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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 07:53
Si l’information était confirmée, il s’agirait là d’un nouveau désastre pour la cité antique de Palmyre. Le temple de Bêl est en effet considéré comme l’un des édifices les plus importants de ce site archéologique unique au monde. Selon l’Unesco, "le grand temple de Bel est considéré comme l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l'arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple est un exemple exceptionnel d'art palmyrénien". Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les terroristes islamistes auraient fait sauter des charges explosives entraînant des dommages importants essentiellement à l’intérieur de la structure, défigurant sa cour centrale.   Une information encore non confirmée Le directeur général des antiquités et des musées de la cité antique, Maamoun Abdul Karim, qui avait annoncé la destruction du temple de Baalshamin le 23 août dernier, a estimé cette fois ne pas être en mesure de confirmer cette information. Depuis l’assassinat de l'ancien directeur du site archéologique de Palmyre, Khaled Al-Assaad, le 18  août dernier, les témoignages sont extrêmement difficiles à réunir.  George Papagiannis, porte-parole de l’Unesco, reconnaît s’inquiéter du sort des témoins éventuels et craint pour la vie de ce "militant" dont l'identité a été révélée par l’AFP. Dévoilant les détails d'une opération de démolition à coup de "barils remplis d’explosifs", il s'expose en effet à de terribles représailles de la part de l'EI.  L'Unesco tente à présent de réunir toutes les informations possibles et des images satellites pour mesurer l’étendue des dégâts. La crainte que la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine de l’humanité, subisse le même sort funeste que la cité de Nimroud en Irak, rasée au bulldozer en mars dernier est dans toutes les têtes. Depuis qu'elle est tombée aux mains des djihadistes de l’État islamique en mai dernier, son sol est labouré de milliers de fouilles sauvages qui alimentent le trafic d’œuvres d'art antique. Son amphithéâtre du IIIe siècle est devenu le décor des exécutions sommaires et des assassinats sanglants et spectaculaires du califat autoproclamé.(Source ALETEIA)

Si l’information était confirmée, il s’agirait là d’un nouveau désastre pour la cité antique de Palmyre. Le temple de Bêl est en effet considéré comme l’un des édifices les plus importants de ce site archéologique unique au monde. Selon l’Unesco, "le grand temple de Bel est considéré comme l'un des plus importants monuments religieux du Ier siècle en Orient par sa conception unique. Le traitement de la sculpture et de la gravure de l'arc monumental par lequel on pénètre dans la cité depuis le grand temple est un exemple exceptionnel d'art palmyrénien". Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les terroristes islamistes auraient fait sauter des charges explosives entraînant des dommages importants essentiellement à l’intérieur de la structure, défigurant sa cour centrale. Une information encore non confirmée Le directeur général des antiquités et des musées de la cité antique, Maamoun Abdul Karim, qui avait annoncé la destruction du temple de Baalshamin le 23 août dernier, a estimé cette fois ne pas être en mesure de confirmer cette information. Depuis l’assassinat de l'ancien directeur du site archéologique de Palmyre, Khaled Al-Assaad, le 18 août dernier, les témoignages sont extrêmement difficiles à réunir. George Papagiannis, porte-parole de l’Unesco, reconnaît s’inquiéter du sort des témoins éventuels et craint pour la vie de ce "militant" dont l'identité a été révélée par l’AFP. Dévoilant les détails d'une opération de démolition à coup de "barils remplis d’explosifs", il s'expose en effet à de terribles représailles de la part de l'EI. L'Unesco tente à présent de réunir toutes les informations possibles et des images satellites pour mesurer l’étendue des dégâts. La crainte que la cité antique de Palmyre, classée au patrimoine de l’humanité, subisse le même sort funeste que la cité de Nimroud en Irak, rasée au bulldozer en mars dernier est dans toutes les têtes. Depuis qu'elle est tombée aux mains des djihadistes de l’État islamique en mai dernier, son sol est labouré de milliers de fouilles sauvages qui alimentent le trafic d’œuvres d'art antique. Son amphithéâtre du IIIe siècle est devenu le décor des exécutions sommaires et des assassinats sanglants et spectaculaires du califat autoproclamé.(Source ALETEIA)

(Source A.F.P via le "Hufficton Post" )

SYRIE - Le temple de Bêl, joyau de la cité antique de Palmyre en Syrie, a été détruit par les jihadistes de l'EI, selon des images satellite de l'ONU diffusées lundi 31 août. Il s'agit du deuxième temple détruit par le groupe Etat islamique en une semaine à Palmyre, site classé par l'Unesco au patrimoine mondial de l'Humanité.

Lundi soir, l'Institut des Nations unies pour la formation et la recherche (Unitar) a déclaré pouvoir "confirmer la destruction du bâtiment principal du temple de Bêl ainsi que celle d'une rangée de colonnes qui le jouxte", après avoir comparé des images satellite avant et après l'explosion.

Sur une image datée du 27 août, une structure rectangulaire entourée de colonnes est clairement visible, alors que sur un autre cliché pris lundi, on ne distingue plus que quelques colonnes, en bordure du site. Dimanche, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) avait annoncé que l'EI avait détruit à l'explosif une partie du temple consacré au dieu Baal.

palmyre daech

Un militant anti-régime de Palmyre, Mohammed Hassan al-Homsi, avait lui aussi fait état de la destruction partielle du temple. "Ils ont utilisé des récipients et des barils remplis d'explosifs, préparés d'avance", avait-il dit. Dans un communiqué publié lundi soir, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a fermement condamné "la destruction injustifiée d'un site d'une valeur inestimable pour notre patrimoine mondial commun".

"Le plus beau temple"

Dans Palmyre, surnommé la "perle du désert", le temple de Bêl était incontestablement le plus impressionnant des bâtiments. "Il allie de manière unique l'art oriental et l'art gréco-romain. Il possède encore tous les attributs du temple antique: l'autel, le bassin, les colonnes... Avec Baalbeck au Liban, c'est le plus beau temple du Moyen-Orient", selon le directeur des Antiquités et des musées du pays, Maamoun Abdelkarim.

palmyre daech

Maamoun Abdelkarim avait affirmé lundi dans la journée ne pas être en mesure de confirmer la destruction du temple, expliquant que "le personnel des services des Antiquités n'a[vait] pas été autorisé par les jihadistes à approcher" du temple. Il a fallu plus d'un siècle pour le construire puisque son érection commence en 32 et se termine au second siècle.

Le site de Palmyre a été conquis en mai par l'EI, qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak. L'EI considère les œuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l'idolâtrie. A Palmyre le 23 août, l'EI avait totalement détruit à l'explosif le temple de Baalshamin abattant la "cella" (partie close du temple) tandis que les colonnes autour s'étaient effondrées. Quelques jours plus tard, les jihadistes diffusaient une vidéo montrant le temple réduit à un amas de gravas. Ce n'est pas le seul crime commis par les jihadistes dans cette ville. Le 18 août, ils avaient mutilé le corps de l'ex-patron des Antiquités de Palmyre Khaled al-Assad, 82 ans, après l'avoir exécuté puis pendu à un poteau.

