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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 07:41
The first lesson in life is to be planted in the soul from an early age. The first lesson for children is to know the eternal God, the Giver of eternal life. (St. Clement) /La première leçon de vie doit être plantée dans l'âme dès le plus jeune âge. La première leçon pour les enfants, c'est de connaître le Dieu éternel, Celui Qui donne la vie éternelle. (Saint Clément)

The first lesson in life is to be planted in the soul from an early age. The first lesson for children is to know the eternal God, the Giver of eternal life. (St. Clement) /La première leçon de vie doit être plantée dans l'âme dès le plus jeune âge. La première leçon pour les enfants, c'est de connaître le Dieu éternel, Celui Qui donne la vie éternelle. (Saint Clément)

Vendredi avant Hosanna

(40 ème vendredi)

Saint Qurbana

o    I Pierre 1: 13 à 22 :

  • 13 Après avoir disposé votre intelligence pour le service, restez sobres, mettez toute votre espérance dans la grâce que vous apporte la révélation de Jésus Christ.
  • 14 Comme des enfants qui obéissent, cessez de vous conformer aux convoitises d’autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance,
  • 15 mais, à l’exemple du Dieu saint qui vous a appelés, devenez saints, vous aussi, dans toute votre conduite,
  • 16 puisqu’il est écrit : Vous serez saints, car moi, je suis saint.
  • 17 Si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre, vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.
  • 18 Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères ;
  • 19 mais c’est par un sang précieux, celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.
  • 20 Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous.
  • 21 C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.
  • 22 En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres

o     

o    Romains

o    13: 11 :

o    11 Vous le savez : c’est le moment, l’heure est déjà venue de sortir de votre sommeil. Car le salut est plus près de nous maintenant qu’à l’époque où nous sommes devenus croyants.

o    14: 9 :

o    09 Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie, c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.

o     

o    Saint Matthieu 4: 1-11 :

  • 01  Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable.
  • 02 Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim.
  • 03 Le tentateur s’approcha et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
  • 04 Mais Jésus répondit : « Il est écrit : L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
  • 05 Alors le diable l’emmène à la Ville sainte, le place au sommet du Temple
  • 06 et lui dit : « Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera pour toi des ordres à ses anges, et : Ils te porteront sur leurs mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
  • 07 Jésus lui déclara : « Il est encore écrit : Tu ne mettras pas à l’épreuve le Seigneur ton Dieu. »
  • 08 Le diable l’emmène encore sur une très haute montagne et lui montre tous les royaumes du monde et leur gloire.
  • 09 Il lui dit : « Tout cela, je te le donnerai, si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. »
  • 10 Alors, Jésus lui dit : « Arrière, Satan ! car il est écrit : C’est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte. »
  • 11 Alors le diable le quitta. Et voici que des anges s’approchèrent, et ils le servaient.

o     


 

Par Rupert de Deutz

(v. 1075-1130), moine bénédictin 
Commentaire de l'Evangile de saint Jean, livre 10 ; PL 169, 646 ss. (trad. En Calcat) 

 

« Afin de rassembler dans l'unité les enfants de Dieu dispersés »

 

 


« Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : 'Vous n'y entendez rien ; vous ne voyez pas qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple afin d'éviter que la nation ne périsse toute entière.' Il ne dit pas cela de lui-même... » 

Que signifient ces derniers mots :

« Il ne dit pas cela de lui-même »

sinon que Caïphe ne tira pas cette parole de son propre fond ?

En vérité, avant que Caïphe n'existât, déjà avait été dite cette parole :

« Jésus devait mourir pour le peuple. »

Oui, cette parole avait été révélée aux saints prophètes, elle avait même été prononcée avant que les prophètes ne viennent au monde, avant qu'Abraham ait reçu l'existence, avant qu'Adam ait été façonné.

Cette parole était déjà dans le bon plaisir du Père lorsqu'il déclara :

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » (Gn 1, 26).

C'est alors qu'il fut dit que Jésus devait mourir pour le peuple. 

Caïphe ne dit donc pas cela de lui-même.

Mais  "comme il était grand prêtre cette année-là, il prophétisa."  

Et quoi donc ? ...

Qu'il fallait qu'un seul homme, un homme unique, le Saint des saints, le Soleil de justice, Jésus-Christ, meure pour le peuple, et non seulement pour le peuple issu d'Abraham, mais encore pour tous ceux que Dieu avait destinés, dès la création du monde, à devenir pour lui des fils (cf. Ep 1, 5).

Ils avaient été jetés hors du Paradis originel et dispersés aux quatre vents du monde ; il fallait les rassembler de toute la masse humaine, jusqu'au dernier élu.

 

 

« Il y en a qui demandent des croix, et ne leur semble jamais que Notre-Seigneur leur en donnera assez pour satisfaire à leur ferveur ; moi, je n’en demande point, seulement je désire de me tenir prêt pour porter celles qu’il plaira à sa Bonté de m’envoyer, le plus patiemment et humblement que je pourrai. [...]

J’aimerais mieux porter une petite croix de paille que l’on me mettrait sur les épaules sans mon choix, que non pas d’en aller couper une bien grande dans un bois avec beaucoup de travail, et la porter par après avec une grande peine ; et je croirais, comme il serait véritable, être plus agréable à Dieu avec la croix de paille que non pas avec celle que je me serais fabriquée avec plus de peine et de sueur, parce que je la porterais avec plus de satisfaction pour l’amour-propre qui se plaît tant à ses inventions, et si peu à se laisser conduire et gouverner en simplicité, qui est ce que je vous désire le plus.

Faire tout simplement tout ce qui nous est commandé ou par les Règles, ou par lesConstitutions, ou bien par nos Supérieurs, et puis nous tenir en repos pour tout le reste, tant près de Dieu que nous pourrons. »

St François de SalesEntretiens spirituels, XV (De la tendreté que l'on a sur soi-même), in"Œuvres", nrf / Gallimard, 1969.
Texte intégral en ligne à l'Abbaye Saint Benoît de Port-Valais (Suisse).

 

Mgr Gay,Saint Joseph,époux,Ste Vierge,patron,Eglise universelle,juste,sanctuaire,tabernacle,prédestination,fidélité,grâce

« Et à cet endroit beaucoup crurent en lui. » 

(St Jn 10, 42) 

C'est l’hostilité à présent clairement avouée
à l'encontre du Christ qui éclaire ses contemporains ...

Cette oposition emporte finalement leur adésion à la personne de Jésus qu'ils reconnaissent comme le Messie promis.
 

 Croyons ! 

Clairement le Christ s'affirme Dieu. Venu pour pardonner les péchés Il s'arroge une prérigative divine. Dès lors on cherche à le faire mourir car Il s'afirme  comme Dieu. Aux yeux de beaucoup c'est un blasphème, aux yeux de tous ceux qui, parmi Ses creligionaires Juifs, refusent le messianisme voulu par Dieu pour le limiter à leurs petits projets humains...

Jésus  nous dévoile tout au cours de sa vie l'Amour bienveillant du Père, sa Miséricorde . Il entend susciter en chacun de ses auditeurs un acte de foi.

Vous avez souvent contemplé dans les Evangiles un Jésus en admiration devant la foi de diverses personnes rencontrées lors de ses pérégrinations : *le fonctionnaire d’État,

*le centurion romain, et tant d’autres encore...

Jésus respecte notre "libre arbitre" a toujours laissé libre de le suivre ou pas....

Aujourd'hui pourtant le Bon Pasteur laisse transparaître sa lassitude:

 « Si je n'accomplis pas les œuvres de mon Père,

continuez à ne pas me croire.

Mais si je les accomplis,

quand bien même vous refuseriez de me croire, croyez les œuvres. » 

(St Jn 10, 37-38)

 

 La Foi donne la paix 

Aujourd'hui nous avons le recul de plus de 2000 ans d’histoire chrétienne, mais hélas si peu de de christianisme vécu de manière cohérente. 
Aujourd'hui , malgré nos faiblesses et celles de nos frères et soeurs qui obscurcissent le rayonnement et l'élan misionnaire de l'Eglise du Christ, nous avons pour nous stimuler à la conversion le témoignage de cette Foi très ferme, parfois sanglant, de nos frères et soeurs "Chrétiens d'Orient". 

 

Offrons au Christ Tête de l'Eglise le témoignage de notre amour et de  notre foi ! 

« Le Fils de Dieu, quand Il reviendra sur la Terre, trouvera-il la Foi ? » 

(St Lc 18, 8)

De plus,  la foi procure à l’âme:

*Une paix profonde. 

*Une joie que le monde ne peut donner. Une joie qui, lorsqu'elle ne suprime la souffrance que le Christ a voulu assumer, lui confère un  sens: de "massacre", si nous le voulons et dans la force du St Esprit, elle peut devenir "sacrifice".

 

  Aujourd'hui, je fais un pas de plus                                                         

 

ACTE DE FOI

 Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que Vous avez révélées et que Vous enseignez par Votre Sainte Église, parce que vous ne pouvez ni Vous tromper ni nous tromper.

 

ACTE D’ESPÉRANCE

 Mon Dieu, j’espère avec une ferme confiance que Vous me donnerez, par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Votre grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre, parce que Vous l’avez promis et que Vous êtes toujours fidèles dans Vos promesses.

 

ACTE DE CHARITE

 Mon Dieu, je Vous aime par dessus toutes choses, de tout mon coeur, de toute mon âme et de toutes mes forces, parce que Vous êtes infiniment parfait et souverainement aimable. J’aime aussi mon prochain comme moi-même pour l’amour de Vous.

 

Ai-je vraiment le souci que la foi augmente déjà en moi, mais aussi autour de moi ?

 

 

 

Vendredi 18,Samedi 19 , Dimanche 20 Mars (Lectures accordées au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare) ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

PRIER...LA PRIERE EFFICASSE...

Un pasteur disait un soir, assez soucieux, au sacristain de son église :

"Avez-vous remarqué le vieux aux habits râpés qui, chaque jour à midi, entre dans l'église et en ressort presque aussitôt ?

Je le surveille par la fenêtre du presbytère.

Cela m'inquiète un peu car, dans l'église, il y a des objets de valeur.

Tâchez un peu de le questionner".


Dès le lendemain, le sacristain attendit notre visiteur et l'accosta :
- Dites donc, l'ami, qu'est-ce qui vous prend de venir ainsi dans l'église ?
- Je viens prier, dit calmement le vieillard.

 

- Allons donc ! Vous ne restez pas assez longtemps pour cela. Vous ne faites qu'aller jusqu'à l'autel et vous repartez.

Qu'est-ce que cela signifie ?


- C'est exact, répondit le pauvre vieux; moi, je ne sais pas faire une longue prière; alors je viens chaque jour à midi et je Lui dis tout simplement : "Jésus ! ... c'est Simon".

 

C'est une petite prière, mais je sens qu'Il m'entend.


Peu de temps après le vieux Simon fut renversé par un camion et soigné à l'hôpital.


- Vous avez toujours l'air heureux malgré vos malheurs, lui dit un jour une infirmière.


- Comment ne le serais-je pas ? Mais c'est grâce à mon visiteur.
- Votre visiteur ? reprit l'infirmière avec surprise, je n'en vois guère... et quand donc vient-il ?


- Tous les jours à midi, il se tient là, au pied de mon lit, et il me dit : "Simon... c'est Jésus !".

 

Extrait de "Jésus, Marie et notre temps", mai 1983
Paru au bulletin des Amitiés Spirituelles, n°144, octobre 1985

The mercy of God is hidden in sufferings not of our choice; and if we accept such sufferings patiently, they bring us to repentance and deliver us from everlasting punishment.  (Saint Kosmas Aitolos +1779) / La miséricorde de Dieu est cachée dans ces souffrances qui ne sont pas notre choix. Et si nous acceptons patiemment ces souffrances, elles nous amèneront à la repentance, et nous délivrerons de la peine éternelle. (Saint Cosmas d'Étolie +1779)

The mercy of God is hidden in sufferings not of our choice; and if we accept such sufferings patiently, they bring us to repentance and deliver us from everlasting punishment. (Saint Kosmas Aitolos +1779) / La miséricorde de Dieu est cachée dans ces souffrances qui ne sont pas notre choix. Et si nous acceptons patiemment ces souffrances, elles nous amèneront à la repentance, et nous délivrerons de la peine éternelle. (Saint Cosmas d'Étolie +1779)

Samedi avant Hosanna, lectionnaire:

(samedi de Lazare)

Saint Qurbana

o    1 de St Pierre 2: 6-10 :

  • 06 Il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.
  • 07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,
  • 08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.
  • 09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple , pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
  • 10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.

o     

o    Ephésiens 1: 15 :

o    15 C’est pourquoi moi aussi, ayant entendu parler de la foi que vous avez dans le Seigneur Jésus, et de votre amour pour tous les fidèles,

o    2: 7 :

o    07 Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.

o     

o    Saint Jean 11: 28-46 :

  • 28 [Marthe] lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t’appelle. »
  • 29 Marie, dès qu’elle l’entendit, se leva rapidement et alla rejoindre Jésus.
  • 30 Il n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
  • 31 Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie et la réconfortaient, la voyant se lever et sortir si vite, la suivirent ; ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
  • 32 Marie arriva à l’endroit où se trouvait Jésus. Dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
  • 33 Quand il vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé,
  • 34 et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. »
  • 35 Alors Jésus se mit à pleurer.
  • 36 Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! »
  • 37 Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? »
  • 38 Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre.
  • 39 Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. »
  • 40 Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
  • 41 On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé.
  • 42 Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. »
  • 43 Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! »
  • 44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
  • 45 Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.
  • 46 Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.

o     

« Joseph est un abîme, un sanctuaire, un

tabernacle. Tout en lui appartient à Dieu ; non seulement en droit et par la loi de sa prédestination, mais en fait et par son choix libre qui l'ajuste à sa destinée, et le rend merveilleusement fidèle à sa grâce. Dieu se sert de lui comme de personne, hormis de Jésus et de Marie ; Dieu l'emploie à des usages auxquels il n'a employé ni n'emploiera jamais personne, ni homme, ni ange. Il pousse envers lui son droit de souverain propriétaire à des extrémités où, en dehors de l'Homme-Dieu et de sa mère, il ne l'a point poussé. Et Joseph s'étend tout entier et toujours, il s'étend volontairement, mais comme une cire fondante, sous cet adorable pression de son Créateur et Seigneur. Il écoute toujours : on dirait qu'il n'est qu'une oreille. Il parle sans doute, mais au dedans et ne rompt point le silence. On n'imagine rien de plus auguste, de plus grave, de plus égal, de plus tranquille, de plus digne, de plus doux. Il est comme un reflet du Père céleste et une sorte de forme divine. On ne le contemple pas sans avoir le cœur tout entier tiré au dedans, et se sentir comme forcé de se taire. On pense trop de choses en le voyant, et des choses trop solennelles, trop saintement touchantes aussi, pour pouvoir en dire un seul mot. D'ordinaire, les paroles sont les fleurs de l'âme ; ici toute parole déflorerait l'âme et la trahirait. C'est un bonheur exquis de considérer ce qu'on découvre ; c'est un supplice inexprimable de ne pouvoir le raconter. On ne se le formule point à soi-même. Toute formule est si petite quand il s'agit de Joseph, qu'elle devient à tout ce qu'on y voudrait faire entrer une sorte de geôle. Rien n'est moins vague pourtant que ce qu'on voit ; mais on n'en voit pas les limites. On est si proche du ciel, que la terre se dérobe et qu'on n'y peut plus prendre pied. Toutefois, même en sentant ce tourment de son insuffisance, l'âme ne perd rien de sa paix. On ne peut être agité en face de saint Joseph, et si on l'est quand on l'aborde, dès qu'on l'a regardé, on s'apaise. »

Mgr Charles Gay (1814-1891), De Saint Josephin "Élévations sur la vie et la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-Christ" (Vingt-deuxième élévation), Tome I, Oudin Frères, Poitiers - Paris, 1879.

Repentance is admission of the way of sin. Repentance opens up a new way. The penitent's eyes are open to two ways: to the way which he is going, and to the way he should be going. There are more who feel repentant than there are who turn their wheels onto a new way. I tell you: the penitent must have two types of courage--he must have the courage to weep over his old way, and he must have the courage to prepare himself for a new way. What good is it for you to feel repentant and still tread the old way? How do you describe a person who is drowning and shouts for help, but when help arrives will not grab hold of the life line? (St Nikolai (Prayers by the Lake))

Repentance is admission of the way of sin. Repentance opens up a new way. The penitent's eyes are open to two ways: to the way which he is going, and to the way he should be going. There are more who feel repentant than there are who turn their wheels onto a new way. I tell you: the penitent must have two types of courage--he must have the courage to weep over his old way, and he must have the courage to prepare himself for a new way. What good is it for you to feel repentant and still tread the old way? How do you describe a person who is drowning and shouts for help, but when help arrives will not grab hold of the life line? (St Nikolai (Prayers by the Lake))

Saint Cyrille de Jérusalem

CYRILLE 18 MARS
Évêque, docteur de l'Église 
(315- 387)

 

 

Cyrille naquit autour de 315 à Jérusalem ou aux environs. Sa vie représente le  mélange de deux dimensions: d'une part, le soin pastoral et, de l'autre,  la participation, malgré lui, aux controverses enflammées qui  troublaient alors l'Église d'Orient.

Il reçut une excellente formation littéraire; ce fut la base de sa culture ecclésiastique, centrée sur l'étude de la Bible.

 

Ordonné  prêtre par l'Évêque Maxime, lorsque celui-ci mourut ou fut déposé, en  348, il fut ordonné Évêque par Acacius, Archevêque métropolitain  influent de Césarée de Palestine, philo-arien, qui était convaincu  d'avoir trouvé en lui un allié. Il fut donc soupçonné d'avoir obtenu la  nomination épiscopale grâce à des concessions à l'arianisme.

En  réalité, Cyrille se heurta très vite à Acacius non seulement sur le  terrain doctrinal, mais également sur le terrain juridictionnel, car  Cyrille revendiquait l'autonomie de son siège par rapport à l'Église  métropolitaine de Césarée.

 

En  vingt ans, Cyrille connut trois exils: le premier en 357, à la suite  d'une déposition de la part d'un Synode de Jérusalem, suivi en 360 par  un deuxième exil voulu par Acacius et, enfin, par un troisième, le plus  long - il dura onze ans - en 367, à l'initiative de l'empereur  philo-arien Valente.

Ce  n'est qu'en 378, après la mort de l'empereur, que Cyrille put reprendre  définitivement possession de son siège, en rétablissant l'unité et la  paix entre les fidèles.

 

D'autres  sources, également anciennes, appuient la thèse de son orthodoxie, mise  en doute par plusieurs sources de l'époque. Parmi celles-ci, la lettre  synodale de 382, après le deuxième Concile œcuménique de Constantinople  (381), auquel Cyrille avait participé en jouant un rôle important, est  celle qui fait le plus autorité. Dans cette lettre, envoyée au Pontife  romain, les Évêques orientaux reconnaissent officiellement l'orthodoxie  la plus absolue de Cyrille, la légitimité de son ordination épiscopale  et les mérites de son service pastoral, que la mort conclura en 387.

 

Pour approfondir, lirela Catéchèse du Pape émérite de l'Eglise de Rome S S Benoît XVI :

>>>Saint Cyrille de Jérusalem

 

et des écrits >>>Cyrille de Jérusalem

BONNE FETE AUX CYRILLE

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St. Ephrem the Syrian


Feast Day: March 19,2016

Saint Ephraim the Syrian, a teacher of repentance, was born at the beginning of the fourth century in the city of Nisibis (Mesopotamia) into the family of impoverished toilers of the soil. His parents raised their son in piety.
The young man ran off to the mountains to join the hermits. This form of Christian asceticism had been introduced by a disciple of St Anthony the Great, the Egyptian desert dweller Eugenius.
St James of Nisibis (January 13) was a noted ascetic, a preacher of Christianity and denouncer of the Arians. St Ephraim became one of his disciples. Under the direction of the holy hierarch, St Ephraim attained Christian meekness, humility, submission to God’s will, and the strength to undergo various temptations without complaint.
St James transformed the wayward youth into a humble and conrite monk. Realizing the great worth of his disciple, he made use of his talents. He trusted him to preach sermons, to instruct children in school, and he took Ephraim with him to the First Ecumenical Council at Nicea (in the year 325). St Ephraim was in obedience to St James for fourteen years, until the bishop’s death in 338.
After the capture of Nisibis by the Persians in 363, St Ephraim went to a monastery near the city of Edessa. Here he saw many great ascetics, passing their lives in prayer and psalmody. Their caves were solitary shelters, and they fed themselves with a certain plant.

He became especially close to the ascetic Julian (October 18), who was of one mind with him. St Ephraim combined asceticism with a ceaseless study of the Word of God, taking from it both solace and wisdom for his soul. The Lord gave him a gift of teaching, and people began to come to him, wanting to hear his counsel, which produced compunction in the soul, since he began with self-accusation. Both verbally and in writing, St Ephraim instructed everyone in repentance, faith and piety, and he denounced the Arian heresy, which at that time was causing great turmoil. Pagans who heard the preaching of the saint were converted to Christianity.

He also wrote the first Syriac commentary on the Pentateuch (i.e. “Five Books”) of Moses. He wrote many prayers and hymns, thereby enriching the Church’s liturgical services. Famous prayers of St Ephraim are to the Most Holy Trinity, to the Son of God, and to the Most Holy Theotokos. He composed hymns for the Twelve Great Feasts of the Lord (the Nativity of Christ, the Baptism, the Resurrection), and funeral hymns. St Ephraim’s Prayer of Repentance, “O Lord and Master of my life...”, is recited during Great Lent, and it summons Christians to spiritual renewal.

From ancient times the Church has valued the works of St Ephraim. His works were read publicly in certain churches after the Holy Scripture, as St Jerome tells us. At present, the Church Typikon prescribes certain of his instructions to be read on the days of Lent. Among the prophets, St David is the preeminent psalmodist; among the Fathers of the Church, St Ephraim the Syrian is the preeminent man of prayer. His spiritual experience made him a guide for monastics and a help to the pastors of Edessa. St Ephraim wrote in Syriac, but his works were very early translated into Greek and Armenian. Translations into Latin and Slavonic were made from the Greek text.
St Ephraim, accounting himself as the least and worst of all, went to Egypt at the end of his life to see the efforts of the great ascetics. He was accepted there as a welcome guest and received great solace from conversing with them. On his return journey he visited at Caesarea in Cappadocia with St Basil the Great (January 1), who wanted to ordain him a priest, but he considered himself unworthy of the priesthood. At the insistence of St Basil, he consented only to be ordained as a deacon, in which rank he remained until his death. Later on, St Basil invited St Ephraim to accept a bishop’s throne, but the saint feigned madness in order to avoid this honor, humbly regarding himself as unworthy of it.
After his return to his own Edessa wilderness, St Ephraim hoped to spend the rest of his life in solitude, but divine Providence again summoned him to serve his neighbor. The inhabitants of Edessa were suffering from a devastating famine. By the influence of his word, the saint persuaded the wealthy to render aid to those in need. From the offerings of believers he built a poor-house for the poor and sick. St Ephraim then withdrew to a cave near Edessa, where he remained to the end of his days.

 

 

 

 

Le 19 Mars l'Occident Chrétien fête saint Joseph:

 

 

BONNE FETE AUX JOSEPH, JOS, JOSE, JOSEPHE, JOSIANE, JOSETTE, JOSEPHINE …

 

Demain nous fêterons saint Herbert

 

Livre de l'Ecclésiastique 45,1-5.

Il a été aimé de Dieu et des hommes : sa mémoire est en bénédiction. 
Dieu lui a donné une gloire semblable à celle des saints, il l'a rendu grand par la terreur qu'il inspira aux ennemis. 
Par sa parole, il a fait cesser des prodiges. Il l'a glorifié devant les rois, il lui a donné un commandement devant son peuple et il lui a montré sa gloire.
A cause de sa foi et de sa douceur, il l'a sanctifié et l'a choisi entre tous les hommes. 
Il lui a fait entendre sa voix et l'a introduit dans la nuée. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,18-21.

Marie, mère de Jésus, ayant épousé Joseph, il se trouva, avant qu'ils eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par l'opération du Saint-Esprit.
Joseph, son mari, qui était juste et ne voulait pas la diffamer, se proposa de la répudier secrètement. 
Comme il était dans cette pensée, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, et lui dit : " Joseph, fils de David, ne craint point de prendre chez toi Marie ton épouse, car ce qui est conçu en elle est du Saint-Esprit. 
Et elle enfantera un fils, et tu lui donneras pour nom Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. " 
 


« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit. » 

(Mt 12, 24a) 

De saint Joseph, nous savons peu de choses, et comme ce qui est rare est précieux, c’est avec une grande foi que nous sommes invités à méditer aujourd’hui une des vertus principales de ce saint très discret.
 

 St Joseph, l'exemple d'un cœur confiant 

Cette vertu n'est autre que la confiance, l’abandon à la volonté de Dieu.

Oui, saint Joseph a fait confiance, il n’a pas dû comprendre tout ce qui se passait, tout ce qui lui était demandé, et pourtant, il a obéi. Cette « obéissance de la foi », ce n’est pas une démission de l’intelligence, ce n’est pas une obligation que Dieu nous impose de l’extérieur, c’est une confiance filiale.

C’est un cœur qui accepte de se laisser conduire par le Seigneur, à travers les évènements, les personnes. C’est croire que Dieu est toujours là, c’est accepter de ne pas tout comprendre ici-bas.

 

 Participer à l'œuvre du Salut 

Bien souvent, nos vies semblent parsemées d’évènements imprévus, et même douloureux. Dieu nous demande de lui faire confiance, de lui confier tout ce que nous portons, d’heureux ou de difficile, et de croire que par cette offrande de nous-mêmes, nous participons à cette grande œuvre de salut, comme saint Joseph a participé, par l’humble offrande de sa vie et de ses interrogations légitimes, au début de l’œuvre de salut, tout près de Marie

Par 

l’intercession puissante de saint Joseph

, je demande une grâce toute particulière de 

confiance

, pour ce que je vis : une joie, une épreuve, des inquiétudes pour ceux que j’aime, mon avenir, celui de ma famille, de l’Église... J'ai tant d’intentions à déposer dans le cœur du Seigneur qui attend de moi une confiance 

humble

 et 

persévérante !

(Source: l'équipe sacerdotale de Montligeon)



Par St François de Sales

(1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église 
Entretiens, n° 19 (français modernisé) 

 

« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit »

 

Combien ce grand saint [que nous fêtons] a été fidèle en humilité ! Cela ne se peut dire selon sa perfection, car malgré ce qu'il était, en quelle pauvreté et en quelle abjection ne vécut-il pas tout le temps de sa vie ! Pauvreté et abjection sous laquelle il tenait cachées et couvertes ses grandes vertus et dignités…

Vraiment, je ne doute nullement que les anges, ravis d'admiration, ne soient venus, troupes à troupes, le considérer et admirer son humilité, lorsqu'il tenait ce cher enfant dans sa pauvre boutique, où il travaillait de son métier pour nourrir le fils et la mère qui lui étaient confiés. 

Il n'y a point de doute que saint Joseph n'ait été plus vaillant que David et n'ait eu plus de sagesse que Salomon [ses ancêtres] ; néanmoins, le voyant réduit en l'exercice de la charpenterie, qui aurait pu juger cela sans être éclairé de la lumière céleste, tant il tenait cachés tous les dons remarquables dont Dieu l'avait gratifié ?

Mais quelle sagesse n'avait-il pas, puisque Dieu lui donnait en charge son Fils très glorieux…, Prince universel du ciel et de la terre ?…

Néanmoins, vous voyez combien il était rabaissé et humilié plus qu'il ne peut se dire ou imaginer… : il s'en va en son pays et en sa ville de Bethléem, et nul n'est rejeté de tous les logis que lui… Regardez comment l'ange le tourne à toutes mains.

Il lui dit qu'il faut aller en Égypte, il y va ; il commande qu'il revienne, il s'en revient. Dieu veut qu'il soit toujours pauvre…, et il s'y soumet amoureusement, et non pour un temps, car il a été pauvre toute sa vie.

 

Repentance is admission of the way of sin.

Repentance opens up a new way. The penitent's eyes are open to two ways: to the way which he is going, and to the way he should be going.

There are more who feel repentant than there are who turn their wheels onto a new way. I tell you: the penitent must have two types of courage--he must have the courage to weep over his old way, and he must have the courage to prepare himself for a new way.

What good is it for you to feel repentant and still tread the old way? How do you describe a person who is drowning and shouts for help, but when help arrives will not grab hold of the life line?

(St Nikolai (Prayers by the Lake))

 

LA CRAINTE DE DIEU

« Que ressentons-nous lorsque nous nous tenons devant Dieu ?

Ce que tous les saints et les prophètes ont éprouvé, eux qui ont été engendrés par Dieu : la crainte.

La crainte est un sentiment tout à fait naturel quand nous comprenons la grandeur de Dieu, quand nous sentons que le Seigneur est mon Seigneur, mon Maître, celui dont ma vie ou ma mort dépendent. Sans crainte de Dieu il n'existe rien sinon le parvis du péché.

