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7 mai 2019 2 07 /05 /mai /2019 14:30

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

 

 

 

 

 

 

 

*Dimanche 19 MAI:

 Grand Pèlerinage annuel à Sainte Rita

10h30, Messe , bénédiction des roses et de l'huile de Ste Rita (Pour les malades) suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

DU DIMANCHE 19 AU MERCREDI 22 MAI (Inclusivement), Retraite de délivrance et de guérison au Monastère.

Pour vous inscrire:

06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées) ou Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

*Mercredi 22 MAI:

 Fête de Sainte Rita

10h30, Messe ,  suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

 

 

*JEUDI 30 MAI, ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR:

 10h 30, Procession des Rogations et  

Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

ATTENTION ! PAS DE MESSE AU MONASTÈRE LE 12 MAI.

LE 12 MAI A JAULDES EN CHARENTE

(FÊTE PATRONALE) ,

Départ du Monastère de Normandie pour la Charente le Samedi 11 Mai à 7h. A l'arrivée, déjeuner, vers 15h visite à la Grotte de Saint Cybard et visite d’Angoulême, dîner et Soutoro (Complies)

VENEZ INVOQUER

NOTRE-DAME DE TOUTES GRÂCE ET

 

SAINT UBALD, PUISSANT

INTERCESSEUR DANS L’EXPULSION

 

DES MAUVAIS ESPRITS

10h30, Quadisha Qurbana (Sainte Messe) suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles par Mor Philipose et le Père Georges pour tous services pastoraux.

Dimanche dernier  (5 Mai) ,  par une météo mitigée se déroulait le Pèlerinage du Mois de Marie à Notre-Dame de Miséricorde et aux saints du Kerala.

Lors de la Messe tous ceux qui s'étaient excusés ainsi que ceux qui nous avaient promis leur présence mais ne respectèrent pas leur parole étaient dans la prière des frères et sœurs présents.

En fin de Messe, nous avons procédé à la bénédiction de l'huile en l'honneur de Saint Abraham Koorilose Bava, premier Métropolite de l'Eglise Syrienne du Malabar (Aujourd'hui MISC ).


Pour de nombreux fidèles le souvenir de son successeur sur le Siège de Tozhioor : S E le Valiya Metropolitan Joseph Mar Koorilose était bien présent. C'est ensemble en effet que nous diffusames en France la dévotion à Mar Abraham Koorilose Bava.

La journée s'est passée dans la piété et la sérénité.

Nous serons le Weekend prochain en Charente pour la Fête Patronale de la paroisse N-D source de toutes Grâces - Saint Ubald de Jauldes ("Grand Angoulême"). Il n'y aura pas de Messe au Monastère.

Les fidèles qui resteront seront redirigés vers une communauté amie de Rite latin (traditionnel). Départ à 9h du Monastère pour rejoindre cette communauté.

 

Nous nous retrouverons le dimanche 19 et surtout le 30 pour la Solennité de l'Ascension de Notre Seigneur (La Messe sera précédée de la Procession des Rogations et de la Bénédiction des campagnes ).

"Nous ne pouvons pardonner de tout notre cœur à quelqu'un qui nous fait du mal si nous ne possédons pas la vraie connaissance. 
Car cette connaissance nous montre que nous méritons tout ce que nous vivons."

(Saint Marc l'Ascète)

 

******

« … l'Orthodoxie traverse le monde actuel et le sauve.

Comment ?

Par sept actions :
- Elle aime ce monde actuel,
- Elle pardonne à ce monde actuel,
- Elle ne juge pas ce monde actuel,
- Elle accepte ce monde actuel,
- Elle prie pour ce monde actuel,
- Elle pleure avec ce monde actuel,
- Elle meurt dans ce monde actuel pour le ressusciter, Amen !... »

Il serait bon de ne pas oublier ce texte de l'Evêque Jean de Saint Denis de bienheureuse mèmoire. De ne pas oublier... et de s'en inspirer dans nos relations avec toute nos relations sans exception. 
En voisi le texte intégral tel que nous le livre, avec l'introduction ci-dessus, le Père Luc Duloisy :

« Le mot orthodoxie est composé de deux termes grecs :
- "ortho": debout, droit, ligne verticale qui s’élève vers les hauteurs, jusqu’en la Divine Trinité, et descend vers le plus bas, jusqu’au néant; 
- "doxie": gloire, pensée-louange, glorification contemplative où l’élément émotif est confondu avec l’élément cognitif, et cette pensée-glorification a comme un mouvement : debout, vertical, une flèche, de l’abîme jusqu’en très haut lieu, ou encore : plus haut, jusqu’à l’unité. 
Ni à droite, ni à gauche, ni dans le passé, ni dans le futur. 
L’Orthodoxie, c’est le rayon traversant chaque chose, chaque événement, chaque date de l’Histoire, chaque pensée, chaque tradition. 
Le monde actuel est trouble comme l’eau troublée. 
La matière est spiritualisée, elle est devenue plus fine qu’une toile d’araignée suspendue dans l’espace infini et incolore, et l’esprit se matérialise comme des gouttes de boue liquide. 
Quel rapport entre Orthodoxie et le monde actuel ? Aucun. 
Ou plutôt le même rapport qu’entre idée et fatigue, entre être et cruauté, entre debout et malade. 
Aucun rapport dans leur nature, mais l’Orthodoxie traverse le monde actuel et le sauve. 
Comment ? Par sept actions :
- Elle aime ce monde actuel,
- Elle pardonne à ce monde actuel,
- Elle ne juge pas ce monde actuel,
- Elle accepte ce monde actuel,
- Elle prie pour ce monde actuel,
- Elle pleure avec ce monde actuel,
- Elle meurt dans ce monde actuel pour le ressusciter, Amen ! »

 

 

St. Nicolas Velimirovitch:
Qu'est-ce que le Christ écrivait sur le sol ?
 
 
L'évêque Nicolas, théologien doué combinant un haut niveau d'érudition avec la simplicité d'une âme imprégnée de l'amour et de l'humilité du Christ, est souvent appelé le "nouveau Chrysostome" pour sa prédication inspirée. Père spirituel du peuple serbe, il ne cessait de l'exhorter à accomplir sa vocation de nation : servir le Christ. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut emprisonné au camp de concentration de Dachau. Plus tard, il a servit en tant que hiérarchie [...] en Amérique, où il est mort.
 
*
 
Un jour, le Seigneur Très-aimant était assis devant le temple à Jérusalem, nourrissant les cœurs affamés avec Ses doux enseignements.
 
Et tout le peuple vint à lui (Jean 8:2).
 
Le Seigneur parla au peuple de la félicité éternelle, de la joie sans fin des justes dans la patrie éternelle des Cieux. Et le peuple se réjouit de Ses paroles divines. L'amertume de beaucoup d'âmes déçues et l'hostilité de beaucoup d'offensés disparurent comme neige sous les rayons lumineux du soleil.
 
Qui sait combien de temps aurait duré cette merveilleuse scène de paix et d'amour entre le ciel et la terre, si quelque chose d'inattendu ne s'était pas produit alors. Le Messie qui aime l'humanité ne s'est jamais lassé d'enseigner le peuple, et les gens pieux ne se sont jamais lassés d'écouter une telle guérison et une telle sagesse merveilleuse.
 
Mais quelque chose d'effrayant, de sauvage et de cruel se produisit. Elle naquit comme elle le fait encore aujourd'hui, avec les scribes et les pharisiens. Comme nous le savons tous, les scribes et les pharisiens gardaient la loi extérieurement, mais la transgressaient. Notre Seigneur les réprimandait fréquemment. Par exemple, il a dit :
 
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! ... extérieurement vous paraissez justes aux hommes, mais au dedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité (Matt. 23:27, 28)
 
Qu'est-ce qu'ils firent alors ? Ils avaient peut-être attrapé le chef d'une bande de brigands ? Rien de la sorte. Ils firent sortir de force une malheureuse femme pécheresse, prise en flagrant délit d'adultère ; ils la firent sortir avec une vantardise triomphante et des cris grossiers et assourdissants. Après l'avoir amenée devant le Christ, ils crièrent :
 
Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère. Moïse nous a ordonné dans la loi que ceux-là soient lapidés, mais que dis-tu ? (Jean 8:4-5 ; cf. Lv 20:10, Dt 22:22).
 
Le cas fut présenté de cette façon par des pécheurs qui dénonçaient les péchés des autres et qui étaient capables de cacher leurs propres défauts. La foule effrayée se sépara, laissant la place à ses anciens. Certains fuirent par peur, parce que le Seigneur avait parlé de vie et de bonheur, alors que ces "grandes gueules" réclamaient la mort.
 
Il aurait été approprié de se demander pourquoi ces anciens et gardiens de la loi n'avaient pas lapidé la femme pécheresse eux-mêmes ? Pourquoi l'ont-ils amenée à Jésus ? La loi de Moïse leur donnait le droit de la lapider. Personne ne s'y serait opposé. Qui proteste, de nos jours, quand la peine de mort est prononcée contre un criminel ? Pourquoi les anciens juifs ont-ils amené cette femme pécheresse au Seigneur ? Certainement  pas pour obtenir de Lui une commutation de peine ou la clémence ! Tout sauf ça ! Ils l'ont amenée avec un plan prémédité et diabolique pour attraper le Seigneur avec des paroles contraires à la loi, afin de l'accuser aussi. Ils espéraient d'un seul coup faire disparaître deux vies, celle de la coupable et celle du Christ. Que dis-tu, toi ?
 
Pourquoi lui ont-ils demandé, alors que la loi de Moïse était claire ? L'évangéliste explique leur intention dans les mots suivants :
 
Ils ont dit cela en le tentant pour avoir à l'accuser (Jean 8:6).
 
Ils avaient déjà levé les mains contre lui une fois pour Le lapider, mais Il leur avait échappé. Mais maintenant, ils avaient trouvé l'occasion d'accomplir leur désir. Et c'est là, devant le Temple de Salomon, où les tables des commandements avaient été gardées dans l'Arche d'Alliance, que le Christ devait dire quelque chose de contraire à la loi de Moïse ; alors leur but serait atteint. Ils lapideraient à mort le Christ et la femme pécheresse. Beaucoup plus désireux de Le lapider qu'elle, comme ils le feraient plus tard avec un zèle encore plus grand, demandant à Pilate de libérer le bandit Barabbas à la place du Christ.
 
Toutes les personnes présentes s'attendaient à ce que l'une des deux choses suivantes se produise : soit le Seigneur, dans Sa miséricorde, libèrerait la femme pécheresse et violerait ainsi la loi ; soit Il ferait respecter la loi, en disant,
 
Faites ce qui est écrit dans la loi,
 
et briserait ainsi Son propre commandement de miséricorde et d'amour bienveillant. Dans le premier cas, Ol serait condamné à mort ; et dans le second, il deviendrait un objet de moquerie et de dérision.
 
Lorsque les tentateurs posèrent la question : "Que dis-tu ?", un silence de mort tomba : silence parmi la foule qui s'était rassemblée ; silence parmi les juges de la femme coupable ; silence impatient dans l'âme de la femme accusée. Un grand silence s'installe dans les grands cirques lorsque les dompteurs des bêtes sauvages font sortir des lions et des tigres apprivoisés et leur ordonnent d'exécuter divers mouvements, d'adopter diverses positions et de faire des tours à leur demande. Mais nous ne voyons devant nous aucun dompteur d'animaux sauvages, mais le dompteur des hommes, une tâche beaucoup plus difficile que la première. Car il est souvent plus difficile d'apprivoiser ceux qui sont devenus sauvages à cause du péché que ceux qui sont sauvages par nature.
 
Que dis-tu ? une fois de plus, ils le pressèrent, brûlant de malice, le visage déformé.
 
Alors le législateur de la moralité et de la conduite humaine se baissa, et avec son doigt a écrit sur le sol, comme s'il ne les entendait pas (Jean 8:6).
 
Qu'est-ce que le Seigneur écrivit dans la poussière ? L'évangéliste garde le silence à ce sujet et n'en parle pas par écrit. C'était trop répugnant et vil pour être écrit dans le Livre de la Joie. Cependant, cela a été préservé dans notre tradition orthodoxe sacrée, et c'est horrible. Le Seigneur a écrit quelque chose d'inattendu et de surprenant pour les anciens, les accusateurs de la femme pécheresse. Avec Son doigt, Il a révélé leurs iniquités secrètes. Car ceux qui soulignent les péchés des autres étaient des experts dans la dissimulation de leurs propres péchés. Mais il est inutile d'essayer de cacher quoi que ce soit aux yeux de Celui qui voit tout.
 
"M (Eshoulam) a volé des trésors dans le temple", a écrit le doigt du Seigneur dans la poussière.
 
"A (sher) a commis l'adultère avec la femme de son frère ;
 
"S (Haloum) a commis un parjure ;
 
"E (led) a frappé son propre père ;
 
"A (Marich) a commis la sodomie ;
 
"J (oël) a vénéré des idoles."
 
C'est ainsi qu'une déclaration après l'autre a été écrite dans la poussière par l'impressionnant doigt du juste Juge. Et ceux à qui ces mots se référaient, se penchant vers le bas, lurent ce qui était écrit, avec une horreur inexprimable. Ils tremblèrent de frayeur, et n'osèrent pas se regarder dans les yeux.
 
Ils ne pensèrent plus à la femme pécheresse. Ils ne pensaient qu'à eux-mêmes et à leur propre mort, qui était écrite dans la poussière. Pas une seule langue ne fut capable de bouger, de prononcer cette question pénible et malfaisante : Que dis-tu ? le Seigneur n'a rien dit. Ce qui est si sale ne peut être écrit que dans une poussière sale. Une autre raison pour laquelle le Seigneur écrivit sur la terre est encore plus grande et plus merveilleuse. Ce qui est écrit dans la poussière est facilement effacé et enlevé. Le Christ ne voulait pas que leurs péchés soient connus de tous.
 