L'EI se rapproche de Damas

A Damas, l'EI était engagé lundi dans des combats de rue contre des rebelles islamistes, se rapprochant ainsi du centre de la capitale syrienne. Les affrontements ont lieu à Qadam, un quartier du sud de la capitale, où le groupe jihadiste a pris le contrôle de deux rues durant le week-end, selon l'OSDH. "C'est le point plus proche du cœur de la capitale atteint par l'EI", a indiqué le directeur de l'ONG, Rami Abdel Rahmane, en faisant état de 15 morts dimanche dans les violents combats qui ont obligé les civils à fuir.

Les jihadistes sont venus de Hajar al-Aswad, un quartier adjacent, où ils sont présents depuis juillet 2014. Une source de sécurité syrienne a confirmé des combats dans ce secteur. "Nous sommes très contents qu'ils se battent entre eux mais nous sommes très vigilants afin de réagir s'ils avançaient vers les secteurs tenus par le gouvernement", a-t-elle dit à l'AFP. Selon l'OSDH, le quartier de Qadam était relativement calme depuis l'entrée en vigueur il y a un an d'une trêve entre rebelles et forces du régime.

Ailleurs en Syrie, le Front Al-Nosra, la branche locale d'Al-Qaïda, et leurs alliés islamistes se sont rapprochés du village chiite de Foua, en prenant la localité limitrophe de Sawaghiyé, dans la province d'Idleb (nord-ouest). Foua est avec l'autre village chiite de Kafraya ainsi que l'aéroport d'Abou Douhour les trois dernières poches tenues par le régime dans cette province proche de la Turquie, aux mains des rebelles.

Lire aussi :

• Daech fait exploser une partie du temple le plus important de Palmyre

• Daech fait exploser le temple de Baalshamin à Palmyre

• Daech a décapité l'ancien directeur des Antiquités à Palmyre

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 11:12
 

L’un des grands cinéastes iraniens, Majid Majidi, a réalisé Muhammad, une superproduction sur l’enfance du prophète pour en finir avec «l’image violente» de l’islam, a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP avant la sortie du film  en Iran.

Avec un budget d’environ 40 millions de dollars, en partie financé par l’État, ce long métrage le plus cher de l’histoire du cinéma iranien a été tourné dans une cité de La Mecque reconstituée au sud de Téhéran. Outre sa sortie dans 143 salles en Iran, ce film de deux heures sera projeté jeudi en ouverture du Festival des films du monde de Montréal. Le réalisateur espère qu’il y suscitera l’intérêt de distributeurs européens.

Pour Majid Majidi, ancien acteur de 56 ans qui a réalisé une bonne dizaine de films dont plusieurs primés à l’étranger (Le secret de Baran, Les enfants du ciel…), le choix du sujet était évident.

«Ces dernières années, une mauvaise lecture de l’islam dans le monde occidental en a donné une image violente qui n’a strictement aucune relation avec sa vraie nature», affirme-t-il. À ses yeux, cette «mauvaise lecture» vient «de groupes terroristes» comme «l’État islamique qui n’ont pas de lien avec l’islam dont ils ont volé le nom» et qui veulent en projeter «une image terrifiante dans le monde».

«En tant qu’artiste musulman (…) mon objectif était de créer une vision (de l’islam) qui change de celle qu’a l’Occident» et qui se résume souvent à un «terrorisme islamique attaché à la violence», affirme le cinéaste. Or, selon lui, «l’islam c’est la concertation, la bonté et la paix».

«Dans ce film, nous avons rendu hommage à d’autres religions, y compris le christianisme et le judaïsme», ajoute-t-il.

Interrogé sur la polémique et les violences que pourrait provoquer son long-métrage dans le monde musulman qui proscrit toute représentation du prophète, Majid Majidi se veut confiant. «Des pays comme l’Arabie saoudite auront des problèmes avec ce film mais beaucoup d’autres pays musulmans l’ont réclamé», affirme-t-il.

Au début de l’année, le grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, Ahmed al-Tayeb, une des plus hautes autorités de l’islam sunnite, avait rappelé son opposition à toute représentation du prophète, affirmant que cela équivalait «à rabaisser son statut spirituel».

Muhammad ne dépeint pas le prophète lui-même mais le monde tyrannique qui l’entoure tel qu’il le voit à travers ses yeux d’enfant, de sa naissance à l’âge de 13 ans, insiste le cinéaste. Par un jeu d’effets spéciaux, son visage n’apparaît jamais, «mais on voit sa silhouette et son profil». «Cela peut être dénoncé par les plus radicaux», reconnaît le réalisateur.

Il pense que son film doit «unir» et non diviser les musulmans sunnites et chiites qui se déchirent pourtant dans plusieurs pays de la région, de l’Irak au Yémen en passant par la Syrie. «Il n’y avait pas de querelle à cette période» entre les deux grands courants à l’époque de Mohammet, précise-t-il.

Le film a été montré avant sa sortie à des leaders religieux chiites et sunnites en Iran et en Turquie qui l’ont jugé «positivement», affirme Majid Majidi. Il souhaite que Muhammad soit le premier d’une trilogie, car «on ne peut pas changer la mauvaise image de l’islam avec un seul film». Mais les autres productions ne seront pas «nécessairement réalisées par moi-même», affirme-t-il, invitant «tous les cinéastes musulmans» à suivre la voie.

Un précédent film sur le prophète Mahomet, Le message, avait été réalisé en 1976 par le cinéaste américain d’origine syrienne Moustafa Akkad. Il comportait deux versions, anglaise et arabe, avec des acteurs différents, Anthony Quinn et Irène Papas étant les stars de celle en anglais. À l’époque, Le message avait suscité la polémique et plusieurs salles où il était projeté avaient reçu des menaces de musulmans radicaux le jugeant blasphématoire.

Source

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 08:50
APPEL de Mgr Pascal Gollnisch ("L'Oeuvre d'Orient") pour les Chrétiens d'Orient
Si vous ne voyez pas cette newsletter Œuvre d'Orient, Cliquez-ici
Newsletter Œuvre d'Orient
Newsletter de l'Œuvre d'Orient 
n°22 RENTRÉE 2015
Une Conférence internationale en faveur des chrétiens d'Orient est organisée le 8 septembre à Paris par M. Fabius. SB Sako, Patriarche des Chaldéens, y participe. La protection des populations et de leur patrimoine n’est pas une option mais une priorité.
 

Syrie : Permettons aux religieuses

de l’hôpital Saint-Louis à Alep de

soigner gratuitement les blessés

 En savoir plus

Irak : Aidons à l'agrandissement

d’une maternelle à Erbil, car

le nombre d’enfants ne cesse

d’augmenter 

En savoir plus

Liban: des centaines de syriens

passent chaque jour la frontière.

Aidons la paroisse d’El Kaa qui

les soutient 

En savoir plus

Soulageons la souffrance de nos frères chrétiens d’Orient !

Paris, le 25 août 2015

Chers amis,

La situation des chrétiens d’Orient n’a

jamais

été aussi grave !

Aujourd’hui on peut parler de

persécution,

de génocide.

