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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 07:44
Béatification de Louis-Edouard Cestac

Source: Aleteia

Par PHILIPPE OSWALD (397) pour Aleteia

Soleil radieux à Bayonne, en cette solennité de la Sainte Trinité, pour la béatification du Père Louis-Edouard Cestac (1801-1868), prêtre du diocèse et fondateur de la Communauté des Servantes de Marie et de leur branche contemplative, les Bernardines.
La cérémonie s’est déroulée en milieu d’après-midi en la magnifique cathédrale gothique Sainte-Marie qui surplombe la ville, au cours de la messe de la Sainte Trinité présidée par le cardinal Amato avec Mgr Aillet, évêque de Bayonne, les évêques d’Aquitaine et du Pays basque espagnol. Bien que le cloître de la cathédrale ait été ouvert pour y accueillir les fidèles que l’église ne pouvait contenir, il avait fallu organiser un « relais » vidéo - et sacramentel - dans l’église Saint-André, située en contrebas, dans le « vieux Bayonne », sur la presque-île entre Nive et Adour, pour ne priver personne de ce grand moment d’Eglise.

De fait, toute l’Eglise était représentée, entre les cardinaux Amato (Rome) et Ricard (Bordeaux), une dizaine d’évêques et de nombreux prêtres, les descendants de la famille du Père Cestac, sa famille spirituelle : les Servantes de Marie et les Bernardines, ou encore le clan routier « bienheureux Louis Edouard Cestac » de la Fédération des Scouts d’Europe, jusqu’aux détenues de la maison d’arrêt de Pau qui avaient obtenu, grâce à leur aumônier, une autorisation exceptionnelle de sortie.

Un apôtre des « périphéries »

Par son engagement au service des plus pauvres et des plus méprisés, Louis-Edouard Cestac était allé aux «périphéries » comme y exhorte aujourd’hui le pape François. Il aura donc été certainement particulièrement agréable au Saint-Père de déclarer « bienheureux » ce prêtre du XIXe siècle comme le lui demandait l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Mgr Marc Aillet. La ferveur et l’émotion était perceptible quand, dès l’ouverture de la célébration, le cardinal Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, a donné la réponse (en latin) du Pape à l’évêque de Bayonne : « Nous accordons que le vénérable serviteur de Dieu Louis-Edouard Cestac soit désormais appelé bienheureux ». Sa fête est fixée au 27 mars, jour de son rappel à Dieu.

Aleteia a déjà résumé la vie de Louis-Edouard Cestac (1801- 1868). Rappelons quelques traits, soulignés au cours de cette cérémonie, par Soeur Jacqueline Bordenave, Supérieure Générale des Servantes de Marie, et par le cardinal Amato : la piété mariale qui anima tout jeune le futur bienheureux, la consécration par Marie de toute sa personne à Dieu : « Tout de Dieu, pour Dieu, avec Dieu » (une devise qui fait écho au « totus tuus » de saint Jean Paul II), son amour et son dévouement sans borne pour tous les nécessiteux « à l’aise avec lui et lui avec eux », son zèle et son inventivité pour leur porter secours.
Bouleversé par la mort d’une prostituée de vingt ans, il décide d’agir. Aidé par une de ses jeunes sœurs, il fonde les « Servantes de Marie ». Sans aucun moyen financier, c’est naturellement vers la Mère de Dieu qu’il se tourne en se rendant en pèlerinage au sanctuaire marial de Buglosse, dans le Landes (tout proche de la maison natale de saint Vincent de Paul qui y pria souvent). La Vierge lui répond : « Ne me demande que mon esprit ».

C’est au prix de grands sacrifices qu’il parvient à acheter à Anglet, ville toute proche de Bayonne, sur la côte basque, un domaine dont il fera « Notre-Dame du refuge » (la commune d’Anglet a inauguré l’avenue « Abbé Cestac » le matin même de sa béatification). Il dirige la maison confiée à l’action éducatrice des Servantes de Marie, elles-mêmes soutenues par la prière de leurs sœurs contemplatives, les Bernardines. Les Servantes de Marie essaimeront dans les campagnes, formant de petites communautés caritatives dans les villages, ce qui conduira le Père Cestac à développer ses compétences d’agronome…

