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18 janvier 2019 5 18 /01 /janvier /2019 14:33

Je n'ai pas vu beaucoup de médias rappeler qu'aujourd'hui est le 3è anniversaire du martyre de 21 Coptes d'Egypte assassinés sauvagement sur une plage de Syrte par l'Etat islamique simplement parce qu'ils étaient chrétiens....

 

 

Chrétiens persécutés : “En 2018, explosion de violence en Afrique subsaharienne”

Assassinats, églises attaquées, pression quotidienne: les persécutions des chrétiens ont augmenté en 2018 dans le monde pour la sixième année consécutive, affirme l’ONG Portes ouvertes en publiant son “index” annuel mercredi 16 janvier 2019. Cette organisation protestante regarde la situation dans 50 pays où les chrétiens subissent à la fois des violences, allant parfois jusqu’au meurtre, mais aussi une oppression ou une discrimination quotidienne, plus discrète :

L'association protestante Portes Ouvertes publie ce 16 janvier son Index mondial 2019 de persécution des chrétiens. Il met en évidence une aggravation des atteintes à la liberté religieuse.

Michel Varton, directeur de Portes Ouvertes France commente la sortie de l’Index mondial de persécution des chrétiens 2019 : « Les persécutions contre les chrétiens s’aggravent pour la septième année consécutive ! Si l’on devait les comparer à un lac, il se serait à la fois élargi et approfondi ». D’après cet indes, en 2018, quelque 245 millions de chrétiens auraient été « fortement persécutés » en raison de leur foi, soit un chrétien sur neuf. Globalement, l’indice de persécution établi par l’ONG augmente de 2,7% entre 2018 et 2019.

Source et suite de l'article sur Aleteia.

Partage de ce constat, ni pour se plaindre, ni pour désigner des "coupables" : juste pour appeler à la prière pour les persécutés, et pour les persécuteurs. Voir au bas de l'article ci-dessus, et dans la vidéo ci-dessous, le témoignage de Samiha Twafiq, défigurée par l’explosion d’une bombe au Caire en 2016.

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 07:40

TCHEBOKSARY (Russie) - Il est originaire de l'Ouest de la France et a vécu en Terre Sainte avant d'être conquis par la Russie: depuis 18 ans, le père Basile est moine orthodoxe en Tchouvachie où il s'est russifié.          

Barbe grisonnante et soutane noire, Basile Pasquiet est devenu un personnage incontournable au monastère de la Sainte-Trinité à Tcheboksary, capitale de la petite république de Tchouvachie (700 km à l'est de Moscou).            

Agé de 54 ans, "Vassili" (Basile, en russe) y a occupé toutes les fonctions avant de devenir l'Archimandrite ou le Supérieur, c'est-à-dire le chef du monastère où les fidèles lui baisent la main quand il traverse la cour pour aller de son bureau à l'église.       

"Je vis au rythme de l'Eglise russe orthodoxe et de son calendrier (julien)", dit le père Basile, qui célébrera Noël le 7 janvier, soit deux semaines après le Noël fêté par les catholiques, les protestants et certaines églises orthodoxes, notamment la grecque et la bulgare.           

Parlant le russe qu'il a appris sur le tas, ce Français a été "conquis" par ce pays: "D'une certaine manière, je m'assimile, je me suis +russifié+", dit-il. Rien ne prédestinait pourtant cet homme originaire de Tiffauges, petit village catholique de Vendée,  à devenir moine à Tcheboksary, ville d'un demi-million d'habitants à 3.500 km de là. 

        

Mais dans la vie, "il y a des aventures, des rencontres, on cherche un peu partout", dit le père Basile, septième d'une famille très catholique de neuf enfants. Durant ses études, il découvre le rite oriental orthodoxe. A 22 ans, il entame sa vie de moine et part à Jérusalem où il passe plus de 10 ans. Pendant cette période, son attrait pour l'orthodoxie se renforce.

Père Basile Pasquiet, "le curé

 

des steppes"


Reportage sur le père Basile Pasquiet d'origine française et higoumène du monastère de la Sainte-Trinité à Tcheboksary en république Tchouvache en Russie.
 

Il y a vingt deux ans, ayant acheté un billet sans retour, le père Basile, moine du monastère gréco-catholique saint Jean-Baptiste de Jérusalem, est arrivé de France en Russie, trouvant en elle sa deuxième patrie.

En décembre 2009, après presque 14 ans de service dans les églises d’Alatyr, il devient le supérieur du monastère de la Sainte Trinité à Tcheboksary. 

Père Basile, quelles sont pour vous les pires difficultés d’un pasteur dans la direction d’une communauté monastique ? 

Je dirais que le pasteur doit être lui-même un croyant. Pas un religieux mais un croyant.

La première image du pasteur est Abraham. C’est un chef de famille, il est responsable de dizaines d’hommes et du bétail, ce sont d’énormes caravanes qu’il faut conduire dans des régions dangereuses, des lieux inconnus, et dans le désert en plus.

Et il était justement croyant. Il croyait dans la parole de Dieu. On lui avait dit d’aller et il allait. Et le pasteur doit être comme Abraham : ne pas avoir peur et conduire son peuple à Dieu. Le plus difficile et le plus important, c’est d’être soi-même ce flambeau.

Même si tu n’as pas d’expérience, si tu es vraiment croyant… Le Seigneur est à tes côtés. Si on l’appelle, il vient. Nous allons vers lui, il vient à nous. Et si nous nous éloignons de lui, ne le regardons pas… eh bien nous sommes libres. Tu ne veux pas aller dans la lumière, marche, dans les ténèbres.

Et s’il n’y a pas de lumière, s’il n’y a pas de phare devant nous, on peut se perdre et c’est dangereux. Un prêtre doit être pareil à un phare. J’ai grandi près de la mer. Il y avait des phares. Nous aimions, le soir, écouter la mer, qui est comme un être vivant. Et ces phares… Ils nous montrent où aller.

Et le prêtre doit être pareil. Et même, chaque croyant doit être un phare, car nous sommes entourés de beaucoup d’incroyants, ou de gens qui en réalité ne savent rien.

Eh bien, la Pâques. Qu’est-ce que c’est pour nous, la Pâques ?

Les œufs, la bénédiction des koulitchs et c’est tout. Seulement des rituels. Et Noël, l’étoile et tous ses rituels. Ils sont peu nombreux à connaître l’essentiel de l’affaire. Il faut prendre un rameau de saule pour le dimanche des Rameaux et le garder toute l’année, mais quel en est le sens ?

Garder un rameau, et se comporter comme un traître? Si l’on demande sais-tu qui est le Christ, recevoir la réponse de Pierre : « Je ne connais pas cet homme… »

Nous sommes en principe croyants, en principe baptisés, nous nous nommons croyants, et quand vient le moment de montrer que nous le sommes, nous refusons. Il y a beaucoup de situations dans la vie où il faut dire : je suis chrétien.

On vous convie à une manifestation, par exemple, et au même moment, il y a l’office à l’église. Le croyant ira plutôt par faiblesse à la manifestation mondaine, autrement, on pourrait le punir.

Il craint plus la punition humaine que celle de Dieu. En de tels moments, le chrétien doit se révolter et dire « non ».

Il faut prendre exemple sur les apôtres et les premiers martyrs, qu’on obligeait aussi à s’incliner devant les idoles et le gouvernement, et ils disaient « non, nous avons un autre Dieu ». Et ils persuadaient leurs persécuteurs

Par exemple notre métropolite (Barnabé), combien de fois n’a-t-il pas convaincu ses persécuteurs par la fermeté de sa foi : « Non, je n’irai pas, j’irai à l’église ». Et on le respectait en voyant qu’il était croyant.

Et si l’on nous menace et nous obéissons et allons où l’on nous le dit, alors cela veut dire qu’on nous a traités comme un troupeau, du bétail et non des êtres raisonnables. Parfois, par paresse ou tristesse, il nous est plus facile de trouver quelqu’un qui le fera à notre place.

Par exemple, on commande une action de grâce. On commande et on va plus loin. Cela n’est pas bien. Je considère que si quelqu’un lit l’action de grâce lui-même, avec foi, c’est peut-être plus efficace que si le lit pour lui quelque prêtre.

Ici, il faut le faire soi-même, soi-même… Etre croyant, prier, se repentir.

Qu’est-ce que le repentir ? C’est le retour à une vie juste, à une juste façon de vivre, à une purification. Quand nous vivons dans la boue, notre âme est sale. Il faut se purifier, parfois il faut se donner beaucoup de mal.

Si on reste longtemps sans laver le linge, il faut ensuite frotter plus fort. Il faut parfois utiliser les grands moyens, parfois il faut faire bouillir. Battre avec des battoirs, comme autrefois. Dans la vie spirituelle, c’est pareil: si on veut obtenir quelque chose, il faut se donner du mal. Le début du succès, c’est le désir. Mais s’il n’y a pas d’exigence, on ne peut pas se forcer.

On construit maintenant chez nous beaucoup d’églises, on restaure ce qui a été détruit à la période soviétique. A votre avis, est-ce un témoignage suffisant d’une renaissance de la tradition spirituelle ? 

Oui, je considère que c’est une renaissance. Il y a un bon signe : ces trois dernières années, pour le 9 mai, a lieu le défilé du Régiment Immortel. C’est une si bonne idée ! Que Dieu sauve celui qui l’a eue ! Que de gens cela a-t-il émus !

Et pas seulement en Russie, mais cela a lieu même à Paris, et les Russes ne sont pas les seuls à y avoir participé. Je considère que de tels moments sont décisifs. Ils peuvent changer le destin d’un peuple.

En voyant de telles choses en Russie, j’ai compris que nous étions sur la bonne voie, sur celle de la renaissance. Les gens le font de leur propre volonté, personne ne les paie. Ils commencent à s’informer sur leurs parents : où ils ont péri, où ils ont combattu.

En France, on ne se souvient pas si bien du destin de nos ancêtres. Quand j’étais jeune, j’allais aussi à la flamme Immortelle du 8 mai. Il y a encore là bas le jour de commémoration des victimes de la première guerre mondiale, en septembre. Il y avait des marches, des parades, nous y allions, mais le caractère de toutes ces manifestations était plutôt triste, sans joie.

Nous voyions des vétérans, mais la jeunesse et les enfants n’allaient pas leur offrir des fleurs. Ils ne leur disaient pas : « Merci, grand-père ! Tu nous a donné la vie et la liberté ! »

Et en Russie, j’ai été choqué, au bon sens du terme, par ces fêtes de mai. Je ne pense pas que ce soient là les restes des obligations soviétiques. C’est une bonne tradition familiale. Je soutiens entièrement ce mouvement. 

Vous avez plus ou moins dit qu’en France peu de gens allaient à l’église, que la majorité n’était catholique que de nom. Et chez nous ?

En France et dans les pays d’Europe, en général, les gouvernements occupent en partie une position antireligieuse anticatholique.

Cela a commencé avec la révolution française et cela s’est poursuivi au XX° siècle, quand on a fermé à nouveau les monastères et les écoles religieuses.

Les églises sont devenues la propriété de l’état. Et maintenant, c’est la même chose. Pourtant, l’Europe, comme la Russie, a été formée par les valeurs chrétiennes.

Si l’on se souvient de l’histoire, ce sont justement les moines qui travaillaient dans les écoles religieuses, justement eux qui ont créé la culture. Et maintenant, ils renient tout cela et veulent le détruire…

Mais en Russie, cela n’est pas comme ça. Elle m’apparaît comme l’arche de Noé dans laquelle la civilisation chrétienne sera sauvée.

Mais dans l’ensemble, le catholicisme, c’est un accident de l’histoire de l’Eglise. Un accident, la voiture est sortie de la route et s’est écrasée.

Mais une voiture doit rester sur la route, il faut l’y remettre. Je suis chrétien de naissance, baptisé au non de Père, du Fils et du Saint Esprit.

C’est vrai, j’appartenais à l’Eglise catholique, mais cette Eglise fut autrefois orthodoxe, avant le schisme. Je dirais que je suis maintenant revenu à mes racines.

Ce n’est pas quelque chose de nouveau chez moi, ce retour aux sources. Je suis comme ces gens qui étudient qui étaient leurs ancêtres. Et oui, j’ai envie de vivre comme vivaient mes ancêtres.

Et non seulement pour moi, je n’ai pas seulement reçu l’orthodoxie et terminé, j’ai envie que les autres aussi se mettent à retourner à leurs racines. 

Peut-on parler d’une consolidation des positions orthodoxes en France ? 

Oui, on construit maintenant, près de la tour Eiffel, une église orthodoxe, avec cinq coupoles dorées. Ce sera comme un phare que l’on pourra regarder. On répare des églises à Nice et à Paris, au sud et au nord. C’est le gouvernement russe qui le fait. 

Votre première formation professionnelle est liée à l’agriculture. Ces connaissances vous ont-elles servi ici, en Russie ? 

Eh bien un peu, quand je vivais au village. En France, autrefois, j’ai travaillé parfois quatorze heures d’affilée sur un tracteur au moment des moissons. En Israël aussi…

Et ici, il m’est arrivé un cas intéressant dans le district de Nikoulino Poretski.

La maison où nous vivions se trouvait non loin de l’église et de la poste et à côté, près de la route, se trouvait la maison de la mère Anna qui avait trois chèvres blanches. Je vois qu’elles ont du mal à marcher : les sabots longs, le poil terne. Visiblement, elles mangent mal, elles sortent sans joie.

Je demande : « Mère Anna, as-tu des ciseaux ou un sécateur ? Permets-moi de t’aider. » Elle a accepté, bien qu’elle eût des doutes au début, comment sais-tu ce qu’il faut faire. J’ai coupé les sabots de toutes les chèvres et elles ont commencé à danser de joie. La mère Anna a vu cela et m’a appelé un thaumaturge.

Eh bien oui, un miracle, c’est quand il y a de l’étonnement et de la joie. Ensuite, la nouvelle s’est répandue dans le village et je suis devenu « thaumaturge ». 

J’ai appris dernièrement que notre fameux monastère de Valaam s’était lancé dans la fabrication de fromages. N’avez-vous pas pensé à mettre en œuvre votre expérience de fromager ? Peut-être pas pour que le monastère en produise, mais en coopération avec quelqu’un… 

Je m’occupais de cela en Israël, oui. J’ai même formé quelqu’un qui en fait depuis vingt ans. Mais ici, cela ne s’est pas trouvé. Ici, il faut s’occuper d’autre chose. Pas faire de fromage mais restaurer la foi. Maintenant, ce n’est pas au centre de mes projets mais peut-être, qui sait…

Père Basile, qu’est-ce qui vous console, dans la vie ? qu’est-ce qui vous procure de la joie ? 

Quand les gens viennent à Dieu. Quand quelqu’un change sa vie pécheresse. Quand on amène les enfants au baptême. On sait alors en effet, que l’enfant ne sera pas abandonné, que les parents transmettront leur foi. Quand le bien triomphe.

Voici, dans notre monastère, dans le bâtiment du séminaire orthodoxe épiscopal, nous avons l’école du dimanche « le flambeau ».

Les enfants y sont gentils, et chaque année il en vient davantage. Et pas seulement des enfants, mais des adultes. Je surveille cela et vois qu’il y a là de bons éducateurs.

Nous sommes en relation et échangeons des conseils. Il faut aussi éduquer les enfants, leur rappeler pourquoi ils sont venus au monde.

J’explique comment on m’a élevé : dans la sévérité et le bien.

Parce que si on n’est pas sévère, on ne souhaite pas le bien.

Comme on dit dans la Bible, celui qui aime le plus ses enfants est celui qui les châtie le plus. Mais la punition doit précisément corriger, il faut expliquer la nature du danger. Mais pas seulement dire que ce n’est pas bien, mais aussi punir. Peut-être symboliquement mais il le faut. 

Vous considérez comme votre parrain le père Tikhon Chevkounov, connu entre autres pour son livre « le père Raphaël et autres saints de tous les jours » (éd. des Syrtes). N’avez-vous pas pensé à écrire sur votre expérience spirituelle ?

Eh bien, je ne sais pas écrire, et en outre, je considère que pour moi, c’est trop tôt. Je viens juste de commencer à vivre, quand ma barbe s’est mise à blanchir un peu. Avant, c’était l’enfance, la préparation. Pour l’instant, nous en sommes encore au labour. 

Vous ressentez-vous comme un pont original entre deux cultures ?

Eh bien maintenant, j’ai poussé des racines dans la terre tchouvache. Ici, la terre est bonne, les racines poussent vite. Je ne suis pas retourné sur ma terre natale depuis déjà cinq ans et à voir ce qui se passe en France, je comprends que je suis parti à temps.

Je n’aurais probablement pas supporté et serais devenu fou. Et je ne veux pas y retourner. Ma vie est ici. Je sais qui regarder et à qui m’égaler.

Voici notre monseigneur… A chaque office il dit une homélie.

Elles sont simples, mais elles vont directement au cœur. Parfois elles sont sévères parce qu’il nous réprimande, il réprimande les prêtres, mais cela nous pousse à faire quelque chose…

Il est particulièrement nécessaire aux jeunes générations, parce qu’il a vécu une très longue vie et on voit qu’il est croyant, qu’il y a en lui une foi vivante.

Je considère que tout homme doit être comme monseigneur, alors le destin du monde changera pour le mieux. 

Interview Svetlana Fokina. 
Traduction Laurence Guillon

 

 

Le père Basile, alias Vassili Pasquiet, un moine français catholique converti à l’Orthodoxie et pratiquant en Russie depuis bientôt vingt ans. Longue conversation à cœur ouvert dans le monastère de la Sainte-Trinité qu’il dirige à Tcheboksary, un lieu non ostentatoire et accueillant, comme on n’en fait presque plus.

Père Basile : Vous croyez, Nina ?

Le Courrier de Russie : Si on veut, oui. En l’être humain.

P.B. : L’humain, c’est la dernière chose en laquelle il faut croire ! Voyez ce que font les hommes, c’est terrible… Les seuls humains agissant normalement sont ceux qui croient en une divinité.

LCDR : Ah bon ? En n’importe laquelle ?

P.B. : (soupirs) Je serais malhonnête en vous répondant oui puisque je me situe dans la lignée judéo-chrétienne. Je crois en la réalisation de la Bible, en une religion dans laquelle Dieu s’est révélé. Dans les autres croyances, les hommes cherchent encore. Ce que, bien évidemment, je ne condamne pas. Bien sûr, certaines religions ne sont que mensonges. Mais de la même façon, je ne peux condamner quelqu’un qui a été trompé.