Quelqu'un pour qui la crainte de Dieu n'existe pas, ne peut entrer dans la sagesse, car « le début de la sagesse est la crainte de Dieu. »

(Proverbes, 1, 7).

Sans la crainte, aucune révélation ne sera possible pour nous. »

Archimandrite Aimilianos higoumène du monastère de Simonos Pètra (Athos) de 1974 à 2000

* Sous les ailes de la Colombe * Editions Ormylia

« Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez ! »
(Invitation du diacre dans le rite bysantin pour la communion des fidèles)

 

En vrac...Eléments pour votre réflexion

 

personnelle...

 

 

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A leap of faith! Ethiopia's 'church in the sky' is

perched on a 2,500ft cliff...

with a wall of rock devotees must climb barefoot

Source : dailymail.co.uk

Abuna Yemata Guh has been on the clifftop on Northern Ethiopia since 5th century AD
To visit requires a six-metre climb up sheer wall of rock with no ropes and crossing narrow ledges with 200m drops 


Lonely Planet Traveller features the church in a new 'bookazine' of the most inspiring destinations


It would certainly be a test of even the most faithful's devotion.
At 2,500 feet, Ethiopa's 'church in the sky' is arguably the most inaccessible place of worship on earth, perched on top of a vertical spire of rock, with sheer, 650 feet drops on all sides.


To reach the extraordinary church on a clifftop in Tigray, one must scale a sheer 19 feet-high wall of rock without any climbing ropes or harnesses, inching along narrow ledges and crossing a rickety makeshift bridge.

And people are willing to risk the ascent: Families have brought their newborn babies up here to be baptised, and corpses have been carried up to be buried on the mountain.


It is said that in 5th century AD Egyptian priest Father Yemata walked to Ethiopia, climbed the mountains and quarried the church out of the rock. 
'Father Yemata, it seems, liked a dose of extreme sports with his divinity,' writes Lonely Planet Traveller. The magazine features the church, Abuna Yemata Guh, in its new bookazine collating the best and most inspiring destinations visited by the publication.

Despite coming prepared with specialty rock-climbing footwear, Harvey's guide tells him the ascent is best made barefoot. 
'It's easily the most inaccessible place I've ever been asked to photograph,' the photographer says. 'It was easier getting to Antarctica.'
'It's the most extraordinary place I've ever been.' 
Inside, frescoes on the roof and walls depict angels and apostles, while candle wax puddles on the floor.
Some of the priests at the church have not been down the mountain in 30 or 40 years.
Lonely Planet reporter Oliver Smith tells of his own experience climbing to the church in the sky in the bookazine. 'I begin the walk up to Yemata Guh, and views of vast, Old Testament landscapes unfurl to the horizon. 
'Cloud shadows shift across the farmland, and shepherds guide flocks over the stony soil,' he writes.
'The adrenaline rush of the climb makes stepping inside the church all the more sublime, your pulse slowing and eyes adjusting to the darkness, watching angels and archangels emerging from the shadows.
'It is a place of the utmost sanctity and tranquillity. That is, but for one small consideration – taking just three paces outside that same timber door means certain death.'
Ethiopia is home to some of the world's oldest strands of Christianity - a tradition that traces its origins to the time of the Old Testament.
Lonely Planet Traveller Dream Trips 2015, a collection of beautifully photographed travel stories to inspire your adventures in 2015, is on sale now.

 

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HOLY ORDINATION

I thank our Lord Jesus Christ who has given me strength and has counted me trust worthy and has appointed me to his Ministry. (1Thimothy 1:12)


By the Love & Grace of Holy Spirit

H. G. DR. JOSEPH MAR DIONYSUS 
(Metropolitan of Calcutta Diocese )

has graciously consented to ordain our son

Dn.Joshua Padanilathu (Jobin P Abraham )

to the order of Priesthood (Kasheesho)

on Wednesday 30th March 2016

at

St. Mary's Orthodox Syrian Church, Thalayinathadom, Mukkoottuthara, Erumely, 686510.

Morning Prayer will begin at 6 am followed by the Holy Eucharist and the service of Holy Ordination.

We earnestly request your prayerful presence with family on this solemn occasion

With love and prayers: family

 

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Kerry Declares Islamic State Has Committed Genocide


Assyrian International News Agency
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Kerry Declares Islamic State Has Committed Genocide
By William Branigin, Michelle Boorstein and Carol Morello
Washington Post
2016-03-17 18:19 GMT

 

U.S. Secretary of State John Kerry. ( Susan Walsh/AP)Secretary of State John F. Kerry formally declared Thursday that the Islamic State extremist group has committed genocide against Christians and other religious minorities, including Shiite Muslims, in its rampages across the Middle East.

Responding to a March 17 deadline set by Congress late last year, Kerry issued a finding that largely concurred with a resolution passed unanimously Monday night by the House of Representatives declaring the Islamic State guilty of genocide. The vote was 393 to 0.

Kerry said a review by the State Department and U.S. intelligence determined that Christians, Yazidis and Shiite groups are victims of genocide by the radical al-Qaeda offshoot, a Sunni Muslim group also known as ISIS, ISIL and Daesh, its Arabic acronym.

In a statement read to reporters at the State Department, Kerry said that in his judgment, "Daesh is responsible for genocide" against the groups.

Kerry said that "Daesh is genocidal" in its actions and overall policy and that the group "has self-defined itself as genocidal." He said, "We must hold the perpetrators accountable," adding: "Naming these crimes is important, but what is essential is to stop them."

The genocide designation does not legally require the United States do anything more than what it already is doing in its military campaign against the Islamic State and in Washington's push for Syrian peace talks, said Mark Toner, deputy spokesman for the State Department.

 

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"It's more a moral statement," he said. "It's a recognition of what groups have gone through, suffered. It's a rallying cry for the international community. But it doesn't change our overall strategy, except to intensify what we are doing."

Kerry went to great lengths to mention atrocities committed by Islamic State fighters against a broad swath of religious and ethnic minorities, including Kurds, Shiites and Turkmens, as well as Christians. That was because he does not want to fuel perceptions that the United States is engaged in a modern-day Crusade, a so-called clash of civilizations between Muslims and Christians, aides said.

 

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Kerry said that he was "neither judge nor prosecutor nor juror" on genocide and that an independent investigation must bring to light the full facts of Islamic State atrocities. But he said the United States would turn over any evidence it has to any criminal court that investigates the group.

The State Department had indicated Wednesday that Kerry would miss the congressional deadline, prompting sharp criticism from lawmakers. U.S. officials said that Kerry concluded his review just hours after that announcement and that the criticism had not affected his decision, the Associated Press reported.

The formal U.S. finding of Islamic State genocide is important to many Christian conservatives in the United States, giving it potential political ramifications during this highly charged election year.

In late December, former secretary of state Hillary Clinton, the front-runner for the Democratic presidential nomination, said at a town hall meeting in New Hampshire that the Islamic State's depredations can be properly called "genocide." Responding to a voter's question, she said that she had held back on using the term because of its legal implications and weight but that now "I will because now we have enough evidence."

Kerry's declaration Thursday appeared to mollify some congressional critics.

"I commend Secretary Kerry and the State Department for making this important designation," Rep. Jeff Fortenberry (R-Neb.) said in a statement. "The genocide against Christians, Yezidis, and others is not only a grave injustice to these ancient faith communities -- it is an assault on human dignity and an attack on civilization itself. The United States has now spoken with clarity and moral authority."

Fortenberry, a sponsor of the congressional resolution that passed Monday, added: "I sincerely hope that the genocide designation will raise international consciousness, end the scandal of silence, and create the preconditions for the protection and reintegration of these ancient faith communities into their ancestral homelands."

Sen. Ben Sasse (R-Neb.), who introduced a similar resolution in the Senate this week, also praised Thursday's declaration.

"The administration made the right call by stating the obvious truth that ISIS is responsible for genocide against Christians and other religious minorities in the Middle East," he said in a statement. "Telling the truth and condemning genocide against those who seek to worship or not worship as they see fit is a small but important step to recovering a coherent American foreign policy. This decision does not end the atrocities but it does name them."

The Holocaust Memorial Museum issued a report last year saying its investigators had found evidence that Yazidis -- an ancient faith made up of mostly ethnic Kurds -- were victims of genocide in Iraq at the hands of the Islamic State. The Catholic organization Knights of Columbus last week released a 280-page research document highlighting Christians as victims of ISIS genocide.

Dozens of members of the International Association of Genocide Scholars signed a document last fall saying it believed the Islamic States has perpetrated genocide against "Chaldean, Assyrian, Melkite Greek and Coptic Christians; Yazidis, Shia Muslims, Sunni Kurds and other religious groups."

In his statement Thursday, Kerry said a U.S.-led coalition that has been conducting airstrikes against Islamic State targets in Iraq and Syria has helped push the militants out of 40 percent of the territory they controlled in Iraq and 20 percent of their territory in Syria.

Although it is "impossible to develop a fully detailed and comprehensive picture of all that Daesh is doing," Kerry said, the U.S. review highlighted a number of cases of Islamic State atrocities. For example, he said, Islamic State fighters in August 2014 killed hundreds of Yazidis in their village in northern Iraq, trapped others on nearby Mount Sinjar and "enslaved thousands of Yazidi women and girls," raping many of them.

He said the Islamic State has summarily executed Christians in Mosul, the group's main stronghold in northern Iraq, and in Libya, where the group has been making inroads.

Kerry also cited the massacre of hundreds of Shiite Turkmens, an ethnic and religious minority, and the systematic destruction of antiquities, churches, monasteries and other elements of the cultural heritage of ancient communities.

Recounting the story of a 14-year-old boy who was recruited by the Islamic State and sent to carry out a suicide bombing against Shiites, Kerry quoted the group as having declared that "it is a duty imposed upon us to kill them .?.?. and cleanse the land of 

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Le président russe a ainsi annoncé hier le début du retrait, à partir d'aujourd'hui, de la majeure partie de son contingent militaire, compte tenu du fait que la mission a été « globalement accomplie ». Le nouveau coup de poker du maître du Kremlin a surpris tout le monde. Mais que signifie réellement cette annonce ? Est-ce un nouveau tournant majeur, au moment de la reprise des négociations de Genève, ou un coup de communication savamment orchestré ?

Plusieurs hypothèses sont plausibles. L'intervention russe, débutée le 30 septembre dernier, a effectivement permis d'atteindre les objectifs officieux, à savoir sécuriser le réduit alaouite – notamment la province de Lattaquié – et reprendre la main sur le dossier diplomatique. Les Russes sont revenus sur le devant de la scène internationale, ont écarté l'hypothèse d'une défaite militaire de leur allié Bachar el-Assad et ont fait une démonstration grandeur nature de leurs avancées technologiques en matière de défense.

Mais leur objectif officiel, à savoir la lutte contre le terrorisme, est quant à lui loin d'être atteint. L'État islamique (EI) est encore là tout comme la branche syrienne d'el-Qaëda, le Front al-Nosra.

Qu'est-ce qui motive alors la décision de M. Poutine de retirer les forces russes ? La première interrogation peut concerner la réalité de ce retrait dans le sens où le Kremlin a précisé que « la partie russe conserve sur le territoire syrien un site de maintenance de vols », sûrement la base aérienne de Hmeïmim, dans la province de Lattaquié. Cela devrait lui permettre de continuer de bombarder l'opposition armée à M. Assad, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.
 

(Éclairage : Washington et Moscou, maîtres du jeu en Syrie)

Cadeau empoisonné
Avec cette déclaration, M. Poutine réalise en fait un triple coup. Un : c'est un moyen d'éviter l'enlisement alors que l'opération syrienne a un prix exorbitant pour une économie russe asphyxiée par les sanctions internationales et la baisse des prix du pétrole.

Deux : c'est un gage de bonne volonté, adressée aux Occidentaux, à la veille des négociations syriennes. Moscou veut montrer qu'il n'est pas inflexible et envisage peut-être de coopérer avec les Occidentaux pour préparer la reprise des territoires de l'Est syrien, sous le joug de l'EI.

Trois : c'est enfin un moyen de mettre le président Assad sous pression, en lui montrant que les Russes ne lui sont pas définitivement acquis. Les Russes ne semblent pas favorables, contrairement au président syrien, à une opération visant à reconquérir l'Est syrien. Certaines rumeurs font également écho d'un certain agacement des Russes vis-à-vis du manque de coopération de M. Assad.

Après l'annonce du Kremlin d'un accord entre le président Poutine et son homologue syrien sur les modalités de ce retrait, le régime a affirmé dans la soirée que la Russie continuera à le soutenir dans sa lutte contre le « terrorisme ».

Damas a fait cette déclaration alors que Moscou, par le biais de son ambassadeur à l'Onu, a insisté sur le fait qu'il était désormais passé en « mode politique, en mode de cessation des hostilités », et que la diplomatie russe avait reçu l'ordre « d'intensifier (ses) efforts pour aboutir à un règlement politique en Syrie ».

Deux messages qui pourraient sembler contradictoires, compte tenu du fait que Moscou et Damas considèrent comme terroristes tous les opposants armés à Bachar el-Assad. L'annonce du président russe ressemble fortement à un cadeau empoisonné. Mais pour qui ? Pour Damas ? Pour les Occidentaux ? Pour l'opposition syrienne ? Ou pour les trois ?
 

 

lire la suite

 

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LIVRES DE JEAN-CLAUDE ANTAKLI

Le bénéfice de la vente de mes livres à l'occasion de ma participation aux 3 journées du Liban, ira directement aux bénéfices d'associations caritatives (Baroudeurs de l'Espoir et de SOS Chrétiens d'Orient) qui sont engagés activement au profit des enfants et des plus démunis qui se trouvent en Syrie, au Liban et en Irak. JCA.

 

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INAUGURATION DE LA NOUVELLE EGLISE RUSSE ORTHODOXE DE PARIS

(QUAI BRANLY)

 

L'inauguration aura lieu samedi 19 mars, quai Branly en présence du vice-Premier ministre russe.

 

 

Situé quai Branly, dans l'ancien siège de Météo France et a deux pas de la tour Eiffel, l'édifice comprendra un centre paroissial (avec bureaux et appartements meublés), une école primaire franco-russe, un centre culturel comprenant une librairie, des salles d’exposition et un café. 

L’opération, chapeautée par Bouygues Construction, devrait prendre toute la matinée. L'avenue Rapp sera fermée à la circulation pour l'occasion ce vendredi 18 et ce samedi 19 mars, de la place de la Résistance à la rue de l’Université.

Car ce weekend, en présence du vice-Premier ministre russe, il s’agira de débuter la pose des cinq dômes prévus sur le toit de la future église. Construits par Multiplast, une entreprise vannetaise, et acheminés par convoi exceptionnel à Paris, ces dômes seront constitués de vingt pétales dorés.

Pourtant ce samedi, seul le dôme central sera mis en place. Jean-Michel Wilmotte, l’architecte du projet, en parle comme «un phare urbain dans le paysage parisien». Lourd de neuf tonnes, il fait en effet 12 mètres de haut et 11 mètres de diamètre. 

Depuis 2009, le terrain de 4200 m² est propriété du Kremlin, qui a entrepris d’y construire un centre spirituel et culturel orthodoxe. Mis en vente par l'Etat, la Russie avait été la première à revendiquer ce terrain, devançant le Canada et l’Arabie Saoudite. Le gouvernement russe aurait déboursé la somme de 170 millions d’euros pour faire aboutir ce projet.

Pour les auteurs du projet, parmi les principaux avantages du futur centre, on trouve une intégration harmonieuse du nouvel ensemble architectural dans l'environnement urbain existant, tout en restant soumis aux exigences des monuments historiques, ainsi que la fonctionnalité et de la facilité d'utilisation de bâtiments qui répondent aux normes environnementales élevées.

L'église de la Sainte Trinité combine les traditions de l'architecture orthodoxe russe avec des éléments d'architecture moderne, ce qui se manifeste en particulier par le choix des matériaux - la pierre de Bourgogne classique, avec laquelle est construit la plupart des bâtiments de Paris, et des matériaux composites modernes qui composent les dômes. Le Patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a participé de manière directe au développement du projet qui a été également approuvé par les présidents russe et français. 

Le chemin a néanmoins été semé d'embuches pour en arriver jusque là. L'ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, ne portant pas le projet dans son coeur - il a qualifié son architecture de «parodie» - aurait tenté d’empêcher la délivrance d'un permis de construire explique le site d'architecture le Courrier de l'architecte. Le projet aurait aussi coincé sur le plan architectural : la première esquisse de l’architecte espagnol d’origine russe Manuel Nunez Yanowski, qui prévoyait une immense canopée de verre, avait rencontré la nette opposition de Bertrand Delanoë.

En outre, le projet aurait également posé quelques contraintes sur le plan sécuritaire. Les services du renseignement français auraient ainsi obtenu que des systèmes de brouillages soient déployés sur la zone.

Pourtant, le destin du futur centre orthodoxe russe à Paris aurait été scellé dès 2007, lorsque le président Nicolas Sarkozy, fraîchement élu à l’époque, avait rencontré le Patriarche Alexis II (décédé en décembre 2008). Ce dernier avait convaincu le président français de la nécessité de construire un grand centre religieux russe à Paris, le seul lieu de culte orthodoxe russe d’envergure étant la cathédrale Alexandre Nevski dans le 8ème arrondissement. 

Pour Moscou, il s'agit surtout de favoriser le rayonnement de la Russie comme un acteur majeur dans le paysage orthodoxe français, qui compte environ 500 000 fidèles. (Source : https://francais.rt.com/france/17385-samedi-paris-inaugurera-nouvelle-eglise )

 

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Syrie: Le général français Castres enterre le mythe des "rebelles modérés.

Posted: 17 Mar 2016 09:27 AM PDT

 
La vérité finit toujours par être dévoilée. Ce sont au départ de simples “signaux faibles” (comme le titre de cette série d’articles) et autres “bas bruits” qui deviennent peu à peu visibles jusqu’à irriguer entièrement le débat public et atteindre enfin le noyau dur des thèses officielles.

S’agissant des rebelles syriens, aimablement qualifiés depuis quelques années de “modérés”, nous en sommes encore au stade des “signaux faibles”, mais la situation évolue dans le bon sens. On ne peut que se réjouir du reportage “Un œil sur la Syrie” (dirigé par Anthony Forestier, présenté par Sarah Soulah et diffusé sur France 2 le 18 février) qui présente enfin un regard neuf sur le conflit syrien … cinq ans après son commencement.
 
Face aux inconséquences de la politique étrangère nationale et à leurs conséquences militaires opérationnelles difficiles à gérer au plan opérationnel, l’Establishment militaire lui-même ose parfois mettre le doigt sur certains faits embarrassants. Les faits sont têtus et à mille lieues de la moraline que distille notamment le Quai d’Orsay depuis trois ans.
Ainsi, le général Didier Castres, Sous-chef opérations de l’Etat-major des Armées, a-t-il été auditionné le 16 décembre 2015 par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.
Voici ce que l’officier français révèle au grand jour :
“Les forces combattantes de Daech sont estimées à un effectif de 30 000 en Syrie et en Irak, dont 40 % de combattants étrangers. Ils sont opposés à 140 000 Kurdes du nord de l’Irak, 7 000 Kurdes syriens et 130 000 membres des forces de sécurité irakiennes. En outre, il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes.”
Démêlons ces quelques chiffres pour mesurer l’ampleur de l’écart entre les données du commandement militaire et les gesticulations de notre chancellerie:
Première information : la puissance de Daesh est largement surestimée dans nos médias. Avec seulement 30 000 hommes (d’autres sources parlent de 50 000) en Irak et en Syrie, l’Etat islamique n’est pas d’un poids considérable sur un plan militaire. Son expansion territoriale depuis trois ans montre ce que plusieurs observateurs syriens (dont l’archevêque d’Alep) ont déjà amèrement dénoncé : les Occidentaux ont beaucoup parlé, mais étrangement peu agi pour détruire cette hydre vert foncé.
Seconde information : si les membres de l’EI sont répartis de façon à peu près équilibrée entre l’Irak et la Syrie, on peut considérer qu’il y a entre 15 et 20 000 combattants de Daech présents principalement autour de Raqqa. C’est donc bien moins que les autres terroristes islamistes présents en Syrie, dont le général Castres nous dit qu’ils sont probablement autour de 80 000 dans les zones que nos médias et nos représentants politiques qualifient facilement de “rebelles”. On a donc un rapport de 1 à 4 entre les islamistes de l’Etat islamique et les “autres” (dont une écrasante majorité, autour du Front al-Nosra, sont affiliés officiellement ou officieusement à Al-Qaïda, berceau originel…de Daech). Les chancelleries occidentales, si elles tenaient compte des chiffres que leur fournit le renseignement notamment militaire, devraient en conséquence tenir des propos beaucoup plus proches de ceux tenus par Sergueï Lavrov ou … Bachar el-Assad lui-même. 
Mais le déni de réalité est un pêché fort répandu et il reste plus facile d’accuser les journalistes de France 2 de reprendre la propagande du régime syrien que d’admettre un biais politique ou un déficit d’intelligence de situation (comme il fut d’ailleurs plus facile il y a quelques semaines d’accuser les journalistes de Canal + de reprendre la propagande du Kremlin dans leur reportage sur la révolution du Maïdan et la guerre civile ukrainienne dans le Donbass).

Troisième information : il reste donc à peu près 20 000 rebelles dits “modérés” d’après le renseignement militaire français. C’est peu … d’autant qu’ils combattent dans les mêmes zones que les 80 000 “terroristes”, dont ils sont de facto les alliés sur le terrain. Je vous invite sur ce point à lire l’article de “Bouger les Lignes” sur le “camaïeu des rebelles” qui retrace la mosaïque des coalitions en Syrie au sein desquelles toutes les phalanges rebelles, du vert pâle au très foncé, qui sont pour certaines rivales et pour beaucoup des avatars présentables des groupuscules les plus radicaux, combattent le plus souvent ensemble, notamment avec ou pour le compte du Front al-Nosra.

La veille de cette édifiante audition du Général Castres, le 15 décembre 2015, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était lui-même auditionné devant cette même Commission du Sénat. Si l’on croise leurs deux déclarations, et compte tenu du fait que notre ministre ne pouvait ignorer ces informations du renseignement militaire, le grand écart devient inquiétant.

“En Syrie, les difficultés se concentrent à l’ouest, à la frontière avec la Turquie, où les armées loyalistes, soutenues par la Russie et les Pasdarans iraniens, grignotent les territoires contrôlés par les insurgés mais moins vite qu’ils ne l’espéraient. La présence russe est significative avec une quarantaine d’avions de chasse basés près de Lattaquié. La Russie engage également son aviation à long rayon d’action, pour les frappes menées contre Raqqa et Deir Eizzor par des bombardiers décollant de l’aérodrome de Mozdok au sud de la Géorgie ou encore elle effectue des tirs de missiles depuis le croiseur Moskva au large de Lattaquié. On note une inflexion de l’action militaire russe. Nous estimons ainsi que les frappes contre Daech représentent entre 20 et 30 % du total des frappes russes ces dernières semaines, contre 5 % auparavant (…) Concernant le soutien aux insurgés, l’action militaire américaine et française s’est renforcée, confortée depuis peu par les frappes britanniques.”
Première information : si l’on s’en tient aux estimations chiffrées du ministre Le Drian et qu’on les croise avec celles du général Castres, on en conclut que la Russie répartit ses frappes entre 20/30% sur les 15/20 000 combattants de l’Etat islamique et 70/80% pour les 100 000 “insurgés” (dont 80 000 sont des terroristes islamistes). Les frappes russes sont donc en parfaite cohérence avec les renseignements militaires français, ce qui n’est pas le cas en revanche des frappes … françaises.
Deuxième information : comment croiser en revanche la déclaration du ministre de la Défense sur le renforcement de l’aide aux “insurgés” et celle du général Castres sur les 80 000 terroristes parmi les 100 000 “rebelles” sans conclure à l’impossibilité manifeste d’un tel croisement … sauf à comprendre que la France et les pays occidentaux soutiennent directement ou indirectement le terrorisme islamiste.
Tandis qu’un très fragile et partiel cessez-le-feu semble se mettre en place, mais que les contours d’un règlement politique de la question syrienne paraissent encore dans les limbes, ces informations officielles présentées devant la représentation nationale nous font mesurer toute l’inconscience et l’aveuglement qui ont conduit depuis cinq ans l’Occident à s’ingérer au Levant. Ces éléments sont éloquents mais fort inquiétants. Comment ne pas s’interroger sur la fonction de “leurre” de l’Etat islamique ? Daech et ses modes d’actions terrifiants et spectaculaires ne sont-ils pas au moins partiellement le paravent horrifiant qui cristallise l’attention populaire, médiatique et politique, la détournant ainsi d’une entreprise bien plus grave de déstabilisation profonde de la région et du monde.
Daech fait oublier al-Qaïda qui agit en deuxième (et performant rideau), de manière rhizomique. Ses multiples avatars désormais labellisés “rebelles”, “insurgés”, ou “islamistes modérés” en sont par contraste, redevenus fréquentables et poursuivent leur démembrement méthodique de l’Etat.
 
Par Caroline GALACTEROS : Administratrice de l’ASAF (Association de soutien à l’Armée de France)

 

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Selon la tradition populaire, saint Antoine donna une prière

à une pauvre femme qui cherchait de l’aide contre les tentations du démon. Le pape franciscain Sixte V fit graver cette prière – connue également comme étant la devise de Saint Antoine – sur le socle de l’obélisque qu’il fit ériger sur la place Saint-Pierre à Rome.

Voici la version originale en latin :

Ecce Crucem Domini! 
Fugite partes adversae! 
Vicit Leo de tribu Juda, 
Radix David! Alleluia!

Traduit en français, cela donne :

Voici la croix du Seigneur! 
Fuyez, puissances ennemies! 
Le lion de la tribu de Juda, 
Le rejeton de David, a vaincu !
Alleluia! 

Cette courte prière ressemble à un petit exorcisme. Nous aussi nous pouvons la dire – en latin ou en français – pour nous aider à surmonter les tentations de toutes sortes.

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les "islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their release ...

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INVITATION(S):

 

 

 

PRIER POUR LA PAIX

Répondre à: 

jean-marie roziere

<jmr.lfsa@wanadoo.fr>

 

Bonjour à toutes et à tous. 

Vous tous êtes invités à nous rejoindre pour la rencontre de dimanche 20 mars

à 17h au n° 37 rue Tournefort

(Paris 5e, métro place Monge, RER Luxembourg).

Le sujet traité sera :

"Prier pour la paix ?"

 

Avec :

Pauline Bebe, Rabbin  de la Communauté Juive Libérale (Ile-de-France), auteur de Saisir le merveilleux dans l’instant (Le Passeur, 2015) et de A la lumière de ton visage (Actes Sud, 2014)

Antoine Peillon, journaliste (grand reporter) au quotidien La Croix, écrivain  (Essais aux éditions du Seuil etc.) et documentariste  (France 5, la Chaîne parlementaire etc.)

Younès Aberkaneprofesseur de mathématiques à l'Université de Cergy Pontoise, ancien président des Scouts musulmans de France, co-fondateur des Amitiés Judéo-musulmanes de France

Pour le groupe organisateur, trés cordialement,
 Jean-Marie Rozière.
 
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From: insistance@free.fr
To: beitham-france@hotmail.fr

 

 

 

Université Paris VII Denis Diderot 

Collège doctoral Paris Jérusalem 
Revue Insistance  

 
Lundi 21 mars 2016
9h00 – 13h00
Conférence ED
Halle  aux Farines - Salle 027C
(rez-de-chaussée, hall C) 
Esplanade Pierre Vidal-Naquet 
75013 Paris
A l’occasion de la parution du numéro 11 de la revue Insistance
Eduquer, Soigner, Gouverner… Faire désirer

 

 

 

9h – 11h : Les espaces intermédiaires et les maisons chaleureuses
 
Ouverture : Henri Cohen Solal et Paolo Lollo

Dominique Rividi
Henri Cohen Solal
Françoise Savelli
Bénédicte d’Eau
Nathalie Moshnyager
Joëlle Bordet

 

11h15 – 13h00 : Les trois métiers impossibles
 
Ouverture : Alain Didier Weill
 
Paolo  Lollo
Abram Coën
Patrick Landmann
Xavier Gassmann

 

 

 

 

 
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impot-mondial-onu_c-fam.jpg

à l'impôt mondial de l'ONU

 
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WE Doctrine Sociale de l'Église
au Sanctuaire de Montligeon

View this email in your browser (http://us6.campaign-archive1.com/?u=d3fef8b0f2823bc152bba8eac&id=200930e621&e=056e2e80ea)

http://montligeon.org/fr/agenda/icalrepeat.detail/2016/04/23/512/-/we-doctrine-sociale-de-l-eglise?utm_source=Liste+de+diffusion&utm_campaign=200930e621-WE_Doctrine_Sociale_de_l_glise2_16_2016&utm_medium=email&utm_term=0_5df13045e4-200930e621-49845253



** Une formation pour comprendre
la vision chrétienne du travail !
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Nous vous donnons rendez-vous les samedi 23 et dimanche 24 avril
pour participer à la toute première formation de l'année, avec pour fil conducteur la pensée Sociale de l'Église et plus particulièrement :
"L'épanouissement spirituel au travail"

Le but de la formation est de chercher des pistes réelles
pour remettre l'homme au centre du travail,
afin qu'il puisse s'y épanouir intégralement jour après jour.
À cet effet les chapelains du Sanctuaire proposeront cinq points de réponses
au cours de cinq conférences  :


"La créativité dans le travail"
"Le travail et la dignité humaine"
"L'épanouissement personnel et communautaire au travail"
"Le mystère pascal du travail"
"La sanctification par le travail"


Informations et inscriptions en cliquant ici(http://montligeon.org/fr/agenda/icalrepeat.detail/2016/04/23/512/-/we-doctrine-sociale-de-l-eglise?utm_source=Liste+de+diffusion&utm_campaign=200930e621-WE_Doctrine_Sociale_de_l_glise2_16_2016&utm_medium=email&utm_term=0_5df13045e4-200930e621-49845253) 
Vous pouvez également nous contacter par téléphone : 02 33 85 17 00
ou par mail : receptionmf@montligeon.org (mailto:receptionmf@montligeon.org)
 

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LE COIN DU CATECHISME ET...DE LA TRANSMISSION FAMILIALE...

