Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 05:09

Heureuse Journée du Dimanche des Hosanna !, Heureuse entrée en Semaine Sainte, Heureuse montée vers Pâques !

Comme tous les ans, Retraite de Semaine Sainte des Rameaux (25 Mars) au Dimanche de Pâques (1er Avril).

Résultat de recherche d'images pour "Icônes du Jeudi Saint"

*Le Jeudi Saint (29 Mars), je serai à Nantespendant que Abouna Isaac et Syméon assumerons la desserte au Monastère.

-A Nantes,Messe à 18h.

(Les fidèles qui désireraient venir au Monastère pour les Vendredis, Samedi Saints et le Dimanche de Pâques peuvent s'organiser entre eux sur Nantes ou venir avec moi en s'inscrivant s'inscrire au 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées) ou par courriel:asstradsyrfr@laposte.net)

Résultat de recherche d'images pour "Icônes du Jeudi Saint"



-------
This Sunday March 25th is Hosanna Sunday (had'bshabo d'Oosha`né) according to the Liturgical Calendar of the Malankara Syrian Orthodox Church .

On the Sunday before Easter (Qymtho), the Church commemorates the triumphant entry of Christ into Jerusalem riding on a colt. The service commences with a procession in the church with the clergy, dressed in their vestments, carrying olive & palm branches, this is followed by the blessing of the palm leaves & finally blessing of the Holy Sanctuary.

Blessed is the one who comes in the name of the Lord!
Brikh detho bashme dMoryo!

The Holy Bible Readings from the Church Lectionary:

Evening:
St. Luke 19:28-40

Midnight:
Matthew 21:1-22

Morning:
St. Mark 11:1-26

Before Holy Qurbono:
Genesis 49:8-15
Leviticus 23:33-39
Job 26:1-14
II Samuel 6:1-7
Judges 9:7-15
Proverbs 1:20-33 16:13-25
Joel 3:16-21
Daniel 3:7-11 
Micah 4:1-5
I Kings 8:1-6 
Zephaniah 3:9 -20
Jeremiah 30:18-22
Hosea 8:14-9:7
Isaiah 52:7-12

Holy Qurbono:
I John 2:7-17 
Romans 11:13-24
St. John 12:12-19

For Procession (at the Western Entrance):
St. Luke 19:28-40

For the Blessing of the Palm leaves:
Genesis 49:8-12
Zechariah 9:9-12
Isaiah 51:9-11
I John 2:7-15
Romans 11:13-24
St. Mark

Tone of the Day: 7
_____

Prière pour le dimanche des Rameaux :

Prendre un rameau
est une invitation adressée au Christ :
« viens, Tu peux franchir
les portes de la ville.
Ce que Tu dis et ce que Tu fais,
je le mets dans ma vie,
car je crois que Tu es Dieu
venu m’inviter à être heureux. »

Prendre un rameau,
c’est prendre la décision
de sortir à la suite de Jésus…
C’est une démarche libre.
c’est un geste de croyant.
Un choix.

Venir chercher un rameau,
le prendre, le tenir en main
et le garder bien en vue à la maison,
c’est décider
d’ouvrir la porte à l’Evangile
et d’accueillir Dieu
par des gestes concrets
à l’égard de nos frères.
Chaque jour.

(Charles Singer)

 

Omnes : Glória, laus…        Gloire, louange… Chorus : Hi tibi passúro solvébant múnia laudis : Nos tibi regnánti pángimus ecce melos.        Avant votre Passion ce peuple vous paya son tribut de louange :        nous, nous vous adressons ces hymnes à vous qui régnez dans les cieux. Omnes : Glória, laus…        Gloire, louange… Chorus : Hi placuére tibi, pláceat devótio nostra : Rex bone, Rex clemens, cui bona cuncta placent.        Leurs vœux furent agréés ; que notre dévotion le soit aussi,        Roi de bonté. Roi de clémence, à qui tout ce qui est bon plaît toujours. Omnes : Glória, laus…        Gloire, louange…

PROCHAIN STAGE

 

D'ICONOGRAPHIE

 

 

 

EN PREMIÈRE SEMAINE DU MOIS DE

 

 

 

MAI 2018

 

(Du 1er au 8 Mai.Conférence du Pr Sadek le 6 Mai) , 

au Monastère Syro-Orthodoxe francophone

 

par Armia Chef d’atelier au Patriarcat Copte

 

Orthodoxe d'Alexandrie (Sous la supervision et avec

 

conférence du Pr Sadek A ) 

 

 

INSCRIVEZ-VOUS RAPIDEMENT

 

Adresse ci-dessous:

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie,

Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

UN EXEMPLE CHRISTIQUE EST OFFERT A LA FRANCE EN CE DÉBUT DE SEMAINE SAINTE

Le visage d’Arnaud Beltrame nous est devenu familier depuis que ce lieutenant-colonel de gendarmerie de 44 ans a proposé de se substituer aux otages retenus dans le Super U de Trèbes par le terroriste Radouane Lakdim, vendredi 23 mars 2018. Essuyant le tir de 4 balles de l’assaillant, le « Héros de Trèbes » est resté entre la vie et la mort durant de longues heures. Il est malheureusement décédé à l’hôpital dans la nuit qui a suivi l’attaque.

Les hommages se multiplient décrivant un homme sain, sportif, calme et discret. Arnaud Beltrame était aussi un catholique fervent, converti à l’âge de 33 ans, devenu proche du père Jean-Baptiste, moine à l’abbaye de Lagrasse, où il participait régulièrement aux messes, aux offices et aux enseignements. Dans une émouvante publication sur Facebook, le père Jean-Baptiste a rendu hommage à celui qui était devenu un ami. Il y évoque leur rencontre, la préparation de la cérémonie religieuse de son mariage avec Marielle qui était prévue pour le 9 juin prochain, et y dresse le portrait d’un chrétien qui, au moment de se livrer « à la place d’otages, est probablement animé avec passion de son héroïsme d’officier, car pour lui, être gendarme voulait dire protéger ». Pour l’homme d’Église, la foi d’Arnaud a également été déterminante lors de son sacrifice. Il savait « le risque inouï » qu’il prenait.

« Je crois que seule une foi chrétienne animée par la charité pouvait lui demander ce sacrifice surhumain. »

 

LA TOUTE SAINTE

par Vladimir Lossky

La Grande Panaghia
(Russie, vers 1224)

 

LA THÉOTOKOS

L’Église orthodoxe n’a pas fait de la mariologie un thème dogmatique indépendant : elle reste inhérente à l’ensemble de l’enseignement chrétien, comme un leitmotiv anthropologique. Fondé sur la christologie, le dogme de la Mère de Dieu reçoit un fort accent pneumatologique et, par la double économie du Fils et de l’Esprit Saint, se trouve indissolublement lié à la réalité ecclésiologique.

À vrai dire, s’il fallait parler de la Mère de Dieu en se fondant exclusivement sur les données dogmatiques au sens le plus strict de ce mot, c’est-à-dire sur les définitions des conciles, nous ne trouverions, tout compte fait, que le nom de Théotokos, par lequel l’Église a confirmé solennellement la maternité divine de la Vierge (le terme de " Toujours-Vierge " (aei parthenos), que l’on trouve dans les actes conciliaires à partir du Ve Concile, n’a’ pas été spécialement explicité par les Conciles qui l’ont utilisé).

Le thème dogmatique de la Théotokos, affirmé contre les nestoriens, est avant tout christologique : ce qu’on défend ici contre ceux qui nient la maternité divine est l’unité hypostatique du Fils de Dieu devenu Fils de l’Homme. C’est donc la christologie qui est visée directement. Mais en même temps, indirectement, la dévotion de l’Église envers celle qui enfanta Dieu selon la chair trouve une confirmation dogmatique, de sorte que tous ceux qui s’élèvent contre l’épithète de Théotokos, tous ceux qui refusent à Marie cette qualité que lui prête la piété, ne sont pas de vrais chrétiens, car ils s’opposent par là au dogme de l’Incarnation du Verbe. Ceci devrait montrer le lien étroit qui unit le dogme et le culte, inséparables dans la conscience de l’Église.

Pourtant, nous connaissons des cas où les chrétiens, tout en reconnaissant la maternité divine de la Vierge pour des raisons purement christologiques, s’abstiennent, pour les mêmes raisons, de toute dévotion particulière à la Mère de Dieu, ne voulant connaître d’autre Médiateur entre Dieu et les Hommes que le Dieu-Homme, Jésus Christ. Cette constatation est suffisante pour nous mettre en présence d’un fait indéniable : le dogme christologique de la Théotokos, pris in abstracto, en dehors du lien vivant avec la dévotion que l’Église a voué à la Mère de Dieu, ne saurait suffire pour justifier la place unique – au-dessus de tout autre être créé – réservée à la Reine du Ciel, à laquelle la liturgie orthodoxe prête " la gloire qui convient à Dieu " (theopretis doxa). Donc il est impossible de séparer les données strictement dogmatiques et celles de la dévotion dans un exposé théologique sur la Mère de Dieu. Ici le dogme devra éclaircir la vie, en la mettant en rapport avec les vérités fondamentales de notre foi, tandis qu’elle alimentera le dogme par l’expérience vivante de l’Église.

Nous faisons la même constatation en nous reportant aux données scripturaires. Si nous voulions considérer les témoignages des Écritures en faisant abstraction de la dévotion de l’Église envers la Mère de Dieu, nous serions réduits à quelques passages du Nouveau Testament relatifs à Marie, la Mère de Jésus, avec une seule référence directe à l’Ancien Testament, la prophétie d’Isaïe sur la naissance virginale du Messie. Par contre, si nous considérons les Écritures à travers cette dévotion ou, pour dire enfin le mot exact, dans la Tradition de l’Église, les livres sacrés de l’Ancien et du Nouveau Testament nous fourniront des textes innombrables que l’Église utilise pour glorifier la Mère de Dieu.

Quelques passages des Évangiles, considérés avec les yeux de l’extérieur, en dehors de la Tradition de l’Église, semblent contredire d’une manière flagrante cette glorification extrême, cette vénération qui n’a pas de limites. Citons deux exemples. Le Christ en rendant témoignage à saint Jean-Baptiste, l’appelle le plus grand de ceux qui sont nés de femmes (Mt 11, 11 ; Lc, 7, 28). C’est donc à lui, et non à Marie, que conviendrait la première place parmi les êtres humains. En effet, nous trouvons le Baptiste avec la Mère de Dieu, aux côtés du Seigneur, sur les icônes byzantines de la déisis. Cependant, il faut remarquer que jamais l’Église n’a exalté saint Jean le Précurseur au-dessus des séraphins, ni placé son icône au même rang que celle du Christ, des deux côtés de l’autel, comme elle fait pour l’icône de la Mère de Dieu.

Un autre passage de l’Évangile nous montre le Christ s’opposant publiquement à la glorification de sa Mère. En effet, à l’exclamation d’une femme dans la foule : Heureux le sein qui t’a porté et les mamelles qui t’ont allaité ! il répond : Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent (Lc 11, 27-28). Cependant, c’est justement ce passage de saint Luc, qui semble rabaisser le fait de la maternité divine de la Vierge devant la qualité de ceux qui reçoivent et gardent la Révélation, c’est ce texte de l’Évangile qui est lu solennellement lors des fêtes de la Mère de Dieu, comme si, sous une forme apparemment négative, il renfermait une glorification d’autant plus grande.

LA MÈRE DE DIEU ET LA TRADITION

Nous nous trouvons de nouveau devant l’impossibilité de séparer le dogme et la vie de l’Église, l’Ecriture et la Tradition. Le dogme christologique nous oblige à reconnaître la maternité divine de la Vierge. Le témoignage scripturaire nous apprend que la gloire de la Mère de Dieu ne réside pas uniquement dans une maternité corporelle, dans le fait d’avoir enfanté et nourri le Verbe incarné. Enfin, la Tradition de l’Église – mémoire sacrée de ceux " qui entendent et gardent " les paroles de la Révélation – donne à l’Église cette assurance avec laquelle elle exalte la Mère de Dieu, en lui prêtant une gloire illimitée.

En dehors de la Tradition de l’Église, la théologie restera muette à ce sujet et ne saura justifier cette gloire étonnante. C’est pourquoi les communautés chrétiennes qui rejettent toute notion de la Tradition resteront aussi étrangères au culte de la Mère de Dieu.

Le lien étroit qui unit tout ce qui concerne la Mère de Dieu à la Tradition n’est pas dû uniquement au fait que des événements de sa vie terrestre – tels que sa Nativité, sa Présentation au temple et son Assomption, fêtées par l’Église –, ne sont pas mentionnées dans les Écritures. Si l’Évangile fait silence sur ces faits, dont l’amplification poétique est due à des sources apocryphes parfois assez tardives, le thème fondamental qu’ils signalent appartient au mystère de notre foi et reste inaliénable pour la conscience de l’Église. En effet, la notion de Tradition est plus riche qu’on ne le pense habituellement. La Tradition ne consiste pas seulement dans la transmission orale de faits susceptibles de compléter la narration des Écritures. Elle est le complément des Écritures et, avant tout, l’accomplissement de l’Ancien Testament dans le Nouveau, dont l’Église se rend consciente. C’est elle qui confère la compréhension du sens de la Vérité révélée (Lc 24-25), non seulement ce qu’il faut recevoir, mais aussi et surtout comment il faut recevoir et garder ce qu’on entend. Dans ce sens général, la Tradition implique une opération incessante de l’Esprit Saint qui ne peut avoir son plein épanouissement et porter ses fruits que dans l’Église, après la Pentecôte. Ce n’est que dans l’Église que nous nous trouvons aptes à découvrir la connexion intime des textes sacrés qui fait des Écritures – de l’Ancien et du Nouveau Testament – le corps unique et vivant de la Vérité, où le Christ est présent dans chaque parole. Ce n’est que dans l’Église que la semence de la parole ne reste pas stérile, mais porte son fruit, et cette fructification de la Vérité, aussi bien que la faculté de la faire fructifier, s’appelle Tradition. La dévotion illimitée de l’Église envers la Mère de Dieu qui, aux yeux de l’extérieur, peut paraître en contradiction avec les données scripturaires, s’est épanouie dans la Tradition de l’Église ; c’est le fruit le plus précieux de la Tradition.

Ce n’est pas seulement le fruit, c’est aussi le germe et la tige de la Tradition. En effet, on peut découvrir un rapport concret entre la personne de la Mère de Dieu et ce que nous appelons la Tradition de l’Église. Tâchons, en établissant ce rapport, d’entrevoir la gloire de la Mère de Dieu sous le silence apparent des Écritures. C’est l’examen des textes, dans leur connexion interne, qui nous guidera dans ce sens.

LA MÈRE DE DIEU DANS L’ÉCRITURE

Saint Luc, dans un passage parallèle à celui que nous avons cité, nous montre le Christ renonçant à voir sa Mère et ses frères, en déclarant : Ma Mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui l’accomplissent (Lc 8, 19-21). Le contexte de ces paroles est évident : d’après saint Luc, au moment où la Mère de Dieu voulait voir son Fils, il venait d’exposer la parabole du Semeur (chez saint Mathieu (13, 23) et saint Marc (4, 1-20), la parabole du Semeur suit immédiatement l’épisode avec la Mère et les frères du Seigneur. Le lien aussi est évident) : La semence tombée sur la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, la gardent dans un cœur bon et pur et portent leur fruit en silenceQue celui qui a les oreilles pour entendre, entende (Lc 8, 15). Et plus loin : Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez, car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il croit avoir (18). Or, c’est justement cette faculté d’entendre et de garder dans un coeur pur et bon les paroles concernant le Christ, faculté que par ailleurs (Lc 11, 28) le Christ avait exalté au-dessus du fait de la maternité corporelle, qui n’est attribuée par l’Évangile à personne d’autre qu’à la Mère du Seigneur. Saint Luc le note avec une sorte d’insistance, à deux reprises, dans le récit de l’enfance du Christ : Et Marie conservait toutes ces paroles, en les rassemblant dans son coeur (2, 19 et 51). Celle qui enfanta Dieu selon la chair gardait dans sa mémoire tous les témoignages sur la divinité de son Fils. On pourrait dire que nous avons là déjà une expression personnifiée de la tradition de l’Église, avant l’Église, si saint Luc n’avait pas spécifié que Marie et Joseph n’ont pas compris les paroles de l’Enfant qui devait être dans ce qui appartenait à son Père (2, 49-50). Donc les paroles que la Mère de Dieu gardait fidèlement dans son cœur n’ont pas encore été pleinement actualisées dans sa conscience.

Avant la consommation de l’œuvre du Christ, avant la Pentecôte, avant l’Église, même celle sur laquelle l’Esprit Saint est descendu pour la rendre apte à servir à l’Incarnation du Verbe, n’a pas encore atteint la plénitude que sa personne était appelée à réaliser. Néanmoins, le rapprochement est déjà possible entre la Mère de Dieu gardant et rassemblant les paroles prophétiques et l’Église, gardienne de la Tradition. C’est le germe de la même réalité. Seule l’Église, complément de l’humanité du Christ, pourra garder la plénitude de la Révélation qui, si elle avait été consignée par écrit, ne saurait être contenue par l’univers entier (cf. Jn 21, 25).

Seule la Mère de Dieu, celle qui fut élue pour porter Dieu dans son sein, pourra réaliser pleinement dans sa conscience tout ce que comportait le fait de l’Incarnation du Verbe, qui fut aussi le fait de sa maternité divine. Les paroles du Christ qui semblent si dures pour sa Mère, exaltent cette qualité qu’elle a en commun avec les fils de l’Église. Mais tandis que ces derniers, en gardant la Tradition, ne pourront se rendre conscients de la Vérité et la faire fructifier que dans une mesure plus ou moins grande, la Mère de Dieu, en vertu du rapport unique dans lequel sa personne se trouve vis-à-vis de Dieu qu’elle peut appeler son Fils, pourra s’élever dès ici-bas jusqu’à la conscience totale de tout ce que l’Esprit Saint communique à l’Église, réalisant dans sa personne cette plénitude. Or, cette conscience plénière de la Divinité, cette acquisition de la plénitude de la grâce, propre au siècle futur, ne peut avoir lieu que dans un être déifié. Ceci nous pose devant une nouvelle question, à laquelle nous tâcherons de répondre pour mieux comprendre le caractère particulier de la dévotion de l’Église orthodoxe à la Souveraine des Cieux.

Le Christ, en rendant témoignage à saint Jean Baptiste, l’appelle le plus grand parmi ceux qui sont nés de femmes (Mt 11, 11 ; Lc, 7, 28) ; mais il ajoute : Le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui. Ici la sainteté de l’Ancien Testament est comparée à celle qui pourra se réaliser après l’accomplissement de l’œuvre rédemptrice du Christ, lorsque " la promesse du Père " (Ac 1, 4) – la descente de l’Esprit Saint, comblera l’Église de la plénitude de la grâce déifiante. Saint Jean, " plus qu’un prophète ", car il baptisa le Seigneur et vit le ciel ouvert et l’Esprit Saint descendant sur le Fils de l’Homme sous la forme d’une colombe, est mort sans avoir reçu la promesse, comme tous ceux, qui reçurent un bon témoignage dans la foidont l’univers entier n’était pas digne mais qui, selon le plan divin, ne pourront parvenir à leur perfection finale sans nous (Hé, 11, 38-40), c’est-à-dire sans l’Église du Christ. Ce n’est que par l’Église que la sainteté de l’Ancien Testament pourra recevoir son accomplissement dans le siècle futur, cette perfection qui demeurait fermée, inaccessible pour l’humanité avant le Christ.

Incontestablement, celle qui fut élue pour être la Mère de Dieu a représenté le sommet de la sainteté de l’Ancien Testament. Si saint Jean Baptiste fut appelé le plus grand avant le Christ, c’est que la grandeur de la Toute Sainte appartenait, non seulement à l’Ancien Testament, où elle demeurait cachée, non apparente, mais aussi à l’Église, où elle se réalisa dans sa plénitude et se manifesta pour être glorifiée par toutes les générations (Lc 1, 48). La personne de saint Jean reste dans l’Ancien Testament, celle de la Très Sainte Vierge passe de l’Ancien au Nouveau et cette transition, dans la personne de la Mère de Dieu, nous fait comprendre combien l’un est " l’accomplissement " de l’autre.

L’Ancien Testament n’est pas uniquement une série de préfigurations du Christ, qui deviennent déchiffrables après la Bonne Nouvelle. Il est, avant tout, l’histoire de la préparation de l’humanité à la venue du Christ, où la liberté humaine se trouve constamment mise à l’épreuve par la volonté de Dieu.

