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Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

7 Mai 2015 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne Publié dans #Famille

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :
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Livre de la Sagesse 5,1-5.

Les justes se tiendront en grande assurance en face de ceux qui les ont persécutés, et qui méprisaient leurs labeurs.
A cette vue, ils seront agités d'une horrible épouvante, ils seront dans la stupeur devant la révélation du salut.
Ils se diront, pleins de regret, et gémissant dans le serrement de leur cœur : " Voilà donc celui qui était autrefois l'objet de nos moqueries, et le but de nos outrages !
Insensés, nous regardions sa vie comme une folie et sa fin comme un opprobre.
Comment est-il compté parmi les enfants de Dieu, et sa part est-elle parmi les saints ?"


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,1-7.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : "Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui, en moi, ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il en porte davantage.
Déjà, vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée.
Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure uni à la vigne, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi.
Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, porte beaucoup de fruits : car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse ces sarments, on les jette au feu et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. "

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Par Saint Cyrille d'Alexandrie (380-444), évêque et docteur de l'Église
Commentaire sur l'Évangile de Jean, 10, 2 (trad. bréviaire 5e mar. Pâques rev.)

« Celui qui demeure en moi, et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits »


Le Seigneur dit qu'il est lui-même la vigne, pour nous apprendre à nous attacher à son amour et nous montrer combien d'avantages nous retirons de notre union avec lui.

Et il compare aux sarments ceux qui lui sont unis, ajustés en quelque sorte et fixés en lui : ils sont déjà « participants de sa nature » (2P 1,4) du fait qu'ils ont reçu le Saint Esprit en partage.

Car ce qui nous unit au Christ Sauveur, c'est son Esprit Saint.


En effet, nous avons reçu la nouvelle naissance de lui et en lui, dans l'Esprit, en vue de porter des fruits de vie ; non pas de la vie ancienne et dépassée, mais de la vie renouvelée par la foi et l'amour envers lui.

Demeurons dans cet état, greffés en quelque sorte sur le Christ, attachés coûte que coûte au commandement sacré qui nous a été donné.

Efforçons-nous de conserver les bienfaits de cette noblesse, c'est-à-dire à ne laisser aucunement « contrister le Saint Esprit » (Ep 4,30) qui a fait son habitation en nous, et par qui l'on sait que Dieu demeure en nous.


De même que la souche de la vigne fournit et distribue aux sarments sa qualité naturelle et qui lui est propre, ainsi le Verbe, Fils unique de Dieu le Père, introduit chez les saints une parenté avec sa nature en leur donnant l'Esprit, surtout à ceux qui lui sont unis par la foi et par une sainteté parfaite.

Il les nourrit et fait grandir leur ferveur ; il développe en eux la capacité des vertus et de toute bonté.

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Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

LE RACISME MINE LA VIE EN EGLISE

Lu dans un article remarquable sur le site : http://www.incommunion.org, ( "website of the Orthodox Peace Fellowship").

« Le principe racial sape le système gouvernemental sacré de l'Eglise.

Dans une église organisée selon des critères de race, l'église du diocèse local n'a pas de zone qui lui soit propre, mais les juridictions ethniques des autorités suprêmes ecclésiastiques sont étendues ou restreintes en fonction du flux et du reflux des peuples sans cesse déplacés ou en fonction de la migration en groupe ou individuellement…

Si le principal racial est appliqué, il n'y a pas d'église diocésaine ou patriarcale, pas d'église provinciale ou métropolitaine, aucune église épiscopale, pas même une simple paroisse, qu'il s'agisse de l'église de village, de petite ville ou de banlieue : aucune ne peut exister en fonction de son lieu propre ou sa région propre, et réunir en son sein tous ceux qui partagent la même foi.

Le Christ se trouve ainsi divisé, comme il le fut chez les Corinthiens, entre ceux qui disaient:

-« Je suis de Paul, je suis d'Apollo, je suis de Céphas» (1 Cor 1:12.

