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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 12:38
PROPRIÉTÉS
THÉRAPEUTIQUES
DES
PSAUMES
DE
DAVID
 
 
Psaume 1
Quand on plante les arbres ou la vigne, pour qu'ils donnent des fruits.
 
Psaume 2
Afin que Dieu éclaire ceux qui se rendent aux audiences.
 
Psaume 3
Pour que s'éloigne la méchanceté des hommes afin qu'ils ne torturent pas et n'affligent pas injustement leurs semblables.
 
Psaume 4
Afin que Dieu guérisse les hommes sensibles qui sont devenus malades  de mélancolie à cause de la conduite des hommes au cœur dur.
 
Psaume 5
Afin que Dieu guérisse les yeux qui sont blessés, frappés par des hommes méchants.
 
Psaume 6
Afin que Dieu délivre les hommes ensorcelés.
 
 
Psaume 7
Pour ceux qui sont tombés malades de peur à cause des craintes et des menaces d'hommes méchants.
 
Psaume 8
Pour ceux qui ont souffert du mal des démons et des hommes pleins de malignité.
 
Psaume 9
Pour ceux qui sont menacés par les démons pendant le sommeil et par les imaginations du jour, afin que cela cesse.
 
Psaume 10
Pour les couples sans cœur qui se querellent et divorcent. ( Quand le partenaire le plus dur torture injustement celui qui est plus sensible)
 
Psaume 11
Pour les fous qui  ont des perversions et qui font du mal aux hommes.
 
Psaume 12
Pour ceux qui souffrent du foie.
 
Psaume 13
Contre les redoutables esprits démoniaques. ( [ réciter] Constamment  pendant neuf jours)
 
Psaume 14
Pour que changent d'avis les voleurs et qu'ils reviennent bredouilles et repentants.
 
Psaume 15
Pour trouver la clé quand on l'a perdue.
 
Psaume 16
Contre une grande calomnie. ( [ réciter] trois fois par jour pendant trois jours)
 
Psaume 17
Quand surviennent un tremblement de terre, la colère divine, le cataclysme ou la foudre.
 
Psaume 18
Afin que les femmes soient délivrées de leurs couches.
 
Psaume 19
Pour les couples qui sont stériles pour cause d'invalidité, afin que Dieu les guérisse et qu'ils ne se séparent pas.
 
Psaume 20
Afin que Dieu attendrisse le cœur des riches pour qu'ils fassent la charité aux pauvres.
 
Psaume 21
Pour que Dieu empêche l'incendie, pour que nul mal n'advienne.
 
Psaume 22
Pour que Dieu calme les enfants turbulents et désobéissants qui affligent leurs parents.
 
Psaume 23
Pour ouvrir la porte quand la clé est perdue.
 
Psaume 24
Pour les hommes qu'envie beaucoup le Malin et à qui il envoie constam­ment des revers dans leur vie afin qu'ils se plaignent.
 
Psaume 25
Lorsque quelqu'un demande quelque chose de bon à Dieu, afin qu'Il le lui donne sans que cela lui cause préjudice.
 
Psaume 26
Afin que Dieu protège les villageois des troupes hostiles, qu'elles ne fassent pas de mal aux hommes et des pillages dans les fermes.
 
Psaume 27
Que Dieu guérisse les neurasthéniques et ceux qui souffrent des nerfs ( torticolis, sciatiques, etc).
 
Psaume 28
Pour ceux que la mer dérange et qui ont peur lors de grande tempête.
 
Psaume 29
Pour ceux qui sont en danger au loin au milieu des barbares et des peuples incroyants pour que Dieu les protège et qu'Il illumine les barbares afin qu'ils connaissent Dieu.
 
Psaume 30
Que Dieu accorde à profusion les semailles et les fruits aux arbres quand le temps n'est pas propice.
 
Psaume 31
Afin que les voyageurs trouvent le chemin quand ils se perdent et qu'ils se tourmentent.
 
Psaume 32
Afin que Dieu révèle la vérité aux gens injustement emprison­nés pour qu'ils soient libérés.
 
Psaume 33
Pour les agonisants quand ils sont tourmentés par les démons à l'heure de la mort; contre les troupes ennemies quand elles menacent et qu'elles for­cent les frontières pour faire le mal.
 
Psaume 34
Pour que Dieu libère les hommes honnêtes des pièges des hommes mauvais qui exploitent les hommes de Dieu.
 
Psaume 35
Afin que Dieu efface complètement l'inimitié après les disputes ou les malentendus.
 
Psaume 36
Pour les hommes gravement blessés par des criminels malfaisants.
 
Psaume 37
Quand les mâchoires font mal à cause des dents gâtées.
 
Psaume 38
Afin que les hommes abandonnés et malheureux trouvent du travail et qu'ils ne s'affligent point.
 
Psaume 39
Pour que s'élève l'amour entre le patron et les employés quand se produit un litige.
 
Psaume 40
Pour que les femmes enceintes soient sauvées de l'accouchement prématuré.
 
Psaume 41
Pour les jeunes gens malades d'amour, quand leur partenaire se blesse et s'afflige.
 
Psaume 42
Afin que soient délivrés les prisonniers des prisons du peuple ennemi.
 
Psaume 43
Afin que Dieu révèle la vérité aux couples fâchés, afin qu'ils se réconcilient.
 
Psaume 44
Pour les hommes qui souffrent du cœur et des reins.
 
Psaume 45
Pour les jeunes gens que par envie l'Ennemi empêche d'avoir une famille ( pour qu'ils se marient).
 
Psaume 46
Pour que l'employé ou l'esclave se calme quand il s'en va blessé de chez son employeur, afin qu'il trouve du travail.
 
Psaume 47
Quand arrivent de grandes catastrophes et des brigandages venant de bandes barbares ( pirates). ( [Lire] constamment pendant quarante jours)
 
Psaume 48
Pour ceux qui font des métiers dangereux.
 
Psaume 49
Afin que se repentent et retournent à Dieu les hommes éloignés [de Lui] et qu'ils soient sauvés.
 
Psaume 50
Quand à cause de notre péché nous arrive la colère pédagogique de Dieu ( épidémies de maladies et de mortalité chez les hommes et les animaux).
 
Psaume 51
Afin que se repentent les cœur durs des gouvernants et qu'ils deviennent miséricordieux, pour qu'ils ne tourmentent pas le peuple.
 
Psaume 52
Afin que Dieu bénisse les filets, pour qu'ils se remplissent de poissons.
 
Psaume 53
Pour que Dieu éclaire les riches qui ont des serviteurs achetés [ esclaves] afin qu'ils les libèrent.
 
Psaume 54
Pour que soit rétablie la considération de la famille calomniée dont on avait médit.
 
Psaume 55
Pour ceux qui sont sensibles et dont l'âme a été blessée par leurs semblables.
 
Psaume 56
Pour les hommes qui subissent des maux de tête à cause de trop d'anxiété.
 
Psaume 57
Afin que soient favorables les affaires de ceux qui agissent pour le bien. Que Dieu fasse obstacle à toute mauvaise action des démons et des hommes envieux.
 
Psaume 58
Pour les muets afin que Dieu leur donne la parole.
 
Psaume 59
Afin que Dieu révèle la vérité quand un groupe d'hommes est calom­nié.
 
Psaume 60
Pour tous ceux qui ont des difficultés dans leur travail, soit par paresse, soit par pusillanimité.
 
Psaume 61
Afin que Dieu délivre des épreuves l'homme pusillanime qui n'a pas de patience et qui se plaint.
 
Psaume 62
Pour que donnent des fruits les champs et les arbres quand ils sont privés d'eau.
 
Psaume 63
Quand l'homme a été mordu par un loup ou un chien enragé ( on donne aussi à boire de l'eau bénite).
 
Psaume 64
Pour que soient bénis les commerçants, afin qu'ils ne bavardent pas  et ne commettent pas d'injustice vis-à-vis des gens simples.

PROPRIEDADES
TERAPÊUTICO
DE
SALMOS
DE
DAVID


Salmo 1
Quando plantamos as árvores ou as vinhas, para que elas dêem frutos.

Salmo 2
Para que Deus ilumine aqueles que vão às audiências.

Salmo 3
Que a iniqüidade dos homens possa ter ido embora para que não torturem e injustamente zombem de seus semelhantes.

Salmo 4
Que Deus possa curar homens sensíveis que ficaram doentes de melancolia por causa da conduta de homens com um coração duro.

Salmo 5
Para que Deus cure os olhos feridos atingidos por homens iníquos.

Salmo 6
Para que Deus entregue os homens enfeitiçados.


Salmo 7
Para aqueles que ficaram doentes de medo por causa dos medos e ameaças dos homens maus.

Salmo 8
Para aqueles que sofreram demônios e homens cheios de malícia.

Salmo 9
Para aqueles que são ameaçados pelos demônios durante o sono e pela imaginação do dia, para que ele pare.

Salmo 10
Para casais sem coração que brigam e se divorciam. (Quando o parceiro mais duro tortura injustamente aquele que é mais sensível)

Salmo 11
Para pessoas loucas que têm perversões e que machucam os homens.

Salmo 12
Para aqueles que sofrem com o fígado.

Salmo 13
Contra os temíveis espíritos demoníacos. ([recite] constantemente por nove dias)

Salmo 14
Assim, os ladrões mudam de idéia e voltam de mãos vazias e arrependidos.

Salmo 15
Para encontrar a chave quando a perdemos.

Salmo 16
Contra uma grande calúnia. ([recite] três vezes ao dia por três dias)

Salmo 17
Quando um terremoto, ira divina, cataclismo ou raio ocorrem.

Salmo 18
Então, as mulheres são entregues de suas fraldas.

Salmo 19
Para casais que são inférteis por causa da deficiência, para que Deus os cure e eles não se separem.

Salmo 20
Para que Deus toque os corações dos ricos para que eles façam caridade aos pobres.

Salmo 21
Para Deus impedir o fogo, para que nenhum dano possa acontecer.

Salmo 22
Para Deus acalmar crianças turbulentas e desobedientes que afligem seus pais.

Salmo 23
Para abrir a porta quando a chave é perdida.

Salmo 24
Para os homens que invejam muito o Maligno e a quem ele constantemente envia retrocessos em suas vidas para que se queixem.

Salmo 25
Quando alguém pede a Deus algo bom, de modo que Ele dá a Ele sem dano a ele.

Salmo 26
Para que Deus proteja os aldeões de tropas hostis, que eles não prejudiquem os homens e saquem as fazendas.

Salmo 27
Que Deus cure a neurastenia e aqueles que sofrem de nervos (torcicolo, ciática, etc.).

Salmo 28
Para aqueles que estão perturbados pelo mar e estão com medo durante uma grande tempestade.

Salmo 29
Para aqueles que estão em perigo a distância no meio de povos bárbaros e incrédulos para que Deus os proteja e ilumine os bárbaros para que eles conheçam a Deus.

Salmo 30
Que Deus dê as colheitas e os frutos para as árvores em abundância quando o tempo não é favorável.

Salmo 31
Assim, os viajantes encontram o caminho quando se perdem e se atormentam.

Salmo 32
Que Deus possa revelar a verdade a pessoas injustamente presas por sua libertação.

Salmo 33
Para os que estão morrendo quando são atormentados pelos demônios na hora da morte; contra as tropas inimigas quando elas ameaçam e forçam as fronteiras a fazer o mal.

Salmo 34
Para Deus libertar homens honestos das armadilhas dos homens maus que exploram os homens de Deus.

Salmo 35
Assim, Deus apaga completamente a inimizade depois de argumentos ou mal-entendidos.

Salmo 36
Para homens gravemente feridos por criminosos malvados.

Salmo 37
Quando as mandíbulas doem por causa dos dentes estragados.

Salmo 38
Assim, os homens abandonados e infelizes encontram trabalho e não se afligem.

Salmo 39
De modo que o amor entre o chefe e os empregados aumenta quando ocorre uma disputa.

Salmo 40
Para as mulheres grávidas serem salvas do nascimento prematuro.

Salmo 41
Para os jovens doentes de amor, quando o parceiro se machuca e sofre.

Salmo 42
A fim de libertar prisioneiros das prisões do povo inimigo.

Salmo 43
Que Deus possa revelar a verdade aos casais irados, para que eles possam se reconciliar.

Salmo 44
Para homens que sofrem do coração e dos rins.

Salmo 45
Para os jovens que por inveja o Inimigo impede ter uma família (para que se casem).

Salmo 46
De modo que o empregado ou o escravo se acalma quando ele se machuca de seu empregador, para que ele encontre trabalho.

Salmo 47
Quando grandes catástrofes e roubos vêm de gangues bárbaras (piratas). ([Leia] constantemente por quarenta dias)

Salmo 48
Para aqueles que fazem trabalhos perigosos.

 

Salmo 49
A fim de se arrepender e retornar a Deus os homens distantes [dele] e ser salvo.

Salmo 50
Quando por causa do nosso pecado vem a nós a raiva educacional de Deus (epidemias de doenças e mortalidade em homens e animais).

Salmo 51
Para que os corações duros dos governantes se arrependam e se tornem misericordiosos, de modo que não atormentem o povo.

Salmo 52
Para que Deus abençoe as redes, para que elas se encham de peixe.

Salmo 53
Que Deus possa iluminar os ricos que compraram servos [escravos] para libertá-los.

Salmo 54
Para restaurar a consideração da família caluniada que havia sido meditada.

Salmo 55
Para aqueles que são sensíveis e cujas almas foram feridas por seus companheiros.

Salmo 56
Para homens que sentem dores de cabeça por causa de muita ansiedade.

Salmo 57
De modo que o negócio daqueles que agem para o bem é favorável. Que Deus fique no caminho de más ações e homens invejosos.

Salmo 58
Para os burros, para que Deus lhes dê o chão.

Salmo 59
De modo que Deus revela a verdade quando um grupo de homens é caluniado.

Salmo 60
Para todos aqueles que têm dificuldades em seu trabalho, seja por preguiça ou pusilanimidade.

Salmo 61
Para que Deus possa dar provas ao homem de coração fraco, que não tem paciência e reclama.

Salmo 62
Dar frutos a campos e árvores quando são privados de água.

Salmo 63
Quando o homem foi mordido por um lobo ou um cão enfurecido (também damos para beber água benta).

Salmo 64
Para que os mercadores possam ser abençoados para que não falem e não façam injustiça para com pessoas simples.

Salmo 65
Para que o Maligno não contrarie nos lares e não afete as famílias.

Salmo 66
A fim abençoar as aves domésticas (explorações avícolas).

Salmo 67
Para entregar as mães que estão lutando para dar à luz quando têm muita dor.

Salmo 68
Quando calamidades chegam e os rios transbordam e eles levam as casas e os homens.

Salmo 69
Para homens sensíveis que se afligem ao menos e se desesperam, para que Deus os fortaleça.

Salmo 70
Para homens abandonados que se tornam indiferentes por causa da malevolência do diabo e se desesperam, para que possam encontrar a misericórdia e a ajuda de Deus.

Salmo 71
Para que Deus abençoe a opulência de novas culturas que os agricultores trouxeram para suas casas.

Salmo 72
Para os homens maus se arrependerem.

Salmo 73
Para que Deus proteja os aldeões que trabalham em seus campos quando os inimigos cercaram sua aldeia.

Salmo 74
Para que Deus possa acalmar o mestre bárbaro para que ele não torture seus companheiros de serviço.

Salmo 75
Para a mãe que tem medo no momento do nascimento, para que Deus a encoraje e proteja.

Salmo 76
Quando não há entendimento entre pais e filhos, para que Deus os ilumine, para que os filhos ouçam pais e pais lhes mostrem amor.

Salmo 77
Para que Deus ilumine os credores, para que eles não sobrecarreguem seus semelhantes por causa de suas dívidas e sejam compassivos.

Salmo 78
Para que Deus proteja as aldeias dos ladrões e a destruição das tropas inimigas.

Salmo 79
Para Deus curar o homem cujo rosto incha e quem tem dor em toda a cabeça.

Salmo 80
Para que Deus salve os pobres que estão exaustos, se preocupem com sua carência e sofram.

Salmo 81
De modo que os homens comprem produtos camponeses para que os aldeões não se preocupem ou sofram.

Salmo 82
Para que Deus evite que homens maus cometam assassinatos.

Salmo 83
Para que Deus guarde todos os bens das casas, os animais e os produtos que vêm deles.

Salmo 84
Para que Deus cure os homens que foram feridos por ladrões e que sofrem de medo.

Salmo 85
Para que Deus salve as pessoas quando a cólera cai sobre os homens e eles morrem.

Salmo 86
Assim, Deus prolonga a vida dos pais que ainda têm obrigações familiares.

Salmo 87
De modo que Deus protege todos os homens indefesos que sofrem por causa de suas contrapartes más.

Salmo 88
De modo que Deus dá força aos homens fracos e fracos para que possam trabalhar sem se esgotarem ou se lamentarem.

Salmo 89
Para que Deus chova quando houver seca e os poços secam, para que eles dêem água.

Salmo 90
De modo que o diabo desaparece quando ele aparece ao homem e o assusta.

Salmo 91
Para Deus, dar à humanidade um bom senso para que eles possam progredir espiritualmente.

Salmo 92
Para que Deus proteja o barco quando estiver em perigo por causa de uma grande tempestade no mar (jogue água benta nos quatro pontos cardeais do barco).

Salmo 93
Que Deus possa iluminar os homens indisciplinados que perturbam a nação e levantam o povo e os fazem sofrer com desordens e brigas.

Salmo 94
Para que o casal não seja vítima de feitiços e não tenha discussões ou brigas.

Salmo 95
Para que Deus ouça os surdos.

Salmo 96
Para magias se afastarem dos homens.

Salmo 97
Para Deus dar consolo a homens ansiosos para que não sofram.

Salmo 98
Que Deus abençoe e dê graça aos jovens que querem se consagrar a Deus.

Salmo 99
Para que Deus abençoe e cumpra os desejos santos dos homens.

Salmo 100
Para que Deus dê seus dons aos homens gentis para que eles possam ajudar os outros.

Salmo 101
Para que Deus abençoe os homens que têm responsabilidades de ajudar as pessoas com bondade e compreensão.

Salmo 102
Para as regras virem quando eles estiverem atrasados.

Salmo 103
Para que Deus abençoe os bens dos homens para que eles não fiquem envergonhados ou aflitos, mas glorifiquem a Deus.

Salmo 104
Para que os homens se arrependam e confessem seus pecados.

Salmo 105
Para que Deus conceda a iluminação aos homens para que eles não se desviem do caminho da salvação.

Salmo 106
Para Deus livrar as mulheres da esterilidade.

Salmo 107
Para que Deus abaixe os inimigos para que eles mudem suas más disposições.

Salmo 108
Que Deus possa curar os epilépticos e ter misericórdia das falsas testemunhas para que eles possam se arrepender.

Salmo 109
Para que os mais jovens tenham respeito pelos mais velhos.

Salmo 110
Assim, os juízes indignos se arrependerão para que julguem com justiça o povo de Deus.

Salmo 111
Para que Deus proteja os soldados quando eles vão para a guerra.

Salmo 112
Para que Deus dê bênçãos à pobre viúva, que ela pague sua dívida e evite a prisão.

Salmo 113
Para que Deus cure crianças mentalmente retardadas e mongóis.

Salmo 114
Para que Deus possa dar bênçãos e consolação aos desafortunados filhos pobres, para que eles não sejam desprezados pelos filhos dos ricos e aflitos.

Salmo 115
Para que Deus possa curar a doença abominável das mentiras.

Salmo 116
Para que as famílias mantenham o amor e a harmonia e glorifiquem a Deus.

Salmo 117
Para que Deus abaixe os bárbaros quando eles cercam as aldeias e os ameaçam, para reverter suas más disposições.

Salmo 118
Para que Deus atinja os bárbaros e os derrube, quando eles abatem mulheres e crianças inocentes.

Psaume119
Para que Deus dê paciência e tolerância aos homens que são forçados a estar na presença de homens miseráveis ​​e injustos.

Salmo 120
Para que Deus proteja os cativos das mãos inimigas, não faça mal a eles até que sejam libertados.

Salmo 121
Para que Deus cure os homens que sofrem do mau olhado.

Salmo 122
Para Deus para dar luz aos cegos e curar os olhos doentes.

