Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:04

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon 62 (trad. Brésard, 2000 ans C , p.80 rev.) 
St Augustin

 

« Seigneur, je ne suis pas digne »

 


 

Dans la lecture de l'Évangile, nous avons entendu Jésus louer notre foi, jointe à l'humilité.

 

Quand il a promis d'aller dans sa demeure guérir le serviteur du centurion, celui-ci a répondu :

 

« Je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit, mais dites seulement une parole et mon serviteur sera guéri ».

 

En se disant indigne, il se montre digne, digne non seulement que le Christ entre dans sa maison, mais aussi dans son cœur. 

Car ce n'aurait pas été pour lui un grand bonheur si le Seigneur Jésus était entré dans sa maison sans être dans son cœur.

 

En effet le Christ, Maître en humilité par son exemple et ses paroles, s'est assis à table dans la demeure d'un pharisien orgueilleux, nommé Simon (Lc 7,36s).

 

Mais bien qu'il ait été à sa table, il n'était pas dans son cœur : là,

 

« le Fils de l'Homme n'avait pas où reposer sa tête » (Lc 9,58).

 

Au contraire, ici il n'entre pas dans la maison du centurion, mais il possède son cœur. 

C'est donc la foi jointe à l'humilité que le Seigneur loue chez ce centurion. Quand celui-ci dit :

 

« Je ne suis pas digne que vous entriez sous mon toit »,

 

le Seigneur répond :

 

« En vérité, je vous le dis, je n'ai pas trouvé une telle foi en Israël ».

 

Le Seigneur était venu au peuple d'Israël selon la chair, pour chercher d'abord dans ce peuple sa brebis perdue (cf Lc 15,4).

 

Nous autres, en tant qu'hommes, nous ne pouvons pas mesurer la foi des hommes.

 

C'est celui qui voit le fond des cœurs, celui que personne ne trompe, qui a témoigné de ce qu'était le cœur de cet homme, entendant sa parole pleine d'humilité et lui donnant en retour une parole qui guérit. 

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:02

LES RELIQUES DE MARIE

images

Au milieu du V° siècle, les souverains de Constantinople, aujourd’hui devenue Istanbul en Turquie, demandèrent à l'archevêque de Jérusalem de leur envoyer le saint cercueil avec les vêtements funèbres de la Vierge Marie, qui s'y trouvaient.

L'ayant reçu, ils le déposèrent dans le sanctuaire des Blachernes, à Constantinople, élevé en l'honneur de la sainte Théotokos. Ce sanctuaire conserva les reliques du manteau de Marie jusqu'au sac de la ville par les Croisés, en l'an 1204.

Le sanctuaire de Chalcoprateia (Constantinople) conserva les reliques de la ceinture de Marie jusqu'à l'arrivée des Turcs en l'an 1453. Il y avait d’autres reliques de la Vierge à Constantinople. Ainsi, bien avant la chute de la ville passée aux mains des Ottomans, Charlemagne reçut de l'empereur d'Orient trois reliques du voile de Marie, et il les conserva à Aix la Chapelle.

Son petit fils Charles le Chauve les dispersa : un voile resta à Aix-la-Chapelle, et il y est encore vénéré ; un voile fut donné en l'an 876, à la cathédrale de Chartres. Il est en soie. Il fut découpé et dispersé en l'an 1793 ; un voile fut donné en l'an 876, à l'abbaye de Saint-Corneille, à Compiègne. Il est "façon lin" et il y est encore vénéré. 

 

 

Il est tout à fait compréhensible que l'Eglise de Jérusalem, puis l'Eglise universelle, honora et prit soin des souvenirs matériels de la mère de Jésus, le Rédempteur.
Avec l'amour, qu'un peu de légende se soit mélangée à l'histoire, c'est possible aussi.
L'histoire des reliques vestimentaires a commencé en Orient, et a gagné ensuite l'Occident.

