Mardi 26 Mai 2015 Eléments pour la méditation :
Livre des Actes des Apôtres 8,14-17.
En ces jours-là, les apôtres qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean.
Arrivés là, ceux-ci prièrent pour eux afin qu'ils reçussent le Saint-Esprit.
En effet, il n'était encore venu sur aucun d'eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus.
Alors ils leur imposaient les mains, et ils recevaient l'Esprit-Saint.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,1-10.
En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : En vérité, en vérité, je vous le dis : celui qui n'entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
Mais celui qui entre par la porte est le pasteur des brebis.
C'est à lui que le portier ouvre, et les brebis entendent sa voix ; il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages.
Quand il a fait sortir toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix.
Elles ne suivront point un étranger, mais elle le fuiront, parce qu'elles ne connaissent pas la voix des étrangers.
Jésus leur dit cette allégorie ; mais ils ne comprirent pas de quoi il leur parlait.
Jésus donc leur dit encore : "En vérité, en vérité, je vous le dis, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont point écoutés.
Je suis la porte : si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages.
Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ; moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.
Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église latine.
Commentaire de l'Évangile de Jean, 10,3 (trad. cf bréviaire)
« Si quelqu'un entre en passant par moi, il sera sauvé »
« Moi, je suis le bon pasteur. »
Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ.
Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre corps et son propre sang.
D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte ; il faut donc comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.
C'est bien vrai :
-c'est bien par lui-même qu'il entre ; il se manifeste lui-même et il montre qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne le bonheur parfait.
Personne d'autre que lui n'est la porte, parce que personne d'autre n'est « la vraie lumière, qui éclaire tous les hommes » (Jn 1,9).
C'est pourquoi aucun homme ne dit qu'il est la porte ; le Christ s'est réservé ce nom comme lui appartenant en propre. Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.
En effet, Pierre l'a été aussi (Jn 21,15), et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.
« Je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » dit l'Écriture (Jr 3,15).
Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.
Car le service du bon pasteur, c'est la charité.
C'est pourquoi Jésus dit qu'il « donne sa vie pour ses brebis » (Jn 10,11).
Le Christ nous a montré l'exemple :
-« Il a donné sa vie pour nous.
Nous devons, nous aussi, donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).
« C’est le Mois de Marie, c’est le mois le plus beau » :
MAGNIFICAT
Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.
Quand Marie demande de prier pour la paix…
Le 26 mai 1432, une habitante de Caravaggio, ville italienne de Lombardie, Giovanetta di Pietro Vacchi, fille de paysans, simple et pieuse mariée à un homme violent, dit «voir la Vierge».
«Brusquement, j’avais devant moi une dame belle et admirable, de haute stature, au visage gracieux, à l’aspect vénérable, vêtue de bleu avec un voile blanc», explique-t-elle.
L’apparition lui demande de prier et dit qu’elle est venue pour la paix dans sa famille, la paix entre les états, la paix entre les Eglises d’Orient et d’Occident.
La prière pour la paix entre les Eglises d'Orient et d'Occident semble porter rapidement du fruit.
En effet, le 6 juillet 1439, le concile de Florence trouva un accord entre Latins et Grecs sur tous les points en discussion (la procession du Saint-Esprit, le terme Filioque du Symbole, le principe de l'Eucharistie, les quatre fins de l'homme, la primauté du pape).
Malheureusement, la chute de Constantinople en l'an 1452 rendra inopérant cet accord.
L’évêque de Crémone a fait bâtir sur les lieux un sanctuaire, visité en 1992 par Jean-Paul II. Dans la crypte, on trouve la source qui a jailli lors de l’apparition.
Françoise Breynaert
www.mariedenazareth.com
Avant le Nouveau Testament, il y avait la Divine Liturgie!
(Père Sophrony)
Nous autres Chrétiens Orthodoxes, nous vivons le Christ au cœur de la Divine Liturgie, ou plutôt, le Christ vit en nous durant la Divine Liturgie.
La Divine Liturgie est une œuvre de Dieu. Nous disons "Le temps est une création du Seigneur." Entre autres choses, cela signifie que c'est maintenant le temps pour Dieu d'agir. Le Christ "liturgiste", nous vivons avec le Christ.
La Divine Liturgie est la manière dont nous pouvons connaître Dieu, et la manière dont Dieu nous devient connu.
