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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 12:51

Sommaire:

*Neuvaine à l'Esprit Saint, préparatoire à la Pentecôte
*Seigneur,quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme.

*Prière pour demander les douzes fruits du Saint Esprit.

*Homélie de saint Isaac le Syrien pour  la Pentecôte

*CONNAÎTRE L’ESPRIT-SAINT par père Alexandre Schmemann

*ENVOIE SUR NOUS TON ESPRIT-SAINT POUR QUE NOUS AYONS L’UNANIMITÉ  ET LA PAIX (St Silouane)

*LA DOUCEUR DE L’ESPRIT-SAINT par saint Silouane l’Athonite

 

INVOCATION DE L’ESPRIT-SAINT

 

Roi du ciel, Consolateur, Esprit de vérité, 
toi qui êtes partout présent et qui remplissez tout,
Trésor de biens et Donateur de vie,
venez  et demeurez en nous,
purifiez-nous de toute souillure 
et sauvez nos âmes, Vous qui êtes bonté.

 

Neuvaine à l'Esprit Saint, préparatoire à la
Pentecôte.

 

Introduction

Pourquoi prier l’Esprit Saint, pourquoi faire une neuvaine de prières ?
Parce que sans lui rien, absolument rien, ne peut se faire dans le domaine de la foi.
Parce que le Saint-Esprit aime à être prié avant d'accorder ses grâces, même s'il est assez bon d'agir souvent sans être invoqué.

Voulez-vous vous sauver, voulez-vous vous sanctifier ? Il faut absolument prier le Saint Esprit Prions-le, et nous verrons de plus en plus clair dans notre conscience.
Prions-le, et nous comprendrons de mieux en mieux les choses de la Foi.
Prions-le, et nous aurons le courage de dompter le diable et nos passions. Il nous purifiera de nos fautes et nous serons consolés et réconfortés, car il est l'Esprit consolateur.

Crainte de Dieu, piété, science, force, conseil, intelligence, et sagesse sont les 7 dons de l’Esprit Saint que distingue la tradition et que nous demandons.

Entre l l’Ascension et  la Pentecôte, l’Église, en prière avec la Vierge Marie et les Apôtres, invite chaque fidèle à invoquer plus spécialement l’Esprit-Saint. 

 

La Sainte Écriture atteste que, durant les neuf jours qui séparent l’Ascension de la Pentecôte, les Apôtres « d’un seul cœur participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, la Mère de Jésus » (Actes 1, 14), en attendant d’être « revêtus d’une force venue d’en haut » (Luc 24, 49). 

 

N’ayons pas peur de saisir les grandes grâces qui nous sont offertes en faisant cette neuvaine

Prière pour demander les Sept Dons du Saint-Esprit

 

 

Ô Jésus, qui, avant de monter au ciel, avez promis à vos Apôtres de leur envoyer le Saint-Esprit pour les instruire, les consoler et les fortifier, daignez faire descendre en nous aussi ce divin Paraclet.

— Venez en nous, Esprit de la Crainte du Seigneur, faites que nous redoutions par-dessus tout de contrister notre Père Céleste et que nous fuyions les séductions du malin.

— Venez en nous, Esprit de Piété, remplissez nos cœurs de la tendresse la plus filiale pour Dieu et de la mansuétude la plus parfaite à l’égard de nos frères.

— Venez en nous, Esprit de Science, éclairez-nous sur la vanité des choses de ce monde, faites que, voyant en elles des images des perfections divines, nous nous en servions pour élever nos cœurs vers Celui qui les a créés pour notre service.

— Venez en nous, Esprit de Force, donnez-nous le courage de supporter avec patience les souffrances et les épreuves de la vie, et faites-nous surmonter généreusement tous les obstacles qui s’opposeraient à l’accomplissement de nos devoirs.

— Venez en nous, Esprit de Conseil, accordez-nous la grâce de discerner, dans les occasions difficiles, ce que nous devons faire pour accomplir la volonté de Dieu, et ce que nous devons dire pour diriger ceux dont nous sommes les guides.

— Venez en nous, Esprit d’Intelligence, que votre divine lumière nous fasse pénétrer les vérités, et les mystères de la religion, et qu’elle rende notre foi si vive, qu’elle soit l’inspiratrice de tous nos sentiments et de tous nos actes.

— Venez en nous. Esprit de Sagesse, faites que nous goûtions la suavité des choses divines à tel point que notre cœur les aime uniquement et qu’il puise dans cet amour une paix inaltérable.

Gloire au Père qui nous a créés, au Fils qui nous a rachetés, au Saint-Esprit qui nous a sanctifiés.

 

* * * * * *

Prière à NOTRE-DAME du CÉNACLE.

 

O Vierge très sainte du Cénacle, Marie Toute Pure, notre Mère, vous qui, Mère du Fils êtes aussi Mère de Ses frères et sœurs , nous vous en supplions humblement, obtenez-nous les dons du Saint-Esprit, afin qu’unis dans la charité, et persévérant tous ensemble dans la prière, nous puissions, sous votre garde et votre conduite, travailler, par nos soins et nos exemples, au salut des âmes, et mériter ainsi la vie éternelle.
Soyez-nous propice, ô Notre-Dame du Cénacle, dans la nécessité présente ; venez à notre secours et, par vos prières, obtenez-nous cette grâce que nous sollicitons avec ardeur de la toute-puissance et de la miséricorde divines.
Amîn.

Notre-Dame du Cénacle, priez pour nous!

 

 

Premier jour: Prière à l’Esprit sanctificateur

 

Lc 1.26-38 :

« Mais Marie dit à l'ange: «Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais pas d'homme?» L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. »

Ô Esprit sanctificateur, je me prosterne devant Vous et je Vous adore dans le plus profond anéantissement de mon âme. Je Vous remercie de toutes les grâces que Vous m’avez faites jusqu’à ce jour, et je Vous demande pardon d’y avoir si mal correspondu. 


Ô Esprit-Saint, n’ayez pas égard à mes péchés, mais seulement à Votre infinie miséricorde et à Votre désir si ardent de me sanctifier. Je veux désormais Vous contenter pleinement.

Par le passé, j’ai été un pécheur ingrat, mais il n’en sera plus ainsi à l’avenir.

Je renonce dès maintenant au péché et à toutes les affections terrestres, je veux me consacrer entièrement à Votre amour.


Mais je ne puis rien par moi-même. C’est à Vous, ô Esprit sanctificateur, d’opérer cette grande merveille de faire de moi un saint. Cela ne Vous est pas difficile. Or vous le savez, par mes propres forces, sans Votre grâce, je ne peux rien faire !

Vous avez fait dans le passé de si admirables chefs-d’oeuvre de sainteté. N’est-ce pas Vous qui avez formé le corps et l’âme adorables de Jésus-Christ, chef et modèle de tous les prédestinés, "Premier né d'une multitude de frères" ?

N’est-ce pas Vous encore qui avez mis à l’abri de toute souillure l’âme de la très Sainte Vierge Marie, et L’avez élevée à la plus haute sainteté ?

Et, dans le cours des siècles, combien d’âmes Vous avez préservées du péché, ou purifiées après leurs fautes, pour les conduire ensuite, par Vos dons divins, jusqu’au sommet de la perfection !

Ô Saint-Esprit, ce que Vous avez fait pour d’autres, Vous pouvez le faire aussi pour moi. Non seulement Vous le pouvez, mais Vous le voulez : c’est là Votre mission spéciale, faire de nous des saints.


Ayez donc pitié de moi, pauvre pécheur; ne me rejetez pas, quelque indigne que je sois de Vos bontés. Je ne veux plus mettre obstacle aux opérations de Votre grâce ; je me livre à elle sans réserve.

Lavez-moi dans les larmes de la pénitence et dans le sang de Jésus-Christ mon Rédempteur  et Sauveur.

Éclairez-moi de Vos divines lumières. Embrasez-moi des saintes ardeurs de la charité.

Donnez-moi l’amour de l’oraison et de toutes les vertus que Vous voulez voir en moi.

Ô Père des pauvres, ô Dispensateur des dons célestes, exaucez mon humble prière ; je Vous en conjure, par les mérites du Rédempteur et par l’intercession de Votre chère Épouse, la Sainte Vierge Marie, que nous célébrons ce 31 Mai comme notre Reine.

Faites que je sois tout à Vous comme Vous voulez être tout à moi.

Sanctifiez-moi, conduisez-moi Vous-même au séjour des bienheureux, afin qu’après Vous avoir beaucoup aimé sur la terre, je continue à Vous aimer dans le ciel, conjointement avec le Père et le Fils, pour les siècles des siècles. Amîn.


(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.)

 


Deuxième jour: Prière pour obtenir le don de Crainte

 

Mt 3,13-17 :

« Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau; et voici que les cieux s'ouvrirent: il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu'une voix venue des cieux disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur.»

Ô Esprit-Saint, esprit d’amour et de vérité, source adorable de toute perfection, je Vous adore et Vous remercie de tous les bienfaits dont Vous m’avez comblé.

Que de fois, par le passé, je Vous ai contristé et chassé de mon cœur ! j’ai mérité bien souvent d’être abandonné de Vous et précipité dans l’abîme éternel.

Et pourquoi donc ce malheur m’est-il arrivé ?

Parce que la saine crainte de Dieu n’était pas dans mon âme, cette âme dont je vous chassais.

Aujourd’hui, je le regrette sincèrement, je déteste tous mes péchés, j’en ressens la plus vive douleur. Je ne cesserai de les pleurer jusqu’à mon dernier soupir.

Daignez, ô Esprit-Saint, oublier toutes mes ingratitudes.

Accordez-moi, je Vous en supplie, cette crainte salutaire qui m’a tant manqué par le passé.

Qu’elle m’entretienne tout le reste de ma vie dans l’esprit de componction, qu’elle m’inspire une telle haine du péché, que, plus jamais, je ne le laisse rentrer dans mon cœur.

Donnez-moi la crainte filiale qui me pénètre d’un profond respect pour Dieu et pour les choses de Dieu, qui me fasse éviter les plus petites fautes de peur de Lui déplaire, qui me préserve de la tiédeur à Son service et de la routine dans mes exercices de piété.

Grâce à ce don inestimable de Votre crainte, je serai dans l’abondance de tous les biens ; je mènerai une vie sainte, heureuse, pleine de vertus et de mérites ; je marcherai à grands pas dans le chemin de la perfection.

J’obtiendrai, enfin, la grâce de mourir en prédestiné, et d’aller au ciel jouir des douceurs ineffables que Vous réservez à ceux qui Vous craignent.

Ô Esprit-Saint, je Vous en conjure, au nom et par les mérites de Jésus-Christ, par l’intercession de Votre Épouse sans tache, la très Sainte Vierge Marie, accordez-moi le don précieux de Crainte. Amîn. 
 

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.)

 


Troisième jour: Prière pour obtenir le don de Piété

 

Mt 4, 1-2 :

« Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit, pour être tenté par le diable. Il jeûna durant 40 jours et 40 nuits. »

Ô Esprit-Saint, abîme de bonté et de douceur, je Vous adore et Vous remercie pour toutes les grâces que Vous m’avez accordées, spécialement de m’avoir revêtu de la sublime dignité d’enfant de Dieu.

Malheureusement, je n’ai pas vécu d’une manière digne de ce grand privilège d'être Baptisé et Chrismé (Confirmé).

Par mes innombrables péchés, je me suis révolté contre mon Père céleste, je Lui ai tourné le dos et me suis rangé parmi Ses pires ennemis.

Mais Vous avez eu pitié de moi, ô Esprit-Saint, Vous m’avez excité au repentir et , par la grâce du Sacrement du Pardon (Confession) avez appliqué à mon âme le pardon que le Christ mon Frère m'avait obtenu dans Sa douloureuse Passion, Vous oignez mes plaies, Vous les guérissez . 

Vous m’avez rendu ma dignité première, mon beau titre d’enfant de Dieu ; soyez-en béni à jamais !

Daignez mettre le comble à Vos bontés, en m’envoyant le véritable esprit des enfants de Dieu : l’esprit de Piété, qui me donne, pour Dieu, des sentiments de filial amour et de douce confiance, et, pour le prochain, un cœur tendre et compatissant.

Esprit-Saint, divin consolateur des âmes, je Vous supplie, par les mérites de Jésus-Christ et par l’intercession de la Vierge Marie ma Mère, daignez attendrir mon cœur si dur et si insensible.

Bannissez-en la défiance à l’égard de Dieu et ces craintes exagérées qui ôtent le courage et la ferveur ; chassez-en aussi l’envie et la rudesse pour le prochain, si contraires à l’amour qui doit régner entre frères.

Alors, ô Esprit-Saint, le service de Dieu me sera agréable, son joug me paraîtra doux et léger, mes rapports avec le prochain seront empreints de la céleste suavité de Votre onction, je courrai dans la voie de Vos commandements, parce que Vous aurez dilaté mon cœur.

Ô Marie, Mère de Miséricorde et tendre Épouse du Saint-Esprit, obtenez-moi le beau don de Piété. Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 

 

 


Quatrième jour: Prière pour obtenir le don de Science

 

Ac 11, 15-16 :

«Or, à peine avais-je commencé à parler que l'Esprit Saint tomba sur eux, tout comme sur nous au début. Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur: Jean, disait-il, a baptisé avec de l'eau mais vous, vous serez baptisés dans l'Esprit Saint. »

Ô Esprit-Saint, Dieu de lumière et d’amour, je Vous adore et Vous remercie de tous Vos bienfaits, spécialement de m’avoir donné une intelligence pour Vous connaître et un cœur pour Vous aimer.

Du fond de l’abîme de ténèbres où je suis plongé, je crie vers Vous, Vous suppliant de projeter sur moi les rayons lumineux du don de Science.

Sans cette divine clarté, je m’égarerai encore, comme je l’ai fait si souvent par le passé, et je me perdrai pour toute l’éternité, en cherchant mon bonheur dans les créatures et en mettant en elles ma fin dernière.

Avec le don de Science, au contraire, je ne verrai dans les choses créées que des moyens d’aller à Dieu ; je n’en userai que pour autant qu’elles me conduiront à Lui, et je m’en abstiendrai, si elles doivent m’en détourner.

Alors, je serai saintement indifférent à la richesse ou à la pauvreté, à l’honneur ou au mépris, à la santé ou à la maladie, à une vie longue ou à une vie courte ; je n’aimerai et ne chercherai en toute chose que l’adorable volonté de Dieu.

Et, quand il plaira à cette sainte volonté que je sois dans la douleur et l’humiliation, éclairé par le don de Science sur le prix des tribulations, je les embrasserai avec joie, comme des moyens de trouver Dieu plus sûrement et de Le posséder plus parfaitement.

Ainsi, rien au monde ne me détournera plus de ma fin dernière ; tout, au contraire, servira à me faire avancer, à Le connaître plus clairement, à L’aimer plus ardemment, à Le servir plus fidèlement, en attendant que j’aille, enfin, Le posséder dans le ciel, et qu’à la lumière de la gloire, je Le contemple face à face et L’aime parfaitement pendant toute toute l’éternité. 

