait : a) que l’Institut présente ses excuses aux membres du « Comité ad hoc », remette à ce dernier les documents demandés dont les bilans des exercices financiers et les curriculums universitaires des enseignants ; b) que l’Institut lui octroie l’ensemble des pouvoirs suivants, concentrés ex officio dans sa personne : présidence du Conseil d’administration de l’Institut ; présidence de l’Ameito ; droit de veto sur la personne du Doyen élu par le Conseil ; droit d’invalidation sur une base périodique des enseignants. En conclusion, il a réitéré son refus de contresigner l’imprimé traditionnel des diplômes lors de la clôture 2015 comme cela avait été le cas en 2014, au prétexte d’une question d’intitulé résolue entretemps et en continuant de la sorte à garder les étudiants dans une situation qui s’assimile à celle d’otages.

- Le 29 mai 2015, Mgr Job de Telmessos a reçu des étudiants de l’Institut pour leur expliquer qu’il déclinait toute responsabilité dans la présente situation d’impasse qui était du fait de l’Institut, qu’il disposait d’un projet personnel, de nouveaux enseignants et des fonds nécessaires pour mener une refonte radicale de l’Institut, qu’il se faisait fort de contresigner alors leurs diplômes et qu’il leur conseillait pour l’année 2015-2016, par « prudence », de contracter une double inscription ou de s’inscrire ailleurs qu’à l’Institut.

- Le 15 juin 2015, lors de son verdict rendu dans l’affaire Brispot, la Cour, qui a jugé notablement en faveur de l'IAMEITO et le Fonds de dotation Institut de la culture et de la pensée orthodoxe Saint-Serge, et leur a reconnu pleinement bon droit à recouvrer leurs fonds détournés, a également débouté Mgr Job de sa demande de constitution en partie civile qui a été jugée irrecevable, le tribunal confirmant ainsi incidemment l’indépendance de ces associations, et partant de l'Institut, en tant que sujets juridiques.

3. Avant toute autre considération, il nous faut malheureusement admettre que nous n’avons rien appris de neuf sur les dispositions d’esprit de notre ancien étudiant puis enseignant Job Getcha, depuis son entrée à l’Institut en 1996 jusqu’à notre refus collectif de renouveler son mandat de Doyen en 2007, événement que nous considérons être la source de ses présentes manœuvres afin de récupérer un pouvoir absolu qu’il croit détenir de Dieu au prétexte d’une conception faussée de l’épiscopat dont nous reconnaissons qu’elle accable indirectement nos talents de pédagogues à son endroit.

4. Pour autant, durant toute cette année d’hostilités ouvertes et souterraines agitées par celui qui était devenu entretemps l’Archevêque Job, nous avons préféré nous taire dans l’espérance que le scandale cesse, qu’il ne déborde pas l’intérieur de l’Église, que s’imposent la raison et la communion. Nous demandons pardon à quiconque qui, n’ayant pas compris les motifs de cette attente, en a retiré l’idée amère que l’Institut renonçait à sa vocation et à sa mission.

5. En effet, nous ne sommes pas les seuls à subir les assauts de Mgr Job de Telmessos dans sa quête éperdue de puissance et de reconnaissance. C’est avec un cœur attristé que nous tournons notre pensée fraternelle vers le Conseil diocésain, les paroisses, les prêtres et les fidèles de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale qui ont également à subir son arbitraire vindicatif et vexatoire, comme en témoignent les nombreuses relations et plaintes officielles et officieuses, émises par courriers ou relayées sur Internet. Aussi, à toutes celles et ceux qui se trouvent agressés, blessés ou choqués par les actes de Mgr Job de Telmessos, affirmons-nous, avec humilité mais certitude, à la suite des Pères et des Docteurs : « Telle n’est pas l’Église du Christ. Telle n’est pas l’Orthodoxie ».

6. Avec l’Apôtre, nous avons ainsi « revêtu notre cœur de patience » (1 Col 3, 12) jusqu’à ce point extrême où il faut que « notre oui soit oui, et que notre non soit non » (Mt 5, 37 ; Jc 5,12). Car comme le commande Saint Maxime le Confesseur, qui se trouva seul à porter l’orthodoxie contre son temps : « Avant tout et pour tout, soyons sobres et vigilants […] ; gardons surtout le grand et le premier remède de notre salut, je veux dire l'excellent héritage de la foi, la confessant ouvertement dans le corps et dans l'âme, comme les Pères nous ont instruits » (Lettre 12).