 

 

A colorier, à compléter et à retenir.

Source : http://dibujosparacatequesis.blogspot.fr/

 

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

 

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

(Photo: Son Eminence Joseph Mar Koorilose (Misc) lors d'une procession des Rameaux au Kerala )

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*24 Mars

Jeudi-Saint, 10h30, Messe chrismale. 19h, Cérémonie du Lavement des Pieds...NUIT DE PRIERES D'ADORATION

 

* March 24


Holy Thursday, 10:30 am, Chrism Mass. 19h Feet Enema Ceremony ... PRAYERS NIGHT OF WORSHIP

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

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PÈLERINAGES 2016 (N-D DE MISÉRICORDE, LISIEUX-DOZULÉ, ARGENTEUIL, ROME...)Pèlerinages 2016 (N-D de Miséricorde, Lisieux-Dozulé, Argenteuil, Rome...)

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

 

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LISIEUX DOZULE

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

 

Pèlerinage à ROME

Marché de Trajan

*Du Dimanche 31 Juillet au lundi 8 , Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas à Rome

Sanctuaires visités:

*Nevers (Ste Bernadette) et Ars (Le Saint Curé)

*San Damiano et Montichiari

*Rome dans tous ses états

*Notre-Dame de la Salette

 

Offrande estimée pour participation aux frais:

1000 euros.

SOYEZ NOMBREUX,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

(Inscriptions closes le dimanche 5 Juin)

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

Jeudi 17 MARS 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Hosanna. Dimanche des Rameaux , lectionnaire

(7ème Dimanche de Carême):

Saint Qurbana

o    1ère de St Jean 5: 1 -12 :

  • 01 Celui qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est né de Dieu ; celui qui aime le Père qui a engendré aime aussi le Fils qui est né de lui.
  • 02 Voici comment nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu : lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements.
  • 03 Car tel est l’amour de Dieu : garder ses commandements ; et ses commandements ne sont pas un fardeau,
  • 04 puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Or la victoire remportée sur le monde, c’est notre foi.
  • 05 Qui donc est vainqueur du monde ? N’est-ce pas celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
  • 06 C’est lui, Jésus Christ, qui est venu par l’eau et par le sang : non pas seulement avec l’eau, mais avec l’eau et avec le sang. Et celui qui rend témoignage, c’est l’Esprit, car l’Esprit est la vérité.
  • 07 En effet, ils sont trois qui rendent témoignage,
  • 08 l’Esprit, l’eau et le sang, et les trois n’en font qu’un.
  • 09 Nous acceptons bien le témoignage des hommes ; or, le témoignage de Dieu a plus de valeur, puisque le témoignage de Dieu, c’est celui qu’il rend à son Fils.
  • 10 Celui qui met sa foi dans le Fils de Dieu possède en lui-même ce témoignage. Celui qui ne croit pas Dieu, celui-là fait de Dieu un menteur, puisqu’il n’a pas mis sa foi dans le témoignage que Dieu rend à son Fils.
  • 11 Et ce témoignage, le voici : Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils.
  • 12 Celui qui a le Fils possède la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu ne possède pas la vie.

o     

o    Romains 8: 18 à 25 :

  • 18 J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous.
  • 19 En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
  • 20 Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance
  • 21 d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
  • 22 Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.
  • 23 Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.
  • 24 Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ?
  • 25 Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

o     

o    Ephésiens  6 1-24 :

  • 01 Vous, les enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car c’est cela qui est juste :
  • 02 Honore ton père et ta mère, c’est le premier commandement qui soit assorti d’une promesse :
  • 03 ainsi tu seras heureux et tu auras longue vie sur la terre.
  • 04 Et vous, les parents, ne poussez pas vos enfants à la colère, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements inspirés par le Seigneur.
  • 05 Vous, les esclaves, obéissez à vos maîtres d’ici-bas comme au Christ, avec crainte et profond respect, dans la simplicité de votre cœur.
  • 06 Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes, mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur,
  • 07 et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes.
  • 08 Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait.
  • 09 Et vous, les maîtres, agissez de même avec vos esclaves, laissez de côté les menaces. Car vous savez bien que, pour eux comme pour vous, le Maître est dans le ciel, et il est impartial envers les personnes.
  • 10 Enfin, puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de sa force.
  • 11 Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du diable.
  • 12 Car nous ne luttons pas contre des êtres de sang et de chair, mais contre les Dominateurs de ce monde de ténèbres, les Principautés, les Souverainetés, les esprits du mal qui sont dans les régions célestes.
  • 13 Pour cela, prenez l’équipement de combat donné par Dieu ; ainsi, vous pourrez résister quand viendra le jour du malheur, et tout mettre en œuvre pour tenir bon.
  • 14 Oui, tenez bon, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice,
  • 15 les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix,
  • 16 et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’éteindre toutes les flèches enflammées du Mauvais.
  • 17 Prenez le casque du salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu.
  • 18 En toute circonstance, que l’Esprit vous donne de prier et de supplier : restez éveillés, soyez assidus à la supplication pour tous les fidèles.
  • 19 Priez aussi pour moi : qu’une parole juste me soit donnée quand j’ouvre la bouche pour faire connaître avec assurance le mystère de l’Évangile
  • 20 dont je suis l’ambassadeur, dans mes chaînes. Priez donc afin que je trouve dans l’Évangile pleine assurance pour parler comme je le dois.
  • 21 Et vous, vous saurez ce que je deviens et ce que je fais, car Tychique, le frère bien-aimé, le fidèle ministre dans le Seigneur, vous informera de tout.
  • 22 Je l’envoie spécialement auprès de vous, afin que vous ayez de nos nouvelles et qu’il réconforte vos cœurs.
  • 23 Que la paix soit avec les frères, ainsi que l’amour et la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ.
  • 24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ d’un amour impérissable.

o     

o    Saint Jean 12: 12-19 :

  • 12 La grande foule venue pour la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.
  • 13 Les gens prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le roi d’Israël ! »
  • 14 Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus, comme il est écrit :
  • 15 Ne crains pas, fille de Sion. Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse.
  • 16 Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ; mais, quand Jésus fut glorifié, ils se rappelèrent que l’Écriture disait cela de lui : c’était bien ce qu’on lui avait fait.
  • 17 La foule rendait témoignage, elle qui était avec lui quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l’avait réveillé d’entre les morts.
  • 18 C’est pourquoi la foule vint à sa rencontre ; elle avait entendu dire qu’il avait accompli ce signe.
  • 19 Les pharisiens se dirent alors entre eux : « Vous voyez bien que vous n’arrivez à rien : voilà que tout le monde marche derrière lui ! »

o     

Pour la Procession (à l'entrée ouest)

o    Saint-Luc 19: 28-40 :

  • 28 Après avoir ainsi parlé, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem.
  • 29 Lorsqu’il approcha de Bethphagé et de Béthanie, près de l’endroit appelé mont des Oliviers, il envoya deux de ses disciples,
  • 30 en disant : « Allez à ce village d’en face. À l’entrée, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 31 Si l’on vous demande : “Pourquoi le détachez-vous ?” vous répondrez : “Parce que le Seigneur en a besoin.” »
  • 32 Les envoyés partirent et trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit.
  • 33 Alors qu’ils détachaient le petit âne, ses maîtres leur demandèrent : « Pourquoi détachez-vous l’âne ? »
  • 34 Ils répondirent : « Parce que le Seigneur en a besoin. »
  • 35 Ils amenèrent l’âne auprès de Jésus, jetèrent leurs manteaux dessus, et y firent monter Jésus.
  • 36 À mesure que Jésus avançait, les gens étendaient leurs manteaux sur le chemin.
  • 37 Alors que déjà Jésus approchait de la descente du mont des Oliviers, toute la foule des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus,
  • 38 et ils disaient : « Béni soit celui qui vient, le Roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux ! »
  • 39 Quelques pharisiens, qui se trouvaient dans la foule, dirent à Jésus : « Maître, réprimande tes disciples ! »
  • 40 Mais il prit la parole en disant : « Je vous le dis : si eux se taisent, les pierres crieront. »

o     

Pour la bénédiction des  palmes

o    Zacharie 9: 9-12 :

  • 09 Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi : il est juste et victorieux, pauvre et monté sur un âne, un ânon, le petit d’une ânesse.
  • 10 Ce roi fera disparaître d’Éphraïm les chars de guerre, et de Jérusalem les chevaux de combat ; il brisera l’arc de guerre, et il proclamera la paix aux nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre, et de l’Euphrate à l’autre bout du pays.
  • 11 Quant à toi, par le sang de ton alliance, je fais sortir tes captifs de la citerne sans eau.
  • 12 Revenez à la place forte, captifs pleins d’espérance. Aujourd’hui même, je l’affirme, je te rendrai au double.

o     

o    Isaïe 51: 9-11 :

  • 09 Éveille-toi, éveille-toi, revêts-toi de force, bras du Seigneur ! Éveille-toi comme aux jours anciens, au temps des générations d’autrefois. N’est-ce pas toi qui taillas en pièces Rahab, qui transperças le Monstre marin ?
  • 10 N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand Abîme, qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour que passent les rachetés ?
  • 11 Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent, ils entrent dans Sion avec des cris de fête, couronnés de l’éternelle joie. Allégresse et joie les rejoindront, douleur et plainte s’enfuient.

o     

o    1ère lettre de St Jean 2: 7-14 :

  • 07 Bien-aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous aviez depuis le commencement. La parole que vous avez entendue, c’est le commandement ancien.
  • 08 Et pourtant, c’est un commandement nouveau que je vous écris ; ce qui est vrai en cette parole l’est aussi en vous ; en effet, les ténèbres passent et déjà brille la vraie lumière.
  • 09 Celui qui déclare être dans la lumière et qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres jusqu’à maintenant.
  • 10 Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a en lui aucune occasion de chute.
  • 11 Mais celui qui a de la haine contre son frère est dans les ténèbres : il marche dans les ténèbres sans savoir où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux.
  • 12 Je vous l’écris, petits enfants : Vos péchés vous sont remis à cause du nom de Jésus.
  • 13 Je vous l’écris, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’écris, jeunes gens : Vous avez vaincu le Mauvais.
  • 14 Je vous l’ai écrit, enfants : Vous connaissez le Père. Je vous l’ai écrit, parents : Vous connaissez celui qui existe depuis le commencement. Je vous l’ai écrit, jeunes gens : Vous êtes forts, la parole de Dieu demeure en vous, vous avez vaincu le Mauvais.

o     

o    Romains 11: 13-24 :

  • 13 Je vous le dis à vous, qui venez des nations païennes : dans la mesure où je suis moi-même apôtre des nations, j’honore mon ministère,
  • 14 mais dans l’espoir de rendre jaloux mes frères selon la chair, et d’en sauver quelques-uns.
  • 15 Si en effet le monde a été réconcilié avec Dieu quand ils ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts !
  • 16 Si la partie de la pâte prélevée pour Dieu est sainte, toute la pâte l’est aussi ; si la racine de l’arbre est sainte, les branches le sont aussi.
  • 17 De ces branches, quelques-unes ont été coupées, alors que toi, olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches, et tu as part désormais à la sève que donne la racine de l’olivier.
  • 18 Alors, ne sois pas plein d’orgueil envers les branches ; malgré tout ton orgueil, ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est la racine qui te porte.
  • 19 Tu vas me dire : « Des branches ont été coupées pour que moi, je sois greffé ! »
  • 20 Fort bien ! Mais c’est à cause de leur manque de foi qu’elles ont été coupées ; tandis que toi, c’est par la foi que tu tiens bon. Ne fais pas le fanfaron, sois plutôt dans la crainte.
  • 21 Car si Dieu n’a pas épargné les branches d’origine, il ne t’épargnera pas non plus.
  • 22 Observe donc la bonté et la rigueur de Dieu : rigueur pour ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu pour toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché.
  • 23 Quant à eux, s’ils ne demeurent pas dans leur manque de foi, ils seront greffés car Dieu est capable de leur redonner leur place en les greffant.
  • 24 En effet, toi qui étais par ton origine une branche d’olivier sauvage, tu as été greffé, malgré ton origine, sur un olivier cultivé ; à plus forte raison ceux-ci, qui sont d’origine, seront greffés sur leur propre olivier.

o     

o    Saint-Marc 11: 1-11 :

  • 01 Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples
  • 02 et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le.
  • 03 Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” »
  • 04 Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent.
  • 05 Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »
  • 06 Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire.
  • 07 Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
  • 08 Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs.
  • 09 Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
  • 10 Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
  • 11 Jésus entra à Jérusalem, dans le Temple. Il parcourut du regard toutes choses et, comme c’était déjà le soir, il sortit pour aller à Béthanie avec les Douze.

o     

 



Thomas More

(1478-1535), homme d'État anglais, martyr 
Traité sur la Passion, Le Christ les aima jusqu'au bout, homélie 1 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 218) 

 

Le Christ donne sa vie pour ses ennemis

 

 

      Méditons profondément sur l'amour du Christ notre Sauveur, qui « a aimé les siens jusqu'au bout » (Jn 13,1), à tel point que pour leur bien, volontairement, il a souffert une mort douloureuse et a manifesté le plus haut degré d'amour qui puisse exister.

Car il a dit lui-même :

-« Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).

Oui, c'est bien là le plus grand amour qu'on ait jamais montré.

Et pourtant notre Sauveur en donna un plus grand encore, car il donna cette preuve d'amour à la fois pour ses amis et pour ses ennemis. 

      Quelle différence entre cet amour fidèle et les autres formes d'amour faux et inconstant que l'on trouve dans notre pauvre monde !...

Qui peut être sûr, dans l'adversité, de garder beaucoup de ses amis, quand notre Sauveur lui-même, lorsqu'il a été arrêté, est resté seul, abandonné des siens?

Quand vous partez, qui voudra partir avec vous?

Seriez-vous roi, votre royaume ne vous laisserait-il pas partir seul pour vous oublier aussitôt?

Même votre famille ne vous laisserait-elle pas partir, comme une pauvre âme abandonnée qui ne sait où aller? 

      Alors, apprenons à aimer en tout temps, comme nous devrions aimer :

Dieu par-dessus toute chose, et toutes les autres choses à cause de lui.

Car tout amour qui ne se rapporte pas à cette fin, c'est-à-dire à la volonté de Dieu, est un amour tout à fait vain et stérile.

Tout amour que nous portons à un être créé quelconque et qui affaiblit notre amour envers Dieu est un amour détestable et un obstacle à notre marche vers le ciel...

Donc, puisque notre Seigneur nous a tant aimés pour notre salut, implorons assidûment sa grâce, de crainte qu'en comparaison de son grand amour, nous soyons trouvés remplis d'ingratitude.


 

One day Abba Isaac went to a monastery. He saw a brother committing a sin  and he condemned him. When he returned to the desert, an angel of the Lord came  and stood in front of the door of his cell, and said, "I will not let you  enter." But he persisted saying, "What is the matter?" And the angel  replied, "God has sent me to ask you where you want to throw the guilty  brother whom you have condemned." Immediately he repented and said, "I have  sinned, forgive me." Then the angel said, "Get up, God has forgiven you.  But from now on, be careful not to judge someone before God has done so."

One day Abba Isaac went to a monastery. He saw a brother committing a sin and he condemned him. When he returned to the desert, an angel of the Lord came and stood in front of the door of his cell, and said, "I will not let you enter." But he persisted saying, "What is the matter?" And the angel replied, "God has sent me to ask you where you want to throw the guilty brother whom you have condemned." Immediately he repented and said, "I have sinned, forgive me." Then the angel said, "Get up, God has forgiven you. But from now on, be careful not to judge someone before God has done so."

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 08:28
Hardship and distress, whether of our own choosing or providential, destroy sensual pleasure.' (St. Thalassios the Libyan)

Hardship and distress, whether of our own choosing or providential, destroy sensual pleasure.' (St. Thalassios the Libyan)

Cinquième Dimanche du Grand Carême 

(« Du Bon Samaritain » Accordé au Calendrier de l'Eglise-mère Orthodoxe Malankare)

  • 1 Pierre 3: 8-16
  • 3:8
  • Enfin, soyez tous animés des mêmes pensées et des mêmes sentiments, pleins d'amour fraternel, de compassion, d'humilité.
  • 3:9
  • Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez, au contraire, car c'est à cela que vous avez été appelés, afin d'hériter la bénédiction.
  • 3:10
  • Si quelqu'un, en effet, veut aimer la vie Et voir des jours heureux, Qu'il préserve sa langue du mal Et ses lèvres des paroles trompeuses,
  • 3:11
  • Qu'il s'éloigne du mal et fasse le bien, Qu'il recherche la paix et la poursuive ;
  • 3:12
  • Car les yeux du Seigneur sont sur les justes Et ses oreilles sont attentives à leur prière, Mais la face du Seigneur est contre ceux qui font le mal.
  • 3:13
  • Et qui vous maltraitera, si vous êtes zélés pour le bien ?
  • 3:14
  • D'ailleurs, quand vous souffririez pour la justice, vous seriez heureux. N'ayez d'eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés ;
  • 3:15
  • Mais sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous,
  • 3:16
  • et ayant une bonne conscience, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ceux qui décrient votre bonne conduite en Christ soient couverts de confusion.

 

  • Romains 12: 1-15

1 Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. 2 Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. 3 Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de n'avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. 4 Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n'ont pas la même fonction, 5 ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. 6 Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l'exerce selon l'analogie de la foi; 7 que celui qui est appelé au ministère s'attache à son ministère; que celui qui enseigne s'attache à son enseignement, 8 et celui qui exhorte à l'exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité; que celui qui préside le fasse avec zèle; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. 9 Que la charité soit sans hypocrisie. Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. 10 Par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres; par honneur, usez de prévenances réciproques. 11 Ayez du zèle, et non de la paresse. Soyez fervents d'esprit. Servez le Seigneur. 12 Réjouissez-vous en espérance. Soyez patients dans l'affliction. Persévérez dans la prière. 13 Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l'hospitalité. 14 Bénissez ceux qui vous persécutent, bénissez et ne maudissez pas. 15 Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent; pleurez avec ceux qui pleurent. 16 Ayez les mêmes sentiments les uns envers les autres. N'aspirez pas à ce qui est élevé, mais laissez-vous attirer par ce qui est humble. Ne soyez point sages à vos propres yeux. 17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. 18 S'il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.

 

St Luc 13 10-17 :

13.10

Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat.

13.11

Et voici, il y avait là une femme possédée d'un esprit qui la rendait infirme depuis dix-huit ans; elle était courbée, et ne pouvait pas du tout se redresser.

13.12

Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole, et lui dit: Femme, tu es délivrée de ton infirmité.

13.13

Et il lui imposa les mains. A l'instant elle se redressa, et glorifia Dieu.

13.14

Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait opéré cette guérison un jour de sabbat, dit à la foule: Il y a six jours pour travailler; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat.

13.15

Hypocrites! lui répondit le Seigneur, est-ce que chacun de vous, le jour du sabbat, ne détache pas de la crèche son boeuf ou son âne, pour le mener boire?

13.16

Et cette femme, qui est une fille d'Abraham, et que Satan tenait liée depuis dix-huit ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?

13.17

Tandis qu'il parlait ainsi, tous ses adversaires étaient confus, et la foule se réjouissait de toutes les choses glorieuses qu'il faisait.

 

« "Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant qui, sur la Croix, les bras étendus, avez bu, pour la rédemption de tous les hommes, le calice d'inénarrables douleurs, daignez aujourd'hui me porter secours.

Moi, pauvre, je viens à Vous qui êtes riche ; misérable, je me présente à Vous, Miséricordieux.

Ah ! faites que je ne Vous quitte pas, vide et déçu. Affamé, je viens à Vous ; ne permettez pas que je parte à jeun.

Famélique, j'approche de Vous ; ah ! que je ne m'en retourne pas sans avoir été rassasié !

Et si je soupire avant de manger, accordez-moi ensuite la grâce d'être nourri". (St Augustin)

Oui, j'ai faim de Vous, vrai pain, pain vivant, pain de vie. Vous savez quelle est ma faim, faim de l'âme, faim du corps, et Vous avez voulu pourvoir tant à l'une qu'à l'autre. Par votre doctrine, par votre Corps et votre Sang, Vous rassasiez mon esprit, Vous le rassasiez abondamment, sans garder aucune mesure, sauf celle que je garde moi-même par la froideur de mon amour, l'exiguïté de mon cœur. Vous m'avez dressé une table riche et opulente au-delà de ce que l'on peut imaginer, de laquelle je n'ai qu'à m'approcher pour être nourri ; et non seulement Vous m'accueillez, mais Vous Vous faites ma nourriture et mon breuvage, en Vous donnant tout entier à moi, tout entier dans votre Divinité, tout entier dans votre Humanité. »

P. Gabriel de Ste Marie-MadeleineIntimité Divine Tome I (4e Dimanche de Carême, 15, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

 

Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermons sur l'évangile de Jean, n°25, 2. 


 

« Jésus se rendit compte qu'ils allaient venir le prendre de force pour le faire roi ; alors il s'enfuit à nouveau dans la montagne, tout seul »

 

Pourquoi le faire roi ?

N'était-il pas roi, lui qui craignait de le devenir ?

Oui, il l'était.

Mais pas un roi comme en font les hommes ; il était un roi qui donne aux hommes le pouvoir de régner.

Peut-être Jésus veut-il, là aussi, nous donner une leçon, lui dont les actions sont des enseignements...

Peut-être que « le prendre de force » c'était vouloir devancer le moment de son règne.

En effet, il n'était pas venu pour régner à ce moment-là, comme il le fera, ainsi que nous le disons :

« Que ton Règne vienne ! »

Comme Fils de Dieu, comme Verbe de Dieu, le Verbe par qui tout a été fait, il règne toujours avec le Père. Mais les prophètes ont prédit aussi son règne en tant qu'il est le Christ fait homme et qu'il a fait de ses fidèles des chrétiens.

Il y aura donc un royaume des chrétiens, qui se forme actuellement, qui se prépare, qu'achète le sang du Christ. 

Plus tard ce royaume se manifestera, lorsque la splendeur des saints rayonnera, après le jugement prononcé par le Christ. De ce royaume, l'apôtre a dit :

« Il remettra la royauté à Dieu le Père. » (1Co 15,24)

Et lui-même en a parlé en disant : « Venez les bénis de mon Père ; recevez le royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. »

(Mt 25,34)

Mais les disciples et les foules qui croyaient en lui ont pensé qu'il était venu pour régner dès ce moment-là.

C'était vouloir devancer son temps, qu'il cachait en lui-même pour le faire connaître et le faire éclater au bon moment, à la fin des siècles.

 

"en toutes tes démarches, reconnais-Le (*) et Il aplanira tes sentiers"
 Livre des Proverbes, 3,6.

 

 

'Blessed the one who seated in his cell like Angels in heaven keeps his thoughts pure and with his mouth sings praise to the One who has authority over everything that breathe.' (St. Ephrem of Syria)

'Blessed the one who seated in his cell like Angels in heaven keeps his thoughts pure and with his mouth sings praise to the One who has authority over everything that breathe.' (St. Ephrem of Syria)

Lorsque Sainte Hélène découvrit par miracle la Sainte Croix

de Notre Seigneur Jésus-Christ avec celles des deux larrons, elle trouva aussi les clous qui avaient servi à leur supplice(1).

Découv Ste Croix

 

Alors que les clous des larrons étaient noirs et rouillés, ceux du Seigneur étaient tout resplendissants.

Elle les apporta à Constantinople et les offrit à son fils Saint Constantin qui en fixa un sur son casque et un autre sur le mors de son cheval, montrant ainsi que c'était désormais au Nom du Christ qu'il mènerait ses guerres pour la victoire du Christianisme, et il déposa le troisième clou au pied de sa statue, placée au sommet d'une colonne de porphyre près du forum, avec la margelle du puits de Jacob, afin que la ville fût protégée par la puissance du Christ.


1. Selon cette tradition, les larrons auraient donc été cloués à leurs croix, comme le Seigneur, et non attachés par des cordes comme d'autres le rapportent.

 

† The 42 Martyrs of Ammorion (845)

March 6

 

They were taken captive when Amorion in Phrygia fell to the Muslims in 838, during the reign of Emperor Theophilus. Many of them were officers, and because of their status and reputation, their captors, rather than kill them, attempted to convert them to Islam.

 

 The forty-two were kept in a miserable dungeon in Syria, where they were alternately promised the highest honors and privileges if they would convert and threatened with the most horrible consequences if they refused.

 

 This continued for seven full years, but none would deny his faith in Christ. Finally, unable to shake their faith, their captors beheaded them all in 845.

 

 

 

Chanted by: Archimandrite Nikodimos Kabarnos

 

 

 

 

(Sources: Ancient Faith Radio)

An Elder said, "People nowadays do not seek to repent today, but rather to repent tomorrow"

An Elder said, "People nowadays do not seek to repent today, but rather to repent tomorrow"

POURQUOI SE SOUMETTRE A UNE ASCESE ?

 

Interview du Père Dominique Salin

L'ascèse est un entraînement qui permet de maîtriser son corps, ses affects, ses pulsions. Il est une dimension du combat spirituel, explique le P. Dominique Salin, jésuite. 

Sophie de Villeneuve : Comment vivre le Carême ? L'Eglise nous propose quarante jours de conversion au cours desquels il nous est demandé de vivre, par le jeûne, une certaine ascèse. Que recouvre ce mot vieillot, qui fait un peur ?

D. S. : En effet, c'est un mot rébarbatif, qui évoque des efforts que l'on s'impose, des renoncements, des pénitences, des flagellations, des jeûnes… Quand j'étais jeune, l'ascèse avait plutôt mauvaise presse. Mais nos jeunes contemporains ont des exigences de discipline et de maîtrise du corps qui préparent assez bien à comprendre ce qu'est l'ascèse. Le goût pour le sport, avec l'effort qu'il demande, les régimes alimentaires que l'on s'impose assez volontiers, les techniques de contrôle des pulsions et de la vie du corps, qui relèvent de ce que Michel Foucault appelait le souci de soi, nos contemporains sont tout à fait prêts à l'admettre.

C'est une forme d'ascèse ?

D. S. : L'ascèse est un mot grec, askèsis, qui signifie l'entraînement, l'exercice du gymnaste. Il fait partie du vocabulaire sportif et, dès l'antiquité païenne, il a été appliqué à la sagesse. L'ascèse, ce n'est pas seulement maîtriser son corps, c'est aussi maîtriser ses pulsions et ses affects. Chez les pythagoriciens, les askètaï sont les sages, les parfaits. Les premiers chrétiens, les premiers moines, les premiers spirituels ont repris cette problématique de l'entraînement. Les Pères du désert allaient dans la solitude affronter les démons extérieurs, mais surtout intérieurs, et s'entraîner à une forme de pugilat spirituel avec ces forces obscures qui nous veulent du mal.

Saint Paul lui aussi se compare à un coureur…

D. S. : Il se compare en effet à un coureur qui court vers le prix qui lui est proposé. C'est une image intéressante, car elle nous montre que l'ascèse n'est pas une fin en soi. On ne jeûne pas pour jeûner, on ne se prive pas pour le plaisir de se priver. Car alors on tombe dans un travers fondamental, qui a d'ailleurs été reproché au christianisme, une forme de masochisme, consistant à s'imposer des souffrances et des privations, comme si Dieu jouissait des souffrances qui nous surviennent, ou que nous nous infligeons pour lui faire plaisir.

C'est un travers dans lequel on peut facilement tomber ?

D. S. : Le christianisme du XIXe siècle y est tombé, croyant que plus nous souffrons, plus Dieu est content, et que la Passion du Christ est une fin en soi, et non un moment qui débouche sur la Résurrection.

L'ascèse, c'est autre chose ?

D. S. : L'ascèse, c'est quelque chose qui vise sa propre disparition. À quoi s'entraîne-t-on ? À ne plus avoir besoin d'entraînement. J'ai vu récemment une photo qui montrait deux championnes de course de haie, au moment où elles franchissent l'obstacle. Leur corps était totalement tendu, leur regard fixé sur leur but, presque vide, leur geste était magnifique. A force d'un entraînement lourd, pataud, maladroit, elles étaient parvenues à une légèreté de gazelle, naturelle, apparemment sans contrainte. L'ascèse, c'est cet entraînement qui permet d'atteindre la spontanéité magnifique du sportif qui lance le javelot ou saute à la perche avec une grâce extraordinaire. A l'effort de l'homme répond la grâce de Dieu.