LCDR : Qu’est-ce qui vous a poussé vers l’Orthodoxie ?

P.B. : Je n’ai pas été « poussé ». Personne ne m’a forcé. J’ai été attiré, comme l’aimant vers le métal. À l’adolescence, je cherchais un maître à penser. Qui s’est incarné assez bêtement, lors d’un cours de philo au lycée, en la personne de Gandhi.

Dans les années 1970, mon frère vivait dans la communauté chrétienne de l’Arche, dans le Larzac, où un groupe de bergers était entré en résistance contre l’armée française qui voulait installer des bases militaires sur le plateau. Les bergers étaient soutenus par la communauté catholique de l’Arche où on les formait à la non-violence.

À 17 ans, après avoir reçu mon tout premier salaire dans une usine, je me suis acheté un sac à dos, un sac de couchage, une tente et je les ai rejoints. C’est là-bas que j’ai éveillé ma conscience religieuse et que j’ai été initié au rite catholique dit « oriental » dans une communauté dont j’avais entendu parler, celle de la Théophanie. L’encens, les icônes, les chants, tout cela me mettait plus à l’aise.

« J’ai toujours été persuadé que la catholicité résidait dans l’Orthodoxie »

LCDR : Plus que le rite latin ?

P.B. : Il faut dire que le rite latin n’existait plus vraiment. Quand j’étais enfant de chœur, il restait quelques coutumes, mais ensuite…

On s’est débarrassé de beaucoup de choses, des rites ont disparu dans une modernisation de l’Église assez mal gérée dans l’ensemble.

L’orgue a cédé la place à la guitare électrique, les prêtres pouvaient se balader en short, plus rien n’avait d’importance ! Peut-être que si je n’avais pas connu le rite oriental, je serais resté chez les Latins, qui sait ? Mais je suis donc devenu moine oriental, ce que l’on appelle un « Grec catholique », à 22 ans. Et j’ai été envoyé à Jérusalem pendant dix ans.

LCDR : Pour y faire quoi ?

P.B. : Nous avons transformé un monastère franciscain, une maison d’études, en monastère grec catholique. Nous étions donc des catholiques qui servions dans le rite byzantin. J’ai toujours été persuadé que la « catholicité » résidait dans l’orthodoxie, dans son côté universel, sans rupture et aux traditions originelles. Et en 1991, après l’éclatement de l’URSS, on a commencé à voir arriver des Russes en Israël : on s’est réveillé un jour à Jérusalem et ça parlait russe !

LCDR : Des Juifs ?

P.B. : Des Juifs oui, mais aussi des gens qui se sauvaient tout simplement de chez eux, des orthodoxes ou des non-croyants… potentiellement orthodoxes, puisque Russes ! Les côtoyer me fut très naturel et ils m’encouragèrent à aller en Russie – ce qui me paraissait, à l’époque, une idée totalement saugrenue.

Mais peu à peu, j’ai commencé de rencontrer régulièrement des gens de l’Église orthodoxe, notamment l’évêque de Tcheboksary, en secret bien sûr. Un jour, j’en ai eu assez de ce double jeu que je menais : je suis allé voir le patriarche de l’Église orthodoxe russe en Israël, qui m’a dit d’aller en Russie pour ma consécration. Je suis arrivé à Moscou en 1993, en janvier.

« J’ai laissé le Français en moi au fond de l’eau : je suis devenu Russe »

LCDR : Pourquoi précisément la Russie ?

P.B. : Un catholique fuyant son monastère pour devenir orthodoxe, c’était un peu embarrassant… La Russie, c’est grand – je pouvais vivre caché, au moins au début. Ce que j’ai fait, d’ailleurs : j’ai toujours refusé toute affectation en ville. Je me suis donc réveillé là-bas en plein hiver en sachant que je n’en repartirai pas. Sauf que j’étais vêtu pour la Grèce, pas pour la Russie ! Je suis arrivé pile pour le baptême de la Théophanie, et j’ai compris que si je ne plongeais pas dans l’eau glacée, je loupais mon intégration. Ce jour-là, j’ai laissé le Français en moi au fond de l’eau : je suis devenu russe.

LCDR : Et ensuite ?

P.B. : J’ai gravi les échelons, comme on dit… je suis devenu diacre, puis prêtre et enfin curé dans le village de Nikoulino, en Tchouvachie. Puis, je suis resté 15 ans à Alatyr, une ville de 40 000 habitants au sud de cette république de Tchouvachie, où l’on a reconstruit une église dans un hôpital : la paroisse était missionnaire, on a créé une école du dimanche pour des gens de toutes origines.

Ensuite, nous avons lancé la construction d’une autre église : dans une prison pour femmes, à la demande des pensionnaires. J’avais peur la première fois que j’y suis allé – je me faisais des idées terribles sur ce que j’allais trouver dans cette prison.

Le directeur, d’ailleurs, m’a accueilli d’un glacial « d’autres ont essayé avant vous et ont laissé tomber. » Mais je n’ai pas abandonné. Et le jour où je devais partir, une icône de la prison – pas une grande réussite artistique, du reste – s’est mise à pleurer… et c’est devenu un lieu de pèlerinage !

LCDR : Qu’est-ce qui vous différencie des autres gens d’église que vous côtoyez, origines exceptées ?

P.B. : À la différence d’autres moines, je n’ai personne ici : pas de connaissances, de famille, pas de clan. Ce fut une chose difficile personnellement mais positive pour ma fonction – vu que je n’ai pas d’attirance pour le bien-être, le confort, pas de famille à placer ou à favoriser, etc.

Du coup, j’ai un peu mis les pieds dans le plat en arrivant à Tcheboksary : j’ai balayé les mécanismes de clan existants.

Même le ministre local des Affaires intérieures voulait ma tête : il s’opposait à ce que je reste car je n’accordais plus les mêmes faveurs.

LCDR : C’est-à-dire ?

P.B. : Je ne sais pas si mes prédécesseurs recevaient de l’argent… mais pour moi en tout cas, un monastère a ses règles et ses coutumes. Il y avait par exemple un café qui faisait des chachliks, juste là-devant.

Nous, les moines, ne mangeons pas de viande et on avait dans le nez, à longueur de journées, ces odeurs de grillades… Ou bien ce vendeur de glaces, qui branchait son frigo chez nous, l’été.

J’ai fait cesser tout cela. Ça n’a pas plu à tout le monde et il y a eu des plaintes : « On n’a donc pas trouvé mieux qu’un Français ? », disaient-ils. Et mon évêque répondait : « Non, je n’ai pas trouvé mieux ! ».

« Les Russes m’ont libéré d’une certaine pudeur »

LCDR : Quand sait-on qu’une règle est la bonne ?

P.B. : C’est difficile… Il y a la parole d’Évangile, évidemment, qui est indiscutable. Et puis il y a l’usage. On nous répète depuis des générations « ne mets pas les doigts dans ton nez », n’est-ce pas ? Mais qui a dit que c’était mal ? C’est l’usage, on a cru bon de décider ainsi.

En général, les mauvaises règles ne restent pas. Le problème en Russie, c’est qu’il n’y a pas eu de continuité dans la transmission des règles, des coutumes monastiques. Alors, on doit secouer un peu d’abord, grogner et s’adoucir ensuite pour se faire entendre. En fait, l’important est moins la règle que la compréhension que l’on en a.

LCDR : Qu’est-ce qui a été le plus dur dans votre intégration ?

P.B. : On m’a parfois accusé d’être un envoyé de l’Église catholique, une sorte d’espion ou encore d’être un franc-maçon.

Récemment, le représentant régional du parti d’opposition Russie Juste a débarqué dans mon bureau sans prévenir, avec sa horde de journalistes. Ils m’ont photographié en train de lui donner la bénédiction et ça a été publié. C’était trop facile, les gens se sont précipités pour dire : « Ah ! Vous voyez, nous savions bien qu’il était de l’autre côté » !

LCDR : Qu’est-ce que venir ici vous a apporté ?

P.B. : Les Russes m’ont donné la possibilité de me réaliser en tant que personne. Ils m’ont libéré. Le premier pas fut cette fameuse séance de baptême pour la Théophanie en 1993. Ils m’ont libéré d’une certaine pudeur… Les Français sont si coincés !

LCDR : Comment ça ?

P.B. : Ils s’ennuient et sont ennuyeux. Lorsque je vais à Cannes, pour rendre visite à la communauté russe orthodoxe, on va au restaurant et on met l’ambiance ! Les Français parlent à voix basse, ils ne veulent pas déranger. Alors qu’avec nous, c’est la fête !

LCDR : Et le plus grand défaut des Russes, alors ?

P.B. : Ils n’ont aucune mesure (rires) ! Ils ne savent pas s’arrêter. En même temps, les qualités, les défauts, vous savez… Si ça se trouve, ça n’en est pas un. Toute la publicité faite en France contre la Russie m’horripile. C’est mensonger – et surtout, en quoi est-ce que ça les regarde ? Quand je défends une autre idée de la Russie, mon père me dit « oh, ça doit être ton Poutine qui t’a encore fait boire quelque chose ! »

« Sous l’URSS, pratiquement tous les communistes étaient baptisés – même au sein du KGB ! »

LCDR : Quelle est votre opinion sur le battage médiatique actuel autour de l’Église orthodoxe russe ?

P.B. : Vous savez, les Soviétiques ne furent pas les premiers à vouloir anéantir la religion – ni à échouer. La terreur n’a jamais fonctionné ni anéanti la foi – bien au contraire !

Aujourd’hui, on asticote Kirill parce qu’il aurait fait retoucher une photo où il portait une montre de luxe… Ou bien l’histoire de ces filles qui se sont données en spectacle à la cathédrale du Christ-Sauveur [Pussy Riot, ndlr] – on blâme l’Église de s’y être opposée.

Tout cela est monté en épingle, on cherche à nous nuire en accordant beaucoup trop d’importance à des broutilles !

Comme le dit la Bible, l’homme n’est que mensonge. On a tous, toujours, quelque chose à cacher. Même nous, même moi, il m’arrive de faire face à des mensonges. Consciemment ou inconsciemment, nous participons tous à la vaste mascarade.

LCDR : L’Église russe semble plutôt bien lotie…

P.B. : Oui, ici, l’Église est invitée partout, à tous les événements publics. Parce que l’Église russe défend les valeurs patriotiques.

Même Staline l’avait compris : pendant la seconde Guerre mondiale, alors qu’il était sur le point de perdre la guerre, il a fait appel à l’Église – et a gagné. Sous l’URSS, pratiquement tous les communistes étaient baptisés – même au sein du KGB !

LCDR : L’Église en politique, vous y croyez ?

P.B. : Surtout pas. Elle est aujourd’hui séparée de l’État et c’est très important. Avant, l’Église était soumise. Actuellement, elle est libre et doit le rester.

En revanche, l’Église, après tout, c’est quoi ? C’est un groupe de citoyens. Et au même titre qu’un club de chasse, nous devons avoir une voix et la faire entendre. Je ne parle pas de faire de la politique mais de constituer une valeur politique. Faire de la politique, c’est séparer les gens. Nous, nous les rassemblons.

« L’histoire russe fait écho en moi, en mes racines vendéennes »

LCDR : Séparer les gens ?

P.B. : À Alatyr, avant la Révolution, il y avait 17 églises pour 17 000 habitants. Une pour mille… Avec un clergé instruit. La ville avait ses artistes, son université et très peu de prolétaires.

Lorsque les comités révolutionnaires ont pris le pouvoir à Alatyr, pensez-vous qu’ils aient été portés par le peuple ? Évidemment, non.

De la même façon, la Révolution française n’a pas été amorcée par les prolétaires – ce fut une révolution de bourgeois. Louis XVI avait envoyé dans ses communes des gens chargés de présenter les cahiers de doléances – dans lesquels le peuple pouvait faire part de ses frustrations, de ses besoins.

Et alors, un malaise a commencé à naître chez les bourgeois qui vivaient alors sous l’oppression d’un peuple désormais conscient de ses frustrations. Les bourgeois se sont révoltés – le peuple n’a pas suivi et a été sévèrement réprimé. En Vendée, d’où je viens, cette répression a été sanguinaire. Ce sont mes ancêtres qui sont morts – et qui sait, c’est peut-être pour ça que je suis en Russie aujourd’hui. L’histoire russe fait écho en moi, à mes racines vendéennes.

LCDR : Que faudrait-il changer en premier lieu, selon vous, dans notre société ?

P.B. : Si l’on prend le temps de parler avec quelqu’un, de donner à manger à celui qui a faim, de sacrifier un peu de notre confort – là, on change les choses.

On ne change pas le monde avec des idées mais avec des actes – à commencer par là on l’on se trouve. Il faut savoir casser les murs autour de soi. Sur l’autel de la consommation, on a sacrifié la vie rurale.

L’Europe a tué ses paysans, ses pêcheurs, ses chasseurs. En Russie, on a encore des gens qui savent vivre sans tous les artifices qui nous entourent. Le moine choisit volontairement ce dépouillement, il se fait violence pour vivre sans.

LCDR : Quel fut le plus lourd des sacrifices de votre vie monastique ?

P.B. : Le sacrifice est permanent quand on a choisi une vie comme la mienne. Notre vie n’est pas réglée sur le désir ni le fantasme, mais sur la règle et l’obéissance. Mais vous savez, je suis moine depuis 34 ans – alors le renoncement à sa volonté propre est de plus en plus aisé… C’est comme le vélo : le premier col est difficile à monter, mais ensuite, on a plus de force pour le suivant.

 

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 09:15

Chers amis. Aloho m'barekh.


Que cette année nouvelle soit pour vous et vos amis toute baignée de la lumière du Christ notre Rédempteur, "Soleil levant qui vient nous visiter" !

N'oubliez pas, dans vos prières, nos frères Chrétiens qui, partout dans le monde subissent toutes sortes d'affronts et témoignent vigoureusement  du Christ et de l’Évangile d'Amour, de Vérité, de Justice et de Paix, parfois jusqu'au témoignage suprême du Martyr...
Puissent-ils nous enseigner par leur fidélité héroïque !


Encore une fois : Bonne et Sainte année à vous et à tous ceux que vous aimez :
Paix, santé, force et sérénité !

 

« Que le Seigneur vous bénisse et vous garde! 

Que le Seigneur fasse briller sur vous son visage, et qu’il vous fasse grâce! 

Que le Seigneur tourne vers vous son visage, et qu’il vous apporte la paix! »
(Nb VI, 24-26)
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous. Amen. »
(2 Co XIII, 13)

 

 Puisse la sérénité tout au long de cette année 2019, règner dans votre cœur ! Heureux ceux qui laissent la lumière du Christ les éclairer pour faire des choix ou pour prendre les décisions dans leurs vies et agir en conséquence...


Vous êtes dans nos prières, merci de ne pas nous oublier dans les vôtres.


Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !


Votre fraternellement et fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose, métropolite

 

UN MOT DE SAINT JEAN CHRYSOSTOME POUR LE NOUVEL AN :

« L'année sera heureuse pour toi non pas quand tu boiras jusqu'à en être ivre le premier jour, mais lorsque et le premier et chacun des autres jours tu vas faire ce qui est conforme à Dieu. 


La journée peut-être bonne ou mauvaise non pas par son essence car un jour ne se différencie en rien d'un autre jour, mais du fait de notre assiduité ou de la paresse. 


Si tu as œuvré le bien, alors la journée sera bonne, en revanche si tu as péché la journée sera mauvaise et pénible. 


Si tu vas raisonner de cette façon et disposer de toi-même de façon à effectuer les prières et les œuvres de charité, alors toute l'année sera heureuse pour toi; 
si tu commences à négliger la vertu par toi-même et attendre ton bonheur spirituel dès le début des mois et du compte des jours, alors tu n'auras rien de bon.»

_________________

Dear friends. Aloho m'barekh.


May this new year be for you and your friends all bathed in the light of Christ our Redeemer, "Rising Sun who comes to visit us"!

Do not forget, in your prayers, our Christian brothers who, all over the world suffer all kinds of affronts and vigorously testify of Christ and the Gospel of Love, Truth, Justice and Peace, sometimes up to to the supreme testimony of the Martyr ...
May they teach us by their heroic fidelity!


Once again: Happy New Year to you and everyone you love:
Peace, health, strength and serenity!

"May the Lord bless you and keep you!

May the Lord make his face shine upon you, and may he pardon you!

May the Lord turn his face to you, and bring you peace! "
(Num VI, 24-26)
"May the grace of our Lord Jesus Christ, the love of God and the communion of the Holy Spirit be with you all. Amen. "
(2 Co XIII, 13)

May the serenity throughout this year 2019, reign in your heart! Happy are those who let the light of Christ enlighten them to make choices or make decisions in their lives and act accordingly ...


You are in our prayers, thank you for not forgetting us in yours.


Aloho m'barekh (God bless you)!


Your fraternal and faithfully devoted in Our Lord.


+ Mor Philipose, Metropolitan

____________

Queridos amigos. Aloho m'barekh.


Que este ano novo seja para você e seus amigos todos banhados à luz de Cristo nosso Redentor, "Sol Nascente que vem nos visitar"!

Não esqueçais, nas vossas orações, os nossos irmãos cristãos que, em todo o mundo, sofrem todo o tipo de afrontas e testemunham vigorosamente a respeito de Cristo e do Evangelho do Amor, da Verdade, da Justiça e da Paz, por vezes até ao supremo testemunho do Mártir ...
Que eles nos ensinem por sua fidelidade heróica!


Mais uma vez: Feliz Ano Novo para você e para todos que você ama:
Paz, saúde, força e serenidade!

"Que o Senhor te abençoe e te guarde!

Que o Senhor faça seu rosto brilhar sobre você, e que ele te perdoe!

Que o Senhor volte seu rosto para você e lhe traga paz! "
(Num VI, 24-26)
"Que a graça de nosso Senhor Jesus Cristo, o amor de Deus e a comunhão do Espírito Santo estejam com todos vocês. Amém. "
(2 Co XIII, 13)

Que a serenidade ao longo deste ano de 2019 reine em seu coração! Felizes são aqueles que deixam a luz de Cristo iluminá-los para fazer escolhas ou tomar decisões em suas vidas e agir de acordo ...


Você está em nossas orações, obrigado por não esquecer de nós no seu.


Aloho m'barekh (Deus te abençoe)!


Seu fraternal e fielmente dedicado em Nosso Senhor.