La relique des vêtements funèbres (manteau et ceinture) de Marie

Au milieu du V° siècle, « les souverains [de Constantinople] demandèrent à l'archevêque [de Jérusalem] Juvénal de leur envoyer lui-même, dûment scellé, ce saint cercueil avec les vêtements funèbres de la glorieuse et toute sainte Théotokos Marie, qui s'y trouvaient. L'ayant reçu, ils le déposèrent dans le sanctuaire élevé aux Blachernes en l'honneur de la sainte Théotokos. »[1]

C'est ainsi que le sanctuaire sainte Marie de Blacherne (Constantinople) conserva les reliques du manteau de Marie jusqu'au sac de la ville par les Croisés, en l'an 1204.

Le sanctuaire de Chalcoprateia (Constantinople) conserva les reliques de la ceinture de Marie jusqu'à l'arrivée des Turcs en l'an 1453.

Les autres reliques vestimentaires de la Vierge Marie.

Bien avant la chute de Constantinople, Charlemagne reçut de l'empereur d'Orient trois reliques du voile de Marie, et il les conserva à Aix la Chapelle.

Son petit fils Charles le Chauve les dispersa ainsi :

  • Un voile resta à Aix-la-Chapelle, et il y est encore vénéré.
  • Un voile fut donné en l'an 876, à la cathédrale de Chartres. Il est en soie. Il fut découpé et dispersé en l'an 1793.
  • Un voile fut donné en l'an 876, à l'abbaye de Saint-Corneille, à Compiègne. Il est "façon lin" et il y est encore vénéré.

La sainte chemise de Chartres.[2]

Au X° siècle, on ne parlait pas d'un voile, mais de la Sainte Tunique ou, mieux, de la Sainte Chemise, la tradition voulant que la Vierge l'ait portée le jour de l'Annonciation, lorsque le Verbe fut conçu.

C'est pourquoi des chemises de toile étaient offertes aux femmes enceintes après avoir été mises en contact avec la châsse : ainsi, aux XVIIe et XVIIe siècles, le chapitre avait coutume d'offrir aux reines de France et aux dauphines, lorsqu'elles étaient dans cet état, une chemise posée sur la sainte châsse pendant une neuvaine faite à leur intention.

En 1194, le brasier qui anéantit la plus grande partie de la cathédrale fit craindre pour elle pendant trois jours. Soudain, on vit surgir dans le chœur des clercs portant la châsse, par un escalier venant de la crypte où ils avaient survécu. Ce qui fut jugé comme un miracle et fut peut-être à l'origine de l'enthousiasme avec lequel la reconstruction de la cathédrale fut entreprise.

Pendant la révolution française, en l'an 1793, le reliquaire fut ouvert, le voile coupé en petit morceaux dont certains sont vénérés à Rouen et en d'autres endroits, etc...

Il s'agit d'une étoffe de soie, tissé en Orient à une époque sans doute très ancienne. La Vierge Marie était humble (cf. le Magnificat), elle était aussi l'épouse de Joseph, humble lui aussi (charpentier) mais fils de David et donc de la tribu royale, et on ne peut exclure qu'elle ait pu posséder de telles étoffes.

Le voile de Compiègne.

A l'abbaye de Saint-Corneille, au centre du retable inférieur de l'autel, et dans une magnifique chasse en émaux champlevés se trouve, enroulé, notre trésor inestimable, le « Voile de la sainte Vierge » appelé aussi, "Voile de Compiègne".
La chasse actuelle date de 1930. Mais un inventaire de l'an 1666 affirme que le voile fut donné à l'abbaye par l'empereur Charles le Chauve.
Le voile est décrit comme un linge de toile fort claire, façon toile de lin, avec les quelques tâches anciennes et les lettres I. P. M. I. N. I. R. V. -(Id Proprium Matris Jesu Nazareni Judaeorum Regis Velum : C'est le propre voile de la Mère de Jésus de Nazareth, roi des Juifs.). Il est long de 4m 20[3].