L’Irak et la Syrie traversent  une crise historique !

 Des peuples s’enfoncent dans un chaos profond

et durable. Victimes de cette incroyable situation, des centaines de milliers

de chrétiens

ont dû abandonner leur maison et fuir dans les pays voisins.

Le Liban notamment est devenu une terre d’accueil providentielle, mais à quel

prix.

L’aide internationale est largement insuffisante, le gouvernement ne verse

plus ni aides

sociales ni  subventions depuis plusieurs années. Près de 30 % de la

population est constituée de réfugiés, syriens surtout et irakiens. Imaginez

20 millions de réfugiés en 

France ! Le pays est au bord de l’implosion, avec la menace du DAECH tout

proche.

« La situation catastrophique des irakiens et syriens déracinés ne cesse

de s’aggraver,au point de les pousser au désespoir » m’écrit le patriarche

syriaque.

Tandis qu’à Beyrouth une religieuse me confie, désemparée :

 « nous ne pouvons aider les syriens et dire aux libanais qui sont dans la

même détresse :

« nous n’avons et ne pouvons rien pour vous. »

Les communautés religieuses, les prêtres font face, dans la mesure de

leurs moyens,

ils leur donnent tout ce qu’ils ont,  mais c’est si peu !

Et la situation risque d’empirer car on ne voit pas la fin des conflits !

Le pape a récemment encore souligné combien les chrétiens d’Orient sont

des artisans de paix.

Combien leur présence est essentielle au maintien de liens entre les

communautés.

Avec leur départ, ce sont aussi les sources de la culture chrétienne qui

vont se tarir !

 Les chrétiens d’Orient doivent rester non seulement car ce sont leurs

pays mais aussi

pour les musulmans qui aspirent à plus de modernité et pour les nations

d’Europe.

Nous sommes présents au quotidien auprès de ces communautés.

Nous travaillons en

étroite collaboration avec chacune d’elles pour répondre le mieux possible

à leurs demandes et témoigner de la solidarité des chrétiens de France.

Alors, je vous demande de continuer à soutenir les chrétiens qui veulent

rester sur place ou ne peuvent partir !  Prions pour nos frères.

Tendons-leur la main ! Ils en ont tellement besoin !

Merci infiniment !

Mgr Pascal Gollnisch

Œuvre d'Église, l'Œuvre d'Orient est la seule association

française entièrement dédiée au soutien des chrétiens

d'Orient. Elle contribue à leur éducation, à leurs soins

et les accompagne spirituellement depuis plus de

150 ans.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 17:09

« Je vais vous dire pourquoi j’ai écrit ce livre. Quand la maison s’écroule, on va chercher un mur porteur. Or, le mur porteur de la France, c’est saint Louis. On l’a oublié, on l’a occulté, on l’a caché. Le devoir d’un homme politique, qui est passé de la politique à la métapolitique, c’est de le rappeler. Allez chercher saint Louis, il ne vous décevra pas, lui. À l’heure où le pouvoir s’est dégradé en simulacre, il est urgent d’aller à la source primordiale de la France. Là où allait boire l’Occident tout entier du temps de la "christianitas", quand croyant encore en lui, il se construisait au lieu de se mépriser. »

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 09:47
Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

POUR RÉFLÉCHIR SUR CE QUE VOUS ATTENDEZ DE VOS 

 

PRÊTRES:

 

Il est excellent de toujours se souvenir que jamais le pasteur ne 

 

saurait satisfaire le bon "laïc". 

 

 

Quand je prêche la foi et la grâce seule (à l'église de la Trinité), tu me 

 

demandes :

 

-"Où donc reste la vie chrétienne ?"

 

 

 Quand je parle du Sermon sur la Montagne (en cours), tu me 

 

demandes :

 

-"Où reste la vie réelle ?". 

 

 

Quand je commente la vie très réelle et pécheresse d'un homme de

 

la Bible, tu me demandes : "Où restent les vérités éternelles ?". 

 

 

Et à travers tout cela, il faut sans doute entendre une seule 

 

préoccupation : 

 

-Comment est-ce que je vis une vie chrétienne dans ce monde réel,

 

et où sont les autorités ultimes d'une telle vie, qui seule vaut d'être

 

vécue ?

                                                                             (Dietrich Bonhoeffer)

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.

Frères, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : " Et à ses descendants, " comme pour plusieurs, mais, comme pour un seul : " Et à ta descendance, " c'est à dire au Christ.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse ; or, c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vint " la descendance " à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par les anges, par l'entremise d'un médiateur.
Or le médiateur n'est pas médiateur d'un seul ; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,11-19.

En ce temps-là, Jésus faisait route vers Jérusalem et passait aux confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance ;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris ? Et les neuf, où sont-ils ?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu ? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Par St Bruno de Segni

(v. 1045-1123), évêque . Commentaire sur l'Évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 426-428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 449) 
 

La foi qui purifie

 

      Que représentent les dix lépreux sinon l'ensemble des pécheurs ?

Lorsque vint le Christ notre Seigneur, tous les hommes souffraient de la lèpre de l'âme, même s'ils n'étaient pas tous atteints de celle du corps.

Or la lèpre de l'âme est bien pire que celle du corps.

      Mais voyons la suite.

« Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Ces hommes se tenaient à distance car ils n'osaient pas, étant donné leur état, s'avancer plus près de lui.

Il en va de même pour nous : tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l'écart.

Donc, pour recouvrer la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d'une voix forte et disons :

« Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre cœur, car le cœur parle d'une voix plus forte.

La prière du cœur pénètre dans les cieux et s'élève très haut, jusqu'au trône de Dieu.

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider  par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

Cette prière des couples qui peut cimenter  
votre mariage

Et s'il vous suffisait de prier, ensemble, cinq minutes par jour, pour que votre

mariage dure toute la vie ?

 

Si l'on vous disait qu'il y a quelque chose que vous pouvez faire pour que votre mariage dure toute la vie, et que cela ne vous prendra que cinq minutes par jour, ne le feriez-vous pas ? Alors, priez ensemble tous les jours, c'est tout ! Le mariage n'est pas un couple, mais une trinité, la troisième personne étant Dieu. Nous devons Lui permettre de faire partie intégralement de notre mariage pour qu'il soit salutaire.

Il existe bien des manières magnifiques de prier ; cependant, je vous soumets une prière spéciale qui transforme les couples mariés. J'ai constaté des résultats durables lors de diverses retraites que j'ai eu le privilège d'animer. Considérez cette prière comme un cadeau pour vous et la personne que vous aimez, et je vous invite à la dire ensemble, fréquemment.

Prier lentement, ensemble

Faites en sorte de prier lentement, la main dans la main et les yeux dans les yeux, si possible, pendant la prière. Vous pouvez le faire ! Et n'ayez pas peur de vous parler avant, ou mieux encore, après avoir prié ensemble, parlez seulement pour le plaisir de parler et d'être présents l'un à l'autre.

