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2 mars 2018 5 02 /03 /mars /2018 08:47

Prions ce Weekend particulièrement pour nos frères et soeurs Chrétiens du Pakistan

L’image contient peut-être : 1 personne, texte et gros plan

et particulièrement pour la communauté conduite par notre cher Abouna Shamaoon MasihMasih. 
Tous les Chrétiens sont particulièrement exposés en cette Nation où rappelons-le,une Loi relative aux supposés blasphèmes continue de faire des ravages dans les rangs de Chrétiens qui, pourtant, eux, respectent la liberté de conscience et de culte pour leurs frères humains.

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Pray for our Christian brothers and sisters in Pakistan and especially for the community led by our dear Abouna Shamaoon MasihMasih.
All Christians are particularly exposed in this Nation where remember, a law relating to supposed blasphemies continues to wreak havoc on the ranks of Christians who, however, they respect the freedom of conscience and worship for their human brothers.

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Ore por nossos irmãos e irmãs cristãs no Paquistão e especialmente pela comunidade liderada por nosso querido Abouna Shamaoon MasihMasih.
Todos os cristãos estão particularmente expostos nesta Nação onde lembre-se, uma lei relativa a supostas blasfêmias continua causando estragos nas fileiras de cristãos que, no entanto, respeitam a liberdade de consciência e culto para seus irmãos humanos.

VIVRE LES RÉALITÉS HUMAINES DANS LA FOI AU FILS DE DIEU

Une lecture du Liber asceticus de saint Maxime le Confesseur
par Véronique Dupont

Le commandement de l’amour des ennemis invite le chrétien à imiter le Christ jusqu’à devenir Dieu en lui. Ce n’est pas là une obligation qui serait imposée de l’extérieur à l’homme, mais une exigence de l’amour qui suscite la liberté. Tel est l’enseignement que Véronique Dupont nous invite à découvrir dans sa lecture du « Liber asceticus » de Maxime le Confesseur.

La théologie monastique de Maxime le Confesseur est indissociable du milieu politique et ecclésial dans lequel il a été plongé. En effet, Maxime vient au monde en 580, c’est-à-dire au seuil de ce terrible VIIe siècle qui verra la montée foudroyante de l’Islam, la dislocation de la chrétienté orientale et le rétrécissement de l’empire byzantin. Dans ce contexte de violence, qui n’est pas sans rapport avec notre époque, Maxime fut le champion de la foi catholique, témoignant envers l’Église d’une fidélité sans faille. Sa pensée théologique prit pour lui la forme du Christ, maître et Seigneur et le conduisit jusqu’au martyre dans l’abandon de tous sinon de son fidèle disciple Anastase.

Le Liber asceticus [1] fut rédigé dans les dernières années de la vie de Maxime [2]. Ce dialogue est un chef d’œuvre de la théologie monastique. Un dialogue, avec questions et réponses. Il semble que ce soit un genre littéraire dont Maxime fut coutumier, ainsi que d’autres auteurs de sa région culturelle et de son époque. Les Questions à Thalassios [3] et les Ambigua [4] sont aussi des réponses à des questions posées. Grégoire le Grand, qui a vécu à Constantinople comme apocrisiaire du pape un demi-siècle plus tôt, procède de la même manière pour écrire la vie de Benoît et d’une pléiade de saints d’Italie [5].

« Père, dis-moi une Parole : Comment être sauvé ? » Telle est la question classique d’un disciple à son père spirituel dans la tradition monastique des premiers siècles chrétiens. Au lieu d’interroger de la sorte son père spirituel, un jeune moine demande à Maxime : « Quel a été le but de l’Incarnation du Seigneur [6] ? ». Maxime ne se dérobe pas à la question du jeune moine. Il lui répond sérieusement, clairement, concrètement avec envergure et profondeur. Et pour répondre il brosse une grande synthèse théologique du salut offert par le Christ.

L’homme, créé par Dieu, placé dans le paradis, a transgressé le commandement et, par voie de conséquence, il est devenu mortel, sujet à la corruption et à la mort. Il a sombré dans les ténèbres et le désespoir.

« À cause de son trop grand amour » (Ep 2, 4), le Fils monogène de Dieu est venu illuminer l’homme et s’est fait homme pour le libérer de la mort en lui donnant la vie qu’il est lui-même. Comment a-t-il réalisé cela ? Par sa vie même, non pas par des discours. Il a pris l’homme exactement là où il était tombé en transgressant le commandement divin ; il l’a relevé, non pas de force mais en lui montrant que l’enjeu mort/vie est une question de liberté : transgresser le commandement conduit à la mort ; garder le commandement donne la vie. Mais quel est ce commandement et comment vivre ce rude combat ? Le Christ, Dieu fait homme, a gardé le commandement ; il nous a offert une manière de vivre divine ; il nous a « laissé un modèle pour que nous marchions sur ses traces » (1 P 2, 21) et, pour que, devenus fils dans le Fils, nous demeurions en son amour (Jn 15, 9) [7].

D’emblée Maxime met en lumière « Celui qui nous a fait passer des ténèbres à son admirable lumière » (1 P 2, 9). La compréhension de la christologie de Maxime dans ce traité nous semble nécessaire pour bien saisir ensuite les enjeux de l’anthropologie monastique qui en est issue.

1. La Christologie du Liber Asceticus

Même si Maxime ne présente pas, à proprement parler, un traité de christologie, ce bref ouvrage est un condensé, un concentré de la christologie qui s’est cherchée pendant les sept premiers siècles et dont la formulation s’est précisée et fixée au concile de Chalcédoine (451). Si la christologie de Maxime est chalcédonienne, il l’expose cependant avec beaucoup de liberté et dans une référence constante à l’Écriture. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous diviniser, nous déifier, nous répète Maxime. On retrouve là la célèbre affirmation de saint Irénée [8]. Autrement dit le Fils de Dieu est pleinement Dieu et pleinement homme [9].

Le Christ est Dieu
Il est le Monogène de Dieu. En Occident, nous sommes plus familiarisés avec l’expression « Fils unique ». Ces deux expressions recouvrent la même réalité : le Verbe est Fils unique de Dieu de toute éternité. Il est Dieu par nature ; il a reçu l’Esprit Saint, consubstantiel à lui-même ; il est source de vie et d’immortalité. Autrement dit, il est Dieu, totalement, par nature, par substance, par lien de filiation [10].

Le Verbe s’est fait homme
Il nous a illuminés en acceptant devenir homme (cf. Lc 1,79 ; Phi 2, 6-7) [11]. Il a pris chair de la Vierge Marie par l’Esprit saint (cf. Lc 1, 35). Il est né d’une femme et s’est fait sujet de la Loi afin qu’en observant le commandement il puisse détourner l’ancienne malédiction qui pesait sur Adam : « Dieu envoya son Fils, né d’une femme, né sujet de la Loi, afin de racheter les sujets de la Loi, afin de nous conférer l’adoption filiale » (Ga 4, 4-5) [12]. Maxime ne cherche pas à utiliser l’Écriture pour justifier son propos, sa réponse ; il transmet la Parole de Dieu, sans l’altérer et c’est ainsi qu’il trouve la réponse appropriée [13].

Le Christ est sujet de la loi : il est soumis à la loi. Il doit obéir, il va obéir. Il va vivre le commandement jusqu’au bout et son obéissance nous sauve de la désobéissance commise par Adam et dont nous avons « hérité ». À qui obéit le Dieu fait homme ? À son Père. Comment ? En gardant le commandement. Quel commandement ? Celui de l’Amour. Et cela le conduit jusqu’à la mort pour la vie [14].

Est-on bien sûr que cet homme est Dieu ? Oui, son Père lui a rendu témoignage à son baptême (cf. Mt 3, 13-17) et il a reçu « l’Esprit Saint venu du ciel, consubstantiel à lui-même [15]. »

Le Verbe vainqueur du mal
Pour obéir au commandement de l’amour, le Christ dut livrer un rude combat spirituel : il a été tenté par le démon dans le désert (cf. Mt 4, 1-11) mais il en est sorti vainqueur et a « ordonné au démon de se retirer [16] ». La triple tentation du Seigneur est le modèle de la lutte pour l’observation du commandement de la charité, l’unique commandement. Ce n’est pas uniquement pendant quarante jours au désert que le Seigneur combat, mais toute sa vie : « Il combat jusqu’à la mort pour garder le commandement de l’amour », il remporte la victoire complète sur le démon et nous en fait bénéficier [17].

Comment combat-il ? En se soumettant aux souffrances infligées par les scribes et les pharisiens [18]. En effet, à travers eux, le Seigneur combat l’instigateur de leurs actes, le Satan [19]. Il témoigne à ces scribes et pharisiens toutes les formes de l’amour. Il aime inlassablement. Il sait que les pharisiens et les juifs agissent par ignorance et ont été trompés par le démon. Il est donc rempli de compassion envers ceux qui se sont laissés duper ; c’est pourquoi, lorsqu’il meurt sur la croix, il supplie : « Père, pardonne-leur… » (Lc23, 34). Il supporte patiemment la souffrance, endure les blasphèmes, les coups, etc. En échange de la haine, il donne l’amour. Par sa bonté il expulse le père du mal.

Il se laisse vaincre volontairement. Il est crucifié dans sa faiblesse (cf. 2 Co 13, 4 ; Rm 1, 4) et par le moyen de cette faiblesse, il tue la mort (cf. He 2, 14), il triomphe du démon sur la croix, il remporte la victoire complète sur lui. Il vainc celui qui comptait le vaincre et avait arraché le monde à sa domination. Il est le nouvel Adam qui restaure le premier Adam. Il obtient la résurrection à notre profit : il nous fait bénéficier de sa victoire sur le démon [20]. Il nous fait devenir Dieu par grâce. Grâce à lui, par lui, en lui, « lui qui par nature est Dieu et Maître [21] ». Par son exemple il nous enseigne les voies de la vie qu’il est lui-même [22]. Il est complètement homme par sa nature, par sa vie, par sa mort et, par sa résurrection, il est le premier de nous tous à monter au ciel. Suivons-le en gardant le commandement, c’est-à-dire en demeurant dans son amour (cf. Jn 15, 9).

« Cette profession de foi christologique de Maxime fonde son enseignement ascétique » écrit le Père Dalmais [23]. Contrairement à l’ascèse monastique traditionnelle principalement issue du courant évagrien, qui est anthropocentrique, l’ascèse de Maxime est christocentrique.

Le Liber asceticus est bâti, fondé, sur l’articulation : Transgression du commandement / Garde du commandement. Le Verbe de Dieu s’est fait homme pour nous offrir une manière de vivre divine : il a gardé le commandement [24]. « L’homme créé par Dieu à l’origine et placé dans le paradis, transgressa le commandement et devint sujet à la corruption et à la mort [25] ». Il conviendrait de creuser la théologie de la création et du péché dans les œuvres du Confesseur, mais ce n’est pas directement notre propos. Néanmoins, essayons brièvement de comprendre ce que veut dire Maxime dans cette première phrase qui est la clé, l’enjeu de toute la théologie qui s’ensuit.

Dans d’autres textes [26], on perçoit que pour notre auteur la condition paradisiaque de l’homme a été réelle, même si elle a duré un temps très court, et que l’homme n’a pas été créé par Dieu dans l’état où il se trouve actuellement. Adam a transgressé le commandement.

2. L’anthropologie du Liber Asceticus

Comment vit cet homme qui transgresse le commandement ?
Avec le péché d’Adam, « la vérité a disparu parmi les fils des hommes » (Ps 11, 2). L’être humain est entré dans le royaume du mensonge. Qu’est-ce que cela signifie ? Il a sombré dans l’impureté, c’est-à-dire dans ce qui ne vient pas de Dieu. La multiplicité, la duplicité, les divisions de toutes sortes, sont la conséquence du péché de l’homme. En assumant une nature humaine, le Verbe ramène tous les éléments dispersés à l’unité.

Cet homme est égoïste, ami de l’argent, orgueilleux, vaniteux, gonflé de suffisance, hautain, fanfaron, diffamateur, hypocrite, irréfléchi, sans cœur, méchant, cruel, traître, implacable, fourbe, calomniateur, coléreux, rancunier, railleur, emporté, haïssant ses frères, gourmand, aimant le plaisir, follement attaché aux choses matérielles, inconstant, insouciant, plein d’acédie, plein de malice, trahissant toutes les vertus. Il est devenu la demeure des esprits mauvais et non plus celle du Saint-Esprit. Rempli de souillure, il est devenu une maison de trafic, un repaire de brigands au lieu d’une maison de prière (cf. Mt 21, 12-13), une nation pécheresse au lieu d’une nation sainte (cf. 1 P 2, 9), une mauvaise graine au lieu d’une semence sainte. Il est tombé si bas parce qu’il a abandonné les commandements du Seigneur. Il était fils de Dieu, il est devenu fils de l’enfer, fils perverti. Il appelle Dieu son père, mais c’est une comédie. Il a transgressé le commandement du Seigneur [27]. « Cet homme, c’est toi » (2 S 12, 7).

Dans cette énumération nous repérons nombre de vices qui s’engendrent les uns les autres. Cependant Maxime ne les présente pas comme une chaîne de vices comme l’ont fait Évagre [28], le Pseudo-Macaire [29] et tant d’autres. Il les énumère pêle-mêle parce que tout cela pousse en nous si nous n’y veillons pas. La Sainte Écriture met en garde contre chacun de ces vices.

Nous vivons avec le bon grain et l’ivraie. Ne manquons-nous pas de cohérence ? La foi ne suffit pas, les œuvres sont nécessaires. Regardons ceux qui ont vraiment cru dans le Christ : ils l’ont fait pleinement demeurer en eux-mêmes. Comment ? En observant ses commandements. Ainsi, en vérité, ce n’est plus eux qui vivent, mais le Christ qui vit en eux (cf. Ga 2, 20). Ils vivent en supportant tout pour le Christ en vue du salut de tous et ceci est très important, essentiel : dans la tradition monastique antérieure, le disciple demandait à son Père spirituel comment être sauvé, ici, dans ce texte plus tardif mais issu de la même tradition monastique, le moine vit, donne sa vie, pour le salut universel [30].

Garder le commandement du Seigneur
Quel est donc le commandement du Seigneur ? Tous les commandements de l’Écritures se résument en un seul : « Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur, de toutes tes forces et de tout ton esprit, et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Mt 22, 36-40). Textes duDeutéronome 6, 5 et du Lévitique 19, 18, repris par Jésus en Matthieu 22, 37 et 39. C’est le commandement de l’amour : « Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15, 12). C’est la manière dont nous vivons cet impératif de l’amour du prochain qui prouve notre amour pour Dieu. Il n’y a donc bien qu’un unique commandement et non pas deux dont le premier dispenserait de l’amour fraternel. Cet amour unique, unifiant, accomplit tous les autres commandements : « la charité ne fait point de tort au prochain, la charité est donc la loi dans sa plénitude » (Ro 13, 10) [31].

Mais il convient de résoudre une question préalable à cet unique amour : après l’énumération de tous les actes et réactions du vieil homme immergé dans les choses matérielles, profitant de tout ce qui passe, doit-on dire que les choses de ce monde sont mauvaises ? Et qu’est-ce que les choses de ce monde ? Ce sont : la nourriture, l’argent, les possessions, les louanges, et le reste, à savoir tout ce qui existe ! Mais, dira-t-on, Dieu a créé ces choses, c’est dire qu’elles ne sont pas mauvaises et que l’on peut lui plaire en en usant bien : « Tout est à vous, mais vous êtes au Christ et le Christ est à Dieu » (1 Co 3, 23). Là où cela devient une habitude mauvaise, un vice, c’est lorsque nous préférons ces choses matérielles, profanes, au commandement de l’amour. En effet, lorsque nous sommes attachés à ces choses, nous luttons contre les hommes au lieu de les aimer. C’est pour cela que le Christ demande à celui qui veut le suivre et garder son commandement, de renoncer à tout ce qu’il possède [32] .

Après avoir entendu cela, le frère fondit en larmes : « Je n’ai plus aucun espoir de salut. Que faire ? Le maître lui répondit : pour les hommes c’est impossible mais pour Dieu tout est possible (Mt 19, 26) [33]. Maxime nous livre alors un petit traité scripturaire de la componction [34]. Que faire donc ? Suivre l’itinéraire proposé par le psaume 94 : allons en présence du Seigneur, adorons-le, prosternons-nous, pleurons. Apprenons de toute l’Écriture ce qu’est la crainte de Dieu et convertissons-nous. Comment ? En pleurant nos péchés, en abandonnant nos vices, en purifiant nos cœurs, en en bannissant tous les esprits mauvais et impurs qui y rodent, en ne vivant plus dans la duplicité mais en nous laissant recréer pour devenir simples, unifiés, aimons-nous les uns les autres, appelons frères ceux qui nous haïssent, pardonnons-nous mutuellement puisque nous sommes en bute aux attaques du même ennemi, ce qu’on oublie trop souvent et on fait alors de nos frères, de nos sœurs, des ennemis au lieu de nous allier, de nous soutenir pour combattre ensemble l’ennemi. Excitons-nous les uns les autres dans un émulation de charité et de bonnes œuvres (He 10, 24). Et si la jalousie nous atteint, ne devenons pas féroces [35] ; par notre humilité, guérissons-nous les uns les autres. Ne désespérons pas de la miséricorde de Dieu. Nous obtiendrons le pardon de nos péchés en pardonnant à nos frères car la miséricorde de Dieu est cachée dans la miséricorde envers le prochain : Pardonnez-vous et il vous sera pardonné (Mt 6, 14). Heureux les miséricordieux car ils obtiendront miséricorde (Mt 5, 7) etc. C’est la mesure avec laquelle vous mesurez qui servira pour vous mesurer (Mt 7, 2).