D'accord pour le sportif, mais pour le chrétien ?

D. S. : Nous sommes tous des sportifs ! Dieu nous appelle à une forme de maîtrise de soi, qui nous libère de l'esclavage de nos pulsions et de nos caprices. Il faut cependant se garder de l'illusion que nous pourrions parvenir à une maîtrise totale de nous-mêmes. Nous ne le pouvons pas. On a même condamné cette illusion, dans les premiers temps de l'Eglise, comme une hérésie appelée l'encratisme, qui consistait à croire que l'homme pouvait aboutir à la sainteté et à la perfection par ses propres forces. L'Eglise a réagi en refusant cette illusion et en affirmant que dans l'aventure nous ne sommes pas seuls, que Dieu est avec nous. L'ascèse, c'est parvenir à une maîtrise de soi qui laisse le contrôle de soi à un autre en soi, à la présence de Dieu en soi, à l'Esprit saint. Méditer, c'est s'ouvrir à la Parole de Dieu, au Seigneur qui frappe à la porte et demande à entrer chez nous.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui se décideraient à pratiquer une certaine ascèse pendant le Carême ?

D. S. : Il ne faut pas prendre de trop grandes résolutions qu'on ne parvient jamais à tenir et qui mènent au découragement. Il faut se donner un point sur lequel on pourrait parvenir à une plus grande maîtrise de soi : le discours que je tiens sur mes collègues, mes relations avec ma belle-mère, mon rapport à la nourriture…

Il s'agit de faire attention ?

D. S. : Faire attention est une belle expression, elle figure dans l'Évangile : "ora te kai prosekete", ouvrez l'œil et faites attention. Soyez des veilleurs, dit Jésus, ne vous endormez pas, restez lucides. La maîtrise de soi consiste justement à conserver sa lucidité mentale, psychologique et spirituelle.

Donc on peut faire attention à un point de notre vie…

D. S. : Oui, pour se rappeler à soi-même qu'il faut être vigilant. L'Évangile est plein d'histoire de gens qui s'endorment alors qu'ils devraient rester éveillés.

Finalement, l'ascèse, ce n'est pas si difficile…

D. S. : L'ascèse ne demande pas des efforts extraordinaires, comme ces yogis de la tradition indienne qui restent debout pendant des années ! Dans quel but ? On a mieux à faire que de pratiquer l'ascèse pour épater Dieu !

L'ascèse porte des fruits ?

On se sent mieux après quarante jours d'ascèse ?

D. S. : Bien sûr. On ressent de la joie. Tous ceux qui pratiquent le jeûne vous diront que l'on ressent un état d'euphorie, un sentiment de bien-être, mais qui n'est pas une fin en soi. Le principal, c'est la relation avec le Seigneur et avec les autres. L'ascèse n'enferme pas sur soi, elle ouvre sur les autres, elle me rend plus sensible à leurs besoins, elle me rend plus délicat et plus attentionné. L'ascèse est un moyen au service de la charité, de l'attention aux autres, de la disponibilité à Dieu et aux autres.

 

Never imagine that abstinence will keep you from falling. It was a being that never ate that was nevertheless thrown out of heaven.

Never imagine that abstinence will keep you from falling. It was a being that never ate that was nevertheless thrown out of heaven.

Programme des prochaines semaines au Monastère Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Miséricorde:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

*Dimanche 6 Mars, 

Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Sunday, March 6,
monthly pilgrimage to N-D Mercy


  Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*20 Mars : 

RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Bénédiction solennelle des rameaux  et Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

* March 20:
PALM (Sunday Hosanna) Solemn Blessing of the Palms, Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

(Période popice pour les préparation au Baptêmes et receptions dans l'Eglise par Chrismation.)

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit

INSCRIVEZ-VOUS !...

Inscrivez-vous pour suivre au plus près le Christ, divin Médecin de nos Esprits,de nos âmes et de nos corps pour vous laisser guérir par Lui !...

 

 

RETIREMENT OF HOLY WEEK Palm Sunday to Easter Monday.


SIGN UP! ...​ 

Sign up to follow closely the Christ, Divine Physician of our spirits, our souls and our bodies to let you heal Him! ...

 

*25 Mars:

Vendredi Saint, 15 h Office Liturgique Syriaque de la Crucifixion...

 

* March 25:
Holy Friday, 15h Syriac Liturgical Service of the Crucifixion ...

 

*26 Mars :

Samedi Saint: 21h , Bénédiction du feu nouveau et Veillée pascale  au rythme  des Services Liturgiques Syriaques, Messe de la Résurection de Notre-Seigneur.

 

* March 26:
Holy Saturday: 21h, Blessing of the New Fire and Vigil at the whim of Liturgical Services Syriacs, Mass of the Resurrection of Our Lord.

 

 

*27 Mars :

PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* March 27:
EASTER Mass at 10:30 .Repas brotherly reception and loyal 13:30 to 17:30.

 

*Lundi 28 Mars:

PELERINAGE A LA CROIX GLORIEUSE

Messe à 7h au Monastère, départ pour Lisieux.Prières à Lisieux en matinée et déjeuner sur place.

Procession et Prières à la Croix Glorieuse de Dozulé dans  l'après-midi.

Retour au Monastère vers 19h.

 

* Monday, March 28:


PILGRIMAGE TO THE GLORIOUS CROSS


Mass at 7 am at the Monastery, departure for Lisieux.Prières to Lisieux in the morning and lunch.


Procession and Prayers to the Glorious Cross of Dozulé in the afternoon.


Back at the monastery around 19h.

 

*Pèlerinage à Argenteuil:ou

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE 

du 25 mars au 10 avril 2016 

*Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

"Let a merciful heart preside over the whole of your behaviour, then you shall find peace with God." (St Isaac the Syrian)

"Let a merciful heart preside over the whole of your behaviour, then you shall find peace with God." (St Isaac the Syrian)

Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Discours sur les psaumes, Ps 138, 5-6; CCL 40, 1992-1993 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 347) 

 

« Comme il était encore loin, son père l'aperçut »

 

 

« De loin tu as compris mes pensées, tu as découvert mon sentier, tu as prévu tous mes chemins » (Ps 138,2-3).

Pendant que je suis encore voyageur, avant mon arrivée dans la patrie, tu as compris ma pensée.

Songez au fils cadet, parti au loin...

L'aîné n'était pas parti au loin, il travaillait aux champs et il symbolisait les saints qui, sous la Loi, observaient les pratiques et les préceptes de la Loi. 

Mais le genre humain, qui s'était égaré dans le culte des idoles, était « parti au loin ».

Rien, en effet, n'est aussi loin de celui qui t'a créé que cette image modelée par toi-même, pour toi.

Le fils cadet partit donc dans une région lointaine, emportant avec lui sa part d'héritage et, comme nous l'apprend l'Evangile, il la gaspilla...

Après tant de malheurs et d'accablement, d'épreuves et de dénuement, il se rappela son père et voulut revenir vers lui.

Il se dit :

« Je me lèverai, et j'irai vers mon père... »

Mais celui que j'avais abandonné, n'est-il pas partout ?

C'est pourquoi dans l'Evangile, le Seigneur nous dit que son père « vint au-devant de lui ».

C'est vrai, parce qu'il avait « compris de loin ses pensées. Tu as prévu tous mes chemins ».

Lesquels ? sinon les mauvais chemins qu'il avait suivis pour abandonner son père, comme s'il pouvait se cacher à ses regards qui le réclament, ou comme si la misère écrasante qui le réduisait à garder les porcs n'était pas le châtiment que le père lui infligeait dans son éloignement en vue de le recevoir à son retour ? ... 

    Dieu sévit contre nos passions, où que nous allions, si loin que nous puissions nous éloigner. Donc, comme un fuyard qu'on arrête, le fils dit :

« Tu as découvert mon sentier, et tu as prévu tous mes chemins ».

Mon chemin, si long soit-il, n'a pas pu m'éloigner de ton regard. J'avais beaucoup marché, mais tu étais là où je suis arrivé.

Avant même que j'y sois entré, avant même que j'y aie marché, tu l'as vu d'avance.

Et tu as permis que je suive mes chemins dans la peine, pour que, si je ne voulais plus peiner, je revienne dans tes chemins...

Je confesse ma faute devant toi :

j'ai suivi mon propre sentier, je me suis éloigné de toi ; je t'ai quitté, toi auprès de qui j'étais bien ; et pour mon bien, il a été mauvais pour moi d'avoir été sans toi.

Car, si je m'étais trouvé bien sans toi, je n'aurais peut-être pas voulu revenir à toi.

"Seigneur et Maître de ma vie! Éloignez de moi l'esprit de paresse, D'abattement, de domination et de vaines paroles. (Prosternation) Mais donnez à Votre serviteur, Un esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour. (Prosternation) Oui Seigneur Roi, Accordez-moi de voir mes propres péchés Et de ne pas juger mon frère, Car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn." (Prosternation)

"Seigneur et Maître de ma vie! Éloignez de moi l'esprit de paresse, D'abattement, de domination et de vaines paroles. (Prosternation) Mais donnez à Votre serviteur, Un esprit d'intégrité, d'humilité, de patience et d'amour. (Prosternation) Oui Seigneur Roi, Accordez-moi de voir mes propres péchés Et de ne pas juger mon frère, Car Vous êtes béni dans les siècles des siècles. Amîn." (Prosternation)

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:06
Un Lourdes Byzantin ? Pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.

 

A LA DECOUVERTE D'UN SANCTUAIRE MARIAL ORTHODOXE BYZANTIN
Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse

En mars 1821 et 1822, au monastère de Kechrovouni, Michel Polyzoès et sœur Pélagie voient en songe à trois reprises la Vierge vêtue d’une robe d’or et environnée d’une vive lumière divine. Elle leur demande de fouiller le champ d’un village voisin à l’emplacement de « sa maison ».

Entreprises avec l’autorisation de l’évêque Gabriel, les fouilles révèlent les ruines d’une ancienne église, sur les fondements de laquelle on a érigé un nouvel édifice consacré à saint Jean Baptiste et à la Mère de Dieu, Source de Vie.

En 1823, les ouvriers qui nivellent le sol pour poser le dallage dégagent de la terre une icône de l’Annonciation.

L’icône aurait appartenu à l’église byzantine, probablement détruite par les turcs au X° siècle. Elle aurait donc été ensevelie pendant 850 ans… et ni la terre ni l’humidité ne l’ont endommagée.

Dans toute l’île il y eut une grande explosion de joie.

Le sanctuaire fut construit avec les marbres des temples de Neptune, relativement rapidement (en 8 ans), malgré la guerre que la Grèce menait pour se libérer du joug Ottoman. Les ouvriers travaillèrent en demandant peu, et on racontent quelques multiplications miraculeuse quand l’argent manquait. Le sanctuaire fut achevé en 1830.

L’icône fut couverte de pierres précieuses et on peut tout juste voir son visage.

Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse
Sainte Pélagie de Tinos et l'icône miraculeuse

Il y eut bien des miracles :
Le puits desséché fut soudain rempli d’eau.
Le vice consul anglais (catholique) faisait naufrage à proximité, il implora la Vierge qui apaisa la mer, il offrit une somme importante pour la construction du sanctuaire.
Un chiliarque musulman reçut aussi la guérison alors que sa maladie était incurable, il offrit un magnifique jet d’eau.
Le plus grand miracle fut sans doute la libération de la Grèce.
Les pèlerins en nombre viennent vénérer l’icône de la « Mégalocharè » (« Pleine-de-Grâce ») ou « Panaghia Evanghelistria » (Vierge de l’Annonciation).

La spiritualité du sanctuaire et fêtes :


La spiritualité de ce sanctuaire ressemble à celle de Lourdes : pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.
Les pèlerins viennent parfois pied nus, ils viennent offrir des cierges, de l’encens, des parfums…

 

Fêtes :

  • 30 janvier (anniversaire de l’icône retrouvée)
  • 25 mars : Annonciation (avec les représentants du gouvernement et de la marine
  • juillet : anniversaire de la vision de sœur Pelagia
  • 15 août jusqu’au 23 août : Dormition.

La spiritualité de ce sanctuaire ressemble à celle de Lourdes : pénitence, conversion, réconciliation, confiance et espérance dans l’intercession de la Vierge Marie.

(Source: Blog de Seraphim)

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare

 

 

 

 

 

 

 

 

« La première condition de la victoire sur le mal est la collaboration active à l’œuvre du Christ, en union avec les frères.

La seconde est la vigilance.

Jésus nous avertit que l'ennemi du bien est aux aguets et que même après avoir quitté une âme, il est prêt à y retourner, plus fort qu'auparavant, « avec sept autres esprits plus méchants que lui », lorsqu'il la trouve vide et désarmée contre ses embûches.

Le grand moyen pour empêcher l'accès du mal est de veiller dans la prière et remplir son cœur de Dieu, afin qu'il n'y ait plus de place pour l'ennemi.

Et il n'y a plus aucune place lorsque l'âme est totalement unie à Dieu par l'acceptation et l'observance de sa parole, de sa volonté.

Jésus répond, en effet, à la femme qui loue sa Mère :

« Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la gardent ». Certes, la Très Sainte Vierge Marie est bienheureuse d'avoir donné le jour au Rédempteur, mais elle l'est davantage encore de Lui être parfaitement unie dans l'observance de sa parole.

Or, cette béatitude n'est pas réservée à Marie, elle est offerte à toute âme de bonne volonté, et constitue la plus grande garantie de la victoire sur le mal, car celui qui est uni à Dieu devient fort de Sa force. »

P. Gabriel de Ste Marie-MadeleineIntimité Divine Tome I (3e Dimanche de Carême, 8, 2), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 07:31
Caractère sacré de la vie (Métropolite Jonas)
'Be at rest, courage and confidence; the Lord will bring our enemies to nothing.' (St. Cadoc)

'Be at rest, courage and confidence; the Lord will bring our enemies to nothing.'

(St. Cadoc)

24 janvier 2010

Pour le "Dimanche de la sainteté de la vie"
[The+Slaying+of+the+Holy+Innocents.jpg]
 
Pour les vénérables hiérarques, le clergé, les communautés monastiques et les fidèles de l'Église orthodoxe en Amérique
 
 
Bien-aimés dans le Christ,
 
En tant que chrétiens orthodoxes, nous affirmons avec force la valeur et le caractère sacré de toute vie humaine, dès le moment de la conception jusques au dernier souffle d'un être. Cette affirmation est théologiquement fondée, en ce que chaque personne porte en elle-même l'image de Dieu, et a le potentiel pour remplir cette image en devenant à la ressemblance de Dieu. Mettre fin à la vie artificiellement, c'est transgresser ce qui est saint; c'est impensable, c'est un péché grave.
 
Chacune de nos églises et de nos maisons portent l'image de l'enfant Jésus bercée dans les bras de Sa mère, une image qui est suprêmement humaine, et souverainement divine. C'est l'image de la Maternité Divine: le Fils de Dieu a été conçu, porté et nourri par Sa Mère très pure. Dieu est ainsi révélé dans la maternité de la Vierge, qui nous porte dans Sa sainte étreinte d'amour. Cette image révèle aussi l'amour de Dieu pour nous: Il est devenu semblable à nous en tous points - foetus dans le sein de sa mère, enfant dans ses bras, petit enfant. Dieu a sanctifié tous les aspects de la vie humaine, devenant ce que nous sommes afin que nous puissions nous rendre semblables à Lui.
 
Comme orthodoxes, tous les aspects de notre vie sont icôniques. Chaque enfant est une image de l'Enfant Jésus, chaque personne une image de Dieu. Chacun possède un potentiel infini pour atteindre la ressemblance, la sainteté. Le mariage est aussi une icône, en tant qu'union bénie par Dieu de l'homme et de la femme dans la chair, et qui donnera les fruits des enfants, comme une image de notre union l'un avec l'autre en Christ dans le Royaume.
 
Le mariage chrétien et la famille constituent le contexte sacré, non seulement pour l'éducation des enfants, mais comme noyau de base de notre identité et point de référence de la stabilité. La famille est le lieu où nous sommes nourris et acceptés, où nous trouvons réconfort et consolation, et ainsi la famille fidèle devient le lieu où ces mêmes émotions et ces mêmes sentiments très humains sont remplis de grâce et sanctifiés. Que nous soyons très jeunes ou très âgés, la famille est le contexte de notre vie, dans lequel nous travaillons à notre salut. Nous éprouvons la Paternité de Dieu, et la Maternité divine, nous y avons l'expérience de l'amour nourrissant qui devient participation à la communion divine. Et comme nous rendons notre dernier soupir, ne devrait-on pas se souvenir de l'image du Christ crucifié, porté dans les bras de Sa mère, dans sa douleur, le chagrin de toute mère pour son enfant?
 
Nous affirmons le caractère sacré de la vie, sanctifiée par l'Incarnation du Christ. Nous affirmons que chaque étape de notre vie a été sanctifiée. Nous affirmons le mariage d'un homme et une femme en tant que fondement de la famille, image de notre union avec Dieu, et moyen de sanctifier la vie de tous les membres de cette famille par la grâce de l'amour et de la communion divine.
 
Il y a des moments de désespoir. Notre société est dans le désespoir. Il s'agit d'un désespoir qui se manifeste dans la répartition des rapports essentiels, du mariage et de la famille. Le chômage continuel conduit au désespoir, et à la rupture de la confiance que l'on est capable d'avoir, ce qui conduit à la rupture des mariages, et à l'amertume qui va avec elle. Les soldats qui reviennent, avec un stress post-traumatique, juste sous la surface de leur être, entrent dans des relations qui se transforment souvent en brutalité et violence. Le mariage et la famille elle-même sont remis en question, par la question des unions homosexuelles. La majorité des mariages se terminent par un divorce, et la majorité des enfants grandissent sans père ni mère, et combien de grossesses se terminent-elles par un avortement? Le désespoir est le premier contexte qui pourrait rendre encore possible pour une mère de détruire son enfant à naître.
 
Nous proposons toujours, dans une étreinte d'amour, la voie de la guérison et de la réconciliation à ceux qui sont dans une impasse et sont tombés dans le péché. Nous offrons l'espoir à ceux qui ont perdu l'espoir par la culpabilité du péché. Nous offrons réconfort à ceux dans la douleur. Nous offrons un soutien et des conseils pour construire des familles qui travaillent à leur propre salut ensemble, et deviennent le roc et le fondement de notre culture. Grâce à ces choses, en réincarnant l'amour du Christ et la rédemption dans les cœurs, en vrais visages, en institutions de service et de guérison concrets, nous offrons l'espoir à notre peuple, à notre culture, à notre société, et à travers cet espoir, la joie tandis que nous voyons Dieu renaître dans nos vies et dans celles de tous ceux qui sont autour de nous.
 
Vôtre en Christ,
 
SIGNATURE
+ Jonas
Archevêque de Washington
Métropolite de toute l'Amérique et du Canada
 
(SOURCE:
Version française Claude Lopez-ginisty d'après le blog
[The+Slaying+of+the+Holy+Innocents.jpg]
24 janvier 2010
Dimanche de la sainteté de la vie
 
Pour les vénérables hiérarques, le clergé, les communautés monastiques et les fidèles de l'Église orthodoxe en Amérique
 
 
Bien-aimés dans le Christ,
 
En tant que chrétiens orthodoxes, nous affirmons avec force la valeur et le caractère sacré de toute vie humaine, dès le moment de la conception jusques au dernier souffle d'un être. Cette affirmation est théologiquement fondée, en ce que chaque personne porte en elle-même l'image de Dieu, et a le potentiel pour remplir cette image en devenant à la ressemblance de Dieu. Mettre fin à la vie artificiellement, c'est transgresser ce qui est saint; c'est impensable, c'est un péché grave.
 
Chacune de nos églises et de nos maisons portent l'image de l'enfant Jésus bercée dans les bras de Sa mère, une image qui est suprêmement humaine, et souverainement divine. C'est l'image de la Maternité Divine: le Fils de Dieu a été conçu, porté et nourri par Sa Mère très pure. Dieu est ainsi révélé dans la maternité de la Vierge, qui nous porte dans Sa sainte étreinte d'amour. Cette image révèle aussi l'amour de Dieu pour nous: Il est devenu semblable à nous en tous points - foetus dans le sein de sa mère, enfant dans ses bras, petit enfant. Dieu a sanctifié tous les aspects de la vie humaine, devenant ce que nous sommes afin que nous puissions nous rendre semblables à Lui.
 
Comme orthodoxes, tous les aspects de notre vie sont icôniques. Chaque enfant est une image de l'Enfant Jésus, chaque personne une image de Dieu. Chacun possède un potentiel infini pour atteindre la ressemblance, la sainteté. Le mariage est aussi une icône, en tant qu'union bénie par Dieu de l'homme et de la femme dans la chair, et qui donnera les fruits des enfants, comme une image de notre union l'un avec l'autre en Christ dans le Royaume.
 
Le mariage chrétien et la famille constituent le contexte sacré, non seulement pour l'éducation des enfants, mais comme noyau de base de notre identité et point de référence de la stabilité. La famille est le lieu où nous sommes nourris et acceptés, où nous trouvons réconfort et consolation, et ainsi la famille fidèle devient le lieu où ces mêmes émotions et ces mêmes sentiments très humains sont remplis de grâce et sanctifiés. Que nous soyons très jeunes ou très âgés, la famille est le contexte de notre vie, dans lequel nous travaillons à notre salut. Nous éprouvons la Paternité de Dieu, et la Maternité divine, nous y avons l'expérience de l'amour nourrissant qui devient participation à la communion divine. Et comme nous rendons notre dernier soupir, ne devrait-on pas se souvenir de l'image du Christ crucifié, porté dans les bras de Sa mère, dans sa douleur, le chagrin de toute mère pour son enfant?
 
Nous affirmons le caractère sacré de la vie, sanctifiée par l'Incarnation du Christ. Nous affirmons que chaque étape de notre vie a été sanctifiée. Nous affirmons le mariage d'un homme et une femme en tant que fondement de la famille, image de notre union avec Dieu, et moyen de sanctifier la vie de tous les membres de cette famille par la grâce de l'amour et de la communion divine.
 
Il y a des moments de désespoir. Notre société est dans le désespoir. Il s'agit d'un désespoir qui se manifeste dans la répartition des rapports essentiels, du mariage et de la famille. Le chômage continuel conduit au désespoir, et à la rupture de la confiance que l'on est capable d'avoir, ce qui conduit à la rupture des mariages, et à l'amertume qui va avec elle. Les soldats qui reviennent, avec un stress post-traumatique, juste sous la surface de leur être, entrent dans des relations qui se transforment souvent en brutalité et violence. Le mariage et la famille elle-même sont remis en question, par la question des unions homosexuelles. La majorité des mariages se terminent par un divorce, et la majorité des enfants grandissent sans père ni mère, et combien de grossesses se terminent-elles par un avortement? Le désespoir est le premier contexte qui pourrait rendre encore possible pour une mère de détruire son enfant à naître.
 
Nous proposons toujours, dans une étreinte d'amour, la voie de la guérison et de la réconciliation à ceux qui sont dans une impasse et sont tombés dans le péché. Nous offrons l'espoir à ceux qui ont perdu l'espoir par la culpabilité du péché. Nous offrons réconfort à ceux dans la douleur. Nous offrons un soutien et des conseils pour construire des familles qui travaillent à leur propre salut ensemble, et deviennent le roc et le fondement de notre culture. Grâce à ces choses, en réincarnant l'amour du Christ et la rédemption dans les cœurs, en vrais visages, en institutions de service et de guérison concrets, nous offrons l'espoir à notre peuple, à notre culture, à notre société, et à travers cet espoir, la joie tandis que nous voyons Dieu renaître dans nos vies et dans celles de tous ceux qui sont autour de nous.
 
Vôtre en Christ,
 
SIGNATURE
+ Jonas
Archevêque de Washington
Métropolite de toute l'Amérique et du Canada
 
Version française Claude Lopez-ginisty d'après le blog
"When you begin to read or listen to the Holy Scriptures, pray to God thus: "Lord Jesus Christ, open the ears and eyes of my heart so that I may hear Thy words and understand them, and may fulfill Thy will." Always pray to God like this, that He might illumine your mind and open to you the power of His words. Many, having trusted in their own reason, have turned away into deception."  -St. Ephraim the Syrian

"When you begin to read or listen to the Holy Scriptures, pray to God thus: "Lord Jesus Christ, open the ears and eyes of my heart so that I may hear Thy words and understand them, and may fulfill Thy will." Always pray to God like this, that He might illumine your mind and open to you the power of His words. Many, having trusted in their own reason, have turned away into deception."

(St. Ephraim the Syrian)

Caractère sacré de la vie (Métropolite Jonas)
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:35

LA SAINTE TUNIQUE

SERA EXPOSEE A 

ARGENTEUIL

du 25 mars au 10 avril 2016 

Lundi 4 Avril, Pèlerinage des Chrétiens Syro-Orthodoxes de Saint Thomas,

SOYEZ TOUS PRESENTS,

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT !

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.

Conservée à Argenteuil depuis 1200 ans, la tunique dans laquelle le Christ aurait vécu ses derniers instants sur terre sera exceptionnellement exposée l'année prochaine pour l'année de la Miséricorde.

L'étoffe aurait été portée par le Christ, de la cène jusqu'à la crucifixion. Cette relique, l'une des plus sacrées du christianisme, sera exceptionnellement exposée du 25 mars au 10 avril 2016 en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil dans le Val d'Oise. Fait méconnu, la tunique y est conservée depuis près de 1200 ans. Elle aurait été offerte à Charlemagne au début du IXème siècle par l'impératrice Irène de Constantinople qui cherchait à consolider son empire. Charlemagne confiera la relique à sa fille Théodorade, prieure du monastère d'Argenteuil. Dissimulée dans un mur lors des invasions vikings, découpée et enterrée par un prêtre à la Révolution française, volée puis restituée dans les années 1980... La relique porte les stigmates du temps mais elle a toujours fini par retrouver sa châsse d'Argenteuil.

Visible seulement deux fois par siècle, la prochaine ostension aurait dû avoir lieu en 2034. Mais l'évêque de Pontoise a décidé de précipiter les choses pour 2016. Non pas parce qu'en 2034, Mgr Stanislas Lalanne aura 86 ans et ne sera « plus certain de pouvoir assumer » un tel événement, comme il l'affirme en plaisantant, mais bien pour une conjonction de trois événements importants en 2016. Le diocèse de Pontoise fêtera son cinquantième anniversaire, tout comme la basilique d'Argenteuil qui soufflera ses 150 bougies. Mais 2016 sera surtout l'année de la miséricorde, décrétée par le pape François. « Or, cette tunique est le témoignage concret de la miséricorde du Christ, mort sur la croix pour le pardon de nos pêchés », estime Mgr Lalanne qui précise : « Tout le monde est invité à venir la voir, quelle que soit sa religion, et que ce soit dans une démarche de foi ou par simple curiosité ».

Présence de sang sur le dos et les épaules

Ostension de la Sainte tunique du Christ en la basilique Saint-Denys d'Argenteuil, le 14 avril 1984.L'exposition de cette relique, à laquelle pas moins de 150.000 personnes sont attendues, pose inévitablement la question de son authenticité. Depuis le XIXème siècle, de nombreux scientifiques se sont penchés sur la question. Ainsi, il a été démontré que la matière, la teinture et la méthode de tissage correspondent aux pratiques en vigueur en Syrie et en Palestine dans les premiers siècles de notre ère. Une étude réalisée entre 1932 et 1934 a par ailleurs décelé la présence de sang sur le dos et les épaules, à l'endroit où la croix portée par le Christ aurait reposée lors de sa montée au calvaire. Une datation au carbone 14, réalisée en 2004, a cependant apporté un bémol, déclarant que la tunique avait été tissée entre 530 et 640. Un résultat à relativiser, selon le diocèse, tant il a pu être faussé par l'histoire tumultueuse de la tunique, longtemps enfouie et plusieurs fois au contact de matière organique en décomposition.

Fait notable, le sang retrouvé sur la tunique appartient au même groupe AB que celui présent sur le linceul de Turin et le Suaire d'Oviedo. La probabilité pour qu'une telle coïncidence se produise était d'une chance sur 8000, selon le diocèse. Par ailleurs, sept pollens communs ont été retrouvés sur les trois reliques, et deux d'entre eux proviennent uniquement de Palestine : ceux d'un pistachier, Pistacia palestina, et d'un tamarin, Tamarix hampeana. « Le débat sur son authenticité est important, mais pas essentiel », assure Mgr Lalanne. « Sa vénération n'est pas de l'ordre du dogme, mais elle doit être avant tout un appui solide à notre foi dans un monde en perte de sens ».

Les points forts :

L'ostension de la Sainte tunique se tiendra du 25 mars au 10 avril 2016 dans la basilique d'Argenteuil. Elle aura lieu de 10 h à 22 h tous les jours, hors des offices religieux.