Aucun concile œcuménique ne trouverait juste ni conforme aux intérêts de la chrétienté dans son ensemble d'admettre une réforme ecclésiastique fondée sur l'identité ethnique, qui ne ferait que servir les particularités éphémères des passions humaines et des basses préoccupations:

outre le fait que cela annulerait les acquis législatifs de tant de grands Conciles œcuméniques, cela entraînerait d'autres résultats nocifs à la fois manifestes et potentiels.

Et d'abord, l’introduction d’un exclusivisme de type judaïque, où la notion de race serait vue comme une condition sine qua non pour être chrétien, en particulier dans la structure hiérarchique.

Chaque non grec, par exemple, serait donc légalement exclu de ce qui serait appelé l'Eglise grecque et de sa hiérarchie, tous les non-bulgares de l'Eglise bulgare, et ainsi de suite. En tant que Juif, saint Paul, l'Apôtre des Gentils, ne pourrait avoir été pasteur que dans une nation, la communauté juive.

De même, saints Cyrille et Méthode, d'origine grecque, n'auraient pas été acceptés chez les Slaves.

Quelle perte pour l'Eglise!...

Dans cette perspective, le sacré et le divin sont rendus tout à fait humains, l'intérêt séculaire est placé au-dessus des préoccupations spirituelles et religieuses, chacune des églises étant fondée sur la race, et réservée aux siens.

De la sorte la doctrine de la foi dans "l'Église une, sainte, catholique et apostolique" reçoit un coup mortel.

Si tout cela se produit, le racisme entre en conflit ouvert avec l'esprit et l'enseignement du Christ. »

D’après la version française de Claude Lopez-Ginisty

Source : http://orthodoxologie.blogspot.fr/

L’hérésie du racisme

« L'Église de Jérusalem se composait de Juifs et de prosélytes de diverses nations.

Les Églises d'Antioche, d'Alexandrie, d'Ephèse, de Rome et toutes les autres étaient composées de Juifs, mais surtout de Gentils.

Chacune de ces églises formait en elle-même un tout indissociable et indivisible.

Chacune reconnaissait comme ses apôtres les apôtres du Christ, qui étaient tous Juifs.

Chacune d'elle avait un évêque installé par ces apôtres sans aucune discrimination raciale: cela est évident dans le récit de la fondation des premières Églises de Dieu…

Le même système d'établissement des églises par localité prévaut, même après la période apostolique, dans les églises provinciales ou diocésaines qui ont été constituées sur la base de l'organisation politique alors en vigueur ou pour d'autres raisons historiques.

La congrégation des fidèles de chacune de ces églises se composait de chrétiens de toute race et langue…

Paradoxalement, l'Eglise de Grèce, de Russie, de Serbie, de Moldavie et ainsi de suite, ou pour le dire d'une manière moins correcte de l'Eglise russe, l'Eglise grecque, etc, signifient des Églises autocéphales ou semi-indépendantes dans des territoires autonomes ou semi-indépendants, avec des limites fixes identiques à celles des possessions laïques, hors desquelles elles n'ont aucune juridiction ecclésiastique.

Elles étaient composées non sur des motifs ethniques, mais en raison d'une situation particulière, et ne se basaient pas entièrement sur la race ou la langue.

L'Eglise orthodoxe n'a jamais connu d'églises fondées sur la race...

Races et langues coexistaient au sein de la même paroisse, ville ou pays…

Si nous examinons les canons sur lesquels le gouvernement de l'Eglise est construit, on ne trouve nulle part en eux trace de racisme...

De même, les canons des Églises locales, lors de l'examen de la formation, de l'union ou de la division des groupements ecclésiastiques, mis en avant pour des raisons politiques ou des besoins ecclésiastiques, ne sont jamais fondés sur des bases raciales…

Au vu de tout ce qui précède, il est bien évident que le racisme ne trouve pas de reconnaissance dans le gouvernement et la législation sacrée de l'Eglise.


