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Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

22 Avril 2015 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne Publié dans #Famille

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :
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Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Pâques, la grande joie chrétienne

Si nous devions résumer en un seul mot la fête de Pâques, assurément cela serait le mot joie. Une joie immense, qui explose et est contagieuse. Et la joie est si grande, qu’elle dure jusqu’à la fête de la Pentecôte

Dans tous les passages de l’Écriture qui parlent de la Résurrection de Jésus, deux actions ont lieu : se remplir de joie et sortir pour la communiquer aux autres. Ou plutôt, devant la réalité de la Résurrection, me réjouir au point de ne pas réussir à garder ce bonheur, mais avoir comme obligation de le communiquer à mes frères, qui sont eux aussi frères du Ressuscité.

Le Christ, notre Pâque, a été immolé ! Le Seigneur de la vie triomphe sur la mort, sur le péché, sur le monde. Et la joie est si grande, qu’elle dure jusqu’à la fête de la Pentecôte. Dans le temps pascal, en effet, tous les jours de ces sept semaines se vit cette même joie du dimanche de la Résurrection.

La Résurrection est la confirmation que le Père donne, que Jésus est véritablement son Fils et qu’Il est ressuscité comme prémices, comme conquête et certitude de notre résurrection. C’est aussi la confirmation de notre foi. L'apôtre saint Paul dit lui-même : « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés » (1Cor 15, 17). Qui, en effet, peut croire et espérer en un mort ? Mais Jésus est vivant ! Et nous sommes les plus heureux car Celui en qui nous avons déposé notre foi est vivant, ressuscité et ressuscitant.

Un cœur et un esprit nouveaux sont des dons éminemment pascaux qui permettent au fidèle de chanter l’Alléluia, de s’associer à la joie de l’Église pour l’annonce du Ressuscité, car le chrétien ressuscite aussi pour vivre en Christ pour la gloire de Dieu. Donc, nous ne devons pas seulement communiquer cette joie, mais la proclamer, la publier, la communiquer à chaque homme et chaque femme, afin que toute langue puisse annoncer avec joie que Jésus ressuscité est le Seigneur (cf Ph 2, 9-11). Et comment la communiquer ? Au travers de la parole, sans aucun doute, mais surtout à travers notre vie, au travers de la miséricorde incarnée en nos gestes, de la joie que nous partageons, de la fidélité inconditionnelle au Seigneur, de nos actes de sollicitude… Lire la suite sur le site de la Communauté catholique Shalom

sources: COMMUNAUTÉ CATHOLIQUE SHALOM

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Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Saints Soter et Caïus, qui êtes-vous ?

Saint Soter
Pape et Martyr
(? - 166 - 175)

S

oter fut le successeur du Pape Anicet. Il naquit à Fondi, ville de l'Italie méridionale. On sait peu de chose sur sa vie.

Il déploya une ardente charité pour les Églises qui souffraient de la persécution. Il subvenait, par des aumônes, aux nécessités des chrétiens exilés pour la foi et n'oubliait pas les indigents des provinces. Il accueillait, avec la tendresse d'un père, les étrangers qui venaient à Rome, et leur prodiguait toutes les consolations qui étaient en son pouvoir.

Il se montra intrépide défenseur de la foi contre les hérésies, en particulier contre celle des Montanistes, qui se répandait alors partout. Il écrivit aux évêques d'Italie une lettre où il traite de la foi en Jésus-Christ. Il ordonna aussi que, le Jeudi saint, tous les fidèles recevraient le Corps du Christ, hors ceux qui en seraient empêchés par quelque grave péché, et déclara que les serments faits contre la justice ne devaient pas être gardés.

Il siégea sur la chaire pontificale de 166 à 175. Il fut pris dans la cruelle persécution qui s'éleva sous Marc-Aurèle et reçut la couronne du martyre († 175). Il fut enseveli dans le cimetière appelé plus tard de Calliste. Il avait, selon la coutume de ses prédécesseurs, ordonné, au mois de décembre, dix-huit prêtres, neuf diacres et onze évêques pour les divers lieux.

Saint Caïus
Pape et Martyr
(? - 283 - 296)

L'histoire nous a transmis peu de chose sur la vie du Pape Caïus. Il était né en Dalmatie et appartenait à la famille de Dioclétien. Ce fut un Pontife d'une rare prudence et d'une vertu courageuse.

La persécution contre les chrétiens sévissait alors dans toute sa fureur : les fidèles, pour s'y soustraire, étaient obligés de se tenir cachés dans les cavernes et les tombeaux. Saint Caïus mit tout son zèle à confirmer dans la foi les serviteurs de Jésus-Christ. Il conseilla au patricien Chromatius de recevoir dans sa villa les fidèles qui voudraient échapper aux bourreaux et alla les y visiter afin de soutenir leur courage. Ce fut alors qu'il fit diacres Marc et Marcellin, qu'il éleva leur père Tranquillin à la prêtrise et établit Sébastien défenseur de l'Église.