L’obéissance de Noé, le sacrifice d’Abraham, l’exode du peuple de Dieu conduit par Moïse à travers le désert, la Loi, les prophètes, une suite d’élections divines, où les êtres humains tantôt restent fidèles à la promesse, tantôt défaillent et subissent des châtiments (captivité, destruction du premier temple), toute la tradition sacrée des Juifs est l’histoire d’un acheminement lent et laborieux de l’humanité déchue vers la " plénitude des temps ", lorsque l’ange sera envoyé pour annoncer à la Vierge élue l’Incarnation de Dieu et recueillir de ses lèvres l’assentiment humain pour que le divin plan du salut s’accomplisse. Aussi, selon la parole de saint Jean Damascène, le " nom de la Mère de Dieu contient toute l’histoire de l’économie divine dans ce monde " (De fide ort. III).

Cette économie divine préparant les conditions humaines pour l’Incarnation du Fils de Dieu n’est pas unilatérale : ce n’est pas une volonté divine faisant table rase de l’histoire de l’humanité. Dans son économie salutaire, la Sagesse de Dieu se conforme aux fluctuations des volontés humaines, aux réponse-, humaines à l’appel divin. C’est ainsi qu’elle édifie à travers les générations des justes de l’Ancien Testament sa maison, la nature très pure de la Sainte Vierge, par laquelle le Verbe de Dieu deviendra connaturel à nous. La réponse de Marie à l’annonce faite par l’archange : Voici la servante de Dieu, qu’il me soit fait selon ta parole (Lc 1, 38), résout la tragédie de l’humanité déchue. Tout ce que Dieu exigeait de la liberté humaine après la chute est accompli. À présent l’oeuvre de la Rédemption que le Verbe incarné seul pourra effectuer, peut avoir lieu. Nicolas Cabasilas disait dans son homélie sur l’Annonciation : " L’Incarnation fut non seulement l’oeuvre du Père, de sa Vertu et de son Esprit, mais aussi l’oeuvre de la volonté et de la foi de la Vierge. Sans le consentement de l’Immaculée, sans le concours de la foi, ce dessein était aussi irréalisable que sans l’intervention des trois Personnes divines elles-mêmes. Ce n’est qu’après l’avoir instruite et persuadée, que Dieu la prend pour Mère et lui emprunte la chair qu’elle veut bien lui prêter. De même qu’il s’incarnait volontairement, de même voulait-il que sa Mère l’enfantât librement, et de son plein gré " (éd. Jugie, Patr. orient. XIX, 2).

 

LES DEUX VIERGES

À partir de saint Justin et de saint Irénée, les Pères ont souvent opposé les " deux Vierges " – Ève et Marie. Par la désobéissance de la première la mort est entrée dans l’humanité, par l’obéissance de l’" Ève seconde ", l’Auteur de la vie se fit homme et entra dans la descendance d’Adam. Mais entre les deux il y a toute l’histoire de l’Ancien Testament, le passé dont on ne peut séparer celle qui est devenue la Mère de Dieu. Si elle fut élue pour accomplir ce rôle unique dans l’oeuvre de l’Incarnation, cette élection suit, tout en la terminant, toutes celles des élus qui l’ont préparée. Ce n’est pas en vain que l’Église orthodoxe, dans ses textes liturgiques, appelle David " l’ancêtre de Dieu " et parle en mêmes termes de Joachim et Anne : " saints et justes ancêtres de Dieu ". Le dogme catholique romain sur l’Immaculée Conception semble briser cette succession ininterrompue de la sainteté de l’Ancien Testament, sainteté qui trouve son accomplissement au moment de l’Annonciation, lorsque l’Esprit Saint descendu sur la Vierge la rendit apte à recevoir dans son sein le Verbe du Père. L’Église orthodoxe n’admet pas cette exclusion de la Sainte Vierge du reste de l’humanité déchue, ce " privilège " faisant d’elle un être racheté avant l’oeuvre rédemptrice, en vue du mérite futur de son Fils. Ce n’est pas en vertu d’un privilège qu’elle aurait reçu au moment de sa conception par ses parents que nous vénérons la Mère de Dieu au-dessus de toute créature. Elle était sainte et pure de tout péché dès le sein de sa mère, – et cependant cette sainteté ne la plaçait pas encore en dehors du reste de l’humanité d’avant le Christ. Elle n’était pas, au moment de l’Annonciation, dans un état analogue à celui d’Ève avant le péché. La première Ève qui devint " la mère des vivants ", prêta l’oreille aux paroles du séducteur dans l’état paradisiaque, celui de l’humanité innocente. La deuxième Ève, élue pour devenir la Mère de Dieu, entendit la parole angélique dans l’état de l’humanité déchue. C’est pourquoi cette élection unique ne la sépara pas du reste de l’humanité, de tous ses ancêtres et frères humains, saints ou pécheurs, dont elle a représenté ce qu’ils avaient de meilleur.

Comme les autres hommes, comme saint Jean Baptiste, dont l’Église fête également la conception et la nativité, – la Sainte Vierge est née sous la loi du péché originel, portant avec tous la même responsabilité commune de la chute. Mais le péché n’a jamais pu s’actualiser dans sa personne ; l’hérédité peccamineuse de la chute n’avait pas d’emprise sur sa volonté droite. Elle représente le comble de la sainteté qui ait jamais pu être atteinte avant le Christ, dans les conditions de l’Ancien Testament, par quelqu’un de la descendance d’Adam. Elle a été sans péché sous la domination universelle du péché, pure de toute séduction dans l’humanité asservie au prince de ce monde. Non pas placée au-dessus de l’histoire humaine, pour servir au dessein particulier de Dieu, mais réalisant sa vocation unique dans l’enchaînement de l’histoire, dans la destinée commune des hommes attendant leur salut.

Et pourtant, si dans la personne de la Mère de Dieu nous voyons le sommet de la sainteté de l’Ancien Testament, ce n’est pas encore la limite de sa sainteté à elle, car elle dépassera également les sommets les plus hauts de l’Alliance Nouvelle, en réalisant la sainteté la plus grande à laquelle l’Église peut atteindre.

La première Ève fut prise d’Adam : c’est une personne qui, au moment de sa création par Dieu, emprunte la nature d’Adam, pour lui servir de complément. Nous trouvons un rapport inverse dans le cas de la Nouvelle Ève : c’est par elle que le Fils de Dieu devient " le Dernier Adam ", en lui empruntant la nature humaine. Adam fut avant Ève, le Dernier Adam après la Nouvelle Ève. Cependant, on ne peut pas dire que l’humanité assumée par le Christ dans le sein de la Sainte Vierge soit un complément de l’humanité de sa Mère. En effet, c’est l’humanité d’une Personne divine, de l’Homme céleste (1 Co 15, 47-48). Celle de la Mère de Dieu appartient à une personne créée qui est issue de l’" homme terrestre ". Ce n’est pas la Mère de Dieu, c’est son Fils qui est le Chef de l’humanité nouvelle, Chef de l’Église qui est son corps (Ép 1, 22-23) – complément de son humanité. Donc, c’est par son Fils, dans son Église que la Mère de Dieu pourra atteindre la perfection réservée à ceux qui doivent porter l’image de l’homme céleste (1 Co, 15, 49).

LA MÈRE DE DIEU ET L’ÉGLISE

Nous avons fait déjà un rapprochement entre la personne de la Mère de Dieu et l’Église, en parlant de la Tradition qu’elle personnifiait, pour ainsi dire, avant 1’Église. Celle qui enfanta Dieu selon la chair gardait aussi dans son cœur toutes les paroles révélant la divinité de son Fils. C’est un témoignage sur la vie spirituelle de la Mère de Dieu. Saint Luc nous la montre non seulement comme un instrument ayant volontairement servi à l’Incarnation, mais comme une personne qui tend à parachever dans sa conscience le fait de sa maternité divine. Après avoir prêté sa nature humaine au Fils de Dieu, elle cherche à recevoir par lui ce qu’elle ne possède pas encore en commun avec lui – la participation à la Divinité. C’est dans son Fils que la Divinité habite corporellement (Col 2, 9). Le lien naturel qui la lie au Dieu-Homme n’a pas encore conféré à la personne de la Mère de Dieu l’état d’une créature déifiée, malgré la descente de l’Esprit Saint au jour de l’Annonciation qui la rendit apte à accomplir son rôle unique. Dans ce sens, la Mère de Dieu, avant l’Église, avant la Pentecôte, se rattache encore à l’humanité de l’Ancien Testament, à ceux qui attendent la promesse du Pèrele baptême de l’Esprit Saint (Ac 1, 4-5).

La Tradition nous montre la Mère de Dieu au milieu des disciples le jour de la Pentecôte, recevant avec eux l’Esprit Saint communiqué à chacun dans une langue de feu. Ceci s’accorde avec les témoignages des Actes : les Apôtres, après l’Ascension, restaient unanimement en prière avec quelques femmes et Marie, Mère de Jésus, et ses frères (1, 14). Ils étaient tous unanimement ensemble au jour de la Pentecôte (2, 1). Avec l’Église, la Mère de Dieu a reçu la dernière condition qui lui manquait pour pouvoir croître en l’homme parfait, en la mesure de la pleine stature du Christ (Ép 4, 13). Celle qui, par l’Esprit Saint, reçut dans ses entrailles la Personne divine du Fils, reçoit à présent l’Esprit Saint envoyé par le Fils.

VOCATION ET SANCTIFICATION

On peut comparer, dans un certain sens, ces deux descentes de l’Esprit Saint sur la Sainte Vierge avec les deux communications de l’Esprit aux apôtres : au soir de la Résurrection et au jour de la Pentecôte. La première leur conféra le pouvoir de lier et de délier, une fonction indépendante de leurs qualités subjectives, due uniquement à une détermination divine qui les établit pour remplir ce rôle dans l’Église. La seconde donna à chacun d’entre eux la possibilité de réaliser sa sainteté personnelle, ce qui dépendra toujours des conditions subjectives. Pourtant, les deux communications de l’Esprit Saint – fonctionnelle et personnelle, se complètent mutuellement, comme on peut le voir dans le cas des apôtres et de leurs successeurs : on ne peut bien remplir sa fonction dans l’Église, si l’on ne s’efforce pas d’acquérir la sainteté ; et, d’autre part, il est difficile d’atteindre la sainteté en négligeant la fonction dans laquelle on a été établi par Dieu. Les deux doivent coïncider de plus en plus au cours de la vie : la fonction devient, normalement, une voie sur laquelle on acquiert la sainteté personnelle, en s’oubliant soi-même.

On peut voir quelque chose d’analogue dans le cas, par ailleurs unique, de la Mère de Dieu : la fonction objective de la maternité divine, dans laquelle elle fut établie le jour de l’Annonciation, sera aussi la voie subjective de sa sanctification. Elle réalisera dans sa conscience et dans toute sa vie personnelle le fait d’avoir porté dans son sein et nourri Dieu le Fils. C’est ici que les paroles du Christ qui semblaient rabaisser sa Mère devant l’Église (Lc 11, 28) reçoivent leur sens de louange suprême : bienheureuse celle qui non seulement fut la Mère de Dieu, mais réalisa aussi dans sa personne le degré de sainteté correspondant à cette fonction unique. La personne de la Mère de Dieu est exaltée plus que sa fonction, la consommation de sa sainteté plus que ses débuts.

La fonction de maternité divine est déjà remplie dans le passé, mais la Sainte Vierge, demeurant sur terre après l’Ascension de son Fils, ne reste pas moins la Mère de celui qui, avec son humanité glorieuse, empruntée à la Vierge, siège à la droite du Père, au-dessus de toute principauté, puissance, vertu et domination, au-dessus de tout nom qui peut être nommé non seulement dans ce siècle, mais aussi dans le siècle futur (Ép 1, 21). Quel est le degré de sainteté réalisable ici-bas qui pourra correspondre à ce rapport unique de la Mère de Dieu à son Fils, Chef de l’Église, résidant dans les cieux ? Seule la sainteté totale de l’Église, complément de l’humanité glorieuse du Christ, contenant la plénitude de la grâce déifiante que l’Esprit Saint ne cesse de lui communiquer depuis la Pentecôte. Si les membres de l’Église peuvent devenir des familiers du Christ, ses mère, frères et sœurs (Mt 12, 50), selon le degré de leur vocation accomplie, seule la Mère de Dieu par laquelle le verbe se fit chair, pourra recevoir la plénitude de la grâce, atteindre une gloire sans limites, réaliser dans sa personne toute la sainteté que l’Église peut avoir.

LA MÈRE DE DIEU ET L’ESCHATON

Le Fils de Dieu est descendu des cieux et se fit homme par la Vierge, pour que les hommes puissent s’élever vers la déification par la grâce du Saint Esprit. " Posséder par la grâce ce que Dieu a par nature " – c’est la vocation suprême des êtres créés, la fin dernière à laquelle les fils de l’Église aspirent ici-bas, dans le devenir historique de l’Église. Ce devenir est déjà consommé dans la Personne divine du Christ, Chef de l’Église ressuscité et monté au ciel. Si la Mère de Dieu a pu vraiment réaliser dans sa personne humaine et créée la sainteté qui correspondait à son rôle unique, elle ne pouvait pas ne pas atteindre ici-bas, par la grâce, tout ce que son Fils possédait en vertu de sa nature divine. Mais s’il en est ainsi, le devenir historique de l’Église et du monde est déjà consommé non seulement dans la Personne incréée du Fils de Dieu, mais aussi dans la personne créée de sa Mère. C’est pourquoi saint Grégoire Palamas appelle la Mère de Dieu " la limite du créé et de l’incréé ". À côté d’une hypostase divine incarnée, il y a une hypostase humaine déifiée.

Nous avons dit plus haut que dans la personne de la Mère de Dieu on pouvait voir la transition de la sainteté la plus grande de l’Ancien Testament vers celle de l’Église. Mais si la Toute-Sainte a consommé la sainteté de l’Église, toute sainteté possible pour un être créé, il s’agit maintenant d’une autre transition : du monde du devenir vers l’éternité du Huitième Jour, de l’Église vers le Royaume des Cieux. Cette gloire dernière de la Mère de Dieu, l’eschaton réalisé dans une personne créée avant la fin du monde, doit la placer dès à présent au delà de la mort, de la résurrection et du Jugement dernier. Elle partage la gloire de son Fils, règne avec lui, préside à ses côtés aux destinées de l’Église et du monde qui se déroulent dans le temps, intercède pour tous auprès de celui qui viendra juger les vivants et les morts.

La transition suprême, par laquelle la Mère de Dieu rejoint la gloire céleste de son Fils, est célébrée par l’Église au jour de l’Assomption : une mort qui, d’après la conviction intime de l’Église, ne pouvait pas ne pas être suivie de la résurrection et de l’ascension corporelle de la Toute-Sainte. Il est difficile de parler, non moins difficile de penser, aux mystères que l’Église garde dans le fond non apparent de sa conscience intérieure. Ici toute parole proférée paraît grossière, toute tentative de formuler semble un sacrilège. Les auteurs des écrits apocryphes ont souvent touché avec imprudence aux mystères sur lesquels l’Église a gardé un silence prudent par économie envers ceux de l’extérieur. La Mère de Dieu n’a jamais été l’objet de la prédication apostolique. Tandis que le Christ est prêché sur les toits, proclamé à la connaissance de tous dans une catéchèse s’adressant à l’univers entier, le mystère de la Mère de Dieu se révèle à l’intérieur de l’Église aux fidèles qui ont reçu la parole et tendent vers la vocation suprême de Dieu dans le Christ Jésus (Phil 3, 14). Plus qu’un objet de notre foi, c’est un fondement de notre espérance : fruit de la foi, mûri dans la Tradition.

Taisons-nous donc et n’essayons pas de dogmatiser sur la gloire suprême de la Mère de Dieu. Ne soyons pas trop loquaces avec les gnostiques qui, voulant dire plus qu’il ne fallait – plus qu’ils ne pouvaient – ont mélangé l’ivraie de leurs hérésies au froment pur de la tradition chrétienne.

Écoutons plutôt saint Basile qui définit ce qui appartient à la Tradition, en disant qu’il s’agit d’un " enseignement impubliable et ineffable, lequel fut conservé par nos pères dans un silence inaccessible à toute curiosité et indiscrétion, car ils ont été sainement instruits à protéger la sainteté du mystère par le silence. Il ne serait point convenable, en effet, de publier par écrit l’enseignement sur les objets qui ne doivent pas être présentés aux regards de ceux qui n’ont pas été initiés aux mystères. En outre, la raison d’une tradition non écrite est celle-ci : en examinant plusieurs fois de suite le contenu de ces enseignements, plusieurs risqueraient de perdre la vénération à force d’habitude. Car une chose est l’enseignement, une autre chose, la prédication. Les enseignements sont gardés en silence, les prédications sont manifestées. Une certaine obscurité dans les expressions, dont les Écritures font parfois usage, est aussi une façon de garder le silence, afin de rendre difficilement intelligible le sens des enseignements, pour l’utilité plus grande de ceux qui lisent " (Traité du Saint Esprit, XXVII).

Si l’enseignement sur la Mère de Dieu appartient à la Tradition, ce n’est qu’à travers l’expérience de notre vie dans l’Église que nous pourrons adhérer à la dévotion sans limites que l’Église a vouée à la Mère de Dieu. Et le degré de cette adhésion sera la mesure de notre appartenance au Corps du Christ.

Extrait de Vladimir Lossky,
À l’Image et à la ressemblance de Dieu,
Aubier-Montaigne, 1967.

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

_____________________________________________________________________

EFFORT DE CARÊME ?

POUR AIDER LA MISSION EN

FRANCE ET AILLEURS, C'EST

SIMPLE...

Il faut impérativement:

*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

*CONFIER AU MONASTÈRE LA CÉLÉBRATION DE

VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

VOS FAMILLES,...

Tout don est déductible de votre revenu imposable

à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

  l'ordre de : Métropolie E S O F)

MERCI,

SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

_____________________________________________________

 

Après la célébration des Hosanna (Rameaux, Entrée triomphale du Christ à Jérusalem, se célèbre "Le soir des lumières" lorsque nous atteignons le port du salut (ramsho d-Naheera, wa ' de dalmino) conformément au calendrier liturgique de l'église Malankare Syrienne Orthodoxe.

Par ce Service Liturgique de " Bshabo d'osha "), l'église célèbre l'" Ordre de l'entrée au ciel " (Vadhe Dalmino / atteindre le port) , la "soirée des lumières" (naheera).

Nous nous y souvenons de la parabole des 10 vierges / demoiselles d'honneur qui attendent l’époux ainsi qu'il est décrit dans l'Évangile de St. Matthieu Chapitre 25.

La parabole nous rappelle, en entrant cette semaine que ce n'est que par une vie de dévouement à Dieu, de vigilance, de jeûne et de prière que nous pouvons nous être prêts pour la Résurrection pour accueillir le Divin Époux dans nos vies.

Le service commence par une procession toutes les lumières de l'églises étant éteintes et le rideau de l'autel étant resté fermé.

Le clergé et les fidèles tiennent des bougies allumées pendant la procession qui donne son nom à ce Service Liturgique.

Deux manières de faire:

-La procession peut se faire à l'intérieur de l'église pour s'achever devant le rideau de l'autel fermé, ou à l'extérieur de l'église pour s'achever devant de la porte fermée.

Le service se termine par une entrée triomphale devant l'autel ressemblant à l'entrée des vierges sages dans le ciel; le célébrant se tient devant le rideau fermé et chante l'hymne 'al haw taro" trois fois de suite . A chaque fois que les diacres et les fidèles répètent après lui.

Alors le prêtre crie trois fois "Moran, Moran ftah lan tar'okh!" (Seigneur, Seigneur, ouvrez pour nous Votre porte !) Après quoi les lumières de l'église sont allumées et simultanément le rideau est ouvert.

Le clergé pénètre dans l'autel avec un hymne de réjouissance, accompagné de la sonnerie des cloches, de l'agitation du marbaso et de l'ondulation de l'encensoir.

Les lectures saintes de la Bible de l'église lectionnaire :

Soirée :
St. Luc 19:41-20:8

Minuit
1 er kaumo :
St. Matthieu 21:33-46
2 ème kaumo
St. Luc 14:12-24
Vadhe Dhalmeeno
St. Matthieu 25:1-13
3 ème kaumo :
St. Matthieu 22:1-14

Matin :
Genèse : 22:1-14
Les Rois 17:7-15
Juges 11:30-40
Ésaïe 28:5-13
Actes 25:6-12
Hébreux 1:6-2:4
Matthieu 21:23-32, 17:10-13

3 ème heure :
St. Matthieu 19:1-12
St. Luc 9:43-45

6 ème heure :
St. Matthieu 22:41-23:12

9 ème heure
St. Matthieu 23:13-39

Ton du jour : les tons de la semaine de la passion (hasho)


--------------------------------------------
Após a celebração do Hosanna (Palm Entrada Triunfal de Cristo em Jerusalém, comemorou "As luzes da noite" quando chegar ao porto da salvação (ramsho Naheera d-wa 'de dalmino) de acordo com o calendário litúrgico da Igreja Malankara Ortodoxa Síria.