Béatification de Louis-Edouard Cestac

Une cause perdue…et retrouvée

L’histoire de la cause de béatification ouverte….en 1908, mais dont le dossier s’était perdu – notamment ce qui attestait de la guérison inexpliquée d’un homme atteint de gangrène, grâce à l’intercession de l’abbé Cestac- prouve que la Providence aime le suspense… dont nous avons vécu le dénouement ce 31 mai 2015. Oui ce fut un grand « moment de grâce et de fête », a conclu la supérieure des Servantes de Marie en nous confiant tous à l’intercession du bienheureux Louis-Edouard Cestac. Il est devenu l’une des gloires du diocèse de Bayonne avec son ami et confident, saint Michel Garicoïts (1797-1863), fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus plus communément appelés Pères de Bétharram.

Béatification de Louis-Edouard Cestac

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 06:20
Saint Seraphim de Sarov
Saint Seraphim de Sarov
Saint Seraphim de Sarov

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13 mai 2015 3 13 /05 /mai /2015 07:29
Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?

Évêque de Nisibe en Mésopotamie (✝ 350)

Ascète célèbre, il fut le maître spirituel de saint Ephrem. Devenu Évêque, il fonda l'Église de Nisibe (Nusaybin, au sud-est de la Turquie).


Saint Athanase d'Alexandrie loua son zèle ardent à combattre l'arianisme.

D'abord Ermite, il connut une telle réputation qu'il fut choisi comme premier Évêque de Nisibe.
Il siégea au premier Concile œcuménique de Nicée. A son retour dans sa ville, il fonda une école exégétique qui fut bientôt célèbre par l'enseignement de Saint Ephrem.

À Nisibe en Mésopotamie, l’an 338, Saint Jacques, premier Évêque de cette ville. Présent au Concile de Nicée, il dirigea son peuple dans la Paix, l’enseigna et le défendit contre l’assaut des ennemis de la Foi.
Martyrologe romain.

Jacques naît en Mésopotamie, à Nisibe. Après quelques années d'études, il se retira dans un désert, où il passait le beau temps en plein air, dans les bois, et l'hiver dans une caverne qui lui servait d'oratoire.
Il n'avait là, pour nourriture, que des herbes et des fruits sauvages ; ses habits de poils de chèvre lui servaient de cilice ; il élevait sans cesse son âme vers Dieu par la Prière.

L'évêché de Nisibe étant devenu vacant, le clergé et le peuple, frappés de ses grandes vertus et de ses miracles, l'élurent d'une commune voix pour leur Évêque.
Le nouveau pontife ne changea rien à sa vie de Moine ; sa table fut toujours pauvre, ses habits furent humbles et grossiers, son lit était la terre nue.
Consoler les affligés, secourir les veuves et les orphelins, mettre la paix dans les familles, soulager les misérables, telles étaient ses plus chères occupations.

Jacques endura divers supplices, dans la persécution de Maximien Galère. Au Concile de Nicée, où fut condamné l'hérétique Arius, il se fit admirer par sa doctrine, par sa piété et par son courage, et contribua de toutes ses forces à confondre l'impiété d'un si dangereux ennemi de la Foi.

Le grand Évêque fut le sauveur de sa ville épiscopale, assiégée par Sapor II, roi de Perse, en l'an 350, et ce fait l'a surtout rendu célèbre dans la postérité.
Après des efforts inutiles pour pénétrer dans la place, le prince fit arrêter le fleuve qui traversait la ville ; puis, rompant les digues, lâcha les eaux contre les murailles, qui s'écroulèrent en plusieurs endroits.
Le lendemain devait avoir lieu un assaut général ; mais l'ennemi ne se doutait pas que l'Évêque, à lui seul, valait plus qu'une armée.
Jacques passa toute la nuit en Oraison, et le lendemain, à l'étonnement des assiégeants et des assiégés, les brèches des murailles se trouvèrent parfaitement réparées.

Sapor, à cette vue, lança une flèche contre le Ciel pour se venger. Saint Éphrem, qui était alors à Nisibe, pria l'Évêque de monter sur les murailles et de maudire l'armée ennemie.