Il ordonna que, dans l'Église, avant de monter à l'épiscopat, on passerait par les degrés des ordres et rangs de portier, de lecteur, d'exorciste, d'acolyte, de sous-diacre, de diacre et de prêtre.

Afin d'éviter lui-même les cruautés de Dioclétien, il se tint caché quelques temps dans une caverne ; mais, huit ans plus tard, il remporta la couronne du martyre avec son frère Gabinus, après avoir siégé douze ans, quatre mois et cinq jours. Il avait ordonné vingt-cinq prêtres, huit diacres et cinq évêques. Il fut enseveli au cimetière de Calliste.



D'après le P. Giry, Vie des Saints, Victor Palme, 1875, p. 203-205.

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

LA RÉSURRECTION ET SES CONSÉQUENCES

(Lu dans « Sagesse Orthodoxe »)

La transformation de l’Histoire -

Nous chantons « le Christ est ressuscité des morts ! Par la mort, Il a vaincu la mort ! À ceux qui sont dans les tombeaux Il a donné la vie ! » Nous nous saluons mutuellement, jusqu’à l’Ascension, par « le Christ est ressuscité ! » Nous croyons que le Christ Seigneur est corporellement ressuscité et que, au dernier Jour, tous ressusciteront avec leur corps. Pendant toute cette Semaine radieuse, nous avons psalmodié le canon de Pâques : « Jour de la Résurrection : peuples, rayonnons de joie ! C’est la Pâque, la Pâque du Seigneur !» Toute l’année, chaque dimanche, nous célébrons la résurrection du Seigneur : la structure de l’année liturgique est pascale ; bien plus : le temps et l’espace de ce monde ont gagné une structure pascale, une ouverture à la Vie divine éternelle qui continuellement vient en elle, l’habite et jaillit d’elle…

La Nouveauté absolue

Mais, est-ce que nous tirons toutes les conséquences de la Résurrection ? Un grand chrétien d’Orient, né en Syrie en 1921, patriarche d’Antioche et bon écrivain francophone, Ignace Hazim, a publié La Résurrection et l’homme d’aujourd’hui, à Beyrouth, en 1970 (et Paris, 1981). De ce Moyen-Orient où l’on met les chrétiens en croix et où on les égorge comme des agneaux de boucherie, nous vient une parole de vie, la confession courageuse de la résurrection corporelle du Dieu Homme et de la résurrection universelle à la fin des temps. Nous pouvons nous abreuver de ces pages ou les relire… Le Patriarche s’inspire du verset de l’Apocalypse : « Voici, Je fais toute chose nouvelle » (21, 5) et montre dans la Résurrection un évènement, « l’Évènement de la Nouveauté ». Les chrétiens sont ce peuple qui porte dans sa conscience, dans sa parole et dans ses actes la puissance, non seulement du renouvellement, mais de la nouveauté radicale. Nous ne faisons pas seulement mémoire de la résurrection du Christ comme d’un évènement accompli une fois pour toutes. « La vision biblique de l’Histoire, écrit Ignace IV, est que la Nouveauté créatrice s’explique, non par le passé, mais par le futur ». La Résurrection est la Nouveauté en marche, faisant de l’Histoire une « pâque », le passage de ce monde-ci à une nouvelle création. Elle est une « puissance cachée », une « énergie », qui, désormais, par l’Évangile, se déploie dans l’univers. Le Verbe incarné vient dans notre monde de mort, « Il entre dans la mort », et fait éclater l’esclavage de l’homme, dans les multiples chaînes du démon, du péché, de la mort, et de la loi…

Assumer les conséquences de la Résurrection

Mais, s’interroge le Patriarche, comment « l’évènement pascal, advenu une fois pour toutes, devient-il nôtre aujourd’hui ? » – Par le saint Esprit, est sa réponse : l’Esprit, « introduit dans notre monde horizontal » un dynamisme nouveau, une tension de la mort à la vie. Nous croyons, et les spirituels le voient, que l’œuvre de l’Esprit gagne tous les jours sur l’œuvre diabolique de la mort ; et les baptisés, loin de laisser l’évènement pascal enfoui dans l’insignifiance, en témoignent continuellement par leurs pensées, leurs paroles et leurs actes.

