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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 10:50
LA SAINTE COMMUNION
DANS L'ORTHODOXIE
Source : Pages Orthodoxes La Transfiguration (www.pagesorthodoxes.net).

 

par Mgr Séraphim (Storheim)
évêque d'Ottawa et du Canada

 

L'hospitalité d'Abraham ou la Sainte Trinité de Roublev

INTRODUCTION

...Car il s’agit de notre relation avec le Christ, être amoureux du Christ, être uni au Christ, se trouver dans le Christ, vivre dans le Christ, c’est de tout cela qu’il s’agit...

... Nous ne pouvons pas participer à la Sainte Communion de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, et ensuite poursuivre notre vie comme si rien ne s’était passé.

La publication qui suit, portant sur la Sainte Communion dans l’Église orthodoxe, est basée sur deux conférences données par Monseigneur Séraphim (Storheim), évêque d’Ottawa et du Canada, Église orthodoxe en Amérique, dans le cadre d’une série de conférences érudites, " Fenêtres sur l’Est " tenues en février 1995 au Collège Saint Thomas More de l’Université de la Saskatchewan. Commanditées par les paroisses chrétiennes orientales de Saskatoon et le Collège Saint Thomas More, deux soirées ont porté sur le thème " La place centrale de la Table du Seigneur : Perspectives eucharistiques ". Les conférenciers invités pour la série de 1995 étaient Monseigneur Nicolas (Samra), évêque de l’Église catholique Melchite de Newton et de la région du Midwest (États-Unis), et Monseigneur Séraphim.

Les communications de Monseigneur Séraphim étaient intitulées " Participants à la nature divine : Considérations théologiques orthodoxes de la Sainte Communion ", et " La Sainte Communion à travers les siècles dans l’Église d’Orient ".

Ces textes sont reproduits ici avec la permission expresse du Collège Saint Thomas More et avec la bénédiction de Monseigneur Séraphim.


LA SAINTE COMMUNION :

SES FONDEMENTS THÉOLOGIQUES

J’entreprends cette " considération orthodoxe de la Sainte Communion " par des considérations théologiques. Cela peut sembler étrange, mais il ne saurait en être autrement, puisqu’un fondement théologique est nécessaire pour comprendre la manière dont les Orthodoxes s’approchent comme il le faut de la Sainte Communion, ou même leur comportement, que d’aucuns considèrent comme un mystère en soi.

Au cours de mes réflexions, je ferai mention de paroles des Pères de l’Église. Ces Pères sont les personnes dont les paroles, les sermons, les réponses et les traités aident à façonner notre compréhension de la Sainte Communion et de tous les autres aspects de notre vie d’Orthodoxes.

Certains des Pères ont vécu il y a longtemps, surtout ceux auxquels nous reconnaissons la plus grande autorité, tels saint Basile le Grand, saint Jean Chrysostome et saint Jean Damascène. D’autres Pères de l’Église primitive vivaient au désert. Il y a aussi des Pères plus récents. J’ajouterai ici que, même si l’on associe presque automatiquement ce terme de " Pères " à la période des Cappadociens, par exemple, en le limitant aux personnages de cette époque, en fait le terme s’applique à des personnes significatives de tous les temps, et même d’aujourd’hui. De même que le temps des miracles n’est pas révolu, le temps des Pères n’est pas passé. Et pour vous garder en alerte, certains des Pères sont des Mères !

Autre facteur important à noter, si l’on cherche dans les index des écrits patristiques des références à la Sainte Communion ou à l’Eucharistie, elles sont étonnamment limitées. Il y a de bonnes raisons à cela : jamais dans l’histoire de l’Église orthodoxe n’a-t-on envisagé cette question séparément de la totalité de la vie et de l’expérience du chrétien orthodoxe. Elle fait partie d’un tout complètement interdépendant et interrelié ; elle ne peut en être extraite aux fins d’une étude indépendante et d’une analyse isolée.

Un exemple concret de ce que je veux dire se trouve dans l’introduction d’un livre que je viens de lire,Holy Women of Russia. L’auteur, Brenda Meehan, écrit :

J’ai eu beaucoup de difficultés à écrire ce livre et je suis maintenant convaincue que c’est parce que les femmes dont je parle - des femmes dynamiques, spirituellement intenses - n’aimaient pas ma première manière de raconter leur histoire, que j’intégrais à une analyse sèche et érudite du développement des communautés religieuses féminines dans la Russie du dix-neuvième siècle. J’avais l’intention d’analyser en chapitres méthodiques divers aspects de ces communautés, dont leurs origines, le profil statistique de leurs fondateurs, leurs ressources économiques et leurs structures institutionnelles, les caractéristiques socio-économiques de leurs membres et leur signification culturelle dans la Russie pré-révolutionnaire, mais ces femmes ont crevé les pages, refusant d’être enfermées dans mes chapitres bien définis et dans un cadre qui mettait l’accent sur le socio-historique au détriment du spirituel.

Dans ce contexte, je m’empresse d’ajouter " et aux dépens du personnel ". De nos jours, le mot " spirituel " est parfois associé à une attitude distante, isolée, détachée. Mais le mot " personnel " exige une relation. Une relation au niveau de l’être même - précisément ce dont il est question dans notre perception de la signification de la communion.

Je terminerai mon introduction en puisant un peu dans mes souvenirs, comme il convient à un homme de mon âge. Il y a environ trente ans que je suis venu à Saskatoon pour la première fois, au milieu de l’hiver, avec la chorale mixte de l’Université de l’Alberta ; de cette visite je retiens l’expérience du froid glacial de février que compensait l’hospitalité des gens de Saskatoon. À cette époque, suivant le cours ordinaire de la vie étudiante, entre de longues réflexions sur le sens de la vie dans divers cafés, je suivais des cours de philosophie et j’étudiais notamment la métaphysique.

Parcourant la Somme Théologique de saint Thomas d’Aquin, nous avons passé en revue les preuves de l’existence de Dieu. Malgré la difficulté de l’expérience, je suis très heureux de l’avoir faite, parce que ces arguments se sont révélés très utiles dans beaucoup de discussions que j’ai eues depuis avec des coeurs qui s’interrogent.

Cependant, notre professeur insistait patiemment sur une attrape que saint Thomas lui-même avait comprise : le bond de la foi. Avec son humour irlandais, il nous apprenait que même si on peut en arriver par la raison à une acceptation logique de l’existence de Dieu, cela en soi ne suffit pas. Le bond de la foi doit se produire avant que ce qu’on appelle la " croyance " puisse être atteinte.

La croyance est une forme de confiance - comme celle que l’on place dans une chaise ou une table lorsqu’on s’assoit ou s’appuie dessus. (En passant, veillez à ne pas être vus assis sur une table dans les cercles orthodoxes ! Les Orthodoxes ont un respect particulier pour les tables, pour une raison sur laquelle je reviendrai.) En tous cas, c’est le bond de la foi qui permet d’avoir cette confiance en l’existence de Dieu. Et au-delà de cette confiance, il y a la relation.

La philosophie est un instrument utile, mais ce n’est pas la théologie et le sujet qui nous occupe est la compréhension théologique orthodoxe de la Sainte Communion. Si nous utilisons le mot " théologie " comme s’il s’agissait d’une certaine forme de philosophie, nous aurons du mal à comprendre la perspective orthodoxe.

Nous devons prendre quelques instants pour rappeler ce qu’est la théologie. Le mot théologie signifie parler de Dieu, mais cela ne veut pas dire qu’on puisse prendre un ensemble, n’importe quel ensemble de propositions au sujet de Dieu et ensuite commencer à en débattre, ou même les ajuster à notre guise.

La théologie découle d’une expérience de Dieu. Elle n’est pas seulement le résultat demonexpérience de Dieu. Elle est le résultat denotreexpérience de Dieu - et pas seulement le résultat de notre expérience immédiate ou de celle des gens actuellement réunis à Saskatoon - mais l’expérience commune de tous ceux qui L’ont rencontré. Plus précisément, la théologie orthodoxe chrétienne est le reflet d’une expérience de Dieu partagée dans la communion au cours des deux mille dernières années et même avant.

Un théologien n’est pas nécessairement quelqu’un qui sait beaucoup de choses au sujet de Dieu - au sujet de l’histoire, des conciles, des débats, des arguments, de l’ecclésiologie, de la sotériologie, de la tradition biblique, des traductions, de l’herméneutique et ainsi de suite. Par-dessus tout, un théologien n’est pas quelqu’un d’original ! Un théologien est quelqu’un qui a eu une expérience de Dieu et qui, suivant l’exhortation de la première épître de Pierre (3, 15), est " prêt à justifier son espérance devant quiconque lui en demande compte ". L’authentification de cette expérience et cette justification se trouve dans sa conformité à l’expérience partagée par les chrétiens orthodoxes en tous temps et en tous lieux.

En d’autres mots, et citant le passage biblique préféré d’un saint homme luthérien, qui me l’a répété bien des fois dans ma jeunesse : " Jésus Christ est le même hier et aujourd’hui, et il le sera à jamais " (Hébreux, 13, 8). Et même cette compréhension de la stabilité de la divinité n’est en rien neuve, puisque nous la retrouvons lorsque Dieu s’est révélé Lui-même à Moïse pour la première fois sur le Mont Sinaï dans Exode 3, 6 : " Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ".

Ce fondement théologique étant acquis, nous pouvons commencer à discuter de la perception orthodoxe de la Sainte Communion et de ses résultats. Et je voudrais commencer en signalant l’une des différences les plus frappantes entre l’Orient et l’Occident dans leur expérience chrétienne.

Les Orthodoxes, dans ce qu’on appelle l’Orient, ont toujours donné la Sainte Communion aux bébés, en fait dès le baptême. En Occident, depuis des siècles, la communion a été reportée jusqu’à un " âge de raison " diversement fixé, selon l’exigence longtemps soutenue qu’une personne doit connaître et comprendre ce qui est reçu.

Pour les Orthodoxes, il n’y a pas et il n’y a jamais eu une telle exigence. Aucune distinction n’est faite dans la capacité de raisonner, de percevoir ce qui se passe, car nous avons donné, nous donnons et nous donnerons la Sainte Communion non seulement aux bébés, mais à tous ceux qui sont incapables pour diverses raisons de comprendre quoi que ce soit, aux personnes dans le coma, et ainsi de suite. Par ailleurs, chez ces mêmes Orthodoxes, il y en a beaucoup qui ne reçoivent pas et qui n’ont pas reçu fréquemment la Sainte Communion, et cela sur la base d’une conscience aiguë des effets empoisonnants du péché.

Chaque matin, vers le début de Matines, nous chantons le refrain : " Le Seigneur Dieu nous est apparu ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". Dans cette phrase on trouve le fondement de la perspective théologique orthodoxe et les éléments fondamentaux de notre compréhension de la Sainte Communion. Et puisque nous y sommes, j’ajouterai que nous trouvons là nos véritables racines : dans nos antécédents sémitiques, judaïques, moyen-orientaux, interprétés à travers l’hellénisme.

Dès l’origine, à l’initiative de Celui qui est la Source de toute existence, le Créateur Se révèle au créé. Nous le voyons au début de la Genèse. Quelle que soit la façon dont nous choisissons de prendre les détails, le fondement de la Genèse se trouve dans la révélation que Dieu fait de Lui-même à l’humanité, Sa création. Il marche et il parle avec l’humanité avant la Chute et, oui, même par la suite.

Mais il y a un détail intéressant que nous pouvons remarquer dans le récit de la création, un détail qui n’est pas là pour rien. Dans Genèse 1, 26 nous lisons : " Dieu dit : " Faisons l’homme à notre image, comme notre ressemblance... " La même formulation revient au chapitre 11, verset 7, de la Genèse, où Dieu interrompt l’oeuvre de notre orgueil : " Allons, descendons, et là confondons leur langage... " Et un peu plus loin, au chapitre 18, nous avons l’apparition bien connue de Dieu au chêne de Mambré. Ici, le Seigneur parle au singulier, mais il est représenté visiblement sous la forme de trois hommes ou de trois anges durant la rencontre avec Abraham, et ensuite sous la forme de deux anges pour la rencontre avec Lot dans Genèse 19.

Dieu Se révèle comme Communauté d’Existence, non seulement par l’utilisation du pluriel mais aussi sous forme visible à la fois dans l’Ancien Testament et dans le Nouveau Testament. Dans ce dernier, c’est plus particulièrement le cas au moment du baptême de Notre Seigneur, quand, comme nous l’entendons dans l’Évangile selon saint Marc (1, 10-11) : " Et aussitôt, remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer et l’Esprit comme une colombe descendre vers lui, et une voix vint des cieux : ‘Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute ma faveur.’ " De plus, Dieu se révèle non pas comme une simple communauté d’existence abstraite, mais comme uneCommunauté de Personnesavec laquelle il y a interaction et interrelation.

Mais cette interaction et cette interrelation dont saint Augustin et tous les Pères attestent qu’elles sont fondées sur l’amour, ne sont pas enfermées en elles-mêmes. Elles s’étendent, elles créent la vie et invitent les créatures à une relation avec le Créateur.

La vie de la Sainte Trinité engendre la vie dans l’amour, puis entretient une relation semblablement aimante et personnelle avec la créature. Ainsi Dieu Se révèle à nous, et comme Seigneur, il entend que cette révélation conduise à la " relation ". Cette " relation " est, en fait, communion. Et cette communion est la communion de l’amour : la communion de l’amour vivifiant qui invite à l’imitation. Les êtres humains imiteront l’amour désintéressé, vivifiant de Dieu, dans une obéissance motivée par cet amour même.

C’est pour cette raison que nous répétons les grands moments de cette révélation aux moments liturgiques plus importants. Dans l’anaphore de saint Basile le Grand, par exemple, nous participons à cette répétition de la révélation historique, de même que lors du baptême et de la grande bénédiction des eaux à la Théophanie. Dieu se révèle à nous dans la création, à Mambré, à la Mer Rouge, au Sinaï, dans les Juges et les Prophètes, dans les saintes personnes de tous les âges, et ensuite dans le point culminant de l’Incarnation de notre Seigneur, Dieu et Sauveur, Jésus Christ, le Verbe de Dieu qui prend chair, et la Descente de l’Esprit Saint.

Tout cela revient à dire qu’en célébrant la Divine Liturgie, nous amenons dans le moment présent toutes les actions salvatrices passées de la Sainte Trinité. Et cela ne s’arrête pas là. Nous y amenons non seulement les actions salvatrices passées du Seigneur mais aussi les actions futures, y compris une commémoration du Second Avènement.

La raison pour laquelle nous célébrons tous ces événements passés, présents et futurs c’est que nous y participons et que nous avons une relation personnelle avec eux. Et cette relation personnelle avec la Sainte Trinité et avec toutes les actions salvatrices de l’histoire n’est pas, comme on pourrait le penser, un simple aspect de notre existence, quelque chose que nous faisons comme partie de tout le reste de ce que nous sommes. Cette relation personnelle se joue au niveau même de notre être. C’est la substance, le fondement de ce que nous sommes ; car ce que nous sommes vraiment comme personnes ne peut être découvert que dans la relation avec Celui Qui nous a créé.

Plus notre identification à Dieu est profonde - plus nous vivons de Son amour, plus nous L’imitons - plus nous sommes vraiment nous-mêmes, parce que nous nous approchons approximativement de ce pourquoi Dieu nous a créés. Plus nous insistons pour vivre comme nous l’entendons et négligeons notre communion avec Dieu en vivant notre vie, plus nous défigurons ce que nous devrions être et devenons des parodies de ce que nous sommes vraiment.

Quand nous parlons de ces sujets, il faut dire que si l’on tente de comprendre la théologie orthodoxe de la Sainte Communion, on doit constamment prendre en considération le Mystère du Corps du Christ comme le décrit l’Apôtre Paul dans 1 Corinthiens 12 et suivants. En même temps, il faut rappeler le véritable but de l’assemblée eucharistique, comme le Père Alexandre Schmemann le souligne au début de son livre,L’Eucharistie : Sacrement du Royaume,citant l’Apôtre Paul dans ses commentaires disciplinaires dans 1 Corinthiens 11, 18-33 :

" Lorsque vous vous réunissez en Église ", écrit l’apôtre Paul aux Corinthiens : pour lui, comme pour tout le christianisme primitif, ces termes ont trait non pas au temple, mais à la nature et au but de la réunion. L’on sait que le motéglise, ecclésia,veut direassemblée. Dans l’esprit des premiers chrétiens, " se réunir en Église ", c’est constituer une telle assemblée, dont le but est de manifester, de réaliser l’Église.

Cette assemblée esteucharistique : la célébration de la " cène du Seigneur ", de la " fraction du pain " en est la culmination et l’achèvement... Dès l’origine, cette unité trine apparaît donc avec évidence : l’Assemblée, l’Eucharistie, l’Église, ainsi qu’en témoigne unanimement, à la suite de saint Paul, la tradition ancienne.

Nous croyons que, par amour, pour nous rendre capables de rétablir la communion personnelle avec Dieu que nous avions nous-mêmes rejetée et brisée, le Verbe de Dieu s’est fait chair, a vécu, est mort de nos mains, est ressuscité en détruisant le pouvoir de Hadès, et est monté aux cieux. Il nous a laissé la Divine Liturgie de Son Corps et de Son Sang pour nous nourrir, et pour maintenir et accroître l’unité et l’identité entre nous et Lui.

À la lumière de ces faits et de tout ce qui a été présenté jusqu’ici, voici ce qu’ont écrit au sujet de la Sainte Communion certains de nos Pères :

I. Saint Jean Chrysostome dit dans sonHomélie 24sur 1 Corinthiens 10 :

...Ô bienheureux Paul... donnez-vous le titre de ‘coupe de bénédiction’ à cette coupe qui inspire la crainte, à cette coupe foudroyante ? Il répond oui, et l’expression n’est pas un mince titre. Car lorsque je dis qu’elle est une ‘bénédiction’, je veux dire action de grâces, et quand je dis qu’elle est action de grâces, je déploie tous les trésors de la bonté de Dieu et me rappelle à l’esprit ses puissants bienfaits... Je Lui rends grâces d’avoir libéré toute la race humaine de l’erreur. Étant loin, Il les a faits se rapprocher, de sorte que lorsqu’ils avaient perdu espoir, et se trouvaient sans Dieu dans le monde, Il les a constitués Ses propres frères et co-héritiers. Donc, quand nous nous approchons, et rendons grâces pour ces choses et toutes choses pareilles... nous communions non seulement en participant, mais aussi en étant unis...

Car qu’est-ce que le pain ? Le Corps du Christ. Et que deviennent ceux qui y participent ? Le Corps du Christ : pas un grand nombre de corps, mais un seul corps... de sorte que nous sommes unis entre nous et avec le Christ... " La multitude des croyants’ dit le texte ‘n’avait qu’un coeur et qu’une âme (Actes 4, 32) "... Il a apporté, comme on pourrait dire, une autre sorte de pâte et de levain, Sa propre chair - en fait la même par nature, mais libre du péché et pleine de vie - et il l’a donnée à tous pour qu’ils y participent de sorte que nous soyons mêlés de vie et d’éternité au moyen de cette table.

J’ajouterai ici en parenthèse que saint Jean, quand il utilise le mot " mêlés ", ne suggère pas que nous soyons unis comme dans une ouate ni que nous soyons mêlés dans une quelconque vie indistincte. Il dit que tout en étant unis à la vie, la Source de la Vie, c’est-à-dire Dieu, nous demeurons les personnes spécifiques, les créations uniques que nous sommes.

II. Et de nouveau saint Jean Chrysostome dit dans l’Homélie 3sur Éphésiens 1 :

Voilà, je vous prie instamment, une table royale est mise devant vous, des anges servent à la table, le Roi Lui-même est là et vous tenez-vous debout, bouche ouverte ? Vos vêtements sont-ils salis et pourtant vous n’en tenez aucun compte ? Ou êtes-vous propre ? Alors prosternez-vous et participez... Vous avez chanté des hymnes avec les autres ; vous vous êtes déclaré être du nombre de ceux qui sont dignes en ne partant pas avec ceux qui sont indignes.