Salmo 123
Assim, Deus protege os homens das cobras para que não os mordam.

Salmo 124
Para que Deus proteja os bens dos justos dos homens maus.

Salmo 125
Que Deus possa curar homens que sofrem de uma dor de cabeça contínua.

Salmo 126
Para que Deus acalme a família quando eles brigam.

Salmo 127
Para que a maldade do inimigo não se aproxime das casas e não triunfará sobre a paz e bênção de Deus na família.

Salmo 128
Para que Deus possa curar homens que sofrem de enxaqueca, dor de cabeça e ter pena daqueles com corações duros e homens desconfortáveis ​​que envergonham homens sensíveis.

Salmo 129
Assim, Deus dá coragem e esperança aos aprendizes para não dificultar seu trabalho.

Psaume130
Que Deus dê arrependimento, paciência e esperança aos homens para que sejam salvos.

Psaume131
Para que Deus tenha pena do mundo quando, por causa do pecado, guerras contínuas nos ocorrem.

Salmo 132
Para que Deus possa iluminar os povos para que eles se reconciliem e que os homens façam a paz.

Salmo 133
Para Deus proteger os homens de todo perigo.

Psaume134
Para os homens se reunirem na hora da oração e terem o espírito deles unidos a Deus.

Salmo 135
Para Deus proteger os refugiados, quando eles abandonam suas casas e fogem para os bárbaros para salvar suas vidas.

Salmo 136
Para que Deus estabilize o homem que tem um caráter instável.

Salmo 137
Para que Deus possa iluminar os notáveis ​​do lugar para que os homens encontrem entendimento para seus pedidos.

Salmo 138
De modo que o diabo pare de atacar homens sensíveis com pensamentos blasfemos.

Salmo 139
Para que Deus possa acalmar a cabeça da família ao caráter difícil que atormenta toda a família.

Salmo 140
Que Deus acalma o governador selvagem do lugar que tortura os seus companheiros.

Salmo 141
Para que Deus possa acalmar o revolucionário que faz o mal. E até o curdo se ele se tornou uma ovelha.

Salmo 142
Que Deus protege a mãe no momento da gravidez, para que ela não abortar.

Salmo 143
Para que Deus acalme as pessoas aborrecidas, para que não haja guerra civil.

Salmo 144
Para que Deus abençoe as obras dos homens para que eles sejam agradáveis ​​a Deus.

Salmo 145
Para que Deus pare a hemorragia dos homens.

Salmo 146
A Deus para curar os homens que foram espancados e feridos mandíbula por homens maus.

Salmo 147
Que Deus acalma as feras da montanha de modo que eles não fazem mal às pessoas e danos nas culturas.

Salmo 148
Para que Deus a um tempo favorável para os homens têm muita renda e dar glória a Deus.

[Fim do manuscrito de Saint Arsene da Capadócia. As duas últimas declarações que se seguem são com toda a probabilidade seu discípulo e biógrafo Pai Paísio de abençoada memória.]

Salmo 149
Reconhecimento e graças a Deus por Suas grandes bênçãos e Seu grande amor que não tem limites e que nos apoia.

Salmo 150
Que Deus lhe dê alegria e conforto aos nossos irmãos aflitos que estão no exterior e para os nossos irmãos que dormem e estão nas terras estrangeiras mais distantes. Amém!

(Traduzido do grego para o francês por Claude LOPEZ-GINISTY)
Postado em seu livro
A ajuda dos santos
Dicionário das Intercessões Ortodoxas
Edições Xenia
2007


NOTAS

1 Existem até agora três edições desta vida pelo discípulo de São Arsène, Pai Paísio de abençoada memória, um é grega, Agios Arsenios O O KAPPADOKHS, ieron HSUCASTHRION MONAZOUSWN EUAGGELISTHS IWANNHS O QEOLOGOS, SOURWTH, QESSALONIKHS, 1989; o outro é em Inglês, St. Arsenios da Capadócia, publicada pelo Convento do evangelista João, o Teólogo, Souroti, Thessaloniki, 1989. Chamamos fortemente sobre ele para esta curta biografia que não conta para o alto estatura espiritual do santo. Uma biografia em francês foi publicada pelo mesmo mosteiro em 1996.
2 São Lucas, 16:17
[1] Abadessa de um mosteiro ortodoxo.
[2] A prática de atribuir um valor terapêutico para o Sl é tradicional. Encontra-se mesmo entre certos místicos judeus. O Hidda (Haim Yosef David Azoulay, mestre místico e grande estudioso) indicado no século XVIII como usar o Livro dos Salmos, dando a cada um deles uma especial intercessão.
FONTE texto francês: https: //seigneurjecrieverstoi.blogspot.com/

 

 

 

PROPERTIES
THERAPEUTIC
OF
PSALMS
OF
DAVID


Psalm 1
When we plant the trees or the vines, so that they give fruits.

Psalm 2
So that God enlighten those who go to hearings.

Psalm 3
That the wickedness of men may be gone away so that they do not torture and unjustly mock their fellow men.

Psalm 4
That God may heal sensitive men who have become sick of melancholy because of the conduct of men with a hard heart.

Psalm 5
In order for God to heal the wounded eyes struck by wicked men.

Psalm 6
So that God delivers the bewitched men.


Psalm 7
For those who have fallen sick from fear because of the fears and threats of evil men.

Psalm 8
For those who have suffered evil demons and men full of malice.

Psalm 9
For those who are threatened by the demons during sleep and by the imaginations of the day, so that it stops.

Psalm 10
For heartless couples who quarrel and divorce. (When the hardest partner unjustly tortures the one who is more sensitive)

Psalm 11
For crazy people who have perversions and who hurt men.

Psalm 12
For those who suffer from the liver.

Psalm 13
Against the fearsome demonic spirits. ([recite] Constantly for nine days)

Psalm 14
So that thieves change their minds and come back empty-handed and repentant.

Psalm 15
To find the key when we lost it.

Psalm 16
Against a great slander. ([recite] three times a day for three days)

Psalm 17
When an earthquake, divine wrath, cataclysm or lightning occur.

Psalm 18
So that women are delivered from their diapers.

Psalm 19
For couples who are infertile because of disability, so that God will heal them and they will not separate.

Psalm 20
So that God may touch the hearts of the rich so that they will give charity to the poor.

Psalm 21
For God to prevent the fire, so that no harm can happen.

Psalm 22
For God to calm turbulent and disobedient children who afflict their parents.

Psalm 23
To open the door when the key is lost.

Psalm 24
For men who envy the Evil One a lot and to whom he constantly sends setbacks in their lives so that they complain.

Psalm 25
When someone asks God for something good, so that He gives it to Him without harm to Him.

Psalm 26
So that God protects the villagers from hostile troops, that they do not harm men and looting on farms.

Psalm 27
May God heal neurasthenics and those who suffer from nerves (torticollis, sciatica, etc.).

Psalm 28
For those who are disturbed by the sea and are afraid during a big storm.

Psalm 29
For those who are in danger in the distance in the midst of barbarians and unbelieving peoples for God to protect them and enlighten the barbarians so that they know God.

Psalm 30
May God give the crops and the fruits to the trees in abundance when the weather is not favorable.

Psalm 31
So that travelers find the way when they get lost and they torment themselves.

Psalm 32
That God may reveal the truth to people unjustly imprisoned for their release.

Psalm 33
For the dying when they are tormented by the demons at the hour of death; against enemy troops when they threaten and force the borders to do evil.

Psalm 34
For God to free honest men from the traps of evil men who exploit the men of God.

Psalm 35
So that God completely erases enmity after arguments or misunderstandings.

Psalm 36
For men seriously injured by evil criminals.

Psalm 37
When the jaws hurt because of spoiled teeth.

Psalm 38
So that abandoned and unhappy men find work and they do not grieve.

Psalm 39
So that the love between the boss and the employees rises when a dispute occurs.

Psalm 40
For pregnant women to be saved from premature birth.

Psalm 41
For young people sick with love, when their partner gets hurt and grieves.

Psalm 42
In order to deliver prisoners from the prisons of the enemy people.

Psalm 43
That God may reveal the truth to angry couples, so that they may reconcile.

Psalm 44
For men who suffer from the heart and kidneys.

Psalm 45
For the young people that by envy the Enemy prevents to have a family (so that they marry).

Psalm 46
So that the employee or the slave calms down when he goes injured from his employer, so that he finds work.

Psalm 47
When big catastrophes and robberies come from barbarian gangs (pirates). ([Read] constantly for forty days)

Psalm 48
For those who do dangerous jobs.

Psalm 49
In order to repent and return to God the distant men [of Him] and be saved.

Psalm 50
When because of our sin comes to us the educational anger of God (epidemics of diseases and mortality in men and animals).

Psalm 51
So that the hard hearts of the rulers may repent and become merciful, so that they do not torment the people.

Psalm 52
So that God bless the nets, so that they fill themselves with fish.

Psalm 53
That God may enlighten the rich who have purchased servants [slaves] to free them.

Psalm 54
To restore the consideration of the calumniated family which had been meditated.

Psalm 55
For those who are sensitive and whose souls have been hurt by their fellows.

Psalm 56
For men who experience headaches because of too much anxiety.

Psalm 57
So that the business of those who act for the good is favorable. May God stand in the way of evil deeds and envious men.

Psalm 58
For the dumb so that God gives them the floor.

Psalm 59
So that God reveals the truth when a group of men is slandered.

Psalm 60
For all those who have difficulties in their work, either by laziness or pusillanimity.

Psalm 61
So that God may deliver trials to the faint-hearted man who has no patience and complains.

Psalm 62
To give fruit to fields and trees when they are deprived of water.

Psalm 63
When the man has been bitten by a wolf or an enraged dog (we also give to drink holy water).

Psalm 64
So that merchants may be blessed so that they do not talk and do not do injustice to simple people.

Psalm 65
So that the Evil One does not setbacks in homes and does not affect families.

Psalm 66
In order to bless the poultry (poultry farms).

Psalm 67
To deliver mothers who are struggling to give birth when they have great pain.

Psalm 68
When calamities arrive and the rivers overflow and they take away the houses and the men.

Psalm 69
For sensitive men who grieve at the least and come to despair, so that God strengthens them.

Psalm 70
For abandoned men who become nonchalant because of the devil's malevolence and come to despair, so that they may find God's mercy and help.

Psalm 71
So that God bless the opulence of new crops that farmers have brought to their homes.

Psalm 72
For evil men to repent.

Psalm 73
So that God protects the villagers who work in their fields when the enemies encircled their village.

Psalm 74
So that God may soothe the barbarian master so that he does not torture his fellow servants.

Psalm 75
For the mother who is afraid at the time of birth so that God may encourage and protect her.

Psalm 76
When there is no understanding between parents and children, so that God enlighten them, so that children listen to parents and parents show them love.

Psalm 77
For God to enlighten the creditors, so that they do not overwhelm their fellow men because of their debt and that they are compassionate.

Psalm 78
So that God protects the villages from the thieves and the destruction of the enemy troops.

Psalm 79
For God to heal the man whose face swells and who has pain in all the head.

Psalm 80
So that God will save the poor who are exhausted, worry about their neediness and grieve.

Psalm 81
So that men buy peasant products so that villagers do not worry or grieve.

Psalm 82
So that God prevents evil men from committing assassinations.

Psalm 83
So that God will keep all the goods of the houses, the animals and the products that come from them.

Psalm 84
So that God may heal the men who have been wounded by robbers and who suffer from fear.

Psalm 85
So that God saves people when cholera falls on men and they die.

Psalm 86
So that God prolongs the lives of fathers who still have family obligations.

Psalm 87
So that God protects all defenseless men who suffer because of their evil counterparts.

Psalm 88
So that God gives strength to weak and weak men so that they can work without exhausting themselves or grieving.

Psalm 89
So that God may rain when there is drought and the wells dry, so that they give water.

Psalm 90
So that the devil disappears when he appears to the man and scares him.

Psalm 91
For God to give mankind good sense so that they can progress spiritually.

Psalm 92
So that God protect the boat when it is in danger because of a great storm at sea (throw holy water at the four cardinal points of the boat).

Psalm 93
That God may enlighten the unruly men who trouble the nation and lift up the people and make them suffer with disorders and quarrels.

Psalm 94
So that the couple are not victims of spells and they do not have discussions or quarrels.

Psalm 95
So that God gives hearing to the deaf.

Psalm 96
For spells to move away from men.

Psalm 97
For God to give comfort to anxious men so that they do not grieve.

Psalm 98
That God may bless and give grace to young people who want to consecrate themselves to God.

Psalm 99
So that God bless and fulfill the holy desires of men.

Psalm 100
So that God gives his gifts to kind men so that they can help others.

Psalm 101
In order for God to bless men who have responsibilities to help people with kindness and understanding.

Psalm 102
For the rules to come when they are late.

Psalm 103
So that God will bless the goods of men so that they will not be embarrassed or grieved, but give glory to God.

Psalm 104
So that men repent and confess their sins.

Psalm 105
So that God grant enlightenment to men so that they do not break away from the path of salvation.

Psalm 106
For God to deliver women from barrenness.

Psalm 107
So that God will lower the enemies so that they change their bad dispositions.

Psalm 108
That God may heal the epileptics and have mercy on the false witnesses so that they may repent.

Psalm 109
So that the younger ones have respect for the older ones.

Psalm 110
So that unworthy judges will repent so that they may fairly judge the people of God.

Psalm 111
So that God protects the soldiers when they go to war.

Psalm 112
So that God gives blessings to the poor widow, that she pay her debt and that she avoids imprisonment.

Psalm 113
In order for God to heal mentally retarded children and Mongolians.

Psalm 114
So that God may give blessings and consolation to the unfortunate poor children so that they are not despised by the children of the rich and grieve.

Psalm 115
So that God may heal the abominable disease of lies.

Psalm 116
So that families maintain love and harmony and give glory to God.

Psalm 117
In order for God to lower the barbarians when they encircle the villages and threaten them, to reverse their evil dispositions.

Psalm 118
So that God will strike the barbarians and bring them down, when they slaughter innocent women and children.

Psaume119
So that God gives patience and tolerance to men who are forced to be in the presence of miserable and unjust men.

Psalm 120
In order for God to protect the captives from enemy hands, do no harm to them until they are released.

Psalm 121
So that God will heal the men who suffer from the evil eye.

Psalm 122
For God to give light to the blind and to heal sick eyes.

Psalm 123
So that God protects men from snakes so that they do not bite them.

Psalm 124
So that God protects the goods of righteous men from evil men.

Psalm 125
That God may heal men who suffer from a continual headache.

Psalm 126
So that God will pacify the family when they quarrel.

Psalm 127
So that the wickedness of the enemy will not come near the houses and will not triumph over the peace and blessing of God in the family.

Psalm 128
So that God may heal men who suffer from migraine, headache, and have pity on those with hard hearts and uncomfortable men who embarrass sensitive men.

Psalm 129
So that God gives courage and hope to the apprentices so as not to make their work difficult.

Psaume130
That God may give repentance, patience and hope to men so that they may be saved.

Psaume131
So that God will take pity on the world when, because of sin, continual wars occur to us.

Psalm 132
So that God may enlighten the peoples so that they reconcile and that men make peace.

Psalm 133
For God to protect men from all danger.

Psaume134
For men to gather at prayer time and have their spirit unite with God.

Psalm 135
For God to protect the refugees, when they abandon their homes and flee to the barbarians to save their lives.

Psalm 136
So that God stabilizes the man who has an unstable character.

Psalm 137
So that God may enlighten the notables of the place so that men find understanding for their requests.

Psalm 138
So that the devil stops attacking sensitive men with blasphemous thoughts.

Psalm 139
So that God may soothe the head of the family to the difficult character that torments the whole family.

Psalm 140
So that God may calm the barbarous governor of the place that tortures his fellowmen.

Psalm 141
So that God may soothe the revolutionary who does evil. And even the Kurdish if he became a sheep.

Psalm 142
For God to protect the mother at the time of pregnancy so that she does not misbehave.

Psalm 143
So that God may soothe the upset people so that there will be no civil war.

Psalm 144
So that God may bless the works of men so that they may be pleasing to God.

Psalm 145
So that God stops the haemorrhaging of men.

Psalm 146
So that God may heal the men who have been beaten and wounded in the jaws by evil men.

Psalm 147
So that God may calm the wild beasts of the mountain so that they do no harm to men and damage in sowing.

Psalm 148
So that God may have a favorable time for men to have abundant revenues and to give glory to God.

[End of Saint Arsene manuscript of Cappadocia. The last two mentions which follow are in all likelihood of his disciple and biographer Father Païssios of blessed memory.]

Psalm 149
Gratitude and thanks to God for His great benefits and His great love which has no limits and which supports us.

Psalm 150
So that God will give joy and comfort to our afflicted brothers abroad and to our brothers who have fallen asleep and are in foreign countries further afield. Amen!

(Translated from the Greek into French by Claude LOPEZ-GINISTY)
Posted in his book
The Help of the Saints
Dictionary of Orthodox Intercessions
Xenia Editions
2007


NOTES

1 There are to date three editions of this life by the disciple of Saint Arsene, Father Païssios of blessed memory, one is in Greek, O AGIOS ARSENIOS O KAPPADOKHS, ION HSUCASTHRION MONAZOUSWN EUAGGELISTHS IWANNHS O QEOLOGOS, SOURWTH, QESSALONIKHS, 1989; the other is in English, Saint Arsenios of Cappadocia, published by the Convent of The Evangelist John The Theologian, Souroti, Thessaloniki, 1989. We are largely inspired by it for this brief biography that can not account for the high spiritual stature of the saint. A biography in French was published by the same monastery in 1996.
2 St Luke, 16:17
[1] Abbess of an Orthodox monastery.
[2] This practice of attributing a therapeutic virtue to the Psalms is traditional. It is found even among certain Jewish mystics. The Hidda (Haim Iosef David Azoulay, mystic master and great scholar) indicated in the eighteenth century how to use the Book of Psalms, attributing to each of them, a particular intercession.
SOURCE of the French text: https: //seigneurjecrieverstoi.blogspot.com/

 

 

 

 

 

 
 
PETITE BIOGRAPHIE DE SAINT ARSENE DE CAPPADOCE1
 
Saint Arsène de Cappadoce, aussi appelé Hatziefendis car il avait accompli le pélerinage à Jérusalem, naquit à Farassa, petit village de Cappadoce vers l'an 1840. Il devint très tôt orphelin de père et mère.
 
Il fut dès son enfance marqué par la présence de Dieu et de Ses saints. Ainsi, entraîné par son frère aîné Blaise à traverser un torrent, il fut emporté par le courant et disparut. L'aîné se mit à prier Saint Georges dont la chapelle était à proximité. Son jeune frère apparut alors à ses côtés, indemne, et lui raconta comment Saint Georges sur son cheval, l'avait tiré hors de l'eau  et l'avait sauvé. A partir de ce jour, Théodore - c'était son nom avant la tonsure monastique- décida qu'il se ferait moine, et ne changea jamais d'avis.
 
Il alla étudier chez sa tante qui était institutrice dans un autre village, et chaque fois qu'il revenait à Farassa, il enseignait aux autres enfants du village à lire dans les livres liturgiques.
 
Sa tante voulant le marier, il partit pour Smyrne et y étudia en plus du grec d'Eglise et de la théologie, l'arménien, le turc et un peu de français.
 
A 26 ans, il fut tonsuré moine et reçut le nom d'Arsène. Il ne put cependant pas rester longtemps au monastère de Saint Jean Baptiste, car il fut ordonné diacre et renvoyé à Farassa pour y faire fonction d'instituteur. Il organisa donc une de ces écoles secrètes qui maintinrent la tradition hellénique au sein de la barbarie contraignante des ottomans.
 
A 30 ans, il devint prêtre, alla en Terre Sainte et s'établit à Farassa dont il ne partit plus que pour l'exil et la mort.
 
Alors, de ce jour, accompagné de son chantre Prodrome, il visita sans cesse les villages alentour, instruisant, encourageant, célébrant l'Office Divin et guérissant les âmes et les corps.
 