Une suggestion : pendant la prière des couples mariés, essayez d'évoquer le souvenir de votre première rencontre, ainsi que le jour de votre mariage. Lui, ou elle, est toujours la même personne. Peut-être que la vie vous a réservé maintes difficultés que vous n'attendiez pas alors, mais vous les avez traversées ensemble, et le feu providentiel de vos peines et de votre amour vous a forgés dans le corps unique que vous êtes à présent, et c'est très beau.

La prière qui transforme les mariages

Très Sainte Trinité,
Père, Fils et Esprit Saint,

Merci pour le don profond du sacrement du mariage. Merci pour le magnifique cadeau qu'est mon époux(se), que votre Providence parfaite a prévu pour moi de toute éternité. Permettez que je le/la traite avec tout l'honneur, le respect et la dignité qu'il/elle mérite. Aidez-moi, mon Dieu, à ne pas être égoïste dans mon mariage, à tout donner à mon époux(se), sans rien retenir, rien attendre en retour, mais en reconnaissant et en remerciant pour tout ce qu'il/elle fait pour moi et notre famille, tous les jours, et c'est beaucoup ! 

Veuillez renforcer et protéger notre mariage, tous les mariages. Aidez-nous à prier ensemble, tous les jours. Faites que nous ayons entièrement confiance en Vous tous les jours. Faites que notre mariage soit fructueux et ouvert à votre volonté dans le privilège de la procréation. Aidez-nous à construire une famille forte, sûre, aimante, pleine de foi, une Église domestique.

Très Sainte Vierge Marie, nous Te confions notre mariage, garde toujours notre famille sous ton manteau. Seigneur Jésus, nous avons une confiance totale en Toi, car Tu es toujours avec nous, et que Tu recherches constamment le meilleur pour nous, tirant le bien de tout, même des croix que Tu as permises dans nos vies.

Cher/chère (nom du conjoint), toi et moi sommes un. Je te promets de t'aimer toujours et de t'être fidèle, jamais je ne t'abandonnerai, je donnerais ma vie pour toi. Avec Dieu et avec toi dans ma vie, j'ai tout. Merci Jésus, Tu es le grand Serviteur. Nous t'aimons. Amen.


Dieu est amour, le mariage est amour

Le monde en soi nécessite les témoignages de mariages forts et beaux, aspire désespérément à cette lumière. Il nous faut créer une culture qui revalorise le mariage et la famille, ces paroles doivent être dites avec respect : le mariage et la famille sont des sacrements sacrés de l'Amour inestimable de Dieu pour le monde. "Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer" (Mc 10, 9-10).

Ne permettez jamais qu'aucune personne ou qu'une chose inférieure à vous ne vous sépare vous et votre conjoint. Dieu est un avec vous, Dieu est amour, le mariage est amour, et l'amour dure quoi qu'il arrive, il ne finira pas (Lire 1Co 13, 7-8).

Rendons grâce à Dieu pour le don de notre époux(se), nous sommes appelés à être un avec eux dans le temps et l'éternité.

Article publié dans Pildorasdefe.net et adapté de l'espagnol par Élisabeth

de Lavigne pour "Aleteia"

sources: PILDORAS DE FE
Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

QUELLE EST NOTRE RESPONSABILITE ?...
 
Responsabilité

Quand un pauvre meurt de faim,

ce n'est pas parce que Dieu l'a oublié.

Si cela arrive,

c'est que ni moi ni vous ne nous sommes souciés

d'offrir à cette personne ce dont elle avait besoin.

 

(Par Mère Teresa)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères !

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

De L'Épître dite de Barnabé (vers 130) .§20 

 

Se détourner du chemin de l'hypocrisie et du mal

 

    Il existe deux voies d'enseignement et d'action :

-Celle de la lumière et celle des ténèbres.

L'écart est grand entre ces deux voies…

La voie des ténèbres est tortueuse et jonchée de malédictions.

Elle est le chemin de la mort et du châtiment éternels.

On y rencontre tout ce qui peut ruiner une vie :

-Idolâtrie, arrogance, orgueil du pouvoir, hypocrisie, duplicité du cœur, adultère, meurtre, vol, vanité, désobéissance, fraude, malice, drogues, magie, cupidité, mépris de Dieu.

On y trouve ceux qui persécutent des gens de bien, les ennemis de la vérité, les amis du mensonge ; car tous ces gens ne connaissent pas la récompense de la justice, ils ne « s'attachent pas au bien » (cf Rm 12,9), ils ne secourent pas la veuve et à l'orphelin (Ml 3,5)… 

Ils sont bien éloignés de la douceur et de la patience, « aiment les vanités » (Pr 4,3, « poursuivent le gain » (Is 1,23), sont sans pitié pour le pauvre, sans compassion pour l'affligé, oublieux de leur créateur… 


    Il est donc juste de s'instruire de toutes les volontés du Seigneur consignées dans les Écritures et de cheminer d'après elles.

Celui qui agit de la sorte sera glorifié dans le Royaume de Dieu. Mais quiconque choisira l'autre voie périra avec ses œuvres.

Voilà pourquoi il existe une résurrection et une rétribution. À vous qui êtes des privilégiés et qui voulez bien accepter de moi un conseil de bonne intention, j'adresse une prière :

-Vous êtes entourés de personnes à qui faire le bien ; n'y manquez pas.

 

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 07:36
Jour après jour, Palmyre devient le nouveau centre de la propagande de terreur des militants islamistes de Daesh. La ville antique conquise en mai dernier avait vu la destruction de deux mausolées en juin, puis l’exécution de 25 soldats syriens en juillet, mise en scène dans un amphithéâtre antique. La semaine dernière, c’était Khaled Asaad, le directeur des antiquités de la ville âgé de 82 ans, qui était exécuté, dit-on pour avoir refusé de révéler où avaient été cachées certaines oeuvres antiques de Palmyre, soustraites à la rapacité des djihadistes de Daesh, qui en font commerce.  Mais cette fois, il ne s’agit pas de commerce, mais de pure destruction : le directeur des Antiquités et des musées de Syrie a confié ce dimanche que des hommes de l’EI avaient placé une grande quantité d'explosifs dans le temple antique de Baal Shamin avant de le faire exploser. « Le bâtiment est en grande partie détruit", a indiqué Maamoun Abdulkarim à l’AFP.(ALETEIA)

Jour après jour, Palmyre devient le nouveau centre de la propagande de terreur des militants islamistes de Daesh. La ville antique conquise en mai dernier avait vu la destruction de deux mausolées en juin, puis l’exécution de 25 soldats syriens en juillet, mise en scène dans un amphithéâtre antique. La semaine dernière, c’était Khaled Asaad, le directeur des antiquités de la ville âgé de 82 ans, qui était exécuté, dit-on pour avoir refusé de révéler où avaient été cachées certaines oeuvres antiques de Palmyre, soustraites à la rapacité des djihadistes de Daesh, qui en font commerce. Mais cette fois, il ne s’agit pas de commerce, mais de pure destruction : le directeur des Antiquités et des musées de Syrie a confié ce dimanche que des hommes de l’EI avaient placé une grande quantité d'explosifs dans le temple antique de Baal Shamin avant de le faire exploser. « Le bâtiment est en grande partie détruit", a indiqué Maamoun Abdulkarim à l’AFP.(ALETEIA)

Source: Article de la Rédaction du HuffPost avec l'AFP

 

Nouveau coup dur pour le patrimoine mondial. Les jihadistes du groupe Etat islamique se sont de nouveau attaqués à un trésor archéologique mondial en faisant exploser un célèbre temple de la cité antique de Palmyre, en Syrie, classée au patrimoine de l'humanité.