Pourquoi rester et pourtant ne pas participer à la table ? Vous direz, je suis indigne. Alors êtes-vous également indigne de la communion que vous avez eue dans la prière ? Car ce n’est pas seulement au moyen des offrandes, mais aussi au moyen de ces cantiques, que l’Esprit descend de partout. Pour éviter que je sois le moyen d’accroître votre condamnation, je vous prie instamment de ne pas hésiter à venir, mais de vous rendre digne à la fois d’être présent, et d’approcher... Et quel est donc notre espoir de salut ? Nous ne pouvons blâmer notre faiblesse ; nous ne pouvons accuser notre nature. C’est l’indolence et rien d’autre qui nous rend indignes.

III. Et encore saint Jean Chrysostome dit dansHomélies 29et30sur 2 Corinthiens 13 :

Nous sommes le temple du Christ ; nous embrassons le porche et l’entrée du temple quand nous nous embrassons les uns les autres... Et par ces entrées et ces portes le Christ est à la fois entré en nous et entre effectivement, chaque fois que nous communions. Vous qui participez aux mystères, comprenez ce que je dis : car ce n’est pas d’une manière commune que vos lèvres sont honorées lorsqu’elles reçoivent le Corps du Seigneur. C’est principalement pour cette raison que nous nous embrassons.

IV. Saint Cyprien de Carthage dit dans sonCommentaire sur le Notre Père:

" Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour ". Ces paroles peuvent être prises spirituellement ou littéralement, parce que dans le plan divin, les deux lectures sont utiles à votre salut.

Le pain de vie est le Christ ; maintenant il ne s’agit pas du pain de tout le monde, mais c’est le nôtre... Nous l’appelons " notre pain " parce que le Christ est le pain de ceux qui participent à Son Corps. Et nous demandons que ce pain nous soit donné tous les jours, à moins que nous, qui vivons dans le Christ et recevons l’Eucharistie tous les jours comme nourriture de salut, soyons séparés de Son Corps par quelque péché grave qui nous interdit la Communion et ainsi nous prive de notre pain céleste.

V. Dans sesConférences sur les sacrements, saint Cyrille de Jérusalem dit :

... En pleine assurance, participons au Corps et au Sang du Christ, car sous forme de pain vous est donné Son Corps, et sous forme de vin Son Sang, afin que vous, en participant au Corps et au Sang du Christ, puissiez être fait du même corps et du même sang que Lui. Car c’est ainsi que nous en venons à porter le Christ en nous... c’est ainsi que, selon le bienheureux Pierre, nous en venons à participer à la nature divine (2 Pierre 1, 4).

Le Christ à une certaine occasion où il parlait avec les Juifs a dit : ‘Si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous (Saint Jean 6,53)’... En conséquence, contemplez le pain et le vin non pas comme de simples éléments, car ils sont, selon la déclaration du Seigneur, le Corps et le Sang du Christ... Que votre fondement soit la foi.

VI. Saint Hésychius de Jérusalem dit dans ses textes surla Sobriété et la Prière :

Chaque fois que nous les indignes sommes considérés dignes d’être admis, avec crainte et tremblement, aux Mystères divins et sans taches du Christ, notre Dieu et notre Roi, montrons d’autant plus de sobriété, de vigilance d’esprit et d’attention stricte, pour que nos péchés et nos souillures petits et grands puissent être détruits par le Divin Feu, c’est-à-dire le Corps de Notre Seigneur Jésus Christ.

Car quand il pénètre en nous, il chasse tout de suite de nos coeurs les esprits malins et détruit nos péchés passés et l’esprit reste vidé de l’agitation importune des pensées mauvaises. Si, après cela, nous gardons strictement notre esprit et nous tenons à la porte du coeur, chaque fois que nous sommes de nouveau considérés dignes, le Saint Divin Corps éclairera de plus en plus l’esprit et le fera briller comme une étoile...

VII. Dans sesChapitres éthiques, saint Siméon le Nouveau Théologien dit :

Tout comme Ève a été prise à même la chair et les os d’Adam pour que les deux forment une seule chair, de même le Christ, en Se donnant à nous dans la communion, nous donne Sa propre chair et Ses propres os. Voilà en effet ce qu’Il nous donne à manger. Par la communion Il nous unit à Lui.

Tous ceux qui croient au Christ tiennent de Lui dans l’Esprit de Dieu, et forment un seul corps... Uni à Lui de cette manière spirituelle, chacun d’entre nous formera un seul esprit avec Lui, et de même un seul corps, puisque corporellement nous mangeons Son corps et nous buvons Son sang... Je dis un, pas selon la personne mais selon la nature de la divinité et de l’humanité ; selon la divine nature, puisque nous aussi nous devenons dieu par adoption...

De toute éternité, [Dieu] a prédéterminé que ceux qui croient en Lui et sont baptisés en Son nom (le nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit), et mangent la chair sans tache de Son Fils, et boivent Son précieux Sang, seraient ainsi justifiés c’est-à-dire glorifiés, et deviendraient participants à la vie éternelle...

Si vous voulez savoir si je dis la vérité, devenez saints en pratiquant les commandements de Dieu, et ensuite participez aux Saints Mystères. Alors vous comprendrez toute la portée de cet énoncé.

VIII. DansLa Vie en Christ, saint Nicolas Cabasilas écrit :

Mais quand le Christ habite en nous, que faut-il de plus, ou quel bienfait nous échappe ? Quand nous habitons dans le Christ, que désirerons-nous de plus ?... Quelle bonne chose manque à ceux qui sont dans un tel état ? Qu’ont à faire avec le malin ceux qui sont entrés dans une telle clarté ? Quel mal peut soutenir une telle abondance de bien ? Quoi du malin peut continuer à être présent ou à entrer de l’extérieur quand le Christ est si évidemment avec nous, nous pénètre et nous entoure complètement ?

Seule parmi les rites sacrés, l’Eucharistie fournit la perfection aux autres Mystères... Ce Mystère est si parfait, il surpasse de si loin chaque autre rite sacré, qu’il conduit au sommet même des bonnes choses. Voici également le but final de chaque entreprise humaine. Car en lui nous obtenons Dieu Lui-même et nous sommes unis à Dieu dans la plus parfaite union ; car quel attachement peut être plus complet que de devenir un seul esprit avec Dieu ?

Mais à cause de notre égoïsme nous reculons devant notre appel à la parfaite communion. Nous nous contentons de substituts et d’alternatives limités, au rabais et même sombres. Saint Nicolas (Vélimirovitch), dans sesPrières sur le lac, dit :

[Mon âme], repens-toi de tes désirs ardents de ce monde et de tout ce qui est dans ce monde. Car le monde est le cimetière de tes ancêtres qui t’attend la bouche ouverte. Un peu de temps encore et tu seras ancêtre ; tu auras un vif désir d’entendre le mot " repentir " mais tu ne l’entendras pas.

Ponce Pilate a demandé au Seigneur, " Qu’est-ce que la vérité ? " (Jean 18, 35) Il a posé la mauvaise question, parce que la vérité n’est pas unquoimais unQui. Très souvent, en essayant de comprendre les Mystères de Dieu, nous tombons dans le même piège en posant les mauvaises questions. Et si nous osons penser que nous pourrons un jour comprendre complètement les Mystères de Dieu, et plus particulièrement le Mystère de l’Eucharistie, nous ne ferons rien d’autre que poser les mauvaises questions.

J’espère que nous commençons à voir que dans la compréhension orthodoxe du Mystère de la Communion, tout est inter-relié. Tout et tout le monde sont liés et s’influencent réciproquement.

Cela est si vrai que, si on nous demandait " Combien y a-t-il de sacrements ? " notre réponse sera " Dieu seul le sait ". Il y en a un seul ou une multitude. Tous les sacrements que nous distinguons communément sont, en fait, étroitement liés les uns aux autres, tous tricotés ensemble de manière à être inséparables, même si ce sont des actes distincts. Et puisque chaque fois Dieu nous confère la grâce, nous percevons cet événement comme un sacrement (y compris les saints baisers que décrit saint Jean Chrysostome). Tous les sacrements reflètent la vie de la Sainte Trinité, et nous voilà revenus là où nous avions commencé.

C’est l’évêque, comme principal célébrant de chaque Liturgie eucharistique de son diocèse, qui réunit en sa personne la perpétuation de la Tradition du Christ, la véritable foi en la Sainte Trinité. Au moment de sa consécration, il se fait poser les questions suivantes par l’évêque consécrateur :

Métropolite : Quelle est ta foi ?

Et le futur évêque récite le symbole de foi :

Le futur évêque :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles.

Et en un Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, engendré du Père avant tous les siècles. Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré, non créé, consubstantiel au Père, par qui tout a été fait. Qui, pour nous autres hommes, et pour notre salut, est descendu des cieux, et s’est incarné du Saint Esprit et de la Vierge Marie, et s’est fait homme. Qui a été crucifié pour nous sous ponce Pilate, a souffert et a été enseveli. Qui est ressuscité le troisième jour selon les Écritures. Qui est monté aux cieux et est assis a la droite du Père. Et qui reviendra avec gloire juger les vivants et les morts et dont le royaume n’aura pas de fin.

Et au Saint Esprit, Seigneur, le Vivificateur, qui procède du Père, qui est adoré et glorifié avec le Père et le Fils, qui a parlé par les prophètes.

En l’Église, une, sainte, catholique et apostolique.

Je confesse un seul baptême pour la rémission des péchés, j’attends la résurrection des morts et la vie du siècle à venir.

Voilà le Symbole de Nicée que nous réaffirmons tous les jours, et que nous confessons depuis notre baptême. L’évêque consécrateur le bénit avec la grâce de la Sainte Trinité. Ensuite, pour plus de lumière, le futur évêque est appelé à parler avec plus de détails de sa foi trinitaire et christologique et il répond :

Et le futur évêque lit tout haut la seconde confession de foi comme suit :

Futur évêque :

Je crois en un seul Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre, des choses visibles et des invisibles, sans commencement, inengendré et sans cause, principe naturel et origine du Fils et de l’Esprit.

Je crois aussi en son Fils unique engendré de lui sans changement et hors du temps, à lui consubstantiel, par qui tout a été fait.

Je crois aussi en l’Esprit Saint qui procède du Père lui-même et qui est glorifié avec lui comme coéternel, assis sur le même trône, consubstantiel, égal en gloire et artisan de la création.

Je crois que l’un de cette même supersubstantielle et vivifiante Trinité, le Verbe Fils unique, est descendu des cieux pour nous autres hommes et pour notre salut ; qu’il s’est incarné du Saint Esprit et qu’il s’est fait homme, c’est-à-dire qu’il est devenu homme parfait tout en restant Dieu, sans rien changer de la substance divine par sa communion avec la chair et sans rien en aliéner ; mais que, sans aucune modification, il a assumé l’homme ; que c’est en lui qu’il a supporté la souffrance et la croix, bien que libre de toute souffrance selon sa nature divine ; qu’il est ressuscité d’entre les morts le troisième jour et que, monté aux cieux, il est assis à la droite de Dieu son Père.

Je confesse aussi l’unique hypostase du Verbe incarné ; je crois et je proclame un seul et même Christ, qui depuis son incarnation a deux volontés et deux natures et qui garde les propriétés dans lesquelles et par lesquelles il existe. Et j’invoque encore deux volontés, chacune des deux natures conservant sa propre volonté et sa propre énergie.

Je crois aussi, sur Dieu et sur les choses divines, aux traditions et aux explications de la seule Église catholique et apostolique qui ont été reçus de Dieu et d’hommes de Dieu. Je rends encore un culte relatif, non de latrie, aux icônes du Christ lui-même, de la très sainte Mère de Dieu et de tous les saints et je rapporte aux prototypes la vénération qui leur est accordée. Tous ceux qui ne pensent pas ainsi et ont d’autres opinions je les rejette. Quant à Notre Dame la Mère de Dieu, je confesse et je proclame qu’elle a formellement et véritablement engendré dans la chair l’un de la sainte Trinité, le Christ notre Dieu. Puisse-t-elle être mon secours, ma protection, mon refuge, tous les jours de ma vie. Amen.

Voilà le fondement de ce que croient les chrétiens orthodoxes en tous temps et en tous lieux. Au surplus, c’est là le fondement de la foi qui imprègne toute notre vie. Il participe à notre assemblée comme Église, il sous-tend notre manifestation comme Corps du Christ. Il pénètre notre action de grâces et notre offrande de nous-mêmes et tout notre être. Il se confond avec notre commémoration des vivants, des morts, des saints, avec les actions salvatrices de Dieu, avec notre participation à la Sainte Communion. Il affecte profondément chaque aspect de notre vie quand nous sortons rencontrer des gens et faire face à des événements qui mettront à l’épreuve notre relation avec le Christ.

Car dans tout cela il s’agit de notre relation avec le Christ, d’être amoureux du Christ, d’être un avec le Christ, de se trouver dans le Christ, d’être vivant dans le Christ. C’est, comme l’indiquent ces grandes phrases tirées de la Divine Liturgie : " Nous t’offrons ce qui est à toi, le tenant de toi, en tout et pour tout ". Ce " tout " ne désigne pas seulement les gens qui assistent à l’office, mais chaque personne et chaque chose.

Et encore, quand nous arrivons à la fin de notre commémoration des morts et des vivants, nous prions pour notre évêque, demandant au Seigneur de le protéger en toutes choses, et de le rendre capable de " dispenser correctement la parole de Votre vérité ". Et les fidèles répondent : " Et de tous et de tout ", révélant l’unité interdépendante des fidèles et de l’évêque, de l’assemblée et de toute la création.


 La Communion des Apôtres - Léonide OuspenskyLa Communion des Apôtres - Léonide Ouspensky

La Communion des Apôtres
(icônes de Léonide Ouspensky)


 

ORTHODOXIE ET ORTHOPRAXIE

Pour approfondir notre compréhension du sacrement de la Sainte Communion, nous devons aussi considérer les aspects pratiques et historiques de la participation eucharistique dans l’Église. Premièrement, regardons la Sainte Communion à la lumière des documents de l’Église primitive. LesCanons des Saints Apôtres, bien qu’il ne soient pas exactement d’origine apostolique, dérivent de l’expérience de l’Église primitive ; les témoignages des temps sub-apostoliques peuvent aussi être acceptés. Et il faut souligner que l’influence des Canons sur la vie intérieure de l’Église reste présente jusqu’à ce jour.

Les Canons 8 et 9 relatifs à la Sainte Communion affirment :

Canon 8 :

Si un évêque, un presbytre ou un diacre, ou quiconque est sur la liste sacerdotale, quand l’offrande est faite, n’y participe pas, qu’il en déclare la cause ; et si elle est raisonnable, qu’il soit excusé ; mais s’il ne la déclare pas, qu’il soit excommunié comme cause d’offense au peuple, et occasionnant un doute contre celui qui offre, comme s’il n’avait pas fait l’offrande de manière appropriée.

Canon 9 :

Tous les fidèles qui entrent et écoutent les Écritures, mais ne restent pas pour les prières et la Sainte Communion, doivent être excommuniés, parce qu’ils créent du désordre dans l’Église.

Les sentiments évoqués ci-dessus ont été réitérés dans le Canon 2 du Synode d’Antioche en Syrie en l’an 341.

Ces canons ne signifient pas que l’Église primitive aimait à excommunier les gens, mais plutôt qu’on accordait beaucoup d’importance à la participation totale à l’Offrande Eucharistique, particulièrement le Jour du Seigneur. Il faut dire ici que l’excommunication mentionnée n’est pas du tout de nature permanente. Dans l’Église primitive, et dans l’Église Orthodoxe jusqu’à ce jour, si quelqu’un est excommunié pour quelque raison que ce soit, il s’agit d’un traitement médical temporaire d’une maladie spirituelle.

Dans les temps apostoliques, nous avons la preuve que certaines personnes pouvaient recevoir la Sainte Communion tous les jours. Au surplus, il y avait un sentiment très fort du besoin de recevoir la Sainte Communion du Corps et du Sang de notre Seigneur Dieu et Sauveur, Jésus Christ, tous les dimanches. Il est bien connu qu’en ces temps-là, quiconque s’absentait de la Liturgie sans bonne excuse trois dimanches de suite était excommunié pour avoir traité le Sacrement à la légère et le demeurait jusqu’à ce qu’il y ait repentir.

La participation à l’Eucharistie ne consistait pas et ne consiste toujours pas à recevoir la Sainte Communion. La réception comme telle fait partie du tout et ne peut être comprise sans le tout. Aux temps de l’Église primitive, même la Sainte Communion d’une personne malade incapable d’assister à la Liturgie était prise sérieusement comme partie du tout. Il était de coutume qu’un presbytre, ou plus souvent un diacre, porte la Sainte Communion aux malades immédiatement après la Liturgie du dimanche. En fait, ceci demeure la pratique régulière chez les Égyptiens qui, pour des raisons de sécurité, ne gardent pas la Communion en réserve.

Vous vous apprêtez peut-être à demander : partie de quel tout ? La première réponse est : partie de toute la Divine Liturgie. Mais cela ne peut être la réponse complète, parce que la Divine Liturgie n’est pas une fin en soi, et elle n’est d’aucune façon isolée.

La Divine Liturgie nous offre le plus grand exemple d’inclusion. Elle rend présentes toutes les actions salvatrices de Dieu. Elle nous fait participer à la Nature Divine. Elle inclut et touche tous les fidèles, passés, présents et futurs. Elle réalise le Corps du Christ au sens le plus plein du terme. Elle contient et rend possible le renouvellement de toute la création. Elle nous place dans le Royaume du Ciel, dans le paradis de Dieu. Elle concrétise le texte déjà cité de l’Apôtre Paul (1 Corinthiens 11, 18-33) : " Lorsque vous vous réunissez en Église... " - la réunion des croyants dans l’unité, dans l’ordre et dans l’amour pour recevoir dignement le Corps et le Sang du Christ.

On pourrait dire que tout cela semble bien en théorie, mais pour le Chrétien orthodoxe, il n’y a dans tout cela aucun sentiment d’abstraction ni de discontinuité avec ce qu’on appellerait la réalité pratique. Il faut comprendre qu’il n’y a pas de division entre ce que nous croyons et ce que nous faisons : pour utiliser une expression à la mode ces temps-ci, l’Orthodoxie est inséparable de l’Orthopraxie.

Donc toute la vie d’un Chrétien orthodoxe doit être centrée sur l’Eucharistie, à la fois pour la préparer et pour s’en nourrir. Comme le dit saint Jean de Cronstadt, un saint du début du vingtième siècle, dans son ouvrageMa vie en Christ :

Il faut la prière tant publique que privée pour mener une vie vraiment à l’image du Christ, et pour que la vie de l’Esprit ne s’éteigne pas en nous. Il est indispensable que nous assistions au service divin à l’Église avec foi, zèle et compréhension tout comme il est indispensable de fournir de l’huile ou du pouvoir à une lampe pour qu’elle éclaire et ne s’éteigne pas.

et,

Que nous inspire la Sainte Église en nous mettant dans la bouche pendant la prière, tant à la maison qu’à l’Église, des prières formulées non pas par une personne seule, mais par tous ensemble ? Elle nous inspire un amour mutuel constant, afin que nous nous aimions toujours les uns les autres comme nous-mêmes - afin que, imitant Dieu en trois Personnes, qui constitue la plus haute unité, nous soyons nous-mêmes une unité formée de la pluralité. " Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient en nous " (Jean 17, 21).

La prière commune de tous nous apprend aussi à partager les choses de la terre avec les autres, à partager nos besoins, de sorte que dans cette vie aussi nous puissions avoir toutes choses en commun comme étant un - c’est-à-dire que cet amour mutuel devrait être évident en tout, et que chacun d’entre nous devrait utiliser ses aptitudes pour le bien des autres, ne cachant pas son talent dans la terre, de manière à ne pas être égoïste et paresseux....

et,

Par sa Divine Liturgie, l’Église orthodoxe nous prépare à être citoyens du ciel... en nous donnant " tout ce qui concourt à la vie et à la piété " (1 Pierre 1, 13). C’est pourquoi il nous est absolument nécessaire de participer aux Offices divins avec intelligence et respect, sans contrainte, surtout les jours de fête, et de nous approcher des sacrements de pénitence et de la Sainte Communion. Mais ceux qui s’éloignent de l’Église et de sa Liturgie deviennent les victimes de toutes les passions et vont à leur perte.

et,

Si le Seigneur se donne à nous dans ses divins mystères, chaque jour, ne devrions nous pas sans défaut donner librement, gratuitement, les biens périssables, tels l’argent, la nourriture, les vêtements, à ceux qui nous les demandent ? Et comment pouvons-nous être en colère contre ceux qui mangent notre pain gratuitement, quand nous participons nous-mêmes gratuitement de la nourriture sans prix et immortelle du Corps et du Sang du Christ ?