Actuellement, nous pouvons encore l'observer. Une lisière, qui mesure effectivement 4m20 de long, n'a ni bout, ni couture, montrant ainsi, que le voile devait avoir la forme d'un cylindre et devait se porter double, ou bien, une partie reposant sur la tête, et, l'autre, sur les épaules. Et "se voient, très nettement, les deux taches brunes "que l'on a toujours cru être du sang de Jésus, tombé sur le voile de Marie, aux pieds de la Croix"[4].
Chaque année la précieuse relique est portée solennellement en procession, le jour de l'Assomption, et chaque jour de nombreux fidèles viennent efficacement se mettre sous sa protection.


[1] Saint Jean Damascène, Extraits de la "Deuxième homélie sur la Dormition de Marie".

[2] Trintignac (André) Découvrir Notre-Dame de Chartres - Ed. du Cerf, Paris 1988

[3] Archives de l'Oise. H.2168 : "Procès-verbal de la translation du Voile de la Sainte Vierge, 15 août 1666" -et- Chanoine Morel : "Les Saintes Reliques vénérées dans l'église Saint-Jacques de Compiègne", p. 21

[4] "Description Historique des Reliques et Reliquaires de Saint-Corneille", 1770 - Chanoine Morel : "Les Saintes Reliques vénérées dans l'église Saint-Jacques de Compiègne", p.25.


 

 

Source: MARIE DE NAZARETH, par Françoise Breynaert

 

- See more at: http://www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/les-reliques-vestimentaires-de-la-vierge-marie?utm_source=Une+minute+avec+Marie+%28fr%29&utm_campaign=04aa25fd66-UMM_FR_Q_2015_01_25&utm_medium=email&utm_term=0_a9c0165f22-04aa25fd66-105143917#sthash.rqzfOLS3.dpuf

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 21:01

Par Saint Ephrem (v. 306-373), diacre en Syrie, docteur de l'Église 
Commentaire de l'Évangile concordant, 4, 20 ;  SC 121 (trad. SC, p. 105) 

 

St Ephrem inspiré

 

« Suivez-moi. Je ferai de vous des pêcheurs d'hommes »

 


 

      Ils sont venus à lui pêcheurs de poissons et ils sont devenus pêcheurs d'hommes, comme il est dit :

 

« Voici que maintenant j'envoie des preneurs d'hommes, et ils les prendront sur toutes les montagnes et sur tous les lieux élevés » (Jr 16,16).

 

S'il avait envoyé des sages, on aurait dit qu'ils avaient persuadé le peuple et l'avaient ainsi gagné, ou qu'ils l'avaient trompé et ainsi saisi.

 

S'il avait envoyé des riches, on aurait dit qu'ils avaient berné le peuple en le nourrissant, ou qu'ils l'avaient corrompu avec de l'argent et ainsi dominé.

 

S'il avait envoyé des hommes forts, on aurait dit qu'ils les avaient séduits par la force ou contraints par la violence. 


      Mais les apôtres n'avaient rien de tout cela. Le Seigneur l'a montré à tous par l'exemple de Simon Pierre.

 

Il manquait de courage, car il a pris peur à la voix d'une servante ; il était pauvre, car il n'a même pas pu payer sa part de l'impôt (Mt 17,24s). « Je n'ai pas d'or, dit-il, et je n'ai pas d'argent » (Ac 3,6). Et il était sans culture puisque, lorsqu'il a renié le Seigneur, il n'a pas su s'en tirer par la ruse. 


      Ils sont partis donc, ces pêcheurs de poissons, et ils ont remporté la victoire sur les forts, les riches et les sages.

 

Grand miracle !

 

Faibles comme ils l'étaient, ils attiraient sans violence les forts à leur doctrine ; pauvres, ils enseignaient les riches ; ignorants, ils faisaient des sages et des prudents leurs disciples.

 

La sagesse du monde a fait place à cette sagesse qui est elle-même la sagesse des sagesses.    