  • 25 mars 2016 : Ouverture de l'ostension. 
  • Dimanche 10 avril 2016 : Vêpres solennelles à 16 h 30 et clôture de l'ostension.

Source : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/11/12/01016-20151112ARTFIG00321-la-sainte-tunique-du-christ-exposee-a-argenteuil-en-mars-2016.php

"O, Mère Bien-Aimée, Vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l'Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention.  Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle; ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l'Amour emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux.  Que rien ne puisse jamais troubler notre paix ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant, dans les profondeurs de l'auguste Mystère,  jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité.  Marthe Robin

"O, Mère Bien-Aimée, Vous qui connaissez si bien les voies de la Sainteté et de l'Amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle; ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l'Amour emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix ni nous faire sortir de la pensée de Dieu, mais que chaque minute nous emporte plus avant, dans les profondeurs de l'auguste Mystère, jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité. Marthe Robin
Vendredi 29 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE AU MONASTERE SYRIAQUE

Pour une guérison et une unification totale de l'homme en chemin vers le Père par le Christ Rédempteur notre Divin Médecin et dans la Grâce du St Esprit:

20 Mars : RAMEAUX (Dimanche des Hosanna) Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

RETRAITE DE SEMAINE SAINTE des Rameaux au lundi de Pâques.

27 Mars : PÂQUES, Messe à 10h30,.Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:29
La Prière Chrétienne authentique...
"If you have not attained love, pray God to give you His fear which will make you fear falling into sin, fear its disclosure, fear its punishment' and fear the eternal fire, and fear lest you be separated from God. Be certain that he  who walks in fear will arrive at love" + Pope Shenouda +

"If you have not attained love, pray God to give you His fear which will make you fear falling into sin, fear its disclosure, fear its punishment' and fear the eternal fire, and fear lest you be separated from God. Be certain that he who walks in fear will arrive at love" (+ Pope Shenouda +)

La vraie prière naît d'un coeur purifié dont les racines sont dans les commandements de l’Évangile.

 

 

 

 

La prière authentique ne peut trouver sa place dans un coeur qui n'est pas purifié ni disposé selon les commandements évangéliques. Bien au contraire, par la chute, l'illusion est implantée en chacun de nous "par cet état de leurre, propriété imprescriptible de chacun de nous" dit Saint Grégoire le Sinaïte.
 
C'est une habitude de l'intelligence - surtout chez les personnes frivoles - que de s'efforcer à acquérir prématurément des états de prière élevées: de la sorte, même les faibles dispositions accordées par Dieu se perdent, tandis que celui qui agit ainsi est paralysé envers tout ce qui est bon. 
 
C'est pourquoi il faut soigneusement s'examiner pour ne pas chercher prématurément ce qui vient en son temps et ne pas repousser ce qui nous est offert dans nos mains en recherchant autre chose.
 
C'est le propre de l'intelligence que de se représenter des états élevés de prière qu'elle n'a pas encore atteint et de les dénaturer par l'imagination ou les sentiments qu'elle aura. Il est très dangereux pour celui qui agit ainsi de risquer de perdre ce qui lui est donné et de se soumettre ainsi aux ravages de son intelligence et à la folie sous l'action de l'illusion". A un degré plus ou moins grand, l'illusion est la conséquence logique, inéluctable d'un exercice erroné de la prière.

 

 

Le but de la prière doit être le repentir. Pour un repentir offert uniquement par un effort personnel, Dieu accorde en son temps un repentir gracieux, et le Saint Esprit ayant pénétré l'homme, intercède pour lui en des gémissements inffables; Il intercède pour les Saints selon la volonté de Dieu que Lui seul connaît (Rom. 8:27-26).

 

La prière de Jésus selon l'évêque Ignace Brinachaninoff.
Emile Simonod
Edition Présence.

 

Saint Ignace Briantchaninov
(1807-1867)
(Source: La Simandre)
LA PRIERE CHRETIENNE
par Mgr Antoine Bloom

La prière est avant tout une rencontre personnelle avec Dieu. Peut-être en certaines occasions serons-nous conscients de la présence de Dieu, d’une façon souvent assez floue, mais il est des moments où nous ne pouvons nous situer devant lui que par un acte de foi, sans que sa présence nous soit d’aucune façon sensible. Ce n’est pas le degré de conscience que nous avons de sa présence qui compte, qui rend possible et féconde cette rencontre ; il y faut d’autres conditions, dont la plus fondamentale est que la personne qui prie soit vraie. Dans la vie sociale, notre personnalité présente des facettes diverses. La même personne apparaît telle dans tel cadre et tout à fait différente dans tel autre, autoritaire quand elle est en situation d’avoir à diriger, soumise dans sa vie conjugale, et différente encore au milieu d’amis. Tout être est complexe, mais aucune de ces personnalités fausses, ou partiellement fausses et partiellement vraies, n’est notre être véritable, celui qui est capable de se tenir en notre nom devant Dieu. Cela affaiblit notre prière, crée en nous un cœur, un esprit, une volonté divisés. Comme le dit Polonius dans Hamlet : « Sois vrai envers toi-même, et il s’ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne pourras être faux envers quiconque. »

Découvrir ce qu’on est réellement, au milieu et au-delà de ces fausses personnalités, n’est pas tâche aisée. Nous avons si peu l’habitude d’être nous-mêmes en un sens véritable et profond qu’il nous semble quasi impossible de savoir par où commencer notre quête. Nous savons tous qu’il est des moments où nous nous approchons de cet être vrai ; nous devrions repérer et analyser soigneusement ces moments afin de découvrir de façon approximative ce que nous sommes réellement. Ce qui rend en général si difficile la découverte de la vérité sur nous-mêmes, c’est notre vanité ainsi que la façon dont elle détermine notre comportement. La vanité consiste à tirer gloire de choses dénuées de valeur, et à faire dépendre le jugement que nous portons sur nous-mêmes – et donc toute notre attitude envers la vie – de l’opinion de gens qui n’ont aucun titre à peser ainsi sur nous ; c’est un état de dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui à notre propre personnalité. […]

L’humiliation est l’une des voies par lesquelles nous pouvons désapprendre la vanité, mais si elle n’est pas acceptée de bon gré, l’humiliation peut au contraire, en avivant notre amour-propre, nous rendre plus dépendants encore de l’opinion des autres. Ce que disent saint Jean Climaque et saint Isaac de Syrie sur la vanité semble contradictoire : pour l’un, la seule façon d’échapper à la vanité est la fierté, la confiance en soi ; pour l’autre, la seule voie passe par l’humilité. Tous deux expriment leur opinion dans un contexte donné, et non comme une vérité absolue, mais cela nous permet de voir ce que les deux extrêmes ont en commun, à savoir que, fiers ou humbles, on ne se soucie pas des opinions humaines ; dans les deux cas, le jugement des hommes est récusé. […]

L’autre remède est l’humilité. Fondamentalement, l’hum­ilité est l’attitude de celui qui se situe en permanence sous le regard de Dieu, comme une terre offerte. Le mot humilité vient du latin humus, terre fertile. Le terreau est là, on ne le remarque pas, il va de soi, toujours présent, destiné à être foulé. Il est silencieux, caché, sombre et pourtant toujours prêt à recevoir la semence, prêt à lui donner substance et vie. Plus il est bas, plus il est fécond, car il ne devient réellement fertile que lorsqu’il reçoit toutes les scories du monde. Il est si bas que nul ne peut le souiller, l’abaisser, l’humilier : il a accepté la dernière place et ne peut descendre plus bas. Dans cette position, rien ne peut troubler la sérénité de l’âme, sa paix et sa joie.

Il est des moments où nous sommes soustraits à toute dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui ; ce sont ceux de la profonde douleur ou de la joie délirante. Quand le roi David dansa devant l’arche (2 Sm 6, 14), bien des gens, dont Mikal, la fille de Saül, pensèrent que le roi se comportait vraiment de façon indécente. Sans doute sourirent-ils ou se détournèrent-ils, embarrassés. Mais il était trop plein de joie pour le remarquer. Il en va de même avec la douleur ; quand elle est authentique et profonde, la personne devient vraie ; elle oublie les poses et les attitudes, et cet aspect de la souffrance, la nôtre ou celle d’autrui, est précieux.

La difficulté, c’est que lorsque nous sommes véritablement nous-mêmes dans la joie ou la douleur, notre humeur et notre situation ne nous permettent pas de nous observer, de prêter attention aux traits de notre personnalité qui se manifestent alors ; mais il est un moment où, suffisamment engagés encore dans notre sentiment profond pour être vrais, nous sommes pourtant suffisamment dégagés déjà de l’extase de la joie ou de la douleur pour être frappés par le contraste entre ce que nous sommes à ce moment-là et ce que nous sommes d’habitude ; alors, ce qui est en nous profondeur et superficialité nous apparaît clairement. Si nous sommes attentifs, si nous ne passons pas, indifférents, d’un état d’esprit à un autre, omettant de saisir ce qui se produit en nous, nous pouvons apprendre progressivement à retenir ces traits caractéristiques de la réalité qui nous sont apparus durant un instant.

Beaucoup d’auteurs spirituels disent que nous devons chercher à découvrir le Christ en nous. Le Christ est homme parfait, totalement vrai, et nous pouvons découvrir ce qu’il y a de vrai en nous en découvrant ce en quoi nous lui ressemblons. Il est des passages de l’Évangile contre lesquels nous nous révoltons et d’autres au contact desquels notre cœur brûle en nous (Lc 24, 32). Si nous recherchons les passages qui provoquent en nous la révolte, comme ceux que de tout notre cœur nous croyons vrais, nous aurons déjà découvert les deux extrêmes en nous, en bref l’anti-Christ et le Christ en nous. Nous devons avoir conscience des deux types de passages et nous concentrer sur ceux qui sont proches de notre cœur, car nous pouvons affirmer avec sûreté qu’ils marquent au moins un point sur lequel le Christ et nous sommes apparentés, un point sur lequel un homme est déjà – certainement pas pleinement, mais au moins de façon naissante – un homme vrai, une image du Christ. Mais il ne suffit pas d’être affectivement touché, de donner un plein accord intellectuel à tel ou tel passage de l’Évangile ; les paroles du Christ doivent devenir vivantes en nous. […]

Une personne devenue réellement « vraie » peut se tenir devant Dieu et offrir sa prière avec une attention absolue, l’intelligence, le cœur et la volonté unifiés dans un corps qui répond totalement aux injonctions de l’âme. Mais avant d’avoir atteint une telle perfection, nous pouvons cependant nous tenir en présence de Dieu, conscients de n’être qu’en partie vrais, et lui apporter tout ce que nous pouvons, mais dans le repentir, en confessant que nous manquons encore de vérité et que nous sommes donc incapables d’unité. À aucun moment de notre vie, que nous soyons totalement divisés ou en voie d’unification, nous ne sommes privés de la possibilité de nous tenir devant Dieu. À défaut de cette unité complète qui donne force et puissance à notre prière, nous pouvons nous présenter dans notre faiblesse, conscients de celle-ci et prêts à en supporter les conséquences.

Ambroise d’Optina, l’un des derniers starets russes, disait un jour que deux catégories d’hommes seraient sauvés : ceux qui pèchent et qui sont assez forts pour se repentir, et ceux qui sont trop faibles même pour se repentir vraiment, mais qui sont prêts, patiemment, humblement et avec joie, à porter tout le poids des conséquences de leurs péchés ; dans leur humilité, ils sont agréables à Dieu. […]

Nous ne devons pas venir vers Dieu en vue d’éprouver des émotions diverses, ni pour connaître une quelconque expérience mystique. Nous ne devons nous approcher de lui qu’afin de nous trouver en sa présence, et s’il choisit de nous la rendre sensible, qu’il en soit loué, mais s’il choisit de nous faire expérimenter son absence, qu’il en soit à nouveau loué, car, ainsi que nous l’avons vu, il est libre de s’approcher de nous ou pas. Il est aussi libre que nous le sommes. Pourtant, lorsque nous ne recherchons pas la présence de Dieu, c’est que nous sommes préoccupés par d’autres choses qui nous attirent plus que lui ; alors que lui, s’il ne manifeste pas sa présence, c’est parce que nous avons quelque chose à apprendre sur lui, et sur nous-mêmes. Mais l’absence de Dieu que nous pouvons percevoir dans notre prière, le sentiment qu’il n’est pas là, est aussi un élément – et un élément important – de la relation.

Notre sentiment de l’absence de Dieu peut être le fait de sa volonté ; il peut vouloir que nous le désirions, et que nous apprenions combien sa présence est précieuse, en nous faisant faire l’expérience de ce que signifie la solitude absolue. Mais notre expérience de l’absence de Dieu est souvent déterminée par le fait que nous refusons la chance de prendre conscience de sa présence. Une femme qui avait fait usage de la Prière à Jésus pendant quatorze ans se plaignait de n’avoir jamais éprouvé le sentiment de la présence de Dieu. Mais quand on lui eut fait remarquer qu’elle parlait tout le temps, elle accepta de se tenir en silence pendant quelques jours. Et elle prit alors conscience que Dieu était là, que le silence qui l’entourait n’était pas le vide, l’absence de bruit et d’agitation, mais que ce silence était peuplé, que ce n’était pas quelque chose de négatif, mais de positif, une présence, la présence de Dieu qui se faisait connaître à elle en créant le même silence en elle. Et elle découvrit ainsi que la prière renaissait tout naturellement, mais ce n’était plus cette sorte de bruit discursif qui avait empêché jusque-là Dieu de se faire connaître.

Si nous étions humbles ou seulement raisonnables, nous ne nous imaginerions pas que, simplement parce que nous avons décidé de prier, nous allons connaître du premier coup l’expérience de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse ou de saint Séraphin de Sarov. Toutefois, ce que nous désirons ce n’est pas toujours avoir l’expérience des saints, mais retrouver telle expérience que nous-mêmes avons précédemment connue ; pourtant cette nostalgie du passé peut nous empêcher de saisir ce qui se présenterait aujourd’hui très normalement sur notre chemin. Tout ce que nous avons pu éprouver appartient au passé, tout cela est lié à ce que nous étions hier, non à ce que nous sommes aujourd’hui. Nous ne prions pas en vue de provoquer je ne sais quelle délicieuse expérience, mais pour rencontrer Dieu, quelles que puissent en être les conséquences, ou pour lui remettre ce que nous avons à lui apporter, et le laisser en user comme bon lui semblera.

Rappelons-nous aussi que nous devons toujours nous approcher de Dieu en sachant que nous ne le connaissons pas. Celui vers qui nous devons nous tourner est le Dieu secret, mystérieux, qui se révèle comme il l’entend ; chaque fois que nous venons en sa présence, nous nous trouvons devant un Dieu que nous ne connaissons pas encore. Nous devons être ouverts à toute manifestation de sa personne et de sa présence.

Peut-être avons-nous appris beaucoup sur Dieu par notre propre expérience, l’expérience des autres, les écrits des saints, l’enseignement de l’Église, le témoignage de l’Écriture ; peut-être savons-nous qu’il est bon, humble, que c’est un feu dévorant, qu’il est notre juge, notre sauveur, et beaucoup d’autres choses encore, mais nous devons nous rappeler qu’à tout moment il peut se révéler tel que nous ne l’avons jamais envisagé, pas même dans ces catégories très générales. Nous devons nous situer devant lui avec révérence et être prêts à rencontrer qui nous rencontrerons, qu’il s’agisse du Dieu qui nous est déjà familier ou d’un Dieu que nous sommes incapables de reconnaître. Peut-être nous fera-t-il pressentir qui il est, mais cela pourrait être tout à fait différent de ce que nous attendions. Nous espérons rencontrer un Jésus doux, compatissant, aimant, et nous rencontrerons un Dieu qui juge et condamne, et qui refuse que nous nous approchions de lui dans l’état où nous sommes. Ou bien alors nous venons repentants, nous attendant à être repoussés, et nous trouvons la compassion. À toutes les étapes de notre croissance, Dieu nous est à la fois connu et inconnu. Il se révèle lui-même, et c’est dans cette mesure que nous le connaissons, mais nous ne le connaîtrons jamais complètement, il y aura toujours le mystère divin, un noyau de mystère que nous ne pourrons jamais pénétrer. […]

Saint Athanase disait que la montée de l’homme vers la déification commence au moment même où il est créé. Dès cet instant, Dieu nous donne la grâce incréée qui rend possible l’union avec lui. Du point de vue orthodoxe, il n’y a pas d’« homme naturel » auquel la grâce serait surajoutée. La première parole de Dieu qui nous tira du néant fut notre premier pas vers l’accomplissement de notre vocation, qui est que Dieu soit tout en tous et que nous soyons en lui comme il est en nous.

Il faut nous attendre à découvrir que le dernier pas de notre relation avec Dieu est un acte de pure adoration, face à un mystère dans lequel nous ne pouvons pénétrer. Nous grandissons dans la connaissance de Dieu année après année jusqu’à la fin de notre vie et nous continuerons de le faire durant toute l’éternité, sans jamais arriver à ce point où nous pourrions dire que nous connaissons enfin tout ce qui est connaissable de Dieu. Ce processus de découverte graduelle de Dieu nous conduit à nous situer à tout moment en ayant derrière nous notre expérience passée et devant nous le mystère du Dieu connaissable et encore inconnu. Le peu que nous savons de Dieu nous rend difficile d’en apprendre davantage, car le plus ne peut être simplement ajouté au peu, étant donné que chaque rencontre apporte un changement de perspective tel que ce que nous connaissions avant devient presque faux à la lumière de ce que nous savons après.

Ceci est vrai de toute connaissance que nous acquérons ; chaque jour nous apprend quelque chose dans le domaine scientifique ou littéraire, mais le savoir que nous avons acquis ne prend un sens que parce qu’il nous conduit jusqu’à la frontière au-delà de laquelle il reste encore quelque chose à découvrir. Si nous nous arrêtons pour répéter ce que nous savons déjà, nous perdons notre temps. La première chose à faire, si nous voulons rencontrer le vrai Dieu dans la prière, est ainsi de nous persuader que toute la connaissance précédemment acquise nous a amenés à nous tenir devant lui. Tout cela est précieux et utile, mais si nous n’allons pas au-delà, notre connaissance devient évanescente, fantomatique, elle n’a plus de vie réelle ; il s’agit d’un souvenir, et l’on ne vit pas de souvenirs.

Dans nos relations avec autrui, inévitablement, nous ne tournons qu’une seule facette de notre personnalité vers une facette de la personnalité de l’autre ; cela peut être bon lorsque c’est un moyen d’établir le contact, mais cela devient mauvais si nous en profitons pour exploiter les faiblesses de l’autre. À Dieu aussi nous présentons la facette qui est la plus proche de lui, le côté de la fidélité ou de l’amour. Mais nous devons être conscients du fait que ce n’est jamais une facette de Dieu que nous rencontrons mais Dieu tout entier.

Quand nous prions, nous espérons que Dieu sera là comme quelqu’un d’effectivement présent, et que notre prière sera, sinon un dialogue, du moins un discours adressé à quelqu’un qui nous écoute. Nous avons peur de n’éprouver nulle présence, et d’avoir l’impression de parler dans le vide, personne n’étant là pour nous écouter, pour répondre, pour s’intéresser à ce que nous disons. Mais ce serait une impression purement subjective ; si nous comparons notre expérience de la prière avec nos contacts humains les plus quotidiens, nous savons bien que quelqu’un peut écouter très attentivement ce que nous disons, et que nous pouvons pourtant avoir le sentiment de parler en pure perte. Notre prière atteint toujours Dieu, mais il ne lui est pas toujours répondu par un sentiment de joie ou de paix.

(Extrait d’Antoine Bloom,
Prière vivante, Cerf (FV 185), 1981.)

La Prière Chrétienne authentique...
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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 06:15
Les Pères de l'Eglise...L'Ecriture ne nous suffit-elle pas ?
Qui sont ces Pères de l'Église que nous,
chrétiens orthodoxes mentionnons toujours,
la Bible ne nous suffit-elle pas ?
 
 
Holy Trinity/ Jordanville
 
Mon cher ami,
 
Vous avez posé une bonne question: "Qui sont ces Pères de l'Église que vous, chrétiens orthodoxes mentionnez toujours, et pourquoi sont-ils si importants pour vous?
N'est-ce pas suffisant d'avoir juste la Bible?"
 
 
D'abord, je dois vous dire que non seulement les saints Pères sont importants pour les chrétiens orthodoxes aujourd'hui, mais ils ont été importants pour les chrétiens, dès le début, pendant la grande époque des Conciles de l'Eglise (du quatrième au huitième siècle).
La proclamation de ces Conciles commençait avec ces paroles significatives:
"A la suite des saints Pères ..."
Je pense que vous trouverez que ces saints Pères sont importants pour vous aussi, car même si vous n'êtes pas orthodoxe, celui qui aime le Christ aime aussi naturellement ceux qui L'ont connu et ont vécu intimement avec Lui, le révélant aux autres.
 
 
Et ainsi, un Saint-Père est, en premier lieu, un membre de l'Eglise orthodoxe et un saint - qui est, un croyant baptisé, connu pour sa sainteté et la grande vertu de sa vie, et qui est maintenant au ciel avec le Christ.
Deuxièmement, un Saint-Père est celui qui enseigne la foi et quelqu'un qui explique la Sainte Écriture.
Il lui rend témoignage à la fois par sa vie et ses écrits, éclairé par la grâce de l'Esprit Saint.
En outre, un Saint-Père ne s'est pas désigné lui-même comme tel, il est choisi par Dieu et révélé à la conscience de tout le Corps du Christ comme celui qui a parlé des choses divines dans la Vérité.
Enfin, ses paroles doivent refléter les enseignements de l'Écriture Sainte et des Apôtres, il ne peut pas enseigner des choses contraires à ce qu'on a toujours cru et enseigné dans l'Église, il doit transmettre fidèlement ce qu'il a reçu.
 
 
Parce que beaucoup de gens pensent que l'Eglise du Christ, a en quelque sorte "disparu", ou, comme beaucoup de protestants, même croire qu'elle apostasia pendant le premier siècle après Jésus Christ (comme si une telle chose était vraiment possible à considérer avec la promesse du Christ d'être avec son Église "jusqu'à la la fin des siècles"(Matthieu 25:20), je voudrais partager avec vous un aperçu de l'Eglise primitive vue dans la vie et les écrits des Pères de l'Église, depuis le temps des Apôtres jusque vers 200 après J.-C. c'est-à-dire couvrant environ trois générations.
 
 
Vous pouvez facilement vérifier que ce que vous vous apprêtez à lire n'est pas quelque chose que j'ai élaboré, ces informations peuvent être trouvées sous forme bien documentée dans n'importe quelle grande bibliothèque.
En fait, je vous demande de ne pas me croire sur parole. Enquêtez vous-même, prenez la peine d'être informé de quelque chose qui touche votre salut même.
 
Dans son Epître aux Philippiens, saint Paul mentionne un "véritable compagnon d'œuvre" nommé "Clément" (Phil.4: 3).
Vous pourriez être surpris d'apprendre que l'histoire connaît aussi cet homme, une de ses lettres est conservée sous forme de manuscrit du British Museum!
Il est connu comme saint Clément de Rome. Il a été martyrisé en 97 ou 98, peu après la fin de la persécution de l'Église chrétienne de l'empereur Domitien.
Sa lettre est un témoignage magnifique sur l'existence de la succession apostolique dans l'Église primitive:
"Les Apôtres ont reçu l'Evangile pour nous du Seigneur Jésus-Christ; Jésus-Christ fut envoyé par Dieu.
Alors, le Christ vient de Dieu et les Apôtres du Christ.
Tous deux sont donc venus de la volonté de Dieu dans un ordre voulu. Ayant donc a reçu une charge ... ils s'en allèrent avec la Bonne Nouvelle... 
Puis, prêchant partout dans la campagne et la ville, ils ont nommé leurs premiers fruits, quand ils leur avaient prouvé par l'Esprit, être évêques et diacres pour tous ceux qui devaient croire... Ils ont nommé ces personnes et donc aussi fourni une continuité, afin que lorsque ceux-ci devaient s'endormir [en Christ], d'autres hommes approuvés devraientsuccéder à leurs charges".
 
Concernant la nécessité d'obéir aux successeurs des Apôtres, il dit:
"Mais si certaines personnes étaient désobéissantes envers les paroles prononcées par Lui [le Christ] à travers nous, qu'ils comprennent qu'ils se seront eux-mêmes engagés dans une transgression et un danger qui ne seront pas des moindres."
 
Un autre Père de l'Eglise, disciple de l'apôtre Jean, est saint Ignace d'Antioche, martyrisé en 109 après JC
Il était l'enfant que Notre-Seigneur prit dans ses bras, dans l'Évangile de Matthieu.
Sept de ses lettres ont survécu, et dans celles-ci, il donne des conseils aux chrétiens dans différentes villes.
Il ne parle pas seulement des évêques, mais des prêtres et des diacres, et de ce que l'unité dans l'Eglise signifie:
"Car tous ceux qui sont de Dieu et de Jésus-Christ sont avec l'évêque et tous ceux qui se repentent et entrent dans l'unité de l'Église, eux aussi doivent être de Dieu, afin qu'ils puisse vivre en Jésus-Christ...
Là où est l'évêque, que le peuple soit comme si Jésus y était, là est l'Eglise universelle...
Soyez donc attentifs à observer une seule Eucharistie, car il n'y a qu'une seule Chair de notre Seigneur Jésus-Christ, et une coupe pour union dans Son Sang, il y a un seul autel, comme il n'y a qu'un seul évêque [local], avec le clergé et les diacres. "
 
 
Enfin je mentionne saint Irénée de Lyon, qui mourut en 202 après Jésus-Christ.
Il avait été disciple de saint Polycarpe, qui à son tour, était disciple de l'apôtre Jean.
Vous pouvez voir ici la continuité vivante de la foi.
Dans ses dernières années, saint Polycarpe était le seul survivant de l'époque apostolique, le dernier homme encore en vie qui avait personnellement connu les Apôtres.
Pour cette raison il a été traité avec beaucoup de respect et de vénération et de "nombreux disciples étaient rassemblés autour de lui pour entendre de ses lèvres le dernier écho vivant de l'enseignement apostolique", comme nous l'apprenons de sa vie.
 
Les trois générations des premiers saints Pères, que je vous ai brièvement décrits, nous amènent à l'aube du troisième siècle, ayant parcouru environ les premiers 170 ans de vie de l'Église, de l'Ascension du Christ en 33 après Jésus-Christ jusques à la mort d'lrénée en 202.
Vous pouvez voir que chacun de ces Pères était parfaitement conscient de son lien vivant avec les Apôtres et l'Enseignement qu'il avait reçu d'eux.
 
 
Ma prière est que vous soyez un jour être éclairé par la Lumière du Christ afin de parvenir à une meilleure compréhension de ces choses.
Sincèrement en Christ,
 
Père Alexey Young
Version française Claude Lopez-Ginisty
Lundi 8 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 07:01
"Let them take courage who are humbled by their passions. For even if they fall into every pit and are caught in every snare, when they attain health they will become healers, luminaries, beacons and guides to all, teaching about the forms of every sickness and through their own experience saving those who are about to fall."- St John Cassian

"Let them take courage who are humbled by their passions. For even if they fall into every pit and are caught in every snare, when they attain health they will become healers, luminaries, beacons and guides to all, teaching about the forms of every sickness and through their own experience saving those who are about to fall."- St John Cassian

Des Sts Pères qui ont tout Quitté  (Le 3 Février)

Saint Qurbana

o    Saint jacques 1: 12-21 :

  • 12 Heureux l’homme qui supporte l’épreuve avec persévérance, car, sa valeur une fois vérifiée, il recevra la couronne de la vie promise à ceux qui aiment Dieu.
  • 13 Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : « Ma tentation vient de Dieu. » Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne.
  • 14 Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.
  • 15 Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort.
  • 16 Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés,
  • 17 les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses.
  • 18 Il a voulu nous engendrer par sa parole de vérité, pour faire de nous comme les prémices de toutes ses créatures.
  • 19 Sachez-le, mes frères bien-aimés : chacun doit être prompt à écouter, lent à parler, lent à la colère,
  • 20 car la colère de l’homme ne réalise pas ce qui est juste selon Dieu.
  • 21 C’est pourquoi, ayant rejeté tout ce qui est sordide et tout débordement de méchanceté, accueillez dans la douceur la Parole semée en vous ; c’est elle qui peut sauver vos âmes.

o     

o    II Timothée 3: 10-15 :

  • 10 Mais toi, tu m’as suivi pas à pas dans l’enseignement, la manière de diriger et les projets, dans la foi, la patience, la charité et la persévérance,
  • 11 dans les persécutions et les souffrances, celles qui me sont arrivées à Antioche, à Iconium et à Lystres, toutes les persécutions que j’ai subies. Et de tout cela le Seigneur m’a délivré.
  • 12 D’ailleurs, tous ceux qui veulent vivre en hommes religieux dans le Christ Jésus subiront la persécution.
  • 13 Quant aux hommes mauvais et aux charlatans, ils iront toujours plus loin dans le mal, ils seront à la fois trompeurs et trompés.
  • 14 Mais toi, demeure ferme dans ce que tu as appris : de cela tu as acquis la certitude, sachant bien de qui tu l’as appris.
  • 15 Depuis ton plus jeune âge, tu connais les Saintes Écritures : elles ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, en vue du salut par la foi que nous avons en Jésus Christ.

o     

o    Saint Luc 6:20-31 :

  • 20 Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
  • 21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
  • 22 Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
  • 23 Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
  • 24 Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
  • 25 Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
  • 26 Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.
  • 27 Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent.
  • 28 Souhaitez du bien à ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous calomnient.
  • 29 À celui qui te frappe sur une joue, présente l’autre joue. À celui qui te prend ton manteau, ne refuse pas ta tunique.
  • 30 Donne à quiconque te demande, et à qui prend ton bien, ne le réclame pas.
  • 31 Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.

o     

« Le monde est bavard et bruyant.