Le caractère absolument central de la Divine Liturgie etipso factode la Sainte Communion et sa nécessité pour la vie du Chrétien orthodoxe sont soulignés en profondeur dans ces textes de saint Jean. Non seulement la liturgie nous unit-elle au Christ et les uns aux autres, mais elle rend possible la vie altruiste, aimante, à l’image du Christ, qui est l’expression de cette union, que l’Apôtre Paul décrit dans sa lettre aux Éphésiens, au chapitre deux.

Elle révèle aussi et rend présent le fait, comme le dit le même Apôtre dans sa lettre aux Philippiens, chapitre trois, que notre citoyenneté est au Ciel. Bien sûr, cela ne veut pas dire que chaque Chrétien orthodoxe est toujours conscient de tout cela. Loin de là. Mais le Chrétien orthodoxe, conscient de ses péchés, ressentira néanmoins tout cela en grande partie, presque d’instinct.

Comme le dit saint Augustin d’Hippone dans sonCommentaire sur les Psaumes :

Il est vrai que beaucoup de gens s’approchent de l’autel que vous voyez ici de manière indigne et Dieu permet que ses sacrements soient profanés pendant un temps. Néanmoins, mes Frères, la Jérusalem céleste ressemblera-t-elle à ces murs visibles ? Pas du tout ; vous pouvez entrer avec les impies dans les murs de cette église, vous n’entrerez pas avec les impies dans le sein d’Abraham. Ne craignez donc rien : lavez vos mains pour qu’elles soient propres.

Non seulement la Sainte Communion est-elle l’objet de notre vie en Christ et la fin de notre vie, elle est aussi un moyen vers cette fin. Elle est cette nourriture spirituelle par laquelle il nous est possible d’espérer entrer dans le Royaume des Cieux.

De nouveau, saint Basile le Grand met devant nos yeux la norme adéquate, et en même temps révèle la pratique de l’Église du quatrième siècle (citation de saLettre No 93) :

La Communion et la participation au Saint Corps et au Sang du Christ quotidiennement est une pratique bonne et salutaire. Il [le Seigneur] dit clairement : " Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang a la vie éternelle " (Jean 6, 54). Qui doute que de participer à la vie constamment donne vraiment une vie d’abondance ? Quant à moi, je communie quatre fois par semaine, le Jour du Seigneur, le mercredi, le vendredi et le samedi, et les autres jours s’il y a commémoration d’un martyr. Si, à des époques de persécution, des individus, sous cette contrainte, se donnent eux-mêmes la communion avec leurs propres mains, sans la présence d’un prêtre ou d’un ministre, cela ne présente pas de difficultés. En fait, il est inutile de le souligner, puisque la coutume établie depuis longtemps sanctionne cette pratique sous la pression des circonstances.

Tous les ermites du désert, où il n’y a pas de prêtre, gardent la communion chez eux et se la donnent eux-mêmes. Et à Alexandrie et en Égypte, c’est la règle générale que chaque laïque garde la communion dans sa propre maison.

Car une fois que le prêtre a complété le sacrifice, et qu’il a donné le sacrement, celui qui l’a reçu comme une portion entière est obligé de croire, en participant jour après jour, qu’il participe à juste titre et la reçoit de Celui qui l’a donnée. Même à l’Église, le prêtre donne une portion et le communiant la retient, avec plein pouvoir de faire ce qu’il veut, et la porte à sa bouche avec ses propres mains.

Et voici une citation de laLettre No 53de saint Cyprien de Carthage, que j’ai citée précédemment :

...Puisque l’Eucharistie a été instituée pour ce but précis, qu’elle puisse servir de sauvegarde aux communiants, il est nécessaire que nous armions ceux que nous voulons sauvegarder contre l’adversaire par la protection de l’abondance du Seigneur. Car comment leur apprenons-nous ou les provoquons-nous à verser leur sang pour confesser Son nom si nous refusons à ceux qui s’apprêtent à la guerre le Sang du Christ ? Ou comment les rendons-nous fermes pour la coupe du martyre si nous ne les admettons pas d’abord à boire, à l’Église, la coupe du Seigneur par le rite de la communion ?

Nous voyons ici, d’abord dans saint Basile, le sentiment puissant de l’importance extrême et du caractère central de la réception fréquente, voire quotidienne de la Sainte Communion. Et nous voyons aussi qu’à certains endroits les laïques pouvaient garder la Sainte Communion chez eux pour la recevoir tous les jours. En même temps, nous voyons que saint Cyprien a exactement la même attitude à l’égard de sa valeur, de sa nécessité extrême pour la vie des chrétiens, qu’on soit ou non en période de persécutions.

Mais dans ses paroles il donne un indice, tout comme saint Jean Chrysostome dans une citation antérieure, que ce ne sont pas tous les fidèles qui sont préparés de cette manière. Il y a toujours eu ceux qui sont la proie du péché et qui sont tentés de prendre à la légère la réception de la Sainte Communion et, par extension, leur participation à la communauté des fidèles.

Nous voyons l’Apôtre Paul réprimander ceux qui, à Corinthe, abusaient de la fête du sacrement en la transformant en pique-nique. Nous voyons saint Jean Chrysostome se plaignant que certains participent au Sacrement sans la révérence ou le respect requis. Et nous avons encore une autre citation de saint Martyrius, Père syriaque du début du septième siècle, dans leLivre de la Perfection :

Je frémis de mentionner une autre chose qui est la pire de toutes celles que font des personnes armées par le mépris : au moment redoutable qui fait trembler même les démons rebelles, je veux dire à l’instant solennel où les Divins Mystères sont consommés, quand les anges et les archanges planent autour de l’autel avec crainte et tremblement, tandis que le Christ est sacrifié et que l’Esprit plane, beaucoup de ces personnes se promènent dehors, ou... entrent selon leur caprice et se tiennent là à montrer leur mépris par des bâillements comme s’ils portaient un fardeau excessif, étant fatigués de se tenir debout.

À ce moment où le prêtre fait la grande supplication pour eux, un sommeil profond les gagne ; ils sont si lâches ; à ce moment qui réveille jusqu’aux morts, voici ces gens, bien en vie et censés être à la poursuite de la perfection, néanmoins enfoncés dans le sommeil, ou se promenant dans l’espoir du moment où ils pourront laisser rapidement leur lieu de détention ; car la Jérusalem de la lumière et de la vie est comme une prison pour ces gens - l’endroit où le Père, le Fils et l’Esprit demeurent, quand des êtres spirituels et des groupes de saints rendent ensemble grâce et gloire devant eux de sainte manière (Hébreux 12, 28).

De nouveau nous voyons dans quelle crainte révérencielle était et est tenue la Sainte Communion, et nous constatons la réaction pécheresse de certains. On a eu tendance à imputer cette attitude au fait que les païens avaient été admis dans l’Église en grand nombre au quatrième siècle. On leur fait aussi porter le blâme du déclin de la communion fréquente, surtout vers le septième et le huitième siècles.

Certains laissent entendre, comme je l’ai parfois fait moi-même, que l’interprétation allégorique de la Divine Liturgie, comme reconstitution par les gestes du prêtre de la vie du Christ, traduit une influence de la mystagogie des religions païennes ; que le mouvement vers l’allégorie a aussi servi à créer une distance entre la célébration de l’Eucharistie et le peuple.

D’autres aiment dire qu’à cause de la pénétration païenne et pour protéger les Mystères de la profanation, la réception fréquente de la Sainte Communion a été découragée. Maintenant, j’attribuerais plutôt ce phénomène au fil sombre du péché traversant toutes les époques. Je crois voir, à la lumière de ce que dit le Seigneur, " Beaucoup sont appelés mais peu sont élus " (Matthieu 22, 14), qu’à travers toute l’histoire chrétienne, certains aiment profondément le Seigneur et veulent Lui plaire, être comme Lui et Lui obéir et donc se nourrir de Lui. Mais il y en a d’autres qui, confrontés à la gloire de l’amour de Dieu en Christ, se retirent, blessés et rebelles. Ainsi ils évitent de recevoir la Nourriture Divine nécessaire à la Vie en Christ.

Examinons la dernière citation de saint Martyrius. Il condamne tout manque de respect sous forme de promenades oisives et les arrivées en retard. Et par quoi se caractérisent les chrétiens orthodoxes modernes ? Comment s’attirent-ils l’admiration de certains ? Précisément pour ces promenades inattentives, ces arrivées tardives et ces départs prématurés irrespectueux du saint lieu du culte. C’est si vrai que nous-mêmes pensons que nous pouvons être irrespectueusement désinvoltes. Dans notre sans-gêne barbare, nous croyons qu’il est acceptable d’arriver en retard au Banquet du Seigneur, de nous promener, de sortir et d’entrer, de ne rien manger et de partir tôt. J’imagine la réaction que nous provoquerions si nous agissions ainsi à un banquet de la Reine ou du Lieutenant-Gouverneur ! Le Seigneur leur serait-il inférieur ?

Quand les Orthodoxes entendent les lectures des Saintes Écritures - des Évangiles ou des Épîtres - et quand les Orthodoxes célèbrent les fêtes du Seigneur, tout cela est fait et est entendu auprésent. Ce qui est dit par n’importe lequel des Apôtres, ou qui est relaté dans les Actes, est pris comme nous étant dit, ici et maintenant, au présent. La réaction correcte n’est pas de dire : " Oh ! ces vilains Corinthiens ", ou " Oh ! ces Thessaloniciens ", ou qui encore ! Elle est plutôt d’entendre l’Apôtre s’adresser à notre péché ou nous exhorter à une fidélité active et zélée. Les lettres sont écrites pour nous, qui nous tenons debout à en écouter les paroles. C’est pour cela que nous appelons les Épîtres " l’Apôtre ".

Il en est de même des lectures des Évangiles. Nous qui entendons les paroles participons aux événements, aux oeuvres du Seigneur. Nous entendons le Seigneur Lui-même nous parler ici et maintenant. Et dans la Semaine Sainte, quand nous relisons tous les événements de la Passion, nous n’en entendons pas seulement parler et ce n’est pas une sorte de souvenir, nous participons aux événements mêmes. Nous sommes avec le Seigneur dans tout, à la fois L’acclamant et Le trahissant (oui Le trahissant, puisque nous sommes tous pécheurs, et tout péché est une trahison, et nous pourrions tous être Judas), et nous sommes à la Dernière Cène avec Lui, et nous Le condamnons, et nous sommes près de la Croix, et au Tombeau et à la Résurrection. Et ensuite nous sommes avec les Apôtres au cours des quarante jours glorieux de Pâques, et à l’Ascension et avec la Mère de Dieu et les Apôtres à la Descente du Saint Esprit.

Et nous sommes présents aussi à toutes sortes d’autres événements. Nous sommes à la Nativité, nous sommes au Baptême. Nous sommes à la Présentation, à l’Annonciation, à la Transfiguration et à la Dormition.

Regardons comment nous prions. Le dimanche du Fils Prodigue, pendant l’avant-Carême, nous nous identifions au Prodigue : " M’étant sevré de Ta gloire paternelle, je faismonter vers Toila confession du Fils Prodigue : J’ai péché contre Toi, ô Père de miséricorde... "

Le jour de l’Entrée du Seigneur à Jérusalem, nous Lui disons : " Comme les adolescents, portant les symboles de la victoire,nous t’acclamons, Ô Vainqueur de la mort : Hosanna dans les lieux très hauts... "

Le Jeudi Saint, nous prions le Seigneur : " À ta Cène mystique, ô Fils de Dieu,reçois-moicomme un convive... " et nous nous identifions au bon larron. Et le Jour de la Résurrection, nous ne disons pas ce jour-là que le Christ ressuscita, mais plutôt qu’il " est ressuscité " au temps présent. Ainsi le Tropaire de la Résurrection déclare-t-il : " Christest ressuscitédes morts, par la mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la Vie ".

Notre identification aux événements continue après le cycle pascal. Elle se manifeste les jours de fête comme celle de l’Entrée au Temple de la Vierge : " Ce jourest le prélude de la bienveillance de Dieu... Dans le Temple de Dieu la Viergese montre...Etnous, nous lui crions à pleine voix : Salut !... "

Le jour de la Nativité du Seigneur, nous chantons : " La Vierge,aujourd’hui, met au monde l’Éternel... " Et au Baptême nous chantons : " En ce jour, Tu es apparu au monde Seigneur ! Ta lumière s’est manifestée à nous... " Et à l’Annonciation, nous chantons : " Aujourd’hui, c’est la révélation de notre salut... "

Tout cela montre concrètement comment nous comprenons le télescopage, la compression du temps, largement à la manière dont l’Exode est célébré à la Pâque. Cela révèle aussi qu’en célébrant l’Eucharistie, nous incluons non seulement les actions salvatrices de Dieu dans toute l’histoire, mais aussi chaque action et chaque événement de notre vie quotidienne. Et que nous sépare de cette perfection ? Le péché et l’orgueil rebelle.

Dans tout ce qui précède j’aurais pu traiter longuement des détails extérieurs de nos ajustements à notre manière de servir la Divine Liturgie, et de la façon dont la réception de la Sainte Communion a elle aussi été adaptée aux cultures, aux circonstances et le reste. Mais si nous voulons vraiment comprendre l’une ou l’autre des adaptations, qui sont faciles à trouver dans toutes sortes de livres en anglais et encore plus en français, il faut tout voir dans la perspective suivante : plus il y a de changements, plus les choses restent les mêmes. Lors du Concile de Carthage (en l’an 256), Lobosus, Évêque de Vaga, dit : " Dans l’Évangile le Seigneur dit : Je suis la vérité. Il n’a pas dit : Je suis la Coutume. Conséquemment, la vérité étant manifeste, que la coutume cède le pas à la vérité. "

Indépendamment de nos progrès technologiques, nous ne sommes pas différents de nos ancêtres, dans le meilleur et dans le pire. De nos jours, il y a des fidèles zélés, qui appliquent diligemment la volonté de Dieu. Il y a également ceux qui sont ligotés par le péché, et ceux qui trahissent. En effet, cela peut être très laid, mais aussi mauvais que ce soit, nous devons nous rappeler les paroles de Dieu à Élie à l’Horeb : " Mais j’épargnerai en Israël sept milliers, tous les genoux qui n’ont pas plié devant Baal et toutes les bouches qui ne l’ont pas baisé. " (1 Rois 19, 18). Et au milieu de tout, il reste que c’est par la Divine Liturgie, par la réception de la Sainte Communion, que Notre Seigneur Jésus Christ, Qui est vraiment " le même, hier, aujourd’hui et à jamais ", S’unit à nous, nous nourrit, nous rend capables de vivre en Lui et nous rend capables de nous servir les uns les autres en Lui. C’est Lui Qui donne de l’unité à toute notre vie et même à tout le cosmos !

Quoi que fassent les Orthodoxes, il est entendu qu’ils doivent y inviter la bénédiction et la participation de Dieu. Ainsi nous bénissons le pain par le signe de la Croix avant de le couper. Ce n’est après tout pas seulement du pain de supermarché que nous mangeons ici. Le pain est lié au Pain de Vie.

Nous ne nous assoyons certainement pas sur les tables. Pourquoi ? Parce que le foyer est la " petite église " et la table qui s’y trouve est comme la sainte table du Temple. Nous accordons le même respect à la table et au fait d’y manger. Et saint Martyrius, dans la source déjà citée, nous parle de nouveau :

En effet, quiconque a joui des bonnes choses d’un repas ordinaire devrait rendre grâce de cette jouissance, autrement il pourrait être considéré comme semblable à un animal et dépourvu de discernement. Comme l’a dit un des saints : ‘Une table dont les louanges de Dieu ne montent pas n’est pas différente d’une porcherie’, non pas que la table soit comme une porcherie, mais la personne qui y mange ressemble à un animal, par manque d’action de grâces.

L’une des caractéristiques des chrétiens orthodoxes, qui nous fait parfois paraître idiots ou naïfs, est notre disposition à prendre l’Évangile, plus particulièrement, de façon très personnelle et même littérale. Par exemple, quand quelqu’un est frappé par l’exhortation de saint Paul aux Philippiens de " prier sans cesse ", c’est pris comme une admonition de Dieu - un appel personnel via l’Apôtre et la personne cherche à agir en conséquence. Une autre personne peut être frappée par l’admonition du Seigneur à " vendre ce que tu as, le donner aux pauvres et Me suivre " et s’empressera de le faire.

Les messages de repentir dans les rencontres personnelles sont abondants. Ils sont le fruit de l’expérience et de l’attente de la communion. Peu importe que la personne soit simple et sans éducation ou érudite et vraiment bien instruite. Par exemple, une personne comme saint Jean Chrysostome connaît bien la critique littéraire des textes de l’Écriture, mais cela n’est nullement en conflit avec, et n’inhibe pas, la capacité de la même Écriture de transmettre la communication personnelle de Dieu et Son appel adressé à chacun de nous et à nous tous.

Notre comportement pourrait s’appeler l’obéissance radicale. Nous avons tendance, comme l’enseigne l’Évangile. à mettre concrètement en pratique notre relation avec le Christ. À partir d’un fondement d’amour, nous essayons de servir les personnes. L’hospitalité, pour laquelle les Orthodoxes sont connus, vient de notre désir aimant de servir le Christ, Qui nous vient dans tous les visiteurs.

Parfois ce sont des anges, comme les invités d’Abraham et Sarah. L’attention aux voisins, aux amis, aux pauvres et à ceux qui sont dans le besoin, jaillit aussi de l’amour du Christ. Le soin délicat de notre environnement et notre communication avec lui sont les " expressions écologiques " de cette même relation aimante. Comme Dieu dans Son amour salvateur pour nous prend chair pour notre salut, ainsi pour le salut du monde, nous révélons, nous portons le Christ dans notre chair. Concrètement et matériellement, nous apportons notre amour du Christ à chaque aspect de la vie.

En terminant, je vous apporte deux dernières citations sur la Sainte Communion et la relation d’amour qu’elle entraîne. La première citation vient du livreThe Lives of the Desert Fathers(" Les vies des Pères du désert ")  :

Quand le père nous a vus, il a été rempli de joie, et nous a embrassés, et a offert une prière pour nous. Ensuite, après avoir lavé nos pieds avec ses propres mains, il s’est tourné vers l’enseignement spirituel, car il était bien versé dans les Écritures, ayant reçu ce charisme de Dieu. Il nous a expliqué plusieurs des passages clés de l’Écriture, et ayant enseigné la foi orthodoxe, il nous a invités à participer à l’Eucharistie. Car c’est la coutume chez les grands ascètes de ne pas nourrir la chair avant de donner une nourriture spirituelle à l’âme, c’est-à-dire la Communion du Christ. Après que nous ayons communié et rendu grâces à Dieu, il nous a invités à un repas.

La deuxième citation est extraite des " Centuries d’amour " de saint Maxime le Confesseur, tirées deDrinking from the Hidden Fountain : A Patristic Breviary (" S’abreuver à la fontaine secrète : Un bréviaire patristique ") :

Faites tout ce que vous pouvez pour aimer tout le monde. Si vous n’en êtes pas capable, à tout le moins ne haïssez personne. Mais vous n’arriverez même pas à cela si vous n’avez pas atteint le détachement des choses de ce monde. Vous devez aimer tout le monde de toute votre âme, espérant toutefois seulement en Dieu et l’honorant de tout votre coeur. Les amis de ce monde ne sont pas aimés de tous, mais ils n’aiment pas tout le monde non plus.