Ô Marie, très digne Épouse du Saint-Esprit, obtenez-moi la Science qui fait les Saints. Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 


 


Cinquième jour: Prière pour obtenir le don de Force

 

Ac 2, 1-21 :

« Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. »

Esprit-Saint, Dieu tout-puissant, qui avez si merveilleusement transformé les Apôtres en les rendant, de faibles et timides , tellement forts et intrépides qu’aucune puissance créée ne put jamais les ébranler ; Vous qui avez soutenu et soutenez encore maintenant les martyrs dans leurs supplices, les saints confesseurs dans leurs travaux et leurs combats, et avez aidé tant d’âmes à boire au calice de la douleur ; voyez humblement prosternée devant Vous la plus faible et la plus misérable de Vos créatures.

Ah ! si je Vous avais toujours invoqué dans le danger et dans la tentation, jamais je n’aurais eu le malheur de Vous offenser.

Mais le mal est fait, je n’ai plus qu’à le regretter et à le pleurer. Je ne veux plus à l’avenir me fier à mes propres forces ; c’est pourquoi, j’implore Votre puissant secours.

Ô Esprit-Saint, c’est en Vous seul que j’espère, c’est de Vous seul que j’attends mon salut.

Communiquez-moi, je Vous en conjure, Votre don de Force qui me rende invincible.

Alors, je ne craindrai plus mes ennemis, Vous me ferez la grâce de les vaincre entièrement et toujours ; je ne craindrai plus les travaux, quelque pénibles qu’ils puissent être, Vous me donnerez le courage de m’y livrer avec une ardeur infatigable ;

je ne craindrai plus les mépris et les souffrances, Votre divine onction me les fera endurer avec patience et avec joie ;

je ne craindrai plus même la mort, Vous me soutiendrez à cette heure suprême, et je l’accepterai généreusement en union avec celle de mon Sauveur sur la croix.

J’irai alors dans le ciel jouir des fruits glorieux de mes travaux, de mes souffrances et de mes combats.

Tout l’honneur en reviendra à Vous, ô Esprit-Saint, ainsi qu’au Père et au Fils.

Je Vous en bénirai éternellement avec la multitude des Anges et des Saints.

Ô Marie, Mère de Miséricorde, Vous qui êtes la Femme forte et la chaste Épouse du Saint-Esprit, obtenez-moi le don de Force. Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 

 


Sixième jour: Prière pour obtenir le don de Conseil

 

Jn 14, 13-17 :

« Et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements; et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous ».

Ô Esprit-Saint, qui, dans Votre amour infini, voulez être notre guide dans les sentiers de "cette vie des ombres de la vraie vie qui est en Dieu", afin de nous conduire sûrement à notre fin dernière, je Vous adore et Vous remercie des charitables conseils que Vous m’avez donnés jusqu’à ce jour.

Que ne les ai-je toujours suivis ! Je n’aurais pas en ce moment tant de fautes à me reprocher.

J’ai trop souvent préféré me laisser conduire par l’ange des ténèbres, par mes sens et mes passions.

Je reconnais et je déplore amèrement les tristes écarts qui ont résulté de cette incroyable folie.

Esprit d’amour et de miséricorde, ayez pitié de moi et pardonnez-moi.

Je reviens à Vous et je ne veux plus d’autre guide que Vous.

Me voici, résolu de Vous suivre partout où il Vous plaira de me conduire. Parlez, Seigneur, Votre serviteur Vous écoute.

Montrez-moi la voie dans laquelle Vous voulez que je marche, indiquez-moi Vos sentiers.

Que Votre don de Conseil me dirige pas à pas, afin que je ne m’écarte jamais de la voie que Vous m’avez tracée.

Qu’il m’inspire toujours ce qu’il y a de plus agréable à Vos yeux, me préserve de toute illusion et me fasse avancer rapidement dans la sainteté.

Qu’il me mette, enfin, en possession de ma fin dernière, et que je repose en elle éternellement, dans la contemplation et l’amour du Père, du Fils et de Vous-même. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde, qui êtes invoquée comme "Mère du Bon Conseil" en vertu de votre parfaite correspondance humaine  aux motions du Saint-Esprit, avant l'Incarnation du Verbe, pendant le temps de Sa vie terrestre et après Sa Résurrection et Son Ascension; obtenez-moi le don de Conseil afin que, par ma fidélité à la Tradition Apostolique, je mette mes pas dans les vôtres qui, quoique Mère et Modèle, viviez en fille de l'Eglise, après l’Ascension de Notre Seigneur et ne dévie pas du Chemin qui me conduit à Dieu . Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 

 


Septième jour: Prière pour obtenir le don d’Intelligence

 

Ac 1, 12-15 :

« Alors, du mont des Oliviers, ils s'en retournèrent à Jérusalem ; la distance n'est pas grande : celle d'un chemin de sabbat. Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote,et Jude fils de Jacques.Tous, d'un même cœur,étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. »

Ô Esprit-Saint, qui Vous plaisez à faire briller Votre lumière sur les âmes humbles, droites et pures, tandis que Vous la refusez aux orgueilleux, aux prudents du siècle et à tous ceux qui sont esclaves de leurs passions ; je ne mérite pas que Vous m’éclairiez, moi si orgueilleux, si misérable et si sensuel.

Les péchés innombrables que j’ai commis, mes attaches aux créatures, mes passions immortifiées ont accumulé sur mon âme d’épais nuages que les rayons de Votre lumière ne peuvent pénétrer.

Oh ! je Vous en supplie, par les mérites de Jésus-Christ et par l’intercession toute-puissante de Votre chère Épouse, la très Sainte Vierge Marie, daignez dissiper ces nuages, en me pardonnant tous mes péchés, en détachant entièrement mon cœur des affections terrestres.

Faites briller sur mon âme, malgré son indignité, les célestes rayons du don d’Intelligence, afin qu’elle découvre les beautés cachées des vérités de la foi et des mystères de la religion.

À la vue de ces splendeurs, mon cœur s’enflammera d’amour pour Dieu et de zèle pour Le faire aimer aussi des autres ; il fera ses délices de la prière et de l’oraison, il soupirera sans cesse après la Beauté incréée, après le face à face divin.

Ô Esprit-Saint, ne méprisez pas ma prière, ne me laissez pas plus longtemps dans l’obscurité.

Accordez-moi le don d’Intelligence : alors, je vivrai d’une vie nouvelle, d’une vie d’amour et de ferveur, en attendant que j’aille vivre auprès de Vous dans le ciel de la vie des bienheureux.

Ô Marie, Mère de Miséricorde, Épouse chérie de l’Esprit de vérité, obtenez-moi, je Vous prie, le don précieux de l’Intelligence spirituelle.

Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 

 


Huitième jour: Prière pour obtenir le don de Sagesse

 

Ep 2, 19-22 :

« Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes; vous êtes concitoyens des saints, vous êtes de la maison de Dieu. Car la construction que vous êtes a pour fondation les apôtres et prophètes, et pour pierre d'angle le Christ Jésus lui-même. En lui toute construction s'ajuste et grandit en un temple saint, dans le Seigneur; en lui, vous aussi, vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu, dans l'Esprit. »

Ô Esprit Saint, qui, par Votre don admirable de Sagesse, élevez les âmes à la plus haute sainteté, en les unissant étroitement à leur fin suprême, j’ai honte de paraître devant Vous, moi, misérable pécheur.

Que de fois, aveugle que j’ai été, n’ai-je pas mis ma fin dernière dans les créatures en cherchant en elles les satisfactions que désirait mon cœur !

J’ai été sage de cette sagesse diabolique et charnelle qui n’est à Vos yeux qu’abomination et folie.

Aujourd’hui, éclairé de Votre divine lumière, je reconnais mes égarements, je les déplore du fond de mon cœur et les déteste sincèrement.

Quelle que soit mon indignité, envoyez-moi, s’il Vous plaît, la divine Sagesse.

Elle seule m’apprendra à ne plus goûter que Dieu et les choses de Dieu, à juger toutes les choses d’après le rapport qu’elles ont avec Lui ; alors, tous les biens et tous les plaisirs de la terre ne m’inspireront plus que du dédain.

Dieu seul sera l’objet de tous mes soupirs, de tout mon amour. L'amour de Dieu, désormais, illuminera et orientera mes passions et mes attaches temporelles

Oui, je L’aimerai, ce seul et unique Bien, Bien suprême et éternel.

Je m’unirai à Lui, je me transformerai en Lui, et, ne pouvant pas encore Le posséder et Lui ressembler dans la béatitude, je Le posséderai et Lui ressemblerai, du moins, en suivant le Christ se renonçant par amour des âmes.

Que mon ambition soit, désormais, de reproduire en moi l’image de l’Homme-Dieu, en aimant et en accueillant le mépris et la souffrance.

Je ne dirai plus alors : « Qui me donnera des ailes et je m’envolerai et je me reposerai, » car, ces ailes, Votre don de Sagesse me les aura données.

Grâce à elles, j’arriverai au but de mes ardents désirs.

Comme Votre épouse fidèle, je pourrai dire en toute vérité : « J’ai trouvé Celui que mon cœur aime, je Le tiendrai et ne Le quitterai pas. »

Ô Marie, Siège du Christ, Sagesse Éternelle, obtenez-moi ce don inestimable qui me fera trouver le ciel dès cette terre. Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 

 


Neuvième jour: Prière à Marie, Épouse chérie du Saint-Esprit

 

Rm 8, 16-1 :

« L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers; héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui ».

Ô Marie, Mère de Miséricorde et très digne Épouse du Saint-Esprit , Vous qui, dès le premier moment de Votre existence, avez été ornée des dons du Saint-Esprit et les avez fait admirablement fructifier par une fidélité constante et un amour toujours croissant, daignez jeter un regard de compassion sur Votre enfant si pauvre, si indigne, prosterné ici à Vos pieds.

Je le confesse, à ma honte et à ma confusion, j’ai bien des fois, par mes péchés, contristé le Saint-Esprit et perdu le trésor de Ses dons; j’ai été cause de la Passion et de la mort de Votre divin Fils; j’ai abreuvé d’amertume Votre Cœur maternel.

Ô Mère de miséricorde et Mère de l'Eglise, je m’en repens de tout mon cœur, obtenez-moi le pardon, oubliez toutes les peines que je Vous ai faites.

Je suis résolu de me donner à Dieu sans réserve.

Ô Marie, qui, par Vos ardents désirs et Vos prières ferventes, avez autrefois attiré le Saint-Esprit sur les Apôtres, priez-Le aussi pour moi.

Par les mérites de Vos sept douleurs, obtenez-moi les sept dons du Saint-Esprit, ainsi que la grâce d’y correspondre fidèlement.

Obtenez-moi le don de Crainte, qui me fasse pleurer le reste de ma vie les péchés que j’ai commis, et éviter désormais tout ce qui déplaît à Dieu.

Obtenez-moi le don de Piété, qui me pénètre, à l’égard du Père céleste, d’une tendre confiance et d’un filial amour; qu’il me fasse trouver, par sa douce onction, le joug du Seigneur léger et suave.

Obtenez-moi le don de Science, qui m’élève vers Dieu par le moyen des créatures, et m’apprenne l’art difficile d’en user ou de m’en abstenir selon qu’elles me conduisent à ma fin dernière ou qu’elles m’en détournent.

Obtenez-moi le don de Force, qui me rende capable de vaincre toutes les tentations du démon, d’accomplir toujours parfaitement mes devoirs et de souffrir généreusement toutes les tribulations de cette vie.

Obtenez-moi le don de Conseil, qui me fasse choisir constamment les moyens les mieux appropriés à ma fin dernière et me fasse discerner, dans les occasions difficiles, ce qu’il faut faire pour plaire à Dieu.

Obtenez-moi le don d’Intelligence, qui me découvre la splendeur des vérités et des mystères de notre sainte religion.

Obtenez-moi, enfin, le don de Sagesse, qui me fasse connaître le vrai bonheur, porter sur toute chose un jugement sain, goûter Dieu et Sa très sainte volonté en tout.

Ô Vierge fidèle, faites que je ne perde plus jamais ces dons si précieux; mais qu’à Votre exemple, je les conserve et les fasse fructifier jusqu’à la mort.

Faites, enfin, ô douce Mère, qu’après m’être laissé diriger en cette vie par le Saint-Esprit, j’aie le bonheur d’être introduit par Sa motion dans le ciel, pour aimer et louer à jamais, en union avec Vous, Le Dieu Unique et adorable : Père, Fils et Saint Esprit. Amîn.

(Une tradition veut qu'on dise ensuite 7 Je Vous salue, Marie, 7 Gloire au Père pour honorer les sept dons du Saint Esprit.) 

 

Saint Isaac le Syrien
 
 

 


Saint Isaac le Syrien, moine et évêque de Ninive, vivant au VII, siècle, est l'un des plus grands spirituels de l'Orient chrétien.

Pour celui qui s'abandonne à l'Esprit Saint, la prière devient ininterrompue, comme une respiration car c'est l'Esprit lui-même qui prie en lui.

 
 

 

   


Seigneur,
quand ton Esprit Saint
vient habiter dans un homme,
cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse.

Qu'il dorme, qu'il Veille,
dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre.

Qu'il mange, qu'il boive,
qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur.

La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue.

Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée.

Car le silence d'un homme qui est devenu libre
est en lui-même déjà prière.

Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu.

Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète,
chante pour Toi l'Invisible.

Prière pour demander les Douze fruits du Saint-Esprit (*).

Ô Esprit-Saint, Amour éternel du Père et du Fils, daignez m’accorder

le fruit de Charité, qui m’unisse à Vous par l’amour ;

le fruit de Joie, qui me remplisse d’une sainte consolation ;

le fruit de Paix, qui produise en moi la tranquillité de l’âme ;

le fruit de Patience, qui me fasse supporter humblement tout ce qui peut contrarier mes goûts particuliers ;

le fruit de Bénignité, qui me porte à soulager les nécessités de mon prochain ;

le fruit de Bonté, qui me rende bienfaisant envers tous ;

le fruit de Longanimité, qui empêche que je me rebute d’aucun délai ;

le fruit de Douceur, qui calme en moi tout mouvement de colère, arrête tout murmure, réprime toute susceptibilité dans mes rapports avec le prochain ;

le fruit de Foi, qui m’engage à croire, avec une ferme assurance, la sainte Parole de Dieu ;

le fruit de Modestie, qui règle mon extérieur ;

les fruits de Continence et de Chasteté, qui conservent mon corps dans la sainteté qui convient à votre temple, en sorte qu’après avoir, avec votre assistance gardé mon cœur pur sur la terre, je mérite en Jésus-Christ, selon les paroles de l’Évangile, de voir à jamais mon Dieu dans le séjour de la gloire.

 

Amîn !

(*) inspirée par l’épître de Saint Paul aux Galates (V, 22-23).

 

 

Homélie de saint Isaac le Syrien pour  la Pentecôte

Les disciples se trouvaient réunis dans la chambre haute…. « Et ils se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de parler ».