Étant monté sur le haut d'une tour, Jacques prononça ces paroles :
« Seigneur, qui pouvez par les plus faibles moyens humilier l'orgueil de vos ennemis, défaites cette multitude par une armée de moucherons. »
La Prière de ce nouveau Moïse fut aussitôt exaucée, car un essaim innombrable de moucherons s'attacha aux oreilles et aux narines des chevaux et des éléphants, et bientôt l'armée persane fut dans une déroute complète.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


En savoir plus sur http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/juillet/saint-jacques-de-nisibe-eveque-de-nisibe-350-fete-le-15-juillet.html#4zja7zO95rbV4P6D.99

Saint Jacques de Nisibe,qui êtes vous ?

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 16:01
Sainte Solange, Qui êtes-vous ?


Vierge et martyre
(† v. 87
8)

Solange naquit aux environs de Bourges, au lieu-dit Villemont, à deux kilomètres du bourg de Saint-Martin-du-Crot. Instruite par ses parents dans la loi du Seigneur, elle donna dès les premières années de son existence les marques d'une rare piété et, à l'âge de sept ans, consacra sa virginité au Seigneur, l'époux des vierges. Dieu la combla de telles faveurs que, selon une antique et vénérable tradition, elle guérissait les malades et chassait les démons par sa seule présence. Occupée à garder les moutons de son père dans un pré du voisinage, elle occupait son temps à prier son divin maître et à s'entretenir familièrement avec lui.

Un jour, l'un des fils du comte de Bourges, peut-être Bernard, comte de Bourges et d'Auvergne, rencontra la jeune bergère Solange et fut séduit par sa grande beauté. Par des avances et des promesses d'abord, par des menaces ensuite, il s'efforça d'obtenir qu'elle consente à devenir son épouse. Mais, fidèle à son vœu, elle repoussa ce projet. N'avait-elle pas décidé de n'aimer que le Christ ? Alors le jeune homme, dans un élan de furie, l'enleva de force, la mit sur sa monture et l'entraîna avec lui dans une course folle. Mais la jeune fille, qui avait moins peur de mourir que d'être infidèle à son Seigneur, se déroba à son ravisseur et se laissa tomber à terre, au bord d'un ruisseau. C'est alors que, dans sa rage, le séducteur tira son épée de son fourreau et trancha la tête de la jeune bergère. Elle subit ce martyre à la fin du IXe siècle, un 10 mai (peut-être le 10 mai 878...).

La légende rapporte que la tête de Solange, bien que séparée du reste du corps, invoqua encore trois fois le saint Nom de Jésus. Toujours selon la légende, Solange, décapitée, prit sa tête dans ses mains et la porta jusqu'à l'église Saint-Martin. Elle fut donc ensevelie en l'église Saint-Martin du village de Saint-Martin-du-Crot. Mais par la suite, une nouvelle église fut édifiée à la place de l'ancienne, placée sous le vocable de Solange, et le bourg lui-même prit le nom de la sainte martyre : Sainte-Solange (c'est la seule commune de France à porter ce nom). Le Seigneur confirma par de nombreux miracles l'héroïcité des vertus de sa servante et son tombeau n'a jamais cessé d'être honoré par les fidèles du Berry qui vénèrent sainte Solange comme leur patronne spéciale.

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 20:34
Saint Pacôme, qui êtes-vous ?


Soldat païen converti et abbé
(292-348)


Pacôme naît en 292, en Égypte, dans la Haute-Thébaïde, au sein de l'idolâtrie, comme une rose au milieu des épines.

À l'âge de vingt ans, il fut enrôlé de force dans les troupes impériales, quand l'hospitalité si charitable des moines chrétiens l'éclaira et fixa ses idées vers le christianisme et la vie religieuse. À peine libéré du service militaire, il se fit instruire, reçut le baptême et se rendit dans un désert, où il pria un solitaire de le prendre pour son disciple.

« Considérez, mon fils, dit le vieillard, que du pain et du sel font toute ma nourriture ; l'usage du vin et de l'huile m'est inconnu. Je passe la moitié de la nuit à chanter des psaumes ou à méditer les Saintes Écritures ; quelquefois il m'arrive de passer la nuit entière sans sommeil.»

Pacôme, étonné, mais non découragé, répondit qu'avec la grâce de Dieu, il pourrait mener ce genre de vie jusqu'à la mort. Il fut fidèle à sa parole.