Les amis du Christ persévèrent dans leur amour jusqu’à la fin. Les amis de ce monde persévèrent seulement aussi longtemps qu’ils ne sont pas en désaccord sur des questions de ce monde. Un ami fidèle est un protecteur efficace. Quand tout va bien, il vous donne de bons conseils et vous manifeste sa sympathie de manière pratique. Quand les choses vont mal, il vous défend avec altruisme et il est un allié profondément engagé.

Beaucoup de gens ont dit beaucoup de choses de l’amour. Mais si vous le cherchez, vous le trouverez seulement chez les disciples du Christ. Eux seuls ont le véritable Amour puisque leur maître est Amour. C’est de cet Amour qu’il est écrit : ‘Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien’(I Corinthiens 13,2). ‘Dieu est Amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui’(I Jean 4,16).

Pour poursuivre cette étude, j’aimerais vous recommander le livre de l’Évêque Kallistos,L’Orthodoxie : L’Église des sept conciles, dans lequel il trace les grandes lignes de cette " théologie de la communion " comme étant issue de la compréhension et de l’enseignement de l’évêque et martyr sub-apostolique Ignace d’Antioche. Comme il nous l’affirme, ce qu’il dit n’est pas neuf, ni n’est pas une invention, mais est seulement une transmission de ce qu’il a déjà reçu, tout comme l’a fait l’Apôtre Paul.

Comment conclure sur un sujet aussi profond, aussi pertinent, aussi vivant que la Sainte Communion ? Peut-être seulement par quelques pensées de notre point de vue -- les effets que ce Mystère vivifiant devrait avoir sur nos vies, car nous ne pouvons participer à la Sainte Communion de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ et ensuite continuer notre vie comme si rien n’était arrivé.

Par le sacrement de la Sainte Communion nous sommes changés. Nous sommes citoyens du Royaume des Cieux. Nous sommes dans le monde mais nous n’en sommes pas. Nous devons - que nous vivions comme chrétiens orthodoxes au premier, au quatrième, au quinzième, au vingtième ou au trentième siècle - vivre, de la manière très pratique décrite par saint Maxime, la réalité de l’amour de Dieu pour nous, des actions rédemptrices et salvatrices du salut qui est l’oeuvre du Verbe de Dieu, Qui a pris chair pour nous, pour l’humanité et pour notre salut.


BIBLIOGRAPHIE

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2 août 2018 4 02 /08 /août /2018 10:24

 

La patience dans les épreuves

(st Basile)

 

Et ainsi, soyons heureux et supportons avec patience tout ce que le monde nous fait subir, rassurés de savoir que c'est alors que nous sommes le plus dans l'esprit de Dieu.


Saint Basile le Grand

E assim, vamos ser felizes e suportar pacientemente tudo o que o mundo nos faz, seguros de saber que é então que estamos mais no espírito de Deus.


São Basílio, o Grande


And so, let us be glad and bear with patience everything the world throws at us, secure in the knowledge that it is then that we are most in the mind of God.
Saint Basil the Great

Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?

dieu_lumiere.JPG

 

Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?

Dieu est le garant de mon existence, et vous voudriez que je tremble ?

[...]

Je ne demande qu'une chose, une seule chose et je la demande bien !

Dieu tous les jours de ma vie comme une maison pour y habiter !

 

Psaume 26 traduit par Paul Claudel

Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?

Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?

Deus é o fiador da minha existência e você gostaria que eu tremesse?

[...]

Eu só peço uma coisa, uma coisa e peço por ela!

Deus todos os dias da minha vida como uma casa para morar!

Salmo 26 traduzido por Paul Claudel

God is the light that enlighten me, and I would be afraid?

God is the light that enlighten me, and I would be afraid?

God is the guarantor of my existence, and you would like me to tremble?

[...]

I only ask for one thing, one thing and I ask for it!

God every day of my life as a house to live in!

Psalm 26 translated by Paul Claudel

 

VIE D'UN SAINT BRITANIQUE, NOS TERRES NORMANDES N'ONT-ELLE PAS UN MONG PASSÉ ANGLO-NORMAND ?

 

Saint Æthelwold, évêque de Winchester et rénovateur de la vie monastique (+ 984)

 


En Angleterre éclata au 10ième siècle un véritable réveil monastique (revival, comme dit dom David Knowles), qui agit sur le pays tout entier. Saint Dunstan sema la graine qui devait produire l'arbre magnifique. Sa conversion intime fut suivie vers 943 par l'abbatiat, à Glastonbury, dans le Somerset. Il y éleva une famille monastique dans l'esprit de la Règle bénédictine. Parmi ses jeunes, il y avait notre Ethelwold (Æthelwold / Aethelweald), fils d'une haute famille de Winchester. Dans sa jeunesse il fit partie de la maison (cornitatus) du roi Aethelstan, puis fut tonsuré par saint Elphège (Aelfheah) le Chauve, évêque de Winchester de 936 à 951. Il resta quelque temps auprès du prélat, puis entra au monastère de Glastonbury sous saint Dunstan. Ethelwold fut un moine zélé pour l'étude, la prière et les humbles travaux comme ceux du jardin ou de la cuisine. Son zèle rêvait de dépasser Dunstan, d'aller sur le continent étudier la vie des monastères illustres. Mais la reine pressentant que, s'il partait, ce serait une perte irréparable, réussit à lui faire interdire tout voyage d'études à l'étranger. Le roi concéda à Ethelwold, vers 954, le monastère d'Abingdon qui était abandonné et en ruines. Le prince aida le vaillant moine à le rebâtir. Un jour il vint inspecter les travaux. L'abbé l'invita à déjeuner. Ce fut une petite fête très réussie : le déjeuner devint lunch, puis souper. On servit libéralement de l'hydromel à tout ce beau monde. On avait fermé les portes pour que nul ne pût déserter la royale beuverie. Au soir, tous ces Northumbriens se retirèrent joyeux, "in ebrietate suatim". L'hydromel n'avait pas manqué. Comme notre saint Eloi, Ethelwold était un artisan habile : il fit 2 cloches et une «roue d'or» toute pleine de clochettes. Il accomplit par le moine Osgar, qu'il envoya à Fleury-sur-Loire, son projet irréalisé d'enquête sur l'observance d'outremer. Lui-même faisait des rondes dans son monastère, pour tout surveiller. Il s'intéressait de près à toutes les constructions. Un jour il reçut une planche énorme tombant d'un échafaudage, qui lui brisa plusieurs côtes.
Le 29 novembre 963, Ethelwold fut consacré évêque de Winchester. Saint Dunstan, lui, avait été exilé par le roi Edwy. Il avait visité avec grand intérêt les monastères de Flandre et de Lorraine. Rentré en 957, il avait reçu alors l'évêché de Worcester; plus tard il aurait celui de Londres et enfin celui de Cantorbéry.
Un troisième grand moine, d'origine danoise, devait briller dans l'Église anglaise à ce moment, c'était saint Oswald, profès de Fleury-sur-Loire, dépendance de Cluny, puis évêque de Worcester et archevêque d'York. Ce triumvirat monastique, animé d'un même idéal, appuyé par un roi jeune et zélé, exerça une influence profonde sur le pays grâce à Glastonbury, Abingdon et Ramsey, le monastère d'Oswald, dans les Fens ou marais, terres basses conquises sur la baie de Wash. Ramsey avait une colonie de moines venus de Fleury.
Pour faire régner l'ordre il fallut expulser ou transférer, avec l'appui du roi, les clercs trop peu zélés. Ethelwold fut le chef de ce mouvement, jusque-là sans équivalent exact en Occident, par lequel des moines remplacèrent des clercs ou des chanoines à l'église cathédrale, où un évêque-abbé présida désormais. Ethelwold fut imité par Oswald, peut-être par Dunstan; Winchester, Worcester, plus tard Sherborne et Cantorbéry devinrent cathédrales monastiques.
Dunstan, le principal conseiller du roi Edgar, fit convoquer un synode qui se tint en 970 sous le patronage du roi et de la reine. Aux représentants du monachisme insulaire s'étaient joints des délégués de Gand et de Fleury. Mandaté par cette haute assemblée, Ethelwold rédigea une "Regularis concordia" (P. L., t. 137, col. 475) qui donnait avec quelques modifications la pratique courante des grandes abbayes du continent au 10ième siècle. Le nouveau code monastique fut accepté librement et demeura en vigueur jusqu'à la conquête normande, les monastères gardant leurs libertés locales.
Les abbayes fournirent au pays des intellectuels, des artistes, des évêques, le meilleur de son élite. Pour Dunstan, et, à un degré moindre, Ethelwold et Oswald, l'ordre monastique ne devait pas être un club d'ascètes en marge de la nation, mais le coeur même de la nation, intellectuel et spirituel. L'Église, l'État, les moines étaient étroitement solidaires. On avait une concorde des ordres : roi, évêques, moines.
Par sa réforme vigoureuse des monastères, Ethelwold souleva bien des haines. On essaya de l'empoisonner. La tentative fut vaine. Au reste, le prélat était pâle, avait souvent des douleurs aux jambes, au ventre, et dormait mal. Cependant il marchait quand même, évitait de manger oiseaux ou quadrupèdes, conformément à la Règle. Il aimait enseigner la jeunesse, lui traduire en anglais les livres latins, lui parler de grammaire ou de métrique. Ce maître souriant était un merveilleux animateur pour le bien. Dans ses inspections, il était un «lion» pour les déréglés, une "colombe" pour les bons (Aelfric).
«L'Aigle du Christ», le "père des moines", mourut à Beddington, dans le Surrey, le 1er août 984. Il avait plus de 20 ans d'épiscopat. Il fut inhumé à Winchester. Douze ans après son décès, son corps fut élevé par saint Elphège, son successeur, futur archevêque de Cantorbéry et martyr; Sa "depositio" est marquée aux anciens calendriers le 1er août. Deux calendriers seulement ont sa translation, plus exactement l'élévation de ses reliques par saint Elphège, un 10 septembre. En revanche. ils n'ont pas sa "depositio", à cause des Maccabées et de saint Pierre. On a attribué à Ethelwold un travail sur le cercle dédié à Gerbert (le pape de Rome Silvestre 2). Il existe un "bénédictionnaire de saint Ethelwold" qui est un fort beau manuscrit. Cf. E. - G. Millar, "La miniature anglaise du 10ième au 13ième siècle", Paris-Bruxelles.
Bibl. - Très bonne Vie par Aelfric, dans Chron. d'Abingdon, t.2, p. 255 (Rolls séries). Bonne Vie par Wulistan, dans Mabillon, Acta sanct. ord. .S. Bened., saec. 5, p. 608, P. L., t. 137, col, 83, ou Acta sanct., 1er août, t. 1, p. 89. 

sur l'enluminure ci-dessous, qui provient de son Bénédictionnaire, vous pouvez voir derrière saint Aethelwold l'Antependium ou Pallium altaris, à savoir le drap d'Autel comme on l'utilisait en Occident à l'époque Chrétienne Orthodoxe.


 
 
 

Dans la Lumière de Dieu

« Quand je me laisse distraire de vous, ô mon Dieu, il me semble que je quitte la région de la lumière pour entrer dans celle des ténèbres.

Tout ce qui n'est pas vous blesse tellement les yeux ! Pour qui vous a une fois seulement un peu entrevu dans votre inaccessible lumière, tout est si difforme et si laid. Même les créatures qui vous reflètent le mieux sont alors presque douloureuses à voir.

Elles ne sont pas vous, ô mon Dieu ! Et c'est vous que l'âme veut contempler toujours mieux, toujours plus fixement, toujours plus profondément.

Le mot de saint Augustin revient sans cesse sur les lèvres :

« Ô Beauté toujours ancienne, toujours nouvelle, trop tard je vous ai connue, trop tard je vous ai aimée ! »
Oui, mon Dieu, vous êtes toute Bonté, toute Beauté, toute Grâce.

Vous avez fait de bien belles créatures et pourtant leur beauté ne peut pas compter auprès de la vôtre. Tout ce qu'il y a de beau et de bon vient de vous uniquement.

Ce que vous donnez, vous ne le perdez pas, vous le possédez à l'infini.
Oh ! faites-moi comprendre, à moi qui veut être heureux, que tout bonheur, toute joie est en vous.

Si je savais aller à vous, m'enivrer de votre Beauté, me nourrir de votre Bonté, me réjouir de votre Joie, goûter sans fin comme sans mesure votre Bonheur !

Tout cela est possible, tout cela est vrai, tout cela est nécessaire : 

Tu aimeras..., par suite, tu seras bon de ma Bonté, beau de ma Beauté, ivre de mon Bonheur.

Oh ! mon Dieu, maintenant, maintenant et toujours. »

Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)

 

Y A-T-IL UNE MORALE CHRÉTIENNE ?

Le moralisme –

Le christianisme, l’Église chrétienne sont souvent assimilés à la morale, à une morale, au moralisme, et les chrétiens à des individus moralisateurs. « Tu dois, tu devrais, tu aurais dû, on doit, il faut… », le verbe « devoir » conjugué à tous les modes grammaticaux, à tous les temps et à toutes les personnes, renvoie aux critères d’autorité ou de convention (C.Yannaras). Il a existé des sociétés prétendues chrétiennes où régnait un « ordre moral », souvent assez immoral (exploitation des personnes, peine de mort, torture, etc.) La morale utilitaire, par ses injonctions, protège la propriété privée (Voltaire) et l’équilibre social. C’est une espèce d’hygiène… L’utilitarisme, défendu par les athées (les Encyclopédistes) ou démontré par certains chrétiens (pharisaïsme, bonne conscience, soutien de l’ordre social…) se passe de dieu – ou bien Celui-ci sert de prétexte, « Il a bon dos », pourrait-on dire.

Le pharisaïsme

Le moralisme des chrétiens transforme la foi en un système d’obligations et d’interdits ; la « messe d’obligation » suffit, Dieu n’en demande pas davantage ; il suffirait d’être en règle par rapport à ce système pour être « orthodoxement » ou « chrétiennement correct ». Le rejet du moralisme ou de la morale est plutôt une réaction saine – sinon sainte : la vie des fols en Christ (saint André), montre qu’il y a toujours eu des chrétiens pour se rendre compte des pièges de la morale.

Perversion du christianisme

Réduire la vie chrétienne à la ou une morale, au moralisme serait (Christos Yannaras) une perversion du christianisme – et il y a d’autres réductions, déformations ou sous-produits du christianisme : méfions-nous des imitations ! L’expérience chrétienne y perd de sa compétitivité et de sa force prophétique par rapport au monde : son message devient inutile ou insupportable. Le Christ le dit : les païens en font autant (Mat 5, 47) ! Pour la morale, les chrétiens ne sont pas meilleurs que les autres, quand ils ne sont pas pires … Le christianisme ne se réduit pas à un système d’amélioration morale de l’homme.

Tout est-il permis ?

Se passer de morale ? Dostoïevski : si Dieu n’existe pas, tout est permis… et nos contemporains : puisqu’il n’y a pas de dieu, tout est permis ! Une bonne petite amoralité serait peut-être commode, mais, en fait, il y a un dieu… Saint Paul : nous avons toute liberté, mais tout n’édifie pas… Le critère de la morale ou de l’éthique n’est ni la permission ni l’interdiction. « Tout est bon », dit Dieu à propos des créatures : l’homme est-il capable de faire du bien à autrui, aux créatures et à lui-même ? Le critère est la croissance du bien et de l’amour en cohérence avec la vision qui est celle du Créateur.

La responsabilité ultime

Il est bien question d’un Jugement (Mat. 25, 31-46) : « Ce que tu as fait, ou pas fait, à ce petit, c’est à moi que tu l’as fait ou pas fait… » La Personne divine est la référence ultime. Nous avons des comptes à rendre : chrétiens lambda, citoyens, gouvernants, chercheurs, apprentis-sorciers bio manipulateurs – que direz-vous au dernier Jour ? L’homme n’est pas un bébé. Il est la créature responsable devant celui à l’image duquel il est créé et à qui il est appelé à ressembler – appelé à être miséricordieux et bon comme l’est le Père céleste (Luc 6, 36).

L’union à Dieu

Le but de la vie et de l’Église est de connaître Dieu, de s’assimiler à lui, d’entrer dans son Royaume. La puissance du mode d’existence chrétien vient de sa connexion à la Personne vivante de Dieu. « Dieu vit que c’était bon » (Gen 1, 4) : la bonté se mesure, non à un bien abstrait, mais à la Personne du Dieu créateur qui seul donne aux créatures leur bonté. Le bien et le mal sont relatifs à la Personne de Dieu « seul bon ». La Loi, ou une loi, oui, pourquoi pas ? – mais cherche la personne qui est derrière cette loi, Celui qui a donné la Loi à Moïse… Au-delà du bien et du mal, la communion avec quelqu’un. Obéir aux commandements, faire la volonté du Père, oui : mais suivons le Maître, imitons-le, et, surtout, communions à lui, alimentons-nous de son Corps et de son Sang ! Imprégnons-nous des énergies de sa Personne en méditant continuellement son Nom ou en mémorisant sa Parole…

Les fruits de l’Esprit

Le publicain Zachée (Luc 19), indépendamment de la morale, cherchait à voir « qui était Jésus ». Celui-ci, voyant son amour, est venu chez lui : la conséquence est que le pécheur est devenu un juste, comme le dit son nom – tsadik. La justice des œuvres découle de l’union à la source de toute justice, le Juste. Le jeune homme riche (Mat 19 22) avait appliqué tous les commandements : cela ne suffisait pas ! – il est appelé à suivre le Christ, à « renoncer à soi et porter sa croix avec lui » (Mt 10, 38s ; 16, 24s) par la communion avec lui, pour porter les « fruits de l’Esprit » (Ga 5, 22-25). Assimilé au Christ, la personne – non l’individu moral – peut « faire le bien » (Ga 6, 9s), « faire de bonnes œuvres » (Mat 5, 16 ; 1 Tm 6, 18s ; Tt 3, 8, 14), et « vaincre le mal par le bien » (Rm 12, 21). Par l’union au Fils de Dieu, « faire la volonté du Père » devient spontané – amour charismatique au large de tout moralisme.

La personne humaine

La réponse à la question de la morale est l’accomplissement de la personne créée en communion avec les autres personnes et avec la personne divine, par l’amour trinitaire. Christos Yannaras (« La liberté de la morale », Labor et fides, Genève, 1982, n. 1, p. 244) : « la personne signifie la possibilité de récapitulation de tout, le salut de tous dans la personne de l’un, la manifestation de notre vérité commune dans l’existence du prophète et du martyr. C’est pourquoi l’homme qui ‘mourra’ dans son individualité pour vivre l’amour total et le don de soi total, récapitule dans sa personne la vérité universelle de l’homme, une vérité toute puissante ».

(Conférence Orthodoxie.com 26 juillet 2018)

> icône du Christ avec Zachée. Source: Sagesse Orthodoxe"

 

LES PETITS CHANTEURS A LA

CROIX DE BOIS, ILS SONT

AIMES DE TOUS, OU

PRESQUE...DÉCOUVREZ-LES...

 

Depuis 2014, les Petits chanteurs à la Croix de Bois sont installés à Autun en Bourgogne. Agés de 9 à 15 ans, ils viennent de toute la France suivre leurs études et les répétions pour donner 70 concerts par an et effectuer des tournées à l’étranger. Ambassadrice de la France, la manécanterie des Petits chanteurs à la Croix de Bois comptent parmi les choeurs de garçons les plus réputés au monde. Leurs chants et leurs voix cristallines touchent tous les publics, même ceux éloignés de l’Eglise viennent les écouter. La vie partagée en internat  favorise la fraternité, la solidarité et l’amitié entre les garçons. Une expérience qui forge les caractères, une expérience pour la vie.

 

videotheque.cfrt.tv

Ne soyez pas surpris que vous tombiez tous les jours. 


N'abandonnez pas, mais tenez bon, courageusement, sur votre chemin. 
Et assurément, l'Ange qui vous garde honorera votre patience.

(Saint Jean Climaque)
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Não se surpreenda que você caia todos os dias.


Não desista, mas segure-se, bravamente, no seu caminho.
E certamente, o Anjo que irá mantê-lo honrará sua paciência.

(São João Clímaco)
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Do not be surprised that you fall every day.