O chambre haute, qui es devenue un pétrin, où fut jeté le levain qui fit lever d’univers entier ! O chambre haute, qui es devenue la mère de toutes les Eglises ! O sein merveilleux qui as enfanté des temples pour la prière ! O chambre haute qui as vu le miracle du buisson : Moïse s’émerveilla de voir un buisson où brûlait le feu et qui ne se consumait pas. venez donc voir des membres de chair se réjouir au milieu des langues de feu !
O chambre haute, qui étonnas Jérusalem par un prodige bien plus grand que le prodige de la fournaise, lequel émerveilla les habitants de Babylone !

Le feu de la fournaise brûlait les gens de l’extérieur, mais épargnait ceux de l’intérieur ; le feu de la chambre haute rassemblait ceux du dehors désireux de le voir, et il réconfortait ceux du dedans. Le feu de la fournaise, c’est à l’extérieur des corps des saints qu’il brûlait, mais celui de la chambre haute, c’est au fond des cœurs des apôtres qu’il flambait. O feu dont la venue était accompagnée d’une voix, dont le silence répandait la lumière, et qui  établissait les cœurs dans l’action de grâce !

Or, les apôtres étaient là, assis, attendant la venue de l’Esprit. Ils étaient comme les soldats d’un roi qui attendent le moment où ils pourront revêtir leur armure pour marcher au combat. Ils étaient là comme des flambeaux qui guettent le moment où ils pourront être allumés par l’Esprit Saint et éclairer toute la création par leur enseignement. Ils étaient là comme des paysans qui portent la semence dans le pan de leur manteau et qui guettent le moment où ils recevront l’ordre de semer. Ils étaient là comme des commerçants pleins de zèle, attendant le moment où ils pourront se mettre en marche pour distribuer au monde leurs trésors. Ils étaient là comme des marins dont la barque est ancrée au port du commandement du Fils et qui attendent qu’un vent doux souffle pour eux. Ils étaient là comme des bergers qui viennent de recevoir leur houlette des mains du grand Pasteur de tout le troupeau et qui guettent le moment où les troupeaux leurs seront donnés en partage.

« De toutes les nations qui sont sous le ciel, il se trouvait donc là des gens réunis » par l’action de l’Esprit et « ils entendaient parler dans leurs propres langues » et ils disaient :
«  Ces gens-là ne sont-ils pas des galiléens ? » Comment parlent-ils dans nos langues ?… Ces gens-là ont bu du vin et ils sont ivres ». Vous avez dit la vérité, mais ce n’est pas ce que vous croyez. Ce n’est pas du vin des vignes qu’ils ont bu. C’est un breuvage nouveau qui leur coule du ciel. C’est un vin récemment pressé sur le Golgotha. Les Apôtres le firent boire et ils enivrèrent ainsi la création. C’est un vin que pressèrent les bourreaux à la Croix. Ceux-ci n’en burent pas mais c’est un vin qui fut donné aux croyants pour le pardon…

… Le prophète avait crié : « dans les derniers jours, je répandrai mon Esprit sur toute chair et ils prophétiseront ».

Le Père a promis, le Fils a agi et l’Esprit a accompli… O merveille que réalisa l’Esprit par sa venue !

 

Isaac le Syrien, moine et évêque de Ninive, VIIème siècle

 

 

CONNAÎTRE L’ESPRIT-SAINT

par père Alexandre Schmemann

Que signifie connaître l’Esprit-Saint, avoir l’Esprit-Saint, être en lui ? La meilleure façon de répondre à cette question est de comparer la connaissance du Saint-Esprit à celle du Christ. Il va de soi que pour connaître le Christ, l’aimer, l’accepter en tant que sens ultime, teneur et joie de ma vie, je dois d’abord savoir certaines choses concernant le Christ. Personne ne peut croire en Christ sans avoir entendu parler de lui et de son enseignement, et c’est cette connaissance concernant le Christ que nous recevons par la prédication apostolique, par l’Évangile et par l’Église. Mais il n’est pas exagéré de dire que pour ce qui est du Saint-Esprit, cette séquence – connaissance concernant, puis connaissance du et enfin communion avec – est inversée. Nous ne pouvons rien connaître simplement concernant le Saint-Esprit. Même le témoignage de ceux qui l’ont vraiment connu et ont été en communion avec lui ne signifie rien pour nous si nous n’avons pas eu la même expérience. Que peuvent en effet signifier les mots qui, dans la prière eucharistique de saint Basile, désignent le Saint-Esprit : «... Le Don d’adoption, la Promesse de l’héritage à venir, les prémisses des biens éternels, la Force vivifiante, la Source de sanctification... » ?

Quand un ami a demandé à saint Séraphim de Sarov de lui expliquer le Saint-Esprit, le saint ne lui a pas donné d’explication, mais lui a fait partager une expérience que son disciple a décrite comme une « extraordinaire douceur », une « extraordinaire joie dans tout mon cœur », une « extraordinaire chaleur » et une « extraordinaire suavité », et qui est l’expérience du Saint-Esprit ; car, comme l’a dit saint Séraphim, « quand l’Esprit de Dieu descend sur l’homme et le recouvre de sa plénitude, l’âme humaine déborde d’une joie inexprimable parce que l’Esprit de Dieu transforme en joie tout ce qu’il touche ».

Tout cela signifie que nous connaissons le Saint-Esprit par sa présence en nous, présence qui se manifeste principalement par une joie, une paix et une plénitude ineffables. Même dans le langage ordinaire, ces mots – joie, paix, plénitude – impliquent quelque chose qui est justement ineffable, qui de par sa nature même est au-delà des mots, des définitions et des descriptions. Ils se rapportent à ces moments de la vie où la vie est pleine de vie, où il n’y a ni manque ni, donc, désir de quoi que ce soit, où il n’y a ni angoisse, ni crainte, ni frustration. L’homme parle toujours de bonheur et, en vérité, la vie est la quête du bonheur, l’aspiration à la plénitude. On peut donc dire que la présence du Saint-Esprit est l’accomplissement du vrai bonheur. Et comme ce bonheur ne résulte pas d’une « cause  » identifiable et extérieure, ce qui est le cas de notre pauvre et fragile bonheur terrestre qui disparaît quand disparaît la cause qui l’a produit, comme il ne résulte de rien qui soit de ce monde, et pourtant se traduit par de la joie au sujet de toutes choses, ce bonheur-là doit être le fruit en nous de la venue, de la présence et du séjour de quelqu’un qui lui-même est Vie, Joie, Paix, Beauté, Plénitude, Félicité.

Ce « Quelqu’un » est le Saint-Esprit. Il n’y a pas d’icône de lui, aucune représentation, parce qu’il n’a pas été fait chair, qu’il ne s’est pas fait homme. Et pourtant, quand il vient et qu’il est présent en nous, tout devient son icône et sa révélation, communion avec lui, connaissance de lui. Car c’est lui qui fait que la vie est vie, que la joie est joie, que l’amour est amour et la beauté, beauté, et qui par conséquent est la Vie de la vie, la Joie de la joie, l’Amour de l’amour et la Beauté de la beauté, qui, étant au-dessus et au-delà de toute chose, fait de l’ensemble de la création le symbole, le sacrement, l’expérience de sa présence : rencontre de l’homme avec Dieu et sa communion avec lui. Il n’est pas « à part » ou « ailleurs » parce que c’est lui qui sanctifie toutes choses, mais il se révèle lui-même dans cette sanctification comme étant au-delà du monde, au-delà de tout ce qui existe. Grâce à la sanctification, nous le connaissons vraiment, lui et non un divin et impersonnel Cela, bien que les mots humains ne puissent pas définir et donc isoler sous forme d’objet Celui dont la révélation même en tant que Personne est qu’il révèle chacun et toute chose comme unique et personnel, comme sujet et non objet, transforme toutes choses en une rencontre personnelle avec le divin et ineffable « tu ».

Le Christ a promis que le couronnement de son oeuvre de salut serait la descente, la venue du Saint-Esprit. Le Christ est venu pour rétablir en nous la vie que nous avons perdue dans le péché, pour nous donner de nouveau la vie en abondance (Jn 10,10). Et le contenu de cette vie et donc du Royaume de Dieu est le Saint-Esprit. Quand il vient, le dernier et grand jour de la Pentecôte, c’est la vie en abondance et le Royaume de Dieu qui sont vraiment inaugurés, c’est-à-dire qui nous sont manifestés et communiqués. Le Saint-Esprit, que le Christ a eu de toute éternité comme sa Vie, nous est donné comme notre vie. Nous restons dans ce monde, nous continuons à partager son existence mortelle ; pourtant, parce que nous avons reçu le Saint-Esprit, notre vraie vie est cachée avec le Christ en Dieu (Col 3,3) et nous sommes déjà et maintenant participants du Royaume éternel de Dieu, Royaume qui, pour ce monde, est encore à venir.

Nous comprenons maintenant pourquoi, lorsque vient le Saint-Esprit, il nous unit au Christ, nous fait entrer dans le Corps du Christ, fait de nous des participants de la Royauté, de la Prêtrise et de la Prophétie du Christ. Car le Saint-Esprit, étant la Vie de Dieu, est vraiment la Vie du Christ ; il est, de manière unique, son Esprit. Le Christ, en nous donnant sa Vie, nous donne le Saint-Esprit ; et le Saint-Esprit, en descendant sur nous et en demeurant en nous, nous donne Celui dont il est la Vie.

Tel est le don du Saint-Esprit, la signification de notre Pentecôte personnelle dans le sacrement de la sainte onction. Il nous scelle – c’est-à-dire fait, révèle, confirme – membres de l’Église, Corps du Christ, citoyens du Royaume de Dieu, participants du Saint-Esprit. Et par ce sceau, il nous donne vraiment notre propre identité, ordonne chacun de nous pour que nous soyons ce que Dieu, de toute éternité, veut que nous soyons, révélant notre véritable personnalité et donc notre unique accomplissement.

Le don est accordé pleinement, en abondance, à profusion : Dieu donne l’Esprit sans mesure (Jn 3,34), et : De sa plénitude, tous nous avons reçu, et grâce sur grâce (Jn 1,16). Maintenant, nous devons nous l’approprier, le recevoir vraiment, le faire nôtre. C’est le but de la vie chrétienne.

Nous disons « vie chrétienne » et non « spiritualité » parce que ce dernier mot est devenu aujourd’hui ambigu et trompeur. Pour beaucoup, il implique une activité mystérieuse et autonome, un secret qu’il est possible de percer par l’étude de certaines techniques spirituelles. Le monde aujourd’hui est le théâtre d’une quête inquiète de spiritualité et de mysticisme et, dans cette quête, tout est loin d’être sain – fruit de cette sobriété spirituelle qui a toujours été la source et le fondement de la véritable tradition spirituelle chrétienne. Trop de sages et soi-disant maîtres spirituels, exploitant ce qui est souvent une authentique et ardente quête de l’Esprit, entraînent en fait leurs disciples dans de dangereuses impasses spirituelles.

Il importe donc, à la fin de ce chapitre, d’affirmer une fois de plus que l’essence même de la spiritualité chrétienne est qu’elle porte sur la vie tout entière. La vie nouvelle que saint Paul définit comme étant vivre par l’Esprit et marcher sous l’impulsion de l’Esprit (Ga 5,25) n’est pas une autre vie et n’est pas un succédané ; c’est la même vie qui nous est donnée par Dieu, mais renouvelée, transformée et transfigurée par le Saint-Esprit. Tout chrétien – qu’il soit moine dans un ermitage ou un engagé dans les activités du monde – est appelé à ne pas diviser sa vie en spirituel et matériel, mais à lui rendre son intégralité, à la sanctifier tout entière par la présence du Saint-Esprit. Si saint Séraphim de Sarov est heureux dans ce monde, si sa vie terrestre était devenue en fin de compte un lumineux torrent de joie, s’il jouissait de chaque arbre et de chaque animal, s’il accueillait chacun de ceux qui venaient à lui en l’appelant « ma joie », c’est parce qu’en tout cela il voyait avec ravissement Celui qui est infiniment au-delà de tout et pourtant rend tout expérience, joie et plénitude de sa présence.

Le fruit de l’Esprit est amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi... (Ga 5,22). Ce sont là les éléments de la spiritualité authentique, le but de tout véritable effort spirituel, la voie de la sainteté qui est le but ultime de la vie chrétienne. « Saint » plutôt qu’« Esprit » est le terme qui définit le Saint-Esprit, car l’Écriture parle aussi des « esprits du mal »Et comme c’est le nom de l’Esprit Divin, il est impossible de lui donner une définition en langage humain. Il n’est pas synonyme de perfection et bonté, vertu et fidélité, bien qu’il contienne et implique aussi tout cela. Il est la fin de tout langage humain parce qu’il est la Réalité elle-même dans laquelle tout ce qui existe trouve son accomplissement.

« Un Seul est Saint ». Et pourtant, c’est sa sainteté que nous avons reçue comme étant vraiment le nouveau contenu de notre vie dans l’onction du Saint-Esprit lui-même ; et c’est par sa sainteté, en nous élevant sans cesse en elle que nous pouvons réellement transformer et transfigurer, rendre pleine et sainte la vie que Dieu nous a donnée.

Extrait du livre du père Alexandre Schmemann
D'eau et d'Esprit : Étude liturgique du baptême,
Desclée de Brouwer (Théophanie), 1987.

 

 

 

ENVOIE SUR NOUS TON ESPRIT-SAINT POUR QUE NOUS AYONS L’UNANIMITÉ  ET LA PAIX

Seigneur, envoyez sur nous Votre Esprit-Saint, car on ne Vous connaît, Vous, et tout ce qui Vous appartient, que par le Saint-Esprit que Vous avez donné au commencement à Adam, puis aux saints prophètes et ensuite aux chrétiens.

Seigneur, faites connaître à tous les peuples Votre amour et la douceur du Saint-Esprit, pour que les hommes oublient la douleur de la terre, qu’ils abandonnent tout mal et s’attachent à Vous avec amour, et qu’ils puissent vivre en paix, accomplissant pour Votre Gloire Votre sainte volonté.

Ô Seigneur, daignez nous accorder les dons du Saint-Esprit, afin que nous connaissions Votre Gloire et que nous vivions sur terre dans la paix et dans l’amour, afin qu’il n’y ait ni haine, ni guerre, ni ennemis, mais que seul règne l’amour. Ainsi on n’aura plus besoin ni d’armées, ni de prisons, et, pour tous, il sera facile de vivre sur terre.

Seigneur, écoutez ma prière, faites que tous les peuples de la terre Vous connaissent par la Saint-Esprit.

( Saint Silouane l’Athonite )

 

LA PRÉSENCE DE L’ESPRIT-SAINT

par Saint Séraphim de Sarov

Extraits de « L'entretien avec Motovilov »

Comment alors, demandai-je au Père Séraphim, pourrais-je reconnaître en moi la présence de la grâce du Saint-Esprit ?