Por este serviço litúrgico "Bshabo OSHA"), a Igreja celebra a "Ordem de entrada no céu" (Vadhe Dalmino / chegar ao porto), as "luzes da noite" (naheera).

Lembramos a parábola das 10 virgens / madrinhas esperando pelo noivo, conforme descrito no Evangelho de São Mateus, capítulo 25.

A parábola nos lembra, entrando esta semana que é somente através de uma vida de devoção a Deus, vigilância, jejum e oração que possamos estar prontos para a ressurreição para sediar o Esposo divino em nossas vidas.

O culto começa com uma procissão, todas as luzes das igrejas se extinguem e a cortina do altar é fechada.

O clero e os fiéis seguram velas acesas durante a procissão que dá nome a este serviço litúrgico.

Duas maneiras de fazer as coisas:

-A procissão pode ser feito dentro da igreja para ser concluída antes que a cortina fechada sobre o altar, ou fora da igreja e terminou em frente à porta fechada.

O culto termina com uma entrada triunfante no altar, lembrando a entrada das sábias virgens no céu; o celebrante está diante da cortina fechada e canta o taro haw 's hino "três vezes. Sempre que os diáconos e repita os fiéis depois dele.

Então o padre grita três vezes "Moran, Moran ftah lan tar'okh!" (Senhor, Senhor, abre a porta para nós!) Depois do que as luzes da igreja são acesas e simultaneamente a cortina é aberta.

Os clero entrar no altar com um canto de alegria, acompanhado do toque de sinos, a partir do marbaso ocupado e agitando um incenso.

As leituras sagradas da Bíblia da Igreja Lecionária:

Noite:
São Lucas 19: 41-20: 8

meia-noite
1º kaumo:
São Mateus 21: 33-46
2º kaumo
São Lucas 14: 12-24
Vadhe Dhalmeeno
São Mateus 25: 1-13
3º kaumo:
São Mateus 22: 1-14

Manhã:
Gênesis: 22: 1-14
Reis 17: 7-15
Juízes 11: 30-40
Isaías 28: 5-13
Atos 25: 6-12
Hebreus 1: 6-2: 4
Mateus 21: 23-32, 17: 10-13

3 hora:
São Mateus 19: 1-12
São Lucas 9: 43-45

6 hora:
São Mateus 22: 41-23: 12

9 horas
São Mateus 23: 13-39

Tonelada do dia: os tons da semana da paixão (hasho)

 

 

 

Mere-Teresa_nb.jpg

 

Nous devons devenir saints, non parce que nous voulons nous sentir saints, mais parce que le Christ doit être capable de vivre pleinement sa vie en nous.

 

Nous devons être tout amour, toute foi, toute pureté. Je prie que chacun de vous soit saint, et ainsi répande l'amour de Dieu partout où il va.

 

Que sa lumière de vérité soit dans la vie de chaque personne, de façon à ce que Dieu puisse continuer à aimer le monde à travers vous et moi.


Mère Teresa

 

 Marcher en présence de la Croix du Seigneur 


"Quand nous marchons sans la Croix, quand nous édifions sans la Croix et quand nous confessons un Christ sans Croix, nous ne sommes pas disciples du Seigneur, nous sommes mondains. Je voudrais que tous, nous ayons le courage, vraiment le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la Croix du Seigneur."  Pape François
 

Tous, nous sommes confrontés à l’épreuve, elle jaillit plus ou moins brutalement au cours de notre vie. En ce début de semaine Sainte, nous sommes appelés à déposer toutes ces croix que nous portons au pied de la Grande Croix du Christ.

Demandons la grâce, pour nous-mêmes et pour ceux que nous aimons, de savoir retrouver Jésus au cœur de ces souffrances. Il est là, en nous, Il nous porte ; demandons-lui la force de ne pas nous révolter, de croire que ces souffrances, unies à sa Passion, peuvent être sources de consolation pour tous ceux qui traversent des épreuves. 
 

 

  Aujourd'hui, je fais un pas                                                       

Aujourd'hui, je dépose dans le cœur de Dieu une souffrance particulière, que je porte, ou que quelqu’un que j’aime traverse. Je demande au Seigneur de me donner la force de la vivre en union avec Lui, dans un esprit de compassion à sa Passion ; qu’Il m’aide à reconnaître que, ainsi, je deviens, à ma place, un humble ouvrier de la rédemption au service de l’Église toute entière.

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

14 mauvaises habitudes que les chrétiens devraient perdre

C’est comme ça, les chrétiens ont tendance à développer de mauvaises habitudes à force de rester « entre-soi », ou d’évoluer dans des réseaux qui fonctionnent en vase clos…

1. Ne vous attendez pas à ce que le monde vous aime
Jésus a dit que le monde nous haïrait.

Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
Matthieu 10:22

2. Cessez d’écraser les autres
Nous sommes appelés à nous aimer les uns les autres.

A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres.
Jean 13:35

3. Stoppez la calomnie et les ragots

Celui qui calomnie en secret son prochain, je l’anéantirai; Celui qui a des regards hautains et un coeur enflé, je ne le supporterai pas.
Psaumes 101:5

4. Arrêtez de remplacer la prière par la « pensée positive »

Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.
Jacques 5:16

5. Cessez de croire que la repentance n’est pas nécessaire

Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés.
Actes 3:19

6. Cessez d’ignorer les paroles de la Bible qui vous mettent mal à l’aise

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice.
2 Timothée 3:16

7. Arrêtez de penser que ce n’est pas grave de se taire sur sa foi

Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche. Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux Les pieds de ceux qui annoncent la paix, De ceux qui annoncent de bonnes nouvelles !
Romains 10:14-15

8. Ne soyez pas plus passionné par votre affiliation politique que par votre relation avec Jésus

Alors il leur dit: Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Et ils furent à son égard dans l’étonnement.
Marc 12:17

9. Cessez d’utiliser la Bible pour attaquer les autres

1 Corinthiens 13

10. Ne vous croyez pas meilleurs que les non-croyants

Jésus lui répondit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul.
Luc 18:19

11. N’agissez pas de manière lourde, parlez avec amour

1 Corinthiens 13

12. Arrêtez de défendre le péché

Vous qui aimez l’Éternel, haïssez le mal! Il garde les âmes de ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants.
Psaumes 97:10

13. Arrêtez de brandir la grâce comme prétexte pour vivre dans le péché

Que dirons-nous donc Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde. Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché.
Romains 6:1-2

14. Lorsque vous invitez quelqu’un à l’église, ne lui dites pas « viens tel que tu es » si c’est pour vous en plaindre quand il le fera

Ce que Jésus ayant entendu, il leur dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
Marc 2:17

Source :Infochrétienne

Partager cette video sur Facebook

Essence de la prière
Le cœur profond –

« La prière est l’expression de notre vie spirituelle en ce qu’elle a de plus profond. C’est notre cœur recréé par la grâce qui en est le sanctuaire par excellence : c’est de lui qu’elle doit toujours procéder sous ses différentes formes.

Obéissance à l’Esprit

En son essence, la prière est une simple attitude de l’âme, un acquiescement silencieux à l’action de l’Esprit-Saint qui suscite dans notre cœur un désir humble et suppliant de Dieu et des choses de Dieu, et nous fait éprouver en même temps une joie paisible et secrète, en nous donnant la conviction d’être aimés de notre Père céleste et continuellement sauvés par lui.

Pâques

Même en son expression la plus simple, lorsqu’elle se réduit à un pur regard vers Dieu, la prière épouse, en quelque sorte, un rythme pascal : elle est d’une part reconnaissance et confession de notre détresse, de notre incapacité à nous procurer par nos propres ressources le vrai bonheur, supplication confiante et abandon filial entre les mains du Père ; sous cet aspect, elle se résume parfaitement dans le Kyrie eleison, ‘Seigneur, aie pitié’, qui revient si souvent au cours de nos offices, ou dans la prière de Jésus.

Elle est d’autre part confession joyeuse du salut accordé, action de grâces et louange admirative : ‘Gloire à toi, ô Dieu ! » ou ! ‘Trinité sainte, gloire à toi !’ Car l’Esprit-Saint ne nous enseigne à prier qu’en nous appropriant la prière même du Christ telle qu’elle jaillissait de son cœur en sa Passion et sa Résurrection.

Expérience biblique

De ce fait, notre prière correspondra en même temps à celle du peuple de l’Ancien Testament dont l’existence annonçait le mystère du Christ ; nous connaissons nous-mêmes les gémissements dans la servitude d’Égypte, l’oppression étrangère et l’exil, mais aussi la joyeuse action de grâces et l’exultation devant les ‘merveilles’ des grandes délivrances, qui rappellent celles de l’Exode et de la première création. Tout cela montre combien les psaumes, relus ‘chrétiennement’, sont l’expression privilégiée de la prière chrétienne.

Prière ecclésiale

En outre, si la prière procède vraiment d’un cœur animé par la charité, elle est accomplie en union avec tout le Corps du Christ. Un chrétien n’agit jamais solitairement. Sa prière ne tire jamais sa valeur, au regard de Dieu, de sa seule ferveur personnelle. Si le Père l’agrée, c’est parce qu’il voit en chaque orant son Fils uni à tous ses membres. »

(Archimandrite Placide, Le monachisme orthodoxe, Cerf, Paris, 2013, p. 81-82)

 

Tu n'arrives pas à prier sans distraction ?
 
"Tu n'arrives pas à prier sans distraction pour deux raisons.
1) Tu es trop attachée au monde.
2) Tu n'as pas la conscience profonde de ton péché, tu te justifies toujours. 
Par une profonde contrition et des larmes, le cœur est purifié, le sentiment de la présence de Dieu apparaît, la crainte de Dieu naît dans le cœur, et la prière se fait plus ardente, plus concentrée… 
Il n'existe pas d'enfants sans parents, il n'existe pas ce qui suit sans ce qui précède."
Higoumène Nikon Vorobiov
(in Lettres spirituelles coll. Grands spirituels orthodoxes du XX°s. Ed. l'Age d'homme)

 

LE MARIAGE CHRÉTIEN

Il n’est qu’une souffrance, c’est d’être seul. Un Dieu à une seule Personne ne serait pas l’Amour. Il est Trinité, un et trine à la fois. De même l’être humain, monade fermée, ne serait pas son image. Le récit biblique appelle la femme " une aide ", plus exactement un " vis-à-vis ". Pour aider, un autre homme serait plus utile qu’une femme. Et la Bible ne dit pas qu’il n’est pas bon de " travailler seul ", mais " d’être seul ", ainsi la femme " sera avec lui. " " L’un vers l’autre " forment leur co-esse, c’est donc dès l’origine, in principio, que l’être humain est un être conjugal : Au jour où ils furent créés, Dieu leur donna le nom d’homme (Gn 5, 2). " En parlant des deux, Dieu parle d’un seul ", note saint Jean Chrysostome.


C’est à leur réciprocité, à leur dyade de nature ecclésiale que Dieu s’adresse et dit " toi " ou " vous ", ne les séparant jamais. Or un élément étranger à l’homme, le démoniaque, introduit dans leurs rapports une distance, et alors, à travers l’histoire, l’un ne cessera de dire à l’autre : " Ajjecka ! Où es-tu ? " Cette perversion ontologique est consignée par la parole que Dieu adresse pour la première fois à chacun séparément : " À la femme il dit..., " et " à l’homme il dit... " (Gn 3, 16-17). Cet événement démontre que la différenciation en masculin et en féminin est avant tout spirituelle.


En effet la création d’Adam avait été d’emblée la création d’un tout de l’homme, en hébreu, le mot Adam-homme est un terme collectif. La Genèse dit littéralement : Créons l’homme (ha adam, au singulier) et ils domineront (au pluriel) ; et Dieu créa l’homme (au singulier) — et il les créa homme-masculin et homme-féminin (et le pluriel se rapporte au singulier, l’homme) (Gn 1, 27). L’ " homme " est au-dessus de la distinction masculin-féminin, car celle-ci n’est pas initialement la séparation de deux individualités désormais isolées l’une de l’autre. Au contraire, on peut affirmer que ces deux aspects de l’homme sont à ce point inséparables dans la pensée de Dieu, qu’un être humain, pris isolément et considéré en soi, n’est pas parfaitement homme. Il n’y a pour ainsi dire qu’une moitié d’homme, dans un être isolé de son complémentaire.


Dieu fit tomber l’homme dans un profond sommeil. Le texte grec parle d’extase. Il s’agit de la stupeur très particulière, de la " suspension des sens ", annonce d’un événement. La naissance d’Ève projette dans l’existence ce qui a été en mouvement à l’intérieur de l’être. Adam a toujours été Adam-Ève. L’avènement d’Ève est le grand mythe de la consubstantialité conjugale de l’homme et de la femme : Celle-ci s’appellera Isha femme, car de Ish homme elle fut prise (Gn 2, 23). Saint Jérôme traduit en latin par Virago et Vir. L’un de l’autre, — ils seront une seule chair, un seul être : Mon ami est mien et je suis sienne (Ct 2, 16).


Cet ordre archétypique de la création s’insère dans l’ordre de la grâce aux noces de Cana. Le fond des antiques coupes nuptiales représentait le Christ tenant deux couronnes au-dessus des époux, principe divin de réintégration de l’ordre initial. Saint Jean Chrysostome le précise : " Les propriétés de l’amour sont telles que l’aimée et l’aimant ne forment plus deux êtres, mais un seul... ils ne sont pas réunis seulement, mais sont un " ; ce qui veut dire homme-femme, un " adam " dans le sens biblique , car " l’amour change la substance même des choses ". Saint Cyrille d’Alexandrie ajoute dans un commentaire sur la Genèse : " Dieu créa le co-être. "
 

Cette conception patristique est fondamentale pour l’Orient et inspire tous ses textes canoniques. Le mariage est défini : l’unité de deux personnes dans un seul être, une seule substance ; ou encore : l’union en un corps et une âme, mais en deux personnes. La définition est importante, le moi conjugal ne supprime point les personnes, mais selon l’image de la Trinité : l’union dans une seule nature des Trois Personnes forme un seul Sujet, Dieu Un et Trine à la fois ; de même l’union conjugale de deux personnes forme une dyade-monade, deux et un à la fois unis en Troisième terme divin. " Dieu a créé Adam et Ève pour le plus grand amour entre eux, reflétant le mystère de l’unité divine. " C’est donc l’homme conjugal qui est l’image de Dieu trine et le dogme trinitaire est l’Archétype divin, l’icône de la communauté conjugale.


Nous entendons dans la prière sacerdotale du Seigneur : Je leur ai donné la gloire... afin qu’ils soient un comme nous sommes un (Jn 17, 22). Or le rite de couronnement du sacrement du mariage annonce : les époux " sont couronnés de gloire ". La gloire signifie la manifestation de l’Esprit Saint. Ce don de l’Esprit à la Pentecôte, son charisme de l’unité n’est accessible que dans l’Église : C’est grâce à tous ses liens que le corps bien coordonné et formant un solide assemblage tire son accroissement selon la force qui convient à chacune de ses parties, et s’édifie lui-même dans la charité (Ép 4, 16). La communauté vivante de l’Église résulte des " liens ", formes particulières de l’amour. a côté de la communauté monastique et paroissiale se pose un autre type de ces formes-liens : l’amour-communauté conjugale. Le mariage forme une dyade ecclésiale, institue une " église domestique ", selon saint Paul et saint Jean Chrysostome.


" Quand le mari et la femme s’unissent dans le mariage, ils n’apparaissent plus comme quelque chose de terrestre, mais comme l’image de Dieu lui-même. " Cette parole de saint Jean Chrysostome fait voir dans le mariage une icône vivante de Dieu, une " théophanie ". Clément d’Alexandrie va très loin dans sa conception : " Qui sont les deux ou trois, rassemblés au nom du Christ, au milieu desquels se tient le Seigneur ? N’est-ce pas l’homme et la femme unis par Dieu ? ". Il pose toutefois une condition : " Il surpasse les hommes, celui qui s’est exercé à vivre... dans le mariage.., en demeurant inséparable de l’amour de Dieu. " " L’état du mariage est saint " parce qu’il anticipe le Royaume et constitue déjà une " micrabasileïa " (petit royaume), son image prophétique. Tout destin traverse le point crucial de son éros, chargé des poisons mortels et des révélations célestes, pour entrevoir l’Éros transfiguré du Royaume où l’on ne prend ni femme ni mari mais on est comme des anges dans les cieux (Mc 12, 25). Cette parole signifie : non pas des êtres ou des couples isolés, mais l’accord conjugal du Masculin et du Féminin, les deux dimensions de l’unique plérôme en Christ. L’alpha rejoint l’oméga : selon sainte Astérie, la première parole d’Adam, la chair de ma chair (Gn 2, 23), était une déclaration du masculin envers le féminin justement dans leur totalité.


La distinction occidentale moderne entre la fin objective (procréation) et la fin subjective (la communauté conjugale) n’est pas suffisante, ne rend pas compte de la hiérarchie fondamentale. Les textes de l’Église orthodoxe , quand ils ne portent pas l’empreinte des manuels occidentaux , sont unanimes à placer le but de la vie conjugale dans les époux eux-mêmes. La théologie dogmatique du métropolite Macaire donne cette définition, la dernière en date, très claire et explicite, qui ne dit rien sur la procréation : " Le mariage est un rite sacré : les époux se promettent fidélité réciproque devant l’Église, la grâce divine leur est conférée par la bénédiction du ministre de l’Église. Elle sanctifie leur union et offre la dignité de représenter l’union spirituelle du Christ et de l’Église. "


La chute avait offusqué la lumière initiale. En parlant de l’adultère, à la place d’une " chair ", terme complexe, saint Paul dit corps un (1 Co 6, 16), ce qui rend plus incisive la solitude spirituelle, la communion avortée. Origène attire l’attention sur le premier chapitre de la Genèse, où il s’agit du mâle et de la femelle ; leur union naturelle place l’homme dans l’espèce, le soumet au commandement fait au règne animal : " multipliez, soyez féconds ". L’homme survit dans sa progéniture et se hâte d’y trouver, dans une fiévreuse fécondité, la garantie de sa survie. Seul l’Évangile fait comprendre que ce n’est pas dans l’espèce, mais en Christ, que l’homme est éternel, qu’il dépouille le vieil homme et " se renouvelle à l’image de celui qui l’a créé ".

Le mariage place l’homme dans ce renouvellement. Le récit de l’institution du mariage se trouve dans le deuxième chapitre de la Genèse et parle de la " seule chair " sans aucune mention de la procréation. La création de la femme est une réplique à la parole " il n’est pas bon que l’homme soit seul ". La communion conjugale est constitutive de la personne, car c’est " homme-femme " qui est l’image de Dieu. Tous les passages du Nouveau Testament traitant du mariage suivent le même ordre et ne parlent point de la fécondité (Mt 19 ; Mc 10 ; Ép 5). L’avènement de l’homme achève la création graduelle du monde. L’homme l’humanise, lui donne sa signification humaine et spirituelle. C’est en l’homme que la différenciation sexuelle trouve son sens et sa valeur propre, indépendamment de l’espèce.


L’économie de la Loi ordonnait la procréation pour perpétuer la race et accroître le peuple élu, afin d’atteindre la naissance du Messie. Or, dans l’économie de la grâce, la naissance des élus vient de la prédication de la foi. La côte d’où la femme était tirée n’a plus ce rôle utilitaire que lui donne la conception sociologique. Les Arabes d’aujourd’hui disent : " Il est ma côte ", ce qui veut dire " compagnon inséparable ".
Saint Jean Chrysostome déclare encore au IVe siècle : " Il y a deux raisons pour lesquelles le mariage a été institué.., pour amener l’homme à se contenter d’une seule femme, et pour donner des enfants, mais c’est la première qui est la principale... Quant à la procréation, le mariage ne l’entraîne pas absolument... la preuve en est dans les nombreux mariages qui ne peuvent avoir d’enfants. C’est pourquoi la première raison du mariage, c’est de régler la vie sexuelle, maintenant surtout que le genre humain a rempli toute la terre ".


