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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 16:14
Prière de saint Ephrem le Syrien pour l'Orient  Seigneur notre Dieu,  Vous avez choisi l’Orient pour envoyer Votre Fils unique et  accomplir l’économie du salut.  C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Vous  avez choisi pour qu’elle porte et enfante Votre Fils unique.  C’est en Orient qu’il a grandit, qu’il a travaillé, qu’il a choisi Ses  apôtres et Ses disciples.   C’est en Orient qu'Il  a transmis Votre volonté et Vos  enseignements, Il y fit des miracles et des prodiges. C’est en  Orient qu'Il s'est livré.  C’est en Orient qu'Il a choisit de souffrir, de mourir et de  ressusciter. C’est de l’Orient qu'il monta pour sièger à Votre droite.    Nous te prions d’accorder les forces nécessaires à Vos enfants  en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans  l’espérance de Vos Saints Apôtres.  Amîn.

Prière de saint Ephrem le Syrien pour l'Orient Seigneur notre Dieu, Vous avez choisi l’Orient pour envoyer Votre Fils unique et accomplir l’économie du salut. C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Vous avez choisi pour qu’elle porte et enfante Votre Fils unique. C’est en Orient qu’il a grandit, qu’il a travaillé, qu’il a choisi Ses apôtres et Ses disciples. C’est en Orient qu'Il a transmis Votre volonté et Vos enseignements, Il y fit des miracles et des prodiges. C’est en Orient qu'Il s'est livré. C’est en Orient qu'Il a choisit de souffrir, de mourir et de ressusciter. C’est de l’Orient qu'il monta pour sièger à Votre droite. Nous te prions d’accorder les forces nécessaires à Vos enfants en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans l’espérance de Vos Saints Apôtres. Amîn.

SAINTE HÉLÈNE, qui êtes-vous ?
Impératrice 
(† 328)

 

        Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise : 


« Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable. 

Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée ! 

Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue ! 

Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde ! 

Aussi le Christ l'a-t-il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines. » 

        La gloire de sainte Hélène c'est d'avoir été la mère du grand Constantin. « Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur chrétien. »

Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu. 

Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le cœur de son époux. 

Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme. 

Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire? 

        Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c'est la découverte de la vraie Croix du Sauveur.

        Hélène vivait sans étalage de grandeurs. Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur. 

Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux. 

Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles : une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile. 

Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.

 

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 09:04
"Priez pour vous-mêmes, n'aspirez qu'après la miséricorde et la volonté de Dieu, que vous soyez dans ou hors de l'église, marchant, assis, ou couché, priez "Seigneur, prends pitié, que ce que Tu pense soit fait, que Ta volonté soit faite." (Saint Ambroise d'Optina)

"Priez pour vous-mêmes, n'aspirez qu'après la miséricorde et la volonté de Dieu, que vous soyez dans ou hors de l'église, marchant, assis, ou couché, priez "Seigneur, prends pitié, que ce que Tu pense soit fait, que Ta volonté soit faite." (Saint Ambroise d'Optina)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 3,4-9.

Frères, si nous avons une telle assurance devant Dieu, c'est grâce au Christ.
Ce n'est pas que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes ; mais notre aptitude vient de Dieu.
C'est lui également qui nous a rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit ; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie.
Or, si le ministère de la mort, gravé en lettres sur des pierres, a été entouré de gloire au point que les fils d'Israël ne pouvaient fixer leurs regards sur la face de Moïse à cause de l'éclat de son visage, tout passager qu'il fût,
combien plus le ministère de l'esprit ne sera-t-il pas entouré de gloire ?
C'est qu'en effet, si le ministère de la condamnation a été glorieux, le ministère qui confère la justice le surpasse de beaucoup.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,23-37.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : " Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
Car, je vous le dis, beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous, vous voyez, et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l'ont pas entendu. "
Et voici qu'un docteur de la Loi se leva, et, pour l'embarrasser, lui dit : " Maître, que dois-je faire pour posséder la vie éternelle ? "
Il lui dit : " Qu'y a-t-il d'écrit dans la Loi ? Qu'y lis-tu ? "
Il répondit : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même. "
Il lui dit : " Tu as bien répondu : fais cela et tu vivras. "
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : " Et qui est mon prochain ? "
Jésus reprit et dit : " Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho ; il tomba entre les mains de brigands qui, après l'avoir dépouillé et chargé de coups, s'en allèrent, le laissant à demi-mort.
Or, par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa outre.
De même un lévite aussi vint en ce lieu, le vit et passa outre.
Mais un Samaritain, qui était en voyage, vint près de lui, le vit et fut touché de compassion.
Il s'approcha, banda ses blessures, y versant de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une hôtellerie et prit soin de lui.
Le lendemain, tirant deux deniers, il les donna à l'hôtelier et lui dit : " Prends soin de lui, et ce que tu pourrais dépenser en plus, c'est moi qui te le rembourserai à mon retour. "
Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l'homme qui était tombé aux mains des brigands ? "
Il dit : " Celui qui a pratiqué la miséricorde envers lui. " Et Jésus lui dit : " Va, toi aussi fais de même. "

Seigneur, accueillez chaque chrétien-martyr qui ose « plutôt mourir que de Vous abandonner pour servir d’autres dieux » (Josué 24, 15), convertissez le cœur des bourreaux ! Nous Vous prions, Seigneur.

Seigneur, accueillez chaque chrétien-martyr qui ose « plutôt mourir que de Vous abandonner pour servir d’autres dieux » (Josué 24, 15), convertissez le cœur des bourreaux ! Nous Vous prions, Seigneur.

Par Benoît XVI,

pape de Emérite de l'Eglise Romaine , Pape en exercice de 2005 à 2013 dans son Encyclique « Deus caritas est », §15 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana) 
 

«Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l'homme qui était tombé aux mains des brigands ? »

 

La parabole du bon Samaritain permet de faire deux grandes clarifications.

Tandis que le concept de « prochain » se référait jusqu'alors essentiellement aux membres de la même nation et aux étrangers qui s'étaient établis dans la terre d'Israël, et donc à la communauté solidaire d'un pays et d'un peuple, cette limitation est désormais abolie.

Celui qui a besoin de moi et que je peux aider, celui-là est mon prochain. 

Le concept de prochain est universalisé et reste cependant concret.

Bien qu'il soit étendu à tous les hommes, il ne se réduit pas à l'expression d'un amour générique et abstrait, qui en lui-même engage peu, mais il requiert mon engagement concret ici et maintenant.

Cela demeure une tâche de l'Église d'interpréter toujours de nouveau le lien entre éloignement et proximité pour la vie pratique de ses membres. 

Il convient particulièrement de rappeler ici la grande parabole du Jugement dernier (Mt 25,31-46), dans laquelle l'amour devient le critère pour la décision définitive concernant la valeur ou la non-valeur d'une vie humaine.

Jésus s'identifie à ceux qui sont dans le besoin : les affamés, les assoiffés, les étrangers, ceux qui sont nus, les malades, les personnes qui sont en prison.

« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits, qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait » (v. 40).

L'amour de Dieu et l'amour du prochain se fondent l'un dans l'autre. 

Seigneur, aidez chacun, chacune sur cette terre à pouvoir bénir la vie qu’il reçoit de Vous et à pouvoir se réjouir [Ps 34(33), 2] de toutes les bonnes choses qui ont lieu dans son entourage ! Nous Vous prions, Seigneur.

Seigneur, aidez chacun, chacune sur cette terre à pouvoir bénir la vie qu’il reçoit de Vous et à pouvoir se réjouir [Ps 34(33), 2] de toutes les bonnes choses qui ont lieu dans son entourage ! Nous Vous prions, Seigneur.

Saint Agapit, qui êtes-vous?
Martyr
(IIIe s.)

        Au temps où Aurélien gouvernait l'empire, et sur l'ordre de cet empereur, Agapit, de Préneste, âgé de quinze ans et très désireux du martyre, fut cruellement flagellé avec des nerfs de bœuf, à cause de son attachement à la religion ; on le jeta ensuite dans un affreux cachot, où il passa quatre jours sans rien manger.

À sa sortie de prison, on couvrit sa tête de charbons ardents ; et comme il continuait de rendre grâces à Dieu, il fut frappé de nouveaux coups et suspendu par les pieds au-dessus d'un grand feu, afin d'être étouffé par la fumée.

Alors on lui versa sur le ventre de l'eau bouillante et on lui brisa les mâchoires.

À ce moment le juge tomba du haut de son tribunal et mourut peu après. Voyant cela, l'empereur, furieux, ordonna d'exposer aux bêtes le saint jeune homme, et comme elles n'osaient le toucher, il fut décapité à Préneste.

 

Seigneur, bénissez ceux qui vivent avec un amour trahis, donnez-leur le désir de continuer à espérer et à aller vers un amour où chaque être se donne totalement à l’autre dans la durée comme le Christ qui se donne toujours à son Père, son Eglise, à son peuple dans l’Eucharistie (Ephésiens 5, 32) quelque soit notre fidélité ! Nous Vous prions, Seigneur.

Seigneur, bénissez ceux qui vivent avec un amour trahis, donnez-leur le désir de continuer à espérer et à aller vers un amour où chaque être se donne totalement à l’autre dans la durée comme le Christ qui se donne toujours à son Père, son Eglise, à son peuple dans l’Eucharistie (Ephésiens 5, 32) quelque soit notre fidélité ! Nous Vous prions, Seigneur.

SI ON TOUCHE A LA COLONNE CENTRALE DE LA FAMILLE...

Dans une interview au mensuel "La voce di Padre Pio" (mars 2015), le cardinal Caffarra raconte qu'il écrivit à sœur Lucie pour lui demander sa prière.

Le Pape de Rome régnant à l'époque,Jean-Paul II avait confié au Cardinal la charge de fonder" l'Institut Pontifical d'Etudes sur le mariage et la famille".

“Au début des travaux, explique Caffarra, j'ai écrit à sœur Lucie (…). Je ne m'attendais pas à recevoir une réponse (je ne lui avais demandé que des prières pour le projet), je reçus quelques jours plus tard une longue lettre signée de sa main(…).

Dans cette lettre, sœur Lucie écrit :

-" la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille. N’ayez pas peur car tous ceux qui travailleront pour le caractère sacré du mariage et de la famille, seront toujours combattus et haïs de toutes les manières, parce que c’est le point décisif".

En conclusion, elle ajoutait :

-"cependant, Notre-Dame lui a déjà écrasé la tête.”

Lucie avertissait aussi que c'était le point central, parce qu'on touchait là la colonne qui soutient toute la Création, la vérité sur la relation entre l'homme et la femme, et entre les générations.

Quand on touche à la colonne centrale, tout l'édifice s'écroule, et c'est cela que nous voyons, en ce moment."

Seigneur, donne le courage à chaque membre de notre métropolie Syro-Orthodoxe-Francophone en France et au Cameroun pour Vous répondre comme Simon Pierre l’a fait : "à qui irions-nous Seigneur, Vous avez  les paroles de la vie éternelle" (Jean 6, 68). Nous Vous prions, Seigneur.

Seigneur, donne le courage à chaque membre de notre métropolie Syro-Orthodoxe-Francophone en France et au Cameroun pour Vous répondre comme Simon Pierre l’a fait : "à qui irions-nous Seigneur, Vous avez les paroles de la vie éternelle" (Jean 6, 68). Nous Vous prions, Seigneur.

SAINTE HÉLÈNE, qui êtes-vous ?
Impératrice 
(† 328)

        Sainte Hélène naquit vers le milieu du IIIe siècle. Voici ce que dit saint Ambroise : 


« Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d'étable.

Noble fille d'étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée !

Noble fille d'étable, à qui fut réservé de connaître l'Étable de Celui qui guérit les blessures de l'humanité déchue !

Noble fille d'étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde !

Aussi le Christ l'a-t-il élevée de l'humilité de l'étable au sommet des grandeurs humaines. » 

        La gloire de sainte Hélène c'est d'avoir été la mère du grand Constantin. « Constantin, dit saint Paulin de Nole, doit plus à la piété de sa mère qu'à la sienne d'avoir été le premier empereur chrétien. »

Contrairement aux autres empereurs, Constance Chlore reconnaissait le vrai Dieu.

Les prêtres chrétiens étaient admis à sa cour et y vivaient en paix. Une telle bienveillance ne peut être attribuée qu'à l'influence de l'impératrice sur le cœur de son époux.

Sainte Hélène a donc joué un grand rôle dans la fin des persécutions, puisqu'elle fut l'épouse et la mère des deux hommes qui, sous son influence, protégèrent le christianisme.

Qui sait même si les prières d'Hélène ne méritèrent point à Constantin l'apparition miraculeuse de la Croix, par laquelle il remporta la victoire et devint seul maître de l'empire? 

        Un autre événement remarquable dans la vie de sainte Hélène, c'est la découverte de la vraie Croix du Sauveur.

        Hélène vivait sans étalage de grandeurs. Nourrir les pauvres, donner aux uns de l'argent, aux autres des vêtements, à d'autres une maison ou un coin de terre, c'était son bonheur.

Sa bonté s'étendait aux prisonniers, aux exilés, à tous les malheureux.

Le peuple ne pouvait voir sans une joie mêlée de larmes son impératrice venir en habits simples et communs prendre sa place à l'église dans les rangs des fidèles : une telle conduite n'a sa source que dans l'Évangile.

Hélène eut, avant sa mort, la consolation de voir Constantin, non seulement protecteur de la religion de Jésus-Christ, mais chrétien lui-même.

Par l’Acte de Foi, nous déclarons croire en Dieu et croire tout ce qu’Il nous a fait connaître et que l’Église nous donne à croire :  « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper »

Par l’Acte de Foi, nous déclarons croire en Dieu et croire tout ce qu’Il nous a fait connaître et que l’Église nous donne à croire : « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Eglise, parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,23-30.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux.
Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. »
Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? »
Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. »
Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? »
Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle.
Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers.

Par l’Acte d’Espérance, nous déclarons désirer et attendre de Dieu, avec une ferme confiance, la vie éternelle et son aide pour y parvenir.   « Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance, que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et, si j'observe vos commandements, le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses. »

Par l’Acte d’Espérance, nous déclarons désirer et attendre de Dieu, avec une ferme confiance, la vie éternelle et son aide pour y parvenir. « Mon Dieu, j'espère avec une ferme confiance, que vous me donnerez, par les mérites de Jésus-Christ, votre grâce en ce monde et, si j'observe vos commandements, le bonheur éternel dans l'autre, parce que vous l'avez promis et que vous êtes fidèle dans vos promesses. »

Prière de saint Ephrem le Syrien pour l'Orient

 

Seigneur notre Dieu,

 

Vous avez choisi l’Orient pour envoyer Votre Fils unique et

accomplir l’économie du salut.

 

C’est une jeune fille orientale, la Vierge Marie, que Vous

avez choisi pour qu’elle porte et enfante Votre Fils unique.


C’est en Orient qu’il a grandit, qu’il a travaillé, qu’il a choisi Ses

apôtres et Ses disciples.

 


C’est en Orient qu'Il  a transmis Votre volonté et Vos

enseignements, Il y fit des miracles et des prodiges. C’est en

Orient qu'Il s'est livré.

 

C’est en Orient qu'Il a choisit de souffrir, de mourir et de

ressusciter.

C’est de l’Orient qu'il monta pour sièger à Votre droite.

 

Nous te prions d’accorder les forces nécessaires à Vos enfants

en Orient pour qu’ils soient affermis dans la foi et dans

l’espérance de Vos Saints Apôtres.

 

Amîn.

 

Par l’Acte de Charité, nous déclarons aimer Dieu plus que tout et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu.   « Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur, et par dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous. »

Par l’Acte de Charité, nous déclarons aimer Dieu plus que tout et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu. « Mon Dieu, je vous aime de tout mon cœur, et par dessus toutes choses, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et j'aime mon prochain comme moi-même pour l'amour de vous. »

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 08:56
Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Chers amis. Aloho m'barekh.

Vous aurez probablement compris à quoi sont dues les perturbations de ces dernières semaines à vous envoyer cette livraison quasiment quotidienne des "Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir"...

Nous étions extrêmement occupés avec les "Vacances familiales" organisées depuis de nombreuses années pour nos familles dîtes "démunies". Ce furent, pour les enfants et leurs parents, d'intenses moments de bonheur. Pour nous aussi qui les accompagnions, c'était beaucoup de bonheur de les voir si heureux.

(Lorsque j'aurai tous les éléments photographiques, je tâcherai de vous les partager.)

Au retour, ce fut la préparation et la célébration de la Dormition-Assomption de Notre-Dame. Nombreux furent les participants à la Quadisha Qurbana (Ste Messe) et la Procession Mariale. Nous avions le bonheur de recevoir en l'Eglise, par Chrismation, notre cher Jérémy qui, précédemment fut baptisé dans l'Eglise Romaine-catholique.

Hier, dimanche 16, nous étions moins nombreux, certes. Mais tout de même, c'était une belle participation ! D'autant que nous conférions le Sacrement du Baptême à deux enfants: notre chère Chloé-Eulalie (Une petite Franco-Congolaise) et notre chère Jade-Dorothée (Une petite Franco-Camerounaise).

Comme vous le savez bien, vous n'avez pas quitté mon cœur sacerdotal et étiez, vous et vos soucis, dans mes pensées priantes.

Je vous donne maintenant rendez-vous pour certains

*le 28 Aout, ou pour

*une retraite de délivrance et de guérison intérieure les 28, 29 et 30 Août, ou pour

*le Stage d'Iconographie Copte du 29 Aout au 6 Septembre, ou pour

*le Pèlerinage de rentrée scolaire à Notre-Dame de Miséricorde le dimanche 6 Septembre

Pour la seconde fois, je me permets de recommander à vos prières fraternelles mon prochain voyage au Kérala auprès de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare (Eglise Syrienne Orthodoxe de l'Indes / Catholicosat de l'Est) du 8 au 16 Septembre.

Encore tout illuminé par les grâces de ces derniers jours, tournons-nous vers Notre-Dame:

"Nous nous approchons de vous, notre Reine, Mère de

Dieu et Vierge ; nous tournons nos âmes vers l'espérance

que vous êtes pour nous.

Nous voulons vous honorer par « des psaumes, des hymnes, 

des cantiques inspirés » (Ep 5,19).

En honorant la Servante, nous disons notre attachement à notre propre Maître commun.

Jetez vos yeux sur nous, ô Reine, Mère de notre bon Souverain ; guidez notre route jusqu'au port sans orages du bon désir de Dieu."(Saint Jean de Damas)

 

Avec Elle et St Isaac, ne perdons jamais de vue que

 

"L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu."

que "tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu". (Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89)

 

Continuons le chemin ensemble ! Avec Marie, derrière la Croix et sanctifiés par l'Esprit de lumière et d'Amour, nous retournons au Père Source de tous les biens !...

Votre fidèlement dévoué en Notre-Seigneur.

