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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 10:09

Tout est mis en œuvre pour détruire la foi chez l'homme,

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 le placer dans des situations telles qu'il ne peut penser qu'à survivre, qu'à surmonter les obstacles qu'on lui impose.

Regardez autour de vous : radio, journaux, télévision, cinéma et théâtre se conjuguent pour créer un mode de pensée standardisée, unique pour tous, de sorte que l'homme ne peut rester une seule minute seul avec ses pensées et sentir la présence de Dieu.

Le rythme de vie moderne - effréné, standardisé et perpétuellement tendu - conduit à la pensée unique, orientée selon le désir de certains. L'homme est empêché de rester seul.

[...]    

La pensée unique, la pensée imposée empêche l'homme de croire en Dieu, comme elle empêche le croyant de garder sa foi.

Souvenez-vous cependant que l'Église de Dieu vivra éternellement, même dans ces conditions.

Aussi, gardez votre foi, luttez pour une pensée personnelle, priez le plus possible, lisez l'Écriture sainte et le Seigneur vous gardera.

Il ne vous laissera pas perdre l'acuité de votre raisonnement, ni penser comme la masse informe des gens indifférents et froids. 

Cette parole du Père Arsène commente ce que vivent les croyants pendant la période soviétique mais ce qui est dit pourrait autant s'adresser à nos contemporains en occident.

PÈRE ARSÈNE

Présence de Dieu au coeur de la souffrance T2 Cerf

Universitaire, spécialiste de l'art et de l'architecture russes anciens, le père Arsène (1894-1975) devient moine au célèbre monastère d'Optyna Poustyn. Prêtre, il développe une activité pastorale très personnelle, transformant sa paroisse de Moscou en une profonde communauté spirituelle. Persécuté par le régime athée soviétique, il est déporté et emprisonné dans un camp de la mort , où il survit par la prière et une compassion active pour ses codétenus. Libéré en 1958, il devient le père spirituel de nombreux fidèles qui le visitent et correspondent avec lui de toute la Russie.

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:27
JE SUIS CHRÉTIEN (SOURCE: "SAGESSE ORTHODOXE)
Solidarité avec les martyrsCrucifixion Moscou - fin 14e

Tous les chrétiens entrent en Carême, par le jeûne, le repentir et la prière – vaste manifestation planétaire, deuil mondial, sous la bannière : « Je suis chrétien ! » Pendant 40 jours, nous allons le dire, solidaires des nouveaux martyrs, ces brebis d’abattoir  qu’on égorge pour la foi. Saints et victorieux martyrs Milad, Abanub, Maged, Yusuf, Kirollos, Bishoy, Somaily, Malak, Tawadros, Girgis, Mina, Hany, Bishoy, Samuel, Ezat, Loqa, Gaber, Esam, Malak, Sameh et l’ouvrier anonyme, priez Dieu pour nous ! Assassinés pour l’Évangile, nous sommes avec vous : « Je suis chrétien ! » Je porte la croix dans le monde ; je l’arbore sur mon église, sur ma maison, dans ma voiture : « Je suis chrétien » ! Je défile en esprit avec des milliards de témoins sur toute la face de la terre pour dire Non à la persécution des croyants, pour ne pas abandonner le Christ au Calvaire ; pour dire Oui à la foi et aux commandements du Sauveur, pour rendre hommage aux assassinés du 18 février, et à tous les autres immolés, parce qu’ils étaient chrétiens…

Avec les victimes du cynisme

« Je suis chrétien », solidaire également des âmes assassinées dans nos pays de consumérisme. Sous nos yeux, dans les rues de nos grandes villes, l’affiche du « 1er site des rencontres extraconjugales », est exhibée, à l’arrière des autobus, par un service public de transports urbains ! Toutes les grandes surfaces nous demandent, pour des raisons commerciales, si nous avons « la carte de fidélité » : on promeut ici, pour les mêmes raisons, l’infidélité. Celle-ci, selon cette entreprise, « est dans l’air du temps. Aussi, notre parti pris est d’ancrer la nouvelle identité [de notre marque] au cœur même de la notion d’infidélité : le mariage ». Quand l’impudence et le cynisme sont soutenus par les Institutions, la République, dont l’article 212 du Code civil dit que « les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours et assistance », est en état d’autodestruction. Il est suicidaire pour une société de saper les bases qui la fondent, en l’occurrence le mariage et la famille. « Je suis chrétien » : je défile en esprit pour dire Non à ce qui fait du mal à l’être humain, à ce qui atomise la société, à ce qui conduit à la mort.

Le repentir

Plus fort que les pétitions ou les parades de rue, « Je suis chrétien » est la bannière de tous ceux qui, en ce temps de Carême, entrent dans le repentir, dans le jeûne et la prière. Innombrable manifestation des silencieux en faveur des âmes qu’on égorge quand, dans d’autres régions du globe, ce sont les corps que l’on saigne. Le repentir se désolidarise du péché, et connaît la haine de ce qui sépare l’homme de Dieu, et l’homme de l’homme. « Je suis chrétien » n’annonce pas seulement que je suis là, que ce que l’on fait à d’autres, c’est à moi qu’on le fait, directement ou indirectement. Les prophètes anciens de notre Israël dénonçaient la corruption, la compromission, l’idolâtrie qui menacent la survie du peuple de Dieu.

L’appel de l’Esprit

Les grands hiérarques, les Chrysostome ou les Ambroise de Milan, dénonçaient l’exploitation des faibles et les tortures infligées aux saints. « Je suis chrétien » dénonce, non pas les personnes, mais les fautes, l’injustice, la violence et la perversion organisées, la torture et le meurtre légalisés. Mais le Christ Seigneur ne s’est pas contenté de dénoncer les erreurs : Il est monté sur la Croix pour ceux dont Il stigmatisait les fautes. Le chrétien entre dans le jeûne et le repentir pour le monde. Mais, il se met également, comme le Christ lui-même, au rang des pécheurs : je n’ai pas fait cela ; mais j’aurais pu le faire. « Je suis chrétien » s’articule en « Je suis pécheur ! » Que tous les chrétiens du monde entrent ensemble dans le jeûne et la prière ! – tel est l’appel de l’Esprit, la réponse à toute méchanceté, à toute cruauté, à toute corruption.