Lorsque les turcs l'empêchaient d'accomplir son saint ministère, le saint ne résistait pas, mais très vite, par une manifestation miraculeuse de Dieu, ils revenaient vers Saint Arsène et le laissaient faire, car c’était un grand thaumaturge, et il semblait que les éléments obéissaient à sa prière fervente devant le trône de Dieu. En effet, par un signe de croix, par une prière, par une parole inspirée, il pétrifiait les agresseurs et les libérait lorsqu'ils ne pouvaient plus nuire, arrêtait les catastrophes naturelles, rétablissait l'harmonie entre les hommes, redonnait la santé de l'âme et du corps à tous ceux qui faisaient appel à lui, qu'ils fussent grecs ou turcs!
 
Il fut inlassablement le Bon Berger pour ses brebis spirituelles, les protégeant du Malin, d'eux-mêmes,  des loups ravisseurs turcs - ou des sectes protestantes qui commençaient à se manifester jusque dans ces petits villages perdus de Cappadoce.
 
Tous venaient à lui, grecs ou turcs, et il les guérissait tous sans faire acception de personne ou de race. Il vivait très simplement et n'acceptait jamais d'argent de ceux qu'il avait guéri par son intercession puissante devant le Christ. C'était un homme-prière, tout entier dévoué à ses semblables, attentif à la souffrance de toutes les créatures de Dieu quelles que fussent leurs origines ou leur statut dans la société. Enraciné dans le ciel par sa prière de tous les instants, il éprouvait  malgré cela le besoin de se retirer plus avant dans le royaume spirituel de la prière et pour ce faire, deux jours durant, le mercredi et le vendredi, il avait l'habitude de rester cloîtré dans sa cellule et de n'ouvrir à personne.
 
Les âmes en détresse qui avaient recours à lui, comme au dispensateur de la divine médecine - et il faut noter qu'il n'y avait de toute façon pas de médecins dans ces lieux- trouvant ces jours sa porte close, prenait de la terre du seuil de sa porte et l'utilisaient comme un remède universel qui leur apportait toujours la guérison. Tous, grecs ou turcs, n'avaient jamais recours à son intercession en vain.
 
Les jours où il n'était pas cloîtré dans sa cellule, il lisait des passages de la Sainte Ecriture sur les malades et les guérissait ainsi, ou bien, bénissait des vêtements qu'on lui apportait pour ceux qui ne pouvaient se déplacer. Dès que le malade revêtait ceux-ci, il était rétabli. Il envoyait aussi de courtes prières écrites sur de petits billets à ceux qui ne pouvaient venir jusqu'à lui.
 
Sa vie se partageait entre l'Eglise où il officiait, la cellule où il priait, l'éducation de ses brebis spirituelles, et le soulagement des maladies et infirmités de ceux qui demandaient son aide. Il guérissait les aveugles, les infirmes, libérait les possédés, consolait etrétablissait Dieu dans le cœur des hommes.
 
Il est impossible d'énumérer tous les miracles de Saint Arsène de Cappadoce, avant ou bien après sa bienheureuse dormition. Du fait qu'il est, comme le furent Saint Jean Maximovitch ou Saint Nectaire d'Egine, autres grands thaumaturges, notre contemporain, nous nous émerveillons de ses hauts faits spirituels, rapportés par des témoins dignes de foi qui étaient encore -ou sont- parmi nous, pour attester de leur véracité et nous voyons accomplie la parole du Maître: " Ces miracles accompagneront ceux qui auront cru: ils chasseront les démons en mon nom [...], ils imposeront les mains sur les malades et les malades seront guéris."2
 
Lorsque les grecs furent forcé à l'exil d'Asie Mineure lors de l'échange des populations, Saint Arsène, partit avec son peuple à pied, car il refusa toujours d'imposer son poids à un animal. Un turc furieux essayant d'inciter un de ses correligionnaires -qui accompagnait en tant que gendarme le Père Arsène- à le tuer, fit l'expérience de la puissance de prière du prêtre puisqu'il fut désarçonné et projeté à terre. Le gendarme turc qui servait d'escorte aux habitants de Farassa se tourna alors vers le prêtre et lui dit avec grand respect: " Sen sin Aziz!" ( Tu es un saint!). Et jusques à son départ, il lui manifesta une grande déférence.
 
A 83 ans, il partit en exil avec ses brebis, mais il les prépara à la séparation plus douloureuse qui les attendait. Il leur dit à plusieurs reprises: " Quand nous arriverons en Grèce, je ne vivrai que quarante jours et puis je mourrai sur une île." 
 
Et c'est ce qui advint. Ils arrivèrent au Pirée le jour de l'Exaltation de la Précieuse Croix, le 14 septembre 1924 ( 27 septembre du calendrier grégorien), selon le calendrier de l'Ancien Style qui était en usage alors à Farassa, puis furent envoyés à Corfou où malade et mis de force à l'hôpital malgré ses protestations, Saint Arsène mourut comme il l'avait prédit le 10 novembre 1924 selon le calendrier grégorien. Dans sa main, au moment de sa bienheureuse dormition, il serrait à travers son vêtement la précieuse relique de Saint Jean Chrysostome de l'église de Sts Barachise et Jonas, qu'il était allé rechercher au péril de sa vie- 60 kms à pied!- lors du long chemin vers la mer et l'exil. A sa mort, il ne possédait rien d’autre.
 
En octobre 1958, le Père Païssios alla à Corfou pour l'invention des reliques du saint. Il pleuvait la veille du jour prévu pour cet office, mais l'interces­sion du saint fit que le lendemain, la pluie s'arrêta lorsque l'on commença à creuser et qu'elle reprit avec vigueur quand tout fut achevé. Père Païssios passa la nuit en prière devant les reliques du saint et eut la confirmation de la sainteté de celui qui l'avait baptisé lorsqu'il était enfant. Il transféra ces reliques à Souroti, sous l'autel de l'église et demanda à l'higoumène[1] du lieu que personne ne touche au précieux dépôt. L'higoumène et le sacristain pensaient que le coffre contenait des vêtements liturgiques.
 
Dans les années 1970, il commença à apparaître aux fidèles. Ses miracles, eux, n'avaient point cessé. Il apparut plusieurs fois, pendant les offices, à la moniale Vassiliki. Il se manifesta aussi à Père Païssios qui avait depuis de nombreuses années entrepris d'écrire la vie et les miracles du saint.
 
Il est remarquable que les habitants de Farassa, même ceux qui avaient abandonné la foi des Pères, se souvenaient encore de leur prêtre comme d'un saint. Lors d'un voyage en Turquie vers son ancienne patrie Farassiote, le Père Païssios, accompagné du Père Basile de Stavronikita, put se rendre compte que longtemps après son départ d'Asie Mineure, même les turcs de la région se souvenaient aussi de Hatziefendis comme d'un saint homme de Dieu. Ils rencontrèrent même des gens qu'il avait guéri par ses saintes prières.
 
Le 11 février 1986, le Patriarcat de Constantinople l'ajouta à la liste des saints de l'Eglise Orthodoxe.
 
Saint Arsène de Cappadoce avait, par expérience spirituelle, attribué une vertu thérapeutique aux psaumes du Saint Prophète David. C'est le texte que nous présentons ci-après.[2]  
 
Saint Père Arsène de Cappadoce, prie Dieu pour nous!
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PEQUENA BIOGRAFIA DE SAINT ARSENE OF CAPPADOCE1

St. Arsene da Capadócia, também chamado Hatziefendis porque ele completou a peregrinação a Jerusalém, nasceu em Farassa, uma pequena aldeia na Capadócia por volta do ano de 1840. Ele logo se tornou órfão de pai e mãe.

Desde sua infância, ele foi marcado pela presença de Deus e Seus santos. Assim, liderado por seu irmão mais velho Blaise para atravessar uma torrente, ele foi varrido pela corrente e desapareceu. O mais velho rezou para São Jorge, cuja capela ficava perto. Seu irmão mais novo apareceu ao seu lado, ileso, e contou-lhe como São Jorge a cavalo, tirou-o da água e salvou-o. Daquele dia, Theodore - que era o nome dele antes da tonsura monástica - decidiu que ele se tornaria um monge, e nunca mudou de ideia.

Ele foi estudar com a tia que era professora em outra aldeia e, a cada vez que voltava para Farassa, ensinava as outras crianças da aldeia a ler nos livros litúrgicos.

Sua tia queria se casar com ele, ele partiu para Smyrna e lá estudou, além de igreja grega e teologia, armênio, turco e um pouco de francês.

Aos 26 anos, ele foi monge tonsurado e recebeu o nome de Arsene. No entanto, ele não pôde ficar muito tempo no mosteiro de São João Batista, porque ele foi ordenado diácono e enviado de volta a Farassa para servir como professor. Ele então organizou uma daquelas escolas secretas que mantinham a tradição helênica dentro da barbárie dos otomanos.

Aos 30 anos, tornou-se padre, foi para a Terra Santa e estabeleceu-se em Farassa, de onde partiu apenas para o exílio e a morte.

Então, daquele dia, acompanhado por seu cantor pródromo, visitou incessantemente as aldeias vizinhas, ensinando, encorajando, celebrando o Ofício Divino e curando almas e corpos.

Quando os turcos o impediram de realizar seu ministério sagrado, o santo não resistiu, mas muito rapidamente, por uma milagrosa manifestação de Deus, eles retornaram a Saint Arsene e o deixaram, porque ele era um grande milagreiro, e ele Parecia que os elementos obedeciam a sua fervorosa oração diante do trono de Deus. De fato, por um sinal da cruz, por uma oração, por uma palavra inspirada, ele petrificou os agressores e libertou-os quando eles não podiam mais ferir, pararam os desastres naturais, restauraram a harmonia entre os homens, restauraram a saúde de a alma e o corpo para todos aqueles que o apelavam, fossem eles gregos ou turcos!

Ele foi incansavelmente o Bom Pastor para sua ovelha espiritual, protegendo-os do Maligno, de si mesmos, dos lobos capturadores turcos - ou seitas protestantes que começaram a se manifestar mesmo nessas pequenas aldeias perdidas da Capadócia.

Todos vieram para ele, grego ou turco, e ele curou todos sem levar em consideração qualquer pessoa ou raça. Ele viveu de maneira muito simples e nunca aceitou dinheiro daqueles que ele havia curado por sua poderosa intercessão antes de Cristo. Ele era um homem de oração, inteiramente dedicado a seus companheiros, atento ao sofrimento de todas as criaturas de Deus, quaisquer que fossem suas origens ou status na sociedade. Enraizado no céu por sua constante oração, ele sentiu a necessidade de se retirar ainda mais para o reino espiritual da oração e para isso, por dois dias, na quarta e na sexta-feira, ele estava acostumado a permanecer enclausurado em sua cela e não abrir para ninguém.

As almas em perigo que recorreram a ele, como o dispensador do remédio divino - e deve-se notar que de qualquer maneira não havia médicos nesses lugares - achando esses dias a porta fechada, tomou terra do limiar de sua porta e usou-a como um remédio universal que sempre lhes trazia cura. Todos, gregos ou turcos, nunca usaram sua intercessão em vão.

Nos dias em que ele não estava enclausurado em sua cela, ele lia passagens da Sagrada Escritura sobre os doentes e os curava, ou roupas abençoadas que eram trazidas a ele por aqueles que não podiam se mover. Assim que o paciente colocou isso, ele estava bem. Ele também enviou curtas orações escritas em pequenas anotações para aqueles que não podiam ir até ele.

Sua vida foi dividida entre a Igreja onde ele oficiava, a cela onde ele orava, a educação de sua ovelha espiritual e o alívio de doenças e enfermidades daqueles que pediam sua ajuda. Ele curou os cegos, os enfermos, libertou os possuídos, consolou e restaurou Deus nos corações dos homens.

É impossível enumerar todos os milagres de São Arsene da Capadócia, antes ou depois da sua morte abençoada. Por ser, como São João Maximovitch ou São Nectário de Egina, outros grandes taumaturgos, nossos contemporâneos, nos maravilhamos com suas conquistas espirituais, relatadas por testemunhas.

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SMALL BIOGRAPHY OF SAINT ARSENE OF CAPPADOCE1

St. Arsene of Cappadocia, also called Hatziefendis because he had completed the pilgrimage to Jerusalem, was born in Farassa, a small village in Cappadocia around the year 1840. He soon became an orphan of father and mother.

From his childhood he was marked by the presence of God and His saints. Thus, led by his elder brother Blaise to cross a torrent, he was swept away by the current and disappeared. The eldest prayed to St. George whose chapel was nearby. His younger brother appeared at his side, unharmed, and told him how Saint George on his horse, pulled him out of the water and saved him. From that day, Theodore - that was his name before the monastic tonsure - decided that he would become a monk, and never changed his mind.

He went to study with his aunt who was a teacher in another village, and each time he returned to Farassa, he taught the other children of the village to read in the liturgical books.

His aunt wanted to marry him, he left for Smyrna and there studied in addition to Greek Church and theology, Armenian, Turkish and a little French.

At 26, he was tonsured monk and received the name of Arsene. However, he could not stay long at the monastery of St. John the Baptist, because he was ordained a deacon and sent back to Farassa to serve as a teacher. He therefore organized one of those secret schools which maintained the Hellenic tradition within the binding barbarism of the Ottomans.

At the age of 30, he became a priest, went to the Holy Land and settled in Farassa from which he left only for exile and death.

Then, from that day, accompanied by his prodrome cantor, he visited the surrounding villages unceasingly, teaching, encouraging, celebrating the Divine Office and healing souls and bodies.

When the Turks prevented him from carrying out his holy ministry, the saint did not resist, but very quickly, by a miraculous manifestation of God, they returned to Saint Arsene and let him, because he was a great miracle worker, and he It seemed that the elements obeyed his fervent prayer before the throne of God. Indeed, by a sign of the cross, by a prayer, by an inspired word, he petrified the aggressors and liberated them when they could no longer harm, stopped the natural disasters, restored the harmony between men, restored the health of the soul and body to all those who appealed to him, whether they were Greek or Turkish!

He was tirelessly the Good Shepherd for his spiritual sheep, protecting them from the Evil One, from themselves, from Turkish capturing wolves - or Protestant sects that began to manifest themselves even in these small, lost villages of Cappadocia.

All came to him, Greek or Turkish, and he healed them all without regard to any person or race. He lived very simply and never accepted money from those whom he had healed by his powerful intercession before Christ. He was a prayer-man, entirely devoted to his fellows, attentive to the suffering of all God's creatures whatever their origins or status in society. Rooted in the sky by his constant prayer, he nevertheless felt the need to withdraw further into the spiritual realm of prayer and for that, for two days, on Wednesday and Friday, he was used to to remain cloistered in his cell and not open to anyone.

The souls in distress who had recourse to him, as the dispenser of the divine medicine - and it should be noted that there was no way any doctors in these places anyway - finding these days his door closed, took earth from the threshold of his door and used it as a universal remedy that always brought them healing. All, Greek or Turkish, had never used his intercession in vain.

On days when he was not cloistered in his cell, he read passages from Holy Scripture about the sick and healed them, or blessed clothes that were brought to him for those who could not move. As soon as the patient put on these, he was well. He also sent short prayers written on small notes to those who could not come to him.

His life was divided between the Church where he officiated, the cell where he prayed, the education of his spiritual sheep, and the relief of diseases and infirmities of those who asked for his help. He healed the blind, the infirm, freed the possessed, comforted and restored God in the hearts of men.

It is impossible to enumerate all the miracles of Saint Arsene of Cappadocia, before or after his blessed death. Because it is, like Saint John Maximovich or Saint Nectarius of Aegina, other great thaumaturgists, our contemporary, we marvel at his spiritual achievements, reported by witnesses

 

 

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Où nous trouver ? 

Grande Paroisse NORD-OUEST et NORD-EST (Paroisse Cathédrale N-D de Miséricorde):

 

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

 

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

-+-

Grande Paroisse "NOUVELLE AQUITAINE" , OCCITANIE (N-D de la Très Sainte Trinité) :

 

NANTES:

 

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces et St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES

Tel: 05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front


ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

 

LOURDES:

*Relais paroissial St Gregorios de Parumala

 * Messes épisodiques ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

-+-

CAMEROUN, PAKISTAN ET BRÉSIL:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDÉ,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain. De même pour les Paroisses du Brésil et du Pakistan: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous

 

 

Liturgiques de

 

Novembre et Décembre

 

2018:

*Messes tous les dimanches au Monastère.

*En Semaine Services Liturgiques réguliers.

Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.

*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita

_____________________________________________________

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° du montant de votre don). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 08:36

Chers amis. 
J'ai la douleur de vous faire part de la mort d'un ami: 
Le père archimandrite Barsanuphe (Ferrier), higoumène de l'ermitage (skit) Saint-Esprit au Mesnil-Saint-Denis dans les Yvelines et membre du clergé de la paroisse orthodoxe de Vanves est décédé ce matin à l'âge de 83 ans. Ses obsèques seront célébrés le mercredi 24 octobre à partir de 9h00 en la cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Paris.
Que tous ceux qui l'ont connu et apprécié veuillent, s'i
l ne peuvent accompagner la Cérémonie Liturgique de ses obsèques, s'y unir d'intention.
Nous célébrerons quand à nous quotidiennement d'ici-là un petit Office Syriaque des défunt pour accompagner son âme vers la "Maison du Père" où il rejoindra, en l'attente de la résurrection finale, le Christ notre résurrection.
Votre respectueusement et fraternellement dans le Christ, notre Seigneur. Qu'il repose dans la paix du Seigneur ! Aloho mhasele!
+Mor Philipose, Brévilly ce 20.X.2018 

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Queridos amigos.
Eu tenho a dor de falar sobre a morte de um amigo:
O pai arquimandrita Barsanuphe (Ferrier), hegumen do eremitério (esquete) Saint-Esprit em Mesnil-Saint-Denis no Yvelines e clérigo da paróquia ortodoxa de Vanves morreu esta manhã com a idade de 83 anos. Seu funeral será celebrado quarta-feira, 24 de outubro a partir das 9:00 na Catedral Ortodoxa Russa da Santíssima Trindade, em Paris.
Que todos os que o conheceram e apreciaram desejem, se não puderem acompanhar a cerimónia litúrgica do seu funeral, se unam na intenção.
Celebramos conosco diariamente a partir de então um pequeno escritório siríaco do falecido para acompanhar sua alma em direção à "Casa do Pai", onde ele se juntará, enquanto espera pela ressurreição final, Cristo, nossa ressurreição.
Seu respeitosamente e fraternalmente em Cristo, nosso Senhor. Que ele descanse na paz do Senhor! Aloho mhasele!
+ Mor Philipose 

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Dear friends.
I have the pain to tell you about the death of a friend:
The archimandrite father Barsanuphe (Ferrier), hegumen of the hermitage (skit) Saint-Esprit in Mesnil-Saint-Denis in the Yvelines and clergyman of the orthodox parish of Vanves died this morning at the age of 83 years. His funeral will be celebrated Wednesday, October 24 from 9:00 in the Russian Orthodox Cathedral of the Holy Trinity in Paris.
May all those who knew and appreciated him want, if they can not accompany the liturgical ceremony of his funeral, to unite in intention.
We will celebrate with us daily from then on a small Syriac Office of the deceased to accompany his soul towards the "House of the Father" where he will join, while waiting for the final resurrection, Christ our resurrection.
Your respectfully and fraternally in Christ, our Lord. May he rest in the peace of the Lord! Aloho mhasele!
+ Mor Philipose

 

 

In memoriam : l’archimandrite Barsanuphe (1935-2018)

 

 

 

L’archimandrite Barsanuphe (Ferrier), de l’Église orthodoxe russe (Patriarcat de Moscou), a remis son âme à Dieu le 20 octobre. Higoumène du skit du Saint Esprit (Le Mesnil Saint-Denis, Yvelines) et fondateur du monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoun (Charente) et de celui de l’icône de la Mère de Dieu de Znaménié (Cantal), il a été un travailleur infatigable au service de l’Église et de la tradition monastique orthodoxe. Depuis vingt-cinq ans, il est aussi connu pour son engagement en faveur de la paix.

Né en 1935 à Paris de parents français, ancien élève des beaux-arts de Paris, le père archimandrite Barsanuphe a été fait moine au skit du Saint-Esprit, en 1964 lors de la fête de la Transfiguration, par son père spirituel, le métropolite Antoine de Souroge, lui-même disciple de l’archimandrite Athanase (Netchaïev), venu du monastère de Valaam (nord-ouest de la Russie) à Paris, dans les années 1920. Par cette filiation, le père Barsanuphe a perpétué la tradition monastique de Valaam.