 

+Mor Philipose-Mariam

 

 

Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

L'Église Orthodoxe surpasse tous les autres groupes Chrétiens par la richesse de sa Tradition. Les Protestants ne veulent qu'adhérer à la Sainte Écriture. Mais même la sainte Écriture ne sait pas être interprétée sans la Tradition. L'Apôtre Paul lui-même commande : "Ainsi donc, frères, demeurez fermes; gardez les traditions que vous avez reçues de nous, soit oralement, soit par écrit" (2 Thessaloniciens 2,15). La tradition du prince Abgar, sans aucun doute, est une tradition apostolique, quand bien même les Apôtres ne le mentionnent pas dans leurs écrits. L'Apôtre Thaddée n'a rien écrit du tout, et alors, selon la pensée protestante, il n'a rien dit et n'a rien enseigné aux fidèles. Alors en quoi était-il un Apôtre du Christ? Saint Jean Damascène mentionne la tradition du prince Abgar dans sa défense de la vénération des Icônes. Qu'elle est puissante et touchante, la lettre d'Abgar au Christ. Et puisqu'il écrivait qu'il avait entendu auparavant parler de Sa puissance miraculeuse, qu'Il guérissait les malades, et puisqu'il L'implorait de venir le voir et de le guérir, Abgar rajoute : "J'ai aussi entendu dire que les Juifs Te haïssaient et qu'ils préparaient quelque chose de mal contre Toi. J'ai une ville, pas grande, mais belle, et pleine de tout ce qui est bon : vient chez moi et vit avec moi dans ma ville, qui a de quoi nous fournir à nous deux en suffisance." Voilà ce qu'écrivait un prince païen pendant que les princes de Jérusalem préparaient la mise à mort du Seigneur, de Celui Qui aime l'humanité.  Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur du Sanctoral "Prologue d'Ochrid".

L'Église Orthodoxe surpasse tous les autres groupes Chrétiens par la richesse de sa Tradition. Les Protestants ne veulent qu'adhérer à la Sainte Écriture. Mais même la sainte Écriture ne sait pas être interprétée sans la Tradition. L'Apôtre Paul lui-même commande : "Ainsi donc, frères, demeurez fermes; gardez les traditions que vous avez reçues de nous, soit oralement, soit par écrit" (2 Thessaloniciens 2,15). La tradition du prince Abgar, sans aucun doute, est une tradition apostolique, quand bien même les Apôtres ne le mentionnent pas dans leurs écrits. L'Apôtre Thaddée n'a rien écrit du tout, et alors, selon la pensée protestante, il n'a rien dit et n'a rien enseigné aux fidèles. Alors en quoi était-il un Apôtre du Christ? Saint Jean Damascène mentionne la tradition du prince Abgar dans sa défense de la vénération des Icônes. Qu'elle est puissante et touchante, la lettre d'Abgar au Christ. Et puisqu'il écrivait qu'il avait entendu auparavant parler de Sa puissance miraculeuse, qu'Il guérissait les malades, et puisqu'il L'implorait de venir le voir et de le guérir, Abgar rajoute : "J'ai aussi entendu dire que les Juifs Te haïssaient et qu'ils préparaient quelque chose de mal contre Toi. J'ai une ville, pas grande, mais belle, et pleine de tout ce qui est bon : vient chez moi et vit avec moi dans ma ville, qui a de quoi nous fournir à nous deux en suffisance." Voilà ce qu'écrivait un prince païen pendant que les princes de Jérusalem préparaient la mise à mort du Seigneur, de Celui Qui aime l'humanité. Saint Nicolas Velimirovitch, évêque d'Ochrid, Serbie (+ 05 mars 1958), rescapé de Dachau puis des persécutions communistes, auteur du Sanctoral "Prologue d'Ochrid".


Par Saint Sévère d'Antioche

(v. 465-538), Patriarche Syro-Orthodoxe d'Antioche . Homélie 89 (trad. de Lubac, Catholicisme, Le Cerf 1947 rev.) 

 

« Il est descendu du ciel »

 

      « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. »

Le Christ n'a pas dit « quelqu'un descendait » mais « un homme descendait », car le passage concerne toute l'humanité.

Celle-ci, par suite de la faute d'Adam, a quitté le séjour élevé, calme, sans souffrance et merveilleux du paradis, nommé à bon droit Jérusalem - nom qui signifie « la Paix de Dieu » - et est descendu vers Jéricho, pays creux et bas, où la chaleur est étouffante.

Jéricho, c'est la vie fiévreuse de ce monde, vie qui sépare de Dieu.

Une fois donc que l'humanité s'est détournée du bon chemin vers cette vie, la troupe des démons sauvages vient l'attaquer à la manière d'une bande de brigands.

Ils la dépouillent des vêtements de la perfection, ils ne lui laissent aucune trace de la force d'âme, ni de la pureté, ni de la justice, ni de la prudence, ni de rien de ce qui caractérise l'image divine (Gn 1,26), mais la frappant ainsi par les coups répétés des divers péchés, ils l'abattent et la laissent enfin à demi morte. 


      La Loi donnée par Moïse a passé, mais elle a manqué de force, elle n'a pas conduit l'humanité à une guérison complète, elle n'a pas relevé celle qui gisait.

Car la Loi offrait des sacrifices et des offrandes « qui ne pouvaient pas rendre parfaits, sous le rapport de la conscience, ceux qui pratiquaient ce culte » parce que « le sang des taureaux et des boucs était impuissant à ôter les péchés » (He 10,1.4). 


      Enfin un Samaritain vint à passer.

Le Christ se donne exprès le nom de Samaritain. Car c'est lui-même qui est venu, accomplissant le dessein de la Loi et faisant voir par ses œuvres « qui est le prochain » et qu'est-ce que « aimer les autres comme soi-même ».

 

Cessez de souiller votre chair avec des actes honteux, et polluer votre âme avec des pensées mauvaises. Alors la paix de Dieu descendra sur vous et vous apportera l'amour. † Saint Maxime le Confesseur

Cessez de souiller votre chair avec des actes honteux, et polluer votre âme avec des pensées mauvaises. Alors la paix de Dieu descendra sur vous et vous apportera l'amour. † Saint Maxime le Confesseur

 

SAINT JOACHIM 
Père de la très Sainte Vierge Marie

        Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes œuvres. Ils firent trois parts de leurs biens : l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion ; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres ; la dernière servait aux besoins de la famille.

        Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage : l'épouse de Joachim était stérile. Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices au Seigneur, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau ; Anne le suivait, la tête voilée, le cœur plein de soupirs et de larmes. Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche : « Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité ? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu ? » Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

        Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son cœur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu ?

        Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur : « Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille ; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps ; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses." Après ces mots, l'Ange disparut.

        Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur : sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus. Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.



D'après Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, présidera le 8 septembre prochain à Paris une conférence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen-Orient: yazidis, Shabaks, mandéens et chrétiens, qui subissent de plein fouet la progression des djihadistes.
Il y a six mois déjà, le Quai d’Orsay avait provoqué une réunion du Conseil de sécurité pour sensibiliser la communauté internationale au sort des minorités depuis l’arrivée de l’Etat islamique en Syrie et en Irak. Près de 60 États seront représentés, dont les États-Unis, la Russie, l'Irak, l'Arabie saoudite ou la Turquie, ainsi que plusieurs organisations internationales, au premier rang desquelles l'ONU et ses différentes agences.

Trois volets

La conférence sera coprésidée par le ministre des Affaires étrangères jordanien. Elle s'articulera autour de trois volets : le premier, humanitaire, concerne l'aide d'urgence à apporter aux déplacés. L'objectif étant à terme de leur permettre de retourner chez eux, dans des conditions matérielles et sécuritaires satisfaisantes. Le second volet, pénal, vise à engager des poursuites contre les auteurs de persécutions. Le troisième volet, politique, engagera les parties sur la promotion du respect du pluralisme ethnique et religieux, surtout en Irak où de plus en plus de voix s'élèvent pour réformer la Constitution, jugée trop sectaire. La question militaire, en revanche, ne sera pas à l'ordre du jour. À l'issue de cette conférence, un «plan de Paris» sera adopté, à charge pour chacun des États participants de le mettre en œuvre.

Des pistes humanitaires

La France explore par ailleurs plusieurs pistes pour renouveler son aide humanitaire. Outre le déblocage d'une nouvelle aide financière, l'un des projets les plus aboutis concerne la réhabilitation du camp de réfugiés de Bardarash, ville kurde située à mi-chemin entre Erbil et Dohuk, dans le nord de l'Irak. Dans ce camp de plus de 7 000 personnes, plus de la moitié des déplacés ont moins de 16 ans. L'accès de ces enfants à l'éducation est considéré comme prioritaire. Le Quai d'Orsay projette d'y faire construire deux écoles - primaire et secondaire - qui pourront accueillir tous ces jeunes. D'autres programmes sont étudiés dans ce camp, comme la construction d'un espace communautaire et d'un terrain de jeux. Paris projette également d'équiper un centre de santé, d'assurer son approvisionnement en médicaments, d'acheter une à deux ambulances. Ces installations seraient alimentées en énergie par panneaux solaires, afin de limiter la charge sur le réseau existant.

 

sources: RADIO VATICAN
Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Ni Dieu, ni maître

Livre d'Osée 2,16-22

Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai cœur à cœur.

« Je lui parlerai cœur à cœur »

Ni Dieu, ni maître
Ni Dieu, ni maître ! Je pars au désert, loin de celui que j’aimais. Il m’a déçu, il m’a trompé. Impossible qu’Il soit, ce Dieu qu’on dit d’amour : Regardez alentour, l’injustice est partout, le scandale déborde. On tue sans rémission. Pour Dieu on assassine. Dans ma vie, rien de mieux. Des prières sans réponses, des luttes inlassables contre des maux incessants. Je suis las de me battre sans personne pour m’aider. Je vais fuir au désert, pour mettre sous mes yeux l’atroce aridité, la solitude extrême où seul je me perds. Drapé dans mon orgueil, là-bas, à pleine gorge, je crierai sans relâche, je viderai ma haine, je proférerai les noms les plus blasphématoires sans crainte que jamais nul écho ne revienne.

Je regarde alentour, mes larmes ont tout lavé : le ciel, les oiseaux. Les bêtes vont et viennent, et la lumière pure qui réchauffe le monde. Je commence à comprendre. La laideur est en moi. Mon œil trop souillé ne pouvait pas bien voir. Mes lèvres profanées par des grimaces immondes, avaient perdu les mots qui gagnent la sagesse. Mon cri est sans écho. Mais lève une autre plainte. C’est un chant, ou des pleurs. C’est ma soif d’être aimé. C’est Jésus, qui pour moi se bat seul, au désert, contre mes tentations, ces démons relâchés par mes cris de vengeance. Et lorsqu’il foule au pied le dernier adversaire, alors il me regarde, et me voilà aimé. « Tu ne voulais plus Dieu, je serai donc ton frère. Toi qui fuyais ton maître, reçois-moi en ami. »(Source:"Signe dans la Bible")

Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Augustin

(354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Sermon 210, 5 

« Ayez les reins ceints et vos lampes allumées ! »

 

Que « nos reins soient ceints et nos lampes allumées » ; soyons comme « des serviteurs qui attendent que leur maître revienne des noces » (Lc 12,35).

Ne soyons pas comme ces impies qui disent : « Mangeons et buvons, car nous mourrons demain » (1Co 15,32).

Plus le jour de notre mort est incertain, plus les épreuves de cette vie sont douloureuses ; et plus aussi nous devons jeûner et prier, car effectivement, nous mourrons demain.

« Encore un peu de temps, disait le Seigneur à ses disciples, et vous ne me verrez plus, et encore un peu de temps et vous me verrez » (Jn 16,16).

Maintenant, c'est l'heure dont il a dit : « Vous serez dans la tristesse, mais le monde sera dans la joie » (v. 20) ; c'est le temps de cette vie remplie d'épreuves, où nous voyageons loin de lui.

« Mais, ajoute-t-il, je vous verrai de nouveau, et votre cœur se réjouira, et personne ne vous enlèvera votre joie » (v. 22). 

Dès maintenant l'espérance que nous donne ainsi celui qui est fidèle dans ses promesses ne nous laisse pas sans quelque joie, jusqu'à ce que nous soyons comblés de la joie surabondante du jour où « nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est » (1Jn 3,2), et où « personne ne pourra nous enlever cette joie ».

« Une femme qui enfante, dit notre Seigneur, est dans la peine parce que son heure est venue.

Mais quand l'enfant est né, elle éprouve une grande joie parce qu'un être humain est né dans le monde » (Jn 16,21).

C'est cette joie que personne ne pourra nous enlever et dont nous serons comblés lorsque nous passerons de la conception présente de la foi à la lumière éternelle. 

Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Tous les soirs, les Protestants pouvaient-ils voir les troupes chanter Ave Maria et cantiques à la lueur des torches...

Au début du règne de Louis XIII (1601-1643, roi de France), le protestantisme menaçait le royaume.

Car après les guerres de religion et l’Édit de Nantes, la puissance protestante était devenue un État dans l'État.

Le roi chercha à réduire le port de La Rochelle (sur la côte atlantique de la France) devenu une place forte soutenue par l'Angleterre.

Pour vaincre la résistance de La Rochelle, sur demande du roi, le rosaire fut récité devant toute la Cour par le couvent dominicain du faubourg Saint Honoré à Paris.

Puis le roi demanda aux Dominicains d'instruire l'armée et à cet effet 15 000 chapelets furent distribués aux soldats…

Aussi tous les soirs, les Protestants pouvaient-ils voir les troupes chanter Ave Maria et cantiques à la lueur des torches, portant une statue de Notre-Dame tout autour de la ville, laquelle tomba le 1er novembre 1628.

En remerciement, Louis XIII fit construire l'église de Notre Dame des Victoires à Paris et consacra le royaume de France à Notre Dame le 10 février 1638.

Rassemblement pour une "nouvelle solidarité" à Taizé

Du 9 au 16 août, les 18-35 ans étaient invités, autant que possible, à venir à Taizé pour fêter les 100 ans de la naissance de frère Roger, le fondateur de la Communauté de Taizé.

taizé

 

Cette semaine aura aussi été l’aboutissement de trois années dédiées à la recherche d’une «  nouvelle solidarité  ». Marie, 26 ans, a été permanente à Taizé pendant 9 mois.
L’année 2015 est une année importante pour la communauté de Taizé. En effet, 100 ans auparavant naissait dans une famille suisse Roger Schutz. Sa famille, protestante, était particulièrement ouverte aux autres : à ceux des autres églises, aux étrangers, aux souffrants.

L’histoire de Taizé

Vingt-cinq ans plus tard, Roger veut vivre en solidarité avec ceux qui souffrent de la Seconde Guerre Mondiale. Il vient s’installer à proximité de la ligne de démarcation française, dans le petit village bourguignon de Taizé. Là, il commence à accueillir des réfugiés et « cherche à comprendre l’autre plutôt qu’à être compris ».
D’autres hommes, partageant le même désir de vivre en communauté, comme une parabole de la paix et de l’unité auxquelles appelle l’évangile, s’engagent avec lui, à présent nommé frère Roger.

Dans les années qui suivent, la communauté s’agrandit, accueillant des frères de différents pays du monde entier et de différentes dénominations chrétiennes. Le message de paix, d’espérance et d’unité, formulé simplement et vécu sincèrement, touche les jeunes qui viennent de plus en plus nombreux et qui découvrent -ou redécouvrent – à travers les chants méditatifs et le silence une relation personnelle avec Dieu.
Enfin, le dernier anniversaire notable de cette année 2015 est celui de la mort du fondateur de la communauté. Le 16 août, cela fera 10 ans qu’est décédé frère Roger.


Pour une « nouvelle solidarité »

Cette année 2015 a été placée sous le thème de la nouvelle solidarité. Si tous les jeunes qui sont venus à Taizé ou aux rencontres européennes ces trois dernières années ont pu réfléchir et partager à propos de ce thème, il a été proposé cette année de vivre concrètement la solidarité. Lire la suite en cliquant ici

Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 19,16-22.

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. »
Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage.
Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? »
Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Grégoire le Grand

(v. 540-604), pape et docteur de l'Église . Homélies sur l’Évangile, n°5 ; PL 76, 1093 
 

« Tu auras un trésor dans les cieux »

 

      Que personne, lorsqu'il voit certains quitter de grands biens, ne se dise :

« Je voudrais bien imiter ceux qui se détachent ainsi du monde, mais qu'est-ce que je peux abandonner ?

Je ne possède rien. »

Vous abandonnez beaucoup, mes frères, lorsque vous renoncez aux désirs de ce monde.

En effet, nos biens extérieurs, si petits soient-ils, suffisent aux yeux du Seigneur.

C'est le cœur qu'il regarde, et non la fortune ; il ne regarde pas combien nous lui sacrifions, mais combien d'amour nous incite à faire notre sacrifice…

Le Royaume de Dieu n'a pas de prix, et cependant il te coûte exactement ce que tu as...

Il a coûté à Pierre et à André l'abandon de leur barque et de leurs filets ; il a coûté à la veuve deux piécettes d'argent (Lc 21,2) ; il a coûté à quelqu'un d'autre un verre d'eau fraîche (Mt 10,42).

Le Royaume de Dieu, avons-nous dit, te coûte ce que tu as. Voyez donc, mes frères, quoi de plus facile à acquérir et quoi de plus précieux à posséder ? 


      Mais peut-être que tu n'as même pas un verre d'eau fraîche à offrir au pauvre qui en a besoin ?

Même dans ce cas la Parole de Dieu nous apaise… :

« Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté » (Lc 2,14).

En effet, aux yeux de Dieu, la main n'est jamais vide de présents si le fond du cœur est rempli de bonne volonté…

Même si je n'ai rien d'extérieur à t'offrir, mon Dieu, je trouve cependant en moi-même ce que je déposerai sur l'autel à ta louange… :

tu te plais aux offrandes du cœur (Ps 55,13).