Dès ce moment, il se livra généreusement à toutes les rudes pratiques de la vie érémitique.

Un jour qu'il était allé au désert de Tabenne, sur les bords du Nil, un Ange lui apporta du Ciel une règle et lui commanda, de la part de Dieu, d'élever là un monastère.

Dans sa Règle, le jeûne et le travail étaient proportionnés aux forces de chacun ; on mangeait en commun et en silence ; tous les instants étaient occupés ; la loi du silence était rigoureuse ; en allant d'un lieu à un autre, on devait méditer quelque passage de l'Écriture ; on chantait des psaumes même pendant le travail.

Bientôt le monastère devint trop étroit, il fallut en bâtir six autres dans le voisinage. L'œuvre de Pacôme se développait d'une manière aussi merveilleuse que celle de saint Antoine, commencée vingt ans plus tôt.

L'obéissance était la vertu que Pacôme conseillait le plus à ses religieux ; il punissait sévèrement les moindres infractions à cette vertu.

Un jour, il avait commandé à un saint moine d'abattre un figuier couvert de fruits magnifiques, mais qui était pour les novices un sujet de tentation :

Comment, saint Père, lui dit celui-ci, vous voulez abattre ce figuier, qui suffit à lui tout seul à nourrir tout le couvent ? »

Pacôme n'insista pas ; mais, le lendemain, le figuier se trouvait desséché : ainsi Dieu voulait montrer le mérite de la parfaite obéissance.

Le saint abbé semblait avoir toute puissance sur la nature : il marchait sur les serpents et foulait aux pieds les scorpions sans en recevoir aucun mal ; lorsqu'il lui fallait traverser quelque bras du Nil pour la visite de ses monastères, les crocodiles se présentaient à lui et le passaient sur leur dos. Sur le point de mourir, il vit son bon Ange près de lui.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Saint Pacôme, qui êtes-vous ?

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9 mai 2015 6 09 /05 /mai /2015 07:06

« Saint Jean Chrysostome, la bouche d’Or »

Saint Jean Chrysostome est un des Pères de l’Eglise. Né à Antioche au IVe siècle, cet évêque de Constantinople était considéré comme le plus grand prédicateur de son temps. Ses homélies sont encore d’une actualité très troublante. Tout en étant très concret dans ses conseils de vie pour les fidèles et les prêtres, il avait une grande liberté de parole notamment auprès des gouvernants et des puissants. Saint Jean était tellement écouté qu’il était surnommé « Chrysostome » c’est-à-dire « bouche d’Or » en grec.

Avec comme intervenants : Père Elysée (moine melkite) - Catherine Broc-Schmezer (Université de Bordeaux, ICP, Centre Sèvres) et Guillaume Bady (CNRS - Sources Chrétiennes)

Emission religieuse présentée par Thomas Wallut. Réalisation : Jean-Claude Salou.

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 17:44
Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique

Sainte Monique qui êtes-vous?
Mère de Saint Augustin
(332-388
)

À l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332.

Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante.

Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières.

Son cœur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille ; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs.

Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix.

A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur ; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu.

C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le cœur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu.

Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit :

" Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse ! "

Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans.

Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme.

Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430.

Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes.

Prière à Sainte Monique

Voici une Prière à Sainte Monique (332-388), Mère de Saint-Augustin d'Hippone qu'elle enfanta sur la terre et pour le ciel, pour la Conversion d’un fils. Pour toutes les mères qui prient pour que leurs enfants connaissent le vrai bonheur en Dieu.


Prière à Sainte Monique :

« Ô mère, illustre entre toutes les mères, la chrétienté honore en vous l'un des types les plus parfaits de l'humanité régénérée par le Christ. Avant l'Évangile, durant ces longs siècles où la femme fut tenue dans l'abaissement, la maternité ne put avoir qu'une action timide et le plus souvent vulgaire sur l'homme ; son rôle se borna pour l'ordinaire aux soins physiques ; et si le nom de quelques mères a triomphé de l'oubli, c'est uniquement parce qu'elles avaient su préparer leurs fils pour la gloire passagère de ce monde. On n'en rencontre pas dans l'antiquité profane qui se soient donné la tâche de les enfanter au bien, de s'attacher à leurs pas pour les soutenir dans la lutte contre l'erreur et les passions, pour les relever dans leurs chutes ; on n'en trouve pas qui se soient vouées à la prière et aux larmes continuelles pour obtenir leur retour à la vérité et à la vertu. »