Il y a moins d'une semaine, le groupe extrémiste avait décapité l'ancien chef des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad, un octogénaire de 82 ans, réputé dans le monde entier pour sa connaissance de ce site antique unique.

"Perle du désert"

L'EI, qui a déjà détruit plusieurs joyaux archéologiques en Irak, s'est emparé en mai dernier de Palmyre, surnommée "la perle du désert", suscitant de vives craintes de l'Unesco et de la communauté internationale. "Daech a placé aujourd'hui une grande quantité d'explosifs dans le temple de Baalshamin avant de le faire exploser. Le bâtiment est en grande partie détruit", a déclaré dimanche à l'AFP Maamoun Abdulkarim le directeur général des Antiquités et des musées de Syrie.

Il a précisé que "la 'cella' (partie close du temple) a été détruite et que des colonnes autour se sont effondrées". Le temple de Baalshamin a commencé à être érigé en l'an 17 puis a été agrandi et embelli par l'empereur romain Hadrien en 130. Baalshamin est le dieu du ciel phénicien.

C'est le sanctuaire le plus important après celui de Bêl, selon le musée du Louvre à Paris. Baalshamin est associé à Aglibôl (dieu de la lune) et à son frère cadet Malkbêl (dieu du soleil).

"Nos plus sombres prédictions sont malheureusement en train de se réaliser", a déploré Maamoun Abdulkarim.

Les jihadistes "ont commis des exécutions dans le théâtre antique, ils ont détruit en juillet la fameuse statue du Lion d'Athéna, qui se trouvait à l'entrée du musée de Palmyre, et ont transformé le musée en tribunal et en prison. Ils ont également assassiné mardi l'ancien directeur des Antiquités de la ville", a-t-il poursuivi.

"Une perversité glaçante"

L’Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé la destruction de ce monument historique par l'EI, qui considère les œuvres religieuses préislamiques, notamment les statues, comme de l'idolâtrie.

Après avoir pris Palmyre aux forces du régime syrien, l'EI avait exécuté dans et à l'extérieur de la ville plus de 200 personnes dont 20 abattues dans le théâtre antique. Mardi, les jihadistes ont exécuté l'ex-patron des Antiquités de la cité syrienne puis ils l'ont pendu à un poteau avant de mutiler son corps, ont expliqué à l'AFP un de ses fils et le directeur général des Antiquités.

"Des habitants de la ville m'ont dit que le groupe de l'EI avait découpé en morceaux le corps de mon père après l'avoir accroché durant un jour à un poteau", a déclaré dimanche Mohammad, un des fils de Khaled al-Assaad. "Mon père répétait souvent 'je mourrai debout comme les palmiers de Palmyre'", a-t-il ajouté.

L'Unesco, la France et les Etats-Unis ont dénoncé un meurtre "brutal" perpétré par des "barbares". L'Unesco s'était déjà insurgé le 3 juillet contre la destruction d’œuvres d'art de Palmyre. "La destruction de bustes funéraires en provenance de Palmyre, en place publique, devant des foules et des enfants que l’on convoque au saccage de leur patrimoine est un spectacle d’une perversité glaçante", avait dénoncé sa directrice Irina Bokova.

Les jihadistes, qui contrôlent de larges pans de territoires irakien et syrien, ont détruit en avril en Irak à coups de bulldozers, de pioches et d'explosifs le site archéologique de Nimroud, joyau de l'empire assyrien fondé au 13e siècle.

Ils s'en sont également pris à Hatra -une cité de la période romaine vieille de 2.000 ans- et au musée de Mossoul, dans le nord de l'Irak. Plus de 300 sites historiques syriens ont été endommagés, détruits ou pillés au cours du conflit débuté il y a plus de quatre ans, selon l'ONU.

 

Palmyre: Daech fait exploser le temple de Baalshamin
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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 12:32
Le 14 Juillet,MESSES et PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs de la Révolution:

Le 14 Juillet,PRIÈRES POUR LA FRANCE en l'honneur des Martyrs de la Révolution:

Chers amis. Aloho m'barekh.
Je suis en ce moment dans notre paroisse de Charente pour y desservir nos fidèles ce dimanche tandis que les confrères, naturellement, poursuivent au Monastère leur service pastoral en Normandie.
C'est donc d'ici que je vous envoie ce message, cette demande de prière:
-Vous savez tous que la France contemporaine s’apprête, le 14 Juillet, à célébrer sa fête nationale.
Vous savez aussi combien notre famille nationale est meurtrie...
Ce prochain mardi 14 Juillet étant chômé, je vous invite donc à participer ou, du moins, vous unir aux Messes que nous célébrerons à 10h30 en l'honneur des Saints Martyrs de la Révolutions pour le renouveau de la France
dans les lieux suivants:


-Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI
Tel: 0233247958

courriels: asstradsyrfr@laposte.net

-Maison Notre-Dame
Le Bourg
16560 JAULDES
Je vous propose la prière suivante pour notre Pays:


Seigneur Jésus, Ô Christ notre Dieu, Vous qui êtes venu, non pour juger le monde, mais pour le sauver; Vous qui êtes monté librement sur la Croix pour tous les humains;
Vous qui, dans Votre amour ineffable et Vôtre indicible compassion, veillez au bien et au libre salut de chacun;
Vous qui êtes invisiblement présent dans ce monde qui Vous appartient et dans notre pays par le Corps de Votre sainte Eglise, acceptez les prières de supplication et de louange que nous Vous adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée.


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de Votre Mère toute pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine "Egale-aux-apôtres" dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare Votre ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saint Cloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France :

Eclairez, inspirez, convertissez et sauvez notre patrie la France, ceux qui la gouvernent ainsi que chacun des membres de son peuple.


A nous qui Vous supplions dans la vraie Foi, accordez la grâce du non-jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de Votre vérité dans la paix qui vient de Vous.


Accordez-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir Votre pardon.


Donnez-nous de Vous glorifier et de Vous célébrer pour la bienveillance que Vous manifestez à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple.


Inspirez-nous de Vous célébrer en premier lieu pour la révélation que Vous avez donnée de Vous-même à nos Pères par la prédications de ces aînés dans la Foi qui sont venu d'Orient pour ensemencer notre terre de l'Evangile de vérité, d'amour et de paix et à ceux qui, en conséquence peuvent en ces jours, sur cette même terre bénie de France, vous confesser avec Votre Père coéternel et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amîn!

Cher fils et filles de notre métropolie (Archidiocèse) * , et vous, chers amis, que ces mois de vacances pour plusieurs soit l'occasion pour chacun de se rapprocher du Seigneur et de témoigner de notre très sainte foi !