Tout ce qui est creux est sonore.

Le monde est creux ; son esprit, c'est la vanité, le semblant, le rêve, le mensonge, la frivolité, la bagatelle, les riens, le rien.

De là le flux, la multiplicité et le prodigieux tumulte de ses paroles allant dans tous les sens, et souvent se contredisant.

Les chrétiens naissent du Verbe, mais d'un Verbe que l'oreille de l'homme n'entend pas ; d'un Verbe spirituel et qui n'enfante que dans le silence.

Supposé l'esprit de silence envahissant la terre, l'esprit du monde en serait soudainement banni, et Dieu y aurait facilement son règne.

Comme l'évangélisation des hommes par le Christ provient de ce silence où il est resté plongé trente ans, c'est dans le mystère de Nazareth que les apôtres chrétiens doivent venir puiser leurs discours. »

Mgr Charles Gay (1814-1891), Élévations sur la vie et la doctrine de Notre-Seigneur Jésus-ChristTome II (XXIIIe élévation), Oudin Frères, Poitiers - Paris, 1879.

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SAINT BLAISE, QUI ÊTES-VOUS ?

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Évêque et Martyr
(† 316)

Saint Blaise fut l'un des saints autrefois les plus populaires et les plus célèbres par l'efficacité de leur intercession.

D'abord très habile médecin, et en même temps très vertueux chrétien, il devint évêque de Sébaste, en Arménie, par le choix du peuple, qui l'entourait d'une grande estime.

Mais Blaise, inspiré de Dieu, quitta bientôt son siège épiscopal pour s'enfuir sur une montagne solitaire; il y avait pour compagnie les bêtes fauves qui venaient chaque jour visiter et caresser l'homme de Dieu, et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de leurs maux.

Il fut rencontré en son désert par des païens qui, surpris de trouver un homme familièrement entouré de lions, de tigres, de loups et d'ours, allèrent raconter cette nouvelle au gouverneur.

Blaise saisi peu de temps après comme chrétien, jusque dans son antre sauvage, exprima sa joie profonde, à la pensée de souffrir pour Jésus-Christ. Arrivé devant le gouverneur:

"Insensé, lui dit-il, penses-tu me séparer de Dieu par tes tourments? Non, non, le Seigneur est avec moi, c'est Lui qui me fortifie!"

Les bourreaux le frappèrent à coups de verges et le jetèrent en prison. Quelques jours après, le martyr est rappelé au tribunal:

"Choisis, Blaise, lui dit le juge, choisis entre deux partis: ou bien adore nos dieux, et alors tu seras notre ami, ou bien, si tu refuses, tu seras livré aux supplices et tu périras d'une mort cruelle.

-- Ces statues que tu adores, reprend l'évêque, ne sont pas des dieux, mais les organes du démon, je ne puis donc les adorer."

Le tyran, le voyant inflexible, ordonna de l'attacher à un chevalet, puis il fit apporter des peignes de fer, avec lesquels on lui déchira le dos et tout le corps. La victime, se tournant toute sanglante vers le gouverneur, lui dit:

"Déjà voisin du Ciel, je méprise toutes les choses de ce monde; je me ris de vous et de vos supplices. Ces tourments ne dureront qu'un instant, tandis que la récompense sera éternelle."

Après de nouveaux interrogatoires inutiles, Blaise fut jeté dans le lac voisin pour y être noyé; mais il fit le signe de la Croix et marcha sur les eaux comme sur un terrain solide, à la grande admiration de tous les spectateurs de ce prodige.

Le glorieux martyr eut enfin la tête tranchée.

Tandis qu'il était en prison on lui avait amené un enfant sur le point d'être étouffé par une arête de poisson.

Blaise le guérit.

C'est sans doute pour ce fait qu'on l'invoque spécialement pour les maux de gorge.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 

Bénédiction des Cierges de Saint Blaise :

Dieu tout puissant et très doux, vous avez créé la diversité de tous les êtres qui sont au monde par votre seul Verbe, et qui, pour la renaissance des hommes avez voulu que ce même Verbe (par lequel tout a été fait) s’incarne par l’opération de Votre Esprit Saint de la Vierge Marie ; Vous êtes grand et infiniment miséricordieux. Nous Vous louons pour toutes les merveilles, fruits de votre amour philanthropique

.

 Pour la confession de votre foi, le glorieux Martyr et Pontife Blaise, ne craignant aucun type de supplice, a reçu la palme du martyre et vous lui avez accordé, en plus de la céleste félicité, cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge.

Nous prions en suppliant Votre majesté, afin que, ne regardant pas nos fautes, mais que par son intercession et ses prières, vous daignez, par la grâce de votre Très Saint, Bon et Vivifiant Esprit,

bénir + et sanctifier + cette créature de cire en y infusant Votre grâce afin que tous ceux qui dans la foi droite et une droiture d’intention  auront le cou touché par ces cierges  soient libérés de toute maladie de la gorge.

Ainsi, dans votre sainte Église, ils pourront en bonne santé et joyeux vous rendre des actions de grâces, louer votre nom glorieux et béni dans les siècles des siècles.

 

Par le Christ Jésus Notre Seigneur, votre Fils bien-aimé, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous et votre Très Saint Bon et Vivifiant Esprit, pour les siècles des siècles. Amîn

 

 

Les cierges sont encensés puis aspergés d’eau bénite

ensuite, le Prêtre appose deux cierges disposés en forme de croix sous le menton de chacun de ceux qui doivent être bénis, à genoux devant le bêma (Un peu de côté), en disant :

Par l’intercession de saint Blaise, Évêque et Martyr, que Dieu vous libère de tout mal de gorge, et de tout autre mal.

Au nom du Père +Amîn ; et du Fils + Amîn; et du Saint et vivifiant Esprit + pour la vie éternelle Amîn.

 

Bénédiction du pain, du vin, de l’eau et des fruits

O Dieu, Sauveur du monde, qui avez consacré ce jour par le martyre du très bienheureux Blaise, et lui avez accordé cette prérogative, parmi d’autres grâces, de guérir toutes les maladies de la gorge : Nous prions en suppliant votre miséricorde ineffable, et nous vous demandons de daigner envoyer la force de votre Très Saint Bon et vivifiant Esprit pour bénir + et sanctifier+ ces pains, ce vin, cette eau et ces fruits que votre peuple fidèle place aujourd’hui en Vtre présence afin qu’ils soient bénits .

Que tous ceux qui en goûteront soient libérés de toute plaie de la gorge, et de toute autre infirmité de l’âme et du corps et qu’ils reçoivent une bonne santé, par les mérites et l’intercession de St  Blaise, votre Martyr et Pontife : Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint , Dieu unique et vrai, pour les siècles des siècles. Amîn.

 

 

 

VIE ET COLORIAGE:

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Saint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, que l’on trouve dans le rituel romain : « Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

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saint-blaise-01.jpgSaint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, que l’on trouve dans le rituel romain : « Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

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saint-blaise-01.jpgSaint Blaise fut, dès son jeune âge, pénétré de la crainte de Dieu. Ayant gagné, par ses vertus, l’affection de tout le peuple, il fut élu évêque de la ville de Sébaste, en Arménie.

Quelque temps après, il se retira sur une montagne nommée Argée, où il vécut dans une caverne, vers laquelle les bêtes sauvages des envions venaient chaque jour pour lui faire honneur et recevoir, avec sa bénédiction, la guérison de tous leurs maux. Si elles le trouvaient en prière, elles ne l’interrompaient pas, attendant patiemment qu’il eût achevé, et ne s’en retournaient point sans avoir eu un témoignage de son affection. Ainsi avait-il acquis un si haut degré de perfection qu’il vivait en bonne intelligence, tel un nouvel Adam, avec les loups, les lions, les tigres et les ours. Mais si les animaux les plus farouches respectaient le serviteur de Dieu, il n’en était pas de même de tous les êtres dits humains.

Agricola, qui gouvernait le pays, était venu à Sébaste pour y persécuter les chrétiens. Ses soldats, trouvant le saint homme dans sa retraite occupé à prier, l’emmenèrent en prison. C’est au fond de son cachot qu’il accomplit un miracle qui le rendit célèbre. Parmi les nombreux malades qu’on lui amenait chaque jour, il y avait un jeune enfant. Celui-ci, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l’étranglait et le réduisait presque à l’extrémité. Sa mère le mit aux pieds du vénérable prisonnier, lui demandant son secours avec force larmes et soupirs. Il pria Notre-Seigneur de lui redonner la santé, ainsi qu’à tous ceux qui, étant atteints d’un mal semblable, se recommanderaient à lui. L’enfant fut guéri aussitôt. (Conformément à la promesse du saint martyr, depuis sa mort, plusieurs personnes souffrant de maux de gorge en furent délivrées par son intercession).

Après quelques jours d’incarcération, le tyran le fit venir devant lui pour l’exhorter à sacrifier aux dieux. Sur son refus, il ordonna qu’on le jette dans le lac. Alors, Blaise fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans s’enfoncer. S’étant assis au milieu du lac, il dit aux infidèles :

- Si vous pensez que vos dieux vous accorderont la même protection que celle que j’obtiens de mon Dieu, n’hésitez pas à me rejoindre !

Soixante-huit d’entre eux qui le suivirent, dans l’intention de narguer sa foi, furent précipités immédiatement au fond de l’eau et se noyèrent.

Quand le saint homme s’approcha du rivage, il était si éclatant de lumière qu’il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Ayant la révélation que sa fin était imminente, il s’approcha de son persécuteur : celui-ci, craignant que de nouveaux prodiges n’entraînent de nouvelles conversions, lui fit trancher la tête. Le saint martyr, avant de tendre son cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l’avaient assisté dans ses combats, et de ceux qui, par la suite, imploreraient sont secours. Alors, Dieu lui apparut et lui dit, d’une voir qui fut entendue de toute l’assistance :

- J’ai ouï ton oraison et je t’accorde ce que tu me demandes.

Après quoi, il eut la tête tranchée sur une pierre. De nombreux prodiges furent accomplis par l’imposition de ses reliques, comme en témoigne l’exemple suivant :

Sainte Jeanne de Chantal, au couvent de la Visitation d’Annecy, fut atteinte d’une maladie qui mit sa vie en danger. Saint François de Sales, la voyant si près de la mort, fit apporter par le curé de l’église Saint-Maurice, une relique de saint Blaise et l’appliqua sur la malade qui fut guérie sur-le-champ. En souvenir du miracle de l’enfant guéri par saint Blaise, l’Eglise lui reconnaît la prérogative de guérir toutes les affections de la gorge. Elle a institué un cérémonial qui consiste à faire bénir par le prêtre deux cierges le jour de la Chandeleur, veille de la fête du saint. Ces deux cierges sont croisés, selon la forme de la croix de saint André, et reliés entre eux par un cordon de soie rouge. Ceux qui, à l’exemple de l’enfant, veulent être délivrés de leurs souffrances, s’approchent de la personne qui tient les deux cierges allumés contre le cou, en récitant cette prière, que l’on trouve dans le rituel romain : « Par l’intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que Dieu vous libère des maux de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen »

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The most important work that a spiritual wrestler can do, is to enter within the heat, there to fight Satan; to hate and repel the thoughts that he inspires and to wage war upon him.  - St Macarius of Egypt

The most important work that a spiritual wrestler can do, is to enter within the heat, there to fight Satan; to hate and repel the thoughts that he inspires and to wage war upon him. - St Macarius of Egypt

St. Barsaumo


(Feast Day: February 3)

The Syriac Orthodox Church is celebrating the Memory of "Mor Barsoumo" the Head of Mourners on February 3rd.
Mor Barsaumo (Barsaumo is a Syriac compound word from Bar – Son, Saumo – Fast, meaning `the son of fast'). He was born in the village of cOtan in the district of Samosata(1) in the second half of the Fourth century from the righteous parents, Hnukh and Sakia. In his childhood he was tutored by Mor Abraham the Great, the high mountain ascetic close to Samosata where he acquired piety and the fear of God that led his way towards asceticism. After his teacher's death he decided to pay a walking visit to the holy land. He wore a sackcloth dress and walked towards Palestine empty handed. After a tough journey he arrived to the holy land and received blessings. When he returned he went into seclusion while feeding himself with the plants and fruits of the wilderness.
The villagers built him a monastery and was joined first by one, then by three people and as time passed the number increased. In a quiet summer evening he stood outside his cell, lifted his eyes and saw the shining stars in the sky as pearls over a black velvet. He was in awe and he murmured, saying, "the servant doesn't dare to sit in the presence of his master, so how could I dare to sit in the presence of the Creator of heaven and earth . . ! From that time on he crucified himself in front of God. This is what his biographer and student Samuel wrote in praising him: (Barsaumo, who stood trials and tribulations on the cross in front of his Lord for Fifty years. He looked like an iron pole never sleepy day and night; his body was bent from dawn to dusk. His days are finished and his supplications were sealed, and when he finished his prayers he departed to his Lord). 
One of the brothers saw him one day praying afar. Then suddenly a swift lightning appeared in the sky and descended on the saint as a fiery tongue. The monk was very scared and went to tell his other brothers of what he saw. He said: "Brother Barsaumo has been given the gift of the apostles saints, and I believe that his wisdom will surpass many other church teachers and writers."
In 449 AD he was recalled by Emperor Flavius Theodosius II (10 April 401 – 28 July 450), to attend the second Ephesus Synod, representing the heads of the holy monasteries. But he was a zealous Orthodoxy defender and urging the faithful to hold tight to their Orthodox doctrine, the faith of the three holy Ecumenical Synods, refusing the Chalcedon Synod and its followers until he was arrested and brought to the capital city for trial. The judge screamed in his face, saying, "Don't you know that I can send you into exile to the land where there is no water?" The saint replied, saying "The Lord of fountains will send me rain from heaven or spring forth from the earth, so can you send me where there is no God?" The judge answered with pride, saying, "Yes I can." The saint said, "There is no place where God doesn't exist except on the throne that you are sitting on, and the throne which your king Marcian sits on. If you send me into exile to these two places, God will come there for my sake." The judge was so angry that he swore to cut him into pieces. Mor Barsaumo said to him, "O, you, your father and master Theodosius and out of respect he used to stand in my presence, and yet you are trying and threatening me? Let me tell you that you shall not judge another case." The judge left his seat trembling and he soon died. 
This incident terrified Flavius Valerius Marcianus,(2) himself. He thought of releasing the saint from prison and sending him back to his monastery. He offered him money that would cover his expenses and the expenses of his monks, but Mor Barsaumo left the capital city and took nothing. Queen Pulcheria(3) wrote him, saying, "We wanted you as a father and instructor for us but you refused. So we commanded you to return in peace to your monastery, so we do not come to you and you won't come to us." He replied that he will do so but that he was sure that she will leave her kingdom before his arrival to his monastery. His prophecy was fulfilled and Pulcheria died before he reached his monastery.

The Chalcedon bishops wrote to many churches to excommunicate him but their letters were rejected. People were enraged denouncing this excommunication and declaring their support to Mor Barsaumo and his Orthodox doctrine. Seeing that their scheme failed, the Chalcedon bishops pressed king Marcianus to send a military force to arrest him. When the saint heard the news, he said: "I have great hope in Christ that Marcianus' authority will not run over me because my death will take him out of the land of the living." And indeed, as soon as the soul of the Orthodox great ascetic departed to heavenly abodes on February 3, 457 AD, Marcianus perished..

 

 

Le Carême... Convertissons-nous !!!

Carême: Convertissons-nous !!! Pape saint Clément de Rome

Fixons nos regards sur le sang du Christ, et comprenons combien il a de valeur pour son Père, puisque, répandu pour notre salut, il a procuré au monde entier la grâce de la conversion.

Parcourons toutes les générations et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se retourner vers lui. Noé prêcha la conversion, et ceux qui l’écoutèrent furent sauvés. Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait. Ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu’étrangers à Dieu.

Les ministres de la grâce de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, ont parlé de la conversion. Le Maître de l’univers lui-même en a parlé avec serment : Aussi vrai que je suis vivant, parole du Seigneur, je ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion.Et il ajoute cette sentence pleine de bonté : Convertissez-vous, maison d’Israël, de votre iniquité. Dis aux fils de mon peuple : Vos péchés monteraient-ils de la terre jusqu’au ciel, seraient-ils plus rouges que l’écarlate et plus noirs qu’un vêtement de deuil, si vous vous retournez vers moi de tout votre cœur et me dites : ‘Père !’, je vous écouterai comme un peuple saint.

Voilà ce qu’il a fixé par sa volonté toute-puissante, parce qu’il veut faire participer tous ceux qu’il aime à la conversion.

C’est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté. Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté, prosternons-nous, tournons-nous vers sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui conduisent à la mort.

Ayons d’humbles sentiments, mes frères, rejetons tous les sentiments de jactance, d’orgueil, de folie et de colère, et agissons selon l’Écriture. En effet l’Esprit Saint a dit :Que le sage ne s’enorgueillisse pas de sa sagesse, ni le riche de sa richesse, mais que celui qui veut s’enorgueillir s’enorgueillisse, dans le Seigneur, de le chercher, et de pratiquer le droit et la justice. Souvenons-nous surtout des paroles du Seigneur Jésus, lorsqu’il nous enseignait la bienveillance et la patience. Car il parlait ainsi : Soyez miséricordieux, pour qu’on vous fasse miséricorde ; pardonnez, afin qu’on vous pardonne ; comme vous agissez, ainsi on agira avec vous ; comme vous donnez, ainsi on vous donnera ; comme vous jugez, c’est ainsi que vous serez jugés ; comme vous exercerez la bonté, ainsi sera-t-elle exercée envers vous ; la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous.

Attachons-nous fermement à ce précepte et à ces commandements, afin de nous conduire en obéissant à ces paroles sacrées, avec d’humbles sentiments. Car voici ce que dit la parole sainte : Vers qui tournerai-je mon regard, sinon vers l’homme doux, pacifique, qui tremble à mes paroles ?

Puisque nous avons part à des actions si nombreuses, grandes et éclatantes, qui nous ont été données en exemple, tournons de nouveau notre course vers le but qui nous a été proposé dès le commencement, vers la paix. Regardons attentivement le Père et créateur du monde entier, attachons-nous à ses bienfaits magnifiques et insurpassables, qu’il nous donne dans la paix.

Saint Clément, Pape de Rome

Commentaires de l'Ecriture par Saint Théophane le reclus.

 



(Jacques 1:1-8, Marc 10:11-16)

 

Avec quel amour le Seigneur traitait les enfants! Qui ne les traite pas avec l’amour?

Plus on vit, plus on aime les enfants.

En eux est manifestée la fraîcheur de la vie, la propreté et la pureté de disposition, qui ne peut qu’être aimé.

En regardant l’innocence de l’enfance, certains supposent qu’il n’y a pas de péché originel, que chaque personne tombe quand elle prend de l’âge et rencontre des pulsions immorales, qu’il lui semble ne pas avoir la force de vaincre.


Tout le monde tombe, mais le péché originel est néanmoins présent.

 

L’apôtre Paul voit en nous la loi du péché, qui combat contre la loi de l’esprit. Cette loi, comme une graine, d’abord est comme invisible, mais elle est ensuite révélée et elle séduit.

Ceux qui sont nés de lépreux ne manifeste pas la lèpre jusques à un certain âge, mais alors elle se révèle, et commence à les consommer comme elle l’a fait pour leurs parents.

Où était la lèpre avant cette date?

Elle se cachait à l’intérieur.


C’est le cas du péché originel qui se cache jusques au temps, et il sort ensuite et fait son œuvre.

L’environnement signifie beaucoup pour à la fois supprimer ce péché et le révéler.

S’il n’y avait pas d’éléments de péché tout autour, il n’y aurait rien pour alimenter ce péché caché, et il pourrait se tarir de lui-même.

Mais là est notre affliction: tout autour il y a beaucoup d’aliment favorable pour lui.

Il y a beaucoup de péché en chaque personne ainsi que dans la société, mais tout cela ne détermine pas nécessairement que nous pècherons.

Le péché est toujours une question de liberté:

luttez et vous ne tomberez pas.

Seul celui qui ne veut pas se battre tombe.

Pourquoi n’avons-nous pas envie de lutter?

Il n’existe aucunes règles concernant le désir et le manque de désir:

je le veux, parce que je veux, et je ne veux pas, parce que je ne veux pas.

L’autonomie est le principe original:

on ne peut pas aller au-delà.

 

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après St Theophan the Recluse Thoughts for each Day of the Year St Herman of Alaska, Platina, CA USA 2010 +)

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PRIERE DANS LA PEUR:

Quand je suis submergé par la peur, sois mon berger.

Quand je suis envahi par les « pourquoi », sois mon berger.

Quand je suis terrassé par la fatigue je ne peux continuer, sois mon berger.

Quand je ne vois plus le chemin, sois mon berger.

Quand je suis seul, sois mon berger.

Quand tout ce que j’ai accompli semble disparaître, sois mon berger.

Quand je me perds dans le passé, sois mon berger.

Quand les blessures semblent ne pas se cicatriser, sois mon berger.

Quand je cherche à me fondre dans la médiocrité, sois mon berger.

Quand mes certitudes semblent s’évanouir, sois mon berger.

Quand je suis désorienté par l’opinion des autres, sois mon berger.

Quand j’arrête même de te parler, sois mon berger.

Quand je ne vois que mes faiblesses, sois mon berger.

Quand je ferme même mon cœur, sois mon berger.

Quand je ne sens même pas Ta présence, sois mon berger.

Quand je me laisse même envahir par la colère face à Tes desseins, sois mon berger.

Quand je trébuche sur les pierres et tombe, sois mon berger.

Quand je me prends pour le protagoniste de Tes rêves : sois mon berger.

Sois mon berger car rien n’est impossible pour Toi !

(Source Aleteia)

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Je te salue, Marie, Mère du Verbe incarné, Vrai Dieu et Vrai homme, ô toi, trésor vénéré de par tout l'univers,

 

lumière qui ne s'éteint pas,Toi de qui est né le soleil de la justice,sceptre de la vérité, temple indestructible.
Je te salue, Marie.
Par toi le Fils unique de Dieu a fait resplendir sa lumière sur ceux qui étaient dans les ténèbres. Par toi les apôtres ont pu annoncer la salut aux nations.
Comment chanter dignement ta louange, Ô Mère de Dieu, par qui la terre entière tressaille d'allégresse ?
Je te salue Marie, Mère de Dieu et notre Mère !
Amen.

Vendredi 29 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

LE COIN DU CATECHISME ...ET

 

 

DE

 

 

LA TRANSMISSION FAMILIALE...

 

COLORIAGES POUR LE "CHEMIN DE CARÊME"

Dès le début de l’Eglise, les futurs chrétiens se sont préparés longtemps à l’avance à recevoir le baptême, dans la nuit de Pâques.

Mais avant Pâques, tous les chrétiens se réconciliaient aussi les uns les autres.

Au IVème siècle, ils jeûnaient pour préparer leur cœur à cette grande fête : c’est-à-dire qu’ils se privaient de certains aliments, comme la viande par exemple.

Le jeûne nous permet de nous occuper un peu moins de nous-mêmes et de nos envies et de donner plus de place à Dieu dans notre vie.

Peu à peu, les chrétiens ont choisi de se préparer à vivre Pâques pendant 40 jours au moins.Les Chrétiens Orthodoxes Orientaux, comme nous, faisons un Carême de 50 jours qui commence donc 10 jours avant celui des Chrétiens d'Occident.

Ils ont choisi ce chiffre par ce que dans la Bible, c‘est lui qui signifie le temps pour se tourner vers Dieu : dans l’Ancien Testament, le peuple hébreu a marché 40 ans à travers le désert vers la terre promise par Dieu.

Et dans l’Evangile, Jésus a passé 40 jours dans le désert avant de commencer sa mission auprès des hommes.

Voici quelques coloriages pour accompâgner ton "Chemin de Carême", ta montée vers Pâque :

cc01.jpgcc02.jpgcc03.JPGcc04.jpgcc05.jpgcc06.jpgcc07.jpg

 

 

 

 

cc08.jpgcc09.jpgcc10.jpgcc11.jpgcc12.jpgcc13.jpgcc14.jpgcc15.jpgcc16.jpgcc17.JPGcc18.jpgcc19.jpgcc20.jpgcc21.jpgcc22.gifposter-1.jpgposter-2.jpg

 

 

EN VRAC...ELEMENTS POUR VOTRE

 

REFLEXION PERSONNELLE...

 

 

 

 

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Bombardements turcs sur le village chrétien de Sharanish, que s’est-il passé ?

Sharanish

Samedi à minuit, le village chrétien de Sharanish a été visé par un bombardement de l’armée turque. Le point sur la situation avec Abouna Johnny Daoud, le curé de la paroisse dont dépend Sharanish.

Fraternité en Irak : Sharanish a été bombardé dans la nuit du 16 au 17 janvier, pouvez-vous nous dire ce qui s’est passé précisément ?

Abouna Johnny Daoud : Le 16 janvier vers minuit les habitants de Sharanish ont été réveillés par le bruit d’un bombardement très violent au point que beaucoup de fenêtres du village ont été soufflées. Ce bombardement a duré pendant deux longues heures. Pendant ces deux heures les habitants ont vécu dans l’angoisse de recevoir une bombe sur leur maison.

Où sont tombées les bombes de l’armée turque ?

Vous voyez où se trouve l’église de Sharanish. Et bien les bombardements ont visé plusieurs maisons à 100 mètres au dessus de l’église. C’est tellement proche du cœur du village que tout le monde a cru que le village était touché pendant le bombardement. Heureusement, aucun habitant n’est mort ni n’a été blessé.

À 2h du matin, en pleine nuit, quelle a été la réaction des habitants de Sharanish ?

Le village est en montagne, il y a de la neige. En pleine nuit, plusieurs dizaines d’habitants ont préféré fuir vers Zakho ou vers d’autres villages un peu en dessous. Ils ont tous été effrayés par la violence de ces bombes. Vraiment cela les a terrorisés. Il faut aussi s’imaginer les conséquences concrètes pour les habitants : avoir ses vitres cassées alors qu’il y a de la neige dehors ce n’est pas vivable.

Quelle est la situation aujourd’hui à Sharanish ?

C’est dramatique, les habitants ont été tellement traumatisés qu’ils ont préféré partir. Aujourd’hui Sharanish est quasiment vide, seuls quelques hommes sont restés pour garder le village. 53 familles comptant des vieillards et des enfants sont parties. Parmi elles, il y a 14 familles qui avaient fui la plaine de Ninive et qui sont donc hélas réfugiées une deuxième fois. Il y a aussi 4 familles yézidies. Les autres familles sont des habitants de Sharanish. Ils avaient accueillis des réfugiés dans leur village. Les voilà chassés à leur tour par la peur de nouveaux bombardements de l’armée turque…

Comment avez-vous réagit quand vous avez appris ce bombardement ?

Très tôt le matin nous sommes allés avec le bus de la paroisse pour emmener les personnes qui étaient restées dans le village, principalement des familles réfugiées de la plaine de Ninive qui n’ont pas de voiture. Depuis nous nous occupons de les installer dans les villages alentours. Certaines y ont de la famille, d’autres ont besoin de notre aide. Le Patriarche Louis Sako, qui a protesté officiellement contre ce bombardement, m’a annoncé qu’il avait débloqué une aide financière spéciale pour ces familles. Nous lui en sommes très reconnaissants.

Pensez-vous que les familles vont pouvoir rentrer bientôt ?

C’est difficile à dire. Beaucoup sont encore traumatisées par le souvenir de ces bombardements. Il va falloir un peu de temps pour que ces familles se rassurent.

(Source:Fraternité en Irak  dans Aleteia)

 

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Syriac inscription from Wadi Habis.

 

I am SUPRISED by the swastika in the hole at the top of the picture.

 

(Source:Drs Gewargis Acis )

 

 

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Orthodox patriarchs prepare for Great and Holy Council in June in Crete
 
 
Orthodox patriarchs prepare for Great and Holy Council in June in Crete

02 February 2016

Orthodox primates have attended a meeting chaired by the Archbishop of Constantinople-New Rome and Ecumenical Patriarch, Bartholomew, in Chambésy, Geneva, Switzerland, and set a June date for a larger Orthodox convocation, the Great and Holy Council of the Orthodox Church.

Ecumenical Patriarch Bartholomew convened a Synaxis of Primates of the Orthodox Autocephalous Churches at the Orthodox Centre of the Ecumenical Patriarchate in Chambésy, Geneva, from 21to 28 January, 2016.