À l’image de l’amour de Dieu le Créateur, l’amour humain s’ingénie à " inventer " un objet sur quoi il puisse se déverser. L’existence du monde n’ajoute rien à la plénitude de Dieu en soi ; c’est elle pourtant qui lui confère la qualité de Dieu ; il l’est, non pour soi-même, mais pour sa créature. De même l’union conjugale est une plénitude en elle-même. Toutefois elle peut aussi acquérir une nouvelle qualification de sa propre surabondance : la paternité et la maternité. L’enfant issu de la communauté conjugale la prolonge et réaffirme l’unité parfaite déjà formée. L’amour se déverse sur son reflet dans le monde et engendre l’enfant. Et quand l’enfant est né, la femme ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde (Jn 16, 21), un nouveau visage est appelé à devenir icône de Dieu.


La maternité est une forme particulière de la kénose féminine. La mère se donne à son enfant, meurt partiellement pour lui, suit l’amour de Dieu qui s’abaisse, répète en un certain sens la parole de saint Jean Baptiste : Il faut qu’il croisse et que je diminue (Jn 3, 30). Le sacrifice de la mère comporte l’épée dont parle Siméon. Dans ce sacrifice, chaque mère se penche sur Jésus crucifié.


Le culte de la Vierge-Mère exprime la vocation de toute femme, son charisme de protection et de secours. Il y a dans le monde un nombre de plus en plus grand d’êtres qui vivent comme ceux qui sont abandonnés de Dieu. Leur existence est un appel à tout foyer chrétien pour qu’il manifeste son sacerdoce conjugal, sa vraie nature d’église domestique qui ne reçoit que pour donner et se révèle ainsi une puissance de compassion et de secours afin de restituer au Père ses enfants prodigues.


Clément d’Alexandrie appelle le mariage la " Maison de Dieu " et lui applique la parole sur la présence du Seigneur : Je suis au milieu d’eux (Mt., 18, 20). Or, selon saint Ignace d’Antioche : " Là où est le Christ, là est son Église ", ce qui fait voir clairement la nature ecclésiale de la communauté conjugale. Ce n’est pas non plus par hasard que saint Paul place son enseignement magistral sur le mariage dans le contexte de son épître sur l’Église, l’Épître aux Éphésiens. Il parle de 1’ " église domestique " (Rm 16, 5), et à sa suite saint Jean Chrysostome, de la " petite église ". Il y a plus ici qu’une simple analogie. Le symbolisme des Écritures relève d’une correspondance très intime entre les divers plans, qui les montre comme des expressions différentes de l’unique réalité.


Selon le quatrième Évangile (Jn 2, 1-11), le premier miracle du Christ a lieu pendant les noces de Cana. De par sa matière même — l’eau et le vin — il sert de prélude au Calvaire et annonce déjà la naissance de l’Église sur la Croix : Du côté percé, il sortit du sang et de l’eau (Jn 19, 34). Le symbolisme rapproche et apparente le lieu du miracle, les noces, à l’essence eucharistique de l’Église.
La présence du Christ confère aux fiancés un don sacramentel. C’est de lui que saint Paul parle en disant : Chacun a reçu de Dieu son charisme particulier (1 Co 7, 7). Sous son action l’eau des passions naturelles se transforme en " ce fruit de la vigne ", le vin noble qui signifie la transmutation en " amour nouveau ", amour charismatique jaillissant jusqu’au Royaume.


C’est pourquoi la Mère de Dieu, comme un ange gardien, se penche sur le monde en détresse : Ils n’ont plus de vin, dit-elle. La Vierge veut dire que la chasteté de jadis, en tant qu’intégrité de l’être, est tarie. II n’y a plus que l’impasse de la masculinité et de la féminité. Les vases destinés aux purifications des Juifs ne soit guère suffisants ; mais les " choses anciennes sont passées " ; la purification des ablutions devient Baptême, " bain d’éternité ", afin d’ouvrir l’accès au Festin eucharistique du seul et unique Époux.


L’intercession de la Vierge hâte l’avènement : Faites tout ce qu’il vous dira… Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon, le bon vin des fiançailles n’est qu’une promesse fugitive et s’épuise vite, la coupe nuptiale tarit : tel est l’ordre naturel. À Cana, cet ordre est renversé : Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent, ce " présent " est celui du Christ, il est sans déclin. Plus les époux s’unissent en Christ, plus leur commune coupe, mesure de leur vie, se remplit du vin de Cana, devient miracle.


À Cana, Jésus " manifesta sa gloire " dans l’enceinte d’une ecclesia domestica. Ces noces, en fait, sont les noces des époux avec Jésus. C’est lui qui préside aux noces de Cana et, selon les Pères, préside toutes les noces chrétiennes. C’est lui qui est le seul et unique Fiancé dont l’ami entend la voix et se réjouit. Ce niveau des épousailles mystiques de l’âme et du Christ, dont le mariage est la figure directe, est celui de toute âme et de l'Église-Épouse.


Toute grâce dans sa mesure pleine est au terme d’un sacrifice. Les époux la reçoivent dès le moment où ils s’engagent, dans leur dignité sacerdotale, à se présenter devant le Père céleste et à lui offrir en Christ le sacrifice, le " culte raisonnable ", l’offrande de toute leur vie conjugale. La grâce du ministère sacerdotal de l’époux et la grâce de la maternité sacerdotale de l’épouse forment et modèlent l’être conjugal à l’image de l’Église.
En s’aimant l’un l’autre, les époux .aiment Dieu. Chaque instant de leur vie jaillit en doxologie royale, leur ministère en chant liturgique incessant. Saint Jean Chrysostome apporte cette conclusion magnifique : " Le mariage est une icône mystérieuse de l’Église.


Le grand liturgiste du XIVe siècle, Nicolas Cabasilas, définit ainsi les sacrements : " Voilà la voie que notre Seigneur nous a tracée, la porte qu’il a ouverte... C’est en repassant par cette voie et cette porte qu’il revient vers les hommes ". En effet, après l’Ascension, le Christ revient dans l’économie sacramentelle de l’Esprit Saint. Celle-ci continue sa visibilité historique et prend la place des miracles du temps de l’Incarnation.


La définition classique énonce : " Le sacrement est une action sainte en laquelle, sous le signe visible, l’invisible grâce de Dieu est communiquée au croyant ". Ils ne sont pas seulement des signes qui confirment les promesses divines ni des moyens pour vivifier la foi et la confiance, ils ne donnent pas seulement mais renferment la grâce et sont des véhicules, à la fois les instruments du salut et le salut même, tout comme l’Église l’est.


L’union du visible et de l’invisible est inhérente à la nature de l’Église. Pentecôte perpétuée, l’Église déverse la surabondance de la grâce à travers toute forme de sa vie. Mais l’institution des sacrements établit un ordre qui pose des limites à tout " pentecôtisme " sectaire désordonné et en même temps offre à tous et à chacun un fondement inébranlable, objectif et universel de la vie de grâce. L’Esprit souffle où il veut, mais dans les sacrements, en présence des conditions institutionnelles requises par l’Église et en vertu de la promesse du Seigneur, les dons de l’Esprit Saint, les événements, sont conférés sûrement et l’Église l’atteste. Ainsi tout sacrement comporte avant tout la volonté de Dieu que cet acte ait lieu, ensuite vient l’acte lui-même, le sacrement, et en troisième lieu le témoignage par l’Église de sa réception confirme le don conféré et reçu. Dans la pratique ancienne, l’axios (manifestation de l’accord) ou l’amen du peuple accompagnait et scellait tout acte sacramentel. En définitive, tous les sacrements conduisaient vers l’eucharistie qui, de par sa propre plénitude, parachevait le témoignage de l’Église. Un pareil consensus de la catholicité est un fait intérieur de l’Église. Un sacrement est toujours un événement dans l’Église, par l’Église et pour l’Église, il exclut tout ce qui isole de la résonance ecclésiale. 


Ainsi pour le sacrement du mariage, le mari et la femme, avant tout, accèdent à la synaxe eucharistique dans leur nouvelle existence conjugale. L’intégration à l’eucharistie témoigne de la descente de l’Esprit et du don reçu, et c’est pourquoi tout sacrement était toujours une partie organique de la liturgie eucharistique.
Le monde est confondu dans les ténèbres, mais ces dernières ne sont concevables que parce qu’elles sont percées par les trouées de la Lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde (Jn 1, 9). Les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre l’Église (Mt 16, 18), car jusqu’à la fin du monde les sacrements, ces flèches de feu, annoncent la puissance salvatrice de la Grâce et tracent un itinéraire fulgurant vers le Royaume.


Il y a longtemps que pour la masse le sacrement n’est plus ce mystère auquel est convié, chaque fois qu’il s’accomplit, le monde céleste tout entier ; qu’il n’est plus qu’une " pratique ", un " devoir religieux ", une forme comme une autre, qu’elle voudrait bien rendre aussi creuse que n’importe quel symbole de sa sociabilité. Or cette " forme " est toute remplie de la présence de Dieu, et le réalisme éclatant et redoutable des paroles bibliques nous le rappelle : Déchausse-toi, car ce lieu est saint (Ex 3, 5). L’Esprit fait de l’Église le lieu et ta raison d’être du monde. Il recule ses murs jusqu’aux confins de l’univers, et c’est dans l’Église que les fleurs s’épanouissent et que l’herbe pousse, que l’homme naît, aime, meurt et ressuscite.
La matière des sacrements n’est pas seulement un " signe visible ", mais le substrat naturel qui se change en lieu de la présence des énergies divines. Dans le sacrement du mariage, la matière est l’amour de l’homme et de la femme. Selon Justinien, " le mariage s’accomplit par le pur amour " (Novelle 74, cap. 1), et pour saint Jean Chrysostome, c’est l’amour qui unit les aimants et les unit à Dieu. Sous la " grâce édénique " du sacrement, l’amour est transmué en communion charismatique. L’épître aux Éphésiens le montre substantielle miniature de l’amour nuptial du Christ et de l’Église.

 

L’institution du mariage au paradis est une ancienne tradition très ferme. En parlant du mariage, le Seigneur se réfère à l’Ancien Testament : N’avez-vous pas lu ? (Mt 19, 4 ; Mc 10, 2-12). De même saint Paul (Ép 5, 31). Clément d’Alexandrie le dit clairement : " Le Fils n’a fait que confirmer ce que le Père a institué ". Dans la création de l’homme, Clément voyait le sacrement du baptême , et dans la communion d’amour du premier couple, l’institution divine du sacrement du mariage. Il parle même de la grâce paradisiaque du mariage. Par cette grâce, le mariage chrétien reçoit quelque chose de l’état conjugal avant la chute.


Clément dit même beaucoup plus : " Dieu a créé l’homme : homme et femme ; l’homme signifie le Christ, la femme signifie l’Église ". L’amour du Christ et de l’Église s’érige en archétype du mariage et préexiste ainsi au couple, car Adam est créé à l’image du Christ et Ève à l’image de l’Église. On comprend maintenant pourquoi le premier couple et tous les couples se réfèrent à cette unique image. Saint Paul a formulé l’essentiel : C’est un grand mystère ; je veux dire qu’il s’applique au Christ et à l’Église (Ép 5, 32). Mystère, mysterion ici a le sens d’un contenu d’une richesse inépuisable dont on jouira éternellement. Dans le texte de la Genèse, Paul lit une préfiguration prophétique, son sens caché maintenant est manifesté. Ainsi le mariage remonte au-delà de la chute ; archétype des rapports nuptiaux, il explique le nom d’Israël et ensuite de l’Église : épouse de Jahvé. Ni la chute ni le temps n’ont touché à sa réalité sacrée. Le rituel orthodoxe précise : " Ni le péché originel, ni le déluge n’ont rien détérioré de la sainteté de l’union conjugale ". Saint Éphrem le Syrien ajoute : " D’Adam jusqu’au Seigneur, l’authentique amour conjugal était le parfait sacrement ". La sagesse rabbinique considérait l’amour conjugal comme l’unique canal de la grâce, même chez les païens. Saint Augustin enseigne de même : " Le Christ à Cana confirme ce qu’il a institué au paradis ". Saint Jean Chrysostome : " Le Christ a apporté le don, et par le don il a honoré la cause ". Le patriarche Jérémie II, dans sa lettre adressée aux théologiens protestants, indique Genèse, 2, 24, et déclare que le sacrement du mariage n’est que confirmé dans le Nouveau Testament (de même l’Ecloga, 2, 12, et l’encyclique des Patriarches orientaux). En effet le Christ n’a rien institué à Cana, mais sa présence revalorise et rehausse le mariage jusqu’à sa plénitude ontologique.


L’anamnèse (souvenir) du paradis est plus qu’un simple rappel, sa grâce rédimée explique une joie très particulière, inhérente aux noces : " Réjouissons-nous, faisons éclater notre joie ", " heureux les gens invités au festin des noces de l’Agneau " (Ap 19, 9). Le Deutéronome (24, 5) déclare que tout homme nouvellement marié est libéré de toute charge, même du service militaire, afin de " réjouir sa femme et de la rendre heureuse ". " La femme apporte une plénitude et une consolation incessante pour le mari ", dit saint Jean Chrysostome. Le rite y revient constamment et fait entendre cette note claire : " pour qu’ils se réjouissent ", " que vienne en eux la joie ", " Isaïe, exulte ", " et toi, épouse, sois dans la joie... et trouve ta joie dans ton mari ". 


On peut même pressentir intuitivement que sans l’amour conjugal du premier couple, le paradis même perdrait quelque chose de sa plénitude, et ne serait même plus paradis ! Le mémorial du sacrement " se souvient " et du paradis et du Royaume et permet de vivre quelque chose de l’état édénique sur terre ; et c’est la " grâce paradisiaque " dont parle Clément, qui invite l’amour à transcender le terrestre vers les beautés célestes. Comme le dit si bien Paul Claudel, l’âme re-surgit " non pas comme une vache pleine qui rumine sur ses pieds, mais comme une jument vierge, la bouche embrasée du sel qu’elle a pris dans la main de son maître... Par les fentes de la porte avec le vent de l’aube arrive l’odeur de l’herbage " ouranien.


À Cana, dans la demeure du premier couple chrétien, le Verbe et l’Esprit président à la fête, et c’est pour cela qu’on boit le vin nouveau, le vin miraculeux qui apporte une joie qui n’est plus de cette terre. C’est " l’ivresse sobre " dont parle saint Grégoire de Nysse, et dont étaient " accusés " les apôtres le jour de la Pentecôte. La Pentecôte conjugale fait " toutes choses nouvelles ". L’alliance de Dieu avec son peuple est conjugale. Jérusalem est parée des noms : fiancée de Jahvé et épouse de l’Agneau. Le rite du mariage mentionne expressément Isaïe car il chante l’allégresse divine : On ne te nommera plus délaissée... car Jahvé mettra son plaisir en toi... et comme la fiancée fait la joie de son fiancé, tu seras la joie de ton Dieu ! (Is 61 4-5). La joie du sacrement s’élève au niveau de la Joie divine.

(Extrait du livre Sacrement de l’amour :
Le mystère conjugal à la lumière de la tradition orthodoxe,.
Desclée de Brouwer, 1980)

 

UN FILM:

"MARIE MADELEINE"

Film MARIE-MADELEINE

C' est un portrait authentique et humaniste de l'une des figures spirituelles les plus énigmatiques et incomprises de l'histoire.

Le biopic biblique raconte l'histoire de Marie (Rooney Mara), une jeune femme à la recherche d'un nouveau mode de vie.

Contrainte par les hiérarchies de l’époque, Marie défie sa famille traditionnelle de rejoindre un nouveau mouvement social dirigé par le charismatique Jésus de Nazareth (Joaquin Phoenix).

Elle trouve rapidement sa place tant dans le mouvement qu’au cœur d'un voyage qui mènera à Jérusalem.

Écrit par Helen Edmundson et Philippa Goslett,

MARIE MADELEINE compte également Chiwetel Ejiofor et Tahar Rahim parmis ses talents.

Un film réalisé par Garth Davis Avec Rooney Mara, Joaquin Phoenix, Chiwetel Ejiofor, Tahar Rahim.

Date de sortie au cinéma : 28 mars 2018 Genre : Historique, Biopic Titre Original : Mary Magdalene

Garth Davis n’est pas le premier cinéaste, et très certainement pas le dernier, à porter à l’écran un récit biblique. Comme ses prédécesseurs, de Cecil B. DeMille à Martin Scorsese en passant par Mel Gibson et Darren Aronofsky, celui-ci intègre sa sensibilité personnelle et esthétique pour raconter une histoire connue à travers le globe. 

Avec Marie Madeleine, le réalisateur de Lion a eu la riche idée de mettre en lumière l’une des figures les plus controversées de la Chrétienté, s’affranchissant de ce que disent les écrits pour offrir un regard moderne sur la jeune femme interprétée par la lumineuse Rooney Mara.

En contant l’histoire de Jesus de Nazareth du point de vue féminin de celle qui fut l’une des plus proches et fidèles apôtres (le terme est désormais permis par le Vatican qui l’a reconnue comme tel), ce biopic biblique outrepasse le simple récit religieux pour évoquer une quête d’émancipation : celle d’une femme qui refusa que les hommes écrivent son destin. Cette force là, à l’écran, dépasse le cadre catholique pour faire surgir une incarnation d’opposition aux pions masculins de l’intégrisme.

En réhabilitant cette figure (et cette parole) bafouée, les deux scénaristes démarginalisent ce personnage complexe sans avoir la prétention de récrire l’Histoire ou de jouer les théologiens de fortune, respectant ainsi les confessions de tout spectateur, mais y injectent une essence féministe bienvenue.

Garth Davis, quant à lui, met (à nouveau) son intelligence émotionnelle au service de ce long-métrage périlleux converti en pari réussi à forte résonance moderne.

Avec le chef-opérateur Greig Fraser qui éclaire magnifiquement la fresque de Davis, Rooney Mara et Joaquin Phoenix, qui habitent leurs personnages emblématiques avec une irradiante vulnérabilité pour l’une et une délicate et magnétique robustesse pour l’autre, sont les autres artisans de cette belle épopée spirituelle et humaniste.

__________________________________

LE COIN DU CATÉCHISME ET...DE

LA TRANSMISSION FAMILIALE:

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivent sur les pentes du Mont des Oliviers. Alors Jésus envoie deux disciples :
« Allez au village devant vous ; vous trouverez une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l'on vous dit quelque chose, vous répondrez : "Le Seigneur en a besoin, mais il les rendra aussitôt." »
Cela s'est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète :
Dites à la fille de Sion : voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne.
Les disciples partent et font ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amènent l'ânesse et son petit, disposent sur eux leurs manteaux, et Jésus s'assoit dessus. Dans la foule, la plupart étendent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupent des branches aux arbres et en recouvrent la route. Les foules entourant Jésus crient :
«Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entre à Jérusalem, l'agitation gagne toute la ville ; on se demande :
« Qui est cet homme ? »
Et les foules répondent :
« C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
Jésus entre dans le temple où les enfants continuent de crier :
« Hosanna au fils de David ! »
Les chefs des prêtres et les scribes sont indignés et disent à Jésus :
« Tu entends ce que les enfants crient ? »
Jésus leur répond :
« Oui ! Vous n'avez donc jamais lu dans l'Écriture : De la bouche des enfants, des tout-petits, tu as fait monter la louange. »
Alors il les quitte et sort de la ville.


Évangile selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 1-17

En Marche pour une "Culture de la Vie": 
   
 
GÈNÉTHIQUE VOUS INFORME
 
 
 + 3,5% d'organes greffés en France en 2017
 23 Mars 2018
L’Agence de la biomédecine a publié le 22 mars, les chiffres du don d’organes. En 2017, en France 6015 greffes ont été pratiquées, soit plus de 3 ,5% par rapport à 2016...
 
 
SYNTHÈSES DE PRESSEDU JOUR
 
 
Mgr Jukovic à l’ONU : N'accorder aucun brevet sur les formes de vie, y compris humaine
Monseigneur Ivan Jukovic, représentant permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, est intervenu devant le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au...
 
 
Droits des robots : « Il s’agit de protéger davantage les êtres humains. Il ne faut pas se tromper d’objectif »
« A vue humaine, il ne faut pas oublier qu’un robot matériel ou immatériel, qu’il s’agisse d’une machine humanoïde ou d’un chatbot, est plus proche du grille-pain que de n’importe quel être vivant. Il ne faut pas confondre la simulation de l’...
 
 
Tests génétiques : jusqu'où peut aller la médecine prédictive ?
Jusqu’où peut aller la médecine prédictive ? Aux États-Unis, la société 23andMe vient d’obtenir le droit de commercialiser, via Internet et sans ordonnance, des tests de prédisposition au cancer du sein. Une pratique pour l’instant...
 