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:58

ALLER VERS L'UNITE DE L'EGLISE

 

 

11.Crucifixion.Grecque

 

 

 

Les conseils d'Alexandre Siniakov pour avancer sur le chemin de l'unité

 

PROPOS RECUEILLIS PAR MARIE-LUCILE KUBACKI (La Vie)

 

Recteur du séminaire orthodoxe Sainte-Geneviève, ce prêtre a tiré de sa jeunesse russe et de ses études chez les dominicains de Toulouse une grande ouverture. Aujourd’hui, il œuvre pour former ses pasteurs dans cet esprit œcuménique.

 

1. Ne vous laissez pas séduire par le confessionnalisme

 

Le christianisme ne devrait pas être perçu comme une religion aux multiples formes confessionnelles, mais comme l’Église de Dieu. Unique corps du Christ ressuscité, elle est le signe du Royaume des cieux, où toutes choses seront réunies et où Dieu sera tout en tous (1 Co 15, 28). Ne nous satisfaisons pas de la situation présente, mais, même si cela paraît utopique, cherchons des moyens pour faire correspondre notre réalité à la volonté du Seigneur.

 

2. N'ayez pas peur de pardonner

 

Nous avons du mal à admettre que les autres puissent changer. Nous entretenons donc le souvenir stérile des querelles anciennes. Pourtant, l’appel du Seigneur à pardonner est valable non seulement pour les personnes, mais aussi pour les communautés, pour les Églises locales. Ce serait tellement bien qu’il soit suivi littéralement !

 

3. Ne confondez pas la foi et ses expressions culturelles

 

L’unité de l’Église n’est pas l’unité du rite, de la langue ou de la culture religieuse. La pratique liturgique a évolué en permanence depuis les apôtres. Il n’y a pas de raison que cette évolution enrichissante s’arrête à une époque ou qu’elle se réduise à une seule de ses expressions historiques.

 

4. Ne laissez personne instrumentaliser l'Église

 

La foi chrétienne ne doit pas servir des objectifs particuliers, aussi nobles soient-ils : nationaux, politiques, institutionnels, etc. L’instrumentalisation de l’Église par des États a causé de grands maux par le passé et continue à faire des ravages. Elle ne doit plus être possible !

 

5. Croyez dans l'amour sans limites de Dieu

 

Ne fixez pas de frontières à l’action de l’Esprit saint, n’inventez pas de limites à l’amour du Père céleste, car le Fils de Dieu est mort pour toute l’humanité. Aussi, comme le disait saint Silouane du mont Athos, il faut prier pour tous et désirer le salut de chaque personne. C’est ce que signifie la catholicité de l’Église.

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:45

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon 25 sur St Matthieu ; PL 46, 937 (trad. bréviaire 21/11)
70633507 p[1]

« Celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

 

 

 

Faites attention, je vous en supplie, à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples :

-« Voici ma mère et mes frères ».

Et ensuite :

-« Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère ».

Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été élue pour que le salut naisse d'elle en notre faveur, qui a été créée dans le Christ avant que le Christ soit créé en elle ?

Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent, il est plus important pour Marie d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été sa mère. Donc, Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein...


Sainte Marie, heureuse Marie ! Et pourtant l'Église vaut mieux que la Vierge Marie.

Pourquoi ?

Parce que Marie est une partie de l'Église, un membre éminent, un membre supérieur aux autres, mais enfin un membre du corps entier...

Donc, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27).

Comment l'êtes-vous ?

Faites attention à ce qu'il dit :

-« Voici ma mère et mes frères ».

Comment serez-vous la mère du Christ ?

« Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ».

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:43

Sainte Dévote, qui êtes-vous ?

 

[Vierge et martyre]

 


 


 

Patronne de la Principauté de Monaco

 

Patronne principale de la Corse

 

 

 

Au tout début du IVe siècle, en Corse (en ce temps-là province romaine), le gouverneur romain Dioclétien ordonne la grande persécution des chrétiens.