Que la mère de Miséricorde chemine avec vous qui demeurez toujours dans mon coeur sacerdotal ! Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !
+Métropolite Mor Philipose-Mariam


* Métropolie de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma [Malankare]

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 18:04
Le Silence coupable: RESTERA-TU SILENCIEUX ?
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 18:52
La symbolique des cinq patriarches a insufflé un nouvel espoir à la population, prions pour qu'elle ne soit pas déçue...

La symbolique des cinq patriarches a insufflé un nouvel espoir à la population, prions pour qu'elle ne soit pas déçue...

Le 8 juin 2015, sur l’invitation de Sa Béatitude le Patriarche Jean X, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Grecs Orthodoxes, se sont réunis en l’église Al Maryamiah à Damas, Leurs Béatitudes et Sainteté, Mar Béchara Boutros Al Raï, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Maronites, Mar Ignace Efram II, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient des Syriaques Orthodoxes, Chef Suprême de l’Église Syriaque Orthodoxe dans le Monde, Gregorios III Laham, Patriarche d’Antioche et de Tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem des Grecs Catholiques Melkites et Mar Ignace Youssef III Younan, Patriarche des Syriaques Catholiques d’Antioche. Ont participé à cette assemblée Son Excellence le Nonce apostolique en Syrie, l’archevêque Mario Zenari, et la hiérarchie chrétienne à Damas. Le communiqué suivant parut à la fin de cette rencontre spirituelle :

À nos chers enfants dans le Seigneur des Églises d’Antioche « Grâce et paix à vous, de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à Lui la gloire pour les siècles des siècles! Amen. » (Gal. 1 :3-5).

  1. Tout d’abord nous remercions le Seigneur qui nous a permis de nous rencontrer, Nous Patriarches dont nous est confiée la mission de la protection du peuple chrétien répandu dans l’espace d’Antioche, à Damas, cette ville bénite qui a accueilli Paul, l’Apôtre des Gentils. De ce Patriarcat florissant qui a toujours défendu les causes justes au fil du temps, nous élevons la voix et prions continuellement Dieu pour vous car en ces temps ténébreux, « vous menez une vie digne de l’Évangile » vous témoignez sans honte pour notre Seigneur Jésus Christ, qui a « anéanti la mort et illuminé la vie », vous supportez les difficultés confiants « de la puissance de Dieu » et armés « de l’esprit de force, de charité et du discernement ». Il n’est pas nécessaire de vous demander, chers enfants, de prier pour nous, vos pasteurs, afin que le Seigneur nous accorde la force de « suivre avec droiture Sa parole » et de glorifier dans nos actions son Nom Saint alors que nous guidons le bateau de l’Église en ces circonstances historiques existentielles
  2. En nous adressant à Vous, nous voudrions vous exprimer que notre grande joie due à cette rencontre fraternelle, se renouvelle comme elle s’approfondit par notre échange et s’accroît par la coopération pour un unique témoignage chrétien Antiochien car c’est à Antioche que « pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens » (Actes des Apôtres 11 :16), là où Dieu a voulu que nous soyons Ses témoins. Par conséquent, dans le cadre de votre entière allégeance à vos Églises, à ses doctrines et à ses enseignements, nous vous appelons à vous entraider, à servir les pauvres avec dévouement, à vous informer sur la pensée riche de nos Églises, à découvrir la sainteté éclatante qui en émane, à vous approfondir dans l’héritage antiochien, à prier pour « l’unité des chrétiens » à œuvrer à cette unité tant souhaité, voulu par le Seigneur, espérant qu’elle se réalisera dans notre monde, à partir d’Antioche. Nous vous appelons aussi à porter vos patries dans votre pensée et dans vos prières, à demander avec insistance l’instauration de la paix en elle, que tous nos enfants éprouvent la vraie joie et vivent ensemble dans la dignité « des enfants de Dieu ». N’oubliez pas d’œuvrer à l’unité de vos pays, leur modernité et à l’établissement de l’état civil. Conservez la diversité dans toute sa richesse et ne perdez ni votre unicité ni votre différence. Approfondissez-vous dans la foi et témoignez pour « l’espérance en vous » dans tous les domaines de votre vie. N’utilisez jamais votre foi comme élément de séparation ou comme écran qui cache la splendeur et la grandeur de l’autre
  3. Nous vous invitons chers enfants, à continuer à entretenir les meilleurs relations avec nos frères musulmans, nos partenaires dans la patrie et le destin, avec lesquels nous vivons sur cette terre et nous partageons, en ces circonstances, les malheurs de la violence et du terrorisme, engendrés par la pensée takfirie et par l’absurdité des guerres que raniment les intérêts des grands qui instrumentalisent la religion en la défigurant. Nos partenaires sentent vos souffrances et en souffrent. Ils œuvrent avec leurs hiérarchies religieuses à éradiquer les racines de la pensée takfirie qui a récolté et ne cesse de récolter à chaque étape des dizaines de milliers d’êtres humains. Avec eux, avec la fidélité du partenaire fidèle, nous élevons la voix et annonçons qu’il est grand temps de faire face à la pensée takfirie, à faire tarir ses sources en inculquant une éducation religieuse qui généralise la culture de l’ouverture, de la paix et de la liberté de croyance. Il est nécessaire d’établir une pensée critique qui mène à annuler l’expression « maison de la guerre » et « sujet non musulman dans un État islamique » et à établir la citoyenneté
  4. Quel présent mauvais où les terroristes instrumentalisent le nom de Dieu pour servir leurs passions, leurs intérêts et ceux des grands de ce monde. En ce moment où dominent la peur, la violence, l’esclavage de la femme, l’enlèvement, le massacre, la destruction et le déplacement forcé, des criminels, sans Dieu ni miséricorde, obligent des individus à se convertir. Ils n’ont pas compris que par sagesse Dieu a créé ses adorateurs dans la pluralité. Vos tueurs n’assimilent pas qu’en vous tuant ils se condamnent à la misère éternelle et leur patrie au sous-développement. Au centre de cette crise oppressive, n’oubliez pas que le Seigneur a promis « Ne crains point, petit troupeau; car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume ». (Luc 12:32) Oui chers enfants, en ces jours difficiles, où on a atteint « le faîte de la destruction » et « où on traîne les gens comme des brebis à l’abattoir », soyez forts et ne désespérez pas. Soyez forts et puissants par la grâce qui comble toute lacune. Observez « la résistance de l’âme » qui se base sur la purification, le pardon et la charité. Suivez l’éthique de l’Évangile. Soyez confiants en Dieu qui a vaincu le mal et la mort car « il ne se détournera pas de vous ». Il est votre compagnon sur les chemins du déplacement, du départ et de l’émigration. Il est votre soutien dans la pauvreté, la faim et le besoin. Il est votre consolation quand les jours deviennent injustes, l’aide disparaît et le doute dans la prévenance de Dieu s’installe en vous. Il vous sauve dans la tribulation. Il est la lumière qui vous guide dans les ténèbres de ce monde. Il est votre résurrection du désespoir et mort. Il est votre victoire sur le mauvais, sur ses ruses et outils.
  5. En ces temps de tribulation, unissez-vous autour de l’Église qui est le prolongement du Christ Dieu dans le monde. Suivez vos Églises, car l’esprit de responsabilité pastorale nous engage à redoubler nos efforts, à nous solidariser avec les gens de bonne volonté, pour entreprendre davantage d’initiatives nécessaires pour conserver notre présence sur notre terre, à faire face à vos besoins familiaux, existentiels et à garantir un avenir pour nos jeunes. Ils sont la force vivante et prometteuse dans nos patries. Nous exprimons nos remerciements et notre estime à tous les bénévoles qui se dévouent au service de la charité dans nos institutions. Rassemblez vous autour de l’Église. Sollicitez l’intercession des martyrs tombés pour la défense de la foi. Suivez l’exemple des martyrs qui ont souffert dans leurs corps pour consolider cette foi. Priez pour les persécutés et les personnes enlevées parmi vos pasteurs et frères, notamment pour les deux évêques d’Alep, Boulos Yaziji et Youhanna Ibrahim, mais aussi pour les prêtres enlevés dont tout récemment le Père Jacques Mourad. Soutenez vous les uns les autres et partagez ensemble les malheurs et les souffrances, la joie et les larmes. Occupez vous des pauvres dans leur malheur car ils sont les bien-aimés du Christ. Consolez les veuves et les orphelins. Partagez le pain avec les affamés. Allégez la souffrance des déplacés. Suivez l’œuvre caritative de vos Églises, dans son organisation et dans son service social. Donnez votre argent avec générosité et votre temps en faveur “des petits frères de Jésus”.
  6. À l’intention de nos enfants syriens. Après que le peuple innocent et pacifique de la Syrie est tombé sous le joug d’un terrorisme que les forces de ce monde utilisent pour dépecer la Syrie, effacer sa civilisation, dominer son individu et le chasser de sa terre, nous confirmons notre attachement à l’unité de ce pays, au droit de ses citoyens à vivre en sécurité, en libertés et en dignité. Nous appelons le monde à œuvrer avec sérieux à trouver une solution politique à cette guerre absurde qui souffle sur la Syrie, une solution qui garantie l’instauration de la paix, le retour des enlevés, des déplacés à l’intérieur et à l’extérieure du pays, au droit du peuple syrien à l’autodétermination, en toute liberté, loin de toute ingérences extérieure.