D' où (Dans le monde orthodoxe bysantino-slave) ce canon du concile panorthodoxe tenu à Constantinople en 1872 :

"Nous désavouons, censurons et condamnons le racisme, la discrimination raciale c'est-à-dire, les querelles ethniques, les haines et les dissensions au sein de l'Eglise du Christ, comme étant contraires à l'enseignement de l'Evangile et aux saints canons de nos pères bienheureux, qui "soutienne la sainte Église et l'ensemble du monde chrétien, l'embellissent et la mènent à la piété divine. "
Concile panorthodoxe de Constantinople 10 août 1872

D’après la version française Claude Lopez-Ginisty d'aprèsIN COMMUNION

(source : http://orthodoxologie.blogspot.fr)

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :
PRIÈRE À NOTRE-DAME DU SACERDOCE

Vierge Marie,
Mère du Christ Prêtre,
Mère des Prêtres du monde entier,
Vous aimez tout particulièrement les prêtres,
parce qu’ils sont les images vivantes
de Votre fils unique.

Vous avez aidé Jésus par toute Votre vie terrestre,
et vous l’aidez encore dans le Ciel.
nous vous en supplions, priez pour les Prêtres,
Priez le père des Cieux
pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson.

Priez pour que nous ayons toujours des Prêtres,
qui nous donnes les sacrements,
nous expliquent l’Évangile du Christ,
Et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu.

Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père,
Les Prêtres dont nous avons tant besoin,
Et puisque votre cœur à tout pouvoir sur lui,
Obtenez-nous, ô Marie,
Des prêtres qui soient des Saints.

Amen.

 

+++

Prière à saint Joseph artisan composée et indulgenciée par Pie XII, Pape de Rome

(PIE XII (1876-1958), Pape de Rome instituait en 1955 pour l’Eglise Latine et celles qui lui sont canoniquement unies la fête de saint Joseph Artisan, destinée à être célébrée le 1er mai de chaque année. Pour la sécurité de l’emploi dans nos familles et l’unanimité des cœurs tendus vers Dieu, nous nous unissons à nos frères et sœurs de l’Eglise d’Occident dans cette célébration)

« Notre méditation sur le parcours humain et spirituel de saint Joseph, nous invite à prendre la mesure de toute la richesse de sa vocation et du modèle qu’il demeure pour tous ceux et toutes celles qui ont voulu vouer leur existence au Christ, dans le sacerdoce comme dans la vie consacrée ou dans divers engagements du laïcat.

Joseph a en effet vécu dans le rayonnement du mystère de l’Incarnation. (…) Joseph nous livre le secret d’une humanité qui vit en présence du mystère, ouverte à lui à travers les détails les plus concrets de l’existence. Chez lui, il n’y a pas de séparation entre la foi et l’action.

Sa foi oriente ses actions de façon décisive. Paradoxalement, c’est en agissant, en prenant donc ses responsabilités, qu’il s’efface le mieux pour laisser à Dieu la liberté de réaliser son œuvre, sans y faire obstacle. Joseph est un « homme juste » (Mt 1, 19) parce que son existence est ajustée à la Parole de Dieu ».(Benoit XVI, Pape de Rome à Yaoundé)

PRIERE :

Ô glorieux Patriarche saint Joseph, humble et juste artisan de Nazareth, qui avez donné à tous les chrétiens, mais spécialement à nous, l’exemple d’une vie parfaite dans le travail constant et dans l’admirable union à Marie et à Jésus, assistez-nous dans notre tâche quotidienne, afin que, nous aussi, artisans catholiques, nous puissions trouver en elle le moyen efficace de glorifier le Seigneur, de nous sanctifier et d’être utiles à la société dans laquelle nous vivons, idéals suprêmes de toutes nos actions.

Obtenez-nous du Seigneur, ô notre très aimé protecteur, humilité et simplicité de cœur, goût du travail et bienveillance envers ceux qui sont nos compagnons de labeur, conformité aux divines volontés dans les peines inévitables de cette vie et joie dans leur support, conscience de notre mission sociale particulière, et sentiment de notre responsabilité, esprit de discipline et de prière, docilité et respect à l’égard de nos supérieurs, fraternité envers les égaux, charité et indulgence pour nos subordonnés.

