Jeudi 23 Avril 2015 Eléments pour méditation :
Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,21-25.
Mes bien-aimés, le Christ a souffert pour nous, vous laissant ainsi un exemple, afin que vous suiviez ses traces.
Lui qui " n'a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s'est point trouvé de fausseté ";
lui qui, outragé, ne rendait point l'outrage ; qui, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s'en remettait à celui qui juge avec justice ;
qui a lui-même porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts au péché, nous vivions pour la justice ; c'est " par ses meurtrissures que vous avez été guéris. "
Car " vous étiez comme des brebis errantes ", mais maintenant vous êtes revenus à celui qui est le pasteur et l'évêque de vos âmes.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,11-16.
En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse.
Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis.
Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.
Par Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), théologien dominicain, docteur de l'Église Occidentale
Lectura super Ioannem, X, lect. 3, 1-2 (trad. Orval)
Le bon pasteur et la porte des brebis
Jésus a dit :
-« Je suis le bon pasteur. »
Il est évident que le titre de pasteur convient au Christ. Car de même qu'un berger mène paître son troupeau, ainsi le Christ restaure les fidèles par une nourriture spirituelle, son propre Corps et son propre Sang.
Pour se différencier du mauvais pasteur et du voleur, Jésus précise qu'il est le « bon pasteur ».
Bon, parce qu'il défend son troupeau avec le dévouement d'un bon soldat pour sa patrie.
D'autre part, le Christ a dit que le pasteur entre par la porte et qu'il est lui-même cette porte.
Quand donc il se déclare ici le pasteur, il faut comprendre que c'est lui qui entre, et par lui-même.
C'est bien vrai, car il manifeste qu'il connaît le Père par lui-même, tandis que nous, nous entrons par lui, et c'est lui qui nous donne la béatitude.
Remarquons bien que personne d'autre que lui n'est la porte, car personne d'autre n'est la lumière, sinon par participation.
Jean Baptiste « n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière » (Jn 1,8).
Le Christ, lui, « était la lumière qui éclaire tout homme » (v. 9).
Personne ne peut donc se dire la porte, car le Christ s'est réservé ce titre.
Mais le titre de pasteur, il l'a communiqué à d'autres, il l'a donné à certains de ses membres.
En effet, Pierre le fut aussi, et les autres apôtres, ainsi que tous les évêques.
« Je vous donnerai, dit Jérémie, des pasteurs selon mon cœur. » (3,15)
Bien que les chefs de l'Église - qui sont des fils de celle-ci - soient tous des pasteurs, le Christ dit :
-« Je suis le bon pasteur » pour montrer la force unique de son amour.
Aucun pasteur n'est bon s'il n'est uni au Christ par la charité, devenant ainsi membre du pasteur véritable.
Saint Georges, qui êtes-vous ?
Soldat, martyr, patron des cavaliers
(280-303)
G
eorges naquit à Lydda, en Palestine ; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.
Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.
Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.
- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »
- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. »
Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.
Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu.
Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.
Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles.
Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :
- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »
Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries :
« Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges.
On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit :
« Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond :
-« Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière.
Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.
L’AMOUR DIVIN MANIFESTÉ EN L’HOMME
(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)
La libre existence -
« L’existence objective de l’Homme n’est pas contingente : comment aurait-il pu ne pas exister, lui en qui la divine Trinité révèle tout son amour ? – lui qui de toute éternité est voulu par Dieu. Pourtant, son être ne dépend d’aucune nécessité, à plus forte raison d’aucune fatalité : l’existence de l’Homme est produite dans la liberté absolue de l’amour divin, elle n’est le produit d’aucune cause. L’agir divin lui-même n’est pas déterminé par une cause. En ce sens la création ne s’explique pas : elle est l’objet de la glorification émerveillée des anges et des hommes ; mais elle ne répond pas à la question ‘pourquoi ?’. Elle ne dépend d’aucune loi: ‘La relation entre nous et Dieu Trinité est une relation d’amour, non déterminée par une loi’ (P. Dumitru Stàniloae). Elle n’a sa ‘raison (logos) d’être’ que dans le Logos du Père, ‘logique’ divine, inexplicable et incompréhensible qui est celle de l’amour et de la liberté ; ‘logique’ de la Trinité qui est vie et amour en toute plénitude. La création de l’Homme est ‘un acte exceptionnel de Dieu’ (Christos Yannaras). Aussi faut-il, pour que le vouloir divin soit en plénitude manifesté, que la liberté humaine accepte son propre être et sa propre existence. Paradoxalement, la liberté n’est conditionnée que par la liberté. Toute la ‘vie en Christ’ (saint Nicolas Cabasilas) n’est peut-être pas autre chose que l’acceptation en toute liberté du don divin de l’existence humaine : la grâce de recevoir de Dieu sa propre humanité, de vouloir ce que Dieu veut en devenant Homme […] S’accepter comme homme en toute liberté et en tout amour est la vie de fils.