« Le christianisme seul a révélé à la mère et sa mission et sa puissance. Quel oubli de vous-même, Ô Sainte Monique, dans cette poursuite incessante du salut d'un fils ! Après Dieu, c'est pour lui que vous vivez ; et vivre de cette manière pour votre fils, n'est-ce pas vivre encore pour Dieu qui daigne s'aider de vous pour le sauver ? Que vous importent la gloire et les succès d'Augustin dans le monde, lorsque vous songez aux périls éternels qu'il encourt, lorsque vous tremblez de le voir éternellement séparé de Dieu et de vous ? »

« Alors il n'est pas de sacrifice, il n'est pas de dévouement dont votre cœur de mère ne soit capable envers cette rigoureuse justice dont votre générosité n'entend pas frustrer les droits. Durant de longs jours, durant de longues nuits, vous attendez avec patience les moments du Seigneur; votre Prière redouble d'ardeur ; et espérant contre toute espérance, vous arrivez à ressentir, au fond de votre cœur, l'humble et solide confiance que le fils de tant de larmes ne périra pas. C'est alors que le Seigneur, « touché de compassion » pour vous, comme il le fut pour la mère éplorée de Naïm, fait entendre Sa Voix à laquelle rien ne résiste. « Jeune homme, s'écrie-t-il, je te le dis, lève-toi » ; et il rend plein de vie à sa mère celui dont elle pleurait le trépas, mais dont elle n'avait pas voulu se séparer. »

« Mais quelle récompense pour votre cœur maternel, Ô Sainte Monique ! Le Seigneur ne s'est pas contenté de vous rendre Augustin plein de vie ; du fond des abîmes de l'erreur et des passions, voici qu'Il l'élève sans intermédiaire jusqu'au bien le plus parfait. Vos instances demandaient qu'il fût chrétien catholique, qu'il rompît enfin des liens humiliants et funestes ; et voici que d'un seul bond, la Grâce l'a porté jusque dans la région sereine des conseils évangéliques. Votre tâche est plus que remplie, heureuse Mère! Montez au Ciel : c'est de là qu'en attendant l'éternelle réunion, vous contemplerez désormais la Sainteté et les œuvres de ce fils dont le salut est votre ouvrage, et dont la gloire si éclatante et si pure entoure dès ici-bas votre nom d'une douce et touchante auréole. »

« Du sein de la félicité que vous goûtez avec ce fils qui vous doit la vie du temps et celle de l'éternité, jetez un regard, Ô Sainte Monique, sur tant de mères chrétiennes qui accomplissent en ce moment sur la terre la dure et noble mission que vous avez remplie vous-même. Leurs fils aussi sont morts de la mort du péché, et elles voudraient, à force d'amour, leur rendre la seule vie véritable. »

« Après la Mère de Miséricorde, c'est à vous qu'elles s'adressent, Ô Sainte Monique, à vous dont les Prières et les larmes furent si puissantes et si fécondes. Prenez en main leur cause ; votre cœur si tendre et si dévoué ne peut manquer de compatir à des angoisses dont il éprouva si longtemps lui-même toute la rigueur. »

« Daignez joindre votre intercession à leurs vœux ; adoptez ces nouveaux fils qu'elles vous présentent, et elles seront rassurées. Soutenez leur courage, apprenez-leur à espérer, fortifiez-les dans les sacrifices au prix desquels Dieu a mis le retour de ces âmes si chères. Elles comprendront alors que la conversion d'une âme est un miracle d'un ordre plus élevé que la résurrection d'un mort ; elles sentiront que la Divine Justice, pour relâcher Ses droits, exige une compensation, et que cette compensation, c'est à elles de la fournir. Leur cœur se dépouillera de l'égoïsme secret qui se mêle si souvent dans les sentiments en apparence les plus purs. Qu'elles se demandent à elles-mêmes si elles se réjouiraient comme vous, Ô Sainte Monique, en voyant leur fils revenu au bien leur échapper pour se donner au Seigneur. S'il en est ainsi, qu'elles soient sans crainte ; elles sont puissantes sur le Cœur de Dieu ; tôt ou tard, la Grâce tant désirée descendra du Ciel sur le prodigue, et il revient à Dieu et à sa mère. »