Pour l’Iraq. Ce pays assume les retombées d’une succession de guerres qui ont déraciné des peuples entiers du territoire de leurs ancêtres, comme les événements qui se sont déroulés l’an dernier à Mossoul et dans les villages et cités de la Vallée de Ninive. Des atrocités ont été commises rappelant au souvenir du monde entier les sauvageries commises au cours des siècles très anciens mais qui continuent à détruire des civilisations très anciennes dans le but de servir des projets raciaux et confessionnels, étrangers à la civilisation des Irakiens.

Mais pour le Liban. Le pays est un message. Nous appelons à consacrer toute fidélité à lui seul, à le servir et à servir les intérêts de son peuple, à élire un Président de la République qui redonne aux institutions constitutionnelles la régularité et enfin œuvrer à bâtir une patrie qui réjouit tous les libanais.

À nos bienaimés en Palestine. Les Pères assurent avec insistance qu’ils demeurent le pivot de leur souci. Leur voix ne s’abaissera jamais pour les défendre et défendre leur cause juste même si le monde entier essaie de l’ignorer et de l’affaiblir en suscitant des guerres et des conflits dont le but consiste à laisser les violeurs de la terre palestinienne vivre en paix et en sérénité.

7. Nous demandons à la Communauté Internationale d’assumer sa responsabilité en arrêtant les guerres sur notre terre, à trouver des solutions pacifiques et politiques aux conflits, à œuvrer avec sérieux à aider les déplacés et les émigrés à réintégrer leurs maisons et leurs propriétés et à protéger leurs droits comme citoyens. Nous lui disons que nous sommes les propriétaires originaires de cette terre, enracinés en elle. Elle a été arrosée par la sueur du front de nos pères et ancêtres. Nous assurons plus que tout autre jour passé que nous y restons pour la bâtir avec nos partenaires dans la citoyenneté. Nous avons la charge de cette terre pour laquelle notre sang a coulé pour la défendre Le sang de nos martyrs est sanctifié. Nous appelons toute personne qui prétend s’occuper de notre destin à nous aider à rester et à nous enraciner dans notre terre pour la labourer, la développer et profiter de ses biens, non à faciliter le vol de notre héritage, de nos biens, non à détruire notre civilisation, non à soumette notre être vivant à l’esclavage, non à lui imposer le chemin de l’émigration. Nous lançons un cri et nous réitérons la demande de mettre fin à la guerre sur notre terre et à soutenir les bases de la stabilité dans toute la région.

8. Nos bienaimés. En ce moment où l’on tue au nom de Dieu, nous sommes appelés à discerner que « la charité est plus forte que la mort ». Tuer au nom de Dieu c’est porter préjudice à Dieu. Notre fidélité à notre Christ qui dit « bienheureux ceux qui agissent pour la paix, ils seront appelés enfants de Dieu », nous oblige à devenir des messagers de paix dans ce Levant. Notre rôle consiste à faire face à toute pensée ou idéologie qui élève au rang du sacré la violence, le massacre et la vengeance. Notre foi en Dieu ne peut se manifester qu’en charité et paix envers l’humanité, la protection de notre terre et de nos Églises dans le cadre de la liberté des enfants de Dieu dont l’une des ses plus simples fondements est le respect de la diversité et de la différence.

9. De cette église Al Maryamiyah, nous invoquons la Mère de Dieu, notre mère dont l’intercession est chaude auprès du Sauveur, de nous sauver et de sauver nos patries des difficultés environnantes, de nous accorder la force pour être à son image, des personnes qui témoignent pour le Christ dans la nuit de ce monde. Que Dieu vous accorde la bénédiction et la force pour demeurer Ses témoins dans cette région. Votre vocation consiste à entre « le sel du monde » et « la petite levure dans le pain ». Ne négligez pas cette invitation pour la délivrance du monde. Soyez sûrs qu’en vous, l’Évangile du Christ restera effectif dans l’Église d’Antioche.

Source : Il Sismographo (11 juin). Traduction en français de la Nonciature apostolique à Damas.

Communiqué des Patriarches des Églises d’Antioche (Document) / L'analyse de "L'Orient , le jour":Le sommet œcuménique de Damas, nouveau dans la forme, conventionnel sur le fond.

C'est moins la teneur du message final du sommet œcuménique qui s'est tenu à Damas que le lieu depuis lequel il a été lancé qui a constitué sa grande nouveauté ; et qui a frappé les imaginations. Dans une Syrie dont le régime a le dos au mur, le cri des patriarches orthodoxes et catholiques se réclamant d'Antioche se voulait d'encouragement à une population chrétienne – et musulmane – inquiète, désorientée, tentée par le départ. Même si, sur le fond, il y a quelque chose dans ce message de trop conventionnel qui semble ne plus correspondre à la réalité.