Ainsi, le Seigneur nous a donné le moyen de nous sauver, de nous laisser sauver par lui. Mais ce salut n’échappe pas au pouvoir de notre volonté : il s’agit d’aimer, de donner, de pardonner. Cela nécessite le combat spirituel inévitable en vie chrétienne [36].

 


 

Le combat spirituel
L’apôtre Paul recommande à tous ceux qui soutiennent la guerre contre les esprits invisibles de revêtir la cuirasse de la justice, le casque de l’espérance, de prendre le bouclier de la foi et le glaive de l’esprit. Ainsi équipé on pourra éteindre les traits enflammés du mauvais. Ainsi on fait du pugilat sans frapper dans le vide (cf. Ep 6, 11-17) [37].

Paul combat en usant de la faiblesse de son propre corps pour mettre en fuite les esprits mauvais : « C’est lorsque que je suis faible que je suis fort » (2 Co 12, 10). Par la faiblesse il remporte la victoire sur les démons qui excitent les désirs charnels : la nourriture, la luxure, l’argent, c’est-à-dire tout ce qui est de l’ordre de l’avoir. Mais il est des démons qui nous font la guerre pour exciter la haine et dont le dessein est de faire transgresser le commandement de l’amour. Pour les en empêcher, il faut lutter en triomphant du mal par le bien, à l’imitation du Sauveur [38].

Les armes de notre combat ne sont point charnelles, elles sont spirituelles et ont le pouvoir de renverser des forteresses (2 Co 10, 4). Si, au lieu de mener ce combat nous sommes négligents ou paresseux et laissons les plaisirs charnels obscurcir notre esprit, nous faisons la guerre non aux démons mais à nous-mêmes et à nos frères. Nous nous mettons ainsi au service des démons au lieu de les combattre. Tandis que si je mène le bon combat, mon frère, je le sais, combat aussi. Alors, au lieu de combattre contre mon frère, je l’aide dans son combat. Je comprends que si je suis tenté, mon frère aussi est tenté et alors je lui pardonne. C’est ainsi que je résiste au Tentateur qui veut m’amener à haïr celui qui est tenté. De la sorte nous nous guérissons mutuellement [39].

La démonologie de Maxime est sotériologique. Le diable est l’anxieux, le haineux ; il a fait tomber l’homme dans ses pièges et depuis il a barre sur lui pour le livrer à la puissance de la mort. L’action du démon est au premier plan : comme il a tenté le Christ, il nous tente. Ne nous laissons pas vaincre ; utilisons deux remèdes efficaces : l’absence de soucis - la quiétude - pour ce qui est terrestre et l’application incessante à l’Écriture Sainte. Cette lutte corps à corps contre les démons se fait par la nepsis, la veille [40].

Imiter le Christ
Dans ce grand combat, le moine acquiert vertus et force, et Maxime propose pour cela un enchaînement des vertus [41] :

La crainte de Dieu engendre la sobriété. Devenir sobre, c’est détruire les pensées et toute puissance qui se dresse contre l’amour de Dieu. Nous faisons toute pensée captive pour l’amener à obéir au Christ (2 Co 10, 5). On fait le vide de tout ce qui n’est pas Dieu. Si tu appliques diligemment ton esprit à Dieu, tu auras la sobriété [42].

Mais comment s’appliquer continuellement à Dieu ? En pratiquant la charité, la continence, la prière. Ces trois vertus renferment toutes les autres [43]. La charité va dompter la colère par la miséricorde ; en faisant du bien, en étant patient avec le prochain et avec soi-même, en supportant tout ce qui nous incombe [44]. Maxime ne fait pas la théorie de la patience ; il dit comment être patient. Il nous offre véritablement un traité de vie baptismale, monastique et angélique.

Être patient, c’est tout supporter, c’est soutenir jusqu’au bout la tentation, c’est ne pas céder par surprise à la colère ; autrement dit, sans « surprise », il n’est même pas envisageable de se mettre en colère. C’est ne pas être soupçonneux, ni laisser échapper un seul mot sous le coup de l’émotion et n’avoir aucune pensée indigne d’un homme qui craint Dieu (cf. Si 23, 2) [45]. Être patient, c’est « estimer être soi-même la cause de l’épreuve que l’on subit » [46]. En effet, beaucoup de choses nous arrivent pour notre formation, pour nous rappeler nos péchés passés, pour nous faire sortir de notre négligence, et pour prévenir les fautes futures. Autrement dit, beaucoup de choses nous arrivent pour nous éviter de sombrer dans des maux plus grands. Alors supportons les avec patience. Devenu patient et, de ce fait, plus lucide sur soi-même, on n’accuse plus les autres, on se tourne vers Dieu qui pardonne et on accepte de bon cœur la correction (cf. He 12, 11) [47].

Être continent, c’est ne s’accorder que ce qui est nécessaire pour vivre et donc retrancher tout ce qui est in-utile et cause seulement du plaisir. La continence, pour Maxime, est synonyme de tempérance, laquelle tempérance éteint la concupiscence [48].

Le combat du moine s’exerce surtout contre les « pensées ». Nos pensées se rapportent naturellement aux objets extérieurs. Quand notre esprit s’attarde parmi ces objets, il s’emplit de pensées qui s’y rapportent. Au contraire la prière, le souvenir de Dieu, retire l’esprit de toute autre pensée et alors, s’entretenant avec Dieu, notre esprit devient déiforme. Il épouse Dieu, peut-on dire. À ce moment là, il demande à Dieu ce qui est convenable et il est toujours exaucé. En unissant notre esprit à Dieu, sans défaillance, on parvient peu à peu à briser nos attaches passionnées aux choses matérielles. Voilà pourquoi il faut prier sans cesse (Lc 18, 1 ; 1 Th 5, 17) [49]. Mais comment prier sans cesse ? L’Écriture ne demande rien d’impossible et pourtant il faut bien constater qu’on se disperse pendant la psalmodie et les divers services sur une multitude de pensées et d’images : ce sont les distractions desquelles peuvent naître bien des mauvaises pensées. La prière continuelle, c’est conserver son esprit attaché à Dieu avec beaucoup d’amour et de révérence. « Moi, je suis toujours avec toi » (Ps72, 23). C’est être toujours ancré en Dieu par l’espérance ; c’est toujours puiser en lui force et courage en tout ce que nous avons à entreprendre ou supporter. « Qui nous séparera de l’amour du Christ ? » (Ro 8, 35). C’est cela prier sans cesse ; c’est s’accrocher à l’espérance en Dieu, c’est tout vivre avec le Christ, c’est n’en être jamais séparé [50].

De la prière continuelle jaillit la joie parfaite, incessante, et la joie parfaite est le signe que la charité divine habite en nous [51]. Mais pour y parvenir, il reste une vraie question qu’ose poser ce frère honnête et désireux de marcher dans la voie du commandement de Dieu, question cruciale et douloureuse, question vitale, ou plutôt question dont la réponse, avec l’engagement qu’elle suppose, est vitale : « Comment aimer un homme qui me hait ? » [52]. Un homme qui m’a en aversion, qui m’envie, me lance des injures, me tend des pièges et essaie de me duper ? L’aimer est contre nature et semble impossible parce que par nature on se détourne, du fait des souffrances subies, de celui qui les cause.

La réponse de Maxime est abrupte et sans compromis possible. Les bêtes féroces [53] ne peuvent aimer les êtres qui les font souffrir, mais nous sommes créés à l’image de Dieu, il nous a été donné de connaître Dieu, nous avons reçu sa loi, alors il nous est possible de ne pas se détourner de ceux qui nous font souffrir et qui nous haïssent. C’est cela et cela seulement qui est spécifiquement chrétien [54]. « Aimez vos ennemis » (Mt 5, 44). Le Seigneur ne commande pas l’impossible, c’est donc que c’est possible. Il châtie le transgresseur. S’il châtie, c’est parce qu’il est possible de ne pas transgresser. Alors pourquoi est-ce si difficile d’aimer celui qui nous hait ? Parce que nous sommes pris par les choses matérielles. Et même ceux qui nous aiment, nous nous opposons à eux à cause des choses matérielles. Aimer un frère qui me hait, qui m’a en aversion et machine de quelque manière contre moi, c’est impossible si l’on n’a pas vraiment compris le but de l’incarnation du Sauveur ; mais on le peut si on l’a compris et si on y conforme notre vie avec ferveur [55].

« Oubliant tout ce qui est en arrière, tendus de tout notre être vers ce qui est en avant… » (Phi 3, 8), dénouons tous les liens de méchanceté qui entravent notre cœur, défaisons l’écheveau de nos contestations et de nos rancunes, empressons-nous de faire du bien à notre prochain de tout notre être, alors la Gloire de Dieu sera sans cesse avec nous. Donnons-nous tout entiers au Seigneur afin de le recevoir lui, tout entier ; devenons des dieux par sa grâce car c’est pour cela qu’il s’est fait homme, lui qui par nature est Dieu et maître. Obéissons-lui et il nous vengera sans peine de nos ennemis (Ps 80, 14). Aimons tous les hommes mais ne plaçons notre confiance en aucun, car le Seigneur nous garde. Aucun ennemi ne peut rien contre nous. Laissons-nous conduire par l’Esprit (cf. Ga 5, 16), veillons et soyons sobres (1 P 5, 8), rejetons le sommeil de la paresse, et devenons les émules des saints athlètes du Sauveur. Imitons leur combat, imitons leur course infatigable, imitons leur ardeur enflammée, imitons leur persévérance dans la continence, imitons leur sainteté dans la chasteté, imitons leur endurante patience, imitons la tendresse de leur compassion imitons leur douceur imperturbable, imitons la faveur de leur zèle, imitons leur amour sans feinte, imitons leur grandeur dans l’humilité, imitons leur simplicité dans la pauvreté, imitons leur force, imitons leur bonté, imitons leur pondération [56].

« Courons vers le ciel où nous aurons une cité permanente (cf. He 13, 14 et Phi 3, 20), jouissons de la fontaine de vie, joignons-nous au chœur des anges, et avec les archanges chantons des hymnes à Notre Seigneur Jésus-Christ à qui soit la gloire et la puissance, ainsi qu’au Père et à l’Esprit Saint, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles, Amen [57] ! »

3. Conclusion

Se tourner vers le Christ, marcher humblement avec le Christ et avec nos frères, préférer le Christ à tout ce qui est de la terre, aimer nos ennemis, vivre l’impossible humain dans la foi au Fils de Dieu, imiter le Christ jusqu’à devenir Dieu en lui, parvenir à la vie éternelle, est-ce là autre chose qu’un programme de vie chrétienne toute pure ? Dans ce texte, nous n’avons rien remarqué de spécifiquement monastique, tout simplement parce que la vie monastique, c’est la vie chrétienne dans toute sa pureté, sa radicalité.

Dans ce traité, comme à travers les Centuries sur la charité [58], Maxime se situe dans la droite ligne de Basile, du Pseudo-Macaire et de Grégoire de Nysse. Benoît, dans sa culture latine, ne trace pas une autre route.

Ayant séjourné récemment en Terre Sainte, j’ai été confrontée de plein fouet à la douloureuse situation des peuples d’Israël et de Palestine séparés par le mur de l’échec, de la peur, de la haine, signe visible des murs invisibles et parfois plus solides que le béton et dépourvus de check points, que nous dressons dans nos cœurs pour nous protéger de « l’autre », du frère ennemi, pour éviter les conflits. Dans cette situation révoltante et incompréhensible, des moines et des moniales cénobites et ermites errants « dans les déserts, dans les montagnes, les cavernes et les antres de la terre » (cf. He 11, 38) intercèdent et chantent à temps et à contre temps la louange du Christ Seigneur et vainqueur dans le mystère de vies broyées par la souffrance. À la suite du Confesseur, qui fut l’un d’eux [59], tous s’exercent au pardon des ennemis. Par leur vie donnée, le cœur de Dieu bat au centre de cette Terre Sainte, sa terre d’élection. Ils vivent le mystère de la charité.

Source :

Cet article est paru sous une forme légèrement différente dans Collectanea Cisterciensia 67 (2005).

[1] Maxime le Confesseur, La vie ascétique PG 90, 912-956, trad. Placide Deseille dansL’Évangile au désert, des premiers moines à saint Bernard, « Chrétiens de tous les temps », Cerf, Paris 1965, p. 161-193. Cette traduction a été rééditée en 1985 par ŒIL-YMCA Press.

[2] I. H. Dalmais o.p. « La doctrine ascétique de saint Maxime le Confesseur d’après le Liber Asceticus », Irénikon 26, 1953, p. 17-39.

[3] Maxime le Confesseur, Questions à Thalassios, trad. E. Ponsoye, « L’Arbre de Jessé », éd. de l’Ancre, 1992.

[4] Maxime le Confesseur, Ambigua, trad. E. PONSOYE, « L’Arbre de Jessé », éd. de l’Ancre, 1994.

[5] Grégoire le Grand, Dialogues, SC 254, 260 et 265, Cerf, Paris 1978-1980.

[6] La vie ascétique, §1 ; dans la suite de cet article, nous n’indiquerons que le numéro du paragraphe.

[7] Cf. § 1.

[8] Irénée de Lyon, Adversus Haereses V, SC 153, Cerf, préface, p. 15.

[9] Cf. § 1.

[10] Cf. § 10 et 1.

[11] Cf. § 1.

[12] Cf. § 10.

[13] Ceci est à remarquer du point de vue de la méthode théologique : on ne cherche pas tel ou tel verset de l’Écriture pour justifier ce que l’on veut dire, mais on cherche la réponse, la lumière, dans l’Écriture.

[14] Cf. § 13.

[15] Cf. § 10.

[16] Cf. § 10.

[17] § 12 et Cf. § 16.

[18] § 13.

[19] § 12.

[20] Cf. § 12 ; 13 ; 16.

[21] § 43.

[22] Cf. § 11

[23] I. H. Dalmais op, « La doctrine ascétique de saint Maxime le Confesseur d’après le Liber Asceticus », dans Irénikon 26, 1953, p. 20.

[24] Cf. § 1, 43 et 45

[25] § 1.

[26] Voir entre autres : Maxime le Confesseur, Questions à Thalassios, introduction par J.-C. Larchet, trad. E. Ponsoye, « L’arbre de Jessé », éd. de l’Ancre 1992, Prologue, p. 59-60. Voir aussi Ambigua 8, PG 91, 1104 A, Maxime le Confesseur, Ambigua 45, PG 91, 1353 ABC, Trad. française dans Ambigua, introd. J-C. Larchet, avant-propos, traduction et note par E. Ponsoye, commentaires par le Père D. Staniloae, « L’Arbre de Jessé », éd. de l’Ancre, 1994.

[27] Cf. § 32 - 36.

[28] Évagre, Sur les Pensées, SC 438, Cerf, §50.

[29] Pseudo-Macaire, Grande Lettre, § 8, 3.

[30] Cf. § 34.

[31] Cf. § 6-7

[32] Cf. § 5.

[33] Cf. § 40. La parole de Jésus citée ici est précisément prononcée dans un contexte de salut.

[34] § 40 passim.

[35] Cf. § 8.

[36] Cf. § 17.

[37] Cf. § 14.

[38] Cf. § 15.

[39] Cf. § 17.

[40] Cf. § 10 et 15.

[41] Cette présentation, des vertus ou des vices, en forme de chaîne est un moyen mnémotechnique classique dans la littérature monastique des premiers siècles. Cf.Cassien, Institutions Cénobitiques, IV, 43, SC 109, Cerf, p. 185. Cette forme d’expression se trouve déjà en 2 P 1, 5-7.

[42] § 18.

[43] § 19.

[44] § 20.

[45] Cf. § 21.

[46] § 22.

[47] § 22.

[48] Cf. § 23.

[49] Cf. § 24.

[50] Cf. § 25

[51] Cf. § 26.

[52] Cf. § 8 et 41.

[53] La comparaison d’un moine à une bête féroce lorsqu’il est sous l’emprise d’un vice ou d’une passion mauvaise se retrouve à plusieurs reprises dans la littérature patristique. Cf.Cassien, Institutions Cénobitiques VII, 10 ; VIII, 19, p. 305 et 361.

[54] Cf. § 8.

[55] Cf. § 9.

[56] Cf. § 45

[57] Cf. § 45

[58] Maxime le Confesseur, Centuries sur la charité, I, SC 9, Cerf, 1945.

[59] Maxime est né dans le Golan et fut moine à a Laure de saint Chariton, en Palestine avant devoir fuir en raison des invasion barbares.