Do not give up, but hold on, bravely, on your way.
And surely, the Angel who will keep you will honor your patience.

(St. John Climacus)
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Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?

Dieu est la lumière qui m'éclaire, et j'aurais peur ?

Dieu est le garant de mon existence, et vous voudriez que je tremble ?

[...]

Je ne demande qu'une chose, une seule chose et je la demande bien !

Dieu tous les jours de ma vie comme une maison pour y habiter !

Psaume 26 traduit par Paul Claudel
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Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?

Deus é a luz que me ilumina e eu ficaria com medo?

Deus é o fiador da minha existência e você gostaria que eu tremesse?

[...]

Eu só peço uma coisa, uma coisa e peço por ela!

Deus todos os dias da minha vida como uma casa para morar!

Salmo 26 traduzido por Paul Claudel
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God is the light that enlighten me, and I would be afraid?

God is the light that enlighten me, and I would be afraid?

God is the guarantor of my existence, and you would like me to tremble?

[...]

I only ask for one thing, one thing and I ask for it!

God every day of my life as a house to live in!

Psalm 26 translated by Paul Claudel

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

 

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

saint Benjamin de Petrograd et les martyrs de l'international-socialisme en Russie

 

Commémoration aussi ce jour de saint Benjamin de Petrograd, une des innombrables victimes de l'international-socialisme (d'origine germanique) qui a écrasé la Russie pendant 7 décénnies

Du site "S.O.S totalitarismes" (intéressant à visiter si un ami désinformé veut vous vanter les mérites du communisme "non-trahi", version "pure de Lénine"...) :
http://users.skynet.be/sostotalitarismes/SOS4.htm
(extrait)
"Extraits de A. N. Yakovlev, de l'Académie des Sciences Russe, Obschaya Gazeta, N° 3, 20/1/2000 :
http://www.og.ru/archieve/03/mat/its1.shtml
Dès 1918, on fusille les prêtres dans toute la Russie.
Le métropolite de Kiev Vladimir, est mutilé, écartelé, fusillé et jeté nu à la profanation.
Le métropolite de Pétersbourg, Benjamin qui devait succéder au patriarche fut transformé en une colonne de glace. D'abord, on l'aspergea d'eau alors qu'il gelait, ensuite on le noya.
L'évêque de Tobolsk Hermogène, qui avait accompagné volontairement l'empereur en exil fut attaché vivant à une locomotive et réduit en morceaux.
L'archevêque de Perm Andronique, qui avait été missionnaire au Japon, fut enterré vivant.
L'archevêque de Tchernigov Basile fut crucifié et brûlé vif.
Les documents témoignent de ce que de nombreux prêtres, moniales et moines furent soumis aux tortures les plus barbares, furent crucifiés sur les iconostases, furent plongés dans du goudron bouillant, furent scalpés, furent étranglés avec des étoles, "reçurent la communion" avec du plomb fondu, furent noyés sous la glace."
(un site internet à visiter en son entièreté, il dénonce le vrai Lénine, loin de l'iconographie officielle dûe à l'intelligentsia staliniste de France)



Du site de la représentation de l'Eglise Russe Orthodoxe auprès des Institutions Européennes, quelques lignes sur les terribles persécutions qui décimèrent l'Eglise en Russie, et dont le saint métropolite Benjamin fut une des victimes. :
http://orthodoxeurope.org/page/14/7.aspx
" 'Qui nous séparera de l'amour du Christ?'
Discours lors de la présentation du livre d'Andrea Riccardi "Ils sont morts pour leur foi» (Bruxelles, 14 avril 2003)
Evêque Hilarion Alfeyev [alors archévêque d'Autriche et représentant de l'Eglise Russe auprès de l'Union Européenne. jmz]
Le livre du professeur Riccardi "Ils sont morts pour leur foi" (Paris: Plon/Mame, 2002) représente un apport important à l'histoire des martyrs de l'Eglise chrétienne. Le livre est consacré aux martyrs du XX siècle, pas seulement à ceux de l'Eglise catholique à laquelle l'auteur appartient, mais également aux martyrs et confesseurs d'autres confessions chrétiennes.
Un des principaux chapitres est consacré aux persécutions de l'Eglise en URSS de 1917 jusqu'à la fin des années 80. "Jamais l'histoire de l'Eglise n'avait connu de persécutions aussi systématiques et longues que dans ce pays à cette période. Aux premiers siècles du christianisme les persécutions avaient un caractère local et ne duraient généralement pas plus de quelques années. La persécution la plus terrible de Dioclétien et de ses successeurs, commencée en 303 ne s'est poursuivie que 8 ans. Les persécutions dans l'Union soviétique ont concerné un pays entier qui constituait la sixième partie de la terre; elles ont touché tous les domaines - scolaires, administratifs, scientifiques - toutes les couches sociales et tous les âges - à commencer par les enfants soumis à une éducation athée et aux persécutions pour leur foi dans les écoles maternelles et secondaires, jusqu'au vieillards. Plus de 100 millions de fidèles orthodoxes de Russie subirent tous, sans exception, des persécutions diverses, injustices, discrimination, à commencer par les affronts et le chômage jusqu'à l'exécution", souligne N. Emelianov ("Evaluation de la statistique des persécutions de l'Eglise orthodoxe russe").
L'Eglise orthodoxe russe en a souffert particulièrement. La persécution contre elle a commencé dès l'accession des bolcheviques au pouvoir. En janvier 1918 le patriarche Tikhon écrivit: "La sainte Eglise orthodoxe du Christ vit actuellement un temps difficile en Russie: des ennemies manifestes ou latents de la vérité du Christ se sont dressés contre elle et tentent de faire périr l'ouvre du Christ... Nous vous exhortons tous, enfants fidèles de l'Eglise: défendez notre Sainte Mère humiliée et persécutée_ Et s'il faut souffrir pour l'ouvre du Christ nous vous appelons à ces souffrances avec nous par les paroles du saint apôtre: `Qui nous séparera de l'amour du Christ: chagrin, peine, persécution, famine, nudité, malheur ou glaive?' (Rom. 8, 35)".
Pendant la guerre civile du début des années 20 un grand nombre de fidèles orthodoxes, dont les évêques, les prêtres et les moines, fut fusillé et incarcéré. Un de ceux qui a souffert pendant la campagne de la nationalisation des biens ecclésiaux fut le métropolite Benjamin de Petrograd. La veille de son exécution il écrivit dans sa prison: "Dans mon enfance et adolescence je me passionnais pour la lecture des vies des saints dont l'héroïsme m'impressionnait; je regrettais de toute mon âme que les temps avaient changé et qu'il n'y avait plus d'occasion de vivre ce qu'ils avaient vécu. Mais les temps ont changé de nouveau la possibilité se présente de souffrir pour le Christ de la part des siens et des étrangers. Il est difficile de souffrir, mais au fur et à mesure que nos peines augmentent, abondent aussi la grâce et la consolation de Dieu".
Dès les premiers jours de leur existence les autorités soviétiques se sont donné comme objectif l'élimination totale et cruelle de l'Eglise orthodoxe. Cette décision transparaît dans la lettre de Lénine du 19 mai 1922 au sujet de la nationalisation des biens ecclésiaux adressée aux membres du Bureau politique: "L'enlèvement des biens, en particulier de ceux des laures, monastères et églises riches doit être effectué avec une résolution impitoyable, sans s'arrêter sous aucun prétexte et dans les délais les plus brefs possibles. Plus on pourra fusiller de bourgeois et ecclésiastiques réactionnaire, mieux ce sera."
Les persécutions contre l'Eglise, commencées par Lénine et ses collaborateurs, furent poursuivies par Staline. Elles ont pris une grande ampleur en 1937 où des centaines des milliers de chrétiens furent fusillés par fausse accusation d'activité anti-soviétique. Vers la fin des années 30 tous les monastères, toutes les écoles théologiques et presque toutes les paroisses de l'Eglise russe furent fermés. Parmi les 60.000 églises ouvertes vers 1917, moins d'une centaine ne furent pas fermées vers 1939 dans tout le pays. Parmi 300 évêques d'avant la révolution, seulement 4 étaient en liberté. La plus grande partie de l'épiscopat et du clergé fut exécutée; ceux qui y avaient échappé, terminaient leurs jours dans les camps de concentration.
Le changement de la politique de l'Etat et le rétablissement de la vie ecclésiale n'ont commencé que pendant la seconde guerre mondiale et étaient les conséquences de la tragédie de tout un peuple. Cependant, ce renoncement à l'objectif de déraciner l'Eglise ne signifiait pas la fin des persécutions. Dans une mesure moindre, les arrestations des évêques, des prêtres et des laïcs engagés se poursuivirent après la guerre. Sous Khrouchtchev (fin des années 50 et les années 60) une nouvelle vague de persécutions s'est déclarée, pendant laquelle plus de la moitié de 10.000 églises ouvertes en 1953 fut fermée.
Il est difficile d'évaluer le nombre de ceux qui ont souffert pour le Christ sous le régime soviétique. Des sources diverses parlent de 500.000 à un million de personnes. Parmi eux 100.000 furent des clercs. Evidemment, les noms de tous ces martyrs ne sont pas connus. Pendant les premières années de la révolution les persécutions se sont déroulées partout avec un sadisme et une haine singuliers; il ne reste aucune trace de bien des cas de ce genre. Ce ne sont que des renseignements bien pauvres qui atteignaient l'émigration et pouvaient être publiés. C'est pourquoi les noms de plusieurs milliers de martyrs ne seront jamais glorifiés sur cette terre. Mais Dieu les connaît tous. L'Eglise aussi garde le souvenir de ces nombreux martyrs anonymes.
Pour cette raison le concile épiscopal de l'Eglise russe de 2000 a pris la décision de canoniser ensemble avec des centaines de néo-martyrs et confesseurs dont les noms sont connus, les nombreux autres dont Dieu seul se souvient. A la fin du deuxième millénaire chrétien, lorsque le monde célébrait le jubilé de l'Incarnation de Dieu, l'Eglise russe a offert au Christ le fruit de ses souffrances, sa Golgotha, un grand chour de martyrs et de confesseurs, ceux "à qui il fut donné non seulement de croire en Christ, mais également de souffrir pour lui" (Phil. 1, 29). La glorification de ces saints est un grand évènement spirituel pour notre Eglise qui témoigne de l'action incessante de l'Esprit dans l'Eglise du Christ, de l'union entre les chrétiens d'aujourd'hui avec leurs glorieux prédécesseurs.
"Dans nos jours troublés, le Seigneur a fait surgir de nouveaux martyrs, écrivait en 1918 le saint patriarche Tikhon, si le Seigneur nous envoie des épreuves, des persécutions, des chaînes, des souffrances et même la mort, nous supporterons tout patiemment, croyant que cela nous adviendrait non sans la volonté divine et que notre exploit ne restera pas stérile, mais sera comme les souffrances des martyrs chrétiens qui ont gagné le monde à l'enseignement du Christ". Les attentes de ce saint sont en train de se réaliser, car l'Eglise en Russie et en dehors de ses frontières renaît sur le sang des martyrs. [...]"
 
 
 
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"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

Où nous trouver ? 

Paroisse NORD-OUEST et Nord-Est

(N-D de Miséricorde):

NORMANDIE :

CHANDAI (61) et CHAISE-DIEU DU THEIL (27):

* Le Sanctuaire Marial de la

Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde

DSC01238

(Fresque de la Mère de Dieu entourée des Apôtres, mur Est  du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

 

DSC01245-copie-2

(Fresque des Sts Pères Interieur droit du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 
Messe journalières en semaine à 10h30

 

Tous les dimanches, Messe à 10h30 et permanence constante de prêtres  pour CATÉCHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

(Liturgie de St Jacques dite "d'Antioche-Jérusalem") 

Tel: 02.33.24.79.58 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

DSC01246-copie-1

(Fresque des Sts Pères Interieur gauche du Choeur de l'Eglise du Monastère Syriaque)

 

Maison Ste Barbe 
(Siège de l'Ass Caritative CARITAS E S O F)

15 Rue des 3 Communes
27580 CHAISE-DIEU DU THEIL

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

* Relais Paroissial St Michel

S/ Mme H MARIE, 43 Rue de la Marne

14000 CAEN.Tel: 02.33.24.79.58

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

 

Le 30 de chaque mois, Permanence pastorale de 8h30 à 19h (Sur R.D.V) chez Mme Henriette Marie, 43, Rue de la Marne à CAEN. Tel 06.33.98.52.54 . (Possibilité de rencontrer un prêtre pour Catéchisme, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) . 

NANTES:

*Groupe de prières et "relais paroissial" St Charbel

18h, Messe le 2ème jeudi de chaque mois et permanence régulière d'un prêtre Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) de 9h à 17h (06.48.84.94.89 ).

ANGOULÊME (Jauldes):

*Paroisse N-D de Toutes Grâces/St Ubald

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES.

Tel:05.45.37.35.13
* Messe les 2èmes et  4èmes Dimanches de Chaque mois à 10h30 suivies d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

* Possibilité de prendre Rendez-vous avec le prêtre la semaine suivant le 2éme dimanche du mois ainsi que pour les visites aux malades et à domicile.

Permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISME, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

PERIGUEUX (La Chapelle Faucher):

*Paroisse Notre-Dame de la Très Sainte Trinité

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN
*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530
 LA CHAPELLE FAUCHER.

Tel:05.45.37.35.13

 * Messe le 4ème samedi de Chaque mois à 10h30 et permanence régulière d'un prêtre pour CATECHISMES, Sacrements et sacramentaux (bénédictions, prières de délivrance, pour les malades ou exorcismes) .

LOURDES:

*"Relais paroissial St Gregorios de Parumala"

 * Messse  le 5ème dimanche du mois ( en fonction des besoins des fidèles) à 10h30

20 Rte de Pau

 

CAMEROUN:

Pour obtenir les adresses du Monastère de YAOUNDE,

des paroisses et "relais paroissiaux de Doula, Yaoundé, Elig Nkouma, Mimboman, Bertoua, Monabo, veuillez les demander au Monastère Métropolitain: 

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58 

 Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

Prochains Rendez-Vous

 

Liturgique en fin JUIN,

 

début Juillet 2018:

*Messes tous les dimanches au Monastère.

*En Semaine Services Liturgiques réguliers.

Dimanche 10, Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel,
programme habituel.

*Tous les 22,, Petit Pèlerinage autour des reliques de St Charbel et Sainte Rita

*Tous les 29, Petit Pèlerinage à Saint Michel Archange 

-+-

¤DIMANCHE 5 AOÛT, Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde et aux Saints du Kerala

RÉUNION DE TRAVAIL

10h30, Messe suivie du programme habituel (Prière pour l'unité,réception des fidèles...), départ le lundi matin des "Vacances familiales" vers le Sud-Ouest.

-+-

¤MERCREDI 15  AOÛT, Grand Pèlerinage annuel de l'Assomption à Notre-Dame de Miséricorde

 

10h30, Messe suivie de la Procession Mariale et du Renouvellement de la Consécration de la France à Marie Reine et, par elle, au Christ son Roi. Repas fraternel et programme habituel (Prière pour l'unité,réception des fidèles...)

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

__________________________________________________________

NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):

¤ PLUS DE PERMANENCES PASTORALES JUSQU’À LA RENTRÉE SCOLAIRE, cependant, JEUDI 5 et Vendredi 6 JUILLET, VISITES DES FAMILLES ET DES MALADES, BENEDICTIONS DES LIEUX,
*18h, Messe. En AOÛT, AUCUNE PERMANENCE PASTORALE EN RAISON DES "VACANCES FAMILIALES".

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest

ANGOULÊME (Jauldes):

¤ DIMANCHES  8 et

12 et 26 AOÛT . Programme habituel.

ANGOULÊME (Jauldes):

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

 

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS 21 JUILLET et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles

 

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

NANTES (Relais Paroissial et Groupe de Prière Saint Charbel):

¤ PLUS DE PERMANENCES PASTORALES JUSQU’À LA RENTRÉE SCOLAIRE, cependant, JEUDI 5 et Vendredi 6 JUILLET, VISITES DES FAMILLES ET DES MALADES, BENEDICTIONS DES LIEUX,
*18h, Messe. En AOÛT, AUCUNE PERMANENCE PASTORALE EN RAISON DES "VACANCES FAMILIALES".

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# Paroisse d'Aquitaine et Sud-Ouest

ANGOULÊME (Jauldes):

¤ DIMANCHES  8 et

22 JUILLET (Pèlerinage à SAINT CHRISTOPHE, BENEDICTION DES VOITURES ),

12 et 26 AOÛT . Programme habituel.

ANGOULÊME (Jauldes):

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

 

PÉRIGUEUX (La Chapelle Faucher)
¤SAMEDIS 21 JUILLET et 25 AOÛT
*10h30, Messe, suivie d'un repas fraternel,réception des fidèles

 

Notre-Dame de la Ste Trinité et St Front
ERMITAGE ST COLOMBAN*
Puyroudier (Rte d'Agonac)
24530 LA CHAPELLE FAUCHER. Tel:05.45.37.35.13

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Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

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"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 17:52
EN DERNIERE MINUTE CE 28
Juillet, 16:25
 

ATTENTION :
Mesdames,Messieurs 
Vu le coût du carburant, le Pèlerinage qui était programmé ce Week-end à Sainte Anne d'Auray est ANNULÉ faute de motivation de la part des fidèles et de suffisamment d'inscrits. 
LE PROGRAMME SERA DONC CELUI QUI EST HABITUEL LE 29 à CHANDAI ( Brevilly )
Bon Week-end à vous.

Prochains Pèlerinage Syro-Orthodoxe des Chrétiens de Saint Thomas à Sainte Anne d'Auray Samedi 28 et Dimanche 29 JUILLET 2018

 

¤Jeudi 26 Juillet, mémoire liturgique de Sainte Anne. A 10h30 au Monastère, Messe du jour suivie d'un repas fraternel et, l'après-midi d'un Pèlerinage à Sainte Anne du Perche, Notre-Dame de Pitié et Montligeon.

 

NOTA: La plupart des fidèles travaillant, la solennité de Sainte Anne est reportée, selon l'usage au Dimanche le plus proche. Dès lors, la Solennité commence aux premières Vêpres le Samedi à 17h.

 

C'est pourquoi les Participants à ce Pèlerinage devront arriver pour la Messe de Vigile, soit le Samedi à 17h.

 

DIMANCHE 29 JUILLET, 10ème Dimanche

après la Pentecôte, Pèlerinage à SAINTE ANNE 

d'AURAY

Programme:

¤Samedi 28 à 17h, Messe de Vigile au Monastère (Logement sur place)

¤Dimanche 29, départ du Monastère à 6h du matin

 

INSCRIVEZ-VOUS VITE !

-+-

INSCRIVEZ-VOUS VITE !

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

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Si vous ne pouvez pas participer à ce pèlerinage mais que vous souhaitez que nous portions vos intentions de prières, n'hésitez-pas à nous les communiquer à l'adresse ci-dessus.

 

 

1er siècle avant Jésus-Christ

 

O par beatum Joachim et Anna ! Vobis omnis creatura Obstricta est ; per vos enim donum omnium donorum Praestantissimum Creatori obtulit, nempe castam Matrem quae sola Creatore digna erat.

O couple trois fois heureux de saint Joachim et de sainte Anne ! Vous avez à notre reconnaissance un droit imprescriptible : grâce à vous, nous avons pu offrir à notre Dieu le don le plus sensible à son cœur, une mère vierge, la seule mère digne du Créateur.

S. Joan Dam., Orat. I de nat. B. M. V

 

Il y avait en Israël un homme appelé Joachim, de la tribu de Juda. Il était pasteur de brebis et servait Dieu dans la simplicité et la bonté de son cœur. Uniquement occupé de son troupeau, il en consacrait le produit à l’entretien des pauvres craignant Dieu et fidèles à sa loi. De tout ce qu’il recueillait, soit laine, soit agneaux, il faisait trois parts : l’une était pour les veuves, les orphelins, les pauvres et les voyageurs ; la seconde était pour les veuves, les orphelins, les pauvres et les voyageurs ; la seconde était pour le temple, et la dernière pour lui, ses serviteurs et l’entretien de sa maison. Cette conduite attirait la bénédiction du ciel sur son troupeau, qui se multipliait à tel point, qu’il n’avait point son pareil en Israël. A l’âge de vingt ans, Joachim avait épousé Anne, de la tribu de Juda, comme lui, et de la famille de David. Il avait vécu vingt ans avec elle sans avoir d’enfant.

Un jour de fête, Joachim s’était mêlé à ceux qui offraient de l’encens, et apportait comme eux ses présents. Un prêtre nommé Ruben, l’ayant aperçu, s’approcha et lui dit : " Pourquoi te mêles-tu à ceux qui sacrifient au Seigneur, toi dont Dieu n’a point béni le mariage, et qui n’as point donné d’enfant à Juda ? " Humilié ainsi devant tout le peuple, Joachim sortit du temple en pleurant, mais ne retourna point à sa maison ; il alla rejoindre son troupeau, et, prenant avec lui ses pasteurs, il s’enfonça au loin dans les montagnes, et Anne, son épouse, fut pendant cinq mois sans en apprendre aucune nouvelle. Cependant elle pleurait et répétait dans ses prières : " Seigneur, Dieu d’Israël, Dieu fort, pourquoi m’avez-vous privé d’enfant ? pourquoi avez-vous éloigné de moi mon époux ? Voilà que cinq mois se sont passés, et je ne le vois point ; j’ignore s’il est mort et si on lui a donné la sépulture ".

Un certain jour qu’elle pleurait ainsi, elle se retira dans l’intérieur de sa maison, et, tombant à genoux, elle répandit avec abondance ses soupirs et ses vœux devant le Seigneur. Son oraison finie, elle avait fait effort pour dissiper sa douleur, elle avait quitté ses vêtements de deuil, orné sa tête et revêtu sa robe nuptiale. Vers la neuvième heure, elle descendit se promener dans son jardin. Là était un laurier sous lequel elle s’assit et fit à Dieu cette prière : " Dieu de mes pères, écoutez-moi et bénissez-moi comme vous avez béni Sara, à laquelle vous avez donné un fils ". Et, élevant les yeux, elle aperçut sur le laurier un nid de passereaux et se prit à pleurer. " Hélas ! à qui me comparer ? " disait-elle en elle-même. " De qui suis-je donc née pour être ainsi la malédiction d’Israël ? On me repousse, on me méprise, on me rejette du temple.

" A qui me comparer ? Je ne puis me comparer aux oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel peuvent paraître devant vous, ô mon Dieu !

" A qui me comparer ? Je ne puis me comparer aux animaux de la terre, car les animaux de la terre sont féconds devant vous, Seigneur !

" A qui me comparer ? Je ne puis me comparer aux fleuves et à la mer, car les fleuves et la mer ne sont point frappés de stérilité : ou calmes ou émues, leurs eaux, remplies de poissons, chantent votre louange.

" A qui me comparer ? Je ne puis me comparer aux plaines, car les plaines portent leurs fruits en leur temps, et leur fertilité vous bénit, ô mon Dieu ; "

Que de douleurs dans ces soupirs d’épouse privée des gloires et des joies de la maternité ! Comme ces répétitions expriment bien le désespoir d’une âme accablée de honte, et qui trouve un amer plaisir à se redire son humiliation !

Et comme elle disait ces mots, un ange apparut tout à coup devant elle et lui dit " Ne crains point, il est dans les desseins de Dieu de te donner un enfant, et celui qui naîtra de toi fera l’admiration des siècles jusqu’à la fin des temps ". Ayant ainsi parlé, il disparut. Anne, émue et tremblante d’une telle vision, rentra dans sa demeure et se jeta sur son lit comme morte. Elle passa tout le jour et toute la nuit dans le tremblement et dans la prière. Le jour venu, elle appela auprès d’elle sa servante et lui dit : " Tu sais que je suis seule et dans la peine ; pourquoi n’es-tu pas entrée auprès de moi ? " - " Si Dieu vous a rendue stérile et a éloigné de vous votre époux ", lui répondit en murmurant sa servante, " que puis-je y faire ? " En entendant ce dur reproche, Anne se prit à pleurer à chaudes larmes.

Au moment où un ange apparaissait à Anne pour lui annoncer qu’elle serait mère, un autre messager céleste, dit la légende, se montrait à Joachim dans la montagne où il faisait paître ses troupeaux, et lui donnait au nom du ciel la même assurance.

" De ton sang ", lui disait-il, " naîtra une fille ; elle habitera dans le temple, et le Saint-Esprit descendra en elle, et son bonheur sera au-dessus du bonheur des autres femmes ; son fruit sera béni, elle-même sera bénie et appelée la Mère de l’éternelle bénédiction. C’est pourquoi descends de la montagne, retourne auprès de ton épouse, et ensemble rendez grâces au Seigneur ".

Joachim, s’inclina devant lui et reprit : " Si j’ai trouvé grâce devant vous, asseyez-vous un peu dans ma tente, et bénissez votre serviteur ". L’ange lui répondit : " Ne te nomme point mon serviteur, nous sommes tous serviteurs du même Maître. Je ne prendrai point la nourriture que tu me présentes ; ma nourriture, à moi, est invisible, et ma boisson ne peut être connue des hommes. Ne me presse donc point de m’asseoir sous ta tente, et offre en holocauste à Dieu les mets que tu voulais me servir ".

Joachim, ayant offert le sacrifice que l’ange lui avait ordonné, retourna dans sa maison, où sa femme l’accueillit avec des transports d’allégresse. Neuf mois après, Anne accoucha d’une fille, à laquelle elle donna le nom de Marie, et qu’elle nourrit elle-même de son lait. Sainte Anne, selon Suarez et une foule de théologiens catholiques, a enfanté sans douleur et sans honte celle qu’elle conçut sans lui transmettre la tache de notre origine. Et, s’il est permis de soupçonner que cette grande âme avait appris par les anges du ciel quelque chose des destinées réservées à Marie, où prendre des paroles capables d’exprimer les joies de son cœur maternel, quand elle donnait son lait à celle qui devait un jour donner le sien à son Dieu ?

Anne, dit la légende, présenta son enfant au temple, à ce temple d’où elle a été chassée autrefois à cause de sa stérilité. Comprend-on sa fierté maternelle et le délire de sa joie, en voyant venir à elle avec respect ces prêtres qui l’avaient précédemment expulsée ? Elle arracha son enfant des mains des prêtres qui venaient de le bénir, le porta à sa mamelle, et chanta ce cantique devant tout le peuple :

" Je chanterai les louanges du Seigneur mon, Dieu, parce qu’il m’a visitée et qu’il a enlevé de dessus moi l’opprobre dont me couvraient mes ennemis.

" Le Seigneur a mis en moi le fruit abondant de sa justice.

" Qui annoncera aux fils de Ruben que Anne la stérile allaite ?

" Ecoutez, écoutez, tribus d’Israël, voici que Anne allaite ! "

Certes, jamais cri de triomphe n’a éclaté avec plus de puissance, jamais cœur de femme n’a bondi avec plus d’élan. Que d’ivresse et de noble orgueil dans cet appel aux douze tribus, et comme ce chant a une forme antique et grandiose !

Ici, le fil de la tradition devient si délié, qu’il se rompt sans cesse, et le reste de la vie de sainte Anne est presque entièrement conjectural. Cette mère qui avait obtenu la Vierge d’Isaïe après tant de jeûnes et de larmes, qui avait reçu de la Reine des anges le premier baiser, le premier regard, la première caresse, qui avait entouré son enfance de tant d’amour, qui l’avait emportée dans ses bras au Seigneur et l’avait déposée en pleurant dans son sanctuaire, ne reparaît qu’un instant sur la scène, et c’est pour mourir.

Joachim, qui n’était point un artisan comme Joseph, cultivait, suivant toute apparence, le petit héritage de ses aïeux, et jouissait d’une heureuse médiocrité. L’âge et le labeur usèrent ses forces. Le père bien-aimé de Marie tomba gravement malade ; il demanda sa fille : Marie vint. Au moment où le vieillard étendait ses mains bénissantes, une révélation d’un haut lui fit voir tout à coup les glorieuses destinées où le ciel appelait sa fille. La joie des élus se répandit sur sa face vénérable ; il baisa les bras, inclina la tête et mourut. Les dernières larmes que la Vierge répandit sur ce saint patriarche, l’un des auteurs de ses jours, étaient à peine séchées, qu’elle eut à déplorer la perte de l’autre. Sainte Anne rassembla ses forces défaillantes pour bénir sa fille, la recommanda à ses proches et s’endormit du sommeil des justes.

1° On peint souvent saint Joachim offrant un petit agneau à l’autel. La légende raconte que, se présentant au temple un jour de fête, il fut repoussé par le prêtre qui le déclara maudit par Dieu à cause de la stérilité de sa femme et indigne de faire accepter son offrande. Humilié ainsi publiquement, l’infortuné mari se retira dans sa maison de campagne pour éviter le mépris de ceux qui l’avaient vu noter d’infamie. Ce fut alors que Dieu le consola en lui faisant connaître qu’il allait devenir père et que son enfant vaudrait, à lui seul, les plus belles familles dont d’autres pourraient s’enorgueillir ; 2° un ange lui annonce qu’il va devenir père ; 3° il est représenté pensif au milieu d’un paysage où l’on voit paître des moutons, parce qu’il s’était retiré à la campagne après l’insulte qu’il avait reçue à Jérusalem ; 4° il rencontre sainte Anne et l’embrassedevant la Porte-Dorée, sous les murs de Jérusalem . Quelquefois un ange les y accompagne. Saint Joachim est sainte Anne s’étaient imposé un exil séparé après l’opprobre du temple. Un ange apparut à chacun d’eux dans la retraite où ils s’étaient isolés et leur dit de retourner à Jérusalem. Pour preuve que Dieu voulait désormais bénir leur union, ils devaient se rencontrer sous la Porte-Dorée. Quelques monuments de la fin du moyen âge ajoutent même à cette scène un lis qui a sa racine sur les lèvres des deux époux, et parfois la fleur qui couronne la tige porte un buste de la Mère de Dieu. Est-il possible d’exprimer d’une manière plus gracieuse la Conception immaculée de Marie ? 5° Rubens a dépeint saint Joachim tenant dans ses bras la VIERGE encore enfant.

Saint Joachim a été pris pour patron par les anciennes Confréries de l’Immaculée Conception à raison sans doute de cette manière de représenter le premier instant où Notre-Dame reçut la vie. Une de ces Confréries existait à Paris, à la paroisse Saint-Séverin, en l’année 1561.

CULTE ET RELIQUES

Le tombeau de saint Joachim se montre encore aujourd’hui aux pèlerins de la Terre Sainte, dans l’église du Saint-Sépulcre de Notre-Dame, dans la vallée de Josaphat, au côté droit du grand autel, avec celui de son épouse sainte Anne et de saint Joseph, époux de la sainte Vierge. Son corps à depuis été transféré à Jérusalem, et une partie de son chef se conserve précieusement à Cologne, dans l’église des machabées.

Le corps de la bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie, transporté en France par la barque de Provence de la chapelle sépulcrale de Notre-Dame de Josaphat où il reposait près de celui de saint Joachim, fut remis, d’après une antique tradition, à l’église d’Apta Julia, par une faveur insigne de Dieu. Le très-ancien martyrologe d’Apt mentionne cette translation. Trithemius, De laudibus sanctae Annae, Joannes de Montevilla, In itinerario, disent que le corps de sainte Anne fut transporté d’Orient en Occident et déposé dans les Gaules. Plusieurs voyages en Orient, notamment celui du Père Nau, en parlent.

Mais le temps des persécutions s’avançant à grands pas, le bienheureux Auspice, premier évêque d’Apt, le cacha dans une sorte d’armoire pratiquée dans le mur de la crypte la plus basse, qui existe encore aujourd’hui. Il plaça devant les reliques une lampe allumée qui ne s’éteignit qu’en 792, le jour de leur découverte. Le saint évêque ayant ensuite très-diligemment muré la crypte, de manière à la rendre impénétrable, et les confidents du secret, qui avaient connaissance du lieu, étant morts, la crypte resta inconnue aux hommes pendant sept siècles, et les reliques de sainte Anne furent préservées ainsi grâce à la prévoyance de saint Auspice, dans les irruptions des Alains, des Suèves, des Vandales et autres barbares qui ravagèrent la Provence, et les dévastations horribles des Sarrasins, après la défaite totale desquels le glorieux Charlemagne eut le bonheur de les découvrir.

Charlemagne vint séjourner à Apt aux approches de la fête pascale, après avoir pacifié la Provence par la défaite des Sarrasins, dans la plaine qui s’étend entre la montagne de Cordes et la colline de Montmajour. Le souvenir de cette bataille, où la dernière espérance de l’islamisme fut détruite, s’est conservé dans une inscription de l’église de Montmajour-lez-Arles.

Le premier soin de Charlemagne, après son arrivée à Apt, fut de faire reconsacrer par Turpin l’église cathédrale qui avait été polluée par un culte impie. Tandis qu’un concours extraordinaire de grands seigneurs et de peuple assistait à cette solennité, et pendant que la population répandue à l’entour rendait à Dieu, dans son ravissement, des louanges à l’occasion de son sanctuaire restitué, le Seigneur, enveloppant de son amour les vœux pieux de la cité et la foi ardente de Charlemagne, découvrit, par un miracle éclatant et une faveur inespérée, le trésor inconnu des reliques de sainte Anne.

Un jeune homme du nom de Jean, âgé de quatorze ans, aveugle, sourd et muet de naissance, fils du baron de Caseneuve, était présent dans le sanctuaire. Pendant quelque temps, on vit ce jeune homme paraître écouter un certain avertissement céleste. Bientôt il commença, en frappant sur une levée de degrés menant au maître-autel, à faire signe qu’on creusât profondément le sol, afin que, les degrés enlevés, on vit ce qui était peut-être caché dessous. L’office divin était troublé par là, sans qu’il fût au pouvoir des gardes ni des autres officiers de retenir ce jeune homme. Cependant, tous les assistants étant surpris par la nouveauté du fait, le prince, présageant un miracle, donna ordre de se conformer aux vœux si vivement exprimés par l’adolescent.

On enlève à l’heure même les marches de la montée indiquée, et on découvre aussitôt une porte fermée de grosses pierres qui fait présager quelque chose de remarquable. Les ouvriers ayant ouvert cette porte à coups de marteau, on vit une entrée et une descente de degrés qui conduisit dans une grotte souterraine artistement travaillée. C’était la crypte où le bienheureux Auspice, apôtre des Aptésiens, avait coutume de nourrir par la parole sainte et les Sacrements le peuple qui lui était confié.

 

L’aveugle Jean marchait le premier, indiquant le chemin avec une telle sûreté, que Charlemagne fut obligé de le faire tenir près de lui pour qu’il ne fût pas foulé aux pieds des curieux. Le jeune homme faisait toujours comprendre du geste qu’on creusât plus avant la terre à la partie du mur qu’il signalait. On descendit enfin dans un souterrain long et étroit ; mais là une lumière extraordinaire apparaissant entoura les assistants. La crypte inférieure étant enfin ouverte, tandis que tous, pleins d’admiration, regardent une lampe ardent placée devant une sorte d’armoire murée, le roi lui-même, le clergé et les grands de la cour, accourent tout joyeux vers la mystérieuse clarté, qui s’éteignit aussitôt au contact de l’air.

Chose admirable ! voilà que Jean, ayant tout à coup les yeux ouverts, ainsi que les oreilles, et la langue déliée, s’écrie : " Dans cette ouverture est le corps de sainte Anne, mère de la très-sainte Vierge Marie, Mère de Dieu ".

Tous les spectateurs, remplis d’étonnement, poussent mille acclamations de joie. Cependant le très-pieux roi ordonne d’ouvrir la niche. Aussitôt une odeur semblable à celle du baume se répand et le dépôt sacré, attesté par un si grand miracle, apparaît renfermé dans une caisse de cyprès, enveloppé d’un voile précieux, et certifié par cette inscription : " Ici est le corps de la bienheureuse Anne, mère de la Vierge Marie ". La caisse ouverte, une odeur suave se répandit dans l’une et l’autre crypte pour la confirmation du miracle. L’archevêque Turpin, ayant pris la caisse, la mit entre les bras de Charlemagne pour la lui faire baiser en signe de joie et de consolation.

Le pontife rendit grâces à Dieu, auteur cette miraculeuse invention, qui avait manifesté le corps vénérable de l’aïeule du Christ pour être la protection et le secours de la ville d’Apt.

Charlemagne ordonna de faire consigner dans des écrits le récit de tous les faits, tels qu’ils s’étaient passés, et d’en référer au souverain Pontife, de qui ils furent approuvés par un diplôme qu’il délivra. L’empereur, voulant néanmoins en instruire le premier pape Adrien, lui écrivit une lettre que l’on possède encore.

Pendant la Révolution, les précieuses reliques conservées à Apt ne furent pas profanées. Une partie des dons offerts par les pèlerins échappèrent au bouleversement social et sont aujourd’hui l’ornement et la gloire de cette église.

C’est de la ville d’Apt que sont sorties toutes les reliques de sainte Anne, que l’on peut voir et vénérer maintenant ailleurs.

Le couvent de la Visitation de Chartres a le bonheur de posséder une petite partie du chef de sainte Anne.

Mais nulle part sainte Anne n’est aussi honorée qu’au pèlerinage qui porte son nom près d’Auray, chef-lieu de canton du Morbihan, arrondissement de Lorient. Ce pèlerinage, depuis longtemps oublié, se renouvela en 1624. Sainte Anne, comme il a été constaté par les enquêtes juridiques les plus multipliées et les plus minutieuses, apparut plusieurs fois, en plusieurs endroits, à diverses heures du jour et de la nuit, à Yves Nicolazic, laboureur de la paroisse de Pluneret, près d’Auray, diocèse de Vannes, et du village de Kerauna (mot qui signifie, en breton, la même chose que la ville d’Anne, en français).

Nicolazic devait une réparation à sainte Anne au nom de ses ancêtres. Car ceux-ci, en cultivant la pièce de terre du Bocennu, où il restait encore des vestiges de l’antique chapelle de la  Sainte en avaient tiré de temps à autre des pierres de taille qu’ils avaient amassées, et dont le père d’Yves avait bâti, en 1614, une grange où l’on distinguait des pierres qui avaient servi à quelque fenêtre d’église. Tantôt Yves Nicolazic entendait un grand bruit, se trouvait environné d’une grande lumière, au milieu desquels sainte Anne lui apparaissait. Tantôt, il voyait cette Sainte qui, la nuit, marchait devant lui, un flambeau à la main. Quelquefois, il n’apercevait que le flambeau et la main qui le tenait. L’aïeule du Sauveur avait la forme d’une vénérable dame, éblouissante de éblouissante de beauté, avec des vêtements blancs comme neige. Elle lui apprit que, dans le Bocennu, il y avait autrefois une chapelle dédiée à son nom, ruinée depuis neuf cent quatre-vingt-quatre ans et six mois (c’est-à-dire l’an 699). Elle désirait que cette chapelle fût rebâtie. Guillemette le Roux, femme de Nicolazic, se levant du lit le 6 mars, trouva sur sa table, au lieu même où son mari avait vu auparavant une main avec un cierge allumé, douze quarts d’écus, monnaie de France, dont quelques-uns étaient de l’an 1613 et d’autres de date inconnue, marqués à divers coins avec des lettres que personne ne pouvait expliquer. Plus tard, on se disputa ces pièces mystérieuses comme des objets de dévotion. Enfin sainte Anne ordonna à Nicolazic d’aller dans le champs du Bocennu, où il trouverait, à un endroit qui lui serait indiqué, une statue qui la représentait. En effet, il partit avec des témoins, conduit par une lumière que virent ceux de ses compagnons qui étaient en état de grâce, et, à l’endroit où cette lumière s’arrêta, ils trouvèrent, en creusant, une statue en bois représentant sainte Anne. Quelque temps après, la grange dont nous avons parlé, et qui n’était couverte que de paille, fut entièrement consumée   par le   feu, sans   qu’on pût  l’éteindre, quelque quantité

d’eau qu’on y jetât. L’incendie ne gâta rien de ce qui était dans la grange, ni des monceaux de gerbes de seigles qui en étaient tout proche, quoique le vent y dût naturellement porter la flamme. Ce fut donc à la fois un châtiment et un bienfait. L’image de sainte Anne attira bientôt une foule innombrable de pèlerins ; avec leurs offrandes, on bâtit une chapelle : elle fut embellie par les religieux de l’Ordre du Carmel, qui s’établirent dans ce sanctuaire le 21 décembre 1627 ; le roi Louis XIII leur donna une relique de saint Anne en 1639. Urbain, par ses bulles datées du 22 septembre 1638, accorda de grandes indulgences aux pèlerins et à la Confrérie de Sainte-Anne d’Auray. Les religieux furent chassés en 1792, leur couvent et leur église vendus, l’image fut brisée et brûlée, un seul morceau de la figure échappa à la destruction ; on le voit encore dans le piédestal de la nouvelle statue. L’église et le couvent, rachetés en 1815, furent confiés aux Pères Jésuites qui y établirent un petit séminaire. Ils en furent expulsés en 1828. Depuis cette époque, la maison de Sainte-Anne n’a pas changé de destination, elle est encore l’école ecclésiastique du diocèse de Vannes, et la dévotion attire toujours dans son église de nombreux pèlerins. Sainte Anne est aussi en grand honneur dans la Lorraine allemande. Dans le diocèse de Nancy, près d’Albestrolf, chef-lieu de canton de la Meurthe, arrondissement de Château-Salins, on remarque une magnifique chapelle romane de date assez récente, mais construite sur l’emplacement d’autres monuments consacrés à sainte Anne. Ce culte envers l’aïeule de Notre-Seigneur Jésus-Christ est d’origine tellement reculée dans cette partie de la Lorraine, qu’on ne peut facilement en assigner la date. Dès le XIIe siècle, nous trouvons, à l’endroit qui nous occupe, une chapelle dédiée à sainte Anne, qui en avait, suivant la tradition, déterminé elle-même l’emplacement. Aujourd’hui ce lieu de pèlerinage est devenu plus important encore depuis qu’il est enrichi d’une insigne et précieuse relique de sainte Anne, provenant d’Apt, en Provence.

Nous nous sommes servi, pour compléter cette biographie, de La vie et le culte de sainte Anne, chez Girard, libraire à Lyon, 1869 ; La Dévotion à sainte Anne, par X. Matthieu ; Notes localesfournies par MM. Armand, curé-archiprêtre d’Apt, Barrier, vicaire-général de Chartres, et Clément, secrétaire de Mgr l’évêque de Nancy. – Cf Les gloires de sainte Anne d’Auray, par l’abbé Bernard ;Vie des Saints du diocèse de Troyes, par l’abbé Defer ; l’Hagiologie Nivernaise, par Mgr Crosnier.

 

Cette icône contemporaine, peinte dans le style de Novgorod, illustre le don d'amour entre les parents de la Vierge Marie. C'est l'icône de mariage traditionnellement offerte chez les chrétiens orthodoxes. Elle a été peinte par l'artiste iconographe canadien, Heiko C. Schlieper, en 1987.

 

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Sainte Anne : la Mère de la très Sainte Vierge

 

Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes. Elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent illustres entre tous leurs concitoyens par l'éclat d'une vie pleine de bonnes oeuvres et de vertus. Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables.

Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite!

Puis, quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification. Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l'ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C'est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l'innocence!

L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne; la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération.

 

Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives.

Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l'ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l'église d'Apt, en Provence, à l'époque des persécutions romaines. A la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l'objet d'un pèlerinage. Mais c'est essentiellement au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit.


De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d'Auray, en Bretagne; son origine est due à la miraculeuse découverte d'une vieille statue de la grande Sainte accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d'Auray est encore aujourd'hui l'objet d'un pèlerinage national.

 

Wikipedia relève une légende "Anne, La « grand-mère des Bretons »".

 

En breton, sainte Anne est surnommée « Mamm gozh ar Vretoned », c’est-à-dire la grand-mère des Bretons. Des légendes la décrivent comme originaire de Plonévez-Porzay (Gwenc'hlan Le Scouëzec, Guide de la Bretagne (page 457), Coop Breizh, Spézet, 1997). Anatole Le Braz publie un récit (Magies de la Bretagne, tome 1 - Le Pardon de la mer, page 1088, Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 1994) dans laquelle Anne est mariée à un seigneur cruel et jaloux, qui lui interdit d’avoir des enfants. Lorsqu’elle tombe enceinte, il la chasse du château de Moëllien. Son errance avec la petite Marie la conduit à la plage de Tréfuntec où l’attend un ange, près d’une barque. Selon la volonté de Dieu, l'ange l'amène jusqu’en Galilée. Bien des années plus tard, Marie épouse Joseph et devient la mère du Christ. Anne revient en Bretagne pour y finir sa vie dans la prière et distribue ses biens aux pauvres. Toujours selon cette légende, le Christ vient lui rendre visite, accompagné de ses disciples Pierre et Jean, et lui demande sa bénédiction, avant de retourner en Terre sainte. Son corps aurait disparu après sa mort, mais des pêcheurs auraient retrouvé une statue à son effigie en baie de Douardenez. Celle-ci, installée près de l'endroit où Jésus avait fait jaillir une source, est devenue le but du plus ancien pèlerinage consacré à Sainte Anne et a pris le nom de Sainte-Anne-la-Palud.

Le Grand Pardon qui, depuis l'antiquité, rassemble des milliers de pèlerins, le dernier week-end d'août de chaque année, est certainement le plus authentique et le plus ancien d'Armorique.

 

Dans la mythologie du monde celte, une "divine Ana" (di-ana) était déjà réputée pour être la mère de tous les dieux et l'épouse d'un dieu-père jupitérien (un caractère comparable à celui du Jupiter classique). Cette grand-mère, incarnation de la Terre elle-même, était surnommée Matrona, "la Mère divine".

 

"Appelée Ana ou Dana en Irlande, Anna ou Dôn en Galles, elle s'est maintenue comme Ste Anne, la 'Grand-mère de tous les Bretons', en Armorique. [...] "le sol, la terre", [...] une incarnation de la Terre elle-même, ce que confirment son autre appellation fréquente  -Ana - 'la Mère, la Nourrice' - sa présentation comme celle qui assure la nourriture des occupants du monde.

En Irlande, "son souvenir s'est perpétué jusqu'à nos jours dans la tradition orale qui situe en effet sa cour féérique - Seanhaile Anann, l'antique Cour d'Ana' - toutes les nuits près de Waterford en Leinster.

 

[...] En Armorique, le culte d'Anne, la grand-mère du Christ, ne date, à ce que l'on sait, que du XIIe siècle et son nom n'est attesté plus anciennement que par l'anthroponymie et la toponymie. Le succès de ce culte n'en a pas moins été si important qu'il a valu à Anne le titre de patronne officielle du pays et celui, populaire, de Mamm Gozh ar vretoned, la 'Grand-Mère, Ancêtre des Bretons. Connaissant le satut divin éminent d'Ana/Dana en irlande et d'Anna/Dôn au pays de Galles, on ne peut croire que ce ne soit là qu'une 'coïncidence miraculeuse', d'autant plus que déjà l'Antiquité celte, une 'divine Ana', Di-Ana, était déjà réputée comme grande Mère de tous les dieux et épouse du dieu-père identifié à Jupiter..." (Claude STERCKX, La mythologie du Monde celtique, Poche Marabout, Allemagne 2014, p. 218-219)



L'historienne Anne Bernet évoque elle aussi dans son livre Clovis et le Baptême de la France, un lien entre Ste Anne et la religion primitive de la Gaule. Elle indique non pas que sainte Anne serait originaire de Bretagne, y aurait vécu avant d'aller en Galilée, puis serait revenue en Bretagne, mais que "le culte d'une déesse-mère chtonienne, maîtresse de la vie et de la mort, associée à l'agriculture, protectrice des troupeaux et des chevaux, parfois identifiée à la lune, aux sources, au feu, et guérisseuse" était répandu en Gaule.

Ce qui est étonnant, c'est que sainte Anne était déjà connue et vénérée chez nous en France, avant l'apparition du christianisme. "Elle est ainsi évoquée, écrit Anne Bernet, selon les lieux et les circonstances, sous le nom d'Epona ou de Rigantona...; sous le nom d'Anna ou de Dana, aïeule des dieux et des hommes... ; et parfois sous ceux de Belisima (la 'Très Brillante') ou de Rosmerta.

 

C'est encore sous une autre appellation, la 'Vierge qui enfantera', que la connaissent les druides du collège national de la forêt des Carnutes. Encore très populaire aux premiers temps du christianisme, la déesse a été convertie.

Le sanctuaire de la 'Virgo paritura' correspond à la cathédrale de Notre-Dame de Chartres; tant la croyance des Carnutes en la Vierge-Mère était propre à annoncer le mystère de l'Incarnation. Les sanctuaires d'Anna sont devenus ceux de sainte Anne, aïeule elle aussi, mais du vrai Dieu, et que les Bretons nomment toujours 'Mamm Goz', grand-mère".

 

Sources: (1); (2); (3) Claude STERCKX, La mythologie du Monde celtique, Poche Marabout, Allemagne 2014, p. 218-220; (4) Anne Bernet, Clovis et le Baptême de la France, Editions Clovis, 1995, p. 28-30.

Nous n’arrivons pas à avoir d’enfant : quelle prière puis-je dire ?

Une vocation naturelle –

Quand un homme et une femme s’aiment, ils désirent profondément concevoir un enfant. D’une part, que c’est un commandement divin, inscrit dès le Paradis, que de concevoir et d’enfanter, et le désir le plus pur de l’être humain est de faire la volonté de Dieu. D’autre part, l’enfant est la personne grâce à laquelle notre amour, au lieu d’être limité au dialogue de deux personnes, s’ouvre généreusement vers une troisième. Dieu Lui-même, qui peut se suffire à lui-même, est une communion d’amour qui veut que d’autres êtres existent pour les combler de son amour et de sa joie. Nous nous reconnaissons dans nos fils et nos filles, comme le Père céleste se reconnaît dans son Fils bien-aimé, ainsi que nous le révèle le mystère du baptême du Christ au Jourdain.

La prière pour la fécondité

Par la foi nous reconnaissons volontiers que concevoir la vie en synergie avec l’acte divin qui crée une nouvelle personne, relève du miracle et ne dépend pas seulement de notre volonté ou du désir charnel. C’est pourquoi la prière a une place importante, et les époux croyants demandent à Dieu la grâce d’accomplir son commandement de fécondité. Une première prière est celle que nous adressons aux saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne qui, attristés par la stérilité, furent réjouis par la fécondité inespérée que leur accorda le Seigneur. Il y a d’autres exemples d’une telle fécondité miraculeuse, pensons à Abraham et Sarah. Le canon des saints Ancêtres se trouve dans le Ménologe (9 septembre). On peut également dire le canon de sainte Anne (25 juillet). Nous proposons, à dire après les offices en question, ou à leur place si le temps manque, une prière appropriée.

Prières pour demander à Dieu la fécondité :

la neuvaine à Sainte Anne

La neuvaine à Sainte Anne peut se faire à tout moment, mais bien sûr plus spécialement du 18 au 26 juillet, le 26 étant la fête liturgique de Sainte Anne. Pour bien accomplir cette Neuvaine, prier avec beaucoup de confiance, recevoir les Sacrements de la Confessio (Aussi appelé "De la Pénitence" ou "De la Réconciliation" et de l’Eucharistie, si possible le 26  juillet même.La neuvaine à Sainte Anne du 18 au 26 juillet

Premier jour
Glorieuse et bonne Sainte Anne, par la patience avec laquelle vous avez, pendant tant d’années, supporté la peine que vous causait votre stérilité, obtenez-nous une patience inébranlable dans tous les travaux et les maux de cette vie. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 


Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Deuxième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par la fervente et continuelle prière avec laquelle vous demandiez à Dieu la cessation de votre stérilité, obtenez-nous le don d’oraison pour que nos cœurs soient féconds en vertus. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Troisième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par l’esprit de pénitence dont vous accompagniez vos prières qui les rendait plus puissantes sur le Cœur de Dieu, obtenez-nous la grâce d’unir à l’esprit de prière, l’esprit de mortification pour nous faire acquérir tous les trésors de la Grâce Divine. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Quatrième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par la douce violence que vous avez faite au Cœur de Dieu en répandant d’abondantes aumônes et en vous livrant à d’autres œuvres de Charité, demandez-Lui, pour nous, une Charité semblable, afin qu’Il soit touché de compassion pour nous et qu’Il nous traite aussi avec Miséricorde. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Cinquième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par la confiance avec laquelle vous avez espéré voir l’accomplissement de vos désirs, obtenez-nous une ferme confiance, afin que le Ciel nous accorde toutes sortes de faveurs. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Sixième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par la vive reconnaissance dont vous avez été pénétrée pour Dieu, quand, par un effet de Sa Bonté, vous avez vu cesser votre stérilité, faites que nous soyons toujours reconnaissants envers le Seigneur pour les bienfaits qu’Il nous accorde continuellement et que nous méritions d’en obtenir de nouveaux. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Septième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par le pur et saint amour que vous avez conçu pour Marie, quand vous avez eu le bonheur de devenir sa mère, obtenez-nous d’aimer toujours cette Vierge, votre auguste Fille et notre Mère, afin d’obtenir Sa Miséricorde. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Huitième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par le grand sacrifice que vous avez fait en consacrant, dès ses plus tendres années, votre fille bien-aimée au service du Seigneur, intercédez pour nous, afin que nous puissions faire pour le Seigneur, avec un grand courage, tous les sacrifices qu’Il désire de nous, pour obtenir les bienfaits les plus signalés. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Neuvième jour
Glorieuse et bénie Sainte Anne, par la Sainteté et la Justice qui ont brillé en vous tous les jours de votre vie, daignez prier le Seigneur de nous accorder la grâce de vivre et de mourir saintement, afin de mériter les récompenses du Ciel qu’Il nous a promises. Amen.

V: Ô Dieu Saint. 

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V: Ô Dieu Saint. 

R :  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)  

V : Ô Dieu Saint.

R:  ô Dieu Saint et Fort; ô Dieu Saint et Immortel, crucifié † (en se signant) pour nous, Ethraham elaïn. (Ayez pitié de nous !)

V :  Aboun d’bashmayo

R :Nethqadash shmokh, titheh malkouthokh, nehwe sebyonokh, aïkano d-bashmayo of bar'o. Hablan laĥmo d-sounqonan yawmono. Washbouqlan ĥawbaïn waĥtohaïn, aïkano dof ĥnan shbaqan lĥayobaïn. Ou-lo ta'lan l-nesyouno, elo fasolan men bisho, metoul dilokhi † malkoutho Ou-ĥaïlo outeshbouĥto l'olam 'olmin. Amin. 

V : Notre Père.  

R :  Qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié, que votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien (substantiel), pardonnez-nous nos offenses, comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, et ne nous laissez pas  succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal. † Car à vous appartiennent le règne, la puissance et la gloire, dans les siècles des siècles. Amîn. 

V : Shlom lekh bthoulto    

R: Mariam, malyath tayboutho, Moran 'amekh mbarakhto at bneshé, wambarakhou firo dabkarsekh, Moran Yeshu'. O Qadishto Mariam, Yoldath Aloho, saloï ĥlofayn ĥatoyé, hosho wabsho'ath mawtan. Amin. 

V : Je Vous salue , 

R : Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amîn. 

 V. Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit †,  

R. Et que sa miséricorde et sa grâce abondent en nous, pauvres et pécheurs, dans les deux siècles et jusqu’aux siècles des siècles. Amîn. 

Oraison : Seigneur, Vous qui êtes le Dieu de nos Pères, Vous avez donné à Sainte Anne et à Saint Joachim de mettre au monde celle qui deviendrait la Mère de Votre Fils: accordez-nous, à leur commune prière, le Salut que Vous avez promis à Votre Peuple. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn.

Invocation

Glorieuse sainte Anne, pleine de bonté pour ceux qui vous invoquent, pleine de compassion pour ceux qui souffrent, me trouvant accablé d’inquiétudes et de peines, je me jette à vos pieds en vous suppliant humblement de prendre sous votre protection l’affaire qui m’occupe. Je vous la recommande instamment et vous prie de la présenter à votre Fille et notre Mère la très Sainte Vierge et à la Majesté divine de Jésus-Christ pour m’en obtenir une issue favorable. Ne cessez pas d’intercéder, je vous en supplie, que ma demande me soit accordée par la divine miséricorde. Amen.

Sainte Anne, si propice à tous ceux qui souffrent et qui vous implorent avec confiance, priez pour nous.

 

Prière d’une Mère pour ses Enfants à Sainte Anne 

Ô glorieuse sainte Anne, Patronne des familles chrétiennes, je te présente mes enfants. Je sais que je les ai reçus de Dieu et qu’ils lui appartiennent. Aussi je te prie de m’obtenir la grâce de me soumettre toujours avec eux à la divine Providence.
Daigne les bénir, et, en te suppliant de leur obtenir la bénédiction de Dieu, je ne demande en leur faveur ni les honneurs du monde, ni les biens de la terre. Ma prière sera plus chrétienne et plus agréable à tes yeux si je demande avant tout le Royaume de Dieu et sa justice.
Je compte, bonne Mère, que tu m’aideras à leur procurer ce qui est nécessaire pour leur assurer une existence digne. Imprime dans le coeur de mes enfants une grande horreur du péché. Éloigne-les du mal. Préserve-les de la corruption du monde.
Qu’ils soient toujours animés de sentiments chrétiens. Accorde-leur la simplicité et la droiture du cœur. Apprends-leur à aimer Dieu uniquement, comme tu l’as appris, dès ses plus tendres années, à ta Fille Immaculée, la Bienheureuse Vierge Marie.
Ô sainte Anne, tu es le miroir de la patience, obtiens moi la grâce de supporter avec patience et amour toutes les difficultés inséparables de l’éducation de mes enfants. Bénis-nous, mes enfants et moi. Veille sur nous, ô bonne Mère. Fais que nous nous aimions toujours avec Jésus et Marie.
Que nous vivions conformément à l’Esprit de Dieu. Afin qu’après cette vie nous ayons le bonheur d’être ensemble, unis à toi, pour toute l’éternité. Amen.

Prière populaire à Sainte Anne, Mère de la Sainte Vierge

 

Glorieuse et Sainte Reine que le ciel admire, que les Saints honorent et que la terre révère ; Dieu le Père vous chérit comme la mère de sa Fille bien-aimée ; le Verbe vous aime pour lui avoir donné une mère de laquelle il est né homme et Sauveur des hommes ; le Saint-Esprit vous aime pour lui avoir donné une si belle, si digne et si parfaite épouse ; les anges et les élus vous honorent comme l’arbre sacré qui a produit cette belle fleur qui les récrée, et ce digne fruit qui est leur douce vie ; les justes, les pénitents et les pécheurs vous réclament comme leur puissante avocate auprès de Dieu ; car, par votre intercession, les justes espèrent l’accroissement des grâces, les pénitents leur justification, et les pécheurs la rémission de leurs crimes. Soyez-nous douce et clémente, et pendant que nous vous honorons et que nous vous invoquons ici-bas, ménagez notre salut dans le Ciel. Usez du crédit que vous y avez en notre faveur, et ne permettez pas que les âmes qui vous vénèrent périssent ; montrez-vous toujours le refuge des pécheurs, l’asile des coupables, la consolation des affligés, et l’assurance de vos fidèles serviteurs ; défendez notre cause maintenant et à l’heure de notre mort : je vous en prie par tout l’amour que vous eûtes sur la terre pour mon Jésus et pour sa mère votre fille, afin que soutenus par vos prières et favorisés de vos mérites, nous puissions jouir un jour la vie éternelle.

Amîn.