« Amen. »


« Sainte Monique, Dieu de miséricorde, réconfort de ceux qui sont dans la douleur, les larmes que Sainte Monique vous offrit pour convertir son fils Saint Augustin à la foi du Christ. Par leurs prières, merci de nous aider à nous détourner de nos péchés et à trouver votre tendre pardon. Amen. »

« Ô Dieu, qui avez eu pitié des larmes de Sainte Monique et qui avez accordé à ses ardentes prières non seulement la conversion de son fils, mais son éclatante Sainteté, faites que nous Vous implorions pour nos enfants avec tant de Foi et d'humilité que nous obtenions comme elle leur salut et notre propre sanctification. Nous Vous en prions par notre Seigneur Jésus-Christ. »

Sainte Monique, modèle des femmes chrétiennes, Priez pour nous !

Sainte Monique, qui, par vos prières et vos larmes, avez obtenu la conversion de votre fils, Priez pour nous !

Sainte Monique, Priez pour nous et pour nos enfants !

Sainte Monique qui êtes-vous? : Prière à Ste Monique

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 06:52
Saint Alexandre, qui êtes-vous ?


Pape et martyr
(?-105-11
5)

Alexandre, né à Rome, gouverna l’Église de Rome sous l’empereur Adrien, et convertit au Christ une grande partie de la noblesse romaine.

Il arrêta que l’oblation du sacrifice consisterait uniquement dans le pain et le vin, et que l’on mêlerait de l’eau avec le vin, à cause du sang et de l’eau qui coulèrent du côté de Jésus-Christ; il ajouta au Canon de la Messe ces mots :

Qui la veille du jour où il endura la passion ».

Ce Pape de Rome décréta que l’on conserverait toujours dans l’Église de l’eau bénite mêlée de sel, et qu’il en serait fait usage dans les habitations pour chasser les démons.

Il siégea dix ans, cinq mois et vingt jours, illustre par la sainteté de sa vie et ses ordonnances salutaires.

Il reçut la couronne du martyre en même temps que les prêtres Évence et Théodule, et fut inhumé sur la voie Nomentane, à trois milles de Rome, au lieu même où il avait eu la tête tranchée.

Il avait ordonné en plusieurs fois, au mois de décembre, six prêtres, deux diacres et sacré cinq évêques pour divers lieux.

Les corps de ces Saints furent transportés dans la suite à Rome dans l’église de Sainte-Sabine.

En ce même jour arriva la bienheureuse mort de saint Juvénal, Évêque de Narni, qui après avoir, par sa sainteté et sa doctrine, enfanté beaucoup de fidèles au Christ dans cette ville, et s’être rendu célèbre par des miracles, s’endormit dans la paix, et fut enseveli avec honneur dans sa ville épiscopale.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 21:35
Saint Marc , qui êtes-vous ?

Saint Marc , qui êtes-vous ?
Évangéliste, évêque d’Alexandrie
Martyr († v. 75)

 

Marc était probablement de la race d'Aaron ; il était né en Galilée. Il semble avoir fait partie du groupe des soixante-douze disciples du Sauveur ; mais il nous apparaît surtout dans l'histoire comme le compagnon fidèle de l'apostolat de saint Pierre.

 

C'est sous l'inspiration du chef des Apôtres et à la demande des chrétiens de Rome qu'il écrivit l'Évangile qui porte son nom. Marc cependant ne suivit pas saint Pierre jusqu'à son glorieux martyre ; mais il reçut de lui la mission spéciale d'évangéliser Alexandrie, l'Égypte et d'autres provinces africaines.

 

Le disciple ne faillit pas à sa tâche et porta aussi loin qu'il put, dans ces contrées, le flambeau de l'Évangile. Alexandrie en particulier devint un foyer si lumineux, la perfection chrétienne y arriva à un si haut point, que cette Église, comme celle de Jérusalem, ne formait qu'un cœur et qu'une âme dans le service de Jésus-Christ. La rage du démon ne pouvait manquer d'éclater.