 

Lundi 17 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque
15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 04:59
La fête mariale du 15 août considérée aujourd'hui comme "La fête de la Dormition ou du Départ (shounoyo) de la vierge Marie" faisait partie du cycle agraire des fêtes de Marie selon la tradition syriaque.   Le 15 janvier on fête la bénédiction de Marie sur les semences, le 15 mai sa bénédiction sur les épis et le 15 août sur les vignes.  Même si on ne se souvient pas trop de ce troisième aspect, pourtant la présence des raisins dans les églises, voire dans les maisons syriaques, en ce jour-ci vient pour confirmer cette ancienne tradition.    En plus, il est intéressant de trouver, même dans la tradition populaire française, certains dictons "agraires" relatifs à cette fête du 15 août :   Avant la Bonne-Dame, tu peux labourer quand tu veux, après la Bonne-Dame, tu laboures quand tu peux !   Bonne fête et que la prière de la sainte Vierge soit avec nous tous."Frères et Pères, de même que l'affamé aspire à manger, et l'assoiffé à boire, nous aussi devrions être enthousiastes pour écouter la parole de Dieu. Car en l'écoutant, nous gagnons les plus grands avantages. Si nous sommes paresseux, nous nous débarrasserons de la paresse; si nous sommes ardents, nous le deviendrons plus encore; et dans les deux cas, il en découle du bien". Saint Théodore le Studite

La fête mariale du 15 août considérée aujourd'hui comme "La fête de la Dormition ou du Départ (shounoyo) de la vierge Marie" faisait partie du cycle agraire des fêtes de Marie selon la tradition syriaque. Le 15 janvier on fête la bénédiction de Marie sur les semences, le 15 mai sa bénédiction sur les épis et le 15 août sur les vignes. Même si on ne se souvient pas trop de ce troisième aspect, pourtant la présence des raisins dans les églises, voire dans les maisons syriaques, en ce jour-ci vient pour confirmer cette ancienne tradition. En plus, il est intéressant de trouver, même dans la tradition populaire française, certains dictons "agraires" relatifs à cette fête du 15 août : Avant la Bonne-Dame, tu peux labourer quand tu veux, après la Bonne-Dame, tu laboures quand tu peux ! Bonne fête et que la prière de la sainte Vierge soit avec nous tous."Frères et Pères, de même que l'affamé aspire à manger, et l'assoiffé à boire, nous aussi devrions être enthousiastes pour écouter la parole de Dieu. Car en l'écoutant, nous gagnons les plus grands avantages. Si nous sommes paresseux, nous nous débarrasserons de la paresse; si nous sommes ardents, nous le deviendrons plus encore; et dans les deux cas, il en découle du bien". Saint Théodore le Studite

Lectionnaire pour les Fêtes de la Bienheureuse Vierge Marie (Accordé au Calendrier Liturgique Orthodoxe Malankar):

  • Soirée :
    Saint- Luc 8: 16 - 21
  • Matin 
    Saint- Marc : 3: 31 -35
  •  
  • Avant la Quadisha Qurbana : 
    Juges 13: 2-1 
    Zacharie 2: 10 - 13, 4: 1 - 7, 8: 3
  •  
  • Saint Qurbana : 
    1ère de St Jean 3: 2-17 
  • 02 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est.
  • 03 Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.
  • 04 Qui commet le péché transgresse la loi ; car le péché, c’est la transgression.
  • 05 Or, vous savez que lui, Jésus, s’est manifesté pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui.
  • 06 Quiconque demeure en lui ne pèche pas ; quiconque pèche ne l’a pas vu et ne le connaît pas.
  • 07 Petits enfants, que nul ne vous égare : celui qui pratique la justice est juste comme lui, Jésus, est juste ;
  • 08 celui qui commet le péché est du diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu s’est manifesté.
  • 09 Quiconque est né de Dieu ne commet pas de péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui : il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu.
  • 10 Voici comment se manifestent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère.
  • 11 Tel est le message que vous avez entendu depuis le commencement : aimons-nous les uns les autres.
  • 12 Ne soyons pas comme Caïn : il appartenait au Mauvais et il égorgea son frère. Et pourquoi l’a-t-il égorgé ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises : au contraire, celles de son frère étaient justes.
  • 13 Ne soyez pas étonnés, frères, si le monde a de la haine contre vous.
  • 14 Nous, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort.
  • 15 Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui.
  • 16 Voici comment nous avons reconnu l’amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères.
  • 17 Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s’il voit son frère dans le besoin sans faire preuve de compassion, comment l’amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?

  • Hébreux  2: 14-18 
  • 14 Puisque les enfants des hommes ont en commun le sang et la chair, Jésus a partagé, lui aussi, pareille condition : ainsi, par sa mort, il a pu réduire à l’impuissance celui qui possédait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable,
  • 15 et il a rendu libres tous ceux qui, par crainte de la mort, passaient toute leur vie dans une situation d’esclaves.
  • 16 Car ceux qu’il prend en charge, ce ne sont pas les anges, c’est la descendance d’Abraham.
  • 17 Il lui fallait donc se rendre en tout semblable à ses frères, pour devenir un grand prêtre miséricordieux et digne de foi pour les relations avec Dieu, afin d’enlever les péchés du peuple.
  • 18 Et parce qu’il a souffert jusqu’au bout l’épreuve de sa Passion, il est capable de porter secours à ceux qui subissent une épreuve.

  • Saint- Luc 1: 26 -38
  • 26 Le sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,
  • 27 à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.
  • 28 L’ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. »
  • 29 À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation.
  • 30 L’ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
  • 31 Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus.
  • 32 Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ;
  • 33 il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »
  • 34 Marie dit à l’ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? »
  • 35 L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu.
  • 36 Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile.
  • 37 Car rien n’est impossible à Dieu. »
  • 38 Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’ange la quitta.

 Pour la Fête de l' Assomption :

Saint Luc 1,41-50.

En ce temps-là, Elisabeth fut remplie du Saint Esprit 
et elle s'écria à haute voix, disant : " Vous êtes bénie entre les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d'où m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? 
Car votre voix, lorsque vous m'avez saluée, n'a pas plus tôt frappé mes oreilles, que l'enfant a tressailli de joie dans mon sein. 
Heureuse celle qui a cru ! Car elles seront accomplies les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur ! "
 

Et Marie répondit : -Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu, mon Sauveur. Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Voici, en effet, que désormais toutes les générations me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses. Et son nom est saint, et sa miséricorde d'âge en âge, est pour ceux qui le craignent. 

 

Frères et Sœurs, En ce jour où nous célébrons l'Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l'intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays: En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l'avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu'il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables. Pour celles et ceux qui ont été élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l'emporte sur les requêtes particulières et qu'ils aient la force de suivre les indications de leur conscience. Pour les familles ; que leur attente légitime d'un soutien de la société ne soit pas déçue ; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l'engagement des époux l'un envers l'autre et envers leurs enfants soit un signe de la fidélité de l'amour. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu'ils cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère. Seigneur notre Dieu, nous te confions l'avenir de notre pays. Par l'intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage défaire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l'épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.  (Proposition des évêques de France le 15 août 2012)

Frères et Sœurs, En ce jour où nous célébrons l'Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l'intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays: En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l'avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu'il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables. Pour celles et ceux qui ont été élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l'emporte sur les requêtes particulières et qu'ils aient la force de suivre les indications de leur conscience. Pour les familles ; que leur attente légitime d'un soutien de la société ne soit pas déçue ; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l'engagement des époux l'un envers l'autre et envers leurs enfants soit un signe de la fidélité de l'amour. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu'ils cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère. Seigneur notre Dieu, nous te confions l'avenir de notre pays. Par l'intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage défaire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l'épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. (Proposition des évêques de France le 15 août 2012)

Par St Jean de Damas

(v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église 
2ème homélie pour la Dormition, 2, 3 : PG 96, 723s (trad. Orval rev. ; cf SC 80, p. 127) 

 

 

L'arche de la Nouvelle Alliance entre dans le Temple céleste
(1R 8 ; Ap 11,19)

 

 

    Aujourd'hui l'arche sainte et vivante du Dieu vivant, celle dont le sein avait porté son propre Créateur, repose dans le temple du Seigneur, temple non bâti de main d'homme.

David, son ancêtre et parent de Dieu, danse de joie (2S 7,14) ; les anges dansent en chœur, les archanges applaudissent, et les puissances des cieux chantent sa gloire... 


    Celle qui pour tous a fait jaillir la vraie vie, comment pourrait-elle tomber au pouvoir de la mort ?

Certes, comme fille du vieil Adam, elle se soumet à la sentence portée contre lui, car son Fils qui est la Vie même ne s'y est pas dérobé ; mais comme mère du Dieu vivant, il est juste qu'elle soit élevée jusqu'à lui...

Comment celle qui a reçu en elle la Vie même, sans commencement ni fin, ne serait-elle pas vivante pour l'éternité ?

Jadis, les premiers parents de notre race mortelle, enivrés du vin de la désobéissance..., l'esprit alourdi par l'intempérance du péché, s'étaient endormis dans le sommeil de la mort ; le Seigneur les avait chassés et exilés du paradis d'Éden.

Maintenant, celle qui n'a pas commis de péché et qui a mis au monde l'enfant de l'obéissance à Dieu et au Père, comment le Paradis pourrait-il ne pas la recevoir, ne pas lui ouvrir joyeusement ses portes ? ...

Puisque le Christ qui est la Vie et la Vérité a dit :

-« Là où je suis, là sera aussi mon serviteur » (Jn 12,26), comment, à plus forte raison, sa mère ne partagerait-elle pas sa demeure ? ... 


    Maintenant donc « que les cieux se réjouissent », que tous les anges l'acclament. « Que la terre exulte » (Ps 95,11), que les hommes tressaillent de joie.

Que les airs retentissent de chants d'allégresse ; que la nuit rejette ses ténèbres et son manteau de deuil... Car la cité vivante du Seigneur, Dieu des puissances, est exaltée.

Du sanctuaire de Sion des rois apportent le présent inestimable (Ps 67,30) ; ceux que le Christ a établis princes de toute la terre, les apôtres, escortent la Mère de Dieu, toujours vierge, dans la Jérusalem d'en haut, qui est libre et notre mère (Ga 4,26).

 

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité.Amîn.

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité.Amîn.

Prière de Saint Jean de Damas

(v. 675-749), moine, théologien, docteur de l'Église 
Homélie 1 sur la Dormition, 11-14 (trad. SC 80, p. 111s) 

à Notre-Dame de l'Assomption:
 

 

 

 

 

      Ô Mère de Dieu, toujours vierge, votre saint départ de ce monde est vraiment un passage, une entrée dans la demeure de Dieu.

Sortant de ce monde matériel, vous entrez dans « une patrie meilleure » (He 11,16).

Le ciel a accueilli avec joie votre âme :

« Quelle est celle-là qui monte dans tout son éclat comme l'aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil ? » (Ct 8,5 ;6,10).

« Le roi vous a introduite dans ses appartements » (Ct 1,4) et les anges glorifient celle qui est la Mère de leur propre maître, par nature et en vérité selon le plan de Dieu. 


      Les apôtres ont porté votre corps sans tâche, vous l'arche d'alliance véritable, et l'ont déposé à son saint tombeau.

Et là, comme par un autre Jourdain, vous êtes parvenue à la vraie Terre Promise, je veux dire à la « Jérusalem d'en haut », mère de tous les croyants (Ga 4,26), dont Dieu est l'architecte et le constructeur.

Car votre âme assurément « n'est pas descendue dans le séjour des morts, bien plus ta chair elle-même n'a pas connu la corruption » (Ps 15,10 ;Ac 2,31).

Votre corps très pur, sans souillure, n'a pas été abandonné à la terre, mais vous avez été emportée aux demeures du Royaume des Cieux, vous la Reine, la Souveraine, la Dame, la Mère de Dieu, la véritable Theotokos. 


      Aujourd'hui nous nous approchons de vous, notre Reine, Mère de Dieu et Vierge ; nous tournons nos âmes vers l'espérance que vous êtes pour nous.

Nous voulons vous honorer par « des psaumes, des hymnes, des cantiques inspirés » (Ep 5,19).

En honorant la Servante, nous disons notre attachement à notre propre Maître commun.

Jetez vos yeux sur nous, ô Reine, Mère de notre bon Souverain ; guidez notre route jusqu'au port sans orages du bon désir de Dieu.

 

L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu. Tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu. (Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89)

L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu. Tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu. (Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89)

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 09:30
L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu. Tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu. Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89

L'âme qui aime Dieu a son repos en Dieu et seulement en Dieu. Tous les chemins empruntés par les hommes en ce monde ne leur apportent jamais la paix, tant qu'ils ne se sont pas décidés à fonder leur espérance en Dieu. Saint Isaac le Syrien, homélie 56,89

Livre de l'Ecclésiastique 24,17-21.

Comme la vigne, j'ai produit des fleurs d'une agréable odeur, et mes fleurs ont donné des fruits de gloire et de richesse. Je suis la mère du pur amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance. En moi est toute la grâce de la voie et de la vérité, en moi toute l'espérance de la vie et de la vertu.
Venez à moi, vous tous qui me désirez, et rassasiez-vous de mes fruits.
Car mon souvenir est plus doux que le miel, et ma possession plus douce que le rayon de miel.
Ceux qui me mangent auront encore faim, et ceux qui me boivent auront encore soif.
Celui qui m'écoute n'aura jamais de confusion, et ceux qui agissent par moi ne pécheront point.
Ceux qui me font connaître auront la vie éternelle.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Qui sert-on lorsqu'on est trop attaché aux biens matériels?  Notre homme moderne se soucie trop de bagatelles et de détails, il est assailli par beaucoup de choses fausses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent c'est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait serviteur au diable. P. Justin Parvu, père spirituel roumain du 20ème siècle

Qui sert-on lorsqu'on est trop attaché aux biens matériels? Notre homme moderne se soucie trop de bagatelles et de détails, il est assailli par beaucoup de choses fausses et ne sait pas choisir... Notre homme contemporain est devenu trop matérialiste, soumis au nouveau tyran : l'argent. Partout où nous regardons, nous entendons dire que l'argent c'est tout, le maître de ce monde. Celui qui fait de l'argent son maître, se fait serviteur au diable. P. Justin Parvu, père spirituel roumain du 20ème siècle

Par St Jean de Damas

(v. 675-749),

moine, théologien, docteur de l'Église . 2e homélie pour la Dormition, 2, 3 : PG 96, 723s (trad. Orval rev. ; cf SC 80, p. 127) 
 

L'arche de la Nouvelle Alliance entre dans le Temple céleste
(1R 8 ; Ap 11,19)

 

      Aujourd'hui l'arche sainte et vivante du Dieu vivant, celle dont le sein avait porté son propre Créateur, repose dans le temple du Seigneur, temple non bâti de main d'homme.

David, son ancêtre et parent de Dieu, danse de joie (2S 7,14) ; les anges dansent en chœur, les archanges applaudissent, et les puissances des cieux chantent sa gloire. 

      Celle qui pour tous a fait jaillir la vraie vie, comment pourrait-elle tomber au pouvoir de la mort ?

Certes, comme fille du vieil Adam, elle se soumet à la sentence portée contre lui, car son Fils qui est la Vie même ne s'y est pas dérobé ; mais comme mère du Dieu vivant, il est juste qu'elle soit élevée jusqu'à lui.

Comment celle qui a reçu en elle la Vie même, sans commencement ni fin, ne serait-elle pas vivante pour l'éternité ?

Jadis, les premiers parents de notre race mortelle, enivrés du vin de la désobéissance, l'esprit alourdi par l'intempérance du péché, s'étaient endormis dans le sommeil de la mort ; le Seigneur les avait chassés et exilés du paradis d'Éden.

Maintenant, celle qui n'a pas commis de péché et qui a mis au monde l'enfant de l'obéissance à Dieu et au Père, comment le Paradis pourrait-il ne pas la recevoir, ne pas lui ouvrir joyeusement ses portes ?

Puisque le Christ qui est la Vie et la Vérité a dit : « Là où je suis, là sera aussi mon serviteur » (Jn 12,26), comment, à plus forte raison, sa mère ne partagerait-elle pas sa demeure ? 

      Maintenant donc « que les cieux se réjouissent », que tous les anges l'acclament.

« Que la terre exulte » (Ps 95,11), que les hommes tressaillent de joie.

Que les airs retentissent de chants d'allégresse ; que la nuit rejette ses ténèbres et son manteau de deuil.

Car la cité vivante du Seigneur, Dieu des puissances, est exaltée. Du sanctuaire de Sion des rois apportent le présent inestimable (Ps 67,30) ; ceux que le Christ a établis princes de toute la terre, les apôtres, escortent la Mère de Dieu, toujours vierge, dans la Jérusalem d'en haut, qui est libre et notre mère  (Ga 4,26). 
 

Ce n'est pas le rôle du Christianisme que d'apporter des réponses faciles à toute question, mais de nos rendre progressivement conscients face à un mystère. Dieu n'est pas tant l'objet de notre connaissance que la cause de notre émerveillement. Archevêque Timothy Kallistos Ware

Ce n'est pas le rôle du Christianisme que d'apporter des réponses faciles à toute question, mais de nos rendre progressivement conscients face à un mystère. Dieu n'est pas tant l'objet de notre connaissance que la cause de notre émerveillement. Archevêque Timothy Kallistos Ware

UN SANCTUAIRE MARIAL SUISSE...

La Madone del Sasso (Vierge du Caillou) est un sanctuaire qui se trouve à Orselina près de Locarno, en Suisse. On appelle le rocher sur lequel est édifié le sanctuaire, « la colline sacrée ». La Madone del Sasso est l'un des sites religieux et historiques les plus importants du sud de la Suisse.

La tradition dit que Fra` Bartolomeo, un moine franciscain du couvent de Locarno, a voulu construire un lieu de culte sur le "Rocher" d’Orselina, tout proche de Locarno, à la suite d'une apparition de la Vierge Marie. C’est sur ce ‘caillou’, en effet, qu’en 1480, un capucin s’était retiré pour prier la nuit. C’est alors que la Vierge Marie lui apparut et le combla de joie.

Le capucin construisit là un oratoire. Avec l’afflux des pèlerins et les guérisons nombreuses, on le transforma en sanctuaire. En 1600 fut construit un chemin de croix.

Aujourd'hui, avec son église de l’Annonciation au pied de la montagne, la Via Crucis et le Sanctuaire de la Madone del Sasso, le Sacro Monte (la colline sacrée) est un patrimoine artistique, historique et spirituel. Sa fête annuelle est célébrée chaque premier dimanche de septembre.

(Source : l'Equipe de "Marie de Nazareth")

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité.Amîn.

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l’amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir ; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la Lumière et dans l’Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l’auguste mystère, jusqu’au jour où notre âme pleinement épanouie aux illuminations de l’union divine, verra toutes choses dans l’éternel Amour et dans l’unité.Amîn.

LA DORMITION - ASSOMPTION DE MARIE

L'Eglise Occidentale  parlera plus volontiers de l'Assomption de Marie tandis que  l'Orient Chrétien insistera sur la  Dormition. 

"La différence est d'abord sémantique", explique le théologien orthodoxe Olivier Clément.

Le terme passif d'Assomption traduit l'idée que la Vierge Marie ne s'élève pas d'elle-même au ciel mais qu'elle y est élevée, "assumée" .

La tradition orthodoxe, elle, insiste plutôt sur la douceur de la mort de Marie, tel un endormissement. D'où ce terme de Dormition. 

"Un terme qui peut être appliqué à n'importe qui", précise Olivier Clément.

Chez les orthodoxes, la vie de Marie qui nous accompagne sur le chemin du salut  est couronée  parce que sa vie a correspond à sa vocation.

Pour nous aussi, à l'exemple de Marie modèle des rachetés, notre vie sera couronnée si nous correspondons à notre vocation à la sainteté...

L'ASSOMPTION DE MARIE

 

Père Matta El Maskine 

Chapitre XVII de la Communion d'Amour 
© Abbaye de Bellefontaine


Ce texte est reproduit ici par www.spiritualite-orthodoxe.net avec l'autorisation non cessible de l'Abbaye de Bellefontaine

 

dormition_fresque

Fresque du monastère de Polovragi (Roumanie) ©

*** 

Ce jour  1 nous permet d'honorer le corps de la Vierge. L'assomption de son corps manifeste combien le ciel l'honore au plus haut point. Et la doctrine orthodoxe en ce qui concerne les honneurs rendus au corps des saints n'est pas une invention gratuite. Après le long entretien avec Dieu, au cours duquel Moïse avait reçu les commandements et toute la Loi, son visage rayonnait d'une telle lumière que les Israélites ne pouvaient le regarder en face. La lumière que reflétait son visage était une lumière divine, celle qui manifeste la présence de Dieu. Dieu était ainsi rendu visible sur le visage de Moïse, et c'est pourquoi le peuple pécheur ne pouvait regarder son visage, car le péché et Dieu ne peuvent se rencontrer face à face. Aussi Moïse portait-il un voile, voile dans lequel saint Paul voit un symbole de l'aveuglement spirituel du peuple2 .

Et saint Paul poursuit : Si le ministère de la Loi - qui conduit à la condamnation et à la mort - se traduisait par une telle gloire, visible aux yeux de chair, par un tel resplendissement du visage, combien le ministère de justice ne l'emporte t-il pas en gloire?

Nous appuyant sur cela, nous pouvons dire à propos de la Vierge, de son corps et de son visage :

Si le visage de Moïse, alors qu'il· avait reçu de simples paroles écrites par le doigt de Dieu, rayonnait pour manifester la gloire qu'avait revêtu son corps, combien plus grande la gloire qui a revêtu le corps de la Vierge alors qu'elle a reçu en son sein la Parole même de Dieu, la personne du Fils de Dieu, prenant chair de sa chair après la préparation opérée par l'Esprit Saint et alors que la puissance du Très-Haut la prenait entièrement sous son ombre, intérieurement et extérieurement. Quelle gloire a alors envahi le corps de la Vierge ! Ou, pour reprendre les paroles de l'apôtre Paul, si le ministère de condamnation, ministère reçu par Moïse avec la Loi, lui a conféré une gloire qui a rempli son corps humain d'une lumière divine, combien plus le ministère de justice confié à la Vierge par la descente de la Lumière véritable en son sein et son incarnation à partir de son corps !

Nous savons tous comment Dieu a mis fin à la vie de Moïse et l'a lui-même enterré sur le mont Nebo, loin de la vue de son peuple, de peur qu'ils ne s'égarent et n'en viennent à adorer son corps qui, semble-t-il, continuait à rayonner même après sa mort. C'est pourquoi le livre du Deutéronome dit de lui: personne ne connait l'emplacement de son tombeau jusqu'à ce jour3 .

D'autre part, l'Épître de Jude fait spécialement mention du corps de Moïse. Alors que l'archange Michel, luttant contre le diable, lui disputait le corps de Moïse, il lui dit : « Que le Seigneur te châtie ! »4 . On peut donc supposer que l'archange Michel avait été chargé de garder le corps ou de l'enlever au ciel et que, tandis que le diable essayait de le remettre à terre ou d'en révéler l'emplacement pour égarer le peuple, au cours de la lutte qui les opposait, l'archange invoqua l'aide du Seigneur, comme chef des armées célestes.

Si donc Dieu s'est personnellement chargé de l'ensevelissement de Moïse et a assigné à l'archange Michel la tâche de garder le corps - ou peut-être, selon la tradition juive, de l'enlever au ciel -, et cela parce que le corps de Moïse reflétait la lumière et la gloire de Dieu depuis qu'il s'était tenu en présence de Dieu pendant quarante jours et avait reçu les tables de la Loi, on ne peut dire que la coutume orthodoxe d'honorer les corps ne repose sur rien.

Combien plus encore Dieu et le Christ lui-même ont-ils pris soin du corps de la Vierge, après sa mort. Ce corps avait connu l'habitation permanente de l'Esprit Saint, la plénitude de la grâce; la puissance du Très-Haut l'avait pris sous son ombre et la Parole de Dieu avait résidé pendant neuf mois dans ses entrailles ! Assurément, aucun texte ne nous dit que le corps de la Vierge rayonnait de la lumière céleste, mais nous savons que c'est l'effet de la " kénose" 5  que le Christ a choisie et qui a voilé la gloire de sa divinité. Pendant sa vie terrestre, le corps du Christ lui-même n'a pas rayonné cette lumière, sinon - pour peu de temps - au jour de la Transfiguration. Et pourtant, il était la Lumière véritable 6 , la Lumière du monde 7 , qui rayonne éternellement et pour tous,

Il est donc évident que le dessein de Dieu impliquait que la gloire du Christ soit voilée, et donc aussi celle de la Vierge, de peur que la foi au Christ ne se dévoie, que l'humiliation de la croix ne soit éclipsée et que la vénération de la Vierge ne devienne un culte, une apothéose qui ne conviennent qu'à Dieu.

Comme la mort de Moïse, celle de la Vierge devait être discrète. D'autant plus que, lorsqu'elle est survenue, l'Évangile s'était répandu et on proclamait déjà que le Christ était le Fils de Dieu, Dieu en toute vérité, né de la Vierge Marie. C'est pour cette raison que ni les évangiles, ni les épîtres ne mentionnent la dormition de la Vierge et que - pendant les trois premiers siècles - l'assomption de son corps n'a été connue que par une tradition secrète. Il ne fallait pas qu'elle retienne exagérément l'attention et que le culte dû à Dieu s'en trouve dévoyé.

Il a fallu que Dieu lui-même se charge de l'ensevelissement du corps de Moïse, parce qu'il rayonnait de la lumière divine, et c'est l'archange Michel qui en a reçu la garde. Nous ne devons donc pas nous étonner d'entendre la tradition dire que le Christ lui-même est venu, à la mort de la Vierge, recevoir son âme sainte et l'enlever au ciel. Quant à son corps, il a sans aucun doute été confié à la garde de l'archange Michel jusqu'à ce qu'il soit enlevé au ciel au temps fixé. Ainsi le corps de la Vierge, objet de l'attention du Père céleste depuis le moment de l'annonciation et réceptacle de la conception divine, n'a pas cessé d'être honoré jusqu'au moment où Dieu l'a enlevé tandis qu'il était entouré d'honneurs par les anges.

Notre vénération de l'assomption du corps de la Vierge fait partie intégrante de notre foi dans les réalités eschatologiques - celles qui ont trait à la vie qui vient. On sait bien que la résurrection des corps est le propre de l'œuvre du Christ dans le monde à venir. Et si l'assomption de la Vierge n'est pas, à strictement parler, un acte de résurrection, c'est un état de transfiguration où le corps a été transporté par les puissances angéliques, comme préparation d'une résurrection ultérieure, que celle-ci soit déjà accomplie maintenant ou reste à accomplir.

Le Nouveau Testament offre de nombreux exemples de transfigurations. C'est dans sa propre personne que le Christ a inauguré cette action eschatologique, dans la chair qu'il a prise de nous, sur la montagne de la Transfiguration, avec Pierre, Jean et Jacques, rendant son corps plus brillant que le soleil, prémices et prototype de ce que sera le nôtre lorsque sa rédemption sera complète. Depuis lors, l'humanité - et même la création toute entière - gémissent dans les douleurs de l'enfantement 8  .Et jusqu'à présent, nous attendons notre adoption en tant que fils, la rédemption de notre corps 9 . Toute la création, et non seulement nos corps, est appelée à être transfigurée. Les vêtements du Christ devenus étincelants10 , plus blancs que neige, indiquent clairement que le Christ est la Lumière du monde et de la création et que toutes les créatures recevront leur nouvelle forme du Christ qui vient.

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Saint Macaire
Fresque du Monastère de St Macaire ©

La vénération des corps saints et lumineux est un acte eschatologique, c'est un prolongement dans le temps présent du jour de la Transfiguration, un acte de foi en la réalité de la vie future. Depuis le jour de la Transfiguration, le Christ n'a pas cessé de répandre sa lumière sur les corps et les visages des saints. Le désert de Scété en témoigne et a reçu une part abondante de la lumière céleste.
Sept pères éminents ont témoigné avoir vu saint Macaire le Grand rayonner de lumière dans l'obscurité de sa cellule. À l'heure de sa mort, les pères assis autour de saint Sisoës ont constaté que son visage resplendissait comme le soleil et que cette lumière allait en augmentant alors qu'il rendait le souffle. La lumière finit par devenir aussi éblouissante que l'éclair et la cellule fut remplie d'une odeur d'encens.

On rapporte encore que Dieu a donné un tel honneur à abba Pambo, qu'il était difficile de le regarder en face à cause du rayonnement qui émanait de lui: il paraissait un roi sur son trône.

Les disciples de saint Arsène, entrant à l'improviste dans la cellule où il se trouvait en prière, ont trouvé son corps lumineux, comme de feu.

On a également vu saint Joseph le Grand en prière, les mains levées : ses doigts semblaient dix langues de feu.

Ces exemples de visages et de corps illuminés - et d'autres encore - ne peuvent se comprendre que comme un prolongement de la Transfiguration du Christ à travers la Pentecôte, par la descente de l'Esprit Saint reposant sur les corps sous forme de langues de feu, pour les préparer à la transfiguration et à la résurrection à venir. La vénération des corps des saints, dans l'Orthodoxie, prolonge la joie communiquée à saint Pierre par la lumière qui rayonnait du Christ et qui lui avait fait dire avec foi, encore que de manière irréfléchie: Rabbi, il est bon pour nous d'être ici 11 .

Le Seigneur transfiguré est présent dans ses saints. Sa lumière et son Esprit Saint brillent dans leurs esprits et dans leurs corps. La sanctification se manifeste parfois, au-delà de l'âme et de l'esprit, dans le corps lui-même. Bien que le corps soit encore en ce monde, il n'est déjà plus de ce monde. Il se nourrit à la fois du pain terrestre et du pain céleste, il est illuminé à la fois par la lumière de ce monde et par la lumière céleste. N'est-ce pas la réponse à l'invitation de l'apôtre: Glorifiez donc Dieu dans votre corps 12 ?
En commémorant aujourd'hui l'assomption du corps de la Vierge, nous glorifions bien le Seigneur qui continue à être glorifié chaque jour dans ses saints : Que le nom de notre Seigneur Jésus soit glorifié en vous et vous en lui 13 .

 

Extrait de "La Communion d'Amour, Abbaye de Bellefontaine, SO 55 - 1992, 302 p."

Traduction: Jacques Porthault et Père Wadid, St Macaire

Ce texte est reproduit ici par www.spiritualite-orthodoxe.net avec l'autorisation non cessible de l' © Abbaye de Bellefontaine

 

Notes:

 1. Dans l'Église copte, la fête de l'Assomption du corps de la Vierge Marie se célèbre le 22 août. Les autres Églises orthodoxes fêtent la Dormition de la Mère de Dieu le 15 août (le 28, selon l’ancien calendrier utilisé par les églises de rite slavon). Puisque nous ne pouvons pas être en même temps au Monastère Syriaque pour célébrer l'Assomption et en nos Paroisses de Charente et Dordogne, nous ferons donc un trait d'union entre nos deux Eglises Orthodoxes-orientales (Copte et Syriaque) en célébrant le 15 au Monastère Syriaque N-D de Miséricorde et le 22 en notre aroisse de N- de la Très Ste Trinité en Dordogne (LA CHAPELLE FAUCHER. Puiroudrier)

 2. Cf 2 CO 3,7-18. Cité librement dans ce qui suit.

 3. DT 34, 6-7 : « Il l'enterra.... ».

 4. Jude 9, citant Za 3,2 qui vise une dispute au sujet du grand prêtre Yehoshua.

 5. Le mot kénose transcrit du grec traduit l'abaissement, l'anéantissement volontaire. Voir Ph 2,7 : Il se vida de lui-même.

 6. Jn 1,9.

 7. Jn 8,12.

 8. Rm 8,22.

 9. Rm 8,23.

 10. Mc 9,3.

 11. Mc 9,5.

 12.1 Co 6,20.

 13. 2 Th 1, 12.

L'agneau immolé

Livre de l'Apocalypse 5, 1-14

En face des quatre Vivants et des anciens, il y avait un Agneau ; il se tenait debout, et il était comme immolé.

Agneau de Dieu

Le lion qui a remporté la victoire est un étrange agneau immolé à sept cornes et sept yeux. Le langage apocalyptique joue avec les images, comme avec les chiffres et les nombres, qu’il est assez facile d’interpréter.
Le berger pasteur est devenu l’agneau sacrifié de la Pâque. Le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés. Car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs *. Ce passage du prophète Isaïe est ici pleinement réalisé, au mot près. Le juste qui rendra justes des multitudes est l’agneau de la douceur et de la fragilité de Dieu.

L’agneau émissaire porte parole le Verbe de Dieu est devenu un bouc émissaire couvert du péché, confondu avec les pécheurs, identifié au péché, abîmé dans le péché, devenu le péché même, selon l’expression de Saint Paul **. Par le don de lui-même à la Croix, le Christ agneau immolé convoque au salut toute l’humanité. La création entière est concernée. Des centaines de millions de toute race, langue et nation, sans aucune discrimination, deviennent un unique peuple de prêtres. Il ne s’agit pas de ministres ordonnés, mais bien de tous les hommes et de toutes les femmes qui, dans leur manque, et ce qui est nommé leur péché, s’ouvrent à un autre, à la parole, ceux qui reçoivent et accueillent le salut offert.

* Isaïe 53, 11-12
** 2 corinthiens 5, 21

(Source: Signe dans la Bible")

Mon Père, entretenez et fortifiez en chacun de vos prêtres le désir ardent de la vie intérieure, de la vie surnaturelle intime, l’amour et la soif dévorante des âmes auxquelles ils ont à vous communiquer et à vous donner sans cesse et toujours. Père, faites-leur à tous un coeur débordant de confiance filiale et débordant d’amour. Faites-leur comprendre, ô mon Dieu, que toute leur vie ici-bas doit être la continuation et la reproduction parfaite de celle du Christ en vous, pour parler et agir efficacement.

Mon Père, entretenez et fortifiez en chacun de vos prêtres le désir ardent de la vie intérieure, de la vie surnaturelle intime, l’amour et la soif dévorante des âmes auxquelles ils ont à vous communiquer et à vous donner sans cesse et toujours. Père, faites-leur à tous un coeur débordant de confiance filiale et débordant d’amour. Faites-leur comprendre, ô mon Dieu, que toute leur vie ici-bas doit être la continuation et la reproduction parfaite de celle du Christ en vous, pour parler et agir efficacement.

NEUVAINE POUR LA FRANCE:
Méditation du Père Louzeau

 

Le grain de blé et la graine de moutarde

Père Louzeau
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En temps de crise, lorsque l’inertie spirituelle ou l’agressivité semblait l’emporter, le Christ Jésus décida de parler en paraboles, c’est-à-dire de cacher le trésor du Royaume de Dieu dans des énigmes, incitant ainsi les foules à faire un pas en sa di prection pour en comprendre le sens. Dans l’évangile selon saint Marc, le discours parabolique s’achève par deux micro-paraboles, deux graines de paraboles oserait-on dire, qui donnent, à mes yeux, une clé de discernement de la situation et de l’avenir de la France.

 

Il en est du règne de Dieucomme dun homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.Delle-même, la terre produit dabord l’herbe, puis l’épi, enfin du blé plein l’épi.
 Et dès que le blé est mûr, il y met la faucille,puisque le temps de la moisson est arrivé.

[Le règne de Dieu] est comme une graine de moutarde : quand elle est semée sur la terre,elle est la plus petite de toutes les semences.Mais quand elle est semée,elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ;et elle étend de longues branches,si bien que les oiseaux du cielpeuvent faire leur nid à son ombre. (Mc 4,26-29)

Dans la première des paraboles, il est question d’un grain de blé semé par un homme. Entre le moment des semailles et celui de la moisson, sans qu’il le sache, la semence grandit elle-même.Ainsi, à partir du moment où il a semé la Parole du Règne, le Christ est certain qu’elle portera du fruit, sans que lui-même puisse savoir de quelle manière les mots qu’il a répandus travaillent le cœur des hommes. D’ailleurs, la présence d’une poignée de disciples autour de lui est déjà le signe que les semailles ont trouvé une bonne terre. Au passage, nous avons à travers cette petite parabole une attestation parmi d’autres de la conscience qu’avait le Christ de sa divinité, puisqu’il s’applique à lui-même les paroles qu’Isaïe attribue au Seigneur : « ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission » (Is 55,11). Le Christ connaît la puissance de l’Esprit qui habite sa parole et qui, dans le secret des hommes, va porter beaucoup de fruits.

La 2nde parabole est, en un sens, beaucoup plus mystérieuse. Contrairement au grain de blé semé par la main humaine, la graine de moutarde n’est répandue par personne. Il s’agit d’une plante sauvage, dont la graine se sème toute seule et que personne ne vient récolter. Alors qu’aucun homme ne la cultive, cette toute petite graine non seulement devient plus grande que toutes les plantes potagères, c’est-à-dire travaillées par l’homme, mais ses branches atteignent une longueur telle que les oiseaux viennent y faire leur nid. Dans l’image du grand arbre où viennent nicher les oiseaux, il y a une référence à une prophétie d’Ézéchiel au chapitre 17 : alors que le peuple juif est exilé à Babylone, voilà que le Seigneur lui-même va prendre un petit rameau parmi les juifs, qu’il ira le planter dans la terre d’Israël et que cette tige deviendra un arbre si grand que même des nations païennes pourront trouver en lui de quoi faire leur nid, c’est-à-dire à leur tour donner la vie. Par cette parabole, Jésus ouvre ses auditeurs à une temporalité beaucoup plus grande que celle de son ministère public. Il voit déjà, dans la semence qu’il vient de jeter en Galilée apparemment sans grand résultat, une fécondité fabuleuse non seulement pour son peuple Israël mais aussi pour toutes les nations de l’humanité. Viendra en effet le moment où les nations païennes trouveront dans la prédication des disciples sans autorité aux yeux du monde, de quoi être enfin fécondes pour le Royaume de Dieu, de quoi donner la vie pour la Gloire de Dieu et le salut des hommes. On bascule ici dans un avenir ouvert jusqu’à l’achèvement des temps.

Ceci étant posé, j’en viens maintenant à ce qui peut éclairer la situation et l’avenir de la France. Ce qui mesure l’intervalle entre le moment où le Christ est monté à Jérusalem pour s’y planter en terre et le Jour de sa venue en Gloire, l’intervalle que l’Écriture appelle les “derniers temps”, c’estl’évangélisation des NationsCe qui fait la densité de cette dernière période de l’histoire du salut, c’est que les semailles soient faites dans le cœur des nations, de telle manière qu’elles portent beaucoup de fruits. Cette fécondité des nations païennes, recevant la puissance de la Parole du Christ, fils d’Israël, nous échappe pour sa plus grande part. Elle est l’œuvre de l’Esprit et même le Fils de l’homme ne connaît pas à l’avance tout le mystère de ce temps. Il ne sait comment ce qu’il a semé va prendre chair et donner du fruit au cours de l’histoire. C’est le mystère de l’Esprit qui poursuit son œuvre dans le monde. Aucun homme ne peut mesurer le temps, sauf si l’Esprit le lui donne à comprendre. Ce qui mesure l’avancée du temps dans cette dernière période, ce ne sont pas les progrès techniques et scientifiques, ni même l’organisation du monde si raffinée nous semble-t-elle. Seul le Père connaît le moment où toutes les nations auront porté tous les fruits de sainteté pour le Royaume de Dieu. Jésus ira jusqu’à dire quelque chose de vertigineux : ce dernier Jour, ce Jour où l’humanité aura porté tous les fruits de sainteté que Dieu attend de chaque nation, aucun homme ne le connaît, pas même les anges au-dessus des hommes, pas même le Fils qui est élevé bien au-dessus des anges (Mt24,36). Car le Père seul sait quand le Corps du Christ, tiré de l’humanité, aura atteint sa taille adulte (cf. Ep 4,13). Seul l’Esprit, sondant le cœur de Dieu, peut faire avancer l’histoire telle que Dieu le veut. Le Règne de Dieu parmi les nations, voilà qui est très mystérieux.