Soyez avec nous dans nos moments de prospérité, quand tout nous invite à goûter honnêtement les fruits de nos fatigues ; mais soutenez-nous dans les heures de tristesse, alors que le ciel semble se fermer pour nous et que les instruments du travail eux-mêmes paraissent se rebeller dans nos mains.

Faites que, à votre exemple, nous tenions les yeux fixés sur notre Mère Marie, votre très douce épouse, qui, dans un coin de votre modeste atelier, filait silencieusement, laissant errer sur ses lèvres le plus gracieux sourire ; faites aussi que nous n’éloignions pas notre regard de Jésus, qui peinait à votre établi de menuisier, afin que nous puissions ainsi mener sur terre une vie pacifique et sainte, prélude de celle éternellement heureuse qui nous attend dans le ciel, durant les siècles des siècles.

Amîn.

(Documentation Catholique, 13 avril 1958.)

 

Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges

 

La vénération de la Vierge Marie est fondée sur la dignité de mère de Dieu et les conséquences qui en découlent. Nous ne pourrons en effet jamais trop estimer celle que le Verbe Incarné révère comme sa mère, que le Père contemple avec amour comme sa fille bien-aimée et que le Saint Esprit regarde comme son temple de prédilection.

Le Père la traite avec le plus grand respect en lui envoyant un Ange qui la salue comme pleine de grâce, et lui demande son consentement à l'œuvre de l' lncarnation pour laquelle il veut se l'associer si intimement ; le Fils la vénère, I’ aime comme sa mère et lui obéit ; le Saint Esprit vient en elle et y prend ses complaisances. En vénérant Marie, nous ne faisons donc que nous associer aux trois divines personnes et estimer ce qu'elles estiment.

(…) Cette vénération doit être plus grande que celle que nous avons pour les Anges et les Saints, parce que par sa dignité de mère de Dieu, son rôle de médiatrice et sa sainteté elle surpasse toutes les créatures. Aussi son culte, tout en étant un culte de dulie (réservé aux saints) et non de latrie (réservé à Dieu), est appelé avec raison le culte d'hyperdulie, étant supérieur à celui qu'on rend aux Anges et aux Saints.

 

 

‘Enlève cet habit qui nous fait perdre tant d’âmes …’

 

Le Vénérable François de Yepes, tertiaire du Carmel, voyait souvent des démons qui s’efforçaient de le tenter.

Un jour, alors qu’il baisait respectueusement son scapulaire avant de le mettre, Satan s’approcha de lui, portant une chaîne d’or, et lui dit : ‘allons donc, porte plutôt cette chaîne d’or, et jette loin de nous cet objet qui nous est insupportable et ne sert qu’à nous tourmenter. Cesse de persuader tant de personnes de le vénérer et de le porter’.

Une nuit où il avait fait tomber son scapulaire en se donnant la discipline, il vit les démons s’approcher de lui, et, tandis qu’il se hâtait de remettre le manteau de Marie, lui crier avec fureur : ‘Enlève cet habit qui nous fait perdre tant d’âmes : car elles nous échappent celles qui, en étant revêtues, meurent pieusement’.

François de Yepes leur fit avouer que trois choses les tourmentaient et leur étaient insupportables : le Nom de Jésus, le Nom de Marie et le Scapulaire du Carmel.

 

 

 

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Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 15,9-11.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Par la Bse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité . Dans Something Beautiful for God (trad. La Joie du don, p. 73 rev.)

« Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous »


La joie est prière. La joie est force. La joie est amour.

Elle est comme un filet d'amour qui prend les âmes.

« Dieu aime ceux qui donnent avec joie » (2Co 9,7).

Ceux qui donnent avec joie donnent le plus.

Il n'y a pas de meilleure façon de manifester notre gratitude à Dieu et aux hommes que d'accepter tout avec joie.

Un cœur brûlant d'amour est nécessairement un cœur joyeux.

Ne laissez jamais la tristesse vous envahir au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.


Nous éprouvons tous l'ardent désir du ciel où se trouve Dieu.