S'Il l'avait voulu, Il les aurait annoncés devant tout le peuple, les aurait accusés et les aurait lapidés à mort, conformément à la loi. Mais Lui, l'Agneau innocent de Dieu, n'a pas contemplé la vengeance ou la mort pour ceux qui avaient préparé pour Lui mille morts, qui désiraient Sa mort plus que jamais pour eux-mêmes. Le Seigneur voulait seulement les corriger, les faire penser à eux-mêmes et à leurs propres péchés. Il voulait leur rappeler que bien qu'ils portaient le fardeau de leurs propres transgressions, ils ne devraient pas être des juges stricts des transgressions des autres. C'est la seule chose que le Seigneur désirait. Et quand cela fut fait, la poussière fut de nouveau lissée, et ce qui était écrit disparut.
 
Après cela, notre grand Seigneur se leva et leur dit gentiment :
 
Que celui qui est sans péché parmi vous, lui jette d'abord la première pierre (Jean 8:7).
 
C'était comme si quelqu'un prenait les armes de ses ennemis et leur disait : Maintenant, tirez ! Les juges jadis hautains de la femme pécheresse se tenaient maintenant désarmés, comme des criminels devant le juge, sans voix et enracinés au sol. Mais le Sauveur bienveillant,
 
s'abaissant de nouveau, écrivit sur le sol (Jean 8:8).
 
Qu'est-ce qu'il écrivit cette fois-ci ? Peut-être leurs autres transgressions secrètes, afin qu'ils n'ouvrent pas leurs lèvres fermées pendant longtemps. Ou peut-être qu'il écrivit quel genre de personnes les anciens et les chefs du peuple devraient être. Ce n'est pas essentiel pour nous de le savoir. La chose la plus importante ici est que par Son écriture dans la poussière, Il a obtenu trois résultats : premièrement, Il a brisé et annihilé la tempête que les anciens juifs avaient soulevée contre Lui ; deuxièmement, Il a réveillé leur conscience endormie dans leur âme endurcie, ne serait-ce que pour une courte période ; et troisièmement, Il a délivré la femme coupable de mort. C'est ce qui ressort des paroles de l'Évangile :
 
Et ceux [les anciens] qui l'entendirent, ayant été condamnés par leur conscience, sortirent un à un, en commençant par les plus âgés, jusqu'au dernier ; et Jésus fut laissé seul, avec la femme qui se tenait au milieu (Jean 8:9).
 
La place devant le temple était soudain vide. Il ne restait plus que ceux que les anciens avaient condamnés à mort, la femme pécheresse et l'innocent. La femme était debout, tandis qu'Il restait penché vers le sol. Un profond silence régnait. Soudain, l'Éternel se leva de nouveau, regarda autour de Lui, et, ne voyant personne d'autre que la femme, Il lui dit :
 
Femme, où sont ces accusateurs ? Aucun homme ne t'a-t-il condamné ?
 
Le Seigneur savait que personne ne l'avait condamnée ; mais avec cette question, il espérait lui donner confiance, afin qu'elle puisse mieux entendre et comprendre ce qu'Il lui dirait. Il  agit comme un médecin habile, qui encourage d'abord son patient et lui donne ensuite des médicaments.
 
Personne ne t'a condamné ?
 
La femme reprit la parole, et elle répondit : Non, Seigneur. Ces paroles ont été prononcées par une créature pathétique qui, juste avant, n'avait aucun espoir de prononcer un autre mot, une créature, qui ressentait probablement un souffle de joie véritable pour la première fois de sa vie.
 
Finalement, le Dieu bon dit à la femme :
 
Je ne te condamne pas non plus ; va, et ne pèche plus (Jean 8:10,11).
 
Quand les loups épargnent leur proie, alors, bien sûr, le berger ne souhaite pas non plus la mort pour ses brebis. Mais il est essentiel d'être conscient que l'absence de jugement du Christ signifie beaucoup plus que l'absence de jugement des humains. Quand les gens ne vous jugent pas pour votre péché, cela signifie qu'ils n'attribuent pas de punition pour le péché, mais laissent ce péché avec vous et en vous. Quand Dieu ne juge pas, cependant, cela signifie qu'Il pardonne votre péché, le tire de vous comme du pus et rend votre âme propre. Pour cette raison, les mots,
 
"Je ne te condamne pas non plus,"
 
signifie la même chose que
 
Tes péchés te sont pardonnés, va, ma fille, et ne pèche plus.
 
Quelle joie indicible !
 
Quelle joie de la vérité ! Car le Seigneur a révélé la vérité à ceux qui étaient perdus.
 
Quelle joie dans la justice ! Car le Seigneur a créé la justice.
 
Quelle joie dans la miséricorde ! Car le Seigneur a montré de la miséricorde. Quelle joie de vivre ! Car le Seigneur a préservé la vie.
 
Ceci est l'Evangile du Christ, qui signifie la Bonne Nouvelle ; ceci est la Bonne Nouvelle, l'Enseignement de la Joie ; ceci est une page du Livre de la Joie.
 
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
 

HOMMAGE A JEAN VANIER

Chers amis

Jean Vanier, fondateur de l'Arche et de la Communauté Foi et lumière , cette nuit, vers deux heures, entouré de quelques proches, a rejoint la maison du Père.

C'est dans la paix que se fit sa "naissance au Ciel ".

Je crois que, comme une flèche, son âme vole vers le Christ Bon Samaritain qui, de Sa gloire est venu servir l'homme dans toutes ses dimensions.

Dans la lumière du Christ notre Résurrection, il retrouvera,à n'en pas douter, notre chère petite Marthe (Marthe Robin) qui accompagna la fondation de ces œuvres magnifiques que sont l'Arche et Foi et Lumière.

Correspondant à la Grâce du Saint Esprit, il se fit en Jésus le serviteur des plus 
petits et des plus vulnérables, aujourd'hui, il a quitté cette vallée des ombres de la vie pour la vraie Vie qui est en Dieu.

Il rejoint La Source de cette Vie qu'il confessa et servit en rendant témoigna à la beauté de toute vie, même la plus diminuée, en rendant témoignage à la valeur de toute personne.

Clercs et fidèles de la Métropolie de L'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma )(Tradition Orthodoxe Malankare ), nous communions à la peine des communautés de L'Arche Internationale et de « Foi et lumière » auxquelles nous présentons nos plus sincères condoléances.

Que les fils et filles de notre Métropolie Syro-Orthodoxe accompagnent l'âme de ce grand homme, grand en bonté, en douceur, en charité qui a su redonner à beaucoup la dignité et la joie d'aimer en leur dévoilant le visage du Christ . Aloho Mhasele !

À mes yeux, par le témoignage d'une vie toute accordée à ce qu'il professait, Jean Vannier fût un authentique Confesseur de la Foi.

« Serviteur bon et fidèle, entre dans la joie de ton Maître » !

Puisse Jean, dès qu'il sera dans la lumière du Christ notre Résurrection, intercéder pour les personnes vulnérables que nous accueillons au Monastère et ceux qui les accueillent afin qu'ils soient,avec tous les autres frères et soeurs de Jésus, "un seul coeur et une seule âme tendus vers Dieu " !

Votre respectueusement et fraternellement uni dans la prière pour ce géant d'amour et de compassion ainsi que l'oeuvre qu'il laisse .

+Mor Philipose.


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Queridos amigos

Jean Vanier, fundador da L'Arche e da Comunidade Fé e Luz, esta noite, por volta das duas horas, cercado por alguns parentes, se juntou à casa do Pai.

Foi em paz que o seu "nascimento no céu" foi feito.

Creio que, como uma flecha, sua alma voa em direção ao Cristo Bom Samaritano que, de Sua glória, veio para servir ao homem em todas as suas dimensões.

À luz de Cristo, nossa ressurreição, ele encontrará indubitavelmente a nossa querida pequena Marta (Martha Robin), que acompanhou a fundação dessas magníficas obras que são a Arca, a Fé e a Luz.

Correspondendo à graça do Espírito Santo, Jesus se tornou o servo dos mais
pequeno e mais vulnerável, hoje ele deixou este vale de sombras da vida para a verdadeira vida que está em Deus.

Ele se junta à Fonte desta Vida, a qual ele confessou e serviu ao testemunhar a beleza de toda a vida, mesmo a mais diminuída, ao dar testemunho do valor de cada pessoa.

Clero e aos fiéis da Metrópole de A Igreja siro-ortodoxo Francophone Mar Thoma) (Malankara tradição ortodoxa), comunicamos às comunidades pena de L'Arche Internacional e "Fé e Luz" para que se estendem nossas mais profundas condolências.

Que o filho e filhas de nosso Metropolis siro-ortodoxo acompanhar a alma deste grande homem, grande em bondade, delicadeza, que a caridade foi capaz de restaurar um monte de dignidade e a alegria de amar a sua inauguração o rosto de Cristo . Aloho Mhasele!

Aos meus olhos, pelo testemunho de uma vida toda dada ao que professava, Jean Vannier era um autêntico Confessor da Fé.

"Servo bom e fiel, entre na alegria do seu Mestre"!

John maio, quando ele vai estar na luz de Cristo a nossa Ressurreição, intercedei por pessoas vulneráveis ​​que Mosteiro e os seus anfitriões que são, com todos os outros irmãos e irmãs de Jesus, "um coração e uma alma estendida a Deus "!

Respeitosamente e fraternalmente unidos em oração por este gigante de amor e compaixão e o trabalho que ele deixa.

+ Mor Philipose.


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Dear friends

Jean Vanier, founder of L'Arche and the Faith and Light Community, tonight, around two o'clock, surrounded by a few relatives, joined the Father's house.

It was in peace that his "birth in Heaven" was made.

I believe that, like an arrow, his soul flies towards the Christ Good Samaritan who, from His glory came to serve man in all its dimensions.

In the light of Christ our Resurrection, he will undoubtedly find our dear little Martha (Martha Robin) who accompanied the foundation of these magnificent works that are the Ark and Faith and Light.

Corresponding to the Grace of the Holy Spirit, Jesus became the servant of the most
small and most vulnerable, today he has left this valley of shadows of life for the true life that is in God.

He joins The Source of this Life, which he confessed and served by bearing witness to the beauty of all life, even the most diminished, by bearing witness to the worth of every person.

Clerics and faithful of the Metropolis of the Syro-Orthodox Francophone Church Mar Thoma) (Orthodox Tradition Malankare), we share in the grief of the communities of L'Arche International and "Faith and Light" to whom we present our most sincere condolences.

May the sons and daughters of our Syro-Orthodox Metropolis accompany the soul of this great man, great in goodness, gentleness and charity who has given back to many the dignity and joy of loving by revealing to them the face of Christ . Aloho Mhasele!

In my eyes, by the testimony of a life all given to what he professed, Jean Vannier was an authentic Confessor of the Faith.

"Servant good and faithful, enter into the joy of your Master"!

May John, as soon as he is in the light of Christ our Resurrection, intercede for the vulnerable people we receive at the Monastery and those who receive them so that they, along with all the other brothers and sisters of Jesus, are "one and the same. heart and one soul stretched out to God "!

Respectfully and fraternally united in prayer for this giant of love and compassion and the work he leaves.

+ Mor Philipose.

 

 

L’HUMILITÉ

« Comme dit le Père Molinié, il est très difficile de parler de l'humilité, parce que c'est une vertu très méconnue ; on ne la comprend pas et, secrètement, on ne veut pas la comprendre.

L'humilité n'est pas le mécontentement de soi-même, ce n'est même pas l'aveu de notre misère ou de notre péché, ni même en un sens de notre petitesse.

L'humilité suppose, au fond, qu'on regarde Dieu avant de se regarder soi-même, et qu'on mesure l'abîme qui sépare le fini de l'infini. Mieux on voit cela (mieux on accepte de le voir) et plus on devient humble. [...]

« Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits » (Mt 11,25).

Jésus ne dit pas aux sots, mais : aux tout-petits, qui sont du même coup les plus intelligents. La véritable intelligence, c'est la candeur et la simplicité d'un regard qui pénètre au fond des choses.

Un regard humble est donc fasciné par autre chose que lui, et délivré par là de toutes les complications. [...] Qui met en Dieu sa confiance est délivré de tout souci, il n'a plus peur de rien ni de personne ; c'est un être libre. »

(Père Jean Lafrance (1931-1991), La prière du cœur (IV, 2), Abbaye Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
Textefrançais intégral en ligne (pdf))

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HUMILDADE

"Como diz padre Molinié, é muito difícil falar de humildade, porque é uma virtude muito pouco conhecida; nós não entendemos isso e, secretamente, não queremos entendê-lo.

A humildade não é a insatisfação consigo mesmo, nem é a confissão da nossa miséria ou do nosso pecado, nem mesmo no sentido de nossa pequenez.

A humildade pressupõe, no final, que olhemos para Deus antes de olhar para nós mesmos e medimos o abismo que separa o finito do infinito. Quanto melhor a vemos (melhor aceitamos vê-la) e mais nos tornamos humildes. [...]

"Eu te abençoo Pai, Senhor do céu e da terra, por esconder isto dos sábios e dos sábios, e revelá-lo aos pequeninos" (Mt 11,25).

Jesus não diz aos tolos, mas aos pequeninos, que são ao mesmo tempo os mais inteligentes. A verdadeira inteligência é a sinceridade e a simplicidade de um olhar que penetra as profundezas das coisas.

Um olhar humilde é fascinado por algo diferente de si mesmo, e libertado de todas as complicações. [...] quem põe sua confiança em Deus está livre de preocupações, não tem mais medo de nada nem de ninguém; ele é um ser livre. "

(Pai Jean Lafrance (1931-1991), a oração do coração (IV, 2) Santa Escolástica Abbey, Dourgne 1978.
Texto completo em francês online (pdf)

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HUMILITY

"As Father Molinié says, it is very difficult to speak of humility, because it is a very little known virtue; we do not understand it and, secretly, we do not want to understand it.