Victoire de l’humilité

Les saints et les martyrs sont victorieux, non par un moralisme hypocrite, mais par l’humilité, solidaires des pécheurs, des assassins et des cyniques pervers dont la place est réservée dans les tourments sans fin. Torturés d’un côté du globe par des couteaux, et, de l’autre, par la promesse de plaisirs sans fin, face à l’impunité de leurs tortionnaires, ils sont vainqueurs par la fidélité : rien ne saurait les séparer du Christ. (Radio Notre-Dame, « Lumière de l’Orthodoxie », 22 février 2015)

===

Le miracle de la Transfiguration

est l’un des plus beaux joyaux de la Révélation chrétienne. C’est une scène d’une particulière densité et d’une grande richesse d’évocation. Les trois Apôtres qui en furent les témoins privilégiés en ont gardé un souvenir impérissable. Et comme nous comprenons bien leur émotion, puis leur enthousiasme, à la vue de ce Jésus qui dans l’existence quotidienne était si simple si familier, si semblable aux autres hommes et qui brusquement leur laisse entrevoir l’éblouissante splendeur de sa divinité.

Certes, auparavant, ils devinaient bien que leur Maître était plus qu’un homme. Pierre avait même fait au nom des Douze cette magnifique profession de Foi : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant… » Mais de cette vérité, dans le cours de la vie ordinaire ils n’étaient que trop portés à l’oublier.

Or, maintenant qu’ils voient se révéler, dans un éclair de gloire, le Christ qui est « le Fils Bien-Aimé du Père », le Sauveur annoncé par les prophètes (représentés ici par Moïse et Elie) ils comprennent mieux le privilège inouï qui est le leur : de vivre avec Jésus et dans son amitié, de pouvoir à chaque instant rencontrer Son Regard, écouter Sa Parole, lui parler, lui demander lumière et réconfort. Et dans la plénitude de joie qu’ils éprouvent, ils voudraient éterniser cette minute exceptionnelle : « Seigneur il fait si bon ici, restons-y ».

Rêve chimérique que Jésus va dissiper, car l’homme ici-bas ne doit pas vivre habituellement sur le Thabor et dans les ravissements de l’extase… La plaine le réclame pour le combat et le travail. Mais dorénavant toute leur existence (qui restera dans le détail des heures, monotone et pénible) apparaîtra merveilleusement transfigurée par cette minute de lumière inoubliable.

Chers frères et sœurs, nous qui n’avons pas eu comme les Apôtres la ferveur de voir le Christ Glorifié, nous avons cependant une lumière capable de transfigurer, toute notre vie : c’est la lumière intérieure, la lumière surnaturelle de la Foi…

Il est clair que si nous projetons sur notre vie un regard simplement humain, elle nous apparaît plutôt maussade, presque toujours en grisaille et même à certaines heures absurde et cruelle. Nous sommes aux prises, en effet, avec tant et tant de difficultés. Trop souvent nous avons l’impression d’être emportés par la vague déferlante des évènements qui nous dépassent. Notre travail quotidien peut nous paraître fastidieux et, à la longue, exaspérant. Et ceux qui nous entourent, y compris ceux que nous aimons peuvent alourdir encore notre épreuve. Dieu lui-même peut nous sembler lointain, absent des prières par lesquelles nous cherchons à le rejoindre, étrangement neutre et indifférent au drame de notre existence.

Mais si nous projetons sur cette vie humaine les clartés de la Foi, alors tout est changé, tout peut se transfigurer, comme un paysage morose qui s’anime, se colore et se met à sourire à la lumière du soleil.

Car la Foi, voyez-vous, nous donne une autre vision du monde et de l’aventure humaine : elle nous permet de faire cette découverte enthousiasmante à savoir que Dieu, s’il reste invisible n’est pas lointain, mais tout proche, présent partout et surtout en nous-mêmes par le mystère de la Grâce sanctifiante, et qu’il nous enveloppe constamment de sa Tendresse. Nous découvrons que Dieu, apparemment silencieux et détaché nous aime, chacune et chacun, d’un amour éperdu et s’occupe par sa Providence du détail de nos vies…

D’ailleurs n’avons nous pas la preuve la plus convaincante de cette proximité du Seigneur et de son prodigieux amour dans le Mystère de l’Eucharistie.

Jésus réellement présent nuit et jour dans le Tabernacle de nos églises. Jésus qui par la Communion Eucharistique dépose en nous le germe de notre future glorification, nous plonge davantage dans l’intimité divine et resserre nos liens d’amour avec tous nos frères.

Et dans cette lumière qui vient d’En-Haut nous découvrons également que nos démarches quotidiennes, si insignifiantes à première vue, que notre travail le plus banal, qu’en un mot tout ce qui occupe nos journées, tout cela peut être divinisé, tout cela peut avoir un retentissement éternel si toutefois, bien sûr, nous nous efforçons de la vivre en union avec le Christ, si toutefois nous nous efforçons de l’accomplir comme le Christ lui-même l’accomplirait s’il était à notre place.

Enfin grâce à cette lumière surnaturelle de la Foi nous découvrons que nos souffrances, qu’elles soient physiques, morales ou spirituelles, (ces souffrances qui nous révoltent aussi longtemps qu’elles nous semblent absurdes) que nos souffrances ont un sens : qu’elles peuvent devenir utilisables et porter beaucoup de fruits si nous savons les unir aux souffrances du Sauveur : Mystère de Compassion, de Corédemption dont la Vierge Marie est le plus bel exemple.

Malheureusement ces vérités si réconfortantes, nous les oublions trop facilement et cela parce que nous ne savons pas (ou ne cherchons) pas assez à nous élever jusqu’au niveau d’une foi vraiment divine.

Notre comportement, nos réactions ressemblent trop souvent au comportement et aux réactions de ceux qui ne partagent pas cette Foi. Trop souvent c’est l’humain qui prédomine en nous.

Et il faut bien reconnaître que la démarche du croyant n’est pas facile, car les réalités invisibles ne sont ni tangibles, ni mesurables, elles n’atteignent pas nos sens.

Nous ne pouvons pas voir de nos yeux, ni toucher de nos mains le monde surnaturel dans lequel, pourtant, nous baignons.

Dieu, l’Ame, la Grâce, la Communion des Saints, le Ciel : ces réalités là, ni l’analyse chimique, ni le scanner, ni les explorations interplanétaires ne peuvent les atteindre…

Et il faut ajouter que les instants où Dieu par une lumière spéciale devient « sensible au cœur », ne sont jamais dans notre vie que des minutes brèves. La joie comblante de la Transfiguration fut, pour les Apôtres, de courte durée. Et s’imaginer que les Saints vivaient toujours en extase avec le ciel ouvert devant les yeux est une grosse erreur.