Notre nation, qui a sa place dans le dessein de Dieu, se trouve à un moment critique de sa trajectoire, un moment d’infécondité non seulement pour le Royaume de Dieu mais aussi pour le royaume de l’homme. Car nous assistons, au milieu d’un joyeux aveuglement comme aux jours de Noé (Lc 17,26), à un effondrement par pans entiers de notre civilisation. Faut-il s’en plaindre et imaginer que tout est fini ? Est-ce le dernier mot pour la France ? Je ne le crois pas.Car dans cette nation, il y a un petit reste composé d’hommes et de femmes qui veulent suivre le Christ, de fils d’Israël fidèles à la Torah de Dieu, ainsi que d’êtres humains témoins authentiques de la conscience. Plus encore, le petit reste des chrétiens, si petit soit-il, probablement insignifiant comme la graine de moutarde, a reçu la mission, notamment par le ministère des papes, d’engager une nouvelle évangélisation, de procéder à des nouvelles semailles. Si nous voulons que notre nation porte tous les fruits de sainteté que Dieu attend d’elle, il nous faut semer de nouveau l’Évangile, et nous le ferons à partir du moment où nous aurons été suffisamment travaillés de l’intérieur par la Parole de Dieu, en quelque sorte calcinés par elle de manière à pouvoir répandre à notre tour la Parole par des actes et des paroles. Ce dont nous pouvons être sûr, c’est que Jésus-Christ, présent au milieu de nous et au plus haut point dans l’Eucharistie, nous redit les deux mêmes paraboles pour que nous n’ayions pas peur et ne désespérions pas de l’avenir. Dieu est patient, Il sait ce qu’il fait. Sa Parole ne remontera pas jusqu’à lui sans avoir porté tous ses fruits.

Vendredi 14 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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11 août 2015 2 11 /08 /août /2015 11:16
Il vaut mieux ne pas juger. Vivre dans la crainte de Dieu, ça signifie avoir peur de juger autrui d'une manière pécheresse, et non pas comme Dieu le jugerait. Père Sophrony de Maldon

Il vaut mieux ne pas juger. Vivre dans la crainte de Dieu, ça signifie avoir peur de juger autrui d'une manière pécheresse, et non pas comme Dieu le jugerait. Père Sophrony de Maldon

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 15,1-10.

Frères, je vous rappelle l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes,
et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l'ai annoncé ; à moins que vous n'ayez cru en vain.
Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures ;
qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Ecritures ;
et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze.
Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis.
Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.
Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton.
Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu.
C'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n'a pas été vaine ; loin de là, j'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 7,31-37.

En ce temps-là, Jésus quitta le pays de Tyr et vint, par Sidon, vers la mer de Galilée, en plein pays de la Décapole.
On lui amena un sourd-muet, et on le pria de lui imposer les mains.
Le tirant à part hors de la foule, il lui mit les doigts dans les oreilles, et de sa salive il toucha sa langue ;
puis, levant les yeux au ciel, il poussa un soupir et lui dit : " Ephphatha, " c'est-à-dire : " Ouvre-toi. "
Et ses oreilles s'ouvrirent, et aussitôt le nœud de sa langue se délia, et il parlait distinctement.
Il leur défendit d'en rien dire à personne ; mais plus il le leur défendait, plus ils le publiaient.
Et ravis d'une admiration sans bornes, ils disaient : " Il a fait tout très bien : il a fait entendre les sourds et parler les muets. "

Prière de Isaac le Syrien

(7e siècle), moine Syriaque-orthodoxe près de Mossoul . Discours ascétiques, 1ère série, n° 2 (trad. DDB 1981, p.68) 

 

 
Prière de la brebis égarée

 

 

    Seigneur Jésus Christ notre Dieu, je n'ai pas un cœur qui se met en peine pour partir à votre recherche, ni de repentir, ni de tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage.

Maître, je n'ai pas de larmes pour vous prier.

Mon esprit est enténébré par les choses de cette vie et n'a pas la force de tendre vers vous dans sa douleur.

Mon cœur est froid sous les épreuves, et les larmes de l'amour pour vous ne peuvent pas le réchauffer.

Mais Vous, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donnez-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à votre recherche, car sans vous je serais privé de tout bien ; ô Dieu bon, donnez-moi Votre grâce.

Que le Père qui, hors du temps, dans l'éternité, Vous a engendré dans son sein renouvelle en moi les formes de Votre image. 


    Je Vous ai abandonné ; ne m'abandonnez pas.

Je suis sorti loin de vous ; sortez à ma recherche.

Conduisez-moi dans votre pâturage ; comptez-moi avec les brebis de votre troupeau élu.

Avec elles nourrissez-moi de l'herbe verte de vos mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de vos révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour vous dans les tourments et les outrages.

Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Votre grâce et Votre amour pour l'homme, Vous notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles.

Amîn.

Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ! I (Cor 15, 57 لكن شكرا لله الذي يعطينا الغلبة بربنا يسوع المسيح (رسالة بولس الرسول الاولى الى اهل كورنثوس الاصحاح 15 العدد 57

Grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ! I (Cor 15, 57 لكن شكرا لله الذي يعطينا الغلبة بربنا يسوع المسيح (رسالة بولس الرسول الاولى الى اهل كورنثوس الاصحاح 15 العدد 57

SAUVE DU FEU PAR LA PRIÈRE DE L’ANGÉLUS !

Au XIVe siècle, un miracle spectaculaire dû à l’Angélus, est survenu en Avignon (sud de la France).

Plus tard, Monseigneur Gaume, théologien et essayiste, le racontera :

« La justice de la ville d’Avignon (mais pas la justice de l’Eglise) venait de condamner deux criminels à être brûlés vifs.

L’exécution devait avoir lieu la veille de la fête de l’Annonciation de la Vierge Marie. Le bûcher était déjà allumé.

Pendant qu’il en approchait, un des coupables ne cessait d’implorer la Très Sainte Vierge, lui rappelant instamment les hommages (l’Angélus 3 fois par jour) qu’il lui avait rendus quotidiennement.

Les bourreaux le jetèrent dans le feu, mais, ô miracle, il en sortit comme les Hébreux de la fournaise de Babylone : sain et sauf et ses habits intacts !

Alors qu’en un instant son compagnon, était dévoré par les flammes ! Saisi de nouveau, le miraculé est rejeté dans le bûcher !

Mais il en ressort à nouveau sans brûlures et plein de vie, comme la première fois ! Sa grâce lui fût accordée (…)».

La ville d’Avignon a dressé un procès-verbal authentique de l’évènement ... Voilà la force de l’Angélus !

Que ce témoignage nous incite à célébrer matin et soir le grand événement qui modifia l'histoire du monde : l'Incarnation du Verbe de Dieu, notre Saint Rédempteur !...

Alors qu'en "terre d'Islam" (Ou Islamisée) on n'hésite pas à appeler chaque jour à la prière, les clochers de nos églises se taisent pour nous appeler à la prière et nombreux sont les Chrétiens qui omettent de célébrer le Don de Dieu...

Mardi 11 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Éparpillés sur une colline battue par le vent, une soixantaine de colosses en granit veillent sur la campagne en contrebas, et donnent à la « Vallée des Saints », au coeur de la Bretagne, un petit air d’Île de Pâques contemporaine, de plus en plus prisé des visiteurs.

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La Vallée des Saints : un site historique
Un tumulus armoricain, un oppidum celte, une villa gallo-romaine, une motte féodale, une bataille médiévale, un sarcophage mérovingien dans une chapelle gothique et une île de Pâques au cœur de la Bretagne… Vous n’êtes pas dans une énumération de Prévert, mais à La Vallée des Saints, à Carnoët, sur le site de Saint-Gildas.
Le terme carn ou cairn désigne une éminence de terre qui recouvre une sépulture (tumulus en latin). Ce tombeau, dont nous retrouvons aussi l’étymologie dans le nom de Carnac, témoigne de l’ancienneté d’une présence humai ne à Carnoët.
À la fin du XIXe siècle, on répertorie à Carnoët deux menhirs de trois et cinq mètres de haut et cinq tumulus, dont celui de Saint-Gildas. De l’époque celte, en contrebas de la chapelle, se situe une fontaine (classée en 1972), que la tradition populaire nomme “gauloise”.
L’eau qui sort de sa source aurait la vertu, dit-on, de “guérir” les animaux. Le Pardon de septembre perpétue cette tradition séculaire avec la présentation de chevaux et autres équidés.

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Brebis galeuse

Évangile selon saint Luc 15, 4-7

Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue ?

Brebis galeuse
Un seul « pécheur » mérite davantage la prévenance et la sollicitude de Dieu que quatre-vingt-dix-neuf pharisiens. Le pécheur est à entendre ici comme celui qui est perdu, c’est à dire, quelqu’un qui ne sait plus où aller. Dans son désert, il erre en quête de trouver un peu d’eau et de repos, et surtout de ne plus être seul. Perdu, il cherche un autre pour partager sa solitude. Le pécheur est isolé par les regards qui le jugent tel, et aussi par son propre regard qui le désespère. Tandis que celui que Jésus nomme avec une certaine ironie « juste » est celui qui observe scrupuleusement la loi, qui se croit situé dans la parfaite obéissance aux commandements divins et surtout aux règles sociales établies. Il se regarde avec suffisance et facilement convainc les autres de sa perfection.

Ce faux juste content de lui est inaccessible à une quelconque relation, impénétrable parce que claquemuré dans sa vertu, reclus dans sa bonne conscience et aucune brèche ne peut faire seuil pour la rencontre avec un autre, fut-il Dieu.
Jésus préfère rechercher une brebis risque tout, aventureuse et personnelle, qui a besoin de lui, plutôt qu’être inutile à un troupeau de quatre-vingt-dix-neuf moutons installés dans l’autosatisfaction et qui n’a besoin de personne. La joie au ciel vient de cette disposition d’un cœur à la rencontre. La seule différence entre le saint et le pécheur, c’est que chaque saint a un passé et chaque pécheur un futur, a dit Oscar Wilde.

(Source: Signe dans la Bible)

Mardi 11 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

« Bienheureux les doux car ils posséderont la terre. »

 

Il faut donc être des doux, paisibles d'âme et sincères de coeur ; le Seigneur montre clairement que leur mérite n'est pas petit, en disant : « Ils posséderont la terre ».

 

Il s'agit sans aucun doute de cette terre dont il est écrit : « Je suis sûr, je verrai la bonté du Seigneur sur la terre des vivants » (Ps 26,13).

 

L'héritage de cette terre-là, c'est l'immortalité du corps et la gloire de la résurrection éternelle.

 

Car la douceur ignore l'orgueil, elle ne connaît pas la vantardise, elle ne connaît pas l'ambition.

 

Aussi, ce n'est pas sans raison que le Seigneur exhorte ailleurs ses disciples en disant : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de coeur et vous trouverez le repos pour vos âmes » (Mt 11,29).


(Chromace d'Aquilée (?-407), évêque
Sermon 39 ; CCL 9A, 169-170)

Mardi 11 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 07:19
Dieu tout puissant et éternel, daignez regarder le visage de votre Christ, L’éternel Souverain Prêtre, et, par amour pour Lui, ayez pitié de vos prêtres.  Souvenez-vous, ô Dieu miséricordieux, qu’ils ne sont que de faibles et fragiles créatures. Maintenez vivant en eux le feu de votre amour. Gardez-les près de vous pour que l’ennemi ne prévale pas contre eux et pour qu’ils ne soient jamais indignes de leur sublime vocation.  Ô Jésus ! Je vous prie pour vos prêtres fidèles et fervents, pour vos prêtres tièdes et infidèles ; pour vos prêtres qui travaillent proches de nous ou dans les missions lointaines ; pour vos prêtres qui subissent la tentation ; pour vos prêtres qui souffrent de la solitude et du délaissement ; pour vos jeunes prêtres, pour vos prêtres âgés ; pour vos prêtres infirmes ; pour vos prêtres agonisants ; pour les âmes de vos prêtres défunts.  Mais surtout, je vous recommande les prêtres qui me sont les plus chers ; le prêtre qui m’a baptisé, ceux qui m’ont absout de mes péchés ; les prêtres aux messes desquels j’ai assisté et qui m’ont donné votre Corps et votre Sang dans la Sainte Communion ; les prêtres qui m’ont enseigné et instruit, m’ont encouragé et conseillé ; tous les prêtres auxquels me lie une dette de gratitude.  Ô Jésus ! Gardez-les dans votre amour sacerdotal et accordez-leur d’abondantes bénédictions pour le temps et pour l’éternité.  Amîn . (Prière que nous disions jadis au Monastère Syriaque après l'Office du Matin)

Dieu tout puissant et éternel, daignez regarder le visage de votre Christ, L’éternel Souverain Prêtre, et, par amour pour Lui, ayez pitié de vos prêtres. Souvenez-vous, ô Dieu miséricordieux, qu’ils ne sont que de faibles et fragiles créatures. Maintenez vivant en eux le feu de votre amour. Gardez-les près de vous pour que l’ennemi ne prévale pas contre eux et pour qu’ils ne soient jamais indignes de leur sublime vocation. Ô Jésus ! Je vous prie pour vos prêtres fidèles et fervents, pour vos prêtres tièdes et infidèles ; pour vos prêtres qui travaillent proches de nous ou dans les missions lointaines ; pour vos prêtres qui subissent la tentation ; pour vos prêtres qui souffrent de la solitude et du délaissement ; pour vos jeunes prêtres, pour vos prêtres âgés ; pour vos prêtres infirmes ; pour vos prêtres agonisants ; pour les âmes de vos prêtres défunts. Mais surtout, je vous recommande les prêtres qui me sont les plus chers ; le prêtre qui m’a baptisé, ceux qui m’ont absout de mes péchés ; les prêtres aux messes desquels j’ai assisté et qui m’ont donné votre Corps et votre Sang dans la Sainte Communion ; les prêtres qui m’ont enseigné et instruit, m’ont encouragé et conseillé ; tous les prêtres auxquels me lie une dette de gratitude. Ô Jésus ! Gardez-les dans votre amour sacerdotal et accordez-leur d’abondantes bénédictions pour le temps et pour l’éternité. Amîn . (Prière que nous disions jadis au Monastère Syriaque après l'Office du Matin)

Onzième dimanche après la Pentecôte

(Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

 Quadisha Qurbana :

·          

 St Jacques : 2:14-26 :

 

  • 14 Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
  • 15 Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
  • 16 si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ?
  • 17 Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.
  • 18 En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.
  • 19 Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent.
  • 20 Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ?
  • 21 N’est-ce pas par ses œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ?
  • 22 Tu vois bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite.
  • 23 Ainsi fut accomplie la parole de l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. »
  • 24 Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.
  • 25 Il en fut de même pour Rahab, la prostituée : n’est-elle pas, elle aussi, devenue juste par ses œuvres, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ?
  • 26 Ainsi, comme le corps privé de souffle est mort, de même la foi sans les œuvres est morte.

 

1 Corinthiens 14 :34- 40 :

  

  • 34 Que les femmes gardent le silence dans les assemblées, il ne leur est  point permis de parler ; mais qu’elles restent dans la soumission, comme le précise la Loi.
  • 35 Et si elles veulent obtenir un éclaircissement, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Car pour une femme c’est une honte de parler dans l’assemblée.
  • 36 La parole de Dieu serait-elle venue de chez vous ? Ne serait-elle arrivée que chez vous ?
  • 37 Si quelqu’un pense être prophète ou inspiré par l’Esprit, qu’il reconnaisse dans ce que je vous écris un commandement du Seigneur.
  • 38 S’il ne le reconnaît pas, lui-même ne sera pas reconnu.
  • 39 Ainsi, mes frères, recherchez le don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues,
  • 40 mais que tout se passe dans la dignité et dans l’ordre.

 

 

 Saint-Marc : 6:7-13 :

    

  • 07 Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
  • 08 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
  • 09 « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
  • 10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
  • 11 Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
  • 12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
  • 13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.

 

 

 

St Grégoire d'Agrigente était  originaire d'Agrigente en Sicile, il chantait durant les liturgies "doué par nature d'une belle voix qui ravissait tous les assistants". Il part à Carthage et se joint à trois moines qui se rendent à Jérusalem et tous quatre y vivent le Grand Carême et les fêtes pascales. Quelques années plus tard, il est à Antioche, puis à Constantinople. Honoré par l'empereur et la cour, il part à Rome pour vénérer le tombeau des Apôtres où le Pape l'accueille, le nomme évêque d'Agrigente et le soutient quand il y sera accusé par des prêtres mécontents de son ministère épiscopal, et même emprisonné pour cela. Le Pape rétablit son innocence durant une liturgie dans la basilique saint Pierre. Puis Grégoire retourna à Constantinople où il se retira dans la quiétude monastique poursuivant son œuvre pastorale et littéraire qui le fait surnommer "un second Chrysostome." À Agrigente en Sicile, après 603, saint Grégoire, évêque, qui composa un commentaire de l’Ecclésiaste pour faire connaître aux ignorants son sens spirituel.  Martyrologe romain:

St Grégoire d'Agrigente était originaire d'Agrigente en Sicile, il chantait durant les liturgies "doué par nature d'une belle voix qui ravissait tous les assistants". Il part à Carthage et se joint à trois moines qui se rendent à Jérusalem et tous quatre y vivent le Grand Carême et les fêtes pascales. Quelques années plus tard, il est à Antioche, puis à Constantinople. Honoré par l'empereur et la cour, il part à Rome pour vénérer le tombeau des Apôtres où le Pape l'accueille, le nomme évêque d'Agrigente et le soutient quand il y sera accusé par des prêtres mécontents de son ministère épiscopal, et même emprisonné pour cela. Le Pape rétablit son innocence durant une liturgie dans la basilique saint Pierre. Puis Grégoire retourna à Constantinople où il se retira dans la quiétude monastique poursuivant son œuvre pastorale et littéraire qui le fait surnommer "un second Chrysostome." À Agrigente en Sicile, après 603, saint Grégoire, évêque, qui composa un commentaire de l’Ecclésiaste pour faire connaître aux ignorants son sens spirituel. Martyrologe romain:

Par St Grégoire d'Agrigente

(v. 559-v. 594), évêque . Commentaire sur l'Ecclésiaste, 10, 2 (trad. bréviaire) 

 

« La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres »

 

      La lumière du soleil, vue par les yeux de notre corps, annonce le soleil spirituel, le « Soleil de justice » (Ml 3,20).

C'est vraiment le soleil le plus doux qui se soit levé pour ceux qui, en ce temps-là, ont eu le bonheur d'être ses disciples, et de le regarder de leurs yeux pendant qu'il partageait la vie des hommes comme s'il était un homme ordinaire.

Et pourtant, il était aussi par nature Dieu véritable ; c'est pourquoi il était en mesure de rendre la vue aux aveugles, de faire marcher les boiteux et entendre les sourds ; il a purifié les lépreux et, d'un seul mot, rappelé les morts à la vie. 


      Et maintenant encore, il n'y a vraiment rien de plus doux que de fixer sur lui les yeux de notre esprit pour contempler et se représenter son inexprimable et divine beauté ; il n'y a rien de plus doux que d'être illuminés et embellis par cette participation et cette communion à la lumière, d'avoir le cœur adouci, l'âme sanctifiée, et d'être remplis d'une allégresse divine tous les jours de la vie présente.