 
   AGENDA
 A Noter
  
Procréation Médicalement Assistée - Manuel pour les jeunes
Le manuel de bioéthique de la Fondation Jérôme Lejeune consacré à la Procréation Médicalement Assistée veut apporter des réponses scientifique, juridique et éthique claires et précises.
 
 Faites un don à Gènéthique

Afficher l'image d'origine

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

Afficher l'image d'origine

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

  

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

Résultat de recherche d'images pour "cierge allumé"

Não nos esqueçamos de orar pelos bispos, sacerdotes e

Cristãos fiéis detidos pelos "islamitas"

Ou terroristas de todos os tipos!

Deixe-nos rezar implacavelmente pelo

Senhor, apoie-os. Ore por sua libertação ...

_______________________

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Où nous trouver ? 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

___________________________________________________

 

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

_____________________________________________________

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

_____________________________________________________________________

EFFORT DE CARÊME ?

POUR AIDER LA MISSION EN

FRANCE ET AILLEURS, C'EST

SIMPLE...

Il faut impérativement:

*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

*CONFIER AU MONASTÈRE LA CÉLÉBRATION DE

VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

VOS FAMILLES,...

Tout don est déductible de votre revenu imposable

à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

  l'ordre de : Métropolie E S O F)

MERCI,

SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

_____________________________________________________

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B to the order "Metropolis E S O F"

For Syrian Orthodox Francophone Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-Andre M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Partager cet article
Repost0
8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 22:00

 

 
8 mars :
Journée des femmes
« MARIS, AIMEZ VOS FEMMES,
Résultat de recherche d'images pour "Icône Coptes pour les mariages"
comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré Lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant Lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari. » 
(Lettre du saint Apôtre Paul aux Ephésiens, chapitre 5, versets 25 à 33)
escenas de corte “Cristo coronando a Romano III y Eudoxia” (s. XI):

 

NEUVAINE A SAINT JOSEPH (1):

Lettre de Saint Paul apôtre aux Romains (4, 18-21):

"Espérant contre toute espérance, Abraham a cru ; ainsi est-il devenu le père d’un grand nombre de nations, selon cette parole :
- Telle sera la descendance que tu auras ! 
Il n’a pas faibli dans la foi quand, presque centenaire, il considéra que son corps était déjà marqué par la mort et que Sara ne pouvait plus enfanter. 
Devant la promesse de Dieu, il n’hésita pas, il ne manqua pas de foi, mais il trouva sa force dans la foi et rendit gloire à Dieu, car il était pleinement convaincu que Dieu a la puissance d’accomplir ce qu’il a promis."

Méditation:

Une foi de confiance absolue, voici ce que Dieu a demandé à Abraham. Et Abraham a suivi. Il a aimé de bout en bout ce Dieu qui lui a fait traverser de nombreuses contrées mais sans jamais le laisser s'installer de manière définitive.

Cette marche continuelle vers Dieu, voici bien l'image de la prière des justes: elle ne s'arrête jamais, elle remplit chaque journée, elle envahit même leurs nuits.

A l'opposé, l'homme qui calcule et recalcule le montant de sa fortune - mais tout autant le pauvre qui se transforme en avare - comment pourraient-ils obtenir leur justification ?

L'attitude juste consiste à aimer le Seigneur "de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces".

Avec Saint Joseph,
Méditons sur la fuite en Egypte, conduite par Joseph : courage de la décision, et persévérance tout au long du voyage, sont une belle illustration de la vertu de force.

Résolution:

Poser un acte, accomplir une tâche, finir quelque chose que nous avons commencé, et qui traîne depuis bien longtemps.
--------------------------------
NEUVAINE TO SAINT JOSEPH (1):

Carta de São Paulo apóstolo aos romanos (4: 18-21):

"Esperando contra toda esperança, Abraão acreditou, então tornou-se pai de muitas nações, de acordo com este ditado:
- Essa será a prole que você terá!
Ele não falhou na fé quando, quase 100 anos, considerou que seu corpo já estava marcado pela morte e que Sara não podia mais dar à luz.
Antes da promessa de Deus, ele não hesitou, ele não faltou fé, mas ele encontrou sua força na fé e deu glória a Deus, porque ele estava plenamente convencido de que Deus tem o poder de realizar o que ele prometeu. "

meditação:

Uma fé de confiança absoluta, isto é o que Deus pediu a Abraão. E seguiu Abraão. Ele amou desde o começo ao fim, esse Deus que o fez atravessar muitas terras, mas nunca o deixou se estabelecer de forma permanente.

Esta caminhada contínua em direção a Deus, aqui é a imagem da oração dos justos: nunca pára, preenche todos os dias, invade até as noites.

Em contraste, o homem que calcula e recalcula a quantidade de sua fortuna - mas tanto os pobres que se transformam em um avaro - como poderiam obter sua justificativa?

A atitude certa é amar o Senhor "com todo seu coração, alma e força".

Com São José,
Vamos meditar no vôo para o Egito, liderado por Joseph: coragem da decisão e perseverança ao longo da jornada, são uma bela ilustração da virtude da força.

resolução:

Para fazer um ato, fazer uma tarefa, terminar algo que começamos, e isso foi arrastando por um longo tempo.
-----------------------------
NEUVAINE TO SAINT JOSEPH (1):

Letter of Saint Paul Apostle to the Romans (4: 18-21):

"Hoping against all hope, Abraham believed, so he became the father of many nations, according to this saying:
- Such will be the offspring you will have!
He did not falter in the faith when, almost a hundred years old, he considered that his body was already marked by death and that Sara could no longer give birth.
Before the promise of God, he did not hesitate, he did not lack faith, but he found his strength in the faith and gave glory to God, because he was fully convinced that God has the power to accomplish what he promised."

Meditation:

A faith of absolute trust, this is what God asked Abraham. And Abraham followed. He loved from beginning to end this God who made him cross many lands but never let him settle permanently.

This continual walk towards God, here is the image of the prayer of the just: it never stops, it fills every day, it invades even their nights.

In contrast, the man who calculates and recalculates the amount of his fortune - but just as much the poor who turns into a miser - how could they get their justification?

The right attitude is to love the Lord "with all his heart, soul, and strength."

With Saint Joseph,
Let us meditate on the flight to Egypt, led by Joseph: courage of the decision, and perseverance throughout the journey, are a beautiful illustration of the virtue of force.

Resolution:

To do an act, to do a task, to finish something that we started, and that has been dragging on for a long time.

 

Heureuse Journée mondiale des Femmes ! Vous êtes, mesdames, dans nos prières . Nous vous recommandons à l'intercession de Notre,la Mère de Miséricorde.

PROCHAIN STAGE D'ICONOGRAPHIE

 

 

 

EN PREMIÈRE SEMAINE DU MOIS DE

 

 

 

MAI 2018

 

(Du 1er au 8 Mai.Conférence du Pr Sadek le 6 Mai) , 

au Monastère Syro-Orthodoxe francophone

 

par Armia Chef d’atelier au Patriarcat Copte

 

Orthodoxe d'Alexandrie (Sous la supervision et avec

 

conférence du Pr Sadek A ) 

 

 

INSCRIVEZ-VOUS RAPIDEMENT

 

Adresse ci-dessous:

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie,

Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

LE JEÛNE: DEUX FAÇONS DE FAIRE...

Il y a deux façons de jeûner, enracinées toutes deux dans l'Écriture et la Tradition, et qui correspondent à deux besoins distincts, à deux états de l'homme. Le premier peut être appelé jeûne total, car il consiste en une totale abstinence de nourriture et de boisson. On peut définir le second comme un jeûne ascétique, car il consiste surtout en l'abstinence de certaines nourritures et en une réduction substantielle du régime alimentaire.

Le jeûne total, de par sa nature même, est de courte durée et généralement limité à un jour ou même à une partie de la journée. Dès le début du Christianisme, il fut compris comme un état de préparation et d'attente, de concentration spirituelle sur ce qui va arriver. La faim physique correspond ici à l'attente spirituelle de l'accomplissement, à l'ouverture de tout l'être à la joie qui approche.

C'est pourquoi, dans la tradition liturgique de l'Église, nous trouvons ce jeûne total comme dernière et ultime préparation a une grande fête, à un événement spirituel décisif, par exemple aux veilles de Noël et de l'Épiphanie ; et surtout, c'est ce jeûne qui constitue le jeûne eucharistique, mode essentiel de notre préparation au banquet messianique, à la table du Christ dans son Royaume. L'Eucharistie est toujours précédée de ce jeûne total, qui peut varier dans sa durée, mais qui, pour l'Église, constitue une condition nécessaire à la sainte Communion.

Le jeûne total n'est pas seulement un jeûne des membres de l'Église, c'est l'Église elle-même qui jeûne, en attente du Christ qui vient à elle dans l'Eucharistie, dans les grandes fêtes célébrant l'oeuvre du salut, et qui viendra en gloire à la consommation des siècles.

Tout a fait différent est le sens spirituel du second type de jeûne que nous avons défini comme « ascétique ». Ici, le but du jeûne est de libérer l’homme de la tyrannie déréglée de la chair, qui s'établit lorsque l'esprit cède devant le corps et ses appétits, résultat tragique du péché et de la chute originelle de l'homme.

C'est seulement par un lent et patient effort que l'homme découvre qu'il ne vit pas seulement de pain, et restaure en lui-même la primauté de l'esprit. C'est nécessairement et par sa nature même un long effort soutenu. Le facteur « temps » est essentiel, car il faut du temps pour déraciner et guérir la maladie commune et universelle que les hommes ont fini par considérer comme leur état normal. Le succès de ce jeûne ascétique dépend précisément de l'application de certaines règles fondamentales dont la principale se trouve être l'ininterruption du jeûne, sa continuité dans le temps.

Père Alexandre Schmemann

 

Quand la Sainte Église nous  propose de jeûner :

  le mercredi et le vendredi de chaque semaine (sauf aux semaines de Pâques, de Pentecôte, de Noël, du Pharisien et du Publicain, et de Carnaval)

  durant le Grand Carême et la Semaine Sainte

  durant le Carême des Saints apôtres (du lundi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte au 28 juin)

  durant le Carême de la Dormition (du ler au 14 août)

  durant le Carême de Noël (l'Avent) (du 15 novembre au 24 décembre)

  la veille de la Théophanie (5 janvier), le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août), et le jour de l'Exaltation de la Croix (14 septembre).

Les jours recommandés pour le jeûne total sont la veille de la Théophanie (5 janvier), le Vendredi Saint, le Samedi Saint, le jour de la décollation de Saint Jean Baptiste (29 août),· et le jour de l'Exaltation de la Très Sainte Croix (14 septembre).

Le vin et l’huile sont permis :

  les samedis et les dimanches du Grand Carême

  les mardis, les jeudis, les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

  les samedis et les dimanches pendant le jeûne de la Dormition.

Le poisson, le vin et l’huile sont permis :

  les samedis et les dimanches pendant les jeûnes des Apôtres et de Noël

  le jour de l’Annonciation et le dimanche des Rameaux.

 

L'Église orthodoxe, en général, donne des directives plutôt que des prescriptions littérales. Elle indique des buts, elle montre des modèles, elle dit ce à quoi l'on doit tendre; mais elle laisse chaque conscience juge de ce que, en présence d'une tradition devenue règle, l'adaptation aux circonstances personnelles commande ou permet.

Père Lev Gillet

« Laissant là sa cruche, la femme revint à la ville et dit :
 ‘ Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Messie ? ’ »

« Comme l’eau éteint les flammes, l’aumône éteint les péchés » (Si 3,30) :
- l’eau est comparée à la miséricorde. 

Mais comme l’eau vient d’une source, il me faut chercher la source de la miséricorde. Je l’ai trouvée chez le prophète : 
-« En toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » (Ps 35,10).

C’est bien lui qui dans l’Évangile réclame de l’eau de la femme de Samarie. 
Le Sauveur réclame de l’eau à la femme, et il feint d’avoir soif pour distribuer aux assoiffés la grâce éternelle. 

La source, en effet, ne pouvait pas avoir soif, et celui en qui se trouve l’eau vive ne pouvait pas boire l’eau polluée de cette terre. 

Le Christ avait soif ? Oui, il avait soif, non pas de la boisson des hommes, mais de leur salut ; il avait soif, non de l’eau de la terre, mais de la rédemption du genre humain.

Le Christ, qui est la source, assis près du puits, fait jaillir miraculeusement au même endroit les eaux de la miséricorde ; une femme qui avait déjà eu six amants est purifiée par les flots d’une eau vive. 

Quel sujet d’admiration : 
-une femme légère, qui vient au puits de Samarie, s’en va chaste, de la source de Jésus ! 

Venue chercher de l’eau, elle repart avec la vertu. 

Elle confesse aussitôt les péchés auxquels Jésus fait allusion, elle reconnaît le Christ et annonce le Sauveur. Elle laisse là sa cruche d’eau; à sa place elle rapporte la grâce à la ville ; allégée de son fardeau, elle y revient comblée de sainteté.

 Celle qui est venue pécheresse s’en retourne prophétesse.

(Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque. Extrait du  Sermon 22 ; PL 57, 477 (trad. Les Pères dans la foi, Migne 1996, p. 98 rev.))
-----------------

"Deixando seu cântaro lá, a mulher voltou para a cidade e disse:
 Venha ver um homem que me contou tudo o que fiz. Ele não seria o Messias? "

"À medida que a água extingue as chamas, as esmolas deixam os pecados" (Si 3,30):
- a água é comparada à mercê.

Mas, como a água vem de uma fonte, devo procurar a fonte da misericórdia. Encontrei na casa do profeta:
- "Em você é a fonte da vida, na sua luz veremos a luz" (Sl 35,10).

É ele quem no evangelho pede água da mulher de Samaria.
O Salvador chama água para a mulher e finge ter sede para dar a sedenta eterna graça.

A fonte, na verdade, não podia ter sede, e aquele em quem a água viva é encontrada não poderia beber a água poluída desta terra.

Cristo estava com sede? Sim, ele estava com sede, não por bebida de homens, mas por sua salvação; Ele estava com sede, não pela água da terra, mas pela redenção da humanidade.

Cristo, que é a fonte, sentado perto do poço, conjura milagrosamente no mesmo lugar as águas da misericórdia; uma mulher que já tinha seis amantes é purificada pelas ondas de uma água viva.

Que sujeito de admiração:
Uma mulher leve, que vem ao poço de Samaria, desaparece casta da fonte de Jesus!

Vindo pela água, ela sai com virtude.

Ela imediatamente confessa os pecados a que Jesus se refere, ela reconhece Cristo e anuncia o Salvador. Ela deixa seu cântaro de água; Em seu lugar, traz a graça à cidade; aliviado de seu fardo, ela retorna a ela cheia de santidade.

 Aquele que vem pecando volta a profetisa.

(Máximo de Turim (? -v., 420), bispo, excerto do Sermão 22, PL 57, 477 (The Fathers in the Faith, Migne 1996, 98, rev.

--------------

"Leaving her pitcher there, the woman returned to the city and said:
 'Come see a man who told me everything I did. Would not he be the Messiah? '"

"As the water extinguishes the flames, alms quit sins" (Si 3,30):
- water is compared to mercy.

But as water comes from a source, I must seek the source of mercy. I found it at the prophet's house:
- "In you is the source of life, in your light we will see the light" (Ps 35,10).

It is he who in the Gospel calls for water from the woman of Samaria.
The Savior calls water to the woman, and pretends to be thirsty to give the thirsty eternal grace.

The source, indeed, could not be thirsty, and the one in whom the living water is found could not drink the polluted water of this earth.

Christ was thirsty? Yes, he was thirsty, not for the drink of men, but for their salvation; he was thirsty, not for the water of the earth, but for the redemption of mankind.

Christ, who is the source, seated near the well, conjures miraculously in the same place the waters of mercy; a woman who had already had six lovers is purified by the waves of a living water.

What a subject of admiration:
a light woman, who comes to the well of Samaria, goes away chaste from the source of Jesus!

Coming for water, she leaves with virtue.

She immediately confesses the sins to which Jesus refers, she recognizes Christ and announces the Savior. She leaves there her pitcher of water; in its place it brings back grace to the city; relieved of her burden, she returns to it filled with holiness.

 The one who has come sinning returns prophetess.

(St. Maximus of Turin (? -v., 420), bishop, excerpt from Sermon 22, PL 57, 477 (The Fathers in the Faith, Migne 1996, 98, rev.

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

UN ARTISTE CHRÉTIEN: VIANNEY

Pas là, Moi aimer toi, Dumbo, Le fils à Papa… Ces chansons de Vianney sont bien connues de tout français qui allume la radio dans la voiture. Ce que l’on ignore souvent, c’est que Vianney est chrétien, mais pas de ceux qui le sont seulement de nom. Sa foi vivante le guide et fait de lui un artiste à succès bien différent.

Vianney doit son prénom au curé d’Ars, Jean-Marie Vianney, dont l’histoire qui lui a été racontée par ses parents, a marqué sa vie. Le jeune Vianney a grandi dans un foyer aimant. Il a fréquenté depuis l’enfance l’église catholique, et a forgé son caractère et ses valeurs au sein d’une patrouille de scouts. À 12 ans, il rédige son premier texte. Le thème : Les personnes persécutées… Cette foi, cette simplicité, lui vient de là, et pour le jeune chanteur interrogé par Laurent Delahousse sur France 2, tout est clair…

« Sur les valeurs, le fondement, réellement, jamais je ne bougerai. J’ai pas le droit ! J’ai pas le droit par rapport à ce que je suis, à mes proches, à mon entourage, tout ça… »

Quand Laurent Delahousse le questionne sur sa foi, Vianney ne recule pas. « Là dedans, y’a la foi ? », lance l’animateur.

« Ben ouais, carrément ! La foi c’est peut-être ce qui me permet de garder une lumière dans tout ce que je fais. C’est à dire que je suis jamais inquiet. Voilà. […] Je l’ai jamais été. […] Même quand je dormais dehors pendant mes voyages et que j’avais faim et qu’il faisait froid et que j’en pouvais plus etc… J’ai jamais perdu espoir. 
Il y a des gens qui vivent des situations bien plus difficiles, et je leur souhaite de garder la foi, l’espérance… »

Et ce désir de communiquer l’espérance se prolonge dans ses engagements sur le terrain. Avec 250 jeunes de l’association « Hiver solidaire » qui se relaient, il participe à l’accueil de sans-abris dans sa paroisse. Il fait ce qu’il y a à faire, en toute simplicité. Il lui arrive même de dormir avec eux. Vianney est également engagé auprès de l’association « Enfant Sans Cancer ».

Vianney a dédié sa chanson L’homme et l’âme au Père Hamel, mort égorgé en l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. En voici le refrain :

Et si l’âme est chère à l’homme,
Souvent l’homme chérit la lame.
Là où l’homme a mis la lame,
L’âme a mis les voiles.

Partager cette video sur Facebook

L’inattendu témoignage de foi de Bernard Tapie

9 mars:

Les Quarante Saints et glorieux Martyrs de Sébaste.

 

Nous complétons, Seigneur, par nos jambes cassées 
ce qui manqua jadis à ta crucifixion, 
nous les Quarante ayant souffert notre passion 
à Sébaste, le neuf, sur les ondes glacées. 
Par leurs saintes prières, ô notre Dieu, aie pitié de nous et sauve-nous. Amen.

Apostiches des Vêpres ton 6

Par des cantiques célébrons, / fidèles, les Quarante Martyrs / et chantons-leur à pleine voix: / victorieux Athlètes du Christ, réjouissez-vous, / Hésychius, Méliton, Smaragde, Héraclius, / Domnus, Eunoique, Valens et Vivien; / réjouissez-vous, Claude et Priscus, / Jean, Théodule, Eutychius, / Hélian, Sisinius et Xanthias; / réjouissez-vous, Angias et Kyrion, / avec Aèce, Lysimaque et Flavius, / Acace, Ekdikios, Alexandre et Elie; / réjouissez-vous, Candide, Théophile, Cyrille et Sacerdon; / réjouissez-vous, Nicolas, Valère et Philoctémon, / Khude, Sévérien en même temps qu'Aglaius. / Par le crédit que vous avez auprès du Christ notre Dieu, / illustres Martyrs, sans cesse priez-le / pour qu'il sauve les fidèles célébrant / de tout cœur votre mémoire sacrée.

Tropaire, t. 1

Par les souffrances que les Saints endurèrent pour toi / laisse-toi fléchir, ô notre Dieu; / guéris toutes nos douleurs, / Seigneur ami des hommes, nous t'en prions.

