Mercredi 27 Mai 2015 Eléments pour la méditation :
Livre des Actes des Apôtres 5,12-16.
En ces jours-là, beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient parmi le peuple par les mains des apôtres. Ils se tenaient tous ensemble au portique de Salomon,
et aucun des autres n'osait se joindre à eux ; mais le peuple les louait hautement.
De plus en plus s'adjoignaient des croyants au Seigneur, hommes et femmes en masse,
à tel point qu'on apportait les malades dans les rues et qu'on les plaçait sur des lits et des grabats, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu'un d'eux.
On venait même en foule des villes voisines de Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs, qui tous étaient guéris.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-52.
En ce temps-là, Jésus dit à la foule des Juifs : Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les Prophètes : Ils seront tous enseignés par Dieu. Quiconque a entendu le Père et a reçu son enseignement, vient à moi.
Ce n'est pas que personne ait vu le Père, sinon celui qui est de Dieu ; celui-là a vu le Père.
En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Je suis le pain de vie.
Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts.
Voici le pain descendu du ciel, afin qu'on en mange et qu'on ne meure point.
Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement ; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde."
Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant : "Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger ?"
Par Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église Latine.
Le Chemin de la perfection, ch. 33-34 (trad. Seuil 1961, p. 194s)
« Ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas »
Le bon Jésus, voyant combien son secours nous était nécessaire, a cherché un moyen admirable où paraît bien l'excès de son amour pour nous.
Voilà pourquoi il a fait en son nom et au nom de tous ses frères cette prière :
-« Donne-nous aujourd'hui, Seigneur, notre pain de ce jour » (Mt 6,11)...
Il a senti qu'il devait réveiller notre amour en nous mettant le sien sous les yeux, et non pas un jour seulement, mais tous les jours.
Voilà pourquoi il a dû prendre le parti de demeurer au milieu de nous...
Je ne peux pas m'empêcher d'admirer comment cette demande est la seule où il répète les mêmes paroles.
Car tout d'abord il prie pour qu'on nous donne ce pain chaque jour ; puis il ajoute :
-« Donne-le nous aujourd'hui ».
C'est comme s'il disait à son Père que, ayant été une fois livré à mort pour nous, et étant désormais notre bien, il ne nous l'enlève pas, mais le laisse nous servir tous les jours, jusqu'à la fin du monde...
S'il dit « notre pain de chaque jour », c'est, à mon avis, parce que non seulement nous le possédons sur la terre, mais parce que nous le possèderons aussi au ciel, si nous savons profiter de sa compagnie...
Quand il dit « aujourd'hui », c'est, ce me semble, pour signifier un jour, c'est-à-dire la durée du monde ; car le monde ne dure vraiment qu'un jour...
Le Fils, en effet, a dit au Père éternel :
-« Puisqu'il ne s'agit que d'un jour, permettez-moi de le passer dans la servitude ».
Dieu le Père nous l'a donné et l'a envoyé en ce monde par sa seule volonté.
Le Fils à son tour, par sa volonté propre, ne veut pas nous abandonner, mais s'établir au milieu de nous pour la plus grande gloire de ses amis et la confusion de ses ennemis.
Il ne fait cette nouvelle demande que pour aujourd'hui ; le Père éternel nous a donné ce pain sacré, et c'est pour toujours, je le répète, qu'il nous a donné cet aliment de l'humanité du Sauveur, notre soutien, notre vraie manne.
Dans ce très saint sacrement, notre âme trouvera tous les goûts et toutes les consolations qu'elle pourra souhaiter (cf Sg 16,20).
Et s'il n'y a pas de faute de notre part, nous sommes assurés de ne pas mourir de faim.
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :
Sainte Marie, Notre-Dame de la Prière
Tu as accueilli dans la foi le message de l’ange Gabriel
et tu es devenue la Mère de Jésus, le Verbe Eternel et Fils Unique du Père.
Apprends-nous à prier pour grandir dans la foi.
A la Visitation, tu as exulté de joie par le Magnificat.
Apprends-nous à rendre grâce à Dieu.