Le Christ a célébré la Divine Liturgie, et de là c'est passé dans l'éternité. Sa nature humaine divinisée est venue à la Divine Liturgie. Nous connaissons le Christ particulièrement dans la Divine Liturgie.
La Divine Liturgie que nous célébrons est la même Divine Liturgie que celle que le Christ a célébrée le Jeudi Saint, lors de la Cène Mystique.
Les chapitres 14 à 16 de l'Évangile selon saint Jean, c'est une Divine Liturgie. Ainsi dans la Divine Liturgie, nous comprenons les saintes Écritures.
L'antique Église a vécu sans Nouveau Testament, mais pas sans Divine Liturgie. Les premières hymnes conservées, écrites, existent dans la Divine Liturgie.
Dans la Divine Liturgie, nous vivons le Christ et comprenons Sa parole.
De même que le Christ purifia Ses disciples par Sa parole et leur dit "vous êtes déjà purs à cause de la parole que Je vous ai dite" (Jn 15,3) et Il lava les pieds de Ses disciples avec de l'eau, durant le Lavement des pieds, ainsi dans les premières parties de la Divine Liturgie, Il nous purifie afin que nous puissions par la suite participer à Sa Table d'amour. Le but de la Divine Liturgie est de nous amener le Christ.
La Divine Liturgie nous enseigne une manière d'être, un ethos d'humilité. De même que le Christ S'est sacrifié, ainsi nous devrions nous sacrifier nous-mêmes. Le type de la Divine Liturgie, c'est l'exemple d'amoindrissement pour nous. Dans la Divine Liturgie, nous essayons de devenir humbles, parce que nous avons la sensation que là est le Dieu humble.
Chaque Divine Liturgie est une Théophanie. Le Corps du Christ apparaît. Chaque membre de l'Église est une Icône du Royaume de Dieu.
Après la Divine Liturgie, nous devons continuer à "iconifier" le Royaume de Dieu, gardant Ses Commandements. La gloire du Christ doit porter du fruit en chaque membre. Ceci explique Sa parole "C'est la gloire de Mon Père que vous portiez beaucoup de fruit" (Jn 15,8).
Extrait de la biographie du p. Sophrony "J'ai connu un homme en Christ : vie et temps de l'ancien Sophrony, hésychaste et théologien" (Βίος και πολιτεία του Γέροντος Σωφρονίου του ησυχαστού και θεολόγου), par le métropolite Hierotheos de Nafpaktos et Agiou Vlasiou
Source : http://stmaterne.blogspot.fr/
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,28-31.
En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre
sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
Par Léon XIII, pape de Rome de 1878 à 1903 . Encyclique Rerum novarum, 21
« En ce temps déjà, le centuple... et dans le monde à venir, la vie éternelle »
Ces doctrines [sociales de l'Eglise] pourraient diminuer la distance que l'orgueil se plaît à maintenir entre riches et pauvres, mais la simple amitié c'est encore trop peu :
-Si l'on obéit aux préceptes du christianisme, c'est dans l'amour fraternel que s'opérera l'union.
De part et d'autre, on saura et on comprendra que les hommes sont absolument tous issus de Dieu, leur père commun ; que Dieu est leur unique et commune fin, et que lui seul est capable de communiquer aux anges et aux hommes un bonheur parfait et absolu.
Tous ils ont été également rachetés par Jésus Christ et rétablis par lui dans leur dignité d'enfants de Dieu, et ainsi un véritable lien de fraternité les unit, soit entre eux, soit au Christ leur Seigneur, qui est « le premier-né de beaucoup de frères » (Rm 8,29).
Ils sauront enfin que tous les biens de la nature, tous les trésors de la grâce appartiennent en commun et indistinctement à tout le genre humain, et qu'il n'y a que les indignes qui soient déshérités des biens célestes.
« Si vous êtes fils, vous êtes aussi héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Jésus-Christ » (Rm 8,17).
L'hospitalité est d'abord dans le cœur de l'homme
(saint Théodore l'ascète)
Même si vous n'avez que du pain ou de l'eau, avec cela vous pouvez cependant honorer votre devoir d'hospitalité.
Et si vous n'aviez pas même pas cela, mais que vous accueilliez simplement un étranger par un mot d'encouragement, vous n'auriez pas dérogé à votre devoir d'hospitalité.
Pensez à la veuve citée par notre Seigneur dans l'Évangile : avec deux piécettes de monnaie, elle avait surpassé les généreux dons des riches.
(Saint Théodore le grand ascète)