 

 

 

Une jeune chrétienne, Dévote, fut arrêtée, emprisonnée et torturée. Elle mourut sans renier sa foi. Après sa mort, le gouverneur de la province ordonna de brûler son corps mais des chrétiens l’enlevèrent et le placèrent sur une barque en partance pour l’Afrique où, pensaient-ils, on lui donnerait une sépulture chrétienne.

 

 

 

Dès les premières heures de la traversée, une tempête se leva. C’est alors que de la bouche de Dévote sortit une colombe qui guida la barque sans encombre jusqu'à Monaco où elle vint s’échouer dans le vallon des Gaumates (emplacement de l’actuelle église Sainte-Dévote). C’était le sixième jour avant les calendes de février, ce qui correspond approximativement à la date du 27 janvier.

 

 

 

Un oratoire marqua l’emplacement de la tombe. Les fidèles, habitants de Monaco ou navigateurs de passage, vinrent s’y recueillir nombreux et les premiers miracles s’accomplirent. Cependant, une nuit, un homme déroba les reliques de la sainte dans l’intention d’en négocier les bienfaits. Le sacrilège tourna court car un groupe de pêcheurs poursuivit le malfaiteur et le rattrapa en quelques coups de rame. La barque du voleur fut ensuite brûlée sur la plage en sacrifice expiatoire.

 

 

 

On raconte aussi qu’au XVIe siècle, au cours d’une guerre contre les Génois et les Pisans, la sainte protégea Monaco : les ennemis assiégeaient la forteresse. Pendant plus de six mois, leurs attaques furent repoussées par les Monégasques à qui Sainte Dévote était apparue, les assurant de la protection divine et de la victoire. Le 15 mars 1507, les Génois abandonnèrent le siège.

 

 

 

Le culte de Sainte Dévote demeure toujours fervent en Principauté de Monaco. Son culte, lié à Monaco et à ses Princes, se retrouve officiellement dans chaque église de la Principauté et sur des monnaies. C'est l'âme protectrice de l'identité monégasque, dont les reliques ont été implorées dans les joies et les peines. A noter que le premier livre écrit en monégasque par le poète monégasque Louis Notari s'appelle “A legenda de Santa Devota” (La légende de Sainte Dévote).

 

 

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:41

VOULOIR AIMER...

 

 charles-de-foucauld.jpg

 

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer.

 

Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout.

 

S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas.

 

Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

 

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir.

 

 

 

(Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), 

 

ermite au Sahara.

 

Lettre du 15/07/1916 

 

(Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777) )

 

 

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:40

SAINT JEAN CHRYSOSTOME, qui êtes-vous ?
Évêque et Docteur de l'Église
(344-407)

 

Image illustrative de l'article Jean Chrysostome

 


Saint Jean, surnommé Chrysostome, c'est-à-dire Bouche d'Or, à cause de la force et de la beauté de son éloquence, naquit à Antioche, vers l'an 344. Veuve à vingt ans, sa mère, femme très remarquable, n'épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Doué d'un génie supérieur, objet de l'admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l'Évangile, par l'amitié fidèle d'un jeune homme de son âge, qui fut saint Basile. Noble exemple de l'apostolat qu'un véritable ami peut exercer dans son entourage! L'amitié des deux jeunes gens ne fit que s'accroître par l'union désormais parfaite des pensées et des aspirations.

Devenu clerc de l'Église d'Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle; il ne paraît qu'avec une tunique pauvre; la prière, la méditation, l'étude de l'Écriture Sainte, partagent son temps: il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu'il accorde à son corps, après de longues veilles. S'élevant par degré dans les fonctions ecclésiastiques, il devient l'oeil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications où il y a souvent jusqu'à cent mille auditeurs et plus à l'entendre.