En vérité, ce Soleil de justice est, pour ceux qui le regardent, le pourvoyeur de la joie, selon cette prophétie de David :

« Les justes sont en fête devant la face de Dieu, ils débordent d'allégresse ! »

Et encore :

« Criez au Seigneur votre joie, hommes justes ; hommes droits, à vous la louange ! » (Ps 67,4 ; 33,1).

 

UNE PRIERE SYRIAQUE TOUTE SIMPLE ET BELLE:
 
Accorde à mon esprit, Ô Seigneur, 
 
Accorde-moi un cœur pur

 

de converser avec la grandeur de ta grâce, 

non par l’entremise de la voix du corps, 

ou de la langue de la chair, 

mais accorde-lui plutôt ce discours qui te loue en silence, 

toi le Silencieux qui se loue d’un prononçable silence.

Accorde-moi, Ô Seigneur, un esprit plein d’amour pour toi, 

un intellect plein d’intuition de toi, 

et un cœur pur d’où rayonne ta lumière.

(Moine syriaque-orthodoxe anonyme, cité dans The Syriac Fathers on Prayer, ed. Sebastian Brock, Cistercian Publications, Kalamazoo, MI, 1987, p. 184.)

 
Non nobis Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam. Prière pour tous les gens qui sont en détresse et qui ont mis leur confiance en le Seigneur. ليس لنا يارب ليس لنا ولكن لاسمك اعط مجدا صلاتنا لأجل جميع المتألمين والمتضايقين والذين وضعوا ثقتهم في الرب

Non nobis Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam. Prière pour tous les gens qui sont en détresse et qui ont mis leur confiance en le Seigneur. ليس لنا يارب ليس لنا ولكن لاسمك اعط مجدا صلاتنا لأجل جميع المتألمين والمتضايقين والذين وضعوا ثقتهم في الرب

Par St Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Des mystères, 48-49, 58 (trad. SC 25 p. 123 rev) 

 

 

« Moi, je suis le pain de la vie »

 

 

    Il est admirable que Dieu ait fait pleuvoir la manne pour nos pères et qu'ils aient été rassasiés chaque jour du pain du ciel. C'est pourquoi il est dit :

« L'homme a mangé le pain des anges » (Ps 77,25).

Pourtant ceux qui ont mangé ce pain au désert sont tous morts. Au contraire, cette nourriture que tu reçois, ce pain vivant qui est descendu du ciel, fournit le soutien de la vie éternelle, et quiconque le mange ne mourra jamais.

C'est le corps du Christ... 


    Cette manne-là était du ciel, celle-ci d'au-dessus du ciel ; celle-là était un don du ciel, celle-ci du Seigneur des cieux ; celle-là était sujette à la corruption si on la gardait jusqu'au lendemain, celle-ci est étrangère à toute corruption :

quiconque en goûte avec respect ne peut pas être atteint par la corruption.

Pour les Hébreux l'eau a coulé du rocher, pour toi le sang coule du Christ.

L'eau les a désaltérés pour un moment, toi le sang te lave à jamais. Les Hébreux ont bu et ont eu soif.

Toi, une fois que tu auras bu, tu ne pourras plus avoir soif (Jn 4,14). Cela était la préfiguration, ceci est la vérité plénière... 


    C'était « l'ombre des choses à venir » (Col 2,17).

Écoute ce qui s'est manifestée à nos pères :

« Ils buvaient, dit-on, du rocher qui les suivait au désert ; or le rocher c'était le Christ » (1Co 10,4)...

Toi, tu as connu l'accomplissement, tu as vu la pleine lumière, la vérité préfigurée, le corps du Créateur plutôt que la manne du ciel...

Ce que nous mangeons et ce que nous buvons, l'Esprit Saint l'exprime ailleurs :

« Goûtez et voyez que le Seigneur est bon. Heureux ceux qui espèrent en lui » (Ps 33,9).

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 21:33
Dimanche 9 Août 2015: Lectionnaire pour la Liturgie du Onzième dimanche après la Pentecôte (Accordé au calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

Dimanche 9 Août 2015:

Lectionnaire pour la Liturgie du

Onzième dimanche après la Pentecôte

(Accordé au calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

  • Quadisha Qurbana:
  •  
    • o    St Jacques : 2:14-26 :
    • 14 Mes frères, si quelqu’un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ?
    • 15 Supposons qu’un frère ou une sœur n’ait pas de quoi s’habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
    • 16 si l’un de vous leur dit : « Allez en paix ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » sans leur donner le nécessaire pour vivre, à quoi cela sert-il ?
    • 17 Ainsi donc, la foi, si elle n’est pas mise en œuvre, est bel et bien morte.
    • 18 En revanche, on va dire : « Toi, tu as la foi ; moi, j’ai les œuvres. Montre-moi donc ta foi sans les œuvres ; moi, c’est par mes œuvres que je te montrerai la foi.
    • 19 Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons, eux aussi, le croient et ils tremblent.
    • 20 Homme superficiel, veux-tu reconnaître que la foi sans les œuvres ne sert à rien ?
    • 21 N’est-ce pas par ses œuvres qu’Abraham notre père est devenu juste, lorsqu’il a présenté son fils Isaac sur l’autel du sacrifice ?
    • 22 Tu vois bien que la foi agissait avec ses œuvres et, par les œuvres, la foi devint parfaite.
    • 23 Ainsi fut accomplie la parole de l’Écriture : Abraham eut foi en Dieu ; aussi, il lui fut accordé d’être juste, et il reçut le nom d’ami de Dieu. »
    • 24 Vous voyez bien : l’homme devient juste par les œuvres, et non seulement par la foi.
    • 25 Il en fut de même pour Rahab, la prostituée : n’est-elle pas, elle aussi, devenue juste par ses œuvres, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ?
    • 26 Ainsi, comme le corps privé de souffle est mort, de même la foi sans les œuvres est morte.
      • o     
      • o    1 Corinthiens 14 :34- 40 :
      • 34 Que les femmes gardent le silence dans les assemblées, il ne leur est  point permis de parler ; mais qu’elles restent dans la soumission, comme le précise la Loi.
      • 35 Et si elles veulent obtenir un éclaircissement, qu’elles interrogent leur mari à la maison. Car pour une femme c’est une honte de parler dans l’assemblée.
      • 36 La parole de Dieu serait-elle venue de chez vous ? Ne serait-elle arrivée que chez vous ?
      • 37 Si quelqu’un pense être prophète ou inspiré par l’Esprit, qu’il reconnaisse dans ce que je vous écris un commandement du Seigneur.
      • 38 S’il ne le reconnaît pas, lui-même ne sera pas reconnu.
      • 39 Ainsi, mes frères, recherchez le don de prophétie, et n’empêchez pas de parler en langues,
      • 40 mais que tout se passe dans la dignité et dans l’ordre.
        • o     
        • o    Saint-Marc : 6:7-13 :
        • 07 Il appela les Douze ; alors il commença à les envoyer en mission deux par deux. Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
        • 08 et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
        • 09 « Mettez des sandales, ne prenez pas de tunique de rechange. »
        • 10 Il leur disait encore : « Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison, restez-y jusqu’à votre départ.
        • 11 Si, dans une localité, on refuse de vous accueillir et de vous écouter, partez et secouez la poussière de vos pieds : ce sera pour eux un témoignage. »
        • 12 Ils partirent, et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
        • 13 Ils expulsaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades, et les guérissaient.
          • o     

 

 

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 09:44
Un poisson vivant, il nage contre le courant de la rivière. Un poisson mort, il flotte au fil de l'eau.  Un vrai Chrétien ne suit pas le courant de cette époque pécheresse. Un faut est toujours emporté par la rapidité de ce courant.  Saint Philarète de Moscou

Un poisson vivant, il nage contre le courant de la rivière. Un poisson mort, il flotte au fil de l'eau. Un vrai Chrétien ne suit pas le courant de cette époque pécheresse. Un faut est toujours emporté par la rapidité de ce courant. Saint Philarète de Moscou

Chers amis. Aloho m'barekh


Hier matin, nous partions du Monastère pour offrir des vacances à un groupe de familles démunies .

Avant de se retrouver, le soir, à Jauldes, enfants et parents profitèrent allègrement  d'une première journée de plage en Vendée. Pour quelques uns, c'était une première; ils n'avaient jamais vu la mer !

 

Je remercie les très rares personnes qui ont participées financièrement à soutenir l’effort de notre « Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thomas » en faveur de ces familles pour qu’elles puissent sortir de leurs quotidiens souvent difficiles,  partir,  s'aérer...Mais, si vous le pouvez, » il n’est jamais trop tard pour bien faire », il n’est pas trop tard pour nous aider...(Dans ce cas, libellez vos chèques à « Métropolie  ESOF/ Vacances familiales » . Don déductible à 66°/°  de votre revenu imposable)

 

 

Initialement ces "Vacances familiales" avaient pour but, certes, de permettre des familles "démunies" de partir en vacances malgré tout, mais aussi de réunir dans le Christ,toutes sortes d'activités récréatives et culturelles des familles plus aisées et des familles qui le sont moins afin d'éviter un fractionnement social préjudiciable pour tous. Malheureusement, en pratique, à mon grand regret, cela ne se passe presque jamais ...

 

Cette année nous étions si nombreux que, manquant de voitures et de moyens (Nous sommes partis avec le minibus du Monastère Syriaque et une grande voiture), une famille a du se scinder en deux.

 

Cette année, ces "Vacances familiales" sont fort heureusement colorées puisqu'elles sont "franco-africaines". 

 

Il est beau de voir la vivifiante Tradition Syriaque telle que véhiculée par les Chrétientés Syriennes de Mar Thoma (Indes) rejoindre nos peuples d'Europe et d'Afrique !

Il est beau de voir que les fils et filles de nos Peuples trop souvent déracinés d'une manière ou d'une autre se trouvent  recentrés dans l'amour de Dieu et du prochain par et dans la Tradition Syriaque !


Nous rentrerons au Monastère pour les Fêtes du 15 Août qui, en France, revêtent une solennité particulière depuis que l'un de nos Rois (Louis XIII) consacra le Pays à Marie "Reine de France". 

Nous renouvellerons cette consécration. 

Nous vous espérons tous présents...


Avec nos jeunes et ces familles que nous accompagnons, nous ne vous oublions pas et prions pour vous.


Nous nous recommandons à vos prières fraternelles et aimantes .


Votre fidèlement en Notre-Seigneur.


+Mor Philipose-Mariam

 

Il peut advenir que lorsque nous sommes en prière, un frère vienne nous voir. Alors nous aurons le choix entre soit interrompre notre prière, soit le contrister en refusant de lui répondre. Mais l'amour est plus grand que la prière. La prière est une vertu parmi tant d'autres, tandis que l'amour les contient toutes. saint Jean Climaque

Il peut advenir que lorsque nous sommes en prière, un frère vienne nous voir. Alors nous aurons le choix entre soit interrompre notre prière, soit le contrister en refusant de lui répondre. Mais l'amour est plus grand que la prière. La prière est une vertu parmi tant d'autres, tandis que l'amour les contient toutes. saint Jean Climaque

Livre d'Ézéchiel 33,7.10-12.

Et toi, fils de l'homme, je t'ai établi comme sentinelle pour la maison d'Israël : quand tu entendras de ma bouche une parole, tu les avertiras de ma part.
Et toi, fils de l'homme, dis à la maison d'Israël : Voici que vous parlez en ces termes "Nos transgressions et nos péchés sont sur nous, et c'est à cause d'eux que nous dépérissons ; comment pourrions-nous vivre ?"
Dis-leur : je suis vivant ! -oracle du Seigneur Dieu : je ne prends point plaisir à la mort du méchant, mais à ce que le méchant se détourne de sa voie et qu'il vive. Revenez, revenez de vos mauvaises voies ! Et pourquoi mourriez-vous, maison d'Israël ?
Et toi, fils de l'homme, dis aux enfants de ton peuple : la justice du juste ne le sauvera point au jour de sa transgression ; et le méchant ne tombera point pour sa méchanceté le jour où il se détournera de sa méchanceté, de même que le juste ne pourra pas vivre par sa justice le jour où il péchera.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 9,35-38.10,1.

En ce temps là, Jésus parcourait toutes les villes et les bourgades, enseignant dans les synagogues et prêchant l'Evangile du Royaume, et guérissant toute maladies et toute infirmités.
Et, en voyant cette multitude d'hommes, il fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient harassés et abattus, comme des brebis qui n'ont pas de pasteur.
Alors il dit à ses disciples : " La moisson est grande, mais les ouvriers sont en petit nombre.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson. "
Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna pouvoir sur les esprits impurs, afin de les chasser et de guérir toute maladie et toute infirmité.

Samedi 8 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien . Le Pédagogue, I, 9 ; SC 70 (trad. Brésard 2000 ans A, p. 136 rev.) 

 

« Il fut ému de compassion pour eux, parce qu'ils étaient comme des brebis qui n'ont pas de pasteur. »

 

Les gens en bonne santé n'ont pas besoin du médecin, tant qu'ils vont bien ; les malades au contraire recourent à son art.

De la même manière, dans cette vie, nous sommes malades par nos désirs répréhensibles, par nos intempérances et autres passions : nous avons besoin d'un Sauveur.

Nous les malades, nous avons besoin du Sauveur ; égarés, nous avons besoin de celui qui nous guidera ; aveugles, de celui qui nous donnera la lumière ; assoiffés, de la source d'eau vive dont

« ceux qui en boiront n'auront plus jamais soif » (Jn 4,14).

Morts, nous avons besoin de la vie ; troupeau, du berger ; enfants, d'un éducateur :

-oui, toute l'humanité a besoin de Jésus. 

« Je panserai celui qui est boiteux et je guérirai celui qui est accablé ; je convertirai l'égaré et je les ferai paître sur ma montagne sainte » (Ez 34,16).

Telle est la promesse d'un bon berger. Faites-nous paître comme un troupeau, nous les tout-petits ; maître, donnez-nous avec abondance votre pâture, qui est la justice !

Soyez notre berger jusqu'à votre montagne sainte, jusqu'à l'Église qui s'élève, qui domine les nuages, qui touche aux cieux.

« Et je serai, dit-il, leur berger et je serai près d'eux » (cf Ez 34).

« Je ne suis pas venu, dit-il, pour être servi mais pour servir. »

C'est pourquoi l'Évangile nous le montre fatigué, lui qui se fatigue pour nous et qui promet

« de donner son âme en rançon pour une multitude » (Jn 4,5; Mt 20,28).

 

UNE PRIERE SYRIAQUE TOUTE SIMPLE:
 
Accorde à mon esprit, Ô Seigneur, 
 
Accorde-moi un cœur pur

de converser avec la grandeur de ta grâce,

non par l’entremise de la voix du corps,

ou de la langue de la chair,

mais accorde-lui plutôt ce discours qui te loue en silence,

toi le Silencieux qui se loue d’un prononçable silence.

Accorde-moi, Ô Seigneur, un esprit plein d’amour pour toi,

un intellect plein d’intuition de toi,

et un cœur pur d’où rayonne ta lumière.

(Moine syriaque-orthodoxe anonyme, cité dans The Syriac Fathers on Prayer, ed. Sebastian Brock, Cistercian Publications, Kalamazoo, MI, 1987, p. 184.)

Samedi 8 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

NOTRE-DAME DE LAEKEN (Belgique)

Il y avait au XIIIe siècle une église gothique au centre du village de Laeken, au nord de Bruxelles, en Belgique. Une curieuse histoire est liée à sa construction. Chaque matin, les ouvriers qui avaient commencé à en bâtir les fondations, trouvaient leur travail de la veille détruit…

Le quatrième jour, ils se dissimulèrent pour surprendre les responsables. Ils se retrouvèrent face à la Vierge Marie, sainte Barbe et sainte Catherine. La Vierge laissa sur place un fil indiquant l'orientation et les dimensions à donner à l'oratoire.

En 1633, ce fil, qui faisait l'objet d'une vénération et auquel on attribuait des pouvoirs miraculeux, fut dérobé. Le coupable de cette profanation fut brûlé sur la Grand-Place de Bruxelles. Outre ce fil, on vénérait dans ce sanctuaire une statue de Notre Dame à laquelle la tradition et de nombreux récits attribuaient également un pouvoir miraculeux.

À partir de 1781, les gouverneurs de la région font construire à proximité de l’église de Laeken le château de Schoonenberg (ou de Beaumont) qui, sous le nom de château de Laeken, est encore aujourd’hui la résidence des souverains belges.

Samedi 8 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,14-20.

En ce temps-là, un homme s’approcha de Jésus, et tombant à ses genoux,
il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau.
Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. »
Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. »
Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri.
Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? »
Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. »

Samedi 8 AOÛT 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par St Cyrille de Jérusalem

(313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l'Église . Catéchèse baptismale 5, 10-11 ; PG 33, 518 (trad. Orval rev. ; cf bréviaire romain 31e merc.) 

 

« Augmente en nous la foi » (Lc 17,5)

 

      Le mot « foi » est unique en tant que vocable, mais il a une double signification.

Il y a en effet un aspect de la foi qui se rapporte aux dogmes ; il s'agit de l'assentiment sur telle vérité donnée.

Cet aspect de la foi est profitable à l'âme, selon la parole du Seigneur :

« Celui qui écoute mes paroles et croit à celui qui m'a envoyé a la vie éternelle » (Jn 5,24)... 


      Mais il y a un second aspect de la foi : c'est la foi qui nous est donnée par le Christ comme un charisme, gratuitement, comme un don spirituel.

« A l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à un autre une parole de science selon le même Esprit, à un autre la foi dans le même Esprit, à un autre le charisme de guérir » (1Co 12,8-9).

Cette foi qui nous est donnée comme une grâce par l'Esprit Saint n'est donc pas seulement la foi dogmatique, mais elle a la puissance de réaliser ce qui dépasse les forces humaines.  

Celui qui possède cette foi « dira à cette montagne :

' Déplace-toi d'ici à là, et elle se déplacera ' ».

Car lorsque quelqu'un prononce cette parole avec foi,

« en croyant qu'elle va s'accomplir, et sans hésitation intérieure » (Mc 11,23)

alors il reçoit la grâce de sa réalisation.

C'est de cette foi qu'il est dit :

« Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde ». En effet, la graine de moutarde est toute petite mais elle recèle une énergie de feu ; semence minuscule, elle se développe au point d'étendre de longues branches et de pouvoir même abriter les oiseaux (Mt 13,32).

De même la foi accomplit dans une âme les plus grands exploits en un clin d'œil. 


      Quand elle est éclairée par la foi, l'âme se représente Dieu et le contemple autant qu'il est possible.

Elle embrasse les limites de l'univers et, avant la fin du temps, elle voit déjà le jugement et l'accomplissement des promesses.

Toi donc, possède cette foi qui dépend de Dieu et qui te porte vers lui ; alors tu recevras de lui cette foi qui agit au-delà des forces humaines.

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 06:39
Le christianisme, quand il est en butte à la haine du monde, n'est plus objet de persuasion humaine, mais œuvre de puissance divine.    Saint Ignace d’Antioche, épître aux Romains, dite épître du martyre

Le christianisme, quand il est en butte à la haine du monde, n'est plus objet de persuasion humaine, mais œuvre de puissance divine. Saint Ignace d’Antioche, épître aux Romains, dite épître du martyre

Deuxième lettre de saint Pierre Apôtre 1,16-19.