All of the primates attended the synaxis in person with a few exceptions.

Patriarch John X of Antioch and Metropolitan Sawa of Poland were unable to attend due to health reasons, and Archbishop Ieronymos of Athens and All Greece was absent for personal reasons. All three were represented by officially authorized delegates.

On Sunday, 24 January, a Divine Liturgy was held at the Church of St. Paul at the Orthodox Centre.

Along with the Ecumenical Patriarch, the heads of the delegations of the Orthodox churches concelebrated the liturgy, with the exception of the head of the delegation of the Patriarchate of Antioch.

Synaxis sessions were held in the apostolic spirit of “speaking the truth in love” (Eph. 4.15), in harmony and understanding, and the primates affirmed their decision to convene the Holy and Great Council.

The Council will be held at the Orthodox Academy of Crete from 16 to 27 June 2016.

“To this end, the primates humbly invoke the grace and blessing of the Holy Trinity and fervently invite the prayers of the fullness of the Church, clergy and laity, for the period leading to and the sessions of the Holy and Great Council,” they said in a communiqué issued at the end of the Synaxis.

“The items officially approved for referral to and adoption by the Holy and Great Council are: the mission of the Orthodox Church in the contemporary world, the Orthodox diaspora, autonomy and its manner of proclamation, the sacrament of marriage and its impediments, the significance of fasting and its application today, and relations of the Orthodox Church with the rest of the Christian world.”

The primates also determined the establishment of a Panorthodox Secretariat, the by-laws of the Council, the participation of non-Orthodox observers in the opening and closing sessions, and the Council’s budgetary costs.

“Moreover, the Primates expressed their support for the persecuted Christians of the Middle East and their ongoing concern for the abduction of the two Metropolitans, Paul Yazigi of the Patriarchate of Antioch and Gregorios Yohanna Ibrahim of the Syriac Archdiocese.”

Rev. Dr Olav Fykse Tveit, general secretary of the World Council of Churches (WCC), hosted a dinner with the Primates of the Orthodox churches at the Ecumenical Institute at the Château de Bossey. They were reminded of the role the institute has played in the ecumenical theological education of church leaders since its creation in 1946.

Patriarch Bartolomew was a Bossey student 50 years ago, and Patriarch Daniel of the Romanian Orthodox Church was a Bossey professor for many years, while Archbishop Anastasios of Tirana and all Albania was president of the WCC from 2004-2013.

Read the full communiqué

The Ecumenical Patriarchate (Source: oikoumene.org )

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Sous le titre :

« Les services de renseignements se préparent à des attaques terroristes imminentes »,

 

l’hebdomadaire Valeurs Actuelles vient de publier des informations particulièrement alarmantes et notamment pour les chrétiens.

Voici un extrait de cet article:

D’après les informations de Valeurs actuelles, la menace terroriste est montée d’un cran ces derniers jours en France. Les services de renseignements se préparent à plusieurs scénarios d’attaques.

L’État islamique, qui dispose de plusieurs camps d’entraînement en Europe (notamment dans les Balkans) est en train de former des commandos qui pourraient mener des attentats suicide avec un nouveau mode opératoire provoquant un maximum de dégâts.

En utilisant des outils numériques à la pointe de la technologie, l’organisation terroriste est aujourd’hui prête à envoyer des convois de véhicules en opération suicide : une première voiture, au blindage renforcé, conduite à distance et chargée d’explosifs aurait pour objectif de faire un maximum de dégâts, suivie d’un second véhicule transportant des djihadistes chargés de tuer le plus grand nombre de civils.

Et enfin, un troisième véhicule dont la mission est de “terminer le travail” et de récupérer les commandos.

Parmi les cibles privilégiées par l’organisation terroriste pour faire ces “bains de sang”, des églises remplies de fidèles le dimanche […] La menace est prise en compte avec la plus grande gravité au plus haut sommet de l’État, qui s’attend au pire.

Source : Valeurs Actuelles

 

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NUIT DES TÉMOINS :

7 000 CHRÉTIENS ASSASSINÉS EN 2015 DANS LE MONDE

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SOURCE  21 chrétiens coptes mis à mort par l’État islamique, en Lybie, en janvier 2015.

Ce vendredi 29 janvier débute à Paris la 8e édition de la Nuit des témoins organisée par l’Aide à l’Eglise en détresse : une veillée de prière pour les chrétiens persécutés et tués dans le monde.

« Notre atmosphère est polluée à suffoquer, nous sommes dans une situation catastrophique ! » Mgr Jean-Clément Jeanbart, archevêque d’Alep en Syrie est l’un des quatre intervenants qui témoigneront au cours de la Nuit des témoins ce vendredi 29 janvier à Notre-Dame de Paris, avant de se rendre à Nancy, Orléans, Rennes et Toulon, jusqu’au 4 février.

Au cours du point presse organisé par l’AED à quelques heures de l’événement, il a pu témoigner des dangers face auxquels le peuple syrien vit au quotidien, et réitérer l’appel qu’il martèle à l’Occident depuis plusieurs mois : « Si vous nous voulez du bien, aidez-nous à rester vivre en Syrie ! »

À ses côtés, Mgr Joseph Coutts, archevêque de Karachi, dresse un tableau plutôt contrasté dela situation des chrétiens au Pakistan : « Il n’y a pas de persécution de la part de l’État, mais plutôt une persécution par la société, dont les mentalités sont de plus en plus influencées par les extrémistes talibans ou de l’État islamique. L’instrumentalisation courante de la loi anti-blasphème fait vivre les chrétiens dans une situation de tension. De nombreuses églises et des écoles chrétiennes accueillent cependant des musulmans. »

Autre témoin invité par l’AED, le Père Antonio Aurélio Fernandez. Ce prêtre trinitaire d’origine espagnole raconte sa lutte contre l’esclavage encore largement répandu au Soudan du Nord : « Nous nous rendons régulièrement sur les marchés aux esclaves pour acheter des femmes et des enfants dans le but de leur rendre leur liberté. Là-bas, il suffit de se déclarer musulman pour devenir libre, mais la plupart des chrétiens restent pourtant attachés à leur foi ! »

Quant à Sœur Lika Marooki, elle a dû fuir Karakosh (Irak) à l’été 2014 pour se réfugier à Erbilet Ankawa. Religieuse dominicaine, elle consacre désormais son temps à venir en aide aux familles qui, comme elle et sa communauté, vivent l’exil forcé : « Elles vivent dans les containers ou dans de petites maisons, entassés avec plusieurs familles. Les enfants sont bien trop peu scolarisés. »

Ces quatre témoignages forts illustreront la situation particulièrement préoccupante de nombreux chrétiens dans le monde. Au cours de la veillée, un hommage sera également rendu aux quelque 7 000 chrétiens assassinés en 2015.

Un événement dans toute la France

• Paris : vendredi 29 janvier, 18 h 30 messe, 20h veillée, en la cathédrale Notre-Dame de Paris.

• Nancy : dimanche 31 janvier, 18 h en la basilique Saint-Epvre.

• Orléans : lundi 1er février, 19 h 30 en l’église Saint-Paterne.

• Rennes : mercredi 3 février, 20 h 30 en la cathédrale Saint-Pierre.

• Toulon : jeudi 4 février, 20 h en l’église Saint-Louis.

famillechretienne.fr

 

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Le Patriarche syro-catholique Ignace Joseph III

Younan dénonce l'« indifférence » de l'Occident

Publié le par Patrice Sabater

Le "cauchemar" est que les deux pays, Syrie, Irak, évoluent "comme la Turquie où l'on ne peut pratiquement plus parler d'une présence chrétienne", affirme Sa Béatitude Joseph III Younan.

Le 28 janvier 2016 Le Patriarche syro-catholique Ignace Joseph III Younan dénonce l'« indifférence » de l'Occident face au sort des chrétiens d'Irak et de Syrie. Au cours d'une conférence de presse organisée par l'organisation Aide à l'Église en détresse (AED), Mgr Younan a évoqué des villes chrétiennes d'Irak comme Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, une cité aujourd'hui aux mains de l'organisation État islamique (EI) et qui était encore jusqu'en 2014 habitée majoritairement par des Syro-catholiques.

« Notre plus grande angoisse »

« Mais c'est aussi en Syrie que le nombre des chrétiens a dramatiquement diminué. Dans les années 50, les chrétiens étaient environ 19 % et ils sont aujourd'hui à peine 5 % », a-t-il souligné. « Notre cauchemar, notre plus grande angoisse, c'est qu'il puisse se produire en Irak et en Syrie ce qui s'est produit en Turquie, où nous ne pouvons pratiquement plus parler d'une présence chrétienne », a-t-il observé.

La Turquie, particulièrement sa partie occidentale, a été un des hauts lieux du christianisme, dont il reste de nombreux vestiges. Mais aujourd'hui, elle est en très grande majorité musulmane, et les chrétiens s'y sentent parfois des citoyens de seconde zone. Une des grandes persécutions des chrétiens a eu lieu à partir de 1915-1916 sous l'Empire ottoman, quand les Arméniens ont été victimes de déportations et d'un génocide. Interrogé sur une solution militaire aux conflits avec le groupe EI en Syrie et en Irak, le Patriarche a préconisé une action terrestre coordonnée par les armées nationales de ces deux pays contre Daech.

Source : AFP / Le Point 28/1/2016
JTK

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"La communauté internationale se moque de la disparition des chrétiens"

Une réfugiée syrienne à Mardin en Turquie.

 

 

En un an, le nombre de chrétiens assassinés dans le monde a doublé. Une situation qui suscite beaucoup de compassion mais peu d'action, selon Marc Fromager.

PROPOS RECUEILLIS PAR 

Marc Fromager est le directeur général d'Aide à l'Église en détresse (AED), ONG catholique qui organise une « nuit des témoins » dans plusieurs grandes églises françaises jusqu'au 4 février (voir ici le programme) pour rendre hommage aux chrétiens persécutés. En un an, le nombre de chrétiens assassinés pour leur foi dans le monde a doublé. Interview.

Le Point : Cette nuit des témoins est un rendez-vous annuel de mémoire mais aussi une manière d'alerter l'opinion sur le sort des chrétiens. Pourquoi ?

Marc Fromager : Chaque année, nous voulons rendre hommage aux prêtres, religieux et laïcs assassinés dans le cadre de leur mission. En 2015, selon plusieurs sources, 7 000 chrétiens ont été assassinés dans l'année, soit une vingtaine par jour. C'est un chiffre qui a doublé en un an. Nous pouvons délimiter trois grandes zones « crisogènes » : le Moyen-Orient, la bande sahelo-saharienne avec pour épicentre le Nigeria et le sous-continent indien, en particulier le Pakistan. Avec la radicalisation de l'islam au Moyen-Orient, mais pas seulement, il y a une volonté manifeste de se débarrasser des chrétiens. En 2003, au moment de l'invasion américaine, ils étaient 1,5 million à vivre en Irak. Aujourd'hui, ils ne sont plus que 150 000 à 200 000. En douze ans, 90 % de la communauté a fondu. En Syrie, le scénario est le même : en cinq ans de guerre, plus de la moitié des chrétiens a disparu. Il y a un risque réel aujourd'hui que les chrétiens soient évincés du Moyen-Orient.

Et comment percevez-vous la réaction de la communauté internationale à cette situation ?

Pour parler clair : il n'y en a pas. La communauté internationale se moque de la disparition des chrétiens, ce n'est pas sa priorité. Les hommes politiques, en France particulièrement, ont manifesté une certaine compassion, mais celle-ci reste de l'ordre de la communication, voire de la prise de position démagogique. Sur le dossier syrien, la France a une responsabilité évidente puisque dès le départ nous avons chargé Bachar el-Assad en prenant le parti de la rébellion. Ce faisant, nous avons activement participé à la destruction de ce pays. Dans la réalité, non seulement nous n'avons rien fait pour les chrétiens d'Orient mais nous avons contribué aux conditions de leur disparition. Les armes que nous avons livrées aux rebelles soi-disant modérés se sont retrouvées entre les mains de groupes extrémistes, et notamment l'État islamique qui se sert donc d'armes françaises. Toutes les informations qui sont diffusées sur la Syrie en France proviennent d'une source unique, l'OSDH (l'Office syrien pour les droits de l'homme), une ONG basée à Londres et soutenue par le Qatar.

Vous sentez-vous soutenu au sein de l'Église ?

 

Le Vatican, en tant qu'État, accomplit un travail diplomatique qui ne se voit pas forcément mais qui porte ses fruits. Ici, c'est plus compliqué. À quelques exceptions près, l'Église en France est dans le mutisme. Mgr Jeanbart, l'archevêque d'Alep, l'a déploré publiquement en lançant « La nuit des témoins » : selon lui, les conférences épiscopales européennes n'ont pas suffisamment écouté les témoignages de leurs pairs orientaux. On peut, en effet, reprocher une certaine soumission de ces autorités au politiquement correct alors qu'il faudrait être politiquement juste, selon la formule de Mgr Jeanbart. Or, ce qui se passe là-bas a un impact de plus en plus important chez nous. Et le front se rapproche. Tout le monde a joué avec le feu. On a indirectement facilité l'apparition et le développement de l'État islamique. Il serait temps de se réveiller.

 

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La christianophobie gagne du terrain en France

Les actes christianophobes augmentent en France.

Depuis plusieurs années, les atteintes aux lieux de culte chrétiens sont en constante augmentation. L’Eglise catholique, peu encline à jouer la carte victimaire, commence à s’inquiéter.

 

La fille aînée de l’Eglise serait-elle devenue dangereuse pour ses enfants ? S’il apparaît exagéré de dresser pareil constat, les chiffres sont éloquents. Le 20 janvier, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, lâchait une statistique préoccupante : les atteintes aux sites chrétiens (églises et sépultures) ont connu une hausse de 20% en un an.

Pire, elles augmentent de façon exponentielle. De 275 dégradations ou vols en 2008, nous sommes passés à 807 l’an dernier. Elles représentent plus de 80% du total de ce type de délit, toutes religions confondues. Il est vrai que le patrimoine chrétien est de loin de plus important dans l’Hexagone, avec 45 000 églises sans compter les lieux de culte protestants et orthodoxes. A titre de comparaison, il y a environ 2 500 mosquées et 500 synagogues dans le pays.

Les attaques de personnes non recensées

A la différence des actes islamophobes et antisémites, les agressions visant des croyants de confession chrétienne ne sont pas recensées. Il est donc impossible de les situer face aux 429 actes antimusulmans et 808 actes antisémites de 2015, qui sont majoritairement des menaces, voire des violences sur des personnes.

L’Eglise catholique française n’a d’ailleurs jamais demandé à ce que les attaques physiques sur les chrétiens soient recensées. Et contrairement au Service de protection de la communauté juive (SPCJ) ou de l'Observatoire national contre l'islamophobie au Conseil français du culte musulman (CFCM), la Conférence des évêques de France (CEF) ne s'est pas dotée d'instance comptabilisant, en lien avec le ministère de l'Intérieur, les plaintes et autres mains courantes.

Monseigneur Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la CEF, justifie ce choix par le refus de l’Eglise de céder à la tentation victimaire : «Nous n'avons pas d'observatoire et ne sommes pas convaincus de l'intérêt d'en avoir un. Un cambriolage n'est pas une profanation». Pour le prélat, «le catholicisme ne se situe pas dans une attitude victimaire, ce n'est pas son ADN».

La résistance s’organise

Si la position officielle des institutions catholiques semble ne pas évoluer, les signes d’une certaine inquiétude commencent à se manifester. L’Eglise appelle notamment ses diocèses et paroisses à porter plainte «systématiquement»  en cas de dégradations. Elle souhaite des «condamnations publiques». Le Père Ribadeau Dumas se montre ferme : «On ne laisse rien passer».

Certains diocèses commencent à réagir vigoureusement aux vols qui sont vécus comme des profanations. Notamment, ceux des fameux ciboires contenant les hosties consacrées qui représentent le corps du Christ.

L’abbé blogueur, Pierre-Hervé Grosjean, qualifie ces actes de christianophobes : «Quand on touche au Saint-Sacrement, on touche à ce qui est le plus sacré pour un catholique».

Le web en alerte

Plusieurs sites internet traditionalistes dénoncent le silence qui entourerait la christianophobie dans l’Hexagone. C’est le cas de celui de Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l’Observatoire de la christianophobie : «On est dans une espèce d'omerta. On peut comprendre que des responsables disent ne pas vouloir entrer dans une concurrence victimaire mais la question n'est pas là, elle est de donner des informations».

Chaque mois, le site dirigé par le traditionaliste Guillaume de Thieulloy publie une synthèse des actes commis contre des lieux chrétiens. Paradoxalement, son compte pour 2015 (272) est très inférieur à celui du ministère de l’Intérieur.

Pour le politologue du catholicisme, Yann Raison du Cleuziou, la mouvance traditionaliste juge l’Eglise trop faible et pense devoir défendre ses valeurs : «Il y a dans cette stratégie un enjeu interne à la sphère catholique : il s'agit de mobiliser des troupes en se présentant comme une minorité à défendre tout en critiquant l'Eglise institutionnelle, agenouillée devant le monde et qui ne réagit pas quand Jésus est blasphémé».

L’historien du christianisme contemporain Olivier Landron constate une réaction de repli chez certains chrétiens de France : «La présence en France d'un islam identitaire amène une partie des catholiques à retrouver des positionnements identitaires, notamment chez ceux qui, à tort ou à raison, ont le sentiment d'être devenus minoritaires dans une société très laïcisée».(Source:francais.rt.com )

 

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Deux lieux de culte de la

« jungle » (une mosquée et une église) ont été

détruits ce lundi matin par des

bulldozers.

Des militants s’insurgent contre ces destructions : selon eux, la préfecture du Pas-de-Calais s’était engagée à ne pas toucher à ces lieux de culte car ils ne figuraient pas dans la bande de sécurité des 100 mètres en cours de création entre la « jungle » et la rocade portuaire.

Eglise

 

Les réactions sont nombreuses depuis ce lundi matin, notamment sur Twitter , pour dénoncer la destruction de ces deux lieux de culte. Des engins de chantier les ont rasés dans la matinée. Christian Salomé, président de l’association L’Auberge des migrants, a dénoncé ces destructions : « Il était prévu que l’église et la mosquée restent, c’est ce qui était convenu, a-t-il regretté ce lundi matin. En les détruisant, les autorités méprisent les associations et recherchent le conflit avec les migrants qui, en tant que personnes croyantes, fréquentaient ces lieux ». Il reste à ce jour une église orthodoxe et « cinq ou six mosquées » dans la « jungle », selon l’associatif.

Christian Salomé estime que ces deux lieux de culte ne faisaient pas partie de la « bande de sécurité de 100 mètres » que la préfecture du Pas-de-Calais a décidé de créer il y a quelques semaines entre la « jungle » et la rocade portuaire ainsi que la route de Gravelines.

Interrogée ce lundi midi, la préfecture du Pas-de-Calais répond qu’au contraire les deux lieux de culte se trouvaient sur ce périmètre : « Parmi ces bâtiments et abris restant sur cette bande des 100 mètres, il y avait un bâtiment servant de mosquée qui était à l’abandon ainsi qu’un bâtiment servant d’église évangélique qui était situé au milieu de la bande des 100 mètres et qui a été rendu vacant ce matin. » La préfecture précise qu’« il ne sera pas procédé au retrait du bâtiment qui sert d’école et qui est situé à la limite de la bande des 100 mètres ».

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INVITATION(S):

 

COLLEGE DES BERNARDINS : Colloque mercredi 3 février 2016 :
« Le monde Arabe entre rupture et renaissance ? »
 
Chère Madame, cher Monsieur, 
Le Collège des Bernardins a le plaisir de vous présenter le colloque « Le monde Arabe entre rupture et renaissance ? » qui aura lieu le mercredi 3 février 2016, dans ses murs.
Colloque organisé par le département de recherche Société, Liberté, Paix du Collège des Bernardins et l’iReMMO. programme ci-joint.
 
 Participant au séminaire, les nouveaux fondamentalisme en France, nous pensons que ce sujet pourrait vous intéresser 
En espérant avoir le plaisir de vous rencontrer lors de cette manifestation.
Recevez,  Madame, Monsieur,  nos plus sincères salutations.
 
 

 

 
Anne Jan
coordinatrice pilotes - pôle de recherche
Collège des Bernardins
 
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Suivez le Collège sur les réseaux sociaux : Facebook, TwitterLinkedIn

 


 

 

 

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Dans le cadre du cycle 2016 de Travaux Inter scripturaires Artisans de Paix

Vous êtes cordialement invité(e) – à une rencontre organisée par :

L'Association  ARTISANS DE PAIX

www.artisans-de-paix.org

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 MARDI 9 FEVRIER 2016, de 18 h 30 à  21 h 30

Au Forum 104, salle Cyprès (sous réserve), 104, rue de Vaugirard 75006 Paris,

Métro : Montparnasse, sortie Rue de Rennes.

Sur le thème :

L’attente messianique dans chacune de nos traditions,

Vérité des Fraternités Artisans de Paix ?

Avec 

 Rabbin Mikaël Journo, 

Rabbin de la synagogue Chasseloup-Laubat (Paris 75015). Membre du Consistoire.

Secrétaire de la Conférence Générale des Rabbins de France, membres du Consistoire.

Conseiller spirituel du Grand Rabbin de France.

Pasteur Alain Joly,

Pasteur ordonné dans l’Eglise évangélique luthérienne. Chargé de cours à la Faculté libre de Théologie évangélique.

Intervenant régulier et administrateur de la radio « Fréquence protestante ». Ecrivain..

Président émérite du Consistoire luthérien de Paris. Vice-président chrétien  d’Artisans de Paix.

Shaykh Tarik Abou Nour,

Imam, Ingénieur (ENPC), Diplômé EPHE, EMI et IAE. Chercheur en droit et finance islamique.

Ecrivain. Secrétaire général du Comité Indépendant de Finance Islamique en Europe (CIFIE).  

Co-fondateur et responsable du premier site francophone sur le droit musulman malikite.

Chargé des Relations Publiques d’Artisans de Paix avec les traditions musulmanes.

Vincent Pilley,

Pratique le bouddhisme de Nichiren Daïshonin,

dans la tradition mahayaniste du Sûtra du Lotus, au sein du mouvement Soka né au Japon.

Chargé des Relations Publiques d’Artisans de Paix avec les traditions bouddhiques.

 

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Bonjour,

 
Dans le cadre de la 6e rencontre annuelle de la CINPA (Coordination INterrelieuse du grand PAris et d’Ile de France) et d’un cycle consacré à la réforme des religions, nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence-débat :  
 
"L’islam devrait-il se réformer ? L'interreligieux pourrait-il aider ? »
 
Dimanche 14 février 15h30 
à Paris 3e
 
Inscription indispensable auprès de marc.lebret@icloud.com pour recevoir l’adresse. 
 
avec :
  • Tarik Abou Nour, Imam, théologien, président du Comité Indépendant de la Finance Islamique en Europe et responsable des relations publiques avec les traditions musulmanes à Artisans de paix 
  • Dr Karim Ifrak, islamologue et codicologue au CNRS
  • Ayoub Jeljeli, jeune imam de la Mosquée Al Fatih (Paris 10e)
 
Discutant : Michel Serfaty, président-fondateur des Amitiés Judéo-Musulmanes de France.
 
Amitiés interculturelles 
 
Pour la CINPA : Marc Lebret, Laurent Grzybowski et Patrice Obert
 

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“L’espérance” une conférence de l’archimandrite Elie du monastère de la Transfiguration de Terrasson – 5 février 2016
 

Le vendredi 5 février prochain,

à 19h30 l’archimandrite Elie aumônier du 

monastère de la Transfiguration de Terrasson,

donnera une conférence sur le thème

“L’espérance”

à la

cathédrale des Trois-Saints-Hiérarques,

26 rue Péclet, 75015, Paris,

Salle diocésaine, 1er étage.

 

 

 

 

 

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Retraite du Carême avec le Carmel , Pourquoi Pas ?

 
Retraite de Carême avec Elie
Carême 2016 avec le prophète Élie : J-7

Chers amis. Aloho m'barekh
Pour illuminer votre marche de Carême (Qui pour nous commence dix jours plus tôt) , êtes-vous intéressés, chers frères et soeurs de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thomas, par cet éclairage d'une communauté extérieure à notre Tradition ?
Je pense que vous n'y trouverez nulle contradiction, mais bien plutôt un éclairage qui viendra "complémentariser" l'enseignement de nos Saints Pères et nos humbles efforts pour vous transmettre l'héritage vivifiant de la Tradition Apostolique...
De plus, le Carmel St Elie, si je ne me trompe, tout comme notre Monastère (Tant en France qu'au Cameroun) est un lieu de prière pour l'unité, l'unanimité du témoignage Chrétien des fils et filles de l'Unique Eglise du Christ hélas divisée par les péchés de ses fils.
Alors, bien chers amis. Bon et Saint Carême à vous, heureuse montée vers Pâques !
Votre fidèlement et respectueusement dévoué en Notre-Seigneur.
+Mor Philipose-Mariam, métropolite.
 
Je vous transmets, en tout cas, l'invitation des Pères Carmes: 

Avec ce Carême 2016, voici notre 10ème retraite en ligne : Rencontrer le Dieu de Vie avec le prophète Elie. « Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens ».

Que peut bien avoir à nous dire un homme qui a vécu il y a près de 3 millénaires ? … Elie de Tishbé, grand prophète du IX° siècle avant Jésus-Christ est une figure majeure de l’Ancien Testament et pourtant une figure assez méconnue. La famille spirituelle du Carmel conserve son héritage avec soin, consciente de la richesse spirituelle que ce prophète transmet aux baptisés : le sens de la prière et de l’écoute de la Parole de Dieu, la nécessité de s’engager pour le Seigneur devant l’idolâtrie de chaque époque, la dénonciation courageuse de l’injustice …

Avec Elie, nous suivrons 6 étapes au long de ce Carême :
  1. se cacher au désert
  2. le combat de la confiance
  3. dénoncer l'injustice
  4. retrouver ce qui était perdu
  5. rencontrer l'autre en notre commune pauvreté
  6. s'ouvrir à la présence de Dieu
La retraite a été préparée par notre frère Olivier-Marie Rousseau, du couvent de Paris et une équipe carmélitaine : nos sœurs du Carmel Saint-Elie qui pourront recevoir des intentions de prière des retraitants, notre frère Jean-Alexandre du couvent de Paris, Dominique, Séverine et Kevin.

Format et rythme de la retraite :
Après une introduction à la retraite envoyée le mercredi 10 février, vous recevrez chaque vendredi du Carême un message électronique hebdomadaire pour télécharger le contenu de la semaine en 3 formats possibles (Texte Word sans images, PDF A4 ou PDF pour smartphone) :
1. une méditation spirituelle qui comprend :
- un passage du cycle d'Elie (que vous pourrez écouter sur Internet)
- l'évangile du dimanche commenté
- trois pistes de mise en pratique pour la semaine
2. pour prier chaque jour de la semaine : 6 pistes de méditation en images à partir de phrases de l’Écriture
Vous trouverez aussi en plus dans ce message électronique :
3. une version audio résumée de ce contenu en 3-4 minutes
4. une piste d’approfondissement
"The first look might be by coincidence or without your will, but the second look is without a doubt willingly, for which you will have to give an account" + Pope Shenouda +

"The first look might be by coincidence or without your will, but the second look is without a doubt willingly, for which you will have to give an account" + Pope Shenouda +

PROGRAMME DE CES PROCHAINES SEMAINES AU MONASTÈRE SYRIAQUE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE, MÈRE DE MISÉRICORDE:

 

 

Program in the coming weeks

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

 

Lundi 4 JANVIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
 

 

 

 

 

 

 *Mercredi 3 Février:

 Fête des Pères qui ont tout quitté (Mémoire de St Blaise) Messe du jour et Bénédiction des cierges de St Blaise (Contre les maladies de gorges)

* Wednesday, February 3:
  Mass and Blessing of St. Blaise candles (Against Gorge diseases)

 

*Dimanche 7 Février, Pèlerinage de Chandeleur à N-D

 

de Miséricorde

 -Messe à 10h30 célébrée par le Père Isaac en présence du métropolite. 

-Bénédiction des Cierges de la Chandeleur par le métropolite et distribution des cierges de la Chandeleur .

-Repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

-Imposition des  cierges de St Blaise  à 15h avant la prière pour l'unanimité des Eglises Apostoliques et la sauvergarde des familles.

* Sunday, February 7, monthly Pilgrimage to Our Lady of Mercy
  Mass at 10:30, distributing candles of Candlemas and St. Blaise (Imposition of these to 15h) .Repas fraternal and loyal reception from 13:30 to 17:30.

 

 

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

 
NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
 

Pour

PARIS ET  SA REGION :

(Messes épisodiques.

RAMASSAGE DES FIDELES

pour le Weekend de Pèlerinage en Normandie à N-D de Miséricorde 

tous les samedis précédent le 1er dimanche du mois à 15h,

Place du Chatelet

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,19-33.12,1-9.