A Cana, tu as prié le Christ
pour qu’Il donne le vin des noces.
Apprends-nous à intercéder pour nos frères.
Debout au pied de la Croix,
tu as souffert avec Jésus par amour pour les pécheurs.
Apprends-nous à accueillir la miséricorde du Père.
A la Pentecôte, tu priais avec les Apôtres
quand ils ont reçu la plénitude de l’Esprit-Saint.
Apprends-nous à demander l’Esprit
pour témoigner de l’Evangile.
Tu es la Mère de l’Eglise et la Protectrice des Familles.
Veille sur chacune de nos familles.
Apprends-nous à aimer avec fidélité.
Tu es la Mère de l’humanité et la Patronne de la France,
ouvre notre pays aux dimensions universelles
de l’amour de Dieu.
Apprends-nous à servir avec générosité.
O Marie, Mère de Miséricorde « Toute Pure et Immaculée »,
priez pour nous qui avons recours à vous !
Notre-Dame de la Prière, apprenez-nous à prier.Amîn
MARIE COMME MODELE DES SAUVES.
Dans l'Église orthodoxe la Vierge Marie est l'image de ceux qui sont sauvés. Si Jésus-Christ est le Sauveur, Elle est, par excellence, l'image de ceux qui sont sauvés.
Elle est, dans tous les aspects de sa vie, non pas la grande exception, mais plutôt le grand exemple.
Depuis sa conception jusques à sa Dormition, elle révèle à quel point tous les gens doivent être (quand ils sont véritablement sanctifiés par l'Esprit Saint) serviteurs de Dieu et imitateurs du Christ.
Dans la fête de l'Entrée de la Mère de Dieu au Temple, nous voyons comment la mère du Christ est constamment chantée dans des hymnes comme le "temple vivant de la sainte gloire du Christ notre Dieu.
" Elle est saluée comme "l'arche vivante qui contient le Verbe qui ne peut être contenu".
Elle est glorifiée comme "le temple qui va contenir Dieu", consacrée par l'Esprit pour être la "demeure du Tout Puissant".
"Elle entre dans le Saint des Saints pour devenir elle-même le "Saint des Saints animés", celui en qui le Christ est formé, faisant ainsi d'elle, et de tous ceux qui font un avec elle dans la foi, la "demeure du ciel."
Nous sommes tous faits pour être des temples vivants de Dieu.
Nous sommes tous créés pour être des demeures de Sa gloire.
Nous sommes tous façonnés à Son image et à Sa ressemblance pour être demeures de Sa présence.
Le premier martyr chrétien, le protodiacre Etienne dont la mémoire est célébrée le troisième jour après la Nativité, a été mis à mort pour proclamer cette merveille quand il a témoigné que "le Très Haut n'habite pas dans des maisons faites de mains d'hommes.
" Pour cela, comme Jésus lui-même, il a été accusé d'avoir planifié la destruction du temple terrestre à Jérusalem (Actes 7:48; 6:14 ).
L'apôtre Paul proclame cette même doctrine, clairement et sans équivoque quand il écrit aux Corinthiens et à nous-mêmes que "nous sommes ouvriers avec Dieu, vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu" (I Cor. 3:9).
Ce même enseignement se trouve dans l'Epitre de l'apôtre aux Ephésiens, comme confirmation des paroles de Jésus dans l'Evangile enregistrées par saint Jean, selon lesquelles "si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et ferons notre demeure en lui "(Jn 13:23).
Jésus-Christ, le Fils, le Verbe et l'Image de Dieu, est physiquement et spirituellement formé dans le corps de la Vierge Marie, afin qu'Il puisse être formé en nous aussi (cf. Gal. 4:19).
Tel est le sens de la Nativité, qui est le sens de la vie elle-même:
-le Christ en nous et nous en Christ, Dieu avec nous et nous avec Dieu.
L'Esprit dans nos cœurs, afin que l'Esprit puisse s'écouler hors de nous, et sanctifier le monde autour de nous.
Il ne s'agit pas de simple symbolisme, de langage exalté de la Liturgie et des Écritures. C'est quelque chose de très sérieux!