 

++++++++++++++++++++++++++

Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

Comment recourir aux services de prêtres compétents, formés et expérimentés appartenant à l'un ou l'autre Monastère d'une Eglise Orthodoxe-Orientale.(Tradition Syriaque Orthodoxe des Indes/ Malankare)

_____________________________________________________

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Icon of The Last Supper. Jesus and St. John.:

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 14:41

 

PÈLERINAGE A SAINT CHRISTOPHE

¤DIMANCHE 22 JUILLET, 9ème Dimanche après la Pentecôte, Pèlerinage à SAINT CHRISTOPHE, BENEDICTION DES VOITURES

Saint Christophe, protègez les voyageurs !

10h30, Messe du 8ème Dimanche après la Pentecôte suivie du programme habituel

 

Monastère Syriaque N-D de Miséricorde
Brévilly
61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net

22 JUILLET (Pèlerinage à SAINT CHRISTOPHE, BENEDICTION DES VOITURES ),

ANGOULÊME

(Jauldes):

MAISON NOTRE-DAME
66,Place Schoeneck, LE BOURG
16560 JAULDES. Tel:05.45.37.35.13

 

Au cœur de l'été, nous sommes invités à faire remonter vers Dieu, à travers nos prières, tous les besoins de notre monde.

R/ Seigneur Dieu, Vous êtes avec nous, Pasteur de Votre Peuple vous nous guidez et nous rassurez, kourie eleïson !

- Avec Sainte Marie-Madeleine, premier témoin de la résurrection du Christ, pensons à notre Eglise qui est le Corps du Christ, qu'elle se laisse toujours guider par le souffle de l'Esprit pour porter le message de la vie, de l'amour et de la vérité. Supplions le Seigneur.

R/Seigneur Dieu, Vous êtes avec nous, Pasteur de Votre Peuple vous nous guidez et nous rassurez, kourie eleïson !

- Seigneur, Ô Bon Berger, daignez augmenter les capacités d'écoute et d'action en conséquence des responsables des pays, des communautés humaines, ainsi que des parents au sein des familles !  Supplions le Seigneur.

R/Seigneur Dieu, Vous êtes avec nous, Pasteur de Votre Peuple vous nous guidez et nous rassurez, kourie eleïson !

- Seigneur, Ô Bon Berger, prenez soin de nos prêtres souffrant de la fatigue et de la solitude dans leur travail pastoral durant ce temps estival ! Supplions le Seigneur.

R/Seigneur Dieu, Vous êtes avec nous, Pasteur de Votre Peuple vous nous guidez et nous rassurez, kourie eleïson !

- Seigneur, Dieu de paix, regarde les gens déboussolés sur cette terre par manque d'amour. Qu’ils puissent croiser une « Marie-Madeleine » dans leur vie, un frère ou une sœur qui les aide à se laisser guérir pour qu'à leur tour ils puissent aller annoncer la Bonne Nouvelle aux autres !  Supplions le Seigneur.

R/Seigneur Dieu, Vous êtes avec nous, Pasteur de Votre Peuple vous nous guidez et nous rassurez, kourie eleïson !

- Seigneur, Dieu de paix, aidez nous à bien profiter de ce temps estival pour être à côté de ceux qui nous sont chers, pour nous occuper de notre jardin (aussi bien le jardin intérieur que le jardin extérieur) et pour également visiter nos frères et sœurs humains… ! Supplions le Seigneur.

R/Seigneur Dieu, Vous êtes avec nous, Pasteur de Votre Peuple vous nous guidez et nous rassurez, kourie eleïson !

Dieu de tendresse et de pitié, écoutez et recevez nos prières. Comme Vous avez changé le cœur de Marie-Madeleine, donnez-nous la grâce de nous convertir, ainsi que la lumière du Saint Esprit pour qu'Il nous aide à annoncer au monde la joie d'être sauvés par Votre Fils, le Christ, notre Seigneur Qui vit et règne avec Vous, Père et ce même Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn.

Journée des "VACANCES FAMILIALES et du "PATRONAGE " en ce 16 Juillet 2018

 

Aujourd'hui pas de sorties ni d'activités extraordinaires en dehors des activités ordinaires de la ferme du Monastère

(Les petits étaient ravis de collaborer avec les grands ) et, par ces temps de canicule, une baignade au Monastère même dans les deux rivières qui passent en contrebas de notre "Maison Sainte Barbe" sur Chaise-Dieu-Du-Theil.

 

Day of "FAMILY HOLIDAYS and PATRONAGE" on July 16, 2018

Today no outings or extraordinary activities outside the ordinary activities of the farm of the Monastery (The little ones were delighted to collaborate with the great) and, in

these times of heat wave, a swim in the Monastery even in the two rivers that pass below our "House Sainte Barbe" on Chaise-Dieu-Du-Theil.

 

Dia de "FAMÍLIA e PATRONAGEM" em 16 de julho de 2018

Hoje não há passeios ou atividades extraordinárias fora das atividades comuns da fazenda do Mosteiro (Os pequenos

ficaram encantados em colaborar com os grandes) e, nestes tempos de onda de calor, um mergulho no Mosteiro, mesmo nos dois rios que passe abaixo da nossa "Casa Sainte Barbe" em Chaise-Dieu-Du-Theil.

 

 

LA LIBERTE

St Augustin lit et commente St Jean

 

 

 

C'est dans les traités anti-pélagiens qu'Augustin parle le plus de la liberté, mais alors il étudie le statut philosophique de la liberté.

Dans les œuvres antérieures, et notamment dans les Tractatus sur l'Evangile de St Jean, Augustin parle de la liberté d'une façon sans doute plus "spirituelle" car la liberté a à voir avec la grâce.

Il convient de rappeler ce qui est fondamental chez Augustin :

  • ce qui est entrave à la liberté de l'homme, c'est le péché
  • la liberté nous est donnée (la vraie liberté) quand nous avons choisi Dieu (déjà librement)

Dieu a créé l'homme libre (au moins doté de libre-arbitre). Il a été écarté de cette "liberté des enfants de Dieu" par la faute originelle. Toute la vie de l'homme est lutte contre les entraves du mal, contre l'esclavage du péché, pour retrouver cette liberté qu'il ne peut trouver qu'en Dieu.

La vérité de la relation de l'homme avec Dieu ne peut être que le fruit de la liberté : il n'y a pas d'amour dans la contrainte.

Le Christ nous délivre de l'esclavage du péché.

Délivrer, c'est rendre libre :

"Se présentant aux regards dans la faiblesse de la chair et demeurant caché selon la majesté divine, notre Seigneur Jésus Christ dit à ceux qui avaient cru en lui quand il parlait : Si vous demeurez dans ma parole, vous serez vraiment mes disciples, car celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé, et vous connaîtrez la Vérité qui vous est cachée maintenant et qui vous parle et la Vérité vous délivrera. Ce mot : vous délivrera, le Seigneur l'a tiré du mot de liberté : il délivre ne signifie en effet rien d'autre au sens propre que : il rend libre. De même que sauver ne signifie rien d'autre que rendre sauf, que guérir ne signifie rien d'autre que rendre sain, qu'enrichir ne signifie rien d'autre que rendre riche, ainsi délivrer ne signifie rien d'autre que rendre libre. Cette signification est plus claire dans le mot grec, car selon l'usage du latin nous disons la plupart du temps qu'un homme est délivré alors qu'il ne s'agit pas de sa liberté, mais de sa santé, comme on dit de quelqu'un qu'il est délivré de sa maladie ; c'est le langage habituel, ce n'est pas pourtant le terme propre. Mais le Seigneur a choisi ce mot : La Vérité vous délivrera de telle sorte qu'en grec personne ne puisse douter qu'il ait parlé de la liberté." (Tr. 41, 1)

Allusion constante aussi à Rm 7, 7-25. En particulier Rm 7, 6-24 :

"Or si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais, d'accord avec la Loi, qu'elle est bonne ; en réalité ce n'est plus moi qui accomplis l'action, mais le péché qui habite en moi. Car je sais que nul bien n'habite en moi, je veux dire dans ma chair ; en effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l'accomplir : puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas. Or si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui accomplis l'action, mais le péché qui habite en moi. Je trouve donc une loi s'imposant à moi, quand je veux faire le bien : le mal seul se présente à moi. Car je me complais dans la loi de Dieu du point de vue de l'homme intérieur ; mais j'aperçois une autre loi dans mes membres qui lutte contre la loi de ma raison et m'enchaîne à la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux homme que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui me voue à la mort ?"

De fait, le chrétien en cette vie ne connaît qu'une situation mélangée de servitude et de liberté qui restera la sienne jusqu'à la mort.

Certes le Christ est venu pour nous délivrer du péché, mais nous sommes encore régulièrement détournés du bien, de l'Amour, dans lequel est la liberté de l'homme.

"Le Seigneur n'avait pas dit : Vous serez libres, mais : La Vérité vous délivrera [Jn 8, 32]" (Tr. 41, 2)
(à ceux qui protestent : nous sommes la descendance d'Abraham, nous n'avons jamais été esclaves).

Augustin explique qu'il ne s'agit pas de l'esclavage ordinaire : même si les Juifs protestent, il rappelle que le peuple hébreu a connu l'esclavage (en Egypte, à Babylone…) mais ce n'est pas de cet esclavage-là qu'il s'agit dans la bouche du Christ, mais de l'esclavage du péché. Augustin cite à répétition Jn 8, 34 :

"Amen, amen, je vous dis que quiconque commet le péché est esclave du péché."

"Il est esclave, on souhaiterait que ce soit d'un homme et non du péché" (Tr. 41, 3)

Augustin insiste sur la signification du double "Amen" = c'est vrai. Il insiste sur l'importance de ce "Je vous dis vrai" quand c'est la Vérité (le Christ) qui le dit.

Augustin avait écrit dans la Cité de Dieu (4, 3) :

"L'homme bon, même s'il est esclave est libre, mais le méchant, même s'il règne, est esclave, et non pas d'un seul homme, mais, ce qui est plus pesant, d'autant de maîtres qu'il a de vices."

Mais cet esclavage du péché est pire que l'esclavage d'un maître humain :

"Le plus souvent quand ils ont des maîtres méchants, les hommes demandent à être vendus ; ils ne cherchent pas à n'avoir plus de maître, ils veulent seulement en changer. Que pourrait faire l'esclave du péché ? A qui s'adressera-t-il ? Auprès de qui aura-t-il recours ? A qui demandera-t-il de le vendre ? Quelquefois aussi un esclave d'homme accablé par les dures exigences de son maître trouve du répit dans la fuite ; où peut fuir l'esclave du péché ? Où qu'il fuie, il se traîne avec lui-même ; la conscience coupable ne se fuit pas elle-même, il n'est pas de lieu où elle puisse aller, elle se suit elle-même, ou plutôt elle ne s'éloigne pas d'elle-même, car le péché qu'elle commet se trouve à l'intérieur d'elle" (Tr. 41, 4).

Il faut nous réfugier auprès du Christ :

"… demandons à être mis en vente pour être rachetés par son sang" (ibid. 41, 4)

car le Christ est le seul qui peut nous délivrer de l'esclavage du péché :

"Le Seigneur est donc le seul qui délivre de cet esclavage ; celui qui ne l'a pas subi en délivre : seul en effet, il est venu sans péché dans cette chair. Les tout-petits enfants que vous voyez portés dans les bras de leurs mères ne marchent pas encore, et déjà ils sont chargés d'entraves, car ils ont tiré d'Adam ce qui sera brisé par le Christ. Cette grâce que le Seigneur promet s'étend même à eux quand ils sont baptisés, parce que, seul, peut délivrer du péché celui qui est venu sans péché et qui s'est fait sacrifice pour le péché." (Tr. 41, 5).

 

La liberté comme promesse.

La liberté plénière et parfaite : nous ne la connaîtrons qu'à la résurrection. Le Christ disant (Jn 8, 35) : "L'esclave ne demeure pas toujours dans la maison. Le Fils, lui y demeure pour toujours" nous fait peur mais :

"Ce n'est pas sans raison, commente Augustin, qu'il nous a effrayés et qu'il nous a donné l'espérance : il nous a effrayés pour que nous n'aimions pas le péché, il nous a donné l'espérance pour que nous ne mettions pas en doute la rémission du péché" (Tr. 41, 8).

Quelle est notre espérance ?

"Le Fils y demeure pour toujours. Donc, si le Fils nous délivre, vous serez vraiment libres. (Jn 8, 34-36]. Notre espérance, frères, c'est que nous soyons délivrés par celui qui est libre et qu'en nous délivrant il nous rende esclaves : nous étions en effet les esclaves de la convoitise ; délivrés, nous sommes rendus les esclaves de la charité." (Tr. 41, 8).

Et Augustin insiste : nous ne sommes pas libre pour pécher, mais pour aimer ; nous sommes "esclaves les uns des autres" selon le mot de St Paul (Gal 5, 13) :

"C'est également ce que dit l'Apôtre : Vous, frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, ne faites pas de la liberté une occasion pour la chair, mais par la charité rendez-vous esclaves les uns des autres. Que le chrétien ne dise donc pas : Je suis libre ; j'ai été appelé à la liberté ; j'étais esclave, mais j'ai été racheté et par ce rachat j'ai été rendu libre ; que je fasse ce que je veux, que personne ne s'oppose à ma volonté si je suis libre. Si par cette volonté tu commets le péché, tu es l'esclave du péché. N'abuse donc pas de la liberté pour pécher librement, mais uses-en pour ne pas pécher. Ta volonté en effet sera libre si elle est religieuse. Tu seras libre si tu es esclave, libre à l'égard du péché, esclave de la justice selon le mot de l'Apôtre : Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice, mais maintenant, affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous portez des fruits qui conduisent à la sanctification et qui ont pour fin la vie éternelle. C'est à cela que nous devons tendre, c'est cela que nous devons faire." (Tr. 41, 8)

Nous ne sommes de toutes façons pas sans péché : il nous faut au moins être sans péché grave. Ce n'est donc pas la liberté parfaite, en ce monde, mais une première liberté qui consiste à ne pas commettre de péchés graves : l'homme commence à "lever la tête vers la liberté", qui ne sera totale que dans l'éternité :

  • dans la mesure où nous servons Dieu, nous sommes libre
  • dans la mesure où nous servons la loi du péché, nous sommes encore esclaves.

L'homme de ce temps est un homme divisé.

La liberté totale et parfaite se trouve dans le Christ : comme dans l'histoire du bon Samaritain (Lc 10, 30-37), laissons-nous porter pour être soignés à l'hôtellerie :

"Frères, en ce temps l'Eglise où le blessé est soigné est encore l'hôtellerie du voyageur, mais à cette même Eglise est réservé là-haut l'héritage du possesseur" (Tr. 41, 13)

Dans le Sermon 131, 6, 6, Augustin dit aussi :

"Si vous le reconnaissez, l'hôtellerie est l'Eglise, une hôtellerie pour le moment, car notre vie est un passage ; ce sera une maison d'où nous ne repartirons pas quand nous serons parvenus en bonne santé au Royaume des cieux.".

Encore quelques débats autour de la liberté.

1) N'y a-t-il pas contradiction entre prescience divine et liberté humaine ?

La question est discuté dans le Tr. 53. (à propos de l'incrédulité des Juifs). Dans le De libero arbitrio, Augustin répond clairement :

"Nous n'avons pas à nier que Dieu connaisse d'avance tous les événements futurs et nous, pourtant, nous voulons ce que nous voulons, car comme il connaît d'avance notre volonté, c'est précisément celle qu'il connaît qui sera ; ce sera donc une volonté, puisque c'est une volonté qu'il connaît d'avance et ce ne pourrait pas être une volonté si elle ne devait pas être en notre pouvoir. Il connaît donc aussi d'avance ce pouvoir." (3, 3, 8)

Il s'agit de ne pas confondre prescience et causalité : la prescience n'exerce pas plus d'action contraignante sur l'avenir que la mémoire sur le passé :

"De même que toi par ton pouvoir tu ne forces pas les événements passés à s'être réalisés, de même Dieu par sa prescience ne force pas les événements à venir à se réaliser" (Ibid. 3, 4, 11).

2) Que répondre à ceux qui nient l'utilité de la prière pour demander l'aide de la grâce ?

"Que personne n'ose défendre le libre arbitre au point de chercher à nous enlever la prière dans laquelle nous disons : Ne nous soumets pas à la tentation…" (Tr. 53, 8).

Le Christ lui-même ne dit-il pas : "J'ai prié pour toi, Pierre, afin que ta foi ne défaille pas" [Lc 22, 32] ?

"… reconnaissons les bienfaits de Dieu. Car il faut rendre grâce aussi parce que ce pouvoir nous a été donné, et il faut prier de peur que la faiblesse ne succombe." (Tr. 53, 8)

A diverses reprises Augustin reviendra là-dessus avec beaucoup de netteté :

Dans De peccatorum meritis et remissione (2, 2, 2) :

"Il y en a certains qui présument tellement du libre arbitre de la volonté humaine qu'ils pensent que nous n'avons pas à être aidés pour ne pas pécher, puisque le libre arbitre de la volonté a été une fois pour toutes accordé à notre nature. Il s'ensuit donc que nous ne devons pas prier non plus pour ne pas entrer dans la tentation, c'est-à-dire pour ne pas être vaincus par elle, soit quand elle trompe et abuse des ignorants, soit quand elle presse et assiège des faibles".

De même in De bono uiduitatis (17, 21) :

"Ils prétendent défendre le libre arbitre de l'homme au point de prétendre que, par lui seul, sans même être aidés par la grâce de Dieu, nous serions capables d'accomplir ce qui est ordonné par Dieu. Il s'ensuit dès lors que le Seigneur a dit inutilement : Veillez et priez pour ne pas entrer dans la tentation, Matth., 26, 41, et que nous redisons inutilement chaque jour dans la prière du Seigneur : Ne nous soumets pas à la tentation. En effet, s'il est en notre pouvoir de ne pas être vaincus par la tentation, pourquoi prions-nous pour ne pas entrer en elle ou ne pas lui être soumis ?".

3) La grâce et la liberté.

Il faut tenir deux vérités :

  • la nécessité de la grâce
  • l'existence du libre arbitre.

De fait l'affirmation de l'une risque toujours d'être comprise comme la négation de l'autre. Il ne s'agit pas de deux opinions entre lesquelles il serait loisible de faire un choix, mais de deux vérités qu'il faut garder ensemble si l'on veut rester fidèle à l'enseignement du Seigneur comme aux exigences de la vie spirituelle.

Evitant dans les Tractatus toute discussion théologique, Augustin engage seulement ses auditeurs à écouter le Seigneur : les commandements qu'il donne à ses disciples ne peuvent se comprendre que si l'homme est libre et responsable de ses actes et la prière qu'il leur apprend n'a de sens que s'ils ont besoin en même temps de l'aide de la grâce.

Dans le Tr. 53, Augustin fait appel à deux paroles de l'Evangile pour mettre en lumière la mystérieuse coopération dans la foi de la grâce de Dieu et du libre arbitre de l'homme :

  • si Jésus a prié pour que la fois de Pierre ne défaille pas devant le scandale de la Passion (Lc 22, 32) c'est "pour que nous n'imaginions pas que la foi est tellement au pouvoir de notre arbitre qu'elle n'a pas besoin du secours de Dieu",
  • mais à l'inverse l'évangéliste Jean nous déclare que nous a été "donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu" (Jn 1, 12) pour que nous comprenions que la foi dépend aussi de notre volonté.

Prions pour le Kerala et l'Eglise-mère (Malankare Orthodoxe) qui, comme les habitants, subit les dégâts résultants d'importantes inondations. 
Décidément, partout dans le monde les catastrophes naturelles se multiplient. 
Comme le demande la Mère du Verbe Incarné dans toutes ses manifestations en tant que "Servante de la Révélation", que ces faits nous soient un encouragement pour revenir à Dieu l'unique nécéssaire, et de tout notre cœur, dans un véritable souci de conversion!...

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Pray for Kerala and the Mother Church (Malankare Orthodox) which, like the inhabitants, is suffering the damage resulting from major floods.
Decidedly, everywhere in the world natural disasters are multiplying.
As the Mother of the Word Incarnate in all her manifestations as "the Servant of Revelation", that these facts be an encouragement to us to return to God the only necessary, and with all our heart, in a real concern for conversion ! ...