Mes bien-aimés, ce n'est pas sur la foi de fables habilement tissées que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais en témoins oculaires de sa majesté.
En effet, il reçut honneur et gloire de Dieu le Père, lorsque de la gloire magnifique une voix se fit entendre qui disait : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toutes mes complaisances.
- Et nous, nous entendîmes cette voix venue du ciel, lorsque nous étions avec lui sur la montagne sainte.
Et ainsi a été confirmée pour nous l'Ecriture prophétique, à laquelle vous faites bien de prêter attention, comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu'à ce que le jour vienne à poindre et que l'étoile du matin se lève dans vos cœurs.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,1-9.

En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les conduisit à l'écart, sur une haute montagne.
Et il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
Et voilà que Moïse et Elie leur apparurent, conversant avec lui.
Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : " Seigneur, il nous est bon d'être ici ; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Elie. "
Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : " Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances : écoutez-le. "
En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.
Et Jésus, s'approchant, les toucha et dit : " Levez-vous, ne craignez point. "
Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul.
Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : " Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts. "

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ephrem

(v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église . Opera omnia, p. 41 (trad. Brésard, 2000 ans C, p. 292 rév.) 

 

Le maître de l'ancien et du nouveau

 

Au moment de la Transfiguration, le témoignage rendu au Fils a été scellé à la fois par la voix du Père et par Moïse et Élie, qui apparaissent auprès de Jésus comme ses serviteurs. 

Les prophètes regardent les apôtres Pierre, Jacques et Jean ; les apôtres contemplent les prophètes. 

En un même lieu se retrouvent les princes de l'ancienne alliance et ceux de la nouvelle. 

Le saint Moïse a vu Pierre le sanctifié, le passeur choisi par le Père a vu le pasteur choisi par le Fils.

Le premier avait autrefois fendu la mer pour que le peuple de Dieu puisse passer au milieu des flots, le second a proposé de dresser une tente pour abriter l'Église. 

L'homme vierge de l'Ancien Testament a vu l'homme vierge du Nouveau : 

Élie a pu voir Jean. 

Celui qui a été enlevé dans un char de feu a vu celui qui a reposé sur la poitrine du Feu (Jn 13,23). 

Et la montagne est devenue alors le symbole de l'Église : à son sommet Jésus unifie les deux Testaments que cette Église recueille. 

Il a fait connaître qu'il est le Maître de l'un comme de l'autre, de l'Ancien qui a reçu ses mystères, du Nouveau qui a révélé la gloire de ses actions.

 

 

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

La centralité de la Transfiguration dans la spiritualité orthodoxe


conférence prononcée par le Métropolite Stephanos de Tallinn

lors de la XXXIe Rencontre Internationale et interconfessionnelle des Religieuses et des Religieux à Neuendettelsau – Allemagne du Sud le 16 juillet 2006

 

Quel est le sens de la Transfiguration, l’une des douze grandes fêtes de l’année liturgique et quelles en sont les conséquences pour la vie du monde, c’est à cela que je vais m’efforcer de vous répondre tout en espérant par avance votre indulgence.

Mon propos en effet ne sera jamais qu’un pâle reflet de la profondeur qui se dégage de cet immense mystère. Bien plus, pour pouvoir s’approcher de la lumière de la Transfiguration, il faut d’abord prendre la résolution de gravir son propre Thabor qui est le lieu du cœur libéré de toutes ses passions. Si en effet c’est l’Esprit Saint qui nous transfigure, qui fait naître, grandir et vivre le Christ en nous, alors il faut lui faire de la place en nous purifiant de tout ce qui peut faire obstacle au rayonnement de l’Amour divin. Rappelons-nous de ce que disait déjà le moine Pacôme au 4e siècle : « Dans la pureté de son cœur, l’homme voit le Dieu invisible comme dans un miroir ». La transfiguration intérieure, soulignait le Patriarche Bartholomée tout récemment, « exige un changement radical ou, pour utiliser le vocabulaire théologique, la metanoïa …Nous ne pouvons pas être transformés, si nous n’avons pas d’abord été purifiés de tout ce qui s’oppose à la transfiguration, si nous n’avons pas compris ce qui défigure le cœur humain ». (1) Sinon à quoi bon raisonner sur la nature de la grâce, si l’on ne ressent pas en soi son action ?

Avant d’aller plus loin, commençons par voir ce qu’il en est du temps, du moment où se passe l’événement de la Transfiguration.

Saint Nicodème l’Hagiorite, tout comme Eusèbe de Césarée et bien d’autres dans l’Eglise, est convaincu que la Transfiguration eut lieu quarante jours avant la Passion, autrement dit au mois de février et non pas en août comme c’est le cas maintenant et il reprend vertement Meletios d’Athènes, qui prétend que la Transfiguration eut lieu le 6 août, par ces termes : « il aurait dû appuyer ces dires par quelque témoin et non pas avancer des paroles non contrôlées et non soutenues par des témoignages » et il s’étonne de voir comment « il est possible de croire de telles allégations, qui sont dépourvues de témoignages et de vraies certitudes » ! (2)

Alors, pourquoi le 6 août et non pas au mois de février ? Certainement pour des raisons de pédagogie. Au mois de février en effet, nous tombons en pleine période de Carême, ce qui risque à cause du jeûne propre à ce temps liturgique d’atténuer l’éclat festif de cette solennité, laquelle met en évidence la joie des chrétiens pour la gloire future dont ils seront un jour revêtus. La fête est donc déplacée en août et non pas de façon fortuite : du 6 août au 14 septembre, jour de l’invention de la Sainte Croix, il y a quarante jours, tout comme il y a quarante jours entre la Transfiguration et la Passion du Christ. Il y a donc bien un lien réel entre le Thabor et le Golgotha.

« Ce syndrome du Thabor-Golgotha, écrit Kallistos Ware, se retrouve dans les textes liturgiques du 6 août. Ainsi les deux premiers stichères des grandes vêpres, qui décrivent le moment de la Transfiguration, commencent d’une manière signifiante par ces mots : avant ta Crucifixion,ô Seigneur !…Dans le même esprit, aux matines, le premier stichère des laudes débute par ces mots : avant ta précieuse Croix et ta Passion… Le lien entre la Transfiguration et la Crucifixion est souligné de la même manière dans le kondakion de la fête : Tu t’es transfiguré sur la montagne, Christ notre Dieu, laissant tes disciples contempler ta gloire autant qu’ils le pouvaient, de sorte que, te voyant crucifié, ils puisssent comprendre que ta souffrance était volontaire… Il convient donc que les disciples du Christ, au moment de la Crucifixion, se souviennent de la théophanie du Thabor et qu’ils comprennent que le Golgotha est également une théophanie. La Transfiguration et la Passion doivent être comprises dans les termes l’une de l’autre, et également bien sûr, dans les termes de la Résurrection » (3).

Thabor-Golgotha : tout est susceptible d’être transfiguré mais cela n’est possible qu’a travers la Croix, par laquelle la joie est donnée dans le monde entier. Gloire et souffrance, autrement dit kénose et sacrifice de la Croix d’une part et grande joie de la Transfiguration et de la Résurrection d’autre part, vont donc de pair : dans notre vie comme dans celle du Christ lui-même, Thabor et Golgotha – ces deux collines - constituent bien un seul et même mystère. Pour nous chrétiens, la leçon est claire : nous sommes présents avec le Christ dans la gloire du sommet de la montagne, nous sommes aussi présents avec lui à Gethsémani et au Golgotha. Et c’est bien de cela qu’il s’agit : toute notre espérance découle de cette grande certitude, que la Transfiguration conduit à la Croix et la Croix mène à la Résurrection.

Quand nous lisons l’Evangile, nous voyons que de cet événement il se dégage trois moments pour notre édification spirituelle : d’abord la montée, c’est-à-dire l’ascèse, la purification du coeur , la lutte contre les passions ; ensuite le repos, la joie, la contemplation de la présence de Dieu, la communion à Dieu ; et enfin, la redescente dans la plaine, dans le quotidien, dans la banalité de l’instant. Cette succession constitue la trame de notre existence selon que notre vie dans l’Eglise suit ce rythme comme une sorte de respiration liturgique et plus particulièrement lorsque nous nous préparons à la Divine Eucharistie. La Transfiguration a, en ce sens, un caractère eschatologique ; elle est, selon les mots de saint Basile, l’inauguration de la glorieuse parousie, du second Avènement du Christ.

Venez, gravissons la montagne du Seigneur jusque dans la maison de notre Dieu et contemplons la gloire de la Transfiguration, gloire que tient du Père le Fils unique de Dieu ; à sa lumière prenons la lumière ; puis, élevés par l’Esprit, nous chanterons dans tous les siècles la consubstantielle Trinité ( doxastikon de la litie ). Ainsi, d’ « abord nous montons, nous escaladons, nous gravissons le chemin ardu pour arriver aux pieds du Seigneur. Puis nous communions dans la vision de Dieu, dans la certitude de sa présence dans nos cœurs. Enfin, nous redescendons au bas de la montagne, pour y retrouver nos frères et sœurs et le monde entier qui ignore Dieu. Notre monde, en proie aux forces sataniques, livré au péché et aux ténèbres. Tout est lié. Si vraiment nous parvenons à entrer dans la plénitude de la Transfiguration, ce n’est pas pour la garder jalousement pour nous, pour notre propre rassasiement, pour notre propre satisfaction ni notre propre béatitude. C’est pour nous remplir de Dieu, nous remplir tellement de sa présence, de sa grâce, de son Esprit, de cet Esprit qui nous brûle comme un feu car l’Esprit Saint est feu ;… le feu qui ne se consume pas ou plutôt qui consume seulement nos impuretés et qui illumine et qui console et qui réjouit et qui fortifie les cœurs … Pour être les témoins de la grâce de Dieu dans le monde » (4).

Reste le plus important à commenter : le thème de la lumière du Thabor. Qu’est-ce que cette lumière qui irradie du Christ sur la montagne et les apôtres ? C’est, répondent les Pères de l’Eglise, la manifestation de la gloire de Dieu. « La lumière inaccessible et sans déclin qui a brillé sur le mont Thabor…est l’énergie divine. Comme telle, elle est la lumière une de la Sainte Trinité », écrit le Père Sophrony, un grand spirituel du XXe siècle.

Mais encore ? En ce jour sur le Thabor, le Christ, lumière qui a précédé le soleil, révèle mystiquement l’image de la Trinité, chantons-nous au cours des vêpres de la fête. Tout en étant trinitaire, la gloire de la Transfiguration est de même plus spécifiquement christique. La lumière incréée qui rayonne du Seigneur Jésus le révèle comme « vrai Dieu de vrai Dieu…, consubstantiel au Père », selon la formule du Credo :Lumière immuable, ô Verbe, proclame l’exapostilaire de la fête, Lumière du Père inengendré, dans ta lumière en ce jour au Thabor nous avons vu la lumière du Père, la lumière de l’Esprit qui éclaire le monde et ailleurs, dans laudes, …la voix du Père clairement te proclama son Fils bien-aimé partageant même trône et consubstantiel…Ce qui fera dire à Saint Jean Damascène : « le Christ a été transfiguré non pas en assumant ce qu’il n’était pas, mais en manifestant à ses disciples ce qu’il était, ouvrant leurs yeux ». Et saint André de Crète d’ajouter : « A cet instant, le Christ n’est pas devenu plus radieux ou plus exalté. Loin de là : il est resté ce qu’il était avant ». Aussi, selon Paul Evdokimov, « le récit évangélique ne parle pas de la transfiguration du Seigneur, mais de celle des apôtres ». La Transfiguration au Thabor ne fut pas celle du Christ, disent les Pères de l’Eglise, mais celle des apôtres par l’Esprit Saint.

Avant d’aller plus loin dans notre propos, il convient de préciser « qu’il n’y a pas de juxtaposition de l’humain et du divin en Christ, mais il y a irradiation de la divinité dans l’humanité du Christ, et cette humanité du Christ, qui nous englobe tous, nous communions plus directement avec elle dans les sacrements, c’est-à-dire, précise Olivier Clément, essentiellement dans le baptême et l’eucharistie (5). C’est une humanité déifiée et donc déifiante, la déification ne signifiant pas une évacuation de l’humain qui serait remplacé par le divin, mais justement une transfiguration, un accomplissement, une plénitude du divin : l’humanité du Christ est pénétrée, transfigurée, par la gloire dont l’imprègne l’Esprit Saint ; c’est un sôma pneumatikon, un «corps spirituel comme dit Paul, c’est-à-dire un corps pénétré par l’Esprit, par la vie divine, par le feu divin ; non pas un corps dématérialisé mais au contraire un corps pleinement vivifié. De la même manière, par le mystère de l’Eglise, la chair de la terre, assimilée par l’Esprit au corps glorieux du Christ, devient – selon Grégoire Palamas – pour les chrétiens une source intarissable de sanctification ».

La Transfiguration n’a pas été un phénomène circonscrit dans le temps et l’espace. Le Christ n’a pas changé à ce moment-là : ce sont les apôtres qui ont reçu pour un moment la faculté de voir le Christ tel qu’il était dans sa réalité la plus profonde, afin qu’ils comprennent la signification véritable de la Croix, disent les textes liturgiques et le texte de l’Evangile : Jésus s’entretenait avec Moïse et Elie de sa Passion. La gloire vient par la Croix et la Croix sera alors l’engloutissement de la mort dans la lumière.

C’est donc parce que les Apôtres ont changé qu’ils ont pu voir le changement, la transfiguration dans la forme divine du Christ ; non pas son essence divine, qui est inatteignable et que par conséquent ils n’auraient pas pu supporter mais ses énergies - en quelque sorte les rayons du soleil - par lesquelles, dans son amour infini, il sort éternellement de lui-même pour se rendre connaissable et visible. Par la lumière de Dieu les apôtres se sont trouvés pénétrés, illuminés ; ils ont pu se voir, voir Dieu et resplendir à leur tour puisque Dieu, selon Grégoire Palamas, s’est rendu visible non seulement à leur intellect (nous ) mais aussi à leurs sens corporels qui ont été « changés par la puissance de l’Esprit divin ». Accessible aux sens et à l’intellect, la lumière divine « transcende en même temps toutes les dimensions de notre condition de créatures, nos sens et notre intellect … L’homme peut donc contempler, avec ses yeux de chair transformés, la lumière du Christ, comme les disciples ont pu, de leurs yeux transfigurés, contempler la gloire du Christ sur le Mont Thabor » (6). Tout comme les apôtres il nous est possible à nous aussi de voir Dieu avec les sens du corps, non pas les sens ordinaires mais, redisons-le à nouveau, changés par la puissance de l’Esprit divin. Changement contenu, toujours selon Grégoire Palamas, dans « l’assomption même de notre nature par l’union avec le Verbe de Dieu ». C’est dans la mesure où nous sommes en Christ que l’humanité du Christ pénétrée par la lumière de l’Esprit se communique à notre humanité.

Ainsi, pour Grégoire Palamas, la lumière divine est une donnée pour l’expérience mystique ; c’est le caractère visible de la Divinité, des énergies dans lesquelles Dieu se communique et se révèle à ceux qui ont purifié leurs cœurs.

Palamas en effet s’est trouvé face au problème suivant : comment l’homme peut connaître Dieu tout en reconnaissant en même temps que Dieu est par nature inconnaissable ? Pour en rendre raison, il explique que Dieu est tout entier essence et tout entier énergie, imparticipable dans son essence mais en même temps participable dans ses énergies. L’énergie divine c’est donc le mode existentiel de Dieu dans lequel celui-ci se manifeste et se communique. L’énergie divine, c’est Dieu en tant qu’il sort de lui-même.

Pour Olivier Clément, il y a ici antinomie (7): « Dieu tout entier se manifeste et Dieu tout entier ne se manifeste pas ; tout entier il est conçu et tout entier il est inconcevable pour l’intelligence ; tout entier il est participé et tout entier il est imparticipable. Il y a participation à la vie divine et en même temps il y a transcendance totale et inaccessible de Dieu. Voilà ce que va tenter de cerner cette distinction de la suressence inaccessible et des énergies participables. Ce n’est pas une séparation. Cela ne veut pas dire … qu’en Dieu il y a une frontière infranchissable : d’un côté l’essence, de l’autre les énergies. Cela désignerait plutôt deux modes d’existence de Dieu : d’une part, Dieu dans son altérité inobjectivable, dans la profondeur inaccessible de son existence personnelle, qui est amour inépuisable, unitrinité, et d’autre part Dieu dans le don total qu’il fait de lui-même, dans la toute présence qu’il nous donne. Cette distinction ne met pas en cause l’unité de Dieu…Il ne faut pas dire que tout cela – l’essence et les énergies – est une seule chose, mais que tout cela appartient à un seul Dieu vivant… »

« L’homme a été créé en vue de la déification. Mais l’homme en tant que créature possède aussi sa consistance propre, il n’est pas de nature divine. Pour décrire le mystère de cette union de la personne humaine avec son Créateur, Palamas a écarté l’idée d’une union selon l’essence (kat’ousian ) qui s’applique seulement aux personnes trinitaires entre elles, tout comme celle d’une union selon l’hypostase ou la personne ((kath’ypostasin ) qui ne s’applique qu’à l’union des natures divine et humaine dans la personne du Christ. Le seul mode d’union avec Dieu possible pour la nature humaine est celui qui s’exerce selon la grâce (kata harin ), c’est-à-dire selon l’énergie, cette énergie divine étant répandue à travers l’Eglise par l’Esprit Saint. On voit en quoi l’Esprit joue un rôle éminent dans cette doctrine inséparablement théologique et spirituelle… » C’est seulement ainsi que l’homme deviendra alors de plus en plus homme à mesure qu’il passera de l’ auto-nomie de la déchéance à la théo-nomie libératrice, restaurant la communion perdue avec Dieu (8).

« Celui qui participe à l’énergie divine…devient lui-même, en quelque sorte, lumière ; il est uni à la lumière et avec la lumière il voit en pleine conscience tout ce qui reste caché à ceux qui n’ont pas cette grâce ; il surpasse ainsi non seulement les sens corporels, mais aussi tout ce qui peut être connu ( par l’intelligence ) car les cœurs purs voient Dieu (…) qui, étant la lumière habite en eux et se révèle à ceux qui l’aiment, à ses bien-aimés » (9). L’union à Dieu, la vision lumineuse est pour l’homme à la fois pleinement objective, pleinement consciente, pleinement personnelle parce que tout être humain porte en lui l’image du Créateur, de sa participation libre à la vie divine. « L’homme, écrit Cyrille d’Alexandrie, reçut dès l’origine le contrôle de ses désirs et pouvait suivre librement les inclinations de son choix parce que la Déité, dont il est l’image, est libre ». Ainsi, cette union ne se résout jamais en une intégration de la personne humaine dans l’Infini divin ; elle est au contraire l’accomplissement de sa destinée libre et personnelle. De là également l’insistance des spirituels byzantins sur la nécessité d’une rencontre personnelle avec le Christ, lieu où, par excellence, ont convergé une fois pour toutes l’expérience de l’homme par Dieu et celle de Dieu par l’homme. « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » proclame saint Paul.