Réunis au siège de l'archevêché grec-orthodoxe, les patriarches ont plaidé, dans leur communiqué final, « en faveur d'un règlement politique de la crise syrienne ». Un règlement dont on sait qu'il se heurte à la réelle volonté d'ouverture du régime syrien sur une opposition crédible. Le message final diabolise, à raison, le jihadisme, tout en invitant la communauté internationale, dont une partie est jugée complice, à le combattre ou au moins à cesser de l'appuyer en sous-main. Il affirme qu'il est temps de lutter contre le rigorisme musulman par une saine éducation religieuse, ce qu'une vaste majorité de musulmans souhaite aussi. Il plaide pour « le pluralisme », mais on a l'impression que c'est davantage du pluralisme religieux que du pluralisme politique qu'il s'agit.

Toujours est-il que le sommet contenait quand même, dans la forme, suffisamment d'éléments de nouveauté pour faire l'actualité, d'autant que pour le tenir, il a fallu à certains, comme au patriarche maronite – mais pas seulement –, surmonter des objections. Le grand danger, en effet, était de voir le régime syrien instrumentaliser ce sommet à son avantage. Mais cette perspective n'a pu prévaloir sur le côté purement humain de la rencontre, loin du « tout politique » qui déchire le Liban.

La symbolique des cinq patriarches
Le patriarche Raï est rentré vers 18 heures à Bkerké, « satisfait de son voyage, heureux d'avoir pu insuffler un nouvel espoir à la population venue à sa rencontre », selon son entourage. La symbolique des cinq patriarches d'Antioche, l'accueil chaleureux de la population, l'apparente normalité qui a entouré les travaux ont remonté le moral de la population et l'ont aidée à sentir qu'elle n'est pas abandonnée. « Sur ce plan, le sommet a été une réussite, mais il est évident que ce qui s'est passé ne change rien aux équations politiques », souligne avec réalisme une source proche du sommet.

(Lire aussi : Raï à Damas : « La conscience du monde est morte ! »)


Voici de grandes lignes du message final publié par les patriarches Jean X Yazigi (grec-orthodoxe), Ignace Efrem II (syriaque-orthodoxe), Grégorios III (grec-catholique), Ignace Youssef III Younane (syriaque-catholique) et Béchara Raï (maronite).
Le message invite les Syriens à rester attachés à l'unité de la Syrie. Il demande au monde d'œuvrer sérieusement en faveur d'un règlement pacifique de la guerre, un règlement garantissant l'instauration de la paix, le retour des personnes enlevées et des déplacés, et « le droit des Syriens de déterminer librement leur propre avenir loin de toute ingérence étrangère ». Les noms des évêques Boulos Yazigi et Youhanna Ibrahim, ainsi que celui du prêtre Jacques Mourad n'ont pas été oubliés de la liste des personnes enlevées dont la cause demeure vivante.

Allégeance exclusive au Liban
Le message invite par ailleurs les Libanais à faire allégeance exclusive au Liban et réclame aux responsables une action sincère pour l'élection d'un président de la République.
Il déplore par ailleurs les « guerres successives » qui ont dévasté l'Irak, et « les projets racistes et confessionnels étrangers à notre culture » qui en ont déraciné la population.
Il rappelle aussi que la cause de la Palestine demeure axiale pour le monde arabe et dénonce « les deux poids, deux mesures » utilisés par la communauté internationale pour en juger, ainsi que les « guerres marginales » inventées par Israël pour continuer à occuper tranquillement un territoire spolié.

Tout en invitant à de meilleures relations avec les musulmans, le communiqué, à la demande du patriarche Raï, a refusé de verser dans la rhétorique majorité/minorité, partant du fait que les chrétiens sont enracinés au Moyen-Orient depuis deux mille ans. « La terre est identité, et combien plus si elle est terre du Christ et de ses disciples », a dit avec beaucoup de force le communiqué. « Nous ne condamnons pas ceux qui choisissent de partir, mais nous rappelons aux chrétiens que la fermeté dans la foi vient souvent à travers beaucoup de tribulations », dira encore le texte.

(Source: L'Orient LE JOUR, article de Fady NOUN le 9 VI 2015)

Communiqué des Patriarches des Églises d’Antioche (Document) / L'analyse de "L'Orient , le jour":Le sommet œcuménique de Damas, nouveau dans la forme, conventionnel sur le fond.
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14 juin 2015 7 14 /06 /juin /2015 05:23
L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES

(Source: "Sagesse Orthodoxe)

La société civile dans laquelle nous sommes appelés à vivre se montre particulièrement réactionnaire en cequi concerne le mystère de la vie. Elle tend à remettre en question la position généreuse de la foi chrétienne en faveur de l’enfant et de la femme. Dès les premiers siècles les écrivains chrétiens ont pris position pour la protection de l’embryon. C’est ce que montre L’embryon au IIème siècle de Philippe Caspar (Paris, 2002).

On attribue quelquefois à saint Grégoire de Nysse le postulat selon lequel, si l’homme est composé d’une âme et d’un corps, ces deux éléments commencent nécessairement à exister au même moment. « Or ce principe remonte non pas au Cappadocien, mais beaucoup plus avant dans le temps, à Tertullien et, à travers ce dernier, aux apologistes. C’est en effet Tertullien qui le premier a proposé une définition philosophique symétrique de la conception et de la mort : » … c’est à partir du dernier instant de la vie qu’il faut réfléchir sur le premier : si la mort ne peut être définie que comme la disjonction du corps et de l’âme, le contraire de la mort, la vie, n’aura d’autre définition que la jonction du corps et de l’âme… : l’une et l’autre substances viennent à la vie en même temps »… Dès son accession à l’expression philosophique, le message chrétien a senti le besoin de dire sa spécificité sur la question de l’embryon. » (p. 98).

Selon Tertullien, les substances de l’âme et du corps sont conçues en même temps : « C’est en même temps que toutes deux sont conçues, achevées, menées à leur perfection, voilà ce que nous affirmons » (De Anima, XXVII, 1).

« …l’ensemble des Pères défendra une coexistence originaire des deux principes dès la conception… les apologistes inaugurent une véritable tradition en matière de statut de l’embryon humain. Sur le plan théologique, la question du statut de l’embryon humain est articulée dès Justin à des problèmes de dogmatique. Le premier lien qui s’établit est celui entre embryologie et eschatologie. À vrai dire, il était déjà présent dans certains textes de l’Ancien Testament, dans les Évangiles, dans le Talmud et chez Paul. Avec Justin, il devient le lieu de développements proprement métaphysiques. La réalité du surgissement d’un être parfaitement constitué à partir d’une goutte de semence – c’est le mystère du développement embryonnaire – sert de paradigme pour penser la foi en la résurrection corporelle » (p.156).

Révolutionnaire par rapport aux pratiques inhumaines de la société païenne, la pensée chrétienne concernant le statut de l’embryon s’est développée dans la tradition patristique, notamment chez saint Maxime le Confesseur (cf. Jean-Claude Larchet, Pour une éthique de la procréation, Paris, 1998, p. 110). Lire aussi la thèse soutenue par Père Jean Boboc sur ce sujet et ses conséquences pour les débats contemporains.

L’EMBRYON ET LES CHRÉTIENS DES PREMIERS SIÈCLES
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