Pour les Saints, comme pour nous la vie terrestre a été une épreuve et un combat spirituel dans l’obscurité. Il reste que pour nous, comme pour eux, la Foi doit être ce phare dans la nuit, ce rayon de lumière qui permet d’avancer sans s’égarer sur le chemin montant, étroit et escarpé, qui mène à Dieu.

Et puisque la Foi dépend de la Grâce et de notre bonne volonté, puisque la Grâce nous est toujours offerte, il dépend finalement de nous que notre Foi chrétienne devienne plus forte, plus surnaturelle, plus rayonnante.

Faisons donc cet effort durant ce temps de Grâce qu’est le Carême.

Ne restons pas dans les ténèbres, alors que nous pouvons marcher sous le grand soleil de Dieu.

Et puisque nous connaissons bien notre faiblesse, redisons souvent cette profonde prière qui fut inspirée à un paysan du temps de Jésus :

« Seigneur, je crois, mais viens en aide à mon incrédulité ».

Oui, Seigneur, c’est bien vrai, trop souvent nous sommes des croyants incroyants ou peu croyants…

Accorde-nous, par Marie ta Très Sainte Mère qui est le Modèle incomparable de la Foi, de dépasser le stade d’une foi imparfaite, réveille notre Foi, trop souvent somnolente pour que notre existence monotone et éprouvée soit toute entière illuminée par Ta Présence, par Ta Vie en nous, en attendant le jour éternel où nous te serons semblables parce que nous te verrons tel que tu es dans les splendeurs de la Bienheureuse Trinité.

 

Amen

(Abbé Pierre Cousty)


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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:34
DISCORDE FAMILIALE…(SOURCE: "SAGESSE ORTHODOXE")

1)   il n’est pas étonnant que votre fils ait pensé devoir soutenir son épouse. Vous vous trouvez ainsi seuledevant deux personnes.

2)   il est vrai que l’on peut parler selon sa conscience tout en conservant la douceur. En revanche, dire qu’il faut « tout exprimer » n’est pas tout à fait juste, ou alors il faudrait un amour immense pour que la vérité que l’on exprime ne soit pas meurtrière et que, au contraire, elle serve à l’édification de ceux à qui on la dit. Nous devons acquérir d’abord l’amour, et ensuite dire toute la vérité. C’est ce qu’a fait le Christ. Il a dit toute la vérité; mais, dans le même temps, Il était disposé à monter sur la croix pour ceux à qui Il disait la vérité.

3)   nous avons tort de tomber dans la colère, même pour un bon motif; seule la douceur inspirée par l’amour que l’on a pour ceux qui nous contredisent peut être efficace; c’est l’exemple que donne le Christ. Et la douceur n’est pas la mollesse: c’est la force de l’humilité.

4)   le problème vient du fait que vous n’aimez pas encore cette personne. Demandez au Christ de vous donner la grâce d'aimer votre belle-fille comme Il l’aime lui-même; en effet, sur la Croix, Il a donné sa vie pour elle, comme pour vous, et comme pour votre fils. Quand vous l’aimerez, vous ne serez plus en rivalité avec elle par rapport à votre fils.

5)   je pense que vous êtes bien inspirée quand vous écrivez: « Est-ce une épreuve ? Pour abattre mon orgueil (cette belle-fille m’humilie, mon fils m’humilie) ? Pour me montrer qu’il faut aimer Dieu avant tout (plus que son fils !) ? Pour que je prie pour la conversion de cette personne?  Pour éprouver ma foi ? Pour me montrer mes péchés (moi qui me croyais bonne chrétienne et qui n’aime pas cette femme ! ) ? Alors à quoi bon les prières si l’on ne peut aimer tout le monde ? »

Vous apportez vous-même la réponse à votre interrogation. Si une personne devient humble comme le Christ Dieu est humble, elle devient invulnérable à toutes les attaques venues des hommes ou des démons; et elle peut alors aimer, non seulement ses amis, mais ses ennemis. Pour ces derniers, elle éprouve même un amour douloureux, de la compassion, parce qu’elle sent combien ils sont malheureux et prisonniers de la haine: elle les voit plus malheureux qu’elle n’est elle-même. Le Malin, qui est principalement l’esprit de division, ne peut pas s’infiltrer dans une famille où au moins une personne a acquis l’amour du Christ.

lire la suite …         Discorde familiale
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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:11

Pénitence: la rudesse d'un Saint

padre pio

Il est très connu que, de son vivant, Padre Pio n’était pas opposé à l’utilisation d’un langage dur, rugueux, voir choquant pour provoquer chez le pénitent un retournement.

 

C'était particulièrement vrai quand il avait affaire à des cas d’impureté, de scandale, de calomnie et de péchés contre la transmission de la vie.

 

Il n'accordait jamais l'absolution (Le Pardon acquit par le Christ sur la Croix pour chacune de nos âmes)  à ces gens sans faire un reproche, et un souvent très sérieux. 

Alors que les pécheurs graves étaient souvent réprimandé avec un avertissement sévère, d’autres se sont vu refuser l’absolution, parce qu’ils n'avaient pas les dispositions requises, parce qu'ils n’étaient pas suffisamment préparés. 

Le père Paolo Rossi, le postulateur général des Capucins, a déclaré :

«Padre Pio avait un caractère difficile.»

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Un homme qui avait été infidèle à sa femme a avoué à Padre Pio qu’il était en train d’avoir «une crise spirituelle ». 

Padre Pio se leva et cria : 

– « Quelle crise spirituelle ?! Vous êtes un vil cochon et Dieu est en colère contre vous ! Allez-vous-en! »


Une autre fois, une jeune femme avoua qu’elle avait commis des péchés contre la pureté,c’est-à-dire qu’elle se masturbait. 

Cependant, elle savait que quand elle est retournerait chez elle retomberait dans la même tentation et commettrait le péché de nouveau.

Elle n’avait pas la ferme intention de s’amender (la ferme résolution de changer sa vie et cesser de pécher) – une composante essentielle pour rendre une confession valide.

Padre Pio a refusé de l’absoudre …

Elle revint encore et fit la même confession, mais Padre Pio refusa de nouveau de l’absoudre.

 C’est arrivé quatre fois de suite.

Juste avant sa cinquième confession,mieux préparée, elle pensa :

- «Je préfère mourir que de commettre ce péché à nouveau !», et elle pensait cela lors de sa confession toute entière.

Alors seulement, la voyant dans de bonnes dispositions, Padre Pio  lui accorda l’absolution.

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Une femme qui avait avorté, dit à Padre Pio : 

– « Je ne savais pas que l’avortement était un péché. »

Il répondit : 

– «Que voulez-vous dire ?

Vous ne saviez pas que tuer c’était un péché?

Avorter : c’est tuer !

C’est un terrible péché, un des plus grands péchés ! »

 

Une femme a dit qu’elle avait lu des livres immoraux.
Padre Pio lui dit : 

« Avez-vous confessé cela avant ? »
- « Oui », répondit-elle.
- « Qu’est-ce que votre confesseur vous a dit ? »
- « Que je ne devais pas le refaire. » avoua-t-elle.


Sans dire un mot, Padre Pio referma la porte du confessionnal sur son visage et écouta la confession suivante.

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Seigneur aidez-nous à vivre une vraie contrition de nos péchés avec la ferme intention de ne plus péché !

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 00:22

icone copte pentecote

Un pasteur protestant,

qui s’est converti à la foi catholique en découvrant l’amour de la Vierge Marie, raconte, dans une lettre adressée à un ami :

« Tu me demandes s'il est vrai que j'ai une dévotion envers la Vierge Marie. Je peux avouer que nous avons eu, mon épouse et moi, une expérience étonnante de la place de Marie dans nos vies en janvier 1998.

A ce moment-là, j'avais un désir profond d'être libéré de toutes les racines d'amertume de ma vie, et le Seigneur m'a montré que la source de mon problème était la haine que j'avais contre ma mère que je n'ai jamais connue.

Cette haine s'est étendue aux mères en général.

Par une révélation du Saint Esprit, Jésus a brisé mon cœur en me montrant que j'avais de la haine contre sa mère.

Avec beaucoup de tristesse et une grande repentance j'ai pleuré et Jésus a fait un miracle : -il a arraché de mon cœur les racines de 51 ans d'amertume.

Il m'a donné sa parole sur la croix: "Voici ta mère !" (.)

Je suis tombé amoureux de Marie et "je l'ai prise chez moi".

Personne ne m'a convaincu, sinon l'Esprit Saint lui-même.

Marie est venue nous toucher, mon épouse D. et moi. Depuis, nos vies ont été transformées.

(Source : sentinellenehemie.free)

 

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 23:44
 Miracle ?
La statue de la Vierge n'est pas là...
mais tout le monde la voit !

Incroyable mais vrai !

L'image de la statue se voit depuis la porte d'entrée, mais s'évanouit au fur et

à mesure que l'on se rapproche de l'autel.

virgen maria

Cela peut sembler incroyable, mais c'est vrai. Dans la niche au-dessus de l'autel de la chapelle du sanctuaire de Notre-Dame-de-Lourdes, à Alta Gracia (Argentine), il n'y a pas de statue de la Vierge, mais l'on peut voir son image, alors que la niche en question est en réalité vide.

Il ne s'agit pas d'une image plane mais en relief, en trois dimensions : même les plis du vêtement sont visibles. On dirait un hologramme.

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Et ce n'est pas une illusion psychologique, fruit de la dévotion exaltée de quelques pèlerins. 

Croyants ou non croyants, tous ceux qui se pressent au sanctuaire la voient et l'image apparaît même sur les photos qui sont prises.

Elle se distingue parfaitement depuis la porte d'entrée et s'évanouit ensuite peu à peu, au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'autel.
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De quand date le phénomène?

Dans cette chapelle, construite et bénite en 1927, il y a eu, pendant de nombreuses années, au centre du retable, une statue de Notre-Dame de Lourdes.

En août 2011, cette statue a été retirée de la niche afin d'être restaurée.

Quelques jours plus tard, l'un des prêtres en charge du sanctuaire s'apprêtait à fermer la porte principale de la chapelle, quand il vit une silhouette, qui semblait être en plâtre, à la place occupée auparavant par la statue de la Vierge de Lourdes.

S'approchant de l'autel à plusieurs reprises, il observa alors que l'image s'évanouissait au fur et à mesure qu'il se rapprochait.

Or la statue n'était pas là.

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Devant le phénomène manifeste, visible par toutes les  personnes visitant le lieu, et après les commentaires inexacts de la presse, les frères carmes déchaux publièrent alors le communiqué suivant :« La manifestation de l'image de la Très Sainte Vierge n'a pas, à ce jour, d'explication rationnelle. Elle doit être interprétée par le peuple de Dieu comme un signe pour augmenter et approfondir la foi chrétienne et susciter dans le cœur des hommes la conversion à l'amour de Dieu et leur participation à la vie de l'Église ».
 70633507 p[1]

Une chapelle en 1924

La chapelle est située sur un grand terrain, dans un parc de plusieurs hectares où, en 1916, avait été inaugurée une réplique de la grotte de Massabielle de Lourdes, où la Vierge est apparue en 1858 à sainte Bernadette Soubirous.

L'idée et la réalisation étaient dues à deux femmes de Buenos Aires, Guillermina Achával Rodríguez de Goyena et Delfina Bunge de Gálvez, écrivain, épouse de l'auteur Manuel Gálvez.
N D DE LOURDES 2 
Depuis la construction de la grotte, le lieu est devenu un centre où affluent des foules nombreuses de pèlerins et où se sont multipliées les manifestations d'amour envers la Mère de Dieu.

En 1922, un comité s'est constitué pour construire une chapelle, dont la première pierre a été posée en 1924 et que l'évêque de Cordoba de l'époque, Mgr José Anselmo Luque, a bénite en 1927. 

Adapté de l'espagnol par Élisabeth de Lavigne pour 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 15:59

L'ICÔNE QUI MARQUE L'ENTREE DE LA PLACE ROUGE A MOSCOU

Le nom d’Iverskaya de cette icône de la "Vierge directrice", l'une des plus anciennes conservées, vient d’un monastère du Mont Athos où elle arriva miraculeusement en 999 après avoir longtemps flotté sur la Mer de Marmara.

Une pieuse veuve de Nicée (aujourd’hui Iznik) l’avait en effet confiée à ses eaux à l’époque des persécutions iconoclastes du 9° siècle.

En 1648, on en porta la reproduction à Moscou. Les guérisons et faits miraculeux se répétèrent à Moscou, comme cela se produisait au Mont Athos, au monastère d’Iverski. Aussi cette icône fut-elle entourée d’une grande vénération.

Depuis, l'Eglise russe vénère la Très Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie en son icône "Iverskaïa" chaque 12 février. Pendant les années de la domination soviétique, elle était vénérée dans l'Eglise de la Résurrection. Depuis, elle a retrouvé son église du temps passé, à l'entrée de la place Rouge, à Moscou. 

D'après Maria Donadeo in "Icônes mariales russes" 

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 15:56

CARËME:

Croix Syrienne des Chrétiens de Mar Thomas

Dans l'Eglise d'Occident [Ce n'est pas le cas dans notre Tradition Syriaque], le Carême commence par le "Mercredi des Cendres". Voici la présentation que Jean-Paul II, le Pape de Rome, faisait en 2003 de cette démarche. Je vous la livre ici puisque, aussi bien, ce qu'il en dit est valable pour tous afin d'éclairer notre éffort de conversion durant ce Carême:

1. "Sonnez du cor à Sion ! Prescrivez un jeûne, publiez une solennité, réunissez le peuple, convoquez la communauté" (Jl 2, 15-16). Ces paroles du prophète Joël mettent en lumière la dimension communautaire de la pénitence. Certes, le repentir ne peut provenir que du cœur, siège, selon l'anthropologie biblique, des intentions profondes de l'homme. Toutefois, les actes de pénitence exigent d'être vécus également avec les membres de la communauté. En particulier dans les moments difficiles, suite à des difficultés ou face à un danger, la Parole de Dieu, à travers la bouche des prophètes, appelait les croyants à une mobilisation pénitentielle : tous sont convoqués, sans aucune exception, des personnes âgées aux enfants ; tous unis pour implorer de Dieu la compassion et le pardon (cf. Jl 2, 16-18).

2. La communauté chrétienne écoute cette puissante invitation à la conversion, au moment où elle s'apprête à entreprendre l'itinéraire quadragésimal, qui est inauguré par l'antique rite de l'imposition des cendres. Ce geste, que certains pourraient considérer comme appartenant à d'autres temps, contraste certainement avec la mentalité de l'homme moderne, mais cela nous pousse à en approfondir le sens en découvrant sa force et son impact particuliers. En déposant les cendres sur le front des fidèles, le célébrant répète : "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière". Retourner à la poussière est le destin qui apparemment lie les hommes et les animaux. Toutefois, l'être humain n'est pas seulement chair, mais également esprit ; si la chair a pour destin la poussière, l'esprit est voué à l'immortalité. En outre, le croyant sait que le Christ est ressuscité, remportant également dans son corps une victoire sur la mort. Lui aussi marche dans l'espérance vers cette perspective.

3. Recevoir les cendres sur le front signifie donc se reconnaître comme créatures, faites de glaise et destinées à la glaise (cf. Gn 3, 19) ; cela signifie dans le même temps se proclamer pécheurs, ayant besoin du pardon de Dieu pour pouvoir vivre selon l'Evangile (cf. Mc 1, 15); cela signifie, enfin, raviver l'espérance de la rencontre définitive avec le Christ dans la gloire et dans la paix du Ciel. Cette perspective de joie engage les croyants à faire tout leur possible pour anticiper dans le temps présent une partie de la paix future. Cela suppose la purification du cœur et l'affermissement de la communion avec Dieu et les frères.

C'est à cela que visent la prière et le jeûne auxquels, face aux menaces de guerre qui pèsent sur le monde, j'ai invité les fidèles.

A travers la prière, nous nous plaçons entièrement entre les mains de Dieu, et ce n'est que de Lui que nous attendons la paix authentique.

A travers le jeûne, nous préparons notre cœur à recevoir la paix du Seigneur, don par excellence et signe privilégié de la venue de son Royaume.

4. La prière et le jeûne doivent donc être accompagnés par des œuvres de justice ; la conversion doit se traduire en accueil et en solidarité. A ce sujet, l'ancien prophète admoneste : "N'est-ce pas plutôt ceci le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug ; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ?" (Is 58, 6).

Il n'y aura pas de paix sur terre tant que perdureront les oppressions des peuples, les injustices sociales et les déséquilibres économiques encore existants. Mais pour les grands changements structurels souhaités, les initiatives et les interventions extérieures ne suffisent pas ; il faut avant tout une conversion commune des cœurs à l'amour.

5. "Revenez à moi de tout votre cœur" (Jl 2, 12).

Nous pourrions dire que le message de la célébration d'aujourd'hui se résume dans cette exhortation implorante de Dieu à la conversion du cœur.

Cette invitation est répétée par l'Apôtre Paul dans la seconde lecture : "Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu [...] Le voici maintenant le moment favorable ; le voici maintenant le jour du salut" (2 Co 5, 20 ; 6, 2).

Chers frères et sœurs, voici le moment favorable pour revoir notre attitude à l'égard de Dieu et de nos frères.

Voici le jour du salut, au cours duquel nous examinons profondément les critères qui nous orientent dans notre conduite quotidienne.

Seigneur, aide-nous à retourner de tout cœur à Toi, Chemin qui conduit au salut, Vérité qui rend libres, Vie qui ne connaît pas la mort.

Jean-Paul II - 5 mars 2003

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 13:57

Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !


Voici, chers amis, un film russe sous-titré français.

 
Sur l'importance de la simplicité et de l'humilité dans la prière.

 
D'après la nouvelle de Tolstoï intitulée "Les 3 vieillards"

 

 

LES TROIS SAINTS VIEILLARDS:

CONTE DE LA RÉGION DE LA VOLGA

par Léon TOLSTOÏ

 

L’archevêque d’Arkhangelsk avait pris place sur un bateau qui faisait voile de cette ville au monastère de Solovki. Parmi les passagers se trouvaient aussi des pèlerins et de ceux que l’on nomme « saints ». Le vent soufflait en poupe, le temps était beau, il n’y avait ni roulis ni tangage.

Les pèlerins, les uns couchés ou mangeant, les autres assis par tas, devisaient entre eux. L’archevêque sortit de sa cabine et se mit à marcher d’un bout à l’autre du pont. Arrivé à la proue, il vit un groupe qui s’y était rassemblé. De la main, un petit paysan désignait quelque chose au large et parlait tandis que les autres l’écoutaient. L’archevêque s’arrêta, regarda dans la direction indiquée par le petit paysan : rien de visible que la mer rutilant sous le soleil. L’archevêque s’approcha pour mieux écouter. Le petit paysan l’ayant aperçu ôta son bonnet et se tut. Les autres de même, à la vue de l’archevêque, se découvrirent et s’inclinèrent avec respect.