A son arrivée au skit du Saint-Esprit, sous l’higouménat de l’archimandrite Serge (Chévitch), il a vécu avec le grand moine iconographe, père Grégoire (Kroug) - qui a réalisé, dans l’église du skit et dans beaucoup d’autres lieux, une œuvre d’une évidente beauté ancrée dans la tradition byzantine -, et il a veillé sur ce dernier jusqu’à sa mort en 1969 et obtenu l’autorisation préfectorale de l’inhumer au chevet de l’église.
Par la suite, le père Barsanuphe a poursuivi sa vie au skit avec les pères Jean Climaque, Hilarion et Basile.
Au fil des années, il a enrichi l’architecture de l’église du skit, commencée en 1934 par le père archiprêtre André Serguienko. Il a construit la coupole sur l’abside, le narthex, le clocher, et édifié pour la célébration du millénaire du baptême de la Russie en 1988, le baptistère et le porche.
Le skit du Saint-Esprit a, le 9 juin 2014, reçu du ministère de la Culture le label « Patrimoine du XXe siècle », en présence de Monseigneur Nestor, évêque du diocèse de Chersonèse (Patriarcat de Moscou) en France.
Au cours de sa vie, le père Barsanuphe a reçu de nombreuses personnes, venues pour des entretiens spirituels. Par ailleurs, il a contribué à la renommée de ce lieu monastique en accueillant lui-même de nombreux visiteurs.

Durant ses cinquante-quatre années de vie monastique, l’archimandrite Barsanuphe a engendré spirituellement des personnes de tous horizons. Et il a été un inlassable bâtisseur de lieux monastiques et d’églises orthodoxes en France.
Pour répondre à la vocation monastique de jeunes filles, le père Barsanuphe a fondé deux monastères féminins : en 1987, le monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Korssoun, à Grassac, en Charente, et en 1988, le monastère de l’icône de la Mère de Dieu de Znaménié, à Marcenat, dans le Cantal. Il a dessiné les églises de ces deux monastères dans le pur style byzantin russe.
Il a animé l’atelier d’icônes des moniales de ces monastères et a publié, en 1999, Icônes et fresques du père Grégoire et Le père Grégoire, moine iconographe du skit du Saint Espritainsi que, en 2015, Icônes et vies de trente saints moines russes. Il a également publié des vies de saints et plusieurs ouvrages et articles sur les icônes et les lieux monastiques.
Il a beaucoup œuvré pour la paroisse de Vanves (Hauts-de-Seine), dont il était vicaire, notamment par la reconstruction de l’église de la Sainte-Trinité et la création de l’église des Nouveaux-Martyrs et Confesseurs de Russie.
Au total, le père Barsanuphe a conçu, dessiné et bâti une dizaine d’églises orthodoxes un peu partout en France et aménagé et équipé huit églises domestiques aujourd’hui disparues.

L’archimandrite Barsanuphe s’est engagé dans le travail pour la paix. Vice-président de la Conférence mondiale des religions pour la paix (CMRP France), il a œuvré dans l’interreligieux et multiplié rencontres et actions pour la recherche de la paix. En 1998, il a été élevé au titre de délégué diocésain aux relations interreligieuses par son évêque Monseigneur Goury (Chalimov) et envoyé pour le représenter au grand rassemblement interreligieux de Bucarest organisé par la communauté chrétienne de Sant’ Egidio. La même année, le 27 octobre 1998, date anniversaire de la première rencontre d’Assise pour la paix, il a inauguré la série des rencontres interreligieuses de Doumérac, dans le Centre de rencontres interreligieuses multilatérales pour la paix qu’il a créé en Nouvelle Aquitaine.
En 2005, le Patriarcat de Moscou l’a décoré de l’ordre de Saint-Serge de Radonège au titre de son service pour l’Église et de son travail fructueux pour promouvoir la paix.

Par ailleurs, c’est dans un esprit d’ouverture sur le monde d’aujourd’hui et de demain que le père Barsanuphe, membre de plusieurs associations artistiques, a créé en 1992 l’association «l’art dans la cité l’art dans le hameau », pour permettre à des personnes en situation d’exclusion de découvrir une forme de beauté, la peinture abstraite construite.

Tout au long de sa vie, il a été donné à l’archimandrite Barsanuphe de faire fructifier la fidélité à une tradition millénaire, dans un esprit de discernement respectueux de tous et de chacun.

Au Skit du Saint Esprit, le 21 octobre 2018
Grégoire Charmois

Funérailles et inhumation

L’office des funérailles de l’archimandrite Barsanuphe et la liturgie seront présidés par Monseigneur Nestor à la cathédrale de la Sainte-Trinité (1, quai Branly, Paris 7e), le mercredi 24 octobre, de 9 heures à 12 heures.

L’inhumation aura lieu le jeudi 25 octobre à 14h30 au monastère de l’Icône de la Mère de Dieu de Korssoun (hameau de Doumérac, 16380 Grassac).

Contact : leskitdusaintesprit@free.fr, 06 61 82 01 10

 
GRASSAC
LE FONDATEUR DU MONASTÈRE DE GRASSAC EST MORT

 

Source:  charentelibre.fr, publié le , modifié .

 

Grande figure de l'église orthodoxe russe en France, l'Archimandrite Barsanuphe est mort samedi dernier. C'est lui qui a fondé le monastère de Korssoun à Grassac en 1987. En 1988, il fondait un monastère similaire dans le Cantal. Depuis, les deux communautés de soeurs se retrouvaient régulièrement pour échanger. 

Le Père Barsanuphe se rendait une fois par mois par Grassac pour célébrer la liturgie. Il a conçu le monastère dans le pur style bizantin russe. C'est le seul de ce type en Charente.Quatre soeurs y vivent toute l'année et y organisent régulièrement des expos-vente d'art. 

 

Né en 1935 à Paris, le Père Barsanuphe a été fait moine en 1964. Il vivait dans le skit du Saint-Esprit, un monastère orthodoxe situé dans les Yvelines. Au total, il  a dessiné et bâti une dizaine d'églises orthodoxes partout en France. Vice-président de la conférence mondiale des religions pour la paix, il était très engagé.

Ses funérailles seront célébrées à la cathédrale orthodoxe de la Sainte Trinité à Paris demain mercredi de 9h à 12h. Il sera inhumé jeudi à 14h30 au monastère de Grassac.

 

 

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16 octobre 2018 2 16 /10 /octobre /2018 08:18

INONDATIONS DANS L'AUDE

 

Notre Eglise Syro-Orthodoxe francophone de Mar Thoma (Tradition Malankare Orthodoxe) présente ses plus sincères condoléances aux familles éprouvées du département de l'Aude et s'unit aux prières du Monastère Orthodoxe du Buisson Ardent*, lui aussi éprouvé, présence priante au milieu des populations de l'Aude.

FLOOD IN AUDE

Our Orthodox Syro-Orthodox Church of Mar Thoma (Orthodox Malankara Tradition) presents its most sincere condolences to the families suffering from the Aude department and unites with the prayers of the Orthodox Monastery of the Burning Bush *, also experienced, prayerful presence in the middle populations of the Aude.

FLOOD IN AUDE

Nossa Igreja Ortodoxa Siro-Ortodoxa de Mar Thoma (Tradição Ortodoxa Malankara) apresenta suas mais sinceras condolências às famílias que sofrem do departamento de Aude e se une às orações do Mosteiro Ortodoxo da Sarça Ardente *, também experimentada, presença orante no meio populações do Aude.

 

 

 

 

* Le Monastère orthodoxe du Buisson Ardent à La Barthe Haute (11600 Villardonnel, département de l'Aude, France) est un monastère de moniales qui se trouve dans la juridiction de la Métropole orthodoxe antiochienne d'Europe occidentale et centrale.

Ce monastère du Buisson Ardent est situé à 20 km au nord de Carcassonne sur la route D118. A Carcassonne, prendre la direction de Mazamet. A 18 km de Carcassonne sur cette route de Mazamet, dépasser sans la suivre une première indication "Villardonnel". 2 km plus loin, en haut d'une côte, à un petit carrefour, tourner à gauche, suivant le panneau "Asinerie des Barthes". 500 m plus loin, tourner à droite puis à gauche. Le monastère est à 500m au bout du chemin. Tél. 04 68 26 61 31.

Aude : au monastère du Buisson ardent, où sœur Elisatbeth a été retrouvée morte
Après les intempéries, une religieuse de 88 ans a été retrouvée morte lundi matin, "sous les cyprès", à proximité du couvent audois.

"En trente ans, on n'avait jamais vu ça !" : Au monastère du Buisson Ardent de Villardonnel (Aude), où une soeur est décédée lundi, les religieuses s'activent pour réparer "l'apocalypse" causée par une inondation sans précédent. En arrivant, le paysage laisse sans voix. Chaussée inondée, goudron retourné, tableaux et stalles renversées. À l'extérieur du cloître s'entassent des chaises et fauteuils détrempés, alors que les voiles blancs des religieuses s'activent, éponge à la main.

"Vers 3 heures du matin, on a été réveillé par un grand bruit", explique Soeur Evangelique, l'une des habitants qui dormait au première étage du monastère. "C'était la véranda du rez-de-chaussée qui avait explosé !" Lorsqu'elles se sont levées, les religieuses ont constaté que le bâtiment était inondé : "Quand on est descendu, on avait de l'eau jusqu'aux épaules, c'était une folie !".

"On avait très peur"

Alors que le niveau est redescendu, des traces noirâtres marquent encore les murs, à plus d'un mètre de hauteur. "Ca cognait, on se demandait ce qui se passait, et l'eau montait encore !", détaille Soeur Irène, la responsable de ce monastère orthodoxe. "On avait très peur pour nos soeurs au rez-de-chaussée".

À raison, puisqu'une religieuse de 88 ans, Soeur Elisabeth, a été retrouvée morte lundi matin, "sous les cyprès" à proximité du couvent. "Le courant à ouvert la porte du bâtiment, puis celle de sa cellule - qui est le point le plus bas du cloître. Il a emporté ses meubles qui ont fracassé la véranda", raconte la responsable. Dans la cellule de la vieille dame, une soeur passe la serpillière à quelques mètres du corps de la religieuse, qui repose de nouveau sur son lit, à la lumière de quelques bougies.

"J'ai retrouvé le frigidaire dans mon bureau"

"Sous le choc", le monastère doit pourtant s'affairer au nettoyage et aux réparations, avant de lui organiser une cérémonie. "La chapelle n'est même pas en état, de toute façon !", lance Soeur Irène. Faire sortir l'eau, éponger, nettoyer les murs, sécher les tissus, jeter les objets abîmés et replacer les meubles : la liste des tâches à accomplir est longue.

"Les déplacements d'objets, c'est inimaginable !", s'exclame-t-elle, médusée, "On avait un évangéliaire arabe qui se trouvait dans la sacristie, on l'a retrouvé dans la cuisine : il avait traversé plus de deux pièces en angle !" "Moi, j'ai retrouvé le frigidaire dans mon bureau !", renchérit dans un sourire Soeur Evangélique, plaisantant sur le fait qu'elle a "perdu ses appareils auditifs dans l'affaire". Car malgré les dégâts et le contexte, les religieuses ne se laissent pas abattre et prennent le problème à bras le corps. Et devant l'ampleur de cette tâche, elles ne sont pas seules : une vingtaine de volontaires, munis de gants et bottes en caoutchouc, sont venus du village pour les aider à déplacer les meubles et à retirer le verre brisé.

"Il y a une grande solidarité, ça fait chaud au coeur", confirme la responsable du couvent, "C'est le bon côté de genre d'événement". "Quand je suis arrivée, il y avait plus d'un mètre d'eau. C'était atroce, un désastre, une apocalypse", confie Sandrine, une Villardonnelloise "chamboulée émotionnellement" qui a aidé a évacuer l'eau dans le réfectoire. "Tous les meubles sont sens dessus dessous, les livres liturgiques sont à mettre à la poubelle, c'est plein de boue, c'est infect".

"Elles sont impressionnantes. C'est la foi"

Dans la chapelle, l'une des pièces les plus abîmées, les stalles étaient renversées, amoncelées les unes sur les autres. De l'eau et une boue orange recouvre encore le sol. A contrario, les peintures orthodoxes colorées qui ornent le cloître sont, elles, étonnamment intactes. "C'est catastrophique, mais les soeurs ne se plaignent pas", admire Nathalie, arrivée dans le village depuis 3 mois et qui ne connaissait pas le monastère. "Elles ont une puissance, elles sont à toute épreuve. Elles sont impressionnantes. C'est la foi !"

Source: Le Midi Libre /Publié le  / Modifié le 

 

 

Réaction de Carole Delga

 

Quelques heures après l'annonce des inondations dans l'Aude, premières réactions au lourd bilan. La présidente de la Région Occitanie se déclare sous le choc et le représentant de la communauté catholique audoise se dit présent auprès de ceux qui souffrent.

 


"Je demande à nos concitoyens de l'Aude de rester chez eux. Et à ceux de l'Hérault d'être particulièrement prudents dans leur déplacement". 

C'est par cet appel à la prudence que termine la présidente de la Région Occitanie. Carole Delga a envoyé en début d'après-midi un communiqué pour réagir aux inondations tragiques de l'Aude. La présidente de la Région a prévu d'être aux côtés du premier ministre, Edouard Philippe, cet après-midi à Trèbes. Elle fait part de son émotion face au lourd bilan provisoire (13 morts) des intempéries:

"Nous sommes sous le choc suite aux intempéries qui ont arraché la vie à 13 personnes et frappent actuellement notre région et l'Aude plus particulièrement.
J'adresse mes sincères condoléances aux familles des victimes.
Je salue le travail des services de secours qui sont mobilisés depuis cette nuit.
Je me tiens informée heure par heure de l'évolution de la situation. Les services de la Région se tiennent en alerte également et nous serons bien entendu aux côtés des communes sinistrées. Je tiens à assurer tous les habitants de l'Aude de mon soutien".
 

 

Réaction de la communauté catholique de l'Aude

C'est Monseigneur Alain Planet, évèque de Carcassonne et Narbonne, qui a réagi en début d'après-midi. Il faut dire que parmi les ouailles affectées par les inondations, le monastère du Buisson Ardent de Villardonnel a été inondé et une de ses religieuses est morte.
L'évèque de l'Aude insiste sur la solidarité face au désastre:

 "Notre département vit aujourd’hui des heures dramatiques. La communauté catholique présente ses condoléances à toutes les personnes éprouvées par ces inondations. Elle les assure de sa prière.

Elle s’engage à être présente auprès de tous ceux qui souffrent et qui sont affectés par cette catastrophe. Elle se sent fière de tous les gestes de solidarité qui ont été posés à cette occasion".

Ô Seigneur Jésus Christ


De même que Vous avez sauvé Vos saints apôtres de la mort au cours d'une tempête en ordonnant à vent et vagues de se calmer, préservez-nous et protégez-nous durant cette saison des tempêtes.

Accordez-nous un temps doux et clément.

Protégez-nous des imprévisibles éléments de la nature.

Écartez de nous tempête, inondation, incendie, maladie, blessure, désastre et mort soudaine.

Préservez-nous de tout mal et de tout dommage car, bien que n'étant que des pécheurs, nous sommes cependant les œuvres de Vos mains.

Et ensemble avec Votre Père Qui n'a pas de commencement et Votre très saint, bon et vivifiant Esprit, Vous êtes notre Dieu en Qui nous vivons, nous mouvons, et avons notre être, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn.

Senhor Jesus Cristo

Assim como Você salvou Seus santos apóstolos da morte durante uma tempestade, ordenando que o vento e as ondas se acalmassem, nos preservassem e nos protegessem durante esta estação tempestuosa.

Nos dê um clima ameno e ameno.

Proteja-nos dos elementos imprevisíveis da natureza.

Espalhe-se de nós, tempestade, inundação, incêndio, doenças, ferimentos, desastres e morte súbita.

Preserva-nos de todo o mal e de todo mal, pois apesar de sermos pecadores, somos as obras das tuas mãos.

E junto com o teu Pai que não tem começo e o teu Espírito Santo, bom e revigorante, Tu és o nosso Deus em quem vivemos, nos movemos e temos o nosso ser agora e para sempre e para todo o sempre. Amin.

O Lord Jesus Christ

Just as You saved Your holy apostles from death during a storm by ordering wind and waves to calm down, preserve us and protect us during this stormy season.

Give us a mild and mild weather.

Protect us from the unpredictable elements of nature.

Spread from us storm, flood, fire, sickness, injury, disaster and sudden death.

Preserve us from all evil and all harm, for although we are sinners, we are the works of Your hands.

And together with Your Father Who has no beginning and Your most holy, good and invigorating Spirit, You are our God in whom we live, move, and have our being, now and forever and forever and ever. Amin.


Most Holy Mother of God ...
Seeing how your holy and powerful maternal intercession, you haven of peace in the storm, deign to consider us worthy of your prayers during this unpredictable and threatening season of time.

Beg your Son, true God and true man, to grant us mercy, forgiveness, health, safety and salvation for the months to come.

Surely, as in Cana of Galilee, you, He will listen to you, His mother, the woman that all generations will call blessed. Amin.


Most Holy Prophet Elijah ...
The Lord has given you power over droughts and rains in order to demonstrate His power against strayers and unbelievers, begging Him to protect us from the storm, heavy rains, and destructive winds.

Help us with your heavenly intercessions, for we know that the prayer of a righteous person such as you is powerful and effective, for God is wonderful in His saints. Amin.

 

Très sainte Mère de Dieu ...

Voyant comment ta sainte et puissante maternelle intercession, toi le havre de paix dans la tempête, daigne nous considérer dignes de tes prières durant cette saison de temps imprévisible et menaçant.

Supplie ton Fils, vrai Dieu et vrai homme, de nous accorder miséricorde, pardon, santé, sécurité et Salut pour les mois à venir.

Car assurément, comme à Cana de Galilée, toi, Il t'écoutera, toi Sa mère, la femme que toutes les générations appelleront bienheureuse. Amîn.

Santíssima Mãe de Deus ...
Vendo como a sua santa e poderosa intercessão materna, você tem paz na tempestade, digna-se a considerar-nos dignos de suas orações durante esta imprevisível e ameaçadora época do tempo.

Implore seu Filho, verdadeiro Deus e verdadeiro homem, para nos conceder misericórdia, perdão, saúde, segurança e salvação para os próximos meses.

Certamente, como em Caná da Galiléia, você ouvirá a sua mãe, a mulher que todas as gerações chamarão beato. Amin.

Most Holy Mother of God ...
Seeing how your holy and powerful maternal intercession, you haven of peace in the storm, deign to consider us worthy of your prayers during this unpredictable and threatening season of time.

Beg your Son, true God and true man, to grant us mercy, forgiveness, health, safety and salvation for the months to come.

Surely, as in Cana of Galilee, you, He will listen to you, His mother, the woman that all generations will call blessed. Amin.

 

Très saint prophète Élie ...

Le Seigneur t'ayant donné le pouvoir sur les sécheresses et les pluies afin de démontrer Sa puissance face aux égarés et aux incroyants, supplie-Le de nous préserver de la tempête, des pluies diluviennes et des vents destructeurs.

Aide-nous par tes célestes intercessions, car nous savons que la prière d'un juste tel que toi est puissante et efficace, car Dieu est merveilleux en Ses saints. Amîn.

Santíssimo Profeta Elias ...
O Senhor lhe deu poder sobre as secas e as chuvas, a fim de demonstrar Seu poder contra os perdedores e os incrédulos, implorando a Ele que nos proteja da tempestade, das fortes chuvas e dos ventos destrutivos.

Ajude-nos com suas intercessões celestiais, pois sabemos que a oração de uma pessoa justa como você é poderosa e eficaz, pois Deus é maravilhoso em Seus santos. Amin.

 

Most Holy Prophet Elijah ...
The Lord has given you power over droughts and rains in order to demonstrate His power against strayers and unbelievers, begging Him to protect us from the storm, heavy rains, and destructive winds.