 

Les païens endurcis résolurent la mort du saint évangéliste et cherchèrent tous les moyens de s'emparer de lui. Marc, pour assurer l'affermissement de son œuvre, forma un clergé sûr et vraiment apostolique, puis échappa aux pièges de ses ennemis en allant porter ailleurs la Croix de Jésus-Christ. Quelques années plus tard, il eut la consolation de retrouver l'Église d'Alexandrie de plus en plus florissante.

 

La nouvelle extension que prit la foi par sa présence, les conversions nombreuses provoquées par ses miracles, renouvelèrent la rage des païens. Il fut saisi et traîné, une corde au cou, dans un lieu plein de rochers et de précipices. Après ce long et douloureux supplice, on le jeta en prison, où il fut consolé, la nuit suivante, par l'apparition d'un ange qui le fortifia pour le combat décisif, et par l'apparition du Sauveur lui-même.

 

Le lendemain matin, Marc fut donc tiré de prison ; on lui mit une seconde fois la corde au cou, on le renversa et on le traîna en poussant des hurlements furieux. La victime, pendant cette épreuve douloureuse, remerciait Dieu et implorait sa miséricorde. Enfin broyé par les rochers où se heurtaient ses membres sanglants, il expira en disant : « Seigneur, je remets mon âme entre vos mains. »

 



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 06:54
Saint Georges, qui êtes-vous ?

Saint Georges, qui êtes-vous ?
Soldat, martyr, patron des cavaliers
(280-303)

Georges naquit à Lydda, en Palestine ; son éducation fut toute chrétienne. Il suivit la carrière des armes comme son père, et bientôt sa beauté, sa distinction, son courage, l'élevèrent à la dignité de tribun militaire dans la garde impériale.

Dioclétien ayant rallumé la persécution contre les chrétiens, l'indignation de Georges éclata en face même du tyran, devant lequel il exalta la grandeur du Dieu véritable et confondit l'impuissance des fausses divinités. Sa noble audace lui mérita le reproche d'ingratitude et des menaces de mort.

Georges profita de ses derniers jours de liberté pour distribuer ses biens aux pauvres et affranchir ses esclaves. Ainsi préparé aux combats du Christ, le tribun aborde l'empereur lui-même et plaide devant lui la cause des chrétiens.

- « Jeune homme, lui répond Dioclétien, songe à ton avenir ! »

- « Je suis chrétien, dit Georges, je n'ambitionne ni ne regrette rien dans ce monde ; rien ne saurait ébranler ma foi. »

Saint Georges, qui êtes-vous ?

Il est alors battu de verges, puis il subit l'affreux supplice de la roue, après lequel un ange descend du Ciel pour guérir ses blessures.

Quelques jours après, le martyr reparaît plein de vie en présence de l'empereur, qui le croyait mort ; il lui reproche de nouveau sa cruauté et l'engage à reconnaître le vrai Dieu.

Trois jours il est abandonné sur un lit de chaux vive ; on lui met ensuite des chaussures de fer rougies au feu, on lui fait avaler un poison très violent.

Georges, par la grâce de Dieu, subit toutes ces épreuves sans en ressentir aucun mal ; plusieurs païens même se convertissent à la vue de tant de merveilles.

Reconduit de nouveau dans sa prison, l'athlète invincible de la foi vit en songe Jésus-Christ descendre vers lui :

- « Georges, lui dit-il en lui présentant une couronne de pierres précieuses, voilà la récompense que je te réserve au Ciel ; ne crains rien, je combattrai avec toi demain, et tu remporteras sur le démon une victoire définitive. »

Saint Georges, qui êtes-vous ?

Le jour suivant, Dioclétien tâcha d'ébranler le martyr par des flatteries :

« Conduisez-moi devant vos dieux » dit Georges.

On l'y conduit, croyant qu'il va enfin sacrifier. Parvenu devant la statue d'Apollon, il fait le signe de la Croix et dit :

« Veux-tu que je te fasse des sacrifices comme à Dieu ? » La voix du démon répond :

Je ne suis pas Dieu ; il n'y a de Dieu que celui que tu prêches. » Et en même temps la statue tombe en poussière.

Le peuple s'enfuit épouvanté, et l'empereur vaincu, humilié et furieux, fait trancher la tête au martyr.

Saint Georges, qui êtes-vous ?

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