A trente ans, Chrysostome fuit, dans la vie monastique, l'épiscopat auquel, plus tard, il ne pourra échapper. C'est en 398, qu'il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale. Son zèle, l'indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité; son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire; il ranimait la foi au coeur des fidèles et convertissait une multitude d'hérétiques et de païens. Jamais pasteur ne fut à ce point l'idole de son peuple; jamais pasteur ne souleva autour de lui un pareil mouvement chrétien: c'est que l'éloquence de l'orateur dévoilait le coeur d'un père, d'un apôtre et d'un saint.

Dieu permit que la croix vint achever en Chrysostome l'oeuvre de la perfection. Le courage invincible du Pontife, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l'exil. En quittant Constantinople, il fit porter à l'impératrice cette fière réponse: "Chrysostome ne craint qu'une chose: ce n'est ni l'exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c'est le péché." Il mourut en exil, victime des mauvais traitements de ses ennemis. Bien qu'il ne porte pas le titre de martyr, il en a tout le mérite et toute la gloire.

Saint Paul était l'objet de son admiration et de sa dévotion. Il a dit de lui cette belle parole: "Le coeur de Paul était le coeur du Christ."

 



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:34

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et Martyr .Contre les hérésies, 4, 14 (trad. Cerf 1984, p. 446 rev.)
St Irènée de Lyon

"Suivre la lumière, c'est avoir part à la lumière."

 

 

 

Ce n'était pas parce qu'il avait besoin de notre service que le Père nous a commandé de suivre le Verbe :

-c'était pour nous assurer le salut.

Car suivre le Sauveur, c'est avoir part à son salut, comme suivre la lumière, c'est avoir part à la lumière.

Lorsque les hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui font resplendir la lumière, mais ce sont eux qui sont illuminés et rendus resplendissants par elle.

Loin d'apporter quoi que ce soit à la lumière, ils en bénéficient et en sont illuminés.

Ainsi en va-t-il du service envers Dieu :

-il n'apporte rien à Dieu, car Dieu n'a pas besoin du service des hommes.

Mais à ceux qui le servent et qui le suivent, Dieu assure la vie, une existence impérissable et la gloire éternelle.

Si Dieu, qui est bon et miséricordieux, sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir lui accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service.

Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme, lui, a besoin de la communion de Dieu.

La gloire de l'homme, c'est qu'il persévère dans le service de Dieu.

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:08

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon 101 ; PL 38, 605s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 73 et Delhougne p. 417) 
cene fanous

Le maître de la moisson

 


 

L'évangile qui vient d'être lu nous invite a chercher quelle est cette moisson dont le Seigneur nous dit :

- « La moisson est abondante, les ouvriers peu nombreux.

Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson ».

C'est alors qu'il a envoyé, en plus des douze disciples qu'il a appelé apôtres (« envoyés »), soixante-douze autres personnes.

Tous, comme on le voit d'après ses propres paroles, il les a envoyés travailler à une moisson déjà préparée.

À quelle moisson ?

Ils n'allaient pas moissonner chez les païens, où rien n'avait été semé.

Il faut donc penser que la moisson avait lieu au milieu des juifs ; c'est pour moissonner là qu'est venu le maître de la moisson.

Aux autres peuples il envoie non des moissonneurs, mais des semeurs.

Chez les juifs, donc, la moisson ; ailleurs les semailles.

Et c'est bien en moissonnant chez les juifs qu'il a choisi les apôtres ; c'était le temps de la moisson, elle était mûre, car les prophètes avaient semé parmi eux... 

 


    Le Seigneur n'a-t-il pas déclaré à ses disciples :

-« Vous dites que l'été est encore loin. Levez les yeux et regardez les champs, ils sont blancs pour la moisson » (Jn 4,35).

Il a dit encore :

-« D'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux » (v. 38).

Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et les prophètes ont pris de la peine ; ils ont peiné pour semer le grain.

A son avènement, le Seigneur a trouvé la moisson mûre, et il a envoyé les moissonneurs avec la faux de l’Évangile.

 

 

Partager cet article
Repost0

Recherche

Articles Récents

Liens