(Version française Claude Lopez-Ginisty , source : http://orthodoxologie.blogspot.frd'après
Fr. Thomas Hopko in "The Winter Pascha"( La Pâques d'hiver))
Marie veut nous apprendre à nous réconcilier avec nous-mêmes et avec Dieu…
Si vous voulez ressembler à Marie, soyez heureux. L’humilité et la joie se puisent dans la foi qui nous rappelle combien Dieu nous aime, et combien il nous veut heureux et équilibré. D’ailleurs, la Vierge Marie était profondément équilibrée.
N’imaginez pas que l’équilibre humain, on l’a ou on ne l’a pas ! Il faut aller le chercher, cet équilibre qui est source de joie. Il faut aller le chercher avec courage, parce que, au départ, nous sommes tous déséquilibrés. Cela s’appelle le péché originel !
Le péché originel, entretenu par notre péché actuel, crée en nous un profond déséquilibre qui introduit le soupçon, la peur, dans nos relations avec Dieu, avec les autres et avec nous-mêmes. Marie a été conçue sans le péché originel, sans ce déséquilibre !
Et ce cadeau de Dieu n’est pas uniquement pour elle ou pour Jésus, mais aussi pour nous. Elle veut nous partager ce cadeau, en nous apprenant à nous réconcilier avec la création, avec nous-mêmes, avec les autres et avec Dieu.
Père Emmanuel Gobilliard
Actuel Recteur de la cathédrale du Puy (France)
www.laneuvaine.fr
SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST,
FILS DU PÈRE,
DAIGNEZ ENVOYER À PRÉSENT VOTRE ESPRIT SUR LA TERRE.
FAITES HABITER L’ESPRIT SAINT
DANS LES CŒURS DE TOUS LES PEUPLES
AFIN QU’ILS SOIENT PRÉSERVÉS
DE LA CORRUPTION, DES CALAMITÉS
ET DE LA GUERRE.
QUE LA DAME DE TOUS LES PEUPLES,
LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE,
SOIT NOTRE AVOCATE.
AMÎN.
DEUX CONSEILS POUR RETROUVER LA PAIX :
Comment se libérer du souvenir du tort subit (saint Maxime)
Si vous vous souvenez du mal de quelqu'un, alors priez pour cette personne. Et à travers votre prière, vous enlèverez la douleur du souvenir du mal qu'elle a commis, et vous stopperez le progrès de la passion.
(Saint Maxime le Confesseur.)
Le péché de votre prochain (saint Tikhon de Zadonsk)
Ne pensez pas aux péchés de votre frère, mais plutôt à ce qui en lui est meilleur qu'en vous.
(Saint Tikhon de Zadonsk)
La Pentecôte : un sens pour tous
par Gérard Leclerc dans « France Catholique »
On peut légitimement poser la question. Que signifie la persistance d’un calendrier chrétien pour une société dite sécularisée ? N’y a-t-il pas risque d’incompréhension à l’égard de fêtes dont le sens échappe de plus en plus ? Par exemple, que signifie la Pentecôte, qui continue pourtant à ponctuer chacun de nos printemps, soulignée d’ailleurs par un week-end prolongé. Un week-end prolongé qui a bien failli être abrogé, mais qui résiste vaillamment. C’est la culture ou l’inculture religieuse qui est la clé de compréhension de la Pentecôte, comme de Noël ou de Pâques. Il n’y a pas que la seule compréhension intime que confère la foi surnaturelle. Il y a ce qu’on appelle l’enseignement du fait religieux à l’école, qui peut entretenir une interrogation, une tension à l’égard d’un objet qui donne à penser. Je reprends là l’expression de Paul Ricœur à propos du mythe, ce concept mystérieux qui impose de réfléchir sur des aspects essentiels de l’existence.