C'est fort simple, répondit-il. Dieu dit : Tout est simple pour celui qui acquiert la Sagesse (Pr 14,6). Notre malheur, c'est que nous ne la recherchons pas, cette Sagesse divine qui, n'étant pas de ce monde, n'est pas présomptueuse. Pleine d'amour pour Dieu et pour le prochain, elle façonne l'homme pour son salut. C'est en parlant de cette Sagesse que le Seigneur a dit : « Dieu veut que tous soient sauvés et parviennent à la Sagesse de la vérité » (1 Tm 2,4). A ses Apôtres qui manquaient de cette Sagesse, il dit : Combien vous manquez de Sagesse ! N'avez-vous pas lu les Écritures ? (Lc 24,25-27). Et l'Évangile dit qu'il « leur ouvrit l'intelligence afin qu'ils puissent comprendre les Écritures. » Ayant acquis cette Sagesse, les Apôtres savaient toujours si, oui ou non, l'Esprit de Dieu était avec eux et, remplis de cet Esprit, affirmaient que leur oeuvre était sainte et agréable à Dieu. C'est pourquoi, dans leurs Épîtres, ils pouvaient écrire : Il a plu au Saint-Esprit et à nous... (Ac 15,28), et c'est seulement persuadés qu'ils étaient de sa présence sensible, qu'ils envoyaient leurs messages. Alors, ami de Dieu, vous voyez comme c'est simple ?

Je répondis : Quand même, je ne comprends pas comment je peux être absolument sûr de me trouver dans l'Esprit-Saint ? Comment puis-je moi-même déceler en moi sa manifestation ?

Le Père Séraphim répondit : Je vous ai déjà dit que c'était très simple et je vous ai expliqué en détail comment les hommes se trouvaient dans l'Esprit-Saint et comment il fallait comprendre sa manifestation en nous... Que vous faut-il encore ?

-- Il me faut, répondis-je, le comprendre vraiment bien...

Alors le Père Séraphim me prit par les épaules et les serrant très fort dit : Nous sommes tous les deux, toi et moi, en la plénitude de l'Esprit-Saint. Pourquoi ne me regardes-tu pas ?

-- Je ne peux pas, Père, vous regarder. Des foudres jaillissent de vos yeux. Votre visage est devenu plus lumineux que le soleil. J'ai mal aux yeux...

Le Père Séraphim dit : N'ayez pas peur, ami de Dieu. Vous êtes devenu aussi lumineux que moi. Vous aussi vous êtes à présent dans la plénitude du Saint-Esprit, autrement vous n'auriez pas pu me voir.

Inclinant sa tête vers moi, il me dit à l'oreille : Remerciez le Seigneur de nous avoir accordé cette grâce indicible. Vous avez vu - je n'ai même pas fait le signe de la croix. Dans mon coeur, en pensée seulement, j'ai prié : « Seigneur, rends-le digne de voir clairement, avec les yeux de la chair, la descente de l'Esprit-Saint, comme à tes serviteurs élus lorsque tu daignas leur apparaître dans la magnificence de ta gloire ! » Et immédiatement Dieu exauça l'humble prière du misérable Séraphim. Comment ne pas le remercier pour ce don extraordinaire qu'à tous les deux il nous accorde ? Ce n'est même pas toujours aux grands ermites que Dieu manifeste ainsi Sa grâce. Comme une mère aimante, cette grâce a daigné consoler votre coeur désolé, à la prière de la Mère de Dieu elle-même... Mais pourquoi même regardez-vous pas dans les yeux ? Osez me regarder sans crainte ; Dieu est avec nous.

Après ces paroles, je levai les yeux sur son visage et une peur plus grande encore s'empara de moi. Imaginez-vous au milieu du soleil, dans l'éclat le plus fort de ses rayons de midi, le visage d'un homme qui vous parle. Vous voyez le mouvement de ses lèvres, l'expression changeante de ses yeux, vous entendez le son de sa voix, vous sentez la pression de ses mains sur vos épaules, mais en même temps vous n'apercevez ni ses mains, ni son corps, ni le vôtre, rien qu'une étincelante lumière se propageant tout autour, à une distance de plusieurs mètres, éclairant la neige qui recouvrait la prairie et tombait sur le grand starets et sur moi-même...

Extrait de l’Entretien avec Motovilov,
Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov, DDB, 1979.

LA DOUCEUR DE L’ESPRIT-SAINT

par saint Silouane l’Athonite

Le première année de ma vie au monastère, mon âme a connu le Seigneur par le Saint-Esprit. Grand est l’amour dont le Seigneur nous aime. Je l’ai appris de l’Esprit-Saint que le Seigneur par pure miséricorde m’a donné. §

Je suis un vieillard et je me prépare à mourir, et j’écris la vérité par amour des hommes. L’Esprit du Christ que le Seigneur m’a donné veut le salut de tous, désire que tous connaissent Dieu. §

Le Saint-Esprit est Amour ; cet Amour est répandu dans les âmes de tous les saints qui demeurent au Ciel, et le même Saint-Esprit vit sur terre dans les âmes de ceux qui aiment Dieu. Dans le Saint-Esprit, tous les cieux voient la terre, entendent nos prières et les portent à Dieu. §

Celui qui n’aime pas ses ennemis, ne peut connaître le Seigneur ni la douceur de l’Esprit-Saint. Le Saint-Esprit apprend à tant aimer les ennemis que l’on a compassion d’eux comme de ses propres enfants. §

Il y a des hommes qui souhaitent la damnation et les tourments dans le feu de l’enfer à leurs ennemis ou aux ennemis de l’Église. Ils pensent ainsi parce qu’ils n’ont pas appris du Saint-Esprit à aimer Dieu. Celui qui l’a appris verse des larmes pour le monde entier. §

Seigneur, apprends-nous par ton Esprit-Saint à aimer nos ennemis et a prier pour eux avec larmes. Seigneur, comme tu as prié pour tes ennemis, ainsi apprends-nous, à nous aussi, par l’Esprit-Saint, à aimer nos ennemis. §

Si le Seigneur ne m’avait pas donné par le Saint-Esprit de connaître sa miséricorde, je serais désespéré à cause du grand nombre de mes péchés ; mais maintenant il a séduit mon âme, elle l’a aimé et oublie tout ce qui est sur terre.§

Le Saint-Esprit nous rend proches parents du Seigneur. Sache que si tu sens en toi une paix divine et une amour pour tous les hommes, ton âme est semblable au Seigneur. §

La grâce du Saint-Esprit rend, déjà sur terre, tout homme ressemblant au Seigneur Jésus Christ ; mais celui qui ne se repent pas et ne croît pas, ressemble à l’Ennemi. §

Saints apôtres, vous avez proclamé à toute la terre : « Connaissez l’amour de Dieu ». Mon âme pécheresse a connu cet amour par le Saint-Esprit ; mais j’ai perdu cet esprit, et je le désire. Je vous le demande, suppliez le Seigneur de me rendre le don du Saint-Esprit que mon âme connaît, et je prierai pour le monde entier afin que la paix vienne sur la terre. §

La vieillesse est venue ; mon corps s’est affaibli et veut s’étendre, mais son esprit ne reste pas en repos. Il s’élance vers Dieu, son Père céleste. Nous sommes devenus ses proches parents par son Corps et son Sang très purs et par le Saint-Esprit. Il nous a donné de connaître ce qu’est la Vie éternelle ; l’âme vit dans l’amour de Dieu, dans l’humilité et la douceur du Saint-Esprit ; mais il faut donner à l’Esprit-Saint un grand espace dans notre âme, pour qu’il puisse vivre en elle et que l’âme sente vraiment sa présence. §

Celui qui, sur terre, demeure dans l’amour de Dieu par le Saint-Esprit sera aussi là-bas avec le Seigneur, car l’amour ne peut disparaître. §

Extrait du livre de l’Archimandrite Sophrony, 
Starets Silouane, moine du Mont Athos
Éditions Présence, 1973.

 

 

 

Nos prochains Rendez-vous Liturgique au Monastère et en dehors pour cette fin Mai et ce début Juin par ordre chronologique: 

 

 

 

¤Permanence pastorale à PARIS (Relais paroissial de Sainte Geneviève et Mar Thoma) les 31 Mai et 1er Juin en matinée. Départ à 15h pour le Pèlerinage mensuel au Monastère.

 

¤Au Monastère:
 

°Dimanche 2 JUIN, Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde et aux Saints du Kérala *

 

¤ NANTES (Groupe de prière et "Relais paroissial" Saint Charbel):
°Jeudi 6 JUIN (Réception des fidèles de 9h à 17h. Messe à 18h)
°Vendredi 7, Visites aux malades, aux familles et bénédiction des lieux.

 

¤Au Monastère:

°Dimanche 9 Juin, PENTECÔTES *

 

¤ANGOULÊME (Jauldes), Dimanche 16 JUIN*

 

 

++++++++++++++++++++++++++

Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

 

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

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Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

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Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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Published by Eglise Syro-Orthodoxe Francophone - dans Prières Chrétiennes
29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 17:41

Sommaire:

JEUDI 30 MAI 2019, ASCENSION DE NOTRE-SEIGNEUR (Suloqo d-Moran) /

L'Ascension de Notre Seigneur

L'ÉVANGILE DE JEAN - LA SAMARITAINE  L'eau vive (St Augustin) /

L’éclairante audition de l’un des architectes au chevet de Notre-Dame/

Passée de l’Islam au Christ/

Sainte Jeanne d'Arc 

 

JEUDI 30 MAI 2019, ASCENSION

 

DE

 

NOTRE-SEIGNEUR:

10h 30, Procession des Rogations (1) et Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

Ci-dessous , Lectionnaire en Français pour la fête de l'Ascension de notre Seigneur (Suloqo d-Moran) conformément au calendrier liturgique de l'Église Syrienne Malankare Orthodoxe:

Ascension de notre Seigneur

 (Jeudi après le quatrième dimanche suivant le Nouveau Dimanche)

  • Saint Qurbana :
    • Actes des Apôtres 1 : 4-11 :
  • 04 Au cours d’un repas qu’il prenait avec eux, il leur donna l’ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Il déclara : « Cette promesse, vous l’avez entendue de ma bouche :
  • 05 alors que Jean a baptisé avec l’eau, vous, c’est dans l’Esprit Saint que vous serez baptisés d’ici peu de jours. »
  • 06 Ainsi réunis, les Apôtres l’interrogeaient : « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas rétablir le royaume pour Israël ? »
  • 07 Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
  • 08 Mais vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre. »
  • 09 Après ces paroles, tandis que les Apôtres le regardaient, il s’éleva, et une nuée vint le soustraire à leurs yeux.
  • 10 Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s’en allait, voici que, devant eux, se tenaient deux hommes en vêtements blancs,
  • 11 qui leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel d’auprès de vous, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller vers le ciel. »
    •  
    • Ephésiens 4: 1-16 :
  • 01 Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous exhorte donc à vous conduire d’une manière digne de votre vocation :
  • 02 ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ;
  • 03 ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit par le lien de la paix.
  • 04 Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
  • 05 Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
  • 06 un seul Dieu et Père de tous, au-dessus de tous, par tous, et en tous.
  • 07 À chacun d’entre nous, la grâce a été donnée selon la mesure du don fait par le Christ.
  • 08 C’est pourquoi l’Écriture dit : Il est monté sur la hauteur, il a capturé des captifs, il a fait des dons aux hommes.
  • 09 Que veut dire : Il est monté ? – Cela veut dire qu’il était d’abord descendu dans les régions inférieures de la terre.
  • 10 Et celui qui était descendu est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux pour remplir l’univers.
  • 11 Et les dons qu’il a faits, ce sont les Apôtres, et aussi les prophètes, les évangélisateurs, les pasteurs et ceux qui enseignent.
  • 12 De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ,
  • 13 jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble à l’unité dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la stature du Christ dans sa plénitude.
  • 14 Alors, nous ne serons plus comme des petits enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d’idées, au gré des hommes qui emploient la ruse pour nous entraîner dans l’erreur.
  • 15 Au contraire, en vivant dans la vérité de l’amour, nous grandirons pour nous élever en tout jusqu’à celui qui est la Tête, le Christ.
  • 16 Et par lui, dans l’harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux articulations qui le maintiennent, selon l’énergie qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l’amour.
    •  
    • St Luc 24: 35 à 53 :
  • 35 Ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.
  • 36 Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! »
  • 37 Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
  • 38 Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?
  • 39 Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »
  • 40 Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
  • 41 Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? »
  • 42 Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
  • 43 qu’il prit et mangea devant eux.
  • 44 Puis il leur déclara : « Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous : Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
  • 45 Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.
  • 46 Il leur dit : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
  • 47 et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
  • 48 À vous d’en être les témoins.
  • 49 Et moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Quant à vous, demeurez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. »
  • 50 Puis Jésus les emmena au dehors, jusque vers Béthanie ; et, levant les mains, il les bénit.
  • 51 Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et il était emporté au ciel.
  • 52 Ils se prosternèrent devant lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, en grande joie.
  • 53 Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu.
    •  

 

(1)
Les Rogations :

Du mot latin rogatio : « action de demander », « supplication », « prière ». 
L’origine des Rogations remonte au Ve siècle : en un temps tragique, saint Mamert, évêque de Vienne, institua un jeûne et des processions chantées pendant les trois journées qui précèdent l’Ascension.

Le péril passé, la coutume persista et se répandit dans d’autres diocèses ; on demandait principalement, en ces suppli­cations solennelles, la bénédiction divine sur les travaux des champs, en vue des récoltes à venir et,désormais, par extension, sur "le travail des hommes" en général .

La messe et la procession des Rogations n’est plus liée nécessaire­ment aux lundi, mardi et mercredi qui précèdent l’Ascension.

Il revient aux Métropolites Orthodoxes (Chacun pour sa juridiction ) ou encore Conférences épiscopales de fixer éventuellement le jour ou les jours des Rogations selon les besoins..