Cathisme, t. 5

La parure des saints Martyrs, la multitude sacrée / des Quarante divinement rassemblés, / en nos hymnes acclamons-la maintenant; / car, éprouvés par le froid et le feu, / ils se sont montrés les soldats du Christ notre Roi, / auprès duquel ils intercèdent pour notre salut.

Cathisme, t. 8

En martyrs, ayant servi dans l'armée du Christ, / en athlètes, ayant fait toucher la terre à l'ennemi, / par vos œuvres, vous avez accompli la parole du Prophète, / car vous êtes vaillamment passés par le feu et par l'eau, / trouvant ainsi votre repos, la vie éternelle; / c'est pourquoi, ayant reçu votre couronne depuis le ciel, / Bienheureux, vous jubilez avec les chœurs des Anges incorporels. / Illustres Martyrs, intercédez auprès du Christ notre Dieu, / pour qu'il accorde la rémission de leurs péchés / à ceux qui fêtent de tout cœur votre mémoire sacrée.

Kondakion, t. 6

Ayant laissé à ce monde toute armée, / vous vous êtes attachés au Maître des cieux, / vous les Quarante Martyrs, / car étant passés par le feu et par l'eau, / vous avez reçu, Bienheureux, / la gloire céleste et les couronnes méritées.

Ikos

Devant celui qui est porté sur un trône de feu / et déploya le ciel comme une peau, / qui établit la terre solidement / et rassembla les eaux en un seul lieu, / qui fit sortir toute chose du néant / et procure à tous le souffle de vie, / qui permet aux Archanges de le chanter / et par les Anges se laisse glorifier, / et qui par tous est adoré, / le Christ tout-puissant, notre Créateur et notre Dieu, / je me prosterne et, tout indigne que je sois, / lui adresse ma prière, en demandant / l'éloquence qui me rende capable de chanter, moi aussi, / avec foi les saints Martyrs / dont il a fait des vainqueurs en leur donnant / la gloire céleste et les couronnes méritées.

______________________________________________

HISTOIRE DES SAINTS MARTYRS DE SEBASTE:

Lorsque le cruel Licinius (308-323), qui avait été associé à l'empire par Saint Constantin, jeta le masque de la dissimulation et rompit avec lui, il publia des édits contre les Chrétiens et envoya dans toutes ses provinces des magistrats chargés d'exécuter ses ordres, en mettant à mort dans de terribles supplices ceux d'entre eux qui ne voulaient pas se soumettre. Le gouverneur désigné pour la Cappadoce et la Petite Arménie, Agricolaos, était l'un des plus zélés exécutants des édits de persécution et il avait convoqué dans la ville de Sébaste où il résidait, la douzième légion impériale, dite fulminante, dirigée par le duc Lysias. Quarante soldats de cette légion, hommes jeunes, braves et appréciés pour leurs services, refusèrent alors de sacrifier aux idoles de l'Empire et se déclarèrent Chrétiens. Originaires de différentes contrées, mais unis comme un seul homme nouveau par la Foi et la charité, ils se présentèrent un à un devant le gouverneur, comme des athlètes qui se font inscrire au jour du combat, et déclinèrent leur véritable identité, en disant: « Je suis Chrétien! » Agricolaos essaya d'abord de les gagner par la douceur, en vantant leurs actions d'éclat et en leur promettant avantages et faveurs de la part de l'empereur s'ils se soumettaient à son ordre. Les Saints lui répondirent par la voix de l'un d'entre eux: « Si nous avons vaillamment combattu, comme tu le dis, pour l'empereur de la terre, avec combien plus d'ardeur nous faut-il maintenant engager le combat par amour pour le Souverain de l'Univers. Car il n'y a pour nous qu'une vie : la mort pour le Christ. » Jetés en prison dans l'attente d'une nouvelle comparution, les valeureux combattants de la piété tombèrent à genoux, en priant le Seigneur de les garder dans la Vraie Foi et de les fortifier dans le combat. Comme ils passaient la nuit en chantant des Psaumes, le Christ leur apparut et leur dit : « Vous avez bien commencé, mais la couronne ne sera accordée qu'à celui qui persévérera jusqu'au bout! »
Le lendemain matin, le gouverneur les fit comparaître de nouveau et recommença ses flatteries, mais l'un des Saints Martyrs, Candide, dénonça ouvertement sa douceur hypocrite, déclenchant ainsi la colère du tyran. Toutefois, ne pouvant rien contre eux tant que leur général, le duc Lysias, ne les avait pas jugés, Agricolaos les fit remettre en prison. Au bout de sept jours, Lysias étant arrivé à Sébaste, on les conduisit devant lui. En chemin, Quirion encourageait ses compagnons en leur disant : « Nous avons trois ennemis : le diable, Lysias et le gouverneur. Que peuvent-ils contre nous qui sommes quarante soldats de Jésus-Christ? » Quand il les vit si fermes et si résolus, Lysias ordonna aux autres soldats de leur briser les dents à coups de pierres. Mais dès que ces derniers se précipitèrent, ils furent aveuglés par une puissance divine et, dans la confusion, ils se frappaient les uns les autres. Lysias, pris de colère, saisit alors une pierre et voulut la lancer sur les Saints, mais celle-ci alla frapper le gouverneur en le blessant grièvement. On les remit en prison pour la nuit, en attendant de prendre une décision sur le genre de supplice qu'il fallait leur appliquer.
Rassemblant les ressources de son imagination perverse, le gouverneur ordonna de les dépouiller de leurs vêtements et de les laisser nus sur le lac gelé, qui se trouvait à peu de distance de la ville, afin qu'ils périssent dans d'horribles souffrances causées par le froid. Pour compléter le supplice il imagina de présenter sous leurs yeux, comme ultime tentation, le remède à leurs peines, et fit préparer sur le bord du lac un bain d'eau chaude, afin que celui qui abandonnerait le combat, vaincu par la rigueur du froid, y trouvât de quoi se soulager.
Dès qu'ils entendirent la sentence, les Saints rivalisèrent à qui se dépouillerait le premier de ses vêtements, disant : « En déposant ces vêtements, rejetons aussi le vieil homme! Puisque par la tromperie du Serpent, nous avons revêtu jadis les tuniques de peau, dépouillons-nous aujourd'hui pour obtenir le Paradis que nous avons perdu! Que rendre au Seigneur pour ce qu'Il a souffert pour notre salut? Les soldats l'ont autrefois mis à nu, dépouillons-nous maintenant de nos vêtements pour que tout l'ordre militaire obtienne le pardon! Le froid est rigoureux, mais le Paradis est doux! Prenons donc patience pour un court instant, afin d'être réchauffés dans le sein d'Abraham. Achetons la joie éternelle au prix d'une courte nuit de tourments! Puisque de toute manière ce corps corruptible doit mourir, acceptons maintenant de mourir volontairement afin de vivre éternellement! Reçois, Seigneur, cet holocauste que le froid et non le feu va consumer! » C'est en s'encourageant ainsi mutuellement que les quarante Saints s'avancèrent comme un seul homme sur la glace, sans autre lien que leur propre volonté, et pendant toute la nuit ils endurèrent la morsure cruelle du vent, particulièrement glacial en cette région, en priant le Seigneur pour que, comme ils étaient entrés quarante dans le combat, ils en sortent quarante victorieux, sans qu'il en manquât un seul à ce nombre sacré, symbole de plénitude. Comme la nuit avançait et que leurs corps commençaient à se durcir et leur sang à ralentir sa circulation en leur provoquant une insupportable souffrance au coeur, l'un d'entre eux, vaincu par la douleur, quitta le lac et se précipita vers le bain surchauffé. Mais la différence soudaine de température le fit mourir presque aussitôt, privé de la couronne de la victoire. Les trente-neuf autres, navrés de la perte de leur compagnon, redoublèrent leur prière, et soudain une grande clarté vint percer le ciel et s'arrêta au-dessus du lac en réchauffant les Saints Martyrs, et des Anges descendirent pour poser sur leurs têtes trente-neuf couronnes resplendissantes. Devant cette merveille, un des gardes, nommé Aglaïos, qui se réchauffait près du bain, eut soudain la conscience illuminée par la Foi. Constatant qu'une quarantième couronne restait suspendue en l'air, semblant attendre que quelqu'un vienne compléter le nombre des élus, il réveilla ses compagnons d'armes, leur jeta ses vêtements et il s'avança avec empressement sur la glace pour rejoindre les Martyrs, criant que lui aussi était Chrétien.
Lorsque, le lendemain matin, Agricolaos apprit l'événement, il ordonna de tirer les Saints hors du lac et de les achever en leur rompant les jambes, puis d'aller jeter leurs corps au feu afin qu'il ne restât aucune trace de leur glorieux combat. Comme on les traînait vers l'ultime supplice, les glorieux Martyrs chantaient : « Nous avons passé par le feu et par l'eau, mais Tu nous en as tirés, Seigneur, pour nous procurer le rafraîchissement! » (Ps. 65:12). Après avoir exécuté leur besogne, les bourreaux chargèrent les corps des Saints sur un chariot pour les conduire au bûcher. Ils s'aperçurent alors que le plus jeune d'entre eux, Méliton, était encore vivant et le laissèrent, dans l'espoir de le convaincre finalement à renier sa Foi. Mais sa mère, qui avait assisté au spectacle, vint prendre son enfant dans ses bras et le déposa elle-même sur le chariot avec les autres corps, en lui disant : « Ne reste pas privé de la couronne, ô mon cher fils, rejoins tes compagnons pour jouir de cette lumière éternelle qui dissipera mon affliction. » Et, sans répandre une larme, elle accompagna le chariot jusqu'au bûcher, le visage rempli de joie.
Suivant les ordres du gouverneur, les soldats dispersèrent les cendres des Martyrs et jetèrent leurs ossements dans le fleuve; mais, au bout de trois jours, les Saints apparurent en vision à l'Evêque de Sébaste, Pierre, et lui indiquèrent l'endroit du fleuve où ils étaient retenus pour être vénérés par les fidèles. Par la suite les Reliques des Quarante Martyrs furent distribuées dans de nombreux lieux, et leur culte se répandit, principalement grâce à la famille de Saint Basile, qui leur portait une grande dévotion1.
La nuit qui précéda leur Martyre, les Saints dictèrent leurs dernières volontés, sous forme d'exhortation, à un jeune esclave, Eunoïcus, qui fut témoin de leurs combats et put échapper aux persécuteurs. Il transmit cet admirable texte à la postérité et prit soin, par la suite, du sanctuaire où étaient déposées leurs Reliques. C'est dans ce Testament qu'on peut trouver les noms des Quarante Martyrs : Acace, Aétius, Alexandre, Angias, Athanase, Candide (ou Claude), Cyrille, Dométien, Domnus, Ecdikios, Elie, Eunoïque, Eutychius, Flavius, Gaius, Gorgonius et un autre du même nom, Hélien, Héraclius, Hésychius, Jean, Khoudion, (Léonce), Lysimaque, Mélèce, Méliton, Nicolas, Philoktimon, Priscus, Quirion, Sacerdon, Sévérien, Sisinius, Smaragde, Théodule, Théophile, Valens, Valère, Vivien, Xanthias. L'un d'entre eux ayant fait défaut, Aglaïos, le soldat, vint le remplacer pour compléter leur nombre sacré 2.

1. Sainte Emmelie, la mère de St Basile, fit bâtir la première église consacrée aux Quarante Martyrs et leur dédia son monastère qui était dirigée par Ste Macrine (cf. 19 juillet). St Basile et son frère St Grégoire de Nysse prononcèrent quant à eux d'immortels discours en leur honneur.
2. Cette liste varie légèrement selon les rédactions de la Passion.
http://calendrier.egliseorthodoxe.com/s…/stsmars/mars09.html

 

They were all soldiers under one general, taken captive in the time of Licinius for their faith in Christ. They were stripped naked and cast onto a frozen lake at Sebastia in Pontus. They endured the entire night, encouraging each other to be patient. Some accounts say that their persecutors placed warm baths in their sight on the shore to entice them to renounce Christ.

 

 Finally one of their number, broken by his sufferings, apostatized and left the company. One of the guards, named Aglaius, saw in a vision thirty-nine wreaths descending from heaven onto the heads of the faithful sufferers, and was moved to declare himself a Christian.

 

 He was immediately sent to join the martyrs on the frozen lake, keeping the number of forty complete. In the morning all of them, almost dead, were cast into fire, and their remains thrown in the lake.

 

 On the third day the martyrs appeared to Peter, the local bishop, and told him to search for them in the lake. The bishop went to the lake on a dark night with his clergy, and one account says that the bones of the martyrs rose to the surface and burned there like a candle. The relics were gathered and given honourable burial.

 

  This is the most common account. The Prologue gives a somewhat different version, in which the martyrs were made to stand, not on the frozen lake, but in the freezing waters.

 

NEUVAINE A SAINT JOSEPH (2):

Première lettre de Saint Pierre apôtre (3, 14-18):

"Mais s’il vous arrivait de souffrir pour la justice, heureux seriez-vous ! Comme dit l’Écriture : 
-N’ayez aucune crainte de ces gens-là, ne vous laissez pas troubler.

Honorez dans vos cœurs la sainteté du Seigneur, le Christ. 
Soyez prêts à tout moment à présenter une défense devant quiconque vous demande de rendre raison de l’espérance qui est en vous ; mais faites-le avec douceur et respect.

Ayez une conscience droite, afin que vos adversaires soient pris de honte sur le point même où ils disent du mal de vous pour la bonne conduite que vous avez dans le Christ. 
Mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, si c’était la volonté de Dieu, plutôt qu’en faisant le mal.

Le Christ, lui aussi, a souffert pour les péchés, une seule fois, lui, le juste, pour les injustes, afin de vous introduire devant Dieu ; il a été mis à mort dans la chair, mais vivifié dans l’Esprit."

Tandis que de nombreux Chrétiens subissent persécutions , parfois jusqu'au martyr (Pensez à l'Egypte, à la Syrie, au Pakistan, aux Indes, etc...),recommandons-nous à l'intercession des 40 Saints Martyrs de Sébaste dont nous commémorons la mémoire en ce Vendredi 9 Mars 2018:
Saints Martyrs de Sébaste,intercédez pour nous devant le Trône de la Grâce Divine ! Amîn.

Méditation:

Sachons habiter l’espérance que nous apporte notre foi, afin de la rendre vivante et visible autour de nous et lorsque qu’il nous est demandé de témoigner de notre foi, à l'école des 40 Martyrs de Sébaste que nous célébrons aujourd'hui, vêtons-nous de la force de la douceur et de respect pour exprimer le don de ce trésor que nous avons reçu avec amour.

Avec Saint Joseph:

Lorsqu’il apprit que Marie était enceinte, « Joseph, son époux, qui était un homme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement, décida de la renvoyer en secret. » (Mt 1.19).

S'il dénonce publiquement Marie, s'il la répudie, elle sera lapidée aux portes de la maison de son père, comme la Loi de Moïse le prescrit en pareil cas (Dt 22,20-21):
-Joseph, dont la douleur a dû être très grande en apprenant cette nouvelle, aurait ainsi été dans son droit selon la Loi en dénonçant Marie, mais il prend plutôt une décision pleine de douceur, pour protéger son épouse.

Résolution:

Poser un acte de douceur auprès de nos proches. Par exemple, écouter son épouse (ou son époux) plus longuement, rejoindre ses enfants dans un moment de qualité, accompagner un collègue, un voisin, avec intérêt et attention.
--------------------------------
NEUVAINE TO SAINT JOSEPH (2):

First letter of St. Peter the Apostle (3: 14-18):

"But if you happen to suffer for righteousness, how happy would you be, as Scripture says:
"Have no fear of these people, do not be troubled.

Honor in your hearts the holiness of the Lord, the Christ.
Be ready at all times to present a defense before anyone who asks you to give reason for the hope that is in you; but do it with gentleness and respect.

Have a righteous conscience, so that your adversaries may be ashamed on the very point where they speak ill of you for the good conduct you have in Christ.
It would be better to suffer by doing good, if it was the will of God, than by doing evil.

Christ, too, has suffered for sins, only once, he, the righteous, for the unjust, to bring you before God; he was put to death in the flesh, but quickened in the Spirit. "

While many Christians suffer persecution, sometimes even martyrdom (Think of Egypt, Syria, Pakistan, India, etc ...), we recommend to the intercession of the 40 Holy Martyrs of Sebaste whose We commemorate the memory this Friday, March 9, 2018:
Holy Martyrs of Sebaste, intercede for us before the throne of Divine Grace! Amin.
 

Meditation:

Let us live the hope that our faith brings us, to make it alive and visible around us and when we are asked to testify of our faith, at the school of 40 Martyrs of Sebaste that we celebrate today Let's wear the strength of gentleness and respect to express the gift of this treasure that we have received with love.

With Saint Joseph:

When he learned that Mary was pregnant, "Joseph, her husband, who was a righteous man, and did not want to denounce her publicly, decided to send her away in secret. "(Mt 1.19).

If he publicly denounces Mary, if he repudiates her, she will be stoned at the gates of her father's house, as the Law of Moses prescribes in such cases (Deut 22,20-21):
-Joseph, whose pain must have been very great in learning this news, would have been in his right according to the Law by denouncing Mary, but rather takes a decision full of sweetness, to protect his wife.

Resolution:

To pose an act of sweetness near our relatives. For example, listen to his wife (or husband) longer, join her children in a moment of quality, accompany a colleague, a neighbor, with interest and attention.
---------------------
NEUVAINE TO SAINT JOSEPH (2):

Primeira carta de São Pedro Apóstolo (3: 14-18):

"Mas se você sofrer por justiça, quão feliz você seria, como diz a Escritura:
"Não tenha medo dessas pessoas, não se preocupe.

Honre em seus corações a santidade do Senhor, o Cristo.
Esteja pronto em todos os momentos para apresentar uma defesa antes que alguém que lhe peça para dar razão para a esperança que está em você; Mas faça isso com gentileza e respeito.

Tenha uma consciência justa, para que seus adversários se tenham verificado no próprio ponto em que eles falam mal de você pela boa conduta que você tem em Cristo.
Seria melhor sofrer fazendo o bem, se fosse a vontade de Deus, do que fazer o mal.

Cristo, também, sofreu por pecados, apenas uma vez, ele, o justo, pelos injustos, para trazê-lo diante de Deus; Ele foi morto em carne, mas vivificado no Espírito ".

 

Enquanto muitos cristãos sofrem perseguição, às vezes até o martírio (Pense no Egito, na Síria, no Paquistão, na Índia, etc.), recomendamos a intercessão dos 40 Santos mártires de Sebaste, cujo Comemoramos a memória nesta sexta-feira, 9 de março de 2018:
Santo Mártires de Sebaste, interceda por nós diante do trono da Divina Graça! Amin.

 

meditação:

Deixe-nos viver a esperança de que a nossa fé nos traga, torná-la viva e visível ao nosso redor e quando somos convidados a testemunhar a nossa fé, na escola dos 40 mártires de Sebaste que celebramos hoje Vamos usar a força da gentileza e do respeito para expressar o presente deste tesouro que recebemos com amor.

Com São José:

Quando ele soube que Maria estava grávida: "José, seu marido, que era um homem justo, e não queria denunciá-la publicamente, decidiu enviá-la em segredo. "(Mt 1.19).

Se ele denuncia publicamente a Maria, se ele a repudiar, ela será apedrejada aos portões da casa de seu pai, como a Lei de Moisés prescreve nesses casos (Deuteronômio 22,20-21):
-Joseph, cuja dor deve ter sido muito boa em aprender esta notícia, teria estado em seu direito de acordo com a Lei ao denunciar Maria, mas sim tomar uma decisão cheia de doçura, para proteger sua esposa.

resolução:

Levar um ato de doçura perto de nossos parentes. Por exemplo, ouça mais a sua esposa (ou marido), junte-se a seus filhos em um momento de qualidade, acompanhe um colega, um vizinho, com interesse e atenção.

 

A PROPOS DE  LA CONFESSION
vierge au manteau

La confession est certainement pour chaque prêtre consciencieux l'un des aspects les plus délicats et les plus difficiles de son ministère pastoral.

Il y trouve d'une part le seul véritable objet de son activité pastorale : l'âme de l'homme pécheur, mais qui se tient devant Dieu. Mais d'autre part il acquiert la conviction que le Christianisme d'aujourd'hui est devenu purement nominal.

Les concepts les plus élémentaires pour un Chrétien, de péché et de repentir, de réconciliation avec Dieu et de naissance à la vie nouvelle semblent s'être vidés de leur sens.