Frères, vous supportez si bien les fous, vous qui êtes des hommes sensés ! 
Vous supportez bien qu'on vous asservisse, qu'on vous dévore, qu'on vous pille, qu'on vous traite avec arrogance, qu'on vous frappe au visage. 
Je le dis à ma honte, nous avons été bien faibles ! Cependant, de quoi que ce soit qu'on ose se vanter, — je parle en insensé, moi aussi je l'ose. 
Sont-ils Hébreux ? Mois aussi, je le suis. Sont-ils Israélites ? Moi aussi. Sont-ils de la postérité d'Abraham ? Moi aussi. 
Sont-ils ministres du Christ ? — Ah ! je vais parler en homme hors de sens : — je le suis plus qu'eux : bien plus qu'eux par les travaux, biens plus par les coups, infiniment plus par les emprisonnements ; souvent j'ai vu de près la mort ; 
cinq fois j'ai reçu des Juifs quarante coups de fouet moins un ; 
trois fois, j'ai été battu de verges ; une fois j'ai été lapidé ; trois fois j'ai fait naufrage ; j'ai passé un jour et une nuit dans l'abîme. 
Et mes voyages sans nombre, les périls sur les fleuves, les périls de la part des brigands, les périls de la part de ceux de ma nation, les périls de la part des Gentils, les périls dans les villes, les périls dans les déserts, les périls sur la mer, les périls de la part des faux frères, 
les labeurs et les peines, les nombreuses veilles, la faim, la soif, les jeûnes multipliés, le froid, la nudité ! 
Et sans parler de tant d'autres choses, rappellerai-je mes soucis de chaque jour, la sollicitude de toutes les Eglises ? 
Qui est faible que je ne sois faible aussi ? Qui vient à tomber sans qu'un feu me dévore ? 
S'il faut se glorifier, c'est de ma faiblesse que je me glorifierai. 
Dieu, qui est le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, et qui est béni éternellement, sait que je ne mens point. 
A Damas, l'ethnarque du roi Arétas faisait garder la ville pour se saisir de moi ; 
mais on me descendit par une fenêtre, dans une corbeille, le long de la muraille, et j'échappai ainsi de ses mains. 
Faut-il se glorifier ? Cela n'est pas utile ; j'en viendrai néanmoins à des visions et à des révélations du Seigneur. 
Je connais un homme dans le Christ qui, il y a quatorze ans, fut ravi jusqu'au troisième ciel (si ce fut dans son corps, je ne sais ; si ce fut hors de son corps, je ne sais : Dieu le sait).
Et je sais que cet homme, si ce fut dans son corps ou sans son corps, je ne sais, Dieu le sait,
fut enlevé dans le paradis, et qu'il a entendu des paroles ineffables qu'il n'est pas permis à un homme de révéler. 
C'est pour cet homme-là que je me glorifierai ; mais pour ce qui est de ma personne, je ne me ferai gloire que de mes faiblesses. 
Certes, si je voulais me glorifier, je ne serais pas un insensé, car je dirais la vérité ; mais je m'en abstiens afin que personne ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu'il voit en moi ou à ce qu'il entend de moi. 
Et de crainte que l'excellence de ces révélations ne vînt à m'enfler d'orgueil, il m'a été mis une écharde dans ma chair, un ange de Satan pour me souffleter, afin que je m'enorgueillisse point.
A son sujet, trois fois j'ai prié le Seigneur de l'écarter de moi, 
et il m'a dit : " Ma grâce te suffit, car c'est dans la faiblesse que ma puissance se montre tout entière. " Je préfère donc bien volontiers me glorifier de mes faiblesses, afin que la puissance du Christ habite en moi. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 8,4-15.

En ce temps-là, comme une foule nombreuse se rassemblait, et que de toutes les villes on venait à Jésus, il dit en parabole : 
" Le semeur sortit pour semer sa semence ; et, pendant qu'il semait, du grain tomba le long du chemin ; il fut foulé aux pieds, et les oiseaux du ciel le mangèrent.
D'autre tomba sur de la pierre, et, après avoir poussé, se dessécha, parce qu'il n'avait pas d'humidité. 
D'autre tomba dans les épines, et les épines poussant avec, l'étouffèrent. 
D'autre tomba dans la bonne terre, et, après avoir poussé, donna du fruit au centuple. " Parlant ainsi, il clamait : " Qui a des oreilles pour entendre, entende ! " 
Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole : 
" A vous, leur dit-il, il a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, c'est en paraboles, pour que regardant ils ne voient point, et qu'écoutant ils ne comprennent point.
Voici ce que signifie la parabole : La semence, c'est la parole de Dieu. 
Ceux qui sont le long du chemin sont ceux qui ont entendu ; ensuite le diable vient, et il enlève la parole de leur cœur, de peur qu'ils ne croient et ne se sauvent. 
Ceux qui sont sur de la pierre sont ceux qui, en entendant la parole, l'accueillent avec joie ; mais ils n'ont point de racine : ils croient pour un temps, et ils se retirent à l'heure de l'épreuve. 
Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais vont et se laissent étouffer par les sollicitudes, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils n'arrivent point à maturité. 
Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, après avoir entendu la parole avec un cœur noble et bon, la gardent et portent du fruit grâce à la constance. 
 

Par Saint Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 44 sur S. Matthieu, 3-4 ; PG 57, 467-469 (trad. Orval) 


 

« Celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il entende ! »

 

Dans la parabole du semeur, le Christ nous montre que sa parole s'adresse à tous indistinctement.

De même, en effet, que le semeur de la parabole ne fait aucune distinction entre les terrains, mais sème à tous vents, ainsi le Seigneur ne distingue pas entre le riche et le pauvre, le sage et le sot, le négligent et l'appliqué, le courageux et le lâche, mais il s'adresse à tous et, bien qu'il connaisse l'avenir, il met tout en œuvre de son côté de manière à pouvoir dire :

« Que devais-je faire que je n'ai point fait ? »

(Is 5,4)... 

En plus, le Seigneur dit cette parabole pour encourager ses disciples et les éduquer à ne pas se laisser abattre même si ceux qui accueillent la parole sont moins nombreux que ceux qui la gaspillent.

Il en était ainsi pour le Maître lui-même qui, malgré sa connaissance de l'avenir, ne cessait de répandre son grain. 

Mais, diras-tu, à quoi bon le répandre dans les épines, sur la pierre ou sur le chemin ?

S'il s'agissait d'une semence et d'une terre matérielles, cela n'aurait pas de sens ; mais lorsqu'il s'agit des âmes et de la Parole, la chose est tout à fait digne d'éloges.

On reprocherait avec raison à un cultivateur d'agir ainsi ; la pierre ne peut pas devenir de la terre, le chemin ne peut pas ne pas être un chemin et les épines ne pas être des épines.

Mais dans le domaine spirituel il n'en va pas de même : la pierre peut devenir une terre fertile, le chemin ne plus être foulé par les passants et devenir un champ fécond, les épines peuvent être arrachées et permettre au grain de fructifier librement.

Si cela n'était pas possible, le semeur n'aurait pas répandu son grain comme il l'a fait. 

Mercredi 3 FÉVRIER 2016 / ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 05:56
t is a great mystery that man can attain to knowledge of God. Man can know God, first of all, because God has created him in His image and after Hi likeness, capable of reflecting the perfection of his Creator. To enable him to attain to this perfection, God asks man to love Him with all his heart, with all his soul, and with all his strength; and to love his neighbor as himself. Man is made truly noble through God's gift of this commandment of love. ( Archimandrite Zacharias, Remember Thy First Love)

t is a great mystery that man can attain to knowledge of God. Man can know God, first of all, because God has created him in His image and after Hi likeness, capable of reflecting the perfection of his Creator. To enable him to attain to this perfection, God asks man to love Him with all his heart, with all his soul, and with all his strength; and to love his neighbor as himself. Man is made truly noble through God's gift of this commandment of love. ( Archimandrite Zacharias, Remember Thy First Love)

Livre de l'Ecclésiastique 51,1-8.12.

Je vous rendrai grâce, Seigneur roi, je ferai votre éloge, Dieu mon sauveur. Je rends grâce à votre nom. 
Car vous avez été pour moi un protecteur et un secours ; vous avez sauvé mon corps de la ruine, du filet de la langue calomnieuse, des lèvres de ceux qui pratiquent le mensonge ; et, en face de mes adversaires, 
vous avez été mon soutien et vous m'avez délivré, selon la grandeur de votre miséricorde et de votre nom, de ceux qui grinçaient des dents, prêts à me dévorer ; de la main de ceux qui en voulaient à ma vie, de toutes les tribulations dont j'étais assiégé ; 
de la suffocation du feu qui m'entourait, du milieu d'un feu que je n'avais pas allumé ; 
de l'abîme profond du schéol, de la langue impure et de la parole mensongère adressée au roi, de la calomnie d'une langue injuste. 
Mon âme s'approchait de la mort, et ma vie touchait au schéol en bas. 
Ils m'entouraient de toutes parts, et il n'y avait personne pour me secourir ; je regardais après le secours des hommes, et il n'y en avait aucun. 
Alors je me suis souvenu de votre miséricorde, Seigneur, et de vos œuvres dans les temps antiques ; je me suis souvenu que vous sauviez ceux qui espéraient en vous, et que vous les délivriez des mains des nations idolâtres. 
Car vous m'avez sauvé de la ruine, et vous m'avez délivré au temps du malheur. C'est pourquoi je vous célébrerai et je vous louerai, et je bénirai le nom du Seigneur. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. 
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages. 
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ; 
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes. 
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent. 
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! " 
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes. 
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. " 
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. " 
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée. 
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! " 
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. " 
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure. 

 

Par  Paschase Radbert

(?-v. 849), moine bénédictin 
Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 11, 24 ; PL 120, 799 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 14) 


 

« Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment »

 

Il faut toujours tenir compte d'un double avènement du Christ : l'un quand il viendra et que nous devrons rendre compte de tout ce que nous aurons fait ; l'autre, quotidien, quand il visite sans cesse notre conscience et qu'il vient à nous afin de nous trouver prêts lors de son avènement.

À quoi me sert, en effet, de connaître le jour du jugement, lorsque je suis conscient de tant de péchés ?

De savoir que le Seigneur vient, s'il ne vient pas d'abord dans mon cœur et ne revient pas dans mon esprit, si le Christ ne vit pas et ne parle pas en moi ?

Alors, oui, il m'est bon que le Christ vienne à moi, si avant tout il vit en moi et moi en lui.

Alors pour moi, c'est comme si le second avènement s'était déjà produit, puisque la disparition du monde s'est réalisée en moi, parce que je peux dire d'une certaine manière :

« Le monde est crucifié pour moi et moi pour le monde »

(Ga 6,14). 

Réfléchissez encore à cette parole de Jésus :

« Beaucoup viendront en mon nom »

(Mt 24,5).

Seul l'Antéchrist s'empare de ce nom, bien que ce soit mensonger...

Dans aucun passage de l'Écriture, vous ne trouverez que le Seigneur ait déclaré :

« Moi, je suis le Christ ».

Car il lui suffisait de montrer qu'il l'était par ses enseignements et ses miracles, parce que le Père était à l'œuvre en lui.

L'enseignement de sa parole et sa puissance criaient :

« Moi, je suis le Christ », plus fort que si des milliers de voix l'avaient crié.

Je ne sais donc pas si vous pourrez trouver qu'il l'a dit en paroles, mais il l'a montré en « accomplissant les œuvres du Père »(Jn 5,36) et en donnant un enseignement imprégné de piété filiale. 

Les faux messies en étant dépourvus, ils ne peuvent employer que leurs discours pour soutenir leurs prétentions mensongères. 

+++

 

Mémoire des saints:

BARSIMÉE, évêque d'Édesse, martyr († IIe s.)

MARTINE, vierge martyre à Rome († 228)

MATTHIAS, évêque de Jérusalem, martyr  († 120)

ALDEGONDE, vierge, patronne de Maubeuge  (630-684)

BATHILDE, reine de France, fondatrice de l'abbaye de Chelles, moniale († 680)

 

+++

« Tout le long de notre vie, Christ nous appelle. Il nous a appelés d'abord par le baptême, mais plus tard aussi ; que nous obéissions ou non à sa voix, il nous appelle encore en sa miséricorde. Si nous manquons à nos promesses baptismales, il nous appelle à nous repentir. Si nous nous efforçons de répondre à notre vocation, il nous appelle toujours plus avant, de grâce en grâce, de sainteté en sainteté, tant que la vie nous est laissée pour cela.


Abraham a été appelé à quitter sa maison et son pays (Gn 12,1), Pierre ses filets (Mt 4,18), Matthieu son emploi (Mt 9,9), Elisée sa ferme (1R 19,19), Nathanaël sa retraite (Jn 1,47). Sans cesse, tous nous sommes appelés, d'une chose à l'autre, toujours plus loin, n’ayant pas de lieu de repos, mais montant vers notre repos éternel, et n'obéissant à un appel intérieur que pour être prêts à en entendre un autre. Christ nous appelle sans cesse, pour nous justifier sans cesse ; sans cesse, de plus en plus, il veut nous sanctifier et nous glorifier.

Nous devons le comprendre, mais nous sommes lents à nous rendre compte de cette grande vérité, que Christ marche en quelque sorte parmi nous, et que de sa main, de ses yeux, de sa voix, il nous fait signe de le suivre. Nous ne saisissons pas que son appel est quelque chose qui a lieu en ce moment même. Nous pensons qu'elle a eu lieu au temps des apôtres ; mais nous n’y croyons pas, nous ne l'attendons pas vraiment pour nous-mêmes. [...]

Il n'y a rien de miraculeux ou d'extraordinaire dans ses rapports avec nous. Il agit par l'intermédiaire de nos facultés naturelles et des circonstances de notre vie. Pourtant, sa Providence est pour nous, dans tous les points essentiels, ce qu'était sa voix pour ceux qu'il appelait quand il était sur la terre : qu'il commande par une présence visible, ou par une voix, ou par notre conscience, cela importe peu, du moment que nous sentons qu'il y a commandement. S'il y a un commandement, on peut y obéir, ou y désobéir ; on peut l'accepter comme l'acceptèrent Samuel ou saint Paul, ou le repousser comme fit le jeune homme qui avait de grands biens. »

Bx John Henry Newman (1801-1890), Parochial and Plain Sermons (PPS) vol. 8, n° 2 « Divine Calls ».

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Ô Dieu qui seul reposez parmi les Saints, / sauvez ceux qui invoquent Votre nom / par les prières des Apôtres, des Martyrs, / des Prophètes, des Pontifes et de tous les Saints.

Ô Dieu, tu êtes le maître des morts et des vivants: / faites reposer Vos serviteurs dans les tabernacles des élus; / et même s'ils ont péché, / Ô Dieu sauveur, ils ne se sont pas éloignés de Vous.

En vous, Mère du Christ v vrai Dieu et vrai homme,nous trouvons la fierté / et vous plaidez pour nous devant Dieu; / étendez Votre main vénérable / pour écraser notre Ennemi; / que Dieu par vos prières nous envoie / de son Sanctuaire le salut!

Petite fille tu fus vendue comme esclave,*
Plus tard, tu fus l'épouse du roi Clovis II.*
Régente après la mort de ton époux terrestre,*
Tu fus écartée du pouvoir et enfermée*
Au couvent de Chelles où tu finis en moniale.*
Sainte Bathilde, prie Dieu pour notre salut!

http://orthodoxologie.blogspot.fr/…/sainte-bathilde-moniale…

Paroles de Marthe Robin sur la souffrance : " Jésus possède toute ma bonne volonté, toute ma faiblesse, j'ai confiance en son appui. Je souffre, mais j'aime et je crois. " ... " C'est l'amour seul qui divinise et rend féconde la souffrance. " ♥ " J'ai mal partout, j'ai mal de tout, mais je vous aime, ô mon Dieu ! Avec mes douleurs, mes larmes, faites de l'amour, sauvez-nous tous ... " ♥ " Ne nous créons pas nos souffrances, mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment. La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la souffre. (…) Que nous souffrions peu ou beaucoup, ne souffrons pas pour rien : c'est trop triste, immensément. Souffrons pour Dieu et pour les âmes... Souffrons en paix et par amour." ♥" Plongée - hélas ! - dans l’inaction physique, ma vie reste très intense, beaucoup plus même, parce que je vis de la vie de mon âme. " ♥ On peut supporter beaucoup en ne s'occupant pas de ses souffrances autant que la chose est possible... Et quand cela est difficile, le Seigneur qui est la force des faibles, le courage des humbles, la joie de ceux qui l'aiment, veille et vient au secours de notre bonne volonté... alors on peut tout, et bien mieux encore. ♥ " La souffrance ne vient pas du ciel, mais le secours en vient, le bonheur en est. " ... "L’action m’est refusée ici-bas, mais Jésus me donne d’exercer celle de la prière, de l’amour dans la souffrance, dans les sacrifices inconnus Elle paraît stérile dans le monde, mais combien féconde devant Lui."

Paroles de Marthe Robin sur la souffrance : " Jésus possède toute ma bonne volonté, toute ma faiblesse, j'ai confiance en son appui. Je souffre, mais j'aime et je crois. " ... " C'est l'amour seul qui divinise et rend féconde la souffrance. " ♥ " J'ai mal partout, j'ai mal de tout, mais je vous aime, ô mon Dieu ! Avec mes douleurs, mes larmes, faites de l'amour, sauvez-nous tous ... " ♥ " Ne nous créons pas nos souffrances, mais quand elles se présentent, comme Jésus, comme Marie, portons-les vaillamment. La souffrance prend la valeur que lui donne celui qui la souffre. (…) Que nous souffrions peu ou beaucoup, ne souffrons pas pour rien : c'est trop triste, immensément. Souffrons pour Dieu et pour les âmes... Souffrons en paix et par amour." ♥" Plongée - hélas ! - dans l’inaction physique, ma vie reste très intense, beaucoup plus même, parce que je vis de la vie de mon âme. " ♥ On peut supporter beaucoup en ne s'occupant pas de ses souffrances autant que la chose est possible... Et quand cela est difficile, le Seigneur qui est la force des faibles, le courage des humbles, la joie de ceux qui l'aiment, veille et vient au secours de notre bonne volonté... alors on peut tout, et bien mieux encore. ♥ " La souffrance ne vient pas du ciel, mais le secours en vient, le bonheur en est. " ... "L’action m’est refusée ici-bas, mais Jésus me donne d’exercer celle de la prière, de l’amour dans la souffrance, dans les sacrifices inconnus Elle paraît stérile dans le monde, mais combien féconde devant Lui."

AINTE MARTINE, QUI ÊTES-VOUS ?

 

Ste Martine,vierge,martyre

Sainte Martine refusant d'adorer les idoles, Pierre de Cortone (1596-1669)
Palais Pitti, Florence (Italie)

 

Vierge et Martyre
 
(† 226)
 
Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s'était distingué par une foi vive et une charité ardente.
Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l'argent à des oeuvres de miséricorde. L'empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l'arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête; mais, conduite à l'empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles; celui-ci ne l'en fit pas moins conduire au temple d'Apollon. En y entrant, Martine, s'armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l'instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l'idole. L'empereur, irrité, commanda qu'on frappât la vierge à coups de poings et qu'on l'écorchât avec des ongles de fer; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d'autres qu'une lumière divine renversa et convertit.
Conduite de nouveau devant l'empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s'arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l'huile bouillante; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L'empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu'il la crut morte; mais s'apercevant qu'il se trompait: "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés? – J'ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.
L'empereur, informé de ce qui s'était passé, ordonna que Martine fût menée dans l'amphithéâtre afin d'y être exposée aux bêtes; mais un lion, qu'on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d'Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. – Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l'avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l'instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu'on lui eût fait couper les cheveux. L'empereur la croyait magicienne et s'imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu'au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.
 
P. Giry, Vie des Saints, p. 62-64
 
 
 
 

+++

Sainte Bathilde,qui êtes-vous ?

 

Reine puis veuve, moniale & diaconesse

(Bathildis, Bathild, Baldechilde, Baldhild, Bauteur)

Née au Ciel le 30 janvier 680.


Bathilde, comme saint Patrick, avait été esclave. Née Anglo-Saxonne, elle fut capturée en 641 par des pirates Danois, et vendue à Erchinoald, le maire du palais de Clovis 2, roi des Francs. Elle en gagna vite les faveurs, car elle avait charme, beauté, et une nature gracieuse et douce. Elle gagna aussi l'affection de ses compagnons de servitude, car elle était serviable envers eux aussi, nettoyant leurs chaussures, réparant leurs vêtements, et son tempérament radieux et attirant la rendait chère à tous.

Le ministre, attiré par ses belles qualités, souhaita en faire sa femme, mais Bathilde, effrayée à l'idée, se déguisa avec des vieilles loques et se cacha parmi les serviteurs de rang inférieur dans le palais; et lui, ne la trouvant plus à sa place habituelle dans ce palais de Soissons - capitale des Francs à l'époque -, il pensa qu'elle s'était enfuie, et se maria avec une autre femme.

Son prétendant suivant, cependant, ne sera rien de moins que le roi en personne, car lorsqu'elle se débarassa de ses vieilles hardes et reprit sa place, il remarqua sa grâce et sa beauté, et lui déclara sa flamme. En réalité, c'est le maire de palais Archimbaut qui, voulant conserver son pouvoir et connaissant les penchants de son roi, lui présenta la jeune femme... Ainsi donc, en 649, l'esclave de 19 ans, Bathilde, devint reine des Francs. Elle mit 3 fils au monde pour Clovis : Clotaire 3, Childéric 2 et Thierry 3 - qui tous deviendront rois. A la mort de Clovis (vers 655-657, mort jeune après être devenu fou), elle fut nommée régente au nom de son fils aîné, qui n'avait que 5 ans, et dirigea avec compétence durant 8 ans, avec 
saint Eloi (1er décembre) pour conseiller personnel.

Ce fut une excellente reine et une dirigeante avisée. Contrairement à beaucoup d'entre ceux qui accèdent soudainement à une haute place et grande fortune, elle n'oublia jamais qu'elle avait été esclave, et fit tout ce qui était en son pouvoir pour libérer ceux vivant en captivité. 


Tout en régnant, elle partagea le royaume entre ses 3 jeunes fils, l'aîné Clotaire recevant le siège principal à savoir la Neustrie, Childéric l'Austrasie, et Thierry la Bourgogne. 

On nous rapporte que "la reine Bathilde était la plus sainte et pieuse des femmes; sa pieuse munificence ne connaissait pas de bornes; se souvenant de son propre esclavage, elle utilisa de grandes sommes pour le rachat de captifs." Bathilde aida à promouvoir le Christianisme en secondant le zèle de saint Ouen (24 août), saint Léodegaire (2 octobre) et de nombreux autres évêques.

A cette époque, les plus pauvres habitants des pays Mérovingiens étaient souvent obligés de vendre leurs enfants comme esclaves, afin de payer les taxes qui les écrasaient - la tristement célèbre "capitation". Bathilde réduisit ces taxes, interdisit d'acquérir des esclaves Chrétiens et la vente de sujets de son royaume, et déclara que tout esclave posant le pied sur le sol de son pays serait dès cet instant libre. C'est ainsi que cette lumineuse femme gagna l'amour de son peuple et fut une pionnière dans l'abolition de l'esclavage. Cela ne lui valut pas une grande popularité parmi les riches...

Un écrivain Anglais contemporain, Eddius (le biographe de saint Wilfrid) prétend que la reine Bathile fut responsable de l'assassinat politique de l'évêque saint Annemond (Dalfinus) de Lyon (28 septembre) et de 9 autres évêques. Ce qui a réellement eu lieu est fort obscur, l'époque étant troublée, et il est totalement improbable que Bathilde soit coupable de ce crime. Parmi les décisions de sainte Bathilde, fidèle enfant spirituelle de saint Éloi, il y avait la sanction contre la simonie, interdisant aux évêques de percevoir des revenus pour les sacrements accomplis. Elle avait aussi fait interdire la pratique qui valait que les rejetons des nobles touchent une partie des revenus des abbayes. Vu les moeurs de l'époque, elle n'a pas dû que se faire des amis, y compris parmi tous ceux qui devaient leur siège épiscopal non pas aux grandes écoles monastiques "colombaniennes", mais au "fait du prince" dont souvent ils étaient un parent. Sa volonté à voir un clergé conforme à la Foi lui aura donc valu bien des calomnies. Le plus probable est que le coupable était le très cruel et peu chrétien maire de palais de son fils, Ebroïn, à la réputation épouvantable historiquement établie, qui n'hésitait pas à persécuter l'Église, et c'est de sa propre initiative que cet terrible meurtre aura eu lieu.

Sainte Bathilde fonda aussi nombre d'abbayes sous la Règle de saint Colomban, telles que Corbie, Saint-Denis et Chelles, qui devinrent des implantations de civilisation dans des régions éloignées et sauvages, habitées seulement de loups rôdant et autres bêtes féroces. Sous sa direction, les forêts et les terres en friches furent regagnées, des champs et des paturages prennant la place, et l'agriculture devint florissante. La Gaule se relevait à peine de grandes invasions qui avaient ramené sa population de 8 à 5 millions.. Suite à toutes ces invasions, le nord de la Gaule était largement déchristianisé, et les évêques missionnaires avaient beaucoup de travail pour tout relever. On trouve quantité de saintes femmes auprès de piètres rois, à cette époque, saintes qui toutes épauleront le mouvement missionnaire, souvent au péril de leur vie.


Elle fit construire des hôpitaux publics et vendit ses bijoux pour venir en aide aux nécessiteux. Mais tout cela aussi la rendait détestable aux yeux des grands du royaume. Avant de se cloîtrer à Chelles, Bathilde n'avait pas su empêcher le maire du palais Ebroïn de dominer par ses intrigues, contre les avis de saint Léger d'Autun, conseiller de la reine. Ce fut Ebroïn qui parvint à gouverner et poussera la reine à se retirer. Par là même, s'ouvrira cette terrible période de luttes intestines du royaume franc, qui s'achèvera avec l'arrivéede Charles Martel et ses Carolingiens.

Pour finir, lorsque Clotaire fut en âge de règner, elle fut donc forcée à se retirer (et sous escorte militaire!) dans sa propre abbaye royale de Chelles, à Lagny, près de Paris, où elle servit les autres moniales avec humilité et obéissance envers l'abbesse, comme si elle était la moindre des soeurs. Elle était tellement détestée des "grands" qui se souciaient très peu du bien du peuple et de l'unité du royaume, qu'elle ne sortit plus du monastère même après le début des conflits entre les royaumes de ses fils. L'assassinat d'un de ses conseillers et ami évêque lui fut un sérieux avertissement.


Peu après son arrivée au monastère, elle s'occupa des funérailles de son père spirituel, saint Éloi, qui l'avait avertie en songe de s'empresser de quitter les affaires de ce monde. Rapidement, des filles de familles influentes ou de la noblesse comme sainte Hereswithe d'Angleterre, arrivée en 655 et sa soeur sainte Hilde (614-680), ou sainte Mildred de Kent (+ 732) fondatrices d'abbayes en Angleterre, vinrent à Chelles, qui rayonnait tant spirituellement qu'au niveau de la civilisation mérovingienne.

Elle mourrut à Chelles avant d'avoir atteint ses 50 ans. La mort la toucha délicatement; étant occupé à mourrir, elle dit qu'elle vit une échelle montant de l'Autel jusqu'au ciel, et elle y grimpa en compagnie des Anges.


Selon certains auteurs, comme moniale, elle aurait été ordonnée diaconnesse. C'est tout à fait plausible, car cela aurait été une manière de la rendre intouchable aux yeux d'une partie importante des dirigeants mérovingiens qui la détestaient mais n'auraient pas osé lever la main sur un membre du clergé. Et une telle ordination "de protection" avait aussi été faite par saint Médard pour sainte Radegonde.

Sa sainteté fut reconnue de son vivant, son culte fut même étendu au diocèse de Rome par l'évêque et pape Nicolas Ier (858-867). L'essentiel de ses saintes reliques repose toujours à l'église Saint-André de Chelles, le restant se trouvant à l'abbaye de Jouarre, et à la cathédrale de Meaux.


Sa Vie fut écrite par un contemporain. Le monastère de Chelles avait beaucoup de contacts avec l'Angleterre anglo-saxonne, ce qui amena à répandre son culte dans les Îles Britaniques.

On dépeint généralement Sainte Bathilde en reine couronnée, ou en moniale devant l'Autel de la Vierge Marie, 2 Anges supportant un Enfant sur une échelle (cette échelle étant aussi un jeu de mot sur le nom du monastère, Chelles), et aussi avec la vision qu'elle dit avoir eu de sa mort. On peut aussi la représenter :
(1) tenant un balai, rappel de son ancien esclavage;
(2) donnant l'aumône ou du pain;
(3) portant un modèle de l'abbaye de Chelles (Roeder, White).
Elle est la sainte patronne des enfants (Roeder).




 

Tunique ou "chasuble" de sainte Bathilde, Musée municipal "Bono" à de Chelles. Cette sorte de chasuble était placée dans son cercueili, et par son style de couture, elle imite les brodures de bijoux helléniques. Réalisé en soie sur lin.
Source
 
Shirt
neck
Closeup
Face avant. 
Gros-plan du col.
Brodure du col.
Cross
medaillons
Roundel
Gros-plan de la bordure de croix.
Médaillons en demi-cercles.
Médaillon du centre.