Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone

« Amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »(Saint Ambroise)

1 Avril 2015 , Rédigé par Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne Publié dans #Pères de l'Eglise

« Amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »(Saint Ambroise)
Publicité

Par Saint Ambroise (v. 340-397),

évêque de Milan et docteur de l'Église . Traité sur St Luc 10, 49-52, 87-89 (trad. SC 52 p.173, 185 rev.)

« Amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois »


Frères, convertissons-nous : prenons garde qu'il ne survienne entre nous des disputes de préséance pour notre perte. Si les apôtres ont contesté (Lc 22,24), ce n'est pas qu'une excuse nous soit offerte ; c'est une invitation à prendre garde. Pierre s'est converti, certes, un jour où il a répondu au premier appel du Maître, mais qui peut dire que sa propre conversion a été réalisée d'un coup ?


Le Seigneur nous donne l'exemple. Nous avions besoin de tout ; lui n'a besoin de personne, et pourtant il se montre maître d'humilité en servant ses disciples. Quant à Pierre, prompt en son esprit sans doute mais encore faible dans les dispositions de son corps (Mt 26,41), on le prévient qu'il reniera le Seigneur. La Passion du Seigneur trouve des imitateurs, mais non pas des égaux. Ainsi je ne reproche pas à Pierre d'avoir renié le Christ ; je le félicite d'avoir pleuré. L'un est le fait de notre condition commune ; l'autre est une marque de vertu, de force intérieure. Mais si nous l'excusons, lui ne s'est pas excusé. Il a mieux aimé accuser lui-même son péché, et se justifier par un aveu, qu'aggraver son cas en niant. Et il a pleuré.


Je lis qu'il a pleuré, je ne lis pas qu'il ait fait des excuses. Ce qui ne peut pas se défendre peut se laver ; aux larmes de laver les manquements qu'on rougit d'avouer de vive voix. Les larmes disent la faute sans trembler ; les larmes ne demandent pas le pardon et pourtant l'obtiennent. Bonnes larmes, qui lavent la faute ! Aussi bien ceux-là pleurent que Jésus regarde. Pierre a renié une première fois et n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas regardé. Il a renié une seconde fois, il n'a pas pleuré, parce que le Seigneur ne l'avait pas encore regardé. Il a renié une troisième fois ; Jésus l'a regardé, et il a pleuré bien amèrement. Regardez-nous, Seigneur Jésus, pour que nous sachions pleurer notre péché.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :