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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 06:26
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Livre de Jérémie 1,17-19.

En ces jours-là, la parole de Dieu me fut adressée : "Pour toi, serre ta ceinture sur tes reins, lève-toi, et tu diras tout ce que je t'ordonnerai. Ne crains rien, sinon je t'abandonnerai à ta crainte.
Voici que je t'établis en ce jour comme une ville forte, une colonne de fer et une muraille d'airain, contre tout le pays, contre les rois de Juda, contre ses princes, contre ses prêtres et contre le peuple.
Ils te feront la guerre, mais ils ne pourront rien sur toi, car je suis avec toi pour te délivrer, dit le Seigneur."


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,17-29.

En ce temps-là, Hérode avait fait arrêter Jean et l'avait enchaîné en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, parce qu'il l'avait épousée.
Jean en effet disait à Hérode : " Il ne t'est pas permis d'avoir la femme de ton frère. "
Hérodiade lui gardait rancune et voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,
car Hérode craignait Jean, le sachant homme juste et saint, et il le préservait ; en l'écoutant il était dans la perplexité, mais il l'écoutait volontiers.
Il arriva un jour propice, quand Hérode, pour l'anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses grands, aux tribuns et aux principaux de la Galilée.
La fille d'Hérodiade elle-même, étant entrée, dansa et plut à Hérode et aux convives. Et le roi dit à la jeune fille : " Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. "
Et il lui fit serment : " Quoi que ce soit que tu me demandes, je te le donnerai, fût-ce la moitié de mon royaume. "
Elle sortit et dit à sa mère : " Que demanderai-je ? " Celle-ci dit : " La tête de Jean le Baptiste. "
Rentrant aussitôt avec empressement vers le roi, elle lui fit cette demande : " Je veux que tu me donnes, à l'instant, sur un plateau, la tête de Jean le Baptiste. "
Le roi, très attristé, ne voulut pas, à raison des serments et des convives, la repousser.
Envoyant aussitôt un garde, le roi commanda d'apporter sa tête. Il s'en alla décapiter Jean dans la prison,
et il apporta sa tête sur un plateau ; il la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ses disciples, l'ayant appris, vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.

Si vous êtes trop occupé pour avoir le temps de prier, alors vous êtes bien plus chargé que ce que Dieu ne veut pour vous!

Si vous êtes trop occupé pour avoir le temps de prier, alors vous êtes bien plus chargé que ce que Dieu ne veut pour vous!

Par Origène

(v. 185-253), prêtre et théologien 
Homélie 27 sur St Luc, 2-4 (trad. SC 87, p. 347) 


 

Précurseur du Christ dans sa naissance et dans sa mort

 

      Admirons Jean Baptiste surtout à cause du témoignage suivant :

« Parmi les enfants des femmes, personne ne dépasse Jean Baptiste » (Lc 7,28) ; il a mérité de s'élever à une telle réputation de vertu que bien des gens pensaient qu'il était le Christ (Lc 3,15).  

Mais il y a bien plus admirable encore : Hérode le tétrarque jouissait du pouvoir royal et était à même de le faire mourir quand il le voudrait.

Or, il avait commis une action injuste et contraire à la loi de Moïse en prenant la femme de son frère. Jean, sans avoir peur de lui, ni faire acception de la personne, sans se soucier du pouvoir royal, sans craindre la mort, sans se dissimuler tous ces dangers, a réprimandé Hérode avec la liberté des prophètes et lui a reproché son mariage.

Jeté en prison pour cette audace, il ne se préoccupe ni de la mort ni d'un jugement à l'issue incertaine, mais, dans ses chaînes, ses pensées allaient au Christ qu'il avait annoncé. 

      Ne pouvant aller le trouver en personne, il envoie ses disciples pour s'informer :

« Êtes-vous celui qui doit venir ou faut-il en attendre un autre ? » (Lc 7,19)

Notez bien que, jusque dans sa prison, Jean enseignait.

Même dans ce lieu il avait des disciples ; même en prison Jean accomplissait son devoir de maître et instruisait ses disciples par des entretiens sur Dieu.

Dans ces circonstances, le problème de Jésus se trouvait posé, et Jean lui envoie donc quelques disciples.

      Les disciples reviennent et rapportent à leur maître ce que le Sauveur les avait chargés d'annoncer.

Cette réponse est pour Jean une arme pour affronter le combat ; il meurt avec assurance et de grand cœur se laisse décapiter, assuré par la parole du Seigneur lui-même que celui en qui il croyait était vraiment le Fils de Dieu.

Telle a été la liberté de Jean Baptiste, telle a été la folie d'Hérode qui, à de nombreux crimes, a ajouté d'abord l'emprisonnement, puis le meurtre de Jean Baptiste.

 

Ce n'est pas important de rassembler vos pensées pour dire la prière de Jésus. Cela ne nécessite pas un effort particulier si vous avez acquis l'amour divin. Partout où vous vous trouvez dans votre routine quotidienne : sur un banc, dans un fauteuil, dans une voiture, partout, sur la route, à l'école, au bureau et au travail, vous pouvez dire la prière de Jésus doucement, sans effort, et sans en être conscient pour cela. L'importance de la prière de Jésus est pas dans la longueur de la prière, mais dans l'intensité de la prière. Priez même cinq minutes, mais faites cette prière à Dieu avec amour et ferveur. Il peut arriver qu'une prière de cinq minutes s'avère plus efficace qu'une prière d'un mois entier. Bien sûr, c'est un mystère, mais c'est ainsi. ( St Porphyre )

Ce n'est pas important de rassembler vos pensées pour dire la prière de Jésus. Cela ne nécessite pas un effort particulier si vous avez acquis l'amour divin. Partout où vous vous trouvez dans votre routine quotidienne : sur un banc, dans un fauteuil, dans une voiture, partout, sur la route, à l'école, au bureau et au travail, vous pouvez dire la prière de Jésus doucement, sans effort, et sans en être conscient pour cela. L'importance de la prière de Jésus est pas dans la longueur de la prière, mais dans l'intensité de la prière. Priez même cinq minutes, mais faites cette prière à Dieu avec amour et ferveur. Il peut arriver qu'une prière de cinq minutes s'avère plus efficace qu'une prière d'un mois entier. Bien sûr, c'est un mystère, mais c'est ainsi. ( St Porphyre )

SAINT JEAN LE BAPTISTE, QUI ÊTES-VOUS ?

 

St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.
St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ». C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia. Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ. Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains. Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean. Son père, Zacharie, a été un prêtre du cours d'Abia (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Luc 1:5). John tient la prêtrise, le sacerdoce d'Aaron, lui donnant le pouvoir d'effectuer des baptêmes pour Dieu.

Sa naissance a eu lieu six mois avant celle de Jésus, et selon le récit évangélique a été prévu par prophétie (Matthieu 3:3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et annoncée par un ange. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe.

Jean était un Nazaréen depuis sa naissance (Luc 1:15; Num. 6:1-12). Il a passé ses premières années dans les montagnes de Judée située entre Jérusalem et la mer Morte (Matthieu 3:1-12). Il a mené une vie simple, d'ascèse, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).

Adulte, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu 3:11). L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes. Il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8). Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et de pillage. Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Son ministère public a été soudainement interrompu (après environ six mois probablement) par son emprissonement sur l'ordre d'Hérode, à qui il reprochait le péché d'avoir épouser la femme de son frère Philippe (Luc 3:19).

He was shut up in the castle of Machaerus, a fortress on the southern extremity of Peraea, 9 miles east of the Dead Sea, and here he was beheaded at the instigation of Herodias; later tradition also implicates Salomé.

Il a été enfermé dans le château de Machaerus, une forteresse sur l'extrémité sud de Peraea, 9 miles à l'Est de la mer Morte ; là, il a été décapité à l'instigation d'Hérodiade et Salomé. Ses disciples, après avoir enterré le corps sans tête, vinrent trouvé Jésus et lui dire tout ce qui était arrivé (Matthieu 14:3-12). La mort de Jean est apparemment survenue juste avant la troisième Pâque du ministère de Jésus.

Jésus lui-même a témoigné, en ce qui concerne Jean, qu'il était un "incendie et une lumière brillante" (Jean 5:35). Jean était le dernier prophète de l'Ancien Testament, faisant ainsi figure de pont entre cette période et de la révélation de Jésus. Il existe également une tradition selon laquelle, à la suite de sa mort, Jean serait descendu aux enfers, et aurait prêché une fois encore que Jésus était le Messie à venir.

La naissance de Jean selon St Luc

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60)

DÉCOLLATION

de
SAINT JEAN-BAPTISTE

                                                                           

         Saint Jean-Baptiste, inspiré par l'Esprit de Dieu, se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

         Déjà le Sauveur lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-sœur ; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale ; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

         Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison ; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet : « Que dois-je demander ? dit-elle à Hérodiade. - Demande la tête de Jean-Baptiste » répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel ; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande ; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste ; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par sa science divine, il manifesta une profonde douleur.

         Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.
St Jean le Précurseur, le cousin du Christ et le dernier des prophètes.

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ». C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia. Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ. Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains. Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean. Son père, Zacharie, a été un prêtre du cours d'Abia (1 Chr. 24:10), et sa mère, Élisabeth, était une des filles d'Aaron (Luc 1:5). John tient la prêtrise, le sacerdoce d'Aaron, lui donnant le pouvoir d'effectuer des baptêmes pour Dieu.

Sa naissance a eu lieu six mois avant celle de Jésus, et selon le récit évangélique a été prévu par prophétie (Matthieu 3:3; Isa. 40:3; Mal. 3:1) et annoncée par un ange. Comme celle de Jésus, la naissance de Jean est annoncée à Zacharie par l'archange Gabriel, qui lui dit que son fils à naître, Jean, sera rempli de l'Esprit Saint et aura la puissance d'Élie. Cependant le couple étant stérile, Zacharie douta des propos de l'archange qui le punit en le rendant muet et sourd. Ce n'est qu'à la naissance de l'enfant, après que Zacharie eut écrit sur une tablette « Jean est son nom » qu'il retrouva la parole et l'ouïe.

Jean était un Nazaréen depuis sa naissance (Luc 1:15; Num. 6:1-12). Il a passé ses premières années dans les montagnes de Judée située entre Jérusalem et la mer Morte (Matthieu 3:1-12). Il a mené une vie simple, d'ascèse, "caché dans le désert", vêtu de peau de bête et se nourrissant de "sauterelles et de miel sauvage" (Matthieu 3:4).

Adulte, il s'installe sur les bords du Jourdain, où il commence à pratiquer le « baptême de repentir pour la rémission des péchés » par immersion dans l'eau et prophétisé par Isaïe. Il réunit autour de lui de nombreux disciples, leur annonçant la venue du Messie : « Moi, je vous baptise avec de l'eau, pour vous amener à la repentance, mais vient celui plus fort que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui vous baptisera dans l'Esprit Saint et le feu » (Matthieu 3:11). L'essence même de sa prédication était la nécessité de se repentir et de se détourner des desseins égoïstes. Il a dénoncé les Pharisiens et Sadducéens comme une "génération de vipères," et a mis en garde à ne pas considérer leur héritage comme un privilège spécial (Luc 3:8). Il a mis en garde les collecteurs d'impôts et les soldats contre l'extorsion et de pillage. Sa doctrine et son mode de vie ont suscité l'intérêt, rapprochant des personnes venues de toutes parts pour le voir sur les rives du Jourdain. Là, il a baptisé des milliers de personne pour le repentir.

Jésus vint voir Jean pour être lui aussi baptisé (Matthieu 3:13-17). Jean lui dit « C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi », et Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste ». Jean baptise donc Jésus et au sortir de l'eau tous virent l'Esprit Saint « descendre comme une colombe et venir sur lui », et une voix venue des cieux dit : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection ».

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Son ministère public a été soudainement interrompu (après environ six mois probablement) par son emprissonement sur l'ordre d'Hérode, à qui il reprochait le péché d'avoir épouser la femme de son frère Philippe (Luc 3:19).

He was shut up in the castle of Machaerus, a fortress on the southern extremity of Peraea, 9 miles east of the Dead Sea, and here he was beheaded at the instigation of Herodias; later tradition also implicates Salomé.

Il a été enfermé dans le château de Machaerus, une forteresse sur l'extrémité sud de Peraea, 9 miles à l'Est de la mer Morte ; là, il a été décapité à l'instigation d'Hérodiade et Salomé. Ses disciples, après avoir enterré le corps sans tête, vinrent trouvé Jésus et lui dire tout ce qui était arrivé (Matthieu 14:3-12). La mort de Jean est apparemment survenue juste avant la troisième Pâque du ministère de Jésus.

Jésus lui-même a témoigné, en ce qui concerne Jean, qu'il était un "incendie et une lumière brillante" (Jean 5:35). Jean était le dernier prophète de l'Ancien Testament, faisant ainsi figure de pont entre cette période et de la révélation de Jésus. Il existe également une tradition selon laquelle, à la suite de sa mort, Jean serait descendu aux enfers, et aurait prêché une fois encore que Jésus était le Messie à venir.

La naissance de Jean selon St Luc

Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Mais l'ange lui dit : Ne crains point, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jean. Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse, et plusieurs se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin, ni liqueur enivrante, et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère ; il ramènera plusieurs des fils d'Israël au Seigneur, leur Dieu ; il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener les cœurs des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer au Seigneur un peuple bien disposé.(…) Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant, et ils l'appelaient Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole, et dit : Non, il sera appelé Jean. (Luc 1.13-60)
Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils Unique.  Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ».  Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent L'Évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu !  Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints !  AMÎN !

Vierge Marie, Mère du Christ-Prêtre, Mère des prêtres du monde entier, vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de votre Fils Unique. Vous avez aidé Jésus par toute votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. Nous vous en supplions, priez pour les prêtres ! « Priez le Père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson ». Priez pour que nous ayons toujours des prêtres qui nous donnent les Sacrements, nous expliquent L'Évangile du Christ, et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu ! Vierge Marie, demandez vous-même à Dieu le Père les prêtres dont nous avons tant besoin; et puisque votre intercession maternelle a tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des saints ! AMÎN !

JESUS CHRIST, VIE DU MONDE

Patriarche Daniel


Cloué sur la Croix,
le Christ s'offre de Lui-même pour la vie et le salut du monde.

 

Intimement unie à la divinité, l'âme du Christ, apparemment vaincu sur la Croix, descend dans l'enfer pour partager le sort de tous les morts, c'est-à-dire le mode d'existence des âmes après la mort, là où la solitude se trouvait à son extrême.

 

Il assume la condition de l'enfer par solidarité avec toute l'humanité d'avant Lui (1 P 3, 18-19 ; 4,6), mais aussi pour triompher de cette condition.

 

Il assume l'enfer - séparation - pour en sortir victorieux, pour y annoncer la communion d'amour. L'âme déifiée du Christ se met en relation immédiate avec les âmes séjournant dans l'enfer, et c'est ainsi que l’enfer-séparation est vaincu ; il est vaincu par la nouvelle communion que le Christ rétablit avec l'humanité d'avant Lui, l'humanité qui espérait en Lui ou aspirait vers Lui, qui est plénitude de la vie.

 

La descente du Christ dans l'enfer est en quelque sorte une récupération de l'humanité au-delà des catégories de l'espace et du temps.

 

Saint Irénée de Lyon dit à ce propos :

 

« Le Christ n'est pas venu pour ceux-là seuls qui, à partir de l'empereur Tibère, ont cru en Lui, et le Père n'a pas exercé Sa providence en faveur seulement des hommes qui vivent maintenant, mais en faveur de tous les hommes sansexception qui, depuis le commencement, selon leurs capacités et celles de leur époque, ont craint et aimé Dieu, pratiqué la justice et la bonté envers le prochain, ont désiré voir le Christ et entendre sa voix. »

 

Et « c'est pourquoi le Seigneur est descendu dans les lieux inférieurs de la terre » (Ep 4, 9) pour porter à tous les morts la bonne nouvelle de sa venue, qui est la rémission des péchés pour ceux qui croient en lui.

 

La descente dans l'enfer coïncide avec le rétablissement du paradis en tant que communion en Dieu.

 

Le jour même de sa mort, Jésus dit au bon larron : « Aujourd'hui tu seras avec Moi dans le Paradis » (Lc 23, 43).

 

En ce sens, la puissance de la Résurrection comme puissance de communion est déjà active dans la descente aux "enfers".

 Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (St Bernard)

Heureux celui qui, à chaque don de la grâce, revient à celui en qui se trouve la plénitude de toutes les grâces, car si nous nous montrons reconnaissants à son égard pour tout ce que nous avons reçu, nous préparons en nous la place à la grâce en plus grande abondance. En effet, il n'y a que notre ingratitude qui arrête nos progrès après notre conversion. (St Bernard)

Là où Dieu lève la honte de ceux qui n’osent pas dire leur péché

Au Laus (France), la Vierge apparaît durant de nombreuses années (1664-1718) à Benoîte Rencurel, bergère et le Laus est devenu un haut lieu de la réconciliation :

« Combien de personnes ont dit que le Laus était le refuge des pécheurs, là où Dieu les inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui ne les osent pas dire, assistés des avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur, leur donne courage le temps de bien s'examiner, et de bons confesseurs qui les renvoient très contents ! » (Manuscrits du Laus, Pierre Gaillard).

Guerre des étoiles

Livre de l'Apocalypse 12,1-18

Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles.