Humility is not dissatisfaction with oneself, it is not even the confession of our misery or our sin, nor even in a sense of our littleness.

Humility presupposes, in the end, that we look at God before looking at ourselves, and that we measure the abyss that separates the finite from the infinite. The better we see it (the better we accept to see it) and the more we become humble. [...]

"I bless you, Father, Lord of heaven and earth, for hiding this from the wise and the wise, and to reveal it to infants" (Mt 11,25).

Jesus does not say to fools, but to toddlers, who are at the same time the most intelligent. True intelligence is the candor and simplicity of a look that penetrates the depths of things.

A humble glance is fascinated by something other than himself, and delivered from all the complications. [...] Whoever puts his trust in God is free from worry, he is no longer afraid of anything or anyone; he is a free being. "

(Father Jean Lafrance (1931-1991), The prayer of the heart (IV, 2), Abbey Ste Scholastique, Dourgne, 1978.
Full French text online (pdf)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

La position (A mes yeux judicieuse) d'un haut

 

prélat de l'Eglise Romaine-catholique,

 

Cardinal Sarah sur l'émigration :

 

Partisan de l'accueil de tous nos frères et soeurs en humanité, y compris et surtout des plus vulnérables - Mais encore faut-il s'entendre sur ce que veux dire accueil !- je partage complètement l'analyse de ce prélat aussi lucide qu'enraciné en Dieu.

Merci de lire et, éventuellement, de nous partager vos sentiments.

« Je suis scandalisé par tous ces hommes qui meurent en mer, par les trafics humains, par les réseaux mafieux, par l'esclavage organisé.

Je reste perplexe devant ces gens qui émigrent sans papier, sans projet, sans famille.

Ils pensent trouver ici le paradis terrestre ? Il n'est pas en Occident !

S'il faut les aider, je pense que c'est sur place, dans leurs villages, dans leurs ethnies. 
On ne peut cautionner ces déséquilibres économiques et ces drames humains.

Vous ne pouvez pas accueillir tous les migrants du monde.

Accueillir, ce n'est pas seulement laisser entrer les gens chez c'est leur donner du travail. Vous en avez ? Non.

Leur donner un logement Vous en avez ? Non.

Les parquer dans un endroit indécent, sans dignité, sans travail, ce n'est pas ce que j'appelle accueillir les gens. Cela ressemble plus à une organisation mafieuse !

L'Église ne peut pas coopérer à des trafics humains, qui ressemblent à un nouvel esclavage.

Ce que je trouve également scandaleux, c'est qu'on utilise la Parole de Dieu pour justifier cela, Dieu ne veut pas la migration.

Le Christ, enfant, s'est réfugié en Égypte, à cause d'Hérode, mais il est rentré chez lui ensuite.

De même, Dieu a toujours ramené son peuple en Israël, après chaque famine et chaque déportation en Babylonie.

Un pays est un grand trésor, c'est là que nous sommes nés, c'est là où sont enterrés nos ancêtres.

Quand on accueille quelqu'un, c'est pour qu'il ait une vie meilleure, et ce n'est pas dans un camp qu'on a une vie meilleure.

Quand on est nourri sans travailler, on n'a aucune dignité. Quelle culture avez-vous à leur offrir ? 
Est-ce que vous êtes encore capable de partager votre culture et vos racines chrétiennes?

J'ai peur que le déséquilibre démographique engendré par ces vagues migratoires vous fasse perdre votre identité et ce qui fait votre spécificité.

L'Europe a une mission spéciale que Dieu lui a donnée c'est par vous que nous avons connu l'Évangile, que nous avons connu les valeurs de la famille, la dignité de la personne, et la liberté.

Si vous renoncez à votre identité, si vous êtes noyés par une population qui ne partage pas votre culture, vos valeurs chrétiennes et votre identité risquent de disparaître.

C'est comme la Rome ancienne envahie par les barbares.

Il faut réfléchir aux migrations c'est un nouvel esclavage qu'on organise parce qu'on a besoin de travailleurs. 
Toutes ces personnes qui viennent ici en croyant trouver une vie rêvée. Quel mensonge ! Quel cynisme !

Benoît XVI fut particulièrement clair et prophétique sur toutes ces questions. [...]

Vous avez été façonnés par le christianisme, tout est chrétien en Europe. 
Pourquoi nier cela ?

Aucun musulman ne nie son identité.

Si vous ne retrouvez pas ce que vous êtes, vous disparaîtrez. Et si l'Europe disparaît, il y aura un bouleversement épouvantable: le christianisme risquerait de disparaître sur la surface de la terre.

Voyez bien que vous êtes envahis par l'islam: ils veulent islamiser le monde entier, et ils ont les moyens financiers.

Ils ne réussiront pas, parce que le Seigneur est avec nous jusqu'à la fin du monde.

Mais il ne faut pas nier ce que vous êtes : ceux que vous accueillez doivent s'intégrer à votre culture.

Encore faut-il que vous ayez une culture: vous ne pourrez pas les accueillir dans votre athéisme, dans votre matérialisme, dont ils ne veulent pas. »

Je demande aux fidèles de notre Métropolie (archidiocèse ) de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone de Mar Thoma (Tradition Orthodoxe Malankare pour l'Europe et ses missions ) de lire, de réfléchir à chacun des points énoncés par le Cardinal Robert Sarah pour que nous échangions sur ce sujet d'actualité lors des Réunions du "Conseil de l'Eglise".
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A posição (Em minha opinião) judiciosa de

 

um alto prelado da Igreja Católica Romana,

 

Cardeal Sarah na emigração:

 

Apoiador das boas-vindas de todos os nossos irmãos e irmãs na humanidade, incluindo e especialmente dos mais vulneráveis ​​- Mas ainda assim devemos concordar sobre o que significa receber! - Eu compartilho completamente a análise deste prelado tão lúcido quanto enraizado em Deus.

Obrigado por ler e possivelmente compartilhar seus sentimentos.

"Estou escandalizado por todos aqueles homens que morrem no mar, pelo tráfico de seres humanos, pelas redes da máfia, pela escravidão organizada.

Fico intrigado com essas pessoas que emigram sem papel, sem projeto, sem família.

Pensam encontrar aqui o paraíso terrestre? Ele não está no ocidente!

Se for necessário ajudá-los, penso que é no local, nas suas aldeias, nos seus grupos étnicos.
Não podemos tolerar esses desequilíbrios econômicos e esses dramas humanos.

Você não pode acolher todos os migrantes do mundo.

Receber não é apenas deixar as pessoas entregarem-lhes trabalho. Você tem algum? Não.

Dê-lhes alojamento Você os tem? Não.

Estacioná-los em um lugar indecente, sem dignidade, sem trabalho, não é o que chamo de pessoas acolhedoras. É mais como uma organização da máfia!

A Igreja não pode cooperar com o tráfico humano, que se assemelha a uma nova escravidão.

O que eu acho igualmente escandaloso é que usamos a Palavra de Deus para justificar isso, Deus não quer a migração.

Cristo, uma criança, fugiu para o Egito por causa de Herodes, mas depois voltou para casa.

Da mesma forma, Deus sempre trouxe seu povo de volta a Israel após cada fome e deportação para a Babilônia.

Um país é um grande tesouro, é onde nascemos, onde nossos ancestrais estão enterrados.

Quando damos boas vindas a alguém, é para que ele tenha uma vida melhor, e não é em um acampamento que temos uma vida melhor.

Quando você é alimentado sem trabalhar, você não tem dignidade. Que cultura você tem para lhes oferecer?
Você ainda é capaz de compartilhar sua cultura e suas raízes cristãs?

Receio que o desequilíbrio demográfico gerado por essas ondas migratórias faça com que você perca sua identidade e o que a torna única.

A Europa tem uma missão especial que Deus deu a ela é através de você que conhecemos o Evangelho, que conhecemos os valores da família, a dignidade da pessoa e a liberdade.

Se você renunciar à sua identidade, se você for afogado por uma população que não compartilha sua cultura, seus valores cristãos e sua identidade podem desaparecer.

É como a Roma antiga invadida por bárbaros.

A migração deve ser pensada como uma nova escravidão que está sendo organizada porque precisamos de trabalhadores.
Todas aquelas pessoas que vêm aqui acreditando que têm uma vida de sonho. Que mentira! Que cinismo!

Bento XVI foi particularmente claro e profético em todas essas questões. [...]

Você foi moldado pelo cristianismo, tudo é cristão na Europa.
Por que negar isso?

Nenhum muçulmano nega sua identidade.

Se você não encontrar o que você é, você desaparecerá. E se a Europa desaparecer, haverá uma terrível reviravolta: o cristianismo pode desaparecer na face da terra.

Veja que você é invadido pelo Islã: eles querem islamizar o mundo inteiro, e eles têm os meios financeiros.

Eles não terão sucesso porque o Senhor está conosco até o fim do mundo.

Mas não negue o que você é: você deve ser parte de sua cultura.

No entanto, você deve ter uma cultura: você não pode recebê-los em seu ateísmo, em seu materialismo, que eles não querem. "

Peço aos fiéis da nossa Igreja Metropolitana (Arquidiocese) da Igreja Francofona Siro-Ortodoxa de Mar Thoma (Tradição Ortodoxa Malankare para a Europa e suas missões) para ler, para pensar sobre cada um dos pontos feitos pelo Cardeal Robert Sarah para que nós estávamos trocando este assunto tópico durante as reuniões do "Conselho da Igreja".
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The position (In my opinion) judicious of a

 

high prelate of the Roman Catholic Church,

 

Cardinal Sarah on emigration:

 

Supporter of the welcome of all our brothers and sisters in humanity, including and especially of the most vulnerable - But still we must agree on what it means to welcome! - I completely share the analysis of this prelate as lucid as rooted in God.

Thank you for reading and possibly sharing your feelings.

"I am scandalized by all those men who die at sea, by human trafficking, by mafia networks, by organized slavery.

I remain puzzled by these people who emigrate without paper, without project, without family.

They think to find here the terrestrial paradise? He is not in the West!

If it is necessary to help them, I think that it is on the spot, in their villages, in their ethnic groups.
We can not condone these economic imbalances and these human dramas.

You can not welcome all the migrants of the world.

To welcome is not just to let people in to give them work. You have some ? No.

Give them accommodation You have them? No.

Parking them in an indecent place, without dignity, without work, is not what I call welcoming people. It's more like a mafia organization!

The Church can not cooperate with human trafficking, which resembles a new slavery.

What I find equally scandalous is that we use the Word of God to justify that, God does not want migration.

Christ, a child, fled to Egypt for Herod's sake, but then returned home.

Likewise, God has always brought his people back to Israel after every famine and deportation to Babylonia.

A country is a great treasure, that's where we are born, where our ancestors are buried.

When we welcome someone, it is so that he has a better life, and it is not in a camp that we have a better life.

When you are fed without working, you have no dignity. What culture do you have to offer them?
Are you still able to share your culture and your Christian roots?

I am afraid that the demographic imbalance engendered by these migratory waves will make you lose your identity and what makes you unique.

Europe has a special mission that God has given to it is through you that we have known the Gospel, that we have known the values ​​of the family, the dignity of the person, and freedom.

If you renounce your identity, if you are drowned by a population that does not share your culture, your Christian values ​​and your identity may disappear.

It's like ancient Rome invaded by barbarians.

Migration must be thought of as a new slavery that is being organized because we need workers.
All those people who come here believing they have a dream life. What a lie! What cynicism!

Benedict XVI was particularly clear and prophetic on all these questions. [...]

You have been shaped by Christianity, everything is Christian in Europe.
Why deny this?

No Muslim denies his identity.

If you do not find what you are, you will disappear. And if Europe disappears, there will be a terrible upheaval: Christianity might disappear on the face of the earth.

See that you are invaded by Islam: they want to Islamize the whole world, and they have the financial means.

They will not succeed because the Lord is with us to the end of the world.

But do not deny what you are: those you welcome must be part of your culture.

Yet you must have a culture: you can not welcome them in your atheism, in your materialism, which they do not want. "

I ask the faithful of our Metropolitan (Archdiocese) of the Syro-Orthodox Francophone Church of Mar Thoma (Orthodox Tradition Malankare for Europe and its missions) to read, to think about each of the points made by Cardinal Robert Sarah so that we were exchanging on this topical subject during the "Council of the Church" Meetings.

 

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

  

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les

 

"islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or

 

terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their

 

release ...

 

Não nos esqueçamos dos bispos, sacerdotes e fiéis cristãos

"Islamistas" ou terroristas de todos os tipos! Ore incansavelmente pelo

Senhor os apóia. Ore pela sua libertação ...

 

 

  

BENEDICTION DES ROSES De SAINTE RITA
en faveur des malades. - le 22 mai -

 

(Cette bénédiction est réservée aux prêtres qui en usent pour le bien des fidèles. )

 

Dans l’Ordre de Saint Augustin et dans les sanctuaires où elle est particulièrement honorée, existe une bénédiction des roses en l’honneur de Sainte Rita dont la formule ne se trouve pas dans le rituel romain (Traditionnel)

Cette bénédiction appartient en effet au rituel propre des moines augustiniens (Monastères de Moines Augustins déchaux, d'Ermites et de Chanoines Réguliers).

 

Mais expliquons tout d’abord l’origine de cette très ancienne tradition de la bénédiction des roses de Sainte Rita.


On rapporte que, dans le dernier hiver qu’elle passa sur cette terre (hiver 1456-1457), alors qu’elle était déjà très affaiblie, Rita reçut en son couvent de Cascia, la visite de l’une de ses cousines qui lui demanda en partant ce qu’elle pourrait lui rapporter qui lui fasse plaisir. Rita lui répondit : " Une rose de mon petit jardin de Roccaporena" . 