+ Mor Philipose, Metropolitan

_____________

 

Proposition de prière du "Conseil de l'Eglise" pour notre Métropolie Syro-Orthodoxe francophone de Mar Thoma en ce 1er Janvier 2019* :

 

En cette journée mondiale de prière pour la paix, où nous célébrons la Circoncision de Notre Seigneur le Messie, nous confions l’année nouvelle à  Marie, Mère du Verbe de Dieu, Mère de notre Grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.

Laissons monter vers le Créateur de l’Univers tous les besoins de nos frères et de nos sœurs :

R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

A l’image des bergers qui se hâtèrent d’aller à Bethléem : pour notre Eglise Métropolitaine et son Eglise-mère du Malankare, pour l’ensemble de l’Eglise du Christ, que poussée par l’Esprit saint elle avance résolument et fidèlement sur les chemins de l’annonce de la Bonne Nouvelle qui lui a été révélée, supplions le Seigneur. R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

 

A l’image de du Christ tout entier consacré au Père par la Circoncision et à l’intercession de Marie, Mère de Dieu le Verbe Incarné : pour chaque chrétien qu’il médite dans son cœur les événements rapportés par les évangiles et afin que, dans la fidélité à l'ordre hiérarchique, ’il garde fidèlement les enseignements des Eglises Orthodoxes et Apostoliques en vue de relever avec d’autres frères tous les défis que l’humanité doit relever aujourd’hui pour des lendemains meilleurs, supplions le Seigneur. R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

 

A l’image de ceux qui entendirent puis qui s’étonnèrent de ce que leur racontaient les bergers : pour les dirigeants politiques et économiques qu’ils cherchent avant tout la justice pour construire une véritable paix entre tous les peuples et que, pour ce faire, ils sachent payer de leur personne par un véritable engagement, supplions le Seigneur. R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

 

A l’image de  Marie et Joseph qui , de l’étable avec leur enfant Jésus, ont fuit l’injustice d’Hérode en Egypte, sont rentrés à Nazareth pour une vie de contemplation et de labeur  : pour les familles, pour tous ceux qui rencontrent des épreuves de la vie, dures et bouleversantes, qu’ils puissent garder toujours l’espérance de s’en sortir, supplions le Seigneur. R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

 

Avec  Marie la Vierge fidèle et Joseph modèle des contemplatifs, avec Saint Gregorios et Saint Julius Alvarez prions pour tous ceux qui, prêtres ou laïcs, pendant l'année écoulée trahirent leurs engagements au sein de notre Eglise Métropolitaine ou de l'Eglise-mère; prions particulièrement pour ce prêtre Indien qui, reçu comme un fils, vint en France salir son Eglise en plus de ses engagements monastiques et sacerdotaux par des actes graves. Prions pour que nos responsables ecclésiaux, responsables de la sécurité spirituelle des fidèles du Christ et de l'élan missionnaire de toute l'Eglise, sachent discerner, prévenir et détourner avec sagesse les sources de scandale.Prions pour que ces responsables ecclésiaux , lorsque le scandale arrive,  favorisent la communion en refusant de nier la réalité du mal pour lui apporter les remèdes convenables. 
Que par leurs intercessions le Seigneur donne à tous et chacun lumière pour se repentir et force pour se convertir.  supplions le Seigneur. R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

 

Tout au long de ce  mois de Janvier, avec notre Métropolite Mor Philipose, prions pour nos jeunes occidentaux qui sont souvent sans repères spirituels, prions pour nos jeunes des Indes, du Brésil, du Pakistan et d’Afrique, afin qu’à l’exemple de Marie et avec leurs frères et sœurs du monde entier ils répondent à l’appel du Seigneur pour communiquer au monde la pure Joie de l’Évangile par l’Orthodoxie de la Foi Apostolique. supplions le Seigneur. R/ Que la clarté du Saint Esprit, Seigneur, illumine nos cœurs ! Kourie eleison !

 

Prière finale :

Ô Seigneur notre Dieu, daignez exaucer  nos demandes en ce jour. donnez le repos à nos chers défunts. Remplissez nos cœurs de Votre joie dans la lumière et la force du Saint Esprit et cela à  chaque instant et tout au long de nos jours. Par le Christ, notre Seigneur Qui vit avec Vous, Ô Père, et Votre Très Saint et Vivifiant Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

 

*Cette prière peut se dire pendant « l’avant Messe » au moment du Kourie eleison

Proposição da oração do "Conselho da Igreja" para o nosso Francophone Metropolitano Siro-Ortodoxo de Mar Thoma em 1 de janeiro de 2019 *:


 
Neste Dia Mundial de Oração pela Paz, celebramos a circuncisão de Nosso Senhor, o Messias, confiamos o novo ano a Maria, Mãe do Verbo de Deus, Mãe do nosso grande Deus e Salvador Jesus Cristo.
Subamos ao Criador do Universo de todas as necessidades de nossos irmãos e irmãs:
R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!
Assim como os pastores apressou-se a Belém: a nossa Igreja Metropolitana e Igreja Matriz de Malankara, para toda a Igreja de Cristo, como pedido pelo Espírito Santo à frente resoluta e fielmente nos caminhos do anúncio da Boa Nova que lhe foi revelada, suplique ao Senhor. R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!


À imagem de todo o Cristo consagrado ao Pai pela circuncisão e intercessão de Maria, Mãe de Deus, o Verbo Encarnado: para todo cristão a quem ele medita no coração os acontecimentos relatados pelos Evangelhos e para que, em fidelidade à ordem hierárquica, 'ele fielmente mantém os ensinamentos das Igrejas Ortodoxas e Apostólicas, a fim de encontrar com outros irmãos todos os desafios que a humanidade enfrenta hoje para um amanhã melhor, suplicar ao Senhor. R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!


Como aqueles que ouviram e ficaram surpresos com o que os pastores disseram a eles: pelos líderes políticos e econômicos que eles buscam acima de tudo justiça para construir uma paz verdadeira entre todos os povos e para isso eles sabem como se pagar por um compromisso real, suplicam ao Senhor. R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!

Na imagem de Maria e José, o celeiro com seu filho Jesus, fugiu a injustiça de Herodes para o Egito, voltou para Nazaré para uma vida de contemplação e do trabalho: para as famílias, para todos que enfrentam as provações da vida, duras e destruidoras, para que possam sempre ter a esperança de sair dela, suplicar ao Senhor. R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!

Com o modelo de Virgem fiel contemplativo, com São Gregório e São Julius Alvarez rezar por todos aqueles sacerdotes ou leigos, durante o ano passado traiu seus compromissos dentro de nossa Igreja Metropolitana ou a Igreja Mãe Maria e José; rezar especialmente para o padre indiano que recebeu como um filho, veio para a França manchar sua igreja, além de seus compromissos monásticas e sacerdotais por atos graves. Ore para que nossos líderes da Igreja, responsáveis ​​pela segurança espiritual dos fiéis de Cristo e pelo espírito missionário de toda a Igreja, saibam discernir, advertir e desviar sabiamente fontes de escândalo. Ore para que estes líderes eclesiais, quando o escândalo chegar, promovam a comunhão, recusando-se a negar a realidade do mal, para que lhe tragam os remédios apropriados.
Que por suas intercessões o Senhor concede a cada um e a todos a luz para se arrepender e forçar a conversão. suplicar ao Senhor. R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!


Durante todo o mês de janeiro, com a nossa Metropolitan Mor Philipose, orar por nossos jovens ocidentais que são muitas vezes sem marcos espirituais, rezar para a nossa juventude da Índia, Brasil, Paquistão e África, de modo que o como Maria e com os seus irmãos e irmãs ao redor do mundo que responder ao chamado do Senhor para comunicar ao mundo a alegria pura do evangelho pela ortodoxia da fé apostólica. suplicar ao Senhor. R / Que a clareza do Espírito Santo, Senhor, ilumine nossos corações! Kourie eleison!


Oração final:
Ó Senhor nosso Deus, digne-se a conceder nossos pedidos neste dia. dê descanso ao nosso querido falecido. Encha nossos corações com Tua alegria na luz e força do Espírito Santo, e isto a todo momento e ao longo de nossos dias. Através de Cristo, nosso Senhor que vive com você, ó Pai, e seu Espírito Santo e Vivificante para todo o sempre. Amin.

* Esta oração pode ser dita durante "a missa anterior" na época de Kourie eleison

Proposed prayer of the "Council of the Church" for our Metropolitan Syro-Orthodox Francophone of Mar Thoma on January 1st, 2019 *:


 
On this World Day of Prayer for Peace, where we celebrate the Circumcision of Our Lord the Messiah, we entrust the new year to Mary, Mother of the Word of God, Mother of our Great God and Savior Jesus Christ.
Let us go up to the Creator of the Universe all the needs of our brothers and our sisters:
R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!


Like the shepherds who hastened to go to Bethlehem: for our Metropolitan Church and her mother-church of Malankare, for the whole Church of Christ, which, driven by the Holy Spirit, she advances resolutely and faithfully on the paths of the announcement of the Good News that has been revealed to him, supplicate the Lord. R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!


In the image of the whole Christ consecrated to the Father by the Circumcision and the intercession of Mary, Mother of God the Incarnate Word: for every Christian whom he meditates in his heart the events reported by the Gospels and so that, in fidelity to the hierarchical order, 'he faithfully keeps the teachings of the Orthodox and Apostolic Churches in order to meet with other brothers all the challenges that humanity faces today for a better tomorrow, supplicate the Lord. R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!


Like those who heard and were astonished at what the shepherds told them: for the political and economic leaders that they seek above all justice to build a true peace among all peoples and that to do so they know how to pay for themselves by a real commitment, supplicate the Lord. R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!
 

In the image of Mary and Joseph who, from the stable with their baby Jesus, fled the injustice of Herod in Egypt, returned to Nazareth for a life of contemplation and toil: for families, for all those who meet the trials of life, hard and shattering, that they may always have the hope of getting out of it, supplicate the Lord. R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!

 

With Mary the faithful Virgin and Joseph model of the contemplatives, with Saint Gregorios and Saint Julius Alvarez pray for all those who, during the past year, priests or laity betrayed their commitments in our Metropolitan Church or the Mother Church; let us pray especially for this Indian priest who, received as a son, came to France to dirty his Church in addition to his monastic and sacerdotal engagements by serious acts. Pray that our Church leaders, responsible for the spiritual security of the faithful of Christ and the missionary spirit of the whole Church, will know how to discern, warn and wisely divert sources of scandal. Pray that these ecclesial leaders, when the scandal arrives, promote communion by refusing to deny the reality of the evil to bring him the appropriate remedies.
That by their intercessions the Lord gives to each and everyone light to repent and force to convert. supplicate the Lord. R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!


Throughout this month of January, with our Metropolitan Mor Philipose, pray for our young Westerners who are often without spiritual bearings, pray for our young people from India, Brazil, Pakistan and Africa, so that As Mary and their brothers and sisters from all over the world, they respond to the call of the Lord to communicate to the world the pure joy of the Gospel through the Orthodoxy of the Apostolic Faith. supplicate the Lord. R / May the clarity of the Holy Spirit, Lord, illuminate our hearts! Kourie eleison!


Final prayer:
O Lord our God, deign to grant our requests on this day. give rest to our dear deceased. Fill our hearts with Your joy in the light and strength of the Holy Spirit, and this at every moment and throughout our days. Through Christ, our Lord Who lives with you, O Father, and your Most Holy and Vivifying Spirit for ever and ever. Amin.

* This prayer can be said during "the before Mass" at the time of Kourie eleison

Nouvel An (le 1er Janvier)

 

La circoncision de Notre Seigneur, en la fête de saint

 

Basile et de saint Grégoire.

 

Saint Qurbana

o    1ère épître de St Jean 3: 13 à 18 :

  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?
  • 18 Petits enfants, n’aimons pas en paroles ni par des discours, mais par des actes et en vérité.

o     

o    Epître aux Romains 2: 28 :

  • 28 Ce n’est pas ce qui est visible qui fait le Juif, ce n’est pas la marque visible dans la chair qui fait la circoncision ;

o    3: 8 :

o    08 Faut-il dire : « Faisons le mal pour qu’il en sorte du bien », comme certains nous accusent injurieusement de le dire ? Ceux-là méritent leur condamnation.

o     

o    Evangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon Saint Jean 15: 5 -19 :

  • 05 Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
  • 06 Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
  • 07 Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
  • 08 Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples.
  • 09 Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
  • 10 Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
  • 11 Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite.
  • 12 Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
  • 13 Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.
  • 14 Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
  • 15 Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
  • 16 Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.
  • 17 Voici ce que je vous commande : c’est de vous aimer les uns les autres.
  • 18 Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi.
  • 19 Si vous apparteniez au monde, le monde aimerait ce qui est à lui. Mais vous n’appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous.

o     

 

 

Par Saint Théophane le reclus.


Circoncision selon la chair de Notre Seigneur Jésus

 

Christ

 

Colossiens 2:8-12 et Luc 2:20-21, 40-52

 

Puisque le Nouvel An est le début de l'époque de l'année,

nous devons rassembler dans notre âme ces pensées,

sentiments et dispositions qui dirigeront nos affaires tout

au long de l'année d'une manière chrétienne.

 

Nous trouverons ceci au moment où nous aurons à l'esprit ce

que le Jour de l'An est dans la vie spirituelle.

 

Dans la vie spirituelle, le Jour de l'An, c'est quand celui qui a

vécu avec négligence devient zélé pour le salut et pour plaire

à Dieu.

 

Quand on prend cette résolution, alors tout est reconstruit

à nouveau à la fois intérieurement et extérieurement, sur de

nouveaux commencements, les anciens meurent et tout est

nouveau.

 

Si vous avez ce sentiment, renouvelez-le, sinon, acquerrez-le

et pour vous ce sera le Jour de l'An.

 

Une célébration digne de la fête de la Circoncision du

Seigneur et de la commémoration de Saint Basile le Grand y

sont également liées.

 

L'essence de ce changement dont nous avons parlé est que la

personne commence à partir de ce moment à vivre

uniquement pour Dieu, pour son salut; alors qu'auparavant

elle vivait exclusivement pour elle-même, pour la préparation

de la destruction d'elle-même.

 

Maintenant, elle abandonne ses anciennes habitudes, tous les

conforts et tous ce en quoi elle se plaisait, elle éradique les

passions et les dispositions lascives et entreprend des

œuvres de stricte abnégation.

 

Un tel changement représente précisément ce que, selon

l'Apôtre, la circoncision du cœur doit être.

 

La célébration de la circoncision du Seigneur nous le rappelle

et nous oblige à le faire, tandis que Saint-Basile le Grand

nous fournit un exemple à suivre.

 

Donc, tous les thèmes qui fourmille dans notre conscience le

jour du Nouvel An se réunissent en un seul, notre renouveau

intérieur à travers la circoncision du cœur.

 

Si cela plaît au Seigneur de donner à quelqu'un cet état

d'esprit au Jour de l'An, c'est-à-dire, non seulement de

penser de telle manière, mais aussi d'incarner tout cela dans

sa vie-il célèbrera le Jour de l'An de la manière chrétienne

la plus parfaite , et se préparera à passer toute l'année en

chrétien.

 

Le Jour de l'An suivant Nouvel il lui suffira de renouveler et

d'animer ce qu'il a maintenant entrepris.

 

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +)


Sans changement Vous assumâtes notre humaine condition humaine +, étant Dieu par nature, Seigneur compatissant*;  pour accomplir le précepte de la Loi,

Vous avez voulu subir la circoncision de la chair * afin de dissiper les ténèbres et d'arracher le voile où s'enveloppent nos passions.

 Gloire à Votre immense bonté+,  gloire à Votre miséricorde, ô Verbe de Dieu, * gloire à l'ineffable tendresse qui Vous fit descendre jusqu'à nous. 
===


En sa chair Il est circoncis+, Celui qui accomplit la Loi comme enfant de huit jours*; le Créateur des siècles est enveloppé  dans Ses langes de mortel,

 et Le voici nourri de lait +, le Dieu qui maintient l'univers par Sa toute-puissance * et le dirige selon Sa volonté.

 

 

 

Le Premier janvier, nous célébrons la CIRCONCISION selon la chair de notre Seigneur, Dieu et Sauveur JÉSUS CHRIST

Huit jours après la naissance du Sauveur, ses parents le firent circoncire (Luc 2:21), conformément à l'ordre donné par Dieu à Abraham au moment où Il lui promit d'établir une alliance éternelle avec lui et toute sa descendance: «Et voici Mon alliance qui sera observée entre Moi et vous: c'est-à-dire ta race après toi (...) quand ils auront huit jours tous vos mâles seront circoncis de génération en génération» (Gen. 17:10-12).

Celui-là même qui, par amour des hommes, a accepté de revêtir la nature humaine qu'Il a créée, a poussé la compassion jusqu'à assumer celle-ci dans son état déchu et corrompu.

Par le retranchement de ce morceau de peau morte, symbole de la mortalité des hommes pécheurs, Lui, le Pur, le Sans-péché, acceptait de recevoir le signe de la réconciliation qu'en tant que Dieu et Auteur de la Loi Il avait Lui-même instituée.

Dès Son arrivée sur la terre, Il se soumet humblement au précepte de la Loi, montrant ainsi que les figures obscures trouvent en lui leur accomplissement.

Les quelques gouttes de sang qu'Il versa en ce jour étaient le prélude du Sang qu'Il allait bientôt verser sur la Croix pour laver les péchés du monde et nous délivrer de notre condamnation; c'est pourquoi, avec la circoncision du Seigneur, c'est en fait le mystère complet de notre Rédemption que nous commémorons.

Aujourd'hui, par la circoncision du Second Adam, prend fin la circoncision jadis obligatoire dans la chair telle que prescrite par la Première  Alliance et la Nouvelle et Éternelle  Alliance, marquée par une circoncision spirituelle, est inaugurée par son sang.

Le Baptême Chrétien constitue cette véritable circoncision spirituelle, ce signe de l'appartenance au peuple nouveau, non plus par le retranchement d'un morceau de peau morte, mais par l'affranchissement de la mort elle-même par la communion à la mort et à la Résurrection vivifiantes du Seigneur.

Pour cette raison Saint Paul et les Apôtres se sont opposés avec énergie à ceux qui voulaient contraindre les convertis venus du paganisme à se faire circoncire (voir Actes 15:5-30; 1 Cor. 7:18-19; Galates 5:2,6 et 6:15).