L'Ascension de notre Seigneur (Suloqo d-Moran) 

Ce mercredi qui suit le cinquième dimanche après Pâques (Appelé aussi quatrième après le Nouveau Dimanche) est le jour où, selon la terminologie liturgique, nous " prenons congé " de la fête de Pâques, nous touchons au quarantième jour après Pâques, au jeudi où l’Église célèbre la fête de l’Ascension.
Trois leçons de l’Ancien Testament sont lues aux vêpres de l’Ascension, le mercredi soir. La première leçon (Is 2, 2-3) nous parle d’une montagne : " Il adviendra dans l’avenir que le mont du Temple du Seigneur sera établi au sommet des montagnes… Toutes les nations y afflueront… Venez, montons à la montagne du Seigneur ". C’est une allusion au Mont des Oliviers, d’où Jésus s’éleva vers son père. La deuxième leçon (Is 62, 10 – 63, 3, 7-9) a été choisie à cause des paroles suivantes : " Franchissez, franchissez les portes ! Frayez un chemin au peuple… Dans son amour et sa pitié, lui-même les racheta ; il se chargea d’eux, les porta… ". Jésus montant aux cieux ouvre les portes à son peuple, lui prépare la route, le porte et l'élève avec lui. La troisième leçon (Za 14, 1, 4, 8-11) est encore une allusion au mont qui fut la scène du triomphe final de Jésus : " Voici qu’un jour vient pour le Seigneur… Ses pieds, en ce jour se poseront sur la montagne des oliviers, qui fait face à Jérusalem du côté de l’Orient… En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem… ".
Les matines de l’Ascension sont déjà, dans leurs chants, pleines d’allusions à l’Esprit consolateur que Jésus va envoyer. L’Ascension prélude à la Pentecôte.
À la liturgie, nous lisons le début du livre des Actes (1, 1-12). Jésus, après un dernier entretien avec ses apôtres, s’élève et disparaît dans un nuage. L’évangile de la liturgie (Lc 24, 36-53) reprend le récit des événements depuis la première apparition de Jésus ressuscité à l’assemblée des disciples et continue ce récit jusqu’à l’ascension proprement dite.
Il est rare, si l’on a sincèrement vécu la joie du temps pascal, que l’on n’éprouve pas un certain serrement de cœur lorsqu’arrive le jour de l’Ascension. Nous savons bien que c’est une des très grandes fêtes chrétiennes ; et, malgré nous, il nous semble que c’est là un départ, une séparation, et qu’ensuite Notre-Seigneur n’est plus présent tout-à-fait de la même manière. Les disciples n’ont pas réagi ainsi. Ils auraient pu être accablés de tristesse. Au contraire " ils revinrent à Jérusalem en grande joie (Lc 24,52) ". Essayons d’entrer, nous aussi, dans cette joie de l’Ascension. Pourquoi l’Ascension apporte-t-elle de la joie aux Chrétiens ? 
Tout d’abord parce que la gloire de Notre-Seigneur doit nous être chère. Or l’Ascension couronne sa mission terrestre. Il a accompli sur terre toute la mission qu’il avait reçue du Père. C’est vers le Père qu’il tend de son être. Maintenant il va recevoir du Père l’accueil que mérite sa victoire sur le péché et la mort, – victoire si douloureusement acquise. Maintenant il va être glorifié dans le ciel. La gloire et les désirs de Notre-Seigneur doivent être plus importants pour nous que les " consolations sensibles " que nous pouvons recevoir de sa présence. Sachons aimer assez Notre-Seigneur pour nous réjouir de sa propre joie.
Puis l’Ascension marque l’acceptation par Dieu de toute l’œuvre réparatrice du Fils. La Résurrection avait été le premier signe éclatant de cette acceptation. La Pentecôte en sera le deuxième signe. La nuée qui aujourd’hui enveloppe Jésus et monte avec lui vers le ciel représente la fumée de l’holocauste s’élevant de l’autel vers Dieu. Le sacrifice est accepté. La victime est admise auprès du Père. Elle y continuera son oblation d’une manière éternelle et céleste. L’œuvre de notre salut est accomplie et bénie.
Jésus ne revient pas isolé vers son Père. C’est le Logos incorporel qui était descendu parmi les hommes. Mais aujourd’hui c’est la Parole faite chair, à la fois vrai Dieu et vrai homme, qui entre dans le royaume des cieux. Jésus y introduit la nature humaine dont il s’est revêtu. Il ouvre les portes du royaume à l’humanité. Nous prenons, en quelque sorte par procuration, possession des biens qui nous sont offerts et possibles. " [Dieu] nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux dans le Christ Jésus (Ép 2,6) ". Des places nous sont destinées dans le royaume si nous sommes fidèles. Notre présence y est désirée et attendue.
L’Ascension nous rend plus présente, plus actuelle, la pensée du ciel. Pensons-nous assez à notre demeure permanente ? Pour la plupart des chrétiens la vie dans le ciel n’est qu’un supplément – qu’ils se représentent très mal – de la vie terrestre. La vie dans le ciel serait en quelque sorte le post-scriptum, l’appendice d’un livre dont la vie terrestre serait le texte même. Mais c’est le contraire qui est vrai. Notre vie terrestre n’est que la préface du livre. La vie dans le ciel en sera le texte, et ce texte n’aura pas de fin. Pour employer une autre image, notre vie terrestre n’est qu’un tunnel, étroit et obscur – et très court – qui débouche dans un paysage magnifique et ensoleillé. Nous pensons trop à ce qu’est maintenant notre vie. Nous ne pensons pas assez à ce qu’elle sera. " Nulle oreille n’a entendu, nul œil n’a vu… ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment (Is 64,3) ". Aux matines de cette fête, nous avons chanté : " Nous qui vivons dans ce monde, fêtons comme les anges… ". C’est-à-dire : pensons davantage aux anges, essayons d’entrer dans leurs sentiments, éprouvons quelque chose de ce qu’eux-mêmes éprouvèrent, lorsque le Fils revint près du Père ; transportons-nous d’avance auprès de la Bienheureuse Vierge Marie et des saints glorifiés, qui seront nos vrais concitoyens : " Pour nous notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons Jésus-Christ… (Ph 3, 20) ". Notre vie serait transformée si, dès maintenant, nous jetions nos cœurs de l’autre côté de la barrière, au-delà de ce monde, dans le royaume où se trouve non seulement notre vrai bien, mais le vrai bien de ceux que nous aimons.
Les disciples, après avoir été séparés de Jésus, demeuraient pleins d’espoir, parce qu’ils savaient que l’Esprit allait leur être donné. " Il leur enjoignit de ne pas quitter Jérusalem mais d’y attendre ce que le Père avait promis (Ac 1, 4) ". La nuée recouvre Jésus, mais cette nuée se colore déjà du feu de la Pentecôte. Jésus, en partant, nous fixe dans une attitude, non de regret, mais d’attente joyeuse et confiante.
Le départ de Jésus a été, un acte de bénédiction et un acte d’adoration, l’un correspondant à l’autre : " Or, tandis qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au ciel… Pour eux s’étant prosternés devant lui, ils revinrent à Jérusalem en grande joie (Lc 24,51) ". Telle devrait être pour nous la fête de l’Ascension. Si Jésus s’éloigne sur un geste de bénédiction, et si nous adorons Jésus s’éloignant (nous parlons selon les apparences), nous nous relèverons pleins d’une force nouvelle – provenant de cette adoration, de cette bénédiction – et nous rentrerons, comme les apôtres, " en grande joie ".

L'Ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ


Vous êtes monté au ciel en gloire, ô Christ notre Dieu! Vous avez rempli de joie Vos disciples par la promesse du saint Esprit!

Votre bénédiction l'a rendu manifeste: c'est Vous, le Fils de Dieu, et le Libérateur du monde! 


Ayant accompli en notre faveur Votre oeuvre de salut, après avoir uni les cieux et la terre, et les hommes avec Dieu, dans la gloire, ô Christ notre Dieu, Vous  montâtes vers le ciel sans pour autant nous délaisser; mais restant toujours parmi nous et disant à ceux qui conservent Votre amour:

"Je suis toujours avec vous, et personne à jamais ne peut rien contre vous". 
 


 

Réjouissons-nous en cette fête de l'Ascension où le Christ nous a fait siéger avec lui dans les cieux et nous a préparé la demeure bienheureuse qu'il avait promise auparavant, à la droite de la puissance, dans les lieux très-hauts. 

Car nous avons été réconciliés avec le Père pour toujours et préservés pat la grâce et la miséricorde du Très- Haut. À la différence du premier Adam qui n'habitait qu'un paradis aux arbres et aux fruits terrestres et n'était visité par Dieu que de temps à autre, nous, en notre rédempteur bien-aimé, "le second Adam" nous demeurons toujours avec Dieu. 
Sans doute nous sommes encore exilés de notre demeure céleste, éprouvés pour un temps afin que notre foi soit éprouvée et que nous puissions être trouvés dignes de cet héritage magnifique. Et cependant, nous vivons comme si nous demeurions déjà dans le ciel de façon permanente, par la foi, pat l'espérance qui a été mise en nous par le Christ, par l'amour qui fait accepter la souffrance, qui rend présent l'invisible par la vision intérieure de la lumière immatérielle; nous attendons avec patience et gratitude le moment de l'union dans laquelle nous contemplerons la face du Bien-aimé qui ne nous sera jamais enlevé... 

Aussi devons-nous, mes bien-aimés, reconnaître avec franchise notre état actuel de pauvreté, alors même que le riche héritage du Fils nous a été promis comme étant notre part et dûment enregistré. Mais, ici-bas, nous n'avons point de richesses en ce monde perfide et trompeur. Car nous n'avons pas ici-bas de cité permanentes, ni de patrie durable, ni honneur, ni renommée, ni nom, ni véritable confort. Nous cherchons plutôt le monde à venir, où il n'y a ni tromperie, ni l'ombre d'une variation. 
C'est dans cet esprit que saint Paul nous presse de rechercher les réalités d'en-haut. Un homme qui recherche les réalités de cette terre et convoite ce qui se trouve dans les mains ou dans la bouche des autres ou dans la poussière, peut-il discerner et rechercher les réalités d'en-haut? Ou bien nous nous efforçons de tirer le plus d'avantages possibles de ces réalités terrestres qui nous donnent notre joie, notre confort, notre gloire; ou bien nous les rejetons pour nous consacrer à celles d'en-haut, pour la gloire de Dieu. 

(Source: Message écrit par le père Matta el-Maskîne aux moines du monastère de Saint-Macaire, pour le jour de I'Ascension 1973. Communion (La) d'Amour, Père Matta El Maskine, Spiritualité Orientale n°55, Abbaye de Bellefontaine. ) 

« Mes enfants, le lieu de l'Ascension de notre aimable Christ est au mont des Oliviers. (1) [...]

Cette montagne est située entre Jérusalem et Béthanie.
 
Mes enfants, celui qui veut suivre le Christ doit gravir la montagne.
 
Si délicieuse et si belle que soit une montagne, il est cependant pénible d'y monter. C'est ainsi, mes enfants, que celui qui veut suivre le Christ doit donner congé à la nature.
 
On trouve beaucoup de gens qui suivraient volontiers le Christ, à condition que cela n'exige ni peine ni labeur, que cela ne leur soit pas trop dur.
 
Et ils voudraient bien se trouver sur cette montagne pour autant qu'elle se trouve à Jérusalem, ce qui veut dire « la paix ».
 
Ces gens ressentent en eux-mêmes paix, joie et consolation. Mais de là, il ne sortira rien, s'ils ne vont aussi sur l'autre versant de la montagne qui regarde Béthanie, dont le nom signifie peine, obéissance, souffrance.
C'est de cela que le prophète a dit dans le psautier : « Il a préparé sa place dans la vallée des larmes » (Voir Ps 84,7).

Sachez, mes enfants, que celui qui ne s'est pas préparé une place dans cette vallée, celui-là reste en arrière, il n'en sort jamais rien ; si belle que paraisse sa paix, il doit rester en arrière.
 
L'homme doit poursuivre de ses regrets et de ses brûlants désirs le Bien-Aimé qui est monté si haut et si loin et qui lui est maintenant si complètement invisible et caché.
 
Plus le fond est véritablement et foncièrement touché, plus vraiment se creuse, d'un côté de la montagne, la vallée des larmes.
 
Si ces larmes n'avaient pas meilleur motif, elles seraient encore bien nécessaires à raison des péchés et de l'ordure qui souillent notre misérable nature, et qui empêchent si souvent l'homme de se recueillir noblement, comme il pourrait et devrait faire sans cesse [...]
 
Que la nature nous gouverne ainsi secrètement, alors que ce devrait être Dieu, sans cesse, et rien autre chose : voilà le versant de Béthanie.

Mes enfants, celui qui considérerait bien cela en lui ne perdrait pas tout courage ; mais il trouverait sa grande consolation, saveur et joie à Jérusalem.
 
C'est à cela qu'elle est utile : réconforter l'homme, afin qu'il supporte mieux la peine et le chagrin, afin que la souffrance et la misère ne l'affaiblissent pas et qu'il ne succombe pas quand il est abandonné de Dieu, sans consolation et en grande amertume. C'est pourquoi le sage dit : « Aux jours mauvais, tu ne dois pas oublier les bons » (Si 11,25).
 
Ces deux versants de la montagne, Jérusalem et Béthanie, doivent toujours être l'un à côté de l'autre. »

Jean Tauler (v.1300-1361), Sermon 20, 3ème pour l'Ascension, Coll. Sagesses Chrétiennes, Les Éditions du Cerf, 1991.
(1) : Béthanie est située sur le flanc oriental du mont des Oliviers, à moins de trois kilomètres de Jérusalem. Comme Béthanie équivaut pratiquement au mont des Oliviers, on peut déduire une remarque théologique de la précision topographique. Deux textes de l'Ancien Testament font mention de « la montagne qui se trouve à l'orient de la ville » (Ezéchiel, XI 22-23), c'est-à-dire le Mont des Oliviers (Zacharie, XIV 4). Chez le prophète Ezéchiel, la gloire de Yahvé abandonne le Temple profané et voué à la destruction, pour aller se poser sur la montagne à l’orient de la ville. Chez le prophète Zacharie, à la fin des temps, lorsque Yahvé sortira pour le combat et le jugement eschatologiques, « ses pieds se poseront sur le Mont des Oliviers. » Ainsi le Mont des Oliviers est-il le lieu du départ et de la venue glorieuse de Yahvé. En transférant ce qui est dit de Yahvé à Jésus qui s'en va et qui viendra, saint Luc fait une profession de foi en la divinité de Jésus. (Source)

Da Ispraviza, Blagovest (Let my prayer arise)

Du Psaume 140 :
Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir.
Seigneur, je t'appelle : accours vers moi ! Écoute mon appel quand je crie vers toi !
Mets une garde à mes lèvres, Seigneur, veille au seuil de ma bouche.
Ne laisse pas mon cœur pencher vers le mal ni devenir complice des hommes malfaisants.
Que ma prière devant toi s'élève comme un encens, et mes mains, comme l'offrande du soir.

COMMENTAIRE DE ST.AUGUSTIN, 


ÉVÊQUE D' HIPPONE 


L'ÉVANGILE DE JEAN - LA SAMARITAINE

 

L'eau vive

Arrive une femme. Elle représente l'Église ; l'Église qui n'était pas encore justifiée, mais déjà appelée à la justification. Car c'est de cela qu'il est question. Elle arrive sans savoir, elle trouve Jésus, et la conversation s'engage.

Voyons comment, voyons pourquoi arrive une femme de Samarie qui venait puiser de l'eau. Les Samaritains n'appartenaient pas au peuple des Juifs, car à l'origine ils étaient des étrangers. ~ C'est un symbole de la réalité qu'arrive de chez les étrangers cette femme qui était l'image de l'Église, car l'Église devait venir aussi des nations païennes, être étrangère à la descendance des Juifs.

Écoutons-la donc : en elle, c'est nous qui parlons ! Reconnaissons-nous en elle et, en elle, rendons grâce à Dieu pour nous. Elle était la figure, non la vérité ; car elle-même a présenté d'abord la figure, et la vérité est venue. Car elle a cru en celui qui, en elle, nous présentait cette préfiguration. Donc, elle venait puiser de l'eau, tout simplement, comme font ordinairement des hommes ou des femmes.

Jésus lui dit : Donne-moi à boire. (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger). La Samaritaine lui dit : Comment, toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.

Vous voyez que c'étaient bien des étrangers : les Juifs n'employaient jamais leurs récipients. Et, parce que cette femme avait emporté une cruche pour puiser l'eau, elle s'étonne de ce qu'un Juif lui demande à boire, ce qui n'était pas la coutume des Juifs. Mais celui qui cherchait à boire avait soif de la foi de cette femme.