 

Troisième samedi du Grand Carême

Saint Qurbana

    • 1 St Pierre 2: 1-10 :
  • 01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;
  • 02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,
  • 03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.
  • 04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.
  • 05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.
  • 06 En effet, il y a ceci dans l’Écriture : Je vais poser en Sion une pierre angulaire, une pierre choisie, précieuse ; celui qui met en elle sa foi ne saurait connaître la honte.
  • 07 Ainsi donc, honneur à vous les croyants, mais, pour ceux qui refusent de croire, il est écrit : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle,
  • 08 une pierre d’achoppement, un rocher sur lequel on trébuche. Ils achoppent, ceux qui refusent d’obéir à la Parole, et c’est bien ce qui devait leur arriver.
  • 09 Mais vous, vous êtes une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.
  • 10 Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu ; vous n’aviez pas obtenu miséricorde, mais maintenant vous avez obtenu miséricorde.
    •  
    • Philippiens
    • 2: 12-30 :
  • 12 Mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et profond respect ; ne le faites pas seulement quand je suis là, mais encore bien plus maintenant que je n’y suis pas.
  • 13 Car c’est Dieu qui agit pour produire en vous la volonté et l’action, selon son projet bienveillant.
  • 14 Faites tout sans récriminer et sans discuter ;
  • 15 ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache au milieu d’une génération tortueuse et pervertie où vous brillez comme les astres dans l’univers,
  • 16 en tenant ferme la parole de vie. Alors je serai fier de vous quand viendra le jour du Christ : je n’aurai pas couru pour rien ni peiné pour rien.
  • 17 Et si je dois verser mon sang pour l’ajouter au sacrifice que vous offrez à Dieu par votre foi, je m’en réjouis et je partage votre joie à tous.
  • 18 Et vous, de même, réjouissez-vous et partagez ma joie.
  • 19 Dans le Seigneur Jésus, j’ai l’espoir de vous envoyer bientôt Timothée, pour que j’aie, moi aussi, la satisfaction de recevoir de vos nouvelles.
  • 20 Je n’ai en effet personne d’autre qui partage véritablement avec moi le souci de ce qui vous concerne.
  • 21 Car tous les autres se préoccupent de leurs propres affaires, non pas de celles de Jésus Christ.
  • 22 Mais lui, vous savez que sa valeur est éprouvée : comme un fils avec son père, il s’est mis avec moi au service de l’Évangile.
  • 23 J’espère donc vous l’envoyer dès que je verrai clair sur ma situation.
  • 24 J’ai d’ailleurs confiance dans le Seigneur que je viendrai moi-même bientôt.
  • 25 J’ai aussi jugé nécessaire de vous envoyer Épaphrodite, mon frère, mon compagnon de travail et de combat. Il était votre envoyé, pour me rendre les services dont j’avais besoin,
  • 26 mais il avait un grand désir de vous revoir tous, et il se tourmentait parce que vous aviez appris sa maladie.
  • 27 Car il a été malade, et bien près de la mort, mais Dieu a eu pitié de lui, et pas seulement de lui, mais aussi de moi, en m’évitant d’avoir tristesse sur tristesse.
  • 28 Je m’empresse donc de vous le renvoyer : ainsi vous retrouverez votre joie en le voyant, et moi je serai moins triste.
  • 29 Dans le Seigneur, faites-lui donc un accueil vraiment joyeux, et tenez de telles personnes en grande estime :
  • 30 c’est pour l’œuvre du Christ qu’il a failli mourir ; il a risqué sa vie pour accomplir, à votre place, les services que vous ne pouviez me rendre vous-mêmes.
    •  
    • Saint-Marc 8:1-10 :
  • 01 En ces jours-là, comme il y avait de nouveau une grande foule, et que les gens n’avaient rien à manger, Jésus appelle à lui ses disciples et leur dit :
  • 02 « J’ai de la compassion pour cette foule, car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi, et n’ont rien à manger.
  • 03 Si je les renvoie chez eux à jeun, ils vont défaillir en chemin, et certains d’entre eux sont venus de loin. »
  • 04 Ses disciples lui répondirent : « Où donc pourra-t-on trouver du pain pour les rassasier ici, dans le désert ? »
  • 05 Il leur demanda : « Combien de pains avez-vous ? » Ils lui dirent : « Sept. »
  • 06 Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre. Puis, prenant les sept pains et rendant grâce, il les rompit, et il les donnait à ses disciples pour que ceux-ci les distribuent ; et ils les distribuèrent à la foule.
  • 07 Ils avaient aussi quelques petits poissons, que Jésus bénit et fit aussi distribuer.
  • 08 Les gens mangèrent et furent rassasiés. On ramassa les morceaux qui restaient : cela faisait sept corbeilles.
  • 09 Or, ils étaient environ quatre mille. Puis Jésus les renvoya.
  • 10 Aussitôt, montant dans la barque avec ses disciples, il alla dans la région de Dalmanoutha.
    •  

 

PROCHAIN STAGE D'ICONOGRAPHIE

 

 

 

EN PREMIÈRE SEMAINE DU MOIS DE

 

 

 

MAI 2018

 

(Du 1er au 8 Mai.Conférence du Pr Sadek le 7 Mai) , 

au Monastère Syro-Orthodoxe francophone

 

par Armia Chef d’atelier au Patriarcat Copte

 

Orthodoxe d'Alexandrie (Sous la supervision et avec

 

conférence du Pr Sadek A ) 

 

 

INSCRIVEZ-VOUS RAPIDEMENT

 

Adresse ci-dessous:

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie,

Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

L’inquiétante offensive médiatique des partisans de l’euthanasie

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*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

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VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

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à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

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SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

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UNE NEUVAINE A SAINT JOSEPH ? ...POURQUOI PAS ?

Les fidèles du Christ appartenant à l'Eglise Romaine-catholique célèbrent le "MOIS DE SAINT JOSEPH", lequel culmine avec la Solennité de Saint Joseph le 19 Mars.

D'aucun me diront que proposer une telle une neuvaine sur un site Orthodoxe-oriental n'est pas conforme aux pratiques orthodoxes, je répondrai qu'en effet, s'il y a quoique ce soit d'hétérodoxe dans le contenu d'une prière, tel serait le cas, mais que lorsque rien ne l'est (hétérodoxe),rien n’interdit à des fidèles Orthodoxes de s'unir à d'autres frères  Chrétiens dans cette démarche dévotionnelle. S'unir à nos frères et sœurs Romains-catholiques dans cette démarche peut être une bonne manière de me soutenir lors de la prochaine "Visite Pastorale et Canonique" que j'effectuerai au Brésil du 16 au 22 Mars avec, pour "point d'orgue", la célébration en notre Paroisse de Saint Joseph où j'installerai l'Icône que les fidèles de France offrent à cette paroisse pauvre et qui, en ce moment, est écrite à l'atelier du Patriarcat Copte-Orthodoxe d'Alexandrie...

SAINT JOSEPH, INTERCÉDEZ POUR NOUS DEVANT LE TRÔNE DE LA GRÂCE DIVINE !

 

 

Le contenu de la neuvaine (environ 5 à 10 minutes par jour)

Le thème de la neuvaine est "Voici l'homme"

Chaque jour, vous recevrez une courte méditation, et une courte prière. Vous pourrez conclure votre prière en récitant un "Je vous salue Joseph"

  • Un vidéo de 1-2 minutes du Père Nicolas Buttet, fondateur et modérateur de la Fraternité Eucharistein et de plusieurs fondations et œuvres en Suisse et dans d'autres pays.
  • Un court texte de méditation 
  • Un extrait de l’Évangile
  • Un acte concret et précis à poser dans la journée, lié au thème de la journée

 

Pourquoi cette neuvaine ? 

Une neuvaine est une prière offerte à une intention particulière, répétée neuf jours de suite. Ici, nous demanderons la puissante intercession de Saint Joseph. 

« Demandez, et l'on vous donnera... frappez, et l'on vous ouvrira...» (Mat. 7,7 - Luc 11,9)
« Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez » (Mat. 21,22)
« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » (Jean 14,13) 
« Ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom » (Jean 16,23)

Les témoignages abondent en toute l'histoire de l'Eglise, qui montrent que Dieu se laisse toucher par cette forme de prière.

 

Pourquoi prier Saint Joseph ?

« La discrétion extrême avec laquelle Joseph accomplit le rôle que Dieu lui avait confié met encore davantage en évidence sa foi, qui consista à se placer toujours à l’écoute du Seigneur, en cherchant à comprendre sa volonté, afin d’obéir à celle-ci de tout son coeur et de toutes ses forces. C’est pourquoi l’Evangile le définit comme un homme "juste" (Mt 1, 19).

En effet, le juste est une personne qui prie, qui vit de la foi et qui cherche à accomplir le bien en chaque circonstance concrète de la vie. »

Jean Paul II, Pape de Rome à l'Angélus du 17 mars 2002.

Nous allons donc nous tourner vers saint Joseph pendant neuf jours :

D’une part pour méditer sur ses vertus et grandir dans celles-ci, d’autre part pour demander sa puissante intercession.

Saint Joseph est réputé être très efficace, mais souvent assez lent ! C'est un homme très concret. Il faut donc lui faire une demande précise, bien claire, puis être fidèle et patient ! 

Vous pouvez le prier tout particulièrement pour votre famille, votre travail, ou encore pour apprendre de lui à devenir un homme (ou une femme) juste.

 

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Neuvaine à Saint Joseph
Neuvaine à Saint Joseph

La marche de Saint Joseph

 

Cette année, la neuvaine est préparée par la Marche de Saint Joseph, une équipe d'une quinzaine de pères de famille qui organise chaque année une marche dans Paris, pour la fête de la Saint Joseph. Elle s’adresse à tous les hommes, pères, époux, de toutes générations et de toutes conditions physiques ou sociales, plus ou moins engagés dans la vie de l’Église, croyants ou en questionnement. Le temps d’une journée, elle conjugue marche dans Paris, échanges avec d’autres pères, prières, enseignement, célébration, procession aux flambeaux, sacrement de réconciliation et veillée avec les familles. L’animation spirituelle de la marche, soutenue par les diocèses d’Ile de France, est assurée par la Père Jean-Philippe Fabre, professeur au Collège des Bernardins.

Tous les hommes sont invités à se joindre à la Marche de Saint Joseph ! Cette année, la marche aura lieu le samedi 17 mars, à Paris. Plus d'informations ici.

« Rentrant alors en lui-même, il se dit...: 
- Ici je meurs de faim. Je vais retourner chez mon père ' »

« Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés » (Mt 5,5). 

Par cette parole le Seigneur veut nous faire comprendre que le chemin de la joie, c'est les pleurs. 

Par la désolation on va à la consolation ; c'est en perdant sa vie qu'on la trouve, en la rejetant qu'on la possède, en la haïssant qu'on l'aime, en la méprisant qu'on la garde (cf Lc 9,23s). 

Si tu veux te connaître toi-même et te maîtriser, entre en toi-même et ne te cherche pas au-dehors... 

Rentre donc en toi-même, pécheur, rentre là où tu existes vraiment : en ton cœur. 

A l'extérieur, tu es un animal, à l'image du monde...; au-dedans, tu es un homme, à l'image de Dieu (Gn 1,26), et donc capable d'être déifié.

C'est pourquoi, frères, l'homme qui rentre en lui-même, ne se découvrira-t-il pas au loin, comme le fils prodigue, dans une région de dissemblance, dans une terre étrangère, où il s'assied et pleure au souvenir de son père et de sa patrie ?... « Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) 

Peut-être encore dans l'ombre pour ne pas te voir toi-même : tu couds ensemble des feuilles de vanité pour couvrir ta honte (Gn 3,7), regardant ce qui est autour de toi et ce qui est à toi, car tes yeux sont grand ouverts sur de telles choses. 

Mais regarde au-dedans, regarde-toi : c'est là que se trouve le plus grand sujet de honte...

Il est évident, frères : nous vivons en dehors de nous-mêmes... 

C'est pourquoi la Sagesse a toujours à cœur d'inviter à la maison du deuil plutôt qu'à la maison du banquet (Eccl 7,3), c'est-à-dire de rappeler en lui-même l'homme qui était au-dehors de lui-même, en disant : 

« Bienheureux ceux qui pleurent » et dans un autre passage : 
« Malheur à vous qui riez maintenant » (Lc 6,25)... 

Mes frères, gémissons en présence du Seigneur : que sa bonté le porte à nous pardonner... 

Bienheureux ceux qui pleurent, non parce qu'ils pleurent, mais parce qu'ils seront consolés. Les pleurs sont le chemin ; la consolation c'est la béatitude.

(Isaac de l'Étoile (?-v. 1171),moine cistercien.2ème sermon pour la Toussaint § 13-20 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 84)

"Voltando para si mesmo, ele diz para si mesmo ...:
- Aqui estou morrendo de fome. Voltarei ao meu pai "

"Bem-aventurados os que choram, porque serão consolados" (Mt 5, 5).

Por esta palavra, o Senhor quer que entendamos que o caminho da alegria é lágrimas.

Por desolação, vamos a consolação; É ao perder a vida que a encontra, ao rejeitá-la, ela a possui, ao odiar ela a ama, ao desprezá-la, ela a guarda (cf. Lc 9,23).

Se você quer se conhecer e se controlar, entre em si mesmo e não olhe para fora ...

Volte para si mesmo, pecador, volte para onde você realmente existe: em seu coração.

Do lado de fora, você é um animal, como o mundo ...; no interior, você é um homem, à imagem de Deus (Gn 1,26) e, portanto, pode ser deificado.

É por isso que, irmãos, o homem que retorna a si mesmo não seja descoberto muito longe, como o filho pródigo, em uma região de dissimilaridade, em uma terra estrangeira, onde ele se senta e chorar na memória de seu pai e seu país? ... "Adam, onde você está? »(Gn 3,9)

Talvez ainda nas sombras para não te ver você mesmo: você costuma juntar folhas de vaidade para cobrir sua vergonha (Gen 3,7), olhando ao redor e o que é seu porque seus olhos estão abertos em tais coisas.

Mas olhe para dentro, olhe para si mesmo: é aí que a maior coisa da vergonha é ...

É óbvio, irmãos: vivemos fora de nós ...

É por isso que a sabedoria sempre tem um coração para convidar a casa do luto, e não à casa do banquete (Eccl 7.3), isto é, chamar de volta a si mesmo o homem que estava fora de si mesmo, dizendo:

"Bem-aventurados os que choram" e em outra passagem:
"Ai de vocês que riem agora" (Lc 6,25) ...

Meus irmãos, gemem na presença do Senhor: que sua bondade o leve a nos perdoar ...

Bem-aventurados aqueles que choram, não porque choram, mas porque serão consolados. Chorar é o caminho; o consolo é felicidade.

(Isaac da Estrela (? -v. 1171), monge cisterciense. 2º sermão para o Dia de Todos os Santos § 13-20 (Brésard, 2000 anos A, 84)

"Coming back to himself, he says to himself ...:
- Here I'm starving. I'm going back to my father '"

"Blessed are those who mourn, for they will be comforted" (Mt 5,5).

By this word the Lord wants us to understand that the path of joy is tears.

By desolation we go to consolation; it is by losing one's life that one finds it, by rejecting it one possesses it, by hating it one loves it, by despising it one keeps it (cf Lk 9,23s).

If you want to know yourself and control yourself, go into yourself and do not look outside ...

Go back to yourself, sinner, go back to where you really exist: in your heart.

Outside, you are an animal, like the world ...; inside, you are a man, in the image of God (Gn 1,26), and therefore able to be deified.

That is why, brethren, will the man who returns to himself not be discovered far away, as the prodigal son, in a region of dissimilarity, in a foreign land, where he sits and weep at the memory of his father and his country? ... "Adam, where are you? »(Gn 3,9)

Perhaps still in the shadows not to see you yourself: you sew together leaves of vanity to cover your shame (Gen 3,7), looking around and what is yours because your eyes are wide open on such things.

But look inside, look at yourself: that's where the biggest thing of shame is ...

It's obvious, brothers: we live outside ourselves ...

This is why Wisdom always has at heart to invite to the house of mourning rather than to the banquet house (Eccl 7.3), that is to say, to call back in itself the man who was outside of himself, saying:

"Blessed are those who cry" and in another passage:
"Woe to you who laugh now" (Lk 6,25) ...

My brothers, groan in the presence of the Lord: may his goodness lead him to forgive us ...

Blessed are those who cry, not because they cry, but because they will be comforted. Crying is the way; consolation is bliss.

(Isaac of the Star (? -v., 1171), Cistercian monk.2nd sermon for All Saints' Day § 13-20 (Brésard, 2000 years old A, 84)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

COMMENT SUIS-JE DEVENU ORTHODOXE ?

Témoignage de Monsieur Maxime Egger

 

 

 


Maxime Egger est né en Suisse dans une famille catholique. Il est devenu orthodoxe en 1990, suite à plusieurs visites au monastère orthodoxe Saint-Jean-Baptiste en Angleterre et à plusieurs entretiens avec l'archimandrite Sophrony, fils spirituel et biographe de saint Silouane l'Athonite. Maxime Egger fut l'inspirateur et le premier secrétaire de l'Association Saint Silaoune l'Athonite et il est le fondateur des Éditions Le sel de la terre, maintenant associées en co-édition avec les Éditions du Cerf, et de la Fondation « Diagonale ». Il est l'auteur de Prier 15 jours avec Silouane (Nouvelle cité, 2002) et il prépare une biographie du père Sophrony. Il est diacre à la paroisse Sainte-Trinité-et-Sainte-Catherine à Genève (Patriarcat de Constantinople).


 Comment faire pour que Dieu 
ne meure pas entre les lignes d’un texte? »

Mgr Georges Khodr

Comment suis-je devenu orthodoxe ? C’est sans doute la question qui m’a été posée le plus souvent ces dernières années. N’aimant guère parler de moi-même, j’ai généralement noyé le poisson dans quelques vagues généralités. Aujourd’hui, après de longues hésitations, j’ai consenti à répondre.

Pourtant, alors que je prends la plume, je me dis que j’ai été bien imprudent, inconscient même, d’accepter un exercice aussi difficile, délicat et périlleux. Difficile, parce qu’il est, au fond, impossible de raconter en quelques pages ce qui est le fruit d’années de cheminement. Délicat, parce qu’il y a dans ce parcours – comme dans tout cheminement spirituel – un mystère proprement indicible, une dimension si profonde et personnelle qu’on ne peut qu’avoir énormément de réticence à en parler.  Mais, si ma main frémit, c’est surtout que j’ai peur de parler davantage pour ma propre gloire que pour la gloire de Dieu.

Je viens d’utiliser le mot « cheminement ». J’aurais aussi pu parler d’une série de passages – au sens de Pâques –, d’une succession de morts-résurrections. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Je vois vraiment non seulement mon itinéraire spirituel, mais toute la vie comme une marche ininterrompue, un pèlerinage intérieur et une ascension toujours recommencée vers le Royaume des cieux, qui est au milieu de nous et en nous. Sur ce chemin, il y a tout ce dont l’existence est faite, mais surtout des rencontres, des personnes à travers lesquelles – sans que j’en sois toujours conscient – Dieu est venu à ma rencontre et m’a montré la voie.

Que dire de mon itinéraire spirituel et de ses différentes étapes ?

D’abord, il y a eu le temps de l’enfance, dans une famille catholique plutôt pieuse mais non rigoriste, avec le catéchisme et la messe plus ou moins « obligatoires ».

Ensuite, juste après ma confirmation, est venu le temps de la révolte de l’adolescence contre une Église jugée – à tort ou à raison – comme pharisienne, hypocrite, moralisatrice, culpabilisante. Rébellion qui va m’amener à jeter le bébé (le Christ) avec l’eau du bain (l’institution et ses dogmes).

À partir de 15 ans, je peux dire que j’étais agnostique, mais travaillé en profondeur par les grandes questions métaphysiques: qui suis-je ? quel est le but de la vie ? pourquoi la souffrance et la mort ? etc.  Le temps de la quête avait commencé. Lecture des grands auteurs existentialistes,  études de sociologie et engagement journalistique, tout cela m’exaltait, mais rien ne me satisfaisait complètement. Il restait au fond de moi comme une béance secrète. J’avais, intuitivement, le sentiment que l’homme ne peut pas être à lui-même son propre sens, la source de sa propre vie.

Taraudé par ce manque, fatigué par « les petites éternités de jouissance » dont je relevais mon quotidien, je décidai en 1983 – terme de ma formation journalistique – de prendre une année sabbatique pour réaliser un vieux rêve : le voyage en Orient. Je passerai, de fait, quelque neuf mois dans le sous-continent indien.

Ce voyage, si riche et bouleversant que je n’ai toujours pas fini de le digérer, fut un temps de l’éveil. L’un des moments capitaux eut lieu dans le désert de Thar (Rajasthan). Le corps limé et l’âme polie par la route, j’étais descendu au petit matin au bord d’un étang dans lequel se mirait un temple. Là, dans le silence et la solitude de l’aube, dans cette transparence cristalline de l’eau et de l’air, j’ai été soudain comme submergé par une force de paix, de plénitude, de lumière.  Les larmes, abondantes, coulaient sans raison. Entre le monde et moi, tout soudain était communion, amour, harmonie.

Cette expérience était-elle une illusion – je me méfie plutôt des états mystico-extatiques – ou une manifestation de la Gloire divine qui irradie en permanence les êtres et les choses? Je ne sais pas et je préfère ne pas me prononcer. Peu importe d’ailleurs. L’essentiel – ce dont je suis sûr – c’est qu’après rien n’était plus comme avant. Mon cœur avait été touché, une autre dimension de la conscience s’était ouverte en moi. Oui, il y a au plus profond de l’être et du monde une force, un Etre, une Présence infinie, au-delà du temps et de l’espace, qui transcende le réel et qui le fonde. Oui, l’homme est un mélange de finitude et d’infini, de temporel et d’éternel. A ce moment-là, cet Être, ce Tout-Autre était encore impersonnel. Il n’avait ni nom, ni visage. Je n’osais pas encore l’appeler Dieu. Mais il était.

De retour en Suisse s’imposa le temps du questionnement.  L’existence de ce Tout-Autre dont j’avais eu l’intuition remettait tout en cause. Les questions se bousculaient dans mon esprit: quelles conséquences dois-je en tirer pour ma vie ? puis-je simplement continuer comme avant, reproduire le même bonheur facile et superficiel ?  Un désir d’infini et d’éternité brûlait en moi. Je ressentais comme une indicible nostalgie de cette paix et de cette unité à laquelle il m’avait été donné de goûter.

Des auteurs comme Karlfried Graf Dürckheim et René Guénon me permirent de comprendre, de mettre des mots sur ce qui m’arrivait. Tout devenait clair: pour rester en contact avec cet Etre suprême, Principe de toute existence, il fallait me rendre « transparent », me libérer de mon ego et de ses illusions. Pour cela, les livres ne servaient à rien. Je devais me mettre en chemin. Il fallait une pratique de transformation spirituelle. Différentes rencontres, certaines affinités esthétiques firent le reste: le temps du zen pouvait commencer.

Laïc, sans dogmes ni croyances, « neutre » donc universel, centré sur l’expérience immédiate de l’esprit humain et non sur l’étude des textes, le zen me convenait très bien. Je m’y engageai avec beaucoup de zèle, notamment au sein d’une communauté réunie autour d’un centre de rencontres spirituelles et de méditation dans le Jura neuchâtelois. Par sa rigueur et ses exigences alliées à une étonnante fraîcheur, cette pratique a été fondatrice pour toute la suite de mon cheminement.

Ce travail de vidage et de vidange du moi, d’ouverture intérieure, de dépouillement et d’approfondissement, allait paradoxalement, secrètement, permettre à la grâce de mon baptême de se réactiver. Un jour, en pleine session zen, la figure du Christ remonta ainsi à la surface, resurgit des profondeurs de l’être. Fabuleux humour de Dieu qui écrit droit avec des lignes courbes: cet Etre impersonnel et abstrait dont j’avais pris conscience en Inde prenait, par la pratique d’une forme impersonnelle de méditation, un visage et un Nom personnels: Jésus-Christ. Comme saint Augustin, j’avais envie de crier : « Mais toi, Seigneur, tu étais plus intérieur que ce qu’il y a en moi de plus intérieur, et plus élevé que ce qu’il y a en moi de plus élevé ».

Alors, je partis à la recherche de mes racines chrétiennes. Avec cette question, lancinante: existait-il dans le christianisme une voie offrant les éléments que la spiritualité orientale m’avait montrés comme essentiels à tout cheminement: des pratiques de transformation intérieure, une vraie «tradition», une relation maître-disciple vivante ? René Guénon – qui mentionne l’hésychasme comme «voie initiatique» –, diverses rencontres à la faveur notamment d’une enquête journalistique sur les conversions, un reportage en Egypte chez les Coptes m’amenèrent tous à la même réponse: une telle voie existait dans le christianisme oriental.

Étrangement, une conversation que j’avais eue avec une amie deux ans auparavant me revint en mémoire avec une intensité et une insistance inhabituelles. Elle m’avait parlé alors d’un monastère « extraordinaire », fondé en Angleterre par l’archimandrite Sophrony (1896-1993), un moine orthodoxe – disciple du starets Silouane (1866-1938), canonisé en 1987 par la Patriarcat œcuménique de Constantinople – qui avait vécu plus de vingt ans au mont Athos, notamment comme ermite et père spirituel de plusieurs communautés. Ce souvenir m’obséda tellement que je finis par me rendre en Grande-Bretagne.

Le séjour au monastère Saint-Jean-Baptiste (Essex) fut absolument bouleversant. Outre l’accueil réservé à chaque visiteur (véritablement reçu comme le Christ) et la proximité entre moines, moniales et pèlerins qui se côtoyaient en toute simplicité, partageant les mêmes espaces de vie, trois choses m’ont frappé lors de ce premier séjour.

D’abord, l’extrême attention accordée à la personne, le respect absolu de son unicité. De ce respect naissait visiblement une étonnante liberté, laquelle prenait son sens et sa consistance dans le don et l’oubli de soi pour le service de l’autre.  Je découvrais ce que signifie «vivre en Église», mode d’existence qui fait – ou devrait faire – de l’Église autre chose qu’une société simplement humaine.

Ensuite, l’office de la prière de Jésus. Je me souviendrai toujours quand, dans la fraîcheur du petit matin, je suis entré pour la première fois dans l’Église Saint-Silouane.  Tout baignait dans une lumineuse pénombre, irradiée par les veilleuses devant les icônes. Le silence régnait, rehaussé par le chant des oiseaux qui filtrait à travers les impostes. Et pendant deux heures, cette prière psalmodiée en d’innombrables langues, slavon, grec, français, anglais: « Seigneur Jésus-Christ, fils de Dieu, aie pitié de nous ».  Si je l’ai récitée au début quasiment comme un «mantra», cette prière allait devenir, au fil du temps, un face-à-Face personnel, vivant, pacifiant, purificateur, avec le Christ. Dans le tréfonds du cœur, un moyen de communion avec Dieu, mais aussi un combat ardu et souvent épuisant contre les passions et pensées parasites. J’étais fasciné à l’idée que cette prière était née dans le désert d’Egypte au IVe siècle. Cette première rencontre avec l’orthodoxie était donc aussi un retour aux racines du christianisme et de l’Europe, à l’Église une et indivise des premiers siècles.

Enfin, j’ai été bien sûr touché par la beauté des offices liturgiques, célébrés avec une profondeur qui – je le compris plus tard – était l’expression simultanée de la joie pascale et de la douleur de la Croix.

Que ce soit dans la prière de Jésus ou dans la liturgie, j’ai été immédiatement fasciné par la place donnée au corps, mobilisé dans tous ses sens – la vue par les icônes et les bougies, l’ouïe par les chants, l’odorat par l’encens, etc. – et par une série de gestes: signes de croix, prosternations (métanies)... L’Inde, par le choc avec sa réalité nue, m’avait fait découvrir non seulement que j’avais un corps, mais que j’étais un corps. L’orthodoxie, à travers ses offices liturgiques, ses jeûnes fréquents, sa tradition ascétique, allait m’apprendre que la rencontre et l’union à Dieu passe aussi par le corps.

Pendant ce séjour, il ne me fut pas possible de voir le père Sophrony, malade. Juste avant de partir, l’un des moines me donna un tchotki à cent nœuds, un chapelet de laine noir confectionné au mont Athos. Je le reçus comme un signe non seulement d’encouragement à la prière, mais aussi de lien spirituel.

Je passerai sous silence ce qu’il me fut donné de vivre à mon retour. Je dirai simplement que mon cœur était blessé d’amour et qu’une porte s’était entrouverte, révélant mon néant et mes ténèbres intérieures devant Dieu. « Repentez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche » (Mt 4,17), dit le Christ au début de son Evangile. Sans doute n’ai-je pas encore commencé à me repentir, mais j’ai appris que cette métanoïa est la clé de la vie spirituelle. Indissociable de l’humilité, elle est le moteur de la transformation du vieil homme en homme nouveau, de l’ouverture à l’Esprit.  Oui, ce n’est qu’en reconnaissant mes faiblesses, mes imperfections, la poubelle qu’est mon âme, que je peux m’ouvrir à la miséricorde de Dieu, à l’amour qui est pardon et patience.  C’est cet amour, cette compassion qui change la substance même des choses, qu’il m’a été donné de découvrir d’emblée dans l’Église orthodoxe.

Ayant très naturellement abandonné le zen pour la prière de Jésus, je me plongeai avec passion dans les lectures qui m’avaient été recommandées au monastère: outre l’Evangile et les Psaumes, notamment le livre du père Sophrony sur le starets Silouane, un ouvrage sur la prière de Jésus de saint Ignace Briantchaninov et l’Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient de Vladimir Lossky. Les finesses théologiques, bien sûr, m’échappaient, mais deux points résonnèrent tout de suite puissamment en moi.

D’abord, l’unité profonde, indissociable, entre théologie et mystique, exprimée par la formule célèbre d’Evagre le Pontique: « Si tu es théologien, tu prieras vraiment, et si tu pries vraiment, tu es théologien ».Autrement dit, il n’y a pas de vraie théologie sans connaissance du mystère de Dieu. Et connaître ce mystère, c’est le vivre, dans une expérience de l’Esprit saint qui dépasse, crucifie et transfigure la raison.

Le deuxième point qui me parla très fort, c’est la conception orthodoxe du salut. Non pas comme «rachat» ou «rédemption», mais comme «transfiguration» et «déification». «Dieu s’est fait homme pour que l’homme puisse devenir Dieu», déclare saint Athanase d’Alexandrie.  Chez les pères orthodoxes, l’être humain est toujours vu d’abord en référence l’image divine qui est en lui et non par rapport à son péché. Et le péché n’est pas défini comme la transgression juridique d’une norme éthique, mais comme le refus de l’amour du Père,  l’éloignement de Dieu dû à l’orgueil et aux maladies spirituelles de l’âme et du corps. D’où une approche thérapeutique et non culpabilisante du péché, ainsi qu’une vision ontologique de la sainteté: « Saint n’est pas celui qui a atteint un degré élevé dans le domaine de la morale humaine ou dans une vie d’ascèse et même de prière (les pharisiens aussi jeûnaient et disaient de "longues" prières), mais celui qui porte en lui le Saint-Esprit », dit le père Sophrony.

Je comprenais ainsi que le christianisme n’est pas d’abord une éthique, mais un mode d’être spirituel, une voie d’union à Dieu, une vie crucifiée et ressuscitée qui fait de nous une créature nouvelle. Les commandements du Christ ne sont pas des lois sur le mode d’un «tu feras, tu ne feras pas», mais des «énergies divines» par lesquelles nous pouvons devenir – dans notre vie, notre conscience et notre pensée – semblables au Christ. Quant à l’Église, elle n’est pas d’abord une instance morale, ni une agence caritative ou humanitaire, mais le grand hôpital de l’âme, le lieu où nous sommes sûrs de pouvoir recevoir le Dieu vivant et participer à son Royaume.

Peu à peu, je découvrais un autre visage du christianisme que celui dont j’avais le souvenir. Un visage qui me séduisait, m’enchantait. Surtout, loin d’être une abstraction, une belle vision de l’esprit, ce christianisme était vécu, incarné – imparfaitement sans doute, mais non moins réellement – par des communautés et des personnes. De retour au monastère Saint-Jean-Baptiste quelques mois après ma première visite, j’eus la grâce infinie de rencontrer l’archimandrite Sophrony. Une rencontre qui marque, à l’évidence, un tournant dans mon existence.

Il y aurait mille choses à dire sur cet homme de Dieu, reconnu par tous comme un authentique starets. Mais, selon son désir, je resterai discret. Je ne dirai qu’une seule chose, capitale pour mon cheminement: j’avais sous les yeux un témoin de la vie en Christ, de la connaissance de la Trinité. Je voyais dans cet ancien ce qu’était une « personne », un être de communion avec Dieu et les autres.  Devant tant d’amour et de liberté, de lumière et de vitalité créatrice, je pouvais donc avoir confiance dans la voie, la tradition dont il était porteur.

J’ai « flirté » ainsi, si je puis dire, intensément pendant plus de deux ans avec l’orthodoxie, me familiarisant avec ses rites, sa théologie, visitant régulièrement le monastère Saint-Jean-Baptiste, commençant à fréquenter les paroisses orthodoxes de Fribourg et de Chambésy.  Je passais de la croyance héritée de mon enfance à la foi, c’est-à-dire à une relation vivante, personnelle, avec le Christ.

Assez vite, je manifestai le désir de devenir orthodoxe. Mais le père Sophrony freina mon élan, estimant que je devais « simplement » (!) m’efforcer de « passer mes journées sans péché » et que cela pouvait se faire n’importe où (à cet égard, je ne crois pas qu’il y ait moins prosélyte que l’Église orthodoxe).  Il m’a donc fallu attendre plus de deux ans pour pouvoir faire le pas. Avec le recul, je pense que cette attitude de réserve, d’appel à la patience, était pleine de sagesse.

Ce temps de l’attente, véritable kénose, s’est donc révélé très profitable, fécond. Il m’a permis d’approfondir ma foi, d’aller au bout de certaines questions, d’affronter certains doutes, de faire ma catéchèse, de perdre d’emblée certaines illusions sur l’Église orthodoxe, de mettre à l’épreuve la profondeur de mon désir. Il m’a permis également de régler la question de mes origines catholiques.

Devant la fin de non-recevoir du père Sophrony, j’ai en effet essayé de renouer avec ma tradition d’origine.  Malgré ces efforts, les personnes remarquables que j’ai rencontrées, la mayonnaise, comme on dit, n’a pas pris. J’étais déjà ailleurs, irrésistiblement attiré par la spiritualité chrétienne orientale où je respirais avec ampleur. Et puis, autant je me sentais en symbiose avec la théologie et l’ecclésiologie orthodoxes, autant je butais sur certains aspects du catholicisme romain, notamment l’institution du pape, la conception de l’Esprit saint, un certain juridisme ambiant...

En 1990, je vécus la Semaine Sainte au monastère Saint-Jean-Baptiste. Une véritable mort-résurrection avec le Christ qui rendit mon « passage » – au sens de Pâque – à l’orthodoxie aussi évident qu’inéluctable. Ce «passage » – j’en étais sûr maintenant – n’était ni une affaire de convenance, ni un choix esthétique purement subjectif, mais une nécessité intérieure. J’aurais envie de dire: une question de vie et de mort. Le père Sophrony le comprit et, quelques semaines plus tard, j’entrais dans la communion sacramentelle de l’Église orthodoxe au monastère. Afin de marquer cette Pâque personnelle, de manifester ce désir d’entrer dans une vie nouvelle, le père Sophrony me donna le prénom de Maxime, me plaçant sous le patronage de saint Maxime le Confesseur, disciple de saint Sophrone de Jérusalem.

On l’aura compris. Mon «passage» à l’orthodoxie n’est pas le résultat d’une réflexion intellectuelle ou d’une fascination plus ou moins exotique, mais le fruit d’un long cheminement spirituel. Il n’y a en lui ni rejet, ni reniement, ni trahison d’une autre confession.  Vu mon long éloignement de l’Église catholique, il ne s’agissait ni d’un changement – encore moins d’une rupture –, mais d’une réintégration, ailleurs, dans le corps du Christ qui est l’unique Église. Je n’ai pas choisi une confession par opposition à une autre, après un savante comparaison de leurs vertus et degrés de vérité respectifs. Non, j’ai simplement suivi le chemin qui s’ouvrait et se déroulait sous mes pas, obéi à un attrait très fort, irrésistible même, pour une Lumière à l’éclat et à la pureté extraordinaires. En ce sens, ma conversion est essentiellement de l’ordre de l’accomplissement.

En fait, je ne me suis pas converti à l’orthodoxie, mais au Christ, qui est le chemin et la vérité.  Il faut ici clairement distinguer entre être orthodoxe et vivre en orthodoxe, c’est-à-dire en chrétien. Autrement dit, on estorthodoxe par son «incorporation» sacramentelle et la foi que l’on confesse, mais on devient chrétien par sa vie, par l’acquisition de l’Esprit saint à travers l’assimilation et la mise en pratique de l’Evangile.

Entrer dans cette vision-là, c’est évidemment tout le contraire d’une affirmation confessionnelle autosatisfaite, exclusive, nationaliste, ethnique ou triomphaliste. Personnellement, je me sens chrétien avant d’être orthodoxe. Ou plutôt je ne conçois l’orthodoxie que comme synonyme de la vie chrétienne, évangélique, en plénitude. En ce sens, devenir orthodoxe, ce n’est pas seulement se couvrir d’un nouveau manteau tissé de rites et de formulations théologiques, c’est revêtir le Christ lui-même. Mais revêtir le Nouvel Adam, qu’est-ce sinon accepter de mourir au vieil Adam, changer de peau et de vie ?

J’ai dit que mon entrée dans la communion sacramentelle de l’Église orthodoxe était un accomplissement. En conclusion, j’aurais envie d’ajouter qu’elle est en réalité un commencement. Car la vraie conversion – la seule qui compte, au-delà de toute appartenance ecclésiale –, c’est la métanoïa dont parle Jésus au début de l’Évangile, le retournement de tout notre être, de notre cœur le plus profond, par lequel « notre pauvreté humaine se tourne vers la grâce de Dieu » (André Louf). Or, dans la mesure où je reste pécheur, cette révolution intérieure n’est jamais faite une fois pour toutes. Elle ne s’interrompt ni ne se termine jamais. Elle est un mouvement infini, un devenir qui n’en finit pas d’advenir. Elle est le chemin à la suite de Celui qui est le Chemin, qui chemine avec moi et en moi: le Christ qui fait toutes choses nouvelles.

Être orthodoxe, pour moi, c’est me dire chaque matin comme saint Antoine: « Aujourd’hui je commence ».

Source:  revue Itinéraires : Recherches chrétiennes d'ouverture
No. 23, Été 1998 (Association Itinéraires, 
1052 Le-Mont-sur-Lausanne, Suisse).

 

Ne trouvez-vous pas merveilleuse l'interprétation de ces chants de la Tradition Bysantino-slave ?

POURQUOI SAINT JEAN-BAPTISTE EST-IL PARFOIS REPRÉSENTÉ AVEC DES AILES ?

Les Évangiles sont la clef pour comprendre la représentation ailée du "messager annonciateur du Messie".

Dans la plupart des traditions chrétiennes, saint Jean-Baptiste est « le dernier prophète de l’Ancien Testament », le « précurseur du Christ » ou le « prophète glorieux ». Typologiquement relié au prophète Élie, il est souvent représenté avec des ailes, comme un messager de Dieu. En grec, le terme evangelos — d’où viennent les noms « ange » et « évangéliste » — signifie « bon messager », « porteur de bonnes nouvelles ».

S’il en est ainsi, alors pourquoi les autres messagers de Dieu ne sont-ils pas représentés avec les ailes d’un ange ? Et cela ne devrait-il pas s’appliquer aussi aux apôtres ? Selon A Reader’s Guide to Orthodox Icons, on trouve la réponse dans les Évangiles. Chez Luc (Lc 7, 28) comme chez Matthieu (Mtt 11, 11), Jésus affirme explicitement que : « Parmi ceux qui sont nés d’une femme, personne n’est plus grand que Jean ». Une hymne liturgique chantée pendant la fête de la nativité du Baptiste le proclame « sommet et couronne des prophètes ». On estime qu’il a un rôle spécial parmi les saints : c’est un homme céleste, décrit comme un « ange du désert »

Selon la tradition, la vie du Baptiste dans le désert est une vie « angélique » pour deux raisons principales. Une est assez évidente : ayant proclamé la venue du Messie, il est devenu un messager de Dieu, un « héraut », comme les anges. Mais saint Jean baptiste est aussi le prototype de la vie monastique : il a conduit une vie de prière, d’abstinence et de chasteté, loin de toute nécessité matérielle, proclamant la venue du Messie, devenant un héraut de Dieu comme les anges. Ce mode de vie est souvent comparé à celui des anges, et c’est la raison pour laquelle Jean-Baptiste est le saint patron des ermites.

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Ô Toi, l’Au-delà de tout,

Que te chanter d’autre ?

L’Hymne qui te célèbre, où la trouver ?

À toute louange, tu te dérobes,

Comment l’esprit te saisirait-t-il ?

Toute intelligence, tu la dépasses.

Seul, indicible :

Toute parole coule de toi.

Seul inconnaissable :

Toute pensée vient de toi.

Tous les êtres t’acclament,

Ceux qui parlent et ceux qui sont muets.

Tous les êtres te glorifient,

Ceux qui pensent et ceux qui n’ont pas de pensée.

Le désir du monde, l’universel gémissement,

Te balbutient.

Tout ce qui est : prière vers toi !

Vers toi, tout être qui épelle ton univers

Tisse une hymne de silence.

Tout ce qui subsiste, demeure par toi.

En toi s’ancre l’universelle fluctuation.

Tous les noms pour toi.

Mais comment t’appeler ?

Ô le seul qu’on ne peut nommer !

Ô Toi, l’Au-delà de tout.

 

St Grégoire de Naziance

 

Dix petites astuces pour vaincre sa peur de la confession

Prières de délivrance ,
de libération et de protection

 

 

Ces prières sont fort utiles, voire indispensables quotidiennement ou le plus souvent possible, pour notre amélioration et notre protection à tous.

Mais en cas de sérieuses difficultés voire d’impossibilité pour se défaire définitivement d’un mauvais penchant, de mauvaises habitudes, voire d’un vice, d’une tare quelconque, réciter, que dis-je méditer, matin et soir et à chaque tentation violente, lentement, calmement, avec ferveur et à genoux si l’on peut, ces prières à la suite, le Credo  la prière d’Alfred de Rievaulx suivie de celle de Grégoire de Narek de celle à St Michel Archange.

 En pratique, il s'avère que ces prières déplaisent à l'Adversaire qui tâchera donc de vous empêcher de les pratiquer ou vous induira à cesser de les prier. Du fait  que leur effet bénéfique, même s’il est réel immédiatement, ne commencera à se faire ressentir vraiment dans l’Âme et l’Esprit puis  dans le corps aussi, qu’au bout de quelques jours ou semaines, l ne manquera pas de vous tenter de découragement !

Il faut persévérer !

Le Malin cherchera à profiter  de cette période intermédiaire pour vous faire trouver de toutes sortes de "bonnes raisons" pour  ne pas continuer ces prières ou en empêcher  Il convient de persévérer…….

N’oublions que DIEU à enseigné à Ste Catherine de Sienne, Docteur de l’Église, qu’il y a trois vices principaux, à savoir : 
*l’amour-propre qui engendre le second,
*l’estime de soi-même, qui engendre le troisième qui est
*l’orgueil. 
 Ces vices entraînent à leur suite l’injustice, la cruauté et tous les autres péchés iniques et grossiers….

La première chose à demander à DIEU pour soi-même est une volonté forte et conforme à la Sienne.

Demandons-Lui également la haine du péché et des offenses à Son Amour et à Sa Bonté.

N’oublions pas non plus de Lui demander également de nous guérir de tout ce qui Lui déplaît en nous.


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Prière d’Alfred de Rievaulx,

Abbé du XII ème siècle

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Ô, bon pasteur Jésus, pasteur si bon, voici les plaies de mon âme.
Ton regard voit tout, il est vivant et efficace. Il atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit. Tu vois la trace de mes péchés et les dangers immédiats et les raisons de craindre pour l’avenir. Tu vois tout cela Seigneur et c’est mon désir que tu le vois.
Tu sais bien, Toi qui scrute mon cœurqu’il n’est rien dans mon âme que je veuille cacher à tes yeux. Regarde-moi, doux Jésus, regarde-moi…… j’espère en Ta pitié, O très miséricordieux……..
Comme un bon médecin, Tu regardes pour guérir, comme un maître compréhensif pour corriger, comme un père indulgent pour pardonner.
Voici ce que je demande, confiant en Ta toute puissante miséricorde, en Ta miséricordieuse toute puissance : par Ton nom suave et efficace et par le mystère de Ta sainte humanité, remets mes péchés s’il Te plaît et guéris les langueurs de mon âme.
Quant aux vices et aux passions qui m’assaillent encore par l’effet d’une mauvaise habitude invétérée, ou de ces innombrables négligences quotidiennes, que Ta grâce me donne la force et la vertu nécessaires pour ne pas y consentir.
Que Ton esprit de bonté et de douceur descende en mon cœur et qu’il s’y prépare une demeure, la purifiant de toute souillure de la chair et de l’esprit et y infusant un accroissement de foi, d’espérance et de charité, de sentiments de componction et de tendresse.

Qu’il me donne la ferveur et la discrétion dans les travaux et les veilles. Qu’il m’accorde la volonté généreuse et le pouvoir de T’aimer, de Te louer, de Te prier, de réfléchir, d’agir et de penser en toutes choses selon Toi. Qu’il m’accorde enfin de persévérer en tout cela jusqu’à la fin de ma vie. AMEN

 

Prière de Grégoire de Narek,

Moine du Xe siècle.

gregoiredenarek

Seigneur, j’ai péché contre Ta grande bonté, moi homme vil, j’ai péché.
J‘ai péché contre Ta source de lumière, moi, ténèbres, j’ai péché.
J’ai péché contre les bienfaits infinis de Ta grâce, en vérité j’ai péché.
J‘ai péché contre la compassion de Ton amour céleste, maintenant j’ai péché.
J‘ai péché contre Toi qui m’as créé du néant, oui, certes, j’ai péché.
J‘ai péché contre les caresses de Ta sublime tendresse. Infiniment, j’ai péché.
J‘ai péché par l’oubli de Tes bienfaits, de nouveau j’ai péché.
J‘ai péché par mon corps en l’utilisant contre mon âme, stupidement j’ai péché.
J‘ai péché par félonie contre Toi qui es la Vie, en vérité j’ai péché.
J‘ai péché par le mépris de Ta parole, gravement j’ai péché.

Tu es capable de me remettre toutes ces dettes, Seigneur des miséricordes, Dieu de tous.
Si Tu m’écoutes, je soupire. Si Tu me prêtes l’oreille, je Te supplie.
Si Tu m’exauces, je Te demande. Si Tu me pardonnes, je Te prie.
Si Tu Te tournes vers moi, je crie. Si Tu ne me prêtes pas attention, je suis perdu.
Si Tu me montres un visage effrayant, je suis anéanti. Si Tu me grondes, je tremble.
Si Tu me regardes de travers, je frissonne.

Et si tu Te mets en courroux, je suis épouvanté.

Mais si dans Ta bonté Tu viens à mon secours, Seigneur Jésus-Christ,
Je serais centré sur Toi par la suavité la plus abondante et j’imprimerais dans mon âme Ton image de lumière.

A nouveau retrouvé, pardonné, je me fixerais en Toi et je serais recréé par la 
rédemption à une vie immortelle, incorruptible.

A Toi, avec Ton Père, par Ton Saint-Esprit, gloire dans les siècles. 
AMÎN

Prière à l’Archange Saint MICHEL

stmichel

Très glorieux Prince des armées célestes, Saint Michel Archange, défends-nous dans le combat contre les principautés et les puissances, contre les chefs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans les airs.

Viens en aide aux hommes que Dieu a faits à son image et à sa ressemblance et rachetés à si haut prix de la tyrannie du démon.

La sainte Église Te vénère comme son gardien et son protecteur, Toi à qui le Seigneur a confié les âmes rachetées pour les introduire dans la céleste félicité.
Conjure le Dieu de paix d’écraser Satan sous nos pieds, afin de lui ôter tout pouvoir de retenir les hommes dans ses chaînes et de nuire à l’Église.

Présente au Très-Haut nos prières, afin que, bien vite, le Seigneur nous fasse miséricorde.

Sois vainqueur de l’antique serpent qui n’est autre que Satan le diable pour le précipiter enchaîné et avec ses légions dans les abîmes et qu’il ne puisse plus jamais séduire les nations. AMEN.

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Dieu du ciel, Dieu de la terre, Dieu des Anges, Dieu des Archanges, Dieu des Patriarches, Dieu des Prophètes, Dieu des Apôtres, Dieu des Martyrs, Dieu des Confesseurs, Dieu des Vierges, Dieu qui a le pouvoir de donner la vie après la mort, le repos après le travail ; parce qu’il n’y a pas d’autre Dieu que Toi, et qu’il ne peut y en avoir d’autre que Toi, le Créateur de toutes choses visibles et invisibles, et dont le règne n’aura point de fin : nous Te supplions humblement, Majesté glorieuse, d’user de Ta puissance pour nous délivrer et préserver de toute tyrannie des esprits infernaux, de leurs pièges, tromperies et méchancetés.

Par Jésus-Christ Notre Seigneur qui vit et règne avec toi et le Saint Esprit: Dieu Unique au siècles des siècles . 
Amîn.
Des embûches du démon, délivre-nous Seigneur.
Que Ton Église Te serve dans la paix et la liberté ; nous T’en prions, écoute-nous.
Que les ennemis de la sainte Église soient abaissés ; nous T’en prions, écoute-nous. AMÎN

 

AU FIL DU NET...

 

POUR ALIMENTER

 

NOTRE RÉFLEXION ET...NOS

 

PRIÈRES:

LORSQUE MARSEILLE ENSEIGNE L'ISLAM A L'ECOLE.

Le spectacle de Selman Reda présente un spectacle devant les élèves de deux classes de 3e du collège Louis-Pasteur de Marseille (9e). Il « remonte aux prémices du livre sacré » selon Le Monde.

Sa voix chaude et ses mains sont celles d’un conteur, enrobant d’arabesques des phrases distillées avec lenteur et poésie. Mais le spectacle de Selman Reda n’a rien d’une fable. Ne laisse personne te voler les mots, monologue très personnel que l’acteur marseillais a écrit et déjà joué plus d’une vingtaine de fois depuis décembre 2017 dans les théâtres, collèges et lycées de sa région , brasse des thèmes contemporains, sensibles et inflammables.

L’interprétation du Coran, les dérives qu’elle engendre et, mais aussi, en toile de fond, la façon dont on peut vivre l’islam dans une France laïque et républicaine, profondément traumatisée par les attentats terroristes. Selman Reda a 40 ans. Il est né dans le Rif marocain mais vit en France depuis ses 4 ans. Silhouette svelte, tête rasée et sourire pacifique, il a basculé tardivement dans le théâtre.

L’établissement, situé dans l’est de la ville, n’est pas classé en réseau d’éducation prioritaire mais il accueille depuis quelques années des élèves des quartiers nord. «Leurs parents sont en quête d’un havre de paix», glisse Lucile Pleven, professeure de français qui a organisé la venue du spectacle. Dans ses classes, où musulmans et non-musulmans se côtoient, l’enseignante juge que «la question de l’islam est au cœur des préoccupations ». […]

Le Monde

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BOKO ARAM A ENCORE SÉVIT. CETTE FOIS, AU NIGERIA

 

Lundi 20 février, 110 jeunes filles ont été kidnappées par Boko Haram. L’enlèvement a eu lieu dans un collège de filles de la ville de Dapachi, au Nord-Est du Nigeria.

C
ent-dix jeunes filles sont portées disparues suite à l’attaque d’une école par des insurgés de Boko Haram. L’information émane de l’agence Reuters qui a relayé le communiqué du ministère de l’information nigérian publié dimanche 25 février.

« Le gouvernement fédéral a confirmé que 110 étudiantes du Collège scientifique et technique gouvernemental de Dapchi, état de Yobe, sont jusqu’ici portées disparues, après que des insurgés appartenant à une faction de Boko Haram ait envahi leur école lundi.”

Le président Muhammadu Buhari, 75 ans, ancien dirigeant militaire élu en 2015 après avoir juré d’écraser Boko Haram, a qualifié la disparition des filles après l’attaque de lundi dans la ville de Dapchi, dans l’Etat de Yobe, de « désastre national ». L’armée a été mobilisée pour retrouver les jeunes filles.

Le groupe islamiste Boko Haram était tristement devenu célèbre en 2014, après avoir enlevé et mené à l’esclavage 276 étudiantes de la ville de Chibok. Le mouvement international #BringBackOurGirls étaient alors né pour plaider leur libération.

Certaines d’entre elles sont toujours détenues et celles qui sont revenues parfois devenues mères, sont marginalisées et discriminées dans leurs villages.

Source: InfoChrétienne

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MENACES NUCLÉAIRES US SUR LA RUSSIE ?...

 

Les militaires américains préparent les forces armées des pays européens à l’utilisation des armes nucléaires tactiques contre la Russie, selon Sergueï Lavrov.

Intervenant lors d'une session de la conférence sur le désarmement à Genève, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a exprimé l'espoir que les Européen opposent un «non» ferme au déploiement sur leur territoire des armes nucléaires américaines.

«Le maintien des armes nucléaires non stratégiques des États-Unis en Europe, accompagné de la pratique déstabilisante de "missions nucléaires communes" entrave le désarmementnucléaire en Europe», a-t-il signalé

Selon lui, dans le cadre de ces missions, «les membres non nucléarisés de l'Otan, violant grossièrement le Traité sur la non-prolifération, participent aux planifications d'utilisation des armes nucléaires non stratégiques des États-Unis et s'entrainent aux compétences adéquates».

«Tout le monde doit comprendre que les militaires américains préparent ainsi les forces armées des pays européens à l'utilisation des armes nucléaires tactiques contre la Russie», a relevé Sergueï Lavrov.

Le ministre a assuré que Moscou était prêt à la reprise des négociations lors de la conférence sur le désarmement et qu'aucun tabou n'existait pour lui sur aucun des points à l'ordre du jour.

«La Russie est prête à la reprise des négociations dans le cadre de la conférence sur la base de tout programme équilibré et issu d'un consensus. La Russie n'a de tabou sur aucun point à l'ordre du jour. Nous avons la volonté politique et la capacité d'expertise pour entamer un travail de négociation», a assuré Sergueï Lavrov.

source

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SYRIE: Dans la Ghouta, responsabilité des dijhiadistes?...

Les groupes armés rebelles retranchés dans la Ghouta, tels Jaïch al-Islam, refusent aux civils la possibilité de quitter les zones de combats. Le géopolitologue Alexandre Del Valle rappelle que cette stratégie est celle du bouclier humain.

«Aujourd'hui dans la Ghouta, on a un problème. C'est qu'on a des djihadistes liés à al-Qaïda, ex-Front al-Nosra [désormais] Fatah al-Cham, qui s'est noyé dans un groupe qui a changé de nom pour avoir l'air respectable, et encore d'autres groupes soutenus par l'Arabie saoudite qui ont refusé les termes de l'évacuation. On oublie de le dire.»

Pour Alexandre Del Valle, professeur, écrivain et auteur de Les vrais ennemis de l'Occident : du rejet de la Russie à l'islamisation des sociétés ouvertes (L'artilleur, 2016), la situation dans la Ghouta orientale n'est absolument pas celle qui est décrite dans une certaine presse ou par les dirigeants occidentaux.

«[Ils] prennent des populations civiles en otage, un peu comme fait le Hamas quand Israël veut bombarder», continue-t-il, analysant la stratégie des rebelles de la Ghouta de la façon suivante : «On accuse l'ennemi [Damas] de faire des carnages mais soi-même on se cache exprès [parmi] une population qu'on empêche de partir pour être sûr qu'il y ait un carnage.»

Et d'ajouter pour conclure : «Donc les véritables criminels qui sont à l'origine de la mort de ces civils, ce sont les djihadistes qui ont refusé les termes de l'évacuation et qui prennent leurs femmes, leurs enfants comme boucliers humains.»

Ce sont des islamistes extrêmement radicaux

Alexandre Del Valle s'attache également à nommer correctement ce que recouvre le vocable de «rebelle» : «Il faut quand même dire que la totalité des mouvements soi-disant rebelles – ça fait presque sympathique, "rebelles" – sont des djihadistes d'obédience salafiste ou Frères musulmans [...] ce sont des islamistes extrêmement radicaux.»

source

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LA fin de Tupperware, 235 salariés sur le carreau 

 

Les deux dernières machines qui produisaient encore dans l'unique usine Tupperware qui employait 235 salariés à Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire, se sont arrêtées définitivement mercredi matin à l'aube. Tupperware, en France, c'est fini...

A l'issue d'une grève de deux semaines en janvier, un accord avait été conclu avec le groupe américain de fabricant de boîtes alimentaires en plastique concernant les conditions de licenciement des salariés du site, en activité depuis 1973.

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l'entreprise, "la majorité des salariés sont satisfaits de l'accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait".

Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l'entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros.

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l'usine par "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France".

"Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine"

Pour l'élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille, la décision de fermeture de l'usine est "un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron".

"Tupperware a quatre usines en Europe : Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu'on coûte trop cher !", avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre, encore sous le choc de l'annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes.

"Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, il y en a 8, et elles ne tournent pas à plein régime", a fait valoir la direction de Tupperware.

Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production de Tupperware en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle encore argumenté.

Cette cessation d'activité à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l'agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d'un plan social de 2013.

source

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DES ELUS DANS LA RUE POUR SOUTENIR NOS "SANS DOMICILES FIXES"

Pour alerter sur le sort des SDF, une trentaine d'élus parisiens a passé la nuit dans des températures glaciales à Paris. Si l'opération a été très relayée, RT France a rencontré d'autres SDF qui, eux, n'ont pas bénéficié de cet éclairage médiatique.

«La fraternité commence par là», explique Abderrahim Ait Omar, conseiller municipal Les Républicains (LR) de Villeneuve-la-Garenne au micro de RT France, alors qu'il s'apprête à passer la nuit dehors par -7 degrés. C'est à l'appel de Mama Sy, maire adjointe LR en charge de la jeunesse à la mairie d’Etampes, qu'une trentaine d'élus ont décidé de dormir dehors dans le but d'alerter les pouvoirs publics sur le sort des sans domicile fixe (SDF). 

Super il caille, là c'est parfait pour dormir

Si le succès est au rendez-vous, de nombreux médias ayant couvert l'opération, les conditions dans lesquelles les élus ont dormi sont encore loin de ce que vivent au quotidien les SDF. Et certaines attitudes et réflexions ont terni l'image donnée par les élus, laissant penser à une opération de communication bien rodée. «Super il caille, là c'est parfait pour dormir», s'enthousiasme par exemple Abderrahim Ait Omar dans un sourire. «Aucun n'est venu me parler, parce qu'ils étaient trop occupés avec les journalistes», constate d'ailleurs amer, Medhi, un SDF.

 

Et loin des caméras et des élus, les migrants à la Porte de la Chapelle qui n'ont pas eu droit aux mêmes égards se sentent oubliés : «C'est pas la France, c'est pas vivable», estime l'un d'eux avant de réclamer qu'un gymnase soit mis à leur disposition.

source

PRESENTATION D'UN LIVRE INDISPENSABLE AUX PARENTS

Pour Didier Pleux, il convient d' « Établir un code familial en amont des sanctions »

 

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*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

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N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

  

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

Résultat de recherche d'images pour "cierge allumé"

Não nos esqueçamos de orar pelos bispos, sacerdotes e

Cristãos fiéis detidos pelos "islamitas"

Ou terroristas de todos os tipos!

Deixe-nos rezar implacavelmente pelo

Senhor, apoie-os. Ore por sua libertação ...

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Bonjour ,

Les années passant, je réalise à quel point les témoignages de l’Eglise  persécutée approfondissent ma foi. L’histoire de Sonika par exemple, que vous trouverez ci-dessous, m’a vraiment interpelée. C’était une jeune femme sans grande éducation et d’un milieu très pauvre. Elle avait une vie difficile, mais Dieu l’a choisie pour être son témoin ! Elle a alors dû faire face à la persécution de son entourage, mais elle a persévéré et Dieu a agi puissamment à travers elle. Elle nous raconte elle-même son incroyable parcours, et je suis sûre que, comme moi, vous en serez encouragé et reboosté dans votre foi.

C’est vraiment notre privilège, de voir comment Dieu reconstruit des vies brisées. Quelle espérance, dans ce monde malade ! Et vous êtes collaborateurs de Son action par vos prières et votre aide matérielle. Un grand MERCI à vous tous qui avez répondu positivement à ma demande de soutien pour aider les chrétiennes camerounaises à reconstruire leur foyer. Grâce à vous, le projet a été financé, et ce sont au moins 100 femmes qui vont être accompagnées pour prendre leur vie en main et subvenir aux besoins de leur famille. Ainsi, c’est toute la communauté chrétienne sur place qui sera fortifiée.

Bien chaleureusement,
Anne Florence
INDE : « Tu m’as sauvée, Seigneur, maintenant, je veux te servir »

Sonika était au bord du suicide lorsqu’elle a découvert Jésus. Il l’a délivrée du mal et l’a fortifiée face à tous les obstacles. Aujourd’hui, elle est une missionnaire active dans sa région.
 
Lire la suite

 

INVITATION(S):

 

10ème Nuit des Témoins pour les chrétiens persécutés : 12-19 mars 2018

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Ces veillées de prière et de témoignages rendent hommage à ceux qui ont été tués parce qu’ils étaient des disciples du Christ.

Elles permettent aussi de porter dans la prière ceux qui souffrent toujours et d’écouter leur témoignage.

10ème édition de la Nuit des Témoins :

ils donnent leur vie pour le Christ, venez prier pour eux

  • Quoi ?

Ces veillées de prière et de témoignages rendent hommage à ceux qui ont été tués parce qu’ils étaient des disciples du Christ.

Elles permettent aussi de porter dans la prière ceux qui souffrent toujours et d’écouter leur témoignage.

  • Où et quand ont-elles lieu ?

MONTPELLIER: lundi 12 mars, 20h-22h: église Saint-Thérèse

ROUEN: mercredi 14 mars, 20h-22h: Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption

LA ROCHE-SUR-YON: jeudi 15 mars, 20h30-22h30: église Saint-Louis

PARIS: vendredi 16 mars, 18h15 messe, 20h-22h veillée: cathédrale Notre-Dame de Paris

LUXEMBOURG: dimanche 18 mars, 19h30-21h30: cathédrale Notre-Dame

ROME: lundi 19 mars, 19h00 messe, 20h-22h veillée: église Saint-Louis des Français

  • Qui sont les grands témoins ?

L’AED invite des grands témoins pour honorer les martyrs de la foi, prêtres, religieuses, religieux et laïcs engagés ayant perdu la vie ces derniers mois par fidélité au Christ. Au cours de la Nuit des témoins, ils donneront leur témoignage sur la réalité de la situation des chrétiens dans trois pays phares:

Mgr Kyrillos William SAMAAN
Évêque copte catholique d’Assiout, ÉGYPTE

     L’ÉGYPTE en bref: 80% des chrétiens d’Orient sont égyptiens. Ils restent donc des cibles prioritaires pour les islamistes, malgré l’ostensible soutien que manifeste le président Sissi aux coptes : « Vous êtes notre famille et personne ne nous divisera », a-t-il proclamé à la messe de Noël 2017. L’enjeu : éviter le piège de la scission coptes / musulmans alimentées par les islamistes.

Mrg Ramon CASTRO CASTRO
Évêque de Cuernavaca, MEXIQUE

     Le MEXIQUE en bref: Deuxième plus grand pays catholique au monde, le Mexique est aussi le plus dangereux d’Amérique latine pour les prêtres. Une véritable guerre des cartels le ravage qui, en 2016, occupe la deuxième place au palmarès du nombre de morts, juste après le conflit en Syrie. L’Église est l’une des rares institutions à s’opposer au narcotrafic.

Père Paul-Elie CHEKNOUN
Prêtre en ALGÉRIE

     L’ALGÉRIE en bref: L’islamisme des années 90 a transformé le christianisme en portion congrue dans un pays à 99% musulman. En 2016, la révision de la Constitution conserve l’interdiction « d’ébranler la foi d’un musulman ». Pourtant, quelques catholiques osent à nouveau évangéliser. A quel prix ? Les élections présidentielles de 2019 diront si l’islamisme politique est aussi moribond que certains le prédisent.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES TÉMOINS, CLIQUEZ ICI

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Où nous trouver ? 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

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(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

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(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

Cliquez sur ce lien:

Où trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ...

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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Une Prière de Saint Macaire d'Égypte:

« Ange saint qui veilles sur ma pauvre âme ne me quitte pas »

(On invoque Saint Macaire pour la sauvegarde du corps et de l'âme, contre les influences malveillantes)
« Ange saint, qui veilles sur ma pauvre âme et sur ma misérable vie, ne me quitte pas, moi qui suis pécheur, et ne m'abandonne pas à cause de mes souillures. 
Ne laisse pas approcher les esprits mauvais, dirige-moi en exerçant ton pouvoir sur mon corps périssable. 
Prends ma main blessée et impuissante, conduis-moi sur le chemin du salut. 
Oui, saint ange de Dieu, qui veilles sur mon âme et sur mon corps, pardonne-moi tout ce qui a pu t'offenser au cours de ma vie et toutes mes fautes d'aujourd'hui. 
Protège-moi dans la nuit qui s'approche et garde-moi des embûches et des attaques de l'Ennemi, pour que je n'offense point Dieu par un péché.
Intercède pour moi, auprès du Seigneur, afin qu'il m'affermisse dans sa crainte, et qu'il fasse de moi un serviteur digne de sa sainteté. 
Amîn. »

A Prayer of St. Macarius of Egypt:

"Holy angel who watches over my poor soul does not leave me"

(Saint Macaire is invoked for the safeguarding of the body and the soul, against malicious influences)
"Holy angel, who watch over my poor soul and my miserable life, do not leave me, I who am sinful, and do not abandon me because of my defilements.
Do not let evil spirits approach, direct me by exercising your power over my perishable body.
Take my injured and helpless hand, lead me to the path of salvation.
Yes, holy angel of God, who watch over my soul and my body, forgive me all that has offended you in my life and all my faults today.
Protect me in the approaching night and keep me from the pitfalls and attacks of the Enemy, so that I do not offend God with sin.
Intercede for me, before the Lord, that he may strengthen me in his fear, and make me a servant worthy of his holiness.
Amin. "

Uma Oração de São Macário do Egito:

"Santo anjo que vigia minha pobre alma não me deixa"

(São Macaire é invocado para a salvaguarda do corpo e da alma, contra influências maliciosas)
"Santo anjo, que cuida da minha pobre alma e da minha vida miserável, não me deixe, eu que sou pecador, e não me abandone por causa das minhas impurezas.
Não permita que espíritos malignos se aproximem, me dirigem exercitando seu poder sobre meu corpo perecível.
Pegue minha mão ferida e desamparada, leve-me ao caminho da salvação.
Sim, santo anjo de Deus, que cuida da minha alma e do meu corpo, me perdoe todos os que te ofenderam na minha vida e todas as minhas falhas hoje.
Proteja-me na noite que se aproxima e me impede das armadilhas e ataques do Inimigo, para que eu não ofenda Deus com o pecado.
Interceda por mim, diante do Senhor, para que ele me fortaleça no seu medo e faça-me um servo digno da sua santidade.
Amin. "

 

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Quatrième dimanche du Grand Carême (De la femme cananéenne)

Saint Qurbana

    • Actes 4: 1 – 12 :
  • 01 Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ;
  • 02 ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.
  • 03 Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir.
  • 04 Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
  • 05 Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes.
  • 06 Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
  • 07 Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
  • 08 Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
  • 09 nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.
  • 10 Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.
  • 11 Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.
  • 12 En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »
    •  
    • Romains 7: 14 à 25 :
  • 14 Nous savons bien que la Loi est une réalité spirituelle : mais moi, je suis un homme charnel, vendu au péché.
  • 15 En effet, ma façon d’agir, je ne la comprends pas, car ce que je voudrais, cela, je ne le réalise pas ; mais ce que je déteste, c’est cela que je fais.
  • 16 Or, si je ne veux pas le mal que je fais, je suis d’accord avec la Loi : je reconnais qu’elle est bonne.
  • 17 Mais en fait, ce n’est plus moi qui agis, c’est le péché, lui qui habite en moi.
  • 18 Je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans l’être de chair que je suis. En effet, ce qui est à ma portée, c’est de vouloir le bien, mais pas de l’accomplir.
  • 19 Je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas.
  • 20 Si je fais le mal que je ne voudrais pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais c’est le péché, lui qui habite en moi.
  • 21 Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc, en moi, cette loi : ce qui est à ma portée, c’est le mal.
  • 22 Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu.
  • 23 Mais, dans les membres de mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché présente dans mon corps.
  • 24 Malheureux homme que je suis ! Qui donc me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?
  • 25 Mais grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! Ainsi, moi, par ma raison, je suis au service de la loi de Dieu, et, par ma nature charnelle, au service de la loi du péché.
    •  
    • Saint Matthieu 15:21-31 :
  • 21 Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon.
  • 22 Voici qu’une Cananéenne, venue de ces territoires, disait en criant : « Prends pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
  • 23 Mais il ne lui répondit pas un mot. Les disciples s’approchèrent pour lui demander : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris ! »
  • 24 Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. »
  • 25 Mais elle vint se prosterner devant lui en disant : « Seigneur, viens à mon secours ! »
  • 26 Il répondit : « Il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »
  • 27 Elle reprit : « Oui, Seigneur ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
  • 28 Jésus répondit : « Femme, grande est ta foi, que tout se passe pour toi comme tu le veux ! » Et, à l’heure même, sa fille fut guérie.
  • 29 Jésus partit de là et arriva près de la mer de Galilée. Il gravit la montagne et là, il s’assit.
  • 30 De grandes foules s’approchèrent de lui, avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets, et beaucoup d’autres encore ; on les déposa à ses pieds et il les guérit.
  • 31 Alors la foule était dans l’admiration en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis, des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ; et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
    •  

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B to the order "Metropolis E S O F"

For Syrian Orthodox Francophone Chaplaincy of Africans living in France, contact the Heads: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan and Sister Marie-Andre M'Bezele, nun (06.17.51.25.73).

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 12:16

CONVOCATION:

ATTENTION

 

Dimanche 4 Mars Réunion du "Conseil de l'Eglise" après la Messe

Sur présentation des dossiers et en référence aux consultations précédentes de divers membres du "Conseil épiscopal" (Composé des clercs) et de laïques engagés cette réunion du "Conseil de l'Eglise"  traitera de questions afférentes aux communautés postulant à une agrégation à notre Métropolie au Brésil ainsi qu'aux affaires Camerounaises.

SOYEZ TOUS PRÉSENTS ou,

en cas d'impossibilité, envoyez une procuration (Comme pour les Réunions associatives) par courrier ou mail. Merci.

 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

_____________________________________________________

 

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PROCHAIN STAGE D'ICONOGRAPHIE

 

 

 

EN PREMIÈRE SEMAINE DU MOIS DE

 

 

 

MAI 2018

 

(Du 1er au 8 Mai.Conférence du Pr Sadek le 7 Mai) , 

au Monastère Syro-Orthodoxe francophone

 

par Armia Chef d’atelier au Patriarcat Copte

 

Orthodoxe d'Alexandrie (Sous la supervision et avec

 

conférence du Pr Sadek A ) 

 

 

INSCRIVEZ-VOUS RAPIDEMENT

 

Adresse ci-dessous:

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie,

Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Courriels: asstradsyrfr@laposte.net

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

 

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L'AMOUR HUMAIN...