Ainsi en va-t-il de la Pentecôte, événement capital pour les chrétiens, mais qui donne aussi énormément à penser aux hommes et aux femmes de bonne volonté. Que se passe-t-il à Jérusalem, le jour où les apôtres reçoivent chacun une langue de feu qui l’emplit de la grâce de l’Esprit ? Une transformation universelle qui touche tous les témoins présents dans la ville. « Au bruit qui se fit, la foule s’assembla et fut bouleversée, car chacun les entendait parler dans sa propre langue. Dans leur stupeur et leur émerveillement ils disaient “ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous des Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun les entende dans sa langue maternelle ?” » Et l’auteur des Actes des apôtres de détailler l’extraordinaire diversité linguistique de cette foule. Ce qui donne à penser c’est cette diversité qui retrouve une unité et une communion à l’inverse de Babel qui avait produit la confusion. Chacun est atteint par la parole de façon personnelle, si bien que que la Bonne nouvelle annoncée retentit au secret le plus intime. La Pentecôte continue donc à communiquer à l’humanité d’aujourd’hui le mystère de la communion et de la communication entre tous. Un mystère d’une actualité totale et qui devrait susciter une réflexion salutaire. Oui, la Pentecôte a du sens pour chacun et pour tous !
La Sagesse a bâti sa maison
Livre des Proverbes 9, 1-6
« Venez manger mon pain et boire le vin que j’ai apprêté ! »
Paix à cette maison !
La maison est bâtie. On pend la crémaillère. La fête durera longtemps. Car la demeure est grande, autant la remplir. Une vie comme une fête. Mais lui, quand viendra-t-il ?
Le voici : un silence se fait. Les yeux fixés sur lui, tous ils espèrent. Le Chemin vient à eux. La Vérité s’avance. Le Maître de maison est venu pour les noces. La sagesse a dressé la table, que lui vient présider.
J’angoisse avec les autres : Il manque déjà du vin. Les fleurs ont défraichi. Je voudrais m’activer, courir dans tous les sens pour ranger la maison. Enivrés par la fête, on avait oublié que l’invité d’honneur n’était pas arrivé. Trop tard. A ses pieds je m’avance, suspendu à ses lèvres, implorant sa clémence : « toute notre sagesse, à tes yeux, est folie ! Je ne suis pas digne de te recevoir ! Mais dis juste une parole, et tous seront guéris. » Et je sens derrière moi la foule qui implore : cette fête était pour nous un ultime refuge !
Alors posant sur chacun son regard d’argent, j’ai cru voir la douceur incarnée de l’amour. Etait-ce la vue des pauvres qu’au cours de ma vie, j’avais essayé toujours de recevoir ? Etait-ce la vue des livres et de la science patiemment accumulée ? Etait-ce ce luxe dépensé en pur perte, comme un parfum précieux, pour combler d’espérance ces humbles et petits ?
Je ne saurai jamais. Mais s’avançant sur le seuil, et franchissant la porte, Jésus d’une voix forte dit : « Paix à cette maison » ! Et la fête reprit.
(Source : « Signe dans la Bible »)
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,32-45.
En ce temps-là, les disciples étaient en route pour monter à Jérusalem ; Jésus marchait devant eux ; ils étaient saisis de frayeur, et ceux qui suivaient étaient aussi dans la crainte. Prenant de nouveau les Douze auprès de lui, il se mit à leur dire ce qui allait lui arriver :
« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l’homme sera livré aux grands prêtres et aux scribes ; ils le condamneront à mort, ils le livreront aux nations païennes,
qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le flagelleront et le tueront, et trois jours après, il ressuscitera. »
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Par Saint Grégoire de Narek
Prière 94
Colloque cordial avec Dieu :
Dieu éternel, Bienfaiteur et Tout-Puissant,
Toi qui as créé la lumière et façonné la nuit,
Vie dans la mort et Lumière dans les ténèbres,
Espoir pour ceux qui attendent,
et Longanimité pour ceux qui doutent,
Toi qui par ta sagesse très industrieuse
changes en aurore les ombres de la mort,
Orient sans déclin et Soleil sans couchant
L'obscurité de la nuit ne peut voiler la gloire de ta Puissance ;
devant qui fléchit dans l'adoration le genou de tous les êtres créés,
au ciel, sur la terre et dans les enfers.