«C'est en Lui (le Christ), dit-il, que vous avez été circoncis d'une circoncision qui n'est pas de main d'homme ( ... ) telle est la circoncision du Christ: ensevelis avec Lui lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui, parce que vous avez cru en la force de Dieu qui L'a ressuscité des morts» (Colossiens 2:11-12).

«En effet dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision, mais seulement la foi opérant par la charité» (Galates 5:6).

En mettant un terme au précepte de l'Ancienne Alliance par Sa propre circoncision, le Christ nous appelait donc à la circoncision du cœur, au renouvellement spirituel, qu'Il avait déjà annoncé par Ses prophètes (Jérémie 4:4, Romains 2:25-29).

C'est également sous forme de prophétie que Dieu avait ordonné à Abraham de pratiquer la circoncision de la chair une fois accomplis les sept premiers jours de la vie de l'enfant, symbole de l'ensemble du déroulement du temps (voir la semaine de la Création, Genèse 1).

Le huitième jour figurait donc le passage au-delà du temps de ce monde de mort vers la vie éternelle, qui nous a été ouvert par la Résurrection du Seigneur le «huitième» jour de la semaine, lequel est également le premier et unique jour de la vie sans fin et sans changement.

En étant circoncis le huitième jour après Sa naissance, le Christ nous annonçait Sa Résurrection et notre délivrance finale.

Conformément à l'usage, on Lui donna aussi, en ce jour, le nom que l'Ange de Dieu avait indiqué à Joseph (Matth. 1:21; Luc 1:31):

JÉSUS, c'est-à-dire Sauveur.

Par ce seul nom était ainsi révélée Sa mission sur la terre, ce pourquoi le Dieu éternel et Créateur s'est fait homme.

Le nom de JÉSUS résume et exprime tout le mystère de notre Salut; plus qu'un mot conventionnel, il rend mystérieusement présente la Personne elle-même du Sauveur, dans toute sa puissance triomphante.

«Ainsi Dieu L'a-t-il exalté et Lui a-t-Il donné le Nom qui est au-dessus de tout nom, pour que tout au Nom de Jésus, s'agenouille, au plus haut des cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue proclame de Jésus-Christ qu'Il est SEIGNEUR à la gloire de Dieu le Père» (Philippiens 2:9-11).

Comme le montre d'innombrables exemples dans la Sainte Ecriture (voir Actes 3:6; 4:7, 10:30; 10:43; 16:18; 19:13 etc.) et dans les vies des Saints, c'est par le Nom de Jésus invoqué avec foi que les Miracles s'accomplissent, que les démons et les forces de la mort prennent la fuite, comme brûlés par le feu de Sa divinité, conformément à Sa promesse:

-«Et tout ce que vous demanderez en Mon Nom Je le ferai .. » (Jean 14:13).

C'est pourquoi, les Chrétiens Orthodoxes, témoins de ce Nom qui procure la Vie (Jean 20:31), se doivent de tout faire au nom de Jésus:

-«Quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par Lui grâces au Père» (Gal. 3:17).

En répétant sans cesse, en toutes circonstances et à chaque respiration la sainte prière: «Seigneur Jésus-Christ, aie pitié de moi pêcheur!» ce sera la Personne même de Notre Seigneur qui habitera nos pensées, qui inspirera notre conduite, qui purifiera nos passions et qui, trouvant peu à peu une demeure stable dans notre cœur, fera alors resplendir en nous la Lumière divine de Sa Face.

La commémoration de la Circoncision, le huitième jour après la Nativité, est donc aussi la fête du Saint Nom de Jésus et de la prière qui nous procure la Grâce de Son Esprit Saint.
 

January 1st, we celebrate the CIRCONCISION according to the flesh of our Lord, God and Savior JESUS ​​CHRIST

Eight days after the birth of the Savior, his parents had him circumcised (Luke 2:21), according to the order given by God to Abraham at the time when He promised him to establish an eternal covenant with him and all his descendants: " And behold, My covenant will be kept between Me and you: that is, your race after you ... when they are eight days old, all your males will be circumcised from generation to generation "(Gen. 17:10). 12).

The very one who, for the love of men, has accepted to put on the human nature that He has created, has pushed compassion to the point of assuming it in its fallen and corrupted state.

By the entrenchment of this piece of dead skin, symbol of the mortality of sinful men, He, the Pure, the Sinless, accepted to receive the sign of reconciliation that as God and Author of the Law He had Him - even instituted.

As soon as He arrives on earth, He submits humbly to the precept of the Law, thus showing that dark figures find fulfillment in Him.

The few drops of blood that He shed on that day were the prelude to the blood He would soon pour on the Cross to wash away the sins of the world and deliver us from our condemnation; therefore, with the circumcision of the Lord, it is in fact the complete mystery of our Redemption that we commemorate.

Today, through the circumcision of the Second Adam, the obligatory circumcision terminates in the flesh as prescribed by the First Covenant and the New and Eternal Covenant, marked by a spiritual circumcision, is inaugurated by his blood.

Christian Baptism constitutes this true spiritual circumcision, this sign of belonging to the new people, no longer by the entrenchment of a piece of dead skin, but by the liberation of death itself by communion with death and to the life-giving Resurrection of the Lord.

For this reason St. Paul and the Apostles were energetically opposed to those who wanted to compel converts from paganism to be circumcised (see Acts 15: 5-30, 1 Corinthians 7: 18-19, Galatians 5: 2, 6 and 6:15).

"It is in Him (Christ)," he says, "that you have been circumcised from a circumcision that is not man's (...) such is the circumcision of Christ: buried with Him at of Baptism, you have also risen with Him, because you have believed in the strength of God who raised Him from the dead "(Colossians 2: 11-12).

"Indeed in Christ Jesus neither circumcision nor uncircumcision, but only faith working by love" (Galatians 5: 6).

In putting an end to the precept of the Old Covenant by His own circumcision, Christ therefore called us to the circumcision of the heart, the spiritual renewal, which He had already announced by His prophets (Jeremiah 4: 4, Romans 2:25 -29).

It was also in the form of prophecy that God had commanded Abraham to practice the circumcision of the flesh once he had completed the first seven days of the child's life, a symbol of the entire course of time (see Creation, Genesis 1).

The eighth day was then the passage beyond the time of this world of death to eternal life, which was opened to us by the Resurrection of the Lord on the "eighth" day of the week, which is also the first and only day of the week. life without end and without change.

By being circumcised on the eighth day after His birth, Christ announced His resurrection and our final deliverance.

In accordance with custom, it was also given on that day the name that the Angel of God had given to Joseph (Matthew 1:21, Luke 1:31):

JESUS, that is, Savior.

By this name alone was thus revealed His mission on earth, that is why the eternal God and Creator became man.

The name of JESUS ​​summarizes and expresses all the mystery of our salvation; more than a conventional word, it mysteriously presents the Person Himself of the Savior, in all his triumphant power.

"So God has exalted him and given him the name that is above all name, so that everything in the name of Jesus, kneels, in the highest heaven, on the earth and in hell, and that every tongue proclaims Jesus Christ that He is LORD to the glory of God the Father "(Philippians 2: 9-11).

As shown by countless examples in Holy Scripture (see Acts 3: 6, 4: 7, 10:30, 10:43, 16:18, 19:13 etc.) and in the lives of the Saints, it is by the name of Jesus invoked with faith that the miracles are fulfilled, that the demons and the forces of death take flight, as burned by the fire of His divinity, according to His promise:

- "And whatever you ask in My name, I will do it." (John 14:13).

That is why the Orthodox Christians, witnesses of this Name which provides Life (John 20:31), must do everything in the name of Jesus:

That is why the Orthodox Christians, witnesses of this Name which provides Life (John 20:31), must do everything in the name of Jesus:

- "Whatever you may say or do, whether it be always in the name of the Lord Jesus, giving thanks to Him through the Father" (Gal 3:17).

By constantly repeating, in all circumstances and with each breath, the holy prayer: "Lord Jesus Christ, have mercy on me, a fisherman!" It will be the very Person of Our Lord who will inhabit our thoughts, who will inspire our conduct, who will purify our passions, which, gradually finding a stable dwelling place in our heart, will then make the divine Light of His Face shine in us.

The commemoration of the Circumcision, the eighth day after the Nativity, is therefore also the feast of the Holy Name of Jesus and the prayer that gives us the Grace of His Holy Spirit.

 

1 de janeiro, celebramos a CIRCONCISÃO de acordo com a carne de nosso Senhor, Deus e Salvador. JESUS ​​CRISTO

Oito dias após o nascimento do Salvador, seus pais o haviam circuncidado (Lucas 2:21), de acordo com a ordem dada por Deus a Abraão no tempo em que Ele prometeu estabelecer uma aliança eterna com ele e todos os seus descendentes: " E eis que meu pacto será mantido entre mim e vós, isto é, a tua raça depois de ti ... quando tiverem oito dias de idade, todos os vossos homens serão circuncidados de geração em geração "(Gn 17:10). 12).

O mesmo que, pelo amor dos homens, aceitou colocar na natureza humana que Ele criou, levou a compaixão ao ponto de assumi-la em seu estado decaído e corrompido.

Pelo entrincheiramento deste pedaço de pele morta, símbolo da mortalidade de homens pecadores, Ele, o Puro, o Sem Pecado, aceitou receber o sinal de reconciliação que, como Deus e Autor da Lei, Ele teve - mesmo instituído.

Tão logo Ele chega na terra, Ele se submete humildemente ao preceito da Lei, mostrando assim que as figuras escuras encontram realização nEle.

As poucas gotas de sangue que Ele derramou naquele dia foram o prelúdio do sangue que Ele logo derramaria na cruz para lavar os pecados do mundo e nos libertar de nossa condenação; portanto, com a circuncisão do Senhor, é de fato o completo mistério da nossa Redenção que nós comemoramos.

Hoje, através da circuncisão do Segundo Adão, a circuncisão obrigatória termina na carne como prescrito pela Primeira Aliança e a Aliança Nova e Eterna, marcada por uma circuncisão espiritual, é inaugurada pelo seu sangue.

O batismo cristão constitui esta verdadeira circuncisão espiritual, este sinal de pertencer ao novo povo, não mais pelo entrincheiramento de um pedaço de pele morta, mas pela liberação da própria morte pela comunhão com a morte e para a Ressurreição do Senhor que dá vida.

Por esta razão, São Paulo e os Apóstolos eram energicamente opostos àqueles que queriam obrigar os convertidos do paganismo a serem circuncidados (veja At. 15: 5-30, 1 Coríntios 7: 18-19, Gálatas 5: 2, 6 e 6:15).

"É nEle (Cristo)", ele diz, "que você foi circuncidado de uma circuncisão que não é do homem (...) tal é a circuncisão de Cristo: sepultada com Ele em do Baptismo, você também ressuscitou com Ele, porque acreditou na força de Deus que o ressuscitou dentre os mortos "(Colossenses 2: 11-12).

"De fato, em Cristo Jesus, nem a circuncisão nem a incircuncisão, mas somente a fé operando pelo amor" (Gálatas 5: 6).

Ao pôr fim ao preceito da Antiga Aliança por meio de sua própria circuncisão, Cristo nos chamou para a circuncisão do coração, a renovação espiritual que Ele já havia anunciado por Seus profetas (Jeremias 4: 4, Romanos 2:25 -29).

Foi também na forma de profecia que Deus ordenou que Abraão praticasse a circuncisão da carne depois de ter completado os primeiros sete dias da vida da criança, um símbolo de todo o curso do tempo. Criação, Gênesis 1).

O oitavo dia foi então a passagem para além do tempo deste mundo de morte para a vida eterna, que nos foi aberto pela Ressurreição do Senhor no "oitavo" dia da semana, que é também o primeiro e único dia da semana. vida sem fim e sem mudança.

Ao ser circuncidado no oitavo dia após Seu nascimento, Cristo anunciou Sua ressurreição e nossa libertação final.

De acordo com o costume, foi também dado naquele dia o nome que o Anjo de Deus deu a José (Mateus 1:21, Lucas 1:31):

JESUS, isto é, Salvador.

Só por este nome foi assim revelada Sua missão na terra, é por isso que o eterno Deus e Criador se tornou homem.

O nome de JESUS ​​resume e expressa todo o mistério da nossa salvação; mais do que uma palavra convencional, apresenta misteriosamente a própria Pessoa do Salvador, em todo o seu poder triunfante.

"Então Deus o exaltou e lhe deu o nome que está acima de todo o nome, de modo que tudo em nome de Jesus, se ajoelha, no mais alto dos céus, no terra e no inferno, e toda língua proclama a Jesus Cristo que é Senhor para a glória de Deus Pai "(Filipenses 2: 9-11).

Como mostrado por inúmeros exemplos nas Sagradas Escrituras (veja Atos 3: 6, 4: 7, 10:30, 10:43, 16:18, 19:13 etc.) e nas vidas dos santos, é pelo nome de Jesus invocou com fé que os milagres são cumpridos, que os demônios e as forças da morte se levantam, queimados pelo fogo de Sua divindade, de acordo com Sua promessa:

- "E tudo quanto pedirdes em Meu nome, eu o farei" (João 14:13).

É por isso que os cristãos ortodoxos, testemunhas deste nome que fornece a vida (João 20:31), devem fazer tudo em nome de Jesus:

É por isso que os cristãos ortodoxos, testemunhas deste nome que fornece a vida (João 20:31), devem fazer tudo em nome de Jesus:

- "Tudo o que você disser ou fizer, seja sempre em nome do Senhor Jesus, dando graças a Ele através do Pai" (Gl 3:17).

Repetindo constantemente, em todas as circunstâncias e com cada respiração, a santa oração: "Senhor Jesus Cristo, tem misericórdia de mim, pescador!" Será a própria Pessoa de Nosso Senhor que habitará nossos pensamentos, que inspirará nossa conduta, que purificará nossa vida. paixões que, gradualmente, encontrando uma morada estável em nosso coração, farão brilhar em nós a Luz divina de Seu rosto.

A comemoração da circuncisão, o oitavo dia após a Natividade, é, portanto, também a festa do Santo Nome de Jesus e a oração que nos dá a graça do seu Santo Espírito.

C'est de sa propre substance que Marie a
 
enfanté son fils

 

Les Pères de l’Eglise, avant même le premier concile de Nicée (325), ont utilisé l’expression Théotokos (Mère de Dieu) à propos de la Vierge Marie, comme le souligne la Commission internationale anglicane - catholique romaine (ARCIC):

« Pour la défense de l'humanité vraie du Christ et contre le docétisme (hérésie qui ne croit pas à l’incarnation et pour qui Jésus n’est donc pas vrai homme), l'Église ancienne a souligné que Jésus est né de Marie. Il n'avait pas simplement « apparence » humaine ; il n'est pas descendu du ciel dans un « corps céleste » et, pour sa naissance, il n'est pas simplement « passé à travers » sa mère.

Au contraire, c'est de sa propre substance que Marie a enfanté son fils. Pour Ignace d'Antioche († 110 env.) et Tertullien († 225 env.), Jésus est pleinement homme parce que « vraiment né » de Marie. (...).Celui qui est né de Marie est le Fils éternel de Dieu. Les Pères d'Orient et d'Occident -- comme Justin († 150 env.) ou Irénée († 202 env.) (...) -- ont exposé cet enseignement dans les termes d'Isaïe 7, 14 : Marie accomplit la vision du prophète et donne naissance à "Dieu avec nous". (...) Le titre de Marie Theotókos était invoqué pour sauvegarder la doctrine de l'unité de la personne du Christ. »  

 
L’équipe de Marie de Nazareth

 

 
La circoncision et son sens/Circumcision and its meaning/Circuncisão e seu significado
Retour sur l’évènement –

Le 2 octobre 2013, le Conseil de l’Europe a pris une résolution définissant « la circoncision des garçons pour motif religieux comme une violation de leur intégrité physique » (cf. bulletin de l’AJCF du 14 novembre 2013, article 1863). Les conséquences de cette prise de position sont considérables, si l’on sait combien, pour le peuple juif, cette pratique ancienne est une référence traditionnelle de son identité.

Back to the event -
On 2 October 2013, the Council of Europe adopted a resolution defining "the circumcision of boys for religious reasons as a violation of their physical integrity" (see the bulletin of the AJCF of 14 November 2013, article 1863). The consequences of this position are considerable, if we know how much, for the Jewish people, this ancient practice is a traditional reference of its identity.

De volta ao evento -
Em 2 de outubro de 2013, o Conselho da Europa adotou uma resolução definindo "a circuncisão de meninos por motivos religiosos como uma violação de sua integridade física" (ver o boletim do AJCF de 14 de novembro de 2013, artigo 1863). As consequências dessa posição são consideráveis, se sabemos o quanto, para o povo judeu, essa antiga prática é uma referência tradicional de sua identidade.

Le signe

La circoncision, ablation du prépuce, a été donnée par Dieu à Abraham comme signe d’alliance. Ce signe très fort inscrit dans la chair même du croyant le sceau de la fidélité divine et de la fidélité humaine. Cette alliance dans le sang consacre la vie. Elle consacre également le peuple dans ses chefs masculins, suivant la conception patriarcale de la société biblique et sémitique. Et ce signe consacre, non seulement le sexe, mais la sexualité entière, la fécondité, dans une perspective messianique : la Descendance dont Dieu parle à Abraham au singulier (Gn 34, 15) n’est autre que le Messie attendu par Israël, et par toutes les nations. Il souligne également la distinction des sexes, valeur biblique toujours d’actualité.

The sign
Circumcision, ablation of the foreskin, was given by God to Abraham as a sign of covenant. This very strong sign inscribes in the very flesh of the believer the seal of divine fidelity and human fidelity. This covenant in the blood consecrates life. It also consecrates the people in its male leaders, following the patriarchal conception of biblical and Semitic society. And this sign consecrates, not only the sex, but the whole sexuality, the fertility, in a messianic perspective: the Descendancy of which God speaks to Abraham in the singular (Gn 34, 15) is none other than the Messiah expected by Israel, and by all nations. He also emphasizes the distinction of the sexes, a biblical value that is still relevant today.

O sinal
A circuncisão, a ablação do prepúcio, foi dada por Deus a Abraão como sinal de aliança. Este sinal muito forte inscreve na própria carne do crente o selo da fidelidade divina e da fidelidade humana. Esta aliança no sangue consagra a vida. Também consagra o povo em seus líderes masculinos, seguindo a concepção patriarcal da sociedade bíblica e semítica. E este signo consagra, não apenas o sexo, mas toda a sexualidade, a fertilidade, numa perspectiva messiânica: a Descendência da qual Deus fala a Abraão no singular (Gn 34, 15) não é outro senão o Messias esperado por Israel, e por todas as nações. Ele também enfatiza a distinção dos sexos, um valor bíblico que ainda é relevante hoje.