La théologie de la lumière est donc inhérente à la spiritualité orthodoxe : l’une est impossible sans l’autre. Derrière cette doctrine, on trouve l’idée fondamentale de l’homme fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, la Sainte Trinité. Le thème constant de saint Jean l’Evangéliste est l’union personnelle et organique entre Dieu et l’homme ; pour Saint Paul, nous venons de le voir, la vie chrétienne est avant tout vie en Christ. Le mystère de la Rédemption signifie donc la récapitulation de notre nature par le Christ, Nouvel Adam et dans le Christ. Le mystère de la Pentecôte nous rappelle que l’œuvre de notre déification s’accomplit en nous par le Saint Esprit, Donateur de la grâce, celle-ci n’étant pas considérée par les Pères grecs comme un effet créé ; elle est l’énergie même de la Divinité se communiquant dans l’Esprit Saint. « Tu es devenue belle, mon âme, en t’approchant de ma lumière ; ton approche a attiré sur toi la participation de Ma beauté. S’étant approchée de la lumière, écrit Grégoire de Nysse, l’âme devient lumière ». La double économie du Verbe et du Paraclet a pour but l’union des êtres créés avec Dieu. Ici cependant, Créateur et créature ne fusionnent pas en un seul être ; dans la théologie mystique orthodoxe, l’homme ne perd jamais sa propre intégrité. Même déifié il reste distinct mais non séparé de Dieu : l’homme déifié ne perd pas son libre arbitre mais c’est tout aussi librement, par amour, qu’il se conforme à la volonté de Dieu. L’homme ne devient pas Dieu par nature, mais il est seulement créé dieu, un dieu par grâce. L’Eglise Orthodoxe écarte de cette façon toute forme de panthéisme.

Pour saint Syméon le Nouveau Théologien (10) l’expérience de la lumière, qui est la vie spirituelle consciente ( gnosis ), révèle la présence de la grâce acquise par la personne. « Nous ne parlons pas des choses que nous ignorons, dit-il, mais de ce qui nous est connu nous rendons témoignage. Car la lumière brille déjà dans les ténèbres, dans la nuit et dans le jour, dans nos cœurs et dans nos esprits. Elle nous illumine, cette lumière sans déclin, sans changement, inaltérable, jamais éclipsée ; elle parle, elle agit, elle vit et elle vivifie, elle transforme en lumière ceux qu’elle illumine. Dieu est lumière et ceux qu’il rend dignes de le voir le voient comme lumière ; ceux qui l’ont reçu, l’ont reçu comme lumière. Car la lumière de sa gloire précède sa Face et il est impossible qu’Il apparaisse autrement que dans la lumière. Ceux qui n’ont pas vu cette lumière n’ont pas vu Dieu car Dieu est lumière. Ceux qui n’ont pas reçu cette lumière n’ont pas encore reçu la grâce car en recevant la grâce, on reçoit la lumière divine et Dieu… »

La fête de la Transfiguration nous rappelle ainsi que le mystère de la déification de l’homme ne peut se réaliser qu’à travers l’illumination de tout l’être, par laquelle Dieu se révèle. Ce n’est pas un état passager qui ravit, qui arrache pour un moment l’être humain à son expérience habituelle. C’est une vie pleinement consciente dans la lumière divine, dans la communion incessante avec Dieu.

Dieu en s’incarnant n’a pas seulement sanctifié l’humanité mais aussi le monde entier. Et le monde est inexorablement lié à l’homme comme « le lieu de Dieu » où se découvre la gloire de la Trinité à la racine même des choses. Pour cette raison, la vocation de l’homme consiste, dans sa liberté personnelle, à transcender l’univers non pas pour l’abandonner mais pour le contenir, lui dire son sens, lui permettre de correspondre à sa secrète sacramentalité, le « cultiver », lui parfaire sa beauté, bref le transfigurer et non pas le défigurer. La Bible, ne l’oublions pas, présente le monde comme un matériau qui doit aider l’homme à prendre historiquement conscience de sa liberté offerte par Dieu. C’est dans le monde que l’homme exprime sa liberté et qu’il se présente comme une existence personnelle devant Dieu (11). La conséquence en est que l’homme ne peut faire transparaître Dieu en soi-même sans faire transparaître Dieu dans le monde ou sans se faire transparent comme image de Dieu dans le monde.

Ainsi l’homme représente pour l’univers l’espoir de recevoir la grâce et de s’unir à Dieu car il n ’y a pas de discontinuité entre la chair du monde et celle de l’homme, l’univers est englobé dans la nature humaine. C’est aussi le risque de la déchéance et de l’échec dès lors que, détourné de Dieu, l’homme ne verra des choses que l’apparence, « la figure qui passe » ( 1 Cor 7,31 ) et leur donnera en conséquence un « faux nom ». Tout ce qui se passe en l’homme a bien une signification universelle et s’imprime sur l’univers. La révélation biblique nous place devant un anthropocentrisme résolu, « non pas physique mais spirituel puisque le destin de la personne humaine détermine le destin du cosmos » (12). L’univers ne connaît pas l’homme, mais l’homme connaît l’univers. L’homme a besoin de l’univers, mais l’univers a surtout besoin de l’homme. Autrement dit : l’homme se présente comme l’axe spirituel de tout le créé, de tous ses plans, de tous ses modes parce qu’il est le résumé de l’univers ( microcosme ) et l’image de Dieu ( microtheos ) et parce qu’enfin Dieu s’est fait homme pour s’unir au cosmos tout entier.

Les textes patristiques soutiennent très fréquemment l’idée que l’homme est un être de raison (logikos ) à cause précisément de sa création à l’image même de Dieu. C’est ce qu’affirme entre autres avec netteté saint Athanase le Grand lorsqu’il traite de ce sujet. De même nous pouvons comprendre que l’homme est créateur car il est à l’image par excellence de son Créateur. Il est aussi souverain car le Christ, à l’image duquel il a été créé, est le Seigneur et le Roi qui domine l’univers. Il est libre, car il est à l’image de la liberté absolue. Il est enfin responsable pour toute la création comme il en est et la conscience et par-dessus tout le prêtre puisqu’il a pour modèle le Christ, Grand Prêtre. Mais il ne suffit pas de dire que l’homme est microcosme parce qu’il récapitule en lui tout l’univers. Sa vraie grandeur réside dans le fait qu’il est « appelé à être Dieu », à devenir « Eglise mystique » puisqu’il est la jointure entre le divin et le terrestre et que de lui diffuse la grâce sur toute la création (13). C’est dire que la situation du cosmos, sa transparence ou son opacité, sa libération en Dieu ou son asservissement à la corruption et à la mort dépendent de l’attitude fondamentale de l’homme, de sa transparence ou de son opacité à la lumière divine et à la présence du prochain. C’est la capacité de communion de l’homme qui conditionne l’état de l’univers. Du moins initialement et maintenant en Christ, dans son Eglise.

« La Transfiguration est quelque chose qui concerne la cosmologie, qui concerne notre sentiment même de l’être des choses. L’être des choses est potentiellement sacramentel. Il y a une potentialité sacramentelle dans la matière, qui s’exprime dans la Transfiguration : le monde a été créé pour être transfiguré. Cette transfiguration, c’est l’homme qui doit l’accomplir ; en Christ qui est l’homme parfait, elle est accomplie mais elle est secrète, elle est enfouie, cachée dans la détresse de l’histoire, et le monde reste figé dans son opacité, par le péché et le refus des hommes. C’est pourquoi la création tout entière gémit dans les douleurs de l’enfantement du nouveau ciel et de la nouvelle terre. Il s’agit de faire monter à la surface du monde l’incandescence secrète. L’image employée ici par saint Maxime le Confesseur est justement l’image du buisson ardent. Le monde en Christ est secrètement, liturgiquement, sacramentellement, buisson ardent, et il s’agit – c’est cela la sanctification – de faire transparaître, à travers les visages et les regards, cette incandescence secrète » (14).

La Transfiguration devient ainsi la clef de l’histoire véritable, qui est l’histoire de la lumière, qui est l’histoire du feu, ce feu toujours présent mais qui a besoin pour tout embraser que des hommes se laissent consumer puisque le cœur de l’homme, quand il est touché par la lumière divine, devient le cœur du monde et communique la lumière, découvre les choses et les êtres dans leur vérité christique, c’est-à-dire dans la lumière de la Transfiguration : Selon Grégoire Palamas, « l’homme authentique, quand il prend comme chemin la lumière, s’élève ou plutôt est élevé sur les cimes éternelles ; il commence à contempler les réalités qui sont au-delà du monde, mais sans être séparé de la matière qui l’accompagne dès le début, car il ne s’élève pas sur les ailes imaginaires de son raisonnement, mais réellement, par la puissance indicible de l’Esprit » (15).

En fait, ce qu’il nous faut témoigner, c’est que le christianisme est la religion de la personne, de la communion, de la liberté, de la transfiguration non seulement de chaque être mais aussi de tout le cosmos. Nous ne sommes pas orphelins dans la prison indéfinie du monde : Dieu est la source d’une vie plus forte que la mort, la source de la joie qui vient à nous dans un immense mouvement d’incarnation : l’humain et le divin enfin s’unissent sans se confondre, le Christ est ressuscité. Toute notre existence est désormais déchiffrée à partir de la lumière qui jaillit du tombeau vide. Le néant n’existe pas : notre vérité d’homme, dès ici-bas, c’est bien la résurrection.

Aussi, pour celui qui acquiert l’amour, « les ténèbres se dissipent et la lumière véritable paraît déjà » ( Jn 1,8 ). La lumière divine apparaît ici-bas dans le monde, dans le temps. Elle se révèle dans l’histoire mais elle n’est pas de ce monde, c’est le commencement de la parousie dans les âmes saintes et sanctifiés, prémices de la manifestation finale lorsque Dieu apparaîtra dans sa lumière inaccessible à tous ceux qui demeurent dans les ténèbres des passions, à ceux qui vivent attachés aux biens périssables. A ceux-là, ce jour apparaîtra soudain, inattendu, comme le feu que l’on ne peut supporter. Ceux par contre qui marchent dans la lumière ne connaîtront pas le Jour du Seigneur, car ils sont toujours avec Dieu, en Dieu.

+Stephanos, Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie.

 

BIBLIOGRAPHIE :

( 1) : Patriarche Œcuménique BARTHOLOMEE: « La Transfiguration exige la metanoïa », in SOP n° 306, Paris – mars 2006, pp.23 -25.
( 2) : P.B.PASCHOS : « La Théologie de la Transfiguration « in EROS ORTHODOXIAS ( en grec ), Ed. Apostoliki Diaconia de l’Eglise de Grèce, Athènes 1978, pp. 51 – 57.
( 3) : Ev.Kallistos WARE : « La Transfiguration du Christ et la souffrance du monde », in SOP n° 294, Paris – janvier 2005, pp. 20-26.
( 4) : Boris BOBRINSKOY : « La Transfiguration » , Homélie. Bussy-en-Othe, 19 août 1995.
( 5) : Olivier CLEMENT : « Saint Grégoire Palamas et la Théologie de la Transfiguration », supplément au SOP n° 131, Paris septembre-octobre 1988, pp. 1 - 17.
( 6) : Michel STAVROU : « La transfiguration du corps et du cosmos dans la théologie byzantine », in SOP n° 247, Paris – avril 2000, pp. 24 – 28.
( 7) : Olivier Clément, loc.cit.
( 8) : Michel Stavrou, loc.cit.
( 9): Grégoire PALAMAS : « Sermon pour la fête de la Présentation de la Mère de Dieu », éd. Sophocles, 176-177.
(10) : Syméon le Nouveau Théologien : Homélie LXXIX.
(11) :Constantin GREGORIADIS : « Le Monde en tant que création et la révolte de l’Humanisme autonome » in CONTACTS n° 57, Paris 1967, pp. 75 – 78.
(12) : Olivier CLEMENT : a) « Questions sur l’Homme », STOCK, Paris 1972 ;
b) « La Résurrection chez Berdiaev », CONTACTS n° 78-79, p.213
(13) : a) Panayotis NELLAS : « Théologie de l’image. Essai d’anthropologie orthodoxe » in CONTACTS n° 84, Paris 1973, pp.261-268.
b) Athanase le Grand : « Incarnation du Verbe »,3, PG 25,101 B ; 4, PG 25, 104 CD
c) R.BERNARD : « L’Image de Dieu d’après saint Athanase », Aubier, Paris 1952, pp. 2 et 91 – 126.
d) Vladimir LOSSKY : « Théologie mystique de l’Eglise d’Orient », Aubier, Paris, 1990, pp. 109 – 129.
e) Nicolas CABASILAS : « La Vie en Christ », 3,PG 150, 572 B.
(14) : Olivier Clément, loc.cit.
(15) : Olivier Clément, loc.cit.

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Chercher la présence de Dieu...
Cherchez et vous trouverez

De toutes mes forces, celles que tu m’as données,
Je T’ai cherché,
Désirant voir ce que j’ai cru.
Et j’ai lutté, et j’ai souffert.
 
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Mon unique espoir,
Accorde-moi de n’être jamais las de Te chercher,
Qu’avec passion sans cesse je cherche ton visage.
 
Toi qui m’as donné de Te trouver,
Donne-moi le courage de Te chercher
Et d’espérer Te trouver toujours davantage.
 
Devant Toi ma solidité : garde-la.
Devant Toi ma fragilité : guéris-la.
Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j’ignore.
 
Par là où Tu m’as ouvert, j’entre : accueille-moi.
De là où Tu m’as fermé, j’appelle : ouvre-moi.
 
Accorde-moi de ne pas T’oublier,
Accorde-moi de Te comprendre.
Mon Dieu,
Mon Seigneur,
Accorde-moi de T’aimer.

 

Saint Augustin

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Hilaire

(v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église . Commentaire de l'évangile de Matthieu, 15 ; SC 258 (trad. SC p. 39 rev.) 
 

 

« Ma fille est tourmentée par un démon »

 

 

      Cette Cananéenne païenne n'a plus besoin elle-même de guérison, puisqu'elle confesse le Christ comme Seigneur et Fils de David, mais elle demande du secours pour sa fille, c'est-à-dire pour la foule païenne prisonnière de la domination d'esprits impurs.

Le Seigneur se tait, gardant par son silence le privilège du salut à Israël...

Portant en lui le mystère de la volonté du Père, il répond qu'il a été envoyé aux brebis perdues d'Israël, pour que ce soit d'une clarté évidente que la fille de la Cananéenne est le symbole de l'Église...

Il ne s'agit pas que le salut ne soit pas donné aussi aux païens, mais le Seigneur était venu « pour les siens et chez lui » (Jn 1,11), et il attendait les prémices de la foi de ce peuple dont il était sorti, les autres devant être sauvés ensuite par la prédication des apôtres... 


      Et pour que nous comprenions que le silence du Seigneur provient de la considération du temps et non d'un obstacle mis par sa volonté, il ajoute :

« Femme, ta foi est grande ! »

Il voulait dire que cette femme, déjà certaine de son salut, avait foi – ce qui est mieux encore - dans le rassemblement des païens, à l'heure qui approche où, par leur foi, ils seront libérés comme la jeune fille de toute forme de domination des esprits impurs.

Et la confirmation de cela arrive : en effet, après la préfiguration du peuple des païens dans la fille de la Cananéenne, des hommes prisonniers de maladies d'espèces diverses sont présentés au Seigneur par des foules sur la montagne (Mt 15,30).

Ce sont des hommes incroyants, c'est-à-dire malades, qui sont amenés par des croyants à l'adoration et au prosternement et à qui le salut est rendu en vue de saisir, étudier, louer et suivre Dieu.

 

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 9,2-10.

En ce temps-là, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux.
Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille.
Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus.
Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande.
Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.
Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

 

Par Léon le Grand 

(?-440-461), pape de Rome et docteur de l'Église latine. Sermon 51, 2-6 ; SC 74 bis (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 209 rev.) 
 

« La gloire qui doit se révéler en nous »

 

« Jésus prit Pierre, Jacques et Jean son frère » et, les ayant amenés sur une haute montagne, il leur manifesta l'éclat de sa gloire. 

Car, même s'ils avaient compris que la majesté de Dieu résidait en lui, ils ignoraient que son corps, qui voilait sa divinité, avait part à la puissance de Dieu. 

Voilà pourquoi le Seigneur avait promis expressément, peu de jours auparavant, que parmi ses disciples « quelques-uns ici présents ne goûteront pas la mort avant de voir le Fils de l'homme venir dans son Royaume » (Mt 16,28), c'est-à-dire dans l'éclat royal qui convenait spécialement à la nature humaine qu'il avait prise. 

Cette transfiguration avait d'abord pour but d'enlever du cœur des disciples le scandale de la croix, pour que l'humilité de la Passion volontairement subie ne trouble pas la foi de ceux qui auraient vu la grandeur de la dignité cachée. 

Mais, par une même prévoyance, la transfiguration établissait dans l'Église de Jésus l'espérance destinée à la soutenir, en sorte que les membres du Corps du Christ comprennent quel changement s'opérerait un jour en eux, puisqu'ils étaient appelés à participer à la gloire qu'ils avaient vu resplendir dans leur Chef, dans leur tête. 

À ce sujet, le Seigneur lui-même avait dit, parlant de la majesté de son avènement : 

« Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père » (Mt 13,43). 

Et l'apôtre Paul affirme la même chose quand il dit : « J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer avec la gloire qui doit se révéler en nous » (Rm 8,18). 

Et dans un autre passage :

« Car vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu ; quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui pleins de gloire » (Col 3,3-4). 

Par Léon le Grand 

(?-440-461), pape de Rome et docteur de l'Église latine. Sermon 51, 2-6 ; SC 74 bis (trad. Véricel, L'Évangile commenté, p. 209 rev.) 
 

« La gloire qui doit se révéler en nous »

 

« Jésus prit Pierre, Jacques et Jean son frère » et, les ayant amenés sur une haute montagne, il leur manifesta l'éclat de sa gloire. 

Car, même s'ils avaient compris que la majesté de Dieu résidait en lui, ils ignoraient que son corps, qui voilait sa divinité, avait part à la puissance de Dieu. 

Voilà pourquoi le Seigneur avait promis expressément, peu de jours auparavant, que parmi ses disciples « quelques-uns ici présents ne goûteront pas la mort avant de voir le Fils de l'homme venir dans son Royaume » (Mt 16,28), c'est-à-dire dans l'éclat royal qui convenait spécialement à la nature humaine qu'il avait prise. 

Cette transfiguration avait d'abord pour but d'enlever du cœur des disciples le scandale de la croix, pour que l'humilité de la Passion volontairement subie ne trouble pas la foi de ceux qui auraient vu la grandeur de la dignité cachée. 

Mais, par une même prévoyance, la transfiguration établissait dans l'Église de Jésus l'espérance destinée à la soutenir, en sorte que les membres du Corps du Christ comprennent quel changement s'opérerait un jour en eux, puisqu'ils étaient appelés à participer à la gloire qu'ils avaient vu resplendir dans leur Chef, dans leur tête. 

À ce sujet, le Seigneur lui-même avait dit, parlant de la majesté de son avènement : 

« Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père » (Mt 13,43). 

Et l'apôtre Paul affirme la même chose quand il dit : « J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer avec la gloire qui doit se révéler en nous » (Rm 8,18). 

Et dans un autre passage :

« Car vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu ; quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui pleins de gloire » (Col 3,3-4). 

Jeudi 6 AOÛT 2015,TRANSFIGURATION DE NOTRE-SEIGNEUR. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille

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