Or il est en notre pouvoir à tous d'être dès maintenant au ciel avec lui, d'être heureux avec lui en cet instant même.

Mais ce bonheur immédiat avec lui veut dire :

*aimer comme il aime,

*aider comme il aide,

*donner comme il donne,

*servir comme il sert,

*secourir comme il secourt,

*demeurer avec lui toutes les heures du jour, et

*toucher son être même

derrière le visage de l'affliction humaine.

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :

Le Prince de la Paix est venu pour servir et non pour être servi… un exemple à suivre par tous !

Conférence donnée à l’UNESCO par le Patriarche Syro-Maronite, le Card. Béchara Boutros RAI Paris, le 25 avril 2015

Le Patriarche arrive au terme de ses propositions, qui s’appuient sur une considération profonde de la situation, qu’il a contemplé, dès lors les solutions fondamentales proposées ne sont pas des solutions extrinsèques, imposées par la force, mais des mouvements qui doivent pouvoir prendre appui sur la réalité même qui est à guérir… Indication précieuse du chemin de Vie. Il s’agit toujours de contempler la situation présente, et de trouver en son sein le chemin de l’ouverture véritable à Celui qui donne… Il en a été ainsi avec la foule dans le désert et sans nourriture, la contemplation a donné quelques pains et poissons, l’action de grâce a permis que la foule soit rassasiée. De même aujourd’hui dans le contexte présent la reconnaissance de la place singulière des Maronites peut aider vraiment à un chemin de paix, bien mieux que des solutions extérieures imposées par la force des armes mais qui ne déplaceront pas le cœur des personnes.

Que le Seigneur donne au Liban de remettre en route en son sein la circulation de la parole que cette Paix en ce lieu ensuite se propage à d’autres…

Nous aussi n’ayons de cesse de semer des germes de paix, n’ayons de cesse de les aider à grandir, mettons nos pas dans celui qui est le jardinier de l’homme, le « Prince de la Paix » lui qui s’est manifesté serviteur de tous…

e) Reconnaître que les chrétiens d’Orient, surtout les chrétiens du Liban, sont stratégiques pour une solution politique à long terme, une solution interculturelle intrinsèque, au lieu d’une solution militaire imposée, comme c’est le cas aujourd’hui en Palestine, Syrie, Irak et Yémen.

f) Sauvegarder le Liban et le rôle efficace des chrétiens pour garantir la marche vers la démocratie, les valeurs de la modernité et le développement dans la région. Car seul le Liban sépare entre Religion et Etat, où chrétiens et musulmans sont en pleine égalité de droits et obligations. Seulement au Liban, les chrétiens ont une présence politique respectable dans leur propre pays et dans le monde arabe. Le Liban, grâce à sa culture de convivialité, reste le seul espoir du vivre ensemble entre chrétiens, musulmans et autres. Son président chrétien Maronite de par le Pacte National est le garant de cette convivialité. Malheureusement l’élection d’un nouveau Président a été liée forcement aux issus des conflits en cours en Syrie et dans la région. Voilà qu’aujourd’hui même s’accomplissent onze mois de vacance présidentielle, due au boccage des séances parlementaires. Nous comptons sur la médiation des pays amis du Liban, et ceux qui ont une influence politique sur l’Iran et l’Arabie Saoudite, pour débloquer cette impasse parlementaire.

Conclusion

16. La paix est le don du Christ, "Prince de la paix" (Is 9 : 6). Lui-même est notre paix (Eph. 1 : 14). Elle se construit tous les jours. Elle est le fruit de la justice (Is 32 : 16) et porte un nouveau nom celui du développement (Paul VI, Populorum Progressio, n.76). Engageons-nous ensemble pour rendre à la terre du Moyen-Orient, d’où l’Evangile de la paix a été annoncé au monde, sa vocation originelle d’être le lieu de la rencontre et de la paix.

Je Vous remercie !

(Source du document http://www.maronites.fr/spip.php?article234)

Mercredi 6 Mai 2015. Eléments pour la méditation :
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