Les chrétiens

Enracinés dans la tradition biblique et juive, ceux qui reconnaissent Jésus comme le Messie et comme le Seigneur créateur du ciel et de la terre, ont un profond respect pour tout l’héritage des prophètes. Abraham est leur père et tout ce dont il témoigne nourrit leur foi. L’Église, dès l’origine, a débattu, au concile de Jérusalem (Ac 15, 1-34), pour savoir si la circoncision serait obligatoire pour les croyants d’origine non juive. Après discussion, il fut décidé de laisser la liberté dans ce domaine. Pour cette raison, certaines communautés chrétiennes continuent à pratiquer la circoncision ; et, de nos jours, des Juifs croient au Christ, tiennent à se faire circoncire, pour attester leur lien avec la filiation abrahamique.

The Christians
Rooted in the biblical and Jewish tradition, those who recognize Jesus as the Messiah and as the Creator Lord of heaven and earth, have a deep respect for all the legacy of the prophets. Abraham is their father and all that he testifies nourishes their faith. From the beginning, the Church debated at the Council of Jerusalem (Acts 15: 1-34) whether circumcision would be compulsory for believers of non-Jewish origin. After discussion, it was decided to leave freedom in this area. For this reason, some Christian communities continue to practice circumcision; and, nowadays, Jews believe in Christ, want to be circumcised, to testify their connection with the Abrahamic lineage.

Cristãos
Enraizados na tradição bíblica e judaica, aqueles que reconhecem Jesus como o Messias e como o Criador, Senhor do céu e da terra, têm um profundo respeito por todo o legado dos profetas. Abraão é seu pai e tudo o que ele testifica nutre sua fé. Desde o princípio, a Igreja debateu no Concílio de Jerusalém (Atos 15: 1-34) se a circuncisão seria compulsória para os crentes de origem não-judaica. Após a discussão, decidiu-se deixar a liberdade nesta área. Por essa razão, algumas comunidades cristãs continuam praticando a circuncisão; e, hoje em dia, os judeus acreditam em Cristo, querem ser circuncidados, para testemunhar sua conexão com a linhagem abraâmica.

Le Christ

Le calendrier liturgique comporte, au 1er janvier de chaque année, la fête de la Circoncision de notre Seigneur Jésus Christ : d’une part, cela rappelle que Dieu fait Homme a assumé la judaïté propre à la nation dans laquelle Il s’était incarné et s’est soumis volontiers à la loi qu’Il avait Lui-même donnée à Abraham, se montrant ainsi celui-là même en vue de qui Il l’avait donnée, Lui-même ; Il s’est manifesté comme celui en qui Il accomplissait sa propre prophétie. D’autre part, placée à cette date, cette mémoire indique que c’est le temps lui-même, dans sa révolution annuelle, qui est circoncis, c’est-à-dire consacré, comme le montre l’office de bénédiction de l’an nouveau. Et l’occurrence avec la mémoire de saint Basile le Grand, indique la continuité de l’héritage juif et de l’enseignement des Apôtres et des Pères.

Christ
The liturgical calendar includes, on January 1st of each year, the feast of the Circumcision of our Lord Jesus Christ: on the one hand, it recalls that God made man assumed the Jewishness proper to the nation in which He had incarnated and willingly submitted to the law which He Himself gave to Abraham, thus showing Himself for whom He had given Himself; He manifested himself as the one in whom He fulfilled his own prophecy. On the other hand, placed on this date, this memory indicates that it is time itself, in its annual revolution, which is circumcised, that is, consecrated, as shown by the blessing office of the new year. And the occurrence with the memory of Saint Basil the Great, indicates the continuity of the Jewish heritage and the teaching of the Apostles and Fathers.

Cristo
O calendário litúrgico inclui, no dia 1º de janeiro de cada ano, a festa da circuncisão de nosso Senhor Jesus Cristo: por um lado, lembra que Deus fez o homem assumir o judaísmo próprio da nação em que Ele havia encarnado e voluntariamente submetido à lei que Ele mesmo deu a Abraão, mostrando-se assim a si mesmo por quem Ele havia se entregado; Ele se manifestou como aquele em quem Ele cumpriu sua própria profecia. Por outro lado, colocado nesta data, esta memória indica que é o próprio tempo, em sua revolução anual, que é circuncidado, isto é, consagrado, como mostra o ofício de bênção de o ano novo. E a ocorrência com a memória de São Basílio, o Grande, indica a continuidade da herança judaica e o ensino dos Apóstolos e Padres.

La circoncision spirituelle

Les saints Pères ont proposé une interprétation spirituelle du signe, à la suite de Dt 30, 6, qui parle de la « circoncision du cœur ». Ils ont élargi le mystère à l’ensemble du Peuple de Dieu en appelant l’onction du saint chrême, sacrement de l’Esprit qui suit le baptême, « circoncision spirituelle » ou « mystique ». L’alliance dans l’Esprit hérite de l’alliance dans le sang. Elle aussi touche la chair des croyants, hommes et femmes à présent, puisque l’huile sainte du Chrême pénètre la peau et la nourrit par la grâce incréée. « Dans le Christ, vous avez été circoncis », écrit saint Paul (Col. 2, 11).

Spiritual circumcision
The Holy Fathers proposed a spiritual interpretation of the sign, following Dt 30: 6, which speaks of "circumcision of the heart". They extended the mystery to the whole People of God by calling the anointing of the holy chrism, sacrament of the Spirit following the baptism, "spiritual circumcision" or "mysticism". The covenant in the Spirit inherits the covenant in the blood. It also touches the flesh of believers, men and women now, since the holy oil of the chrism penetrates the skin and nourishes it by uncreated grace. "In Christ you have been circumcised," St. Paul writes (Col 2, 11).

Circuncisão espiritual
Os Santos Padres propuseram uma interpretação espiritual do sinal, seguindo Dt 30: 6, que fala de "circuncisão do coração". Eles estenderam o mistério a todo o povo de Deus chamando a unção do sagrado crisma, sacramento do Espírito após o batismo, "circuncisão espiritual" ou "misticismo". A aliança no Espírito herda a aliança no sangue. Também toca a carne de crentes, homens e mulheres agora, já que o óleo sagrado da crisma penetra na pele e a nutre pela graça incriada. "Em Cristo, você foi circuncidado", escreve São Paulo (Cl 2, 11).

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

 
Saint Basile le Grand et Circoncision de notre Seigneur Jésus Christ
 
Le huitième jour de la Naissance du Sauveur est arrivé ; l'étoile qui conduit les Mages approche de Bethléhem ; encore cinq jours, et elle s'arrêtera sur le lieu où repose l'Enfant divin. Aujourd'hui, ce Fils de l'Homme doit être circoncis, et marquer, par ce premier sacrifice de sa chair innocente, le huitième jour de sa vie mortelle. Aujourd'hui, un nom va lui être donné ; et ce nom sera celui de Jésus, qui veut dire Sauveur. Les mystères se pressent dans cette grande journée ; recueillons-les tous, et honorons-les dans toute la religion et toute la tendresse de nos cœurs. 

"Dieu, l'homme, l'Église" 
Extraits du texte : « L’ecclésiologie de saint Basile le Grand », par Mgr Basile (Krivochéine) 

Il n’est pas si facile de parler de l’ecclésiologie de saint Basile le Grand. Saint Basile lui-même n’a laissé aucun traité où il exposerait sa doctrine sur l’Église. Nulle part il n’en parle d’une manière systématique. On est donc obligé de chercher dans ses œuvres des passages, dispersés un peu partout, où il aborde la question, toujours en passant d’ailleurs, et généralement très brièvement .
 
 
Saint Basile oppose l’unité des membres du corps du Christ aux divisions des églises de son temps : « Nous serions vraiment les plus étranges de tous les hommes, si nous trouvions notre plaisir dans des schismes et des divisions des églises, et si nous ne regardions pas comme le plus grand des biens l’union des membres du corps du Christ ». C’est par l’amour que les membres de ce corps, divisés par l’espace, sont unis . 

« Que pourrait-il, en effet », écrit saint Basile, « y avoir de plus agréable que de voir ceux qui sont séparés par une telle étendue de pays, rattachés dans le corps du Christ en une seule harmonie de membres par l’union qu’opère l’amour et la charité » 
Parmi les apôtres saint Basile paraît donner une place particulière à certains sans préciser pourtant en quoi elle consiste. C’est d’abord le groupe des trois apôtres présents à la Transfiguration, Pierre, Jean et Jacques. 

« Pierre et les fils du Tonnerre », dit-il, « ont vu sur la montagne Sa beauté, brillant plus fort que la splendeur du soleil, et il leur fut donné de saisir par les yeux les prémisses de Sa glorieuse Parousie ». C’est l’apôtre Pierre en particulier « qui pour l’excellence de sa foi a reçu le bâtiment de l’Église ». 

Ou bien encore : « Le bienheureux Pierre qui a été préféré de tous les disciples, qui seul a reçu plus de témoignages et fut déclaré plus bienheureux que les autres, à qui ont été confiées les clefs du Royaume des Cieux, lorsqu’il entend de notre Seigneur : “Si je ne te lave pas les pieds, tu n’as pas de part avec moi” (Jn 13, 8), quel cœur de pierre n’induira-t-il pas à la crainte et au tremblement devant les jugements de Dieu ? ». Ce passage, inspiré de Mt 16 en connexion avec Lc 22, bien qu’important quant à la place que saint Basile reconnaissait à l’apôtre Pierre dans l’Église, a néanmoins un caractère primordialement spirituel et moral. Saint Basile veut montrer à ses auditeurs par l’exemple de l’apôtre Pierre que les plus grandes grâces ne peuvent pas nous préserver d’une chute possible si nous nous confions à nos propres forces. 

Les actions de ceux qui ont la charge des églises sont inspirées par le Saint Esprit. 

« Ne voyez pas là une décision humaine, » écrit saint Basile au clergé de Colonie à propos du transfert d’un évêque à un autre siège, « ou inspirée par des calculs d’hommes aux pensées terrestres, mais soyez persuadés que ceux à qui incombe la sollicitude des Églises de Dieu ont agi avec le concours de l’Esprit-Saint : imprimez à vos esprits cette source de leur action : confiez leur entreprise à leur intelligence et mettez votre zèle à la réaliser ». 

On s’inscrit par le baptême dans le livre de l’Église pour devenir citoyen céleste : 
« Tu dois rendre compte de tout comme soldat du Christ, comme athlète de la piété, comme ayant ta citoyenneté dans les cieux. Inscris-toi dans ce livre pour être réinscrit dans celui d’en haut ». 

Monseigneur BASILE (Krivochéine) 
Archevêque de Bruxelles et de Belgique 
(1900-1985) 

(Source: https://www.egliserusse.eu/)

 

La fête de la circoncision du Seigneur et la "réforme" Liturgique de l'Eglise Latine

(...) Revenant sur une modification du calendrier liturgique opérée à la veille de Vatican II, vraisemblablement sous l’influence interne la plus conservatrice, et que le nouveau missel de Paul VI a malheureusement entérinée : la suppression de la fête de la circoncision du Seigneur. Je dis malheureusement, parce que cette modification de la dernière heure, par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites, en 1960, n’a vraisemblablement pas grand chose à voir avec les orientations qui allaient être celles du concile deux ans plus tard.

La fête de la circoncision du Seigneur, le huitième jour après sa naissance, était autrefois célébrée le 1erjanvier (le huitième jour de l’octave de Noël, donc). Mais le missel en vigueur depuis 1970 n’en fait plus mention. Or figure-toi que notre calendrier liturgique actuel, fruit du concile Vatican II, répond à un certain cahier des charges (exprimé notamment dans la constitution sur la sainte liturgie, Sacrosanctum Concilium) dont l’un des objectifs consiste à redonner la priorité à la célébration du Christ (sur le culte des saints, considéré comme secondaire). Tout le contraire d’en effacer les mystères, donc. Aussi, si c’est dès 1960 que la Sacrée Congrégation des Rites supprime la fête de la circoncision du Seigneur, il n’en reste pas moins curieux que cette suppression ait été ratifiée 10 ans plus tard par Paul VI dans la mise en place du nouveau missel, effaçant de notre mémoire liturgique, contre toute logique, un mystère à part entière de la vie du Christ.

Dans l’avant propos d’un ouvrage récent 1, Didier Luciani pose la question des raisons possibles de cet effacement. Il évoque notamment une tribune du Monde, datée du 31 décembre 2005, dans laquelle l’anthropologue et psychologue Francis Martens s’est essayé à une théorie. Martens use d’une rhétorique provocatrice qui me déplaît profondément et d’une compréhension très relative de l’histoire du calendrier chrétien, mais… Mais il relève toutefois, très justement, combien la circoncision, caractéristique de la première alliance, associée à la fête de Marie Mère de Dieu, maternité par laquelle Jésus hérite sa judéité, est véritablement la fête « de l’appartenance de Jésus au peuple juif » ! La symbolique du lien entre les deux nous ramène inexorablement à cette appartenance, cet enracinement dans la première alliance.

Se pose donc la question de cette curieuse coïncidence chronologique de réformes antagonistes. Martens tente ensuite de montrer que cette fête du 1er janvier, par le changement d’année qu’elle opère, est ainsi comme une charnière temporelle entre les deux alliances. Outre le fait que son raisonnement, sur la base d’un jour de l’an civil et non liturgique, est plutôt bancal, Martens ne s’aperçoit pas du fait qu’il retombe ainsi malgré lui dans la logique d’opposition ancien/nouveau et de substitution 2 de laquelle il prétend vouloir libérer l’Eglise. Or s’il y a bien quelque chose que nous avons à redécouvrir de l’appartenance de la judéité de Jésus, c’est bien autre chose que le strict remplacement d’une alliance ancienne par une alliance nouvelle.

Reste que si le concile Vatican II a marqué les esprits comme ouvrant une ère nouvelle de dialogue et de filiation dans les relations de l’Eglise avec le judaïsme, la disparition de cette fête de la circoncision résonne comme une grosse et vilaine reculade ; une reculade anticipée, mais une reculade quand même. Un caillou dans les rouages de l’ouverture. Et c’est peut-être l’un des éléments qui expliquerait les difficultés que connait l’Eglise encore aujourd’hui dans la transformation de l’essai théologique marqué par la déclaration Nostra Aetate.

La disparition de la fête de la circoncision du Seigneur de notre calendrier liturgique n’est pas un détail, mais un problème aussi grave que symptomatique, qu’il faudra sans doute résoudre pour pouvoir purifier l’Eglise catholique des tendances néomarcionites qui l’infestent, et opérer la révolution intellectuelle que suppose une sortie effective de la théologie de la substitution. Et crois-moi, parler de révolution intellectuelle n’a rien d’une exagération. Si l’intuition est juste, alors l’enjeu est énorme.

Benoit XVI s’est montré un Pape audacieux dans la poursuite de cette révolution théologique. C’est une question qui lui tient à coeur depuis longtemps, comme en témoigne son livre L’unique Alliance de Dieu et le pluralisme des religions (Joseph Ratzinger, éd. Parole et Silence, 1999) ou encore son chapitre sur la destruction du Temple de Jérusalem, dans son second tome sur Jésus de Nazareth (éd. du Rocher, 2011). Il n’était donc (presque) pas étonnant de l’entendre faire à nouveau ce lien entre la maternité de Marie et la circoncision de Jésus dans son homélie du 1er janvier 2013, solennité de sainte Marie Mère de Dieu, et journée mondiale de la paix.

Peut-être Benoit XVI avait-il entendu l’appel lancé en 2010 par six éminents théologiens, pour le rétablissement de la fête de la circoncision du Seigneur le 1er janvier. Pourquoi pas. Note que chez nous, cet appel est passé totalement inaperçu (mis à part cet article de la revue France Catholique). Et pourtant, l’argumentation théologique vaut largement le détour 3, regarde :

Huit jours plus tard, quand vint le moment de circoncire l’enfant, on l’appela du nom de Jésus, comme l’ange l’avait appelé avant sa conception. (Luc 2,21)

Appel à S.S. Benoît XVI en vue d’un rétablissement de la fête de la Circoncision du Seigneur le ler janvier, associée à la fête de l’imposition du Nom de Jésus et de Marie, Mère de Dieu.

1. Le principe premier qui nous inspire est le suivant : l’omission d’un « mystère de la vie du Seigneur » se retourne contre l’intelligence croyante du mystère total du Christ. La séquence Nativité – Circoncision – Présentation au Temple (Lc 2,1-39) est constitutive de l’intelligence du mystère de l’Incarnation, dans l’accomplissement des promesses, comme la séquence Pâques – Ascension – Pentecôte (en Luc – Actes) l’est du mystère de la Rédemption pascale.

2. Le rapport de l’ancienne et de la nouvelle Alliance trouve dans le mystère de la Circoncision — c’est-à-dire dans l’entrée de Jésus enfant dans l’« alliance à jamais » de Dieu conclue avec Abraham (Gn 17,9-14) — son symbole le plus concret, inscrit dans le corps du Seigneur. Le sang versé par Jésus lors de la Circoncision, « pour» l’Alliance ancienne, sera celui qu’il versera pour l’Alliance nouvelle, dans sa conclusion pascale.

L’amnésie du mystère de la Circoncision du Seigneur porte atteinte à la juste compréhension du dessein de Dieu. « Dieu a envoyé son Fils, née d’une femme et assujetti à la loi » (Ga 4,4) : la Circoncision est l’expression première de l’obéissance à la loi par celui qui l’a portée à sa perfection (Mt 5,17), au point de faire vivre l’un et l’autre, le circoncis et l’incirconcis, le Juif et le Gentil (Rm 3,30), de l’Esprit de l’accomplissement évangélique 4.

3. Le mystère de la Circoncision est le cadre, et l’unique cadre, d’un autre mystère, celui de l’Imposition du Nom de Jésus. Rétablir liturgiquement le lien des deux mystères, le « huitième jour » (Lc 2,21), c’est donner à l’attachement des croyants au Nom de Jésus sa perspective la plus juste, et c’est consolider la spiritualité du Nom de Jésus en général.