Ces mots continuent d'être employés, mais leur contenu est loin du sens sur lequel est fondée notre foi chrétienne.


Une autre source de difficultés est l'incompréhension pour la majorité des Orthodoxes, de l'essence même du sacrement de pénitence.

En pratique, nous trouvons deux approches opposées de ce sacrement : l'une juridique et formelle, l'autre psychologique.


Dans le premier cas, la confession est comprise comme une simple énumération des infractions à la loi, après quoi est donnée l'absolution des péchés et la personne est admise à la communion.

La confession est alors réduite au minimum et dans certaines églises (en Amérique) elle est même remplacée par une formule générale que le pénitent lit dans un texte imprimé.

Cette optique met l'accent sur le pouvoir du prêtre d'absoudre et remettre les péchés et cette absolution est considérée comme valable "en elle-même" quel que soit l'état de l'âme du pénitent.

Si dans cet aspect des choses nous avons affaire à une tendance "latinisante", l'autre approche peut se définir comme "protestante".

La confession devient alors une conversation d'où doit venir une aide, la solution des "problèmes" et des "questions".

C'est un dialogue, mais pas le dialogue de l'homme avec Dieu, non : le dialogue de l'homme avec un conseiller réputé sage et expérimenté, disposant d'une panoplie de réponses toutes prêtes à toutes les questions de l'homme...

Dans ces deux approches, on observe à l'évidence un obscurcissement et une déformation de la vraie manière orthodoxe de comprendre la sacrement ode la confession.


Cette déformation a plusieurs raisons. Et sans avoir la possibilité de les énumérer toutes, ni même esquisser brièvement l'histoire très compliquée du développement dans l'Eglise du sacrement de pénitence, quelques remarques préliminaires s'imposent, avant de tenter d'indiquer une solution possible au problème que pose la confession.

A l'origine, le sacrement de pénitence était compris comme la réconciliation et la réunion à l'Eglise des excommuniés, c'est-à-dire des chrétiens exclus de l'assemblée (ecclesia) du Peuple de Dieu, de l'Eucharistie comme sacrement de l'assemblée, comme participation au Corps et au Sang du Christ.

L'excommunié, c'est celui qui ne peut pas participer à l'oblation, et qui pour cette raison ne participe pas non plus à la "koinonia", à la communauté, à la communion.

Et la réconciliation avec l'Eglise de l'excommunié était un long processus qui se terminait par la rémission des péchés, attestant le repentir, la condamnation du pécheur de son péché, le refus de son péché, par conséquent la réunion à l'Eglise.

Le pouvoir d'absoudre et de remette les péchés n'était pas conçu comme un pouvoir en soi, indépendant du repentir.

Il était compris comme le pouvoir de témoigner du repentir accompli et par conséquent du pardon et de la réunion à l'Eglise c'est-à-dire du repentir et de son fruit : la réconciliation avec Dieu dans l'Eglise...

L'Eglise, en la personne du prêtre, atteste que le pécheur s'est repenti et que Dieu "l'a réconcilié et uni" avec l'Eglise en Jésus-Christ.

Et malgré toutes les modifications extérieures dans la pratique du sacrement de pénitence, c'est bien de cette façon originelle de comprendre le sacrement qui reste le point de départ pour l'explication orthodoxe du sacrement.


Mais cela n'exclut pas le fait que, et cela depuis le début, le ministère pastoral dans l'Eglise incluait obligatoirement le SOUCI DES AMES, c'est-à-dire la direction de la vie spirituelle des hommes et l'aide dans la lutte contre le péché et le mal.

Mais au début, pourtant, ce souci des âmes n'avait pas de rapport direct avec le sacrement de pénitence. Et ce n'est que sous l'influence du monachisme dont la théorie et la pratique de la guidance spirituelle était fortement développée que le souci des âmes s'est inséré progressivement dans la confession.

Et la sécularisation toujours croissante, la laïcisation de la société ecclésiale ont fait de la confession pratiquement la seule forme de guidance spirituelle.

Après la conversion de l'empereur Constantin, l'Eglise a cessé d'être une minorité de fidèles héroïques et s'est presque entièrement fondue dans le monde (d'où le "laïc" en grec "laïkos" qui est l'homme vivant dans le monde le peuple (laos).

Cette Eglise s'est trouvée confrontée à une masse de chrétiens de nom et le changement radical dans la pratique eucharistique de la communion générale comme manifestation de l'unité du peuple de Dieu à la communion plus ou moins fréquente et "privée" a entraîné la métamorphose de la façon de comprendre la pénitence.

De sacrement de réconciliation des excommuniés de l'Eglise, elle est devenue le sacrement régulier des membres de l'Eglise. Et les théologiens se sont mis à souligner non plus l'aspect pénitentiel comme voie du retour à l'Eglise, mais la rémission des péchés comme pouvoir de l'Eglise...


Mais l'évolution du sacrement de pénitence ne s'est pas arrêtée là.

La laïcisation de la société chrétienne signifiait avant tout qu'elle adoptait des façons de voir humanistes et pragmatiques qui ont considérablement obscurci la façon chrétienne de comprendre le péché et le repentir.

La compréhension du péché comme rupture avec Dieu et avec la seule vie véritable - avec Lui et en Lui - a été obscurcie par un légalisme moraliste et ritualiste dans lequel le péché a été ressenti comme une infraction formelle à la loi.

Mais dans une société auto-satisfaite et qui idolâtre l'homme, avec son étiquette de "convenances" et de "succès", même cette loi s'est peu à peu transformée. Elle a cessé d'être la norme absolue et s'est réduite à un code généralement admis et relatif de règles morales.


Si dans les premiers siècles le chrétien avait toujours conscience d'être un pécheur pardonné et conduit, sans aucun mérite de sa part, dans le Palais de l'Epoux, ayant reçu une vie nouvelle et devenu participant du Royaume de Dieu, le chrétien actuel, puisqu'aux yeux de la société il était "une personne honorable", a perdu peu à peu cette conscience.


Sa vision des choses exclut les notions mêmes de vie ANCIENNE et de vie NOUVELLE. Bien sur, il fait de temps à autre des "mauvaises actions" mais c'est "naturel" dans la vie, et cela n'entame en rien son autosatisfaction...

La société dans laquelle nous vivons, la presse, la radio, etc, nous dit à longueur de journée que nous sommes intelligents, beaux, gentils et que nous vivons dans la meilleure des sociétés possibles et les "chrétiens", hélas, prennent cela au sérieux, prennent cela pour argent comptant...


La laïcisation a fini par gagner aussi le clergé. On a fini par comprendre le prêtre comme une sorte de serviteur de ses paroissiens, au service de leurs besoins spirituels. Et la paroisse tout entière, comme organisation, veut que le prêtre soit le miroir dans lequel les gens peuvent contempler leur propre perfection.

Est-ce que le prêtre ne doit pas tout le temps remercier quelqu'un et faire l'éloge des efforts, du soutien matériel et de la générosité ?

Les péchés sont cachés dans le "secret de la confession" rigoureux et intime, tandis qu'à la surface tout va très bien.

Et voilà cet esprit d'autosatisfaction, d'apaisement moral, qui pénètre notre vie ecclésiale de part en part.

Le succès de l'Eglise se mesure à son succès matériel, à sa fréquentation, à la quantité d'organisations paroissiales et para-ecclésiales.

Mais dans tout cela, où y a-t-il place pour la repentance ?

Elle aussi est presque absente de l'organisation même de la prédication et de l'activité de l'Eglise.

Le prêtre appelle ses paroissiens à plus d'ardeur, à des "succès" de plus en plus grands, à l'observation des règles et des coutumes, mais lui-même ne perçoit déjà plus le monde "comme" la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l'orgueil de la richesse (1Jn 2, 16) ; mais il ne croit pas lui-même que l'Eglise est vraiment le salut pour les brebis perdues, et non une institution religieuse pour la satisfaction modérée des "besoins spirituels" modérés des "membres actifs de la paroisse"...

Dans pareilles conditions spirituelles, dans une situation aussi pseudo-chrétienne, la confession ne peut naturellement être rien d'autre que ce qu'elle est devenue : ou bien l'un des devoirs religieux" qu'il faut accomplir x fois dans l'année pour être en règle avec une norme canonique abstraite, ou bien un entretien avec le prêtre, pour "discuter" de telle ou telle "difficulté" (difficulté, justement, et non péché, parce qu'une difficulté conscientisée comme un péché cesse par là-même d'être une difficulté...), qui reste d'habitude entière parce que sa seule solution serait justement d'accepter la doctrine chrétienne du péché et du pardon.

Est-il possible de rétablir la compréhension et la pratique orthodoxe de la confession ? Oui, si nous avons le courage de commencer à la rétablir en profondeur et non en surface.


Et ici le point de départ, comme dans toute vie ecclésiale, doit être la prédication, l'enseignement.

D'un certain point de vue, toute la doctrine de l'Eglise est un seul appel à la repentance au sens le plus profond de ce mot : c'est-à-dire une nouvelle naissance, à une réévaluation de toutes les valeurs, à une nouvelle vision et à une nouvelle compréhension de toute la vie à la lumière du Christ.

Et il n'est pas nécessaire de prêcher tout le temps sur le péché, de juger et de condamner, car c'est seulement quand l'homme entend l'appel authentique et le contenu de la Bonne Nouvelle, quand commence à s'ouvrir, la profondeur divine, la sagesse et la portée totale de cette Nouvelle, ce n'est qu'alors que l'homme devient capable de repentir.

Le véritable repentir chrétien, c'est avant tout de ressentir l'abîme qui le sépare de Dieu et de tout ce que Dieu a donné et révélé à l'homme, de la vie véritable.

Ce n'est qu'en voyant le Palais de Dieu, tout orné, que l'homme comprend qu'il n'a pas la robe nuptiale pour y entrer...

Notre prédication est trop souvent comme un impératif abstrait : il faut faire ceci, il ne faut pas faire cela ; mais une énumération de prescriptions et d'ordres n'est pas une prédication.

La prédication est toujours une découverte, au début du sens positif et de la lumière de l'enseignement du Christ et uniquement par rapport à Lui des ténèbres et du mal du péché.

Seul le sens rend la prescription, la règle, le commandement convaincant et vivifiant. Mais la prédication doit inclure évidemment, une critique en profondeur du sécularisme dans lequel nous vivons, des idées dont, inconsciemment, nous nous imprégnons et nous vivons.

Les Chrétiens sont appelés à lutter continuellement contre des idoles qui sont si nombreuses aujourd'hui : "matérialisme", "chance", "succès", etc.

Car encore une fois, ce n'est qu'en replaçant le monde à sa juste place, profondément, chrétiennement, le monde, la vie et la culture, que le concept de péché prend son vrai sens comme avant tout une déviation de tout le courant de la conscience, de l'amour, des intérêts, des aspirations...

Comme culte des valeurs qui ne sont pas des vraies valeurs... Mais cela présuppose- que le prêtre soit lui-même libéré de l'asservissement à "ce monde" et de l'identification à lui, cela suppose qu'il mette la vérité éternelle et non des "considérations pratiques" au cœur même de son service pastoral...

La prédication et l'enseignement doivent être porteurs d'un principe prophétique, d'un appel à tout considérer et tout apprécier par les yeux du Sauveur Lui-même.


Ensuite, la confession doit être replacée dans le cadre du mystère de la pénitence (metanoïa) ; chaque sacrement comprend au moins trois moments constitutifs : la préparation, le rite lui-même, et enfin son "accomplissement".

Et bien que, comme on l'a dit plus haut, toute la vie et toute la prédication de l'Eglise soient en un certain sens une préparation à la repentance, un appel au repentir, l'exigence et la tradition d'une préparation toute spéciale des pénitents au sacrement n'en demeure pas moins.


Il existe depuis toujours dans l'Eglise des temps pénitentiels : les carêmes. Ce sont des périodes où la liturgie elle-même devient en quelque sorte l'école du repentir, la préparation de l'âme à la fois à voir la beauté céleste du Royaume et à s'attrister sur la distance qui nous sépare du Royaume.


Tous les offices du Grand Carême par exemple, sont tout entiers un soupir de repentance et cette radieuse tristesse dont ils brillent et nous communiquent l'image, est presque intraduisible en paroles mais pourtant si évidente et si effective, de ce qu'est et ce qu'accomplit dans notre âme le repentir véritable...


C'est pourquoi le carême est un temps où il importe de faire porter la prédication sur le sacrement de pénitence. L'ordo des lectures, des psaumes, des hymnes, des prières et des inclinations tout cela donne infiniment et toute cette prédication doit "coller" à la vie, aux gens, à ce qui s'accomplit dans leur vie en ce jour, à cette heure.

Le but est de les éveiller à une véritable atmosphère de repentance, de les obliger à se concentrer non sur un péché particulier, mais sur l'état de péché, de limitation, de pauvreté spirituelle de toute leur vie, d'inventer pour cette vie des "moteurs" intérieurs... En quoi réside leur trésor ?

Vers quoi leur cœur tend-il ? Comment considèrent-ils et quel usage font-ils du temps précieux de la vie que Dieu leur a donnée ? Pensent-ils à la fin vers laquelle ils s'acheminent irrévocablement ?

Celui qui ne serait-ce qu'une fois dans sa vie a réfléchi à toutes ces questions et qui a compris, ne serait-ce qu'à la limite de sa conscience, que toute la vie ne peut être donnée qu'à Dieu, celui-là est déjà sur le chemin du repentir qui est déjà en soi porteur d'une force de renouveau, de conversion, de retour...

Dans cette préparation, il faut inclure une explication du rite de la confession, des prières, de l'absolution, etc…


Le rite de la confession comprend :

1) les prières avant la confession,

2) l'appel à la repentance,

3) l'aveu des fautes du pénitent et le mandement à celui-ci et

4) l'absolution.

II ne faut pas omettre les prières avant la confession. La confession n'est ni une conversation d'homme à homme ni une auto-analyse rationnelle. L'homme peut dire . "J'ai péché", sans éprouver le moindre repentir.

Et si tous les sacrements comportent une sorte de changement, dans le sacrement de pénitence s'accomplit la transformation d'un "aveu des fautes" formel et humain en un repentir chrétien, où le pénitent, par la grâce, comprend le péché dans sa vie et aussi l'amour total de Dieu pour l'homme, un amour qui englobe tout.

Ce changement ne peut s' opérer qu'avec l'aide du Saint Esprit et son "épiclèse", l'invocation du Saint Esprit pour qu'Il nous donne cette aide, et cette épiclèse, ce sont les prières avant la confession.


Ensuite, vient l'appel à la repentance. C'est la dernière exhortation.

"Voici, mon enfant, le Christ est invisiblement présent...". Mais au moment décisif où le prêtre affirme la présence du Christ, comme il est important que lui, le prêtre, ne fasse pas obstacle au pécheur !

Dans le sacrement de pénitence, le prêtre n'est pas un "procureur" non plus qu'un témoin sans voix et passif. IL EST L'IMAGE DU CHRIST, c'est-à-dire Celui Qui assume les péchés du monde, qui porte cette miséricorde et cette compassion infinie que seul le cœur de l'homme peut découvrir.

Le métropolite Antoine Khrapovitski définissait l'essence même du sacerdoce comme l'amour compatissant. Et la pénitence est le sacrement de réconciliation et d'amour, et non de "jugement" et de condamnation.

C'est pourquoi la meilleure forme d'appel à la repentance sera que le prêtre, s'identifie lui-même avec le pénitent : "Nous avons tous péché devant Dieu...".


La confession elle-même peut bien sur prendre diverses formes. Mais comme le pénitent ne sait souvent pas comment commencer, le prêtre a le devoir de l'aider : c'est pourquoi la forme du dialogue est la plus commode et la plus naturelle.

Et bien que tous les péchés se réduisent en fin de compte à un seul : l'absence d'un véritable amour de Dieu, de foi et d'espérance en Lui, on peut partager la confession en trois grandes" régions du péché".


Notre attitude envers Dieu : les questions sur la foi elle-même, ses faiblesses, les doutes et les altérations, la prière, le jeune, les offices.

Trop souvent la confession se réduit à une énumération d'actes immoraux et on oublie que la racine de tous les péchés est justement là : dans le domaine de la foi et de la relation vivante et personnelle à Dieu.


L'attitude envers le prochain : l'égoïsme et l'égocentrisme, l'indifférence envers le gens, l'absence d'amour, d'intérêt, d'attention, la cruauté, l'envie, les racontars...

Dans ce domaine tous les péchés doivent être effectivement "individualisés" pour que le pécheur sente et voie dans l'autre, dans celui contre qui il a péché, un frère, et qu'il voie dans son propre péché une atteinte à "l'union dans l'amour" et la fraternité...


L'attitude envers soi-même : les péchés et séductions de la chair, contraire à l'idéal chrétien de pureté et d'intégrité, le respect du corps comme temple du Saint Esprit, scellé et sanctifié dans l'onction chrismale.

L'absence de désir et d'effort pour "approfondir" sa vie , les divertissements bon marché, la boisson, l'irresponsabilité dans l'accomplissement de son devoir dans la vie les dissensions familiales...

Nous ne devons pas oublier que le plus souvent nous avons affaire à des gens qui ne savent pas ce que c'est que s'éprouver soi-même et sa conscience, et dont toute la vie est déterminée par des idées et des habitudes dictées par le conformisme et donc privées de repentir authentique.

Le but du confesseur est de détruire cette auto-satisfaction bourgeoise et superficielle, de placer l'homme en face de la sainteté et de la grandeur du dessein de Dieu sur lui, d'éveiller en lui la conscience que toute la vie est une lutte et un combat...

Le christianisme est la "voie étroite" et l'acceptation du fardeau, de l'exploit et de la peine de cette voie étroite ; sans comprendre et accepter cela il n'y a aucun espoir de christianiser notre vie ecclésiale...


Le dialogue de la confession s' achève par un mandement. Le prêtre doit appeler le pénitent à changer sa vie, à refuser le péché.

Le Seigneur ne pardonne pas, tant que le pécheur ne veut pas d'une nouvelle vie, d'une vie meilleure, ne décide pas d'entamer la lutte contre le péché et le difficile retour à "l'image de la gloire ineffable" en lui-même.


Nous savons que ce n'est pas possible en évaluent humainement, froidement nos forces avec réalisme. Mais à cet "impossible", le Christ a déjà répondu :

-"Ce qui est impossible à l'homme, est possible à Dieu..

Ce qui nous est demandé, c'est, le désir, l'effort, la décision." Le Seigneur nous aidera.


C'est alors et alors seulement que la solution est possible car en lui s'accomplit tout ce qui l'a précédé, la préparation, les efforts, la lente croissance du repentir dans l'âme.

Je le répète, selon la perspective orthodoxe il n'y a pas d'absolution pas là où il n'y a pas de repentir. Dieu ne reçoit pas l'homme qui n'est pas venu vers Lui.

Et "venir à Lui" signifie se repentir, se convertir, porter un autre jugement sur la vie et sur soi-même.

Voir dans l'absolution des péchés uniquement un pouvoir du prêtre et efficace quelles que soient les circonstances où les paroles de l'absolution sont prononcées, c'est dévier vers la magie sacramentelle, condamnée par tout l'esprit et la tradition de l'Eglise orthodoxe.


C'est pourquoi l'absolution des péchés est impossible si l'homme, premièrement, n'est pas orthodoxe, c'est-à-dire s'il nie ouvertement et consciemment les dogmes essentiels de l'Eglise et s'il persiste à vouloir demeurer dans son état évident de péché : par exemple la vie dans l'adultère, un métier déshonnête, etc… et si enfin il dissimule ses péchés ou s'il ne voit pas qu'il est dans le péché.

Père Alexdandre Schmemann  

Source: www.orthodoxa.org

 

LE COIN DU CATECHISME

 

ET...DE LA TRANSMISSION

 

FAMILIALE:

Jésus enseignait ses disciples :


« Vous donc, priez ainsi : 


Notre Père, qui êtes aux cieux, que Votre nom soit sanctifié,


que Votre règne arrive, 


que Votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel.


Donnez-nous aujourd’hui notre pain de ce jour (Ou Substantiel).


Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons  à

 

ceux qui nous ont offensés.


Et ne nous laissez pas succomber à la tentation mais délivre-nous du

 

Mal.


Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père

 

céleste vous pardonnera aussi.


Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus

 

ne pardonnera pas vos fautes. »


(Évangile selon saint Matthieu, chapitre 6, versets 9 à 15)

 

 

"ABOUN D'BASMAYO" Le Notre Père:


Le texte dans sa langue originelle le Syriaque-Araméen, la langue que parlait Jésus:

 

ܐܒܘܢ


ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ
ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ
ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ
ܢܗܘܐ ܣܒܝܢܟ
ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܪܥܐ
ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܣܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ
ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܘܚܬܗܝܢ
ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ
ܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܣܝܘܢܐ
ܐܠܐ ܦܨܐ ܠܢ ܡܢ ܒܝܫܐ
ܡܛܠ ܕܕܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ
ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ
ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ
ܐܡܝܢ


 

Version en phonétique:

Abun dbachmayo,
Neth Kadash shmokh,
Titheh malkoutokh,
Nehwe sebionokh,
Aykano dbashmayo of bar'o.
Hablan lahmo d'sounqonan yaomono,
Wa shbouklan haoubèin wahtohèin,
Aïykano dof hnan shbakn lhayobèin wlo ta'lan L'nesyouno,
Elo fasolan men bisho,

Metoul dilokh i malkoutho
ou haïlo ou teshbohto l'olam olmin

Amîn.

 

-Notre Père, qui êtes aux cieux

 

Les Fidèles : Que votre nom soit sanctifié que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourdhui notre pain quotidien ( substantiel ) , pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. 

Car à vous appartiennent le règne+, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. AMÎN.

AU FIL DU NET...

 

POUR ALIMENTER

 

NOTRE RÉFLEXION ET...NOS

 

PRIÈRES:

RESTREINDRE LE DROIT DE PRÉSENTER DES "AMENDEMENTS" AU PARLEMENT ?

L’opposition dénonce un coup de force contre la démocratie. Le premier ministre a annoncé son intention lors des consultations qu’il mène autour de la future révision constitutionnelle.

C’est un projet qui hérisse l’opposition. Le gouvernement a l’intention de restreindre le droit d’amendement, dans le cadre de la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron. Le premier ministre, Edouard Philippe, l’a annoncé à plusieurs parlementaires lors des consultations qu’il mène à Matignon, depuis lundi 5 mars, autour de la future révision constitutionnelle.

Alors que les principaux axes de la réforme sont connus depuis plusieurs mois (réduction du nombre de parlementaires, limitation des mandats à trois consécutifs, instauration d’une dose de proportionnelle aux législatives), la volonté de l’exécutif d’y inscrire un encadrement du droit d’amendement des parlementaires constitue une réelle surprise.

Concrètement, le gouvernement entend apporter deux modifications majeures, au nom d’une amélioration de « l’efficacité » du travail parlementaire. La première consiste à rendre irrecevable, lors de l’examen d’un texte en séance publique, le dépôt d’un amendement déjà rejeté en commission ou qui serait sans rapport avec le texte examiné. […] Autre mesure souhaitée par le gouvernement, potentiellement plus explosive : définir le nombre d’amendements pouvant être déposés par un groupe parlementaire proportionnellement au nombre d’élus.

Autrement dit, un petit groupe d’opposition disposerait d’un nombre d’amendements largement inférieur au groupe majoritaire. […]

Mais l’application de ces mesures pose question. […]

Le Monde

_____________________________________________________________

AU SCANDALE DES SENATEURS, LE GOUVERNEMENT BLOQUE LE VOTE SUR LES RETRAITES AGRICOLES

 

Le gouvernement ne pouvait pas faire mieux pour jeter de l’huile sur le feu dans ses relations avec le Sénat. En décidant d’utiliser l’article 44-3 de la Constitution, ou vote bloqué, l’exécutif a coupé court à la discussion sur une proposition de loi du groupe communiste sur la revalorisation des retraites agricoles. Le texte, déjà adopté par l’Assemblée, avait pourtant été voté à l’unanimité en commission. Autrement dit, le texte allait être adopté. Mais le gouvernement préfère attendre la réforme des retraites et vérifier la compatibilité avec son futur texte. De quoi repousser la réforme de deux ans. Et faire des économies d’ici là. Car c’est aussi le coût que regarde le gouvernement regarde.

85% du Smic

La proposition de loi communiste prévoit de faire passer le minimum garanti pour les anciens chefs d’exploitation de 75% à 85% du Smic net agricole, soit de 871 à 987 euros par mois. 30.000 retraités supplémentaires bénéficieraient du dispositif pour un coût estimé à 350 millions d’euros.

Mais le report demandé par l’exécutif ne tient pas pour les sénateurs. Toutes couleurs politiques confondues, ils crient au scandale. Le Sénat fait corps. Si le vote bloqué avait été utilisé en 2013 sur la loi sur la sécurisation de l’emploi ou en 2010 sur la réforme des retraites, c’est une première, de mémoire de sénateur, que le gouvernement l’utilise sur une proposition de loi déposée par un groupe dans sa « niche parlementaire ».

C’est-à-dire le moment où les groupes ont la main sur l’ordre du jour… Pour les sénateurs, après le recours aux ordonnances, et l’annonce, hier, de l’encadrement du droit d’amendement, c’est une nouvelle attaque en règle du pouvoir exécutif sur les parlementaires.

www.publicsenat.fr

_______________________________________

Le chef de l’Etat est prêt à légiférer pour contraindre les opérateurs à retirer rapidement les contenus haineux sur internet.

Emmanuel Macron a choisi son prochain champ de bataille contre le racisme et l’antisémitisme : internet. Lors du premier dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) sous son quinquennat, le chef de l’Etat a dit vouloir mener « cette année un combat pour contraindre les opérateurs à retirer dans les meilleurs délais » les contenus haineux sur internet.

« Il faut aller plus loin », a-t-il lancé devant un millier d’invités au Carrousel du Louvre à Paris, dont une quinzaine de ministres et une vingtaine d’ambassadeurs, affirmant que ce combat serait mené au niveau européen.

Le Chef de l’Etat va confier une mission sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet à Gil Taïeb, vice-président du Crif, et à l’écrivain franco-algérien Karim Amellal. « Aucune piste ne sera écartée, y compris la possibilité de légiférer dans ce domaine », a-t-il assuré, mettant en avant l’exemple allemand , dont la loi permet de menacer les plateformes internet de lourdes amendes en cas de diffusion de messages de haine.

Un observatoire de la haine sur internet

Cette charge d’Emmanuel Macron répond notamment aux attentes du président du Crif, Francis Kalifat, qui, lors de sa propre prise de parole peu avant le président de la République, a souhaité que les entreprises internet « assument les mêmes responsabilités que les éditeurs de presse », soumis à un cadre juridique strict.

Le responsable du Crif a par ailleurs annoncé la mise en place d’un « observatoire de la haine sur le net » et promis, une fois que cet outil « aura fait ses preuves », qu’il pourra être élargi « au racisme, à la xénophobie, à l’homophobie, à la haine des musulmans et, aussi, à la haine de la France ».  (…)

www.lesechos.fr

_________________________________________

LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS PRÉPARE UNE REFONTE DU DISPOSITIF POUR L'ACCUEIL DES 'Mineurs étrangers non accompagnés".

Alors que les départements, en première ligne pour traiter les dossiers, sont débordés, l’exécutif prépare la refonte d’un dispositif aujourd’hui à bout de souffle.

Qui doit s’occuper des mineurs étrangers arrivés seuls sur le territoire national ? Est-ce au département ou à l’Etat de les prendre en charge ? Depuis le 15 février, un rapport de 56 pages, intitulé « Mission bipartite de réflexion sur les mineurs non accompagnés », est entre les mains du premier ministre. Edouard Philippe va devoir trancher prochainement entre deux schémas, et en discutera avec l’Assemblée des départements de France lundi 12 mars.

Le chef du gouvernement devra aussi arbitrer une série de seize propositions visant à la réorganisation complète d’un dispositif à bout de souffle. En 2017, 50 000 évaluations ont été réalisées et 14 908 mineurs étrangers placés sous la coupe de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Confrontées à une hausse de 85 % des placements en un an, les structures d’accueil explosent. Quant à la justice des mineurs, elle s’engorge sous les procédures d’appel et beaucoup de jeunes se retrouvent à la rue, exclus de tout.

Dans certains départements, aucun n’est hébergé avant d’avoir été « évalué ». Ailleurs, ils sont refusés partout : écartés des dispositifs d’ASE, parce qu’ils seraient majeurs, ils sont en même temps privés d’hébergement d’urgence et n’ont pas accès aux repas prévus pour les adultes, du fait cette fois de leur minorité. D’autres sont évalués mineurs dans un département, et réévalués majeurs après transfert.

Sans compter que ceux qui font appel au juge pour contester une non-reconnaissance de minorité de la part de l’ASE dorment dans la rue en attendant leur convocation, alors même que « le Conseil national des barreaux a indiqué à la mission que, parmi l’ensemble des recours judiciaires examinés en 2016 et en 2017 à Paris, un jugement sur deux avait infirmé l’évaluation initiale et ordonné une admission à l’ASE ». […]

Le Monde

Un passe culture crédité de 500 euros pour chacun des 800.000 jeunes de 18 ans.

La ministre Françoise Nyssen affirme que le passe culture, sous forme d’une application mobile à destination de tous les citoyens, sera crédité de 500 euros pour chacun des 800.000 jeunes de 18 ans.

A l’instar du développement de l’éducation artistique et culturelle à l’école et du projet d’élargir les horaires et les missions des bibliothèques, ce passe ambitionne, martèle Françoise Nyssen, de « combattre les inégalités dans l’accès à la culture en cassant les barrières financières et sociales ».

Pour l’heure, seuls 5 millions d’euros ont été inscrits au budget 2018 pour financer « les études techniques préalables » au lancement du passe. A terme, c’est quelque 400 millions qui seront nécessaires chaque année pour l’offrir aux quelque 800.000 jeunes âgés de 18 ans. Si la start-up d’Etat se charge de concevoir l’application, elle ne s’occupe ni de l’ingénierie financière, ni du montage institutionnel, ni des aspects juridiques qui devront notamment permettre d’éviter l’écueil de la revente, comme cela a été le cas lors de l’expérience menée en Italie. Bref, beaucoup de questions restent en suspens.

[…] Il ne s’agira « ni d’une carte ni d’un chèque-cadeau », a rappelé la ministre, mais « d’une application géolocalisée avec un catalogue, un agenda et un portefeuille associé qui permettra de connaître et d’accéder à toute l’offre culturelle à proximité ». Tout le monde pourra la télécharger sur son mobile, « mais les jeunes de 18 ans auront un droit spécifique : le passe sera monétisé à hauteur de 500 euros, ce sera un outil d’information mais aussi de paiement ».

Quels types d’offres pourront être disponibles sur le passe ? Quelles seront la durée d’utilisation des 500 euros et la date d’attribution ? Quelle place sera accordée aux plates-formes numériques (Apple, Amazon, Deezer, Netflix…) ? Tels sont les premiers « objets de débat » que Françoise Nyssen entend partager avec ce comité. Car, depuis mi-décembre, les ateliers de travail, animés par Sebastian Sachetti, chargé de développement au sein de la start-up d’Etat Pass culture, offrent leur lot de surprises. A chaque fois, quelques dizaines de lycéens référents, issus de tous horizons, sont réunis pour plancher sur ce qu’ils aimeraient trouver dans ce nouveau service.

« A travers ces laboratoires de fabrication, nous partons des attentes des futurs usagers pour coconstruire avec eux l’application sur le fond et sur la forme », explique Sebastian Sachetti. En assistant à deux de ces ateliers, nous avons pu constater que le terme culture recouvre, aux yeux des jeunes, de multiples secteurs qui renvoient à la large notion de loisirs. Aux places de concerts, avant-premières de cinéma, entrées dans les expositions ou stages de hip-hop viennent s’ajouter des envies de voyages, de séjours en Espagne, de cours de cuisine, de sorties au restau, de jeux vidéo, de séances de BMX, de compétitions de foot, de parcs d’attractions, d’abonnements à Spotify, etc. […]

En cours de développement, l’application sera testée au deuxième trimestre dans quatre départements – Seine-Saint-Denis, Hérault, Bas-Rhin, Guyane (où la ministre se rendra cette semaine) – avant d’être lancée en septembre puis généralisée. Mais pour mener à bien ce projet, il faut aussi convaincre les partenaires culturels d’y participer et, pour certains, de contribuer à son financement, le gouvernement ayant toujours indiqué que la facture serait « partagée ».

Le Monde

____________________________________________________________________

Hongrie, Budapest – Réunis au parlement hongrois à Budapest, les plus hauts représentants parlementaires du groupe de Visegrád, dont la Hongrie assume la présidence jusqu’à fin juin, ont réitéré leur volonté d’une Europe des Nations, sans immigration extérieure, et acté une plus forte coopération entre eux sur de nombreux plans.

Le vendredi 2 mars, László Kövér, président de l’Assemblée nationale hongroise, a reçu ses homologues tchèques, slovaque et polonais. Outre la réunion des présidents d’assemblées et de sénats, plusieurs commissions de parlementaires du V4 ont été formées pour aborder différents thèmes de coopération à renforcer et développer.

Les présidents d’assemblées et de sénats du V4 à Budapest, le 2 mars 2018. Photo : Visegrád Post

La Commission du V4 aux Affaires européennes a réitéré la volonté du V4 et de ses parlementaires majoritaires à vivre au sein d’une Union européenne des Nations, où les parlements nationaux verraient leur rôle renforcé. La question de la subsidiarité a également été abordée, et la Commission du V4 a émis des doutes sérieux sur l’application de celle-ci par la Commission européenne.

Pour les parlementaires du V4, le Brexit est une question posée à l’Europe : « où vas-tu ? ». Mais il représente également un bouleversement important du point de vue centre-européen. Le V4 entend s’y préparer, et appelle à ce que l’Union européenne respecte la sortie du Royaume-Uni sans chercher à le sanctionner, et que l’Union garde d’excellents rapports avec le Royaume-Uni.

Avec le Brexit, 85% du PIB de l’UE proviendra de la zone euro, ce qui accentuera « l’Europe à deux vitesses ».

Pour la Commission aux Affaires étrangères du V4, la réponse aux Brexit est en partie dans l’élargissement de l’Union aux Balkans occidentaux, mais aussi la Moldavie. Considérant que l’Europe centrale est le moteur de cet élargissement, notamment via l’Initiative des Trois Mers, le président de la Commission, Zsolt Németh, a expliqué que le moteur principal de cette dynamique est la Pologne, car « la taille compte ». L’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux est important notamment pour combler le vide dans lequel les États-Unis et la Russie s’engouffrent. Zsolt Németh a rappelé également de ne pas commettre la même erreur que pour la Yougoslavie : il faut respecter les Nations.

En parallèle, la Commission estime que la Coopération Structurée Permanente (CSP) de l’Union européenne a été une grande réussite de l’an passé.

Pour la Commission sociale du V4, le thème principale aura été la question de la démographie. En effet, les pays du V4 ont tous des taux de fécondité inférieurs à 2, autrement dit, leurs populations respectives sont en déclin numérique. Pour répondre à cette situation jugée problématique, le V4 rappelle qu’il s’oppose à la solution de l’immigration. « Nos réponses doivent servir nos nations. Il faut des politiques familiales, pas des politiques d’immigration, » a dit la présidente de la Commission.

La Hongrie, qui avait un taux de fécondité de 1,26 enfant par femme en 2010, est actuellement à 1,5 et vise 2,1 pour 2030. Les trois piliers de la politique familiale hongroise sont également donnés en exemple : avoir des enfants et appauvrissement ne doivent pas être synonymes, l’État doit soutenir les familles matériellement et moralement, et il faut redorer l’image de la parenté. Le V4 reproche à Bruxelles de choisir l’immigration et non la natalité. Et enfin, le V4 s’oppose également à l’idéologie du genre, et porte un profond respect aux enfants et à l’institution du mariage.

La Commission économique du V4 s’est penchée sur la question des fonds de cohésion du budget 2020-2027 de l’UE : pour le V4, il est important de ne pas réduire les fonds de cohésion suite au départ du Royaume-Uni, et d’augmenter les cotisations pour compenser, afin de maintenir les fonds de cohésions qui sont un grand succès, et ont prouvé leur efficacité.

La Commission pour l’agriculture du V4 s’est déclarée en faveur du maintien de la PAC et des paiements directs aux agriculteurs. Cependant, le V4 veut moins de bureaucratie dans la PAC et souligne que la question de l’immigration ne doit pas être incluse dans la PAC. La Commission a également rappelé la volonté du V4 de lutter contre l’Europe à deux vitesses également sur le terrain de la qualité des produits manufacturés.

Enfin, la Commission à la défense du V4 estime que le plus grand défi sécuritaire pour l’Union européenne aujourd’hui est l’arrêt de l’immigration de masse vers l’Europe. Et en cela, a souligné Szilárd Németh, le président de la Commission, le V4 a montré que c’était possible, tout en donnant l’exemple d’une belle solidarité européenne : les pays du V4 ont aidé la Hongrie pour arrêter l’immigration à sa frontière. En 2016, a-t-il rappelé, il y avait encore 124 agents des autres pays du V4 pour sécuriser la frontière. Dès 2017, cela n’était plus nécessaire.

Szilárd Németh a également annoncé qu’un sondage de novembre 2017 montrait que 70% des habitants du V4 pensent que la Commission européenne ne veut pas arrêter l’immigration de masse mais au contraire l’organiser et la soutenir.

L’intervention de Péter Szijjártó (au centre) au sommet du V4 de Budapest, le 2 mars 2018. Photo : Visegrád Post

Le ministre hongrois des Affaires étrangères, sortant d’une rencontre avec le Secrétaire d’État aux Affaires étrangères britannique Boris Johnson, est également intervenu brièvement lors du sommet : le V4 a été plusieurs enterré, et pourtant, le voilà plus fort que jamais ; cela démontre sa longévité.

Le ministre a rappelé que le commerce extérieur de l’Allemagne avec le V4 est de 54% supérieur à celui avec la France et le triple de celui avec l’Italie. Le V4 représente un marché de 66 millions d’habitants, et tous doivent en tenir compte, en particulier du fait de sa croissance dynamique, a rajouté le ministre Péter Szijjártó.

Selon lui, le V4 a eu plusieurs fois raison par le passé. Avec le Brexit, les partisans d’une Europe des Nations seront moins nombreux et c’est une des raisons pour élargir l’UE aux Balkans occidentaux. Pour le chef de la diplomatie hongroise, le rôle du V4 est critique pour cet élargissement, car l’Ouest de l’Union comprend mal l’intérêt d’un tel élargissement qui est vu comme un poids, alors qu’il s’agit selon le ministre hongrois de la meilleure réponse aux défis qui se posent à nous.

Un des objectifs du V4 est également d’améliorer les infrastructures nord-sud. M. Szijjártó a donné l’exemple de la route Budapest-Varsovie qui nécessite 12 heures de trajet, et a ajouté que l’absence d’autoroute ou de connexion de gazoducs et de réseaux électriques est également un problème. Le ministre hongrois a déclaré qu’une des premières étapes pour répondre à cette problématique était la mise en place d’une ligne à grande vitesse entre Varsovie, Brno, Bratislava et Budapest.

Enfin, le ministre hongrois des Affaires étrangères a souligné l’importance du christianisme et des traditions chrétiennes pour l’Europe, ainsi que le rôle du V4 pour la défense de cet héritage.

source

_______________________________________________________________________

Une Député européenne dénonce le silence et l’inaction des gouvernements, face à la persécution croissante et avérée des chrétiens dans le monde.

Plus de 200 millions de chrétiens sont persécutés pour leur foi dans le monde dans un silence politique assourdissant.

Dans cette nouvelle vidéo de la série Pris pour cible – La voix des martyrs, réalisée par François Furtade du groupe Leader Vocal, cette député européenne dénonce le silence et l’inaction des gouvernements, face à la persécution croissante et avérée des chrétiens dans le monde. Dans son allocution, la député rappelle de quelle manière la Chine renvoie dans leur pays les réfugiés chrétiens nord-coréens , alors même que la mort les y attend, mais aussi le sort des chrétiens d’Orient ou de certains pays d’Afrique où les militants islamistes imposent la charia, ainsi que celui des chrétiens d’Inde qui subissent dans certains états, la violence de fondamentalistes hindous.

Partager cette video sur Facebook

 
Peu de passages de la Sainte Écriture ont fait l’objet d’une interprétation aussi erronée que le verset 14 de l'Évangile selon saint Luc.
 
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
 
Il s’agit de l’hymne entonné par les anges lors de cette nuit divine de la Nativité du Verbe Divin, notre Seigneur Jésus-Christ.
 
Nous concevons de manière mauvaise et erronée cette paix, en croyant qu’il s’agit d’une paix extérieure, d’un état d’amitié entre les hommes, entre un individu et un autre, entre un peuple et un autre peuple, tout ceci étant accompagné de la cessation des guerres et des combats.