Help us with your heavenly intercessions, for we know that the prayer of a righteous person such as you is powerful and effective, for God is wonderful in His saints. Amin.

 


 
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1 octobre 2018 1 01 /10 /octobre /2018 10:20

 

Pure Beauté (Par le théologien orthodoxe Olivier Clément)

« Qui donc est le plus grand dans le royaume des Cieux ? »

02 Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d’eux,

03 et il déclara : « Amîn, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.

05 Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom, il m’accueille, moi.

06 Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’il soit englouti en pleine mer.

07 Malheureux le monde à cause des scandales ! Il est inévitable qu’arrivent les scandales ; cependant, malheureux celui par qui le scandale arrive !

08 Si ta main ou ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie éternelle manchot ou estropié, que d’être jeté avec tes deux mains ou tes deux pieds dans le feu éternel.

09 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer borgne dans la vie éternelle, que d’être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne de feu.

10 Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.

« Pensons à l'amour paisible et pourtant déchirant, presque insoutenable, que nous ressentons quand nous regardons dormir un enfant.

Comment pareille beauté est-elle possible ?

Comment, à travers la chair d'un homme et d'une femme, Dieu a-t-il pu créer cette beauté ni charnelle ni spirituelle, mais totale, cette beauté au-delà de toute atteinte et qui se délivre dans un abandon concentré, car l'enfant dort comme seuls les saints savent prier ?

Plus tard, dans l'adolescent, dans l'adulte, la beauté se dissociera, le ciel et la terre s'opposeront. il faudra pour les réconcilier de très longs combats.

Mais maintenant, tout est donné, c'est vraiment un visage d'éternité qui fleurit doucement sur le sombre, comme un nénuphar sur les eaux.

L'homme rejoindra peut-être un jour ce premier visage. Quand un homme vient de mourir, souvent Dieu lui rend son visage d'enfant endormi.

Quand un homme sait mourir à lui-même pour renaître en Christ, il retrouve ce même visage, les enfants et les bêtes sauvages vont vers lui.

Mais alors ses yeux sont ouverts. »

(Olivier Clément (1921-2009), Questions sur l'homme, Stock, Paris, 1972.)
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Pure Beauty (By the Orthodox theologian Olivier Clément)

"Who is the greatest in the kingdom of heaven? "

02 Then Jesus called a little child; he put him in their midst,

03 and he said, "Am I, I say to you, if you do not change to become like children, you will not enter the kingdom of heaven.

04 But whoever becomes small as this child, that one is the greatest in the kingdom of heaven.

05 And whoever welcomes a child like this in my name, he welcomes me.

06 He who is a scandal, an occasion of fall, for only one of those little ones who believe in me, it is better for him that one hangs around his neck one of those grindstones that turn the donkeys, and that he is engulfed At sea.

07 Unhappy the world because of the scandals! It is inevitable that scandals arise; however, unhappy the one by whom the scandal arrives!

08 If your hand or your foot is an occasion for you to fall, cut it off and throw it away from you. It is better for you to enter eternal life, penguin or crippled, than to be thrown with both your hands or your feet into the eternal fire.

09 And if your eye is an occasion for you to fall, tear it out and throw it away from you. It is better for you to enter the one-eyed life eternally, than to be thrown with your two eyes into the hell of fire.

10 Beware of despising one of these little ones, for, I say to you, their angels in heaven are constantly seeing the face of my Father who is in heaven.

"Let us think of the peaceful yet heartbreaking, almost unbearable love we feel when we watch a child sleep.

How is such beauty possible?

How, through the flesh of a man and a woman, has God been able to create this beauty neither carnal nor spiritual, but total, this beauty beyond all reach and which delivers in a concentrated abandonment because the child sleeps as only the saints know how to pray?

Later, in the adolescent, in the adult, beauty will dissociate, heaven and earth will oppose each other. it will take to reconcile very long fights.

But now, everything is given, it is really a face of eternity that blooms gently on the dark, like a water lily on the water.

The man will perhaps one day meet this first face. When a man has just died, God often makes him look like a sleeping child.

When a man knows how to die to himself in order to be reborn in Christ, he finds that same face, the children and the wild beasts go to him.

But then his eyes are open. "

(Olivier Clément (1921-2009), Questions about the man, Stock, Paris, 1972.)
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Beleza Pura (pelo teólogo ortodoxo Olivier Clément)

"Quem é o maior no reino dos céus? "

02 Então Jesus chamou uma criancinha; ele o colocou no meio deles

03 e ele disse: "Eu, eu digo a você, se você não mudar para se tornar como crianças, você não vai entrar no reino dos céus.

04 Mas quem se tornar pequeno como esta criança, esse é o maior no reino dos céus.

05 E quem recebe uma criança assim em meu nome, ele me recebe.

06 Aquele que é um escândalo, uma ocasião de queda, por apenas um daqueles pequeninos que acreditam em mim, é melhor para ele que alguém pendure em seu pescoço uma daquelas pedras de amolar que transformam os burros, e que ele esteja engolfado no mar aberto

07 Infeliz o mundo por causa dos escândalos! É inevitável que surjam escândalos; no entanto, infeliz aquele por quem o escândalo chega!

08 Se sua mão ou seu pé é uma ocasião para você cair, corte-a e jogue-a longe de você. É melhor entrar na vida eterna, pinguim ou aleijado do que ser jogado com as mãos ou com os pés no fogo eterno.

09 E se o seu olho é uma ocasião para você cair, arranque-o e jogue-o longe de você. É melhor para você entrar na vida de um olho só eternamente, do que ser jogado com seus dois olhos no inferno do fogo.

10 Guardai-vos de desprezar algum destes pequeninos, porque eu vos digo que os seus anjos nos céus vêem constantemente a face de meu Pai que está nos céus.

"Vamos pensar no amor pacífico e desolador, quase insuportável, que sentimos quando assistimos a uma criança dormir.

Como tal beleza é possível?

Como, através da carne de um homem e uma mulher, Deus tem sido capaz de criar esta beleza nem carnal nem espiritual, mas total, esta beleza além de todo alcance e que entrega em um abandono concentrado porque a criança dorme como só os santos sabem rezar?

Mais tarde, no adolescente, no adulto, a beleza dissociar-se-á, o céu e a terra se oporão. levará para reconciliar lutas muito longas.

Mas agora, tudo é dado, é realmente uma face da eternidade que floresce suavemente no escuro, como um nenúfar na água.

O homem talvez um dia encontre esse primeiro rosto. Quando um homem acaba de morrer, Deus muitas vezes o faz parecer uma criança adormecida.

Quando um homem sabe morrer para si mesmo para renascer em Cristo, ele encontra a mesma face, os filhos e as feras selvagens vão até ele.

Mas então seus olhos estão abertos. "

(Olivier Clément (1921-2009), Perguntas sobre o homem, Stock, Paris, 1972.)
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(بيور بيوتي (من قبل اللاهوتي الأرثوذكسي أوليفييه كليمينت

"من هو الأعظم في ملكوت السماوات؟ "

02 ثم دعا يسوع طفل صغير. وضعه في وسطهم ،

03 وقال: "أنا ، أنا أقول لك ، إذا كنت لا تتغير لتصبح مثل الأطفال ، فإنك لن تدخل ملكوت السماوات.

04 وَلكِنَّ كُلَّ مَنْ صَغَّرَ كَهَذَا الْبَنِي فَإِنْ كَانَ أَعْظَمَ فِي مَلَكِ السَّمَاء

05 وكل من رحب بطفل مثل هذا باسمي فهو يرحب بي.

06 وهذا هو فضيحة، حجر عثرة لأحد هؤلاء الصغار الذي يؤمنون بي، فمن الأفضل له أن يعلق في عنقه واحدة من هذه العجلات التي تتحول الحمير، وأن اجتاحت في البحر المفتوح

07 غير سعيد بالعالم بسبب الفضائح! من المحتم أن تنشأ فضائح ؛ ومع ذلك ، غير راض واحد من قبل من يصل الفضيحة!

08 إذا كانت يدك أو قدمك مناسبة لك لتقع ، فقطعها ورميها بعيدًا عنك. فمن الأفضل لك أن تدخل الحياة الأبدية شوهوا أو شلت من أن يلقى مع اثنين من الأيدي أو قدمين في النار الأبدية.

09 وَإِنْ كَانَتْ عَيْنَةُكُم مِّنْ أَنْ تَسْقُطُونَ فَتُخْرِجُهُ وَتَرْميهُ عَنْك من الأفضل لك أن تدخل الحياة ذات العين الواحدة إلى الأبد ، من أن يُلقى بعينيك في جحيم النار.

10 انظر أن يحتقر أحد هؤلاء الصغار، لأني أقول لكم: إن الملائكة في السماء تبدو دائما على وجه أبي الذي في السماوات.

"دعونا نفكر في الحب السلمي والقلب الذي لا يطاق والذي نشعر به عندما نشاهد طفل ينام.

كيف هذا الجمال ممكن؟

كيف، من خلال جسد رجل وامرأة، وكان الله قادرا على خلق هذا الجمال أو جسدية أو روحية، ولكن عموما، هذا الجمال بما لا يدع أي هجوم وأن يسلم التخلي عن المركز لأن الطفل ينام كما أن القديسين فقط يعرفون كيفية الصلاة؟

في وقت لاحق ، في المراهق ، في البالغين ، سوف ينأى الجمال ، السماء والأرض سيعارض كل منهما الآخر. سوف يتطلب التوفيق بين المعارك الطويلة.

ولكن الآن ، يتم إعطاء كل شيء ، إنه في الحقيقة وجه من الأبدية التي تزهر بلطف على الظلام ، مثل زنبق الماء على الماء.

ربما سيقابل الرجل يومًا ما هذا الوجه الأول. عندما يموت رجل ، غالباً ما يجعله الله يبدو كأنه طفل نائم.

عندما يعرف الإنسان كيف يموت لنفسه ليُولد من جديد في المسيح ، يجد نفس الوجوه ، ويذهب إليه الأطفال والوحوش البرية.

ولكن بعد ذلك عينيه مفتوحة. "

(أوليفييه كليمان (1921-2009) ، أسئلة حول الرجل ، بورصة ، باريس ، 1972.)

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 08:38

PRIEZ TROIS FOIS PAR JOUR

Enseignement du Seigneur

aux nations par les douze Apôtres.

 

8. Que vos jeûnes n’aient pas lieu en même temps que ceux des hypocrites.

Ils jeûnent en effet le deuxième et le cinquième jour après le sabbat, mais vous, jeûnez le troisième jour et durant la préparation du sabbat.

Ne priez pas non plus comme les hypocrites, mais comme le Seigneur l'a ordonné dans son évangile, priez ainsi :

 

ܐܒܘܢ


ܐܒܘܢ ܕܒܫܡܝܐ
ܢܬܩܕܫ ܫܡܟ
ܬܐܬܐ ܡܠܟܘܬܟ
ܢܗܘܐ ܣܒܝܢܟ
ܐܝܟܢܐ ܕܒܫܡܝܐ ܐܦ ܒܪܥܐ
ܗܒ ܠܢ ܠܚܡܐ ܕܣܘܢܩܢܢ ܝܘܡܢܐ
ܘܫܒܘܩ ܠܢ ܚܘܒܝܢ ܘܚܬܗܝܢ
ܐܝܟܢܐ ܕܐܦ ܚܢܢ ܫܒܩܢ ܠܚܝܒܝܢ
ܠܐ ܬܥܠܢ ܠܢܣܝܘܢܐ
ܐܠܐ ܦܨܐ ܠܢ ܡܢ ܒܝܫܐ
ܡܛܠ ܕܕܠܟ ܗܝ ܡܠܟܘܬܐ
ܘܚܝܠܐ ܘܬܫܒܘܚܬܐ
ܠܥܠܡ ܥܠܡܝܢ
ܐܡܝܢ


Version en phonétique:

Abun dbachmayo,
Neth Kadash shmokh,
Titheh malkoutokh,
Nehwe sebionokh,
Aykano dbashmayo of bar'o.
Hablan lahmo d'sounqonan yaomono,
Wa shbouklan haoubèin wahtohèin,
Aïykano dof hnan shbakn lhayobèin wlo ta'lan L'nesyouno,
Elo fasolan men bisho,

Metoul dilokh i malkoutho
ou haïlo ou teshbohto l'olam olmin

Amîn.
 

 

-Notre Père, qui êtes aux cieux

Que votre nom soit sanctifié que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien ( substantiel ) , pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. 

Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. AMÎN.

 

 

Priez ainsi trois fois par jour.

PITIÉ, MON DIEU!


 

Pitié, mon Dieu c'est pour notre patrie
Que nous prions au pied de cet autel:
Les bras liés et la face meurtrie,
Elle a porté ses regards vers le ciel,

(Refrain)
Dieu de clémence, O Dieu vainqueur!
Pardonnez notre offense, 
Par le Christ Sauveur, 
Pardonnez notre offense,
Par le Christ Rédempteur!


Pitié, mon Dieu! sur un nouveau Calvaire
Gémit Votre Sainte Église souffrante;
Fortifiez Évêques et Prêtres
Dans la lumière et la force de l'Esprit.

Pitié, mon Dieu! la Vierge Immaculée
N'a pas en vain fait entendre sa voix;
Sur notre terre ingrate et désolée
Les fleurs du ciel croîtront comme autrefois.

Pitié, mon Dieu! pour tant d'hommes fragiles,
Vous outrageant, sans savoir ce qu'ils font;
Faites renaître, en traits indélébiles,
Le sceau du Christ imprimé sur leur front!

Pitié, mon Dieu! votre Coeur adorable
A nos soupirs ne sera pas fermé;
Il nous convie au mystère ineffable
Qui ravissait l'Apôtre bien-aimé.

 


SE PRÉPARER A LA PRIÈRE

Maintenant que vous avez fixé un temps régulier et une place particulière, vous êtes prêt à commencer.

Vous commencez à prier en concentrant votre conscience dans votre cœur et en unissant avec énergie toutes les puissances de l'âme et le corps.

Prenez le temps au début de votre moment de prière d’apaiser votre corps et de concentrer vos énergies dans votre cœur.

Le Christ dit : «Entre dans ta chambre et ... ferme ta porte "(Matt 6:6).

Retirez toutes les activités qui pourraient perturber votre descente intérieure.

Mettez de côté, du mieux que vous pouvez, tous vos problèmes de la journée et vos soucis du lendemain.

Ce n'est pas un temps de réflexion ou d'inquiétude.

Lorsque vous vous apprêtez à prier, restez debout, assis ou bien marchez quelques minutes et calmez votre esprit pour vous concentrer sur Dieu.

Pensez à qui vous allez vous adresser.

Rappelez-vous que c'est Dieu Lui-même à qui vous allez parler.

Essayez de le faire dans un sentiment d'humilité et de crainte respectueuse.

Faites des prosternations avant de commencer…

 

Note: Lorsque nous prions, nous devons faire face à l'Est.

 

 

Source: http://vie-orthodoxe.blogspot.com

 

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Explication du Sermon sur la montagne, 3, 11 (trad. coll. Pères dans la foi, n°5, p. 94 rev.) 

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« Prie ton Père dans le secret »

 

Jésus dit :

-« Quand tu pries, entre dans ta chambre ».

Quelle est cette chambre sinon le cœur, comme l'indique le psaume où il est écrit :

-« Ce que vous dites dans votre cœur, regrettez-le dans votre chambre » (Ps 4,5 Vulg).

Et, dit-il, « après avoir fermé la porte, prie ton Père dans le secret ».

Il ne suffit pas d'entrer dans sa chambre, si la porte reste ouverte aux gens indiscrets :

les futilités du dehors s'introduisent furtivement par cette porte et envahissent l'intérieur.

Les faits passagers et tangibles pénètrent par la porte, dans nos pensées ; c'est-à-dire une foule de vains fantasmes entre par nos sens et troublent notre prière.

Il faut donc fermer la porte, ce qui veut dire résister aux sens, afin qu'une prière toute spirituelle monte jusqu'au Père, jaillie du creux de notre cœur où nous prions le Père dans le secret.

« Et votre Père, qui voit dans le secret, te le revaudra ». 

Le Seigneur n'a pas l'intention de nous recommander de prier mais de nous apprendre comment prier.

De même il ne nous recommande pas l'aumône, mais l'esprit dans lequel il faut faire l'aumône.

Il exige la pureté du cœur que l'on peut obtenir seulement par une intention unique et simple, orientée sur la vie éternelle par un amour de la sagesse unique et pur. 

 

Saint Aphraate (?-v. 345), était un moine et évêque syriaque près de Mossoul . Dans : Les Exposés, n°4 ; SC 349 (trad. SC p. 316) 

cross[1]

« Restez éveillés et priez en tout temps »

 

      Mon ami, lorsqu'on fait le bon plaisir de Dieu, c'est de la prière, et c'est ce qui me paraît beau…

Par-dessus tout, sois assidu à la prière sans t'en lasser, comme il est écrit, car notre Seigneur a dit :

« Priez sans vous lasser. »

Sois assidu aux veilles, éloigne de toi somnolence et lourdeur, sois en éveil jour et nuit sans te décourager. 


      Je vais te montrer les modes de la prière ; il y a en effet la demande, l'action de grâce et la louange (Ph 4,6) :

*la demande, quand on demande miséricorde pour ses péchés ;

*l'action de grâce, quand tu rends grâce à ton Père qui est au ciel ; et

*la louange, quand tu le loues pour ses œuvres

Quand tu es en danger: présente la demande ;

quand tu es pourvu de biens: rends grâce à celui qui donne ; et

quand tu es d'humeur joyeuse: présente la louange. 


      Toutes tes prières, tu dois les porter devant Dieu selon les circonstances.

Vois ce que David lui-même disait à tout moment :

-« Je me suis levé pour rendre grâce à tes jugements, ô Juste » (Ps 118,62).

Dans un autre psaume, il dit encore :

-« Louez le Seigneur depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs » (148,1).

Il dit enfin :

-« Je bénirai le Seigneur à tout moment, à tout moment ses louanges en ma bouche » (33,2).

Car tu ne dois pas prier d'une seule manière, mais selon les circonstances. 


      Et moi, mon ami, j'ai la ferme conviction que tout ce que les hommes demandent avec assiduité, Dieu le leur donne.

Mais celui qui offre avec hypocrisie n'est pas agréé, selon ce qu'il est écrit : Celui qui offre la prière, qu'il tourne et retourne son offrande, pour voir s'il ne s'y trouve pas quelque défaut, et qu'ensuite il l'offre, autrement son offrande restera à terre (cf Mt 5,23-24; Mc 11,25).

Et qu'est-ce que l'offrande, sinon la prière ?…

De toutes les offrandes en effet, la prière pure est la meilleure.   

 

LE SENS DE LA PRIÈRE

Avant de parler de la prière elle-même, il convient de savoir pourquoi il est utile et nécessaire de prier, pourquoi la prière au nom du Seigneur Jésus a un sens et une valeur toute particulière.

 

Cordon ombilical avec Dieu.

La réponse est donnée dans un verset de l’épître aux Hébreux où, avant même de donner des exemples comme Abraham, l’auteur insiste sur la nécessité de croire dans le Créateur pour discerner ses œuvres dans le monde : " Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la Parole de Dieu, de sorte que ce que l’on voit provient de ce qui n’est pas apparent " (Hé 11, 3). Cette foi fondamentale rend la prière nécessaire. Dès que nous avons découvert que tout ce que nous voyons et tout ce que nous sommes – a son origine, son mouvement et sa vie dans le Créateur, dès que nous avons reconnu par conséquent que la création est amenée à mourir lorsqu’elle est coupée du Créateur, il devient d’une importance vitale, au sens le plus littéral et le plus fort du terme, de retrouver le lien de vie – véritable cordon ombilical – avec Dieu, sans lequel nous ne pouvons plus vivre.