Guerre des étoiles
« Un grand signe apparu dans le ciel » : une femme enceinte, entourée de soleil, de lune et d’étoiles. Et un autre signe terrifiant : « un grand dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes, et, sur chacune des sept têtes, un diadème ». Nous sommes comme plongés dans un univers de science-fiction, du type « Guerre des étoiles ». Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, la république galactique est en proie à une constante lutte du bien contre le mal, côté obscur de la Force.
Là s’arrête la comparaison. N’en déplaise aux amateurs de sensationnel, Apocalypse ne signifie ni fin des temps, ni catastrophe, mais révélation : révélation accordée à Jean que Dieu vaincra tous les obstacles et toutes les puissances du mal. Laissons les chevaliers du Jedi et Dark Vador. La femme représente le peuple que Dieu protège. Le dragon, lui, évoque les puissances du mal déchaînées contre les croyants.

Et pour nous, aujourd’hui ? Le combat continue qui met sur les routes de l’exode tant de chrétiens persécutés pour leur foi.
J’ai récemment partagé un temps de prière et de relecture avec des femmes irakiennes réfugiées en France avec leur famille… Elles m’ont rappelée, dans la situation de très grande crise qui est la leur, que la Parole de Dieu donne confiance aux croyants en leur promettant un avenir meilleur. Ce sont elles, ces femmes enceintes de l’histoire d’un peuple de croyants aujourd’hui persécutés… des résistantes qui demeurent fermes dans leur foi en Jésus.
Je crois qu’elles vivent aujourd’hui cet appel de Jean aux Églises d’Asie du 1er siècle : devant le danger ne pas se renier, ni perdre leur ferveur devant le danger.
Bénies soient-elles pour le chemin de foi dont elles témoignent aujourd'hui. (Source: Signe dans la Bible)

Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (St Bernard)

Heureux donc celui qui se regarde comme un étranger, et qui rend de grandes actions de grâces même pour les moindres bienfaits, dans la pensée que tout ce qu'on donne à un étranger et à un inconnu est un don purement gratuit. Au contraire, que nous sommes malheureux et misérables lorsque, après nous être montrés d'abord timorés, humbles et dévots, nous oublions ensuite combien était gratuit ce que nous avons reçu. (St Bernard)

 L'ÂME HUMAINE EST LE TRÔNE DE DIEU

 

Imaginons qu'il y a en nous un palais d'une immense richesse, construit tout en or et en pierres précieuses, digne enfin du Maître auquel il appartient.

Puis dites-vous, mes sœurs, que la beauté de cet édifice dépend aussi de vous.

C'est vrai, car est-il plus bel édifice qu'une âme pure et pleine de vertus ?

Plus elles sont grandes, plus les pierreries resplendissent. Enfin, songez que dans ce palais habite ce grand Roi qui a bien voulu se faire notre Père ; il se tient sur un trône de très haut prix, qui est votre cœur...

      Peut-être rirez-vous de moi, et direz-vous que c'est fort clair, et vous aurez raison, mais cela a été obscur pour moi pendant un certain temps.

Je comprenais bien que j'avais une âme, mais l'estime que méritait cette âme, la dignité de celui qui l'habitait, voilà ce que je ne comprenais pas.

 

Les vanités de la vie étaient comme un bandeau que je mettais sur les yeux.

Si j'avais compris, comme je le fais aujourd'hui, qu'en ce tout petit palais de mon âme habite un si grand Roi, je ne l'aurais pas laissé seul si souvent ; je me serais tenue de temps en temps près de lui, et j'aurais fait le nécessaire pour que le palais soit moins sale.

 

Qu'il est donc admirable de songer que celui dont la grandeur emplirait mille mondes et beaucoup plus, s'enferme ainsi en une si petite demeure !    

 

Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582), carmélite, docteur de l'Église
Le Chemin de la perfection, ch. 28, 9-11 (trad. OC, Cerf 1995, p. 805)

Frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.(St Bernard)

Frères, tenons-nous de plus en plus humblement sous la main puissante de Dieu (1P 5,6). Tenons-nous avec une grande dévotion dans l'action de grâces, et il nous accordera la grâce qui seule peut sauver nos âmes. Montrons notre reconnaissance, non seulement en paroles et du bout des lèvres, mais par les œuvres et en vérité.(St Bernard)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 6,17-29.

Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de l’enchaîner dans la prison, à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe, que lui-même avait prise pour épouse.
En effet, Jean lui disait : « Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. »
Hérodiade en voulait donc à Jean, et elle cherchait à le faire mourir. Mais elle n’y arrivait pas
parce que Hérode avait peur de Jean : il savait que c’était un homme juste et saint, et il le protégeait ; quand il l’avait entendu, il était très embarrassé ; cependant il l’écoutait avec plaisir.
Or, une occasion favorable se présenta quand, le jour de son anniversaire, Hérode fit un dîner pour ses dignitaires, pour les chefs de l’armée et pour les notables de la Galilée.
La fille d’Hérodiade fit son entrée et dansa. Elle plut à Hérode et à ses convives. Le roi dit à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai. »
Et il lui fit ce serment : « Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. »
Elle sortit alors pour dire à sa mère : « Qu’est-ce que je vais demander ? » Hérodiade répondit : « La tête de Jean, celui qui baptise. »
Aussitôt la jeune fille s’empressa de retourner auprès du roi, et lui fit cette demande : « Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean le Baptiste. »
Le roi fut vivement contrarié ; mais à cause du serment et des convives, il ne voulut pas lui opposer un refus.
Aussitôt il envoya un garde avec l’ordre d’apporter la tête de Jean. Le garde s’en alla décapiter Jean dans la prison.
Il apporta la tête sur un plat, la donna à la jeune fille, et la jeune fille la donna à sa mère.
Ayant appris cela, les disciples de Jean vinrent prendre son corps et le déposèrent dans un tombeau.

Saint Jean-Baptiste, précurseur du Divin Maître, intercédez pour nous ! Obtenez la force à tous nos frères Chrétiens d'Orient et de tous autres lieux où ils seraient appelés au témoignage suprême du Martyr ! Intercédez pour nous qui, en Occidents, sommes souvent "enténèbrés" par une "culture de mort", qui par notre dignité et notre intrépidité dans une pacifique résistance, nous nous laissions conduire par l'Esprit de Lumière, de Vérité et de Force et honorions la mémoire de ceux qui versent leur sang pour le Christ Prince de la Paix et Son Évangile vivifiant !

Saint Jean-Baptiste, précurseur du Divin Maître, intercédez pour nous ! Obtenez la force à tous nos frères Chrétiens d'Orient et de tous autres lieux où ils seraient appelés au témoignage suprême du Martyr ! Intercédez pour nous qui, en Occidents, sommes souvent "enténèbrés" par une "culture de mort", qui par notre dignité et notre intrépidité dans une pacifique résistance, nous nous laissions conduire par l'Esprit de Lumière, de Vérité et de Force et honorions la mémoire de ceux qui versent leur sang pour le Christ Prince de la Paix et Son Évangile vivifiant !

Un extrait de la Liturgie byzantine 
Tropaires et kondakion de Saint Jean Baptiste 

 

Précurseur du Seigneur dans sa vie comme dans sa mort

 

    Le Jourdain, effrayé par ta venue dans la chair, ô Christ, remonta son cours en tremblant ; accomplissant son office spirituel, Jean se fit tout petit dans sa crainte.

L'armée des anges était saisie de stupeur en te voyant dans le fleuve, baptisé selon la chair ; quant à ceux des ténèbres, ils ont été éclairés, et nous te chantons, Seigneur, toi qui te manifestes et qui illumines l'univers. 


    La mémoire du juste doit être exaltée, mais à toi, Jean le Précurseur, le témoignage du Seigneur suffit.

En vérité, tu es le plus vénérable de tous les prophètes, car tu as été trouvé digne de baptiser dans les eaux celui que les autres prophètes avaient seulement annoncé.

C'est pourquoi, après avoir lutté pour la vérité, tu es allé annoncer jusque dans le domaine des morts Dieu apparu dans la chair, celui qui enlève le péché du monde (Jn 1,29) et qui nous donne sa grande pitié. 


    Le glorieux martyre du Précurseur a été une étape dans l'œuvre du salut, puisque même au séjour des morts il a annoncé la venue du Sauveur.

Qu'Hérodiade gémisse à présent, elle qui réclame ce meurtre impie, car ce n'est pas la loi de Dieu ni la vie éternelle qu'elle a aimé, mais les illusions qui ne durent qu'un moment.

 
"Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... "

"Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde... "

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 07:58
"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

"Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire."

 

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105)

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  


Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne pour "Aleteia"

1. "Adresse-toi plutôt à ton Seigneur Lui-même, frappe à la porte de cette demeure où Il repose avec sa famille, prie, supplie, insiste. Bien différent de cet ami dont il est question dans la parabole, Il se lèvera et te donnera, car Il est tout disposé à donner. Tu frappes sans avoir encore obtenu ? Frappe encore, car Il veut te donner. Et s'Il diffère de te donner ce que tu veux, c’est pour enflammer tes désirs, et pour t’empêcher d’apprécier moins ce que tu aurais obtenu plus tôt"  (Sermon 105).

2. "Oui, Jésus est mieux disposé à nous donner que nous à recevoir ; plus disposé à faire miséricorde que nous ne le sommes à sortir de la misère" (Sermon 105). 

3. "La prière qui s’élève dans sa pureté d’un cœur fidèle est comme l’encens qui monte des saints autels. Rien n’est devant Dieu plus agréable que cette odeur : qu’elle soit l’odeur de tous les fidèles" (Commentaire sur le psaume 140).  

4. "La foi est la source de la prière, et si la foi manque, il n’y a plus de prière. Prions donc pour que notre foi ne vienne pas à faiblir. La foi produit la prière, et la prière à son tour obtient l'affermissement de la foi" (Catena Aurea).    

5. "Si nos prières sont parfois non exaucées, c’est que nous demandons aut mali, aut male, aut mala : aut mali, en étant mauvais, et pas assez préparés pour demander ; aut male, nous demandons mal, d’une mauvaise manière, avec peu de foi ou sans persévérance, ou avec peu d’humilité ; aut mala, nous demandons des choses mauvaises, ou qui, pour une raison ou une autre, ne nous conviendront pas" (La Cité de Dieu, 20, 22).    

6. "Il peut paraître étonnant que Celui qui nous exhorte à prier (...) soit Celui-là même qui sait ce qui nous est nécessaire avant que nous le Lui demandions. Alors, pourquoi Dieu fait-Il cela ? Nous pourrions nous en inquiéter, si nous ne comprenions pas que le Seigneur notre Dieu n’attend certes pas que nous Lui apprenions ce que nous voulons, qu’Il ne peut ignorer. Mais Il veut que notre désir s'excite par la prière, afin que nous soyons capables d'accueillir ce qu'Il s'apprête à nous donner. Car ce que Dieu nous réserve est très grand, tandis que nous sommes petits et de pauvre capacité pour le recevoir. Voilà pourquoi il nous a été dit : Dilatez-vous" (Lettre 130, à Proba).
 
7. "Toujours maintenir vivant ce désir continuel de Dieu. Mais les soins et les affaires d’ici-bas attiédissent notre désir, c’est pourquoi  à certaines heures et à certains temps fixés, nous prions aussi Dieu avec des paroles ; par ces paroles, nous nous avertissons nous-mêmes de reprendre nos élans, et nous empêchons que notre esprit soit attiédi et se refroidisse  complètement ; il s’éteindrait même totalement, faute d’être ranimé fréquemment" (Lettre 130 à Proba).    

8. "Que Dieu nous garde de la prière bavarde, mais la prière doit être continue, si la ferveur persévère. Parler beaucoup, c’est traiter dans sa prière d’une chose nécessaire en paroles superflues. Mais prier beaucoup, c’est insister auprès de Celui que nous prions, par un long et pieux désir du cœur. La plupart du temps, on traite mieux celui que nous prions par les gémissements que par les discours, plus par les larmes que par le langage" (Lettre 121 à Proba).  

9. "Fais ce que tu peux, demande ce que tu ne peux pas, et Dieu t’aidera afin que tu puisses le faire" (Sermon 43, sur la nature et la grâce).    

10. "Si tu parcours toutes les prières de l’Écriture, tu ne trouveras rien, je crois, qui ne soit contenu dans cette prière du Seigneur et n’y trouve sa conclusion (Notre Père)" (Lettre 130 à  Proba).  

Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne
Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

Apprenez d'abord à acquérir la puissance de la prière, et alors vous trouverez la pratique de toutes les vertus très facile. (Le Récit du Pèlerin Russe)

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:04
Le Seigneur veut, pour chacun de nous, la vie véritable. Cette vie véritable, elle est don mais elle est aussi fruit de notre activité. En ces quelques phrases, le Seigneur Jésus nous donne quelques recommandations pour bien vivre en nous-même. Sa présence est de toujours mais il veut notre liberté, notre mouvement propre. Sa présence se voile donc parfois, pour nous ouvrir à son retour. Il formule ainsi trois recommandations. Une recommandation générale à laquelle nous pouvons acquiescer mais que nous ne pouvons pas mettre en œuvre dans la durée : veiller et deux autres recommandations bien plus opératoires, être en activité et ne pas dévier… Laissons-nous toucher par elles(Père Jean-Luc Fabre)

Le Seigneur veut, pour chacun de nous, la vie véritable. Cette vie véritable, elle est don mais elle est aussi fruit de notre activité. En ces quelques phrases, le Seigneur Jésus nous donne quelques recommandations pour bien vivre en nous-même. Sa présence est de toujours mais il veut notre liberté, notre mouvement propre. Sa présence se voile donc parfois, pour nous ouvrir à son retour. Il formule ainsi trois recommandations. Une recommandation générale à laquelle nous pouvons acquiescer mais que nous ne pouvons pas mettre en œuvre dans la durée : veiller et deux autres recommandations bien plus opératoires, être en activité et ne pas dévier… Laissons-nous toucher par elles(Père Jean-Luc Fabre)

Livre de la Sagesse 10,10-14.

La Sagesse de Dieu a conduit le juste sur des chemins sans obstacles ; elle lui a montré le Royaume de Dieu et lui a donné la science des saints. Elle l'a fait réussir dans ses peines, et a couronné de succès ses efforts.
Elle l'assista contre d'avares oppresseurs, et lui fit acquérir des richesses.
Elle le garda contre ses ennemis, et le protégea contre ceux qui lui dressaient des embûches ; elle lui donna la victoire dans un rude combat, pour lui apprendre que la piété est plus puissante que tout.
Elle n'abandonna pas le juste vendu, mais le préserva du péché ;
elle descendit avec lui dans la fosse, et ne le quitta pas dans les chaînes, jusqu'à ce qu'elle lui eût procuré le sceptre royal, et la puissance sur ses oppresseurs ; elle convainquit de mensonge ceux qui l'avaient accusé, et lui donna une gloire éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-5.

En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ?
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux.
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux.
Et celui qui reçoit en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il reçoit.

« Veillez » un appel fort, qui nous donne de nous situer d’une certaine manière dans notre existence. Lorsque je veille, je suis dans une réalité ouverte, en attente, je suis ouvert à l’autre, sans la capacité de lui donner a priori un visage, une forme. J’apprends à me fier à une parole… Mais la veille peut s’épuiser de par la fatigue, cette ouverture risque d’être sans rythme, se figer. Je risque aussi de me trouver à douter, à avoir peur des voleurs, à craindre des fantômes… Veiller est un don que nous pouvons demander mais que nous ne pouvons maintenir sans rien faire. C’est aussi là que la deuxième recommandation du Seigneur prend son sens : être au travail…(Père Jean-Luc Fabre)

« Veillez » un appel fort, qui nous donne de nous situer d’une certaine manière dans notre existence. Lorsque je veille, je suis dans une réalité ouverte, en attente, je suis ouvert à l’autre, sans la capacité de lui donner a priori un visage, une forme. J’apprends à me fier à une parole… Mais la veille peut s’épuiser de par la fatigue, cette ouverture risque d’être sans rythme, se figer. Je risque aussi de me trouver à douter, à avoir peur des voleurs, à craindre des fantômes… Veiller est un don que nous pouvons demander mais que nous ne pouvons maintenir sans rien faire. C’est aussi là que la deuxième recommandation du Seigneur prend son sens : être au travail…(Père Jean-Luc Fabre)

Par St Clément de Rome,

pape de 90 à 100 environ . Lettre aux Corinthiens, § 7-13 ; PA 1, 108-110 

 

« Revenez à moi de tout votre cœur » (Jl 2,12)

 

Parcourons tous les âges et nous apprendrons que, de génération en génération, le Maître a offert la possibilité de se convertir à tous ceux qui voulaient se tourner vers lui.

Noé prêcha la conversion, et ceux qui l'écoutèrent furent sauvés.

Jonas annonça aux Ninivites la destruction qui les menaçait ; ils se repentirent de leurs péchés, ils apaisèrent Dieu par leurs supplications et ils obtinrent le salut, bien qu'étrangers à Dieu. 

Par sa volonté toute-puissante, il veut faire participer tous ceux qu'il aime à la conversion.

C'est pourquoi nous devons obéir à sa magnifique et glorieuse volonté.

Implorons humblement sa miséricorde et sa bonté ; confions-nous à sa compassion en abandonnant les préoccupations frivoles, la discorde et la jalousie qui ne conduisent qu'à la mort. 

Restons humbles, mes frères, rejetons tous les sentiments d'orgueil, de jactance, de vanité et de colère.

Attachons-nous fermement aux préceptes et aux commandements du Seigneur Jésus, nous rendant dociles et humbles devant ses paroles.

Car voici ce que dit la parole sainte :

« Vers qui tournerai-je mon regard, sinon vers l'homme doux, pacifique, qui tremble à mes paroles ? » (Is 66,2).

 

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Pécheur, prie Marie, Mère de Miséricorde, refuge des pécheurs !

 

O pécheur,

ne perds pas courage.

Pour tout ce qu'il te faut,

adresse-toi à Marie,

implore son assistance ;

toujours tu la trouveras prête à te secourir,

car c'est la volonté de Dieu

qu'elle nous donne aide et protection à tous et en tout.

Cette Mère de miséricorde

a elle-même un tel désir de sauver les pécheurs,

qu'elle s'en va à leur poursuite,

et, s'ils consentent à l'invoquer,

elle se charge de les ramener vers Dieu.


(Saint Basile de Césarée

330-379

Evêque de Césarée en Cappadoce - Père de l'Église.)

« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! » Le travail en physique, c’est une force multipliée par une distance dans une direction. Le travail manifeste aussi l’attente d’un fruit par la mise en œuvre d’un effort, je travaille dans une perspective, le travail me mobilise, me met et me maintient en éveil… J’entre aussi dans le calme d’un temps organique qui trouve, en lui-même, sa consistance, mes facultés se rassemblent dans cet exercice. Je puis ainsi demeurer rassemblé dans l’attente, dans la veille, dans l’ouverture. Le Seigneur nous encourage à être à notre travail propre à chacun, à ce travail qui nous maintient dans l’ouverture parce qu’il nous correspond et nous donne d’être dans un repos qui nous convient. Sachons reconnaître et trouver ce travail qui est nôtre, sachons revenir à lui, sachons le remettre sur le chantier patiemment. Cela peut être celui de la prière régulière, celui du service du proche, celui du maintien de la relation avec autrui, celui de la quête définie qui, par-là, s’approfondit… Pensons à ce vieil homme dans l’église d’Ars, qui répond au curé qui lui demande ce qu’il fait : je L’avise et Il m’avise. Sachons bien désirer et choisir uniquement celui qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés et sachons y demeurer, travaillons, peinons pour cela...(Père Jean-Luc Fabre)

« Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail ! » Le travail en physique, c’est une force multipliée par une distance dans une direction. Le travail manifeste aussi l’attente d’un fruit par la mise en œuvre d’un effort, je travaille dans une perspective, le travail me mobilise, me met et me maintient en éveil… J’entre aussi dans le calme d’un temps organique qui trouve, en lui-même, sa consistance, mes facultés se rassemblent dans cet exercice. Je puis ainsi demeurer rassemblé dans l’attente, dans la veille, dans l’ouverture. Le Seigneur nous encourage à être à notre travail propre à chacun, à ce travail qui nous maintient dans l’ouverture parce qu’il nous correspond et nous donne d’être dans un repos qui nous convient. Sachons reconnaître et trouver ce travail qui est nôtre, sachons revenir à lui, sachons le remettre sur le chantier patiemment. Cela peut être celui de la prière régulière, celui du service du proche, celui du maintien de la relation avec autrui, celui de la quête définie qui, par-là, s’approfondit… Pensons à ce vieil homme dans l’église d’Ars, qui répond au curé qui lui demande ce qu’il fait : je L’avise et Il m’avise. Sachons bien désirer et choisir uniquement celui qui nous conduit davantage à la fin pour laquelle nous sommes créés et sachons y demeurer, travaillons, peinons pour cela...(Père Jean-Luc Fabre)

LA PRIERE DU PARA

 

Je m'adresse à vous, mon Dieu,

 

Car vous donnez ce qu'on ne peut obtenir que de soi.

 


Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,


Donnez-moi qu'on ne vous demande jamais.

 


Je ne vous demande pas le repos,


Ni le succès, ni même la santé.

 


Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement,


Que vous ne devez plus en avoir!

 


Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste,


Donnez-moi ce que l'on vous refuse.

 


Je veux l'insécurité et l'inquiétude.

 


Je veux la tourmente et la bagarre.

 


Et que vous me les donniez, mon Dieu,


Définitivement.

 


Que je sois sûr de les avoir toujours


Car je n'aurai pas toujours le courage


De vous les demander.

 


Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.

 


Mais donnez-moi aussi le courage,


Et la force et la foi.

 


Car vous êtes seul à donner


Ce qu'on ne peut obtenir que de soi. 

 

 

Un film "Muhammad"  espère casser «l'image violente» de l'islam

L’un des grands cinéastes iraniens, Majid Majidi, a réalisé Muhammad, une superproduction sur l’enfance du prophète pour en finir avec «l’image violente» de l’islam, a-t-il déclaré dans un entretien à l’AFP avant la sortie du film  en Iran.

Avec un budget d’environ 40 millions de dollars, en partie financé par l’État, ce long métrage le plus cher de l’histoire du cinéma iranien a été tourné dans une cité de La Mecque reconstituée au sud de Téhéran. Outre sa sortie dans 143 salles en Iran, ce film de deux heures sera projeté jeudi en ouverture du Festival des films du monde de Montréal. Le réalisateur espère qu’il y suscitera l’intérêt de distributeurs européens.

Pour Majid Majidi, ancien acteur de 56 ans qui a réalisé une bonne dizaine de films dont plusieurs primés à l’étranger (Le secret de Baran, Les enfants du ciel…), le choix du sujet était évident.

«Ces dernières années, une mauvaise lecture de l’islam dans le monde occidental en a donné une image violente qui n’a strictement aucune relation avec sa vraie nature», affirme-t-il. À ses yeux, cette «mauvaise lecture» vient «de groupes terroristes» comme «l’État islamique qui n’ont pas de lien avec l’islam dont ils ont volé le nom» et qui veulent en projeter «une image terrifiante dans le monde».

«En tant qu’artiste musulman (…) mon objectif était de créer une vision (de l’islam) qui change de celle qu’a l’Occident» et qui se résume souvent à un «terrorisme islamique attaché à la violence», affirme le cinéaste. Or, selon lui, «l’islam c’est la concertation, la bonté et la paix».

«Dans ce film, nous avons rendu hommage à d’autres religions, y compris le christianisme et le judaïsme», ajoute-t-il.

Interrogé sur la polémique et les violences que pourrait provoquer son long-métrage dans le monde musulman qui proscrit toute représentation du prophète, Majid Majidi se veut confiant. «Des pays comme l’Arabie saoudite auront des problèmes avec ce film mais beaucoup d’autres pays musulmans l’ont réclamé», affirme-t-il.

Au début de l’année, le grand imam de l’université Al-Azhar du Caire, Ahmed al-Tayeb, une des plus hautes autorités de l’islam sunnite, avait rappelé son opposition à toute représentation du prophète, affirmant que cela équivalait «à rabaisser son statut spirituel».

Muhammad ne dépeint pas le prophète lui-même mais le monde tyrannique qui l’entoure tel qu’il le voit à travers ses yeux d’enfant, de sa naissance à l’âge de 13 ans, insiste le cinéaste. Par un jeu d’effets spéciaux, son visage n’apparaît jamais, «mais on voit sa silhouette et son profil». «Cela peut être dénoncé par les plus radicaux», reconnaît le réalisateur.

Il pense que son film doit «unir» et non diviser les musulmans sunnites et chiites qui se déchirent pourtant dans plusieurs pays de la région, de l’Irak au Yémen en passant par la Syrie. «Il n’y avait pas de querelle à cette période» entre les deux grands courants à l’époque de Mohammet, précise-t-il.

Le film a été montré avant sa sortie à des leaders religieux chiites et sunnites en Iran et en Turquie qui l’ont jugé «positivement», affirme Majid Majidi. Il souhaite que Muhammad soit le premier d’une trilogie, car «on ne peut pas changer la mauvaise image de l’islam avec un seul film». Mais les autres productions ne seront pas «nécessairement réalisées par moi-même», affirme-t-il, invitant «tous les cinéastes musulmans» à suivre la voie.

Un précédent film sur le prophète Mahomet, Le message, avait été réalisé en 1976 par le cinéaste américain d’origine syrienne Moustafa Akkad. Il comportait deux versions, anglaise et arabe, avec des acteurs différents, Anthony Quinn et Irène Papas étant les stars de celle en anglais. À l’époque, Le message avait suscité la polémique et plusieurs salles où il était projeté avaient reçu des menaces de musulmans radicaux le jugeant blasphématoire.

Source

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

VIE DE SAINT AUGUSTIN

Le prénom Augustin possède la même racine que le nom latin augustus, devenu, au 1er siècle, un des titres des empereurs. Fêté le 28 août, Augustin est le patron de l’Afrique, des imprimeurs et des théologiens.

Un père païen, une mère chrétienne

Augustin naît en 354, en Numidie (aujourd’hui une région d’Algérie), dans une famille probablement d’origine berbère. Son père, Patricius, est un notable païen. Sa mère, Monique, est chrétienne et l’élève dans la foi du Christ. À l’âge de seize ans, Augustin va à Carthage afin de professer l’éloquence. Là, il s’éloigne du christianisme et prend une maîtresse qui lui donne un fils, Adéodat, en 372. Après avoir professé en diverses villes, Augustin s’établit à Rome où il rencontre l’évêque Faustus.

Le retour à la foi chrétienne

Puis, à Milan, Augustin rencontre l’évêque Ambroise. Hésitant entre la poursuite d’une vie de plaisirs et le retour à la foi chrétienne, Augustin décrit, dans lesConfessions, le conflit intérieur qui est le sien. En 387, après qu’une voix, entendue dans un jardin, lui a demandé de lire la Bible, il se fait baptiser (à l’époque, seuls les adultes l’étaient) en compagnie de son frère et de son fils. Après la conversion de Paul, celle d’Augustin est sans doute une des plus importantes de toutes celles qui ont marqué l’histoire du christianisme.

Prêtre puis évêque d’Hippone, en Numidie

Augustin retourne en Afrique du Nord et fonde une communauté aux règles semi-monastiques (le continuateur de celle-ci, l’ordre des Augustins, se consacrera plus tard à perpétuer ses principes). En 391, il accepte de devenir prêtre à Hippone et commence alors, chose rare à l’époque, à prononcer des prêches dans la cathédrale de cette ville (il en devient l’évêque en 395). Dès lors, Augustin mène une vie ascétique et participe, à la satisfaction générale, à la vie spirituelle et temporelle de la cité. Il meurt à Hippone le 28 août 430 à l’âge de 76 ans, alors que sa ville est assiégée par les Vandales.

Le plus important penseur de toute l’Eglise occidentale

Augustin a laissé une œuvre extrêmement abondante (lettres, sermons, traités, etc…) qui en fait le penseur le plus important de toute l’Eglise occidentale et, à son époque, l’adversaire de tous les schismatiques. Il est opposé à la peine de mort. Mais il développe la théorie de la prédestination, voue à la damnation les enfants morts avant le baptême. Nombre de ses écrits, qui constituent, depuis Paul, l’héritage le plus précieux de tout le christianisme d’Occident, sont parvenus jusqu’à l’époque actuelle. Augustin est canonisé par acclamation populaire en 1298 et reconnu comme Docteur de l'Église la même année par le pape Boniface VIII.

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Quand le Brésil fut sauvé par la prière avec Marie...

Au Brésil, dans les années 60, au XXe siècle, les paysans souffraient beaucoup et une nouvelle répartition des terres était devenue indispensable.

C’était l’époque de la guerre froide et des comités communistes, profitant de la misère populaire, se formaient un peu partout, dissimulant des dépôts d’armes afin de perpétrer un coup d’Etat et de s’emparer du pouvoir de façon imminente.

Peu auparavant, un prêtre, le père Patrick Peyton, avait réuni à Rio de Janeiro une assemblée de près de deux millions de fidèles pour une croisade du Rosaire.

Or au moment où un congrès communiste qui devait décider des mesures à prendre pour s’emparer du pouvoir, s’ouvrait à Belo Horizonte (l’une des plus grandes villes du pays), des dizaines de milliers de femmes de la ville envahirent les rues et, chapelet en mains qu’elles récitaient tout haut, vinrent occuper la salle du congrès juste avant la séance, empêchant les Communistes d’entrer.

La nouvelle du fiasco se répandit et partout des scènes analogues eurent lieu. Les Communistes durent s’enfuir à l’étranger.

Ce fut le Rosaire qui sauva le Brésil de ce coup d’Etat et l’on compara l’épisode à un ‘nouveau Lépante’

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,42-51.

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.
Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Amen, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde”,
et s’il se met à frapper ses compagnons, s’il mange et boit avec les ivrognes,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas,
il l’écartera et lui fera partager le sort des hypocrites ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.

« Mais si ce mauvais serviteur se dit » Notre esprit est volatil, capable de virevolter, d’aller ailleurs, d’envisager d’autres chemins, sa force et sa faiblesse… Soyons prudents, mesurons aussi combien nous pouvons facilement nous retirer de là, où la vie nous appelle, nous laisser entraîner dans un chemin qui nous perd… prenons l’habitude de revenir à notre travail, de prendre le temps de le considérer, de nous considérer. Bâtissons ce cadre souple qui nous maintient, découvrons que ce cadre nous est gracieusement offert par la présence de nos frères et de nos sœurs en humanité qui nous aident à demeurer dans l’ouvert de nos vies simplement, ils nous soutiennent. C’est ce qui se vit dans les communautés locales, c’est ce qui peut se vivre entre amis, entre conjoints…(Père Jean-Luc Fabre)

« Mais si ce mauvais serviteur se dit » Notre esprit est volatil, capable de virevolter, d’aller ailleurs, d’envisager d’autres chemins, sa force et sa faiblesse… Soyons prudents, mesurons aussi combien nous pouvons facilement nous retirer de là, où la vie nous appelle, nous laisser entraîner dans un chemin qui nous perd… prenons l’habitude de revenir à notre travail, de prendre le temps de le considérer, de nous considérer. Bâtissons ce cadre souple qui nous maintient, découvrons que ce cadre nous est gracieusement offert par la présence de nos frères et de nos sœurs en humanité qui nous aident à demeurer dans l’ouvert de nos vies simplement, ils nous soutiennent. C’est ce qui se vit dans les communautés locales, c’est ce qui peut se vivre entre amis, entre conjoints…(Père Jean-Luc Fabre)

Dans "La Didachè"

(entre 60-120),

catéchèse judéo-chrétienne 
§ 10 et 16 


 

« Veillez car vous ne connaissez pas le jour »

 

      Une fois rassasiés de l'eucharistie, remerciez ainsi :

-« Nous Vous rendons grâce, Père Saint, pour Votre saint nom que Vous avez fait habiter en nos cœurs, et pour la connaissance, la foi, l'immortalité que Vous nous avez révélées par Jésus, Votre Serviteur.

Gloire à toi dans les siècles. Amen !…

 

Avant tout, nous Vous rendons grâce, parce que Vous êtes tout-puissant :

Gloire à toi dans les siècles. Amen !

Souvenez-vous de Votre Église, Seigneur, pour la délivrer de tout mal et la rendre parfaite dans Votre amour.

Rassemble des quatre vents cette Église sanctifiée, dans Votre Royaume puisque Vous le lui avez  préparé.

Car à Vous sont puissance et gloire dans les siècles. Amen !

Que la grâce vienne et que ce monde passe. Amen !

Si quelqu'un est saint, qu'il s'approche ; s'il ne l'est pas, qu'il fasse pénitence. Marana tha ! Amen » (Ap 22,20)… 


      Oui, « veillez » sur votre vie ; ne laissez pas « s'éteindre vos lampes » ni « se détendre la ceinture sur vos reins » ; « Soyez prêts, car vous ignorez l'heure où Notre-Seigneur viendra » (Lc 12,35; Mt 24,42s).

Réunissez-vous fréquemment pour chercher ensemble ce qui est utile à vos âmes.

Car tout le temps de votre foi ne vous servira de rien si, au dernier moment, vous n'êtes pas devenus parfaits.

 

Jeudi 27 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 08:50
APPEL de Mgr Pascal Gollnisch ("L'Oeuvre d'Orient") pour les Chrétiens d'Orient
Si vous ne voyez pas cette newsletter Œuvre d'Orient, Cliquez-ici
Newsletter Œuvre d'Orient
Newsletter de l'Œuvre d'Orient 
n°22 RENTRÉE 2015
Une Conférence internationale en faveur des chrétiens d'Orient est organisée le 8 septembre à Paris par M. Fabius. SB Sako, Patriarche des Chaldéens, y participe. La protection des populations et de leur patrimoine n’est pas une option mais une priorité.
 

Syrie : Permettons aux religieuses

de l’hôpital Saint-Louis à Alep de

soigner gratuitement les blessés

 En savoir plus

Irak : Aidons à l'agrandissement

d’une maternelle à Erbil, car

le nombre d’enfants ne cesse

d’augmenter 

En savoir plus

Liban: des centaines de syriens

passent chaque jour la frontière.

Aidons la paroisse d’El Kaa qui

les soutient 

En savoir plus

Soulageons la souffrance de nos frères chrétiens d’Orient !

Paris, le 25 août 2015

Chers amis,

La situation des chrétiens d’Orient n’a

jamais

été aussi grave !

Aujourd’hui on peut parler de

persécution,

de génocide.

L’Irak et la Syrie traversent  une crise historique !

 Des peuples s’enfoncent dans un chaos profond

et durable. Victimes de cette incroyable situation, des centaines de milliers

de chrétiens

ont dû abandonner leur maison et fuir dans les pays voisins.

Le Liban notamment est devenu une terre d’accueil providentielle, mais à quel

prix.

L’aide internationale est largement insuffisante, le gouvernement ne verse

plus ni aides

sociales ni  subventions depuis plusieurs années. Près de 30 % de la

population est constituée de réfugiés, syriens surtout et irakiens. Imaginez

20 millions de réfugiés en 

France ! Le pays est au bord de l’implosion, avec la menace du DAECH tout

proche.

« La situation catastrophique des irakiens et syriens déracinés ne cesse

de s’aggraver,au point de les pousser au désespoir » m’écrit le patriarche

syriaque.

Tandis qu’à Beyrouth une religieuse me confie, désemparée :

 « nous ne pouvons aider les syriens et dire aux libanais qui sont dans la

même détresse :

« nous n’avons et ne pouvons rien pour vous. »

Les communautés religieuses, les prêtres font face, dans la mesure de

leurs moyens,

ils leur donnent tout ce qu’ils ont,  mais c’est si peu !

Et la situation risque d’empirer car on ne voit pas la fin des conflits !

Le pape a récemment encore souligné combien les chrétiens d’Orient sont

des artisans de paix.

Combien leur présence est essentielle au maintien de liens entre les

communautés.

Avec leur départ, ce sont aussi les sources de la culture chrétienne qui

vont se tarir !

 Les chrétiens d’Orient doivent rester non seulement car ce sont leurs

pays mais aussi

pour les musulmans qui aspirent à plus de modernité et pour les nations

d’Europe.

Nous sommes présents au quotidien auprès de ces communautés.

Nous travaillons en

étroite collaboration avec chacune d’elles pour répondre le mieux possible

à leurs demandes et témoigner de la solidarité des chrétiens de France.

Alors, je vous demande de continuer à soutenir les chrétiens qui veulent

rester sur place ou ne peuvent partir !  Prions pour nos frères.

Tendons-leur la main ! Ils en ont tellement besoin !

Merci infiniment !

Mgr Pascal Gollnisch

Œuvre d'Église, l'Œuvre d'Orient est la seule association

française entièrement dédiée au soutien des chrétiens

d'Orient. Elle contribue à leur éducation, à leurs soins

et les accompagne spirituellement depuis plus de

150 ans.

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 17:09

« Je vais vous dire pourquoi j’ai écrit ce livre. Quand la maison s’écroule, on va chercher un mur porteur. Or, le mur porteur de la France, c’est saint Louis. On l’a oublié, on l’a occulté, on l’a caché. Le devoir d’un homme politique, qui est passé de la politique à la métapolitique, c’est de le rappeler. Allez chercher saint Louis, il ne vous décevra pas, lui. À l’heure où le pouvoir s’est dégradé en simulacre, il est urgent d’aller à la source primordiale de la France. Là où allait boire l’Occident tout entier du temps de la "christianitas", quand croyant encore en lui, il se construisait au lieu de se mépriser. »

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 09:47
Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

POUR RÉFLÉCHIR SUR CE QUE VOUS ATTENDEZ DE VOS 

 

PRÊTRES:

 

Il est excellent de toujours se souvenir que jamais le pasteur ne 

 

saurait satisfaire le bon "laïc". 

 

 

Quand je prêche la foi et la grâce seule (à l'église de la Trinité), tu me 

 

demandes :

 

-"Où donc reste la vie chrétienne ?"

 

 

 Quand je parle du Sermon sur la Montagne (en cours), tu me 

 

demandes :

 

-"Où reste la vie réelle ?". 

 

 

Quand je commente la vie très réelle et pécheresse d'un homme de

 

la Bible, tu me demandes : "Où restent les vérités éternelles ?". 

 

 

Et à travers tout cela, il faut sans doute entendre une seule 

 

préoccupation : 

 

-Comment est-ce que je vis une vie chrétienne dans ce monde réel,

 

et où sont les autorités ultimes d'une telle vie, qui seule vaut d'être

 

vécue ?

                                                                             (Dietrich Bonhoeffer)

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Lettre de saint Paul Apôtre aux Galates 3,16-22.

Frères, les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : " Et à ses descendants, " comme pour plusieurs, mais, comme pour un seul : " Et à ta descendance, " c'est à dire au Christ.
Voici ce que je veux dire : Dieu ayant conclu une alliance en bonne forme, la loi qui est venue quatre cent trente ans après ne la rend pas nulle, de manière à rendre vaine la promesse.
Car si l'héritage s'obtenait par la Loi, il ne viendrait plus d'une promesse ; or, c'est par une promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
Pourquoi donc la Loi ? Elle a été ajoutée à cause des transgressions, jusqu'à ce que vint " la descendance " à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par les anges, par l'entremise d'un médiateur.
Or le médiateur n'est pas médiateur d'un seul ; et Dieu est un.
La Loi va-t-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S'il eût été donné une loi capable de procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
Mais l'Ecriture a tout enfermé sous le péché, afin que, par la foi en Jésus-Christ, ce qui avait été promis fût donné à ceux qui croient.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,11-19.

En ce temps-là, Jésus faisait route vers Jérusalem et passait aux confins de la Samarie et de la Galilée.
Et alors qu'il entrait dans un village, vinrent à sa rencontre dix lépreux, qui se tinrent à distance ;
et, élevant la voix, ils dirent : " Maître Jésus, ayez pitié de nous ! "
Les ayant vus, il leur dit : " Allez vous montrer aux prêtres. " Et, comme ils y allaient, ils furent guéris.
L'un d'entre eux, voyant qu'il était guéri, revint en glorifiant Dieu à haute voix,
tomba à ses pieds la face contre terre et lui rendit grâces. Et c'était un Samaritain.
Prenant la parole, Jésus dit : " Est-ce que les dix n'ont pas été guéris ? Et les neuf, où sont-ils ?
Ne s'est-il trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir rendre gloire à Dieu ? "
Et il lui dit : " Lève-toi, va ; ta foi t'a sauvé. "

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Le Christ Jésus se trouve en opposition avec des scribes, des pharisiens. Il a des propos durs envers eux. Il les traite ainsi de « malheureux, hypocrites, aveugle… ». Mais il ne cesse pas de leur proposer aussi un chemin de vie. En cela, Jésus est dans l’attitude de l’accompagnateur qui, tout à la fois, conduit, guide et escorte. La conduite en indiquant le terme objectif est l’attitude qui donne à la guidance et à l’escorte d’être ajustées. Jésus est ainsi juste dans sa conduite maintenue. C’est les éléments de cette conduite que nous retenons… pour laisser résonner en nous, là où nous sommes, cet appel à la vraie vie, qui ne va pas sans un appel à l’effort… le don de la liberté que le Seigneur nous fait est toujours sous le mode du travail, de la tâche à accomplir…(Père Jean-Luc Fabre)

Par St Bruno de Segni

(v. 1045-1123), évêque . Commentaire sur l'Évangile de Luc, 2, 40 ; PL 165, 426-428 (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 449) 
 

La foi qui purifie

 

      Que représentent les dix lépreux sinon l'ensemble des pécheurs ?

Lorsque vint le Christ notre Seigneur, tous les hommes souffraient de la lèpre de l'âme, même s'ils n'étaient pas tous atteints de celle du corps.

Or la lèpre de l'âme est bien pire que celle du corps.

      Mais voyons la suite.

« Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Ces hommes se tenaient à distance car ils n'osaient pas, étant donné leur état, s'avancer plus près de lui.

Il en va de même pour nous : tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l'écart.

Donc, pour recouvrer la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d'une voix forte et disons :

« Jésus, Maître, prends pitié de nous ».

Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre cœur, car le cœur parle d'une voix plus forte.

La prière du cœur pénètre dans les cieux et s'élève très haut, jusqu'au trône de Dieu.

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider  par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

« Vous avez négligé ce qu'il y a de plus grave dans la Loi » le poids des choses, savoir se laisser conduire, guider par la réalité objective et non par son propre goût. Dans la Loi, il y a une vraie parole qui nous est adressée par une vraie personne, et certaines parties de la Loi ont plus d’importance que d’autres pour celui qui l’a émise. Sinon comment Jésus aurait-il pu déclarer dans la controverse quel est le plus grand commandement et celui qui lui est semblable : l’amour de Dieu et du prochain… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… Nous avons chacun de nous, qui que nous soyons, à entrer dans ce mouvement. Savoir tenir l’importance relative des choses, cela clarifie le regard… (Père Jean_Luc Fabre)

Cette prière des couples qui peut cimenter  
votre mariage

Et s'il vous suffisait de prier, ensemble, cinq minutes par jour, pour que votre

mariage dure toute la vie ?

 

Si l'on vous disait qu'il y a quelque chose que vous pouvez faire pour que votre mariage dure toute la vie, et que cela ne vous prendra que cinq minutes par jour, ne le feriez-vous pas ? Alors, priez ensemble tous les jours, c'est tout ! Le mariage n'est pas un couple, mais une trinité, la troisième personne étant Dieu. Nous devons Lui permettre de faire partie intégralement de notre mariage pour qu'il soit salutaire.

Il existe bien des manières magnifiques de prier ; cependant, je vous soumets une prière spéciale qui transforme les couples mariés. J'ai constaté des résultats durables lors de diverses retraites que j'ai eu le privilège d'animer. Considérez cette prière comme un cadeau pour vous et la personne que vous aimez, et je vous invite à la dire ensemble, fréquemment.

Prier lentement, ensemble

Faites en sorte de prier lentement, la main dans la main et les yeux dans les yeux, si possible, pendant la prière. Vous pouvez le faire ! Et n'ayez pas peur de vous parler avant, ou mieux encore, après avoir prié ensemble, parlez seulement pour le plaisir de parler et d'être présents l'un à l'autre.

Une suggestion : pendant la prière des couples mariés, essayez d'évoquer le souvenir de votre première rencontre, ainsi que le jour de votre mariage. Lui, ou elle, est toujours la même personne. Peut-être que la vie vous a réservé maintes difficultés que vous n'attendiez pas alors, mais vous les avez traversées ensemble, et le feu providentiel de vos peines et de votre amour vous a forgés dans le corps unique que vous êtes à présent, et c'est très beau.

La prière qui transforme les mariages

Très Sainte Trinité,
Père, Fils et Esprit Saint,

Merci pour le don profond du sacrement du mariage. Merci pour le magnifique cadeau qu'est mon époux(se), que votre Providence parfaite a prévu pour moi de toute éternité. Permettez que je le/la traite avec tout l'honneur, le respect et la dignité qu'il/elle mérite. Aidez-moi, mon Dieu, à ne pas être égoïste dans mon mariage, à tout donner à mon époux(se), sans rien retenir, rien attendre en retour, mais en reconnaissant et en remerciant pour tout ce qu'il/elle fait pour moi et notre famille, tous les jours, et c'est beaucoup ! 

Veuillez renforcer et protéger notre mariage, tous les mariages. Aidez-nous à prier ensemble, tous les jours. Faites que nous ayons entièrement confiance en Vous tous les jours. Faites que notre mariage soit fructueux et ouvert à votre volonté dans le privilège de la procréation. Aidez-nous à construire une famille forte, sûre, aimante, pleine de foi, une Église domestique.

Très Sainte Vierge Marie, nous Te confions notre mariage, garde toujours notre famille sous ton manteau. Seigneur Jésus, nous avons une confiance totale en Toi, car Tu es toujours avec nous, et que Tu recherches constamment le meilleur pour nous, tirant le bien de tout, même des croix que Tu as permises dans nos vies.

Cher/chère (nom du conjoint), toi et moi sommes un. Je te promets de t'aimer toujours et de t'être fidèle, jamais je ne t'abandonnerai, je donnerais ma vie pour toi. Avec Dieu et avec toi dans ma vie, j'ai tout. Merci Jésus, Tu es le grand Serviteur. Nous t'aimons. Amen.


Dieu est amour, le mariage est amour

Le monde en soi nécessite les témoignages de mariages forts et beaux, aspire désespérément à cette lumière. Il nous faut créer une culture qui revalorise le mariage et la famille, ces paroles doivent être dites avec respect : le mariage et la famille sont des sacrements sacrés de l'Amour inestimable de Dieu pour le monde. "Eh bien ! ce que Dieu a uni, l'homme ne doit point le séparer" (Mc 10, 9-10).

Ne permettez jamais qu'aucune personne ou qu'une chose inférieure à vous ne vous sépare vous et votre conjoint. Dieu est un avec vous, Dieu est amour, le mariage est amour, et l'amour dure quoi qu'il arrive, il ne finira pas (Lire 1Co 13, 7-8).

Rendons grâce à Dieu pour le don de notre époux(se), nous sommes appelés à être un avec eux dans le temps et l'éternité.

Article publié dans Pildorasdefe.net et adapté de l'espagnol par Élisabeth

de Lavigne pour "Aleteia"

sources: PILDORAS DE FE
Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

Notre chemin s’éclaire lorsque nous prenons le temps de vraiment peser, soupeser ce qui a vraiment du poids dans nos vie, ce qui nous nourrit vraiment. C’est un travail incessant que nous avons à mener aussi bien au niveau individuel qu’au niveau du groupe, le couple, la famille, les amis, les associations, les entreprises, les collectivités locales et autres… Oser se laisser toucher par l’extérieur, ressentir, éprouver… ce qui demande de ne pas avoir peur d’éprouver des choses qui ne sont pas forcément de prime abord agréables. Mais là se trouve la possibilité d’une réponse ajustée de notre part. Jésus donne ensuite deux autres orientations qui indiquent des manières de faire : la nécessité de la pratique, le lieu par lequel commencer.(Père Jean-Luc Fabre)

QUELLE EST NOTRE RESPONSABILITE ?...
 
Responsabilité

Quand un pauvre meurt de faim,

ce n'est pas parce que Dieu l'a oublié.

Si cela arrive,

c'est que ni moi ni vous ne nous sommes souciés

d'offrir à cette personne ce dont elle avait besoin.

 

(Par Mère Teresa)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

La pratique effective, le tâtonnement nous font avancer vraiment, nous aident à percevoir, en étant dans une attitude large, ce qui a du poids véritable, de la densité. Nous apprenons, nous découvrons en faisant, et nous avançons ainsi. L’enjeu de transmission d’une culture est de pouvoir rendre possible ce premier travail aux nouveaux membres de la culture. Cela est vrai pour les membres de la Communauté de Vie Chrétienne qui doivent apprendre à s’exercer aux manières de faire de la Communauté dans ce qu’elles ont d’essentiel. C’est vrai aussi des enfants qui doivent s’exercer dans l’apprentissage de la langue française… N’ayons pas peur de pratiquer, parfois longuement et soudain la réalité devient autre, plus accessible, plus riche, plus porteuse, plus simple, plus lumineuse… Cela n’interdit pas de détendre l’arc, de s’attacher à des choses plus annexes mais l’effort doit porter toujours sur ce qui compte, ce qui est essentiel… un effort bien sûr à proposer avec délicatesse, avec tact… il s’agit dans le cadre de la conduite de savoir guider, voir si cela devient nécessaire escorter mais demeure la nécessité de conduire…(Père Jean-Luc Fabre)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,27-32.

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis à la chaux : à l’extérieur ils ont une belle apparence, mais l’intérieur est rempli d’ossements et de toutes sortes de choses impures.
C’est ainsi que vous, à l’extérieur, pour les gens, vous avez l’apparence d’hommes justes, mais à l’intérieur vous êtes pleins d’hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les sépulcres des prophètes, vous décorez les tombeaux des justes,
et vous dites : “Si nous avions vécu à l’époque de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes.”
Ainsi, vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Vous donc, mettez le comble à la mesure de vos pères !

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

« Purifie d'abord l'intérieur de la coupe » Là aussi nous retrouvons l’idée que l’intérieur de l’homme est le lieu de la vraie relation avec le mystère de Dieu. Le travail secret, gratuit, mené en silence est ce qui nous humanise. Il est celui qui nous donne d’entrer en relation véritable avec les autres, parce que nous y apprenons et y recevons de vraiment être nous-mêmes. Là est le travail véritable, celui qui permet à la veuve de donner justement son obole, à la Samaritaine de pouvoir aller librement vers ses concitoyens qui la méprisaient, à Phillipe de recevoir la charge critique de Nathanaël, à Ignace de s’éveiller de son rêve de perfection et de recevoir ce qui se donne à lui, de recevoir Celui qui se donne à lui. C’est lorsque je suis dans une attitude simple, lorsque mes intentions, mes actions et mes opérations sont purement ordonnées au service et à la louange de sa divine Majesté que j’agis justement…(Père Jean-Luc Fabre)

De L'Épître dite de Barnabé (vers 130) .§20 

 

Se détourner du chemin de l'hypocrisie et du mal

 

    Il existe deux voies d'enseignement et d'action :

-Celle de la lumière et celle des ténèbres.

L'écart est grand entre ces deux voies…

La voie des ténèbres est tortueuse et jonchée de malédictions.

Elle est le chemin de la mort et du châtiment éternels.

On y rencontre tout ce qui peut ruiner une vie :

-Idolâtrie, arrogance, orgueil du pouvoir, hypocrisie, duplicité du cœur, adultère, meurtre, vol, vanité, désobéissance, fraude, malice, drogues, magie, cupidité, mépris de Dieu.

On y trouve ceux qui persécutent des gens de bien, les ennemis de la vérité, les amis du mensonge ; car tous ces gens ne connaissent pas la récompense de la justice, ils ne « s'attachent pas au bien » (cf Rm 12,9), ils ne secourent pas la veuve et à l'orphelin (Ml 3,5)… 

Ils sont bien éloignés de la douceur et de la patience, « aiment les vanités » (Pr 4,3, « poursuivent le gain » (Is 1,23), sont sans pitié pour le pauvre, sans compassion pour l'affligé, oublieux de leur créateur… 


    Il est donc juste de s'instruire de toutes les volontés du Seigneur consignées dans les Écritures et de cheminer d'après elles.

Celui qui agit de la sorte sera glorifié dans le Royaume de Dieu. Mais quiconque choisira l'autre voie périra avec ses œuvres.

Voilà pourquoi il existe une résurrection et une rétribution. À vous qui êtes des privilégiés et qui voulez bien accepter de moi un conseil de bonne intention, j'adresse une prière :

-Vous êtes entourés de personnes à qui faire le bien ; n'y manquez pas.

 

Mercredi 26 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 05:18
Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Premier livre des Maccabées 3,3-9.

Il étendit au loin la gloire de son peuple; il revêtit la cuirasse comme un héros, il ceignit ses armes de guerre et engagea des batailles, protégeant de son épée le camp d'Israël.
Il était dans l'action pareil au lion, comme le lionceau qui rugit sur sa proie.
Il poursuivit les impies, fouillant leurs retraites, et livra aux flammes ceux qui troublaient son peuple.
Les impies reculèrent effrayés devant lui, tous les ouvriers d'iniquité furent dans l'épouvante, et sa main conduisit heureusement la délivrance de son peuple.
Par ses exploits il causa de l'amertume à plusieurs rois, et de la joie à Jacob, et sa mémoire est à jamais bénie.
Il parcourut les villes de Juda et en extermina les impies, et il détourna d'Israël la colère.
Son nom devint célèbre jusqu'aux extrémités de la terre, et il recueillit ceux qui allaient périr.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,12-26.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : " Un homme de haute naissance partit dans un pays lointain pour y recevoir la royauté et revenir ensuite.
Ayant appelé dix de ses serviteurs, il leur donna dix mines et leur dit : " Faites-les valoir jusqu'à ce que je revienne. "
Or ses concitoyens le haïssaient, et ils envoyèrent une députation derrière lui pour dire : " Nous ne voulons pas de celui-là pour notre roi. "
Quand il fut de retour, après avoir reçu la dignité royale, il se fit appeler ces serviteurs auxquels il avait donné l'argent, pour savoir quel profit chacun en avait tiré.
Le premier se présenta et dit : " Seigneur, votre mine a rapporté dix mines. "
Il lui dit : " Très bien, bon serviteur ; puisque tu as été fidèle en chose infime, tu auras le gouvernement de dix villes. "
Le second vint et dit : " Votre mine, Seigneur, a produit cinq mines. "
A lui aussi il dit : " Et toi, deviens gouverneur de cinq villes. "
Et un autre vint et dit : " Seigneur, voici votre mine que j'ai tenue serrée dans un linge.
Car j'avais peur de vous, parce que vous êtes un homme dur : vous retirez ce que vous n'avez pas mis en dépôt, et vous moissonnez ce que vous n'avez pas semé. "
Il lui dit : " Je te juge sur ce qui vient de ta bouche, mauvais serviteur ! Tu savais que je suis un homme dur, retirant ce que je n'ai pas mis en dépôt et moissonnant ce que je n'ai pas semé ;
alors pourquoi n'as-tu pas mis mon argent à la banque ? Et à mon retour, je l'aurais recouvré avec un intérêt. "
Et il dit à ceux qui étaient là : " Otez-lui la mine et donnez-la à celui qui a dix mines. "
Ils lui dirent : " Seigneur, il a déjà dix mines ! "
Il répliqua : " Je vous le dis : A celui qui a on donnera ; mais à celui qui n'a pas, on ôtera même ce qu'il a.

Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . Homélie sur les Évangiles (Catena Aurea) 

 

"Seigneur, votre mine a rapporté dix mines"

 

      L'explication de cette parabole retrace tous les mystères de Jésus-Christ, depuis le premier jusqu'au dernier.

En effet, le Verbe qui était Dieu s'est fait homme, et quoiqu'il ait pris la forme d'esclave, il est cependant d'une noblesse éclatante par sa naissance ineffable au sein du Père. lorsqu'il monte dans les Cieux, il va s'asseoir à la droite de la majesté du Très-Haut ; et en y montant il répand suivant certaine mesure les grâces divines sur ceux qui croient en lui, de même qu'un maître confie ses biens à ses serviteurs pour qu'ils les fassent fructifier, et qu'ils méritent ainsi la récompense de leurs services. 


      Mais il y a une grande différence entre ces derniers, et ceux qui ont refusé de recevoir le royaume de Dieu.

C'est le reproche que Jésus-Christ adressait aux Juifs : " Maintenant ils ont vu les œuvres que j'ai faites, et ils ont haï, et mon Père et moi. " (Jn 15,24).

Ils ont refusé de se soumettre à son règne, lorsqu'ils dirent à Pilate : " Nous n'avons pas d'autre roi que César" (Jn 19,3).

Dans ceux qu'il appelle ses concitoyens, les Juifs se trouvent clairement désignés, puisqu'ils avaient les mêmes ancêtres selon la chair, et parce qu'il se conformait comme eux aux prescriptions de la loi. 

Lorsque Jésus-Christ reviendra, après avoir pris possession de son royaume, il donnera aux ministres de sa parole les éloges qu'ils ont mérités, et les comblera de joie et d'honneurs dans les cieux, parce qu'en faisant valoir le talent qui leur avait été confié, ils en ont acquis un grand nombre d'autres. 


      "Le premier vint et dit : Seigneur, votre mine a produit dix autres mines."

Ce premier serviteur représente l'ordre des docteurs qui ont été envoyés au peuple de la circoncision, il a reçu une mine pour la faire valoir, parce que les docteurs ont reçu l'ordre de prêcher une seule et même foi.

Cette mine en a produit dix autres, parce que leurs enseignements ont fait entrer en société avec eux le peuple qui vivait sous la loi.

Ce serviteur a été fidèle en peu de choses, c'est-à-dire qu'il n'a point altéré la parole de Dieu ; car tous les dons que nous pouvons recevoir dans la vie présente, ne sont rien en comparaison de ceux qui nous sont réservés pour l'avenir. 

Le devoir des docteurs c'est d'annoncer aux fidèles les salutaires enseignements de l'Évangile ; mais il n'appartient qu'à la grâce divine de leur faire comprendre ce qu'ils écoutent avec docilité, et de seconder leur intelligence.

 

SAINT LOUIS , QUI ÊTES-VOUS ? 


(Louis IX)
Roi de France et confesseur
(1215-1270)

        Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

        Saint Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine :

« Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses ; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. » 

        Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices :

« Les hommes sont étranges, disait-il ; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux. »

        Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu. 

        Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.

Il fonde des hôpitaux et des monastères.

Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines.

Il donne à sa sœur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire.

« Si je dépense beaucoup d'argent quelquefois, j'aime mieux le faire en aumônes faites pour l'amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m'a tout donné ce que j'ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville)

        À vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle.

Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal ; il avait fait graver sur son anneau cette devise :

« Dieu, France et Marguerite. »

        À la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades.

Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec sa femme. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers.

On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage. 

        Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire. 


        Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin.

Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257).

Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches. 


Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte.

Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

 
Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prière de St Louis
Dieu Tout-Puissant et éternel, 
Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde 
L'instrument de vos divines volontés, 
Le glaive et le bouclier de votre sainte Église, 
Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière, 
Les fils suppliants des Francs, 
Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde, 
Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu, 
Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance, 
Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. 
Amen 
--------
(Oraison tirée d'un missel Carolingien, 
Prière favorite du Père de Foucauld, 
Prière officielle des scouts de France.)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 23,23-26.

En ce temps-là, Jésus disait : Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qui est le plus important dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste.
Guides aveugles ! Vous filtrez le moucheron, et vous avalez le chameau !
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous purifiez l’extérieur de la coupe et de l’assiette, mais l’intérieur est rempli de cupidité et d’intempérance !
Pharisien aveugle, purifie d’abord l’intérieur de la coupe, afin que l’extérieur aussi devienne pur.

Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

 

« Purifie d'abord l'intérieur »

 

Saint ISAAC le Syrien

SENTENCES

I. - Accoutume ton esprit à s'absorber toujours dans les mystères du salut par le Christ, mais ne demande point pour toi-même la connaissance et la contemplation, qui, en leur temps et en leur lieu, dépassent l'expression de toute parole humaine. Ne te relâche pas dans l'accomplissement des commandements et des efforts pour atteindre la pureté, et demande à Dieu, dans chacune de tes prières, aussi ardentes que la flamme, le don de cette affliction sainte qu'Il mit au coeur des Apôtres, des Martyrs et des Pères de l'Eglise.

II. - Le premier des mystères - c'est la pureté que l'on atteint par l'accomplissement des commandements.

III. - La vraie contemplation est celle de l'esprit, qui, entré en extase, conçoit ce qui a été et ce qui sera. C'est la connaissance de l'esprit dont l'extase s'opère par le mystère du salut de Dieu, et devant lequel se révèlent la gloire divine et la création d'un monde nouveau. Alors le coeur se brise de contrition et se rénove ; pareil au nouveau-né, l'homme se nourrit dans le Christ du lait de ses commandements spirituels, jusqu'alors inconnus ; il se dépouille du mal, atteint les mystères de l'Esprit pur, les révélations de la connaissance, qu'il gravit par degrés, montant ainsi de contemplation en contemplation, de conception en conception, et s'instruit, et se fortifie mystérieusement : ainsi s'élève-t-il peu à peu jusqu'à l'amour suprême pour s'unir dans l'espérance, s'emplir de joie et parvenir à Dieu, - couronné de la gloire naturelle dans laquelle il a été créé.

IV. - Lis l'Evangile, legs de Dieu pour la connaissance de tout l'univers.

V. - Quand tu as rempli ton ventre, évite, si tu ne veux point t'en repentir, d'explorer le divin. Comprends bien ce que je te dis : le ventre rassasié exclut la connaissance des mystères de Dieu.

VI. - La contemplation est donnée à l'esprit, pour qu'il puisse se contempler lui-même. Mais c'est lui qui, représentant aux philosophes le monde créé, les a conduits à l'exaltation de l'orgueil.

VII. - Il est aussi malséant pour les serviteurs de la chair et du ventre d'explorer le domaine spirituel, que pour une femme de mauvaise vie de parler de chasteté. Le feu ne prend pas au bois humide ; la chaleur divine ne s'allume pas dans un coeur amoureux de la quiétude terrestre.

VIII. - Quiconque n'a pas vu le soleil de ses yeux ne peut décrire sa lumière que par ouï-dire ; il ne la sent même pas ; il en est pareillement pour celui dont l'âme n'a jamais goûté la suavité des oeuvres spirituelles.

IX. - Si un cavalier en selle te tend la main pour recevoir l'aumône, ne la lui refuse pas, car en cet instant, indubitablement, sa pauvreté égale celle d'un mendiant.

X. -- La miséricorde qui se limite à la justice n'est point de la miséricorde. Le vrai miséricordieux ne se contente pas de faire la charité avec ce qui lui appartient ; joyeusement il endure l'injustice de la part d'autrui et y répond par le pardon. Mais lorsqu'il a vaincu la justice par sa miséricorde, ce n'est pas la couronne des justes selon la loi qui orne son front, c'est celle des parfaits selon I'Evangile. Donner des aumônes aux pauvres à l'aide de ce que l'on possède, vêtir celui qui est nu, aimer son prochain comme soi-même, ne jamais l'offenser, éviter le mensonge, tels étaient les commandements de l'Ancien Testament ; mais voici celui de la perfection évangélique "Tu donneras à quiconque te demandera et tu ne réclameras point ce que l'on t'aura pris. " (Lc VI, 30) Il faut accepter avec, bonheur de se voir privé de tout objet, de toute chose matérielle, et qui plus est sacrifier sa vie pour ses frères. Tel est le miséricordieux, contrairement à celui qui se borne à donner une aumône à autrui. Miséricordieux est l'homme qui, voyant ou entendant l'affliction de son frère, y compatit de tout son coeur, - et aussi cet autre qui, frappé par lui, n'aura point l'impudence de répondre à l'outrage, évitant ainsi de l'affliger.

XI. - Ne sépare point le riche du pauvre et n'essaie pas de distinguer celui qui est digne de celui qui ne l'est point ; que tous les hommes soient égaux à tes yeux, en vue de bonnes oeuvres. De cette manière tu pourras amener au bien les indignes eux-mêmes, car l'âme, par l'intermédiaire du corps, est attirée vers la crainte de Dieu. Le Seigneur n'a-t-il point partagé la table des publicains et des femmes de mauvaise vie, sans éloigner de lui les indignes, cherchant ainsi à inspirer à chacun la dite crainte pour conduire les hommes par le corporel vers le spirituel ? Ainsi donc, tu accorderas les mêmes bienfaits, les mêmes honneurs, au juif, à l'infidèle, à l'assassin, d'autant plus que lui aussi est un frère pour toi, puisqu'il participe à la même nature humaine.

XII. - Si tu possèdes un bien matériel, n'hésite point à le distribuer d'un seul coup.

XIII. - Prends garde de t'attacher à l'avidité par amour de la pauvreté ; en faisant l'aumône, ne lie point ton âme aux soucis frivoles en prenant chez un frère ce que tu distribueras à un autre, n'annihile point ton honneur devant Dieu en tombant sous la dépendance des hommes pour te faire leur demandeur ; ne perds point la liberté et la dignité de ton esprit dans la sollicitude des vanités mondaines ; car le rang que tu dois occuper est plus élevé que celui des miséricordieux ; je t'en prie, garde-toi de l'envie.

XIV. - La vertu consiste en ce que l'esprit de l'homme n'est pas occupé par le monde.

XV. - En toute parole de l'Ecriture, recherche le sens qu'elle contient, afin de pénétrer la profondeur de la pensée des Saints. Ceux que guide la grâce perçoivent toujours une sorte de rayon spirituel qui illumine les versets sacrés et permet à l'esprit de distinguer les paroles extérieures des réflexions profondes inspirées à la pensée de l'âme. Celui qui lit ces versets, fertiles de sens, en négligeant de les approfondir n'enrichit point son coeur ; en lui s'éteint la force sainte qui, au contraire, communique à un coeur vraiment compréhensif une saveur exquise. L'âme douée d'esprit, reconnaissant la pensée pourvue d'une force spirituelle secrète, en assimile avec ardeur le contenu. Tout homme ne peut être édifié par les paroles spirituelles, au sein desquelles vit une grande puissance mystérieuse. La parole céleste nécessite un coeur détaché de la terre.

XVI. - Une parole agissante n'est pas synonyme d'une parole ornée. Même sans la connaissance des choses, la sagesse sait embellir ses mots, et dire la vérité sans en connaître l'essence.

XVII. - De même que l'eau représentée par un paysagiste sur une muraille est incapable d'étancher la soif - de même en est-il de la parole que l'action ne vient pas justifier.

 

XVIII. - L'Ecriture ne nous a point expliqué les vérités du siècle futur ; elle s'est contentée de nous enseigner comment, dès ici-bas, nous pouvons en goûter les prémices. Pour éveiller en nous le désir des biens de demain, elle les a représentés sous des noms d'objets, toujours pour nous pleins d'excellence et de délices ; mais en disant " l'oeil n'a point vu, ni l'oreille entendu", etc..., elle nous montre leur caractère inconcevable pour notre esprit, incompatible avec les biens de la terre.

XIX. - La précision des noms est instituée pour les objets d'ici-bas ; mais ceux du siècle futur sont exempts d'appellation véritable ; la simple connaissance qui s'y attache dépasse tout principe de forme, toute image, toute couleur, toute figure, tout mot que l'invention pourrait créer.

XX. - Le jour de la résurrection est pour nous, tant que nous sommes limités par la chair et par le sang, un de ces mystères des hautes vérités qui dépasse l'entendement. En ce monde, il n'est point de huitième jour, ni de sabbat au sens propre du mot. Car celui qui a dit: " Dieu s'est reposé au septième jour" (Gen. 2, 2 ), a signifié le repos terminant cette vie. Pendant six jours s'accomplissent tous les actes de l'existence par l'observation des commandements ; le septième se passe tout entier au tombeau, et le huitième -au sortir du tombeau.

XXI. - Sois ton propre persécuteur, et ton ennemi sera chassé par ton approche. Réconcilie-toi avec toi-même, et le ciel et la terre se réconcilieront avec toi. Pénètre profondément en toi-même, fuyant le péché : tu y trouveras la voie de l'élévation.

XXII. - Il n'est point de péché non pardonné, hormis le péché non repenti.

XXIII. - N'est pas chaste celui qui, au milieu du labeur, en pleine lutte intérieure, prétend que les pensées obscènes l'abandonnent, mais celui qui par la sincérité de son coeur atteint la chasteté dans la contemplation de l'esprit, de telle manière qu'il ne prête plus attention aux pensées licencieuses.

XXIV. - N'est pas ami de la vertu celui qui lutte pour faire le bien, mais celui qui avec joie accepte les maux destinés à en résulter.

XXV. - Le premier signe de l'obscurcissement de l'esprit est la 'paresse dans le service de Dieu et dans la prière.

XXVI. - La constante concentration de la pensée en Dieu extirpe les passions et les contraint à la fuite. Telle est l'épée qui leur porte le coup mortel.

XXVI I. - L'oeuvre de la Croix se divise en deux parties, conformément à la dualité de notre nature corporelle et spirituelle : la première fait supporter les afflictions corporelles, ou privations inévitables dans la lutte contre les passions : c'est l'action ; la seconde anime le travail subtil de l'esprit, oriente la pensée vers Dieu, nous maintient dans l'état de prière et nous apporte d'autres bienfaits du même ordre : c'est la contemplation. Tout homme qui, avant d'avoir terminé le parfait apprentissage de la première, se hasarde dans la seconde, séduit par la suavité qu'il y discerne -sinon par sa propre paresse - est châtié par le courroux divin, pour n'avoir point d'abord " dompté jusqu'à la mort ses membres terrestres " ( Coloss. 3, 5 ) , c'est-à-dire chassé par le fardeau de la croix ses pensées impures, et pour avoir haussé l'audace de son esprit jusqu'à la gloire de cette même croix.
XXVIII. - On dit que ce qui vient de Dieu arrive de soi-même sans que l'on s'en rende compte. C'est vrai à condition que le réceptacle soit pur. Si, au contraire, tu as l'oeil spirituel terni, n'ose point fixer ton regard sur le globe solaire : tu perdrais même le pauvre rayon que tu possèdes.

XXIX. - La croix est la volonté prête à toutes les douleurs.

XXX. - La vertu est mère de l'affliction en Dieu, qui engendre l'humilité, à laquelle est conférée la grâce.

XXXI. - La voie de Dieu est une croix quotidienne. Nul n'est monté aux cieux en menant une vie de fraîcheur. Nous savons où cette dernière se termine.

XXXII. - Les fils de Dieu se distinguent des autres en ce qu'ils vivent dans la peine, tandis que le monde se réjouit dans les délices de la quiétude. Car Dieu n'a pas désiré que ses aînés connaissent le repos loin de leur vie corporelle.

XXXIII. - La joie en Dieu dépasse en puissance la vie d'ici-bas; celui qui l'a trouvée ne tiendra compte d'aucune douleur, ni même de l'existence ; nul autre sentiment ne demeurera pour lui, s'il l'a connue réellement. L'amour divin donne plus de joie que la vie, et la connaissance de Dieu - qui fait naître cet amour -donne plus de douceur que le miel.

XXXIV. - Les larmes servent à l'esprit de limite entre le corporel et le spirituel, entre l'état passionnel et la pureté.

XXXV. - Quand l'homme reconnaît-il que son coeur a atteint la pureté ? Lorsqu'il considère tous les hommes comme bons, sans qu'aucun ne lui apparaisse impur et souillé ; alors, en vérité, il est pur de coeur.

XXXVI. - Qu'est-ce que la pureté ? Où est sa limite ? La pureté consiste dans l'oubli des méthodes de connaissance empruntées à la nature dans le monde. Et voici la limite qui permet de s'en affranchir et de se placer en dehors d'elle: l'homme doit retourner à la simplicité première, à sa première nature ignorante du mal, redevenir pour ainsi dire un enfant, mais sans les défauts de l'enfance

XXXVII. - Qu'est-ce que le " monde " ? Comment en avons-nous connaissance et en quoi nuit-il à ceux qui s'y attachent ? Le monde est une femme de mauvaise vie attirant à elle les hommes qui la considèrent avec le désir de sa beauté. Celui pris - ne fût-ce que partiellement -par le goût du monde, qui en est captivé, ne peut s'échapper de ses chaînes qu'en perdant la vie. Lorsque le monde l'aura dépouillé de tout, et, au jour de la mort, l'aura emporté de sa maison, cet homme comprendra réellement le mensonge et la tromperie du monde.

Quand tu entends parler d'éloignement du monde, d'abandon du monde, de la nécessité de s'épurer de tout ce qui est dans le monde, - il te faut d'abord comprendre, non point selon les conceptions de la terre, mais selon celles de la raison réelle, le vrai sens de ce mot : le monde ; alors tu seras à même de savoir à quel point ton âme est éloignée du monde, et dans quelle mesure elle y demeure attachée. Le mot monde est un mot collectif, qui englobe ce qu'on appelle les passions. L'homme qui n'a pas su ce qu'est le monde ne pourra savoir par quels côtés de sa personne il s'en est écarté, et par quels autres il lui est lié. Nombreux sont ceux dont deux ou trois membres ont renié le contact avec le monde, et qui croient que leur vie lui est devenue étrangère ;ils ne peuvent comprendre que le reste de leur corps vit dans le monde. D'après les recherches de l'esprit, le "monde" peut être considéré comme un collectif, englobant les passions séparées. Nous leur donnons, en effet, le nom de monde quand nous voulons les désigner toutes ensemble, et celui de passions s'il s'agit de les distinguer. Elles constituent les diverses parties de la tendance prédominante dans le monde, et lorsqu'elles cessent, cette tendance aussi connaît son point d'arrêt. Voici quelles sont ces passions : l'attachement aux richesses, le désir d'amasser, la jouissance du corps qui engendre l'intempérance de la chair ; l'aspiration aux honneurs, d'où découle l'envie-, celle qui vise à commander; l'arrogance due à l'éclat du pouvoir; le goût de se parer et de plaire; la recherche de la gloire humaine, cause des rancunes ; la crainte corporelle... Là où se brise le cours de ces passions, on voit périr le monde. Vois quels sont ceux de ces membres dont tu vis, et tu sauras pour lequel tu es mort au monde. Quand tu auras connu ce qu'est le monde, toutes ces distinctions te permettront de déterminer en quoi tu y demeures attaché, et dans quelle mesure tu t'en es libéré. Pour résumer, le monde est la vie de la chair et la sagesse charnelle.

XXXVIII. - N'est pas pur en esprit celui qui ignore le mal (il s'assimilerait à l'animal), ni celui dont la nature est à l'état de la première enfance, ni celui qui adopte l'aspect seul de la pureté. Pour être pur en esprit, il faut avoir l'illumination divine, que l'on atteint par l'exercice actif des vertus.

XXXIX. - Ne prennent pas seulement rang de martyrs ceux qui sont morts pour la foi chrétienne, mais ceux aussi qui meurent pour l'observation des commandements du Christ.

XL. - L'homme qui abandonne les oeuvres accroissant la vertu se voit abandonné par celles qui en constituent la sauvegarde.

XLI. - Les larmes dans la prière constituent un signe révélant que la prière est acceptée et guidée dans le champ de la pureté.

XLII. - A la ruine de ce siècle succédera sans transition le siècle futur.

XLIII. - Qu'est-ce que la connaissance ? C'est la vie immortelle, c'est-à-dire la sensation de Dieu. L'amour pur dérive de la connaissance de Dieu, elle-même reine de tous les désirs : pour le cœur qui la reçoit, toute joie terrestre est superflue. Aucune douceur n'est comparable à celle qui révèle Dieu.

XLIV. - Un amour d'origine matérielle ressemble à une faible flamme, nourrie par l'huile qui soutient sa lumière, ou encore à un ruisselet alimenté par les pluies et desséché dès que le ciel en devient avare ; mais l'amour issu de Dieu est comparable à une source jaillissant de la terre, dont les flots ne tarissent jamais, dont l'essence même ne peut s'appauvrir.

XLV. - La vie de ce monde peut être représentée par un nombre limité de lettres, extraites de celles qu'on a tracées sur un tableau: quiconque le désire peut en ajouter, en supprimer, en échanger ; la vie future serait figurée par un manuscrit, tracé sur un rouleau intact, scellé du sceau royal où rien ne pourrait être ajouté ou retranché.

XLVI. - La prière nous amène à rechercher les raisons d'aimer Dieu.

XLVII. - Un Père de l'Eglise s'est fort bien exprimé en disant que, pour le croyant, l'amour envers Dieu serait une consolation suffisante, même dans le cas de la perte de l'âme.
XLVIII. - Voici, mon frère, un commandement que je te donne: que la miséricorde l'emporte toujours dans ta balance, jusqu'au moment où tu sentiras en toi-même la miséricorde que Dieu éprouve envers le monde.

XLIX. - Tant que tu as des doigts, signe-toi dans la prière avant la venue de la mort. Tant que tu as des yeux, emplis-les de larmes, jusqu'au moment où la cendre les recouvrira. A peine le vent a-t-il soufflé sur la rose, on la voit se flétrir ; pareillement, si à l'intérieur de toi on pouvait souffler sur l'un des éléments qui te composent, tu cesserais de vivre. Homme pénètre-toi de cette vérité, que la mort est ton destin.

L. - Celui qui s'est empli du sentiment de ses péchés est supérieur à celui dont la prière ressuscite les morts. Mieux vaut passer une heure à soupirer sur l'état de son âme que d'apporter au monde entier l'aide de son regard. Parvenir à se voir soi-même, voilà qui est plus désirable que de voir les anges.

LI. - Le silence est le mystère du siècle futur.

LII. - Prier avec zèle, c'est mourir au monde.

LIII. - Ce qu'est le sel pour tout aliment, l'humilité l'est pour toute vertu.

LIV. - Il importe de savoir que pendant la durée des vingt-quatre heures du jour et de la nuit, nous avons besoin de pénitence. Voici le sens de ce mot, tel que nous l'a révélé la nature réelle des choses c'est, unie à la contrition et à la prière, l'inlassable demande à Dieu, de nous remettre les fautes passées, ainsi que celle de nous garder des errements futurs.

LV. - Qu'est-ce que la pureté ? En peu de mots, c'est la miséricorde du coeur à l'égard de la nature entière. Et qu'est-ce que la miséricorde du coeur ? C'est la flamme qui l'embrase à l'égard de toute la création, des hommes, des oiseaux, des quadrupèdes, des démons, de tout être créé. Quand il songe à eux, ou quand il les regarde, l'homme sent ses yeux s'emplir des larmes d'une profonde, d'une intense pitié qui lui étreint le coeur et le rend incapable de tolérer, d'entendre, de voir le moindre tort ou la moindre affliction endurés par une créature. C'est pourquoi la prière, accompagnée de larmes s'étend à toute heure aussi bien sur les êtres dépourvus de parole que sur les ennemis de la vérité ou sur ceux qui lui nuisent, pour leur préservation ou leur purification. L'homme prie, de même, pour l'espèce rampante avec une compassion immense et sans mesure qui naissant en son coeur, l'assimile à Dieu.

LVI. - Voici le signe révélateur de ceux qui ont atteint la perfection : si dix fois par jour on les livre au bûcher pour l'amour des hommes, dix fois par jour ils estimeront que c'est insuffisant.

LVII. - La fin de toutes choses est notre Seigneur et notre Dieu. Par amour pour la création, Il a livré Son Fils unique à la mort de la croix. Non qu'il Lui eut été impossible de nous racheter d'une autre manière ; mais Il nous a révélé ainsi son amour surabondant et par la mort de Son Fils seul engendré, Il nous a rapprochés de Lui. S'Il avait possédé quelque chose de plus précieux, Il nous l'aurait donné afin de gagner ainsi notre race. Son amour suprême a daigné nous laisser notre liberté entière sans la contraindre bien qu'Il en ait eu la puissance, afin que l'amour de notre coeur nous rapprochât spontanément de Lui.

LVIII - La présomption disperse l'âme dans la rêverie et l'amène à errer parmi les nuages de ses pensées, à parcourir ainsi toute la terre sans ordre et sans but ; l'humilité, au contraire, la rassemble dans le silence, l'amène à se concentrer en elle-même.

LIX. - De même que l'âme demeure invisible et inconnue au regard terrestre, de même celui qui a choisi l'humilité pour règle vit ignoré parmi les hommes.

LX. - L'humilité ne cède jamais à une nécessité génératrice de trouble ou de confusion.

LXI. - L'humble, quelquefois, dans sa solitude, se fait honte à lui-même.

LXI I. - Quand tu adoptes devant Dieu l'attitude de la prière, assimile-toi en pensée à la fourmi, à la bête qui rampe sur terre, à la sangsue ou au nourrisson vagissant. N'emprunte rien alors au langage de la science, mais rapproche-toi de Dieu, présente-toi à ses yeux avec la pensée d'un jeune enfant afin de recevoir la grâce de cette paternelle sollicitude que déploient les pères envers leurs nouveau-nés.

LXI I I. - Demande à Dieu de te donner la mesure de foi qui peut emplir ton âme. Et si tu en ressens les délices, il m'est aisé de dire que rien alors ne te détournera du Christ.

LXIV. - Ceux qui s'exercent dans la connaissance de l'intellect' désirent-ils s'élever jusqu'à celle de l'Esprit ? Qu'ils renoncent à la première, à tous les replis de ses finesses, à la complexité variée de ses méthodes, et adoptent la manière de penser d'un jeune enfant : sinon il leur sera impossible de saisir la moindre parcelle de la connaissance de l'Esprit.

LXV. - On dit du royaume des cieux qu'il est une contemplation spirituelle. Ce n'est point le travail de la pensée qui permet d'en goûter la saveur, mais la grâce seule. La purification est la condition préalable sans laquelle on ne saurait posséder les forces suffisantes pour en entendre même parler. Nul ne l'acquiert par l'étude.

LXVI. - Il est impossible de respirer lorsque la tête est immergée dans l'eau ; de même, plongée dans les soucis de la terre,
la pensée est impuissante à s'assimiler les sensations du Monde Nouveau.

LXVII. - Les pensées qui effraient et épouvantent l'homme dérivent ordinairement de celles qui le font aspirer à la quiétude.

LXVIII. - L'espoir de la quiétude a contraint les hommes, en tout temps, à oublier ce qui est grand.

LXIX. - La négligence du royaume des cieux ne s'explique que par le désir de la faible consolation d'ici-bas.

LXX. - Qui ignore que les oiseaux aussi se laissent attirer vers le filet par l'appât de la quiétude ?

LXXI. - La première des passions est l'amour-propre ; la première des vertus - le dédain de la quiétude.
LXXII. - Un de nos Pères, dit-on, ne faisait consister sa prière pendant quarante jours qu'en une seule phrase : " J'ai péché en tant qu'homme, pardonne-moi en tant que Dieu. " Les autres Pères l'entendaient répéter ces mots sans cesse, avec une contrition mêlée de larmes, unique prière qui, nuit et jour, remplaçait pour lui tous les offices.

LXXIII. - L'humilité est la parure de la Divinité. D'elle s'est revêtu le Verbe fait chair, à travers le corps duquel elle est devenue nôtre. Quiconque s'en revêt réellement s'assimile à Celui qui est descendu de sa splendeur, en recouvrant sa gloire d'humilité, afin que la création ne fut point consumée par sa vue trop manifeste.

LXXIV. - Quand l'homme d'humilité s'approche des bêtes sauvages, à peine l'ont-elles considéré que leur nature féroce se dompte : elles s'avancent vers lui comme vers leur maître, baissent la tête, lèchent ses mains et ses pieds, car elles sentent, émanant de lui, le même parfum que celui d'Adam avant la chute.

LXXV. - Quiconque trouve ses péchés insignifiants en commet de pires : il subira un septuple châtiment.

LXXVI. - Quiconque endure avec humilité les accusations dont il est victime a atteint la perfection, et les saints Anges le considèrent avec un étonnement admiratif. Il n'est point d'autre vertu aussi élevée et aussi difficile.

LXXVII. - Ceux en lesquels le monde est mort supportent joyeusement les offenses ; loin de pouvoir le faire, ceux en lesquels le monde vit, s'irritent dans le désordre de leur âme causé par la vanité, et se laissent envahir soit par le trouble, soit par l'affliction.

LXXVIII. - Aime les pécheurs, en haïssant leurs oeuvres.

LXXIX. - N'irrite personne, ne hais personne, pas plus pour la foi que pour les mauvaises oeuvres. Si tu veux amener ton prochain à la vérité, afflige-toi à son sujet et en versant quelques larmes, dis-lui une ou deux paroles affectueuses, évite que la colère ne t'enflamme contre lui, que jamais il ne voit en toi un signe d'hostilité. Car l'amour vrai ne sait ni s'irriter, ni s'aigrir, ni montrer de la passion dans ses reproches.

LXXX. - L'ami de ton salut ne permet à personne de t'approcher en vain, s'il ne voit que sa présence peut t'être de quelque utilité.

LXXXI. - La mère qui apprend à marcher à son fils s'éloigne de lui, l'invite à venir vers elle ; mais lorsque, dans cette tentative, il chancelle et tombe, vu la faiblesse de son jeune âge, alors elle accourt et le prend dans ses bras. Ainsi la grâce divine porte et instruit les hommes dont le coeur simple et pur s'est livré aux mains de leur Créateur.

LXXXII. - Ne tente point dans la poignée de ta main, de retenir le vent, c'est-à-dire la foi, lorsque les oeuvres font défaut.

LXXXIII. - Je t'en conjure par toute mon affection de te garder des attaques de l'ennemi : il pourrait profiter de l'esprit subtil de tes discours pour refroidir dans ton âme l'ardeur de ton amour envers le Christ, qui pour ton salut a goûté le fiel sur l'arbre de la Croix.

LXXXIV. - Seigneur Jésus-Christ, notre Dieu, toi qui, sur la dépouille de Lazare, versas des larmes d'affliction et de pitié, reçois les larmes de mon amertume. Par ta Passion, guéris mes passions par tes plaies, porte remède à mes plaies ; par ton sang, purifie mon sang et unis à mon corps le parfum de ton corps donateur de vie.

LXXXV. - Prendre en haine, avec toute la sincérité du coeur les causes du péché, voilà la condition première pour se libérer de la jouissance créée par l'action du péché. Telle est la plus intense des luttes que l'homme ait à soutenir : elle constitue la pierre de touche de sa 
liberté.

LXXXVI. - Toute joie est suivie d'une souffrance ; toute souffrance endurée au nom de Dieu est suivie d'une joie.

LXXXVII. - Aucune vertu ne surpasse la pénitence ; celle-ci, en effet, n'atteint jamais sa perfection ; elle convient à tous, aux pécheurs comme aux justes, elle ne connaît point de limites dans son ascension, parce que la perfection des plus parfaits n'est en réalité qu'imperfection. Aussi, jusqu'à la mort, ne peut-on la déterminer ni par le temps, ni par les oeuvres.

LXXXVIII. - Les passions ressemblent à ces chiens qui fréquentent les halles aux viandes ; une voix forte suffit à les mettre en fuite ; mais si l'on oublie de les remarquer, les voici qui reprennent l'offensive, tels des lions redoutables. Apprends à dompter le désir dans l' oeuf.

LXXXIX. - Scrute toujours tes pensées, et prie pour acquérir dans la vie le regard qui voit la vérité. Alors s'ouvriront pour toi les fontaines de la joie, et tu découvriras des affections plus douces que le miel.

XC. - Prie Dieu de te faire ressentir le désir de l'Esprit et l'ardeur pour l'obtenir.

XCI. - Une faible affliction en vue de Dieu est supérieure à une grande oeuvre accomplie sans affliction, parce que celle-ci quand elle est spontanée, donne la preuve effective de la foi ; tandis que l'oeuvre de la quiétude n'est que la résultante de l'ennui de l'âme.

XCII. - Ce que l'on accomplit sans effort ne dépasse pas le mérite des gens du monde, qui font l'aumône avec les biens extérieurs, sans rien acquérir en eux-mêmes.

XCIII. - Qui se soumet à Dieu est près de voir toutes choses se soumettre à lui. Qui a su se connaître obtient la science de toutes choses, car la connaissance de soi-même est la plénitude de la science.

XCIV. - Les pensées, pour employer une image, sont comparables à l'eau : tant qu'on les contient de toutes parts, elles conservent un ordre régulier, mais si on les laisse franchir tant soit peu la digue, elles dévastent l'enceinte et occasionnent de grands ravages.

XCV. - Le craintif révèle deux maux dont il souffre : l'attachement à son corps et la faiblesse de sa foi. Le premier de ces maux est d'ailleurs un signe d'incrédulité, car le dédaigner c'est témoigner que de toute son âme on croit en Dieu et en la vie future.

XCVI. - J'ai clairement compris que Dieu et ses anges se réjouissent quand nous sommes dans la nécessité, tandis que le diable et ses sectateurs sont heureux de notre quiétude.

XCVII. - Lors des tentations, il convient d'entretenir à la fois deux sentiments contraires, qui ne se ressemblent en rien la joie et la crainte ; la joie parce que nous nous trouvons en fait sur la voie frayée par les saints, disons mieux, par le Créateur de toutes choses ; la crainte -car il faut nous demander si ce n'est point notre orgueil qui occasionne celle de Sa résurrection ?

XCVIII. - Malheur à nous qui ne connaissons ni nos âmes, ni la vie à laquelle nous sommes appelés, et qui attribuons quelque valeur à cette existence de misère, à cet état des vivants d'un jour, aux douleurs du monde, à ses vices et à ses consolations.

XCXIX. - O Christ, toi qui seul possèdes la suprême puissance ! Détourne, Seigneur, nos visages de ce monde, pour que nous aspirions à toi ! Nous finirons ainsi par voir ce qu'est le monde, et cesserons de croire à l'ombre comme à une réalité.

C. - Quiconque a découvert l'amour vrai goûte le Christ chaque jour et à toute heure, et devient immortel.

CI. - Le chercheur de perles plonge dévêtu dans la mer pour en trouver une. Le sage moine, de même, libéré de toute entrave, passe sa vie à chercher la perle qu'est pour lui Jésus-Christ.

CII. - Le chien qui lèche une scie boit son propre sang, dont l'agréable saveur lui voile le mal qu'il s'occasionne. Pareillement le moine vaniteux, enivré des louanges humaines s'abreuve de sa vie, et cette douceur d'une heure ne lui laisse point sentir le malheur éternel qui l'attend.

CIII. - Considère la prière comme la clef de l'Ecriture sainte.

CIV. - S'affliger dans son coeur de son infirmité et de sa faiblesse dans l'exécution des oeuvres corporelles équivaut à accomplir toutes ces oeuvres.

CV. - Satan hait de nous voir songer à la mort, et nous assaille de toutes ses forces pour détruire cette idée en nous ; s'il le pouvait, il donnerait à l'homme tout l'empire du monde pour parvenir, au moyen de la distraction, à l'effacer de son esprit.

CVI. - Nulle des voies du monde ne procure la paix aux hommes, tant qu'ils ne viennent point à l'espoir en Dieu.

CVII. - Une poignée de sable dans la mer immense voilà ce qu'est le péché de toute chair en comparaison avec la Providence et la miséricorde de Dieu

CVIII. - Unir la miséricorde et la justice en une seule et même âme équivaut à réunir en une même maison Dieu et les idoles.

CIX. - La miséricorde est contraire à la justice. Celle-ci égalise selon une mesure commune ; elle donne à chacun ce dont î l est digne, sans admettre de faveur ni de partialité. Mais la miséricorde due à la peine ressentie, se penche sur chacun avec compassion ; elle ne rend point le mal à celui qui le mérite, et restitue le bien avec une grande surabondance.

CX. - Il est une humilité due à la crainte de Dieu et une autre à l'amour envers Lui ; la première fait redouter le Seigneur, la seconde a la joie pour principe. La première se montre toujours modeste en toutes choses, tempérée dans la vie sensible, contrite dans le coeur ; la seconde apparaît intensément simple ; le coeur alors s'élève sans que rien ne puisse le restreindre.

CXI. - Crains les habitudes plus que tes ennemis.

CXII. - Souviens-toi que le Christ est mort pour les pécheurs et non pour les justes. C'est une grande chose que de s'affliger pour les méchants et de faire plus de bien aux pécheurs qu'aux justes mêmes.

CXIII. - La justification de soi-même n'est point le fait d'une vie chrétienne : on n'y trouve aucune allusion dans l'enseignement du Christ.

CXIV. - Partage le bonheur des heureux, les pleurs des affligés, c'est l'indice de la pureté. Souffre avec ceux qui souffrent, verse des larmes avec les pécheurs, réjouis-toi avec les repentants : Sois ami de tous les hommes, mais isole-toi dans tes pensées. Participe aux douleurs de chacun, mais corporellement demeure loin de tous.

CXV. - Etends ton habit sur le pécheur pour le recouvrir.

CXVI. - Si tu n'obtiens point la solitude dans ta pensée, isole-toi dans ton corps. Si tu ne peux soutenir l'effort corporel, que ce soit dans ton esprit qu'il prenne quelque peine. S'il ne t'est point donné de veiller debout, veille assis ou couché. Si tu es incapable de jeûner pendant deux jours, fais-le jusqu'au soir ; si cela même t'est trop dur, garde-toi pour le moins de la satiété excessive. Si ton coeur n'atteint point la sainteté, que ton corps demeure pur. Si tu ne pleures pas dans ton coeur, couvre de larmes ton visage. Si tu ne sais pratiquer la miséricorde, confesse que tu es un pécheur. Si tu ignores l'art de pacifier, abstiens-toi d'attiser les discordes. Si le zèle te fait défaut, évite, ne fût-ce que dans tes pensées, de te représenter comme un oisif.

CXVII. - Ne nourris point de haine pour le pécheur, car tous nous sommes coupables ; si, pour l'amour de Dieu, tu le blâmes, pleure sur lui. Pourquoi le hais-tu ? Ce sont ses péchés qu'il convient de haïr, tout en priant à son intention si tu veux ressembler au Christ, qui, loin de s'indigner contre les pécheurs priait pour eux... Quelle est donc, ô homme, la raison qui te fait haïr le pécheur ? Est-ce parce qu'il est exempt de ta vertu ? Mais où donc est la vertu si tu manques de charité ?

CXVIII. - Le pécheur n'est pas en état de se représenter la grâce de sa résurrection. Où est la géhenne susceptible de nous attrister ? Où sont les tourments qui nous causent tant de terreurs et l'emportent souvent sur la joie de l'amour du Christ ? Et qu'est-ce que la géhenne, en présence de la grâce de sa résurrection ?

CXIX. - L'infirmité des sens n'est pas en état de saisir et de supporter la flamme des choses.

CXX. - Venez, raisonneurs, et admirez ! Quel est l'esprit sage et subtil qui admirera suffisamment la miséricorde de notre Créateur ! Il est une rémunération pour les pécheurs : au lieu de celle qui leur convient selon la justice, il leur accorde la résurrection ; au lieu de la corruption des corps, eux qui ont méprisé sa loi, il les revêt de la gloire parfaite et incorruptible. Cette miséricorde qui nous ressuscite après le péché est supérieure à celle qui nous appela du non-être à l'existence.

Gloire, Seigneur, à Ta Grâce qui ne connaît point de mesure !

 

Mardi 25 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 08:06
Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 12,27-31.

Frères, vous êtes le corps du Christ, vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont les dons de faire des miracles, de guérir, d'assister, de gouverner, de parler diverses langues.
Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ?
Tous thaumaturges ? Tous ont-ils les grâces de guérison ? Tous parlent-ils des langues ? Tous interprètent-ils ?
Aspirez aux dons supérieurs.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 6,12-19.

En ce temps-là, Jésus s'en alla dans la montagne pour prier. Et il passa la nuit à prier Dieu.
Quand il fut jour, il appela ses disciples, et il choisit douze d'entre eux, à qui il donna le nom d'apôtres :
Simon, à qui aussi il donna le nom de Pierre, André son frère, Jacques, Jean, Philippe, Barthélemy,
Matthieu, Thomas, Jacques fils d'Alphée, et Simon surnommé Zélote,
Judas fils de Jacques, et Judas Iscarioth, qui devint traître.
Etant descendu avec eux, il s'arrêta en un lieu en forme de plaine, ainsi qu'une foule nombreuse de ses disciples et une grande multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon,
qui étaient venus pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies ; et ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris.
Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une vertu sortait de lui et les guérissait tous.

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église . Commentaire sur l'Évangile de Jean, 3,130 (trad. bréviaire romain) 

 

« Il en choisit douze et leur donna le nom d'Apôtres, d'envoyés »

 

      Notre Seigneur Jésus Christ a institué des guides et des enseignants pour le monde entier, et des « intendants de ses mystères divins » (1Co 4,1).

Il leur a prescrit de briller et d'éclairer comme des flambeaux non seulement dans le pays des Juifs, mais partout sous le soleil, pour les hommes habitant sur toute la surface de la terre.

Elle est donc vraie, cette parole de saint Paul :

-« On ne s'attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu » (He 5,4). 


      S'il estimait devoir envoyer ses disciples comme le Père l'avait envoyé lui-même (Jn 20,21), il était nécessaire que ceux-ci, appelés à être ses imitateurs, découvrent pour quelle tâche le Père avait envoyé son Fils.

Il nous a donc expliqué de diverses manières le caractère de sa propre mission.

Il a dit un jour :

-« Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu'ils se convertissent » (Lc 5,32).

Et encore :

-« Je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jn 6,38).

Et une autre fois : « Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jn 3,17). 


      Il résumait en quelques paroles la fonction des apôtres en disant qu'il les a envoyés comme le Père l'avait envoyé lui-même : ils sauraient par là qu'il leur incombe d'appeler les pécheurs à se convertir, de soigner les malades, corporellement et spirituellement ; dans leurs fonctions d'intendants, de ne chercher aucunement à faire leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les a envoyés ; enfin de sauver le monde dans la mesure où il recevra les enseignements du Seigneur.

 

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
SAINT BARTHÉLEMY QUI ÊTES-VOUS ?
 
Apôtre
( vers l'an 71)

 

 

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec Lui, assista à Ses prédications, entendit Ses paraboles, fut le témoin de Ses vertus divines.

 

 

 

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde. Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques. Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

 

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie. Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons. Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents. Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

Image illustrative de l'article Barthélemy (apôtre)

 

Le démon résolut de se venger; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif. Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os. Il eut ensuite la tête tranchée. Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en Haute-Arménie; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer. Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.

 

 

Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre. Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Barthélemy, appelé par le Sauveur, vécut avec lui, assista à ses prédications, entendit ses paraboles, fut le témoin de ses vertus divines.

Après la Pentecôte, il fut envoyé prêcher l'Évangile dans l'Inde, au-delà du Gange. Dans tous les pays qu'il dut traverser, il annonça Jésus-Christ, Rédempteur du monde.

Son zèle et ses prodiges eurent bientôt changé la face de ces contrées ; non seulement il convertit les foules, mais il ordonna des prêtres pour le seconder et consacra des évêques.

Quand, plus tard, saint Pantène évangélisa ce pays, il y trouva l'Évangile de saint Matthieu, apporté là par Barthélemy.

En quittant les Indes, l'Apôtre vint dans la grande Arménie.

Dans la capitale de ce pays, il y avait un temple où l'on rendait les honneurs divins à l'idole Astaroth, et où l'on allait lui demander la délivrance des sortilèges et lui faire prononcer des oracles ; le prédicateur de la foi s'y rendit, et aussitôt l'idole devint muette et ne fit plus de guérisons.

Les démons avouèrent aux prêtres de ce faux dieu que la faute en était à Barthélemy, et leur donnèrent son signalement ; mais l'Apôtre se fit assez connaître par ses miracles ; il délivra du démon la fille du roi, et fit faire à l'idole, en présence d'une foule immense, l'aveu public de ses fourberies ; après quoi le démon s'éloigna en grinçant des dents.

Une merveille si éclatante convertit le roi et une multitude de personnes ; la famille royale et douze villes du royaume reçurent bientôt le baptême.

Le démon résolut de se venger ; l'Apôtre fut saisi par le frère du roi et condamné à être écorché vif.

Les bourreaux inhumains s'armèrent de couteaux et de pierres tranchantes et écorchèrent la victime de la tête aux pieds ; de telle sorte que, n'ayant plus de peau, son corps montrait une chair sanglante percée de ses os.

Il eut ensuite la tête tranchée.

Le corps écorché et la peau sanglante de l'Apôtre furent enterrés à Albane, en la haute Arménie ; il s'y opéra tant de miracles, que les païens furieux, enfermèrent le corps du bienheureux dans un cercueil de plomb et le jetèrent à la mer.

Mais le cercueil, flottant sur l'onde, vint heureusement à l'île de Lipari, près de la Sicile.

Plus tard, les Sarrasins s'emparèrent de cette île et dispersèrent les saintes reliques ; mais un moine reçut, dans une vision, l'ordre de recueillir les ossements de l'Apôtre.

Le corps de saint Barthélemy est aujourd'hui à Rome, son chef à Toulouse.

Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape émérite de l'Eglise de Rome SS Benoît XVI : 
>>>   Barthélemy 

 

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

UN SACTUAIRE MARIAL DE LORRAINE

Benoîte-Vaux, dans l’Est de la France, est un lieu de pèlerinage en l’honneur de Marie depuis huit siècles.

Perdu dans la forêt, entre Verdun et Bar-le Duc, ce « Vallon béni » (c’est ce que signifie ‘Benoîte-Vaux’) est  l’un des plus anciens pèlerinages lorrains.

D’après la tradition, un jour, attirés par des chants célestes, quelques bûcherons se rendent au pied d’un chêne déraciné.

Là ils découvrent une statue de la Vierge Marie.

Emerveillés, ils décident de lui élever un oratoire qui voit de plus en plus affluer les pèlerins.

En 1180, l’évêque de Verdun fait appel aux Prémontrés pour les accueillir.

Au XIXe siècle, le sanctuaire prend son essor.

Construction d’un monastère et couronnement de la statue par le Pape Pie IX le 8 septembre 1875.

L’Eglise actuelle date du 1705.

La statue de Notre Dame vénérée comme « Reine de la paix, Consolatrice des affligés » représente la Vierge tenant une pomme (symbole du péché) et l’enfant Jésus.

Benoîte-Vaux continue d’attirer les nombreux pèlerins.

C’est aujourd’hui un lieu de réflexion et de ressourcement pour les Chrétiens du diocèse et au-delà, sous le regard de Marie.

 
Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Annonciation

Évangile selon saint Luc 2, 26-38

"L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre."

A l’ombre de mon parasol
« La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ». Je ne sais pas quelle sera la météo le jour où vous lirez cette méditation mais aujourd’hui, sur la France c’est la canicule. Et cette affirmation de l’ange Gabriel à Marie me réjouis : « La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ». Je trouve cette ombre du Très-Haut rassurante, bienfaisante. Pour Marie, c’est la garantie que tout va bien se passer pour elle. Pour moi, c’est une invitation à demeurer dans la confiance.
Aux paroles de l’Ange, Marie a-t-elle fait mémoire du psalmiste : « Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut et repose à l’ombre du Puissant, je dis au Seigneur : « Mon refuge, mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! » . Comme une profession de foi et de confiance dans le Seigneur, mon refuge, mon rempart.
Qu’est ce qui procure un peu d’ombre les jours de grand soleil ? Un parasol… Regardez dans le dictionnaire la définition du mot parasol : il s’agit d’un abri portatif ou de toile, de même forme qu’un parapluie, utilisé pour se protéger généralement du soleil.

Quelle est ma relation au Seigneur ? Est-ce que je pense parfois à ouvrir mon parasol, à reconnaître en lui un abri sûr ? Parasol et lieu du repos. Parasol, lieu du repos et de l’action de grâce quand tout va bien dans ma vie.
Vous avez noté ? Le parasol est un objet portatif… l’abri n’est pas fixe… Dans le désert le peuple d’Israël n’avait pas de résidence permanente et Dieu lui-même résidait sous une tente. Ainsi, nous-mêmes, nous sommes appelés à être des résidents sur la terre mais qui espèrent la demeure éternelle… l’ombre éternelle et toute puissante du Très-Haut.
Par Marie, Dieu vient parmi les hommes et se révèle à eux. Par les sacrements, par sa Parole, Dieu vient habiter en nous. Pourquoi de pas prendre la résolution aujourd'hui de faire des sacrements et des Saintes Écritures, ce parasol pour mieux reprendre force à l’ombre du Très-Haut…(Source:Signe dans la Bible)



* Psaume 91,1

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« L’homme est un apprenti, la douleur est son maître… »
a si justement proclamé le poète des Nuits, Alfred de Musset.
Comme c’est vrai !

Du berceau à la tombe,

la souffrance est l’inséparable compagne de l’homme.

Elle est partout, elle et en nous,
elle est autour de nous.
Le monde entier est son domaine,
Mais son domaine privilégié
en même temps que son meilleur auxiliaire,
c’est l’homme à qui il suffit d’exister
pour en être la victime plus ou moins impitoyable.
Qui que nous soyons,
La souffrance coule intarissable
De notre substance d’homme.
Y a-t-il un seul cœur humain
Qui n’ait sa blessure
Plus ou moins cachée et saignante ?
La souffrance gémit partout…
Elle commence avec le nouveau-né
Qui pleure de naître
Jusqu’à l’heure terrible où la mort,
À deux genoux sur notre poitrine,
Nous coupera le dernier souffle.
Souffrance de l’enfant près du lit de sa mère mourante,
De la mère sur un berceau vide ;
Souffrance de la jeune fille
Qu’un fiancé a lâchement abandonnée,
De l’époux qui apprend que sa femme
Est partie avec l’adultère ;
Souffrance des victimes de la route, du rail et de l’air ;
Souffrance des pauvres
Qui n’ont pas de pain et qui ont froid ;
Souffrance des malades qui attendent
La guérison ou la mort ;
Souffrance du cœur ulcéré, du corps infirme,
Maltraité de toutes les manières…
Souffrance qui est partout
Et qui martèle, pilonne, ronge la chair,
Eteint l’esprit, fait agoniser le cœur.
Souffrance qui grimace
Sous la vie de confort et de luxe,
Comme sous la vie de pauvreté et de dénuement ;
Souffrance qui fait pleurer les doux yeux de la charité,
Tord la bouche de la haine,
Griffe en passant le pur visage de la beauté
Et sculpteur de génie, comme dit le Père Sanson,
Modèle de ses doigts d’acier l’argile du masque humain.
Vraiment, la douleur est le maître de l’homme
Et face à elle, il restera un éternel apprenti,
Celui qui ne la dominera jamais.
Tant d’hommes ont pourtant au cours des âges
Tenter de la dominer et de la faire disparaître
Et que n’ont-ils pas fait pour aboutir au succès ?
Hélas ! Vains efforts,
Elle continuera de faire partie intégrante
De la vie humaine.
Aussi la sagesse nous commande-t-elle
D’apprendre à l’utiliser,
À la transformer
Et de destructrice qu’elle peut être,
À la rendre constructrice.
Quelqu’un nous a livré le secret…
C’est l’homme des douleurs,
Celui que nous contemplons le vendredi saint mourant
Sur la croix pour notre salut .


(ABBÉ CRETTOL)

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1,45-51.

Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. »
Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. »
Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. »
Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! »
Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. »
Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Benoît XVI,

pape de 2005 à 2013 , actuellement pape émérite de l'Eglise de Rome. Lors de l'audience générale du 04/10/06 (© Libreria Editrice Vaticana) 

 

Nathanaël-Barthélemy reconnaît le Messie, le Fils de Dieu

 

      L'évangéliste Jean nous rapporte que, lorsque Jésus voit Nathanaël s'approcher, il s'exclame :

-« Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir ».

Il s'agit d'un éloge qui rappelle le texte d'un psaume : « Heureux l'homme...dont l'esprit est sans fraude » (Ps 31,2), mais qui suscite la curiosité de Nathanaël ; il réplique avec étonnement :

-« Comment me connais-tu ? »

La réponse de Jésus n'est pas immédiatement compréhensible.

Il dit :

Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu ».

Nous ne savons pas ce qui s'est passé sous ce figuier.

Il est évident qu'il s'agit d'un moment décisif dans la vie de Nathanaël.

Il se sent touché au plus profond du cœur par ces paroles de Jésus, il se sent compris et il comprend :

cet homme sait tout sur moi, il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement faire confiance à cet homme.

Et ainsi, il répond par une profession de foi limpide et belle en disant :

-« Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël ! » 

      Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l'itinéraire d'adhésion à Jésus.

Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l'identité de Jésus :

il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique, que dans son rapport au peuple d'Israël, dont il est déclaré le roi, un qualificatif propre au Messie attendu.

Nous ne devons jamais perdre de vue ni l'une ni l'autre de ces deux composantes, car si nous proclamons seulement la dimension céleste de Jésus, nous risquons d'en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l'histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui précisément le qualifie.

 

Lundi 24 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 05:51
Dimanche 23 Août 2015: Lectionnaire pour la Liturgie du "Deuxième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie" (Accordé au calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

Deuxième dimanche après la fête de l'Assomption de Sainte-Marie

  • Soirée :
    • Saint Luc 18: 1 - 8
  • Matin :
    • Saint-Luc18: 9-17
  • Avant Quadisha Qurbana :
    • Genèse 6: 3-12
    • Ecclésiaste 7: 1-7
    • Psaume 12: 1 à 7
  • Quadisha Qurbana :
    • 2éme de St  Pierre 3: 8-14
  • 08 Bien-aimés, il est une chose qui ne doit pas vous échapper : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour.
  • 09 Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, alors que certains prétendent qu’il a du retard. Au contraire, il prend patience envers vous, car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion.
  • 10 Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur. Alors les cieux disparaîtront avec fracas, les éléments embrasés seront dissous, la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
  • 11 Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution, vous voyez quels hommes vous devez être, en vivant dans la sainteté et la piété,
  • 12 vous qui attendez, vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion.
  • 13 Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice.
  • 14 C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix.
    •  
    • I Thessaloniciens 5: 1 à 11
  • 01 Pour ce qui est des temps et des moments de la venue du Seigneur, vous n’avez pas besoin, frères, que je vous en parle dans ma lettre.
  • 02 Vous savez très bien que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit.
  • 03 Quand les gens diront : « Quelle paix ! Quelle tranquillité ! », c’est alors que, tout à coup, la catastrophe s’abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.
  • 04 Mais vous, frères, comme vous n’êtes pas dans les ténèbres, ce jour ne vous surprendra pas comme un voleur.
  • 05 En effet, vous êtes tous des fils de la lumière, des fils du jour ; nous n’appartenons pas à la nuit et aux ténèbres.
  • 06 Alors, ne restons pas endormis comme les autres, mais soyons vigilants et restons sobres.
  • 07 Les gens qui dorment, c’est la nuit qu’ils dorment ; ceux qui s’enivrent, c’est la nuit qu’ils sont ivres,
  • 08 mais nous qui sommes du jour, restons sobres ; mettons la cuirasse de la foi et de l’amour et le casque de l’espérance du salut.
  • 09 Car Dieu ne nous a pas destinés à subir la colère, mais à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,
  • 10 mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons en train de veiller ou de dormir.
  • 11 Ainsi, réconfortez-vous mutuellement et édifiez-vous l’un l’autre, comme vous le faites déjà.
    •  
    • Saint-Luc11: 9 -20
  • 09 Moi, je vous dis : Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira.
  • 10 En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira.
  • 11 Quel père parmi vous, quand son fils lui demande un poisson, lui donnera un serpent au lieu du poisson ?
  • 12 ou lui donnera un scorpion quand il demande un œuf ?
  • 13 Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! »
  • 14 Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et les foules furent dans l’admiration.
  • 15 Mais certains d’entre eux dirent : « C’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons. »
  • 16 D’autres, pour le mettre à l’épreuve, cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
  • 17 Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
  • 18 Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul que j’expulse les démons.
  • 19 Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.

20 En revanche, si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.

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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 04:58
Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Eglise au Fils de Dieu. Quel autre époux que notre Seigneur est jamais mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié ? (St Jacques de Saroug)

Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Eglise au Fils de Dieu. Quel autre époux que notre Seigneur est jamais mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié ? (St Jacques de Saroug)

Livre de l'Ecclésiastique 39,5-10.

Dès l'aurore, le juste tournera son coeur vers le Seigneur qui l'a créé. En présence du Très-Haut il priera ; il ouvrira sa bouche pour supplier, et pour ses péchés il priera.
Si c'est la volonté du Seigneur, qui est grand, il sera rempli de l'esprit d'intelligence ; alors il répandra à flots les paroles de la sagesse, et, dans sa prière, il rendra grâces au Seigneur.
Il saura diriger sa prudence et son savoir, et il étudiera les mystères divins.
Il publiera la doctrine de son enseignement, et il se glorifiera de la loi de l'alliance du Seigneur.
Beaucoup loueront son intelligence, et il ne sera jamais oublié ; sa mémoire ne passera pas, et son nom vivra d'âge en âge.
Les peuples raconteront sa sagesse, et l'assemblée célébrera ses louanges.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 5,13-19.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s'affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n'est plus bon qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.
Vous êtes la lumière du monde : une ville située au sommet d'une montagne ne peut être cachée.
Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes ; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire.
Car, je vous le dis en vérité, jusqu'à ce que passent le ciel et la terre, un seul iota ou un seul trait de la Loi ne passera, que tout ne soit accompli.
Celui donc qui aura violé un de ces moindres commandements et appris aux hommes à faire de même sera tenu pour le moindre dans le royaume des cieux ; mais celui qui les aura pratiqués et enseignés sera tenu pour grand dans le royaume des cieux.

Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures ? Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ? A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux ? (St Jaques de Saroug . Suite)

Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures ? Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ? A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux ? (St Jaques de Saroug . Suite)

Par St Jean Chrysostome

(v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église 
Homélie 15 sur St Matthieu (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 113) 


 

La lampe sur le lampadaire

 

     « On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau. » De nouveau, par ces paroles, Jésus incite ses disciples à mener une vie irréprochable, en leur conseillant de veiller constamment sur eux, puisqu'ils sont placés sous les yeux de tous les hommes, comme des athlètes dans un stade vu de tout l'univers (1Co 4,9). 


     Il leur déclare :

-« Ne vous dites pas : ' Nous pouvons maintenant rester assis tranquilles, nous sommes cachés dans un petit coin du monde ', car vous serez visibles à tous les hommes, comme une ville située au sommet d'un mont (Mt 5,14), comme dans la maison une lumière qu'on a mise sur le lampadaire.

Moi, j'ai allumé la lumière de votre flambeau mais c'est à vous de l'entretenir, non seulement pour votre avantage personnel, mais encore dans l'intérêt de tous ceux qui l'apercevront et seront, par elle, conduits à la vérité.

Les pires méchancetés ne pourront pas jeter une ombre sur votre lumière, si vous vivez dans la vigilance de ceux qui sont appelés à amener au bien le monde entier.

Que votre vie donc réponde à la sainteté de votre ministère, pour que la grâce de Dieu soit partout annoncée. » 
 

 

La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé. Il est mort sur la croix, a laissé son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture... Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul. (St Jacques de Saroug . Suite et fin)

La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé. Il est mort sur la croix, a laissé son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture... Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul. (St Jacques de Saroug . Suite et fin)

St Bernard et Marie, "l'Etoile"...

Saint Bernard sait que seule la force de Dieu est forte en nous. Son admiration pour le plan divin du salut se concentre sur le mystère du Verbe Incarné.

Or, pour réaliser l'union entre Dieu et l'homme, le Seigneur a prévu la contribution singulière d'une créature, Marie.

Ce qui fait dire à saint Bernard :

"Efforçons-nous de monter vers le Sauveur par la même voie qu’il a suivie pour venir jusqu’à nous" et "quand on pense à elle, on ne s’égare pas".

L'importance majeure de Marie dérive du fait qu'elle a contribué à rapprocher l'homme de Dieu et à rendre Dieu plus accessible à l'homme.

La grandeur de Marie se situe aussi au plan de la responsabilité personnelle et morale, dans la réponse -si cruciale pour le reste de l’humanité- que Marie donne le jour de l'Annonciation.

Marie est « l'étoile » nécessaire à notre « navigation » en ce monde.

La pensée de saint Bernard n'est pas vraiment nouvelle, saint Bernard reprend la pensée des pères de l'Eglise, il est parfois considéré comme le dernier Père de l'Eglise... Son style tout à fait enthousiasmant fait de lui le chantre de Marie

(L'équipe de "Marie de Nazareth)

Tès que l’amour entre dans ton cœur,  tes pensées deviennent claires comme la lumière.  Oui, ton intelligence s’ouvre aux mystères de Dieu.  Les bonnes actions plaisent à ceux qui le font.  Mais si tu les fais sans amour,  elles ne te plaisent pas.  Le sel rend la nourriture meilleure.  De même pour faire de bonnes actions,  il faut aimer. (St Jacques de Saroug . Le Poème de la Charité)

Tès que l’amour entre dans ton cœur, tes pensées deviennent claires comme la lumière. Oui, ton intelligence s’ouvre aux mystères de Dieu. Les bonnes actions plaisent à ceux qui le font. Mais si tu les fais sans amour, elles ne te plaisent pas. Le sel rend la nourriture meilleure. De même pour faire de bonnes actions, il faut aimer. (St Jacques de Saroug . Le Poème de la Charité)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,1-14.

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles :
« Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils.
Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir.
Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.”
Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ;
les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.
Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.
Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes.
Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.”
Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.
Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce.
Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence.
Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.”
Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

On peut comparer les bonnes actions  aux membres de ton corps.  L’amour, c’est le cœur  qui rend ton corps vivant.  Se priver de nourriture, c’est bien.  Mais si tu jeûnes sans amour,  tu gardes une mauvaise odeur dans ta bouche.  Ton jeûne ne sert à rien.  Ta prière est agréable,  et l’amour te donne des ailes  pour voler comme un oiseau.  Mais si ton aile est faible,  tu ne verras pas le Dieu Très-Haut  là où il habite.  Être juste est une bonne chose  pour celui qui pratique la justice.  Mais si tu es juste sans amour,  tu te fatigues pour rien.(St Jacques de Saroug . Poème de la Charité. Suite)

On peut comparer les bonnes actions aux membres de ton corps. L’amour, c’est le cœur qui rend ton corps vivant. Se priver de nourriture, c’est bien. Mais si tu jeûnes sans amour, tu gardes une mauvaise odeur dans ta bouche. Ton jeûne ne sert à rien. Ta prière est agréable, et l’amour te donne des ailes pour voler comme un oiseau. Mais si ton aile est faible, tu ne verras pas le Dieu Très-Haut là où il habite. Être juste est une bonne chose pour celui qui pratique la justice. Mais si tu es juste sans amour, tu te fatigues pour rien.(St Jacques de Saroug . Poème de la Charité. Suite)

Par St Jacques de Saroug

(v. 449-521), moine et évêque syrien , Docteur de la Tradition Syro-Orthodoxe. Homélie sur le voile de Moïse (trad. Delhougne, Les Pères commentent, p. 296) 

 

« Venez au repas de noce »

 

Les femmes ne sont pas aussi étroitement unies à leurs maris que l'Eglise au Fils de Dieu.

Quel autre époux que notre Seigneur est jamais mort pour son épouse, et quelle épouse a jamais choisi comme époux un crucifié ?

Qui a jamais donné son sang en présent à son épouse, sinon celui qui est mort sur la croix et a scellé son union nuptiale par ses blessures ?

Qui a-t-on jamais vu mort, gisant au banquet de ses noces, avec, à son côté, son épouse qui l'étreint pour être consolée ?

A quelle autre fête, à quel autre banquet, a-t-on distribué aux convives, sous la forme du pain, le corps de l'époux ? 


La mort sépare les épouses de leurs maris, mais ici elle unit l'Epouse à son Bien-aimé.

Il est mort sur la croix, a laissé son corps à sa glorieuse Epouse, et maintenant, à sa table, chaque jour, elle le prend en nourriture...

Elle s'en nourrit sous la forme du pain qu'elle mange et sous la forme du vin qu'elle boit, afin que le monde reconnaisse qu'ils ne sont plus deux, mais un seul.

 

Si tu gardes ton corps pour le Seigneur,  si tu lui appartiens,  tu recevras une glorieuse récompense.  Mais si tu n’aimes pas,  tu es comme un homme marié qui trompe sa femme.  Si tu partages ton pain avec celui qui a faim,  tu recevras une récompense.  Mais si tu partages ton pain sans amour,  tu ne gagnes rien.  Si le martyr donne son corps au feu  pour être brûlé,  il a besoin d’aimer.  Alors il recevra  la récompense des martyrs.  Aimer est plus important  que de parler au nom de Dieu  et de croire en lui.  En effet, sans amour,  tu ne peux pas parler au nom de Dieu  et tu ne crois pas en lui.(S Jacques de Saroug. Le Poème de la Charité. Suite)

Si tu gardes ton corps pour le Seigneur, si tu lui appartiens, tu recevras une glorieuse récompense. Mais si tu n’aimes pas, tu es comme un homme marié qui trompe sa femme. Si tu partages ton pain avec celui qui a faim, tu recevras une récompense. Mais si tu partages ton pain sans amour, tu ne gagnes rien. Si le martyr donne son corps au feu pour être brûlé, il a besoin d’aimer. Alors il recevra la récompense des martyrs. Aimer est plus important que de parler au nom de Dieu et de croire en lui. En effet, sans amour, tu ne peux pas parler au nom de Dieu et tu ne crois pas en lui.(S Jacques de Saroug. Le Poème de la Charité. Suite)

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