7. C’est pourquoi, prenant en compte la difficulté croissante de nos circonstances, mais avant tout en signe de résistance à la volonté liberticide de Mgr Job Getcha, à sa conception de l’épiscopat comme autocratie, à son dédain des lois de la République française et de l’Union européenne, nous, membres du Conseil des enseignants après avoir prié, échangé et concordé dans la même inspiration, avons décidé, à une écrasante majorité, avec l’approbation unanime du Conseil d’administration, de suspendre l’enseignement régulier sur place de l’Institut, tout au long de l’année académique 2015-2016.

8. C’est là le droit intangible de l’Institut Saint-Serge, établissement supérieur d’enseignement privé reconnu par l’État et régi par une association libre de la loi 1901 qui, de facto, ne peut relever juridiquement de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, lequel est une union diocésaine d’associations cultuelles de la loi 1905. C’est là aussi le devoir impératif de l’Institut Saint-Serge, eu égard à la mission panorthodoxe qu’il a accomplie durant quatre-vingt-dix ans au service de tous, du Comité puis de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, de l’ensemble des Églises orthodoxes de par le monde et en premier lieu du Trône œcuménique qui a toujours garanti, jusqu’à aujourd’hui, la liberté de l’Institut comme une expression de son propre rayonnement.

9. Cette période de suspension de l’enseignement régulier, sur place, sera aménagée dans le respect des étudiants concernés et de la bonne poursuite de leur cursus que rendront possibles nos divers accords de coopération avec des institutions-sœurs ainsi que le maintien de la Formation théologique par correspondance. Mais cette période doit surtout servir, quatrevingt-dix ans après notre fondation, à penser notre refondation pour les quatre-vingt-dix prochaines années en adaptant l’esprit de nos origines aux défis actuels. Tout au long de l’exercice 2015-2016, l’Institut, échappant ainsi à la paralysie délétère dans laquelle Mgr Job de Telmessos s’emploie à le plonger, n’en demeurera pas moins un lieu vivant, ouvert à tous et préparant son avenir. Que toutes celles et ceux qui n’ont cessé de l’accompagner et de l’aider soient pleinement rassurés de notre engagement sans retour à perpétuer notre vocation. Nous les invitons d’ailleurs à participer à notre réflexion sur le futur de l’Institut.

10. Cette décision équivaut donc non pas à un retrait de l’Église, mais à une défense de l’Église. Elle comporte certes un risque de marginalisation, voire de disparition, qui nous a cependant semblé un moindre mal au regard de l’entreprise d’asphyxie canonique et de détournement idéologique conduite par Mgr Job Getcha. Car nous ne luttons pas pour nous-mêmes mais pour le témoignage de la foi. Ainsi, mieux vaudrait pour l’Institut de ne plus exister plutôt que de s’abandonner à une mort spirituelle qui se traduirait par la continuation de son nom alors qu’il aurait perdu son identité.

11. Parce que nous voulons que Saint-Serge vive, nous osons solliciter, avec déférence mais confiance, Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée et Son Éminence le Métropolite Emmanuel de France, dont nous savons combien est profond leur attachement à l’Institut, afin qu’ils nous accordent le soutien spirituel et canonique qui nous permettra de poursuivre notre mission dans un authentique climat de communion ecclésiale, de conformité juridique et de dignité humaine. Et afin que, à notre tour et en leur nom, nous puissions communiquer « l’eau vive » de la théologie orthodoxe à toute femme et à tout homme « qui en éprouve la soif » (Ap 22, 17).

12. Souscrivant à la définition du père Serge Boulgakov qui, au moment même de la création de l’Institut dont il fut le premier Doyen, déclarait que « l’Orthodoxie, pour être elle- même, ne peut être seulement richesse de la foi et vie par la foi, mais doit être aussi prophétie », nous faisons nôtre en conclusion le mot de notre Père parmi les Saints Jean Chrysostome, archevêque de Constantinople, et disons avec lui : « Grâces soient rendues à Dieu pour tout ».

L’Institut Saint-Serge,

A Paris, le 16 juin 2015.

Institut Saint-Serge

93, rue de Crimée, 75 019 Paris

Paris 75019

France

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Dans l'Église orthodoxe la Vierge Marie est l'image de ceux qui sont sauvés.

Si Jésus-Christ est le Sauveur, Elle est, par excellence, l'image de ceux qui sont sauvés.

Elle est, dans tous les aspects de sa vie, non pas la grande exception, mais plutôt le grand exemple.

Depuis sa conception jusques à sa Dormition, elle révèle à quel point tous les gens doivent être (quand ils sont véritablement sanctifiés par l'Esprit Saint) serviteurs de Dieu et imitateurs du Christ.

Dans la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple, nous voyons comment la mère du Christ est constamment chantée dans des hymnes comme le "temple vivant de la sainte gloire du Christ notre Dieu."