Comme nous l’avons dit, c’était le plein hiver, et la cousine se dit que Soeur Rita délirait probablement un peu en souhaitant une rose en cette saison. 


Mais en passant devant la maison familiale où Rita était née, à Roccaporena, quelle ne fut pas sa surprise de voir dans le jardin une superbe rose rouge : elle s’empressa donc de la cueillir et l’apporta à la future sainte.


Par ce prodige, Dieu avait manifesté la délicatesse de Sa sollicitude pour celle qui, durant toute sa vie, s’était tellement unie à Lui, dans la charité et dans les souffrances, et Il voulait lui prodiguer quelque consolation dans ses ultimes souffrances terrestres.


Depuis ce temps, Rita est la sainte des roses.

Voilà pourquoi, sanctionnant une dévotion populaire très grande, à Cascia même et dans toute l’Italie,au siècle dernier  le pape de Rome SS Léon XIII – qui l’a canonisée – a approuvé l’usage de bénir des roses, le 22 mai, au cours de la Messe en l’honneur de Sainte Rita.


Ces roses bénites sont ensuite portées ou envoyées aux malades et aux affligés.

Il ne s’agit pas seulement d’un « signe d’amitié et de solidarité » – comme on a pu le lire sous la plume d’un prêtre qui voudrait réduire les gestes de la Foi à un aspect sentimentalo-social qui, pour ne pas être inutile reste insuffisant – mais bien d’une grâce surnaturelle qui est attachée par la Sainte Eglise à ces fleurs, pour que, en fonction de la foi et de la confiance en Dieu de ceux qui les reçoivent et qui invoquent avec ferveur Sainte Rita, elles leur apporte consolation, force spirituelle, et parfois amélioration de la santé ou totale guérison, ainsi que cela a été reconnu en de multiples occasions…

 

De plus, en lien avec le Sacrement de l'Onction, et en se référant au « transitus » de Sainte Rita , c’est-à-dire son passage de cette vie à la vie éternelle, si l'heure de Dieu a sonnée pour le  malade visité, des grâces de réconfort, de sérénité et de paix pour son propre passage de cette vie à la vie éternelle.

BENEDICTION DES ROSES

AU NOM DU PÈRE, DU FILS ET DU SAINT-ESPRIT. LE SEUL VRAI DIEU. AMÎN. 

 

Le Pêtre:

Ô Dieu Saint.

Les fidèles :

1) ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  Trois fois

Le Pêtre::

Seigneur ayez pitié de nous,

Les fidèles :

Seigneur épargnez- nous et faites miséricorde,

Le Pêtre:

Seigneur exaucez-nous, ayez pitié de nous.  

Les fidèles :

Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, Seigneur. Gloire à Vous, notre Espérance pour toujours. Barekhmor (Bénissez , Seigneur).   

Le NOTRE PÈRE (Aboun d'bashmayo):

Le prêtre:

ܐܒܘܢ


Les Fidèles:

ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ
ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ
ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ
ܢܗܘܐ ܣܒܝܢܟ
ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܪܥܐ
ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܣܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ
ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܘܚܬܗܝܢ
ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ
ܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܣܝܘܢܐ
ܐܠܐ ܦܨܐ ܠܢ ܡܢ ܒܝܫܐ
ܡܛܠ ܕܕܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ
ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ
ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ
ܐܡܝܢ


Version en phonétique:

Le prêtre:

Abun dbachmayo,
Les fidèles:

Neth Kadash shmokh,
Titheh malkoutokh,
Nehwe sebionokh,
Aykano dbashmayo of bar'o.
Hablan lahmo d'sounqonan yaomono,
Wa shbouklan haoubèin wahtohèin,
Aïykano dof hnan shbakn lhayobèin wlo ta'lan L'nesyouno,
Elo fasolan men bisho,

Metoul dilokh i malkoutho
ou haïlo ou teshbohto l'olam olmin

Amîn.

Le prêtre:

La Paix à vous tous
Les fidèles:

Et avec votre esprit.

Prions :

Ô Dieu, créateur et protecteur du genre humain, qui donnez la grâce spirituelle et le salut aux hommes, bénissez + de votre bénédiction sainte ces roses, que nous Vous présentons, avec action de grâces, en témoignage de dévotion et de vénération pour votre Bienheureuse Rita ; et nous Vous prions de les bénir en ce jour et d’accorder à ces roses, par la vertu de votre Sainte Croix +, votre bénédiction, afin que toute maladie à laquelle elles seront opposées, soit guérie ; ou donnez à ceux qui les garderont et emporteront en leurs demeures ou en quelque autre lieu avec confiance, d’être délivrés de la maladie ; que les démons s’éloignent, soient saisis de peur et fuient de ces demeures, terrifiés, avec leurs suppôts, et qu’ils se gardent d’inquiéter encore vos serviteurs. Par le Christ Jésus Notre-Seigneur , qui vit et règne avec Vous Père et Votre Saint adorable et consubstantiel Esprit, maintenant et aux siècles des siècles Amin.

Prions :

Exaucez-nous, ô Dieu notre Sauveur, afin qu’en célébrant avec joie la fête de la Bienheureuse Rita, nous soyons animés d’une fervente dévotion. Par le Christ Jésus Notre-Seigneur , qui vit et règne avec Vous Père et Votre Saint adorable et consubstantiel Esprit, maintenant et aux siècles des siècles Amin.

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

 

 

« Heureux les miséricordieux : ils

obtiendront miséricorde » 

(Mt 5,7).

Le mot de miséricorde est doux, mes frères. Si le mot est doux, combien plus la chose ? Et alors que tous les hommes veulent l’obtenir, ce qui est malheureux, c’est que tous ne font pas ce qu’il faut pour mériter de la recevoir.

Tous veulent recevoir la miséricorde, mais il y en a peu qui veulent la donner.

Et toi, de quel front oses-tu demander ce que tu négliges de donner ?

Il doit commencer par faire miséricorde en ce monde, celui qui souhaite la recevoir dans le ciel.

Aussi, frères très chers, puisque nous voulons tous la miséricorde, prenons-la comme protectrice en ce monde, pour qu’elle nous délivre dans le monde à venir.

Il y a en effet une miséricorde dans le ciel, à laquelle on parvient par les miséricordes terrestres. L’Écriture le dit bien :

« Seigneur, ta miséricorde est dans le ciel » (Ps 35, 6 Vulg).

Il y a donc une miséricorde sur la terre et une autre dans le ciel, c’est-à-dire l’une, humaine et l’autre, divine.

Comment définir la miséricorde humaine ?

C’est que tu prennes garde aux misères des pauvres. Comment définir la miséricorde divine ?

Sans aucun doute, c’est qu’elle accorde le pardon des péchés. Tout ce que la miséricorde humaine dépense dans le voyage, la miséricorde divine le rend dans la patrie.

Car c’est Dieu qui, en ce monde, souffre du froid et de la faim en tous les pauvres, comme il l’a dit lui-même :

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).

Dieu qui, du haut du ciel, veut donner, sur la terre veut recevoir.

Quelle sorte de gens sommes-nous donc, nous qui voulons recevoir lorsque Dieu donne ; et lorsqu’il demande, nous ne voulons pas donner ?

Quand le pauvre a faim, c’est le Christ qui est dans l’indigence, comme il le dit lui-même :

« J’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger » (Mt 25, 42).

Ne méprise donc pas la misère des pauvres, si tu veux espérer avec confiance le pardon de tes péchés.

Le Christ a faim maintenant, mes frères, lui-même a voulu avoir faim et soif dans la personne de tous les pauvres ; et ce qu’il reçoit sur la terre, il le rend dans le ciel.

Je vous le demande, mes frères, que voulez-vous, que cherchez-vous quand vous venez à l’église ?

Quoi donc, sinon la miséricorde ?

Donnez celle de la terre, et vous recevrez celle du ciel. Le pauvre te demande, et tu demandes à Dieu : il demande une bouchée de pain, et toi, la vie éternelle. Donne au mendiant pour mériter que le Christ te donne ; écoute-le qui dit :

« Donnez, et il vous sera donné »

(Lc 6, 38).

Je ne sais de quel front tu veux recevoir ce que tu ne veux pas donner.

Et c’est pourquoi, lorsque vous venez à l’église, faites l’aumône aux pauvres, selon vos ressources. »

St Césaire d'Arles (470-543), 

Sermon 25 sur la miséricorde

 

===

Comment invoquer la miséricorde de Dieu révélée en Jésus-Christ ?

Prière tirée du Grand Canon de saint André:

 

"J’ai péché et j’ai outragé le temple de mon âme,

je le sais ô Miséricordieux,

mais reçevez-moi repentant et faîtes-moi

revenir à la raison, afin que je ne devienne ni la propriété,

ni la nourriture de l’Ennemi.

Ô Sauveur, faîtes-moi Vous-même miséricorde."
(
4ème Ode du Jeudi du grand Canon de saint André de Crête)

Jésus Miséricordieux, j'ai confiance en vous !

Saint Charbel, priez pour nous !

Où nous trouver ? 

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

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VOUS N'AVEZ PAS PENSE  A VOTRE

EFFORT DE CARÊME ?

POUR AIDER LA MISSION EN

FRANCE ET AILLEURS, C'EST

SIMPLE...

Il faut impérativement:

*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

*CONFIER AU MONASTÈRE LA CÉLÉBRATION DE

VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

VOS FAMILLES,...

Tout don est déductible de votre revenu imposable

à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

  l'ordre de : Métropolie E S O F)

MERCI,

SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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27 avril 2019 6 27 /04 /avril /2019 08:33

 

 

Nouveau dimanche (Dimanche après Pâques - Dimanche de la Jeunesse)

Ce dimanche 28 avril est "Le Nouveau dimanche" (eu b-shabo hadto / puthu njyaar) selon le calendrier liturgique de l'Église syrienne malankara orthodoxe.

Ce jour-là, tous les catéchumènes qui s’informaient sur la foi et les traditions de l’Église pendant la Semaine lumineuse (S'habtho d’Hevorae) recevraient leur première vraie communion.


L'évangile de saint Jean rappelle la révélation du Christ aux apôtres après sa résurrection.

Aujourd'hui, l'Église commémore la proclamation de la foi par saint Thomas "Mon Seigneur et mon Dieu" (En Saint Jean 20:28).

Este domingo, 28 de abril, é o "Novo Domingo" (teve b-shabo hadto / puthu njyaar) de acordo com o calendário litúrgico da Igreja Ortodoxa Síria Malankara.

Nesse dia, todos os catecúmenos que perguntassem sobre a fé e as tradições da Igreja durante a Semana da Luz (S'habtho d'Hevorae) receberiam sua primeira verdadeira comunhão.


O Evangelho de São João recorda a revelação de Cristo aos apóstolos após a sua ressurreição.

Hoje, a Igreja comemora a proclamação da fé por São Tomé "Meu Senhor e meu Deus" (em São João 20:28).

This Sunday April 28rd is New Sunday (had b-shabo hadto/puthu njyaar) according to the Liturgical Calendar of the Syrian Malankara Orthodox Church.

On this day, all the catechumens who were learning about the faith and traditions of the Church during the Bright Week (S'habtho d'Hevorae) would receive their first true Holy Communion.

 

The Gospel of St. John recalls Christ's revelation to His Apostles following His Resurrection.

Today the Church commemorates the proclamation of faith by St. Thomas "My Lord & my God" John 20:28.

The Holy Bible readings from the Church Lectionary:

Evening:
St. John 20:19-31

Morning:
St. John 4:31-38

Before Holy Qurbono:
Genesis 41:41-46
1 Kings 18:36-40
Isaiah 40:9-15

Holy Qurbono:
I Peter 2:18-25
Romans 6:12-23
St. John 20:19-31

For sermons/commentaries based on the Gospel: https://goo.gl/HSFvfG

Tone of the Day: 1 (5 for alternate days of the week)

 

 

  • Saint Qurbana
    • 1ère de St  Pierre 2 19-25 :
  • 19 En effet, c’est une grâce de supporter, par motif de conscience devant Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
  • 20 En effet, si vous supportez des coups pour avoir commis une faute, quel honneur en attendre ? Mais si vous supportez la souffrance pour avoir fait le bien, c’est une grâce aux yeux de Dieu.
  • 21 C’est bien à cela que vous avez été appelés, car C’est pour vous que le Christ, lui aussi, a souffert ; il vous a laissé un modèle afin que vous suiviez ses traces.
  • 22 Lui n’a pas commis de péché ; dans sa bouche, on n’a pas trouvé de mensonge.
  • 23 Insulté, il ne rendait pas l’insulte, dans la souffrance, il ne menaçait pas, mais il s’abandonnait à Celui qui juge avec justice.
  • 24 Lui-même a porté nos péchés, dans son corps, sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, nous sommes guéris.
  • 25 Car vous étiez errants comme des brebis ; mais à présent vous êtes retournés vers votre berger, le gardien de vos âmes.
    •  
    • 2ème à Timothée 2  1 à 13 :
  • 01 Toi donc, mon enfant, trouve ta force dans la grâce qui est en Jésus Christ.
  • 02 Ce que tu m’as entendu dire en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes dignes de foi qui seront capables de l’enseigner aux autres, à leur tour.
  • 03 Prends ta part de souffrance comme un bon soldat du Christ Jésus.
  • 04 Celui qui est dans l’armée ne s’embarrasse pas des affaires de la vie ordinaire, il cherche à satisfaire celui qui l’a enrôlé.
  • 05 De même, dans une compétition sportive, on ne reçoit la couronne de laurier que si l’on a observé les règles de la compétition.
  • 06 Le cultivateur qui se donne de la peine doit être le premier à recevoir une part de la récolte.
  • 07 Réfléchis à ce que je dis, car le Seigneur te donnera de tout comprendre.
  • 08 Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, le descendant de David : voilà mon évangile.
  • 09 C’est pour lui que j’endure la souffrance, jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
  • 10 C’est pourquoi je supporte tout pour ceux que Dieu a choisis, afin qu’ils obtiennent, eux aussi, le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle.
  • 11 Voici une parole digne de foi : Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
  • 12 Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
  • 13 Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole, car il ne peut se rejeter lui-même.
    •  
    • Saint Jean 20  19-31 :
  • 19 Le soir venu, en ce premier jour de la semaine, alors que les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des Juifs, Jésus vint, et il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 20 Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
  • 21 Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
  • 22 Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
  • 23 À qui vous remettrez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront maintenus. »
  • 24 Or, l’un des Douze, Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), n’était pas avec eux quand Jésus était venu.
  • 25 Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
  • 26 Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d’eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 27 Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d’être incrédule, sois croyant. »
  • 28 Alors Thomas lui dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
  • 29 Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
  • 30 Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre.
  • 31 Mais ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.
    •  

D'une Homélie attribuée à saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
(trad. SC 187, p. 321 rev. Brésard) 

 

Jour de la résurrection, jour de notre joie

 

 

      « Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans la joie et dans l'allégresse ! » (Ps 117,24)

Pourquoi ?