Le prophétisme

La puissance de la Résurrection est à l’œuvre dans la structure sacramentelle de l’Église, par la grâce du baptême, de l’onction chrismale et de la transfiguration eucharistique. Elle est manifeste dans la vie de la personne intégrale, dans la sainteté, selon l’anthropologie d’une réelle déification. Elle est reconnaissable aux charismes manifestes des baptisés. La présence de ceux-ci dans le monde atteste jusqu’au martyre la proximité du Royaume, quelles que soient les horreurs qui se commettent sur la surface de la terre : ils sont « la conscience vivante et prophétique du drame de ce temps-ci », et des douleurs de l’enfantement, selon la parole de l’Apôtre (Rm 8, 22). Or cela comporte la contestation essentielle des prétentions totalitaires et faussement prophétiques de tout pouvoir politique, la dénonciation des pièges qui peuvent asservir la personne humaine, déjà pourtant investie par la puissance de la Résurrection, et marchant vers sa victoire finale. (Radio Notre-Dame le 19 avril 2015)

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Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Saint Léonide, qui êtes-vous ?
Père d'Origène et martyr
(† 202)

L'an 202 vit éclater une cruelle persécution qui fit couler dans tout l'empire, et surtout en Égypte, le sang d'une multitude de chrétiens. Parmi ceux dont le triomphe illustra la ville d'Alexandrie, on compte saint Léonide.

Sa principale gloire, après son martyre, est d'avoir donné la vie à l'un des plus fameux génies qui aient paru sur la terre, le grand Origène. Léonide était probablement un rhéteur d'Alexandrie, philosophe chrétien, également versé dans les sciences sacrées et profanes.

Parmi ses sept enfants, il donna un soin tout spécial à l'éducation d'Origène, dont il pressentait le brillant avenir ; mais, tout en ornant son esprit de toutes les autres connaissances, il l'initia surtout à la connaissance des Saintes Écritures.

Chaque jour l'enfant était obligé d'apprendre par cœur et de réciter quelques pages des Livres divins, et son esprit vif et curieux se plaisait singulièrement à ce genre d'étude. Sans se contenter du sens que présente tout d'abord la lettre du texte sacré, il en cherchait de plus profonds, trahissant ainsi dès l'origine son penchant à scruter les vérités de la foi. Il accablait son père de questions un peu difficiles, il demandait des explications qui ne laissaient pas quelques fois d'embarrasser le précepteur.

En apparence et devant l'enfant, Léonide tâchait de modérer cette ardeur intempestive ; il exhortait l'impatient élève à s'en tenir au sens littéral de l'Écriture, sans vouloir résoudre des problèmes qui n'étaient pas de son âge ; mais au fond et en lui-même, l'heureux père se réjouissait de voir une intelligence si précoce, et il remerciait Dieu de lui avoir donné un tel fils. Souvent même, pendant que l'enfant dormait, le pieux chrétien s'approchait de lui doucement, et lui découvrant la poitrine, il la baisait avec respect comme un sanctuaire où résidait l'Esprit Saint.

Léonide ayant été pris par les persécuteurs, Origène voulait le rejoindre en prison, mais, sur les instances de sa mère, il se contenta d'écrire une lettre à son père pour l'exhorter au martyre. Léonide fut décapité. La confiscation de ses biens réduisit sa famille à une extrême pauvreté ; mais l'hospitalité généreuse d'une noble dame la sauva du besoin.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,35-40.

En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif.
Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas.
Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé.
Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour.
Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Par Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, 22 (trad. Eds du Soleil Levant 1962, p. 471)

« Moi, je suis le pain de vie »


Lorsque le Christ dit lui-même au sujet du pain :

-« Ceci est mon corps », qui pourrait hésiter ?

Et quand il affirme :

-« Ceci est mon sang », qui pourrait douter ?

Jadis à Cana de Galilée, Jésus a transformé l'eau en vin — le vin frère du sang.

Qui maintenant refuserait de croire quand il transforme le vin en sang ?

Invité à un mariage d'ici-bas, il a opéré ce miracle étonnant ; à plus forte raison, comment refuser de reconnaître qu'il accorde aux « compagnons de l'époux » (Mt 9,15) la joie de son Corps et de son Sang ?


Car son corps t'est donné sous l'apparence du pain et son sang sous l'apparence du vin afin qu'ayant participé au corps et au sang du Christ, tu sois avec lui un même corps et un même sang.

Ainsi devenons-nous des « porte-Christ » [« christophe »].

Son corps et son sang se répandant dans nos membres ; voilà comment nous devenons participants de la nature divine.

Jadis, s'entretenant avec les juifs, le Christ disait :

-« Si vous ne mangez pas ma chair et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous » (Jn 6,54).

Si le pain et le vin te semblent purement naturels, ne t'y arrête pas...

Si tes sens te fourvoient, que la foi te rassure.


Quand donc tu t'approches pour le recevoir, ne t'avance pas sans respect.

Reçois le Corps du Christ et réponds : Amîn (Il en est ainsi en vérité)!

Mercredi 22 AVRIL 2015 Eléments pour méditations :
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