Nous sommes tellement habitués aux merveilles de la création que tout nous paraît normal. Il est naturel de respirer, même dans le sommeil ; or, si le Créateur retenait son souffle, la respiration cesserait. Il est naturel que notre cœur batte indépendamment de notre volonté, naturel aussi que les enfants naissent, que le soleil se lève ; pourtant, qui nous dit que le soleil se lèvera demain matin ? En réalité, c’est le Créateur qui préside à tout cela. Dans les offices monastiques, toute la prière est liée au rythme de la nature où l’homme de foi reconnaît l’œuvre de son Créateur. Il sait, du reste, que si le lien entre lui et son Dieu était rompu, la créature – et l’homme en particulier – deviendrait une branche morte, desséchée et bonne pour le feu. Coupé du Créateur qui le fait battre, le cœur de l’homme devient un cœur de pierre au sens propre et figuré. C’est donc un acte de foi qui nous fait discerner la présence et l’existence de Quelqu’un derrière les merveilles de la création. Cela ne se démontre pas. Nous avons des signes, des traces de Dieu, mais au-delà, il faut un acte de confiance : un acte comparable à celui du plongeur qui se jette de haut dans le vide et qui ne peut vérifier le rôle amortisseur de l’eau qu’à l’arrivée.

Malheureusement, toute notre façon de vivre, tout ce que l’on appelle le péché, a coupé l’homme de son Créateur. Le péché n’est pas autre chose que le résultat d’un certain mode d’être, quand l’homme se détourne de son Créateur au profit des créatures qu’il se met à’ adorer, à la place de Dieu. C’est ainsi que l’homme moderne déploie des prodiges d’intelligence pour étudier les créatures, mais qu’il ne sait plus se tourner vers son Créateur. […]

Nous sommes des extravertis, nous nous perdons et nous dispersons dans les choses. Nous projetons tout le temps notre propre personne dans nos perceptions et dans les réalités extérieures, et nous nous y désintégrons. En dirigeant continuellement notre attention vers le dehors, nous devenons, pour ainsi dire, des morceaux de nature. Nous sommes alors tiraillés par tout ce qui, dans le monde, nous attire ou nous repousse, et nous y perdons jusqu’à notre personne.

L’homme sans Dieu est à la limite un schizophrène. Il perd son unité, se noie et se désintègre dans les déterminismes naturels. Il y perd sa liberté et devient un être conditionné. Ce n’est pas un hasard si notre époque parle tant de conditionnement ; c’est sans doute parce que les hommes n’ont jamais été autant conditionnés depuis qu’ils ont perdu leur contact initial avec le Créateur, pour se tourner vers les choses, s’y disperser et s’y désintégrer.

 

L’union du divin et de l’humain.

Cependant, le Dieu qui nous a créés n’a pas voulu notre désintégration et nous a envoyé son Fils. Cette incarnation donne à la prière un sens nouveau. Nous sommes ici aussi dans le domaine de la foi. C’est en Christ, Dieu et homme, que la nature divine et la nature humaine sont parfaitement unies. Et c’est dans cette union totale et parfaite du divin et de l’humain que réside la prière. Jésus-Christ – vrai Dieu assumant la nature humaine – est d’une certaine manière en état de prière permanente, puisque le Fils de Dieu et le Fils de l’homme communiquent d’une façon si totale qu’il n’y a en lui qu’une personne. C’est là que se trouve la source de la prière, qui est vraiment cette communication parfaite et intégrale avec Dieu en Jésus-Christ, dans la communion profondément naturelle entre Dieu et l’homme fait à son image.

Mais comment cette communication, cette union du divin et de l’humain – réalité fondamentale de la personne du Christ – se communique-t-elle aux chrétiens ? Une parole du prophète Isaïe nous le révèle, qui décrit à l’avance ce que sera le Messie " L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres " (Is 61, 1). Le mot Christ venant du verbe grec qui signifie " oindre ", " Il m’a oint " veut dire : " Il m’a fait Christ. " Le prophète Isaïe définit donc le Christ comme Celui sur qui repose le Saint-Esprit de Dieu. C’est justement parce que le Saint-Esprit repose sur le Fils que, lorsqu’il s’est posé sur la Vierge Marie, s’est opérée l’incarnation du Fils.

C’est par l’œuvre du Saint-Esprit, qui repose sur lui de toute éternité, que le Fils a assumé la nature humaine dès le sein de la Vierge. Et c’est parce que l’Esprit repose sur lui qu’il le donne à ceux qui croient en lui. À ce moment-là, véritable Pentecôte, l’homme est – à l’instar des anémones sous le soleil – exposé au rayonnement de l’Esprit de Dieu. Il commence à se vivifier, à être progressivement transformé par la lumière divine. Peu à peu se réalise ainsi, par toute une vie de foi et de prière, ce qui existait d’emblée, d’une façon totale et parfaite, dans la personne de Jésus Christ : l’union du divin et de l’humain. Lorsque le Seigneur Jésus nous donne l’Esprit, l’image de Dieu se renouvelle en nous. Nous recommençons à communiquer avec le Créateur. Nous revenons à notre état " naturel " qui est un état de prière.

La prière est en effet aussi naturelle à l’homme que sa respiration. Loin d’être une sorte d’état mystique et transcendant, elle est la condition naturelle de l’homme fait à l’image de Dieu. Comme le sarment communique avec le cep, comme la branche communique avec le tronc, comme toute la nature communique avec le Créateur, l’homme communique avec Dieu. Car l’homme a été créé pour Dieu ; c’est le péché qui nous coupe de Dieu, qui est contre-nature. Si nous mettons une plante dans une pièce sans lumière, nous accomplissons un acte contre nature, et ses feuilles vont blanchir. Si nous la plaçons près d’une fenêtre, cette plante va se tordre et se tourner vers la lumière ; si la lumière naturelle vient à manquer, elle va se tourner vers un ersatz de lumière comme une lampe électrique.

Comme cette plante, nous sommes bien souvent des tordus qui avons soif de la lumière que nous n’avons plus. Par nature, nous sommes assoiffés de Dieu, mais, ayant choisi d’innombrables ersatz de Dieu – des idéologies, des passions, des choses et toutes sortes d’appétits – tout dans notre vie s’emballe, grince, tourne à l’envers et au désordre. Le dynamisme divin que Dieu a déposé en nous n’étant plus rattaché à sa source, nous aboutissons à une véritable anarchie intérieure où notre être et la société perdent leur unité.

Demander l’Esprit Saint.

Cette œuvre du Saint-Esprit qui procède du Père, repose sur le Fils, est donnée aux croyants et renouvelle la nature humaine, est bien résumée par saint Paul : " Le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté. Et nous tous qui, le visage découvert, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image de gloire en gloire, comme il convient à l’action du Seigneur qui est l’Esprit " (2 Co 3, 17-18). Voilà qui définit bien ce qu’est la prière et son but : l’exposition de l’homme au rayonnement de l’Esprit saint qui, progressivement, renouvelle en lui l’image de Dieu et le transforme de gloire en gloire, selon le modèle de cette image parfaite de Dieu qu’est le Fils de l’Homme, Jésus Christ.

La prière, en ce sens, n’est nullement un acte fragmentaire. Elle n’est pas un ensemble de paroles ou de formules qu’on récite à un moment donné, mais bien un état permanent de l’homme, état qui redevient son état naturel et vital lorsqu’il se replace sous le rayonnement de l’Esprit. C’est pourquoi la plus importante de toutes les prières est celle que le Seigneur Jésus lui-même nous a indiquée : " Si vous qui êtes mauvais, ne donnez pas une pierre à vos enfants quand ils vous demandent du pain, ou un scorpion quand ils vous demandent un neuf, combien plus votre Père du ciel vous donnera-t-il le Saint-Esprit si vous l’en priez " (Mt 7, 9-11 ; Lc 11, 11-13).

Or, c’est la seule prière que nous ne faisons presque jamais ! Nous demandons à Dieu un tas de choses inutiles. Nous sommes avec lui comme des enfants capricieux qui demandent tout sauf le nécessaire, quand ce n’est pas des choses nuisibles. Et même si nous ne demandons pas à Dieu des choses aussi futiles que gagner au tiercé ou à la loterie nationale, si nous prions effectivement pour des choses plus utiles et plus légitimes comme la santé, prions-nous pour acquérir le Saint-Esprit qui est autrement plus nécessaire ? Lorsque nous avons le Saint-Esprit, nous sommes reliés à la Source de la vie ; nous avons la santé à la racine de notre être et pas seulement à la surface de notre peau.

Cependant, pour demander le Saint-Esprit, encore faut-il d’abord croire au Seigneur Jésus, puisque c’est lui qui le donne. Il est venu pour cela, ainsi qu’il l’a dit lui-même dans son dialogue avec la Samaritaine (Jn 4, 10-14). Il s’est incarné pour donner aux hommes le don de Dieu. Et ce don ne consiste pas seulement dans ce que Dieu donne : il est Dieu lui-même, la présence et le rayonnement même de Dieu par le don du Saint-Esprit. Autrement dit, Dieu n’est pas seulement le donnant, il est aussi le donné. De même que le Fils s’est donné lui-même par l’Incarnation et la Croix, de même le Saint-Esprit s’est donné aux hommes à la Pentecôte.

Quand nous invoquons le Saint-Esprit, nous l’appelons " Trésor de tous biens et Donateur de vie ". S’il est la source de tous les biens, pourquoi lui demandons-nous des petites choses plutôt que la présence du Donneur ? Nous prenons Dieu pour un homme qui ferait à sa femme un tas de cadeaux, mais qui ne lui donnerait jamais son amour, ni lui-même. Or, qu’attend une femme de l’homme qu’elle aime ? Des bijoux ? Des vêtements ? Des maisons ? Elle attend surtout qu’il se donne à elle. Or le Dieu-Amour nous donne essentiellement sa propre Personne, son propre Fils et son propre Saint-Esprit. Si seulement dans nos prières nous savions désirer le Donneur lui-même plutôt que ses dons ! Si seulement nous savions aimer Dieu pour lui-même plutôt que pour ses bienfaits ! Si, seulement nous étions un peu moins intéressés et commerçants avec Dieu !

Ne serions-nous pas un peu agacés de constater que les gens que nous aimons passent leur temps à nous demander quelque chose, mais sans s’intéresser à nous, un peu comme ces jeunes soldats qui n’écrivent à leur mère que pour leur demander de l’argent. La maman est toujours un peu déçue, mais elle envoie quand même ce qui est réclamé ; elle souhaiterait pourtant que son enfant pense parfois à elle sans arrière-pensées intéressées. Il en est de même de Dieu : il aimerait que nous pensions quelquefois à lui pas seulement pour lui demander des cadeaux, mais aussi pour lui dire que nous l’aimons et désirons sa présence. Mais pour cela, il faudrait que, dans nos prières, nous cessions d’être des bavards et des mal élevés ! Il y a des gens qui ne nous laissent jamais placer un mot quand nous parlons avec eux : ils parlent, parlent, parlent ! Ils racontent un tas de choses inintéressantes et ne nous donnent jamais la parole ! N’avons-nous pas, nous aussi, un comportement semblable avec Dieu : nous demandons, nous récitons, nous disons un tas de mots, mais nous ne prenons jamais la peine de nous taire et d’écouter.

Souvenons-nous de ce très beau récit de l’Ancien Testament, dans le livre des Rois, lorsque le grand prophète Élie, se trouvant à l’entrée de la grotte, apprend que Dieu va passer. Il y a un grand coup de tonnerre, mais, dit la Bible, Dieu n’est pas dans le coup de tonnerre ; il y a ensuite un grand tremblement de terre et un grand éclair, mais Dieu n’y est pas non plus. Survient alors un doux murmure, comme la brise du matin, et Elie, comprenant alors que Dieu passe, se prosterne, visage contre terre, et couvre sa tête de son manteau (voir 1 R 19, 11-12).

Faire silence pour écouter Dieu.

Dieu se fait entendre dans le silence, Mais celui-ci nous fait peur. Car nous craignons de nous retrouver seuls avec nous-mêmes. Nous préférons la télévision à la solitude, par peur du silence qui nous ferait entendre la voix de notre cœur et nous obligerait à tourner notre regard vers l’intérieur. Pourtant, c’est au fond de nous-mêmes à la racine de notre être où se trouve, souvent estompée, l’image de Dieu – que nous pouvons entendre la voix du Créateur. Mais notre propre bruit, le bruit permanent de la civilisation actuelle, l’occulte, la fait taire.

Il faut du silence pour écouter, surtout quand il s’agit d’une personne qui a quelque chose à dire et qui a pris la peine de l’exprimer. N’est-ce pas merveilleux que Dieu ait pris la peine de parler aux hommes et qu’il nous ait donné sa Parole ? Alors, écoutons-la, efforçons-nous de la lire. Non pas – bien que cela soit parfois utile – avec la mentalité du savant qui, microscope en mains, cherche sans cesse à décortiquer, éplucher, expliquer, comprendre les objets qu’il finit par dissoudre dans ses analyses. Non, il faut lire l’Écriture Sainte pour écouter Celui qui me parle, pour écouter le Dieu vivant qui a quelque chose à me dire parce qu’il m’a créé et qu’il a un projet, un dessein pour moi. Il faut donc lire la Bible en cherchant ce que Dieu veut me dire personnellement. Mieux encore, il faut écouter la Parole de Dieu ensemble avec d’autres, car là où deux ou trois sont réunis en son nom, il est présent parmi eux.

En ce sens, les offices de l’Église réalisent l’écoute communautaire de la Parole de Dieu. Que sont ces offices – les vêpres et les matines – auxquels nous assistons si peu et dont nous oublions parfois l’existence, sinon l’écoute de Dieu parlant à son peuple ? Aller à un office, ce n’est pas assister à un rite, ni réciter des prières et faire des gestes. C’est participer au mouvement de tout un peuple qui écoute son Dieu.

On ne peut pas être chrétien seul, parce que le Seigneur veut que nous soyons en même temps unis à lui et à nos frères. Notre époque passe son temps à perdre l’une de ces deux dimensions de la vie religieuse. Tantôt on souligne exclusivement la dimension verticale : Dieu et moi, et on en vient à oublier les frères. Tantôt, par réaction, on souligne la dimension horizontale : les frères et moi, et on en vient à oublier Dieu. Or la véritable dimension de l’Église, c’est Dieu et nous.

Dans une conférence qu’il a faite un jour à Marseille, Mgr Antoine Bloom comparait l’homme de prières à un chien de berger tapi aux pieds de son maître, les yeux fixés sur lui, les oreilles tendues vers lui, prêt à écouter son sifflement. Et aussitôt qu’il l’entend, il bondit pour accomplir son devoir, faire ce que le berger veut qu’il fasse. Pendant tout ce temps, le chien remue la queue parce qu’il est joyeux ! Ainsi doit être l’homme de prière. Un saint triste est un triste saint et un homme de prière triste est un homme qui prie mal ! Quand on prend contact avec la vraie vie, avec la Source de la vie, on est joyeux.

Face à la Trinité.

Ce contact, qui est personnel, se manifeste notamment dans la relation avec les icônes. Sur ses icônes, le Christ est toujours représenté de face, jamais de profil. Il nous regarde. Lorsque nous prions devant l’icône, c’est pour sentir le regard du Seigneur posé sur nous, pour que s’établisse un lien personnel – de personne à personne – entre le Seigneur qui nous appelle et nous qui répondons. C’est en priant devant l’icône – face-à-Face – que le chrétien, décidé à le chercher, découvre le lien personnel au Christ qui l’aime et qui l’appelle. Ce lien unique et irremplaçable entre le Christ et son disciple n’est pas un lien seulement entre l’homme et le Fils, mais aussi – à travers le Fils – entre l’homme et le Père, entre l’homme et le Saint-Esprit.

En effet, la prière chrétienne a toujours été essentiellement trinitaire. C’est magnifiquement illustré par l’icône de Roublev, qui représente les trois anges venus annoncer à Abraham la naissance d’Isaac, conformément au récit du livre de la Genèse. La Tradition y a toujours vu une préfiguration de la Divine Trinité. Les trois personnages représentés ont le même visage, car ils ne sont qu’un seul être. Ils sont d’ailleurs inscrits dans un cercle qui figure à la perfection le mouvement de vie trinitaire à l’intérieur de l’unique Divinité : l’ange représentant l’Esprit est penché vers le Père, tandis que le Père regarde vers le Fils pour faire reposer l’Esprit saint sur lui.

Lorsque le chrétien prie, il faut qu’il se mette face à chacune de ces trois Personnes. C’est pourquoi, dans la tradition orthodoxe, le petit enfant sur les genoux de sa mère apprend à dire la prière du Trisagion : " Saint Dieu, Saint Fort, Saint Immortel, aie pitié de nous " issue du chant entendu par Isaïe dans sa vision en l’an 740 avant J.-C. : " Saint, Saint, Saint, le Seigneur Sabaoth " (Is 6, 3). Saint Dieu, car Dieu est Saint. Saint Fort, car Isaïe appelle le Fils " le Fort ". Saint Immortel, car l’Esprit saint donne la vie. Cette prière est dite trois fois : une fois au Père, une fois au Fils et une fois au Saint-Esprit, mais en même temps à chaque fois aux trois Personnes ensemble, parce qu’elles sont une. Nous sommes là en présence du mystère de la Trinité, mystère radicalement et foncièrement au-delà de tout ce que la raison humaine peut concevoir ou imaginer.

Celui qui a dit à Moïse : " Je suis Celui qui est ", Celui qui est radicalement différent de tout ce que, en tant que créatures, nous pouvons voir ou percevoir, s’est révélé à nous comme Trinité lors du baptême du Christ dans le Jourdain : la voix du Père s’est fait entendre en le nommant " Fils bien-aimé ", et l’Esprit, sous forme de colombe, a confirmé la vérité de cette parole (voir Mt 3, 16). Cette contemplation de Dieu en trois Personnes est l’a-b-c de la prière chrétienne. C’est la découverte émerveillée que l’enfant fait du mystère divin, quand il comprend que le Dieu inaccessible, inconnaissable et au-delà de tout, est foncièrement différent des individus créés qui ne savent pas communiquer entre eux. Il n’est pas trois individus, mais trois Personnes communiquant totalement entre elles, dans l’unité totale de l’amour du Dieu unique. Ce face-à-Face avec ce Dieu inconnu et inaccessible qu’aucun homme n’a jamais vu, est le début de la prière ; car Dieu est lumière et personne n’a jamais vu la lumière.

Nécessaire ascèse.

La lumière se reflète sur un mur blanc, nous la voyons sur le visage de l’homme ou un vêtement, dans le ciel et sur les nuages, mais nous ne la voyons jamais elle-même ; elle est toujours au-delà de l’objet éclairé. Il en va de même de Dieu : il est toujours au-delà. Le problème, c’est que, dans notre bêtise humaine, nous ne cherchons jamais à aller au-delà, nous voulons toujours solidifier Dieu, l’objectiver pour mieux le posséder et l’idolâtrer. Un peu comme ce curé qui, ayant dans son église un magnifique vitrail, fit construire un mur pour mieux le protéger contre les tempêtes. La lumière dès lors ne pouvait plus passer à travers, et le vitrail ne s’illumina plus. Il n’y avait plus qu’une idole !

C’est ce qui se passe habituellement avec nous : nous adorons la créature au lieu du Créateur qui est toujours au-delà, derrière les choses et les êtres. C’est pourquoi la prière exige le silence, le vide. Pour prier, il faut déblayer l’horizon de tout ce qui l’obscurcit pour toujours aller au-delà, vers le mystère de Dieu, vers ce Dieu qui est un et trois, Dieu Unique et Trinité.

Pour nous ouvrir un peu à la lumière et y accéder, nous devons d’abord nettoyer en nous toutes les scories, éliminer toutes les opacités qui rendent la prière impossible. Cette pratique nécessaire, qui n’est guère à la mode, est ce que nous appelons l’ascèse, qui vient d’un mot grec signifiant " exercice ". Les acrobates que nous admirons à la télévision passent des heures, des semaines et des mois, voire des années pour arriver à accomplir leurs exploits. Si chacun de nous consacrait à la recherche de Dieu et à l’ascèse le dixième du temps que l’acrobate consacre à son trapèze, il y a longtemps que nous serions des saints ! Car nous ne pouvons pas être à la fois absorbés par une foule d’appétits qui nous vident, nous bloquent, nous hypnotisent, et en même temps avoir soif de Dieu et prétendre recevoir son rayonnement. Il faut savoir choisir entre le Créateur et la créature, entre Dieu et Mammon, entre Dieu et l’argent, entre Dieu et l’érotisme, entre Dieu et le plaisir égoïste. On ne peut pas à la fois vivre pour les choses et vivre pour Dieu. Il faut savoir au moins un peu mourir à l’égoïsme qui nous appauvrit et nous corrompt. Une citerne bien alimentée mais mal drainée voit son eau stagner et pourrir. De même, l’homme égoïste et jouisseur, qui cherche tout le temps à posséder et à sentir, se prive du courant d’eau fraîche, il pourrit et il meurt. En revanche, dès que l’écoulement est rétabli et que le robinet est ouvert, il se crée un appel d’eau : de l’eau fraîche va traverser la citerne et ce sera une eau vivante.