Le Nom de Jésus, lié à sa personne depuis sa conception (Mt 1,21; Lc 1,31), est certes celui de l’enfant né à Bethléem, mais il n’est donné au nouveau-né et révélé à tous que le « huitième jour », lors de la Circoncision, c’est-à-dire dans un rituel inscrivant la famille et l’événement de la naissance dans le cadre de l’alliance de Dieu. La Mère de l’enfant, qui accueillit la révélation du nom (Mt, 1,21 ; Lc 1,31), s’est, la première, conformée à ce rituel : le mystère de son enfant (et de son Nom) est à la dimension du Dieu de l’alliance, du « Dieu qui sauve » (Yehou ‘a – Yeu’a). Dans ce don du Nom, Joseph a pleinement joué son rôle paternel (voir Mt 1,21.25 ; cf Jean-Paul II, Redemptoris Custos, 11-12), inscrivant Jésus dans la filiation de David (voir Mt 1,16) et donc dans la promesse de Dieu « pour toujours » à la maison de David (voir 2 Sm 7).

Ce don du Nom dans le cadre de l’Alliance et des promesses éclaire le don de chaque nom lors du sacrement du baptême : les (pré)noms donnés aux enfants ne sont pas des reflets des vœux de leurs parents ; jusque dans leur sens, ces (pré)noms inscrivent les enfants dans la fidélité du Dieu de l’alliance.

4. La fête de la Circoncision est l’affirmation liturgique la plus appropriée d’une dimension de l’Incarnation que la culture contemporaine (y compris théologique) tend à ignorer ou à distordre : l’identité sexuée du Messie de Dieu. Les confusions qu’entretiennent certains à propos du rôle joué par la différence des sexes dans le dessein du Dieu créateur et sauveur sont nées d’amnésies profondes ; un rétablissement de la fête de la Circoncision pourrait contribuer à les guérir.

5. L’histoire de la fête de la Circoncision est significative d’un « développement » de la mémoire liturgique et théologique de l’Église, qui a progressivement pourvu de son sens le jour de l’octave de la fête de Noël 5. D’origine orientale (byzantine), la fête s’est progressivement répandue en Occident — en Italie méridionale (Lectionnaire de Capoue [546]), ainsi qu’en Espagne et en Gaule (Concile de Tours [567]). À Rome, l’octave de Noël était au départ consacrée à la maternité divine de Marie (station à Sainte-Marie ad martyres, transférée à Santa Maria in Trastevere) ; la mémoire de la Circoncision y fut jointe à la fête mariale vers le VIIIe ou le IXe siècle. Quant à la fête de l’imposition du Nom, spéciale à l’ordre franciscain au xvic siècle, elle fut étendue à l’Église universelle par Innocent XIII, en 1721. Ce développement par accrétion traduit une croissance de l’intelligence liturgique et théologique de l’Église, reliant le mystère de Marie au mystère du Christ, et les situant l’un et l’autre à la charnière des deux alliances. En unissant des fêtes au départ séparées, la liturgie et la théologie ont fait preuve d’une intelligence proprement biblique du mystère (voir les points 1, 2 et 3 ci- dessus). Rétablir la fête de la Circoncision, unie à la fête de Marie, Mère de Dieu, c’est respecter la croissance de la Lex orandi, et c’est revitaliser la Lex credendi sur des points d’importance, et ceci dans le peuple de Dieu tout entier.

6. Un tel rétablissement aurait une dimension œcuménique, puisque les Églises d’Orient ont conservé la fête de la circoncision de Jésus huit jours après sa naissance (le 14 janvier dans le calendrier orthodoxe). Signalons qu’en Occident la fête de la circoncision est toujours célébrée dans le rite ambrosien (« Ottava del Natale nella Circoncisione del Signore »).

7. Le rétablissement de la fête de la Circoncision sera immédiatement intelligible de la part des « frères aînés » que sont les membres du Peuple juif ; ce rétablissement sera reçu comme une forme renouvelée de respect pour l’identité juive de Jésus : « Jésus était juif et l’est toujours resté » (Note de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme « Pour une correcte présentation des Juifs et du judaïsme dans la prédication et la catéchèse de l’Église catholique » [1985] III, 1), et ceci non seulement en raison de sa naissance, mais aussi de son entrée par la circoncision dans l’Alliance conclue par Dieu avec ses pères, Abraham, Isaac et Jacob.

8. Le 1er janvier est certes un jour déjà liturgiquement riche et chargé. Toutefois, ainsi qu’il a été manifesté plus haut (point 5), la fête mariale et la fête christologique ne sont pas en concurrence. La fête de la Circoncision donne à la maternité de Marie, mère de l’Emmanuel, « fille de Sion » (pour ce dernier titre, voir LG 55), sa perspective christologique la plus juste, à la charnière des deux alliances ; dans la compassion de la mère devant le sang versé par son Fils s’anticipe déjà la figure de Marie au pied de la croix 6. Il en va de même pour la « Journée mondiale de la Paix » : Jésus Christ est « Prince de la paix » parce que, du jour de sa circoncision à celui de sa mort, il a désarmé la logique du sang versé en versant son propre sang pour la réconciliation des hommes.

Il est toujours possible, pastoralement, de développer les harmoniques du ler janvier liturgique au long des jours qui suivent, mais ce serait appauvrir le mystère que distribuer en des fêtes successives ce qui s’est accompli dans la sainteté d’un seul jour, le huitième.

 

Georg BRAULIK, o.s.b.,
Norbert LOHFINK, S.i.,
Gerhard LOHFINK,
Jean RADERMAKERS, S.i.,
Christian RUTISHAUSER, s.j. (rédaction) et
Jean-Pierre SONNET, s.j. (rédaction).

Je ne suis pas certain que le pontificat de François témoignera de la même motivation que celle dont pouvait faire preuve Benoit XVI pour ce qui est de l’intelligence de nos racines juives. Il a d’autres priorités, que je fais miennes également. Mais je reconnais que je l’espère un peu, quand même. La récente encyclique Lumen Fidei, bien qu’essentiellement inspirée par Benoit XVI, me laisse un peu dubitatif sur cette question 7. Les chapitres sur la foi d’Israël et la foi chrétienne continuent de parler de la foi d’Israël au passé, comme si son histoire s’était arrêtée avec la naissance de l’Eglise. Mais parallèlement, l’encyclique semble renouer avec une exégèse de l’Ecriture qui emprunte les traits de l’exégèse rabbinique (par exemple, dans le début du deuxième chapitre). Difficile d’en dégager une tendance. C’est là que l’espérance prend le relais.

Notes:

  1. Ouvrage collectif La Circoncision – parcours biblique, sous la direction de Régis Burnet & Didier Luciani, éd. Lessius, 2013. Le texte de l’appel à Benoit XVI que cite mon billet est tiré d’une annexe de cet ouvrage. ↩
  2. Le passage de l’ancienne année à la nouvelle année symbolisant potentiellement le passage de l’ancienne alliance à la nouvelle alliance ↩
  3. Oui, pas grand chose à voir avec les questions de forme soulevées par Tradiland ↩
  4. La symbolique de la circoncision est si forte qu’elle permet à Paul de présenter le baptême comme une « circoncision où la main de l’homme n’est pour rien » (Col 2,11). ↩
  5. Voir F. CARROIE., art. « Circoncision (fête de la) », dans Dictionnaire d’archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 3, Paris, Letouzey et Ané, 1914, col. 1717-1728; A.G. MORTIMORT, L’Église en prière. Introduction à la liturgie, vol. 4 : La liturgie et le temps, Paris, Desclée, pp. 98 et 149. ↩
  6. Voir Ignace de Loyola, Exercices spirituels, «Mystères de la vie du Christ », « La Circoncision » : « On rend l’enfant à sa mère, qui avait compassion pour le sang qui coulait de son Fils » (n° 266). ↩
  7. Sur cette question uniquement : je suis par ailleurs très à l’écoute des autres aspects de réflexion sur la foi qui s’en dégagent. ↩
Source de l'article   | 10 juillet 2013:http://www.pneumatis.net/2013/07/la-fete-de-la-circoncision-du-seigneur/

DU 31 DÉCEMBRE AU 7 JANVIER,

RETRAITE SPIRITUELLE de Délivrance et

de Guérison intérieure au Monastère .

 

Visites de plusieurs Sanctuaires

dont le 2 JANVIER:

Pèlerinage à 

*Notre-Dame de Pontmain en

 

matinée et

 

*Le Mont Saint Michel dans

 

l'Après-midi (Messe vers 16h) pour

 

mettre la nouvelle année sous le

 

Patronage de Marie Reine de

 

France et de Saint Michel, patron

 

secondaire du Pays:

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,
Brévilly, 4
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net
--------------------
DE 31 DE DEZEMBRO A 7 DE JANEIRO, RETIRO ESPIRITUAL DE Libertação e Cura Interior no Mosteiro.

Visitas a vários santuários incluindo 02 de janeiro:

* Nossa Senhora de Pontmain de manhã e

* O Mont Saint Michel à tarde (missa em torno de 16h)

para colocar o ano novo sob o patrocínio de Maria Rainha da França e São Miguel, patrono secundário do país:

registro:

Mosteiro siríaco da Bem-Aventurada Virgem Maria, Mãe da Misericórdia,
Brévilly, 4
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (por sms deixando seus detalhes)

Endereço de email: asstradsyrfr@laposte.net
-----------------------
FROM DECEMBER 31 TO JANUARY 7, SPIRITUAL RETREAT of Deliverance and Inner Healing at the Monastery.

Visits to several Sanctuaries including JANUARY 2:

* Our Lady of Pontmain in the morning and

* The Mont Saint Michel in the afternoon (Mass around 16h) to put the new year under the Patronage of Mary Queen of France and Saint Michael, secondary patron of the Country:

Registration:

Syriac Monastery of Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy,
Brévilly, 4
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

or: 06.48.89.94.89 (By sms leaving your details)

Email address: asstradsyrfr@laposte.net
------------------------------

Où nous trouver ? 

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Les prochains rendez-vous liturgiques de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone de Mar Thoma En décembre 2018 :

 

*Dimanche 6 JANVIER  ÉPIPHANIE - THÉOPHANIE,

GRANDE BENEDICTION DES EAUX ,  Pèlerinage mensuel à la Mère de Miséricorde et aux saints du kerala.

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20181106/ob_214be8_ob-31374b-10502003-944339265587797-245.jpg

GRANDE BENEDICTION DES EAUX

 Messe au Monastère à 10h30, suivie du repas fraternel , réception des fidèles... 

-+-

NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):

¤ JEUDI 6 DÉCEMBRE 10 JANVIER , ¨permanence pastorale de 9h à 17h30, MESSE à 18h. Vendredi 12, Visites aux malades et bénédiction des lieux entre Nantes et Charentes.

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest

ANGOULÊME (Jauldes):

¤ DIMANCHES 13 JANVIER et 27 JANVIER. Programme habituel.

 

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

 

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDI   26 JANVIER
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

_____________________________________________________

 

DU 31 DÉCEMBRE AU 7 JANVIER,

 

RETRAITE SPIRITUELLE de Délivrance et

 

de Guérison intérieure 

(Visites de plusieurs Sanctuaires ):

 

*Dimanche 31 Décembre, passage vers la nouvelle année

 

Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 ,  repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 19h. 20h30 Soutoro (Complies)

 

 

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° du montant de votre don). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

 

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 16:41

 

Chers amis. Aloho m'barekh.

Le 11 Novembre nous étions à Jauldes et, après la très émouvante cérémonie au monument aux morts pour le centenaire de l'armistice de 1918 et la mémoire annuelle de ceux de nos ayeux qui se sacrifièrent pour nous, nous celebrions une Messe pour la France.

Demain, 8 Décembre, en la Fête de Notre-Dame, nous célébrerons de nouveau une Messe pour la France.

Veuillez méditer ce texte de Dom Hélder Camara, un évêque brésilien de l'Eglise Romaine-catholique engagé contre la pauvreté; Un tel texte aurait pu être écrit par un Saint de notre Eglise-mère Orthodoxe de l'Inde, le Bienheureux Julius Alvarez Julius (Metropolitan Alvares Mar Julius Research Project - MARP) Julius (Bishop Alvares Sainthood Campaign) qui défendit les Droits des autochtones face aux prétentions abusives des colons:

« Il y a trois sortes de violence :
-La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
-La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
-La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Puisse l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie Reine de France unie à celle des Saints qui ont fait la France", éviter que les mouvements de revendications sociales comme les garants de l'ordre publique ne versent dans des réactions excessives qui n'auraient, en se livrant à des exactions ou en faisant couler le sang, comme résultat que d'ajouter peines sur peines,d'engendrer une escalade dangereuse qui mettrait le Pays en péril de guerre civile!...

O Trône de la Sagesse et Mère du Bon Conseil, Notre-Dame de l'équilibre priez pour nous !

Veuillez trouver ci-dessous la prière de Marthe Robin pour la France que je vous livrais hier. Priez et faites prier les enfants !

Prière pour la France de Marthe Robin

Ô Père, ô mon Dieu,
délivrez, sauvez maintenant votre France ;
préparez le cœur de ses enfants à la mission qu'ils vont avoir à accomplir pour elle, pour toutes les autres nations, pour l'Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que le cœur de tous vos élus tressaille maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix et votre commandement, votre invitation à agir ;
conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission et imposez-leur vous-même tout ce que vous voulez de chacun et de tous.

Que rien ne soit l'effet de leur choix, ô mon Dieu, mais de votre unique désir, de votre unique volonté d'amour.

Ô Maman chérie, ne les laissez ni s'égarer, ni se tromper.

Amen.

Votre respectueusement et fraternellement dans le Christ notre Seigneur. 
Union de prières, Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse )!

+Mor Philipose,Nantes ce 7 XII 2018

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Queridos amigos. Aloho m'barekh.

Em 11 de novembro, estávamos em Jauldes e depois da cerimônia muito comovente no memorial de guerra para o centenário de 1918 Armistício ea memória anual dos dos nossos antepassados ​​que se sacrificaram por nós, celebrou uma missa para a França.

Amanhã, 8 de dezembro, na festa de Nossa Senhora, celebraremos novamente uma missa pela França.

Por favor, pondere este texto de Dom Hélder Camara, um bispo brasileiro da Igreja Católica Romana comprometido contra a pobreza; Tal texto poderia ter sido escrito por um santo da Igreja Matriz Ortodoxa Indiana da Índia, o Beato Julius Alvarez, que defendeu os direitos dos povos indígenas contra as reivindicações abusivas dos colonos:

"Existem três tipos de violência:
-Primeiro, a mãe de todas as outras, é a violência institucional que legaliza e perpetua a dominação, opressão e fazendas, aquele que caiu e rolou milhões de homens em sua calma e bem oleada.
O segundo é a violência revolucionária, que surge do desejo de abolir o primeiro.
A terceira é a violência repressiva, cujo objetivo é sufocar a segunda fazendo-se auxiliar e cúmplice da primeira violência, a que engendra todas as outras.
Não há hipocrisia pior para chamar violência do que a segunda, fingindo esquecer a primeira, que a origina, e a terceira que a mata. "

Que a intercessão da Virgem Maria, Rainha da França unida com os santos que fizeram a França", evitar movimentos sociais reivindicações como garantes da ordem pública não pagam em reações exageradas que não iria , ao se entregar às exações ou ao derramar sangue, como resultado da adição de punição à dor, para engendrar uma escalada perigosa que colocaria o país em perigo de guerra civil! ...

Ó Trono da Sabedoria e Mãe do Bom Conselho, Nossa Senhora do Equilíbrio, rogai por nós!

Por favor, veja abaixo a oração de Marthe Robin pela França que entreguei ontem. Ore e peça às crianças que rezem!

Oração pela França por Marthe Robin

Ó Pai, ó meu Deus
entregue, salve sua França agora;
prepare os corações de seus filhos para a missão que eles terão que realizar por ela, por todas as outras nações, por toda a Igreja.

Ó Pai, ó meu Deus, deixe que os corações de todos os seus escolhidos agora gritem ao seu chamado, reconhecendo sua voz e seu mandamento, seu convite para agir;
conduza-os, ó Deus, todos em seu lugar e cada um à sua missão e imponha-lhes tudo o que você quer de cada um e de todos.

Que nada é o efeito de sua escolha, ó meu Deus, mas seu único desejo, sua única vontade de amar.

Ó querida mãe, não os deixe se perder ou cometer erros.

Amém.

Respeitosa e fraternalmente em Cristo nosso Senhor.
União de orações, Aloho m'barekh (Deus te abençoe)!

+ Mor Philipose, Nantes 7 XI 2018


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Dear friends. Aloho m'barekh.

On the 11th of November we were at Jauldes and, after the very moving ceremony at the war memorial for the centenary of the armistice of 1918 and the annual memory of those of our ancestors who sacrificed themselves for us, we were celebrating a Mass for France.

Tomorrow, December 8, in the Feast of Our Lady, we will celebrate again a Mass for France.

Please ponder this text by Dom Hélder Camara, a Brazilian bishop of the Roman Catholic Church committed against poverty; Such a text could have been written by a saint of our Indian Orthodox Mother Church , Blessed Julius Alvarez, who defended the rights of the indigenous people against the abusive claims of the settlers:

"There are three kinds of violence:
The first, the mother of all the others, is the institutional violence, the one that legalizes and perpetuates the dominations, the oppressions and the exploitations, the one that crushes and amasses millions of men in its silent and well oiled wheels.
-The second is revolutionary violence, which arises from the desire to abolish the first.
The third is repressive violence, whose object is to stifle the second by making itself the auxiliary and accomplice of the first violence, the one that engenders all the others.
There is no worse hypocrisy to call violence than the second, by pretending to forget the first, which gives birth to it, and the third who kills it. "

May the intercession of the Blessed Virgin Mary Queen of France be united to that of the Saints who made France ", to prevent the movements of social demands as the guarantors of public order from pouring into excessive reactions that would not , by indulging in exactions or shedding blood, as a result of adding punishment on pain, to engender a dangerous escalation that would put the country in danger of civil war! ...

O Throne of Wisdom and Mother of the Good Council, Our Lady of Balance, pray for us!

Please find below the prayer of Marthe Robin for France that I delivered yesterday. Pray and have the children pray!

Prayer for France by Marthe Robin

O Father, O my God,
deliver, save your France now;
prepare the hearts of her children for the mission they will have to accomplish for her, for all the other nations, for the whole Church.

O Father, O my God, let the hearts of all your chosen ones now shout at your call, recognizing your voice and your commandment, your invitation to act;
lead them, O God, everyone in his place and each one to his mission and impose on them all that you want of each and everyone.

That nothing is the effect of their choice, O my God, but your only desire, your only will to love.

O dear mother, do not let them go astray or make mistakes.