– Ne vous gênez pas, mes amis, dit le prélat. Je suis venu, moi aussi, écouter ce que tu dis, brave homme.

– Le petit pêcheur nous parlait des vieillards, dit un marchand qui s’était enhardi.

– De quels vieillards s’agit-il ? demanda l’archevêque, et il vint près du bastingage s’asseoir sur une caisse. Raconte-moi donc cela, je t’écoute. Que montrais-tu ?

– Là-bas, cet îlot qui pointe, dit le paysan en indiquant devant lui à bâbord. Il y a là-bas, dans cette île, des vieillards qui vivent pour le salut de leur âme.

– Où donc y a-t-il une île ? demanda l’archevêque.

– Tenez, veuillez regarder en suivant ma main. Voyez ce petit nuage, eh bien ! un peu à gauche au-dessous, il y a comme une bande étroite.

L’archevêque regarda. L’eau miroitait au soleil. Faute d’habitude il n’apercevait rien.

– Je ne la vois pas, dit-il. Et quels sont donc les vieillards qui vivent dans cette île ?

– Des hommes de Dieu, répondit le paysan. Il y a longtemps que j’entends parler d’eux, mais je n’avais jamais eu l’occasion de les voir. Or, l’an dernier, je les ai vus.

Et le pêcheur raconta comment, parti pour la pêche l’année précédente, une tempête l’avait jeté sur cet îlot qui lui était inconnu. Au matin, comme il explorait les lieux, il tomba sur une petite hutte au seuil de laquelle il vit un vieillard, et d’où ensuite deux autres sortirent. Ils lui donnèrent à manger, firent sécher ses vêtements et l’aidèrent à réparer son bateau.

– Comment sont-ils d’aspect ? s’enquit l’archevêque.

– L’un est petit, légèrement voûté, très vieux. Il porte une soutane vétuste et doit être plus que centenaire. La blancheur de sa barbe tourne au vert; cependant il sourit toujours et il est pur comme un ange des cieux. L’autre, un peu plus grand, est vieux aussi et porte un caftan tout déguenillé. Sa barbe chenue s’étale, jaunâtre, mais l’homme est fort : il a retourné mon bateau comme un simple baquet avant que j’eusse le temps de lui donner un coup de main. Lui aussi a l’air radieux. Le troisième est très grand, sa barbe lui descend jusqu’aux genoux comme un fleuve de neige. Il est tout nu, sauf une natte en guise de ceinture.

– Ont-ils causé avec toi ? demanda l’archevêque.

– Ils besognaient en silence et se parlaient fort peu. Il leur suffit d’un regard pour qu’ils se comprennent. J’ai demandé au plus vieux s’ils vivaient là depuis longtemps. Il se renfrogna, murmura quelque chose, comme si décidément il était fâché. Mais aussitôt le petit vieux le saisit par la main, sourit, et le grand se tut. Rien qu’une parole de douceur et un sourire.

Tandis que le paysan parlait ainsi, le navire s’était rapproché des îles.

– Voici qu’on l’aperçoit tout à fait maintenant, dit le marchand. Veuillez la regarder, Éminence, ajouta-t-il avec un geste.

L’archevêque regarda et il vit en effet une bande noire : c’était un îlot. L’archevêque regarda, puis il passa de l’avant du navire à l’arrière pour questionner le pilote.

– Quel est donc cet îlot qu’on aperçoit là-bas ?

– Il n’a pas de nom. Il y en a un grand nombre par ici.

– Est-il vrai que trois vieillards y vivent pour le salut de leur âme ?

– On le dit, Éminence. Mais je n’en sais rien. Des pêcheurs, à ce qu’on prétend, les auraient vus. Mais ce sont peut-être des racontars.

– Je voudrais m’arrêter un peu dans cet îlot, voir ces vieillards, dit le prélat. Comment faire ?

– Impossible au navire d’accoster, répondit le pilote. On le pourrait en canot; mais il faut demander l’autorisation au commandant.

On alla chercher le commandant.

– Je voudrais voir ces vieillards, dit l’archevêque. Ne pourrait-on me conduire là-bas ?

Le commandant eut une réponse évasive :

– Pour ce qui est de pouvoir le faire, on peut le faire; mais nous perdrons beaucoup de temps, et j’ose déclarer à Votre Éminence qu’il ne vaut vraiment pas la peine de les voir. J’ai entendu dire que ces vieillards étaient stupides. Ils ne comprennent rien et sont muets comme des carpes.

– Je désire les voir, insista le prélat. Je paierai pour la peine : qu’on m’y conduise.

Il n’y avait rien à faire. En conséquence, des ordres furent donnés aux matelots et l’on changea la disposition des voiles. Le pilote ayant tourné le gouvernail, le navire mit le cap sur l’île. On apporta une chaise à l’avant pour le prélat qui s’assit et regarda.

Pendant ce temps, les pèlerins, qui s’étaient aussi rassemblés à l’avant, tenaient les yeux fixés vers l’île. Ceux dont les regards étaient le plus perçants voyaient déjà les pierres de l’île et montraient une petite hutte. Il y en eut même qui distinguaient les trois vieillards. Le commandant prit sa longue-vue, la braqua dans la direction, puis la passant à l’archevêque :

– C’est exact, dit-il, voyez sur le rivage, à droite du gros rocher, il y a trois hommes debout.

À son tour, l’archevêque regarda par la lunette après l’avoir mise au point. En effet, trois hommes étaient debout sur le rivage : l’un grand, l’autre moindre et le troisième de très petite taille. Ils se tenaient par la main.

Le commandant s’approcha de l’archevêque :

– C’est ici, Éminence, que nous devons stopper. Si vraiment vous y tenez, vous prendrez place dans un canot pendant que nous resterons à l’ancre.

Aussitôt on dénoua les filins, jeta l’ancre, largua les voiles. Puis on retira le canot et on le mit à la mer. Des rameurs y sautèrent; l’archevêque descendit par l’échelle. Quand il fut assis sur le banc du canot, les rameurs donnèrent une poussée sur leurs avirons et s’éloignèrent dans la direction de l’île. Arrivés à la distance d’un jet de pierre, ils virent apparaître les trois vieillards : un grand tout nu, ceint d’une natte; un de taille moyenne au caftan déchiré et un petit, voûté, couvert d’une vieille soutane. Tous trois se tenaient par la main.