Parce que le soleil n'est plus obscurci, mais tout s'illumine ; le voile du Temple n'est plus déchiré, mais l'Église est révélée ; nous ne tenons plus des rameaux de palmier, mais nous entourons les nouveaux baptisés. 

      « Voici le jour que le Seigneur a fait »...

Voici le jour au sens propre, le jour triomphal, le jour consacré à fêter la résurrection, le jour où l'on se pare de grâce, le jour où l'on partage l'Agneau spirituel, le jour où l'on abreuve de lait ceux qui viennent de naître, le jour où se réalise le plan de la Providence en faveur des pauvres.

« Passons ce jour dans la joie et dans l'allégresse »... 

      Voici le jour où Adam a été libéré, où Ève a été délivrée de sa peine, où la mort sauvage a frémi, où la puissance des pierres a été brisée, où les verrous des tombeaux ont été arrachés..., où les lois immuables des puissances des enfers ont été abrogées, où les cieux se sont ouverts quand le Christ, notre Maître, est ressuscité.

Voici le jour où, pour le bien des hommes, la plante verdoyante et fertile de la résurrection a multiplié ses rejetons dans tout l'univers comme dans un jardin, où les lys des nouveaux baptisés se sont épanouis..., où la foule des croyants se réjouissent, où les couronnes des martyrs reverdissent.

« Voici le jour que le Seigneur a fait ; passons-le dans la joie et dans l'allégresse. »

 

 

L'Écriture est très claire :

*Si vous voulez vous trouver, abandonnez-vous.

*Si vous voulez vous accomplir, videz-vous de vous-même.

*Si vous voulez être grand, soyez le moindre d'entre tous.

*Si vous voulez être le premier, soyez le dernier.

*Si vous voulez être riche, devenez pauvre.

*Si vous voulez être sage, devenez un fou.

*Si vous voulez diriger, devenez un serviteur...

Vraiment, l'Orthodoxie est paradoxe.

C'est bien tout ce qu'elle est!

Escritura é muito clara:

* Se você quiser se encontrar, desista.

* Se você quiser se satisfazer, esvazie-se.

* Se você quer ser grande, seja o menor de todos.

* Se você quer ser o primeiro, seja o último.

* Se você quer ser rico, torne-se pobre.

* Se você quer ser sábio, fique louco.

* Se você quiser liderar, torne-se um servo ...

Realmente, a ortodoxia é paradoxal.

Isso é tudo o que ela é!
(P. Thomas Hopko (RIP))


(P. Thomas Hopko (RIP))

 

 

Par Thomas de Villeneuve

(v. 1487-1555), ermite de Saint Augustin, puis évêque, Saint canonisé de l'Eglise Romaine-catholique. 
Sermon pour le dimanche in Albis (in Homiliarius Breviarii Romani, Card. Vivès, p. 901-902 ; trad. Orval rev.) 

 

« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 

« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, dit Thomas, si je ne mets pas mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai pas. »

Endurcissement étonnant chez ce disciple :

-le témoignage de tant de frères et la vue même de leur joie ne suffisent pas à lui donner la foi.

Et voilà que pour prendre soin de celle-ci le Seigneur apparaît. Le bon Pasteur ne supporte pas la perte de sa brebis (Mt 18,12), lui qui avait dit à son Père :

-« Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai laissé se perdre aucun » (Jn 17,12).

Que les pasteurs apprennent donc quelle sollicitude ils doivent manifester à l'égard de leurs brebis, puisque le Seigneur est apparu pour une seule.

Toute sollicitude et tout labeur sont peu de chose en comparaison de l'importance d'une seule âme... 

« Avance ici ton doigt et vois mes mains, mets la main dans mon côté, et ne sois pas incrédule mais croyant. »

Heureuse main qui a scruté les secrets du cœur du Christ ! Quelles richesses n'y a-t-elle pas trouvées ?

C'est en reposant sur ce cœur que Jean y avait puisé les mystères du ciel (Jn 13,25) ; en le scrutant, Thomas y découvre de grands trésors : admirable école qui forme de tels disciples !

Grâce à elle, le premier a exprimé sur la divinité des merveilles plus hautes que les astres lorsqu'il dit :

« Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1), et l'autre, touché par la lumière de la Vérité, a poussé ce cri sublime :

-« Mon Seigneur et mon Dieu ! »

 

LE DIMANCHE DE THOMAS : JEAN 20, 19-31.
O DOMINGO DE THOMAS: JOÃO 20, 19-31.

THE SUNDAY OF THOMAS: JOHN 20, 19-31.

Le huitième jour –

Aujourd’hui, dimanche dans l’octave de la Résurrection, se clôt la Semaine radieuse, ou Semaine des lumières, ou encore Semaine illuminée. Nous avons célébré Pâques tous les jours, en suivant l’ordre des huit tons liturgiques. Cette semaine était comme un seul et unique jour en huit flambeaux : le jour de Pâques est le jour Un et ce jour est le jour Huit – le dimanche est ainsi à la fois le premier et le huitième jour, le principe et la fin, l’alpha et l’oméga. Le huitième jour désigne le Dernier jour : de nouveau, comme le dit le Symbole de la foi, avec gloire, le Christ vient, juger les vivants et les morts. Il arrive et se tient parmi les apôtres remplis d’allégresse et les bénit : Paix à vous !

No oitavo dia -
Hoje, domingo, na oitava da Ressurreição, fecha Radiant Week, ou Semana luzes, ou Semana iluminado. Nós celebraram a Páscoa todos os dias, na ordem dos oito cores litúrgicas. Esta semana foi como um único dia oito tochas: Domingo de Páscoa é o dia e hoje é o dia oito - Domingo é, portanto, tanto o primeiro como o oitavo dia, o princípio eo fim, alfa e omega. No oitavo dia refere-se ao último dia: mais uma vez, as palavras do Símbolo da Fé em glória, Cristo vem para julgar os vivos e os mortos. Ele vem e fica entre os apóstolos cheios de alegria e os abençoou: Paz seja convosco!

The eighth day -
Today, Sunday in the octave of the Resurrection, ends the Radiant Week, or Week of Lights, or even Illuminated Week. We celebrated Easter every day, following the order of the eight liturgical tones. This week was like a single day in eight torches: the day of Easter is the day One and this day is the day Eight - the Sunday is thus at the same time the first and the eighth day, the principle and the end, the alpha and omega. The eighth day designates the Last day: again, as the Creed of faith says, with glory, Christ comes, judging the living and the dead. He comes and stands among the apostles filled with joy and blesses them: Peace to you!

Vision eschatologique

Ainsi en sera-t-il au Jour ultime : le Fils de l’Homme se tiendra au milieu des hommes, Il les bénira et leur donnera sa paix pleine de gloire. Mais il y en aura pour ne pas croire quoique cette présence soit évidente : l’amour, la paix, la miséricorde seront évidentes. Le visage du Fils de l’Homme resplendira comme le soleil – amour tendre pour qui le reconnaîtra, amour insupportable pour les incroyants.

Visão escatológica
Assim será no último Dia: o Filho do Homem permanecerá no meio dos homens, Ele os abençoará e lhes dará a sua paz cheia de glória. Mas haverá alguns para não acreditar, embora esta presença seja óbvia: amor, paz, misericórdia será evidente. O rosto do Filho do Homem brilhará como o sol - amor terno por quem quer que o reconheça, amor insuportável pelos incrédulos.

Eschatological vision
So it will be at the ultimate Day: the Son of Man will stand in the midst of men, He will bless them and give them his peace full of glory. But there will be some not to believe though this presence is obvious: love, peace, mercy will be evident. The face of the Son of Man will shine like the sun - tender love for whoever will recognize it, unbearable love for unbelievers.

Le patron des incroyants

Thomas est le patron, le père, le protecteur et l’apôtre de ceux qui ne croient pas. L’incroyance, ou l’incrédulité, n’est pas toujours un péché, quand elle n’est pas le refus orgueilleux de s’incliner. Elle peut être vertu, honnête incroyance qui ne veut pas qu’on la paye de mots, doute légitime qui demande des garanties avant de s’engager sur une voie aussi périlleuse et risquée que celle de la foi. Ne parlons pas de ceux qui s’opposent, les ennemis acharnés de Dieu et de la foi. L’athéisme n’est pas toujours agressif et déicide. Thomas est l’apôtre de ceux qui ne demandent qu’à croire mais qui veulent des preuves : des athées de bonne foi, si l’on peut dire. Nous qui nous disons croyants, nous aurions quelquefois à nous montrer dignes de certains athées, esprits exigeant la vérité, la rigueur et l’intégrité. Croire en Dieu, ce n’est pas croire au Père Noël, tout de même ! Le doute de Thomas met en question le témoignage des myrophores et des apôtres, le témoignage apostolique, la Tradition.

O chefe dos incrédulos
Thomas é o chefe, o pai, o protetor e o apóstolo para aqueles que não acreditam. Descrença, ou incredulidade, nem sempre é um pecado, quando não é a orgulhosa recusa em se curvar. Pode ser virtude, incredulidade sincera que não quer que seja paga por palavras, dúvida legítima que requer garantias antes de embarcar em um caminho tão perigoso e arriscado quanto o da fé. Não vamos falar sobre aqueles que se opõem, os amargos inimigos de Deus e da fé. O ateísmo nem sempre é agressivo e deicida. Tomás é o apóstolo daqueles que pedem apenas para acreditar, mas querem provas: ateus de boa fé, por assim dizer. Nós que dizemos que somos crentes, às vezes temos que nos mostrar dignos de certos ateus, espíritos que exigem verdade, rigor e integridade. Acreditar em Deus não é acreditar no Papai Noel! A dúvida de Tomé coloca em questão o testemunho dos myrophores e dos apóstolos, o testemunho apostólico, a Tradição.

The boss of unbelievers
Thomas is the boss, the father, the protector, and the apostle to those who do not believe. Disbelief, or unbelief, is not always a sin, when it is not the proud refusal to bow. It can be virtue, honest unbelief that does not want it paid for words, legitimate doubt that requires guarantees before embarking on a path as dangerous and risky as that of faith. Let's not talk about those who oppose, the bitter enemies of God and faith. Atheism is not always aggressive and deicide. Thomas is the apostle of those who ask only to believe but want proof: atheists in good faith, so to speak. We who say we are believers, we would sometimes have to show ourselves worthy of certain atheists, spirits demanding truth, rigor and integrity. To believe in God is not to believe in Santa, anyway! Thomas's doubt puts into question the testimony of the myrophores and apostles, the apostolic testimony, the Tradition.

Ne pas avoir peur des questions

Nous devons, comme Jésus, nous prêter à l’enquête et aux questions de ceux qui ne croient pas encore, ces sceptiques honnêtes, ces agnostiques au cœur pur, ces athées nos frères. N’ayons pas peur des questions inconfortables et des sujets qui gênent. Affrontons courageusement leurs investigations. Comme Thomas, ils veulent scruter le mystère du Ressuscité, ils avancent un doigt « fureteur », dit le kondakion, pour vérifier que le Christ présent, maintenant et au dernier Jour, est bien vrai, que c’est bien lui, qu’il n’y a pas supercherie. Tout le monde n’a pas la grâce de croire les apôtres et les saints sur parole : heureux celui dont c’est le cas !, dit Jésus.

Não tenha medo de perguntas
Nós devemos, como Jesus, prestar-nos à investigação e às perguntas daqueles que ainda não crêem, daqueles céticos honestos, daqueles agnósticos com corações puros, estes ateus nossos irmãos. Não tenha medo de problemas desconfortáveis e assuntos embaraçosos. Vamos enfrentar bravamente suas investigações. Como Thomas, eles querem examinar o mistério do Ressuscitado, eles movem um dedo "navegador", diz o kondakion, para verificar que Cristo presente, agora e no último dia, é muito verdadeiro, que é ele, ele não há truques. Nem todo mundo tem a graça de acreditar nos apóstolos e santos em sua palavra: feliz aquele que é o caso, diz Jesus.

Do not be afraid of questions
We must, like Jesus, lend ourselves to the inquiry and questions of those who do not yet believe, those honest skeptics, those agnostics with pure hearts, these atheists our brothers. Do not be afraid of uncomfortable issues and embarrassing topics. Let's bravely face their investigations. Like Thomas, they want to scrutinize the mystery of the Risen One, they move a finger "browser", says the kondakion, to verify that Christ present, now and the last day, is very true, that it is him, he there is no trickery. Not everyone has the grace to believe the apostles and the saints on their word: happy the one who is the case, says Jesus.