Elle est saluée comme "l'arche vivante qui contient le Verbe qui ne peut être contenu". Elle est glorifiée comme "le temple qui va contenir Dieu", consacrée par l'Esprit pour être la "demeure du Tout Puissant".

"Elle entre dans le Saint des Saints pour devenir elle-même le "Saint des Saints animés", celui en qui le Christ est formé, faisant ainsi d'elle, et de tous ceux qui font un avec elle dans la foi, la "demeure du ciel".

Nous sommes tous faits pour être des temples vivants de Dieu. Nous sommes tous créés pour être des demeures de Sa gloire. Nous sommes tous façonnés à Son image et à Sa ressemblance pour être demeures de Sa présence.

Le premier martyr chrétien, le protodiacre Etienne dont la mémoire est célébrée le troisième jour après la Nativité, a été mis à mort pour proclamer cette merveille quand il a témoigné que "le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites de mains d'hommes."

Pour cela, comme Jésus lui-même, il a été accusé d'avoir planifié la destruction du temple terrestre à Jérusalem (Actes 7:48; 6:14 ).

L'apôtre Paul proclame cette même doctrine, clairement et sans équivoque quand il écrit aux Corinthiens et à nous-mêmes que "nous sommes ouvriers avec Dieu, vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu" (I Cor. 3:9).

Ce même enseignement se trouve dans l'Epitre de l'apôtre aux Ephésiens, comme confirmation des paroles de Jésus dans l'Evangile enregistrées par saint Jean, selon lesquelles "si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et ferons notre demeure en lui "(Jn 13:23).

Jésus-Christ, le Fils, le Verbe et l'Image de Dieu, est physiquement et spirituellement formé dans le corps de la Vierge Marie, afin qu'Il puisse être formé en nous aussi (cf. Gal. 4:19).

Tel est le sens de la Nativité, qui est le sens de la vie elle-même: le Christ en nous et nous en Christ, Dieu avec nous et nous avec Dieu.

L'Esprit dans nos cœurs, afin que l'Esprit puisse s'écouler hors de nous, et sanctifier le monde autour de nous.

Il ne s'agit pas de simple symbolisme, de langage exalté de la Liturgie et des Écritures. C'est quelque chose de très sérieux!

Version française Claude Lopez-Ginisty

http://orthodoxologie.blogspot.fr
d'après
Père Thomas Hopko Thomas Hopko:
"The Winter Pascha"( La Pâques d'hiver)

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 6,19-23.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ;
mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 123

 

De la Vraie Pauvreté et de la Vraie Richesse:

 

"Faites vous des trésors dans le Ciel..."

 

Toi, qu'es-tu ? riche ou pauvre ?

Beaucoup me disent : je suis pauvre, et ils disent vrai.

Je vois des pauvres qui possèdent quelque chose ; j'en vois qui sont complètement indigents.

Mais en voici un chez qui abondent l'or et l'argent — oh ! s'il savait combien il est pauvre !

Il le reconnaîtra s'il regarde le pauvre qui est près de lui.

D'ailleurs quelle que soit ton opulence, toi qui es riche, tu n'es qu'un mendiant à la porte de Dieu.


Voici l'heure de la prière...

Tu fais des demandes ; la demande n'est-elle pas un aveu de ta pauvreté ?

En effet, tu dis : « Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour ».

Toi donc qui demandes ton pain quotidien, es-tu riche ou pauvre ?

Et pourtant le Christ ne craint pas de te dire :

« Donne-moi ce que je t'ai donné.

De fait, qu'as-tu apporté en venant en ce monde ?

Tout ce que tu as trouvé dans la création, c'est moi qui l'ai créé. Tu n'as rien apporté, tu n'emporteras rien.

Pourquoi ne me donnes-tu pas de ce qui est mien ?

Tu es dans l'abondance et le pauvre dans le besoin, mais remontez au commencement de votre existence : tous deux vous êtes nés complètement nus.

Même toi, tu es né nu.

Ensuite tu as trouvé ici-bas de grands biens ; mais aurais-tu par hasard apporté quelque chose avec toi ?

Je demande donc ce que j'ai donné ; donne et je te rendrai.


« Tu m'as eu pour bienfaiteur ; rends-moi ton débiteur, à un taux élevé...

Tu me donnes peu, je te rendrai beaucoup. Tu me donnes les biens de ce monde, je te rendrai les trésors du ciel.

Tu me donnes des richesses temporelles, je t'établirai sur des possessions éternelles.

Je te rendrai à toi, quand j'aurai pris possession de toi ».

Vendredi 19 Juin 2015, éléments pour méditation:
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