 

UNE APPROCHE ORTHODOXE


par Christos Yannaras

[…] Qu’est-ce que l’amour ? Plus qu’un type de sentiment auquel se réfère le comportement humain au plan moral, c’est le langage de la Bible, c’est-à-dire l’expression de l’expérience ecclésiale, qui nous donne une perspective totalement différente de l’interprétation de l’amour. C’est une perspective ontologique, comme on la nomme dans le langage de la théologie académique. Le terme amour définit avant tout un mode d’existence, et non pas un mode de comportement, ni une émotion, ni un sentiment individuel à l’égard des autres. Mais bien plutôt un véritable mode d’existence.

Le Nouveau Testament donne une définition de Dieu, par les paroles de saint Jean l’Evangéliste : « Dieu est Amour » (1 Jn 4, 8). Déchiffrons cette phrase. « Dieu est Amour » signifie que l’amour n’est pas une qualité morale de Dieu. N’interprétons pas l’amour à propos des énergies divines, des actions de Dieu dans l’histoire. L’amour, c’est bien la définition même de Dieu. Il précise exactement le mode d’existence de Dieu. Dieu existe comme amour. Cette phrase contient toute la théologie trinitaire, la théologie de la liberté. […]

Dieu n’est pas une essence mais la réalité d’une personne, de la personne du Père qui, librement, par sa volonté propre, pour exister, réalise son être, son essence, par la naissance du Christ et la procession du Saint-Esprit. Son mode d’existence, l’Amour, est son choix perpétuel. C’est le triomphe de la liberté.

Nous apprenons l’amour, non au travers de syllogismes, de réflexions, d’analyse, mais par l’imitation de ce mode d’existence réalisé par Dieu. Nous essayons de réaliser le même mode d’existence. Certes, nous sommes des êtres créés, notre nature est limitée, nous avons besoin de ces syllogismes, de ces analyses, mais il nous faut apprendre continuellement que tout cela ne suffit pas pour nous donner la connaissance de la vérité de l’amour. Il nous faut une voie, une pratique, réelle ; Saint Jean nous dit : « Celui qui n’aime pas n’a point connu Dieu, parce que Dieu est Amour ». Notre notion de Dieu relève-t-elle de l’évidence ou de la compréhension ? Nous ne connaissons pas Dieu. Saint Jean le répète un peu plus tard en disant : « Celui qui dit qu’il aime Dieu, alors qu’il ne le connaît pas, mais n’aime pas son prochain, exprime une contradiction » (cf. 1 Jn 4,20). Saint Jean nous assure que nous ne connaissons pas Dieu. Nous essayons de connaître Dieu à travers l’expérience de notre amour pour nos prochains, nos frères, nos sœurs. « Si quelqu’un dit : "J’aime Dieu", mais éprouve de la haine pour son frère, alors c’est un menteur. » Dieu n’est pas le produit d’une idéologie. Dieu n’est pas une notion métaphysique. L’Église a montré que la voie pour arriver à la connaissance de Dieu est celle d’un amour réel, quotidien, continuel.

Saint Paul, dans la première épître aux Corinthiens, dit que l’amour est plus grand que la foi (cf. 1 Co 13,13). En effet, la foi ne correspond pas à des convictions individuelles, des certitudes intellectuelles. Le terme de foi, dans l’expérience ecclésiale, conserve le sens premier du terme grec (pistis) qui signifie « confiance ». J’ai confiance, je me donne à quelqu’un. L’amour est plus grand que cette confiance. La confiance, d’une certaine façon, c’est pour commencer. L’amour est un accomplissement qui n’a pas de limite.

Une autre phrase de saint Jean m’a beaucoup impressionné : « Celui qui craint n’est pas accompli dans l’amour » (cf. 1 Jn 4,18). Nous aimons puisque lui nous a aimés le premier. La crainte est contraire à l’amour. Cela signifie que la connaissance à laquelle nous arrivons à travers l’amour a une qualité tout à fait différente de ce que saint Paul appelle science : « La science sera abolie, l’amour restera » (cf. 1 Co 13,8-9). L’amour ne s’épuise pas aux limites d’une loi ou d’obligations qu’une loi représente pour notre comportement. C’est pourquoi la crainte se trouve aux antipodes de l’amour. Parce que l’amour est la liberté de toute loi, de toute limitation de la vie comme relation, comme communion.

La différence entre la morale sociale ou la morale dans les différentes traditions spirituelles et religieuses, et la conception ecclésiale de l’amour se trouve exactement dans la définition de Dieu comme Amour : la définition de l’amour comme mode d’existence. Dans cette perspective, l’amour représente aussi la définition de la personne, de notre réalité, de la réalité existentielle de Dieu à l’image de qui nous sommes créés. La définition de la personne, c’est l’amour. L’amour présuppose une existence avec une conscience énergétique et, en même temps, une liberté qui se réalise dans la communion. C’est la différence qu’établit la théologie orthodoxe entre la Personne et le personnalisme ou l’humanisme philosophique.

Il est très important de savoir de quoi nous parlons. L’Amour, c’est le Dieu incréé. De notre côté, nous sommes des êtres créés à l’image de Dieu. A l’image, c’est-à-dire dans la dynamique d’avancer vers la ressemblance. Cela signifie, en schématisant, que vivre et réaliser l’amour peut se réaliser à deux niveaux. Celui de l’incréé, c’est la réalité divine qui s’identifie avec l’amour, avec la définition de Dieu comme amour ; et celui de notre nature créée à l’image de Dieu. A l’image signifie que nous avons la possibilité naturelle de réaliser l’amour. Là réside la grande difficulté pour distinguer l’aspect naturel, créé, psychologique de l’amour et la réalité d’un mode d’existence auquel l’Église nous appelle. […]

L’Église essaie d’indiquer en permanence comment discerner entre l’amour naturel et l’amour de l’Incréé. Qu’est-ce que la communauté eucharistique, sinon un mode de vie réel, concret, réalisant une autre relation avec le monde et avec les autres, un autre mode d’existence qui se trouve aux antipodes de l’individualisme. Car tout ce qui est individuel représente, selon l’expérience de l’Église, la mort. Tout ce qui est communion d’amour, communion de l’infini, est l’existence libre de toute limitation de la corruption et de la mort. Très souvent, la résistance de notre nature créée nous oblige à rechercher des certitudes individuelles. Nous essayons d’éviter le risque de la relation, le risque d’aimer vraiment en sortant de nous-mêmes. Et ce glissement pour éviter le risque de la relation nous amène assez souvent à une sorte " d’absolutisation " de l’éducation, de la morale, de la protection de l’autre. Ce n’est pas l’amour réalisé dans le mode d’existence eucharistique, ecclésial.

Le critère pour distinguer l’amour ecclésial comme une dynamique vers la ressemblance à l’amour divin, et pour discerner cet amour de l’amour naturel, c’est toujours et partout la priorité de la relation personnelle, la priorité de la liberté, le risque de la liberté. Nous vivons cette priorité de la relation personnelle à la place de l’objectivation de la loi dans l’eucharistie, à travers notre relation personnelle avec le Père du corps ecclésial, de la communauté ecclésiale, avec celui que nous appelons Père parce qu’il nous fait naître dans la nouvelle vie qui est le mode d’existence selon la vérité de l’amour divin. Mais nous parlons d’une relation qui produit la vie. C’est très différent d’une relation qui s’épuise à la protection de chaque individu par le risque de sa propre responsabilité, de la propre liberté. […]

Nous sommes appelés à réaliser, à travers et par les énergies de notre nature, pendant notre vie terrestre, le mode d’existence de l’incréé. Nous sommes appelés à dépasser le mode d’existence – pas la nature : ce serait une autre illusion. Nous ne pouvons pas dépasser la nature, sortir de la nature. Mais avec les possibilités, les capacités, les énergies de notre nature créée, nous sommes appelés à réaliser le mode d’existence du non créé.

L’amour est un don de Dieu fait à notre nature. Saint Maxime le Confesseur parle d’une (agapetike dpsnamis), d’une force d’amour qui est dans notre nature. C’est une capacité de notre nature mais elle ne suffit pas pour entrer dans la vie qui peut vaincre la mort. Appartenir à l’Église, ce n’est pas pour améliorer notre caractère ou vivre des sentiments plus élevés. Nous appartenons à l’Église parce que nous voulons constater que, à travers la mort, on peut vaincre la mort. Si on cherche cela, il faut dépasser le niveau naturel de l’amour pour arriver à réaliser l’amour selon le mode d’existence du Dieu trinitaire.

Pour autant, l’Église, à travers l’expérience ecclésiale, ne méprise pas ce qui est naturel, au contraire. L’amour naturel comme force de notre nature, comme le définit saint Maxime le Confesseur, est très positif : c’est le noyau autour duquel notre personnalité se constitue, cet élan dynamique vers l’autre, cet élan de la référence vers l’autre. C’est l’axe qui constitue notre hypostase individuelle, personnelle. On ne saurait donc pas mépriser cela. On ne peut mépriser toutes les conséquences physiques de cette puissance. On ne méprise pas l’éros, toutes ces expressions de l’amour naturel, mais en même temps, il ne faut pas confondre ces deux niveaux. Il ne faut pas confondre ce qui est naturel avec le mode d’existence qui nous libère du naturel. C’est un exercice très difficile. Et je crois qu’il faut considérer en priorité l’illusion que nous avons très souvent de vivre au niveau du mode d’existence ecclésiale alors que nous sommes encore dans le cadre du naturel, et que nous remplaçons la nature par des illusions ou des convictions intellectuelles. […]

Source: Contacts, Vol. 49, No. 180, 1997.

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UNE PRIÈRE DE SAINT AUGUSTIN:

« Voici que nous montons à Jérusalem »

Donne-toi à moi, mon Dieu, donne-toi toujours à moi... 

Nous nous reposons dans le don de ton Esprit ; là nous jouissons de toi, là est notre bien et notre repos. 

L'amour nous y élève, et ton Esprit qui est bon exalte notre bassesse, la retirant des portes de la mort (Ps 9,14). Dans la bonne volonté nous trouvons la paix. 

Un corps, de par son poids, tend vers son lieu propre ; le poids ne va pas nécessairement en bas, mais à son lieu propre. 

Le feu tend vers le haut, la pierre vers le bas..., chacun vers son propre lieu ; l'huile monte au-dessus de l'eau, l'eau descend sous l'huile. 

Si quelque chose n'est pas à sa place, elle est sans repos ; mais quand elle a trouvé sa place, elle reste en repos. 

Mon poids, c'est mon amour :
- c'est lui qui m'emporte, où qu'il m'emporte. 

Ton don nous enflamme et nous emporte en haut ; il nous embrase et nous partons... 

Ton feu, ton bon feu, nous fait brûler et nous allons, nous montons vers la paix de la Jérusalem céleste – car j'ai trouvé ma joie quand on m'a dit : 

-« Allons dans la maison du Seigneur ! » (Ps 121,1) 

C'est là où la bonne volonté nous conduira pour être à notre place, là où nous ne désirerons rien de plus que d'y demeurer pour l'éternité.

(Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église 
Les Confessions, XIII, 9 )

A PRAYER OF SAINT AUGUSTIN:

"We are going up to Jerusalem"

Give yourself to me, my God, always give yourself to me ...

We rest in the gift of your Spirit; there we enjoy you, there is our good and our rest.

Love elevates us to it, and your good Spirit exalts our baseness, removing it from the gates of death (Ps 9,14). In good will we find peace.

A body, by its weight, tends towards its proper place; the weight does not necessarily go down, but to its proper place.

The fire tends upward, the stone down ..., each towards his own place; the oil rises above the water, the water descends under the oil.

If something is out of place, she is restless; but when she has found her place, she remains at rest.

My weight is my love:
He is the one who takes me wherever he takes me.

Your gift ignites us and carries us up; he kills us and we leave ...

Your fire, your good fire, makes us burn and we go, we go up to the peace of the heavenly Jerusalem - for I found my joy when I was told:

- "Let's go to the house of the Lord! »(Ps 121,1)

This is where good will will lead us to be in our place, where we will desire nothing more than to remain there for eternity.

(Saint Augustine (354-430), Bishop of Hippo (North Africa) and Doctor of the Church
The Confessions, XIII, 9)

UMA ORAÇÃO DE SAINT AUGUSTIN:

"Estamos indo até Jerusalém"

Entregue-se a mim, meu Deus, sempre dê-se a mim ...

Descansamos no dom do seu Espírito; lá, nós gostamos de você, há nosso bem e nosso descanso.

O amor nos eleva, e seu bom Espírito exalta nossa baixa sensação, removendo-o dos portões da morte (Sl 9,14). Na boa vontade, encontraremos a paz.

Um corpo, por seu peso, tende para o seu devido lugar; O peso não necessariamente diminui, mas para o seu devido lugar.

O fogo tende para cima, a pedra baixa ..., cada um para o seu próprio lugar; o óleo sobe acima da água, a água desce sob o óleo.

Se algo está fora de lugar, ela está inquieta; Mas quando ela encontrou seu lugar, ela permanece em repouso.

Meu peso é meu amor:
Ele é quem me leva onde quer que ele me leve.

Seu presente nos inflama e nos carrega; ele nos mata e nós deixamos ...

Seu fogo, seu bom fogo, nos faz queimar e nós vamos, subimos à paz da Jerusalém celestial - pois encontrei minha alegria quando me disseram:

- "Vamos para a casa do Senhor! »(Salmo 121,1)

É aqui que a boa vontade nos levará a estar no nosso lugar, onde não desejamos nada além de permanecer lá por toda a eternidade.

(Santo Agostinho (354-430), Bispo de Hipona (Norte da África) e Doutor da Igreja
As Confissões, XIII, 9)

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La miséricorde n'est pas la moindre des béatitudes

« Un pauvre était couché devant sa porte »

« Heureux les miséricordieux, dit le Seigneur, ils obtiendront miséricorde. » (Mt 5,7) 

La miséricorde n'est pas la moindre des béatitudes : 
-« Heureux qui comprend le pauvre et le faible », et aussi : 
-« L'homme bon compatit et partage », ailleurs encore : 
-« Tout le jour, le juste a pitié, il prête » (Ps 71,13;111,5;36,26). 

Faisons nôtre donc cette béatitude : sachons comprendre, soyons bons.

Même la nuit ne doit pas arrêter ta miséricorde ; « ne dis pas : Reviens demain matin et je te donnerai » (Pr 3,28). 

Qu'il n'y ait pas d'hésitation entre ta première réaction et ta générosité... « Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri » (Is 58,7) et fais-le de bon cœur. 

« Celui qui exerce la miséricorde, dit saint Paul, qu'il le fasse avec joie » (Rm 12,8). 

Ton mérite est doublé par ton empressement ; un don fait avec chagrin et par contrainte n'a ni grâce ni éclat. 

C'est avec un cœur en fête, non en se lamentant, qu'il faut faire le bien... 

« Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement » (Is 58,8). 

Y a-t-il quelqu'un qui ne désire pas la lumière et la guérison ?...

C'est pourquoi, serviteurs du Christ, ses frères et ses cohéritiers (Ga 4,7), tant que nous en avons l'occasion, visitons le Christ, nourrissons le Christ, habillons le Christ, recueillons le Christ, honorons le Christ (cf Mt 25,31s). 

Non seulement en l'invitant à table, comme quelques-uns l'ont fait, ou en le couvrant de parfums, comme Marie Madeleine, ou en participant à sa sépulture, comme Nicodème... 

Ni avec l'or, l'encens et la myrrhe, comme les mages... 

Le Seigneur de l'univers « veut la miséricorde et non le sacrifice » (Mt 9,13), notre compassion plutôt que « des milliers d'agneaux engraissés » (Mi 6,7). 

Présentons-lui donc notre miséricorde par les mains de ces malheureux gisant aujourd'hui sur le sol, afin que, le jour où nous partirons d'ici, ils nous « introduisent aux demeures éternelles » (Lc 16,9), dans le Christ lui-même, notre Seigneur.

(Par Saint Grégoire de Nazianze (330-390). Evêque et docteur de l'Église dans sa 
14ème homélie sur l'amour des pauvres, 38.40 (trad. bréviaire rev.)

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A misericórdia não é a menor das bem-aventuranças

"Um pobre homem estava deitado na frente da sua porta"

"Bem-aventurados os misericordiosos, diz o Senhor, eles obterão misericórdia. »(Mt 5,7)

A misericórdia não é a menor das bem-aventuranças:
- "Feliz quem entende os pobres e os fracos", e também:
- "O bom homem simpatiza e compartilha", em outros lugares:
- "Todo dia, o justo tem piedade, ele presta" (Sl 71,13, 111,5, 36,26).

Deixe nossa nossa nossa bem-aventurança: entendamos, vamos ser bons.

Até a noite não deve impedir sua misericórdia; "Não diga: volte amanhã de manhã e eu lhe darei" (Pr 3,28).

Não hesite entre sua primeira reação e sua generosidade ... "Compartilhe seu pão com os famintos, junte os infelizes sem-teto em sua casa" (Is 58,7) e faça você sozinho. bom coração.

"Aquele que exerce misericórdia, diz São Paulo, pode fazê-lo com alegria" (Rom 12,8).

Seu mérito é duplicado pela sua ânsia; um presente feito com tristeza e restrição não tem graça nem brilho.

É com um coração em comemoração, não se lamentando, que devemos fazer o bem ...

"Então sua luz surgirá como o amanhecer, e sua força retornará rapidamente" (Is 58,8).

Existe alguém que não quer luz e cura? ...

É por isso que, servos de Cristo, seus irmãos e seus co-herdeiros (Ga 4,7), enquanto tivermos a oportunidade, visitemos Cristo, alimente Cristo, vire Cristo, colecione Cristo, honre a Cristo ( cf Mt 25,31s).

Não só convidando-o para a mesa, como alguns, ou cobrindo-o com perfumes, como Maria Madalena, ou participando de seu enterro, como Nicodemos ...

Nem com ouro, incenso e mirra, como os magos ...