Il faut donc prier et un peu d’ascèse. Car prier, c’est se mettre en contact avec le courant de vie. Et l’ascèse, c’est mourir un peu à nos appétits qui nous dominent, crucifier le vieil homme en cherchant à participer aux mystères de la Croix.

Se mettre entre le mal et la victime.

Cela dit, il ne s’agit pas seulement de faire mourir en nous tout ce qui est obscur ou source d’obscurité. Il faut aussi intercéder, c’est-à-dire, au sens étymologique, se " placer entre " : entre le mal et la victime. On parle beaucoup, de nos jours, d’actions politiques, en pensant qu’elles vont changer le monde. Or, l’action politique du chrétien consiste essentiellement à se mettre – les bras en croix – entre celui qui fait le mal et la victime, comme l’a fait le Maître qui a reçu avec amour les coups des bourreaux. Etre chrétien, c’est accepter la Croix du Christ. Et accepter la Croix du Christ, ce n’est pas mettre une croix sur sa poitrine et prendre une épée dans sa main droite pour aller assassiner les musulmans en Terre Sainte. La croisade est exactement le contraire de la Croix ! Or, marqué peut-être inconsciemment par l’esprit des croisades, le chrétien a tendance à croire qu’il doit combattre les méchants avec le bras de César et des armes séculières, au lieu de se mettre derrière la Croix du Christ et se placer devant les victimes du mal, pour souffrir avec elles, en aimant.

Nous avons ainsi, selon nos humbles possibilités, à partager la Croix, sous son double aspect d’ascèse et d’immolation. Un exemple précis peut illustrer cela : ayant appris qu’on allait expulser des Algériens d’un bidonville sans les reloger, donc les jeter simplement à la rue, le pasteur Berthier Perrégaux, de la Cimade à Marseille, s’est couché à l’entrée du bidonville quand les CRS sont arrivés. Il a fallu qu’ils le prennent à bras-le-corps et qu’ils le portent au poste de police pour pouvoir faire évacuer les lieux. Ce que ce pasteur a fait est à la fois une action et une prière, car il s’est mis dans la position du Crucifié entre la victime et le bourreau. Il a bien sûr été expulsé, lui aussi : on ne brave pas impunément la force publique qui n’aime pas rencontrer, sur son chemin, un corps de pasteur ou de prêtre ! Mais c’est dans ce sens-là que nous avons le droit et le devoir de parler de la Croix? Nous avons là une action politique au sens chrétien du terme : non pas un acte de politique partisane, mais un acte d’amour où l’on se place au premier rang, du coté des victimes.

Chacun d’entre nous, dans sa vie professionnelle, familiale ou sociale, peut adopter ce genre d’attitude qui permet au courant de vie de passer. Ce n’est que lorsque le vieil homme possessif et égoïste commence à mourir qu’apparaît l’homme nouveau qui, progressivement, reçoit la vie du Ressuscité. Il n’y a pas de joie de la résurrection sans croix. Si nous avons perdu la joie de la Résurrection, c’est souvent parce que nous avons perdu le sens de la Croix et, finalement, celui de notre baptême. N’oublions pas que le baptême nous unit à la mort et à la résurrection du Christ. C’est pour cela que les orthodoxes baptisent toujours par immersion ; le baptistère symbolise la tombe du Christ. Comme nous le dit saint Paul, nous devons être ensevelis avec le Christ pour ressusciter avec lui (voir Rm 6, 4). Assumer notre baptême, c’est donc vivre sans cesse le mystère de notre mort au péché, de notre mort à l’égoïsme et au désir de posséder, pour vivre non plus de la vie du " moi ", mais de celle du Vivant, du Ressuscité. Afin d’arriver à dire comme saint Paul : " Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi " (Ga 2, 20). Toute la morale chrétienne est contenue dans cette phrase qui traduit à la fois la prière et la morale. Une morale bien loin du moralisme et des principes moraux.

Sacrement et prière de Jésus.

Un autre lieu de la prière, c’est bien sûr le sacrement.- Je n’aime pas trop ce terme, car tous les mots qui se finissent en " ment " font penser à des choses. Les orthodoxes d’ailleurs préfèrent parler de " mystère ", car le sacrement est le lieu mystérieux de notre rencontre avec le Christ et le Saint-Esprit. Ce n’est pas quelque chose que l’on reçoit, mais Quelqu’un que l’on rencontre. Le sacrement est le foyer d’où rayonne toute la vie chrétienne, le foyer lumineux qui déborde sur toute la vie quotidienne.

Si écouter la Parole de Dieu nous mène à rencontrer Celui qui nous parle, inversement rencontrer dans les sacrements Celui qui nous parle nous amène à l’écouter. Car le Christ que nous rencontrons dans le sacrement n’est pas muet. La Parole écoutée et le pain reçu sont le même Verbe de Dieu qui est le centre de toute vie de prière et de toute vie chrétienne. C’est la rencontre de l’homme avec le feu divin, pour parler comme les Pères ; le moment où le charbon est plongé dans le feu et devient un charbon ardent ; le moment où le fer que nous sommes est plongé dans le feu et devient un fer rouge. Tel est le sacrement : l’homme de chair placé dans le feu divin du Saint-Esprit et embrasé par lui.

Il ne faut pas chercher là quelque chose à ressentir, contrairement à notre époque qui, même dans le domaine spirituel, est malade de sensation. De même qu’écouter la Parole de Dieu n’est pas seulement un acte intellectuel de compréhension, mais un lien personnel avec son Créateur, de même le sacrement n’est pas un lien affectif ou émotionnel appartenant au domaine du paraître, mais une expérience intérieure dans le domaine de l’être. Si les sensations et les perceptions sont de l’ordre du paraître – les yeux du corps nous font percevoir ce qui paraît, des phénomènes – la foi est du ressort des yeux de l’âme qui nous mettent en communication avec l’être.

Dans le sacrement se réalise la parole du Seigneur : " Demeurez en moi comme je demeure en vous : vous en moi et moi en vous " (Jn 15, 4). Ce que nous recherchons dans les sacrements n’est rien d’autre : demeurer en lui et lui en nous. Nous avons là le centre de la vie et de la prière de tout chrétien.

Cette présence reçue dans les sacrements, il faut bien évidemment la garder, la chérir. C’est le rôle et le but de la prière de Jésus, la prière des moines orthodoxes pratiquée aussi par les fidèles : " Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur. " Par cette répétition incessante du nom de jésus – dans la rue, les transports publics, voire pour certains même dans le sommeil – nous pouvons conserver le Christ présent en nous, dans notre cœur. La prière et la vie ne font plus qu’un, dans une continuité. À une fidèle qui se plaignait un jour de ne pas savoir prier, un évêque orthodoxe a répondu : " Eh bien, tricotez ! Asseyez-vous devant l’icône du Christ et tricotez. " Elle a ainsi appris à prier, simplement en se mettant en présence du Seigneur, en retrouvant une certaine intimité avec lui, d’une façon tout à fait naturelle. Si on aime vraiment le Seigneur, on fait tout en sa présence.

La prière de Jésus nous permet donc de veiller à ne pas être dispersés et désintégrés par les choses extérieures, à garder l’attention du cœur centrée sur le Seigneur dans toutes nos activités. Une lumière va alors briller au centre de notre vie quotidienne, tout le temps, transformant toute notre manière de vivre. Dès lors, même les afflictions vont devenir une occasion de rendre grâce, de glorifier Dieu, comme le faisait Job malgré sa femme qui l’exhortait à maudire Dieu.

Transfigurer la souffrance.

À cet égard, il y a trois mois, une famille entière – le père, la mère et les deux enfants – ont été tués dans un accident de la route. Lors des funérailles, la vieille grand-mère – qui venait de perdre d’un coup son fils, sa belle-fille et ses deux petits-enfants passait d’un cercueil à l’autre en disant la même phrase que Job, préfiguration du Christ : " Gloire à toi, Dieu, gloire à toi. " Elle savait bien que la mort ne vient pas de Dieu, mais du Malin ; elle savait aussi que le Fils de Dieu a vaincu la mort, qu’il donne la vie et ressuscite les morts.

C’est ainsi qu’il faut tenter de découvrir dans l’affliction une occasion d’aimer Dieu davantage, découvrir aussi que c’est lui qui délivre du mal, triomphe de la mort et du Malin. L’affliction, qui est toujours une épreuve, est comme une échelle placée contre notre fenêtre : nous pouvons l’utiliser pour descendre ou en profiter pour monter à l’étage au-dessus. Le chrétien est celui qui, dans l’affliction, sait se servir de l’épreuve pour s’élever, se rapprocher de Dieu et lui montrer qu’il l’aime vraiment et qu’il sait prier.

Mais c’est aussi en présence de l’ennemi, de celui qui, dans la jungle du monde moderne, cherche à nous faire du mal, à prendre notre place ou à nous humilier, que nous pouvons vraiment bien prier. Car c’est en priant pour lui que nous avons prise sur Dieu. En priant pour celui qui nous fait du mal, nous accomplissons une action réellement positive, parce que nous aidons le Christ à le sauver et nous sommes vraiment unis au Christ crucifié et ressuscité. Est-ce trop demander ? Mais le Christ ne nous a-t-il pas dit " Soyez parfaits comme votre Père est parfait " (Mt 5, 48) ? Dans son épître, saint Jean ne nous dit-il pas : " Soyez semblables à Dieu " (1 Jn 3, 2) ? Le mot " semblable "a la même étymologie que le mot " ressemblance ". Or, nous avons été créés à l’image et à la ressemblance du Christ ; le but de notre vie est de ressembler de plus en plus à Dieu, de participer, par la lumière du Saint-Esprit, à la vie même des trois Personnes de la Trinité.

Dieu s’est fait homme pour que l’homme monte jusqu’à Dieu. Le Fils de l’homme s’est assis à la droite du trône de Dieu et la nature humaine a été exaltée jusqu’à Dieu, dans une dynamique que saint Athanase appelle la déification (théosis). Nous sommes faits pour Dieu, pour entrer dans la vie de la Trinité. N’ayons pas peur de viser trop haut, car c’est Dieu lui-même qui est descendu jusqu’à nous, en prenant la forme d’un esclave, pour nous faire monter jusqu’à lui. Le but de notre prière, le but de toute notre vie, ce qui lui donne finalement son sens, c’est d’aller progressivement vers cette vie trinitaire pour laquelle nous sommes faits et dans laquelle nous trouverons finalement notre raison d’être de vivre, et de nous épanouir divinement pour toujours.

Source:

Extrait de Cyrille Argenti, 
N’aie pas peur, Cerf/Le Sel de la Terre, 2002.

 

Nomination de deux exarques du Patriarcat œcuménique à Kiev

Communiqué officiel :

« Dans le cadre des préparatifs de l’octroi de l’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine, le Patriarcat œcuménique a désigné comme exarques à Kiev Son Excellence Mgr Daniel de Pamphilon des États-Unis et son Excellence Mgr Hilarion d’Edmonton du Canada, tous deux servant les fidèles orthodoxes ukrainiens dans leurs pays respectifs dans le cadre du Patriarcat œcuménique.

Au Patriarcat œcuménique, le 7 septembre 2018, du secrétariat général du saint et du sacré Synode »

Source

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Esprit Saint et Prière (Prière de St Isaac le Syrien)

Seigneur,
quand Votre Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans 
cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son cœur la prière est toujours à l'œuvr
e.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son cœu
r.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prièr
e.

Ses pensées sont inspirées par Vous, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son cœur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Vous l'Invisible.

(St Isaac le Syrien)

PRIÈRE DU SILENCE

La prière est avant tout une rencontre personnelle avec Dieu. Peut-être en certaines occasions serons-nous conscients de la présence de Dieu, d’une façon souvent assez floue, mais il est des moments où nous ne pouvons nous situer devant lui que par un acte de foi, sans que sa présence nous soit d’aucune façon sensible. Ce n’est pas le degré de conscience que nous avons de sa présence qui compte, qui rend possible et féconde cette rencontre ; il y faut d’autres conditions, dont la plus fondamentale est que la personne qui prie soit vraie. Dans la vie sociale, notre personnalité présente des facettes diverses. La même personne apparaît telle dans tel cadre et tout à fait différente dans tel autre, autoritaire quand elle est en situation d’avoir à diriger, soumise dans sa vie conjugale, et différente encore au milieu d’amis. Tout être est complexe, mais aucune de ces personnalités fausses, ou partiellement fausses et partiellement vraies, n’est notre être véritable, celui qui est capable de se tenir en notre nom devant Dieu. Cela affaiblit notre prière, crée en nous un cœur, un esprit, une volonté divisés. Comme le dit Polonius dans Hamlet : " Sois vrai envers toi-même, et il s’ensuivra, comme la nuit suit le jour, que tu ne pourras être faux envers quiconque. "

Découvrir ce qu’on est réellement, au milieu et au-delà de ces fausses personnalités, n’est pas tâche aisée. Nous avons si peu l’habitude d’être nous-mêmes en un sens véritable et profond qu’il nous semble quasi impossible de savoir par où commencer notre quête. Nous savons tous qu’il est des moments où nous nous approchons de cet être vrai ; nous devrions repérer et analyser soigneusement ces moments afin de découvrir de façon approximative ce que nous sommes réellement. Ce qui rend en général si difficile la découverte de la vérité sur nous-mêmes, c’est notre vanité ainsi que la façon dont elle détermine notre comportement. La vanité consiste à tirer gloire de choses dénuées de valeur, et à faire dépendre le jugement que nous portons sur nous-mêmes – et donc toute notre attitude envers la vie – de l’opinion de gens qui n’ont aucun titre à peser ainsi sur nous ; c’est un état de dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui à notre propre personnalité. […]

L’humiliation est l’une des voies par lesquelles nous pouvons désapprendre la vanité, mais si elle n’est pas acceptée de bon gré, l’humiliation peut au contraire, en avivant notre amour-propre, nous rendre plus dépendants encore de l’opinion des autres. Ce que disent saint Jean Climaque et saint Isaac de Syrie sur la vanité semble contradictoire : pour l’un, la seule façon d’échapper à la vanité est la fierté, la confiance en soi ; pour l’autre, la seule voie passe par l’humilité. Tous deux expriment leur opinion dans un contexte donné, et non comme une vérité absolue, mais cela nous permet de voir ce que les deux extrêmes ont en commun, à savoir que, fiers ou humbles, on ne se soucie pas des opinions humaines ; dans les deux cas, le jugement des hommes est récusé. […]

L’autre remède est l’humilité. Fondamentalement, l’humilité est l’attitude de celui qui se situe en permanence sous le regard de Dieu, comme une terre offerte. Le mot humilité vient du latin humus, terre fertile. Le terreau est là, on ne le remarque pas, il va de soi, toujours présent, destiné à être foulé. Il est silencieux, caché, sombre et pourtant toujours prêt à recevoir la semence, prêt à lui donner substance et vie. Plus il est bas, plus il est fécond, car il ne devient réellement fertile que lorsqu’il reçoit toutes les scories du monde. Il est si bas que nul ne peut le souiller, l’abaisser, l’humilier : il a accepté la dernière place et ne peut descendre plus bas. Dans cette position, rien ne peut troubler la sérénité de l’âme, sa paix et sa joie.

Il est des moments où nous sommes soustraits à toute dépendance vis-à-vis des réactions d’autrui ; ce sont ceux de la profonde douleur ou de la joie délirante. Quand le roi David dansa devant l’arche (2 Sm 6, 14), bien des gens, dont Mikal, la fille de Saül, pensèrent que le roi se comportait vraiment de façon indécente. Sans doute sourirent-ils ou se détournèrent-ils, embarrassés. Mais il était trop plein de joie pour le remarquer. Il en va de même avec la douleur ; quand elle est authentique et profonde, la personne devient vraie ; elle oublie les poses et les attitudes, et cet aspect de la souffrance, la nôtre ou celle d’autrui, est précieux.

La difficulté, c’est que lorsque nous sommes véritablement nous-mêmes dans la joie ou la douleur, notre humeur et notre situation ne nous permettent pas de nous observer, de prêter attention aux traits de notre personnalité qui se manifestent alors ; mais il est un moment où, suffisamment engagés encore dans notre sentiment profond pour être vrais, nous sommes pourtant suffisamment dégagés déjà de l’extase de la joie ou de la douleur pour être frappés par le contraste entre ce que nous sommes à ce moment-là et ce que nous sommes d’habitude ; alors, ce qui est en nous profondeur et superficialité nous apparaît clairement. Si nous sommes attentifs, si nous ne passons pas, indifférents, d’un état d’esprit à un autre, omettant de saisir ce qui se produit en nous, nous pouvons apprendre progressivement à retenir ces traits caractéristiques de la réalité qui nous sont apparus durant un instant.

Beaucoup d’auteurs spirituels disent que nous devons chercher à découvrir le Christ en nous. Le Christ est homme parfait, totalement vrai, et nous pouvons découvrir ce qu’il y a de vrai en nous en découvrant ce en quoi nous lui ressemblons. Il est des passages de l’Évangile contre lesquels nous nous révoltons et d’autres au contact desquels notre cœur brûle en nous (Lc 24, 32). Si nous recherchons les passages qui provoquent en nous la révolte, comme ceux que de tout notre cœur nous croyons vrais, nous aurons déjà découvert les deux extrêmes en nous, en bref l’anti-Christ et le Christ en nous. Nous devons avoir conscience des deux types de passages et nous concentrer sur ceux qui sont proches de notre cœur, car nous pouvons affirmer avec sûreté qu’ils marquent au moins un point sur lequel le Christ et nous sommes apparentés, un point sur lequel un homme est déjà – certainement pas pleinement, mais au moins de façon naissante – un homme vrai, une image du Christ. Mais il ne suffit pas d’être affectivement touché, de donner un plein accord intellectuel à tel ou tel passage de l’Évangile ; les paroles du Christ doivent devenir vivantes en nous. […]

Une personne devenue réellement " vraie " peut se tenir devant Dieu et offrir sa prière avec une attention absolue, l’intelligence, le cœur et la volonté unifiés dans un corps qui répond totalement aux injonctions de l’âme. Mais avant d’avoir atteint une telle perfection, nous pouvons cependant nous tenir en présence de Dieu, conscients de n’être qu’en partie vrais, et lui apporter tout ce que nous pouvons, mais dans le repentir, en confessant que nous manquons encore de vérité et que nous sommes donc incapables d’unité. À aucun moment de notre vie, que nous soyons totalement divisés ou en voie d’unification, nous ne sommes privés de la possibilité de nous tenir devant Dieu. À défaut de cette unité complète qui donne force et puissance à notre prière, nous pouvons nous présenter dans notre faiblesse, conscients de celle-ci et prêts à en supporter les conséquences.

Ambroise d’Optina, l’un des derniers starets russes, disait un jour que deux catégories d’hommes seraient sauvés : ceux qui pèchent et qui sont assez forts pour se repentir, et ceux qui sont trop faibles même pour se repentir vraiment, mais qui sont prêts, patiemment, humblement et avec joie, à porter tout le poids des conséquences de leurs péchés ; dans leur humilité, ils sont agréables à Dieu. […]

Nous ne devons pas venir vers Dieu en vue d’éprouver des émotions diverses, ni pour connaître une quelconque expérience mystique. Nous ne devons nous approcher de lui qu’afin de nous trouver en sa présence, et s’il choisit de nous la rendre sensible, qu’il en soit loué, mais s’il choisit de nous faire expérimenter son absence, qu’il en soit à nouveau loué, car, ainsi que nous l’avons vu, il est libre de s’approcher de nous ou pas. Il est aussi libre que nous le sommes. Pourtant, lorsque nous ne recherchons pas la présence de Dieu, c’est que nous sommes préoccupés par d’autres choses qui nous attirent plus que lui ; alors que lui, s’il ne manifeste pas sa présence, c’est parce que nous avons quelque chose à apprendre sur lui, et sur nous-mêmes. Mais l’absence de Dieu que nous pouvons percevoir dans notre prière, le sentiment qu’il n’est pas là, est aussi un élément – et un élément important – de la relation.