Le projet divin
« Il est incompréhensible pour la logique humaine que l’existence de l’Homme – et de toute créature – n’ait d’autre raison d’être que l’amour. Incompréhensible également que ce ‘projet’ pour sa créature – projet à la fois de création et de réalisation – ne soit pas pour elle une détermination absolue, et que cet ‘horizon’ (saint Jean Damascène) soit, bel et bien, liberté absolue. Dans le même sens le saint apôtre Paul dit que le Seigneur nous a ‘prévus conformes à l’image du Fils’ (Ro.8, 29). Le dessein, ou pronostique, prééternel du Père appelle l’obéissance libre, l’acceptation libre du projet d’humanité que le Père a pour nous – l’obéissance dans le même amour, ‘si nous nous ouvrons nous aussi à lui avec l’amour qui reçoit sa puissance de son amour’ (P. Dumitru Stàniloae). Le projet antérieur à tout temps qu’a Dieu pour la créature humaine n’est pas une prédétermination ou une prédestination. Il est une vocation prééternelle. L’amour véritable ne détermine pas. Pour approcher de la contemplation de ce mystère, comme pour nous approcher de tout mystère, particulièrement de celui de l’incompréhensibilité divine, il nous faut nous purifier d’une conception psychique de l’amour. L’amour divin est l’‘horizon’, le projet inconditionné et ‘inconditionnant’ selon lequel peut s’accomplir l’être créé, en fonction de l’acceptation libre du vouloir divin qui est appelé obéissance.
Dieu s’émerveille
« Un exemple de cela est donné, dans l’ordre particulier qui est celui de la vocation de la personne créée, par la vocation des prophètes et, après eux, par celle de la Mère de Dieu. ‘Proposition’ prééternelle, cet appel divin accepte – aspect de la kénose-abnégation divine – d’être lui-même conditionné par le consentement de sa créature. L’amour divin ne conditionne pas : c’est lui qui est en toute liberté crucifié à la liberté d’autrui. Le Dieu Amour se met à la merci de l’Homme non moins Amour. Librement, l’amour accepte la condition d’esclave (Ph.2, 7) et de ‘serviteur souffrant’ (Isaïe, 50) de l’aimé, attendant en toute patience (cf. : ‘Je suis à la porte et je frappe’, Apoc.3, 20) la réponse imprévisible. Dieu conjugue de façon antinomique d’une part son omniscience et sa patience qui ne préjugent pas, d’autre part sa toute-puissance (‘souveraineté’, plus exactement, si l’on veut traduire le sens de Pantocrator, qui signifie que Dieu gouverne tout, est le Maître de tout.) et le respect de la liberté créée, traitée par lui comme absolue. Et Il se met librement dans la situation d’être surpris par l’homme (cf. Mt.8, 10 et 15, 28), heureusement ou douloureusement surpris. Car, pour être une vraie liberté, celle de l’être humain doit être imprévisible : dans son abnégation-kénose, le Seigneur voile également son omniscience, afin d’être étonné par sa créature. » (La vision divine de l’homme, à paraître)
AUTOUR DU « DIMANCHE DE St THOMAS »
L’ancienne liturgie latine l’appelait « in albis » (les nouveaux baptisés changeaient leur vêtement blanc pour leur costume ordinaire) ou « Quasimodo » (« Comme des enfants nouveau-nés » : les catéchumènes deviennent les « néophytes ») : ce dimanche clôt le cycle baptismal au sens strict.
Les nouveaux disciples sont « envoyés » dans le monde pour témoigner.
Pendant la quarantaine qui suit Pâques, l’Écriture dénombre onze apparitions du Christ ressuscité.
En ce dimanche, il est fait mémoire de celles du premier jour et celle du huitième, particulièrement importante, puisqu’elle atteste la résurrection corporelle du Sauveur.
Des milliers et des milliers de personnes, au cours de 20 siècles, ont cru et croient à ce fait, sur la base de l’expérience de Thomas, des apôtres et des saintes femmes.
L’Église repose sur la parole de Dieu ainsi que sur la parole des témoins :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! » – c’est ce que nous disons, à notre tour, au moment de communier au Corps très pur et au Sang très précieux de Dieu fait Homme.
Les douleurs du corps et de l’âme, les grandes plaies de l’humanité, sont assumées par le Verbe incarné : Il s’est fait le Sujet suprême de nos joies et de nos peines, de notre mort et de notre vie.
Il souffre en chaque souffrant.
En palpant la souffrance d’autrui, c’est Jésus que nous rencontrons.
Au cours des siècles, des millions de croyants se sont dévoués à des frères souffrants, à commencer par ceux qui rendaient visite aux captifs promis au supplice de l’arène.