Écoute enfin quel est celui qui demande à boire. Jésus lui répondit : Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : Donne-moi à boire, c'est toi qui lui aurais demandé, et il t'aurait donné de l'eau vive. Il demande à boire, et il promet à boire. Il est dans le besoin, comme celui qui va recevoir, et il est dans l'abondance, comme celui qui va combler. Si tu savais le don de Dieu, dit-il. Le don de Dieu, c'est l'Esprit Saint. Mais Jésus parle encore à cette femme de façon cachée et peu à peu il entre dans son cœur. Peut-être l'instruit-il déjà. Qu'y a-t-il de plus doux et de plus bienveillant que cette invitation : Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit : Donne-moi a boire, c'est peut-être toi qui demanderais, et il te donnerait de l'eau vive. ~

Quelle eau va-t-il lui donner, sinon cette eau dont il est dit : En toi est la source de vie ? Comment auraient-ils soif, ceux qui seront enivrés par les richesses de ta maison ?

Il promettait donc la nourriture substantielle et le rassasiement de l'Esprit Saint, mais la femme ne comprenait pas encore. Et, parce qu'elle ne comprenait pas, que répondait-elle ? La femme lui dit : Seigneur, donne-la moi, cette eau : que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir ici pour puiser. Sa pauvreté l'obligeait à peiner, et sa faiblesse refusait cette peine. Elle aurait dû entendre cette parole : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos ! Jésus lui disait cela pour qu'elle cesse de peiner. Mais elle ne comprenait pas encore.

L’éclairante audition de l’un des architectes au chevet de Notre-Dame

Source:ALETEIA

Reconstruire en bois la charpente de Notre-Dame de Paris est « probablement la bonne solution », a affirmé Pascal Prunet, architecte en chef des monuments historiques, membre de l’équipe de maîtrise d’œuvre de Notre-Dame de Paris, lors d’une audition publique au Sénat concernant les apports des sciences et technologies à la restauration de Notre-Dame de Paris.

Alors que les questions concernant la reconstruction de Notre-Dame ne cessent d’agiter le débat public, Pascal Prunet, architecte en chef des monuments historiques, membre de l’équipe de maîtrise d’œuvre de Notre-Dame de Paris, a apporté quelques éléments éclairants lors de l’audition publique organisée ce 23 mai au Sénat sur les apports des sciences et technologies pour la restauration de la cathédrale. Des éléments importants à prendre en compte dans la reconstruction de la cathédrale « Nous sommes dans un fonctionnement spécifique qui, étant donné les besoins immédiats, se passe des procédures habituelles de consultation, de mise en concurrence, qui pourraient avoir lieu pour la sollicitation d’un certain nombre de compétences », a-t-il rappelé en préambule de son intervention. Pour mémoire, la durée de la phase de consolidation de Notre-Dame est estimée à quatre mois.
Des « pierres altérées par l’incendie, par les chocs, par les eaux d’extinction »

L’architecte a tenu à souligner que la priorité était aujourd’hui de « terminer toutes les opérations relevant de l’urgence impérieuse, c’est-à-dire de la stabilisation de l’édifice », dont font partie les pierres de la cathédrale. Ces dernières, « altérées par l’incendie, par les chocs et par les eaux d’extinction de l’incendie », comportent « beaucoup d’informations » : certaines datent d’aussi loin que 1170 ! La recherche de « pierres de substitution » apparaît donc comme « un problème à résoudre très rapidement ». « Il va probablement falloir rouvrir des carrières », a-t-il précisé.

Pour la charpente, « l’usage du bois est probablement la bonne solution »

« L’usage du bois est probablement la bonne solution », a affirmé l’architecte en chef des monuments historiques. « Pour sa souplesse notamment. Et trouver le bois n’est pas un problème. A priori, tout permet de penser qu’on peut reconstruire la charpente en bois », a-t-il insisté. Il s’est d’ailleurs félicité qu’on ait pu être préservée « une connaissance parfaite » de cette charpente, si joliment surnommée « la forêt » en raison de la quantité de poutres qu’il a fallu pour la réaliser, et qui date du Moyen-Age.

Une « autre approche assez compliquée » concerne l’étaiement des arc-boutants, qui ont 15 m de portée et 50 cm de large en moyenne. « Le moindre déséquilibre du voûtement peut entraîner leur chute », a-t-il précisé, rappelant que ces « reportes de charge » représentaient une vraie difficulté technique.

Un « formidable champ d’acquisition de connaissances »

La cathédrale est « un édifice assez fin, très léger, voire presque gracile par certains côtés », a résumé Pascal Prunet. « C’est une beauté, c’est la grâce de Notre-Dame qui exige une attention toute particulière ». Enfin, s’il a rappelé que l’incendie qui a ravagé Notre-Dame dans la nuit du 15 au 16 avril est « un désastre », c’est également un « formidable champ d’acquisition de connaissances […] dont il va falloir évidemment saisir l’opportunité ».

En images : l'intérieur de Notre-Dame après l'incendie
Vidéo – Myriam : « Dans un songe, j’ai vu Jésus crucifié. Et je suis passé de l’Islam au Christ »

Myriam, élevée dans l’islam, d’abord modéré puis intransigeant, a vécu une conversion radicale. Dans des songes, Jésus et la Vierge Marie lui sont apparus... Elle appelle les catholiques à vivre en enfant de Dieu pour témoigner de leur foi.

Son témoignage ainsi que ceux d'autres convertis sont à retrouver dans le livre de Jean-François Chemain, Ils ont choisi le Christ : ces convertis de l'islam dont on ne parle pas (Artège)

 

► À LIRE AUSSI : La parole choc des convertis de l’islam

 

Marie Reine des Anges

Auguste Reine des cieux et souveraine Maîtresse des Anges. Vous qui avec reçu de Dieu, dès le commencement, le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement : envoyez vos légions célestes pour que sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.

Qui est comme Dieu ?

O Bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
O Très Sainte Mère, envoyez les saints Anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel ennemi.
Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous.
Amen !

Maria Rainha dos Anjos

Auguste Rainha dos Céus e Soberana Senhora dos Anjos. Você que recebeu de Deus desde o início o poder e a missão de esmagar a cabeça de Satanás, nós lhe pedimos humildemente: envie suas legiões celestiais para que sob as suas ordens e pelo seu poder, eles sigam os demônios, lutar em todos os lugares, reprimir sua audácia e levá-los de volta ao abismo.

Quem é como Deus?

Ó boa e carinhosa Mãe, você sempre será nosso amor e nossa esperança.
Ó Santíssima Mãe, envie os Santos Anjos para nos defender e afugentar o cruel inimigo de nós.
Anjos Sagrados e Arcanjos, nos defendam, nos mantenham.
Amém!

Mary Queen of Angels

Auguste Queen of the Heavens and Sovereign Mistress of the Angels. You who received from God from the beginning the power and the mission to crush the head of Satan, we ask you humbly: send your heavenly legions so that under your orders and by your power, they will pursue the demons, the fight everywhere, repress their audacity and drive them back into the abyss.

Who is like God?

O Good and tender Mother, you will always be our love and our hope.
O Most Holy Mother, send the Holy Angels to defend us and drive away the cruel enemy away from us.
Holy Angels and Archangels, defend us, keep us.
Amen!

 

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

jesus_pecheurs Isaac Fanous.jpg:

PRIERE POUR LES VOCATIONS:

Père, faites se lever parmi les chrétiens 
de nombreuses et saintes vocations au sacerdoce, 
qui maintiennent la foi vivante 
et gardent une mémoire pleine de gratitude de Votre Fils Jésus, 
par la prédication de sa parole 
et l'administration des sacrements, 
par lesquels Vous renouvelez continuellement vos fidèles dans la Grâce du Saint Esprit. 

Donnez-nous de saints ministres de Votre autel, 
qui soient des célébrants attentifs et fervents de l'eucharistie, 
sacrement du don suprême du Christ pour la rédemption du monde, sacrement de la pérennité de Sa présence comme "l'Emmanuel", Dieu présent au milieu et pour le salut de Son Peuple. 

Appelez des ministres de Votre miséricorde, 
qui dispensent la joie de Votre pardon 
par le sacrement de la réconciliation. 

Père, puisse notre Église Syro-Orthodoxe francophone accueillir avec joie 
les nombreuses inspirations de l'Esprit de Votre Fils 
et, qu'en étant docile à ses enseignements, 
elle prenne soin des vocations au ministère sacerdotal 
et à la vie consacrée. 

Soutenez nos Pères dans la Foi, nos Métropolites,les évêques, les prêtres, les diacres, 
les personnes consacrées et tous les baptisés dans le Christ, à l'intérieur et à l'extérieur de notre Tradition Syro-Orthodoxe 
afin qu'ils accomplissent fidèlement leur mission 
au service de l'Évangile. 

Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur, Votre Fils bien-aimé qui vit et règne avec Vous et le Saint Esprit pour les siècles sans fin.

Amîn. 

Ô Marie, Mère de Miséricorde et Reine des apôtres, priez pour nous ! 

__________

 

ORAÇÃO PELAS VOCAÇÕES:

Tree of Life #Jesus #Disciples #Coptic Icon:
Pai, deixe repousar entre os cristãos
numerosas e santas vocações ao sacerdócio,
que mantenham viva a fé
e manter uma memória cheia de gratidão Seu Filho Jesus,
pela pregação de sua palavra
e administrar os sacramentos,
pelo qual você renovar continuamente os vossos fiéis na graça do Espírito Santo.

Dê-nos santos ministros do vosso altar,
que estão celebrantes atentos e entusiastas da Eucaristia,
sacramento do dom supremo de Cristo para a redenção do mundo, o sacramento da sustentabilidade da sua presença como "Emmanuel", Deus presente entre e para a salvação de Seu povo.

Chamar ministros de sua mercê,
que fornecem a alegria de Seu perdão
através do Sacramento de reconciliação.

Pai, que nossa Igreja siro-ortodoxo falando alegremente boas-vindas
as numerosas inspirações do Espírito de Seu Filho
e, que sendo obedientes a seus ensinamentos,
ela cuida das vocações ao ministério sacerdotal
e à vida consagrada.

Apoiar nossos pais na fé, nossos metropolitanas, bispos, sacerdotes, diáconos,
pessoas consagradas e todos os baptizados em Cristo, dentro e fora da nossa tradição siro-ortodoxo
de modo que eles fielmente cumprir a sua missão
o serviço do Evangelho.

Você Nós vos pedimos por Cristo, nosso Senhor, Seu amado Filho, que vive e reina contigo eo Espírito Santo para todo o sempre.
Amin.

Modern Coptic Madonna:

Ó Maria, Mãe de Misericórdia e Rainha dos Apóstolos, rogai por nós!

30 mai… 1431 : mort de Sainte Jeanne d’Arc ;

 

son cœur resté intact miraculeusement, après

 

le bûcher


Ce 30 Mai est la fête religieuse de Sainte Jeanne d’Arc.

En effet, elle mourut brûlée vive un 30 mai, sur la place du Vieux Marché à Rouen.

Elle avait préalablement demandé une croix, de l’eau bénite, et invoqué Saint Michel, puis sainte Catherine, qui jadis lui étaient apparu.

Elle cria à plusieurs reprises : « Jésus ! Jésus ! ». Elle n’avait que 19 ans.

Béatifiée en 1909, elle fut canonisée par Benoît XV le 9 mai 1920.

D’après les témoignages le cœur de la sainte fut l’objet d’un miracle : dans l’impossibilité de le consumer, le bourreau l’a jeté dans la Seine.

Concernant sa mort et ce fait, voici la déposition de frère Isambard de la Pierre, dominicain ayant assisté aux événements :

« A son dernier jour, Jeanne se confessa et communia. La sentence ecclésiastique fut ensuite prononcée.

Ayant assisté à tout le dénouement du procès, j’ai bien et clairement vu qu’il n’y ut pas de sentence portée par le juge séculier.

Celui-ci était à son siège, mais il ne formula pas de conclusion. L’attente avait été longue.

A la fin du sermon, les gens du roi d’Angleterre emmenèrent Jeanne et la livrèrent au bourreau pour être brûlée.

Le juge se borna à dire au bourreau, sans autre sentence : « Fais ton office ! »

Frère Martin Ladvenu et moi suivîmes Jeanne et restâmes avec elle jusqu’aux derniers moments.

Sa fin fut admirable tant elle montra grande contrition et belle repentance. Elle disait des paroles si pieuses, dévotes et chrétiennes que la multitude des assistants pleurait à chaudes larmes.

Le cardinal d’Angleterre et plusieurs autres Anglais ne purent se tenir de pleurer ; l’évêque de Beauvais, même lui, versa quelques pleurs.

Comme j’étais près d’elle, la pauvre pucelle me supplia humblement d’aller à l’église prochaine et de lui apporter la croix pour la tenir élevée tout droit devant ses yeux jusqu’au pas de la mort, afin que la croix où Dieu pendit, fût, elle vivante, continuellement devant sa vue.

C’était bien une vraie et bonne chrétienne. Au milieu des flammes, elle ne s’interrompit pas de confesser à haute voix le saint nom de Jésus, implorant et invoquant l’aide des saints du paradis.

En même temps elle disait qu’elle n’était ni hérétique, ni schismatique comme le portait l’écriteau. Elle m’avait prié de descendre avec la croix, une fois le feu allumé, et de la lui faire voir toujours. Ainsi je fis. A sa fin, inclinant la tête et rendant l’esprit, Jeanne prononça encore avec force le nom de Jésus.

Ainsi signifiait-elle qu’elle était fervente en la foi de Dieu, comme nous lisons que le firent saint Ignace d’Antioche et plusieurs autres martyrs.

Les assistants pleuraient.

Un soldat anglais qui la haïssait mortellement avait juré qu’il mettrait de sa propre main un fagot au bûcher de Jeanne. Il le fit.

Mais à ce moment, qui était celui où Jeanne expirait, il l’entendit crier le nom de Jésus. Il demeura terrifié et comme foudroyé.

Ses camarades l’emmenèrent dans une taverne près du Vieux-Marché pour le ragaillardir en le faisant boire. L’après-midi, le même Anglais confessa en ma présence à un frère prêcheur de son pays, qui me répéta ses paroles, qu’il avait gravement erré, qu’il se repentait bien de ce qu’il avait fait contre Jeanne, qu’il la réputait maintenant bonne et brave pucelle ; car au moment où elle rendait l’esprit dans les flammes il avait pensé voir sortir une colombe blanche volant du côté de la France.

Le même jour, l’après-midi, peu de temps après l’exécution, le bourreau vint au couvent des frères prêcheurs trouver frère Martin Ladvenu et moi.

Il était tout frappé et ému d’une merveilleuse repentance et angoissante contrition.

Dans son désespoir il redoutait de ne jamais obtenir de Dieu indulgence et pardon pour ce qu’il avait fait à cette sainte femme :

« Je crains fort d’être, damné, nous disait-il, car j’ai brûlé une sainte ».