Les rameurs s’arrêtèrent pour amarrer l’embarcation. L’archevêque descendit.

Les vieillards firent un salut profond. L’archevêque les bénit, et eux le saluèrent encore plus bas.

Puis l’archevêque leur adressa la parole :

– J’ai entendu dire que vous étiez ici, vieillards du bon Dieu, afin de sauver votre âme en priant Notre Seigneur pour les péchés des hommes. Et j’y suis par la grâce de Dieu, moi indigne serviteur du Christ, appelé pour paître ses ouailles. Aussi ai-je voulu vous voir, hommes de Dieu, pour vous enseigner, si je le puis.

Les vieillards sourirent en silence et se regardèrent.

– Dites-moi comment vous faites votre salut et servez Dieu ? demanda le prélat.

Le second des vieillards poussa un soupir et regarda le grand, puis le petit; le grand se renfrogna et regarda le plus vieux. Quant à ce dernier, il dit avec un sourire :

– Nous ignorons, serviteur de Dieu, comment on sert Dieu. Nous ne servons que nous-mêmes en pourvoyant à notre subsistance.

– Comment faites-vous donc pour prier Dieu ?

Et le petit vieux dit :

– Nous prions en disant : « Vous êtes trois, nous sommes trois, ayez pitié de nous. »

Et à peine eut-il prononcé ces mots, que les trois vieillards levèrent les yeux vers le ciel et reprirent en choeur :

– Vous êtes trois, nous sommes trois, ayez pitié de nous.

L’archevêque sourit et demanda :

– Vous avez sans doute entendu parler de la sainte Trinité, mais vous ne priez pas comme il faut. Je vous aime beaucoup, vieillards du bon Dieu, je vois que vous voulez Lui être agréables, mais vous ne savez pas comment Le servir. Ce n’est pas ainsi qu’il faut prier. Écoutez-moi, je vais vous instruire. Ce n’est pas d’après moi-même que je vous enseignerai, mais d’après l’Ecriture sainte qui nous apprend comment Dieu a voulu qu’on Le prie.

Et le prélat se mit à apprendre aux vieillards comment Dieu s’était révélé aux hommes : il leur parla de Dieu le Père, de Dieu le Fils et du Saint-Esprit... et il disait :

– Dieu le Fils est descendu sur la terre pour sauver les hommes et leur enseigner à tous comment Le prier. Écoutez et répétez ensuite mes paroles.

Et l’archevêque dit :

– Notre Père.

L’un des vieillards répéta :

– Notre Père.

Le second et le troisième à tour de rôle :

– Notre Père.

–... Qui êtes aux cieux.

–... Qui êtes aux cieux...

Mais le second des vieillards s’embrouilla dans les mots et ne prononça pas comme il fallait; le vieillard nu ne parvenait pas non plus à bien articuler : les poils de sa moustache lui obstruaient les lèvres; quant au petit vieux, un bredouillement inintelligible sortait de sa bouche édentée.

L’archevêque répéta encore; les vieillards répétèrent après lui. Ensuite le prélat s’assit sur une pierre et les vieillards, debout autour de lui, regardaient sa bouche et s’efforçaient de l’imiter pendant qu’il leur parlait. Toute la journée, jusqu’au soir, l’archevêque poursuivit sa tâche; dix fois, vingt et cent fois il répétait le même mot, que les vieillards reprenaient ensuite. Quand ils s’embrouillaient, il les corrigeait en les obligeant à tout recommencer.

L’archevêque ne quitta pas les vieillards qu’il ne leur eût enseigné tout le Pater. Ils étaient parvenus à le réciter d’eux-mêmes. Ce fut le second vieillard qui le comprit le plus vite et le redit tout d’une traite. Le prélat lui ordonna de le répéter plusieurs fois de suite jusqu’à ce que les autres eussent appris à le réciter.

Le crépuscule tombait déjà et la lune montait de la mer quand l’archevêque se leva pour rejoindre le navire. Il prit congé des vieillards qui tous trois se prosternèrent devant lui. Le prélat les releva et, après avoir embrassé chacun d’eux, il les engagea à prier ainsi qu’il le leur avait enseigné. Puis il prit place dans l’embarcation et s’éloigna du rivage.

Et tandis que l’archevêque revenait vers le navire, il entendit les trois vieillards réciter tout haut le Pater. Quand il accosta, on n’entendait plus leur voix, mais on les voyait encore au clair de lune, tous trois debout sur le même point du rivage, le plus petit au milieu, le grand à droite et le moyen à gauche.

Une fois à bord, l’archevêque se dirigea vers l’avant, on leva l’ancre et le vent ayant gonflé les voiles poussa le navire qui reprit sa route.

L’archevêque avait gagné la poupe et ne cessait de regarder l’îlot. Les vieillards étaient encore visibles, mais ils s’effacèrent bientôt, et l’on ne vit plus que l’îlot. Puis l’îlot s’évanouit de même, et il n’y eut plus que la mer qui scintillait au clair de lune.

Les pèlerins s’étaient couchés pour dormir, et tout reposait sur le pont. Mais l’archevêque n’avait pas sommeil. Il se tenait seul à la poupe, regardant là-bas la mer où l’îlot avait disparu, et se rappelant les trois bons vieillards. Il songeait à leur joie quand ils eurent appris la prière. Et il remercia Dieu de l’avoir conduit là pour enseigner à ces vieillards les divines paroles.

Assis sur le pont, l’archevêque songe en regardant la mer du côté où l’îlot a disparu. Soudain une lueur papillote à ses yeux : quelque chose comme une lumière qui vacille çà et là au gré des flots. Cela brille tout à coup et blanchoie sur le sillage lumineux de la lune. Est-ce un oiseau, une mouette, ou bien une voile qui pose cette tache de blancheur ? Le prélat cligne des yeux pour mieux voir : « C’est un bateau, se dit-il : sa voile nous suit. Il ne tardera certes pas à nous rejoindre. Tout à l’heure il était encore fort loin, maintenant on le distingue tout à fait. Et ce bateau n’a rien d’un bateau, la voile ne ressemble pas à une voile. Mais quelque chose court après nous et cherche à nous rattraper. »

L’archevêque ne parvient pas à distinguer ce que c’est. Un bateau ? Non, et ce n’est pas un oiseau non plus. Un poisson ? Pas davantage. On dirait un homme; mais il serait bien grand, et comment croire qu’un homme puisse marcher sur la mer ? L’archevêque se leva de son siège et alla trouver le pilote :

– Regarde, qu’est-ce donc, frère ? Qu’y a-t-il là-bas ? demande l’archevêque.