O Senhor do universo "quer misericórdia e não sacrifício" (Mt 9, 13), nossa compaixão em vez de "milhares de cordeiros engordados" (Mi 6,7).

Deixe-nos mostrar-lhe a nossa misericórdia nas mãos dos infelizes que estão deitados no chão hoje, de modo que o dia em que nos deixamos eles "nos levará a habitações eternas" (Lc 16, 9) em Cristo Ele mesmo, nosso Senhor.

(Por São Gregório de Nazianzus (330-390) Bispo e Doutor da Igreja no seu
14 homilia sobre o amor dos pobres, 38.40 (breviary translation rev.)

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Mercy is not the least of the beatitudes

"A poor man was lying in front of his door"

"Blessed are the merciful, says the Lord, they will obtain mercy. »(Mt 5,7)

Mercy is not the least of the beatitudes:
- "Happy who understands the poor and the weak", and also:
- "The good man sympathizes and shares", elsewhere:
- "All day, the righteous have mercy, he lends" (Ps 71,13, 111,5, 36,26).

Let us make ours this bliss: let us understand, let's be good.

Even the night must not stop your mercy; "Do not say: Come back tomorrow morning and I will give you" (Pr 3,28).

Let there be no hesitation between your first reaction and your generosity ... "Share your bread with the hungry, gather the unhappy homeless at your house" (Is 58,7) and do it yourself. good heart.

"He who exercises mercy, says Saint Paul, may do it with joy" (Rom 12,8).

Your merit is doubled by your eagerness; a gift made with sorrow and constraint has neither grace nor brilliance.

It is with a heart in celebration, not lamenting, that we must do good ...

"Then your light will spring forth as the dawn, and your strength will return quickly" (Is 58,8).

Is there anyone who does not want light and healing? ...

That is why, servants of Christ, his brothers and his co-heirs (Ga 4,7), as long as we have the opportunity, let us visit Christ, feed Christ, dress Christ, collect Christ, honor Christ ( cf Mt 25,31s).

Not only by inviting him to the table, as some did, or by covering him with perfumes, like Mary Magdalene, or by participating in her burial, like Nicodemus ...

Nor with gold, frankincense and myrrh, like the magi ...

The Lord of the universe "wants mercy and not sacrifice" (Mt 9:13), our compassion rather than "thousands of fattened lambs" (Mi 6,7).

Let us show him our mercy through the hands of those unfortunates who are lying on the ground today, so that the day we leave here they will "bring us to eternal dwellings" (Lk 16: 9) in Christ himself, our Lord.

(By Saint Gregory of Nazianzus (330-390) Bishop and Doctor of the Church in his
14th homily on the love of the poor, 38.40 (breviary translation rev.)

 

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EFFORT DE CARÊME ?

POUR AIDER LA MISSION EN

FRANCE ET AILLEURS, C'EST

SIMPLE...

Il faut impérativement:

*PENSER A VOUS ACQUITTER DU "DENIER DU CULTE",

*CONFIER AU MONASTÈRE LA CÉLÉBRATION DE

VOS MESSES POUR LES VIVANTS ET LES DÉFUNTS DE

VOS FAMILLES,...

Tout don est déductible de votre revenu imposable

à raison de 66 °/° de son montant.(Libellez vos Chèques Bancaires

  l'ordre de : Métropolie E S O F)

MERCI,

SANS VOTRE AIDE LA MÉTROPOLIE (L'Archidiocèse de l'Eglise

Syro-Orthodoxe  Francophone Mar Thoma ) NE POURRA PAS SURVIVRE. 

Adresse: 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

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L'HUMOUR DES PÈRES DU DÉSERT...
 
Un certain sophiste de ce temps vint rendre visite à un staretz. Voyant qu'il n'avait rien, si ce n'est une Bible, il donna au staretz son propre commentaire de la Bible. Un an plus tard, il rendit de nouveau visite au staretz et lui demanda: 
 
- Père, mon livre t'a-t-il aidé à mieux comprendre la Bible?
 
- Au contraire, répondit le staretz,  j'ai dû retourner vers la Bible pour comprendre ton livre.
 
* * *
 
Un certain jeune moine demanda à un staretz:
 
- Père, maintenant dois-je renoncer complètement au monde?
 
- Ne crains rien, répondit le staretz, si tu vis une vie vraiment chrétienne, le monde renoncera immédiatement  à toi.
 
* * *
 
Un homme très riche qui vivait à Alexandrie priait Dieu tous les jours pour que la vie des indigents soit plus facile. Après avoir entendu cela, Abba Macaire lui envoya un message: " Je voudrais être propriétaire de tous tes biens!" L'homme fut perplexe, et il envoya un de ses serviteurs demander ce qu'Abba Macaire ferait avec toute cette richesse. Abba Macaire dit:
 
- Dis à ton maître que je répondrais immédiatement à sa prière.

 

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après
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Saint Aubin, qui êtes-vous ?

Évêque d'Angers

(469-549)

 

La vie admirable et pleine de faits merveilleux de ce saint évêque d'Angers a été écrite par saint Fortunat sur des témoignages contemporains de la plus haute valeur. Son récit est corroboré par celui de saint Grégoire de Tours et offre par conséquent les garanties de l'authenticité la plus exacte.

 

Albinus, - dont nous avons fait Aubin, - naquit près d'Hennebont, à Languidic, sur les bords du Blavet. Son père, d'une noblesse incontestée, était peut-être le fameux chef des Armoricains, nommé aussi Albinus, assez puissant pour s'opposer aux desseins d'Aetius. L'enfant fut, dès ses premières années, animé d'une foi vive et pratique, dont les fruits ne tardèrent pas à éclore.

 

Tout jeune homme, il renonça vaillamment aux avantages de la noblesse et de la fortune, il brisa même avec l'affection maternelle et vint s'enfermer dans un monastère dont le nom, défiguré sans doute par une erreur de copiste, doit très probablement être reconnu comme celui du monastère de Nantilly, près de Saumur.

 

Saint Benoît venait de naître. La règle suivie à Nantilly fut la sienne plus tard. Au temps où le jeune Aubin s'y présenta, c'était celle de saint Augustin, presque la seule adoptée en Occident. Les religieux qui la professaient portaient le titre de chanoines réguliers ; mais ils étaient astreints à une stricte pauvreté, à une austère pénitence. À Nantilly, toutes les vertus étaient en grand honneur.

 

Aubin, dès le premier moment, se signala entre tous par sa ferveur, en particulier par l'humilité sous laquelle il cachait soigneusement sa naissance. Aussi, également aimé et estimé, il fut, en 504, à l'âge de trente-cinq ans, élu à la charge d'abbé. Il s'en acquitta pour le plus grand bien de ses frères, qui, sous son gouvernement tendre et ferme, marchaient joyeusement vers la sainteté.

AUBIN 1er MARS

 

Il y avait vingt-cinq ans qu'il dirigeait Nantilly, lorsque l'évêque d'Angers, Adolphe, vint à mourir ; les électeurs furent unanimes pour lui donner Aubin comme successeur. Ce ne fut pas sans peine néanmoins qu'ils lui arrachèrent son consentement. Il ne céda que devant leurs instances et sur l'avis des évêques de la contrée, qui depuis longtemps appréciaient la distinction de ses talents et la hauteur de ses vertus. Saint Mélaine, évêque de Rennes, en particulier, fut ravi de ce choix ; uni depuis, longtemps au nouveau prélat par une étroite amitié, ce fut lui sans doute qui le consacra. Cette année-là même (529), en effet, on le voit à Angers en compagnie de trois autres saints évêques : saint Laud de Coutances, saint Victorius du Mans, saint Mars de Nantes.

 

Dès lors Aubin, se modelant sur le divin Pasteur, Jésus-Christ, se livra tout entier au soin de son troupeau. Sa charité se portait surtout sur les pauvres et les malades ; il s'abaissait pour eux aux soins les plus humiliants. Mais une autre classe de misérables excita aussi sa paternelle compassion : à cette époque, à la suite de l'invasion des barbares, beaucoup de chrétiens étaient tombés dans l'esclavage. Le bon évêque ne pourrait les voir sans larmes ; il consacra, à en racheter le plus grand nombre possible, toutes les ressources que lui fournirent les biens de son église, sa propre fortune, les aumônes qu'il sollicitait. Il fut ainsi le digne prédécesseur des Jean de Matha, des Pierre Nolasque, des Vincent de Paul.

 

Cette tendre charité, Dieu la montrait par des miracles continuels, combien elle était agréable à son cœur. Il semble, à lire la Vie d'Aubin, que le saint évêque les obtint particulièrement pour les aveugles! Mais il guérit aussi nombre d'autres malades, des paralytiques, des possédés ; il ressuscita même un mort, le jeune Alexandre, pour le rendre à ses parents désolés.

 

Pourtant la bonté de saint Aubin s'alliait très bien à une fermeté apostolique, qui ne reculait, quand le devoir était en jeu, devant aucune puissance humaine. Dans ces cas même, parfois, il recourait au don des miracles, que Dieu lui avait si libéralement accordé.

Dans le bourg de Douille vivait une jeune fille, nommée Ëtheria, dont la beauté avait séduit le roi Childebert ; il ordonna de la saisir et de la lui amener. Aubin fut averti de cette violence infâme et aussitôt accourut au secours de sa brebis. Il pénétra sous un déguisement dans la ville où les satellites du roi s'étaient emparés de la malheureuse enfant. En vain elle se débattait, implorant secours. En apercevant l'évêque, que son œil reconnut en son vêtement d'emprunt, elle fait effort, s'échappe avec un cri des mains de la soldatesque et vient tomber en larmes aux pieds du saint. Un tel secours n'était pas pour intimider ces barbares ; l'un d'eux s'avance insolemment et veut arracher la jeune fille à son protecteur. Mais Aubin, indigné, le traitant comme, au rite du baptême, le démon qu'on chasse du néophyte, lui souffle à la face. L'homme recule comme frappé de la foudre et roule mort sur le sol. Ses compagnons, épouvantés, prirent la fuite et vinrent raconter au roi le terrible miracle. Childebert n'osa pas poursuivre son entreprise malhonnête ; mais, en digne barbare, il exigea une rançon. L'évêque, généreux, voulut encore la payer, trop heureux de sauver ainsi la vertu d'une vierge.

A cette époque grossière, elle n'était guère respectée. Les violents fils de Clovis, incapables de maîtriser leurs passions, autorisaient par leur exemple les vices de leurs courtisans et de leurs guerriers. Le concubinage, les mariages incestueux étaient la plaie gangreneuse de cette société ; et trop souvent des évêques mêmes, se sentant impuissants à la guérir, n'osaient pas employer les remèdes énergiques. Saint Aubin ne fut pas de leur nombre. Avec le zèle de saint Jean-Baptiste, à toute occasion, malgré les colères, les haines, les attentats mêmes contre sa vie, il revendiqua hautement les droits de la pureté et châtia les coupables.

 

Ainsi agit-il contre un des principaux seigneurs de Neustrie, qui, habitant en Anjou, y donnait le scandale d'une de ces unions criminelles. L'ayant vainement exhorté, averti plusieurs fois, il prononça enfin sur lui la sentence d'excommunication.

Ce fut un frémissement dans la France entière, et il se trouva des évêques pour taxer cette juste sévérité d'excessive rigueur.

 

Peut-être, pour venger sa cause, ou plutôt celle de Dieu, Aubin provoqua-t-il le troisième concile d'Orléans, en 538, qui fut présidé par l'archevêque de Lyon. Il y prononça du moins un discours également éloquent et énergique contre le désordre qui allumait son zèle. Et les Pères du concile ne purent que l'applaudir et voter un canon où était fait droit aux justes réclamations du Saint. Mais ils n'allèrent pas plus loin et, contents d'avoir donné raison en principe à leur collègue, ils l'engagèrent à user de modération et, en signe d'absolution, d'envoyer, comme ils allaient le faire eux-mêmes, au coupable qu'il avait excommunié, des eulogies, sorte de pains bénits à l'offertoire de la messe et distribués en signe d'amitié et de communion. Aubin refusa d'abord ; il céda enfin à leurs injonctions expresses. « Mais, ajouta-t-il, je suis contraint par votre ordre de bénir et d'envoyer cette eulogie ; vous refusez de défendre la cause de Dieu : il est assez puissant pour la venger lui-même. » Dieu la vengea en effet ; avant même de recevoir les eulogies, le coupable fut frappé par la mort.

 

Douloureusement atteint par le blâme de ses collègues, Aubin voulut savoir s'il avait outrepassé les droits de la douceur. Il se rendit, en compagnie de saint Lubin, auprès de saint Césaire d'Arles, pour le consulter à ce sujet. Saint Césaire, en effet, jouissait alors dans toute la France de la plus haute réputation de talent et de sainteté. Il n'est pas douteux, quand on sait quelle conduite il a tenu lui-même dans des circonstances pareilles, qu'il n'ait pleinement approuvé l'évêque d'Angers.

 

Saint Aubin allait atteindre sa quatre-vingtième année, lorsqu'un nouveau concile fut convoqué à Orléans. Mais l'âge et les infirmités l'empêchèrent d'y assister. II ne tarda pas, en effet, à expirer : c'était le 1er mars 549, ou, selon d'autres, 550.

A son tombeau se multiplièrent les miracles. Non moins grand thaumaturge que de son vivant, saint Aubin a laissé parmi son peuple un souvenir toujours entouré de reconnaissance et de vénération.



Source principale : liberius.net/.../(« Rév. x gpm »).

Parler à Dieu... et Le laisser parler

 

« Les gens qui n'ont rien de caché les uns pour les autres ne manquent jamais de sujets de s'entretenir : ils ne préparent, ils ne mesurent rien pour leurs conversations, parce qu'ils n'ont rien à réserver. 

Aussi ne cherchent-ils rien : ils ne parlent entre eux que de l'abondance du cœur, ils parlent sans réflexion, comme ils pensent ; c'est le cœur de l'un qui parle à l'autre ; ce sont deux cœurs qui se versent, pour ainsi dire, l'un dans l'autre. Heureux ceux qui parviennent à cette société familière et sans réserve avec Dieu !

A mesure que vous lui parlerez, il vous parlera. Aussi faut-il se taire souvent pour le laisser parler à son tour, et pour l'entendre au fond de votre coeur. 

Dites-lui :  
-"Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur vous écoute".(I Reg. III, 10) ; et encore :  -"J'écouterai ce que le Seigneur va me faire entendre". (2. Ps. 85 (84), 9). 

Ajoutez avec une crainte amoureuse et filiale :  
-"Seigneur, ne restez pas dans le silence avec moi".(Ps. XXVII, 1). 

L’esprit de vérité vous suggérera : 
-"le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit".(Jean XIV, 26) au-dedans toutes les choses que Jésus-Christ vous enseigne au-dehors dans l’Évangile. 

Ce n'est point une inspiration extraordinaire qui vous expose à l'illusion ; elle se borne à vous inspirer les vertus de votre état, et les moyens de mourir à vous-même pour vivre à Dieu : c’est une parole intérieure qui nous instruit selon nos besoins en chaque occasion. »


Fénelon (1651-1715)

Fale com Deus ... e deixe-o falar

"Pessoas que não têm nada escondido entre si nunca perca tópicos para conversar: eles não se preparam, não medem nada por suas conversas, porque não têm nada para reservar.

Então eles não procuram nada: eles falam um do outro apenas da abundância do coração, eles falam sem reflexão, como eles pensam; É o coração de quem fala ao outro; Eles são dois corações que se derramam, por assim dizer, um para o outro. Feliz são aqueles que alcançam esta sociedade familiar e sem reservas com Deus!

Ao falar com ele, ele falará com você. Então, muitas vezes, você deve ficar quieto para deixá-lo falar em seu turno e para ouvir isso em seu coração.

Diga-lhe:
- "Fala, Senhor, porque o teu servo está te ouvindo" (I Reg. III, 10); e novamente: - "Eu ouvirei o que o Senhor me fará ouvir". (2. Sal. 85 (84), 9).

Adicione com um medo amoroso e filial:
- "Senhor, não fique em silêncio comigo" (Sl. Xxviii, 1).

O espírito de verdade sugerirá:
- "O Defensor, o Espírito Santo que o Pai enviará em meu nome, ele te ensinará tudo, e ele fará você se lembrar de tudo o que eu disse a você" (João XIV, 26) dentro de todas as coisas que Jesus Cristo ensina você no Evangelho.

Não é uma inspiração extraordinária que o expõe à ilusão; Limita-se a inspirar-lhe as virtudes do seu estado e os meios de morrer por si mesmo para viver para Deus: é uma palavra interior que nos instrui de acordo com as nossas necessidades em todas as ocasiões. "


Fenelon (1651-1715)

Speak to God ... and let Him speak

"People who have nothing hidden for each other never miss topics to talk to: they do not prepare, they do not measure anything for their conversations, because they have nothing to reserve.

So they seek nothing: they speak to each other only of the abundance of the heart, they speak without reflection, as they think; it is the heart of one who speaks to the other; they are two hearts that pour, so to speak, into each other. Happy are those who reach this familiar and unreserved society with God!

As you speak to him, he will speak to you. So you must often be quiet to let him speak in his turn, and to hear it in your heart.

Tell him:
- "Speak, Lord, because your servant is listening to you" (I Reg.III, 10); and again: - "I will hear what the Lord will make me hear". (2. Ps. 85 (84), 9).

Add with a loving and filial fear:
- "Lord, do not remain silent with me" (Ps. Xxviii, 1).

The spirit of truth will suggest:
- "The Defender, the Holy Spirit whom the Father will send in my name, he will teach you everything, and he will make you remember all that I have said to you" (John XIV, 26) inside all things that Jesus Christ teaches you outside in the Gospel.

It is not an extraordinary inspiration that exposes you to illusion; it confines itself to inspiring you with the virtues of your state, and the means of dying to yourself to live to God: it is an interior word which instructs us according to our needs on every occasion. "


Fenelon (1651-1715)

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taibootho