Ce même bourreau disait et affirmait que nonobstant l’huile, le soufre et le charbon qu’il avait appliqués contre les entrailles et le cœur de Jeanne, il n’avait pu venir à bout de consumer et réduire en cendres ni les entrailles ni le cœur. Il en était très perplexe, comme d’un miracle évident. »

Et cet extrait de la déposition de Jean Massieu, huissier :

« Accompagnée de frère Martin, Jeanne fut conduite et liée, et jusqu’au dernier moment elle continua les louanges et lamentations dévotes envers Dieu, saint Michel, sainte Catherine et tous les saints.

En mourant, elle cria à haute voix : Jésus ! Je tiens de Jean Fleury, clerc et greffier du bailli, qu’au rapport du bourreau, le corps étant réduit en cendres, le cœur de Jeanne était resté intact et plein de sang.

On donna ordre au bourreau de recueillir tout ce qui restait de Jeanne et de le jeter à la Seine, il le fit. » 

 

Jeanne d'Arc et l'Eglise Orthodoxe :

«Jeanne d’Arc fut martyrisée et tuée par le haut clergé catholique-romain français, ce qui explique probablement qu’elle ne sera canonisée par l’Eglise romaine que cinq siècles plus tard (en 1920).

Pourtant, tout dans sa vie est saint.

Et rien de sa vie ni de ses paroles ne va à l’encontre de la foi orthodoxe.

Les deux saintes qui l’accompagnaient quotidiennement, Catherine d’Alexandrie et Marguerite d’Antioche, sont deux grandes saintes orthodoxes.

Elle est, comme elles, une sainte vierge martyre (fêtée le 30 mai, jour de son martyre)


(Père Noël Tanazacq recteur à Joinville-Le-Pont de la paroisse Sainte Geneviève-Saint Martin du Patriarcat de Roumanie)


« Le propre du calendrier oriental — le pentecostaire — glorifie aujourd’hui, tout comme le sanctoral occidental, le saint archange Michel, qui s’est manifesté également, en Orient et en Occident, afin de vivifier les forces spirituelles des hommes pour les actes héroïques, de même qu’il inspira jadis à Jeanne d’Arc la lutte pour la liberté de la France....

À présent, nous en avons la conviction, l’élévation politique et patriotique de la France s’accomplit : qu’elle soit unie à son élévation spirituelle ! Que renaisse la France orthodoxe et que la bénédiction divine soit sur elle ! » 


(Homélie de Saint Jean de San Francisco le 8 mai 1958 à la cathédrale Saint Irénée à Paris)

UN CANTIQUE A JEANNE D'ARC:

Jeanne, Seigneur, est ton oeuvre splendide
Un cœur de feu, une âme de guerrier
Tu les donnas à la Vierge timide
Que tu voulais couronner de laurier.

Refrain
Sainte Jeanne de France
Notre espérance repose en vous
Sainte Jeanne de France
Priez, priez pour nous.

Jeanne entendit dans son humble prairie
Des voix du Ciel l'appeler au combat
Elle partit pour sauver la patrie
La douce Enfant à l'armée commanda.

Des fiers guerriers elle gagna les âmes
L'éclat divin de l'Envoyée des Cieux
Son pur regard, ses paroles de flammes
Surent courber les fronts audacieux....

Jeanne, c'est toi notre unique espérance
Du haut des Cieux, daigne entendre nos voix
Descends vers nous, viens convertir la France
Viens la sauver une seconde fois.

Ô France, ton cœur enseveli dans les cendres froides est

uni à celui de Jeanne...

il palpite et s'éveille à l'écho lointain des hérauts et des témoins de Sa vérité. Ô France, née de l'eau baptismale et du sacre des rois .Clovis, Charlemagne et saint Louis ...
Les visages pâles de tes enfants s'effacent aux ombres de la nuit tombée sur l'échafaud en place de Grève. Là, les têtes des rois, des princes et des prêtres furent offertes en holocauste au bazar de satan. 
J'entends les hurlements du peuple se pressant au tribunal de fortune d'une justice falsifiée servant la haine; servant le mensonge de l'homme sans Dieu, enchaîné au despotisme marchand d'une bourgeoisie imbue de sa revanche. 
Le peuple est inféodé désormais à une élite corrompue assoiffée des larmes de l'innocence.
La république est née dans le sang des martyrs de Vendée : hommes, femmes, enfants, écorchés aux tanneries de Meudon .et saint Just exultait ...
C'est là, au charnier de la terreur révolutionnaire qu'a éclos le fanatisme ténébreux d'un totalitarisme athée. Des hordes obscènes brûlaient et saccageaient au silence des églises, les statues de nos saints, des rois Francs et des rois de Juda. 
C'est là, au chaos de l'histoire, qu'est née une caste d'iniquité, servant le mirage de Babel l'indifférenciée au lieu de la vérité du Christ en son Eglise universelle. Vérité persécutée au nom d'une confusion nommée égalité ; d'une illusion nommée liberté; d'une servitude aménagée nommée fraternité. Car sans la Vérité du Christ, qu'est-ce que la liberté ? Le pouvoir des banquiers étouffant la mémoire héroïque des faits d'armes et des chansons de geste; niant l'honneur silencieux des chevaliers et des preux; profanant le mystère héraldique des blasons; renversant les calvaires au croisée des chemins de traverse; violant le sommeil des gisants bercé d'ombre au Coeur Sacré du Roi.
Cette élite de nantis, ridiculisa le chant de douloureuse joie des troubadours s'élevant dans la douceur de la nuit angevine; elle étouffa la voix irréductible des fols en Christ labourant de l'Amour divin, les chemins vierges du royaume....
Et ce fut l'avènement de pharisiens d'un nouvel âge, d'un nouveau temple, vouant un culte à l'idole assoiffée de "reine nature" dévorant l'innocence des vies broyées sous la mâchoire d'acier des guillotines.
Mais la "petite fille" Espérance renaîtra bientôt des cendres du bûcher où bat toujours le coeur de Jeanne ... vierge à jamais au firmament des Saints ... recueillant les ossements épars de l'enfance crucifiée, pour qu'une armée se lève, chantant avec les Anges et les Archanges,
Saint
Saint
Saint
Dieu de nos cœurs 
Jésus Christ notre Seigneur
Roi de France
Vie
de nos âmes.
(Véronique Lévy)

 

 

UN CHANT MILITAIRE A JEANNE D'ARC:

France ô ma France, Il faut élever Jusqu’aux Cieux, ta Patrie Si tu veux retrouver la vie Et que ton nom soit glorieux

Rappelle-toi, rappelle-toi… 
Rappelle-toi, rappelle-toi…

Rappelle-toi Jeanne Domrémy, Chinon, 
Orléans Reims, et Rouen où ton cœur fut pure hostie.
Fille de Dieu, Sainte Pucelle, viens au secours
De la France au nom de Jésus et Marie

France ô ma France, Il faut élever 
Jusqu’aux Cieux, ta Patrie
Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux
Le Dieu vainqueur et clément 
A résolu de te sauver 
(Rappelle-toi, rappelle-toi…)

Mais c’est par moi, qu’il veut te racheter 
Viens à moi, je prie pour toi je t'appelle, reviens à moi. 
Fille de Dieu, Sainte Pucelle, viens au secours
De la France au nom de Jésus et Marie.

France ô ma France,
Il faut élever Jusqu’aux Cieux,
Ta Patrie Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux
Le Dieu vainqueur et clément 
A résolu de te sauver
Rappelle-toi, rappelle-toi… 
Rappelle-toi, rappelle-toi…

 

 

SIGNEZ LA PETITION POUR LA LIBERATION DES DEUX EVÊQUES QUIDNAPES EN SYRIE /PETITION ON THE ABDUCTION OF THE TWO HIERARCHS OF ALEPPO SYRIA

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

  

 

N'oublions-pas les évêques, prêtres et fidèles chrétiens détenus par les

 

"islamistes" ou terroristes en tous genres ! Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

Let us not forget the bishops, priests and faithful Christians held by "Islamists" or

 

terrorists of all kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them. Pray for their

 

release ...

 

Não nos esqueçamos dos bispos, sacerdotes e fiéis cristãos

"Islamistas" ou terroristas de todos os tipos! Ore incansavelmente pelo

Senhor os apóia. Ore pela sua libertação ...

 

 

 

 

 

 

Nos prochains Rendez-vous Liturgique au Monastère et en dehors pour cette fin Mai et ce début Juin par ordre chronologique: 

 

 

 

 

 

 

¤Au Monastère:


°Jeudi 30 MAI, ASCENSION DE NOTRE SEIGNEUR,

10h30, procession des Rogations suivie de la Quadisha Qurbana (Sainte Messe), du repas fraternel et de la réception des fidèles.

 

¤Permanence pastorale à PARIS (Relais paroissial de Sainte Geneviève et Mar Thoma) les 31 Mai et 1er Juin en matinée. Départ à 15h pour le Pèlerinage mensuel au Monastère.

 

¤Au Monastère:
 

°Dimanche 2 JUIN, Pèlerinage mensuel à Notre-Dame de Miséricorde et aux Saints du Kérala *

 

¤ NANTES (Groupe de prière et "Relais paroissial" Saint Charbel):
°Jeudi 6 JUIN (Réception des fidèles de 9h à 17h. Messe à 18h)
°Vendredi 7, Visites aux malades, aux familles et bénédiction des lieux.

 

¤Au Monastère:

°Dimanche 9 Juin, PENTECÔTES *

 

¤ANGOULÊME (Jauldes), Dimanche 16 JUIN*

 

 

++++++++++++++++++++++++++

Ou trouver en France un Prêtre exorciste Orthodoxe Oriental ?

 

 

   

"L'avenir est dans la paix, il n'y a pas d'avenir sans paix"

 

 

"The future is in peace, there is no future without peace"

 

"O futuro está em paz, não há futuro sem paz"  

 

(SS Ignatius Aprem II)

 

Note:

 

Eglise locale fondée grâce à l'élan missionnaire de l'Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes (Malankare), notre Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise Orthodoxe-Orientale.

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles, nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non obligatoires.Toute offrande fait cependant l'objet d'une déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre revenu). 
Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F "

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, moniale ( 06.17.51.25.73).

-------------------------------------------------------------

Nota:

Igreja local fundada pelo impulso missionário da Igreja Síria Ortodoxa da Índia (Malankara), nossa Igreja siro-Orthodoxe- Francophone é uma igreja ortodoxa-Leste.

O Mosteiro siríaco é um Centro de oração para a unidade das Igrejas Apostólicas, unanimidade de Christian Witness ea paz mundial.

¤ Permanência pastoral em vários região da França para: Acompanhamentos espirituais, sacramentos Sacramental (bênçãos, orações de libertação ou exorcismo, orações de cura) ...

Para o serviço pastoral para o Mosteiro como a casa dos fiéis para estadias curtas ou retiros espirituais, não requer qualquer fixo.

As ofertas são livres e não obligatoires.Toute oferecendo ainda sido deduzido do seu rendimento tributável à alíquota de 66 ° / ° de sua renda).
Denominar todas C B na seguinte ordem "S S M E Metropolis"

Para os sírio-ortodoxos Capelania francófonos africanos que vivem na França, entre em contato com as cabeças: Mor Philipose Mariam (06.48.89.94.89), Metropolitan e irmã Marie-Andre M'Bezele, freira (06.17.51.25.73).

-----------------------------------------------------------------

Note:

A local church founded on the missionary impulse of the Syrian Orthodox Church of India (Malankare), our Syro-Orthodox-Francophone Church is an Eastern Orthodox Church.

The Syriac Monastery is a Center of Prayer for the unity of the Apostolic Churches, the unanimity of the Christian Testimony and the peace of the world.

¤ Pastoral permanence in various regions of France for: Spiritual accompaniments, Sacraments, Sacramentals (Blessings, Prayers of deliverance or exorcism, prayers of healing) ...

For the pastoral services rendered to the Monastery as the reception of the faithful for short stays or spiritual retreats, we do not require any fixed.

The offerings are free and not obligatory. However, any taxable income is deducted from your taxable income of 66% of your income.
Write all C B 

CONFIER DES INTENTIONS DE PRIÈRE AU MONASTÈRE , C'EST SIMPLE...

Le Moine ne rompe pas la solidarité profonde qui doit unir entre eux les frères humains… Ils se conforment aux sentiments du Christ Tête de l'Eglise, le "premier né d'une multitude de frères" et à Son amour pour tous les hommes…

A travers les prières monastiques, c’est toute l’Eglise qui prie et intercède pour l’humanité.

Le savez-vous ? Chacun de vous, dans le secret de son existence, participe à cet immense courant de prière souterraine qui irrigue le monde…

Si vous le souhaitez, vous pouvez nous confier une intention de prière en l'envoyant à l'adresse suivante:

--------------------

DÃO AS INTENÇÕES DE ORAÇÃO mosteiro é
SIMPLES ...

O monge não quebrar a profunda solidariedade que deve unir-los irmãos humanos ... Eles devem respeitar os sentimentos de Cristo Cabeça da Igreja, o "primogênito entre muitos irmãos" e seu amor por todos os homens ...

Através das orações monásticas é toda a Igreja que reza e intercede pela humanidade.

Você sabia? Cada um de vocês, no segredo da sua existência, participa nesta oração subterrâneo imenso poder que irriga o mundo ...

Se desejar, você pode confiar uma intenção de oração, enviando-o para o seguinte endereço:

---------------------

GIVING INTENTIONS OF PRAYER TO THE MONASTERY IS
SIMPLE...

The Monk does not break the deep solidarity that must unite the brothers

Human beings ... They conform to the sentiments of Christ Head of the Church, the

"The firstborn of a multitude of brothers" and His love for all men ...

Through monastic prayers, the whole Church prays and intercedes for

humanity.

Do you know ? Each of you, in the secret of his existence, participates in this

Immense current of underground prayer that irrigates the world ...

If you wish, you can entrust us with an intention of prayer by sending it to the following address:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Courriel:asstradsyrfr@laposte.net 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 20:38

« Accompagner la vie jusqu’à la mort »…

Source : www.infochretienne.com

C’est un travail méconnu tant il touche à l’intime, à la souffrance et au deuil. Être soignant dans une unité de soins palliatifs, c’est souvent « accompagner la vie jusqu’à la mort »… Et c’est pourtant au travers d’un clip joyeux et plein de vie que le personnel de l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de la Châtaigneraie en Vendée, a choisi de lever le voile sur ces métiers dont on parle peu, alors même qu’ils sont au coeur d’une actualité sociétale majeure.

Quand certains membres de l’unité ont eu l’idée de « casser l’image négative des soins palliatifs et de montrer leur travail au quotidien », ils ont pensé à la musique. Il a finalement fallu 9 mois à l’ensemble de l’équipe pour concrétiser ce projet qui fait un joli chemin sur les réseaux sociaux.

C’est avec l’accord du groupe Trois Cafés Gourmands dont la chanson sur la Corrèze a triomphé sur les radios de France, que les soignants ont repris la musique de « À nos souvenirs », et écrit de nouvelles paroles portant leur message.