Mais déjà il voit que ce sont les trois vieillards. Ils marchent sur la mer, tout blancs, leurs barbes blanches resplendissent, et ils se rapprochent du navire qui a l’air d’être immobilisé.

Le pilote regarde autour de lui, terrifié; il quitte le gouvernail et crie tout haut :

– Seigneur ! Les vieillards qui nous suivent en courant sur la mer comme sur la terre ferme !

Les pèlerins, qui avaient entendu, se levèrent et vinrent précipitamment sur le pont. Tous voyaient les vieillards accourir en se tenant par la main; les deux du bout faisaient signe au navire de s’arrêter. Tous trois couraient sur l’eau comme sur la terre ferme, sans que leurs pieds parussent remuer.

On n’eut pas le temps de stopper, que déjà ils étaient à hauteur du navire. Ils avancèrent tout près du bord, levèrent la tête et dirent d’une seule voix :

– Serviteur de Dieu, nous avons oublié ton enseignement ! Tant que nous avons redit les mots, nous nous en sommes souvenus; mais une heure après que nous eûmes cessé de les redire, un mot a sauté de notre mémoire. Nous avons tout oublié, tout s’est perdu. Nous ne nous rappelons rien de rien. Enseigne-nous de nouveau.

L’archevêque fit un signe de croix, se pencha vers les vieillards et dit :

– Votre prière a monté jusqu’à Dieu, saints vieillards. Ce n’est pas à moi de vous enseigner. Priez pour nous, pauvres pécheurs !

Et l’archevêque se prosterna devant les vieillards. Et les vieillards qui s’étaient arrêtés se détournèrent et reprirent leur chemin sur les eaux. Et jusqu’à l’aube il y eut une lueur sur la mer, du côté où les vieillards avaient disparu.

 

Léon TOLSTOÏ, Récits populaires, 1885.

http://www.biblisem.net/

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 08:48
Mariages qui durent ? Une recette ?...

icono enc familias

 

Malgré le nombre élevé de divorces, les amoureux continuent de se marier. Ainsi, aux États-Unis, rien qu'en juin, également appelé « mois des épouses », la moyenne est de 13 000 mariages. Cependant, sur ces milliers de couples qui s'engagent, bon nombre ne seront pas en mesure de maintenir longtemps la relation. Qui n'a pas des amis proches dont le mariage s'est hélas soldé par un divorce ?

Partant de ce constat, John et Julie Gottman, un couple de psychologues, ont décidé de réaliser une étude approfondie, en suivant des mariés dans leur quotidien, afin de comprendre les raisons principales du succès ou de l'échec de leur mariage. Les conclusions de cette étude peuvent sembler évidentes, mais elles alertent sur certains aspects simples de la vie à deux qui méritent d'être davantage pris en compte.
 

Un "laboratoire de l'amour"

Les deux psychologues ont mis en place ce qu'ils ont surnommé « le laboratoire de l'Amour » et y ont invité 130 couples mariés. Chacun d'eux y a passé une journée, accomplissant les tâches quotidiennes – repas, cuisine, ménage, etc. – sous le regard des scientifiques. Et cela pendant six ans. À la fin de l'étude, les couples ont été classés en deux grandes catégories : les masters (ou experts), et lesdisasters (ou désastres). Au bout de six ans, les couples ont de nouveau été appelés par les psychologues. Les masters étaient encore ensemble, heureux et épanouis. Les disasters n'étaient plus mariés, ou étaient encore mariés, mais malheureux.


Les conclusions de l'étude

En observant les couples, les scientifiques en sont arrivés à la conclusion que la bienveillance et la gentillesse étaient la clé de la longévité du mariage. Le simple fait de répondre aux questions quotidiennes avec agressivité ou gentillesse peut affecter l'avenir et la qualité de la relation. 
 
Des questions comme : « Tu connais la dernière ? », peuvent être l'occasion pour un conjoint de faire preuve de plus d'intérêt pour les goûts de l'autre, en agissant avec bienveillance et gentillesse, ce qui conduit à créer une plus grande connexion entre eux. Ne pas faire attention à ce que l'autre a dit, répondre d'un ton revêche, avec manque d'intérêt voire indifférence, peut dissimuler beaucoup plus qu'un simple manque de temps ou de la fatigue. Par conséquent, les scientifiques invitent les couples à prêter attention à tous ces détails.
 
Nous avons toujours la possibilité, la liberté de répondre à notre conjoint avec chaleur ou durement. Les masters ont témoigné de l'intérêt pour les besoins émotionnels de l'autre, cherchant à créer un climat d'admiration et de gratitude pour ce que ce dernier accomplissait. Quant aux couples disasters, ils ont au contraire créé un climat d'insatisfaction, pointant les erreurs de l'autre, tout ce qu'il n'avait pas fait, allant jusqu'à oublier totalement les qualités de leur conjoint.

 
Gentillesse et bienveillance peuvent sauver un mariage

Par conséquent, gentillesse et bienveillance peuvent sauver un mariage. Il ne s'agit pas seulement de faire une belle surprise le jour de son anniversaire de mariage. Ce que l'étude a révélé implique la mise en pratique de petites doses de gentillesse dans la vie quotidienne : être aimable, faire des compliments, éviter les frais inutiles, se centrer sur le positif de son conjoint et non sur le négatif, etc. Nous avons le choix entre féliciter notre conjoint pour le bien qu'il a fait ou nous plaindre de ce qu'il n'a pas fait. C'est notre volonté. Et notre mariage peut en dépendre !
 
Les Gottman ont installé sur certains couples des électrodes au cours de l'entretien final et ont découvert que ceux de la catégoriedisasters étaient, physiquement parlant, stressés lorsqu'ils s'adressaient à leur conjoint – dans le même état physiologique que s'ils se battaient. Tandis que les masters faisaient preuve de passivité, apparaissaient tranquilles et détendus dans leurs conversations.
 
Et vous, dans quel groupe vous situez-vous ? Il est sûrement encore temps d'appliquer à votre vie de couple ces conseils simples et pratiques au quotidien.

Adapté du portugais par Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

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