L’émerveillement

Thomas est celui dont le nom signifie l’admiration et l’émerveillement. Quelle est sa joie quand il dit : « mon Seigneur et mon Dieu ! » Sa joyeuse stupéfaction est le bonheur promis aux incroyants – comme un don que le saint Esprit garde en réserve pour leur joie, en ce monde ou dans le monde qui vient, quand le Christ venu à nouveau, et avec gloire, se laissera palper par eux…

a maravilha
Thomas é aquele cujo nome significa admiração e admiração. Qual é a sua alegria quando ele diz: "Meu Senhor e meu Deus! Seu espanto alegre é a felicidade prometida aos incrédulos - como um presente que o Espírito Santo mantém em reserva para sua alegria, neste mundo ou no mundo que vem, quando Cristo voltar, e com glória, será tocado por -los ...

The wonder
Thomas is the one whose name means admiration and wonder. What is his joy when he says, "My Lord and my God! His joyous amazement is the happiness promised to the unbelievers - as a gift that the Holy Spirit keeps in reserve for their joy, in this world or in the world that comes, when Christ come again, and with glory, will let himself be touched by them…

(Radio Notre-Dame, Lumière de l’Orthodoxie, dimanche 23 avril)

(Source:"Sagesse Orthodoxe")

 

 Il est grand temps de sortir !  


« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. » 

(Mc16, 15)

 


Déjà une semaine que le Seigneur a triomphé de la mort ! Cela nous a laissé le temps de nous remettre de toutes ces émotions, d’atterrir un peu et de prendre conscience que vraiment le Christ a sauvé le monde.

Vous étiez dans nos prières tous ces derniers jours, Jeudi Saint lors de l'Institution du Sacerdoce et de l'Eucharistie, Vendredi Saint Samedi et le Dimanche de Pâque lors des Offices Liturgiques Syriaques . 
Nous avons eu une belle Retraite de Semaine Sainte que j'ai prêché pour un bon groupe de personnes qui, cette année, étaient bien fervents.

L'ambiance y était vraiment pieuse et fraternelle.  Merci Seigneur !

Mais maintenant il est temps de vivre concrètement de la Résurrection :

*Evangélisons, portons la bonne nouvelle, collaborons à renouveler la face de la terre, le monde nous attend !



 Comme les apôtres, soyons déterminés 
Dans l’Évangile dont je citais ici le passage en exergue de cette méditation, le Christ nous confie cette mission d’apostolat, il s’étonne que nous ne soyons pas encore partis, il nous reproche notre manque de foi et la dureté de notre cœur.

Si nous voulons vraiment prendre notre mission baptismale au sérieux, nous devons contempler et suivre l’exemple des apôtres et rendre grâce pour leur détermination, c'est  par elle et celle de leurs successeurs (Nos Evêques) que nous avons reçu nous-même le Christ.

  AUJOURD'HUI je fais un pas                                                          

Dans mon foyer, dans la rue, à la fac ou au bureau, il y a tant de lieux, tant de causes, tant de situations, tant de personnes pour qui je peux servir à ma mesure. AUJOUD'HUI, je discerne dans ma vie les lieux où j’ai la plus grande marge de manœuvre pour amener le monde vers les réalités de l’Évangile.

 

 

Pour la première fois depuis 80 ans, la Sainte Coiffe va être portée en procession

Alors que, ce weekend, nous serons à Angoulême pour la desserte pastorale de notre Paroisse de Jauldes, nous nous unirons aux Chrétiens du cher Diocèse de Cahors qui vénéreront cette insigne relique du Christ, notre Seigneur. Nous ne tarderons pas d'aller nous recueillir en cette Cathédrale qui fut celle du Bx Alain de Solminiac en allant à Notre-Dame de Rocamadour lors d'un Pèlerinage Syro-Orthodoxe sur les pas des Évangélisateurs de la Gaule.


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Enquanto este fim de semana, estaremos em Angoulême para o serviço pastoral da nossa Paróquia de Jauldes, nos uniremos aos cristãos da querida Diocese de Cahors que venerará esta insígnia relíquia de Cristo, nosso Senhor. Não demoramos muito a nos reunirmos nesta catedral que foi a de Bx Alain de Solminiac que vai a Notre-Dame de Rocamadour durante uma peregrinação sírio-ortodoxa, seguindo os passos dos evangelistas da Gália.


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While this weekend, we will be in Angoulême for the pastoral service of our Parish of Jauldes, we will unite with the Christians of the dear Diocese of Cahors who will venerate this insignia relic of Christ, our Lord. We will not be long in going to collect ourselves in this Cathedral which was that of Bx Alain de Solminiac going to Notre-Dame de Rocamadour during a Syro-Orthodox Pilgrimage in the footsteps of the Evangelists of Gaul.

Elle n’était pas sortie dans les rues depuis 1940. La Sainte Coiffe du Christ va être portée en procession ce samedi 27 avril dans les rues de Cahors, dans le Lot, pour la plus grande joie des fidèles et des habitants.

Cette procession, qui n’avait pas vu le jour depuis 80 ans, est un événement très attendu par toute la ville. La Sainte Coiffe va être portée dans les rues de Cahors ce samedi 27 avril à 15h pour une procession démarrant de l’église Saint-Barthélémy (place Lafayette) et qui prendra fin à la cathédrale Saint-Étienne.

La Sainte Coiffe, qu’est-ce que c’est ?

Linge mortuaire ayant servi à recouvrir la tête du Christ lors de son ensevelissement, la Sainte Coiffe est conservée dans la chapelle Saint-Gausbert de la cathédrale de Cahors. La ville, qui fête cette année les 900 ans de la cathédrale, veut profiter de cette année jubilaire pour redonner à la Sainte Coiffe les honneurs qu’elle mérite. Car pour la commune, pas de raison qu’elle soit moins populaire que le linceul de Turin ou la tunique d’Argenteuil.

Rarement exposée à la dévotion des fidèles, elle reste la majeure partie du temps dans son petit reliquaire, à l’abri, dans sa chapelle. Quand s’est-elle retrouvée à Cahors ? La tradition raconte qu’elle aurait été acquise par Charlemagne qui l’aurait ensuite donnée à l’évêque de la ville, Ayma, en 803. Une autre histoire raconte qu’elle aurait été ramenée à Cahors par l’évêque Géraud de Cardaillac à son retour de Terre sainte au XIIe siècle.

Exposée temporairement dans le chœur de la cathédrale

Afin que les fidèles puissent se recueillir devant la relique, celle-ci a été exceptionnellement exposée dans un reliquaire temporaire, hautement sécurisé, dans le chœur de la cathédrale. Une exposition qui a commencé le 14 avril et qui prendra fin le 9 juin prochain. La Sainte Coiffe retrouvera ensuite son ancien reliquaire du XIXe siècle, fait de bronze doré et surmonté d’un dôme décoré d’anges où figurent, à son pied, saint Didier, un des évêques de Cahors, Charlemagne et le pape Calixte II. Celui-ci sera placé en valeur dans la chapelle d’axe actuellement en restauration.

En images : la Sainte Coiffe du Christ
Une relique insigne du Christ au Tombeau :
la Sainte Coiffe de la cathédrale Saint-
Étienne de Cahors
Une convergence prophétique de vénération des linges johanniques autour de la Passion de Notre Seigneur

« Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part, à sa place. »
Evangile de J.-C. selon st Jean, ch. 20, v.4 et sq  

« Ad majorem Dei gloriam »…

Le dimanche 4 octobre 2015, en la saint François d’Assise, la cathédrale de Cahors accueillait la foule des fidèles venus prier avec son nouvel évêque, Monseigneur Laurent Camiade [1], consacré en ce grand jour de liesse après neuf mois de vacances du siège épiscopal, Monseigneur Norbert Turini son précédent pasteur ayant été nommé à Perpignan & Elne, en terre wisigothe.

Le cérémonial de l’ordination annonçait en ces termes l’orientation profonde à valeur prophétique, que le nouvel évêque désirait magnifier pour son onction :

« La Sainte Coiffe de Cahors… l’un des linges mortuaires de Jésus. …. est une relique très vénérée et très vénérable qui nous rappelle que Jésus-Christ est mort par amour pour nous et que sa mort n’était pas une feinte. Ayant recouvert la tête de Jésus-Christ, elle peut rappeler l’Esprit Saint qui reposait sur lui (Luc 4,18, cf. Isaïe 61,1), ce qui se transmet dans le ministère apostolique par le geste de l’imposition des mains et l’onction de Saint-Chrême sur la tête du nouvel évêque. La Sainte Coiffe était traditionnellement vénérée à Cahors de façon solennelle au temps de Pentecôte, où l’évêque la montrait à découvert aux fidèles depuis la chaire. Elle sera disposée au pied de l’autel de la cathédrale pour l’ordination. Elle sera ainsi exposée à la vénération des fidèles en ce jour où le Diocèse doit spécialement prier Dieu d’envoyer l’Esprit qui reposait sur Jésus dans l’âme du serviteur que le Père a choisi pour Le faire aimer dans ce diocèse. En particulier, au moment de la prostration, notre évêque sera allongé devant la sainte Coiffe du Christ, symbole très parlant pour s’orienter vers le Père en qui l’ordinand s’abandonne et qui va lui envoyer l’Esprit du Christ Ressuscité » (Message épiscopal, septembre 2015).

Une telle relique s’inscrit dans un ensemble de témoignages physiques et matériels attachés à la vénération du Christ, singulièrement en Sa Passion. Des convergences dévotionnelles portent un accent eschatologique sur diverses ostensions particulièrement signifiantes en notre temps si versé dans l’incrédulité. Les vêtements du Christ, dont parle avec une insistance prouvant déjà que ces linges ont été estimés majeurs dans leur rôle iconique l’évangéliste Jean (Jn, 19, 20), ont été de ce fait pieusement et très logiquement préservés dès la Crucifixion puis la Résurrection du Seigneur, et préservés par les disciples dès les premières heures.

Les épiphanies des « linges du Christ » en ces années 2015 et 2016

La sainte Tunique d’Argenteuil [2]

Du vendredi saint, également fête de l’Annonciation [3], 25 mars 2016, au 10 avril suivant, en la fête de la Miséricorde du Christ, la sainte Tunique d’Argenteuil est proposée en ostension solennelle, comme deux fois par siècle seulement [4], à la vénération des fidèles de la basilique Saint-Denys de cette cité qui reçoit, depuis douze cents ans, l’insigne privilège d’abriter cet ultime vêtement du Christ avant sa mort, hormis le perizonium, linge d’intimité lui ceignant les reins [5]. Il ne s’agit point du manteau écarlate dont Hérode, par dérision en parodie de regalia que complèteront la couronne d’épines et le sceptre en roseau (Lc, 19), fit revêtir Jésus par-dessus sa tunique de jour, présenté par Pilate lors des prémices de son procès romain, parodie royale qu’Il portait sans doute encore au moment de la présentation de l’Ecce Homo (Jn, 19, 5), mais bien de sa chemise de corps, ultime protection concédée par ses bourreaux après que « Notre Seigneur fut despouillé de la pourpre et vestu de ses propres robes » [6], et jouée aux dés par les bourreaux après la mise en croix. Tissé très vraisemblablement en laine aux fils torsadés très finement, par les mains incomparables de la Vierge Marie, selon la tradition maternelle judaïque, peut-être aidée de quelques saintes Femmes, et conçu inconsutile, c’est à dire sans couture, à partir du haut, ce vêtement est en soi un tour de force supposant une technique sur métier très élaborée.

Sorte de blouse droite de teinte brune, au schéma de la plus pure simplicité qui devait arriver à mi-mollet sur la haute stature du Seigneur dont on sait par le saint linceul qu’Il mesurait entre 1m80 et 1m90 (haute stature pour son ethnie), imprégnée du sang versé dans les supplices précédant celui de la Croix, essentiellement la Flagellation, vénérée secrètement dès les premiers chrétiens, la Tunique fut offerte par l’impératrice Irène de Constantinople à Charlemagne au début du IXe siècle. Ce présent d’une si inestimable valeur, fut vers l’an 800, un cadeau en prémices d’un projet d’épousailles imaginé par le Pape Léon III entre l’impératrice de Byzance et l’empereur d’Aix-la-Chapelle, alors veuf, afin d’unir ainsi les empires d’Orient et d’Occident : projet magnifique, anéanti par la mort d’Irène en 803.

L’impérial bénéficiaire confia la Tunique au monastère d’Argenteuil dont sa fille Théodrade était alors jeune prieure du couvent de la sainte Humilité de l’Incarnation. Continûment préservée dans cette ville, la précieuse relique se vit cependant, pour la dissimuler aux exactions, découpée en morceaux dans l’urgence à la Révolution par un prêtre du lieu ne pouvant la préserver en son entièreté. Désormais, reconstituée depuis le XIXe s. avec la plus grande partie de ses éléments (certains demeurent toujours absents), d’une couleur assombrie et fragmentée, elle repose enroulée dans un puissant reliquaire [7], présentant tel le Ressuscité Lui-même, les stigmates des turbulences traumatisantes de son histoire.

© Site de la basilique d’Argenteuil. La Tunique avant sa restauration de 2015.

Il faut noter parmi les linges vénérés pour avoir adhéré au Corps même du Christ, la première mention de l’existence d’une image physique du Messie miraculeusement « imprimée » de son vivant terrestre, avérée au VIèmes., dans l’antique ville d’Édesse (auj. Urfa ou Şanlıurfa) : le Mandylion ou Image d’Édesse, littéralement « révélé », dans le sens quasi photographique – écrit avec la lumière - du terme, suite au miracle de la guérison par Jésus du roi lépreux Agbar V, toparque d’Edesse [8]. Ce trait pour trait, ressemblance recherchée donnant le principe du portrait, consiste en une pièce de tissu rectangulaire sur laquelle l’image du Christ (ou Sainte Face mais sans couronne d’épines) s’est imprégnée. Pour l’Église orthodoxe, il s’agit de la première icône (mot grec pour image), parangon du principe même d’une telle représentation vivante de la Personne vénérée. Cette figuration révérée fut transportée à Constantinople au Xes. Le tissu disparaît de la capitale byzantine au cours de la IVe Croisade (Sac de Constantinople) en 1204, puis réapparaît parmi les reliques conservées par saint Louis à la Sainte Chapelle de Paris. L’on en perd la trace définitivement lors de la Révolution française.

Ainsi, un certain nombre d’images réputées acheiropoïètes (du grec αχειροποίητα, littéralement non fait de main d’homme), transmettent l’apparence physique de Jésus par des impressions de Son visage ou de Son corps sur un morceau de tissu [9].

Par ailleurs, les outils de la science contemporaine, par-delà celle des supports — tissus, pollens, investigations atomiques, physiologiques, etc. — permettent d’aller plus loin encore par l’analyse des taches de sang, approchant ainsi du mystère intime de la corporéité et de la physiologie même du Sauveur.

Reliques principales de la Passion de Notre Seigneur
Ante mortem…

Témoignant de ces linges, portant image ou non du Sauveur, il faut rapprocher, pour le moins dans l’ordre de la vénération et pour l’illustration dévotionnelle du Haut Quercy, de la sainte Coiffe de Cahors, le saint Bandeau du Christ, linge imposé sur Ses yeux [10] lorsqu’Il fut souffleté pendant sa comparution devant Caïphe selon une interprétation des Évangiles, puis lors des outrages de la Dérision imposés par Pilate. Sa destinée parait étroitement jointe à celle du Saint-Suaire. Cette relique se retrouve selon différentes traditions « invraisemblables » dans la cathédrale de Clermont-Ferrand (IIIe s.), puis à l’abbaye Saint-Pierre de Marcillac dans le Lot actuel (IXe s., d’une donation de Charlemagne ou de Namphase, saint quercynois [11]), puis peut-être avant 1468 ou en 1569 lors du sac de l’abbaye par les protestants, en l’église de Saint-Julien de Lunegarde, non loin de Marcilhac et qui attirait de nombreux pèlerins avant la Révolution. Le reliquaire du saint Bandeau (XIIIe s.) est aujourd’hui conservé au musée d’art sacré de Rocamadour.

La tradition [12] veut également que l’église de Lunegarde possédât un fragment de la vraie Croix.

Le Voile dit de Véronique [13]

(de vera icona en latin : vraie image ou Bérénice, du grec berenike : porteuse de victoire en grec)

Selon la tradition que ne confirment point les Evangiles, le voile de Véronique a été utilisé pour essuyer la sueur du front de Jésus quand Il portait la croix tout le long de la Via dolorosa. Sous le règne du pape Paul V, six copies furent faites en 1617. La première, très vénérée au Moyen Âge, est toujours conservée dans la basilique Saint-Pierre de Rome. Très estompée, elle a fait l’objet de peu d’études modernes et l’on manque de photos détaillées. En 1907, l’historien d’art jésuite Joseph Wilpert a été autorisé à inspecter l’image [14]. Elle serait le modèle des représentations ultérieures de la Sainte Face.

Le Voile de Manoppello

Redécouvert en 1999 par le père Heinrich Pfeiffer dans l’église du couvent des Capucins, c’est une image de Jésus-Christ imprimée sur un byssus (très précieuse soie de mer), voile de 17,5 x 24 cm, à l’origine plus grand. Cette relique de provenance inconnue, peut-être une copie du voile de Véronique, est arrivée à Manoppello (Pescara) dans les Abruzzes en 1506 (ou 1660 ?), apportée par un pèlerin anonyme disparu sans laisser de traces (miraculeuse ?) aussitôt après la livraison au père Giacomo Antonio Leonelli. Le Pape Benoît XVI a rendu visite au sanctuaire le 1er septembre 2006.

Post mortem… Les linges funéraires et linceuls sépulcraux du Seigneur

 [15]

L’icône « écrite avec le Sang du Seigneur » dans le Linceul de Turin.

Au printemps 2015, le saint Linceul [16] ou Sindôn des Synoptiques a été de nouveau présenté dans la chapelle Guarini de Turin à la vénération des fidèles en ostension extraordinaire, confirmée par la visite du Saint-Père François lui-même tandis qu’il décidait d’un Jubilé universel de la Miséricorde. En 2010 Benoît XVI avait prié devant lui en ces termes : « Que nous dit le Saint-Suaire ? Il parle avec le sang, et le sang est la vie ! Le Saint-Suaire est une Icône écrite avec le sang, le sang d’un homme flagellé, couronné d’épines, crucifié et transpercé au côté droit. L’image imprimée … est celle d’un mort, mais le sang parle de sa vie. Chaque trace de sang parle d’amour et de vie. En particulier cette tâche abondante à proximité du flanc, faite de sang et d’eau ayant coulé avec abondance par une large blessure procurée par un coup de lance romaine, ce sang et cette eau parlent de vie. C’est comme une source qui murmure dans le silence, et nous, nous pouvons l’entendre, nous pouvons l’écouter, dans le silence du Samedi Saint. »

© Site officiel de Turin. Le Linceul de Turin, photographié par Giuseppe Enrie en 1931.

Le Suaire ou soudarion ou encore pañolón d’Oviedo

D’autres linges complétaient rituellement l’enveloppement funèbre, comme celui qui précédait le bonnet. Celui dont fut enveloppée la tête suppliciée du Seigneur, à même le visage compris, est conservé à la sacristie de la cathédrale d’Oviedo dans une Arca santa. Cette bande de toile en lin fin est avec la sainte Coiffe de Cahors, la plus ajustée pour être désignée comme suaire. Selon la tradition, tout d’abord conservé à Jérusalem, le soudarion aurait quitté cette ville en 614 lors de l’invasion de la Palestine par les Perses. Il serait ensuite arrivé en Espagne après un périple par l’Afrique du Nord et aurait atteint Oviedo en devançant l’avancée des musulmans. Il est exposé trois fois dans l’année : le vendredi saint, le 14 septembre pour la Fête de la Sainte Croix, et une semaine plus tard, pour l’octave, le 21 septembre.

Diverses autres reliques attribuées à Jésus existent dans le monde [17]

Elles sont souvent objets d’affluences anciennes pour des pèlerinages, à l’origine situées entre légende (litt. : ce qui doit être lu pour fixer une dévotion et une médiation) et véracité historique.

Tout d’abord, le Roseau de la Dérision, qui intéresse plus particulièrement encore une fois le Lot. Il fut divisé en quatre parties, réparties, selon différentes traditions, dans l’église Saint-Julien de Lunegarde [18], mais aussi à Florence, au couvent d’Andechs en Bavière et au couvent de Watoped du Mont Athos [19].

Importance insigne de la Sainte-Coiffe, partie manquante du « puzzle sacré » du saint Linceul de Turin

La Sainte Coiffe [20], est en effet une relique infiniment précieuse et pour autant trop méconnue [21].

La tradition attribue à Marie la vénérable réalisation de la Coiffe, comme celle de la Tunique.

Actuellement tenue au secret dans la chapelle Saint-Gausbert de la cathédrale Saint-Étienne, rarement ouverte au public, l’auguste Coiffure post mortem fait donc partie des othonia, ces linges rituels de l’ensevelissement dans la tradition hébraïque en l’occurrence [22]. À cette époque, tandis que le linceul était maintenu avec des bandelettes transversales et que des parfums étaient répandus notamment sur les textures les plus proches du corps, les Juifs couvraient le chef du mort avec un linge conformé au volume de la tête et servant également de mentonnière – cette partie étant sans doute renforcée d’une mentonnière indépendante — grâce à une partie rubanée ou soutache permettant la liaison, celle-ci ayant pour fonction de tenir fermée la mâchoire que la mort et surtout pour le Christ, la torture, avaient laissée affaissée.

L’importance de ce couvre-chef mortuaire doit être reliée ontologiquement avec le linceul de Turin. En effet, celui-ci présente une zone blanche correspondant à l’arrière du crâne, aux joues, aux oreilles et au cou du Seigneur : c’est à cause de la présence de cette coiffure spécifique qui elle, est bien ensanglantée sur ces parties, y compris la zone correspondant à la présence d’une couronne d’épines… ! Les taches de sang sont dès lors à rapprocher de celles du Suaire d’Oviedo.

La Coiffe ou soudarion johannique, de couleur bistre, sans doute écrue à l’origine, apparaît bien comme l’un des linges mortuaires utilisés pour l’ensevelissement de Jésus-Christ, possédant les caractéristiques des coiffes des premiers siècles (matière, forme, coupe, soutache la bordant et retenue par petit bouton, coutures). Elle évoque, en quelque sorte, le pavillon ou voile dont le ciboire est recouvert lorsqu’il contient les saintes espèces.

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© Babinet, Le Témoin secret de la Résurrection, La partie manquante du Saint-Suaire, J.-C Godefroy, 2001 p. 38-39.

Une Notice sur le Saint-Suaire de la tête de Notre Seigneur Jésus Christ vulgairement appelée la Sainte-Coiffe la décrit ainsi en 1899 : « Elle a la forme et les dimensions d’un serre-tête taillé pour s’adapter tout juste à la tête d’un homme, en ne laissant à découvert que le visage, depuis le milieu du front jusqu’au menton. Au toucher, la Sainte-Coiffe paraît ouatée ». Le dispositif est constituée de huit doubles de linges (comme huit coiffes superposées, bordées d’un ourlet), de texture différente, appliqués l’un sur l’autre et cousus ensemble « La première pièce à l’extérieur et la huitième à l’intérieur sont en crêpe-lis, et d’une telle finesse qu’on peut les comparer à une toile d’araignée. Les autres pièces sont d’un tissu moins fin ; mais la deuxième et la septième sont plus fines que la troisième et la sixième, et celles-ci plus que la quatrième et la cinquième qui sont au milieu » [23]

Champollion le Jeune, l’égyptologue figeacois, confirma en examinant la relique, une forme antique et orientale, reconnaissant une matière en fin lin d’Égypte, le tissu indiquant les premiers siècles du christianisme, ainsi qu’une coutume funéraire de l’Antiquité.

L’image sur le tissu se serait formée au moment de l’ensevelissement du divin Supplicié. Les proches de Jésus, malgré la hâte des apprêts tandis que le Shabbat approchait, Lui auraient alors mis ce serre-tête servant à maintenir le menton et donc la bouche fermée. C’est à ce moment-là que la Coiffe aurait été marquée de traces de sang.

Une grande tache de sang est en effet visible à l’intérieur de la Coiffe et perce à l’extérieur au niveau du bas de la joue droite, correspondant à l’arrachement de la barbe visible sur le Linceul de Turin. Une blessure est également visible au niveau de l’arcade sourcilière gauche en correspondance possible avec la blessure sur le Linceul. Plusieurs autres empreintes de sang plus petites représenteraient les blessures infligées par une couronne d’épines. Sur l’image frontale du Linceul, une zone autour du visage se présente sans image corporelle et sans taches de sang. Pour le bas du visage, cette zone non maculée peut être liée à la présence d’une mentonnière qui aura épongé le cruor.

Histoire de l’arrivée de la Relique et de sa vénération

Les disciples de Jésus auraient rassemblé les Linges après la résurrection. La Sainte Coiffe serait ensuite demeurée à Jérusalem.

Appelée également suaire [24] et hautement appréciée, l’auguste coiffure aurait été donnée à Charlemagne soit par le Calife Haroum el Rachid et le Patriarche Thomas de Jérusalem, soit par l’impératrice Irène de Constantinople.

La légende attribuerait, à l’instar du saint Bandeau de Lunegarde, en l’an 803, à Charlemagne le don de la Sainte Coiffe à Ayma (Aymatus), évêque de Cahors. La tradition plus véridique en attribue à Géraud de Cardaillac, évêque de Cahors, son apport à son retour de voyage en Terre sainte au début du XIIe siècle [25].

Parallèlement, les recherches et découvertes de Robert Babinet [26] prouvent magistralement que cette relique était vénérée à Constantinople en la chapelle Sainte-Marie du Pharos — attestée en 1201 avec le saint Linceul, donc alors avec les linges sépulchraux au complet [27] — jusqu’au sac de la ville en 1204 lors de la IVe Croisade : son arrivée à Cahors ne pouvait donc remonter aux dons légendaires de Charlemagne mais dater du début du XIIe s. Mais alors que penser de la consécration de l’autel du Très-Saint-Suaire par le Pape Calixte II, attestée pour la date de 1119, sommet spirituel de la construction de l’édifice roman commencée en 1100 [28] ? Cette dédicace précise ne pourrait-elle s’entendre sans qu’en effet le précieux linge soit présent sous la garde de la cathédrale cadurcienne ? Cependant, si le grand pontife clunisien né Gui de Bourgogne, de très haute noblesse, exécuteur de la réforme grégorienne, a bien consacré, profitant de son déplacement pour le concile de Clermont face aux conséquences du schisme de 1054, le premier autel de la toute jeune cathédrale gothique Saint-Étienne, geste déjà auguste, le rapport entre cette dédicace et la Sainte Coiffe n’est que légende ultérieure relevant de l’excès de zèle pour valoriser la consécration pontificale sur une cité au déjà grand prestige épiscopal, laquelle se suffit cependant à elle-même.

© Badinet, op. cit., p.. 238

En effet, la tradition médiévale, s’appuyant sur le souvenir de la « mémoire d’homme » s’éloigne déjà d’un apport carolingien — pourtant magnifié encore dans le décor peint actuel datant du XIXe s., accordant donc à Gérault III de Cardaillac, l’attribution de la sainte Relique à sa cathédrale, la rapportant de Terre sainte à la faveur de la Ire Croisade (1096-1099) — ne tient pas davantage la route.

Au demeurant la sainte relique est avérée au moins à partir du XIIIe s. à Cahors, ce qui corrobore son arrivée, rapportée par un obscur chevalier quercynois revenant de la IVe Croisade et l’offant à la cathédrale de son diocèse. La passionnante étude de Robert Babinet complète l’épopée.