Interrogés par France 3 Régions, les principaux intéressés témoignent :

« On voulait faire partager l’idée aux gens que ce n’est pas qu’un mouroir, qu’il y a du positif dans ce service-là et qu’on accompagne la vie jusqu’à la mort. »

Dans la description de la vidéo postée sur YouTube, l’équipe explique sa démarche :

« Quand l’esprit d’équipe nous anime, besoin de chacun pour ‘garder le fil’ […] Dans un contexte actuel difficile pour les établissements de soins, nous avons mobilisé les compétences de chacun, sans faire abstraction des difficultés quotidiennes. »

Et au générique figurent le nom de chaque participant, mais également de plusieurs soutiens remarquables tels que les bénévoles de la fédération JALMALV (Jusqu’à La Mort Accompagner La Vie), dont l’un des objectifs est de « faire évoluer le regard de la société sur la mort , la vieillesse et le deuil ».  Les bénévoles de l’aumônerie de l’hôpital sont également engagés dans le projet et figurent au générique.

Pour découvrir ce clip qui choisit de parler de la fin de vie et de la mort, « en cassant les codes » :

L’équipe de soins palliatifs de l’hôpital de La Châtaigneraie a présenté son clip lors de la journée régionale des soins palliatifs d’Angers, hier, jeudi 23 mai. Il sera ensuite diffusé au congrès national de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs, qui se tiendra à Paris en juin.

H.L.

Lire aussi sur le même sujet :

Euthanasie : Une pratique qui pose question et dont les dérives sont terrifiantes

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 20:10

SOMMAIRE:

WEEKEND DU 25, 26 MAI 2019/

CINQUIÈME DIMANCHE APRÈS PÂQUE ,QUATRIÈME APRÈS LE NOUVEAU DIMANCHE/

SOUVENIRS DU 22 AU MONASTÈRE/

SAINT VINCENT DE LÉRINS GUIDE ET DÉFENSEUR DE L'ORTHODOXIE./

L’ORGANISATION DE L’ÉGLISE( (ÉVÊQUE JEAN DE SAINT DENIS, EUGRAPH KOVALEVSKY)/

LES RACINES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE/

GRANDIR SPIRITUELLEMENT/

MÉDITATION ET PRIÈRE POUR LES VOCATIONS/

 

Chers amis. Aloho m'barekh.

Vous étiez dans nos prières lors de la Messe de clôture des festivités de Sainte Rita ce matin 22 Mai 2019). Ces célébrations sont le vestige de la première période de vie de notre Monastère qui des années 80 jusqu'à l'an 2000 cheminait dans la Tradition Catholique Latine.

De cette époque nous avons conservées les reliques de Sainte Rita que les sœurs Augustines de Rome nous avaient confiées.

Merci à Simone qui nous a offert cette belle effigie de Sainte Rita exposée en ce jour de clôture des festivités de la Sainte de Cascia et que vous voyez ici ou là sur les photos prises par Hélène Bex à partir de mon sermon.

Je partirai demain matin pour un rendez-vous médical sur Paris et serai à la disposition des fidèles de Région parisienne pour visites aux malades et bénédictions de maisons.

Après Costanzo et Axel, c'est la Sœur Marie-André qui m'accompagnera cette fois.

Nous irons ensuite à Jauldes pour rejoindre

○Samedi 25 la desserte de notre petit Sanctuaire Marial Syro-Orthodoxe du Périgord :

*N-D de la Très Sainte Trinité à LA CHAPELLE FAUCHER (Messe samedi 25 à 10h30 suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles ) et nous retrouver avec les fidèles de l'Angoumois

○Dimanche 26 à notre paroisse d'Angoulême (Jauldes / Maison Notre-Dame,Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles ).

Nous rentrerons ensuite à partir de lundi ou mardi (selon la fatigue) en visitant plusieurs familles entre Bretagne et Normandie en passant par la Manche.

Le Père Georges assurera quand à lui la permanence pastorale au Monastère.

Nous nous y retrouverons le

○Jeudi de L'Ascension: 10h30 Procession des Rogations et Messe solennelle 
suivie d'un repas fraternel et de la et de la réception des fidèles. Clôture du Mois de Marie.

Restons unis dans la prière et l'amour fraternel en Christ notre Seigneur !

Votre fidèlement dévoué. Union de prières, Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose.


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Dear friends. Aloho m'barekh.

You were in our prayers at the Closing Mass of the festivities of St. Rita this morning. These celebrations are the vestige of the first period of life of our Monastery which from the 80s to the year 2000 was in the Latin Catholic Tradition.

From this time we have kept the relics of Santa Rita that the Augustinian sisters of Rome had entrusted to us.

Thank you to Simone who gave us this beautiful effigy of St. Rita exposed on the closing day of the festivities of the Saint of Cascia and that you see here or there in the photos taken by Helen Bex from my sermon.

I will leave tomorrow morning for a medical appointment in Paris and will be at the disposal of the faithful of the Paris Region for visits to the sick and blessings of houses.

After Costanzo and Axel, it is Sister Marie-André who will accompany me this time.

We will then go to Jauldes to join

○ Saturday 25th serving of our small Marian Syro-Orthodox Sanctuary of Périgord:

* N-D of the Most Holy Trinity at the CHAPEL FAUCHER (Mass Saturday 25 at 10:30 followed by a fraternal meal and the reception of the faithful) and meet with the faithful of Angoumois

○ Sunday 26 at our parish of Angoulême (Jauldes / Notre-Dame House, Mass at 10:30 followed by a fraternal meal and the reception of the faithful).

We will then return from Monday or Tuesday (according to fatigue) by visiting several families between Brittany and Normandy via the Channel.

Father Georges will ensure pastoral care at the Monastery.

We will meet there again

○ Ascension Thursday: 10.30 am Rogation procession and solemn Mass
followed by a fraternal meal and the reception of the faithful. Closing of the Month of Mary.

Let us remain united in prayer and brotherly love in Christ our Lord!

Your faithfully devoted. Union of prayers, Aloho m'barekh (God bless you)!

+ Mor Philipose.


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Queridos amigos. Aloho m'barekh.

Você esteve em nossas orações na Missa de Encerramento das festividades de Santa Rita esta manhã. Estas celebrações são o vestígio do primeiro período de vida do nosso mosteiro, que desde os anos 80 até ao ano 2000 foi na tradição católica latina.

A partir de então, guardamos as relíquias de Santa Rita que as irmãs agostinianas de Roma nos haviam confiado.

Obrigado a Simone que nos deu esta bela efígie de Santa Rita exposta no dia de encerramento das festividades do Santo de Cascia e que você vê aqui ou ali nas fotos tiradas por Helen Bex do meu sermão.

Partirei amanhã de manhã para uma consulta médica em Paris e estarei à disposição dos fiéis da Região de Paris para visitas aos doentes e bênçãos das casas.

Depois de Costanzo e Axel, é a Irmã Marie-André que me acompanhará desta vez.

Nós iremos então para Jauldes para nos juntarmos

○ Sábado, dia 25, servindo nosso pequeno Santuário Siro-Ortodoxo Mariano de Périgord:

* N-D da Santíssima Trindade no CHAPEL FAUCHER (missa aos sábados, às 10h30, seguida de uma refeição fraterna e recepção dos fiéis) e encontro com os fiéis de Angoumois

○ Domingo 26 na nossa paróquia de Angoulême (casa de Jauldes / Notre-Dame, missa às 10h30, seguida de uma refeição fraterna e da recepção dos fiéis).

Em seguida, retornaremos de segunda ou terça-feira (de acordo com a fadiga) visitando várias famílias entre a Bretanha e a Normandia pelo canal.

Padre Georges assegurará o cuidado pastoral no Mosteiro.

Nós nos encontraremos lá novamente

○ Ascensão Quinta: 10h30 Procissão de rogação e missa solene
seguido de uma refeição fraterna e da recepção dos fiéis. Encerramento do Mês de Maria.

Permaneçamos unidos na oração e no amor fraternal em Cristo nosso Senhor!

Você é fielmente devotado União de orações, Aloho m'barekh (Deus te abençoe)!

+ Mor Philipose.

 

 

Saint Vincent de Lérins guide et défenseur de l'Orthodoxie.

« Prenez garde que quelqu'un ne vous séduise, parce que plusieurs viendront en mon Nom, disant : 
Je suis Sauveur, et ils en séduiront un grand nombre. » (Math 24,4-5).

Le terme "catholique" vient du grec "καθόλου", qui, comme nombre de termes anciens, par polysémie, possède plusieurs acceptions possibles.

Le premier à avoir utilisé ce terme pour définir l'Église est saint Ignace, évêque-martyr d'Antioche et successeur de l'apôtre saint Pierre.

Dans son épître aux Smyrniotes, au chapître 8,2 il dit : "ὥσπερ ὅπου ἂν ῇ Ἰησοῦς Χριστός, ἐκεῖ ἡ καθολικὴ ἐκκλησία" "là où est le Christ Jésus, là est l'Église Catholique".

Cela peut signifier "en plénitude" ou "universel". Or, à l'époque où saint Ignace écrit, l'Église est loin d'être présente dans tout le monde habité connu, très loin même.

Par contre, il "forge" ce terme dans le contexte de l'explication de l'évêque et de son rôle. Dans un contexte de foi.

Donc l'acception originelle du terme est bel et bien "plénitude" de la Foi, et non pas "universel" dans le sens "partout présent".

Il est très important de sans cesse (se) rappeler que le terme "catholique" n'avait strictement pas la même valeur dans l'Église à l'époque de saint Vincent de Lérins qu'en Occident depuis le "concile de Trente".

Le terme s'applique à l'Église "Corps du Christ", l'Unam Sanctam des grands Conciles Oecuméniques, pas à l'une ou l'autre partie séparée par des schismes ou inventée tardivement.

C'est importantissime de se souvenir de cela quand on lit des textes de patristique, en particulier dans les traductions modernes.

Cette explication rappelle aussi pourquoi aujourd'hui encore dans l'Église dite Orthodoxe, dans le Credo, nous utilisons le terme "catholique" et non pas "orthodoxe" (qui n'existe pas dans le Credo nicéen) - il s'agit encore et toujours d'une question de Foi et pas d'organisation terrestre.--- --- ---

Saint Vincent, frère germain de saint Loup, évêque de Troyes, était né à Toul, en Lorraine.

Il avait d'abord servi dans l'armée et brillé dans le monde. Entraîné par l'exemple de son vertueux frère, il s'ouvrit à la grâce divine et devint moine au monastère de Lérins pour n'y plus songer qu'à oeuvrer à son Salut.

Douloureusement affecté de voir l'Église déchirée par les hérétiques et voulant contribuer, pour sa part, à prémunir les simples fidèles contre les sophismes de l'erreur, il composa, vers l'an 434, soit trois ans après le Concile Oecuménique d'Ephèse qui proscrivit le Nestorianisme, un livre qu'il intitula "Commitorium" ou avertissement contre les hérétiques, et que par humilité, il publia sous le nom de "Peregrinus" (le Voyageur ou l'inconnu).

C'est dans ce bel et solide ouvrage qu'il trace cette règle à laquelle, plus strictement que jamais, il importe de se conformer :

-"Dans l'église catholique, il faut apporter le plus grand soin à tenir ce qui a été cru partout, toujours et par tous. 
In ipso Catholica Ecclesia magnopere curandum est ut id teneamus quod ubique, quod semper, quod ab omnibus creditum est".

Ce livre, véritable perle, "petit par son étendue mais immense par sa valeur" (Mole parvum, sed virtute maximum), a pour but de préserver les fidèles des nouveautés en matière de Foi.

Ce traité était originairement divisé en deux parties, dont la seconde avait pour objet le Concile d'Ephèse, et à laquelle était jointe une récapitulation de tout l'ouvrage.

La seconde partie ayant été soustraite à Vincent, il se contenta de rapporter cette récapitulation à la fin de la première partie, et de ne faire du tout qu'un seul livre; c'est dans cet état que nous l'avons aujourd'hui.

L'auteur établit cette règle infaillible pour distinguer la vérité d'avec l'erreur, à savoir, l'autorité des Écritures expliquées suivant la Tradition de l'Église.

Vincent de Lérins s'applique sur toutes choses à mettre en garde les fidèles contre une des plus dangereuses tentations où leur foi soit exposée, ce qui arrive lorsque Dieu permet que de grands hommes, des hommes estimés par leurs talents, et en réputation de sainteté, deviennent les docteurs de l'hérésie.

Il apporte pour exemple Valentin, Donat, Photin, Apollinaire, Nestorius, Tertullien, et surtout Origène, deux Pères dont il fait le plus magnifique éloge, pour en conclure que "tous les vrais catholiques doivent recevoir les Docteurs avec l'Église, mais non pas abandonner la Foi de l'Église avec les Docteurs".

Le Commonitoire est un de ces écrits que l'on ne peut lire trop souvent; il en est peu dans l'Antiquité chrétienne qui renferment tant de choses admirables en si peu de paroles.

Le style est agréable, précis, doux et coulant; la phrase de Vincent de Lérins, toujours pure et harmonieuse, se module et se balance comme la période cicéronienne.

Sous le rapport du style, l'auteur du Commonitoire nous paraît supérieur de beaucoup à Salvien qui vivait dans le même siècle.

Après avoir montré que la division des hérétiques en 2 classes principales détermina aussi à leur égard une double controverse, il ajoute :

-"Nous n'avons pas à nous occuper ici de celle qui consistait à montrer, par les monuments de la Tradition et les décisions dogmatiques, quelle était la Foi de l'Église; mais, celle qui avait pour objet de prouver la nécessité de croire à l'Église, mérite une attention particulière."

L'Antiquité chrétienne a produit sur ce sujet deux ouvrages fondamentaux, l'un vers le commencement du 3ième siècle, et l'autre au 5ième : les Prescriptions de Tertullien, et le Commonitoire de Vincent de Lérins.

Nous les disons fondamentaux, parce qu'effectivement les considérations qui y sont développées frappent également toutes les sectes, quelles que soient leurs doctrines particulières : et de même que, en algèbre, on obtient en éliminant les conditions spéciales de tel problème particulier, des formules générales, applicables à toute espèce de quantité; de même, en écartant dans la lecture de ces deux écrits les noms des hérétiques contemporains et les réflexions accessoires qui s'y rattachent, on voit se dégager, dans sa pureté logique, le principe général de la controverse avec tous ceux qui créent ou choisissent leur foi, suivant la signification prope de ce nom d'hérétiques.

Voici le début plein d'humilité de ce beau livre :

- "Il me semble à moi, pèlerin, le plus petit de tous les serviteurs de Dieu, que ce ne serait pas, avec l'aide du Seigneur, chose d'une médiocre utilité de coucher par écrit ce que j'ai reçu fidèlement des saints Pères, précaution bien nécessaire sans doute à ma propre faiblesse, puisque l'aurai là sous la main de quoi suppléer, par une lecture assidue, à mon peu de mémoire."

Ces lignes expliquent bien le sens du titre choisi par l'auteur.

On donnait à cette époque le nom de Commonitoire à un recueil de notes qui devaient aider la mémoire : 
c'est ainsi que l'empereur Théodose donna un commonitoire au comte Elpidius partant pour le Concile d'Ephèse, et que le pape Zozime de Rome en remit un à Faustin qu'il envoyait en Afrique.

Une des plus admirables pages du Commonitoire est celle qui traite du progrès, cette grande question de tous les temps et du nôtre en particulier.

"Quelqu'un dira peut-être :