Notre sentiment de l’absence de Dieu peut être le fait de sa volonté ; il peut vouloir que nous le désirions, et que nous apprenions combien sa présence est précieuse, en nous faisant faire l’expérience de ce que signifie la solitude absolue. Mais notre expérience de l’absence de Dieu est souvent déterminée par le fait que nous refusons la chance de prendre conscience de sa présence. Une femme qui avait fait usage de la Prière à Jésus pendant quatorze ans se plaignait de n’avoir jamais éprouvé le sentiment de la présence de Dieu. Mais quand on lui eut fait remarquer qu’elle parlait tout le temps, elle accepta de se tenir en silence pendant quelques jours. Et elle prit alors conscience que Dieu était là, que le silence qui l’entourait n’était pas le vide, l’absence de bruit et d’agitation, mais que ce silence était peuplé, que ce n’était pas quelque chose de négatif, mais de positif, une présence, la présence de Dieu qui se faisait connaître à elle en créant le même silence en elle. Et elle découvrit ainsi que la prière renaissait tout naturellement, mais ce n’était plus cette sorte de bruit discursif qui avait empêché jusque-là Dieu de se faire connaître.

Si nous étions humbles ou seulement raisonnables, nous ne nous imaginerions pas que, simplement parce que nous avons décidé de prier, nous allons connaître du premier coup l’expérience de saint Jean de la Croix, de sainte Thérèse ou de saint Séraphin de Sarov. Toutefois, ce que nous désirons ce n’est pas toujours avoir l’expérience des saints, mais retrouver telle expérience que nous-mêmes avons précédemment connue ; pourtant cette nostalgie du passé peut nous empêcher de saisir ce qui se présenterait aujourd’hui très normalement sur notre chemin. Tout ce que nous avons pu éprouver appartient au passé, tout cela est lié à ce que nous étions hier, non à ce que nous sommes aujourd’hui. Nous ne prions pas en vue de provoquer je ne sais quelle délicieuse expérience, mais pour rencontrer Dieu, quelles que puissent en être les conséquences, ou pour lui remettre ce que nous avons à lui apporter, et le laisser en user comme bon lui semblera.

Rappelons-nous aussi que nous devons toujours nous approcher de Dieu en sachant que nous ne le connaissons pas. Celui vers qui nous devons nous tourner est le Dieu secret, mystérieux, qui se révèle comme il l’entend ; chaque fois que nous venons en sa présence, nous nous trouvons devant un Dieu que nous ne connaissons pas encore. Nous devons être ouverts à toute manifestation de sa personne et de sa présence.

Peut-être avons-nous appris beaucoup sur Dieu par notre propre expérience, l’expérience des autres, les écrits des saints, l’enseignement de l’Église, le témoignage de l’Écriture ; peut-être savons-nous qu’il est bon, humble, que c’est un feu dévorant, qu’il est notre juge, notre sauveur, et beaucoup d’autres choses encore, mais nous devons nous rappeler qu’à tout moment il peut se révéler tel que nous ne l’avons jamais envisagé, pas même dans ces catégories très générales. Nous devons nous situer devant lui avec révérence et être prêts à rencontrer qui nous rencontrerons, qu’il s’agisse du Dieu qui nous est déjà familier ou d’un Dieu que nous sommes incapables de reconnaître. Peut-être nous fera-t-il pressentir qui il est, mais cela pourrait être tout à fait différent de ce que nous attendions. Nous espérons rencontrer un Jésus doux, compatissant, aimant, et nous rencontrerons un Dieu qui juge et condamne, et qui refuse que nous nous approchions de lui dans l’état où nous sommes. Ou bien alors nous venons repentants, nous attendant à être repoussés, et nous trouvons la compassion. À toutes les étapes de notre croissance, Dieu nous est à la fois connu et inconnu. Il se révèle lui-même, et c’est dans cette mesure que nous le connaissons, mais nous ne le connaîtrons jamais complètement, il y aura toujours le mystère divin, un noyau de mystère que nous ne pourrons jamais pénétrer. […]

Saint Athanase disait que la montée de l’homme vers la déification commence au moment même où il est créé. Dès cet instant, Dieu nous donne la grâce incréée qui rend possible l’union avec lui. Du point de vue orthodoxe, il n’y a pas d’" homme naturel " auquel la grâce serait surajoutée. La première parole de Dieu qui nous tira du néant fut notre premier pas vers l’accomplissement de notre vocation, qui est que Dieu soit tout en tous et que nous soyons en lui comme il est en nous.

Il faut nous attendre à découvrir que le dernier pas de notre relation avec Dieu est un acte de pure adoration, face à un mystère dans lequel nous ne pouvons pénétrer. Nous grandissons dans la connaissance de Dieu année après année jusqu’à la fin de notre vie et nous continuerons de le faire durant toute l’éternité, sans jamais arriver à ce point où nous pourrions dire que nous connaissons enfin tout ce qui est connaissable de Dieu. Ce processus de découverte graduelle de Dieu nous conduit à nous situer à tout moment en ayant derrière nous notre expérience passée et devant nous le mystère du Dieu connaissable et encore inconnu. Le peu que nous savons de Dieu nous rend difficile d’en apprendre davantage, car le plus ne peut être simplement ajouté au peu, étant donné que chaque rencontre apporte un changement de perspective tel que ce que nous connaissions avant devient presque faux à la lumière de ce que nous savons après.

Ceci est vrai de toute connaissance que nous acquérons ; chaque jour nous apprend quelque chose dans le domaine scientifique ou littéraire, mais le savoir que nous avons acquis ne prend un sens que parce qu’il nous conduit jusqu’à la frontière au-delà de laquelle il reste encore quelque chose à découvrir. Si nous nous arrêtons pour répéter ce que nous savons déjà, nous perdons notre temps. La première chose à faire, si nous voulons rencontrer le vrai Dieu dans la prière, est ainsi de nous persuader que toute la connaissance précédemment acquise nous a amenés à nous tenir devant lui. Tout cela est précieux et utile, mais si nous n’allons pas au-delà, notre connaissance devient évanescente, fantomatique, elle n’a plus de vie réelle ; il s’agit d’un souvenir, et l’on ne vit pas de souvenirs.

Dans nos relations avec autrui, inévitablement, nous ne tournons qu’une seule facette de notre personnalité vers une facette de la personnalité de l’autre ; cela peut être bon lorsque c’est un moyen d’établir le contact, mais cela devient mauvais si nous en profitons pour exploiter les faiblesses de l’autre. À Dieu aussi nous présentons la facette qui est la plus proche de lui, le côté de la fidélité ou de l’amour. Mais nous devons être conscients du fait que ce n’est jamais une facette de Dieu que nous rencontrons mais Dieu tout entier.

Quand nous prions, nous espérons que Dieu sera là comme quelqu’un d’effectivement présent, et que notre prière sera, sinon un dialogue, du moins un discours adressé à quelqu’un qui nous écoute. Nous avons peur de n’éprouver nulle présence, et d’avoir l’impression de parler dans le vide, personne n’étant là pour nous écouter, pour répondre, pour s’intéresser à ce que nous disons. Mais ce serait une impression purement subjective ; si nous comparons notre expérience de la prière avec nos contacts humains les plus quotidiens, nous savons bien que quelqu’un peut écouter très attentivement ce que nous disons, et que nous pouvons pourtant avoir le sentiment de parler en pure perte. Notre prière atteint toujours Dieu, mais il ne lui est pas toujours répondu par un sentiment de joie ou de paix.

Extrait d’Antoine Bloom, 
Prière vivante, Cerf (FV 185), 1981.

http://www.pagesorthodoxes.net

 

POUR ENTRER DANS « LA PRIÈRE DU CŒUR » (Métropolite Jonas)

POUR ENTRER DANS « LA PRIERE DU CŒUR »

Asseyez-vous et recueillez-vous, et rappelez-vous que Dieu est présent.

Dites les prières du Trisaghion [Saint Dieu…] si vous le souhaitez.

Respirez lentement et profondément à quelques reprises, et suivez votre souffle au centre de votre poitrine.

Commencez à dire la prière de Jésus tranquillement, lentement, jusqu'à ce que vous ayez la sensation de la Présence de Dieu.

Ensuite, laissez faire la Prière de Jésus, et entrez dans le silence.

Des pensées viendront, mais laissez-les tout simplement passer.

Ne les laissez pas attirer votre attention. Mais si elles le font, rejetez-les doucement et reportez votre attention sur la Présence de Dieu, peut-être à l'aide de la prière de Jésus pour rétablir votre intention de prier.

Allez plus loin en vous-même, sous les pensées, dans le plus profond silence et la conscience de la Présence, et restez-y simplement.

La période de prière doit commencer avec quelques minutes, et peut être entièrement occupée d'abord avec la Prière de Jésus.

Finalement, sur une période de plusieurs semaines ou plusieurs mois, alors que vous commencez à maîtriser la garde de votre attention concentrée et à rejeter les pensées, laissez-la se poursuivre jusqu’ à vingt ou trente minutes.

Deux périodes de prière, au début de la matinée et tôt en soirée sont une excellente discipline.

 

Métropolite Jonas, Eglise Orthodoxe d’Amérique

Traduction Claude Lopez-Ginisty

source : http://orthodoxologie.blogspot.com/

LA PRIÈRE DU CŒUR,PEUT-ON LA DIRE EN COMMUNAUTE ?
PEUT-ON DIRE LA PRIÈRE DU CŒUR EN GROUPE ?
Monastère MaldonePrière solitaire –

La prière du Nom, prière de Jésus, prière du Cœur, suivant les diverses dénominations, est celle des ermites.

Quelquefois ceux-ci disent cette prière sur le chapelet avec leur disciple.

Pendant que l’un dit à haute voix la Prière, l’autre est prosterné, ou assis, ou agenouillé, dans une intériorisation maximale de la prière.

Ensuite, on alterne, celui qui la disait à haute voix devient silencieux et l’autre prend le relais, le temps d’un chapelet, par exemple.

C’est une prière liée au retrait, au silence, à la solitude volontaire – une prière non liturgique.

Prière communautaire

À partir de l’expérience de la Prière dite dans l’ermitage par l’Ancien et ses disciples, a pu se développer celle qui consiste à dire le chapelet en un groupe plus important.

L’exemple le plus connu est celui du monastère Saint-Jean-le-Précurseur en Angleterre :

-le chapelet, dit avec un nombre important de personnes, devient un office communautaire qui remplace bien souvent les offices liturgiques, en tout cas pendant la semaine.

Cette méthode a l’avantage que l’on se passe de livres et de partitions, et qu’on apprend à se rendre mutuellement le service de dire à haute voix les invocations :

-celui qui en est chargé les prononce, non pour lui-même, mais pour les frères. Dans le cas d’une récitation communautaire de la prière du Nom, la formule est rigoureusement « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu aie pitié de nous » et non « de moi, pécheur ».

Formes de la prière

Il faut savoir que, dans le contexte communautaire comme dans la solitude, la formule du Nom de Jésus a donné naissance à d’autres formes de la prière répétitive, celle qu’on adresse à la Mère de Dieu (« très sainte Mère de Dieu, sauve nous – ou sauve-moi, pécheur ! ») et à un saint (« saint Père et Pontife Nicolas, prie Dieu pour nous – ou pour moi pécheur !»).

Elle a donné naissance également au chapelet d’intercession, où l’on prie pour les vivants et les défunts – « Seigneur Jésus Christ notre Dieu (notez la formule différente), aie pitié de tes serviteurs Untel et Untel… ! » ou « très sainte Mère de Dieu, sauve tes serviteurs… »).

Discernement

Dans ces diverses situations, le discernement est important. Plusieurs conditions sont importantes afin de ne pas perdre un temps précieux, de s’égarer ou de tomber dans l’illusion.

Premièrement, il est indispensable d’être membre de l’Église.

En effet, c’est en celle-ci que nous est transmise toute la grâce  du saint Esprit, ainsi que l’expérience vivante des saints Pères.

La prière, même solitaire, même érémitique, est la prière de l’Église. Cela veut dire que l’on confesse ce que l’Église confesse :

-c’est pourquoi le Symbole de foi traditionnel est généralement dit avant de commencer le chapelet.

Ensuite, il est indispensable de se confesser régulièrement afin de révéler et de reconnaître ce qui advient dans le cadre de la prière – pensées, sentiments, etc.

Pour cela, on a vraiment besoin d’un père plus expérimenté avec lequel on a une relation d’obéissance spirituelle.

Ses conseils, ses avertissements, son expérience, sa connaissance de la tradition des saints Pères, sont infiniment utiles.

En paroisse

L’expérience paroissiale de la prière du chapelet existe.

Cela correspond à un véritable office hérité généralement du monastère cité plus haut.

Il peut avoir lieu à la suite d’un office comme celui de vêpres.

On peut le trouver également dans telle ou telle famille de paroissiens, par exemple pendant le grand Carême.

Mais, en tout cas, il ne remplacera pas les offices classiques et il supposera toujours la bénédiction du prêtre responsable et la présence d’une personne expérimentée.

Celle-ci peut intervenir si l’on se trompe dans les mots, si l’on adopte un ton sentimental, dès qu’une déformation affecte la transmission authentique de l’expérience.

(Source: Sagesse Orthodoxe)

 

Dimanche 28 Février 2016, lectionnaire pour le Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne), accordé au Calendrier liturgique de l'Eglise Orthodoxe Malankare
"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

 

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105)

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  


Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105). 

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  

Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Les miracles se produisent par les prières des petits enfants (St Paissios l'Athonite)

Les miracles se produisent par les prières des petits enfants.

Tout ce qu'ils demandent à Dieu, Il le leur donne parce qu'ils sont candides et Il entend leur prière pure.

 

Je me souviens une fois que nos parents étaient partis aux champs et m'avaient laissé dans la maison avec mes deux jeunes frères et sœurs.

 

Le ciel s'est assombri soudainement et une pluie torrentielle a commencé.

 

«Que vont faire nos parents maintenant , avons-nous dit ? Comment vont-ils rentrer à la maison?»

 

Les deux petits ont commencé à pleurer.

 

«Viens ici, leur ai-je dit, nous allons demander au Christ d'arrêter la pluie.»

 

Nous nous sommes agenouillés tous les trois devant les icônes de la famille et avons prié.

 

En quelques minutes, la pluie s'est arrêtée.

 

(St Paissios l'Athonite)

 

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Les miracles se produisent par les prières des petits enfants (St Paissios l'Athonite)
Prière enflammée de Saint Augustin

 

( Prière conclusive du "De Trinitate" qui, quoiqu'on pense des balbutiements du traité (Égalés par de nombreux autres théologiens d'Orient comme d'Occident naturellement impuissants à traduire en mots humain l’indicible mystère du "Dieu Unique mais non point solitaire") prouve s'il en était besoin,l'amour ardent pour Dieu et qui enflammait l’Évêque d'Hippone, l'humilité qui l'habitait .)

 

De toutes mes forces, celles que tu m’as données,

Je T’ai cherché,

Désirant voir ce que j’ai cru.

Et j’ai lutté, et j’ai souffert.

Mon Dieu,

Mon Seigneur,

Mon unique espoir,

Accorde-moi de n’être jamais las de Te chercher,

Qu’avec passion sans cesse je cherche ton visage.

Toi qui m’as donné de Te trouver,

Donne-moi le courage de Te chercher

Et d’espérer Te trouver toujours davantage.

Devant Toi ma solidité : garde-la.

Devant Toi ma fragilité : guéris-la.

Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j’ignore.

Par là où Tu m’as ouvert, j’entre : accueille-moi.

De là où Tu m’as fermé, j’appelle : ouvre-moi.

Accorde-moi de ne pas T’oublier,

Accorde-moi de Te comprendre.

Mon Dieu,

Mon Seigneur,

Accorde-moi de T’aimer.

 

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7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 19:57

 

Regarde l’Etoile ! 

Ô homme, qui que tu sois, qui dans cette marée du monde te sens emporté à la dérive parmi les orages et les tempêtes, ne quitte pas des yeux la lumière de cette étoile. Quand se déchaînent les rafales des tentations, quand tu vas droit sur les récifs de l'adversité, regarde l'étoile, appelle Marie !

Si l'orgueil, l'ambition, la jalousie te roulent dans leurs vagues, regarde l'étoile, crie vers Marie ! Si la colère ou l'avarice, si les sortilèges de la chair secouent la barque de ton âme, regarde vers Marie. Quand, tourmenté par l'énormité de tes fautes, honteux des souillures de ta conscience, terrorisé par la menace du jugement, tu te laisses happer par le gouffre de la tristesse, par l'abîme du désespoir, pense à Marie.

Dans les périls, les angoisses, les situations critiques, invoque Marie, crie vers Marie ! Que son nom ne quitte pas tes lèvres, qu'il ne quitte pas ton cœur, et pour obtenir la faveur de ses prières, ne cesse pas d'imiter sa vie. Si tu la suis, point ne t'égares ; si tu la pries, point ne désespères ; si tu la gardes en ta pensée, point de faux pas.

Qu'elle te tienne, plus de chute. Qu'elle te protège, plus de crainte. Sous sa conduite, plus de fatigue. Grâce à sa faveur, tu touches au port. Et voilà comment ta propre expérience te montre combien se justifie la parole : Le nom de la vierge était Marie !

Saint Bernard de Clairvaux

 

Chers amis. Aloho m'barekh 
Dès mon retour de Nantes je vous invite à être très nombreux autour de nous pour le Weekend de la Nativité de la Très Sainte Vierge Marie.

Ce samedi 8 septembre sera en effet célébrée la naissance de la Sainte Mère de Dieu*, Marie (dukhron mawlodho d'Yoldath Aloho Mariam) . La célébration commencera tout à l'heure, ce soir, après les Vêpres .

Samedi 8 Septembre, Office du matin à 7h30 et Messe à 10h30. Cette Quadisha Qurbana sera suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles. Soutoro (Complies à 20h30.

Rappelons que nous consacrons particulièrement la journée du samedi aux Confessions.

Dimanche 9 Septembre même programme.

Heureuse et pieuse Fête de la Nativité de Notre-Dame à tous, heureux Weekend à vous ! Aloho m'barekh !

+Mor Philipose

"Ô Vierge Marie Sainte mère de Dieu! Priez pour nous, pécheurs, maintenant , à toute heure et à l'heure de notre mort (Morth Maryam bthulto emeh Daloho boylofayn ḥaṭoyé hosho wabkhul shdon wabsho‛tho d-mawtan) Amîn."

*Mère de Dieu le Verbe incarné

Nota:
Pendant que nous célébrerons ce Weekend au Monastère, le Père Syméon (Abouna Syméon) me remplacera à Jauldes (Angoulême). Le 16, il célébrera la Quadisha Qurbana (La Sainte Messe) pour un petit groupe de fidèles avant de rentrer au Monastère.
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The Holy Bible readings from the Church Lectionary:

Evening:
St. Mathew 12:38-50

Morning:
St. Mark 3:31-35

Before Holy Qurbono:
Exodus 3:1-10
I Samuel 17:37-40, 48-51
Ezekiel 44:1-3
Isaiah 11:1-8

Quadisho Qurbono (Sainte Messe):


Ière de St Jean 3: 2-16:
02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.

03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.

05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.

06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.

07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;

08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.

09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.

10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.

11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.

12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.

13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.

14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.

15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.

16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.

Épître aux Hébreux 2: 14-18:
14 Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,

15 et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.

16 Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.

17 Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.

18 Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

Saint Luc 8: 16-21:
16 Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d’un vase ou ne la met sous le lit ; on la met sur le lampadaire pour que ceux qui entrent voient la lumière.

17 Car rien n’est caché qui ne doive paraître au grand jour ; rien n’est secret qui ne doive être connu et venir au grand jour.

18 Faites attention à la manière dont vous écoutez. Car à celui qui a, on donnera ; et à celui qui n’a pas, même ce qu’il croit avoir sera enlevé. »

19 La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas arriver jusqu’à lui à cause de la foule.

20 On le lui fit savoir : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui veulent te voir. »