Différents précieux reliquaires lui ont été consacrés au cours des 900 ans de vénération

Le premier reliquaire connu fut commandé par le chapitre-cathédral en 1458 : « une châsse d’argent, avec reliefs représentant les apôtres et les instruments de la Passion » selon l’abbé de Fouilhac [29]. Il fut disposé dans la Chapelle Profonde au midi de la cathédrale, consacrée par Antoine d’Alaman en 1484. La Sainte Coiffe y était placée sur un globe d’argent afin d’en conserver la forme, d’après la relation que fit Marc Antoine Dominicy du vol du reliquaire lors de la prise de la ville par les Protestants…

1580 : le sac huguenot s’acharne sur la cathédrale. La sainte Relique, jetée comme vulgaire chiffon dans le ruisseau, providentiellement sauvée par une mendiante, est préservée pieusement puis rendue au Chapitre. Celui-ci fait faire en 1585 une nouvelle châsse d’argent sur laquelle il fait graver une inscription commémorative dont le texte a été conservé… [30]. L’abbé Montaigne affirme que cette châsse de 1585 est bien celle qui disparut pendant la Révolution.

Dès 1640, sans doute inspiré dans sa ferveur et avec le sceau de vérité inspiré par le Bienheureux Alain de Solminihac, comte de Cahors, prince d’Eglise pratiquant la pauvreté évangélique, évêque et réformateur du diocèse cadurcien depuis 1636 jusqu’à sa mort en 1659, Marc Antoine Dominicy, né à l’ombre du Pont Valentré, réalisait la première étude de la relique, publiée dans un opuscule accompagné d’une planche gravée, pour répondre à l’historien Chifflet qui l’avait taxée de fausseté.

L’année 1696 voit la Chapelle Profonde habitée d’un nouveau retable monumental sagement baroque, commandé par l’évêque Henri de Briqueville de la Luzerne et conçu selon les prescriptions du Concile de Trente par Gervais Drouet de Toulouse, élève du Bernin. L’ouvrage est en bois sculpté et partiellement doré et le coffre devant accueillir le reliquaire proprement dit, en forme de coffret oblong, muni d’un oculus vitré frontal.

Pendant les exactions de la Révolution, tandis que la cathédrale servait d’écurie et que la Relique était jetée parmi les ordures, l’évêque constitutionnel Jean d’Anglars (1791-1802) la sauvait une nouvelle fois.

En 1825, la Sainte Coiffe fut replacée dans une châsse reliquaire plaquée d’argent par le vicaire général de Cahors et supérieur du Grand Séminaire, Mgr Solacroup. La châsse se présente sous la forme d’un tempietto [31], désormais vide mais toujours conservé à la cathédrale. Ce nouveau reliquaire, coffret carré aux angles verticaux renforcés de colonnettes, sommé d’un dôme surmonté d’une croix, pose problèmes de datation : il semble en effet remployer des éléments du reliquaire Renaissance, lui-même remonté en partie dans celui du XVIIIe s. L’hypothèse est plausible.


© cl. René Peyré - Reliquaire dit de 1825

Aurel Bongiu suivait sur ce point l’opinion de Paul de Fontenilles [32] : la châsse inventoriée en 1790 est sans doute « la nouvelle châsse en argent » commandée sous l’épiscopat d’Antoine Hébrard de Saint-Sulpice, pour remplacer celle détruite par les Protestants en 1580. Mais il est évident que la description de 1790 ne correspond pas à l’objet qui nous a été conservé. Deux hypothèses sont envisageables :
1° accepter la datation de 1825, la châsse s’inscrivant dans un courant néo-classique : l’argumentation demanderait toutefois à être complétée ;
2° supposer une recomposition à partir d’éléments de la châsse de la fin du XVIe siècle, remontés et complétés : seule une étude précise de la châsse permettrait d’en décider [33].

En 1899, Monseigneur Pierre-Alfred Grimardias, prince-évêque vouant sa fortune à l’enrichissement considérable de son diocèse, consacre avec faste la chapelle absidiale ornée de peintures néo byzantines et tableaux commémoratifs. Elle porte la dédicace au saint Sauveur, comme la basilique de Rocamadour, en l’honneur de la sainte Coiffe qu’elle abrite dans un nouveau reliquaire-monstrance où elle se trouve encore aujourd’hui mais mise au secret dans la chapelle saint Gausbert près de la salle capitulaire du cloître cathédral.

Le nouvel écrin est en bronze doré réalisé par l’atelier parisien Poussielgue-Rusand, orfèvre pontifical. La custode est en forme de tourelle circulaire évoquant une lanterne architecturée ouverte d’arcades enveloppant un tube de cristal.Le bandeau supérieur est gardé par des anges entourant une coupole conformé à la voûte crânienne, et surmontée d’une couronne enchâssant une croix dominant la sphère de l’univers. Aux angles de la terrasse, sont assis sur leur trône, l’evêque saint Didier de Cahors, l’empereur Charlemagne et le pape Calixte II. L’œuvre semblerait contenir en remploi certains éléments plus anciens.


© cl. René Peyré – Reliquaire monstrance 1899

L’étude des deux reliquaires de la Sainte-Coiffe a été reprise en juillet 2000 pour l’exposition 20 siècles en cathédrales, Reims, Palais du Thau, été 2001. [34]

En 1960, pour de mornes raisons, la Sainte Coiffe cesse d’être présentée à la dévotion des fidèles comme il était de tradition aux fêtes de Pentecôte. Jusqu’à cette date elle était montrée à découvert par l’évêque du haut de la chaire avec, dans la tribune faisant face, les chanoines et les séminaristes.

La chapelle axiale de l’abside cathédrale

Depuis de nombreuses années de déshérence en la cathédrale de Cahors, la chapelle Saint-Sauveur dédiée à la glorification du Messie par le truchement de la vénération de la Sainte Coiffe, s’en est trouvée dégradée. Un programme de restauration sous la direction de l’architecte en chef des Monuments Historiques est fort heureusement en cours pour ces années prochaines, convergeant avec l’exhumation dévotionnelle qu’a marquée Monseigneur Camiade lors de son sacre épiscopal en octobre 2015.

Or cet espace dédié, dédicacé, présente toutes les dispositions nécessaires pour constituer un écrin digne du trésor.

Dans la tradition notamment bénédictine du XIIIeau XVIe siècle, une surélévation accentuée au-dessus de l’autel par le tabernacle et son exposition, puis par l’édifice du reliquaire en arrière du maître-autel, effectue une synthèse entre l’inspiration néo-byzantine harmonisée avec l’évocation de l’origine de la relique vénérée, sa légende de transmission carolingienne, et le goût de la fin du XIXe siècle pour les ordonnances néo-gothiques. Il est à noter que le décor est très proche de celui, contemporain, qui entoure la chapelle en l’abbatiale d’Argenteuil vénérant la Sainte Tunique

La Sainte Coiffe se devait ainsi d’être présentée dans l’axe de l’édifice cathédral, dans la lumière de l’Orient, se détachant sur l’ouverture du vitrail, magnifiée par le tempietto évoquant à lui-seul un sanctuaire. La disposition doit permettre aux pèlerins, ou tout au moins aux officiants, de pérégriner sous le ciborium afin de, rituellement, se soumettre, s’investir des grâces attendues du contenu du reliquaire, y faire référence et révérence.

À l’Orient de l’édifice, cette chapelle axiale est de plan elliptique, avec une voûte en cul-de-four cernée d’une épaisse corniche saillante. Protégé d’une table de communion en fer forgé ouvrant à deux battants centraux depuis le déambulatoire du chœur, l’espace est délimité par un arc de triomphe en plein cintre cantonné de colonnes engagées de moins d’un tiers. Une baie axiale romane s’ouvre sur un vitrail à entrelacs en grisailles. Le rythme de triple arcature animant le pourtour, à partir de cette ouverture, est complété de deux arcades aveugles destinées au discours historique par le biais de peintures sur toile marouflées.

Celle de droite est déposée, traitant de CALIXTE II COMMEMORANT… (la fin de l’intitulé a disparu).

La peinture de gauche présente une thématique héroïsée en style troubadour, avec l’inscription peinte en bandeau inférieur : CHARLEMAGNE FAIT DON DV SAINT SVAIRE / A L’EGLISE DE CAHORS. Sous des voûtes ogivales, l’empereur, nimbé d’un disque doré, s’y trouve debout, en armure et attributs de sacre (basileus sommée d’une croix ou couronne impériale constantinienne, chape sacerdotale, sphère de pouvoir ceinte de la croix) et désigne de la main gauche à l’intention de saint Namphase, proche de la Cour sinon de la parenté caroline, debout sur la droite, la châsse de la Relique en forme d’église gothique, présentée à genoux par un preux casqué, également nimbé : peut-être le vaillant Roland béatifié par la Légende dorée [35], le tout exalté dans cette interprétation du XIXe s. ? Clercs, moines, diacre et chevaliers, bannières, casques et draperies solennisent l’auguste scène.

L’ensemble de l’autel et son édifice reliquaire sont en calcaire massif, sculpté et peint, avec parties rapportées en laiton incrusté d’émaux et orné de gemmes. Rectangulaire, son massif est renforcé en façade et latéralement par des arcatures aveugles en plein cintre (cinq en antependium, deux de chaque côté) reposant sur des colonnettes en ronde-bosse. Les panneaux sont ornés d’un semis de croix en méplat. Un bandeau à décor palmé en relief ceint la table.

En retrait, un module rectangulaire enchâsse au tiers postérieur le tabernacle figurant un temple miniature à fronton triangulaire sommé d’un pédoncule pouvant accueillir une croix. La porte cantonnée de pilastres cannelés est en laiton à décor de pentures à rinceaux en relief rehaussés d’émaux et de gemmes. Une ornementation de frises géométriques et végétale, avec palmettes néo-égyptiennes, en relief élégi couvre l’ensemble de l’ouvrage

Le ciborium-reliquaire, précieusement ornementé, est destiné à l’accueil du reliquaire de la Sainte Coiffe.

Il est composé de trois parties superposées :

  • un passage en partie inférieure reposant sur quatre piliers encastrés
  • une zone médiane surélevant le tempietto par quatre colonnettes cannelées à section carrée et chapiteaux néo-corinthiens, un soffite orné d’une croix grecque en caisson.
  • le ciborium proprement dit reposant sur une base rectangulaire ceinte d’une frise végétale en relief, surmontée d’une corniche sur modillons ornementés. Un haut fronton triangulaire en façade architecturée, est scandé de trois arcatures à rehaut illustrée d’un Christ dans une mandorle, en gloire sur la nuée, bénissant le monde au sommet, adoré latéralement par deux anges volant élevant la couronne d’épine à senestre, un calice (?) à dextre, en émail réservé dans le revêtement de laiton.
    L’espace d’ostension de l’édicule central, sur plan orthogonal, s’élève sur quatre piliers ornés renforcés par quatre doubles colonnettes.

© Marie-Lys de Castelbajac & Isabelle Rooryck, 2015.

Constat d’état : à gauche avec la scène carolingienne ; au centre, l’autel et le ciborium ; à droite, détail sur la loge du reliquaire.

En méditant sur le sens d’une telle relique….

« Et l’histoire la plus loyale vous dit que ce suaire de la tête de Jésus est conservé depuis des siècles dans cette cathédrale ; elle vous dit que l’église de Cahors est seule à posséder ce témoin…. ; elle vous fait assister, avec preuves à l’appui, aux péripéties diverses qui ont marqué son séjour dans ce Quercy, à la foi robuste comme son sol… Mes Frères, que vous importent les discussions byzantines ? Vous avez plus que l’Evangile écrit, vous !... vous avez si j’ose ainsi parler, votre Evangile palpable, matériel… vous avez votre suaire… Vous avez le témoin de la mort, de la sépulture, de la résurrection de votre Dieu… Catholiques de Cahors ! Saluez votre témoin. Et hoc vobis signum…

Le Saint Suaire est pour vous un dépôt d’honneur. Et j’entends par ce mot, un dépôt sacré qui vous honore, parce qu’il est un trésor.

Certes, le chantre de votre relique n’exagère point quand il s’écrie : que votre ville a été grandement honorée, en recevant ce don insigne… ai-je besoin de vous rappeler que toute relique est chose précieuse à la piété chrétienne ?… en 1482 (et) en 1653 la peste ravagea le Quercy… La voilà aux portes de Cahors… La science est impuissante… et la terrible messagère de Dieu fauche impitoyablement sur son passage des milliers et des milliers d’existences humaines… Alors on se souvient qu’il y a un traité d’alliance entre Dieu et la ville, et par un acte de Foi dont l’audace n’a d’égal que la simplicité, on va sommer Dieu de tenir sa promesse ! On se précipite dans cette cathédrale, on court au Saint Suaire… On le porte en procession. .. Et tout Cahors est là, suppliant… Ce Saint Suaire, signe vénéré et incontestable de l’alliance entre Dieu et votre cité, préserve la ville de Cahors du terrible fléau…. »  [36]

Justification de la Sainte Coiffe par le Saint-Linceul de Turin

L’une des grâces de notre temps est de permettre la rigueur de la science et de ses outils pour converger, in fine, vers l’adhésion de l’intelligence en sa raison, avec la foi du cœur en son effusion. Il s’agit là, rien moins, que de reconnaître la Résurrection de Notre-Seigneur et de se savoir aimé par Lui jusqu’à l’espérance de Le rejoindre, qui est confiance et certitude, jusqu’à partager, par-delà sa Passion et Sa Croix, le mystère de la Vie éternelle en la sainte Trinité.

Le très remarquable ouvrage historique, philosophique, scientifique de Robert Babinet, ici souvent cité, lumineux autant que rigoureux, inspiré autant