Toi qui entends le gémissement des captifs,
Qui regardes la prière des humbles et accueilles leurs demandes,
mon Dieu et mon Roi,
ma Vie et mon Refuge,
mon Espoir et ma Confiance,
JÉSUS-CHRIST, Toi Dieu de tous,
Saint qui reposes dans les âmes des saints,
Consolation des affligés et Réconciliation des pécheurs,
Toi qui connais toutes choses avant qu'elles ne viennent à l'existence,
envoie la puissance protectrice de ta droite
et délivre-moi des affres de la nuit et du démon pervers,
afin que, baisant toujours le souvenir de ton Nom saint et redoutable
par les lèvres de l'âme et le désir de mon souffle,
je vive protégé avec ceux qui T'invoquent de tout leur cœur !
*
Et par le sceau du signe de ta Croix,
que Tu as renouvelée en la teignant de ton Sang divin,
par laquelle Tu nous as baptisés en vue de la grâce de l'adoption
et Tu nous as façonnés en nous formant à l'image de ta gloire,
Que par ces dons divins Satan soit confondu,
détruites les machinations, écartés les pièges,
vaincus les ennemis, rejetées les armes effilées ;
que soit levée la brume, dissipées les ténèbres,
que s'évanouisse le brouillard !
Que ton bras nous protège sous son ombre
et que ta droite nous appose son sceau !
Tu es, en effet, compatissant et miséricordieux,
et ton Nom a été invoqué sur tes serviteurs.
A Toi
avec le Père
par ton Esprit-Saint,
gloire et domination
dans les siècles des siècles !
Amen.
Le Saint Désir, source de la Prière
Par Saint Augustin (Enarat. in Ps. 37).
Le gémissement de mon coeur me faisait rugir [...] Et qui connaissait la cause de mon rugissement ? Il ajoute [le psalmiste] :
-Tout mon désir est devant toi.
Non pas devant les hommes, qui ne peuvent pas voir le coeur, tandis que si tout ton désir est devant le Père, lui qui voit l'invisible te le revaudra.
Car ton désir est ta prière ; si le désir est continuel, la prière est continuelle.
Ce n'est pas pour rien que l'Apôtre a dit : Priez sans relâche.
Peut-il le dire parce que, sans relâche, nous fléchissons le genou, nous prosternons notre corps, ou nous élevons les mains ?
Si nous disons que c'est là notre prière, je ne crois pas que nous puissions le faire sans relâche.
Il y a une autre prière, intérieure, qui est sans relâche :
-c'est le désir.
Que tu te livres à n'importe quelle autre occupation, si tu désires ce loisir du sabbat, tu ne cesses pas de prier.
Si tu ne veux pas cesser de prier, ne cesse pas de désirer.
Ton désir est continuel ?
Alors ton cri est continuel.
Tu ne te tairas que si tu cesses d'aimer.
Quels sont ceux qui se sont tus ?
Ceux dont il est dit :
-A cause de l'ampleur du mal, la charité de beaucoup se refroidira.
La charité qui se refroidit, c'est le cœur qui se tait ; la charité qui brûle, c'est le cœur qui crie.
Si la charité dure toujours, tu cries toujours ; si tu cries toujours, tu désires toujours ; si tu désires, c'est au repos que tu penses.
Tout mon désir est devant toi.
Que se passe-t-il si ton désir est devant lui, mais non pas le gémissement ? D'où cela peut-il venir, quand le désir lui-même s'exprime par le gémissement ?
C'est pourquoi le psaume continue.
Et mon gémissement ne t'échappe pas.
Il ne t'échappe pas, alors qu'il échappe à la plupart des hommes.
Il semble parfois que l'humble serviteur de Dieu dise :
-Et mon gémissement ne t'échappe pas.
Il semble aussi parfois que le serviteur de Dieu se mette à rire : est-ce que ce désir est mort dans son coeur ?
Non, s'il y a désir, il y a gémissement ; il ne parvient pas toujours aux oreilles des hommes, mais il ne cesse jamais de frapper les oreilles de Dieu.