Amen.

Respectfully and fraternally in Christ our Lord.
Union of prayers, Aloho m'barekh (God bless you)!

+ Mor Philipose, Nantes 7th XI 2018


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أصدقائي الأعزاء. الوه مبارخ.

يوم 11 نوفمبر، كنا في Jauldes وبعد مراسم مؤثرة للغاية في ذكرى حرب لمرور مائة عام على الهدنة 1918 وذكرى السنوية لتلك أجدادنا الذين ضحوا بأنفسهم من أجل لنا، احتفلنا قداس لفرنسا.

غدا ، 8 ديسمبر ، في عيد السيدة ، سوف نحتفل مرة أخرى قداس لفرنسا.

يرجى التأمل في هذا النص بقلـم دوم هيلدير كامارا ، وهو أسقف برازيلي للكنيسة الكاثوليكية الرومانية ، يرتكب ضد الفقر ؛ وكان من الممكن مكتوبة مثل هذا النص لدينا المقدسة الأم الكنيسة الأرثوذكسية في الهند، طوبى جوليوس ألفاريز دافع عن حقوق السكان الأصليين ضد المطالبات غير العادلة للمستوطنين:

"هناك ثلاثة أنواع من العنف:
-First، والدة كل الآخرين، هو العنف المؤسسي الذي يشرع ويديم الهيمنة والقهر والمزارع، واحد التي تحطمت وتوالت الملايين من الرجال في الهدوء ويتأهل جيدا.
والثاني هو العنف الثوري ، الذي ينبع من الرغبة في إلغاء الأولى.
والثالث هو العنف القمعي ، الذي يتمثل هدفه في خنق الهدف الثاني من خلال جعل نفسه مساعدًا للعنف الأول والمتواطئ عليه ، وهو العنف الذي يولّد كل الآخرين.
لا يوجد نفاق أسوأ من استدعاء العنف أكثر من الثاني ، من خلال التظاهر بنسيان الأولى ، التي تلدها ، والثالث الذي يقتلها. "

يجوز للشفاعة الطوباوية مريم العذراء ملكة فرنسا توحدت مع القديسين الذين جعلوا فرنسا "، ومنع الحركات الاجتماعية يدعي بوصفها ضامنة من النظام العام لا تدفع على الإفراط في لن ، عن طريق الانغماس في الدماء أو سفك الدم ، نتيجة لإضافة العقاب على الألم ، لتوليد تصعيد خطير من شأنه أن يعرض البلاد لخطر الحرب الأهلية! ...

يا عرش الحكمة وأم الأمَّة الصالحة ، يا سيدة الميزان ، صلي لأجلنا!

تجدون أدناه صلاة مارتين روبن في فرنسا التي ألقيتها بالأمس. صلي وأطلب من الأطفال أن يصلوا!

صلاة لفرنسا من قبل مارتين روبن

يا أبتاه يا إلهي ،
تقديم وحفظ فرنسا الخاصة بك الآن ؛
تحضر قلوب أبنائها من أجل المهمة التي عليهم إنجازها لها ، لجميع الأمم الأخرى ، للكنيسة كلها.

يا أبتاه ، يا إلهي ، دع قلوب كل من تختاره تصرخ الآن في مكالمتك ، مع الاعتراف بصوتك ووصيك ، دعوتك للعمل ؛
أقودهم ، يا الله ، الجميع في مكانه وكل واحد إلى مهمته ويفرض عليهم كل ما تريده من كل فرد.

لا شيء هو تأثير اختيارهم ، يا إلهي ، ولكن رغبتكم الوحيدة ، إرادتكم الوحيدة في الحب.

يا أمي العزيزة ، لا تدعهم يضلون أو يخطئون.

آمين.

باحترام وأخوة في المسيح ربنا.
إتحاد الصلوات ، الأوهو مبارك (رحمك الله)!

+ Mor Philipose، Nantes 7th XI 2018

 

 

 

Dimanche de la Nativité de St Jean le Baptiste (jour des enfants)

Saint Qurbana

    • 1e de St Jean 3:1-3 :
  • 01 Voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le somme. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu.
  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
    •  
    • Ephésiens 6: 1-4 :
  • 01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
  • 02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
  • 03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
  • 04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.
    • ou
    • Colossiens 3: 20-21 :
  • 20 Vous les enfants, obéissez en toute chose à vos parents ; cela est beau dans le Seigneur.
  • 21 Et vous les parents, n’exaspérez pas vos enfants ; vous risqueriez de les décourager.
    •  
    • Saint Luc 1: 57-80 :
  • 57 Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
  • 58 Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
  • 59 Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père.
  • 60 Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. »
  • 61 On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
  • 62 On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler.
  • 63 Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné.
  • 64 À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
  • 65 La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements.
  • 66 Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
  • 67 Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prononça ces paroles prophétiques :
  • 68 « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, qui visite et rachète son peuple.
  • 69 Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,
  • 70 comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :
  • 71 salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,
  • 72 amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,
  • 73 serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,
  • 74 afin que, délivrés de la main des ennemis,
  • 75 nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.
  • 76 Toi aussi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins
  • 77 pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,
  • 78 grâce à la tendresse, à l’amour de notre Dieu, quand nous visite l’astre d’en haut,
  • 79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, pour conduire nos pas au chemin de la paix. »
  • 80 L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.
    •  

 

 

 

« Laissez venir à moi les petits enfants,
car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. »

(Mt 19, 14)

« L'enfant spirituel... ne s'appuie jamais sur lui-même ; il ne compte jamais sur ses forces, mais il met en Dieu toute sa confiance ; il se tient toujours près de lui ; il lui tend la main, afin d'en être soutenu et porté dans les mauvais pas qui se rencontrent. [...]

Le sentiment de sa faiblesse est le principe de son courage, parce que Dieu fait toute sa force ; et, assuré de la protection de Dieu, il ne voit rien qui puisse l'intimider ni l'ébranler.

De lui-même il n'entreprend rien, il ne s'expose à rien ; mais, dès que Dieu parle, il entreprend tout, il s'expose à tout, et il est sûr de réussir. »

Jean Nicolas Grou (1731-1803), Manuel des âmes intérieures (De l'enfance spirituelle), 1833

Et pour être disponibles comme des petits enfants : Vivre dans la grâce

Bis repetita placent 
- le chrétien est censé se confesser au moins une fois lors de chacun des 4 Carêmes majeurs de l'année..

"Afin de vivre spirituellement, et de respirer la grâce, nous devons continuellement exhaler les cendres du péché."

(Saint Ignace Brianchaninov)


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"Deixe as criancinhas virem para mim,
porque o reino dos céus é para eles que se assemelham a eles. "

(Mt 19:14)

"A criança espiritual ... nunca se apóia em si mesma; ele nunca conta com sua força, mas coloca em Deus toda a sua confiança; ele sempre fica perto dele; ele estende a mão para ele, a fim de ser apoiado e levado nos passos ruins que se encontram. [...]

O sentimento de sua fraqueza é o princípio de sua coragem, porque Deus é toda a sua força; e, seguro da proteção de Deus, ele não vê nada que possa intimidá-lo ou abalá-lo.

De si mesmo ele não assume nada, ele se expõe a nada; mas assim que Deus fala, ele assume tudo, se expõe a tudo e certamente terá sucesso. "

(Jean Nicolas Grou (1731-1803), Manual das Almas Internas (da Infância Espiritual), 1833)

 

E estar disponível como criancinhas: vivendo na graça

Bis repetita lugar
- O cristão deve confessar pelo menos uma vez em cada um dos quatro maiores Carnets do ano.

"Para viver espiritualmente e respirar a graça, devemos continuamente exalar as cinzas do pecado".

(Santo Inácio Brianchaninov)


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"Let the little children come to me,
for the kingdom of heaven is for them that resemble them. "

(Mt 19:14)

"The spiritual child ... never leans on himself; he never counts on his strength, but he puts in God all his confidence; he always stands near him; he extends his hand to him, in order to be supported and carried in the bad steps which meet. [...]

The feeling of his weakness is the principle of his courage, because God is all his strength; and, assured of the protection of God, he sees nothing that can intimidate or shake him.

From himself he does not undertake anything, he exposes himself to nothing; but as soon as God speaks, he undertakes everything, he exposes himself to everything, and he is sure to succeed. "

Jean Nicolas Grou (1731-1803), Manual of Inner Souls (Of Spiritual Childhood), 1833

And to be available as little children: Living in grace

Bis repetita place
- the Christian is supposed to confess at least once in each of the 4 major Carnets of the year.

"In order to live spiritually, and to breathe grace, we must continually exhale the ashes of sin."

(Saint Ignatius Brianchaninov)
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"دع الأطفال الصغار يأتون إلي ،
لان ملكوت السماوات يشبههم. "

(مت 19:14)

"الطفل الروحي ... لا يميل إلى نفسه أبدا؛ لا يعول على قوته أبدا ، لكنه يضع في الله كل ثقته. يقف دائما بالقرب منه. يمد يده إليه ، ليتم دعمه وحمله في الخطوات السيئة التي تلتقي. [...]

الشعور بضعفه هو مبدأ شجاعته ، لأن الله هو كل قوته ؛ وأكد على حماية الله أنه لا يرى شيئًا يمكن أن يخيفه أو يهزه.

من نفسه لا يمارس أي شيء ، ويعرض نفسه إلى لا شيء. ولكن بمجرد أن يتكلم الله ، فإنه يتعهد بكل شيء ، ويعرض نفسه لكل شيء ، ومن المؤكد أنه سينجح. "

جان نيكولاس غرو (1731-1803) ، دليل النفوس الداخلية (الطفولة الروحية) ، 1833

وأن تكون متاحة للأطفال الصغار: الذين يعيشون في النعمة

بيس ريبيتيتا مكان
- من المفترض أن يعترف كريستيان مرة واحدة على الأقل في كل من الأسواق الرئيسية الأربعة في السنة.

"لكي نعيش روحياً ، ونستنفر النعمة ، يجب أن نستنشق باستمرار رماد الخطية."

(القديس اغناطيوس بريانشانوف)

 

NE LES OUBLIONS PAS DANS NOS PRIÈRES ! 

VIVRE EN CHRÉTIEN DANS LE

 

MONDE D’AUJOURD’HUI

Le monde d’aujourd’hui

Qu’est-ce qui caractérise le monde d’aujourd’hui et en quoi diffère-t-il du monde d’hier? Dès le VIe siècle, marqué par l’empire de Justinien à Byzance et le règne de Clovis en Gaule, les pays situés dans un arc de cercle s’étendant de l’Arménie à l’Irlande vivaient en chrétienté. Le christianisme était la religion reconnue par l’État et acceptée, au moins théoriquement, par la majorité de la population. Du VIIe au XIVe siècle, cet état des choses se développa dans l’ensemble de l’Europe où il subsista jusqu’à la fin du XXe siècle. De la Grèce à la Scandinavie, l’Église et l’État institutionnalisèrent leurs rapports. Les évêques couronnaient les rois ou les empereurs. La définition du bien et du mal était donnée par l’Évangile, ce qui ne signifiait pas que l’on optait toujours pour le bien ! En effet, même si les principes de la morale chrétienne étaient acceptés comme normatifs, ils n’étaient pas forcément appliqués par les gouvernements et l’ensemble de la population.

Depuis la fin du XIXe siècle, cette situation s’est transformée. D’abord, le développement – rapide et important – des sciences et des techniques a transformé les consciences. Éblouis ainsi par les découvertes scientifiques et les nouvelles technologies, nombreux sont ceux qui se sont imaginés que la science pouvait résoudre tous les problèmes de l’humanité. Il faudra deux guerres mondiales pour que l’on perde les illusions du scientisme et prenne conscience de l’ambiguïté du progrès, qui fournit des outils prodigieux tant au mal qu’au bien, permettant de produire à la fois la bombe atomique et des vaccins. Pendant ce temps, la science a détrôné la foi dans des milliers de consciences. […]

L’évolution des mœurs a entraîné un bouleversement du couple et de la famille ; elle a discrédité le mariage et s’est manifestée par une augmentation des divorces et des naissances extraconjugales. Face à tant d’échecs, beaucoup de jeunes ne veulent plus contracter d’engagements. Ils tombent dans une sorte de désillusion, aggravée par l’apparition du sida qui, à cause de sa transmission sexuelle, a répandu l’idée de " l’amour qui tue ".

Bref, nous vivons dans une société qui a perdu ses repères. Une société désorientée et déboussolée, qui accueille avidement aussi bien des idées issues du bouddhisme ou de l’hindouisme – comme la théorie de la réincarnation – que des doctrines ésotériques ou des pratiques proposées par des sectes venues des États-Unis (Mormons, Témoins de Jéhovah, etc.), ou encore les enseignements fantaisistes des Évangiles apocryphes.

Tout cela se mêle à des bribes de foi chrétienne de façon confuse et incohérente, et donne naissance à une forme de " syncrétisme " rappelant étrangement celui qui régnait au IIe siècle de notre ère, au temps du " gnosticisme " combattu si énergiquement par saint Irénée. Mais à cette époque, le langage chrétien – tout neuf – avait un impact que les mêmes mots, répétés et entendus pendant des siècles, ont perdu. De nos jours, que l’on peut qualifier de " post-chrétiens ", le vocabulaire chrétien est usé. Inventer un langage qui soit actuel et capable d’exprimer les vérités éternelles est l’une des difficultés de l’évangélisation aujourd’hui.

Confesser la foi en Christ ressuscité

Comment, dans un tel monde, un chrétien – qui plus est, orthodoxe – devrait-il exprimer sa foi dans la vie quotidienne ? La tentation des chrétiens aujourd’hui est d’affadir, affaiblir, atténuer le message du Christ pour ne pas choquer le monde. On pratique un christianisme honteux. On n’ose pas affirmer la virginité de Marie pour ne pas paraître ridicule. On n’ose pas proclamer que le Christ est ressuscité avec un vrai corps de " chair et d’os " pour ne pas donner l’impression qu’on croit à des mythes. On n’ose pas proclamer le Dieu Un en trois Personnes pour ne pas heurter la raison.

Dès lors, on parle du Seigneur Jésus comme s’Il n’était qu’un homme, un grand initié ou le plus grand des prophètes. On réduit la Bonne Nouvelle, selon laquelle Dieu a visité les hommes, à un message moralisateur, à une série de commandements et d’interdits. Bref, on fait perdre au sel sa saveur ; avec quoi, alors, la lui rendra-t-on ?

Vivre en chrétien aujourd’hui, c’est vivre de la Bonne Nouvelle dans toute son intégralité stupéfiante. C’est confesser que le corps du Ressuscité, qui porte encore les marques des clous et de la lance, donne naissance à une nouvelle création sur laquelle la mort n’a plus de prise. C’est découvrir chaque jour que Jésus de Nazareth, le Crucifié, est vraiment vivant parce que réellement ressuscité. Alors, nous ne sommes plus esclaves de la peur de la mort. En présence d’un défunt, nous chantons le tropaire de Pâques " Le Christ est ressuscité des morts, par la mort Il a vaincu la mort. " Le désespoir de l’incroyant à la place de la tranquille espérance du fidèle, qui s’écrie : " Fais reposer, ô Christ, celui que tu as choisi pour contempler la lumière de ta Face, dans la douceur de ta beauté. "

Ainsi, la Résurrection est le fondement de notre foi, mais en sommes-nous intimement, réellement convaincus ? Reposons-nous la question devant Dieu ; réexaminons-la en y consacrant toute la réflexion, le temps et l’étude nécessaires. Seul face à Dieu, seul dans le secret de ma conscience, je dois me demander : " Suis-je intimement convaincu que le Christ est réellement ressuscité dans son corps glorieux, dans sa chair transfigurée ? "

Dans le Credo – qui nous récitons chaque dimanche au cours de la Divine liturgie – nous professons également que le Christ est " le Fils unique de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait ". Par là, nous proclamons qu’Il est le Créateur, qu’Il est Dieu comme son Père, qu’Il est le même Dieu que le Père et le Saint Esprit. Cette foi est la pierre sur laquelle est bâtie l’Église. […] Parce que nous croyons vraiment à l’entrée dans la chair de " l’Un de la Sainte Trinité ", la déification de notre chair est le but de notre vie. C’est donc toute notre existence dans la chair, c’est-à-dire toute notre vie quotidienne et réelle, que nous voudrions voir imprégnée du Saint Esprit. C’est pourquoi nous mettons une icône au centre de notre foyer et au-dessus du lit conjugal. Le lien personnel avec le Seigneur se développe et se précise dans la contemplation des saintes icônes, qui instaurent un face-à-Face entre le chrétien orthodoxe et le Christ. Les icônes reflètent également l’expérience des témoins fidèles du Christ, prophètes, apôtres, martyrs, tous nos Pères dans la foi. Plus nous nous familiarisons avec eux, à travers leur icône, leur vie et leurs écrits, plus nous retrouvons le chemin qui mène au Maître qui nous est commun. L’icône est là pour que le Dieu fait homme soit présent à chaque instant du jour et de la nuit, pour que le Christ nous regarde vivre et que nous nous sentions vivre sous le regard sanctifiant de Dieu.

Mais lorsque nous communions le dimanche, sommes-nous vraiment conscients de " manger la chair " du Ressuscité, du Dieu fait chair, et de " boire son sang " ? Lorsque nous plaçons l’icône du Christ dans notre maison, exprimons-nous vraiment notre foi qu’en entrant dans la chair des hommes, Dieu le Fils entre dans notre vie réelle, quotidienne, charnelle ? Lorsque, à la Théophanie, nous prenons de l’eau bénite en fêtant le baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain, pensons-nous vraiment que l’Esprit Saint, en sanctifiant les eaux, sanctifie la matière et renouvelle toute la création ? Bref, par chacun de ces actes, exprimons-nous concrètement dans notre vie quotidienne notre foi en l’Incarnation du Verbe divin ? […]

Il est très important de prier la Sainte Trinité. Dieu ayant créé l’homme à son image, c’est-à-dire à l’image de la Trinité, les hommes ne sont ni des individus isolés ni une collectivité grégaire, mais des personnes distinctes qui n’existent qu’en relation les unes avec les autres, recherchant dans l’amour l’unité de l’être et dans le respect de l’autre la diversité irremplaçable de chacun. La Trinité est donc le modèle des relations conjugales, des rapports sociaux, des structures ecclésiales. Vivre en chrétien dans une société, c’est avoir sans cesse ce modèle trinitaire en vue, grâce auquel la personnalité irremplaçable de chacun s’épanouit selon sa vocation particulière, en pleine liberté, dans une communion d’amour. Certes, nous sommes assez réalistes pour ne point ignorer le poids des égoïsmes – le nôtre y compris -, le pouvoir du Diviseur (Diabolos) et la loi de la jungle qui régit la société. Mais le modèle trinitaire – qui constitue " le programme social du chrétien " – aimante notre vie, fournit la dynamique permanente qui nous transforme petit à petit et donne un sens à toutes nos activités au sein de notre famille, de notre milieu social, de notre Église. Question : le modèle trinitaire inspire-t-il effectivement la qualité de nos relations humaines ?