Ces croyants, comme le montre la vie des saints de tous les temps, avaient la conscience d’avoir rendez-vous avec le Christ dans la souffrance des malades, des prisonniers, des vieillards. L’extraordinaire créativité de l’Église dans l’Histoire en matière de charité active – de saint Basile le Grand à Vincent de Paul – soutenu par un témoignage continu – de saint Jean Chrysostome à Mère Teresa -, l’œuvre sociale des monastères dans tous les pays où résonna l’Évangile, prolonge la découverte que fait en ce jour le saint apôtre et évangéliste Thomas :
il touche du doigt la souffrance humaine de Dieu, la plaie corporelle si souvent symptôme d’une déchirure de l’âme.
Pensons également aux innombrables médecins, infirmières et soignants de toutes catégories, sœurs de charité qui ne croient pas encore, qui, sans le savoir, touchent du doigt la présence du Christ – nombre d’entre eux sont croyants.
Le message de ce dimanche était que, dans sa souffrance, nous rencontrons, non seulement le Christ, mais la personne même d’autrui.
Où as-tu mal ? Où es-tu ?
Dis-moi où tu as mal, c’est là que tu es vivant.
La blessure au côté du Christ prouvait sa vie.
Un cadavre n’a plus mal.
J’ai rendez-vous avec autrui là où il saigne, au lieu le plus sensible de son être, lieu de vérité, point de communion :
la compassion est un contact de personne à personne, extraordinaire ouverture des cœurs, carrefour en forme de croix où l’on peut rejoindre autrui, le comprendre, peut-être, en tout cas l’aimer.
La compassion est union, corps à corps, âme à âme, tendresse, épousailles d’autrui, comme le montre la belle légende de saint Julien l’Hospitalier…
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,44-51.
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi.
Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père.
Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit.
Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ;
mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »
Par Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction 13, 1-2 ; PL 80, 254 (trad. Orval ; cf bréviaire 21e merc.)
« Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement »
Frères bien-aimés, si votre âme a soif de la source divine dont je vais vous parler, attisez cette soif et ne l'éteignez pas.
Buvez, mais ne soyez pas rassasiés.
Car la source vivante nous appelle et la fontaine de vie nous dit :
-« Que celui qui a soif vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37)...
Voyez d'où jaillit cette source : elle vient du lieu d'où est descendu le Pain, car le Pain et la source sont un — le Fils unique, notre Dieu, Jésus Christ le Seigneur, dont nous devons toujours avoir soif.
Même si nous le mangeons et le dévorons par notre amour, notre désir nous donne encore soif de lui.
Comme l'eau d'une source, buvons-le sans cesse avec un immense amour, buvons-le avec toute notre avidité, et délectons-nous de sa douce saveur.
Car le Seigneur est doux et il est bon.
Que nous le mangions ou que nous le buvions, nous aurons toujours faim et soif de lui, car il est pour nous une nourriture et une boisson absolument inépuisables...
En effet il est la fontaine des assoiffés et non celle des satisfaits. Les assoiffés, qu'ailleurs il déclare bienheureux (Mt 5,6), il les invite : ceux qui n'en ont jamais assez de boire, mais qui ont d'autant plus soif qu'ils ont bu.
Frères, « la source de la sagesse, la Parole de Dieu dans les hauteurs » (Si 1,5), désirons-la, cherchons-la, aimons-la ; en elle sont cachés, comme dit l'apôtre Paul, « tous les trésors de la sagesse et de la science » (Col 2,3)...
Si tu as soif, bois à la source de vie ; si tu as faim, mange le Pain de vie.
Heureux ceux qui ont faim de ce Pain et soif de cette source !...
Que c'est bon, ce que l'on peut continuellement goûter sans cesser de le désirer !
Le roi prophète David le dit :
« Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur » (Ps 33,9).
Méditation du Père Lazarus-Mariam
"THE MEANING OF THE VOCATION."
Love takes us over a bridge;
In to a place where only God is,
The stones of that path are sacrifice ,
The way we walk over them summed up in one word "Surrender."
All through these meditation central themes and questions have
emerged,
We see now what the progression is ,
The great silence ,
This unfolds in to the way of silent love .
And so we eventually come to this awesome bridge ,
The one that takes us into the very core of Gods heart.
And yet despite all this the vocation remains a deepening mystery.
The sacrifices incromphensible.
The weight of what must be surrender is "Everything."
One minute you think you see one thing ,
Then you think you see us go in the opposite direction.
And you think it makes no sense.
And yet we are telling you really we are not moving, but just at the same still point ,
Every offering of love ,
Everything we give back to God ,
Everything we surrender ;
The silence we tells you speaks to us ,
The separations we say unite us to all ,
The solitude of the cell we tell you makes us never less alone ,
The prayer in Church ;
Our hidden life of prayer and work in cell we say becomes "Nazareth ";
The surrender we say that allows Jesus to be born in our hearts that becomes a "Bethlehem,"
The sacrifice that we tell you becomes our union with Christ on the Holy Cross.
All this that seems totally illogical to a passing world and even to some in the Church.
Let me finally makes sense of it all for you .
One word and action simply explains this vocation.
Look at me as I am pointing up to the sky and saying "Upwards ",
That is the meaning and purpose of this vocation."
Father Lazarus-Mariam