Nous affirmons, selon l’évangile de Jean, que le Saint Esprit " procède du Père " et que le Christ nous l’envoie (Jn 15, 26). Nous invoquons sa descente " sur nous " et sur les " saints dons " au cours de la liturgie. Nous proclamons, avec saint Séraphin de Sarov, que " le but de la vie, c’est l’acquisition du Saint Esprit ". Mais en va-t-il ainsi ? Cette acquisition est-elle vraiment le but de notre vie ? Prenons-nous la Pentecôte au sérieux autant que la Résurrection? Quelle place tient le Saint Esprit dans notre existence ? Commençons-nous chaque journée en demandant directement le renouvellement du don de l’Esprit Saint : " Roi céleste, Consolateur, Esprit de vérité, toi qui es partout présent et qui remplis tout, Trésor de tout bien et Donateur de vie, viens et demeure en nous, purifie-nous de toute souillure et sauve nos âmes, toi qui es bonté ? " D’une façon plus générale, prenons-nous au sérieux " l’opération du Saint Esprit " pour diriger notre vie et y intervenir à chaque instant ? Comptons-nous sur nous-mêmes et sur notre propre volonté, malade et pécheresse, ou sur Lui, le Saint Esprit, pour " visiter et guérir nos infirmités " ? Supplions-nous le Christ avec foi lorsque nous prenons conscience de nos défauts, de notre péché, de nos déchéances, de nous envoyer son Saint Esprit pour nous purifier, nous libérer, nous guérir, nous changer, nous transformer, faire de nous des créatures nouvelles ? […]

Incarnation du Verbe, résurrection du Christ, Pentecôte de l’Esprit et révélation de la Trinité, sont les moteurs de la vie d’un chrétien orthodoxe. Ces mêmes événements vont aussi inspirer sa prière.

Prière personnelle

Être chrétien, c’est faire confiance à l’intervention efficace de l’Esprit de Dieu dans notre vie et sur notre personne, pour les transformer à l’image de la vie et de la personne du Dieu-Homme. C’est donc trouver quotidiennement le temps de prier Dieu au nom du Seigneur Jésus pour que l’Esprit, qui repose sur Lui, soit répandu sur nous ; c’est chercher dans ce contact avec l’Esprit du Christ la source d’énergie qui va orienter notre personnalité et donner un sens à notre vie.

Mais qu’est-ce que prier ? D’abord, ce n’est pas réciter des prières – cela, un magnétophone peut le faire mieux que nous. Pour prier, il faut d’abord se mettre face au Dieu vivant, c’est-à-dire face à l’icône du Christ. Le Dieu vivant est venu vers nous, Il a pris le visage d’un homme : celui du Christ. À travers son icône, Celui-ci nous regarde. Il est en effet toujours représenté de face ; son regard rencontre le nôtre. Ce Face-à-face, de Personne à personne, est le début de la prière.

Mais " nous ne savons pas prier comme il faut ", et " l’Esprit vient au secours de notre faiblesse [...] Il intercède pour nous en gémissements ineffables ", dit saint Paul (Rm 8, 26). C’est pourquoi il convient de commencer toute prière, mais aussi toute entreprise, toute journée, par une invocation au Saint Esprit. Saint Basile, dans son Traité du Saint Esprit, écrit que " c’est le Saint Esprit qui éclaire le visage du Christ qui, Lui, nous fait connaître le Père ". L’invocation au Saint esprit nous conduit donc vers une prière trinitaire. Prier, c’est aller à la rencontre des deux " mains " que nous tend le Père : le Fils qui est venu vers nous en se faisant homme et en nous parlant avec une bouche d’homme, et l’Esprit qui est descendu sur chacun de nous, rassemblés en Église, sous forme de langues de feu, le jour de la Pentecôte. Prier, c’est donc écouter la Parole du Fils et invoquer la présence de l’Esprit. C’est acquérir l’Esprit pour rencontrer le Fils et connaître le Père. […]

Orthodoxie et orthopraxie

Mais notre vie quotidienne est-elle bien le reflet de la " théologie " que nous prétendons professer et de notre piété ? Nous croyons que Jésus de Nazareth est le Christ, le Fils du Dieu vivant, et cependant dans notre vie quotidienne – en famille, sur notre lieu de travail, pendant nos loisirs, dans nos relations affectives – notre façon de nous comporter souvent ne diffère pas fondamentalement de celle de notre entourage, de nos voisins ou collègues qui sont, pour la plupart, incroyants ou indifférents à la Personne du Christ.

Comment notre foi peut-elle, doit-elle modifier notre comportement familial et social ? Qu’est-ce qui distingue notre façon de vivre de celle des non-croyants ? Comment témoigner du Christ ressuscité dans notre vie de tous les jours ?

Pour de nombreuses personnes qui se disent chrétiens, la difficulté à résoudre ce problème les a amenés à l’esquiver en cloisonnant leur vie. D’une part, ils " pratiquent la religion ", par leur présence et leur participation aux offices de l’Église – " ils vont à la messe " -, voire par une prière personnelle à domicile. D’autre part, ils vivent en société de la même façon que tous les autres gens. Leur " vie religieuse " et leur vie dans le monde profane ne communiquent pas, ne se répercutent pas l’une sur l’autre. À tel point que "l’État laïc " a pu qualifier les Églises " d’associations cultuelles ". Limitée ainsi au " culte ", la religion devient une " affaire privée ", sans incidence sur la vie sociale.

Ce problème n’est en réalité pas vraiment nouveau. Ce fut déjà, en effet, l’attitude des gens " religieux " en Israël, suscitant l’indignation des prophètes de Dieu:

Je hais, je méprise vos fêtes, pour vos solennités je n’ai que dégoût [...] Vos oblations, je ne les agrée pas. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques [...] mais que le droit coule comme l’eau, et la justice comme un torrent qui ne tarit pas. [Am 5, 21-24. Cf. aussi Is 1, 11-19.]

Bref, Dieu n’agrée prières et cantiques que s’ils débouchent sur un comportement de justice dans la vie sociale. Un culte qui ne transforme pas notre vie n’est qu’hypocrisie. Une vie liturgique qui ne se prolonge pas par ce que saint Jean Chrysostome appelle le " sacrement du frère ", n’est pas chrétienne, mais de la " religion païenne ", de la religiosité. C’est pourquoi le Christ a dit, en reliant deux phrases de l’Ancien Testament : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ton âme et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. Fais cela et tu vivras. " Adorer Dieu et servir le frère ne font qu’un ; cloisonner le culte et 1a vie quotidienne, c’est du paganisme.

" Ce n’est pas celui qui dit: "Seigneur ! Seigneur!", mais celui qui fait la volonté de mon Père qui entrera dans le royaume de Dieu " (Mt 7, 21). Il ne s’agit pas seulement de découvrir et confesser la vérité, il faut aussi, comme le dit le Christ dans l’évangile de saint Jean, " faire la vérité" (Jn 3, 21). Sans cela, toute notre vie de foi, de prière, de communion n’est qu’apparence, mensonge, hypocrisie et pharisaïsme. L’orthodoxie est la croyance droite, la glorification droite. Mais il n’y a pas d’orthodoxie sans action droite, sans orthopraxie.

Ainsi, croire et rendre gloire à Dieu selon la tradition orthodoxe exigent également une façon de vivre, une façon d’agir. Ce mode d’être, ce comportement a été décrit par le Christ dans le sermon sur la montagne (Mt 5-7). Il repose sur un principe fondamental : l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu.

L’amour évangélique au quotidien

Tout ce mode d’être, toute la foi que nous exprimons dans notre vie religieuse doit donc s'incarner dans notre vie quotidienne, que ce soit en famille, au travail, dans nos loisirs ou notre vie affective. Le principe fondamental de cette pratique est très simple : Dieu a créé l’homme – tout homme – à son image et à sa ressemblance, c’est-à-dire comme une personne qui n’existe vraiment qu’en communion d’amour avec les autres, et non comme un individu – entité enfermée dans la cage de son égoïsme – ou un numéro anonyme dans une collectivité grégaire. Si donc nous adorons Dieu, nous l’honorerons en respectant son image, c’est-à-dire en traitant tout être humain – ami ou ennemi, sympathique ou antipathique, collaborateur ou adversaire – comme un frère que le Christ a tant aimé qu’Il a donné sa vie pour lui. Tout homme ou femme est donc une personne au salut de laquelle, dans la mesure de nos moyens – ne fusse que par un sourire – nous devons contribuer. Si nous devons aller visiter un assassin en prison – " J’étais en prison et vous m’avez rendu visite " (Mt 25, 36) – combien plus devons-nous nous intéresser au bonheur et au progrès d’un rival ou d’un adversaire... Car lui aussi a été créé en vue de sa déification ultime.

En famille, au travail et à l’église, nous chercherons donc sans cesse à communiquer avec l’autre dans le respect de sa personnalité. Non pour l’assujettir, l’accaparer ou l’agréger à un groupe en l’assimilant, mais pour l’aimer tel qu’il est, ou plutôt tel que Dieu l’appelle à devenir. Cela pour qu’il puisse réaliser pleinement le dessein du Créateur envers lui, par l’épanouissement de ses dons propres au service de la communauté au sein de laquelle il vit.

En famille : si l’on est chrétien, aimer un parent, un enfant, un époux, une épouse, un frère, une sœur, ce n’est pas chercher à le posséder, le dominer, en tirer du profit ou le vouloir pour soi. C’est désirer son libre épanouissement, chercher ce qu’on peut lui donner – " Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir " (Ac 20, 35) – pour le soutenir, pour l’aider à devenir meilleur, à réaliser ses projets et non pas ceux que nous voudrions lui imposer, pour le consoler, lui apporter le maximum de joie, pour qu’il se sente aimé. Aimer vraiment n’a rien à voir avec de la sentimentalité ; c’est désirer et favoriser la déification de l’autre, puisque c’est pour cela qu’il a été créé. En ce sens, il ne faut surtout pas oublier d’apporter les prénoms des membres de notre famille – vivants ou décédés – au début de la Divine liturgie, afin que par celle-ci le Saint Esprit rayonne sur eux pendant toute la semaine. Les dyptiques (liste des noms que l’on commémore, répartis sur deux colonnes, l’une pour les vivants et l’autre pour les morts), c’est le lien entre la liturgie et toute personne que nous aimons ou devrions aimer.

Dans la vie professionnelle : travailler, pour un chrétien, c’est faire passer un reflet du Royaume dans la réalité terrestre et la matière de ce monde. C’est mettre un peu de beauté dans la vie. Que l’on soit plombier ou balayeur de rue il s’agit d’embellir le monde. Un maçon chrétien est, à sa manière, un iconographe. Si l’Évangile nous a donné une certaine vision du royaume de Dieu, nous essayons, par notre travail, d’en projeter l’empreinte dans le domaine où s’exerce notre activité. Cela peut être l’ambiance qu’une infirmière cherche à faire régner dans son service, la beauté que le menuisier donne au meuble qu’il fabrique, la petite note de chaleur humaine qu’une secrétaire essaye de faire résonner dans son bureau... Dans tout travail, le chrétien peut introduire un petit rayon de lumière, un petit coin de ciel. Il suffit pour cela qu’à la liturgie du dimanche, il écoute avec attention la lecture de l’épître et de l’Évangile, qu’il se demande ensuite comment mettre en pratique la parole entendue. Si la Parole de Dieu touche notre cœur, elle changera notre vie et transformera notre façon de travailler. Les paraboles du Christ et tous ses enseignements sont toujours très proches de la vie quotidienne.

Tout compagnon de travail et collègue – subordonné ou supérieur – n’est jamais un numéro ou un robot, mais une personne que Dieu veut sauver. Elle doit nous intéresser ; nous devons chercher à établir avec elle un contact humain, découvrir ses soucis, ses aspirations, échanger un sourire. Même offrir une cigarette est déjà une approche, une antenne tendue vers l’autre. Efforçons-nous à chaque occasion de briser la glace, ôter le masque, dépasser la sécheresse du langage professionnel, atteindre le cœur d’un inconnu, rendre un petit service à celui ou celle qui nous a fait une vacherie, dire un mot gentil à celui qui a été abrupt ou blessant, contenir nos impatiences, dominer notre mauvaise humeur, avoir la paix dans notre cœur et la faire régner autour de nous.

Si nous avons communié la veille, souvenons-nous que nous sommes porteurs du Christ dans notre lieu de travail. S’Il est présent dans notre cœur, inconsciemment cette présence rayonnera autour de nous. Car participer à l’eucharistie, c’est permettre à Dieu de créer entre les hommes le lien le plus profond qui soit, au niveau même de l’être. Ce lien peut ensuite, petit à petit, émerger au niveau de la conscience et des rapports quotidiens.

Ce qui compte, finalement, c’est moins ce que nous faisons ou disons que ce que nous sommes. Le bon arbre ne peut que porter de bons fruits. Soyons souriants et joyeux parce que le Christ est ressuscité, pacifiés et pacifiant parce que nous sommes pardonnés et réconciliés. En revanche, si je suis grincheux, tourmenté, hargneux, agressif, jouant le jeu de la jungle qui m’entoure, comment pourrais-je être témoin du Christ ?

Dans nos loisirs et notre vie affective : pour pouvoir bien ou mieux accomplir sa tâche, il est nécessaire de se détendre. Il s’agit ici non pas de chercher à cueillir du plaisir en se servant des autres, mais à voir dans l’amitié et l’amour ce que nous pouvons donner. Le chrétien veut toujours voir dans l’autre une personne, une fin en soi, jamais un moyen. Dans nos loisirs, recherchons donc le contact humain et non le plaisir, la richesse personnelle qui se cache dans l’autre et non les sensations. La recherche de sensations déshumanise l’homme.

Le Seigneur vient !

Aimer l’autre donc, mais non point aimer l’amour. Sortir de soi, aider l’autre, le vouloir meilleur tout en l’acceptant tel qu’il est. En fin de compte, aimer vraiment quelqu’un, c’est vouloir son bonheur éternel, c’est-à-dire sa déification.

Vivre en chrétien, c’est prendre le risque magnifique de faire non pas ce dont nous avons envie, ni ce que la société ou l’entourage nous incite à faire, mais ce que la Parole de Dieu nous prescrit.

Tout cela n’est pas de l’utopie, parce que nous croyons que le Christ a envoyé l’Esprit – qui procède du Père – sur son Église et sur chacun de ses disciples le jour de la Pentecôte, et que ce même Esprit, invoqué quotidiennement, peut changer notre cœur de pierre en cœur de chair, transformer comme une source d’eau vive un désert en oasis, un truand en saint et, pourquoi pas, nous-mêmes en serviteurs de Dieu.

Le temps des " chrétiens sociologiques ", c’est-à-dire de ceux qui étaient chrétiens parce que les structures sociales l’exigeaient, est passé. Le temps des tièdes, que le Christ " vomira de sa bouche " (Ap 3, 16), est révolu. Dans une société de plus en plus païenne, soyons de plus en plus des chrétiens orthodoxes, c’est-à-dire des disciples de plus en plus authentiques du Dieu fait homme, par toute notre manière de vivre et toute notre façon de prier.

Les chrétiens deviendront alors ce qu’ils sont appelés à être : la lumière du monde d’aujourd’hui, tout comme ils furent celle du monde de l’époque de Néron ou de Dioclétien. Le Seigneur vient !

par le père Cyrille Argenti

Extrait de Cyrille Argenti, N’aie pas peur
Le Sel de la terre/Cerf, 2002.

Où nous trouver ? 

 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

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Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 *Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. 

Tel: 05.45.37.35.13
Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

Rte de Pau

 

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Les prochains rendez-vous liturgiques de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone de Mar Thoma En décembre 2018 :

Chers amis, Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !

Heureuses préparations à recevoir, à Noël le Verbe de Vie, le Christ, Soleil de Justice et Prince de la Paix !

Que le Prochain Jeûne de la Nativité nous purifie pour que nous soyons brûlants d’Amour de Dieu et du prochain !

Votre fidèlement en Christ.

+Mor Philipose.

 

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*Dimanche 16 Décembre en Normandie, JOURNÉE DE MOBILISATION :

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"NOEL, NOEL, CHANTONS-TOUS NOEL !"

Le Dimanche 23 Décembre à JAULDES (Angoulême)Possibilité de ramassage des fidèles de Région Aquitaines qui voudraient passer Noël au Monastère

Ne restez pas seul pour les Fêtes

Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en 

famille, grâce au partage c'est possible ! 

Venez fêter la Nativité au Monastère en famille !

Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous, du moins, en communion avec

les Chrétiens d'Orient, avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St Thomas. 

INSCRIPTIONS :

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

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*Dimanche 6 JANVIER  ÉPIPHANIE - THÉOPHANIE,

GRANDE BENEDICTION DES EAUX ,  Pèlerinage mensuel à la Mère de Miséricorde et aux saints du kerala.

https://img.over-blog-kiwi.com/1/49/89/80/20181106/ob_214be8_ob-31374b-10502003-944339265587797-245.jpg

GRANDE BENEDICTION DES EAUX

 Messe au Monastère à 10h30, suivie du repas fraternel , réception des fidèles... 

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NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):

¤ JEUDI 6 DÉCEMBRE 10 JANVIER , ¨permanence pastorale de 9h à 17h30, MESSE à 18h. Vendredi 12, Visites aux malades et bénédiction des lieux entre Nantes et Charentes.

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest

ANGOULÊME (Jauldes):

¤ DIMANCHES 9 DÉCEMBRE et 23 DÉCEMBRE. Programme habituel.

Le Dimanche 23 Décembre à JAULDES (Angoulême), possibilité deramassage des fidèles de Région Aquitaine qui voudraient passer Noël au Monastère, retour le 27 Décembre (St Innocents), Messe à 10h30 à Jauldes.

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

 

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDI   22 DÉCEMBRE
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

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"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° du montant de votre don). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

 

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

 

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

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